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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 19:09

Jean Claude, Léon et François, IBOVI un trio d’enfer et de fer a tenté le bras de fer avec Sassou !
La guerre de tranchées entre la lignée OMOUANGA et la lignée NGUESSO aurait-elle commencé ? Il semble que oui. Au regard des jérémiades des frères Ibovi, il s’agit de l’éternel combat du pot de terre contre le pot de fer.

Délation

« S’il m’arrive quelque chose, ne cherchez pas longtemps, ne cherchez pas loin !  » L’auteur de cette pensée sait de quoi il parle. Ancien ministre de Sassou, il a formulé ce pronostic prémonitoire pour avoir dit devant témoins des choses pas sympa pour Sassou et, ces choses ont été rapidement rapportées à qui de droit par un infiltré. Il faut être naïf pour ne pas penser que dans le système de Sassou les murs n’ont pas des oreilles.

Convoqué à Mpila, ce « recalé » du gouvernement de Mouamba aurait eu un échange glacial avec Monsieur 8% et c’est à l’issu de ce houleux entretien qu’il avait compris que sa vie ne valait plus un kopeck.

De quoi s’agit-il ?

L’altercation se serait passée au cours d’un « décrassage » (cérémonie où se lave en famille le linge ultra sale). Sauf qu’ici, c’était un débriefing suite au hold-up électoral où Sassou s’est sali les mains le 20 mars dernier en bluffant le peuple Congolais. Son geste a alors particulièrement donné la nausée à un frère Ibovi. L’infortuné ministre aurait tenu des propos politiquement incorrects à l’endroit du Roi d’Oyo qui, comme chaque monarque, préfère être entouré de courtisans que de donneurs de leçon surtout si, à l’instar des mouches, on a été nourri par lui au lait et au miel.

Alors que, dans un indécent existentialisme, certains partisans célébraient le braquage des urnes, cet empêcheur de tourner en rond a contesté en public les résultats fabriqués par Bouka, validés par Iloki et ses sujets de la Cour Constitutionnelle. Ce coup de pied dans la termitière n’a pas été du goût de nos constitutionalistes en herbe, corrompus à hauteur de 20 millions de francs chacun. Il paraît que dans un sursaut de conscience, ces juristes véreux se sont empressés de qualifier de « gros n’importe quoi  » les résultats de Mboulou, Bouka, Iloki et compagnie proclamés à la hussarde et nuitamment. Ils ont critiqué mais n’ont pas moins les mains sales, dirait Jean-Paul Sartre, en empochant vingt briques pour service rendu. Et comme par hasard, tous, pour paraphraser Jean-Pierre Makouta-Mboukou, sont originaires de la « septentrionie ethnique  ». Solidarité des tranchées tribales oblige ! Qui le leur reprocherait dans ce monde où le seul culte valide est celui du veau d’or ! Passons.

Langue fourchue

Personne ne comprend dans le milieu des « allons seulement » qu’on ne tienne pas sa langue, qu’on se répande en indiscrétions en public, autant de fuites qui remettent en cause des résultats, certes, cousus de fil blanc, qui ont permis à Sassou de rempiler et à chacun de garder ses prérogatives, de conserver ses acquis. Pire, nombre de faux vainqueurs, craignant de subir les foudres de Mpila, ont fini par accepter, de gré ou de force, la forfaiture. De ce fait, travaillé par le remords, il n’en fallait pas plus pour que celui qui fut l’ancien porte-parole du candidat Sassou Nguesso pour les affaires internationales lors de la présidentielle de mars dernier, sorte de sa réserve. François Ibovi (car c’est lui), est dans de beaux draps.

Qu’il s’insurge contre cette barbarie sans nom alors qu’il était conscient du degré de violence qui s’abat actuellement sur les innocents, autant dire que c’est assez téméraire de sa part. Ce n’est pas Augustin Kalakala torturé avec bestialité qui dirait le contraire.

« Au lieu d’avoir la victoire modeste, le pouvoir se permet de surcroit d’embastiller les opposants, de les violenter, les pourchasser au lieu de favoriser le dialogue » s’est indigné notre rabat-joie ! Celui-ci, l’impudent, sachant qu’il s’exprimait devant un public truffé d’espions devait se douter qu’il y aurait délation. Ces balances ont vite fait d’aller rapporter ses propos à Monsieur 8%, provoquant le courroux de celui-ci et la convocation manu-militari du frondeur à Mpila. Que quelqu’un ait vendu la mèche, c’est dans l’ordre des choses en sassouland où l’on vit de trahison et se repaît de dénonciations.

Après ces explications ou il a réitéré sa nette volonté de privilégier le dialogue plutôt que la répression armée, l’ancien porte-parole du candidat Sassou qui connaît le mode opératoire du tigte d’Oyo a vite fait d’aller réunir les siens pour les informer du danger qu’il courrait suite à cette explication de texte avec l’ogre d’Oyo. Se sachant dans le collimateur des « tueurs froids  » de Monsieur 8%, il a pris les devants en réunissant le cercle familial : « S’il m’arrive quelque chose, ne cherchez pas loin ! »

Un patronyme pas comme les autres

Le rebelle, vous aurez compris, fait partie d’une famille dont le nom est synonyme de courage et de sursaut républicain. Un membre de cette fratrie est député à l’Assemblée et avait pris position contre ses propres parents qui voulaient triturer la Constitution pour que Sassou rempile. Un autre, siégeant comme membre du comité central du PCT, avait pris lui aussi position contre le Bis Repetitas de Sassou Nguesso à la présidentielle. Cet enfant terrible a pris la parole au cours d’une des sessions du comité central de son parti pour dire, à ses camarades, tout le bien qu’il pensait du changement de la constitution et, par ricochet, son aversion de voir le président sortant se représenter pour un nouveau mandat. Pressentant les difficultés, il voulait éviter qu’il n’ait une sortie du pouvoir peu honorable en voulant un passage en force. Peine perdue ! Il sera marginalisé au sein du pré-carré ethnique. Allez savoir si ce ne sont pas ses propres « parents » qui avaient prémédité son agression à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle lors d’une mission de service !

Manifestement Jean-Claude, Léon et François sont un trio d’enfer et de fer. Fils d’Oyo, ils ne demeurent pas moins des républicains droits dans leurs bottes, n’en déplaisent aux nostalgiques de l’imposture ethnocentriste.

Un secret pour personne !

Au sujet du braquage électoral, les langues se délient sur fond de partage du butin.
Un adage populaire bien de chez nous, dit : « Le cafard a beau s’oindre de farine, la poule fini toujours par le retrouver. » On pourrait ajouter cet autre adage populaire qu’aiment répéter les artistes des deux rives du Congo : «  le mensonge prend l’ascenseur. La vérité, elle, prend l’escalier  » (« Quel que soit le temps que prend la vérité, elle finit par arriver » disent les latins). Il ressort clairement que tout ou une partie de l’establishment ainsi que les proches du pouvoir savaient la réalité des résultats des urnes de l’élection présidentielle de mars 2016. Tous savaient pertinemment qui avait gagné, qui avait perdu. Qui était arrivé premier au premier tour et qui n’avait pas franchi le cap de ce premier tour. Beaucoup ont même craché le morceau dans certains cénacles. De Mvouba au général Ollessongo, en passant par l’épouse du candidat sortant, Clément Mouamba, Elvis Digne Okombi Tsalissant, Rodolphe Adada, tous étaient dans le secret des Dieux : le cambriolage électoral en mars 2016 était un fait avéré.

Sassou, lanterne rouge

Mais l’indignation n’étaient pas fondée sur les mêmes raisons éthiques « Avec tous les moyens qu’on a mis à votre disposition, le Président n’a pas pu gagner à Pointe-Noire ? Même ne pas arriver en tête ?  » a geint le général Ollessongo devant Isidore Mvouba sur le parvis de L’Hôtel Atlantic Palace de Pointe-Noire. Rappelons que Mvouba était le Directeur de campagne de Monsieur 8% à Pointe-Noire, Rodolphe Adada directeur à Brazzaville, l’apprenti milicien Elvis Digne Okombi Tsalissant s’était essuyé les pieds sur le dos d’Adada. Okombi Tsalissant n’avait pas hésité de sermonner en public le Directeur de campagne de la ville de Brazzaville pour n’avoir pas réussi à faire élire Sassou à Brazzaville. Puis, toute honte bue, tirant la couverture à lui, il lança à la cantonade qu’avec son Pona Ekolo, financé par le maire de Brazzaville, il se démenait comme un beau diable pour truquer les procès-verbaux afin d’inverser les résultats en faveur de Monsieur 8%. Épaulé par les spécialistes du scannage de documents et de falsifications des procès-verbaux, le vice-président de la CONEL et président de l’association Pona-Ekolo, n’a pas en effet lésiné sur les moyens pour modifier le cours des résultats de Sassou Nguesso à Brazzaville. Normal, qu’il « manque », (diraient les Ivoiriens), Rodolphe Adada ! Sous-entendu « manquer de respect. » Dans le lot de ceux qui savent ce qui s’est réellement passé, Adada figure en bonne place. Son honnêteté l’a même trahi. En recevant des journalistes, il avait laissé glisser en « Off » que même la Bouenza et le Niari n’avaient pas voté pour le candidat du PCT, que dans ces deux départements, il était arrivé loin derrière les candidats Mokoko, Okombi, Munari et Tsaty-Mabiala ! Lanterne rouge ! Oui, il s’agit d’une autocritique collective avec une once d’ironie socratique.

