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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:05
 
Les "Andzimba" sont les tueurs ethno-tribaux mbochis au service de M. Sassou Nguesso. Ils relèvent d'une société secrète ethno-tribale reposant sur des us et coutumes traditionnelles. Leur rituel est à dominance sacrificielle du sang humain qu'ils boivent...

 

par Nsinda Zâ Kongo

 L’INVASION DE L'ORDRE DES « ANDZIMBA »

 

Invasion "Andzimba" dans le Pool

 

C'était la cinquième femme qui venait d'être dépecée dans la contrée de Mpassa dans la région du Pool. Le manque d'experts en criminologie fut naturellement suppléée par l'intelligence naturelle locale des notables de la contrée. Cette dernière isola en premier la similarité du mode opératoire nonobstant le fait que l'avant dernière victime fut démembrée avec son fils de quatre ans. Un profil fut facilement établi eu égard aux éléments ci-après ; les victimes tuées revenaient toutes de leurs travaux champêtres. L'assaillant avait dû les observer toute la journée s'assurant ainsi que personne n’intervînt lors de l’assaut. Les forfaits étaient perpétrés en fin de journée et à chaque fois la scène de crime se trouvait non loin de la rivière. Les victimes, excepté le bambin, étaient toutes des femmes et avaient toutes subi des sévices sexuels avant d'être morcelées. Toutes, à l'exception des deux premières, avaient essayé en vain de fuir leur assaillant. Les profils établis par les profileurs convergèrent. L'assaillant devait être le même pour toutes les victimes. Ce devait être un homme non marié et surtout n'ayant aucun succès auprès de la gente féminine. Des suspects furent rapidement identifiés et interpellés. Il devait s'agir d'un sacripant. Tous les chenapans de la contrée furent systématiquement entendus, mais tous avaient un alibi solide et crédible. S'agissait-il d'un chenapan venant d'une autre contrée?

Quelques semaines passèrent, le malfrat n'avait toujours pas été appréhendé ni même identifié avec précision. Entre temps, des mesures de sureté et de sécurité furent prises par les chefs coutumiers de la contrée. Le nouvel Etat prônant "la révolution" à tue-tête sur les ondes de la chaine "nationale" de radio débaptisée « La voix de la révolution » brillait par une étonnante indifférence à l’égard de ces forfaits. Il fut demandé aux hommes d'accompagner leurs épouses aux champs. Aux veuves et aux jeunes demoiselles non encore mariées furent recommandées de ne se rendre aux champs qu’escortées. Les mesures de solidarité furent renforcées dans les villages en vue d'assister les femmes seules et les veuves dont la productivité était désormais contingentée à la bonne humeur des voisins enclins à les accompagner aux champs. La disette ne tarda pas à défrayer la chronique.

Un mois plus tard, deux macchabées furent retrouvés au bord de la rivière ; le malfrat avait encore récidivé. Cependant, cette fois, il y avait deux victimes. Il s’agissait de Mâ Bizenga et de Tâ Massamba son époux. La scène de crime laissait entrevoir une rixe entre les malfrats et le vigoureux Massamba. La psychose était à son comble dans la contrée; il y avait plus d'un malfrat et cette horde ne s’en prenait désormais non pas qu’aux femmes, mais aussi aux hommes et même aux hommes les plus vigoureux à l'instar de Tâ Massamba.

Les villageois accoururent voir la carcasse de ce qui restait du bel et vigoureux homme que fut Tâ Massamba. Il fut remarqué que les organes génitaux du macchabée étaient aux abonnés absents. Quels sont ces énergumènes capables d'infliger de telles atrocités à leur semblable sans aucun état-d'âme?

Les profileurs revirent leurs conclusions. En effet pour venir à bout du vigoureux Massamba, il aurait fallu s’y mettre au moins à deux. C’était évident ; la contrée était en proie à une association de malfaiteurs ; des criminels en bande organisée, ce qui disculpa définitivement les sacripants de la contrée sur qui pesèrent de graves présomptions. Cerise sur le gâteau, des crimes similaires se produisirent dans la contrée de Madzia et de Goma. La dépouille d’un pêcheur chevronné y fut découverte. On crut en premier lieu que l’infortuné était victime d’une attaque de crocodile ; cependant, les entailles sur son corps plaidèrent pour un homicide ; un crime prémédité. En outre les organes génitaux sur le corps du pêcheur, de même, ne répondaient pas à l’appel ; tel était la signature des malfrats sur les victimes du genre masculin.

La région ruminait sa peur et sa torpeur. L’indifférence des autorités de l’Etat était plus qu’insolite, plus insolite encore dans la région les organes génitaux étaient sacrés. Ce qui corroborait les dires en coulisses de certains natifs de la région, collaborateurs des nouvelles autorités du pays. « Des outre-venants appartenant à une sorte de secte mystico-guerrière auraient été délibérément largués dans la région pour semer le deuil et la désolation ». La rumeur courait aussi que le président ressortissant du nord aurait perdu son unique frère lors des troubles politique suivis de violences dont les ressortissants du nord avaient été victimes dans La Capitale. Une autre rumeur faisait état de la frustration du régime sur l'affaire Ange Diawara que la population du Pool à hébergé, nourri et protégé. Qu'à cela ne tienne, l'indifférence des autorités était sujette à caution.

Une réunion secrète fut tenue par les différentes chefferies de la région à l’insu des autorités administratives et politiques. Les Mânes "Mbula" et les Tenants "Bisimbi" furent associés à ce conciliabule grâce aux ingrédients ci-après :

- le "luzibu" pour ouvrir "zibula" et faire se rencontrer les sphères des mânes "Mbula Za Kongo" et celles des humains ;

- la cola "kazu" afin de délecter le verbe du palais "kasula mpova" ;

- le vin collecté à partir de la sève de palmes "nsamba" afin de transmettre "sambula" les conclusions édits des mânes aux genres humains ;

- le ntundu pour remercier "tonda" les différentes sphères de la cosmogonie Kongo des conclusions du conciliabule.

Le propos similaire fut tenu au genre humain lors de cette réunion; "pendant que nous dormions, une vipère fut introduite dans notre maisonnée et cette dernière y vomit ses petits qui y prolifèrent en tuant et dépeçant nos enfants. Ils ont appris à se dissimuler dans notre maisonnée comme sait le faire cette engeance vipirine. Mais qu'à cela ne tienne, il ne sied pas que les chefs rassemblés ici crient haro au diable en public, le cas échéant qu'adviendraient de nos concitoyens ? N'avions-nous pas été respectivement intronisés pour ne pas voir le diable ? Nous viendrons à bout de cette engeance vipérine"

Quelques temps après une rumeur parcourut la région annonçant l'arrestation des assaillants et leur extradition à Brazzaville ; la ville capitale via Kinkala la grande ville de la région. Les villageois seraient donc conviés à vaquer de nouveau à leurs occupations en toute quiétude. Les chefs de la contrée n'infirmèrent ni confirmèrent cette rumeur. Nonchalamment les villageois reprirent leurs activités. Secrètement des instructions furent données à certaines catégories professionnelles locales; notamment les "m'songi" ou collecteurs de noix ou de vin de palme. L'ordre de passer plus d'heures sur les palmiers en scrutant le paysage leur fut intimé.

