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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:23

Pilonnage et pulvérisation du Pool par des mercenaires Ukrainiens

 

 
 Derrière les discours et les déclarations de circonstance, se cache une triste réalité, celle d’une opposition du Congo-Brazzaville à la peine et une majorité présidentielle sans foi ni loi.

Hold-up réussi

En Afrique, les séquences post-électorale constituent un cauchemar pour les leaders politique à la quête d’un point de chute pour s’assurer des meilleurs lendemains dans la perspective d’échapper au théorème suivant lequel : « ceux qui l’emportent, gagnent tout et les malheureux perdent tout  ». Au Congo-Brazzaville, la situation de la plate-forme IDC-FROCAD élargie à la composante JMMM relève d’un positionnement politique nuancé. Mais, en politique, les nuances comptent, elles parlent et elles disent quelque chose. La bataille des leaders pour le positionnement politique qui fait rage sous les yeux hagards des populations du Congo-Brazzaville participe de cette logique. La période post-présidentielle a tourné à une foire d’empoigne pour l’alliance IDC-FROCAD et la composante JMMM. Denis Sassou Nguesso qui s’agrippe au pouvoir et qui manie le bâton et la carotte, est en passe de réussir son hold-up électoral du 20 mars 2016 c’est-à-dire la pulvérisation de l’Opposition et la tétanisation de l’Eglise (sans parler d’anathème).

L’Opposition sens dessus-dessous

 La plate-forme IDC-FROCAD a été transformée en une hydre à trois têtes. Mathias Dzon, donnant du « A son Excellence, Monsieur le Président » à Denis Sassou Nguesso, qui balaye d’un revers de la main l’idée d’un chef de file de l’opposition. L’IDC-FROCAD incarnée par Claudine Munari Mabondzo droit dans ses baskets et Serge Blanchard Oba qui s’est prononcé pour le maintien de Sassou Nguesso jusqu’en 2020 sans que cette sortie ne suscite des remous. Et, enfin, Guy Brice Parfait Kolelas qui prône une large opposition allant de Pascal Tsaty Mabiala, Paul-Marie Mpouélé qualifié naguère de « mountoudia » (sangsue ) par le patron de « Youki » , à Jean Michel Bokamba yangouma, Anguios Nganguia Engambé en passant par Kinioumbi Kia Mboungou et Nicéphore Fyla de Saint Eudes. Si la convention proposée par Guy Brice Parfait Kolelas devrait se tenir, elle se résumerait à un ramassis de personnalités ayant cautionné le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et reconnu la victoire de Denis Sassou Nguesso. En effet, par-delà les nuances programmatiques, les divergences de gouvernance et même les désaccords de valeurs, les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et la composante JMMM ne savent pas où donner de la tête ou plutôt s’interrogent sur la stratégie à amorcer après le passage en force du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso qui dispose de mercenaires, d’une police politique et d’un arsenal militaire impressionnant.

« Dialogue », vous avez dit dialogue ?

S’il existe un point de litige entre les leaders de l’opposition, c’est bien entendu le dialogue. Denis Sassou Nguesso qui est passé maître dans l’art de l’esquive a déjà trouvé une martingale à la crise politique post-électorale du Congo-Brazzaville : le vivre ensemble. Quoiqu’en ordre dispersé, l’appel au dialogue sans exclusive a été substitué au concept de « vivre ensemble  » par Denis Sassou Nguesso et son premier ministre Clément Mouamba qui a reçu l’assentiment de Serge Blanchard Oba, ci-devant porte-parole de l’IDC en l’absence D’André Okombi Salissa disparu des écrans radars. Les populations du Congo-Brazzaville connaissaient l’aversion de Denis Sassou Nguesso à toute idée du dialogue, synonyme de la perte du pouvoir à l’instar de la conférence nationale souveraine de 1990. Le prétexte a été vite trouvé. « Pas de dialogue dans le sang  » a déclaré Clément Mouamba, premier ministre de fait de Sassou Nguesso à l’occasion de la cérémonie des hommages des victimes tombées dans le champ du Pool du 11 octobre 2016. Fermez le banc.

Clément Mouamba versus Thierry Moungalla

A quand les hommages pour les autres victimes ? Y aurait-il deux catégories de victimes ? Les bonnes et les mauvaises ? Evidemment, Clément Mouamba, instruit par Sassou Nguesso, et enfermé dans une bulle de kevlar, a une autre lecture des événements dans la région du Pool. « Il n’y a jamais eu de bombardement dans le Pool ni d’État de siège. Je suis désolé d’entendre pareilles choses au niveau de la représentation nationale », a-t-il déclaré (Les Dépêches de Brazzaville, 20 octobre 2016), en réponse à l’une des questions du député de Kinkala Guy Brice Parfait Kolelas sur les bombardements dans le Pool et l’État de siège dont ferait l’objet cette partie du pays.

Que font donc les hélicoptères de combat pilotés par des ukrainiens dans le ciel du Pool ? Difficile de faire croire que ces engins de mort se livrent à des baptêmes de l’air dans les localités du Pool. Devant la représentation nationale, Clément Mouamba nie l’évidence et la réalité des faits contredisant le porte-parole du gouvernement Thierry Moungala et le colonel Moukala Tsoumou, porte-parole de la police, qui ont, eux, par contre, justifié les bombardements dans le Pool sans pudeur.

Comment rendre hommage à d’autres morts si on nie qu’il y a une guerre dans la région du Pool ? Apparemment les paradoxes ne semblent pas impressionner les partisans du « vivre ensemble. »

L’Eglise

Denis Sassou Nguesso a réussi la performance de diviser l’Eglise catholique en instillant la graine de l’ethnocentrisme. « La hiérarchie semble paralysée par des contradictions internes. Les neuf évêques de la conférence épiscopale sont divisés  », témoigne un acteur de l’Église congolaise, « les deux originaires du nord, la région de Sassou Nguesso, penchent plutôt du côté présidentiel. Les trois évêques européens, deux Français et un Espagnol, ne se sentent pas autorisés à dénoncer les dérives actuelles au motif qu’ils ne sont pas Congolais. Enfin, les quatre évêques du sud ne veulent pas braquer leurs collègues du Nord (La Croix, 18 avril 2016). ». Ce mal est aussi présent au niveau de l’Eglise. L’épiscopat du Congo-Brazzaville, traversé par des divisions ethniques, après un long silence, est sorti du bois et a planté le théâtre de la sortie de crise dans le message du 16 octobre 2016 : le dialogue. « Nous, Evêques du Congo, vous rappelons que le dialogue véritable constitue la pierre angulaire de toute vraie démocratie. Nous demandons vivement à nos responsables politiques d’œuvrer dans ce sens en vue du retour définitif de la paix au Congo en général et dans le Pool en particulier. Que l’Etat prenne ses responsabilités de garant de la paix et de l’unité nationale  ».

Législatives

Certains leaders politiques de l’opposition se situent déjà dans la perspective des législatives de 2017. C’est le cas de Pascal Tsaty Mabiala qui bat déjà campagne dans le « Niboland » et l’UPADS, de manière insidieuse, et sans le dire, c’est l’horizon vers lequel se tourne désormais le « Youki » de Guy Brice Parfait Kolelas. Entre Pascal Tsaty Mabiala et Guy Brice Parfait Kolelas, une course à l’échalote est engagée. A qui échoira le statut du chef de l’opposition et les avantages qui vont avec ? Qui tiendra le haut du pavé de l’échiquier de l’opposition ? D’autres clament le dialogue sans exclusive, la mise en place d’un gouvernement de transition qui déboucherait sur l’organisation de l’élection présidentielle sans Denis Sassou Nguesso. Vaste programme. C’est la posture défendue par Mathias Dzon et les Assises dirigée désormais par Gabriel Mawawa Mawa Kiéssé.  

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 00:44

Assises Nationales du Congo

 

assises-logo

 

 

Appel au sursaut national et patriotique contre le terrorisme d’Étatau Congo Brazzaville et l'épuration ethnique planifiée dans le Pool.

La République du Congo, notre pays, connaît un destin tragique par la folie d'un seul homme, Sassou Nguesso qui pour sa gloire, bafoue, depuis plus de 45 ans, les valeurs fondatrices de la république, pille les richesses nationales, complote, emprisonne et tue impunément qui il veut, quand il veut et comme il veut. Il a érigé un système à sa dévotion pour son règne personnel.

Demain jeudi 20 octobre 2016 retentiront dans notre mémoire et dans nos cœurs meurtris de citoyennes et de citoyens du Congo-Brazzaville, ces cris désespérés de jeunes gens sauvagement abattus en plein jour le 20 octobre 2015 à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Madingou, à Owando et dans bien d'autres contrées par la horde de barbares en uniformes à la solde du régime tyrannique du dictateur Denis Sassou Nguesso.

Aujourd'hui, ces mêmes cris de nos compatriotes victimes de l'épuration ethnique planifiée retentissent encore plus dans le Département du Pool où femmes, vieillards, enfants, adolescents et surtout des jeunes compatriotes sont chaque jour, depuis plus de six mois, arrachés à la vie par des exécutions sommaires, des bombardements incessants à l'arme lourde et par hélicoptère. Ceux qui échappent à ces massacres, ne sont plus ou moins qu'abandonnés dans la pire précarité des savanes, des forêts humides et hostiles à la vie comme cela s'est déjà produit entre 1997 et 2005.

L’histoire retiendra que l’impulsion belliqueuse et itérative de Sassou Nguesso, a mis en œuvre, tout au long de son règne, un mode opératoire bien rodé : la fabrication du bouc émissaire. C’est ce que rappellent les tragédies vécues : de 1977 à 1979 à la suite de l'assassinat du Président Marien Ngouabi suivi des exécutions commandées de l'ancien Président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda ; de 1987 à 1988 à Ikonongo où des villages entiers ont été rasés faisant des centaines de morts jusqu'à l'exécution du capitaine Pierre Anga ; de 1997 à 1999 dans le Pool et à Brazzaville avec l'élimination systématique des jeunes gens dont l'affaire du Beach est le grand témoignage ; et plus récemment le 16 décembre 2013 avec les massacres à l'arme lourde de citoyens inoffensifs au domicile du Colonel Ntsourou.