Antoinette dépitée

Abattue et groggy : telle était l’état d’Antoinette, l’épouse de Sassou, après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle. Tout en dévissant avec les camarades de son « moziki  » pendant le débriefing d’après campagne, Antoinette Sassou-Nguesso se serait « lâchée ». Entre deux petits fours qui visiblement avaient le goût amer du fruit à pain, elle a eu la langue fourchue en interpellant ses amies dont certaines étaient originaires du Pool. Pourquoi, le Pool, tançait-elle, n’avait pas voté pour son mari, avant de se ressaisir et d’ajouter l’air dépitée : « Ah, je parle du Pool qui n’a pas voté pour mon mari. Et, mes propres parents du Kouilou ? Ils n’ont pas fait mieux !  » Puis d’ajouter, philosophe, « Quand on parle d’argent qui manquait pour mobiliser les équipes de campagne, etc. Laissez-moi rire. Mokoko, il avait quel argent ? Il n’a pas mis autant d’argent dans cette campagne comme nous l’avons mis ! Je ne comprends pas comment les gens ont pu voter pour Mokoko alors qu’il n’avait pas le sou. »

Tout va se savoir !

Qui se souvient des gémissements de Lili Loumande, la fille de Madame Sassou, belle-fille de Sassou Nguesso, himeself ! N’avait-elle pas chialé lorsqu’une traque en règle avait été organisée aux États-Unis contre sa maman par les avocats Américains de Hodjeij ! Les deux dames avaient dû passer par Bangui en Centrafrique pour rejoindre Brazzaville en pleurant comme une Madeleine : « Maman ne voulait pas de cette affaire. Elle ne voulait pas qu’il se représente. Maintenant c’est nous qu’on traque ! »

Passe d’armes à fleuret moucheté

« Mais vous aussi dans le Pool, tout ça c’est de votre faute. Vous n’avez pas voté pour le Président » aurait balancé à la figure jaune papaye de Mvouba, Clément Mouamba, premier ministre de Sassou Nguesso qui, bien qu’étant de l’Upads, semblait, lui, avoir voté pour l’homme d’Oyo ! Le sang de ce celui qui fut encore à une date récente la caution ethnique du Pool de Sassou, n’a fait qu’un tour. Sans mâcher les mots, il a répondu du tac-au-tac : « Et vous dans la Lekoumou ! Vous avez voté pour Sassou sans doute ? » Un aparté en marge de la rencontre initiée par les producteurs du « vivre ensemble  » à l’hôtel Ledger ex-Méridien entre les cadres du Pool qui étaient censés statuer sur l’affaire Ntumi a failli se transformer en pugilat. Comme quoi, les loups finissent parfois par se battre entre eux.

La Likouala Oye Oye Viva !

Le Kouilou, la Bouenza, le Niari, la Lekoumou, le Pool et même Brazzaville n’ont pas voté pour Sassou. Ces aveux sont faits par les tenants du pouvoir eux-mêmes à la suite d’une crise de conscience. Le candidat de « Allons Seulement » avait été disqualifié dès le premier tour. Ce ne sont ni les opposants ni les membres de la plate-forme IDC-FROCAD élargie à J3M qui l’ont dit. C’est encore moins la CTE (Commission Technique Électorale) qui a livré le secret de ses résultats compilés. C’est « Bango na Bango ! »

Alors si toutes les localités du Congo (70% de la population congolaise), n’ont pas voté Sassou-Nguesso, comment expliquer l les 60% attribués à l’auteur du « Manguier, la Souris et l’Alima » ? La réponse ? Il faut aller la chercher dans la Likouala ou le Préfet n’a pas fait dans le détail, allant jusqu’à faire voter les Nbgandés, les Bayas, les Babingas de Ndongo-Zaïre, les Réfugiés Rwandais et toute âme vivant dans le département en âge ou pas de voter. Le Préfet de cette contrée s’est appuyé sur ces populations pour obtenir le fantasmatique score de 200% au profit de Sassou. Grâce à l’ajustement électoral apporté par la Likouala et son Préfet, alias « Monsieur 48 heures ! »tout est bien qui finit bien.

Paroles prophétiques

Plusieurs mois après ce braquage électoral, les langues se délient et le bon sens est imploré afin que tous ceux qui se sont mis dans la peau des vainqueurs puissent se ressaisir et privilégier la voie du dialogue. L’idéal serait qu’ils fassent profil bas et mettent de côté leur amour-propre. C’est ce que l’ancien ministre, François Ibovi a dit à l’auteur du cambriolage électoral de mars 2016. Et si, par extraordinaire, François Ibovi venait à disparaître, le monde a le droit de savoir d’où vient le coup. En fait dans ce casse du siècle, les braqueurs refusent de partager le butin en jouant les gros bras !

L’opinion doit savoir aussi que si Mokoko, Banangazala, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Paulin Makaya et d’autres, croupissent en prison c’est parce qu’ils sont du côté de la raison. Si Augustin Kalakala a eu le dos hachuré ce n’est pas parce qu’il a pour totem le zèbre, c’est parce qu’on a voulu atteindre André Okombi Salissan à travers lui. Si Munari, Mierassa, Bowao et Oba Blanchard vivent la peur au ventre avec pour probable destination finale, les geôles du pouvoir ou l’au-delà, c’est parce qu’ils ont en face d’eux des jusqu’au-boutistes. Si André Okombi Salissa vit en clandestinité et craint pour sa vie, c’est parce qu’il a vu clair dans le jeu de l’Homme de l’Alima. Si le Pasteur Ntumi a repris le chemin de la protestation armée c’est parce qu’il ne doit rien à Sassou, à l’inverse de Guy Brice Parfait Kolélas. Le fait est que les partisans du « Allons seulement  » veulent faire reculer la civilisation vers les confins de la sauvagerie. Tous ceux qui ont contesté la victoire de Sassou Nguesso lors de la présidentielle de mars 2016, sont des bêtes à abattre. Tant pis pour les effets collatéraux dont Kolélas et Tsaty-Mabiala, à leur corps défendant, feraient les frais. Le fin mot de l’histoire, reste la fourberie. Pour sortir de la crise par le haut, la solution passe par le dialogue inclusif. C’est ce que demandent également les membres mbochi lato sensu du cercle fermé du pouvoir, comme le prouve la courageuse prise de position de l’ancien ministre de la santé du Congo François Ibovi. Aujourd’hui, tous ses parents craignent pour sa vie car comme dans la mafia, en Sassouland c’est vite fait de se retrouver au fond d’une rivière le corps lesté d’une charge de 50 kg ! « Porté disparu » diront les bonnes âmes.

Luttes intestines

En réalité, se mène en filigrane une guerre de tranchées entre la lignée Nguesso d’Oyo/Edou dont se réclameraient les Ibovi et la lignée des Omouanga, père supposé de Mr 8%, originaire d’Owando selon les investigations du journaliste Elie Smtih. D’où cette grogne des véritables filles et fils d’Oyo qui supportent de moins en moins cette OPA lancée par les Sassou sur Oyo, offre public d’achat ayant pour effet de marginaliser les mbochi stricto sensu de cette localité d’anciens pêcheurs d’eau douce devenus milliardaires à Brazzaville grâce à la pêche au pétrole en haute mer.
Affaire à suivre !

Ossere Ondele

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/Plus-rien-ne-va-dans-l-oyocratie-Faites-vos-jeux

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:25
Combien de fois Tintin s’est-il retrouvé en mauvaise posture, piégé parce qu’il traquait l’information et la vérité ?­ Au moins une fois dans chaque volume.

