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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:27

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Débit de boisson sans clients 1er janvier 2017

Lettre ouverte aux généraux chargés de la Sécurité

Messieurs,

Jean Dominique OKEMBA S.G du Conseil National de Sécurité

Jean Baptiste Gnakalo Commandant de zone militaire de Brazzaville

Victor MOIGNY Commandant de la Gendarmerie

Jean François NDENGUET Directeur Général de la Police Nationale

Vous avez la responsabilité de l’ordre et de la sécurité des congolais et tout particulièrement à Brazzaville. Votre première mission est celle d’assurer la liberté de tous.
Seulement vous avez privé les habitants de Bacongo des fêtes de Noël et du Nouvel An, les seules fêtes que les congolais célèbrent, au prix de nombreux sacrifices pour offrir à la famille un moment de réjouissances. Vous avez changé ce temps de fête en moment de peur et de violence, interdisant les gens à ne pas occuper l’espace public.et orchestrant un cortège incessant de BJ remplis d’hommes armés jusqu’aux dents ?

Est-ce assurer la sécurité en terrorisant les populations ? Les confiner dans les limites de leurs parcelles ? D’où viendraient les ninjas si vous avez occupé tout le Pool et les entrées de Brazzaville ? S’il en fallait c’est donc la preuve que vous les considérer tous comme des ninjas : il en est bien ainsi : les jeunes gens sont raflés, enfermés et libérés sous caution de 30000 à 120000Frs.

Ces malheureux, qui manquent de travail, d’eau et d’électricité, ne demandent qu’à vivre. Vous les avez privés de tout, vous prenez le peu de liberté qui leur reste. La traque de Ntoumi, n’est donc qu’un prétexte pour exterminer les Kongo ?

Bacongo, une prison à ciel ouvert pendant que les quartiers nord fêtent paisiblement.
Vous porterez la responsabilité, de ces drames qui se déroulent sous votre commandement.

Aujourd’hui je dis seulement MERCI mon Général pour le travail que vous faites.

Seven Goma

sevenngoma71@gmail.com

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49

 

Nul besoin de revenir sur le terrible drame du Pool que nous impose le Prince d’Edou, et que nous portons au fond de nos entrailles depuis maintenant 09 mois.

Cette douleur nous marquera à jamais au fer rouge. Seul le temps fera son devoir d’oubli, mais sans les réparations morale, juridique et matérielle des victimes. Nous autres, fils et filles du Pool, avions perdu notre âme faute de ne pas avoir secouru les nôtres. C’est une croix que nous porterons fort longtemps. Mais qu’aurions-nous pu faire face à la barbarie d’un pouvoir sans pitié qui tient malgré l’évidence à se maintenir coûte que coûte aux affaires nonobstant le désaveu populaire.

Tout homme est complexe. Ainsi, en l‘Homme peut coexister des sentiments de bonté et de méchanceté. A la veille de Noël et des fêtes de fin d’année, il est temps que Sassou retrouve un peu d’humanité en acceptant la trêve des confiseurs. Cette période pendant laquelle les armes doivent se taire pour permettre aux plus démunis et aux enfants de retrouver le sourire, la joie de vivre, et de croire au père Noël. Les séquelles psychiques de ce conflit sont énormes, incommensurables, et nous allons en payer le prix.

Ce n’est pas seulement le moral des troupes de ce qui reste de l’armée congolaise et des mercenaires qui est au plus bas. C’est toute une nation qui assiste médusée, tétanisée à une guerre sans raison après le saccage de son économie. La haine du tyran contre une partie de son peuple est si viscérale qu’elle lui éjecte les yeux de ses globes oculaires. Triste visage.

Sassou doit entendre raison car une armée aussi puissante soit-elle n’a jamais pu contenir un peuple en furie. Qu’il médite le sort de Mobutu, Idi Amin Dada, Pinochet, Compaoré, Samuel Doe, et il comprendra que les dictateurs finissent toujours mal. Échappera-t-il à la règle, rien n’est moins sûr. A-t-il pensé à son patronyme dur à porter qu’il léguera à ses rejetons tant il est devenu tristement célèbre et voué aux gémonies.

