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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:11
(Congo-Brazzaville) Témoignage : Contribution à la compréhension du drame du Pool

Pasteur Ntumi

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par Jean-Joseph William Otta

CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du pool. Mettant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçu...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux. En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.

Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permet aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations . Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes ;

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles. Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 23:52
(Congo-Brazzaville) Témoignage : A propos de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi

Pasteur Ntumi

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Par Yves Lekanda Lekandza Abongui

Le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste ni un rebelle ; c’est un républicain et un légaliste.

En 1998 - 2003, en prenant les armes, il a fait ce que le préambule de la constitution du 15 mars 1992 prévoyait « le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’Etat ou de l’exercer de manière tyrannique.

En 2015, en sa qualité de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, il s’oppose au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour ne pas permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

En 2016, en se fondant sur les dispositions de l’article 10 de la constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « Tout citoyen, tout agent de l'Etat est délié du devoir d'obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L'ordre d'un supérieur ou d'une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques », il a repris les armes pour résister à l’oppresseur et se défendre contre le plan machiavéliquement conçu par monsieur Sassou et son clan visant à terroriser les populations du Pool et à le tuer pour faire diversion et s’autoproclamer président de la république.

Les événements survenus le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville étaient conçus de toute pièce et orchestrés par Denis Sassou Nguesso et son clan pour non seulement faire diversion et détourner l’attention les populations afin que la cour constitutionnelle proclame sa victoire volée mais aussi pour avoir un prétexte d’attaquer le révérend Pasteur Ntumi et de maintenir un climat de tension ou de guerre dans le pays afin de faire avaler son hold up électoral au peuple congolais et de se maintenir au pouvoir.

En organisant sciemment les événements du 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville notamment à Bacongo et Makelékelé dans le but de :

Détourner l’attention des populations et créer la psychose afin de proclamer une victoire volée et non méritée et
Attaquer le révérend Pasteur Ntumi afin de maintenir dans le pays un climat de guerre, pour se maintenir illégalement au pouvoir, monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan sont donc des terroristes.

Alors qu’est-ce qu’un terroriste ?

Un terroriste est un partisan, agent du système de la terreur autrement dit un terroriste est celui qui réalise les actes de terrorisme.

Du latin terror, terreur. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la "doctrine des partisans de la Terreur" pendant la Révolution Française.

Le terrorisme désigne l'usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs : faire pression sur l'Etat, contraindre une population à l'obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie….

Le terrorisme peut prendre la forme d'attentats, d'assassinats, d'enlèvements, de sabotages, d'actes d'intimidation, etc. Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l'opinion publique, à l'intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur.

Le terrorisme d'Etat est l'utilisation par un gouvernement de mesures d'exception et d'actes violents à l'encontre d'une partie de ses administrés, sous couvert de raison d'Etat.

Le terme terrorisme désigne aussi une attitude d’intimidation, d’intolérance ou des pratiques abusives dans le domaine de la politique, de l’économie, de la justice, de la culture…

On distingue le terrorisme de la résistance (ou guerre des partisans) qui met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l'autodétermination des peuples et la lutte contre l'oppression ou contre un envahisseur. Exemple : La Résistance en France pendant l'Occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La guérilla, quant à elle, a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population.

Au regard de cette définition, force est de constater que le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste comme veut le faire croire monsieur Sassou à la communauté internationale. Ce qu’il fait c’est de la résistance car son objectif est de lutter contre l’oppression du pouvoir illégal et illégitime de monsieur Denis Sassou Nguesso.

Frédéric Bintsamou alias le révérend Pasteur Ntumi a toujours été faussement accusé par Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet, en 1998, pour le diaboliser et le discréditer, le Denis Sassou Nguesso et sa police politique ont menti le peuple congolais et la communauté internationale à propos de son stock d’armes en disant « qu’il était acquis dans le cadre d’un trafic de drogue ». Or la police politique de Denis Sassou Nguesso n’a jamais prouvé ses allégations de trafic de drogue imputé de façon sadique et éhonté

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Yves Lekanda Lekandza Abongui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool Pasteur Ntumi
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:19
(Congo/FMI) Le FMI financera-t-il la guerre de Sassou Nguesso dans le Pool ?

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Par Rigobert OSSEBI

Le corrompu Gilbert Ondongo (en haut à gauche) a soutenu Mme Lagarde le 22 mai 2011 avant l’annonce de sa candidature à la direction du FMI

Le Congo est dans une situation économique proprement dramatique, tant la crise qu’elle traverse est grave et profonde ; cela est connu de tous. En réalité, cet immense gâchis a été permis par de très hauts cadres du FMI, outre une certaine connivence politicienne internationale, durant toute la période qui a précédé l’effacement de la dette congolaise. C’était un chèque en blanc, sans conditions, qui a été fait au kleptocrate-corrupteur qui était déjà en place et qu’il a perçu comme un encouragement à saigner davantage encore les finances de son pays. Ce qu’il n’a pas manqué de faire avec ses enfants et son petit clan.

Cela a été dit et redit et c’est une vérité : le Congo n’aurait jamais dû bénéficier du programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Au début de l’année 2014, Madame Le Gal, qui était à la tête de la « Cellule Afrique » de l’Elysée avouait à l’Avocat d’un créancier de ce pays que « la dette du Congo n’aurait jamais dû être effacée ! »

L’épouse d’un Conseiller, du précédent président français, reconnaissait que « beaucoup avaient profité de cette annulation de dette… » (Version édulcorée !)