Cela faisait environ trois heures que Mâ Mpolo s'activait à labourer le lopin de terre qu'elle avait laissé en jachère pendant deux saisons. Du haut d’un palmier sur lequel Tâ Kulu-Bari s'activait à son tour à arracher la grappe de noix de palmes incrustée sur le flanc du palmier, il remarqua une silhouette à allure insolite qui scrutait les moindres faits et gestes de Mâ Mpolo depuis un bosquet. Du palmier Tâ Kulu-Bari remarqua que la silhouette était dénudée et portait sur le dos une sorte de nasse dans laquelle devait se trouver des fléchettes. Tâ Kulu-Bari suivit scrupuleusement la procédure édictée par le conseil des chefs. Il ne fallait surtout pas interférer mais plutôt déclencher l'alerte. Il hissa du haut du palmier son pantalon noir qu'il déploya comme une bannière. Un autre "m'songi" remarqua le geste de Tâ Kulu-Bari du haut d’un palmier et fit autant. Tous les "m'songi" ayant repéré le geste en firent autant et formèrent une sorte de chaine. Leur message parvint au village qui fit retentir le cor et le gros tam-tam pour alerter les villages alentour. En moins de deux heures les "makesa" de la contrée étaient regroupés et la battue pouvait commencer.

Au bout de deux heures la battue avait pris fin. Au final deux sauvageons furent dénichés au fond d’une tanière par les chiens de la battue. Ce qui ne fut au début qu’une rumeur s’avéra vrai. Les deux sauvageons ne parlaient aucune langue locale. Des natifs de la région ayant travaillé outre-région pouvaient déchiffrer ce qui sortait de la bouche des sauvageons. Ils disaient être de l’ordre des « Anzimba » ; un ordre mystico-guerrier et soutenaient que l'hécatombe est à venir. Des battues furent organisées dans toute la région et plusieurs sauvageons du même acabit furent appréhendés. La psychose dura des années avant que les habitants de la région du Pool reprennent confiance.

"Les faits sont têtus". Ils étaient annoncés même par le biais des ondes de la radio et personne ne fit le rapprochement. Dans les années 80 au tour de midi la Voix de la Révolution Congolaise; l'unique chaîne de radio du pays diffusait une émission intitulée "Madame midi approche". Cette émission était en général suivie d'une berceuse chantée dans un idiome du nord. Le message de cette berceuse était :

- " as-tu vu quelqu'un qui va vers Ngelé?"
- "Alors dis à ce dernier que le malheur approche"

Ngelé n'est pas Brazzaville? L'opération Mouebara est un projet national commun au ressortissants du nord et concocté minutieusement depuis belle lurette. Il sied que le Pool se réveille à nouveau pour extirper définitivement la vipère de la maisonnée.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:02

PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL : Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l’Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie

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SOUVENONS NOUS DE TOUTES LES VICTIMES DES VIOLENCES POLITIQUES AU CONGO

LE  PERE GEORGES VANDENBEUSCH L’ANCIEN PRISONNIER ET LE PASTEUR DAVID GOMA CELEBRERONT UN CULTE OECUMENIQUE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES.

Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.? Apocalypse 2:10

PRIONS POUR LA PAIX AU CONGO
PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL

Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l?Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie 10 Rue des Boudoux 92400 Courbevoie
Accès: RER ou Metro:   LA DEFENSE, prendre bus 275 ou 278 Arret: Herold- Mairie de Courbevoie

Diffusé le 17 octobre 2016, par www.congo-liberty.com

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:02
 
Après lecture de ce qui suit, y a-t-il génocide et crimes contre l'humanité ou pas? Ces "Opérations" de purification ethniques se poursuivent à ce jour, en 2016, dans la région du Pool. Les éléments contenus dans cette lettre au CMAS en constituent le socle. Les mêmes persécutions décrites dans ces documents sont opérées en ce moment même dans la région du Pool.

 

Trône de sang et purification ethnique Trône de sang et purification ethnique

 

Présidence  de la République du Congo

Cabinet du Chef de l’Etat

Brazzaville le 07 janvier 2000

 

Le Président de la République

N° 019/000/PR-CAB

 

Diffusion strictement limitée aux membres du CMAS

Orientations générale à la réunion du Comité Mixte d’Actions Spéciales

du 07 janvier 2000 à Brazzaville

 

Chers membres du Comité Mixte d’Actions Spéciales,

Comme je le fais traditionnellement depuis octobre 1997, après tous les discours officiels que j’ai tenus ces derniers temps, lesquels comme vous le savez bien, sont destinés aux chancelleries étrangères et au grand public mais non aux hommes du pouvoir que vous êtes, je tiens à réaffirmer devant vous, les grandes orientations qui doivent guider notre action pour cette années 2000.

Celles-ci résultent des engagements que nous avons pris ensemble lors de notre première réunion du 10 novembre 1996 sur la prise du pouvoir, sur les techniques de sa consolidation et les moyens de sa pérennisation. Il vous appartiendra au cours de cette première réunion annuelle d’y réfléchir et d’en déterminer les modalités d’application. Je dois vous rassurer que les accords signés ça et là s’inscrivent dans le cadre des diversions prévues dans notre stratégie, nécessaires pour notre image et ne doivent en aucun cas entamer votre moral. Nous devons continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir.

Au demeurant, je ne peux manquer de vous rendre un vibrant hommage pour les victoires remportées jusqu’à ce jour. Malgré un environnement caractérisé par un tintamarre médiatique contre régime, vous avez su appliquer le célèbre précepte de Mao Zedong : « Le pouvoir est au bout du fusil ».

Nous n’avons pas droit à l’erreur d’analyse. Quand il s’agit de l’Afrique, les Occidentaux ne respectent que la force tout en prenant le soin de se cacher derrière la reconnaissance des états et non des régimes. Le slogan « Le pouvoir ou la mort » doit être gravé dans la conscience de chacun de nos hommes. Je ne vous rappellerais jamais assez que le retour de la paix signifie la perte de notre pouvoir.

Vous réalisez à présent à quel point l’arsenal militaire de l’Angola nous est précieux. Peu importe que, politiquement, nous ne représenterons que 15% de la population. Le peuple n’est ni plus ni moins qu’un bouclier dont il faut se servir habilement. L’essentiel est d’avoir la force militaire de notre côté. Nos deux ans de règne contre la volonté de la majorité du pays et d’une bonne partie de l’opinion internationale en sont la preuve.

Le maintien de l’étatd e guerre à l’instar de l’Angola, l’extermination progressive des populations qui nous sont hostiles, la répression conséquente de toute velléité d’opposition intérieure, le musellement de la presse nationale, la traque de tous nos opposants partout où ils se trouvent à l’étranger, la déstabilisation des associations et des personnalités étrangères critiquant notre régime, la désinformation de l’opinion nationale et internationale grâce aux puissants moyens de presse dont nous disposons doivent demeurer les principaux axes  de notre politique. L’application rigoureuse de celle-ci est le seul gage de la survie de notre régime.