Mais prenons le livre de Tintin au Congo, et lisons son histoire qui se déroule en 2016.

Au Congo, nous savons que le Conseil National de la Justice, organisme consultatif, veille à la bonne organisation et au bon fonctionnement de la Justice. Tintin n’a aucun tracas, puisqu’il sait qu’avec l’article 27, tout fonctionne parfaitement dans le meilleur des mondes. De plus, ce pays est membre permanent à l’ONU et applique la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. N’a-t-il pas été cette année, le pays hôte ? De fait, la commission africaine des droits de l’Homme siège en Gambie (Banjul). Bonne chose.

Mais voilà, cette fois-ci, il a été capturé et jeté dans une geôle du Congo sans autre forme de procès.

Cherchant toujours l’information, Tintin part muni d’une carte du Congo et du code. Dans ce lieu particulier, il y rencontre d’autres détenus. Reporter de renommée internationale, Tintin les écoute.

Il entend que les maisons d’arrêt sont surpeuplées. Celle de Brazzaville avait été construite pour 150 personnes et voilà que l’on en décompte quatre fois plus soit plus de 600 détenus (pas encore jugés) et prisonniers (qui purgent leurs peines). Pas mieux à Pointe Noire, la maison d’arrêt était prévue pour 75 – 130 incarcérés, plus de 300 y résident.

Tintin s’aperçoit qu’humainement la vie carcérale est un enfer. Même si les condamnés doivent payer leurs méfaits, privés de liberté. Mais les conditions ne correspondent plus à l’article 3, dans lequel est inscrit que les maisons d’arrêt sont chargées de veiller aux conditions humaines en vigueur. Tintin s’interroge sur ce que l’on peut sous-entendre par conditions humaines en vigueur.

Promiscuité, dormir à même le sol, cellules surchauffées par un toit en tôle qui ressemble la journée à une plaque électrique chauffante où, lors de la saison des pluies, les fuites rendent ce lieu malsain et nauséabond, sont des réalités qui sont loin des textes de lois.

Tintin, qui vient d’arriver, ne connait pas les habitudes et se renseigne. Si en théorie, l’hygiène, la santé et la bonne alimentation sont inscrites dans ce même article, en réalité, il n’en est rien, pas plus que de favoriser l’équilibre relationnel avec la famille. Par exemple, des détenus/prisonniers de Brazzaville séjournent à Pointe Noire et réciproquement. Comment les familles entretiennent-elles ces relations familiales pour le bien-être psychique du détenu ou du prisonnier ? Surtout que Tintin apprend que les incarcérés sont en réalité à la charge de la famille.

Pourquoi ?, demande Tintin ?

L’Etat du Congo n’a plus d’argent dans les caisses et certains détenus/prisonniers ne mangent qu’un jour sur deux du riz bouilli parce que personne ne peut rien lui apporter, pas même un fruit de saison. Et les fruits…, il y en a beaucoup toute l’année. C’est pour cela que de nombreux pensionnaires des maisons d’arrêt sont malades et personne ne le dit, personne ne les soigne. Pour avoir le privilège d’être ausculter par un médecin, il faut payer entre 10 000 et 20 000 FCFA. C’est beaucoup même pour la population qui ne travaille pas toujours, car il n’y a pas de travail pour tout le monde, alors imagines Tintin, pour un résident de la maison d’arrêt, c’est une fortune.

Mais Tintin s’interroge. Les maisons d’arrêt doivent collaborer avec les associations des Droits de l’Homme ? Pourquoi tant de chômage ?

Avant, tout le monde travaillait. On était heureux. Et puis est arrivé un Attila et sa horde de Huns. C’est peut-être à cause de ce nom qu’il y a eu confusion en

Sassou : "ONU ? Connais pas !" Sassou : "ONU ? Connais pas !"
tre Huns, un et Unité. Tout le monde devait devenir son esclave ou fuir. Mais pour toucher les associations et organismes internationaux, il nous faut un porte-voix à l’extérieur, quelqu’un qui n’aura pas peur de s’exprimer. Ceux qui utilisent leurs droits d’expression, cette liberté qui existe chez toi Tintin, ici, ils sont enfermés, en espérant que la société les oublie. Je te donne un exemple, des membres d’un parti politique indépendant, le CDRC, ont fait une manifestation autorisée à Brazzaville puis a Pointe Noire, en 2013. Ils avaient des pancartes ‘’carton rouge’’ ou ‘’Gouvernement d’Union Nationale’’. Ils ont été kidnappés chez eux un matin et six mois plus tard, ils ont été jugés pour atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été transférés dans différentes prisons/maisons d’arrêt, loin de leurs familles. Plus de la moitié de ces membres sont malades et personne ne fait rien malgré que le président de leur parti avait écrit à l’ONU. La commission des Droits de l’Homme de l’ONU avait répondu au président du CDRC, Modeste Boukadia, que c’était des arrestations arbitraires et abusives. Ce courrier est arrivé sur le bureau du Président de la République, 1er magistrat qui doit aider à bien gérer la justice de son pays, mais rien n’a changé, puisqu’il a fait dire ‘’ONU, connait pas !’’.

 

Et puis ici, il y a des détenus qui attendent depuis des années leur jugement. S’ils meurent avant le jugement, cela fera des économies pour l’Etat.

Comment, questionne Tintin ? Il me semblait que l’article 2 permettait à tous les citoyens congolais d’être égaux devant la loi et devant la juridiction. L’accès à la justice n’est-elle pas gratuite pour toutes les instances ?

Récemment, il devait y avoir un procès. Le transfert d’argent s’est effectué du ministère au palais de justice. Mais lors du trajet, l’argent avait disparu ….pas pour tout le monde. La personne attend toujours son procès, si et seulement si le procureur veut le recevoir.

C’est comme ce président du CDRC, Modeste Boukadia, qui habite en France et au Congo, puisqu’il est franco-congolais, est venu voir sa maman malade, en janvier 2016. Il s’est fait arrêter à la descente de l’avion sous prétexte qu’il avait été jugé par contumace pour lui aussi, atteinte à la sureté de l’Etat, avec une peine de 30 ans de travaux forces. C’est un homme politique qui n’était pas d’accord avec la gestion et le bilan du pays du Président de la République, ni de sa volonté de changer sa constitution. Cela fait 10 mois qu’il est enfermé en attente de son jugement. Il doit leur faire peur car le 20 juin 2016, son avocat avait enfin réussi à lui obtenir une libération provisoire, puisqu’il était incarcéré depuis plus de 4 mois en attendant son jugement. Mais le ministre de la justice, a non seulement insulté les juges au téléphone, mais a fait un pourvoi en cassation.

Sans jugement, qu’est-ce que l’on peut casser, demande Tintin stupéfait ?

Rien, en dehors du temps que la justice croit gagner et peut-être les convictions de cet homme. Mais il est solide.

Mais Tintin s’étonne. Dans ce cas, il n’y’a plus de respect de l’individu, de la liberté d’expression !

Tu sais Tintin, être reporter, journaliste, homme politique au Congo et tous ceux qui défendent les droits, la liberté sont en danger. Sauve-toi pendant que tu le peux, Tintin. Tu pourras faire un article avec un beau titre, ‘’Liberté, j’écris ton nom’’.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Ecrivain congolais

in Journal La Griffe

 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 20:42
 
Me Massengo-Tiassé répond au gouvernement dictatorial du Congo, sur le mandat d'arrêt, la pratique de la torture et le génocide en cours au Congo
 

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016) (Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde)

Me Massengo-Tiassé poursuivi pour avoir soutenu le général Jean Marie Michel Mokoko vainqueur des élections présidentielles actuellement en prison (pendant la campagne dans le pool le 7 mars 2016)

En réponse au Gouvernement dictatorial du Congo, la déclaration de Me Massengo-Tiassé sur le mandat d’arrêt international sur la pratique de la torture et du génocide en cours au Congo

Les autorités de la nouvelle république du Congo ont lancé contre ma personne un mandat d’arrêt international pour détention illégale d’armes de guerre. Cela me fait sourire. Je crois que c’est un canular, si c’en est pas un, dans ce cas je doute que ce ministre jouisse de toutes ses facultés ? Moi je suis persuadé qu’il est incapable de répondre aux faits évoqués dans le rapport de plus de 43 pages, déposé à l’ONU et à La CPI et qui a été remis dans plusieurs chancelleries en Europe, qui semble t-il fait trembler le pouvoir.