Le FMI, avec Strauss Kahn pour Directeur général, avait accordé « le Point d’achèvement », son feu vert, en Janvier 2010 contre toute attente alors que des preuves de faux-rapports décisifs circulaient tant à Washington qu’à Paris. Deux mois plus tard, le Club de Paris, dirigé par Monsieur Ramon Fernandez sous la tutelle de la Ministre des finances Madame Christine Lagarde, concrétisait un effacement de 5 milliards de dollars dont 2,6 milliards d’euros à la charge de la France. Ce Club, structure informelle logée à Bercy, était au courant des faux-rapports. Ces derniers avaient été rédigés, entre autres, par Monsieur Reza Moghadam, alors Directeur de Cabinet de Strauss-Kahn à Washington.

La liste est longue de ceux et celles qui ont contribué à cette funeste fumisterie. La responsable du Département Afrique au FMI en était alors Madame Antoinette Sayeh. Elle se félicitait que « les pré-conditions, y compris dans le cadre de la gouvernance, avaient été remplies afin de permettre au Congo d’atteindre le Point d’achèvement du PPTE ». Son arrogante assurance sur le sujet se basait sur un travail de falsifications, durant cinq années, de Yaya Moussa Représentant résident du FMI à Brazzaville.

Contrairement à José Veiga, partenaire de Denis Sassou Nguesso père et fils, qui est poursuivi par la justice portugaise pour blanchiment et corruption, le Camerounais Yaya Moussa évolue le plus tranquillement du monde à la tête de structures opaques tant à Cotonou (BAIC) qu’à Washington (Kontinent) ; sans être inquiété semble-t-il, par le Département de Justice américain pour cette dernière structure, alors qu’il est l’homme de paille notoire de Kiki-Denis Christel Nguesso, au moins pour les participations dans les champs pétroliers congolais de Total et d’ENI.

Débarrassé de ses dettes anciennes principalement françaises, le Congo de Sassou Nguesso a pu s’endetter à tour de bras auprès de la Chine. Celle-ci faisait les grands travaux à crédit, pendant que la famille présidentielle détournait toutes les liquidités. Une partie de l’argent libéré, par la grâce du FMI et du Club de Paris, avait servi à acheter des armes jusqu’en Corée du Nord. Une bonne partie stockée à Mpila, dans le fief brazzavillois du dictateur, avait alors explosé le 4 mars 2012, causant d’immenses dégâts et pertes humaines. Des milliers de victimes, en réalité, pour trois cents morts reconnus. Pour les survivants, blessés ou pas, ni pansements, ni soins, ni dédommagements. Même pour ces habitants de quartiers Nord, Sassou Nguesso ne s’est pas départi de son habituel mépris pour ses semblables congolais.

En 2016, ce qui n’a pas été anéanti par la duplicité du FMI l’a été par la chute des prix du pétrole. C’est ainsi que l’ex-Directeur général-adjoint de la SNPC, Calixte Ganongo, devenu ministre des finances du Congo alla frapper une première fois à la porte du FMI en juillet dernier ; éconduit, il y retourna à la fin septembre. Il se chuchote que Jean-Louis Borloo, plus proche que jamais de Sassou Nguesso aurait grandement contribué à déverrouiller l’accès de l’Institution aux mains de Christine Lagarde.

Petit monde de la politique et des affaires françaises : Borloo, alors avocat, fut à l’origine de l’ascension de Bernard Tapie ; ce dernier est la cause des ennuis judiciaires français de Christine Lagarde ; et pour terminer Borloo est un homme politique très courtisé pour l’échéance de 2017… Mais rassurez-vous, tout ce joli monde pourrait très bien s’entendre, à nouveau, sur le dos du Congo : Sassou Nguesso a un cruel besoin de financements pour sa guerre dans le Pool et serait prêt à toutes les concessions… !

Cependant, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Le FMI a beau eu avoir deux de ses précédents directeurs généraux (Rodrigo Rato[i] et Strauss-Kahn) salement traînés devant les tribunaux et l’actuelle sérieusement inquiétée, il n’en est pas pour autant une « épicerie familiale » dans le sens congolais de l’expression… !

Lors des sauvetages des banques américaines en 2009, par l’Administration Obama, les grandes banques comme Goldman Sachs avaient sauvé leur tête. Simon Johnson, un ancien Chef-économiste du FMI qu’il avait quitté en 2008, s’en était offusqué dans un film qui avait été consacré à cette affaire : « J’ai été assez surpris par la façon d’agir de l’administration OBAMA. Moi, en tant qu’ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j’ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c’est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c’est ce qu’ont fait les Etats-Unis ! »

Le FMI de Madame Lagarde a déjà commis une exception à cette règle en recevant Calixte Ganongo, complice de Denis Christel Sassou Nguesso dans la ruine de la SNPC et nommé par ce dernier dans le Gouvernement fantoche de Monsieur Clément Mouamba, paisible retraité appelé à 74 ans pour servir d’homme de paille gouvernemental. Ce dernier n’est pas sans trainer une ou deux casseroles de faillite bancaire au Congo, au moins celle de la BCC, pour couvrir une fois encore le tyran congolais.

De plus, l’Assemblée Nationale et le Sénat du Congo auraient dû être dissous après l’élection truquée du dictateur Sassou Nguesso en Mars 2016. Ce ne fut pas le cas, et il ne manquera pas de se poser le problème de la légitimité des engagements que pourra souscrire un ministre congolais des finances, même autre que Calixte Ganongo. Il faut rappeler que Gilbert Ondongo[ii], éventuel ministre d’Etat de remplacement, responsable de la gestion calamiteuse et criminelle des finances, fait l’objet d’une enquête au Portugal dans l’affaire José Veiga.

Le FMI pour retrouver un semblant de crédibilité au Congo doit refuser de discuter avec cette administration coupable de la catastrophe financière actuelle. « Un second chèque en blanc » pourrait rendre l’institution complice des massacres de populations dans le Pool. Et plus largement dans tout le Congo, comme il est fort à craindre !