C’est pourquoi, pour cette première réunion annuelle du Comité Mixte d’Actions Spéciales élargie aux chefs d’antennes territoriales et socioprofessionnelles, je vous invite à réfléchir profondément sur les points suivants :

t  Poursuivre l’opération Mouebara dans les nouvelles conditions des accords de Pointe-Noire et de Brazzaville, parachever impérativement le dépeuplement des 430 000 personne prévu dans sa dernière phase dont l’exécution a été perturbée par les accords précités, car si les résultats sont très satisfaisants dans le Pool, qui aujourd’hui vidé d’environ trois quart de sa population, ils restent cependant très modestes pour les autres régions ciblées, utiliser pour cette mission uniquement des hélicoptères de combat et en faire porter la responsabilité de la provocation aux partisans de l’ancien régime ;

t  Recenser les membres de nos pelotons d’exécution qui menacent de révéler l’existence et l’emplacement des charniers à la presse étrangère et les mettre sous haute surveillance jusqu’à nouvel ordre tout en les tenant suffisamment éloignés des étrangers et de certains mouchards nationaux ;

t  Veiller à ce que les Organisations humanitaires étrangères devant intervenir dans les zones prévues par l’accord de Brazzaville ne tombent sur aucun des 16 charniers dissimulés ; des itinéraires obligatoires devront leur être indiqués et des escortes par nos hommes les plus fidèles devront leur être imposées ;

t  Préparer la tenue d’un séminaire de sensibilisation sur le thème : « Le pouvoir ou la mort » auquel devront participer tous nos hommes  les plus fidèles et aptes à occuper un poste de responsabilité  dans l’Armée, la Police, l’Administration territoriale, la Douane et les Impôts, insister sur l’importance de l’inspiration de cette devise pour notre pouvoir à un moment où les chantres de la démocratisation redoublent d’ardeur à travers le monde ;

t  Prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’aide humanitaire soit prioritairement livrée aux populations favorables au pouvoir et maintenir celles qui nous sont hostiles dans un état de précarité qui les oblige à se soumettre ;

t  Se servir de l’Accord de Brazzaville, notamment en ses articles  5 et 6 pour insérer les Hutus rwandais, les miliciens interhamwés, les anciens membres de la garde présidentielle de feu le Maréchal Mobutu, les tchadiens qui combattent avec nous dans les forces armées congolaises y compris même les angolais et les afro-cubains qui le désireraient ;

t  Interdire strictement la délivrance du passeport national à tout ressortissant du Sud et aux nordistes qui refusent de se rallier afin d’empêcher leur sortie à l’étranger où ils se transforment en témoin à charge contre nous auprès des organisations de défense des droits de l’homme et des tribunaux ;

t  Renforcer les réseaux de l’étranger afin de mieux traquer les opposants et déstabiliser efficacement les organisations hostiles à notre pouvoir ;

t  Organiser l’exécution des détenus politiques se trouvant encore dans nos geôles et en faire porter le chapeau aux éléments incontrôlés ;

t  Réaliser coûte que coûte au cours de l’année un référendum et empêcher par tous les moyens le retour des exilés politiques influents.

Je reste à l’écoute de vos remarques et suggestions.

Le Général d’Armée

Denis SASSOU NGUESSO

Version PDF_Lettre-Programme de Sassou au CMAS pour la purification et l'épuration ethniques dans le Pool et la Bouenza (pdf, 1.5 MB)

__________________________________________

 

Opération Mouebara

 

Présidence de la République                                                      République du Congo

         Unité – Travail – Progrès

Comité Mixte d’Actions Spéciales

N° 023/99/PR/CMAS

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

PLAN D'ACTIVITES DU TRIMESTRE IV

DE L'OPERATION « MOUEBARA »

(01/10 – 31/12/99)

Zones cibles du trimestre :

Pool-Nord,

Bouénza-Nord,

Lékoumou – Niari-Forestier (cf. cartes tactiques jointes au plan)

 

SECRET DEFENSE

 

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

 N° D'ORDRE : 01 POOL-NORD

 

ACTIONS :

- Pilonnage de Kibouéndé; -Bombardement de Mayama;

- Empoisonnement des sources d’eau de la zone du Pool-Nord.

 

OBJECTIFS :

- Dépeupler les pays de Mpangala;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans les secteurs des tirs;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur du pilonnage et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies;

- Pousser à l'exil forcé au Gabon et en RDC;

- Terroriser les résistants de l'étranger.

 

NORMES D’APPRECIATION DES OBJECTIFS :

- Passable (25000 tués, 15000 déplacés);

- Bien (30000 tués, 20000 déplacés);

- Excellent (45000 tués, 70000 déplacés).

 

NOTA BENE :

Brûler tout jeune en âge de combattre en provenance des zones àforte résistance.

 

DELAI ou PERIODE :

Mi-octobre début novembre selon conditions météorologiques (absence pluie et brouillard).

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

 2 Mig-21,

4 hélico,

112 bombes,

81  missiles,

37 lance-flammes,

12 canons 122,

20 véhicules 4x4,

280 rockets,

1000 menus,

20 blindés,

5000 grenades.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

468 hommes (344 expatriés, 124 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (108 millions),

internement (160 millions),

Prestations (646 millions),

Imprévus (98 millions) : total = 1016 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Blaise ADOUA.

 

OBSERVATIONS :

- Pilonner et bombarder les lieux à forte concentration humaine (marchés, églises, écoles, terrains de sport, etc).

- Utiliser les signaux externes des ONG humanitaires pour attirer les foules et faire des tirs groupés.

 

N° D'ORDRE 02 BOUENZA-NORD

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Mouyondzi ;

- Bombarder la zone de Mabombo.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

-Dépeupler les plateaux Babémbés ;

-Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement ;

-Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu ;

-Pousser à l'exil forcé vers le Gabon; 

-Terroriser les  résistants de l'étranger.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

22 blindés,

21 véhicules 4x4,

120 bombes,

109 missiles,

300 rockets,

23 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

524 hommes (446 expatriés, 78 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (150 millions),

hébergement (168 millions),

Prestations (699 millions),

Imprévus (106 millions) : total = 1123 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Longonda Philippe.

 

 OBSERVATIONS :

- Bombarder le marché de Mouyondzi-centre, l'hôpital de Moukala, les champs et le village Louboto proche du barrage Moukoukoulou ;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE) (1).

 

N° D'ORDRE 03

LEKOUMOU-NIARI FORESTIER

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Sibiti et Zanaga;

- Bombarder la zone de Mossendjo et Mayoko.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

- Dépeupler le Niari forestier et la Lékoumou;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu;

- Pousser à l'exil forcé vers le Gabon;

- Incendier le village natal de Lissouba.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de octobre - novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

13 blindés,

14 véhicules 4x4,

115 bombes,

98 missiles,

271 rockets,

14 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

415 hommes (346 expatriés, 69 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (140 millions),

hébergement (138 millions),

Prestations (662 millions),

Imprévus (95 millions) : total = 1035 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade ESSONGO B.

 

OBSERVATIONS :

 - Bombarder le marché de Mossendjo-centre, l'hôpital de Makabana, les champs et alentours de MBinda;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE).

 

BILAN PREVISIONNEL POUR LE IVeme trimestre :

Nombre de tués (125.000 hommes),

nombre de fugitifs (275.000 hommes),

nombre de départs en exil forcé (40.000 hommes).

Soit un dépeuplement total de 430.000 hommes. 

 

COUT TOTAL DES OPERATIONS

POUR LE IVème trimestre :

1016.000.000 + 1123.000.000 + 1035.000.000 = 3.174.000.000 F CFA.

 

MODALITES DE DOTATION :

529 millions (1/6 du montant) par quinzaine.

 

Fait à Brazzaville, le 27 Septembre 1999.

 Pour le Comité d'Actions Spéciales,

 Le Général de brigade ESSONGO

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 Commentaire

 

L'opération "Mouebara", du nom de la mère de Sassou Nguesso, était officiellement une opération de manœuvres militaires entre la France, le Gabon, le Tchad et le Congo-Brazzaville, etc...

