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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

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Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

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Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

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MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

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Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:01
 

23 novembre 2016

Le Pool en questions ! Pourquoi le Pool est-il pris en otage ?

Fiche remise aux Chargés de mission du Premier Ministre, venus recueillir la position « claire » de l’UDR-MWINDA sur la question du Pool, pour transmission au Président de la République en réponse à son souhait exprimé lors de sa Conférence de Presse du 9 novembre 2016 à Brazzaville.

Le Congo est une République laïque, une et indivisible.

Le Pool est un département majeur du Congo par ce que frontalier de la capitale du Congo. De par sa situation politique et géopolitique, il doit être l’objet d’une préoccupation nationale et non relégué au simple rang de département. Considérer que le Pool est un simple département serait sectaire et irresponsable de la part de tout homme politique. Le Pool est une partie intangible du Congo dont la fièvre cache mal le cancer en phase terminale qui mine en profondeur le CONGO tout entier !

Contexte

Quand le 4 avril 2016, le peuple congolais est réveillé par les détonations des armes lourdes dans Brazzaville, à une période où tous les carrefours, tous les « buissons des forêts » sont sous haute surveillance par une Force publique hétéroclite, agressive et intransigeante, pour cause de protection des résultats électoraux avec en prime un pays coupé du reste du monde, (internet et portables coupés), tout citoyen lucide et sensé connaître la Loi s’est retourné vers le Pouvoir dont la mission cardinale est la protection des biens et des personnes. En réponse à cette attente, le Pouvoir a réagi en envoyant une expédition punitive dans le Pool. Voilà sept (7) mois et neuf (9) jours aujourd’hui que la Force publique n’arrive pas à « mettre hors d’état de nuire  » les « bandits » retranchés dans « les buissons des forêts  » du Pool.

Selon le triptyque « un Chef, une mission, des moyens », le Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef, le Général d’Armée Denis SASSOU NGUESSO a dû instruire dès le 4 avril 2016, le Haut Commandement des Forces Armées Congolaises, entendez les « Forces en armées », pour exécuter la mission du genre :« Isoler Ntumi et ses partisans, le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache, qu’on le mette hors d’état de nuire pour l’amener à la justice où il répondra de ses actes…  »

Quel Officier Général a été désigné pour exécuter cette mission avec tous les moyens militaires que nous avons observés ? Qui coordonne ces opérations de harcèlement et de bombardement des populations à partir d’hélicoptères bombardiers avec près de cinq mille fantassins hétéroclites déversés dans tous les « buissons des forêts » ?

Le Commandant en Chef des Forces Armées Congolaises a-t-il manqué à son devoir de commandement en ne désignant pas un Chef de mission au Pool comme il est de coutume en pareille circonstance ? Pourquoi , quand on connait la pléthore d’Officiers Généraux de tout acabit qui roule carrosse sur le macadam des villes ?

Et cette mission de recherche s’avère aujourd’hui infructueuse puisque, publiquement le Président de la République, alors même qu’il a sous sa coupe, dans toutes les instances de la République, des cadres émérites originaires du Pool qu’il expédie régulièrement, avec monnaie sonnante et trébuchante dans leur fief d’origine pour prêcher la bonne parole, le Président de la République vient de lancer le 9 novembre dernier un cri d’alarme et de désespoir en ces termes : « Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président, pour isoler Ntumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu’on le mette hors d’état de nuire..  »

Pour le Chef de l’Etat, le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme, puisqu’il déclare : « Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le Président a annoncé pour le peuple va se réaliser  ».

S’adressant toujours aux populations et dirigeants politiques du Pool, il souligne qu’ « au lieu de fuir, d’avoir peur, ils ne peuvent pas jouer double jeu. Ils doivent prendre position clairement. Qu’ils se mettent avec le Président. On isole Ntumi, on le cherche comme tous les bandits. On ne va pas le tuer mais, on l’amènera à la justice et il répondra de ses actes. » Sic.

La boucle est donc bouclée, c’est le retour vers le citoyen lambda, pourvu qu’il soit du Pool, puisqu’il est question de son département ! Ainsi donc le Président de la République, Père de la Nation vient de nous édifier en révélant ainsi la balkanisation du pays par communauté tribale : à chaque département ses militaires, ses enseignants, ses politiciens, ses médecins, ses bandits, etc.

Le Président de la République oublie que tout conflit, toute crise dans une société survient à la suite d’une contradiction non réglée. La négation de la crise qui secoue le Pool par quiconque suit les évènements qui s’y déroulent, est un acte de mauvaise foi et suicidaire pour notre unité nationale. Le Pool est victime de son identité et de ses choix, telle est la véritable origine de ses malheurs.

Dans le cas d’espèce des évènements regrettables qui se déroulent dans le Pool, ils tirent leur justification dans le holdup électoral opéré le 4 avril 2016. Le Pool n’a pas offert ses suffrages aux Candidats de la Majorité qui le lui font payer par le prix du sang. La guérison du Pool, c’est la santé du Congo.

Pour en sortir, le Président de la République, au lieu de se substituer en Chef d’Equipe de recherche appuyé par les populations et les cadres politiques du Pool dont le seul malheur est d’être né au Pool, doit au contraire puiser dans ses vertus humanistes pour prendre les décisions politiques courageuses qu’impose la situation catastrophique du pays tout entier :

Il doit, sans délais :

1. Retirer toutes les Forces en armes présentes dans le Pool ;
2. Rapatrier et indemniser les populations du Pool déplacées et meurtries ;
3. Annuler le mandat d’arrêt international contre NTUMI ;
4. Libérer sans condition tous les prisonniers politiques ;
5. Convoquer un Dialogue National Inclusif ;
C’est à ce prix que le Congo peut retrouver l’unité nécessaire à son redressement national.