Il est temps de se recentrer sur les vrais problèmes de la nation au lieu de nous divertir avec la traque et l’emprisonnement des opposants congolais. Tout individu sur cette terre a droit à une vie décente. Il est de notre devoir nous qui sommes en charge de la communauté d’y veiller. En ces périodes de fêtes, la sagesse commande l’arrêt des hostilités car nul doute que personne n’a la tête à faire la fête tant nos problèmes ne sont pas réglés et nous tournons en rond. L’année 2016 a été une Annus horribilis.

Malgré son sacrifice humanitaire des populations du Pool, l’économie congolaise n’est guère reluisante. Il est temps de retrouver la raison et comprendre que la société congolaise hétérogène dans son ensemble aspire à vivre dans la sérénité, la quiétude. L’homme des masses populaires a vécu et il est temps qu’il s’en aille. Adieu les tam-tams, le folklore, le carnaval, la mascarade, pour laisser place à ceux qui ont le sens de l’état et de l’intérêt général.

Nul ne doute qu’à Mpila et Oyo, le champagne teinté du sang de nos victimes coulera à flot en cette fin d’année. Mais, vivons-nous tous sur la même planète ?

Cet homme ne laissera aucune trace dans l’histoire du Congo, sinon son goût immodéré pour le pouvoir quand bien même que la baraka l’a quittée et le peuple l’a désavoué. Tel un rat pris dans un piège, il ne peut plus s’échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Tout système a une fin et il serait dérisoire de vouloir jouer les prolongations. En ces temps des fêtes, qu’il nous surprenne un instant à la « Yahya Jammeh » en arrêtant sa foutue guerre civile. Après, il pourra retomber dans ses travers lui qui n’a jamais dans sa vie respecté aucun engagement ni serment.

C’est Jonathan Swift qui écrivait : “Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux.” S’amendera-t-il ?

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

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Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

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emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-p2-02-12-2016

 

Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

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Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

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MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

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Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:01
 

23 novembre 2016

Le Pool en questions ! Pourquoi le Pool est-il pris en otage ?

Fiche remise aux Chargés de mission du Premier Ministre, venus recueillir la position « claire » de l’UDR-MWINDA sur la question du Pool, pour transmission au Président de la République en réponse à son souhait exprimé lors de sa Conférence de Presse du 9 novembre 2016 à Brazzaville.

Le Congo est une République laïque, une et indivisible.

Le Pool est un département majeur du Congo par ce que frontalier de la capitale du Congo. De par sa situation politique et géopolitique, il doit être l’objet d’une préoccupation nationale et non relégué au simple rang de département. Considérer que le Pool est un simple département serait sectaire et irresponsable de la part de tout homme politique. Le Pool est une partie intangible du Congo dont la fièvre cache mal le cancer en phase terminale qui mine en profondeur le CONGO tout entier !

Contexte

Quand le 4 avril 2016, le peuple congolais est réveillé par les détonations des armes lourdes dans Brazzaville, à une période où tous les carrefours, tous les « buissons des forêts » sont sous haute surveillance par une Force publique hétéroclite, agressive et intransigeante, pour cause de protection des résultats électoraux avec en prime un pays coupé du reste du monde, (internet et portables coupés), tout citoyen lucide et sensé connaître la Loi s’est retourné vers le Pouvoir dont la mission cardinale est la protection des biens et des personnes. En réponse à cette attente, le Pouvoir a réagi en envoyant une expédition punitive dans le Pool. Voilà sept (7) mois et neuf (9) jours aujourd’hui que la Force publique n’arrive pas à « mettre hors d’état de nuire  » les « bandits » retranchés dans « les buissons des forêts  » du Pool.

Selon le triptyque « un Chef, une mission, des moyens », le Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef, le Général d’Armée Denis SASSOU NGUESSO a dû instruire dès le 4 avril 2016, le Haut Commandement des Forces Armées Congolaises, entendez les « Forces en armées », pour exécuter la mission du genre :« Isoler Ntumi et ses partisans, le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache, qu’on le mette hors d’état de nuire pour l’amener à la justice où il répondra de ses actes…  »

Quel Officier Général a été désigné pour exécuter cette mission avec tous les moyens militaires que nous avons observés ? Qui coordonne ces opérations de harcèlement et de bombardement des populations à partir d’hélicoptères bombardiers avec près de cinq mille fantassins hétéroclites déversés dans tous les « buissons des forêts » ?

Le Commandant en Chef des Forces Armées Congolaises a-t-il manqué à son devoir de commandement en ne désignant pas un Chef de mission au Pool comme il est de coutume en pareille circonstance ? Pourquoi , quand on connait la pléthore d’Officiers Généraux de tout acabit qui roule carrosse sur le macadam des villes ?