En fait, avec le recul du temps, il semble qu'il s'agissait donc de la mise à exécution d'un plan macabre d'extermination des populations du sud du Congo-Brazzaville, après les opérations Colombe I et II, Hérode et Hadès.

Il faut noter que toutes les opérations d'extermination ethnique dans toutes les guerres successives du Congo ont été financées par la France, via ELF.

L'on notera également la présence des troupes françaises dans les opérations dites "Colombe I et II".

Des milliards de Francs CFA et des millions de Francs Français (Euro aujourd'hui) sont perpétuellement dilapidés pour l'exécution de programmes d'extermination humaine. La Communauté internationale comprendra-t-elle ? Et jusqu'à quand continuera-t-elle d'accorder des financements sous forme d'aides à un Etat dont les dirigeants kleptocrates, installés par la France, se livrent à des génocides, des crimes contre l'humanité ? Quelques preuves ont été ici fournies.

(Extrait de l’ouvrage de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville – Rapport de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine – 25 Février – 10 juin 1991, Ed. ICES, 2004, épuisé)

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 13:24
Chasse au Bakongo du Pool Chasse au Bakongo du Pool

 

Après avoir mis en scène des funérailles nationales pour des soldats tombés au « front » dans le Pool, suite à la manipulation des tueurs qu’il y a lui-même introduits, histoire de désigner cette région à la vindicte populaire, Sassou a décrété la solution finale contre les paisibles populations de ce département. Un remake de 1977 quand il fit tuer Ngouabi et prononça son oraison funèbre, avant de fabriquer un procès où les suppliciés étaient des gens du Pool.

Monsieur 8 % utilise encore le même scénario.

Les mercenaires qui sillonnent désormais le Pool et la Bouenza ont tous reçu pour ordre d’éliminer tous les jeunes de ces départements désormais qualifiés de terroristes…

La solution finale: "Le Pool doit être rayé de la carte du Congo. Une photo de propagande du pouvoir mettant en scène un "ninja"

Nynja torturé Nynja torturé

 

Lire ci-dessous l'article de Paris Match (13/10)

Congo-Brazzaville: la partie de chasse de Sassou Nguesso 

Après avoir bombardé le Pool pendant six mois, le président Sassou Nguesso intensifie la traque du pasteur Ntumi accusé d'être à la tête d'un "groupe terroriste" 

"Samedi 8 octobre, une trentaine de véhicules blindés et une vingtaine de pick-up ont quitté Brazzaville vers Kinkala, dans la région du Pool. Il y a des centaines de mercenaires."

L’information est livrée par l’un des nombreux opposants au régime qui depuis la forêt communique sur les réseaux sociaux. Les lignes sont parfois coupées. Il lui arrive alors de parcourir plus de 20 kilomètres pour envoyer des messages.

N’en déplaise à celui qui s’est fait réélire en ordonnant un black-out total sur son pays, l’information circule sur le réseau WhatsApp, qui serait plus difficile à surveiller que les portables. Depuis plusieurs mois, nous recevons ainsi des photos et témoignages des vagues de répressions conduisant à l’exode des populations du Pool. De la même façon, nous recevions des photos de victimes des forces de l'ordre tuées dans les rues de Brazzaville. Sujet sur lequel le procureur de la République André Oko Ngakala ne s'est, semble-t-il, pas exprimé.

Surnommé "Monsieur 8%" en référence au score qu’il aurait obtenu selon le décompte mis en place par l’opposition, Denis Sassou-Nguesso n’est pas arrivé à éteindre la contestation provoquée par la crise électorale. 

Lire l'intégalité de l'article 

Tout jeune dans le Pool est désormais qualifié de terroriste et doit être éliminé... 

 

Jeune Lari du Pool Jeune Lari du Pool
 

SOURCE : mwinda.org

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:11
(Congo-Brazzaville) Témoignage : Contribution à la compréhension du drame du Pool

Pasteur Ntumi

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par Jean-Joseph William Otta

CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du pool. Mettant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçu...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux. En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.

Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permet aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations . Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes ;

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles. Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 23:52
(Congo-Brazzaville) Témoignage : A propos de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi

Pasteur Ntumi

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Par Yves Lekanda Lekandza Abongui

Le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste ni un rebelle ; c’est un républicain et un légaliste.

En 1998 - 2003, en prenant les armes, il a fait ce que le préambule de la constitution du 15 mars 1992 prévoyait « le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’Etat ou de l’exercer de manière tyrannique.

En 2015, en sa qualité de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, il s’oppose au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour ne pas permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

En 2016, en se fondant sur les dispositions de l’article 10 de la constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « Tout citoyen, tout agent de l'Etat est délié du devoir d'obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L'ordre d'un supérieur ou d'une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques », il a repris les armes pour résister à l’oppresseur et se défendre contre le plan machiavéliquement conçu par monsieur Sassou et son clan visant à terroriser les populations du Pool et à le tuer pour faire diversion et s’autoproclamer président de la république.

Les événements survenus le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville étaient conçus de toute pièce et orchestrés par Denis Sassou Nguesso et son clan pour non seulement faire diversion et détourner l’attention les populations afin que la cour constitutionnelle proclame sa victoire volée mais aussi pour avoir un prétexte d’attaquer le révérend Pasteur Ntumi et de maintenir un climat de tension ou de guerre dans le pays afin de faire avaler son hold up électoral au peuple congolais et de se maintenir au pouvoir.

En organisant sciemment les événements du 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville notamment à Bacongo et Makelékelé dans le but de :

Détourner l’attention des populations et créer la psychose afin de proclamer une victoire volée et non méritée et
Attaquer le révérend Pasteur Ntumi afin de maintenir dans le pays un climat de guerre, pour se maintenir illégalement au pouvoir, monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan sont donc des terroristes.

Alors qu’est-ce qu’un terroriste ?

Un terroriste est un partisan, agent du système de la terreur autrement dit un terroriste est celui qui réalise les actes de terrorisme.

Du latin terror, terreur. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la "doctrine des partisans de la Terreur" pendant la Révolution Française.

Le terrorisme désigne l'usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs : faire pression sur l'Etat, contraindre une population à l'obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie….

Le terrorisme peut prendre la forme d'attentats, d'assassinats, d'enlèvements, de sabotages, d'actes d'intimidation, etc. Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l'opinion publique, à l'intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur.

Le terrorisme d'Etat est l'utilisation par un gouvernement de mesures d'exception et d'actes violents à l'encontre d'une partie de ses administrés, sous couvert de raison d'Etat.

Le terme terrorisme désigne aussi une attitude d’intimidation, d’intolérance ou des pratiques abusives dans le domaine de la politique, de l’économie, de la justice, de la culture…

On distingue le terrorisme de la résistance (ou guerre des partisans) qui met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l'autodétermination des peuples et la lutte contre l'oppression ou contre un envahisseur. Exemple : La Résistance en France pendant l'Occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La guérilla, quant à elle, a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population.

Au regard de cette définition, force est de constater que le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste comme veut le faire croire monsieur Sassou à la communauté internationale. Ce qu’il fait c’est de la résistance car son objectif est de lutter contre l’oppression du pouvoir illégal et illégitime de monsieur Denis Sassou Nguesso.

Frédéric Bintsamou alias le révérend Pasteur Ntumi a toujours été faussement accusé par Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet, en 1998, pour le diaboliser et le discréditer, le Denis Sassou Nguesso et sa police politique ont menti le peuple congolais et la communauté internationale à propos de son stock d’armes en disant « qu’il était acquis dans le cadre d’un trafic de drogue ». Or la police politique de Denis Sassou Nguesso n’a jamais prouvé ses allégations de trafic de drogue imputé de façon sadique et éhonté

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Yves Lekanda Lekandza Abongui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool Pasteur Ntumi
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:19
(Congo/FMI) Le FMI financera-t-il la guerre de Sassou Nguesso dans le Pool ?