Guy Romain KINFOUSSIA
Président de l’UDR-MWINDA

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/UDR-MWINDA-pourquoi-le-Pool-est-il-pris-en-otage

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:15
 

Par Pascal Malanda

kolelas-yombi-et-lissouba

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Tôt ou tard, Sassou Nguesso sera obligé de quitter la tête du pays. A l’allure où vont les choses, par la déliquescence avancée de son système, son départ est plus proche que d’aucuns, à commencer par lui-même, ne le soupçonnent. Nous avons déjà souligné un des piliers de son pouvoir : la félonie et la lâcheté des Congolais . Le temps est venu de pointer un autre héritage de l’ère Sassou : un pays profondément divisé.

Depuis quelque temps, suite aux différentes réactions de Brazza-Nord et Brazza-Sud lors du référendum d’octobre 2015 et des présidentielles de mars 2016, le débat fait rage sur l’unité nationale. Certains affirment haut et fort que nous vivons dans un pays uni, indivisible où règne la grande fraternité des tribus, bref, dans un paradis qui ne dit pas son nom. D’autres au contraire pensent que nous sommes à la veille d’une partition pure et simple du pays et que nous vivons plutôt dans un enfer à ciel ouvert. Nous allons essayer de montrer ici, que si Sassou Nguesso est le grand fossoyeur de l’unité nationale, il n’a fait que surfer sur la profonde animosité que nourrissent nos tribus les unes envers les autres. Si les politiciens instrumentalisent la division, ni les intellectuels ni les populations elles-mêmes ne font assez d’effort pour s’opposer à cette dangereuse dérive. Très peu de nos concitoyens osent critiquer la dérive tribale surtout si celui qui en est responsable est un membre de sa propre communauté.

Enfant de Poto-Poto, ayant baigné dès ma tendre enfance dans le melting-pot que constitue ce quartier, je constate avec effroi l’aveuglement des uns et la surdité des autres. Il est vrai qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre ni plus aveugle que celui qui refuse de voir.

Né en mars 1960, donc sous la colonisation, je n’ai vécu que 5 mois cette période de notre histoire. Ce que j’en sais ne me vient que des lectures scolaires et académiques ainsi que des récits de mes parents et grands-parents. Ce que je tire de cet enseignement, c’est que la période coloniale a essayé de forger un embryon de nation en mettant dans un même espace politico-administratif des tribus qui ne se supportaient pas toujours, loin de là. Nous sommes devenus Congolais par la volonté du colonisateur français. Une fois l’indépendance acquise, rien n’a été fait pour consolider la protonation héritée de la France. Bien au contraire, les antagonismes précoloniaux se sont réveillés. Dans chaque région, ces rivalités ancestrales subsistent encore. On les note aujourd’hui entre les Bembés, les Mikengués et les Bembés sim’dianiari sur le petit plateau de Mouyondzi. Entre les Bembés et les Soukado à Bouansa. Entre les Kongo de Boko et les Lari de Kinkala. Entre les Kougnis de la Bouenza et ceux du Niari. Entre les Vilis de la côte et les Yombés de la forêt. Entre les Téké-Koukouyas et les Gangoulou. Entre les Mbochis et les Kouyous. On pourrait ainsi trouver des antagonismes plus ou moins grands entre clans, tribus et ethnies sur toute l’étendue du territoire congolais.

Entendons-nous bien, ces rivalités et chicaneries ne sont pas en soi un problème. Toutefois, mal gérées ou instrumentalisées, elles peuvent déboucher sur des conflits ouverts d’une violence inouïe. L’histoire du Congo est émaillée de ces déchirements dont les plus récents sont ceux qui ont opposé les Tcheks aux Niboleks. A ces conflits, il faut aussi ajouter les guerres civiles itératives  qui masquent mal leur arrière-fond tribal comme la guerre du Pool en cours ou le coup d’Etat de 1997 avec l’opération Mouébara assimilée à un génocide dans le sud du Congo.

Enfant de Poto-Poto, mes amis à l’école Sainte Jeanne d’Arc étaient du Nord comme du Sud. En classe, ou dans la cour de récré, nous travaillions et jouions sans nous référer à nos origines ethniques. Ibaliko ou Moutombo, Elenga ou Malonga, Inkari ou Tchikaya, nous ne faisions aucune différence entre nous. Le mérite scolaire ne brisait pas notre camaraderie.

Si l’enfant que j’étais, baignais dans l’insouciance, l’adolescence m’a vite confronté aux premiers signes du poids de la tribu. Au moment de l’orientation à l’étranger, le nombre de mes condisciples nordistes étaient étonnement plus élevé que les sudistes. Esprit pointilleux, j’ai même participé à l’établissement de statistiques qui prouvaient ce que nous dénoncions déjà en ces années 1980 : une prédominance d’étudiants nordistes parmi les boursiers tandis que dans la population, le ratio était inverse. C’est à côté de mes aînés Raymond Mavoungou Bongo et Georges Ballay et sous la direction de Bizenga que je fais mes premiers pas en politique au sein de l’UGGEC et sa mouvance autonomiste. C’est dans cet espace que j’apprendrai à dénoncer les injustices et les dérives d’où qu’elles viennent. De ces années, j’ai gardé l’exigence de l’autocritique constructive que nous puisions dans la brochure « Autocritique du M 22 ». Diawara, Ikoko, Oluka, Bakékolo sont à nos yeux des héros qui n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour sauver un pays en pleine dérive tribale et bureaucratique.

C’est avec amertume que l’adulte que je suis devenu a constaté que Mavoungou (du Kouilou) et Ballay (de la Likouala) se sont retrouvés au comité central du PCT, cautionnant directement ou indirectement la destruction systématique de l’embryon de nation que j’ai trouvé à ma naissance. A la décharge de Ballay, je noterai qu’il a été parmi les rares (trois en tout) membres du Comité Central du PCT à voter ouvertement contre le changement de la constitution ; les autres, très nombreux à désavouer cette démarche de leur parti, n’avaient pas osé franchir le Rubicon. Par peur de représailles ou perte de leurs prébendes, ils avaient courbé l’échine et rasé les murs. Par leur lâcheté, ils contribuent au délabrement du tissu social. Chaque jour qui passe nous éloigne un peu plus de l’idéal d’une nation apaisée. Au-delà des clivages idéologiques, aurons-nous un jour le courage de tout remettre à plat pour repartir sur de nouvelles bases et construire une vraie nation ? Oserons-nous un jour emprunter la voie des nations modernes où le citoyen vote, non pas pour sa tribu, mais pour son idéal politique ?