Que de victimes innocentes, que de familles endeuillées, que de larmes et du sang des autres !

Les Assises Nationales du Congo s'inclinent devant la mémoire de tous ces martyrs, victimes de l'exercice tyrannique du pouvoir et de l'usage de la violence politique par Sassou Nguesso comme moyen d’accession et de conservation du pouvoir.

Plus que jamais, les Assises Nationales du Congo réaffirment le caractère sacré de la vie humaine. Elles condamnent avec énergie les tueries aveugles et les nombreuses exactions à huits clos qui se multiplient sans cesse dans le Département du Pool, et sur l'étendue du territoire national notamment à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Lékana, et à Makoua.

Denis Sassou Nguesso et ses valets violent ainsi impunément les principes fondamentaux proclamés et garantis par la Charte des Nations uniesdu 24 octobre 1945, la Déclaration universelle des droits de l'hommedu 10 décembre 1948, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuplesdu 26 juin 1981 ; textes internationaux signés et ratifiés par la République du Congo.

Pour l’histoire, les Assises Nationales du Congo réaffirment :

-              Que la situation dramatique imposée au département du Pool est un vernis du pouvoir pour détourner l’opinion nationale et internationale de la fin de règne du système Sassou, décidée dans les urnes par le peuple souverain à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016.

En effet, le Pasteur Ntumi n’est que l’alibi dans cette tragédie qui frappe le Pool. C’est pour conforter le hold-up électoral que le dictateur en place met en musique le grossier mensonge d'une attaque terroriste des quartiers sud de Brazzaville. En réalité il a organisé une milice, dirigée par le député Mouagny Hydevert qui a incendié et saccagé plusieurs commissariats et mairies de Brazzaville Sud, dans la nuit du 03 au 04 avril 2016 ; Pendant que certains jeunes Ninjas/Nsilulu, instrumentalisés par les hauts gradés de la police nationale, simulaient une attaque des quartiers sud de Brazzaville.Cette milice continue de semer la terreur dans les villes de Brazzaville et de PointeNoire.

Aussitôt est née l’affabulation sur Ntumi, commanditaire depuis sa base arrière de Soumouna. Le bouc émissaire est ainsi fabriqué pour mettre à feu et à sang, avec l'appui de milliers de mercenaires étrangers, le département du Pool et par ricochet, apeurer l'ensemble de la population congolaise qui lui est très majoritairement  hostile. Ainsi se poursuivent depuis plus de six mois, les bombardements et destructions des villages situés tout au long et dans les environs de la route Nationale n°1.

-              Que l’on ne peut parler de guerre dans le Pool. Il s’agit d’une campagne d’épuration ethnique planifiée. On comprend dès lors pourquoi, aucune ONG internationale sérieuse n'a été autorisée depuis le 06 avril 2016, d'enquêter ou simplement de secourir ces populations civiles en détresse sociale aggravée.

Ainsi entendu, Sassou-Nguesso a construit son idéologie politique dans le crime organisé. Il vit du crime et ne peut pas s’en défaire. Telle est la véritable nature de ce monstre froid qui adore exhiber ses victimes à des rituels macabres pompeux, dont le dernier en date est celui du 11 octobre 2016, qui concernait des jeunes militaires congolais qu’il a une fois de plus sacrifiés pour ses fins personnelles, endeuillant de nouveau des familles congolaises.

En conséquence,

Les Assises Nationales du Congo s'associent au valeureux peuple congolais et à toutes les forces politiques et sociales qui refusent de se soumettre au diktat d'un régime illégal, illégitime et inhumain aux abois, qui œuvre pour la balkanisation du pays.

Notre pays est en danger.

Les Assises Nationales du Congo restent convaincues que la soif de liberté, de solidarité nationale et de changement véritable, exprimée tout au long de l’année 2015, et au premier trimestre 2016 par les populations, du nord au sud, de l’est à l’ouest, commande à un renforcement sans équivoque de la lutte de libération nationale.

Éloignons nous de toute forme de résignation car : « ... Un gouvernement qui tire sur le peuple doit être renversé par le peuple... ».

Il est temps de réaliser qu'une dictature, telle celle de Sassou Nguesso, ne repose jamais sur l'idée de construction d'une Nation mais règne sur la division à partir d'un agrégat de situations composites selon la célèbre maxime « diviser pour régner ».

C'est aussi le lieu de rappeler qu'un dictateur ne quitte jamais le pouvoir de son plein gré. Le croire, est simplement naïf et une illusion suicidaire sacrifiant davantage les intérêts majeurs du peuple sur l'autel de la barbarie.

Fort de ce qui précède, les Assises Nationales du Congo :

    Réaffirment que le pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, rétabli en tant que régime d'exception suite au coup d'état d'octobre 1997, prolongé par la forfaiture du 25 octobre 2015 et le holdup électoral à l'issu du scrutin anticipé du 20 mars 2016, est illégal et illégitime. Par voie de conséquence, les Assises Nationales du Congo ne reconnaissent pas Denis Sassou Nguesso comme président du Congo Brazzaville car frappé d'indignité.

    Condamnent le terrorisme d’État qui engage la responsabilité personnelle de Sassou Nguesso et de tous les cadres militaires, politiques et civils, complices des crimes humains et des violations des droits fondamentaux sur toute l’étendue du territoire national.

    Se félicitent que des procédures judiciaires internationales (CPI) aient été engagées et que celles-ci poursuivent leur cours pour mettre définitivement fin à la cruauté humaine exacerbée dans le pays.

Enfin, les Assises Nationales du Congo

    Appellent à un sursaut national et patriotique contre le terrorisme d’État au Congo Brazzaville et contre l'épuration ethnique planifiée dans le Pool ;

    Demandent à tous les officiers et hommes de rang, congolais et républicains, qui se reconnaissent dans les idéaux défendus jusqu'à ce jour par le Général Mokoko, de désobéir aux ordres injustes et anti républicains. Ils sont vivement appelés à s’organiser pour sécuriser et protéger les populations congolaises contre le terrorisme d’État. C’est cela le rôle sacré de défense de la patrie que commande le noble métier des armes en République.

    Soutiennent et encouragent les efforts de rassemblement et de résistance déployés par les forces politiques et sociales regroupées au sein de la coalition IDC – FROCAD- Composante J3M.

    Renouvellent leur soutien à toutes les initiatives visant l’intensification de la désobéissance civile pour faire triompher la volonté du peuple.

Fait à Paris le 19 octobre 2016

Pour les assises Nationales du Congo

Le Délégué Général

Mawawa Mâwa-Kiese

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 00:01

 cec

Thème : «La paix est un don du Dieu unique. Croyants (chrétiens et musulmans), consolidons ce don au Congo-Brazzaville et dans nos communautés à travers le dialogue. «Je vous laisse la paix. Je vous donne ma paix» (Jn 14, 27). 

PREAMBULE

  1. Réunis pour la 45ème Assemblée plénière de la Conférence Episcopale du Congo, à Brazzaville, du 10 au16 octobre 2016, nous Évêques du Congo, vous adressons à vous tous Prêtres, Personnes consacrées, Fidèles laïcs, femmes et hommes de bonne volonté, ce message d’espérance en vue de promouvoir le dialogue interreligieux pour la paix dans notre pays. Le thème choisi nous invite au dialogue entre les religions comme instrument efficace pour parvenir à la paix : « le dialogue interreligieux est une condition nécessaire pour la paix dans le monde » (Pape François, Evangelii Gaudium, n. 250).
  1. La montée dans le monde du fondamentalisme religieux, notamment islamiste, fait de plus en plus apparaître les religions sous un jour qui tend à laisser croire que celles-ci ne seraient, dans leur prétention universaliste, que des facteurs de division sociale et de violence. Or, comme le dit si bien le pape François dans son discours à Assise le 20 septembre dernier : « La guerre au nom de Dieu est la guerre contre Dieu lui-même… Nul ne peut justifier la violence au nom de Dieu, car seule la paix est sainte et non la guerre. »
  1. Le Congo, notre pays, continue depuis plus d’une décennie de traverser des tribulations sociopolitiques émaillées de violences et d’atteintes à la vie et aux droits humains fondamentaux. Certes, ces violences ne revêtent pas un caractère religieux. Mais l’Eglise Catholique qui est  au Congo ne peut se soustraire à son devoir de solidarité avec l’Eglise universelle, plus particulièrement avec les Eglises sœurs  d’Afrique directement confrontées à des conflits armés à caractère religieux (Cameroun, Nigéria, Niger, RCA, Tchad).
  1. Voilà pourquoi, nous, évêques du Congo, partageant la conviction des Pères conciliaires, à savoir: «Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu» (Nostra Aetate, 5), avons voulu focaliser notre réflexion sur le thème du dialogue interreligieux, avec un accent particulier sur le dialogue islamo-chrétien en vue d’une paix véritable au Congo et dans le monde.
  1. Pour le bien social de notre pays, nous vous invitons à promouvoir le dialogue et à opter définitivement pour la paix: «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix» (Jn 14, 27). Ces mots de Jésus, nous rappellent que la paix demeure un don de Dieu, bien précieux, don unique et un héritage donné à l’humanité, héritage que malheureusement nous n’arrivons pas toujours à valoriser; d’où les guerres fratricides et les luttes interminables entre frères qui empêchent finalement le bien vivre social et est par conséquent un obstacle véritable au dialogue et à la paix.
  1. PAIX ET DIALOGUE DANS LA BIBLE

 