Et cette mission de recherche s’avère aujourd’hui infructueuse puisque, publiquement le Président de la République, alors même qu’il a sous sa coupe, dans toutes les instances de la République, des cadres émérites originaires du Pool qu’il expédie régulièrement, avec monnaie sonnante et trébuchante dans leur fief d’origine pour prêcher la bonne parole, le Président de la République vient de lancer le 9 novembre dernier un cri d’alarme et de désespoir en ces termes : « Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président, pour isoler Ntumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu’on le mette hors d’état de nuire..  »

Pour le Chef de l’Etat, le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme, puisqu’il déclare : « Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le Président a annoncé pour le peuple va se réaliser  ».

S’adressant toujours aux populations et dirigeants politiques du Pool, il souligne qu’ « au lieu de fuir, d’avoir peur, ils ne peuvent pas jouer double jeu. Ils doivent prendre position clairement. Qu’ils se mettent avec le Président. On isole Ntumi, on le cherche comme tous les bandits. On ne va pas le tuer mais, on l’amènera à la justice et il répondra de ses actes. » Sic.

La boucle est donc bouclée, c’est le retour vers le citoyen lambda, pourvu qu’il soit du Pool, puisqu’il est question de son département ! Ainsi donc le Président de la République, Père de la Nation vient de nous édifier en révélant ainsi la balkanisation du pays par communauté tribale : à chaque département ses militaires, ses enseignants, ses politiciens, ses médecins, ses bandits, etc.

Le Président de la République oublie que tout conflit, toute crise dans une société survient à la suite d’une contradiction non réglée. La négation de la crise qui secoue le Pool par quiconque suit les évènements qui s’y déroulent, est un acte de mauvaise foi et suicidaire pour notre unité nationale. Le Pool est victime de son identité et de ses choix, telle est la véritable origine de ses malheurs.

Dans le cas d’espèce des évènements regrettables qui se déroulent dans le Pool, ils tirent leur justification dans le holdup électoral opéré le 4 avril 2016. Le Pool n’a pas offert ses suffrages aux Candidats de la Majorité qui le lui font payer par le prix du sang. La guérison du Pool, c’est la santé du Congo.

Pour en sortir, le Président de la République, au lieu de se substituer en Chef d’Equipe de recherche appuyé par les populations et les cadres politiques du Pool dont le seul malheur est d’être né au Pool, doit au contraire puiser dans ses vertus humanistes pour prendre les décisions politiques courageuses qu’impose la situation catastrophique du pays tout entier :

Il doit, sans délais :

1. Retirer toutes les Forces en armes présentes dans le Pool ;
2. Rapatrier et indemniser les populations du Pool déplacées et meurtries ;
3. Annuler le mandat d’arrêt international contre NTUMI ;
4. Libérer sans condition tous les prisonniers politiques ;
5. Convoquer un Dialogue National Inclusif ;
C’est à ce prix que le Congo peut retrouver l’unité nécessaire à son redressement national.

Guy Romain KINFOUSSIA
Président de l’UDR-MWINDA

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/UDR-MWINDA-pourquoi-le-Pool-est-il-pris-en-otage

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:15
 

Par Pascal Malanda

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Tôt ou tard, Sassou Nguesso sera obligé de quitter la tête du pays. A l’allure où vont les choses, par la déliquescence avancée de son système, son départ est plus proche que d’aucuns, à commencer par lui-même, ne le soupçonnent. Nous avons déjà souligné un des piliers de son pouvoir : la félonie et la lâcheté des Congolais . Le temps est venu de pointer un autre héritage de l’ère Sassou : un pays profondément divisé.

Depuis quelque temps, suite aux différentes réactions de Brazza-Nord et Brazza-Sud lors du référendum d’octobre 2015 et des présidentielles de mars 2016, le débat fait rage sur l’unité nationale. Certains affirment haut et fort que nous vivons dans un pays uni, indivisible où règne la grande fraternité des tribus, bref, dans un paradis qui ne dit pas son nom. D’autres au contraire pensent que nous sommes à la veille d’une partition pure et simple du pays et que nous vivons plutôt dans un enfer à ciel ouvert. Nous allons essayer de montrer ici, que si Sassou Nguesso est le grand fossoyeur de l’unité nationale, il n’a fait que surfer sur la profonde animosité que nourrissent nos tribus les unes envers les autres. Si les politiciens instrumentalisent la division, ni les intellectuels ni les populations elles-mêmes ne font assez d’effort pour s’opposer à cette dangereuse dérive. Très peu de nos concitoyens osent critiquer la dérive tribale surtout si celui qui en est responsable est un membre de sa propre communauté.