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Par Rigobert OSSEBI

Le corrompu Gilbert Ondongo (en haut à gauche) a soutenu Mme Lagarde le 22 mai 2011 avant l’annonce de sa candidature à la direction du FMI

Le Congo est dans une situation économique proprement dramatique, tant la crise qu’elle traverse est grave et profonde ; cela est connu de tous. En réalité, cet immense gâchis a été permis par de très hauts cadres du FMI, outre une certaine connivence politicienne internationale, durant toute la période qui a précédé l’effacement de la dette congolaise. C’était un chèque en blanc, sans conditions, qui a été fait au kleptocrate-corrupteur qui était déjà en place et qu’il a perçu comme un encouragement à saigner davantage encore les finances de son pays. Ce qu’il n’a pas manqué de faire avec ses enfants et son petit clan.

Cela a été dit et redit et c’est une vérité : le Congo n’aurait jamais dû bénéficier du programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Au début de l’année 2014, Madame Le Gal, qui était à la tête de la « Cellule Afrique » de l’Elysée avouait à l’Avocat d’un créancier de ce pays que « la dette du Congo n’aurait jamais dû être effacée ! »

L’épouse d’un Conseiller, du précédent président français, reconnaissait que « beaucoup avaient profité de cette annulation de dette… » (Version édulcorée !)

Le FMI, avec Strauss Kahn pour Directeur général, avait accordé « le Point d’achèvement », son feu vert, en Janvier 2010 contre toute attente alors que des preuves de faux-rapports décisifs circulaient tant à Washington qu’à Paris. Deux mois plus tard, le Club de Paris, dirigé par Monsieur Ramon Fernandez sous la tutelle de la Ministre des finances Madame Christine Lagarde, concrétisait un effacement de 5 milliards de dollars dont 2,6 milliards d’euros à la charge de la France. Ce Club, structure informelle logée à Bercy, était au courant des faux-rapports. Ces derniers avaient été rédigés, entre autres, par Monsieur Reza Moghadam, alors Directeur de Cabinet de Strauss-Kahn à Washington.

La liste est longue de ceux et celles qui ont contribué à cette funeste fumisterie. La responsable du Département Afrique au FMI en était alors Madame Antoinette Sayeh. Elle se félicitait que « les pré-conditions, y compris dans le cadre de la gouvernance, avaient été remplies afin de permettre au Congo d’atteindre le Point d’achèvement du PPTE ». Son arrogante assurance sur le sujet se basait sur un travail de falsifications, durant cinq années, de Yaya Moussa Représentant résident du FMI à Brazzaville.

Contrairement à José Veiga, partenaire de Denis Sassou Nguesso père et fils, qui est poursuivi par la justice portugaise pour blanchiment et corruption, le Camerounais Yaya Moussa évolue le plus tranquillement du monde à la tête de structures opaques tant à Cotonou (BAIC) qu’à Washington (Kontinent) ; sans être inquiété semble-t-il, par le Département de Justice américain pour cette dernière structure, alors qu’il est l’homme de paille notoire de Kiki-Denis Christel Nguesso, au moins pour les participations dans les champs pétroliers congolais de Total et d’ENI.

Débarrassé de ses dettes anciennes principalement françaises, le Congo de Sassou Nguesso a pu s’endetter à tour de bras auprès de la Chine. Celle-ci faisait les grands travaux à crédit, pendant que la famille présidentielle détournait toutes les liquidités. Une partie de l’argent libéré, par la grâce du FMI et du Club de Paris, avait servi à acheter des armes jusqu’en Corée du Nord. Une bonne partie stockée à Mpila, dans le fief brazzavillois du dictateur, avait alors explosé le 4 mars 2012, causant d’immenses dégâts et pertes humaines. Des milliers de victimes, en réalité, pour trois cents morts reconnus. Pour les survivants, blessés ou pas, ni pansements, ni soins, ni dédommagements. Même pour ces habitants de quartiers Nord, Sassou Nguesso ne s’est pas départi de son habituel mépris pour ses semblables congolais.

En 2016, ce qui n’a pas été anéanti par la duplicité du FMI l’a été par la chute des prix du pétrole. C’est ainsi que l’ex-Directeur général-adjoint de la SNPC, Calixte Ganongo, devenu ministre des finances du Congo alla frapper une première fois à la porte du FMI en juillet dernier ; éconduit, il y retourna à la fin septembre. Il se chuchote que Jean-Louis Borloo, plus proche que jamais de Sassou Nguesso aurait grandement contribué à déverrouiller l’accès de l’Institution aux mains de Christine Lagarde.

Petit monde de la politique et des affaires françaises : Borloo, alors avocat, fut à l’origine de l’ascension de Bernard Tapie ; ce dernier est la cause des ennuis judiciaires français de Christine Lagarde ; et pour terminer Borloo est un homme politique très courtisé pour l’échéance de 2017… Mais rassurez-vous, tout ce joli monde pourrait très bien s’entendre, à nouveau, sur le dos du Congo : Sassou Nguesso a un cruel besoin de financements pour sa guerre dans le Pool et serait prêt à toutes les concessions… !

Cependant, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Le FMI a beau eu avoir deux de ses précédents directeurs généraux (Rodrigo Rato[i] et Strauss-Kahn) salement traînés devant les tribunaux et l’actuelle sérieusement inquiétée, il n’en est pas pour autant une « épicerie familiale » dans le sens congolais de l’expression… !

Lors des sauvetages des banques américaines en 2009, par l’Administration Obama, les grandes banques comme Goldman Sachs avaient sauvé leur tête. Simon Johnson, un ancien Chef-économiste du FMI qu’il avait quitté en 2008, s’en était offusqué dans un film qui avait été consacré à cette affaire : « J’ai été assez surpris par la façon d’agir de l’administration OBAMA. Moi, en tant qu’ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j’ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c’est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c’est ce qu’ont fait les Etats-Unis ! »

Le FMI de Madame Lagarde a déjà commis une exception à cette règle en recevant Calixte Ganongo, complice de Denis Christel Sassou Nguesso dans la ruine de la SNPC et nommé par ce dernier dans le Gouvernement fantoche de Monsieur Clément Mouamba, paisible retraité appelé à 74 ans pour servir d’homme de paille gouvernemental. Ce dernier n’est pas sans trainer une ou deux casseroles de faillite bancaire au Congo, au moins celle de la BCC, pour couvrir une fois encore le tyran congolais.

De plus, l’Assemblée Nationale et le Sénat du Congo auraient dû être dissous après l’élection truquée du dictateur Sassou Nguesso en Mars 2016. Ce ne fut pas le cas, et il ne manquera pas de se poser le problème de la légitimité des engagements que pourra souscrire un ministre congolais des finances, même autre que Calixte Ganongo. Il faut rappeler que Gilbert Ondongo[ii], éventuel ministre d’Etat de remplacement, responsable de la gestion calamiteuse et criminelle des finances, fait l’objet d’une enquête au Portugal dans l’affaire José Veiga.

Le FMI pour retrouver un semblant de crédibilité au Congo doit refuser de discuter avec cette administration coupable de la catastrophe financière actuelle. « Un second chèque en blanc » pourrait rendre l’institution complice des massacres de populations dans le Pool. Et plus largement dans tout le Congo, comme il est fort à craindre !