L’immunité accordée aux fonctionnaires du FMI pourrait bien tomber du fait des abus qui ont été commis au Congo ou qui le seront. L’effacement de la dette congolaise est un boulet que le FMI traîne déjà, il lui sera difficile d’en ajouter un autre…

Rigobert OSSEBI

(Extrait du congo-liberty)

[i] http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/26/rodrigo-rato-lex-president-du-fmi-sur-le-banc-des-accuses-en-e/ Le site Huffingtonpost, appartenant à Matthieu Pigasse (et dirigé par Anne Sinclair), tellement discret sur les péripéties judiciaires de DSK, s’en donne à cœur-joie sur le prédécesseur. Est-ce parce qu’il n’avait pas été très coopératif sur le « dossier congolais » ?

[ii] La Délégation de l’Union Européenne à Brazzaville n’indique pas de nouvel « Ordonnateur national » qui représente le Congo dans toutes les activités financées sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED). C’est donc un corrompu notoire qui gère les fonds alloués par les contribuables européens… !

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 19:38
(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...

"Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", est un livre écrit en 2005 sur la guerre dans la région du Pool dont l'auteur a vécu les faits dans sa chair. Le texte ci-après en est la préface de Jean-Claude Mayima-Mbemba.

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LIVRE :

"BARBARIE ET FOLIE MEUTRIERE AU CONGO-BRAZZAVILLE - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique"

Auteur : Krysis Kilokila-Kiampassi

Edition L’Harmattan (2005)

« Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville : Un châtiment collectif pour appartenance ethnique » est un témoignage poignant sur les atrocités qui s'opèrent, en silence, dans une région : le Pool. Région à laquelle est donc dédié ce livre.

Cette région, comme toutes les autres d'ailleurs, appelée, pudiquement aujourd'hui, "Département", sans aucun doute pour mieux camoufler le caractère et les pratiques systémiques d'apartheid basés sur la discrimination et la ségrégation ethniques et tribales du pouvoir de Brazzaville, un régime venu d'ailleurs et mis en place par le biais du coup d'Etat du 5 juin 1997, a toujours été et depuis bien longtemps, le théâtre et victime de bien de tribulations. C'est dans ces tribulations que s'inscrit le martyre des figures historiques comme Tchimpavita, Mabiala-Ma-Nganga et compagnons, Boueta-Mbongo, Mbiemo et son frère Milongo, Matsoua, Ngounga, Malanda, etc., pour avoir résisté contre l'occupation française.

La région du Pool, dont Brazzaville fut la Capitale de la France Libre et qui se trouve au cœur de son territoire, pour rappeler quelques faits historiques, a été la première, dans tout l'Empire français en Afrique, à répondre "présent", sous l'impulsion du Gouverneur-Général Félix Eboué, à l'Appel du Général de Gaulle. Les premiers éléments du Bataillon qui se transformera plus tard en "Deuxième Division Blindée" du Général Leclerc étaient bien partis de cette région du Pool, aujourd'hui martyrisée, avec l'aval de ceux qui se prétendent être les successeurs du Général de Gaulle.

C'est dire que le destin de cette région est écrit avec le sang. Mais le calvaire de la région du Pool a pris une tournure beaucoup plus dramatique à partir de 1968, année d'accession au pouvoir au Congo-Brazzaville du Conseil national de la révolution (CNR), précurseur du Parti congolais du travail (PCT), dont les principaux dirigeants sont les actuels gouvernants du Congo.

Aussitôt parvenus au pouvoir, les complots imaginaires et les massacres humains ne se comptent plus. Avec eux, la privation des droits humains. La prédation de vies humaines dans cette région par le pouvoir PCT deviendra plus virulente et répétitive, et s'accélérera à partir de 1970 ; chaque fois à l'issue de coups d'Etat plus ou moins vrais, supposés ou imaginaires, mais toujours attribués aux cadres civils et militaires ressortissants de la région du Pool. En tout cas, au Congo post-indépendance, il n'y a pas une région qui voit "partir" ses enfants de façon aussi tragique et dramatique que celle du Pool. Ils sont purement et simplement suppliciés !

De nombreux ouvrages ont déjà été consacrés à la tragédie de cette région du Pool. D'autres ont décrit et dénoncé l'acharnement criminel qui s'abat sur cette région martyre, terre de prédilection par excellence de tous les prédateurs de vies humaines.

Les guerres successives, savamment préméditées, bien calculées et très méthodiquement mûries, d'une intensité jamais connue avant 1993, à l'actif des pouvoirs par procuration établis dans le pays, ravagent cette région. Aussi, en raison de l'omerta du système PCT, ailleurs et vues de loin, ces guerres sont regardées et assimilées à des guerres civiles ou inter-ethniques. Ce qui n'en est nullement le cas, car une guerre civile ou inter-ethnique suppose l'affrontement de deux voire plusieurs ethnies ou tribus. Or dans le cas d'espèce du Congo-Brazzaville, quant à la région du Pool, c'est le pouvoir établi qui chasse sur les terres de celle-ci pour y prélever ses "gibiers". Ainsi les populations civiles, abandonnées par tous, y compris la communauté internationale, et livrées à elles-mêmes, y sont systématiquement devenues les victimes expiatoires d'un système politicien inhumain de type stalinien - avec des pratiques héritées de Ceaucescu - , mis en place dans le pays avec l'aide de l'étranger.

Avec force détails, Krysis Kilokila-Kiampassi montre comment l'ogre dévore ses enfants, tandis que les vautours, les charognards et les vampires s'en donnent à cœur joie.

Volonté délibérée d'exterminer, d'anéantir, faisant partie d'un plan concerté et mûri de longues dates ou méthode préméditée pour asseoir "son autorité" (politique ?) aux fins de l'écrasement de l'autre ? La question reste posée. Cependant, l'auteur montre qu'il s'agit là d'une hégémonie basée sur un critère purement tribal ayant pour conséquence l'extermination totale d'un peuple et donc aussi l'annihilation de la culture kôngo. Tel est le pan de l'histoire dont les experts auront plus tard à démêler les écheveaux.