  1. L’Eglise notre mère puise son enseignement et la force de son engagement dans les Saintes Ecritures : « Ta parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour ma route » (Ps 119, 105). Depuis le livre de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, la Bible contient plusieurs épisodes de dialogue (Gn 32, 4-22 ; 33, 1-11 ; Gn 22, 22-33 ; Jos 9, 3-27 ; Ruth 4, 1-17 ;Jn 4, 7-26; Jn 8, 1- 11 ; Lc 19, etc) ; que ce soit entre Dieu et l’homme ou les hommes entre eux. La Bible, en effet, n’est pas un long discours de Dieu adressé aux hommes, ni un monologue, mais un dialogue où différents protagonistes entrent en communication. Ces différents dialogues apparaissent dans leur richesse, leur diversité et leur complexité. Le Christ ne se prive pas d’entrer en dialogue avec l’homme en vue de son salut. C’est dire que Dieu qui a créé l’homme doté de parole, l’a rendu en même temps capable de parler avec lui et de parler avec ses semblables.
  1. Le livre de la Genèse donne quelques exemples, tel que le dialogue entre Abraham et Abimélek qui établissent un pacte de non agression. Ils se jurent mutuellement fidélité et aplanissent ainsi un différend qui aurait entrainé un conflit au sujet d’un puits d’eau. Pour marquer cette entente obtenue à l’issue d’un dialogue, ils concluent une alliance (Gn 21,22-34). Un autre modèle de dialogue nous est donné par le livre de Ruth (Ruth 1,15-17 ; Ruth 4).
  1. Nous pouvons mentionner encore d’autres types de dialogue qui donnent la paix, le salut; par exemple, le dialogue de Jésus avec Zachée (Lc 19,1-10) et avec la Samaritaine (Jn 4,7-26). En dialoguant avec ces catégories de personnes très peu considérées par la société, Jésus montre que le dialogue fait tomber les murs. La personne qui dialogue avec Jésus se sent revalorisée et retrouve la paix intérieure, si elle s’ouvre au message qui lui est annoncé et l’accueille de tout son cœur (Ep 2,11-18), car le Christ est notre paix (Eph 2, 14).
  1. LA MISSION DE L’EGLISE
  1. « L’Eglise proclame l’évangile de la paix » (Eph 6, 15) et invite ainsi ses fils et filles au dialogue comme contribution à la paix (Cf. Evangelii gaudium, n. 239). Dans ce sens, l’Eglise invite tous les croyants à dialoguer davantage, pour être effectivement des «instruments de paix » au Congo et dans le monde. Dès lors, si le dialogue interreligieux est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, il devient de manière irréversible un «impératif pour les chrétiens comme pour les autres communautés religieuses» (E G, 250). A travers le dialogue interreligieux, l’Eglise cherche la cohabitation pacifique entre les croyants et entre les citoyens, fils et filles d’une même nation et d’un même Dieu. Ainsi, l’Eglise engagée dans la voie de la nouvelle évangélisation est consciente que «l’évangélisation et le dialogue interreligieux, loin de s’opposer se soutiennent et s’alimentent réciproquement» (E G, 251). Bref, par ce message, nous vos Pasteurs vous invitons au dialogue qui mène à la paix : «Heureux les artisans de paix» nous dit Jésus (Mt 5, 9).

III: PAIX ET DIALOGUE DANS LA SOCIETE

  • La paix n’est pas un simple slogan
  1. 10. La paix que Dieu donne gratuitement à toute personne se manifeste à travers la vie heureuse dans les sociétés, les villes, les villages et les familles. Il s’agit là d’une sorte de présence de Dieu le Père dans toute société humaine. Saint Paul y fait allusion en invitant les familles à conserver le principe de l’unité comme gage des relations durables dans les communautés humaines (Ep 1, 2 ; 2 Th 1, 2). Cela signifie que seul le lien de la paix, par l’Esprit, soutient les mêmes relations entre les sociétés, entre membres de la famille, entreprises, associations ou mutuelles. C’est cette paix à laquelle aspire le peuple congolais, après des périodes prolongées de troubles sociopolitiques, qui perdurent ici et là. Pourtant, nul ne doit perturber la paix de Dieu dans la société.

B/ Paix et développement

  1. Le discours sur le développement des nations a toujours préoccupé la doctrine sociale de l’Eglise et cela apparait clairement avec le Pape Paul VI dans son Encyclique Populorum Progressio (1967) : « le développement estle nouveau nom de la paix»  (PP, n. 76). Les pouvoirs publics sont tenus de promouvoir le développement intégral du peuple congolais. Malheureusement, le constat est amer, malgré quelques progrès à féliciter dans la mise en place des infrastructures de base (routes, ponts, etc); notre pays est encore loin  des objectifs de développement. Car le vrai développement garantit les biens élémentaires de l’homme (droit à l’alimentation, droit à l’éducation, droit aux soins de santé de qualité, droit à la justice, bref droit à la vie). L’homme n’est en paix que quand il a le nécessaire pour vivre. Malheureusement, comme signalé plus haut, le niveau de vie dans la plupart des familles congolaises laisse à désirer. Il est incontestable qu’au Congo la pauvreté est grandissante, le chômage des jeunes semble sans issue, même celui des diplômés et cela constitue un obstacle majeur à la consolidation de la paix. Elle n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.
  1. LE CROYANT ET LA PAIX

A/ Le croyant, protagoniste de la paix 

  1. Croyants, nous avons tous quelque chose en commun : la foi en Dieu, quelle que soit l’appellation des uns et des autres. Nous avons la mission de promouvoir le don de la paix (salaam, shalôm, boboto, kidzunu, etc). Le chant des anges accorde une part belle aux hommes de paix : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime» (Lc 2, 14). Cela signifie que Dieu veut le bien de ses enfants, il veut la paix et ceux qui croient en lui doivent témoigner de cette vertu de paix, d’unité et du dialogue. Cependant, la réalité actuelle contredit cette volonté divine. Elle nous montre un monde déchiré par des conflits, alimentés par la violence et curieusement parfois au nom de Dieu. Le Pape François, à la suite de ses prédécesseurs, ne cesse de répéter que «la guerre au nom de Dieu est la guerre contre Dieu lui-même… Nul ne peut justifier la violence au nom de Dieu, car seule la paix est sainte et non la guerre» (Pape François, Discours à Assise du 20 septembre 2016). De même, au cours de la journée mondiale de prière pour la paix à Assise le Pape François exhorte : « Que les croyants soient des artisans de paix dans l’invocation à Dieu et dans l’action pour l’homme». La paix du monde serait ainsi l’œuvre de Dieu et la réponse de ceux qui croient en Lui. Elle se traduit dans les actes de bonté, dans l’ardent désir du bien commun et dans le banissement sans cesse du mal. Que ceux qui adorent Dieu, le montrent aussi par le témoignage de leur vie.

B//Quelques pistes pour une culture et une éducation véritable à la paix

  1. La paix authentique et durable ne peut pas être le résultat du  travail  d’un groupe de personnes, d’un parti politique, même pas des seuls chrétiens rassemblés au nom de Jésus- Christ, ou des grands leaders récipiendaires du prix Nobel de la paix.  La paix est une œuvre communautaire, collégiale qui requiert une grande vigilance et surtout des politiques adéquates de protection de la dignité des personnes et une garantie des libertés fondamentales. La paix véritable est certes difficile, mais possible à construire.  Elle se construit minutieusement: «La paix est artisanale», dit le Pape François
  1. Notre monde a besoin de paix ; chrétiens et non chrétiens, notre mission dans le monde est intrinsèquement liée à un engagement concret pour la paix. A ce titre, le dialogue interreligieux trouve sa légitimité et sa raison d’être dans une volonté de travailler afin de garantir «l’être-ensemble». Le Concile Vatican II déclare: « Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain ; parmi ces énigmes, il y a bel et bien la question de la paix et du dialogue» (Nostra aetate, n. 1). Aussi, que l’on soit chrétiens, musulmans ou adeptes des religions traditionnelles africaines, nous sommes appelés à vivre ensemble dans un même monde, dans les mêmes pays et de plus en plus fréquemment dans les mêmes familles. Il nous faut cultiver les attitudes qui poussent à la paix, qui favorisent la rencontre et la cohabitation, bref « la fraternité universelle », comme dit le Concile Vatican II.

IV : APPELS

  1. Peuple de Dieu, au terme de notre Assemblée plénière et par souci de notre peuple et de notre pays, nous lançons un appel pressant à toutes et à tous, à repousser la violence sous toutes ses formes, à privilégier le dialogue, à promouvoir l’unité et à désirer inlassablement la paix.

A/ Aux ouvriers apostoliques : prêtres et personnes consacrées  

  1. La paix est au cœur du message évangélique. Le Christ qui nous a apporté la paix qui vient de Dieu, l’a annoncée et nous l’a laissée: « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jn 14, 27). C’est ce message que nous devons accueillir chaque jour, le méditer, nous en approprier et l’annoncer aux autres. Aussi, vous êtes appelés à vivre, à dialoguer avec tout le monde et à promouvoir toutes les bonnes initiatives en vue de la paix authentique.
  1. Dans votre apostolat, encouragez le dialogue avec les autres religions. La différence de religion et de culture n’est pas un obstacle pour le dialogue. Loin d’être une menace, elle est à prendre comme une richesse. Nous avons tous besoin de la paix ; nos familles, nos communautés, comme notre société en ont besoin. Soyez donc de vrais artisans de paix dans vos communautés sacerdotales, paroisses, instituts, vos écoles, vos familles et dans la société. Soyez de vrais modèles de paix et de tolérance. Soyez vous-mêmes témoins du dialogue, de la paix et de l’unité avant de l’annoncer aux autres.
  1. Priez pour la paix dans notre pays et dans le monde. Demandez-la inlassablement au Seigneur et recherchez-la à travers vos multiples initiatives. Nous encourageons le travail que certains d’entre vous accomplissent déjà dans ce domaine. Nous invitons les autres à faire de même et prions le Dieu de paix pour qu’il vous donne chaque jour la force d’être des apôtres de la paix.