Pour le moment, nous assistons, impuissants, à l’approfondissement de la crise identitaire dans le pays. Je n’en veux pour preuve que le fait suivant. Deux amis, membres de la direction de l’UPADS s’étaient rapprochés des chancelleries à Brazza. Je tairais les noms des ambassades visitées et de ses deux amis. Il leur aurait été systématiquement dit que la communauté internationale ne souhaitait pas l’arrivée d’un sudiste au pouvoir pour la simple raison que cela pourrait déclencher une terrible revanche. Si c’est le cas, pourquoi alors ne pas nommer tout simplement un président étranger qui dirigerait le pays comme une colonie ? Non, notre pays mérite plus que le triste spectacle que nous offrons aux yeux du monde. Nous avons suffisamment de ressources humaines et intellectuelles pour transcender nos divergences et bâtir une nation unie et prospère.

Charles Bowao pour lequel je n’ai jamais caché mon respect et mon admiration a écrit un essai dans lequel il pointe les grands maux qui minent notre construction nationale. Dans « L’imposture ethnocentriste – Plaidoyer pour une argumentation éthique du politique » il ébauche une sortie de la quadrature de cercle actuelle par la création de partis véritablement nationaux. Il montre par ailleurs que le CADD-MJ était un mouvement qui évoluait dans ce sens et devenait une menace au système PCT basé sur la tribu. D’où sa dissolution pure et simple.

Nous sommes capables de nous remettre en cause et bâtir une nation moderne, mais malheureusement, nous sommes les victimes collectives et consentantes d’un système basé sur des partis ethniques et qui ne s’en gênent pas, bien au contraire.

PCT, chronique d’une mort annoncée

Le referendum de 2015 et la présidentielle de 2016 ont montré les limites du PCT. Ce parti, lourde  et couteuse structure ne mobilise plus. Malgré l’immensité des fonds jetés à perte dans les campagnes référendaire et présidentielle, le PCT n’a pas su démontrer la popularité de son candidat d’où la nécessité d’un passage en force aboutissant à la crise postélectorale actuelle. Pouvait-il en être autrement ?  Parallèlement, on assiste à la création d’une multitude de structures qui cachent mal leur intention de supplanter le PCT qui serait devenu un véritable boulet aux pieds de ceux qui veulent paver le chemin de la monarchie au Congo. Pour ce faire, on nous sert des structures comme Pona Ekolo – Samouna Bouala. Curieusement, le cache-sexe tribal sous le vocable complémentaire samounabouala a vite disparu pour céder la place à l’intention première : Pona Ekolo, c’est-à-dire une pseudo-nation à dominance tribale.

Autopsie des partis ethniques

UPADS la perle jetée aux pourceaux

Si sa base électorale était constituée des trois régions du Grand Niari surnommé Niboland, le parti avait su affirmer sa présence dans les régions comme la Likouala et la Sangha. Avec une forte implantation à Pointe-Noire, le parti avait vocation à consolider son ambition nationale. Quel gâchis alors de voir comment cette puissante machine électorale a échoué à devenir le socle d’une construction nationale. A la place, on a eu droit à l’hégémonie bembé déclinée sous forme de « ngoul’ mou mako », au repli du Niari assiégeant la présidence de la république pour essayer de rééquilibrer le rapport de force au pouvoir, à la frustration des Sukado (Sundi, Kamba, Dondo) qui vont se cristalliser autour de Bounkoulou, à la marginalisation de la Lékoumou, bref à une véritable descente aux enfers.

Il y a deux ans, me retrouvant face à Oba Blanchard chez son ami Martin Kimpo au quartier La Poudrière à Brazzaville, je demandai à ce dernier s’il trouvait normal que dans le premier gouvernement de Lissouba en 1992, il y eut 7 ministres ressortissants de la seule région de la Bouenza. Et surtout que sur ces 7 ministres, 6 étaient Bembé. Sa réponse me fit froid au dos : « 6 ministres seulement ? Nous avions bien droit à plus que ça ! » Sa sincérité m’avait laissé pantois. La grande UPADS de Pascal Lissouba a coulé avec toute sa splendeur. Elle est aujourd’hui réduite à une épicerie familiale avec à sa tête un gérant nommé et payé par le PCT tandis qu’une officine familiale liée au pouvoir tire les ficelles dans l’ombre.

MCDDI un nid d’intégristes messianistes

Qui osera nier aujourd’hui qu’en dehors des sectes du genre déterreurs Andziba au nord du pays et Mindjoula au sud, la grande majorité des illuminés mystico-religieux congolais est concentrée dans la région du Pool ? Malgré mon respect et ma sympathie affichée pour le Pasteur Ntoumi, il reste un adepte du messianisme parfois burlesque qui caractérise cette région. Quelle que soit la noblesse de son combat politique actuel, son message est très vite brouillé par la dimension religieuse et le sectarisme, ce qui peine à lui donner un caractère national. Le fait qu’il tienne tête au pouvoir lui attire logiquement la sympathie de nombreux déçus de l’alternance démocratique évanouie. Le Pasteur Ntumi devra donner une dimension réellement nationale à son combat en sortant du messianisme archaïque.

Que dire de Parfait Kolélas et sa gestion calamiteuse du MCDDI ? Héritier de son père, malgré ses études universitaires, il n’a pas su apporter la modernité tant souhaitée à un parti dont la démarche féodale ne fait l’ombre d’aucun doute. La fratrie Kolélas a du reste réussi à écœurer ce qui pouvait encore prétendre à une gestion moderne de ce parti devenu une véritable épicerie familiale prenant ses ordres à Mpila. Pas étonnant dès lors, que les Kolélas soient au MCDDI ce que les Nguesso sont au PCT : des affairistes purs, durs et dangereux. Plus grave encore, les deux partis ont conclu des alliances incestueuses qui sont en grande partie responsable du drame congolais actuel.

