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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:57
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom

par Abraham Avellan WASSIAMA -

Baluchons sur la tête, les populations du Pool ont repris, non pas le chemin de l’exode, mais celui les dédales marécageux de nos forêts. Poursuivis et bombardés la soldatesque du clan d’Oyo renforcée par des mercenaires étrangers, les habitants du Pool sont abandonnés à eux-mêmes.

L’on ne comprendra jamais les raisons de cet acharnement du pouvoir sur les paisibles populations de cette région, jadis locomotive du pays. Ici l’enfer dépasse les déplorables antagonismes ethniques : ni les querelles électorales, ni les intérêts mafieux des charognards de tout bord, ni même les contorsions du clan scotché au pouvoir depuis un demi-siècle, ne peuvent à eux seuls suffire à expliquer ce drame.

Folie, c’est le seul mot. Combien de morts et disparus faudra-t-il à ce pouvoir afin d’assouvir sa soif de sang ? Ce torrent de sang ininterrompu qu’on se complait à faire couler depuis des décennies témoigne d’un régime ivre. Ivre de sang.

Le pouvoir de Brazzaville qui s’empresse à vouloir jouer les bons offices chez les voisins règle les problèmes chez lui à coup de baïonnettes.

Dans cette contrée Sassou a ses complices. D’anciens ministres issus de cette région emmurée dans un assourdissant silence d’où ils sortent de temps en temps pour condamner le seul Bintsamou dit Ntumi. Il est vrai que condamner la folie de leur mentor les priverait de leurs prébendes. Et les hommes d’église où sont-ils ? Aux abonnés absents. Et nos compatriotes du Nord ? Ils ne se sentent pas concernés tant que le vent de la violence ne les atteint pas

Sous le silence des agneaux la répression s’abat tous azimuts. Les geôles prisons du Congo débordent de prisonniers politiques : J3M, Modeste Boukadia, Paulin Makaya sont les plus connus…

Ceux-là ont de la chance ! Ils n’ont pas encore été empoisonnés ou éliminés physiquement d’une manière ou d’une autre.

Après avoir fait main basse sur les richesses du pays, perverti les institutions de la république et bridé les libertés fondamentales des populations, le pouvoir de Brazzaville, aux allures faussement démocratiques, se veut à présent omnipotent et omniscient.

Il est le seul au monde à s’être octroyé une impunité sur des crimes qu’il pourrait commettre. Et il en commet. En somme, un permis de tuer.

Dès lors, l’impopularité abyssale du régime Sassou et sa haine assumée sur les malheureux habitants méridionaux du pays laissent présager un génocide. Notre liberté se paiera, hélas, au prix de beaucoup de sang et le développement à celui de la sueur. Mais l’avenir, lui, s’écrira par l’éducation.

Le combat des africains, et singulièrement celui des congolais, est une lutte de libération du joug dictatorial dépassant les seuls enjeux électoraux. Le pays, lui, est malade de ses hommes. L’homme providentiel n’étant qu’une légende, une réaction populaire s’impose afin de tourner définitivement cette page.

Abraham Avellan WASSIAMA

Sassou et le Pool, vers un lent génocide? (pdf, 381.2 kB)

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 12:21
Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Paulin Makaya

Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Le président de l’Unis pour le Congo (UPC), opposant au régime de Denis Sassou Nguesso, a été arrêté lundi. Il est poursuivi pour trouble à l’ordre public. Le tribunal a requis deux (2) ans d’emprisonnement ferme à son encontre.

Proche de feu Bernard Kolelas, éphémère premier ministre pendant la guerre civile de 1997, Paulin Makaya est tombé dans le filet de pouvoir de Brazzaville. Il lui est reproché d’avoir organisé et participé à une manifestation non autorisée en octobre 2015. Celle-ci visait un soulèvement populaire contre le référendum constitutionnel qui autorisait Sassou Nguesso à briguer un nouveau mandat présidentiel.