B/ Aux enfants  et aux jeunes 

  1. Chers enfants et jeunes, gardez présent à l’esprit que la paix est plus qu’une absence de guerres. Elle est un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension et de coopération mutuelle. Unissez vos forces pour l’épanouissement d’une culture de la paix fondée sur des valeurs, des attitudes et des comportements qui contribuent à promouvoir la paix en milieu juvénile.
  1. Chers enfants et jeunes, ayez le courage de dire non à la violence et à la guerre ; qu’aucun pouvoir politique ou militaire n’instrumentalise votre enfance et votre jeunesse pour ses propres intérêts; suivez les bons exemples de vie. Le pape François, dans son message lors de la célébration de la journée mondiale de la paix 2016, vous invitait à faire de l’amour, de la compassion, de la miséricorde et de la solidarité, un vrai programme de vie, un style de comportement, dans vos relations les uns avec les autres.
  1. Retenez que vous êtes le présent et l’avenir du Congo et de l’Eglise. Méfiez-vous donc des courants idéologiques qui vous désorientent du vrai chemin. Nous reconnaissons que vous êtes une force dynamique. Mais en même temps vous constituez la couche la plus vulnérable et la plus malléable au regard des manipulations que vous font subir certains acteurs politiques pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
  1. Consolidez la paix au Congo, chers enfants et jeunes, en disant non à l’expansion du phénomène des «kata-kata» ou «bébés noirs», «bébés lilis», «douze apôtres» qui terrorisent encore certains quartiers de Brazzaville. Nous condamnons, comme dans le message précédent, ce phénomène et tous les réseaux mafieux qui l’entretiennent (Message de la 44ème Assemblée plénière, n. 27). Parmi vous, que les différends se règlent par des moyens pacifiques, loin de la violence et dans des espaces de rencontre qui favorisent le dialogue et la paix entre vous les enfants et les jeunes des autres religions.

C/Aux familles

  1. Chères familles, dans nos dernières Assemblées plénières, nous n’avons cessé de vous rappeler votre mission dans la société et dans l’Eglise. La famille est « la première cellule de la société et la première école de la vie». Ecole d’enrichissement humain, elle est la «première et irremplaçable éducatrice à la paix » (Benoît XVI, Africae Munus n. 43). La famille est aussi le lieu de rencontre de plusieurs générations  où l’on trouve parfois une diversité de croyances, ce qui rend parfois la cohabitation difficile et trouble la paix. Faites de vos familles des lieux de dialogue, d’entente, au-delà de vos croyances religieuses. Que nos  familles soient et deviennent davantage des «Eglises domestiques», lieux d’accueil réciproque, de pardon, d’unité et d’amour. Ainsi, faisons de nos familles des lieux où l’on respire la paix. N’oublions pas qu’il n y a pas de paix sans justice, pas de paix sans tolérance, pas de paix dans le mensonge, pas de paix dans les accusations de sorcellerie, pas de paix dans la convoitise, bref pas de paix sans Dieu.  Nous sommes convaincus que seuls nous ne pouvons  rien faire (Jn 15, 5), mais avec la grâce de Dieu nous sommes capables de beaucoup d’exploits dans ce domaine (Ps 60, 14).

D/ Aux chrétiens et aux musulmans 

  1. Le dialogue interreligieux et, particulièrement, la rencontre entre chrétiens et musulmans, constitue un des axes majeurs de la pastorale de l’Eglise depuis le Concile Vatican II  (cf. la Déclaration Nostra aetate). Musulmans et chrétiens, nous faisons référence à Abraham, nous avons tout avantage à mieux nous estimer et pouvoir travailler ensemble au développement de notre société et bâtir ensemble la Cité de Dieu. Nous avons ensemble un grand sens de la transcendance de Dieu qui nous invite à faire route ensemble tout au long de notre pèlerinage sur la terre. Aujourd’hui nous sommes des voisins dans nos quartiers, des collègues sur nos lieux de travail, nous partageons espoirs et souffrances, joies et peines et ce n’est pas toujours facile. La paix du monde dépend aussi de la paix entre nous; « en marchant ensemble sur la voie de la réconciliation et en renonçant, dans une humble soumission à la volonté divine, à toute forme de violence comme moyen pour résoudre les différends, les deux religions pourront offrir un signe d’espérance, en faisant resplendir dans le monde la sagesse et la miséricorde de cet unique Dieu qui a créé et qui gouverne la famille humaine» (Jean Paul II, Message sur le dialogue islamo-chrétien, novembre 2002). De nos milieux, bannissons tout acte contraire à la paix. Et travaillons ensemble pour la consolider.

E/ Aux hommes politiques

  1. La raison d’être du pouvoir politique, dans toutes les sociétés humaines, est l’établissement de l’équilibre nécessaire entre l’ordre social et la liberté individuelle ; car l’obéissance individuelle à la loi de la cité est conditionnée par la capacité du pouvoir de l’état d’assurer la sécurité de chacun et de tous. Et la légitimité d’un pouvoir politique se vérifie par le niveau et la qualité d’une paix sociale pérenne. Aujourd’hui, la paix est menacée dans notre pays à cause, entre autres, de l’absence d’un dialogue national sans exclusive, de l’utilisation de la force pour résoudre les différends politiques, de l’emprisonnement sans procès de certains acteurs politiques, des groupes armés dans le département du Pool (comme les ninjas-nsiloulou).

Appel pressant pour la paix 

  1. Nous, Evêques du Congo, vous rappelons que le dialogue véritable constitue la pierre angulaire de toute vraie démocratie. Nous demandons vivement à nos responsables politiques d’œuvrer dans ce sens en vue du retour définitif de la paix au Congo en général et dans le Pool en particulier. Que l’Etat prenne ses responsabilités de garant de la paix et de l’unité nationale.

Libération des prisonniers politiques 

  1. La présence en prison de leaders politiques, de responsables de partis politiques, de candidats aux élections présidentielles et de membres des équipes de campagne des candidats, constitue une souffrance insurmontable, non seulement pour leur famille mais aussi pour tout congolais épris de paix. Cette situation ne peut nous laisser indifférents. Nous, Evêques du Congo, en cette année du jubilé extraordinaire de la miséricorde, demandons au Président de la République, de libérer tous les prisonniers politiques non régulièrement jugés.

-Le devoir de s’asseoir

  1. La classe politique a le devoir de s’asseoir dans l’humilité et de dialoguer sereinement en pensant à sa responsabilité de conduire notre peuple, notre pays vers le bonheur qui passe par la justice, le pardon et la réconciliation : cette réconciliation sans laquelle il n’y a pas de paix.

F/ Aux acteurs des médias

  1. Journalistes, femmes et hommes des médias, nous saluons la grandeur de votre tâche. En même temps nous reconnaissons les risques que vous courrez dans l’exercice de votre mission. Soyez toujours à la hauteur de ce que vous devez être, vivez votre engagement comme un sacerdoce. N’ayez pas peur de dire la vérité ; le grand péché serait pour vous de voiler la vérité et d’être au service d’une idéologie quelconque. Que vos médias soient des instruments de dialogue, de pacification et d’unité.
  1. Nous vous invitons à utiliser les médias à bon escient (internet, télé, radio, facebook, twitter, viber, whatsApp, etc.) ; aidez le peuple à s’informer et à se former, aidez-le à connaître la vérité. Le Pape François vous  fait l’observation suivante : « Il est facile de céder à la tentation….d’alimenter les flammes de la défiance, de la peur, de la haine. Il faut, au contraire du courage pour orienter les personnes dans des processus de réconciliation; et c’est justement cette audace positive et créative qui offre de vraies solutions à de vieux conflits et l’occasion de réaliser une paix durable»  (Pape François, Message à l’occasion de la 50 ème journée mondiale de la communication). Aujourd’hui comme hier, l’importance de votre métier n’est plus à démontrer; soyez tout simplement des femmes et des hommes de média compétents;  distinguez-vous par le savoir-faire et la qualité de vos informations. Mettez-vous ensemble pour résister aux pressions contraires à votre déontologie. Dieu seul vous récompensera et tout  le peuple de Dieu vous en sera reconnaissant.

G/Aux forces de l’ordre 

  1. C’est pour nous un devoir, comme Évêques et Pasteurs, de vous rappeler que vous êtes au service de la nation. Votre mission première est de garantir l’ordre social et d’assurer la sécurité des citoyens. Nous félicitons tous ceux d’entre vous qui exercent leur mission avec dextérité. Malheureusement force est de reconnaître que certains d’entre vous sont loin de cet idéal. Ils brillent par des comportements contraires aux normes militaires. Le Pape Jean-Paul II, dans la Constitution apostolique spritituali militum curae, du 24 avril 1986, relève deux valeurs fondamentales qu’aucune force de l’ordre ne peut perdre de vue: la valeur de la personne et la valeur de la paix. Ainsi, au nom de Dieu, nous vous supplions, d’être plus proches de la population pour la rassurer, la protéger, la sécuriser. Parmi vous, certains ignorent la déontologie, exploitent la population jusqu’à la terroriser. Votre crédibilité dépend de la qualité de votre service; un militaire ou un policier braqueur ou voleur n’a pas sa place dans l’armée. Que Dieu vous aide, par l’intercession de Saint Michel, des Anges Gardiens et de vos Saints Patrons, à veiller sur les populations; elles comptent sur vous.

H/ Aux femmes et aux hommes de bonne volonté

  1. L’exigence et l’impératif du dialogue dans la vie en société sont sans nul doute, un des gages de la paix véritable et durable. « L’être-ensemble» / « vivre-ensemble » (concept à la mode aujourd’hui) qui est une aspiration naturelle de la vie en société, n’est possible que là où il y a la volonté de dialogue et d’ouverture à l’autre. Nos différences ne doivent pas nous empêcher de dialoguer avec les autres. C’est autant dire que dialoguer et passer par le dialogue pour sauvegarder «la vie commune» est un impératif. Le Pape Paul VI, dans sa lettre encyclique «Ecclesiam Suam», soulignait avec insistance que les chrétiens sont appelés au dialogue, avec tout le monde et dans toutes les directions, notamment avec l’Islam et les autres religions.
  1. Aux Femmes, à vous, Dieu a confié le don de la maternité. Vous, femmes du Congo et particulièrement les femmes catholiques, la paix dépend aussi de vous. Impliquez-vous dans le processus du dialogue avec les autres femmes. Eduquez vos enfants et aidez les hommes à la culture du dialogue. Vous ne devez pas rester indifférentes ni en marge. Pour le Congo, soyez la mère qui enfante, qui éduque et qui encourage toutes les initiatives de justice, de dialogue et de paix. A l’exemple de Marie, ne vous lassez pas d’intercéder pour la paix dans notre société. Que le Seigneur soutienne vos actions et fasse de vous des artisans de paix.