PCT le chantre du tribalisme, malgré son passé de parti unique

Tout a été dit au sujet de ce parti qui est parfois, à tort ou à raison, assimilé à l’incarnation du mal absolu au Congo. Toute la tragédie que vit le pays aujourd’hui peut être réduite à un seul facteur : la volonté manifeste d’un groupe d’individus de mettre tout un pays sous la coupe d’une région, d’un clan, d’une famille et aujourd’hui d’une partie d’une famille. Aujourd’hui, le projet de société du PCT se résume à une chose : préparer la succession dynastique à la tête du pays. Tout est fait pour que dans 5 ans (ou peut-être moins), à la place d’un Nguesso, on en ait un autre ; à la place de Denis, on nous prépare sans gêne Christel. Le PCT, parti unique de 1969 à 1992 avait tout pour jeter les bases d’une vraie unité nationale. Au contraire, en un quart de siècle, il a été l’ardent fossoyeur de la démocratie et de l’unité nationale. Il a institutionnalisé l’hégémonie d’une partie du pays sur une autre, d’une famille sur tout un peuple, détruisant au passage l’embryon d’Etat-nation issu de la colonisation.

RDPS un requin sans dents

Dans son fief électoral qu’est le Kouilou, le RDPS peine à sortir de son rôle de second couteau. Réputés pacifistes et non-violents, les Vilis et Yombés gèrent tant bien que mal leur frustration. En effet, installés depuis des siècles dans la région qui fournit 80% des recettes budgétaires du pays, ils vivent dans une pauvreté qui contraste avec l’opulence des gouvernants. En aout 2015, visitant la réserve naturelle de Conkouati, j’étais ahuri de voir à la tombée de la nuit, comment les pauvres paysans des villages environnants sombraient dans la nuit la plus noire. La misère de ces populations était indescriptible. A partir du fleuve Numbi qu’on traverse par un bac vétuste, les 30 km qui conduisent au lac Conkouati sont une plaine de sable pratiquement infranchissable. Le désarroi des populations atteint son comble car les maigres récoltes qui devraient être le fruit de leur dur labeur, elles doivent les partager avec les éléphants de la réserve naturelle. Espèce protégée, les éléphants saccagent les plantations des paysans réduits à l’impuissance absolue. Leur cri de détresse : « Sur les terres de nos ancêtres, nous avons moins de droits que des animaux. »

Le RDPS vient de porter à sa tête Marc, le fils de Jean Pierre Thystère Tchikaya. Comme on le voit, le népotisme fait des émules dans notre pays.

On pourrait ainsi passer en revue tous les partis congolais et constater avec tristesse à quel point ils incarnent tous la dégénérescence de l’embryon de nation et l’apocalypse économique. Là où le colon imposait la mobilité administrative pour encourager l’émergence du sentiment national, les partis congolais ont construit des murs et des bastions. A l’intérieur de ces forteresses, les populations sont transformées en bétail électoral. Pas question qu’un ressortissant du Pool vote pour Munari ou qu’à l’inverse un ressortissant de la Bouenza vote pour Kolélas. Quand Pointe-Noire vote massivement pour Mokoko, l’explication est vite trouvée : Les sudistes veulent remplacer Sassou, le rempart du Nord par Mokoko un faiblard, une femmelette dont ils ne feront qu’une bouchée à la moindre occasion pour récupérer le pouvoir qui leur revient de droit. Triste Congo ! Et il se trouve des Congolais pour venir nous vendre l’illusion d’une nation unie et prospère, une et indivisible ! Non le Congo est divisé, profondément divisé à dessein. Mais loin d’être une fatalité qui nous conduirait droit à la séparation entre le sud et le nord, cette division peut être combattue, à condition de ne pas se voiler la face et de pointer les vrais problèmes. Proposer des solutions courageuses et sortir le pays du cercle vicieux actuel.

A ceux qui pensent que la division au Congo se limite au clivage nord-sud, je signalerai ce fait souvent passé sous silence par les chantres d’une république du Sud-Kongo. En 1991, le Lari Kolélas soutient la candidature du Kongo Milongo à la primature de la transition. Le contrat tacite est que le Kongo Milongo prépare l’accession de Kolélas à la présidence. Sauf qu’on avait oublié que le pouvoir corrompt très vite. Sous des prétextes fallacieux, Milongo se présentera quand même à la présidentielle, affaiblissant ainsi la position du Lari Kolélas. Que serait le Congo aujourd’hui, si Milongo n’avait pas été candidat et si Lissouba n’avait pas sollicité le soutien du PCT ? C’est vrai qu’avec des ‘si’ on mettrait Paris dans une bouteille, mais il est aussi vrai que le paysage politique congolais serait autre si les politiciens congolais avaient privilégié, non pas la tribu, les ambitions démesurées et le jeu malsain des alliances contre nature, mais la démarche idéologique au service d’une vision de la nation. Un officier supérieur de ma communauté sachant ma proximité avec un candidat à la présidence, me jeta sans ambages le reproche suivant : « Pourquoi soutiens-tu cet étranger, il n’y a pas de candidat de chez nous qui mérite ta préférence? » Mon colonel avait une idée bien précise de l’unité nationale.

Une nation comme une Union se construit sans relâche chaque jour. La moindre pause déclenche aussitôt le processus de désintégration. On le voit avec le beau projet qu’est la construction européenne. Tant que des visionnaires et des bâtisseurs étaient à la manœuvre, l’Europe faisait rêver. Les Robert Schuman, Jean Monnet, Conrad Adenauer, Jacques Delors etc. avaient une idée bien précise de l’Europe. Depuis quelque temps, les commandes de l’Europe sont dans les mains de technocrates gris et de fonctionnaires sans ambitions. Résultat ? Brexit et une Union menacée de s’effilocher.