Dans Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Krysis Kilokila-Kiampassi dissèque le quotidien des populations oubliées et abandonnées à leur sort.

Malgré la propension au crime tous azimuts et l'engouement du système PCT à verser le sang humain sans sourciller, assuré de l'impunité la plus absolue relayée par certaines capitales européennes, l'auteur ne se résigne pas. Il témoigne pour que la réalité qu'il dénonce ne passe en pertes et profits, et ne rentre pas dans le registre des "oubliés" de l'Histoire.

A travers ce livre, il met à la portée de l'opinion nationale et internationale, ce que l'on s'évertue à cacher, que l'on passe sous silence et que leurs auteurs ne voudraient nullement voir étalé à la place publique. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Dans cette trame tragique et dramatique, l'auteur ne manque pas de relever qu'il y a d'un côté, une résistance qui n'a pas eu assez d'autorité pour contrôler ses éléments devenus indisciplinés et donc en proie à l'anarchie. De l'autre, un régime issu d'un coup d'Etat, né du sang, qui n'arrive pas à se surpasser, incapable de canaliser les excès de ses "hommes", de se "civiliser", d'asseoir l'Etat de Droit, de réconcilier véritablement le peuple congolais avec lui-même. Mais au contraire, c'est dans un flot de sang qu'il conduit les Congolais vers une destinée inconnue. Ce régime y trouve donc une réelle délectation, sinon il aurait tout fait pour stopper net ces "dérapages" (sic).

En conséquence, au regard des éléments présentés dans ce livre réquisitoire, il convient donc de relever et d'affirmer ici que, de part son manque d'un plan pour une concorde nationale, le système de Brazzaville ne doit sa vie et sa survie qu'à travers une politique de répression aveugle sans laquelle il n'aurait plus aucune existence. Le régime PCT reste et demeure un système stalinien et fasciste au sens propre des termes.

En tout cas, ce "châtiment collectif pour appartenance ethnique" infligé à la population du Pool est la preuve, sans appel, que le régime de Brazzaville masque ses limites, ses insuffisances, et donc son incapacité à gouverner le pays et, partant, à insuffler une dynamique pour sortir le pays du chaos dans lequel il l'a plongé.

[...]

Par ailleurs, il convient de souligner, de relever cette autre bizarrerie que sont les discours d'un chef d'Etat, bourreau, qui culpabilise ses victimes. Un type de discours qui rappelle une certaine période douloureuse assez récente de l'humanité, mais non encore estompée au niveau de la conscience universelle.

Subséquemment, en scrutant et décortiquant le verbe du soi-disant "'homme fort de Brazzaville", il apparaît nettement que le sort réservé aux populations de la région du Pool est bel et bien un véritable "châtiment collectif pour appartenance ethnique". Le développement du livre nous en convainc à maintes reprises.

D'où cette question qui tombe dans le sens : "Qu'est-ce donc un génocide", si ce qui se passe dans la région du Pool n'en est pas un ?

Certes, sans doute par pudeur, l'auteur du livre n'a pas osé utiliser l'expression. Il laisse donc au lecteur la latitude de se forger une opinion et d'en faire une déduction au fur et à mesure qu'il avancera dans sa lecture.

Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, ouvrage qui passe au peigne fin, de fond en comble, la tragédie de cette région martyrisée, traumatisée et à travers lequel l'auteur expose et détaille les faits très minutieusement, est sans doute le livre qui a manqué jusqu'ici. Il vient à point nommé.

Au-delà de son exposé et tout au long de son développement, c'est un cri du cœur, un véritable SOS que lance Krysis Kilokila-Kiampassi en direction de l'opinion et la communauté internationales. Ce témoignage en fait foi.

Ainsi, en direction des autorités de Brazzaville, ce message : "Que retiendra l'histoire de votre œuvre macabre ? La bestialité gratuite dont vous l'émaillez ! Que dira la postérité quand on lui apprendra votre œuvre ? Sans doute versera-t-elle des larmes de honte, lorsqu'on lui dira… !"

Et en direction des Congolais, sympathisants ou pas de l'un ou l'autre camp, vecteurs de la "barbarie et de la folie meurtrière au Congo-Brazzaville", particulièrement dans la région du Pool, je dis qu'il est du devoir de tout être humain en général, et de tout Congolais en particulier, de prendre conscience de cette tragédie et du calvaire qu'on fait subir aux populations de cette région, avec leurs lots de misères et de centaines de milliers de victimes générées par les deux camps, d'autant qu'aucun d'entre eux ne peut se dire ou prétendre être innocent.

Avec ce livre, l'opinion et la communauté internationales ne pourront plus prétendre qu'elles n'étaient pas au courant du danger de mort des populations de la région du Pool. Ce serait non-assistance à peuple en danger de mort. Et l'histoire le retiendra.

Nous avons espoir que cette communauté internationale finira par prêter attention à ce cri d'alarme, à cet appel de détresse... Alors, c'est ici qu'elle se devrait de réagir pour faire intervenir le fameux concept du "droit d'ingérence" pour aider ces populations persécutées, mais aussi et tout simplement, pour que le droit à la vie et la dignité humaine soient respectés dans leur plus simple expression, en toute indépendance et en toute objectivité, sans entraves aucunes.

Car, l'on ne peut indéfiniment continuer à fermer les yeux, fouler les lois aux pieds sur les massacres humains d'une telle ampleur au nom d'on ne sait quelle autre "loi" méconnue, non écrite et non promulguée.

Après l'ère de la bestialité, de la violence et de la cruauté, après l'ère de la haine, de la désunion et de la division, il faut que l'ère de la rencontre des âmes fasse son entrée.

Quand donc le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest du Congo-Brazzaville se coudront-ils pour former un tissu indémaillable, si le pouvoir est toujours au bout du canon ?