En expert des droits de l’homme nous avons consigné avec précision toutes les exactions d’un pouvoir usé devenu tyrannique. Il faut bien entendu une bonne dose de mauvaise foi pour voir dans la dénonciation des violations des droits de l’homme au Congo et des crimes contre l’humanité en cours dans le pays et particulièrement au Pool et dans la Bouenza, une quelconque responsabilité dans ce qui s’est passé le 4 avril 2016 à Brazzaville, alors que je n’étais plus dans la capitale depuis le saccage de ma résidence de Mayanga.

A trois reprises les escadrons de la mort sont venus chez moi de jour comme de nuit. Ils n’ont jamais trouvé des armes. Ils se sont même rendus à l’hôtel Saphir, à ma recherche. Les armes dont on m’accuse de détenir proviennent d’où ? Le rapport déposé aux Nations Unies et à la CPI fait allusion à toutes ces opérations des milices du pouvoir qui avaient pour but également de m’attraper ou de m’éliminer physiquement et faire croire que je détenais des armes de guerre pour le compte du Général Mokoko dont j’étais le Conseiller pendant sa campagne des présidentielles. La preuve lorsque la police politique et les escadrons de la mort sont arrivés à Mayanga avec plus de deux cents éléments représentants toutes les milices, j’étais sur place, je me suis éclipsé, sans qu’ils ne me voient. J’ai eu la vie sauve parce que Dieu m’aime, mes ancêtres et les victimes de ce pouvoir veillent sur moi. Ils m’ont aidé à quitter le pays, c’est aussi cela la vérité. Le Saint Emile Cardinal BIAYENDA, martyr de la foi m’a toujours protégé il ne m’abandonnera jamais. C’est aussi cela mon témoignage.

Tant pis pour ceux qui ne veulent pas croire. C’est pourquoi par la vérité de la miséricorde de Dieu, nous membres de l’association Emile Biayenda Santo Subito, interpellons le Vatican de proclamer la canonisation de ce martyr de la foi tué par Sassou Nguesso voici bientôt 40 ans.
Ma vie était mise en danger à plusieurs reprises par des tentatives d’enlèvements nocturnes. Je n’ai pas fui le Congo, je suis parti en France pour un contrôle médical que je devais effectuer en décembre 2015, suite à l’empoisonnement dont j’étais victime en 2012, lorsque j’étais empêché de prendre le vol AF 897 du 5 décembre 2015. J’ai été persécuté durant une longue période d’octobre 2015 au 31 mars 2016. Après l’interpellation ratée du 28 mars 2016 à Mayanga où ils ont tenté de déposer deux caisses d’armes et de munitions, j’ai décidé de quitter Brazzaville le jeudi 31 mars 2016 en me réfugiant d’abord dans le Pool. Mon voyage en Europe était bel et bien prévu, afin d’une part, d’effectuer mes contrôles et soins médicaux attestés par mes Médecins et d’autre part, de fêter en famille les 30 ans de ma soutenance de thèse de doctorat d’Etat en droit dans la nouvelle spécialité du droit international des droits de l’homme.

Le juriste Mabiala, non expert sur les questions des droits de l’homme, est incapable de répondre ou de contredire les faits évoqués dans ce rapport, faits qui sont incontestables, irrécusables, irréprochables, irréfragables, irréfutables et inattaquables. Ce gouvernement illégitime qui pue le mensonge, la tricherie et les crimes en se servant des montages policiers pour étouffer la vérité, est réputé dans la théorie du complot initiée en mars 1977, par Sassou Nguesso chef de la junte militaire, reconnu responsable, par la conférence nationale souveraine, des assassinats des Présidents Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, du Cardinal Emile Biayenda , du Capitaine Luc Kimbouala Nkaya Saint cyrien, Ancien Chef d’Etat Major Général, Kikadidi, Samba dia Nkoumbi,Ndoudi Nganga et d'autres victimes innocentes.
J’avais toujours dit que la confiscation du pouvoir ne passera pas. Très tôt je l’avais dénoncé le 6 mai 2012 à RFI en tant qu’invité de Christophe Boisbouvier. C’est pourquoi je me suis rangé du côté du peuple, de l’opposition et du Général Jean Marie Michel Mokoko qui incarne l’assurance et l’espoir de voir un véritable Etat de droit au Congo avec une bonne administration de la justice et une force publique républicaine.

Je fais partie des Congolais qui résistent et résisteront jusqu’à la fin du régime oppressif et sanguinaire de Sassou Nguesso. Je le sais aussi qu’on a planifié et programmé mon assassinat à défaut de tenter un nouvel empoisonnement, car le premier a été un échec, mon organisme a résisté et digéré le poison qui n’a pas laissé les séquelles grâce à Dieu.
Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme, c’est-à dire les droits humains qui sont différents des droits humanitaires, que le ministre ignorant confond aux droits de l’homme l’autre appellation « droits humains » adoptée à la conférence mondiale des droits de l’homme du 14 au 25 juin 1993 à Vienne en Autriche.

Le régime qui s’est imposé par les armes le 4 avril 2016 veut légitimer son pouvoir qualifié de tyrannique en nous donnant une leçon dans un domaine que son ministre de la justice ne maîtrise pas, ni même son ministre de la communication. Je connais les règles du droit international et particulièrement le droit international des droits de l’homme dont je suis le premier spécialiste francophone depuis mars 1986. Ce pseudo mandat d’arrêt sera voué à l’échec. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à ce genre de poursuite illégale. Me reprochant de faire valoir ma liberté d’expression, en octobre 1994, le régime du Professeur Pascal Lissouba, qui pourtant assista à ma soutenance de thèse, avait lancé un mandat d’arrêt contre moi. Monsieur Mabiala était l’avocat de l’Etat et le mandat d’arrêt était nul et non avenu.

Il faut que le Ministre sache que le droit international des droits de l’homme est un droit de protection permettant à l’individu d’obtenir le rétablissement de ses droits fondamentaux, c’est pourquoi en ma qualité de spécialiste et défenseur des droits de l’homme, je ne peux pas me taire et boucher les oreilles lorsque j’ai connaissance des exactions dans un pays et surtout le mien. Je considère ce qu’on me reproche comme un grossier montage policier, qui trouve probablement sa source en faisant avouer par la torture des jeunes desperados ou des pauvres jeunes innocents, et d’affirmer qu’ils ont reçu des armes et de la drogue de ma part.
La fachosphère actuelle du Congo poursuit tous ceux qui résistent contre la tyrannie de Sassou et son clan. La preuve nous est donnée par les enlèvements des opposants ou des cadres qui n’adhèrent pas à son projet de confiscation du pouvoir et d’épuration ethnique. Le Colonel Loembé et le Docteur Augustin Kalla Kalla ont été sauvagement torturés à mort. De nombreux anonymes subissent le même sort, récemment des dizaines de jeunes de Mouyondzi.

Je ne suis pas un criminel et je ne crois pas que le Pasteur Ntumi soit un terroriste. Il ne fait que résister comme l’a fait Sassou Nguesso de juin à octobre 1997, contre le pouvoir de Lissouba. A cette époque j’étais le premier à alerter l’opinion internationale pour l’attaque de sa résidence de Mpila. Et pourquoi aujourd’hui on me reproche de me placer du côté des résistants contre la tyrannie. Le 26 septembre 1992, le général Sassou avait déclaré: « j’insiste pour dire, lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter ! Nous prenons l’opinion internationale à témoin… Pour la défense de la démocratie et de la constitution nous ne céderons jamais. » .

Aujourd’hui, nous démocrates sommes dans cette logique de la résistance contre la tyrannie de Sassou. Nous ne céderons jamais face à la folie meurtrière de Sassou dont l’objectif final est de dépeupler le Pool et le nord de la Bouenza en donnant la mort ; - par des bombardements aveugles ; - par l’empoisonnement des sources d’eau ; - par le maintien des déplacés dans les forêts par la terreur du pilonnage des villages et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies ; par l’achat aux chinois et autres étrangers des milliers d’hectares dans la zone dépeuplée et enfin terroriser les résistants de l’étranger. Voici un plan concerté et des meurtres que ne peuvent nier les 3M, Mouamba, Mabiala et Moungala, les corrompus qui se sont embarqués dans cette barbarie de Sassou. Le gouvernement est responsable du génocide en cours dans le pays. Il répondra un jour de ce crime, nous en avons déjà les preuves.