Le Congo n’a jamais eu de visionnaire en matière de construction nationale. Bien au contraire, le sort nous a imposé des fossoyeurs acharnés d’une proto-unité déjà si fragile. Pas étonnant que le tissu national soit en lambeaux, une véritable charpie de tribus que nous gagnerons tous à transformer enfin en une vraie NATION.

Dr Pascal Malanda

Nation et Héritage

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:03

Par Gabriel SOUNGA-BOUKONO

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Tout d’un coup, on assiste à un déchaînement des attaques contre l’Eglise catholique au Congo. Insidieuses, ouvertes, inspirées, frontales : l’Eglise en tant qu’Institution est descendue en flamme, ses agents voués aux gémonies. Ils sont dépeints en véreux, en corrompus, en affairistes, en sournois visant le pouvoir, en personnes entretenant une confusion suspecte sur le présent et l’avenir du Congo, en opposants même.

Répondre à chacune des attaques qui ont vu le jour ces jours-ci sur les réseaux sociaux et les médias serait impossible. Réfuter chaque ligne de venin publiée au nom de la bonne foi et de l’attitude correctement immuable de l’Eglise catholique est impossible. Mais laisser faire également. Car ce serait accréditer les hypothèses les plus viles et les plus dangereuses, de celles qui nous ont conduits aux pires catastrophes de notre histoire. Nous, Association cardinal Emile Biayenda-France (ACEB) avons décidé de nous poser en défenseurs sinon de la vertu de l’Eglise catholique au Congo, du moins de la nette séparation des pouvoirs entre ce qui relève du domaine souverain de l’Etat et de la démarche reconnue et admise des citoyens. Car les catholiques ne constituent pas une entité à part au Congo : ils souffrent avec les populations qui ont du mal à atteindre les deux bouts, à recueillir la moindre goutte d’eau du robinet,  meurent de manque d’aspirine dans les hôpitaux ou qui fuient, balluchons sur la tête, devant les exactions des soudards de Ntoumi, autoproclamé pasteur d’une Eglise qui n’est pas fondée sur la fraternité et l’amour, mais la prédation et la violence, la destruction du peu de bien qui nous est acquis en tant que Nation.

Le disant, nous ne fermons pas les yeux devant les exactions de nos forces de l’ordre qui, dans la confusion créée par Ntoumi depuis le 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville, et dans le Département du Pool, ne se conduisent pas toujours de manière irréprochable face aux populations civiles. Nous voulons appeler l’opinion nationale à se retrouver autour de nos problèmes les plus sérieux sans céder à la démagogie de ceux qui voudraient nous voir divisés, encore une fois, en un Nord et en un Sud antagonistes par atavisme.

C’est pourquoi nous réaffirmons les quelques points essentiels suivants, qui infirment aussi au passage les accusations portées contre la hiérarchie catholique congolaise qui s’est toujours montrée citoyenne malgré les violences subies depuis les années 1960, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en 1977, les violences plus ou moins voilées subies.

1.    L’Eglise catholique n’est pas un parti d’opposition

Les enseignements des différents magistères insistent sur le fait que l’Eglise catholique, au Congo comme ailleurs, exerce son mandat dans la délimitation bien reconnue des pouvoirs qui reviennent à l’Etat et de ses prérogatives propres qui sont dans l’assistance spirituelle à ceux qui adhèrent à sa foi ou qui acceptent ses services en toute connaissance de cause. Depuis l’indépendance et même bien avant, l’Eglise catholique au Congo a formé avec abnégation des milliers de cadres grâce à ses écoles,  lycées (Javouhey, Chaminade) et séminaires (Mbamou, Loango, Makoua), soigné des millions de Congolais dans ses centres de santé, apporté sa contribution chaque fois que l’Etat lui demandait de mobiliser pour le Bien commun. Mais dans le sens de justice qui lui est reconnu aussi, elle dit son point de vue lorsque des dérives risquent de conduire les Congolais dans des tensions les uns contre les autres. Elle le fait notamment, en rappelant constamment le devoir de respecter la vie des citoyens, de promouvoir leur bien-être, de veiller à la juste répartition des Biens de la Nation, et notamment des fruits de l’exploitation de notre pétrole et de notre bois, nos principales ressources. Que les partis politiques bâtissent leurs stratégies sur l’un ou l’autre de ces aspects est une coïncidence fortuite, pas une identité de visées ni une accointance complice.

L’Eglise catholique ne parle pas au nom d’une tribu

Les catholiques congolais se recrutent sur tout le territoire de la Nation. Qu’ils appartiennent à des tribus différentes est un fait, mais un fait qui s’annule en Eglise vécue comme « famille des fils et filles de Dieu ». Nos pasteurs ont mandat de servir là où ils sont établis, et d’abord par volonté de la hiérarchie et non désir servir d’abord ses parents. L’Eglise du Congo compte trois expatriés qui servent hors de leur pays ; les autres  Evêques sont placés à la tête d’entités diocésaines où ils n’agissent pas d’abord comme envoyés de leurs tribus. L’oublier, c’est chercher à nous diviser à tout prix. De par ses structures et son organisation, l’Eglise catholique du Congo renforce l’unité des Congolais : beaucoup de ses agents du Nord ont été formés à Mbamou, dans le Sud ; beaucoup de ses agents originaires du Sud ont été formés à Boundji, dans le Nord, ou à Makoua. Ce fait nous regarde comme un défi heureux devant les tentations de nous replier et de nous regarder en ennemis. Ainsi, l’Archevêque de Brazzaville peut aller dire la messe, bénir des grottes mariales, célébrer baptêmes, mariages et funérailles partout sur le périmètre de sa juridiction diocésaine : il est partout chez lui, partout chez ses diocésains qu’il ne regarde pas en hommes et femmes du Nord, en proches ou non du pouvoir politique. Un catholique, c’est celui qui adhère à la foi de l’Eglise, point barre.