Enfant de Poto-Poto, ayant baigné dès ma tendre enfance dans le melting-pot que constitue ce quartier, je constate avec effroi l’aveuglement des uns et la surdité des autres. Il est vrai qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre ni plus aveugle que celui qui refuse de voir.

Né en mars 1960, donc sous la colonisation, je n’ai vécu que 5 mois cette période de notre histoire. Ce que j’en sais ne me vient que des lectures scolaires et académiques ainsi que des récits de mes parents et grands-parents. Ce que je tire de cet enseignement, c’est que la période coloniale a essayé de forger un embryon de nation en mettant dans un même espace politico-administratif des tribus qui ne se supportaient pas toujours, loin de là. Nous sommes devenus Congolais par la volonté du colonisateur français. Une fois l’indépendance acquise, rien n’a été fait pour consolider la protonation héritée de la France. Bien au contraire, les antagonismes précoloniaux se sont réveillés. Dans chaque région, ces rivalités ancestrales subsistent encore. On les note aujourd’hui entre les Bembés, les Mikengués et les Bembés sim’dianiari sur le petit plateau de Mouyondzi. Entre les Bembés et les Soukado à Bouansa. Entre les Kongo de Boko et les Lari de Kinkala. Entre les Kougnis de la Bouenza et ceux du Niari. Entre les Vilis de la côte et les Yombés de la forêt. Entre les Téké-Koukouyas et les Gangoulou. Entre les Mbochis et les Kouyous. On pourrait ainsi trouver des antagonismes plus ou moins grands entre clans, tribus et ethnies sur toute l’étendue du territoire congolais.

Entendons-nous bien, ces rivalités et chicaneries ne sont pas en soi un problème. Toutefois, mal gérées ou instrumentalisées, elles peuvent déboucher sur des conflits ouverts d’une violence inouïe. L’histoire du Congo est émaillée de ces déchirements dont les plus récents sont ceux qui ont opposé les Tcheks aux Niboleks. A ces conflits, il faut aussi ajouter les guerres civiles itératives  qui masquent mal leur arrière-fond tribal comme la guerre du Pool en cours ou le coup d’Etat de 1997 avec l’opération Mouébara assimilée à un génocide dans le sud du Congo.

Enfant de Poto-Poto, mes amis à l’école Sainte Jeanne d’Arc étaient du Nord comme du Sud. En classe, ou dans la cour de récré, nous travaillions et jouions sans nous référer à nos origines ethniques. Ibaliko ou Moutombo, Elenga ou Malonga, Inkari ou Tchikaya, nous ne faisions aucune différence entre nous. Le mérite scolaire ne brisait pas notre camaraderie.

Si l’enfant que j’étais, baignais dans l’insouciance, l’adolescence m’a vite confronté aux premiers signes du poids de la tribu. Au moment de l’orientation à l’étranger, le nombre de mes condisciples nordistes étaient étonnement plus élevé que les sudistes. Esprit pointilleux, j’ai même participé à l’établissement de statistiques qui prouvaient ce que nous dénoncions déjà en ces années 1980 : une prédominance d’étudiants nordistes parmi les boursiers tandis que dans la population, le ratio était inverse. C’est à côté de mes aînés Raymond Mavoungou Bongo et Georges Ballay et sous la direction de Bizenga que je fais mes premiers pas en politique au sein de l’UGGEC et sa mouvance autonomiste. C’est dans cet espace que j’apprendrai à dénoncer les injustices et les dérives d’où qu’elles viennent. De ces années, j’ai gardé l’exigence de l’autocritique constructive que nous puisions dans la brochure « Autocritique du M 22 ». Diawara, Ikoko, Oluka, Bakékolo sont à nos yeux des héros qui n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour sauver un pays en pleine dérive tribale et bureaucratique.