CONCLUSION

  1. Filles et fils bien aimés, au terme de ce message, nous disons avec François notre Pape que : «le monde a besoin de paix, il a une soif ardente de paix» ; une paix qui passe par le dialogue, crée l’unité, éloigne la violence, abolit les divisions et crée des ponts. Ainsi, nous vous invitons, à repousser vigoureusement toutes formes de violence et à privilégier le dialogue dans la résolution des conflits. Le monde a besoin d’amour, le monde veut la paix ; construisons notre pays dans l’unité, le dialogue, la justice et la paix. Que le Dieu de la paix inonde de sa paix le Congo, nos familles et nos communautés. Que Marie Regina pacis (Reine de la paix) intercède pour le Congo.

Fait à Brazzaville, le Dimanche  16 Octobre 2016

Les Évêques du Congo

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:05
 
Les "Andzimba" sont les tueurs ethno-tribaux mbochis au service de M. Sassou Nguesso. Ils relèvent d'une société secrète ethno-tribale reposant sur des us et coutumes traditionnelles. Leur rituel est à dominance sacrificielle du sang humain qu'ils boivent...

 

par Nsinda Zâ Kongo

 L’INVASION DE L'ORDRE DES « ANDZIMBA »

 

Invasion "Andzimba" dans le Pool

 

C'était la cinquième femme qui venait d'être dépecée dans la contrée de Mpassa dans la région du Pool. Le manque d'experts en criminologie fut naturellement suppléée par l'intelligence naturelle locale des notables de la contrée. Cette dernière isola en premier la similarité du mode opératoire nonobstant le fait que l'avant dernière victime fut démembrée avec son fils de quatre ans. Un profil fut facilement établi eu égard aux éléments ci-après ; les victimes tuées revenaient toutes de leurs travaux champêtres. L'assaillant avait dû les observer toute la journée s'assurant ainsi que personne n’intervînt lors de l’assaut. Les forfaits étaient perpétrés en fin de journée et à chaque fois la scène de crime se trouvait non loin de la rivière. Les victimes, excepté le bambin, étaient toutes des femmes et avaient toutes subi des sévices sexuels avant d'être morcelées. Toutes, à l'exception des deux premières, avaient essayé en vain de fuir leur assaillant. Les profils établis par les profileurs convergèrent. L'assaillant devait être le même pour toutes les victimes. Ce devait être un homme non marié et surtout n'ayant aucun succès auprès de la gente féminine. Des suspects furent rapidement identifiés et interpellés. Il devait s'agir d'un sacripant. Tous les chenapans de la contrée furent systématiquement entendus, mais tous avaient un alibi solide et crédible. S'agissait-il d'un chenapan venant d'une autre contrée?

Quelques semaines passèrent, le malfrat n'avait toujours pas été appréhendé ni même identifié avec précision. Entre temps, des mesures de sureté et de sécurité furent prises par les chefs coutumiers de la contrée. Le nouvel Etat prônant "la révolution" à tue-tête sur les ondes de la chaine "nationale" de radio débaptisée « La voix de la révolution » brillait par une étonnante indifférence à l’égard de ces forfaits. Il fut demandé aux hommes d'accompagner leurs épouses aux champs. Aux veuves et aux jeunes demoiselles non encore mariées furent recommandées de ne se rendre aux champs qu’escortées. Les mesures de solidarité furent renforcées dans les villages en vue d'assister les femmes seules et les veuves dont la productivité était désormais contingentée à la bonne humeur des voisins enclins à les accompagner aux champs. La disette ne tarda pas à défrayer la chronique.

Un mois plus tard, deux macchabées furent retrouvés au bord de la rivière ; le malfrat avait encore récidivé. Cependant, cette fois, il y avait deux victimes. Il s’agissait de Mâ Bizenga et de Tâ Massamba son époux. La scène de crime laissait entrevoir une rixe entre les malfrats et le vigoureux Massamba. La psychose était à son comble dans la contrée; il y avait plus d'un malfrat et cette horde ne s’en prenait désormais non pas qu’aux femmes, mais aussi aux hommes et même aux hommes les plus vigoureux à l'instar de Tâ Massamba.

Les villageois accoururent voir la carcasse de ce qui restait du bel et vigoureux homme que fut Tâ Massamba. Il fut remarqué que les organes génitaux du macchabée étaient aux abonnés absents. Quels sont ces énergumènes capables d'infliger de telles atrocités à leur semblable sans aucun état-d'âme?

Les profileurs revirent leurs conclusions. En effet pour venir à bout du vigoureux Massamba, il aurait fallu s’y mettre au moins à deux. C’était évident ; la contrée était en proie à une association de malfaiteurs ; des criminels en bande organisée, ce qui disculpa définitivement les sacripants de la contrée sur qui pesèrent de graves présomptions. Cerise sur le gâteau, des crimes similaires se produisirent dans la contrée de Madzia et de Goma. La dépouille d’un pêcheur chevronné y fut découverte. On crut en premier lieu que l’infortuné était victime d’une attaque de crocodile ; cependant, les entailles sur son corps plaidèrent pour un homicide ; un crime prémédité. En outre les organes génitaux sur le corps du pêcheur, de même, ne répondaient pas à l’appel ; tel était la signature des malfrats sur les victimes du genre masculin.

La région ruminait sa peur et sa torpeur. L’indifférence des autorités de l’Etat était plus qu’insolite, plus insolite encore dans la région les organes génitaux étaient sacrés. Ce qui corroborait les dires en coulisses de certains natifs de la région, collaborateurs des nouvelles autorités du pays. « Des outre-venants appartenant à une sorte de secte mystico-guerrière auraient été délibérément largués dans la région pour semer le deuil et la désolation ». La rumeur courait aussi que le président ressortissant du nord aurait perdu son unique frère lors des troubles politique suivis de violences dont les ressortissants du nord avaient été victimes dans La Capitale. Une autre rumeur faisait état de la frustration du régime sur l'affaire Ange Diawara que la population du Pool à hébergé, nourri et protégé. Qu'à cela ne tienne, l'indifférence des autorités était sujette à caution.

Une réunion secrète fut tenue par les différentes chefferies de la région à l’insu des autorités administratives et politiques. Les Mânes "Mbula" et les Tenants "Bisimbi" furent associés à ce conciliabule grâce aux ingrédients ci-après :

- le "luzibu" pour ouvrir "zibula" et faire se rencontrer les sphères des mânes "Mbula Za Kongo" et celles des humains ;

- la cola "kazu" afin de délecter le verbe du palais "kasula mpova" ;

- le vin collecté à partir de la sève de palmes "nsamba" afin de transmettre "sambula" les conclusions édits des mânes aux genres humains ;

- le ntundu pour remercier "tonda" les différentes sphères de la cosmogonie Kongo des conclusions du conciliabule.

Le propos similaire fut tenu au genre humain lors de cette réunion; "pendant que nous dormions, une vipère fut introduite dans notre maisonnée et cette dernière y vomit ses petits qui y prolifèrent en tuant et dépeçant nos enfants. Ils ont appris à se dissimuler dans notre maisonnée comme sait le faire cette engeance vipirine. Mais qu'à cela ne tienne, il ne sied pas que les chefs rassemblés ici crient haro au diable en public, le cas échéant qu'adviendraient de nos concitoyens ? N'avions-nous pas été respectivement intronisés pour ne pas voir le diable ? Nous viendrons à bout de cette engeance vipérine"

Quelques temps après une rumeur parcourut la région annonçant l'arrestation des assaillants et leur extradition à Brazzaville ; la ville capitale via Kinkala la grande ville de la région. Les villageois seraient donc conviés à vaquer de nouveau à leurs occupations en toute quiétude. Les chefs de la contrée n'infirmèrent ni confirmèrent cette rumeur. Nonchalamment les villageois reprirent leurs activités. Secrètement des instructions furent données à certaines catégories professionnelles locales; notamment les "m'songi" ou collecteurs de noix ou de vin de palme. L'ordre de passer plus d'heures sur les palmiers en scrutant le paysage leur fut intimé.

Cela faisait environ trois heures que Mâ Mpolo s'activait à labourer le lopin de terre qu'elle avait laissé en jachère pendant deux saisons. Du haut d’un palmier sur lequel Tâ Kulu-Bari s'activait à son tour à arracher la grappe de noix de palmes incrustée sur le flanc du palmier, il remarqua une silhouette à allure insolite qui scrutait les moindres faits et gestes de Mâ Mpolo depuis un bosquet. Du palmier Tâ Kulu-Bari remarqua que la silhouette était dénudée et portait sur le dos une sorte de nasse dans laquelle devait se trouver des fléchettes. Tâ Kulu-Bari suivit scrupuleusement la procédure édictée par le conseil des chefs. Il ne fallait surtout pas interférer mais plutôt déclencher l'alerte. Il hissa du haut du palmier son pantalon noir qu'il déploya comme une bannière. Un autre "m'songi" remarqua le geste de Tâ Kulu-Bari du haut d’un palmier et fit autant. Tous les "m'songi" ayant repéré le geste en firent autant et formèrent une sorte de chaine. Leur message parvint au village qui fit retentir le cor et le gros tam-tam pour alerter les villages alentour. En moins de deux heures les "makesa" de la contrée étaient regroupés et la battue pouvait commencer.