  L’Eglise catholique n’est pas corrompue

Sans constituer une entité coupée des réalités de notre pays, l’Eglise catholique que nous servons tous a toujours prôné la saine gestion de la chose publique, et condamné l’enrichissement illicite qui se fait sur le dos de nos populations pauvres. L’Etat, auquel nous obéissons tous catholiques ou non, a eu des gestes forts que nous avons appréciés : construction du clocher de la basilique Sainte-Anne du Congo endommagée par la guerre de 1997 et la vieillesse ; construction du siège de l’Association des Evêques d’Afrique centrale ; convoyage des pèlerins aux divers événements de l’Eglise à Rome ou dans le monde… Ces gestes sont des gestes citoyens ; ils ne constituent pas un achat des consciences catholiques. Qui plus est, aucun de nos Evêques ne s’illustre par un train de vie d’opulence. Et si un de nos jeunes prêtres peut avoir dépassé les limites de la sobriété, l’opprobre ne doit pas retomber sur la totalité d’une Institution reconnue comme « experte en humanité ».

L’aventure de Ntoumi n’est pas une aventure d’Eglise

Des voix ont tenté de faire croire, à la suite d’une déclaration hâtive de quelques prêtres, que l’Eglise catholique avait partie liée avec cet homme. Nous récusons de la manière la plus formelle que nos Evêques, originaires du Pool ou non, aient eux quelque complaisance envers Frédéric Bintsamou dont les premières victimes ont toujours été ses propres parents, un de nos Évêques ayant même subi des violences insensées à Soumouna, son ancien fief. Ntoumi reste un danger pour les Congolais,  et nous appelons nos compatriotes à tout mettre en œuvre pour l’amener à la raison. Que ses griefs contre le Président Sassou-Nguesso ne soient pas motifs pour paralyser toute une Nation qui souffre de pénurie de carburant et de vivres, du fait de l’arrêt du trafic sur la voie ferrée. Ntoumi n’est pas un catholique ; les catholiques ne se reconnaissent pas dans son action insensée. Son objectif est de détruire l’Eglise catholique, d’installer sa secte, de déscolariser les enfants du Pool, d’appauvrir, d’abrutir les gens sous sa coupe et de les exploiter, pendant que son business à lui prospère. Que cela soit dit une fois pour toutes. Nous, Association Cardinal Emile Biayenda-France, nous le disons ainsi. Que les opposants politiques exercent leurs prérogatives ; que le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso leur réponde, mais que cela ne soit pas une occasion de nous diviser, de chercher des boucs émissaires ou encore d’insulter nos Evêques.

A Bobigny, le 18 novembre 2016

Pour l’Association Cardinal Emile Biayenda-France

Gabriel SOUNGA-BOUKONO

Président

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:22

Par Patrice Miakassissa

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Le Pasteur NTumi, ancien ministre délégué de Sassou

A la suite de sa dernière conférence de presse, Sassou déclare qu’il n’a pas de crise dans le Pool. J’aurai pu dire que les bras m’en tombent, mais force est de constater que l’homme est dans sa logique habituelle: le déni. Le refus de voir qu’il n’est plus en phase avec les Congolais qui l’ont honni. Pourquoi diable a-t-il organisé une cérémonie pour les victimes militaire et civile tombées dans le Pool? Quelle arrogance depuis que la France, avec son double jeu, lui a permis de violer la constitution congolaise et qu’elle vient d’accréditer le nouvel ambassadeur du Congo qui a présenté ses lettres de créances à François Hollande le 9 novembre 2016. En Afrique dixit Nicolas Sarkozy, « la France sera toujours du côté des dictateurs ». N’empêche que cette normalisation dans la continuité constitue une mauvaise nouvelle pour les démocrates congolais. C’est un épiphénomène qui ne doit en aucun cas nous dévier de notre objectif principal : le retour de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique au Congo.

Ce que Parfait Kolelas avait préconisé dans ses propositions de sortie de crise sécuritaire dans le Pool, notamment « la localisation du Chef de la rébellion » et « la mise en place d’un cadre politico-judiciaire », vient d’être repris par Sassou. C’est à se demander à quoi joue Parfait Kolelas? La tragédie du Pool ne saurait servir de monnaie d’échange à un poste de leader de l’opposition rémunéré par le pouvoir en place. Après la pâle copie, l’original nous est servi par Sassou himself qui qualifie le Pasteur Ntumi de terroriste et refuse de voir la réalité en face. Maintenant point de doute la connivence est là. Nous disons à Sassou que le Pasteur Ntumi est un résistant et qu’aucun ressortissant du Pool digne de ce nom ne vous le livrera afin qu’il fasse partie de la longue liste de vos victimes. Certes, vous avez lancé un appel aux dirigeants du Pool qui profitent de vos largesses, mais le Pool profond restera sourd à ce diktat qui n’est autre qu’un appel à la délation. Un peuple fier, de convictions comme le nôtre, ne livre pas ses enfants pour des subsides ou du menu fretin. De Mabiala Mâ Ganga à Matsoua André Grenard nous avons toujours su résister à l’occupant jusqu’à le bouter dehors.

Votre tentative d’ethniciser le conflit du Pool ne passera, car personne n’est dupe de vos manœuvres habituelles. Tous les Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, sont maintenant unis pour vous dire trop c’est trop et STOP. Sassou tel un enfant gâté a toujours cru que tout lui était dû et ce qu’il disait, venait de Dieu sans intermédiaire. Entouré d’une cour qui lui chante des louanges à longueur de journée, il se croit permis de faire la pluie et le beau temps au Congo.

Le Congo-Brazzaville court un grave danger, celui d’avoir à sa tête un individu qui a perdu la raison et le sens des valeurs. Les bombardements, les déplacements et les massacres des populations du Pool ne sont qu’une vue de l’esprit car ainsi il en a décidé. Son appel à la délation nous rappelle des heures sombres de l’humanité pendant lesquelles un dictateur stigmatisé le peuple juif avec lequel nous devrions maintenant partagé le malheur de porter l’étoile jaune. Soyez rassurés que cela n’arrivera pas malgré vos complicités intérieures.