C’est avec amertume que l’adulte que je suis devenu a constaté que Mavoungou (du Kouilou) et Ballay (de la Likouala) se sont retrouvés au comité central du PCT, cautionnant directement ou indirectement la destruction systématique de l’embryon de nation que j’ai trouvé à ma naissance. A la décharge de Ballay, je noterai qu’il a été parmi les rares (trois en tout) membres du Comité Central du PCT à voter ouvertement contre le changement de la constitution ; les autres, très nombreux à désavouer cette démarche de leur parti, n’avaient pas osé franchir le Rubicon. Par peur de représailles ou perte de leurs prébendes, ils avaient courbé l’échine et rasé les murs. Par leur lâcheté, ils contribuent au délabrement du tissu social. Chaque jour qui passe nous éloigne un peu plus de l’idéal d’une nation apaisée. Au-delà des clivages idéologiques, aurons-nous un jour le courage de tout remettre à plat pour repartir sur de nouvelles bases et construire une vraie nation ? Oserons-nous un jour emprunter la voie des nations modernes où le citoyen vote, non pas pour sa tribu, mais pour son idéal politique ?

Pour le moment, nous assistons, impuissants, à l’approfondissement de la crise identitaire dans le pays. Je n’en veux pour preuve que le fait suivant. Deux amis, membres de la direction de l’UPADS s’étaient rapprochés des chancelleries à Brazza. Je tairais les noms des ambassades visitées et de ses deux amis. Il leur aurait été systématiquement dit que la communauté internationale ne souhaitait pas l’arrivée d’un sudiste au pouvoir pour la simple raison que cela pourrait déclencher une terrible revanche. Si c’est le cas, pourquoi alors ne pas nommer tout simplement un président étranger qui dirigerait le pays comme une colonie ? Non, notre pays mérite plus que le triste spectacle que nous offrons aux yeux du monde. Nous avons suffisamment de ressources humaines et intellectuelles pour transcender nos divergences et bâtir une nation unie et prospère.

Charles Bowao pour lequel je n’ai jamais caché mon respect et mon admiration a écrit un essai dans lequel il pointe les grands maux qui minent notre construction nationale. Dans « L’imposture ethnocentriste – Plaidoyer pour une argumentation éthique du politique » il ébauche une sortie de la quadrature de cercle actuelle par la création de partis véritablement nationaux. Il montre par ailleurs que le CADD-MJ était un mouvement qui évoluait dans ce sens et devenait une menace au système PCT basé sur la tribu. D’où sa dissolution pure et simple.

Nous sommes capables de nous remettre en cause et bâtir une nation moderne, mais malheureusement, nous sommes les victimes collectives et consentantes d’un système basé sur des partis ethniques et qui ne s’en gênent pas, bien au contraire.

PCT, chronique d’une mort annoncée

Le referendum de 2015 et la présidentielle de 2016 ont montré les limites du PCT. Ce parti, lourde  et couteuse structure ne mobilise plus. Malgré l’immensité des fonds jetés à perte dans les campagnes référendaire et présidentielle, le PCT n’a pas su démontrer la popularité de son candidat d’où la nécessité d’un passage en force aboutissant à la crise postélectorale actuelle. Pouvait-il en être autrement ?  Parallèlement, on assiste à la création d’une multitude de structures qui cachent mal leur intention de supplanter le PCT qui serait devenu un véritable boulet aux pieds de ceux qui veulent paver le chemin de la monarchie au Congo. Pour ce faire, on nous sert des structures comme Pona Ekolo – Samouna Bouala. Curieusement, le cache-sexe tribal sous le vocable complémentaire samounabouala a vite disparu pour céder la place à l’intention première : Pona Ekolo, c’est-à-dire une pseudo-nation à dominance tribale.

Autopsie des partis ethniques

UPADS la perle jetée aux pourceaux

Si sa base électorale était constituée des trois régions du Grand Niari surnommé Niboland, le parti avait su affirmer sa présence dans les régions comme la Likouala et la Sangha. Avec une forte implantation à Pointe-Noire, le parti avait vocation à consolider son ambition nationale. Quel gâchis alors de voir comment cette puissante machine électorale a échoué à devenir le socle d’une construction nationale. A la place, on a eu droit à l’hégémonie bembé déclinée sous forme de « ngoul’ mou mako », au repli du Niari assiégeant la présidence de la république pour essayer de rééquilibrer le rapport de force au pouvoir, à la frustration des Sukado (Sundi, Kamba, Dondo) qui vont se cristalliser autour de Bounkoulou, à la marginalisation de la Lékoumou, bref à une véritable descente aux enfers.