Quand les Congolais, même ceux qui sont au pouvoir ou qui en vivent, ainsi que les "amis" prétendus du Congo, seront-ils écoeurés par tant de sang humain versé ?

La Paix, la Liberté, la Démocratie, le Droit à la Vie et la Dignité humaine ne sauraient être, comme une chasse gardée, un monopole et un luxe réservés spécialement à une certaine sphère.

(Ce texte en est la préface de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA)

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Président de l'association Union-Congo

(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...
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Krysis Kilokila-Kiampassi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pasteur Ntumi Pool
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:34
(Congo-Brazzaville) Avec le Pool, le Congo en danger ! Comment sortir de la crise ?

Par Jean Luc MALEKAT

Dans quelques jours, cela fera une année que la nouvelle constitution illégale, au travers d’un référendum tronqué et truqué, nous a été imposée. Peu importe que la consultation, qui l’avait précédé, ait été déclarée légitime par Monsieur François Hollande le 21 octobre 2015 et qu’aujourd’hui même la France exhorte le président Joseph Kabila à respecter la sienne.

Quoique que cette constitution ait été taillée aux mesures d’une tyrannie qui veut s’éterniser à la tête de notre pays, aucun des droits qui y sont inscrits n’ont été respectés. Tous les droits élémentaires et libertés sont bafoués sans exception. Les prisons sont remplies d’opposants et de démocrates alors que le pays, son économie et ses finances sont aux mains de délinquants notoires qui, eux, sont en liberté. Il ne se passe pas de semaine que dans la presse internationale, de Suisse, du Brésil, du Portugal ou d’Australie, des scandales financiers écornent les dirigeants des mines, du pétrole ou des finances de notre pays.

Quant à la population, chaque jour lui apporte son lot de désolations liées à une mauvaise conduite de l’Etat depuis deux décennies. La crise que traverse le pays est grave et profonde. Les liquidités et les ressources ont disparu comme les carburants aux stations services. Les entreprises ferment et le chômage frappe plus sévèrement que jamais nos compatriotes. La misère est grande, les populations n’arrivent pas à se nourrir normalement, le système éducatif est désintégré, dans un état de délabrement total, notre système de santé moribond, la mortalité n’épargnant aucune frange de la population.

Le Congo n’est pas seulement en situation de faillite, le Congo a été tué économiquement par une bande de prédateurs sans scrupule, sans foi ni loi, mais qui bénéficient surtout d’une impunité totale. Tout a été bradé, vendu, dépouillé au moins offrant du moment qu’il était du clan ou de la famille.

Ce système n’a fait que perdurer dans l’illusion d’un pseudo bon fonctionnement de l’Etat pour permettre l’enrichissement sans limite de quelques-uns. Il se devait de jeter l’éponge. Au lieu de cela, il s’entête et s’acharne sur de malheureuses populations comme pour y trouver des responsables.

Ce qui se passe dans le Pool, depuis le mois d’avril dernier, relève d’une instrumentalisation diabolique d’un conflit, créé de toutes pièces, afin de masquer l’échec d’un règne, sans partage, qui inéluctablement tire à sa fin. C’est pour masquer l’énormité de la déconfiture d’un pouvoir arrogant que l’on bombarde, que l’on mitraille et que l’on tue nos parents, hommes, femmes et enfants, de cette région ; et que les quelques-uns qui ont tué économiquement notre cher pays, y envoient d’autres jeunes militaires, d’autres parents, pour y donner la mort et peut-être l’y trouver eux-mêmes.

Les Forces Armées Congolaises n’ont jamais été constituées, ni destinées à exercer leurs armes contre des populations civiles ; qui plus est de notre propre territoire et plus encore pour servir les intérêts égoïstes et personnels de quelques-uns ! Nous ne tolérons pas ce déchainement de violences à l’encontre de qui que ce soit. Plus que la violation de la dernière constitution, que nous ne reconnaissons pas, ces pertes humaines, ces populations en fuite, ces villages détruits constituent des crimes contre l’humanité pour lesquels les responsables devront rendre des comptes.

Le secours tant attendu ne viendra pas de l’extérieur. Contrairement aux pays voisins, la situation du Congo n’intéresse personne. L’Union Européenne tend à peser de tout son poids au sujet des élections passées au Gabon et à venir en RDC, ou sur la situation qui prévaut au Burundi.

Nous devons nous-mêmes prendre notre destin en main.

Alors c’est au travers d’un Groupe de contact constitué depuis plus de deux mois en France et dans d’autres pays que, Nous, des Congolais de la société civile et des représentants de différentes composantes de la classe politique, notamment de l’opposition au régime de fait de Brazzaville, réclamons et préconisons l’organisation d’une Conférence Internationale sur le Congo entre les parties prenantes de la crise politique en cours au Congo-Brazzaville, sous l’égide de la Communauté internationale.

  • Pour sortir par le haut de l’impasse dans laquelle le projet de changement de constitution a plongé le pays ;
  • Pour espérer concilier les différentes positions au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • Pour convaincre les différentes parties prenantes et investisseurs du Congo que ce dialogue est inéluctable ;
  • Pour réunir les conditions de mettre un terme au dialogue de sourds qui prévaut (chaque partie prônant son approche), afin qu’il ne donne lieu à une foire d’empoigne et ne se termine en queue de poisson.

L’élaboration des Termes de Référence (TDR) de cette Conférence Internationale sur le Congo se fait dans le cadre d’une démarche de travail collaboratif au sein d’un groupe de réflexion.

Parmi les personnalités de l’opposition intérieure soutenant cette démarche, nous pouvons citer entre autres : Jean Marie Michel MOKOKO, Parfait KOLELAS, OKOMBI SALISSA, Charles Zacharie BOWAO, Clément MIERASSA, Jean ITADI etc…

Le Groupe de contact comprend entre autres des représentants des personnalités ci-dessus cités ainsi que des membres de la société civile.