S’il y avait une justice digne de ce nom, j’aurais pu affronter mes accusateurs,car on ne peut pas continuer de diriger un pays dans le mensonge. Je sais que le système est habitué à fabriquer et monter les preuves. C’est facile de prendre des desperados dans la rue et leur remettre lad rogue ou des armes et leur faire dire ceci: « nous avons été armé par untel». Depuis mars 1977, un mois particulièrement sanglant, la règle et les méthodes du système Sassou, ce sont les fausses accusations, les montages policiers, la falsification, les faux coups d’état et surtout son plan de génocide contre les populations du pool et de la Bouenza. Qu’on ne se trompe pas et qu’on ne dise pas de mensonges sur le Pasteur Ntumi. Ce plan diabolique d’extermination des populations civiles au Pool et une partie de la Bouenza est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso qui tient coûte que coûte à modifier la démographie de cette partie du territoire. Connaissant ce plan concerté, son ami,le Général Bouissa Matoko alias Casis a été tué mercredi 5 avril 2006, des suites d’un empoissonnement imputé à Sassou Nguesso.

Nul n’ignore au Congo que Sassou a préparé la situation actuelle de trouble et de génocide, d’abord en recrutant massivement dans la fameuse pseudo force publique, milices secrètes, entre juillet et novembre 2015, des jeunes gens issus de l’espace utile de la Cuvette Ouest, ensuite a provoqué des vraies et fausses attaques le 4 avril 2016 à Brazzaville. Ce qui lui a donné l’occasion de brandir « le fait d’un tiers ». Ntumi et les anciens combattants constituent la cible désignée pour justifier les attaques dans le Pool et entamer une épuration ethnique dans le silence de la communauté internationale à qui on veut faire croire, que le Pool est en proie au terrorisme de Boko Haram. Et pourquoi interdire une commission d'enquête internationale libre de ses mouvements au Congo?

La proclamation de l’état d’urgence a permis d’opérer des arrestations arbitraires des opposants. Souvenez vous que le 18 mars 1977, après avoir assassiné Marien Ngouabi, le faux tiers comme l’écrit Moudileno Massengo, « ce faux tiers fut l’impérialisme international dit aux abois, puis Massamba-Débat. En 1979, il fut Yhomby Opango, le traitre de la vie exemplaire de Marien Ngouabi. Le 5 juin 1997, il a été Pascal Lissouba, le traitre de la démocratie. En 1998-1999, ce furent les exilés revenus dans leur pays, après promesse d’une amnistie, puis les populations du Sud, qui devaient être exterminées, aveuglement dans le cadre des opérations Mouébara etc. » Référence Afrique Education N°379 du 1er au 15 novembre 2013.

Le 4 mars 2012 une explosion est organisée à Mpila et le coupable désigné est le Colonel Marcel Ntsourou, un brillant officier supérieur qui n’adhère pas au projet de la confiscation du pouvoir par le clan Sassou. Sassou a fait comme Néron qui a brûlé Rome à l’an 64 afin d’incriminer les chrétiens et de les envoyer à la mort. Aujourd’hui sous le prétexte de chercher le Pasteur Ntumi, « responsable désigné des attaques du 4 avril 2016 », Sassou poursuit son plan d’extermination des BaKongos en bombardant les villages du Pool et de la Bouenza. On comptabilise déjà plus de 3000 morts et disparus.

Au lieu de lancer un mandat d’arrêt qui ne va pas aboutir, pourquoi ne pas accepter les observateurs et les Organisations humanitaires pour aider les populations en détresse.
Atteinte à la sûreté de l’Etat est le chef d’accusation qui est retenu contre tous ceux qui s’opposent à la dictature de Sassou, c’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko en tête au 1er tour des élections du 20 mars 2016, c’est le cas de Paulin Makaya qui a eu le mérite de mobiliser des foules pour contester le référendum constitutionnel, c’est aussi le cas d’Okombi Salissa, aujourd’hui dans la clandestinité pour avoir refusé d’accompagner le hold- up électoral de Sassou Nguesso, et aujourd’hui c’est moi qui suis dans le collimateur de la justice. Le peuple n’est pas dupe. Il sait que ce gouvernement est incapable de lui donner l’eau potable, l’électricité, les soins de santé primaire, l’emploi, les lieux culturels comme des salles de cinéma, les bureaux de postes pour la distribution des courriers, les services d’hygiène etc…
Aujourd’hui, ce sinistre ministre de l’injustice aux méthodes du 3è Reich aurait pu autoriser les enquêtes sur toutes les allégations de torture et de décès en détention et poursuivre les auteurs d’actes de torture dans les prisons. La torture et le crime dans la république des barbares sont complètement banalisés. Le ministre se tait sur le cas de mon ami le Docteur Augustin Kalla Kalla torturé sauvagement et laissé pour mort à l’entrée de la morgue de Brazzaville. Ecoutons le récit très choquant fait par son épouse qui l’a récupéré en pleine nuit à la morgue :
« A 22 heures, je reçois un coup de fil et c’est la voix de mon mari : Chérie viens vite, vite viens vite. On s’est rendu sur les lieux et quand on lui a demandé, mais comment ça s’est passé ? Ils sont venus me jeter ici et j’ai vu des petits qui passaient ; je leur ai demandé un service, si vous avez un téléphone de passer un coup de fil pour appeler ma femme. Mon mari était si mal en point que j’ai eu du mal à le reconnaître. Il était vraiment dans un état critique. On ne savait même pas qu’il allait vivre jusqu’à aujourd’hui. Il ne pouvait pas marcher, il avait de grosses plaies partout surtout au dos, les pieds enflés ».

Augustin Kala Kala a raconté les séances de torture et les interrogatoires qu’il dit avoir subis.
« Il articule difficilement. Il a tout de même pu dire qu’on le baladait d’un coin à un autre, de nuit comme de jour. On le déplaçait et comme il était cagoulé, il ne pouvait pas savoir où on l’amenait. Et lorsqu’on l’enfermait dans un petit container, il était interrogé et on lui posait des questions pour savoir où se trouvait monsieur Okombi Salissa, quel était le soutien de l’opposition, où est-ce que nous trouvions de l’argent pour faire ce que nous faisons, est-ce qu’il y a des puissances étrangères qui nous soutiennent? Puis, il a pu aussi nous dire ces tortionnaires lui ont proposé un marché, c’est à dire de quitter les rangs de l’opposition, comme ça il pourrait bénéficier des soins intensifs et de l’argent et qu’il quitte l’opposition en dénonçant ce que l’opposition était en train de faire». Fin du récit.

Voici une autre preuve de l’Etat de non droit instauré par la nouvelle République.
Et le gouvernement ose nier que les forces de l’ordre ne sont pas concernées par cette affaire. En racontant une fois de plus des inepties du genre : « qu’Augustin Kala Kala avait choisi de se soustraire volontairement à la vie publique depuis la présidentielle avant de réapparaître gravement blessé, mais qu’il n’est ni recherché ni poursuivi par aucune force de police».
Le mercredi 19 octobre 2016 un hélicoptère de la milice tribale de Sassou Nguesso et piloté par les mercenaires ukrainiens a atterit dans Mouyondzi village. Les miliciens ont fouillé maisons par maisons, embarquant les jeunes gens valident pour le village Bantounga où ils ont subi des tortures pendant toute la nuit, trois d’entre eux ont succombé des suites de la torture. Un grand nombre de jeunes ont été déférés à Brazzaville.

Voilà comment ce pouvoir sanguinaire qui a tenté de m’appréhender et de m’éliminer physiquement aurait pu justifier son forfait. Et aujourd’hui gêné par tous les témoignages rapportés dans le rapport, il ose me traduire en justice pour des faits que je ne reconnais pas.
Aujourd’hui, nous demandons aux jeunes de résister contre la barbarie de Sassou.
Le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire sont deux branches du droit distinctes, mais complémentaires. Toutes les deux traitent de la protection de la vie, de la santé et de la dignité des personnes. Le droit humanitaire s’applique en situation de conflit armé, tandis que les droits de l’homme s’appliquent en temps de paix comme en temps de guerre.

Le « droit de résistance à l’oppression » est un des droits naturels et imprescriptibles cités au 3è considérant du préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La résistance à l’oppression relève, du fait des expressions du préambule de cette Déclaration, de ces droits inaliénables et sacrés qui encadrent l’action des pouvoirs publics et fondent les réclamations des citoyens. Son objet est de lutter contre les abus et privilèges, de s’opposer au despotisme, à la tyrannie, de rappeler à tout système de gouvernement que la cause principale des malheurs publics sont « l’ignorance, l’oubli et le mépris des droits de l’homme ».
Le droit de poursuite est nul et non avenu à ceux qui revendiquent leurs droits et qui dénoncent un régime dictatorial. Le Congo est-il dans une démocratie pluraliste? Je ne le pense pas.