Il y a deux ans, me retrouvant face à Oba Blanchard chez son ami Martin Kimpo au quartier La Poudrière à Brazzaville, je demandai à ce dernier s’il trouvait normal que dans le premier gouvernement de Lissouba en 1992, il y eut 7 ministres ressortissants de la seule région de la Bouenza. Et surtout que sur ces 7 ministres, 6 étaient Bembé. Sa réponse me fit froid au dos : « 6 ministres seulement ? Nous avions bien droit à plus que ça ! » Sa sincérité m’avait laissé pantois. La grande UPADS de Pascal Lissouba a coulé avec toute sa splendeur. Elle est aujourd’hui réduite à une épicerie familiale avec à sa tête un gérant nommé et payé par le PCT tandis qu’une officine familiale liée au pouvoir tire les ficelles dans l’ombre.

MCDDI un nid d’intégristes messianistes

Qui osera nier aujourd’hui qu’en dehors des sectes du genre déterreurs Andziba au nord du pays et Mindjoula au sud, la grande majorité des illuminés mystico-religieux congolais est concentrée dans la région du Pool ? Malgré mon respect et ma sympathie affichée pour le Pasteur Ntoumi, il reste un adepte du messianisme parfois burlesque qui caractérise cette région. Quelle que soit la noblesse de son combat politique actuel, son message est très vite brouillé par la dimension religieuse et le sectarisme, ce qui peine à lui donner un caractère national. Le fait qu’il tienne tête au pouvoir lui attire logiquement la sympathie de nombreux déçus de l’alternance démocratique évanouie. Le Pasteur Ntumi devra donner une dimension réellement nationale à son combat en sortant du messianisme archaïque.

Que dire de Parfait Kolélas et sa gestion calamiteuse du MCDDI ? Héritier de son père, malgré ses études universitaires, il n’a pas su apporter la modernité tant souhaitée à un parti dont la démarche féodale ne fait l’ombre d’aucun doute. La fratrie Kolélas a du reste réussi à écœurer ce qui pouvait encore prétendre à une gestion moderne de ce parti devenu une véritable épicerie familiale prenant ses ordres à Mpila. Pas étonnant dès lors, que les Kolélas soient au MCDDI ce que les Nguesso sont au PCT : des affairistes purs, durs et dangereux. Plus grave encore, les deux partis ont conclu des alliances incestueuses qui sont en grande partie responsable du drame congolais actuel.

PCT le chantre du tribalisme, malgré son passé de parti unique

Tout a été dit au sujet de ce parti qui est parfois, à tort ou à raison, assimilé à l’incarnation du mal absolu au Congo. Toute la tragédie que vit le pays aujourd’hui peut être réduite à un seul facteur : la volonté manifeste d’un groupe d’individus de mettre tout un pays sous la coupe d’une région, d’un clan, d’une famille et aujourd’hui d’une partie d’une famille. Aujourd’hui, le projet de société du PCT se résume à une chose : préparer la succession dynastique à la tête du pays. Tout est fait pour que dans 5 ans (ou peut-être moins), à la place d’un Nguesso, on en ait un autre ; à la place de Denis, on nous prépare sans gêne Christel. Le PCT, parti unique de 1969 à 1992 avait tout pour jeter les bases d’une vraie unité nationale. Au contraire, en un quart de siècle, il a été l’ardent fossoyeur de la démocratie et de l’unité nationale. Il a institutionnalisé l’hégémonie d’une partie du pays sur une autre, d’une famille sur tout un peuple, détruisant au passage l’embryon d’Etat-nation issu de la colonisation.

RDPS un requin sans dents

Dans son fief électoral qu’est le Kouilou, le RDPS peine à sortir de son rôle de second couteau. Réputés pacifistes et non-violents, les Vilis et Yombés gèrent tant bien que mal leur frustration. En effet, installés depuis des siècles dans la région qui fournit 80% des recettes budgétaires du pays, ils vivent dans une pauvreté qui contraste avec l’opulence des gouvernants. En aout 2015, visitant la réserve naturelle de Conkouati, j’étais ahuri de voir à la tombée de la nuit, comment les pauvres paysans des villages environnants sombraient dans la nuit la plus noire. La misère de ces populations était indescriptible. A partir du fleuve Numbi qu’on traverse par un bac vétuste, les 30 km qui conduisent au lac Conkouati sont une plaine de sable pratiquement infranchissable. Le désarroi des populations atteint son comble car les maigres récoltes qui devraient être le fruit de leur dur labeur, elles doivent les partager avec les éléphants de la réserve naturelle. Espèce protégée, les éléphants saccagent les plantations des paysans réduits à l’impuissance absolue. Leur cri de détresse : « Sur les terres de nos ancêtres, nous avons moins de droits que des animaux. »