Au bout de deux heures la battue avait pris fin. Au final deux sauvageons furent dénichés au fond d’une tanière par les chiens de la battue. Ce qui ne fut au début qu’une rumeur s’avéra vrai. Les deux sauvageons ne parlaient aucune langue locale. Des natifs de la région ayant travaillé outre-région pouvaient déchiffrer ce qui sortait de la bouche des sauvageons. Ils disaient être de l’ordre des « Anzimba » ; un ordre mystico-guerrier et soutenaient que l'hécatombe est à venir. Des battues furent organisées dans toute la région et plusieurs sauvageons du même acabit furent appréhendés. La psychose dura des années avant que les habitants de la région du Pool reprennent confiance.

"Les faits sont têtus". Ils étaient annoncés même par le biais des ondes de la radio et personne ne fit le rapprochement. Dans les années 80 au tour de midi la Voix de la Révolution Congolaise; l'unique chaîne de radio du pays diffusait une émission intitulée "Madame midi approche". Cette émission était en général suivie d'une berceuse chantée dans un idiome du nord. Le message de cette berceuse était :

- " as-tu vu quelqu'un qui va vers Ngelé?"
- "Alors dis à ce dernier que le malheur approche"

Ngelé n'est pas Brazzaville? L'opération Mouebara est un projet national commun au ressortissants du nord et concocté minutieusement depuis belle lurette. Il sied que le Pool se réveille à nouveau pour extirper définitivement la vipère de la maisonnée.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:02

PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL : Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l’Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie

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SOUVENONS NOUS DE TOUTES LES VICTIMES DES VIOLENCES POLITIQUES AU CONGO

LE  PERE GEORGES VANDENBEUSCH L’ANCIEN PRISONNIER ET LE PASTEUR DAVID GOMA CELEBRERONT UN CULTE OECUMENIQUE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES.

Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.? Apocalypse 2:10

PRIONS POUR LA PAIX AU CONGO
PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL

Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l?Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie 10 Rue des Boudoux 92400 Courbevoie
Accès: RER ou Metro:   LA DEFENSE, prendre bus 275 ou 278 Arret: Herold- Mairie de Courbevoie

Diffusé le 17 octobre 2016, par www.congo-liberty.com

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:02
 
Après lecture de ce qui suit, y a-t-il génocide et crimes contre l'humanité ou pas? Ces "Opérations" de purification ethniques se poursuivent à ce jour, en 2016, dans la région du Pool. Les éléments contenus dans cette lettre au CMAS en constituent le socle. Les mêmes persécutions décrites dans ces documents sont opérées en ce moment même dans la région du Pool.

 

Trône de sang et purification ethnique Trône de sang et purification ethnique

 

Présidence  de la République du Congo

Cabinet du Chef de l’Etat

Brazzaville le 07 janvier 2000

 

Le Président de la République

N° 019/000/PR-CAB

 

Diffusion strictement limitée aux membres du CMAS

Orientations générale à la réunion du Comité Mixte d’Actions Spéciales

du 07 janvier 2000 à Brazzaville

 

Chers membres du Comité Mixte d’Actions Spéciales,

Comme je le fais traditionnellement depuis octobre 1997, après tous les discours officiels que j’ai tenus ces derniers temps, lesquels comme vous le savez bien, sont destinés aux chancelleries étrangères et au grand public mais non aux hommes du pouvoir que vous êtes, je tiens à réaffirmer devant vous, les grandes orientations qui doivent guider notre action pour cette années 2000.

Celles-ci résultent des engagements que nous avons pris ensemble lors de notre première réunion du 10 novembre 1996 sur la prise du pouvoir, sur les techniques de sa consolidation et les moyens de sa pérennisation. Il vous appartiendra au cours de cette première réunion annuelle d’y réfléchir et d’en déterminer les modalités d’application. Je dois vous rassurer que les accords signés ça et là s’inscrivent dans le cadre des diversions prévues dans notre stratégie, nécessaires pour notre image et ne doivent en aucun cas entamer votre moral. Nous devons continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir.

Au demeurant, je ne peux manquer de vous rendre un vibrant hommage pour les victoires remportées jusqu’à ce jour. Malgré un environnement caractérisé par un tintamarre médiatique contre régime, vous avez su appliquer le célèbre précepte de Mao Zedong : « Le pouvoir est au bout du fusil ».

Nous n’avons pas droit à l’erreur d’analyse. Quand il s’agit de l’Afrique, les Occidentaux ne respectent que la force tout en prenant le soin de se cacher derrière la reconnaissance des états et non des régimes. Le slogan « Le pouvoir ou la mort » doit être gravé dans la conscience de chacun de nos hommes. Je ne vous rappellerais jamais assez que le retour de la paix signifie la perte de notre pouvoir.

Vous réalisez à présent à quel point l’arsenal militaire de l’Angola nous est précieux. Peu importe que, politiquement, nous ne représenterons que 15% de la population. Le peuple n’est ni plus ni moins qu’un bouclier dont il faut se servir habilement. L’essentiel est d’avoir la force militaire de notre côté. Nos deux ans de règne contre la volonté de la majorité du pays et d’une bonne partie de l’opinion internationale en sont la preuve.

Le maintien de l’étatd e guerre à l’instar de l’Angola, l’extermination progressive des populations qui nous sont hostiles, la répression conséquente de toute velléité d’opposition intérieure, le musellement de la presse nationale, la traque de tous nos opposants partout où ils se trouvent à l’étranger, la déstabilisation des associations et des personnalités étrangères critiquant notre régime, la désinformation de l’opinion nationale et internationale grâce aux puissants moyens de presse dont nous disposons doivent demeurer les principaux axes  de notre politique. L’application rigoureuse de celle-ci est le seul gage de la survie de notre régime.

C’est pourquoi, pour cette première réunion annuelle du Comité Mixte d’Actions Spéciales élargie aux chefs d’antennes territoriales et socioprofessionnelles, je vous invite à réfléchir profondément sur les points suivants :

t  Poursuivre l’opération Mouebara dans les nouvelles conditions des accords de Pointe-Noire et de Brazzaville, parachever impérativement le dépeuplement des 430 000 personne prévu dans sa dernière phase dont l’exécution a été perturbée par les accords précités, car si les résultats sont très satisfaisants dans le Pool, qui aujourd’hui vidé d’environ trois quart de sa population, ils restent cependant très modestes pour les autres régions ciblées, utiliser pour cette mission uniquement des hélicoptères de combat et en faire porter la responsabilité de la provocation aux partisans de l’ancien régime ;

t  Recenser les membres de nos pelotons d’exécution qui menacent de révéler l’existence et l’emplacement des charniers à la presse étrangère et les mettre sous haute surveillance jusqu’à nouvel ordre tout en les tenant suffisamment éloignés des étrangers et de certains mouchards nationaux ;

t  Veiller à ce que les Organisations humanitaires étrangères devant intervenir dans les zones prévues par l’accord de Brazzaville ne tombent sur aucun des 16 charniers dissimulés ; des itinéraires obligatoires devront leur être indiqués et des escortes par nos hommes les plus fidèles devront leur être imposées ;

t  Préparer la tenue d’un séminaire de sensibilisation sur le thème : « Le pouvoir ou la mort » auquel devront participer tous nos hommes  les plus fidèles et aptes à occuper un poste de responsabilité  dans l’Armée, la Police, l’Administration territoriale, la Douane et les Impôts, insister sur l’importance de l’inspiration de cette devise pour notre pouvoir à un moment où les chantres de la démocratisation redoublent d’ardeur à travers le monde ;

t  Prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’aide humanitaire soit prioritairement livrée aux populations favorables au pouvoir et maintenir celles qui nous sont hostiles dans un état de précarité qui les oblige à se soumettre ;

t  Se servir de l’Accord de Brazzaville, notamment en ses articles  5 et 6 pour insérer les Hutus rwandais, les miliciens interhamwés, les anciens membres de la garde présidentielle de feu le Maréchal Mobutu, les tchadiens qui combattent avec nous dans les forces armées congolaises y compris même les angolais et les afro-cubains qui le désireraient ;

t  Interdire strictement la délivrance du passeport national à tout ressortissant du Sud et aux nordistes qui refusent de se rallier afin d’empêcher leur sortie à l’étranger où ils se transforment en témoin à charge contre nous auprès des organisations de défense des droits de l’homme et des tribunaux ;

t  Renforcer les réseaux de l’étranger afin de mieux traquer les opposants et déstabiliser efficacement les organisations hostiles à notre pouvoir ;

t  Organiser l’exécution des détenus politiques se trouvant encore dans nos geôles et en faire porter le chapeau aux éléments incontrôlés ;

t  Réaliser coûte que coûte au cours de l’année un référendum et empêcher par tous les moyens le retour des exilés politiques influents.

Je reste à l’écoute de vos remarques et suggestions.

Le Général d’Armée

Denis SASSOU NGUESSO

Version PDF_Lettre-Programme de Sassou au CMAS pour la purification et l'épuration ethniques dans le Pool et la Bouenza (pdf, 1.5 MB)

__________________________________________

 

Opération Mouebara

 

Présidence de la République                                                      République du Congo

         Unité – Travail – Progrès

Comité Mixte d’Actions Spéciales

N° 023/99/PR/CMAS

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

PLAN D'ACTIVITES DU TRIMESTRE IV

DE L'OPERATION « MOUEBARA »

(01/10 – 31/12/99)

Zones cibles du trimestre :

Pool-Nord,

Bouénza-Nord,

Lékoumou – Niari-Forestier (cf. cartes tactiques jointes au plan)

 

SECRET DEFENSE

 

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

 N° D'ORDRE : 01 POOL-NORD

 

ACTIONS :

- Pilonnage de Kibouéndé; -Bombardement de Mayama;

- Empoisonnement des sources d’eau de la zone du Pool-Nord.