Le tribunal, par la voix du président de la chambre correctionnelle Valerien Endenga, l’a condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Il devra également payer 2,5 millions de FCFA d’amande.

Au mois de juin dernier, le ministère public avait requis cinq ans de prison ferme, et cinq millions d’amande contre l’opposant. Mais, ses avocats ont interjeté appel, en qualifiant ce verdict d’injuste et illégal.

Rentré au Congo en fin d’année 2014 après 17 ans d’exile, Mr Makaya demeure un farouche opposant au régime de Brazzaville. Sa condamnation est diversement commentée par les Congolais.

Un militant de l’UPC, Eloi Destin Sikoula a déclaré à la presse que « le pouvoir voulait faire plaisir ».

Pour sa part, Me Yvon Eric Ibouanga, avocat de Paulin Makaya a laissé entendre que la juridiction d’appel sera sollicitée.

Lire aussi : Congo – Brazzaville : L’opposant Makaya sera jugé pour troubles à l’ordre public

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 22:04
Congo-Brazzaville : Lettre ouverte à Paulin Makaya

Paulin MAKAYA -

Très cher Paulin,

Cela fait deux ans jour pour jour depuis que tu as décidé de quitter le confort de vie dont tu jouissais au Royaume Uni, pour rentrer au bercail et mener sur le terrain le combat de la libération de notre peuple et notre pays de la dictature, la tyrannie et l’oppression. Cette décision était prise en connaissance de cause, au regard des risques encourus. Le Congo-Brazzaville étant devenu l’une des dictatures les plus féroces au monde: broyeuse de vies et de destins. Mais ce qui est appréciable dans cette démarche c’est le fait d’avoir fait ostentation d’un esprit intrépide propre aux grands hommes d’action qui descendent vaillamment dans l’arène affronter le fauve. Le moins que l’on puisse dire c’est que ceci témoigne d’un rare courage, sinon de l’héroïsme. Comme quoi dans la vie politique, il importe d’incarner le courage de ses convictions!

Il convient de signaler qu’après la naissance de Uni Pour le Congo (UPC) à Paris, le 18 juin 2011, nous avions fédéré nos intelligences et entretenu une étroite collaboration. Le fruit du travail collégial abattu pendant de longues années est telle qu’ensemble nous avions conçu l’idéologie et le programme de notre parti, ensemble nous avions concocté et ficelé un projet de société dans la perspective d’une participation à l’élection présidentielle. Après ton départ d’Angleterre, en ce qui me concerne, le travail politique a été poursuivi dans le sens de l’érection d’une structure UPC au Royaume Uni et de la formation idéologique des membres.

D’emblée, il sied de rappeler qu’un leader politique digne de ce nom est non seulement un homme de conviction, d’idées et de vision positive et audacieuse, mais il doit incarner l’intégrité, la probité, le patriotisme et l’amour inconditionnel de la patrie. A l’évidence, l’engagement politique consiste à s’investir d’un sacerdoce pour le bien-être et le bonheur du plus grand nombre et non le contraire. Pour ce faire, en toute circonstance de temps et de lieu, il est impérieux d’avoir le sens du devoir, de prôner la responsabilité et l’exemplarité. On peut affirmer sans coup férir que tu ne sembles pas avoir failli à ce postulat, encore moins d’y avoir dérogé.

C’est ici l’occasion de porter à ta connaissance le fait que les membres de la structure UPC au Royaume Uni avaient été ébranlés et choqués par ton arrestation arbitraire, en date du 23 novembre dernier. Une arrestation dont la véritable motivation demeure, sans conteste, politique. En outre, nous étions d’autant plus préoccupés de la gravité des chefs d’inculpation retenus contre toi. Et sachant que tu es à la fois un citoyen congolais et un sujet de sa majesté la reine d’Angleterre, que nous avions initié des actions à l’endroit des autorités britanniques : le premier ministre ainsi que le parlement. Nous avions également saisi des organismes internationaux des droits de l’homme dont Amnesty international. Il ressort de ces actions que le gouvernement congolais avait été contacté et reçu des consignes particulières en vue du respect de tes droits fondamentaux relatifs à la détention, quand ce n’était une demande de libération immédiate et sans condition.