L’immunité accordée aux fonctionnaires du FMI pourrait bien tomber du fait des abus qui ont été commis au Congo ou qui le seront. L’effacement de la dette congolaise est un boulet que le FMI traîne déjà, il lui sera difficile d’en ajouter un autre…

Rigobert OSSEBI

(Extrait du congo-liberty)

[i] http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/26/rodrigo-rato-lex-president-du-fmi-sur-le-banc-des-accuses-en-e/ Le site Huffingtonpost, appartenant à Matthieu Pigasse (et dirigé par Anne Sinclair), tellement discret sur les péripéties judiciaires de DSK, s’en donne à cœur-joie sur le prédécesseur. Est-ce parce qu’il n’avait pas été très coopératif sur le « dossier congolais » ?

[ii] La Délégation de l’Union Européenne à Brazzaville n’indique pas de nouvel « Ordonnateur national » qui représente le Congo dans toutes les activités financées sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED). C’est donc un corrompu notoire qui gère les fonds alloués par les contribuables européens… !

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 19:38
(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...

"Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", est un livre écrit en 2005 sur la guerre dans la région du Pool dont l'auteur a vécu les faits dans sa chair. Le texte ci-après en est la préface de Jean-Claude Mayima-Mbemba.

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LIVRE :

"BARBARIE ET FOLIE MEUTRIERE AU CONGO-BRAZZAVILLE - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique"

Auteur : Krysis Kilokila-Kiampassi

Edition L’Harmattan (2005)

« Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville : Un châtiment collectif pour appartenance ethnique » est un témoignage poignant sur les atrocités qui s'opèrent, en silence, dans une région : le Pool. Région à laquelle est donc dédié ce livre.

Cette région, comme toutes les autres d'ailleurs, appelée, pudiquement aujourd'hui, "Département", sans aucun doute pour mieux camoufler le caractère et les pratiques systémiques d'apartheid basés sur la discrimination et la ségrégation ethniques et tribales du pouvoir de Brazzaville, un régime venu d'ailleurs et mis en place par le biais du coup d'Etat du 5 juin 1997, a toujours été et depuis bien longtemps, le théâtre et victime de bien de tribulations. C'est dans ces tribulations que s'inscrit le martyre des figures historiques comme Tchimpavita, Mabiala-Ma-Nganga et compagnons, Boueta-Mbongo, Mbiemo et son frère Milongo, Matsoua, Ngounga, Malanda, etc., pour avoir résisté contre l'occupation française.

La région du Pool, dont Brazzaville fut la Capitale de la France Libre et qui se trouve au cœur de son territoire, pour rappeler quelques faits historiques, a été la première, dans tout l'Empire français en Afrique, à répondre "présent", sous l'impulsion du Gouverneur-Général Félix Eboué, à l'Appel du Général de Gaulle. Les premiers éléments du Bataillon qui se transformera plus tard en "Deuxième Division Blindée" du Général Leclerc étaient bien partis de cette région du Pool, aujourd'hui martyrisée, avec l'aval de ceux qui se prétendent être les successeurs du Général de Gaulle.

C'est dire que le destin de cette région est écrit avec le sang. Mais le calvaire de la région du Pool a pris une tournure beaucoup plus dramatique à partir de 1968, année d'accession au pouvoir au Congo-Brazzaville du Conseil national de la révolution (CNR), précurseur du Parti congolais du travail (PCT), dont les principaux dirigeants sont les actuels gouvernants du Congo.

Aussitôt parvenus au pouvoir, les complots imaginaires et les massacres humains ne se comptent plus. Avec eux, la privation des droits humains. La prédation de vies humaines dans cette région par le pouvoir PCT deviendra plus virulente et répétitive, et s'accélérera à partir de 1970 ; chaque fois à l'issue de coups d'Etat plus ou moins vrais, supposés ou imaginaires, mais toujours attribués aux cadres civils et militaires ressortissants de la région du Pool. En tout cas, au Congo post-indépendance, il n'y a pas une région qui voit "partir" ses enfants de façon aussi tragique et dramatique que celle du Pool. Ils sont purement et simplement suppliciés !

De nombreux ouvrages ont déjà été consacrés à la tragédie de cette région du Pool. D'autres ont décrit et dénoncé l'acharnement criminel qui s'abat sur cette région martyre, terre de prédilection par excellence de tous les prédateurs de vies humaines.

Les guerres successives, savamment préméditées, bien calculées et très méthodiquement mûries, d'une intensité jamais connue avant 1993, à l'actif des pouvoirs par procuration établis dans le pays, ravagent cette région. Aussi, en raison de l'omerta du système PCT, ailleurs et vues de loin, ces guerres sont regardées et assimilées à des guerres civiles ou inter-ethniques. Ce qui n'en est nullement le cas, car une guerre civile ou inter-ethnique suppose l'affrontement de deux voire plusieurs ethnies ou tribus. Or dans le cas d'espèce du Congo-Brazzaville, quant à la région du Pool, c'est le pouvoir établi qui chasse sur les terres de celle-ci pour y prélever ses "gibiers". Ainsi les populations civiles, abandonnées par tous, y compris la communauté internationale, et livrées à elles-mêmes, y sont systématiquement devenues les victimes expiatoires d'un système politicien inhumain de type stalinien - avec des pratiques héritées de Ceaucescu - , mis en place dans le pays avec l'aide de l'étranger.

Avec force détails, Krysis Kilokila-Kiampassi montre comment l'ogre dévore ses enfants, tandis que les vautours, les charognards et les vampires s'en donnent à cœur joie.

Volonté délibérée d'exterminer, d'anéantir, faisant partie d'un plan concerté et mûri de longues dates ou méthode préméditée pour asseoir "son autorité" (politique ?) aux fins de l'écrasement de l'autre ? La question reste posée. Cependant, l'auteur montre qu'il s'agit là d'une hégémonie basée sur un critère purement tribal ayant pour conséquence l'extermination totale d'un peuple et donc aussi l'annihilation de la culture kôngo. Tel est le pan de l'histoire dont les experts auront plus tard à démêler les écheveaux.

Dans Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Krysis Kilokila-Kiampassi dissèque le quotidien des populations oubliées et abandonnées à leur sort.

Malgré la propension au crime tous azimuts et l'engouement du système PCT à verser le sang humain sans sourciller, assuré de l'impunité la plus absolue relayée par certaines capitales européennes, l'auteur ne se résigne pas. Il témoigne pour que la réalité qu'il dénonce ne passe en pertes et profits, et ne rentre pas dans le registre des "oubliés" de l'Histoire.

A travers ce livre, il met à la portée de l'opinion nationale et internationale, ce que l'on s'évertue à cacher, que l'on passe sous silence et que leurs auteurs ne voudraient nullement voir étalé à la place publique. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Dans cette trame tragique et dramatique, l'auteur ne manque pas de relever qu'il y a d'un côté, une résistance qui n'a pas eu assez d'autorité pour contrôler ses éléments devenus indisciplinés et donc en proie à l'anarchie. De l'autre, un régime issu d'un coup d'Etat, né du sang, qui n'arrive pas à se surpasser, incapable de canaliser les excès de ses "hommes", de se "civiliser", d'asseoir l'Etat de Droit, de réconcilier véritablement le peuple congolais avec lui-même. Mais au contraire, c'est dans un flot de sang qu'il conduit les Congolais vers une destinée inconnue. Ce régime y trouve donc une réelle délectation, sinon il aurait tout fait pour stopper net ces "dérapages" (sic).