La démocratie est une expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes; Le peuple congolais avait disposé de sa souveraineté en écartant Sassou Nguesso le 20 mars dernier. Rien ne me fera changer d’opinion, comme en 1994, quand j’ai commencé à dénoncer les dérives du régime Lissouba, qui avait institué les milices. Imposer la dictature, c’est donc méconnaître le droit des congolais de disposer d’eux-mêmes. Le droit de poursuite qu’évoque Mabiala pour le Pasteur Ntumi, n’a pas de fondement juridique. Tout acte juridique ou toute décision imposant le droit de poursuite des citoyens résistants à une tyrannie et une oppression reconnue est nulle et de nul effet sur le plan international. Ce ne sont pas des manœuvres des tricheurs, des néo nazis et des franquistes qui peuvent nous apeurer, en utilisant la presse comme la DINA, la police politique du dictateur Pinochet.

Quand le gouvernement ne s’acquitte pas de ses obligations fondamentales envers l’ensemble de la population, quand un dirigeant s’impose par les armes pour se maintenir au pouvoir, quand les milliers d’individus souffrent de la faim lorsqu’il est possible de les nourrir, quand les jeunes gens sont exposés à la fureur du tyran Sassou Nguesso, par les arrestations arbitraires, détentions abusives les brutalités inadmissibles et assassinats aveugles par les forces dites publiques, on ne peut que contester cette démarche. Le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions d’un régime dictatorial. La justice est entre les mains de la dictature. les magistrats au lieu d'appliquer la loi et de dire le droit, ils sont instrumentalisés et intimidés. Aucun gouvernement respectueux des principes du droit international des droits de l’homme ne peut vous suivre dans cette aventure du droit de poursuite. Poursuivre qui? un opposant politique, un résistant ou un défenseur des droits de l'homme?

Le droit international relatif aux droits de l’homme énonce les obligations que les États sont contraints de respecter. En devenant parties aux traités internationaux, les États assument des obligations et des devoirs au titre du droit international et s’engagent à respecter, protéger et satisfaire les droits de l’homme. L’obligation de respecter signifie que l’État doit se retenir d’intervenir dans l’exercice des droits de l’homme ou de les restreindre. L’obligation de protéger exige de l’État qu’il protège les personnes et les groupes contre les violations des droits de l’homme. L’obligation de satisfaire signifie que l’État doit prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits de l’homme fondamentaux. Ce n’est pas le cas dans ce régime autoritaire où l’administration de la justice est inexistante ou c’est la loi de l’arbitraire de la police qui est la règle.

Les droits de l’homme sont inexistants au Congo.

1- Il n’existe pas une société organisée sous forme d’un Etat de droit, c’est-à dire un état dans lequel toutes les autorités et tous les individus se trouvent liés par la loi. Dans la fraude, Sassou a changé la première loi, la constitution pour se représenter.

2 - A l’intérieur de l’Etat, les droits de l’homme ne sont pas exercés dans un cadre juridique préétabli, l’administration de la justice est supplantée par l’arbitraire de la police politique ;

3 - L’exercice des droits de l’homme par les Congolais qui en sont les titulaires n’est pas assorti de garanties juridiques précises. Des recours pour en obtenir le respect sont négligés d’où l’immixtion de la police politique dans les décisions de justice.

En ratifiant les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, le gouvernement congolais s’est engagé à mettre en place des mesures et une législation nationales compatibles avec les obligations et les devoirs inhérents à ces traités. Malheureusement le système juridique du Congo ne fournit pas la protection juridique principale des droits de l’homme garantis par le droit international. Au contraire les procédures juridiques que défendent le gouvernement tyrannique et répressif ne remédient pas aux violations des droits de l’homme, il encourage les montages policiers et les arrestations arbitraires.
Voilà un montage grossier et grotesque qui me fait passer pour un criminel ayant armé les jeunes gens le 4 avril 2016.
Ce fameux mandat d’arrêt « international » n’a aucun fondement juridique, car délivré par un régime criminel. Il repose sur rien. Il est le fruit de l’imagination d’une police politique spécialisée dans l’extorsion des aveux des jeunes gens sous la torture.

Comment peut-on faire passer un vice président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du statut de défenseur des droits à celui de criminel armant les jeunes drogués? Il y a que dans une tyrannie où l'on vivre ce genre de situation. Son rapport de 43 pages remis à l’ONU et à la CPI a offert à la meute de Sassou Nguesso de se lancer sur ses traces et d’aboyer à ses chausses.

Ne vous étonnez pas que Denis (Congo) emboite le pas de la folie de Pierre et de Jacob (Burundi et Afrique du Sud) en quittant la CPI. Ces maîtres chanteurs oublient que leurs crimes restent imprescriptibles et leur retrait de la CPI n’entraine aucun effet rétroactif. Peine perdue.
Le chemin de la paix reste une voie difficile et impossible à atteindre par ce pouvoir tyrannique qui a décidé d’exclure le pluralisme politique de son projet.

Qu’est-ce que le pervers ministre sait d’une bonne administration de la justice, de la primauté du droit et de la protection des droits de l’homme, pour me donner une leçon sur la défense des droits de l’homme. Ce n’est pas son petit confort acquis par des pratiques douteuses qui peut m’ébranler. Ce n’est pas son discours creux, forcément lénifiant et mensonger qui peut m’ébranler. Moi je me bats pour faire valoir les droits de l’homme qui sont différents des droits humanitaires.

Aujourd’hui ce pouvoir en contestant mon engagement pour les droits de l'homme, me pousse dans l'activisme politique soit à créer ou à rejoindre un mouvement politique, afin de répondre aux nombreux appels des Congolais résignés, qui m’apportent un grand soutien dans ce combat contre la dictature implacable au Congo Brazzaville. Je suis prêt pour défendre les Congolais opprimés, du pouvoir sanguinaire, par un engagement actif dans la politique de mon pays.

Je termine cette mise au point en renouvelant mes propositions contenues dans ma déclaration de candidature au poste de Premier Ministre du Congo à la Conférence Nationale Souveraine le 7 juin 1991:

« … Il est temps pour nous Congolais de nous mettre à la tâche car la liberté ne saurait s’établir sans de solides institutions dirigées par des hommes et des femmes à la probité sans tâche et sans défaillance comme l’a exigé notre Conférence nationale souveraine. L’ère du monopartisme est révolue. Ainsi ceux d’entre nous qui ont agi par le passé en accord avec les pouvoirs que nous avons dénoncés doivent comprendre que leur présence au gouvernement de transition serait une insulte au peuple, une honte pour le Congo. Ce serait indigne de nous, nous conférenciers qui avons la mission de mettre en place et de développer des institutions démocratiques qui seront la colonne vertébrale du Congo de demain. Pas de cohabitation avec les hommes de dictature. Ainsi, chers compatriotes, j’ai l’impérieux devoir de vous mettre en garde contre la stérilité de certaines actions et de certaines promesses. Le Congo profond ne nous pardonnera jamais une quelconque complicité avec les hommes usés qui comportent le risque évident de bloquer le processus démocratique par leurs calculs politiciens et par leurs intérêts égoïstes qui empêcheront pour cela toute procédure de récupération des fonds pillés….

« Je suis fier en tant que défenseur des droits de l’homme de contribuer aux grands changements démocratiques intervenant dans notre continent. Je serai encore plus fier demain dans douze mois de donner aux congolais les moyens d’affronter l’ère démocratique dans la liberté, la paix et la dignité… Nous avons été de ceux qui ont demandé à la France d’avoir une attitude claire par rapport aux Etats africains qui favorisent les libertés et les droits de l’homme et d’appliquer le principe de la conditionnalité liant la coopération économique aux progrès des libertés et des droits de l’homme et pour cela , j’espère que la France nous comprendra, et nous ferons jouer toutes nos relations dans les milieux parlementaires européens, américains et auprès des hommes d’affaires pour obtenir des moyens de faire asseoir notre jeune démocratie, conformément au sommet de la Baule et aux décisions de la CEE …

« En effet depuis 1988, je suis de ceux qui réclament dans toutes les instances internationales, l’adoption d’une Convention internationale sur le rapatriement des fonds provenant du Tiers Monde… Le premier acte de mon gouvernement serait de traduire en justice toutes les personnes qui ne nous remettrons pas dans un délai de 15 jours un ordre de virement de leurs fonds à l’étranger au Trésor public…. Le recouvrement de ces centaines de milliards spoliés donnera à notre pays un certain crédit moral à l’égard des institutions financières internationales afin d’enclencher le démarrage économique qui favorisera, le plein emploi, la gratuité des soins au plus démunis de notre société, le droit au logement salubre, le droit d’être à l’abri de la faim et à la réalisation d’autres droits de l’homme…

« Nous allons dans l’immédiat réorganiser notre administration afin de mettre tous les fonctionnaires au travail productif. Afin de renflouer les caisses de l’Etat, les services des impôts et des douanes seront mieux structurés.