 

OBJECTIFS :

- Dépeupler les pays de Mpangala;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans les secteurs des tirs;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur du pilonnage et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies;

- Pousser à l'exil forcé au Gabon et en RDC;

- Terroriser les résistants de l'étranger.

 

NORMES D’APPRECIATION DES OBJECTIFS :

- Passable (25000 tués, 15000 déplacés);

- Bien (30000 tués, 20000 déplacés);

- Excellent (45000 tués, 70000 déplacés).

 

NOTA BENE :

Brûler tout jeune en âge de combattre en provenance des zones àforte résistance.

 

DELAI ou PERIODE :

Mi-octobre début novembre selon conditions météorologiques (absence pluie et brouillard).

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

 2 Mig-21,

4 hélico,

112 bombes,

81  missiles,

37 lance-flammes,

12 canons 122,

20 véhicules 4x4,

280 rockets,

1000 menus,

20 blindés,

5000 grenades.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

468 hommes (344 expatriés, 124 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (108 millions),

internement (160 millions),

Prestations (646 millions),

Imprévus (98 millions) : total = 1016 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Blaise ADOUA.

 

OBSERVATIONS :

- Pilonner et bombarder les lieux à forte concentration humaine (marchés, églises, écoles, terrains de sport, etc).

- Utiliser les signaux externes des ONG humanitaires pour attirer les foules et faire des tirs groupés.

 

N° D'ORDRE 02 BOUENZA-NORD

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Mouyondzi ;

- Bombarder la zone de Mabombo.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

-Dépeupler les plateaux Babémbés ;

-Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement ;

-Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu ;

-Pousser à l'exil forcé vers le Gabon; 

-Terroriser les  résistants de l'étranger.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

22 blindés,

21 véhicules 4x4,

120 bombes,

109 missiles,

300 rockets,

23 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

524 hommes (446 expatriés, 78 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (150 millions),

hébergement (168 millions),

Prestations (699 millions),

Imprévus (106 millions) : total = 1123 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Longonda Philippe.

 

 OBSERVATIONS :

- Bombarder le marché de Mouyondzi-centre, l'hôpital de Moukala, les champs et le village Louboto proche du barrage Moukoukoulou ;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE) (1).

 

N° D'ORDRE 03

LEKOUMOU-NIARI FORESTIER

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Sibiti et Zanaga;

- Bombarder la zone de Mossendjo et Mayoko.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

- Dépeupler le Niari forestier et la Lékoumou;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu;

- Pousser à l'exil forcé vers le Gabon;

- Incendier le village natal de Lissouba.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de octobre - novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

13 blindés,

14 véhicules 4x4,

115 bombes,

98 missiles,

271 rockets,

14 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

415 hommes (346 expatriés, 69 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (140 millions),

hébergement (138 millions),

Prestations (662 millions),

Imprévus (95 millions) : total = 1035 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade ESSONGO B.

 

OBSERVATIONS :

 - Bombarder le marché de Mossendjo-centre, l'hôpital de Makabana, les champs et alentours de MBinda;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE).

 

BILAN PREVISIONNEL POUR LE IVeme trimestre :

Nombre de tués (125.000 hommes),

nombre de fugitifs (275.000 hommes),

nombre de départs en exil forcé (40.000 hommes).

Soit un dépeuplement total de 430.000 hommes. 

 

COUT TOTAL DES OPERATIONS

POUR LE IVème trimestre :

1016.000.000 + 1123.000.000 + 1035.000.000 = 3.174.000.000 F CFA.

 

MODALITES DE DOTATION :

529 millions (1/6 du montant) par quinzaine.

 

Fait à Brazzaville, le 27 Septembre 1999.

 Pour le Comité d'Actions Spéciales,

 Le Général de brigade ESSONGO

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 Commentaire

 

L'opération "Mouebara", du nom de la mère de Sassou Nguesso, était officiellement une opération de manœuvres militaires entre la France, le Gabon, le Tchad et le Congo-Brazzaville, etc...

En fait, avec le recul du temps, il semble qu'il s'agissait donc de la mise à exécution d'un plan macabre d'extermination des populations du sud du Congo-Brazzaville, après les opérations Colombe I et II, Hérode et Hadès.

Il faut noter que toutes les opérations d'extermination ethnique dans toutes les guerres successives du Congo ont été financées par la France, via ELF.

L'on notera également la présence des troupes françaises dans les opérations dites "Colombe I et II".

Des milliards de Francs CFA et des millions de Francs Français (Euro aujourd'hui) sont perpétuellement dilapidés pour l'exécution de programmes d'extermination humaine. La Communauté internationale comprendra-t-elle ? Et jusqu'à quand continuera-t-elle d'accorder des financements sous forme d'aides à un Etat dont les dirigeants kleptocrates, installés par la France, se livrent à des génocides, des crimes contre l'humanité ? Quelques preuves ont été ici fournies.

(Extrait de l’ouvrage de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville – Rapport de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine – 25 Février – 10 juin 1991, Ed. ICES, 2004, épuisé)

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 13:24
Chasse au Bakongo du Pool Chasse au Bakongo du Pool

 

Après avoir mis en scène des funérailles nationales pour des soldats tombés au « front » dans le Pool, suite à la manipulation des tueurs qu’il y a lui-même introduits, histoire de désigner cette région à la vindicte populaire, Sassou a décrété la solution finale contre les paisibles populations de ce département. Un remake de 1977 quand il fit tuer Ngouabi et prononça son oraison funèbre, avant de fabriquer un procès où les suppliciés étaient des gens du Pool.

Monsieur 8 % utilise encore le même scénario.

Les mercenaires qui sillonnent désormais le Pool et la Bouenza ont tous reçu pour ordre d’éliminer tous les jeunes de ces départements désormais qualifiés de terroristes…

La solution finale: "Le Pool doit être rayé de la carte du Congo. Une photo de propagande du pouvoir mettant en scène un "ninja"

Nynja torturé Nynja torturé

 

Lire ci-dessous l'article de Paris Match (13/10)

Congo-Brazzaville: la partie de chasse de Sassou Nguesso 

Après avoir bombardé le Pool pendant six mois, le président Sassou Nguesso intensifie la traque du pasteur Ntumi accusé d'être à la tête d'un "groupe terroriste" 

"Samedi 8 octobre, une trentaine de véhicules blindés et une vingtaine de pick-up ont quitté Brazzaville vers Kinkala, dans la région du Pool. Il y a des centaines de mercenaires."

L’information est livrée par l’un des nombreux opposants au régime qui depuis la forêt communique sur les réseaux sociaux. Les lignes sont parfois coupées. Il lui arrive alors de parcourir plus de 20 kilomètres pour envoyer des messages.

N’en déplaise à celui qui s’est fait réélire en ordonnant un black-out total sur son pays, l’information circule sur le réseau WhatsApp, qui serait plus difficile à surveiller que les portables. Depuis plusieurs mois, nous recevons ainsi des photos et témoignages des vagues de répressions conduisant à l’exode des populations du Pool. De la même façon, nous recevions des photos de victimes des forces de l'ordre tuées dans les rues de Brazzaville. Sujet sur lequel le procureur de la République André Oko Ngakala ne s'est, semble-t-il, pas exprimé.

Surnommé "Monsieur 8%" en référence au score qu’il aurait obtenu selon le décompte mis en place par l’opposition, Denis Sassou-Nguesso n’est pas arrivé à éteindre la contestation provoquée par la crise électorale. 

Lire l'intégalité de l'article 

Tout jeune dans le Pool est désormais qualifié de terroriste et doit être éliminé... 

 

Jeune Lari du Pool Jeune Lari du Pool
 

SOURCE : mwinda.org

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:11
(Congo-Brazzaville) Témoignage : Contribution à la compréhension du drame du Pool

Pasteur Ntumi

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par Jean-Joseph William Otta

CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du pool. Mettant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçu...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux. En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.

Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permet aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations . Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes ;

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles. Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 23:52
(Congo-Brazzaville) Témoignage : A propos de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi

Pasteur Ntumi

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Par Yves Lekanda Lekandza Abongui

Le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste ni un rebelle ; c’est un républicain et un légaliste.

En 1998 - 2003, en prenant les armes, il a fait ce que le préambule de la constitution du 15 mars 1992 prévoyait « le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’Etat ou de l’exercer de manière tyrannique.

En 2015, en sa qualité de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, il s’oppose au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour ne pas permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

En 2016, en se fondant sur les dispositions de l’article 10 de la constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « Tout citoyen, tout agent de l'Etat est délié du devoir d'obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L'ordre d'un supérieur ou d'une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques », il a repris les armes pour résister à l’oppresseur et se défendre contre le plan machiavéliquement conçu par monsieur Sassou et son clan visant à terroriser les populations du Pool et à le tuer pour faire diversion et s’autoproclamer président de la république.

Les événements survenus le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville étaient conçus de toute pièce et orchestrés par Denis Sassou Nguesso et son clan pour non seulement faire diversion et détourner l’attention les populations afin que la cour constitutionnelle proclame sa victoire volée mais aussi pour avoir un prétexte d’attaquer le révérend Pasteur Ntumi et de maintenir un climat de tension ou de guerre dans le pays afin de faire avaler son hold up électoral au peuple congolais et de se maintenir au pouvoir.

En organisant sciemment les événements du 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville notamment à Bacongo et Makelékelé dans le but de :

Détourner l’attention des populations et créer la psychose afin de proclamer une victoire volée et non méritée et
Attaquer le révérend Pasteur Ntumi afin de maintenir dans le pays un climat de guerre, pour se maintenir illégalement au pouvoir, monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan sont donc des terroristes.

Alors qu’est-ce qu’un terroriste ?

Un terroriste est un partisan, agent du système de la terreur autrement dit un terroriste est celui qui réalise les actes de terrorisme.

Du latin terror, terreur. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la "doctrine des partisans de la Terreur" pendant la Révolution Française.

Le terrorisme désigne l'usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs : faire pression sur l'Etat, contraindre une population à l'obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie….