En conséquence, au regard des éléments présentés dans ce livre réquisitoire, il convient donc de relever et d'affirmer ici que, de part son manque d'un plan pour une concorde nationale, le système de Brazzaville ne doit sa vie et sa survie qu'à travers une politique de répression aveugle sans laquelle il n'aurait plus aucune existence. Le régime PCT reste et demeure un système stalinien et fasciste au sens propre des termes.

En tout cas, ce "châtiment collectif pour appartenance ethnique" infligé à la population du Pool est la preuve, sans appel, que le régime de Brazzaville masque ses limites, ses insuffisances, et donc son incapacité à gouverner le pays et, partant, à insuffler une dynamique pour sortir le pays du chaos dans lequel il l'a plongé.

[...]

Par ailleurs, il convient de souligner, de relever cette autre bizarrerie que sont les discours d'un chef d'Etat, bourreau, qui culpabilise ses victimes. Un type de discours qui rappelle une certaine période douloureuse assez récente de l'humanité, mais non encore estompée au niveau de la conscience universelle.

Subséquemment, en scrutant et décortiquant le verbe du soi-disant "'homme fort de Brazzaville", il apparaît nettement que le sort réservé aux populations de la région du Pool est bel et bien un véritable "châtiment collectif pour appartenance ethnique". Le développement du livre nous en convainc à maintes reprises.

D'où cette question qui tombe dans le sens : "Qu'est-ce donc un génocide", si ce qui se passe dans la région du Pool n'en est pas un ?

Certes, sans doute par pudeur, l'auteur du livre n'a pas osé utiliser l'expression. Il laisse donc au lecteur la latitude de se forger une opinion et d'en faire une déduction au fur et à mesure qu'il avancera dans sa lecture.

Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, ouvrage qui passe au peigne fin, de fond en comble, la tragédie de cette région martyrisée, traumatisée et à travers lequel l'auteur expose et détaille les faits très minutieusement, est sans doute le livre qui a manqué jusqu'ici. Il vient à point nommé.

Au-delà de son exposé et tout au long de son développement, c'est un cri du cœur, un véritable SOS que lance Krysis Kilokila-Kiampassi en direction de l'opinion et la communauté internationales. Ce témoignage en fait foi.

Ainsi, en direction des autorités de Brazzaville, ce message : "Que retiendra l'histoire de votre œuvre macabre ? La bestialité gratuite dont vous l'émaillez ! Que dira la postérité quand on lui apprendra votre œuvre ? Sans doute versera-t-elle des larmes de honte, lorsqu'on lui dira… !"

Et en direction des Congolais, sympathisants ou pas de l'un ou l'autre camp, vecteurs de la "barbarie et de la folie meurtrière au Congo-Brazzaville", particulièrement dans la région du Pool, je dis qu'il est du devoir de tout être humain en général, et de tout Congolais en particulier, de prendre conscience de cette tragédie et du calvaire qu'on fait subir aux populations de cette région, avec leurs lots de misères et de centaines de milliers de victimes générées par les deux camps, d'autant qu'aucun d'entre eux ne peut se dire ou prétendre être innocent.

Avec ce livre, l'opinion et la communauté internationales ne pourront plus prétendre qu'elles n'étaient pas au courant du danger de mort des populations de la région du Pool. Ce serait non-assistance à peuple en danger de mort. Et l'histoire le retiendra.

Nous avons espoir que cette communauté internationale finira par prêter attention à ce cri d'alarme, à cet appel de détresse... Alors, c'est ici qu'elle se devrait de réagir pour faire intervenir le fameux concept du "droit d'ingérence" pour aider ces populations persécutées, mais aussi et tout simplement, pour que le droit à la vie et la dignité humaine soient respectés dans leur plus simple expression, en toute indépendance et en toute objectivité, sans entraves aucunes.

Car, l'on ne peut indéfiniment continuer à fermer les yeux, fouler les lois aux pieds sur les massacres humains d'une telle ampleur au nom d'on ne sait quelle autre "loi" méconnue, non écrite et non promulguée.

Après l'ère de la bestialité, de la violence et de la cruauté, après l'ère de la haine, de la désunion et de la division, il faut que l'ère de la rencontre des âmes fasse son entrée.

Quand donc le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest du Congo-Brazzaville se coudront-ils pour former un tissu indémaillable, si le pouvoir est toujours au bout du canon ?

Quand les Congolais, même ceux qui sont au pouvoir ou qui en vivent, ainsi que les "amis" prétendus du Congo, seront-ils écoeurés par tant de sang humain versé ?

La Paix, la Liberté, la Démocratie, le Droit à la Vie et la Dignité humaine ne sauraient être, comme une chasse gardée, un monopole et un luxe réservés spécialement à une certaine sphère.

(Ce texte en est la préface de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA)

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Président de l'association Union-Congo

(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...
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Krysis Kilokila-Kiampassi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pasteur Ntumi Pool
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:34
(Congo-Brazzaville) Avec le Pool, le Congo en danger ! Comment sortir de la crise ?

Par Jean Luc MALEKAT

Dans quelques jours, cela fera une année que la nouvelle constitution illégale, au travers d’un référendum tronqué et truqué, nous a été imposée. Peu importe que la consultation, qui l’avait précédé, ait été déclarée légitime par Monsieur François Hollande le 21 octobre 2015 et qu’aujourd’hui même la France exhorte le président Joseph Kabila à respecter la sienne.

Quoique que cette constitution ait été taillée aux mesures d’une tyrannie qui veut s’éterniser à la tête de notre pays, aucun des droits qui y sont inscrits n’ont été respectés. Tous les droits élémentaires et libertés sont bafoués sans exception. Les prisons sont remplies d’opposants et de démocrates alors que le pays, son économie et ses finances sont aux mains de délinquants notoires qui, eux, sont en liberté. Il ne se passe pas de semaine que dans la presse internationale, de Suisse, du Brésil, du Portugal ou d’Australie, des scandales financiers écornent les dirigeants des mines, du pétrole ou des finances de notre pays.

Quant à la population, chaque jour lui apporte son lot de désolations liées à une mauvaise conduite de l’Etat depuis deux décennies. La crise que traverse le pays est grave et profonde. Les liquidités et les ressources ont disparu comme les carburants aux stations services. Les entreprises ferment et le chômage frappe plus sévèrement que jamais nos compatriotes. La misère est grande, les populations n’arrivent pas à se nourrir normalement, le système éducatif est désintégré, dans un état de délabrement total, notre système de santé moribond, la mortalité n’épargnant aucune frange de la population.

Le Congo n’est pas seulement en situation de faillite, le Congo a été tué économiquement par une bande de prédateurs sans scrupule, sans foi ni loi, mais qui bénéficient surtout d’une impunité totale. Tout a été bradé, vendu, dépouillé au moins offrant du moment qu’il était du clan ou de la famille.

Ce système n’a fait que perdurer dans l’illusion d’un pseudo bon fonctionnement de l’Etat pour permettre l’enrichissement sans limite de quelques-uns. Il se devait de jeter l’éponge. Au lieu de cela, il s’entête et s’acharne sur de malheureuses populations comme pour y trouver des responsables.