Cependant il est nécessaire que des conditions préalables à cette Conférence Internationale sur le Congo soient respectées et entre autres il faudrait pour ce dialogue :

  • Qu’il soit inclusif, pas un monologue du pouvoir avec « ses opposants » ;
  • Qu’il se tienne à l’étranger dans un pays ami donnant des gages de neutralité ;
  • Qu’il soit précédé par la libération de tous les détenus politiques ;
  • Qu’il soit mis un terme à la traque et répression des leaders de l’opposition ;
  • Qu’il soit mis fin aux hostilités dans toutes les régions du Congo et en particulier dans le Pool ;
  • Qu’il se fasse sous l’égide de la communauté internationale (ONU, UE, UA, France et USA) réunis en Groupe International de Contact [GIC]) et des Forces Morales (Conseil Œcuménique ou autres);
  • Qu’il soit présidé par un médiateur consensuel et indépendant
  • Que la sécurité des délégués de toutes les parties soient assurées pendant et après la rencontre ;

Pour ce faire, des pressions de toutes sortes sont nécessaires afin de parvenir à cela : Actions diplomatiques, Actions judiciaires, Actions économiques et Financières, Solidarités Panafricaines et mondiales etc…

Souvenons-nous, il y a plus de 25 ans, de la Conférence Nationale Souveraine. C’est le peuple congolais tout entier qui a fait l’autopsie du régime monopartiste et au terme d’une Transition, a mis en place une Constitution votée en 1992 et des élections libres, transparentes et non contestées.

Pourquoi ne pas réessayer cette expérience ?

Jean Luc MALEKAT

Membre du Groupe de Contact

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 01:59

INTRODUCTION :

"Le secret du changement, c'est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l'avenir." (Socrate).
Ci-dessous, l'éloquent communiqué de Union-congo Asso. Il dit les tribulations des Peuples à la merci des mystificateurs de la chose publique.
Dans ce carnage des populations du Pool, le mutisme complet de ceux qui, hier encore ne juraient que par l'Unité et l'indivisibilité du Congo, donne à réfléchir au tout-venant.
"Ne pas perdre de vue que nous n'avons jamais essayé l'Union Nationale, prélude à l'Unité nationale. Ceux qui prétendent passer outre, précipitent les Peuples les uns contre les autres. L'état des lieux s'impose, car ceux-là sont ceux-là qui ont engagé leurs responsabilités dans les massacres qui nous endeuillent. Leur responsabilité est engagée." (Modeste Boukadia).
Qui en sont les donneurs d'ordres ? Qui en sont les exécutants ? Quelle part pour chacun des ministres de ces gouvernements ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

JEAN-FRANCOIS N'DENGUET DOIT CESSER DE PRENDRE

LE POOL POUR SON ASSURANCE-VIE.

Quand Sassou Nguesso prend la décision de relever Jean-François N'DENGUET de ses fonctions de Directeur Général de la Police Nationale, on assiste à une recrudescence de braquages et de déstabilisation des régions du Sud-Congo par le Pool avec la complicité des 12 Apôtres, les ex-combattants de Willy MATSANGA, que le Directeur de la Police fait loger dans sa propriété de Ouenzé (Brazzaville -Nord).

Il y a quelques jours, Sassou Nguesso et ses enfants avaient pris la décision de virer le Directeur Général de la Police et Jean-Dominique OKEMBA, patron des services de sécurité, qui avait sacrifié son numéro 2, le colonel Marcel NTSOUROU, à la suite des explosions du 4 mars.

Dès que la décision de leur départ connue, la région du Pool brûle. Comment comprendre que ni la Gendarmerie ni les Forces Armées Congolaises ne communiquent sur ce qui se passe dans le Pool, alors que ce sont les jeunes recrues militaires qui sont tuées, mais c'est la Police de N'DENGUET, via son ministre de pacotille, qui communique par des mensonges relayés par le représentant de RFI ?

Aussi, l'Association Union-Congo :

- Demande à JEAN-FRANCOIS N'DENGUET de cesser de prendre le Pool et les Cinq Terres du Sud-Congo pour son assurance-vie pour rester en poste ;

- Met en garde les 12 Apôtres, ressortissants du Pool, qui agissent sous les ordres de N'DENGUET pour faire porter la responsabilité aux vrais Ninja ;

- Rappelle que le retour au calme est conditionné par la libération de tous les prisonniers politiques comme l'exige les Nations Unies, l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique, conformément à l'Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Fait à Paris, le 1er octobre 2016.

Secrétariat Général

Association UNION-CONGO

Communiqué de presse : Jean-François Ndenguet doit cesser de prendre le Pool pour son assurance-vie (pdf, 604.4 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Pasteur Ntumi
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 01:08
(Congo-Brazzaville) Coup de sang : la folie meurtrière de Sassou dans le Pool

Pasteur Ntumi (dos) et Sassou Nguesso

Au moment où l’on parle de « dialogue » » et du « vivre ensemble » au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso s’amuse à son exercice favori : casser du « Moukongo ».

Ayant rompu avec ce Dieu que Freud appelle le logos ou la raison, le khalife d’Oyo continue le bombardement des localités du Pool sous le regard indifférent de la communauté internationale qui a les yeux tournés à Alep en Syrie, à Beni, à Kinshasa en RDC, à Libreville au Gabon. Un véritable vent de folie souffle à Mpila après la tricherie électorale. Sassou embastille tout azimut, tue à tour de bras, flambe l’argent du Congo comme un forcené. Face à la folie meurtrière de Nguesso en pays Kongo/lari, Claude Alphonse Nsilou, Isidore Mvouba, Adelaïde Mouhani, Hellot Mampouya, Euloge Landry Kolelas, Théodorine Kolelas, Jean-Pierre Manoukou Kouba, Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, Prosper Nkonta Mokono, Kakou Aron, Rosalie Matondo, etc., ne sont pas capables d’occuper la presse pour dénoncer. Aucun sentiment d’indignation comme le recommande Stéphane Hessel. De condamnation de principe, point. Aucun geste d’accusation comme Zola, même pour la forme. Ils sont aphones.