« Pour le respect du droit à l’information, une attention particulière sera accordée à la presse afin de faire échec à la désinformation et à la manipulation des journalistes… A vous chers amis journalistes de favoriser la naissance d’une véritable démocratie dans notre pays. Dans une démocratie, lorsqu’il y a un scrutin, les candidats à ce scrutin doivent avoir le même traitement. Je m’adresse à vous jeunes du Congo, courageux dans cette salle, ne ratez pas cette occasion pour mettre fin à jamais la tyrannie, le tribalisme, le régionalisme et empêcher enfin ceux qui veulent toujours confisquer les postes que vous devriez occuper. Ceux là même qui n’ont pas dit la vérité sur certaines affaires…. ».

Fait à Genève le 23 octobre 2016
Maître Maurice MASSENGO-TIASSE
Docteur d’Etat en droit
2è Vice Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/me-massengo-tiasse-repond-au-gouvernement-dictatorial-du-congo-sur-le-mandat-d-arret-la-pratique-de-la-torture-90.html

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:57
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom

par Abraham Avellan WASSIAMA -

Baluchons sur la tête, les populations du Pool ont repris, non pas le chemin de l’exode, mais celui les dédales marécageux de nos forêts. Poursuivis et bombardés la soldatesque du clan d’Oyo renforcée par des mercenaires étrangers, les habitants du Pool sont abandonnés à eux-mêmes.

L’on ne comprendra jamais les raisons de cet acharnement du pouvoir sur les paisibles populations de cette région, jadis locomotive du pays. Ici l’enfer dépasse les déplorables antagonismes ethniques : ni les querelles électorales, ni les intérêts mafieux des charognards de tout bord, ni même les contorsions du clan scotché au pouvoir depuis un demi-siècle, ne peuvent à eux seuls suffire à expliquer ce drame.

Folie, c’est le seul mot. Combien de morts et disparus faudra-t-il à ce pouvoir afin d’assouvir sa soif de sang ? Ce torrent de sang ininterrompu qu’on se complait à faire couler depuis des décennies témoigne d’un régime ivre. Ivre de sang.

Le pouvoir de Brazzaville qui s’empresse à vouloir jouer les bons offices chez les voisins règle les problèmes chez lui à coup de baïonnettes.

Dans cette contrée Sassou a ses complices. D’anciens ministres issus de cette région emmurée dans un assourdissant silence d’où ils sortent de temps en temps pour condamner le seul Bintsamou dit Ntumi. Il est vrai que condamner la folie de leur mentor les priverait de leurs prébendes. Et les hommes d’église où sont-ils ? Aux abonnés absents. Et nos compatriotes du Nord ? Ils ne se sentent pas concernés tant que le vent de la violence ne les atteint pas

Sous le silence des agneaux la répression s’abat tous azimuts. Les geôles prisons du Congo débordent de prisonniers politiques : J3M, Modeste Boukadia, Paulin Makaya sont les plus connus…

Ceux-là ont de la chance ! Ils n’ont pas encore été empoisonnés ou éliminés physiquement d’une manière ou d’une autre.

Après avoir fait main basse sur les richesses du pays, perverti les institutions de la république et bridé les libertés fondamentales des populations, le pouvoir de Brazzaville, aux allures faussement démocratiques, se veut à présent omnipotent et omniscient.

Il est le seul au monde à s’être octroyé une impunité sur des crimes qu’il pourrait commettre. Et il en commet. En somme, un permis de tuer.

Dès lors, l’impopularité abyssale du régime Sassou et sa haine assumée sur les malheureux habitants méridionaux du pays laissent présager un génocide. Notre liberté se paiera, hélas, au prix de beaucoup de sang et le développement à celui de la sueur. Mais l’avenir, lui, s’écrira par l’éducation.

Le combat des africains, et singulièrement celui des congolais, est une lutte de libération du joug dictatorial dépassant les seuls enjeux électoraux. Le pays, lui, est malade de ses hommes. L’homme providentiel n’étant qu’une légende, une réaction populaire s’impose afin de tourner définitivement cette page.

Abraham Avellan WASSIAMA

Sassou et le Pool, vers un lent génocide? (pdf, 381.2 kB)

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 12:21
Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Paulin Makaya

Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Le président de l’Unis pour le Congo (UPC), opposant au régime de Denis Sassou Nguesso, a été arrêté lundi. Il est poursuivi pour trouble à l’ordre public. Le tribunal a requis deux (2) ans d’emprisonnement ferme à son encontre.

Proche de feu Bernard Kolelas, éphémère premier ministre pendant la guerre civile de 1997, Paulin Makaya est tombé dans le filet de pouvoir de Brazzaville. Il lui est reproché d’avoir organisé et participé à une manifestation non autorisée en octobre 2015. Celle-ci visait un soulèvement populaire contre le référendum constitutionnel qui autorisait Sassou Nguesso à briguer un nouveau mandat présidentiel.

Le tribunal, par la voix du président de la chambre correctionnelle Valerien Endenga, l’a condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Il devra également payer 2,5 millions de FCFA d’amande.

Au mois de juin dernier, le ministère public avait requis cinq ans de prison ferme, et cinq millions d’amande contre l’opposant. Mais, ses avocats ont interjeté appel, en qualifiant ce verdict d’injuste et illégal.

Rentré au Congo en fin d’année 2014 après 17 ans d’exile, Mr Makaya demeure un farouche opposant au régime de Brazzaville. Sa condamnation est diversement commentée par les Congolais.

Un militant de l’UPC, Eloi Destin Sikoula a déclaré à la presse que « le pouvoir voulait faire plaisir ».

Pour sa part, Me Yvon Eric Ibouanga, avocat de Paulin Makaya a laissé entendre que la juridiction d’appel sera sollicitée.

Lire aussi : Congo – Brazzaville : L’opposant Makaya sera jugé pour troubles à l’ordre public

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 22:04
Congo-Brazzaville : Lettre ouverte à Paulin Makaya

Paulin MAKAYA -

Très cher Paulin,

Cela fait deux ans jour pour jour depuis que tu as décidé de quitter le confort de vie dont tu jouissais au Royaume Uni, pour rentrer au bercail et mener sur le terrain le combat de la libération de notre peuple et notre pays de la dictature, la tyrannie et l’oppression. Cette décision était prise en connaissance de cause, au regard des risques encourus. Le Congo-Brazzaville étant devenu l’une des dictatures les plus féroces au monde: broyeuse de vies et de destins. Mais ce qui est appréciable dans cette démarche c’est le fait d’avoir fait ostentation d’un esprit intrépide propre aux grands hommes d’action qui descendent vaillamment dans l’arène affronter le fauve. Le moins que l’on puisse dire c’est que ceci témoigne d’un rare courage, sinon de l’héroïsme. Comme quoi dans la vie politique, il importe d’incarner le courage de ses convictions!

Il convient de signaler qu’après la naissance de Uni Pour le Congo (UPC) à Paris, le 18 juin 2011, nous avions fédéré nos intelligences et entretenu une étroite collaboration. Le fruit du travail collégial abattu pendant de longues années est telle qu’ensemble nous avions conçu l’idéologie et le programme de notre parti, ensemble nous avions concocté et ficelé un projet de société dans la perspective d’une participation à l’élection présidentielle. Après ton départ d’Angleterre, en ce qui me concerne, le travail politique a été poursuivi dans le sens de l’érection d’une structure UPC au Royaume Uni et de la formation idéologique des membres.

D’emblée, il sied de rappeler qu’un leader politique digne de ce nom est non seulement un homme de conviction, d’idées et de vision positive et audacieuse, mais il doit incarner l’intégrité, la probité, le patriotisme et l’amour inconditionnel de la patrie. A l’évidence, l’engagement politique consiste à s’investir d’un sacerdoce pour le bien-être et le bonheur du plus grand nombre et non le contraire. Pour ce faire, en toute circonstance de temps et de lieu, il est impérieux d’avoir le sens du devoir, de prôner la responsabilité et l’exemplarité. On peut affirmer sans coup férir que tu ne sembles pas avoir failli à ce postulat, encore moins d’y avoir dérogé.