Le terrorisme peut prendre la forme d'attentats, d'assassinats, d'enlèvements, de sabotages, d'actes d'intimidation, etc. Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l'opinion publique, à l'intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur.

Le terrorisme d'Etat est l'utilisation par un gouvernement de mesures d'exception et d'actes violents à l'encontre d'une partie de ses administrés, sous couvert de raison d'Etat.

Le terme terrorisme désigne aussi une attitude d’intimidation, d’intolérance ou des pratiques abusives dans le domaine de la politique, de l’économie, de la justice, de la culture…

On distingue le terrorisme de la résistance (ou guerre des partisans) qui met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l'autodétermination des peuples et la lutte contre l'oppression ou contre un envahisseur. Exemple : La Résistance en France pendant l'Occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La guérilla, quant à elle, a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population.

Au regard de cette définition, force est de constater que le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste comme veut le faire croire monsieur Sassou à la communauté internationale. Ce qu’il fait c’est de la résistance car son objectif est de lutter contre l’oppression du pouvoir illégal et illégitime de monsieur Denis Sassou Nguesso.

Frédéric Bintsamou alias le révérend Pasteur Ntumi a toujours été faussement accusé par Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet, en 1998, pour le diaboliser et le discréditer, le Denis Sassou Nguesso et sa police politique ont menti le peuple congolais et la communauté internationale à propos de son stock d’armes en disant « qu’il était acquis dans le cadre d’un trafic de drogue ». Or la police politique de Denis Sassou Nguesso n’a jamais prouvé ses allégations de trafic de drogue imputé de façon sadique et éhonté

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Yves Lekanda Lekandza Abongui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool Pasteur Ntumi
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:19
(Congo/FMI) Le FMI financera-t-il la guerre de Sassou Nguesso dans le Pool ?

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Par Rigobert OSSEBI

Le corrompu Gilbert Ondongo (en haut à gauche) a soutenu Mme Lagarde le 22 mai 2011 avant l’annonce de sa candidature à la direction du FMI

Le Congo est dans une situation économique proprement dramatique, tant la crise qu’elle traverse est grave et profonde ; cela est connu de tous. En réalité, cet immense gâchis a été permis par de très hauts cadres du FMI, outre une certaine connivence politicienne internationale, durant toute la période qui a précédé l’effacement de la dette congolaise. C’était un chèque en blanc, sans conditions, qui a été fait au kleptocrate-corrupteur qui était déjà en place et qu’il a perçu comme un encouragement à saigner davantage encore les finances de son pays. Ce qu’il n’a pas manqué de faire avec ses enfants et son petit clan.

Cela a été dit et redit et c’est une vérité : le Congo n’aurait jamais dû bénéficier du programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Au début de l’année 2014, Madame Le Gal, qui était à la tête de la « Cellule Afrique » de l’Elysée avouait à l’Avocat d’un créancier de ce pays que « la dette du Congo n’aurait jamais dû être effacée ! »

L’épouse d’un Conseiller, du précédent président français, reconnaissait que « beaucoup avaient profité de cette annulation de dette… » (Version édulcorée !)

Le FMI, avec Strauss Kahn pour Directeur général, avait accordé « le Point d’achèvement », son feu vert, en Janvier 2010 contre toute attente alors que des preuves de faux-rapports décisifs circulaient tant à Washington qu’à Paris. Deux mois plus tard, le Club de Paris, dirigé par Monsieur Ramon Fernandez sous la tutelle de la Ministre des finances Madame Christine Lagarde, concrétisait un effacement de 5 milliards de dollars dont 2,6 milliards d’euros à la charge de la France. Ce Club, structure informelle logée à Bercy, était au courant des faux-rapports. Ces derniers avaient été rédigés, entre autres, par Monsieur Reza Moghadam, alors Directeur de Cabinet de Strauss-Kahn à Washington.

La liste est longue de ceux et celles qui ont contribué à cette funeste fumisterie. La responsable du Département Afrique au FMI en était alors Madame Antoinette Sayeh. Elle se félicitait que « les pré-conditions, y compris dans le cadre de la gouvernance, avaient été remplies afin de permettre au Congo d’atteindre le Point d’achèvement du PPTE ». Son arrogante assurance sur le sujet se basait sur un travail de falsifications, durant cinq années, de Yaya Moussa Représentant résident du FMI à Brazzaville.

Contrairement à José Veiga, partenaire de Denis Sassou Nguesso père et fils, qui est poursuivi par la justice portugaise pour blanchiment et corruption, le Camerounais Yaya Moussa évolue le plus tranquillement du monde à la tête de structures opaques tant à Cotonou (BAIC) qu’à Washington (Kontinent) ; sans être inquiété semble-t-il, par le Département de Justice américain pour cette dernière structure, alors qu’il est l’homme de paille notoire de Kiki-Denis Christel Nguesso, au moins pour les participations dans les champs pétroliers congolais de Total et d’ENI.

Débarrassé de ses dettes anciennes principalement françaises, le Congo de Sassou Nguesso a pu s’endetter à tour de bras auprès de la Chine. Celle-ci faisait les grands travaux à crédit, pendant que la famille présidentielle détournait toutes les liquidités. Une partie de l’argent libéré, par la grâce du FMI et du Club de Paris, avait servi à acheter des armes jusqu’en Corée du Nord. Une bonne partie stockée à Mpila, dans le fief brazzavillois du dictateur, avait alors explosé le 4 mars 2012, causant d’immenses dégâts et pertes humaines. Des milliers de victimes, en réalité, pour trois cents morts reconnus. Pour les survivants, blessés ou pas, ni pansements, ni soins, ni dédommagements. Même pour ces habitants de quartiers Nord, Sassou Nguesso ne s’est pas départi de son habituel mépris pour ses semblables congolais.

En 2016, ce qui n’a pas été anéanti par la duplicité du FMI l’a été par la chute des prix du pétrole. C’est ainsi que l’ex-Directeur général-adjoint de la SNPC, Calixte Ganongo, devenu ministre des finances du Congo alla frapper une première fois à la porte du FMI en juillet dernier ; éconduit, il y retourna à la fin septembre. Il se chuchote que Jean-Louis Borloo, plus proche que jamais de Sassou Nguesso aurait grandement contribué à déverrouiller l’accès de l’Institution aux mains de Christine Lagarde.

Petit monde de la politique et des affaires françaises : Borloo, alors avocat, fut à l’origine de l’ascension de Bernard Tapie ; ce dernier est la cause des ennuis judiciaires français de Christine Lagarde ; et pour terminer Borloo est un homme politique très courtisé pour l’échéance de 2017… Mais rassurez-vous, tout ce joli monde pourrait très bien s’entendre, à nouveau, sur le dos du Congo : Sassou Nguesso a un cruel besoin de financements pour sa guerre dans le Pool et serait prêt à toutes les concessions… !

Cependant, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Le FMI a beau eu avoir deux de ses précédents directeurs généraux (Rodrigo Rato[i] et Strauss-Kahn) salement traînés devant les tribunaux et l’actuelle sérieusement inquiétée, il n’en est pas pour autant une « épicerie familiale » dans le sens congolais de l’expression… !

Lors des sauvetages des banques américaines en 2009, par l’Administration Obama, les grandes banques comme Goldman Sachs avaient sauvé leur tête. Simon Johnson, un ancien Chef-économiste du FMI qu’il avait quitté en 2008, s’en était offusqué dans un film qui avait été consacré à cette affaire : « J’ai été assez surpris par la façon d’agir de l’administration OBAMA. Moi, en tant qu’ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j’ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c’est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c’est ce qu’ont fait les Etats-Unis ! »

Le FMI de Madame Lagarde a déjà commis une exception à cette règle en recevant Calixte Ganongo, complice de Denis Christel Sassou Nguesso dans la ruine de la SNPC et nommé par ce dernier dans le Gouvernement fantoche de Monsieur Clément Mouamba, paisible retraité appelé à 74 ans pour servir d’homme de paille gouvernemental. Ce dernier n’est pas sans trainer une ou deux casseroles de faillite bancaire au Congo, au moins celle de la BCC, pour couvrir une fois encore le tyran congolais.

De plus, l’Assemblée Nationale et le Sénat du Congo auraient dû être dissous après l’élection truquée du dictateur Sassou Nguesso en Mars 2016. Ce ne fut pas le cas, et il ne manquera pas de se poser le problème de la légitimité des engagements que pourra souscrire un ministre congolais des finances, même autre que Calixte Ganongo. Il faut rappeler que Gilbert Ondongo[ii], éventuel ministre d’Etat de remplacement, responsable de la gestion calamiteuse et criminelle des finances, fait l’objet d’une enquête au Portugal dans l’affaire José Veiga.

Le FMI pour retrouver un semblant de crédibilité au Congo doit refuser de discuter avec cette administration coupable de la catastrophe financière actuelle. « Un second chèque en blanc » pourrait rendre l’institution complice des massacres de populations dans le Pool. Et plus largement dans tout le Congo, comme il est fort à craindre !

L’immunité accordée aux fonctionnaires du FMI pourrait bien tomber du fait des abus qui ont été commis au Congo ou qui le seront. L’effacement de la dette congolaise est un boulet que le FMI traîne déjà, il lui sera difficile d’en ajouter un autre…

Rigobert OSSEBI

(Extrait du congo-liberty)

[i] http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/26/rodrigo-rato-lex-president-du-fmi-sur-le-banc-des-accuses-en-e/ Le site Huffingtonpost, appartenant à Matthieu Pigasse (et dirigé par Anne Sinclair), tellement discret sur les péripéties judiciaires de DSK, s’en donne à cœur-joie sur le prédécesseur. Est-ce parce qu’il n’avait pas été très coopératif sur le « dossier congolais » ?

[ii] La Délégation de l’Union Européenne à Brazzaville n’indique pas de nouvel « Ordonnateur national » qui représente le Congo dans toutes les activités financées sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED). C’est donc un corrompu notoire qui gère les fonds alloués par les contribuables européens… !

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