Silence du Nord
A Brazzaville, on continue de vaquer tranquillement à ses occupations. Les généraux Nianga-Mbouala, Ndenguet, le lieutenant Ata circulent librement. Leurs avoirs à l’étranger ne sont pas gelés comme ceux des généraux Célestin Kanyama, Amisi Kumba et John Numbi de la RDC. Pourquoi n’observe-t-on pas une solidarité à l’endroit des populations du Pool bombardées régulièrement par les escadrilles de la mort de Sassou Nguesso ? (Ezali ba kongo ya pamba pamba se dit-on mezzo voce dans les quartiers nord). Tous les yeux sont braqués sur celui qui, semble-t-il, est arrivé en tête des élections du 20 mars 2016. Guy Brice Parfait Kolelas devrait-il être le seul à monter au créneau ? Où sont passés les dignitaires de cette région ? Aux abonnés/absents ? Pour l’honorable Aimé Emmanuel Yoka, on peut comprendre, car c’est un démago. Il reste qu’aucune voix de la partie septentrionale n’a condamné les tueries de Sassou Nguesso dans la région du Pool. Pourquoi ? Parce que « La locomotive » compte pour quantité négligeable ?

Deux poids, deux mesures

Depuis la discrimination autour de la béatification du Cardinal Emile Biayenda (Cf. Congo Liberty « l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?) » L’Eglise catholique du Congo-Brazzaville a avalé sa langue sur les déboires du peuple Kongo contrairement à celle de la RD Congo qui a donné de la voix suite aux événement survenus le 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa. Le pape François s’est fendu d’un communiqué pour condamner les exactions commises par les hommes de Joseph Kabila Kabangé. Il y a deux poids, deux mesures car on ne comprend pas pourquoi les expéditions meurtrières de Denis Sassou Nguesso ne suscitent aucune indignation de la communauté internationale ! Pourquoi redoute-t-on la perspective de voir la locomotive du Congo (métaphore du développement ) se remettre sur les rails depuis l’accident politique de 1969 provoqué par le marxisme de Marien Ngauabi ? Car il faut bien que ce pays émerge réellement un jour.

Des prisonniers à n’en plus finir
Devrait-on se rendre à l’évidence que les populations du Pool sont les « Bala ba nsana » (orphelins) ? Ici, on peut parler de corruption et d’anathème. En effet, l’Episcopat du Congo-Brazzaville qui a reçu un don immobilier de la part de Sassou Nguesso n’a jamais prêché la théologie de la libération chère aux églises de l’Amérique latine. Depuis sa victoire au forceps Denis Sassou Nguesso (8%) a les coudées libres. Il bombarde et tue au vu et au su de tout le monde. Foin des Droits de l’Homme. Il jette sans ménagement en prison des leaders de l’opposition. « Des prisonniers à la pelle », déplore-ton sur les réseaux sociaux. Les derniers en date sont : Augustin Kala-Kala et Igance Romain Ngambou alias Nzété. La communauté internationale observe sans broncher. « Circuler, il n’y a rien à voir », semblait avoir dit, en définitive, François Hollande à l’écrivain Alain Mabanckou.

Résistance Ninja
Face à un arsenal militaire, aussi coûteux que sophistiqué, manipulé par des experts israéliens à la solde de Sassou, c’est un véritable miracle quand les Ninja de Ntoumi arrivent à faire des morts dans les rangs de l’ennemi composés de mercenaires tchadiens, rwandais et centrafricains. Les Viet infligeaient les mêmes pertes dans les rangs yankee pendant la guerre du Vietnam. En raison de la trahison de ses propres leaders, la région du Pool est touchée au cœur de plein-fouet comme La France sous Pétain. Personne ne vient à sa rescousse. Ntoumi serait-il le Ho Chi Min local comme on le lit sur les sites, les blogs et les tweets ? Il y a quelque chose de surréaliste dans la traque de Ntoumi par Sassou. Les mystiques prédisent la débacle du général de l’Alima : il est plus facile pour ce dernier de retrouver une aiguille dans une botte de foin que de mettre la main sur le Pasteur de Soumouna. Mais soyons prosaïques, car, en vérité « paille dans une botte de foin », Ntoumi dans le Pool est partout et nulle part, comme l’Arlésienne. Il connaît la région comme sa poche. Son message à destination de Monsieur 60 % est à la fois dramatique et comique : « Viens me cherchez si j’y suis. »

Faux prophètes
Pour l’heure on assiste à des fausses doctrines religieuses clamées par des marchands du temple. Les églises de réveil qui pullulent au Congo-Brazzaville observent un mutisme coupable alors que La Bible regorgent de versets d’insoumission et de rédemption qui n’attendent que d’être prêchés dans leurs sermons quotidiens. Mais, disions-nous, le culte du veau d’or prévaut, ici, sur les commandements divins.

Qui détruit la terre gagne la guerre
Quand les Cobras arrivent dans les localités de la région, ils abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre » écrivait Honoré de Balzac. Sous le prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi, l’homme d’Edou/Penda déstabilise l’écosystème de la région du Pool qui commençait à peine de se remettre d’une longue période de guerre déclenchée par le même Sassou Nguesso contre le Pasteur Ntoumi, devenu entre-temps, dans l’entre-guerre, conseiller à la présidence de la République chargé de la réparation des séquelles de guerre.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Ayessa et Pasteur Ntumi

Ayessa et Pasteur Ntumi

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Pasteur Ntumi Sassou Nguesso PCT Pool
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 00:01
(Congo-Brazzaville) Le silence coupable des Congolais sur les massacres dans le Pool

Ntumi-Sassou -

Par Patrice MIAKASSISSA

Après le massacre d’Ikonongo avec l’assassinat de Pierre Anga, Sassou s’ingénie à décimer encore le peuple du Pool et ainsi vouloir se faire la peau du Pasteur Ntumi. Tout ceci se déroule dans un silence assourdissant qui frise le mépris tant au niveau national qu’international.