C’est ici l’occasion de porter à ta connaissance le fait que les membres de la structure UPC au Royaume Uni avaient été ébranlés et choqués par ton arrestation arbitraire, en date du 23 novembre dernier. Une arrestation dont la véritable motivation demeure, sans conteste, politique. En outre, nous étions d’autant plus préoccupés de la gravité des chefs d’inculpation retenus contre toi. Et sachant que tu es à la fois un citoyen congolais et un sujet de sa majesté la reine d’Angleterre, que nous avions initié des actions à l’endroit des autorités britanniques : le premier ministre ainsi que le parlement. Nous avions également saisi des organismes internationaux des droits de l’homme dont Amnesty international. Il ressort de ces actions que le gouvernement congolais avait été contacté et reçu des consignes particulières en vue du respect de tes droits fondamentaux relatifs à la détention, quand ce n’était une demande de libération immédiate et sans condition.

La pression subie par les autorités congolaises était telle que le juge devait en conséquence s’assurer de ta véritable nationalité en vue de ton maintien ou pas en détention. Mais en homme de conviction et malgré la perspective d’une lourde condamnation des suites d’un procès stalinien, comme le pouvoir en a l’habitude, tu n’as jamais cherché à nier ton identité profonde et initiale, à savoir ta nationalité congolaise. Nous avons apprécié le fait que tu sois resté droit dans tes bottes et de n’avoir pas courbé l’échine devant nos adversaires politiques; lesquels, hélas, ne voient en nous que des ennemis, au point de nous soumettre à moult infortunes injustes dont des humiliations, des persécutions quand ce n’est la mort.

L’histoire retiendra que, par ton courage et ta témérité exemplaires, tu étais le seul leader de l’opposition à avoir initié une marche pacifique, le 20 octobre 2015, pour protester contre un référendum fort contesté et impopulaire, imposé par Sassou Nguesso, l’effroyable tyran sanguinaire et putchiste multi-récidiviste. Ceci t’a valu des représailles de la part du pouvoir, à savoir: une tentative d’assassinat, le saccage de ta résidence et ton arrestation. Bien évidemment, Tous les chefs d’accusations initiaux à caractère spéciaux notamment : “La complicité d’incendie volontaire, la détention illégale d’armes et de munitions de guerre.” ont été purement écartés par le juge. En dernier ressort n’est retenu contre toi qu’un chef d’inculpation tout aussi farfelu et fantaisiste de : “Incitation aux troubles à l’ordre public.” Or, tout le monde sait qu’il n’y avait rien d’illégal dans cette marche, au cours de laquelle il n’était déploré aucun incident. A ce s’ajoute un fait non moins important : aucun arrêté préfectoral n’interdisait la dite marche.

En outre, nous savons pertinemment que face au fléau endémique d’achat de conscience, tu n’as jamais osé baisser le froc. C’est ainsi que te croyant moralement et psychologiquement affaibli par l’épreuve de l’incarcération, le pouvoir corrompu et corrupteur est revenu à la charge, mais de manière effrontée, tu as toujours décliné l’offre, au point de confondre les instigateurs de cette ignoble tentative de corruption. En effet, ta constante résistance aux sirènes des espèces sonnantes et trébuchantes (les fameux nguiri) n’est plus à prouver. Cette remarquable attitude relève indéniablement de la grandeur d’âme qui veut que même confronté à d’atroces souffrances, on ne se résigne pas à vendre son âme au diable. En effet, quoi qu’il arrive dans la vie, il faut savoir raison garder!

On se souviendra également que ta détention arbitraire aura eu pour conséquence la non présentation de la candidature du leader de l’UPC, que tu es, à la dernière élection présidentielle. Le pouvoir aura ainsi empêché un sérieux concurrent qui présentait d’indéniables atouts aux yeux du peuple. C’est ainsi qu’il convient cependant de signaler qu’au regard de ton intégrité, ta probité ainsi que du projet de société intitulé : un Congo uni et un Congo pour tous. Lequel projet est articulé sur la réforme du système éducatif, l’impératif d’assainissement de la sphère politique des antivaleurs, la justice sociale comme priorité des priorités et le développement économique intégral et durable, que l’UPC entendait proposer, il y’avait des fortes chances que ta candidature retienne l’attention d’une forte majorité de nos compatriotes.

Nous ne saurons cependant oublier que tu es embastillé dans les geôles d’un régime dictatorial, tyrannique, oppressif et répressif pour un idéal juste, noble et légitime: celui concourant à la libération de notre peuple et notre pays pris en otage par un clan mafieux et criminogène au pouvoir. Le moins que l’on puisse dire c’est que tu es l’un des rares leaders politiques ayant en aversion un régime qui n’a de cesse de martyriser le peuple; lequel est littéralement paupérisé et privé de la jouissance des richesses du pays, notamment la rente pétrolière. Tu es l’un de ceux qui incarnent le sang neuf qui manque cruellement au Congo, en vue de la rupture et d’impulser une autre façon de faire la politique. Tu es également l’un des rares leaders ayant pris fait et cause au sort moins enviable fait à notre peuple. En cela tu t’es montré non seulement sensible à ses souffrances, mais tu lui as prouvé ton attachement et ta proximité. Tu es enfin l’un des rares leaders qui a le courage de ses convictions et qui combat obstinément le bon combat de liberté, notamment celle de la libération de notre peuple. Manifestement, tu as assez prouvé de l’amour, l’esprit de sacrifice envers la patrie et de la loyauté envers le peuple. Mais, le moment venu, le souverain primaire, qui a une mémoire infaillible, se souviendra de toi et te le revaudra.

En somme, nous ne saurions perdre de vue que ton incarcération est fondamentalement politique et le but visé consiste non seulement à te discréditer aux yeux de l’opinion, mais surtout à compromettre ton destin et ta carrière politiques. Tout ceci est symptomatique du jeu indécent de l’intrigue politique portant gravement atteinte aux droits et libertés du citoyen ainsi qu’à la démocratie. Mais, il convient de le souligner, qu’en contrepartie, le fait passer par la case prison a la vertu de sublimer l’homme politique; surtout quand celui-ci est victime de l’arbitraire sinon d’une injuste et ignoble machination.

Nous te prions donc de garder bon courage et surtout de maintenir vivace ta capacité de résilience face à l’injuste épreuve à laquelle tu es confronté. Quoi qu’il arrive tiens bon jusqu’à l’aboutissement de ton cher idéal : l’espérance de liberté de tout un peuple!

Puisse Nzambi a Mpungu Tulendo, Dieu de nos ancêtres, te bénir abondamment!

La patrie ou la mort, nous vaincrons!

René MAVOUNGOU PAMBOU

Combattant de la liberté et leader d’opinion

Unis Pour le Congo

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René Mavoungou Pambou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Paulin Makaya
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:23
Congo-Brazzaville : Les militants de l'UPC exigent la libération de Paulin Makaya

Au Congo-Brazzaville, Paulin Makaya, candidat potentiel à la présidentielle du 20 mars, est en prison, sans jugement, depuis deux mois. Les militants de son parti d’opposition, Unis pour le Congo (UPC), réclament sa libération. Paulin Makaya a été arrêté pour avoir organisé une marche interdite, le 20 octobre dernier, contre le changement de la Constitution, alors qu’il était au départ plaignant dans une autre affaire.

En novembre dernier, Paulin Makaya, leader de l’UPC, avait été interpellé par la police alors qu’il venait expliquer au procureur de la République les raisons de sa plainte contre X, initiée suite à une perquisition menée à son domicile à son insu.

Accusé entre autres d’être un des principaux instigateurs de la marche du 20 octobre contre le référendum, il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville. Pour Eloi Destaing Sikoula, un de ses compagnons, deux mois de détention sans jugement, c’est trop.

« Il n’y a pas à prendre un leader politique, le garder en prison parce qu’on veut le marchander ! Ce n’est pas possible. Nous avons dit : la démocratie c’est la liberté d’expression. Donc, le oui et le non, ça ne signifie pas que tout le monde doit dire oui, oui », a-t-il déclaré.

A moins de deux mois de l’élection présidentielle, Paulin Makaya nourrissait des ambitions. Les militants de sa formation politique ainsi que ses avocats, convaincus que son dossier est vide, exigent sa libération sans délai.

« Là-bas, il n’a pas sa place. Il a sa place dans la politique parce que le peuple congolais veut l’entendre parler, veut l’entendre et le voir parce que c’est un homme qui a fait la différence entre la politique de chantage, des injures et la politique de propositions », a tenu à préciser Eloi Destaing Sikoula.

Par Radio France Internationale

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