La pression subie par les autorités congolaises était telle que le juge devait en conséquence s’assurer de ta véritable nationalité en vue de ton maintien ou pas en détention. Mais en homme de conviction et malgré la perspective d’une lourde condamnation des suites d’un procès stalinien, comme le pouvoir en a l’habitude, tu n’as jamais cherché à nier ton identité profonde et initiale, à savoir ta nationalité congolaise. Nous avons apprécié le fait que tu sois resté droit dans tes bottes et de n’avoir pas courbé l’échine devant nos adversaires politiques; lesquels, hélas, ne voient en nous que des ennemis, au point de nous soumettre à moult infortunes injustes dont des humiliations, des persécutions quand ce n’est la mort.

L’histoire retiendra que, par ton courage et ta témérité exemplaires, tu étais le seul leader de l’opposition à avoir initié une marche pacifique, le 20 octobre 2015, pour protester contre un référendum fort contesté et impopulaire, imposé par Sassou Nguesso, l’effroyable tyran sanguinaire et putchiste multi-récidiviste. Ceci t’a valu des représailles de la part du pouvoir, à savoir: une tentative d’assassinat, le saccage de ta résidence et ton arrestation. Bien évidemment, Tous les chefs d’accusations initiaux à caractère spéciaux notamment : “La complicité d’incendie volontaire, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre.” ont été purement écartés par le juge. En dernier ressort n’est retenu contre toi qu’un chef d’inculpation tout aussi farfelu et fantaisiste de : “Incitation aux troubles à l’ordre public.” Or, tout le monde sait qu’il n’y avait rien d’illégal dans cette marche, au cours de laquelle il n’était déploré aucun incident. A ce s’ajoute un fait non moins important : aucun arrêté préfectoral n’interdisait la dite marche.

En outre, nous savons pertinemment que face au fléau endémique d’achat de conscience, tu n’as jamais osé baisser le froc. C’est ainsi que te croyant moralement et psychologiquement affaibli par l’épreuve de l’incarcération, le pouvoir corrompu et corrupteur est revenu à la charge, mais de manière effrontée, tu as toujours décliné l’offre, au point de confondre les instigateurs de cette ignoble tentative de corruption. En effet, ta constante résistance aux sirènes des espèces sonnantes et trébuchantes (les fameux nguiri) n’est plus à prouver. Cette remarquable attitude relève indéniablement de la grandeur d’âme qui veut que même confronté à d’atroces souffrances, on ne se résigne pas à vendre son âme au diable. En effet, quoi qu’il arrive dans la vie, il faut savoir raison garder!

On se souviendra également que ta détention arbitraire aura eu pour conséquence la non présentation de la candidature du leader de l’UPC, que tu es, à la dernière élection présidentielle. Le pouvoir aura ainsi empêché un sérieux concurrent qui présentait d’indéniables atouts aux yeux du peuple. C’est ainsi qu’il convient cependant de signaler qu’au regard de ton intégrité, ta probité ainsi que du projet de société intitulé : un Congo uni et un Congo pour tous. Lequel projet est articulé sur la réforme du système éducatif, l’impératif d’assainissement de la sphère politique des antivaleurs, la justice sociale comme priorité des priorités et le développement économique intégral et durable, que l’UPC entendait proposer, il y’avait des fortes chances que ta candidature retienne l’attention d’une forte majorité de nos compatriotes.