Il y a des causes nobles qui unissent les citoyens d’un pays et celle-là en est une. Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas. Malmenés comme les Juifs le furent à un moment de l’histoire, les populations du Pool, depuis longtemps, ont toujours payé un lourd tribut à ce qui semble être des errements successifs des différents gouvernements congolais. Nous avons été victimes des exécutions sommaires au petit matin, des emprisonnements arbitraires et des bombardements des quartiers et villes. Le calvaire continue pour nous autres qualifiés de « valets locaux de l’impérialisme imaginaire » par des communistes convertis opportunément à la démocratie et non par conviction. Le summum de la cruauté est atteint quand l’un de nos dignes fils, l’ancien Président de la République Alphonse Massamba-Débat se retrouve sans sépulture car volatilisé dans la nature comme s’il n’avait jamais existé. Nos plaies ne seront jamais refermées tant que la lumière ne sera pas faite sur ce dossier. Nous avons le droit de rendre un dernier hommage digne à l’un des nôtres et de faire notre deuil devant ce qui restera encore de sa dépouille. Nous sommes de la race de ceux que l’on opprime, mais encore pour combien de temps ?

Quand le droit est bafoué, c’est l’honneur de la république qui est sali. Et rien que pour cela tous les démocrates congolais devraient dire NON, réaffirmer leur désapprobation vis-à-vis du génocide qui se passe dans le Pool. Devrions-nous être rayés de la carte du Congo, afin que Sassou réalise avec la complicité tacite des autres son dessein d’une royauté au Congo ? Ne vous méprenez pas car le Pool est encore le dernier verrou qui nous maintient dans la république.

Oui, je suis meurtri à double titre. En tant que ressortissant de ce département qui a forgé ma vision d’homme pour y avoir passé une partie de ma scolarité, et en tant que Congolais qui ne peut rester silencieux devant ce qu’il y a lieu d’appeler maintenant l’innommable. « Se taire est pire encore ; toutes les vérités tues deviennent vénéneuses ». Jusqu’à preuve du contraire au nom de l’unité nationale et du principe intangible du respect de nos frontières, le Pool fait toujours partie du Congo. Loin de nous malgré nos souffrances, l’idée de faire cavalier seul. D’aucuns nous regardent régler seul un différend créé et voulu par le Prince d’Édou qui nous voue une haine viscérale.

C’est le gouvernement de fait qui communique sans vergogne sur sa propre barbarie dans le Pool, pendant que d’autres s’affairent dans une convention de l’opposition faite de bric et de broc telle une auberge espagnole. Devant le silence de ceux des nôtres qui profitent des largesses de ce pouvoir, il y a lieu qu’ensemble avec tous les autres nous disons NON à cette barbarie. Je ne puis continuer à avoir honte d’être un ressortissant du Pool, à avoir les yeux remplis de larmes, la gorge nouée, l’estomac serré, à marcher la tête baissée, le dos courbé, car maintenant Il faut prendre le taureau par les cornes bien que l’issue puisse parfois être fatale. N’est-ce pas notre grandeur que de risquer nos vies pour nos idéaux ?

Celui qui se défend contre l’envahisseur ne peut être considéré comme un bandit. En cela le Pasteur Ntumi est un résistant qui mérite toute notre sympathie et considération. Ce dernier agit là où d’autres couchent et se couchent. Certains diront que ces pratiques sont inacceptables dans un État de droit. Mais dans une république sans foi ni loi comme le Congo-Brazzaville de Sassou, nous disons que c’est l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. A tous ceux qui disent travailler en silence, je réponds que je préfère « la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».

J’ai un rêve. Celui où tous les Congolais, enfants, jeunes, adultes et vieux se révolteront du sort actuel qui est le leur. Ne restons pas dociles, car « un peuple de moutons engendre un gouvernement de loups ». Après le Pool ce sera le tour de quel autre département ? Un climat d’insécurité semble déjà gagner les populations paisibles de la ville de Pointe-Noire avec des braquages à répétition. C’est la guerre civile qui pointe à l’horizon.

Il faut qu’on se le dise. Tant qu’il n’y aura pas la paix dans le Pool, c’est le Congo tout entier qui ne sera jamais en paix. Le Pool ne pourra continuer éternellement à pleurer ses morts et vivre dans des conditions indignes. Le Pool vaut bien une « trêve des confiseurs » afin de mieux vivre en paix. Nous ne fermons pas la porte au dialogue inclusif qui tôt ou tard s’impose. Plutôt tôt que tard car la situation devient intenable. Comme disait Norbert Zongo « nul n’aura d’avenir dans un pays qui n’en a pas ».

En politique comme en entreprise et dans la vie, on a tout un tas de problèmes. Les priorités du moment en termes de feuille de route sont :

  • l’arrêt immédiat des bombardements dans le Pool, afin de nous épargner davantage des pertes inutiles en vies humaines,
  • la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, d’ailleurs il y’en a 4 millions au Congo,
  • le retour de tous les exilés politiques,
  • la tenue du dialogue inclusif entre tous les Congolais afin de discuter sans ambages du respect de l’ordre constitutionnel et de l’avenir de notre nation.

Le temps des joutes électorales viendra par la suite et le peuple souverain départagera les différents protagonistes.

« Aucune paix n’est possible tant qu’il y a en vous des luttes, des tensions, de la peur. Comment peut-il y avoir la paix sur terre si c’est la guerre en vous ? ». Sai Maa.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Firmin Ayessa et Pasteur Ntumi

Firmin Ayessa et Pasteur Ntumi

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Patrice Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pasteur Ntumi