Le RDPS vient de porter à sa tête Marc, le fils de Jean Pierre Thystère Tchikaya. Comme on le voit, le népotisme fait des émules dans notre pays.

On pourrait ainsi passer en revue tous les partis congolais et constater avec tristesse à quel point ils incarnent tous la dégénérescence de l’embryon de nation et l’apocalypse économique. Là où le colon imposait la mobilité administrative pour encourager l’émergence du sentiment national, les partis congolais ont construit des murs et des bastions. A l’intérieur de ces forteresses, les populations sont transformées en bétail électoral. Pas question qu’un ressortissant du Pool vote pour Munari ou qu’à l’inverse un ressortissant de la Bouenza vote pour Kolélas. Quand Pointe-Noire vote massivement pour Mokoko, l’explication est vite trouvée : Les sudistes veulent remplacer Sassou, le rempart du Nord par Mokoko un faiblard, une femmelette dont ils ne feront qu’une bouchée à la moindre occasion pour récupérer le pouvoir qui leur revient de droit. Triste Congo ! Et il se trouve des Congolais pour venir nous vendre l’illusion d’une nation unie et prospère, une et indivisible ! Non le Congo est divisé, profondément divisé à dessein. Mais loin d’être une fatalité qui nous conduirait droit à la séparation entre le sud et le nord, cette division peut être combattue, à condition de ne pas se voiler la face et de pointer les vrais problèmes. Proposer des solutions courageuses et sortir le pays du cercle vicieux actuel.

A ceux qui pensent que la division au Congo se limite au clivage nord-sud, je signalerai ce fait souvent passé sous silence par les chantres d’une république du Sud-Kongo. En 1991, le Lari Kolélas soutient la candidature du Kongo Milongo à la primature de la transition. Le contrat tacite est que le Kongo Milongo prépare l’accession de Kolélas à la présidence. Sauf qu’on avait oublié que le pouvoir corrompt très vite. Sous des prétextes fallacieux, Milongo se présentera quand même à la présidentielle, affaiblissant ainsi la position du Lari Kolélas. Que serait le Congo aujourd’hui, si Milongo n’avait pas été candidat et si Lissouba n’avait pas sollicité le soutien du PCT ? C’est vrai qu’avec des ‘si’ on mettrait Paris dans une bouteille, mais il est aussi vrai que le paysage politique congolais serait autre si les politiciens congolais avaient privilégié, non pas la tribu, les ambitions démesurées et le jeu malsain des alliances contre nature, mais la démarche idéologique au service d’une vision de la nation. Un officier supérieur de ma communauté sachant ma proximité avec un candidat à la présidence, me jeta sans ambages le reproche suivant : « Pourquoi soutiens-tu cet étranger, il n’y a pas de candidat de chez nous qui mérite ta préférence? » Mon colonel avait une idée bien précise de l’unité nationale.

Une nation comme une Union se construit sans relâche chaque jour. La moindre pause déclenche aussitôt le processus de désintégration. On le voit avec le beau projet qu’est la construction européenne. Tant que des visionnaires et des bâtisseurs étaient à la manœuvre, l’Europe faisait rêver. Les Robert Schuman, Jean Monnet, Conrad Adenauer, Jacques Delors etc. avaient une idée bien précise de l’Europe. Depuis quelque temps, les commandes de l’Europe sont dans les mains de technocrates gris et de fonctionnaires sans ambitions. Résultat ? Brexit et une Union menacée de s’effilocher.

Le Congo n’a jamais eu de visionnaire en matière de construction nationale. Bien au contraire, le sort nous a imposé des fossoyeurs acharnés d’une proto-unité déjà si fragile. Pas étonnant que le tissu national soit en lambeaux, une véritable charpie de tribus que nous gagnerons tous à transformer enfin en une vraie NATION.

Dr Pascal Malanda

Nation et Héritage

 

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