Nous ne saurons cependant oublier que tu es embastillé dans les geôles d’un régime dictatorial, tyrannique, oppressif et répressif pour un idéal juste, noble et légitime: celui concourant à la libération de notre peuple et notre pays pris en otage par un clan mafieux et criminogène au pouvoir. Le moins que l’on puisse dire c’est que tu es l’un des rares leaders politiques ayant en aversion un régime qui n’a de cesse de martyriser le peuple; lequel est littéralement paupérisé et privé de la jouissance des richesses du pays, notamment la rente pétrolière. Tu es l’un de ceux qui incarnent le sang neuf qui manque cruellement au Congo, en vue de la rupture et d’impulser une autre façon de faire la politique. Tu es également l’un des rares leaders ayant pris fait et cause au sort moins enviable fait à notre peuple. En cela tu t’es montré non seulement sensible à ses souffrances, mais tu lui as prouvé ton attachement et ta proximité. Tu es enfin l’un des rares leaders qui a le courage de ses convictions et qui combat obstinément le bon combat de liberté, notamment celle de la libération de notre peuple. Manifestement, tu as assez prouvé de l’amour, l’esprit de sacrifice envers la patrie et de la loyauté envers le peuple. Mais, le moment venu, le souverain primaire, qui a une mémoire infaillible, se souviendra de toi et te le revaudra.

En somme, nous ne saurions perdre de vue que ton incarcération est fondamentalement politique et le but visé consiste non seulement à te discréditer aux yeux de l’opinion, mais surtout à compromettre ton destin et ta carrière politiques. Tout ceci est symptomatique du jeu indécent de l’intrigue politique portant gravement atteinte aux droits et libertés du citoyen ainsi qu’à la démocratie. Mais, il convient de le souligner, qu’en contrepartie, le fait passer par la case prison a la vertu de sublimer l’homme politique; surtout quand celui-ci est victime de l’arbitraire sinon d’une injuste et ignoble machination.

Nous te prions donc de garder bon courage et surtout de maintenir vivace ta capacité de résilience face à l’injuste épreuve à laquelle tu es confronté. Quoi qu’il arrive tiens bon jusqu’à l’aboutissement de ton cher idéal : l’espérance de liberté de tout un peuple!

Puisse Nzambi a Mpungu Tulendo, Dieu de nos ancêtres, te bénir abondamment!

La patrie ou la mort, nous vaincrons!

René MAVOUNGOU PAMBOU

Combattant de la liberté et leader d’opinion

Unis Pour le Congo

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René Mavoungou Pambou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Paulin Makaya
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:23
Congo-Brazzaville : Les militants de l'UPC exigent la libération de Paulin Makaya

Au Congo-Brazzaville, Paulin Makaya, candidat potentiel à la présidentielle du 20 mars, est en prison, sans jugement, depuis deux mois. Les militants de son parti d’opposition, Unis pour le Congo (UPC), réclament sa libération. Paulin Makaya a été arrêté pour avoir organisé une marche interdite, le 20 octobre dernier, contre le changement de la Constitution, alors qu’il était au départ plaignant dans une autre affaire.

En novembre dernier, Paulin Makaya, leader de l’UPC, avait été interpellé par la police alors qu’il venait expliquer au procureur de la République les raisons de sa plainte contre X, initiée suite à une perquisition menée à son domicile à son insu.

Accusé entre autres d’être un des principaux instigateurs de la marche du 20 octobre contre le référendum, il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville. Pour Eloi Destaing Sikoula, un de ses compagnons, deux mois de détention sans jugement, c’est trop.

« Il n’y a pas à prendre un leader politique, le garder en prison parce qu’on veut le marchander ! Ce n’est pas possible. Nous avons dit : la démocratie c’est la liberté d’expression. Donc, le oui et le non, ça ne signifie pas que tout le monde doit dire oui, oui », a-t-il déclaré.

A moins de deux mois de l’élection présidentielle, Paulin Makaya nourrissait des ambitions. Les militants de sa formation politique ainsi que ses avocats, convaincus que son dossier est vide, exigent sa libération sans délai.

« Là-bas, il n’a pas sa place. Il a sa place dans la politique parce que le peuple congolais veut l’entendre parler, veut l’entendre et le voir parce que c’est un homme qui a fait la différence entre la politique de chantage, des injures et la politique de propositions », a tenu à préciser Eloi Destaing Sikoula.

Par Radio France Internationale

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