Lorsqu’un peuple est en proie à une violence aveugle de la part d’une dictature, l’action de résistance devient plus que nécessaire. L’État congolais depuis le 04 avril 2016 s’est lancé dans une propagande éhontée, mensongère, en qualifiant le Pasteur Ntumi de terroriste. Il n’en est rien. Ceux-là même qui hier pendant la guerre du 5 juin 1997 étaient qualifiés de terroristes en prenant par la force le pouvoir d’un régime démocratiquement élu, se muent aujourd’hui en donneurs de leçons. Comme disait Jean François Revel dans sa célèbre formule dans le terrorisme contre la démocratie « le terrorisme de l’un c’est le résistant de l’autre ». Les terroristes d’hier drapés dans des costumes de démocrates opportunistes d’aujourd’hui s’érigent en procureur de vertu. Demain ne seraient-ils pas des terrorismes eux-mêmes quand le peuple congolais aura retrouvé la plénitude de ses moyens en reprenant le contrôle du pays?

La notion ou la définition du terrorisme est très variable car tenant compte des intérêts des parties et des cibles choisies. Pour mieux justifier sa forfaiture du 20 mars 2016, le pouvoir dictatorial dans sa fuite en avant a choisi de créer un bouc émissaire en le nommant « terroriste » afin de coller à l’air du temps. Nous sommes conscients de cette basse manœuvre. Tout ceci n’est pas pour masquer la faiblesse d’un régime honni par 92 % de la population congolaise et, en proie à la malgouvernance, au népotisme, au tribalisme, au pillage des deniers publics, etc.

Au Congo-Brazzaville, nous assistons à un régime de terreur du gouvernement de fait. Il vise à terroriser ses opposants politiques qualifiés comme des ennemis du peuple, vieille rhétorique marxiste-léniniste, afin de pérenniser un pouvoir chancelant. C’est la dictature de l’opinion, de l’émotion, de la pensée comme jadis du temps de la guerre froide dans les pays communistes ou socialistes. Cela n’étonnera personne, car ce sont les mêmes personnages lugubres qui président aux destinées du pays depuis fort longtemps. La mutation du communisme à la démocratie n’avait été que de façade et contrainte devant la nouvelle donne géopolitique conditionnant l’aide au développement à l’association de tous les congolais à la gestion des affaires de l’État.

Devant l’affaissement et la déliquescence du leadership du monde occidental à l’origine de cette mue, notamment la France avec le discours de la conférence de la Baule du 20 juin 1991, les mauvaises habitudes ont repris. Les loups ont revêtu les peaux d’agneaux. Certains dirigeants européens se sont accommodés des miasmes de la Françafrique qu’ils répugnaient auparavant, tant l’argent n’a pas d’odeur et que tout Homme a un prix auquel il peut se vendre. Ainsi, la corruption des élites occidentales a pour corollaire la pérennité des dictatures africaines et l’appauvrissement des populations qui livrées à elles-mêmes cherchent le salut ailleurs en dehors de limites géographiques de leur contrée. De là, on assiste impuissants aux noyades multiples dans la méditerranée de la jeunesse africaine qui cherche le bonheur en Europe, continent dans lequel certains nationalistes nous ont décrétés persona non grata.

Dans le cas du Congo-Brazzaville, c’est l’armée nationale devenue milice privée à la solde de la famille Sassou-Nguesso qui attaque celui qui hier encore était un partenaire politique pour la paix avec rang de ministre délégué. C’est à ne plus rien comprendre en matière d’alliances politiques. Ils ont choisi le Pasteur Ntumi afin de l’isoler et le département du Pool pour exercer un terrorisme d’état. N’avait-on pas entendu dire de la bouche de l’actuel ministre de affaires étrangères que les populations du Sud de Brazzaville, les habitants de Bacongo et de Makélékélé majoritairement originaires du département du Pool, étaient habitués à la sédition. Les esprits étaient préparés et les coupables désignés à l’avance sans jugement ce qui est le lot des dictatures.

Le Congo est l’un des seuls pays au monde a ne jamais avoir connu depuis son indépendance une transition pacifique à la magistrature suprême. Même l’élection du Président Pascal Lissouba survient après un coup d’état de palais initié par la conférence nationale souveraine. Par la suite, nous sommes retombés dans nos travers.

Le système politique de terreur au Congo s’installe après le départ du Président Fulbert Youlou, avec les assassinats ciblés de nos hauts fonctionnaires dont Joseph Pouabou, Lazare Matsocota et Anselme Massouémé. Désireux d’assumer un pouvoir hégémonique et tribaliste, le PCT s’emploiera à l’utiliser comme un système de gouvernance avec des sordides assassinats des paisibles congolais au petit matin après des parodies de justice avec des cours révolutionnaires de justice ou des cours martiales. Le point culminant de ce terrorisme d’état est atteint avec les meurtres des Présidents Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat et du Cardinal Emile Biayenda. Aujourd’hui encore au nom de ce même terrorisme d’état l’on exécute encore des milliers de congolais dans le Pool et ailleurs tout en voulant nier la réalité. Les faits sont têtus. Le contrôle de l’armée privée congolaise, de la force privée et du système judiciaire à la botte créent les conditions de cet acharnement de ce régime de terreur vis à vis du peuple congolais. L’État congolais est le seul protagoniste de ce terrorisme qui est dirigé contre sa propre population pour mieux l’assujettir.