Ce qui se passe dans le Pool, depuis le mois d’avril dernier, relève d’une instrumentalisation diabolique d’un conflit, créé de toutes pièces, afin de masquer l’échec d’un règne, sans partage, qui inéluctablement tire à sa fin. C’est pour masquer l’énormité de la déconfiture d’un pouvoir arrogant que l’on bombarde, que l’on mitraille et que l’on tue nos parents, hommes, femmes et enfants, de cette région ; et que les quelques-uns qui ont tué économiquement notre cher pays, y envoient d’autres jeunes militaires, d’autres parents, pour y donner la mort et peut-être l’y trouver eux-mêmes.

Les Forces Armées Congolaises n’ont jamais été constituées, ni destinées à exercer leurs armes contre des populations civiles ; qui plus est de notre propre territoire et plus encore pour servir les intérêts égoïstes et personnels de quelques-uns ! Nous ne tolérons pas ce déchainement de violences à l’encontre de qui que ce soit. Plus que la violation de la dernière constitution, que nous ne reconnaissons pas, ces pertes humaines, ces populations en fuite, ces villages détruits constituent des crimes contre l’humanité pour lesquels les responsables devront rendre des comptes.

Le secours tant attendu ne viendra pas de l’extérieur. Contrairement aux pays voisins, la situation du Congo n’intéresse personne. L’Union Européenne tend à peser de tout son poids au sujet des élections passées au Gabon et à venir en RDC, ou sur la situation qui prévaut au Burundi.

Nous devons nous-mêmes prendre notre destin en main.

Alors c’est au travers d’un Groupe de contact constitué depuis plus de deux mois en France et dans d’autres pays que, Nous, des Congolais de la société civile et des représentants de différentes composantes de la classe politique, notamment de l’opposition au régime de fait de Brazzaville, réclamons et préconisons l’organisation d’une Conférence Internationale sur le Congo entre les parties prenantes de la crise politique en cours au Congo-Brazzaville, sous l’égide de la Communauté internationale.

  • Pour sortir par le haut de l’impasse dans laquelle le projet de changement de constitution a plongé le pays ;
  • Pour espérer concilier les différentes positions au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • Pour convaincre les différentes parties prenantes et investisseurs du Congo que ce dialogue est inéluctable ;
  • Pour réunir les conditions de mettre un terme au dialogue de sourds qui prévaut (chaque partie prônant son approche), afin qu’il ne donne lieu à une foire d’empoigne et ne se termine en queue de poisson.

L’élaboration des Termes de Référence (TDR) de cette Conférence Internationale sur le Congo se fait dans le cadre d’une démarche de travail collaboratif au sein d’un groupe de réflexion.

Parmi les personnalités de l’opposition intérieure soutenant cette démarche, nous pouvons citer entre autres : Jean Marie Michel MOKOKO, Parfait KOLELAS, OKOMBI SALISSA, Charles Zacharie BOWAO, Clément MIERASSA, Jean ITADI etc…

Le Groupe de contact comprend entre autres des représentants des personnalités ci-dessus cités ainsi que des membres de la société civile.

Cependant il est nécessaire que des conditions préalables à cette Conférence Internationale sur le Congo soient respectées et entre autres il faudrait pour ce dialogue :

  • Qu’il soit inclusif, pas un monologue du pouvoir avec « ses opposants » ;
  • Qu’il se tienne à l’étranger dans un pays ami donnant des gages de neutralité ;
  • Qu’il soit précédé par la libération de tous les détenus politiques ;
  • Qu’il soit mis un terme à la traque et répression des leaders de l’opposition ;
  • Qu’il soit mis fin aux hostilités dans toutes les régions du Congo et en particulier dans le Pool ;
  • Qu’il se fasse sous l’égide de la communauté internationale (ONU, UE, UA, France et USA) réunis en Groupe International de Contact [GIC]) et des Forces Morales (Conseil Œcuménique ou autres);
  • Qu’il soit présidé par un médiateur consensuel et indépendant
  • Que la sécurité des délégués de toutes les parties soient assurées pendant et après la rencontre ;

Pour ce faire, des pressions de toutes sortes sont nécessaires afin de parvenir à cela : Actions diplomatiques, Actions judiciaires, Actions économiques et Financières, Solidarités Panafricaines et mondiales etc…

Souvenons-nous, il y a plus de 25 ans, de la Conférence Nationale Souveraine. C’est le peuple congolais tout entier qui a fait l’autopsie du régime monopartiste et au terme d’une Transition, a mis en place une Constitution votée en 1992 et des élections libres, transparentes et non contestées.

Pourquoi ne pas réessayer cette expérience ?

Jean Luc MALEKAT

Membre du Groupe de Contact

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 01:59

INTRODUCTION :

"Le secret du changement, c'est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l'avenir." (Socrate).
Ci-dessous, l'éloquent communiqué de Union-congo Asso. Il dit les tribulations des Peuples à la merci des mystificateurs de la chose publique.
Dans ce carnage des populations du Pool, le mutisme complet de ceux qui, hier encore ne juraient que par l'Unité et l'indivisibilité du Congo, donne à réfléchir au tout-venant.
"Ne pas perdre de vue que nous n'avons jamais essayé l'Union Nationale, prélude à l'Unité nationale. Ceux qui prétendent passer outre, précipitent les Peuples les uns contre les autres. L'état des lieux s'impose, car ceux-là sont ceux-là qui ont engagé leurs responsabilités dans les massacres qui nous endeuillent. Leur responsabilité est engagée." (Modeste Boukadia).
Qui en sont les donneurs d'ordres ? Qui en sont les exécutants ? Quelle part pour chacun des ministres de ces gouvernements ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

JEAN-FRANCOIS N'DENGUET DOIT CESSER DE PRENDRE

LE POOL POUR SON ASSURANCE-VIE.

Quand Sassou Nguesso prend la décision de relever Jean-François N'DENGUET de ses fonctions de Directeur Général de la Police Nationale, on assiste à une recrudescence de braquages et de déstabilisation des régions du Sud-Congo par le Pool avec la complicité des 12 Apôtres, les ex-combattants de Willy MATSANGA, que le Directeur de la Police fait loger dans sa propriété de Ouenzé (Brazzaville -Nord).

Il y a quelques jours, Sassou Nguesso et ses enfants avaient pris la décision de virer le Directeur Général de la Police et Jean-Dominique OKEMBA, patron des services de sécurité, qui avait sacrifié son numéro 2, le colonel Marcel NTSOUROU, à la suite des explosions du 4 mars.

Dès que la décision de leur départ connue, la région du Pool brûle. Comment comprendre que ni la Gendarmerie ni les Forces Armées Congolaises ne communiquent sur ce qui se passe dans le Pool, alors que ce sont les jeunes recrues militaires qui sont tuées, mais c'est la Police de N'DENGUET, via son ministre de pacotille, qui communique par des mensonges relayés par le représentant de RFI ?

Aussi, l'Association Union-Congo :

- Demande à JEAN-FRANCOIS N'DENGUET de cesser de prendre le Pool et les Cinq Terres du Sud-Congo pour son assurance-vie pour rester en poste ;

- Met en garde les 12 Apôtres, ressortissants du Pool, qui agissent sous les ordres de N'DENGUET pour faire porter la responsabilité aux vrais Ninja ;

- Rappelle que le retour au calme est conditionné par la libération de tous les prisonniers politiques comme l'exige les Nations Unies, l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique, conformément à l'Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Fait à Paris, le 1er octobre 2016.

Secrétariat Général

Association UNION-CONGO

Communiqué de presse : Jean-François Ndenguet doit cesser de prendre le Pool pour son assurance-vie (pdf, 604.4 kB)

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