Le Pasteur Ntumi ne peut en aucun cas être qualifié de terroriste car ce dernier ne s’en prend pas aux populations civiles. Son acte de bravoure et de résistance l’emmène à défendre les millions de sans voix terrorisés par un régime finissant. Les massacres des populations du Pool sont des actes terroristes planifiés, contrôlés et exécutés consciemment par l’État congolais à travers son plan diabolique « Mouébara ». Cette stratégie d’assassinats d’opposants politiques et de répression des mouvements citoyens désireux de s’affranchir d’une classe dirigeante barbare est un terrorisme d’état. A bien y voir c’est la même stratégie qui se met conjointement en place dans les pays d’Afrique centrale à l’instar des régimes autoritaires d’Amérique du Sud d’antan, connu sous l’appellation « opération Condor ».

Le Congo-Brazzaville en organisant des disparitions forcées (les 353 disparus du Beach), les massacres du Pool, des tortures (Augustin Kalla-Kalla), des violations des droits humains, est coupable de terrorisme d’état et en cela sa responsabilité tant sur les plans national qu’international est gravement engagée. Les velléités ou les tentatives de sortie de la CPI récemment organisées avec l’appui d’une jeunesse en déshérence, en manque de repère, n’y changera rien. Plutôt tôt que tard, les coupables seront traduits devant les juridictions compétentes en la matière. Le Congo-Brazzaville est devenu un état voyou (rogue state).

C’est l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. En cela, le Pasteur Ntumi est un résistant qui participe à la libération nationale. Il se défend en vue de l’instauration d’une démocratie effective au Congo devant un régime politique tyrannique, totalitaire. Cette résistance est donc justifiée contre l’oppression ethnique, sociale, économique, militaire, etc. Parallèlement, une résistance pacifique s’organise par le refus et la dénonciation du casse démocratique du siècle à savoir le vol de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le Pasteur Ntumi est un combattant pour la liberté et non pas un terroriste ni un bandit. C’est un résistant qui se défend contre des cibles militaires qui n’ont pour but politique que sa mort physique. Ainsi secrètement vous rêvez d’exhiber dans une mise en scène macabre son cadavre au Stade de Kintélé comme jadis vous le furent avec d’autres au Stade de la Révolution. Rien n’étouffera la contestation nationale, rien ne saurait arrêter un mouvement de libération nationale. Le combat pour la liberté est une cause par opposition aux moyens de lutte terroristes mis en place par le gouvernement congolais.

Le Pasteur Ntumi ne fait pas partie de ces chiens enragés qui ont décidé de détricoter le tissu social congolais. Comme dit la vox populi, « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Alors, ne venez pas lui chercher les poux dans la tête, il n’a rien à se reprocher.

Avec cette dernière saillie, Sassou nous montre que quand les fous prennent le contrôle de l’asile, le pire est à craindre. Nous ne devrions pas laisser faire car comme disait le Pasteur Martin Luther King « nos vies commencent à prendre fin le jour où nous devenons silencieux à propos des choses qui comptent. »

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

(Extrait de congo-liberty)

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:06

Le PGCC Génocidaire

 

 

Des centaines de jeunes de la majorité présidentielle, ont  manifesté dans les rues de Brazzaville  ce jeudi 03 novembre 2016, plaidant pour le retrait du Congo de la Cour pénale internationale (CPI). A voir les nombreuses demandes de poursuites déposées contre le président Sassou Nguesso, l’on s’achemine vers le retrait du Congo de la CPI.

 

[…]

Mais là où la marche des jeunes pro-Sassou inquiète, c’est à cause des nombreuses plaintes pour violations des droits de l’homme déposées contre le régime congolais depuis 1997. La dernière situation au sujet de laquelle la Cour de La Haye devra prochainement ouvrir des enquêtes préliminaires est le massacre des populations de la région du Pool. Prétextant d’une attaque d’un poste de police à Brazzaville il y a quelques mois, le président Sassou Nguesso s’est engagé dans des expéditions punitives  à l’encontre des populations de la région. Le Pool, est justement le fief du pasteur Ntumi, dont les miliciens Ninja sont soupçonnés par le pouvoir d’être à la base de l’attaque. Au vu de ces éléments, il est de plus en plus indéniable que le président Sassou a fait un pas de plus vers la sortie de son pays de la CPI. La prochaine étape sera certainement un vote favorable au parlement, entièrement acquis à la cause du président congolais. Cette phase sera juste suivie de la promulgation de la loi, au nom de la volonté du peuple, encore que la nouvelle constitution, interdit le jugement d’un Congolais par une juridiction étrangère.

Christophe SESSOU

SOURCE :

http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/4043-congo-denis-sassou-fait-un-pas-vers-la-sortie-de-son-pays-de-la-cpi

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NOTRE COMMENTAIRE :

L’article 10 de la nouvelle constitution de Sassou interdit que tout Congolais soit jugé par une juridiction étrangère. Mais, en fait de « Tout Congolais », il s’agit plutôt de Sassou et son clan qui ne veulent pas être extradés, livrés à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. Même pour les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides. Ils refusent d’être jugés par une juridiction étrangère.

Et, pour enfoncer le clou, M. Sassou et son clan, les bons élèves de la françafrique, ordonnent :

Article 96 : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions.

La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi. »

Qui dit et garantit à M. Sassou et son clan que cette constitution ne sera pas abrogée et que ces dispositions ne seront jamais appliquées ?

Comble de ridicule, ce n’est pas le citoyen lambda qui a prêté serment. Ce n’est pas le citoyen lambda qui détient le pouvoir politique, gouverne, pille, vole et commet des crimes de sang. En quoi peut-il donc être accusé de forfaiture ou de haute trahison ? Parce qu’il aura dénoncé les pillages, les vols, les crimes de sang et les génocides commis par le président de la République ? Cela devient-il un crime de forfaiture ou de haute trahison ? Or, ne commet un acte de forfaiture et donc de parjure et de haute trahison que celui qui a prêté serment. Le seul à le faire n’est que le Président de la République.

N’est-ce pas assez clair ? Donc, qu’il le veuille ou non, M. Sassou Nguesso, son clan et leurs amis seront bien poursuivis et jugés pour parjure, forfaiture, haute trahison, crimes de sang et génocides, le moment venu.

Ils seront donc jugés soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du pays.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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