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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:04

Congo - Brazzaville : une opération top secrète de Sassou Nguesso dans le Pool, stoppée nette par les services français

Quand on évoque devant lui la situation dans le département du Pool avec l’insurrection qui s’y déroule à huit-clos, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, se montre très irrité. Et pour cause : les miliciens Ninjas Nsiloulou de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, font régner la terreur dans ce département proche de Brazzaville, perturbant ainsi l’approvisionnement en carburant de la capitale congolaise.

 

sassou-nguesso

Denis Sassou-Nguesso (Reuters)

Pour ne rien arranger à la situation, la traque du chef milicien, organisée par l’armée congolaise s’est enlisée. Pourtant, elle a mobilisé, selon plusieurs sources crédibles, d’importantes sommes d’argent. C’est donc pour arrêter l’hémorragie que certains « Africanistes » du Quai d’Orsay, frères de Lumières comme Denis Sassou Nguesso qui est le grand maître de la grande loge du Congo, lui ont suggéré de recourir au service des mercenaires.

Une discrète rencontre est organisée à Brazzaville et un personnage sulfureux, probablement un ancien membre de la DGSE, utilisant plusieurs patronymes est présenté à Denis Sassou Nguesso. Un accord est conclu entre le ministère de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux et la société Aurel Technologies, l’une des nombreuses et insaisissables sociétés dirigées par celui qui se fait appeler « Jacques Begaud » qui est un alias en réalité. Afin d’éveiller aucun soupçon, il est dissimulé sous le vocable suivant : « études de la cartographie topographique du corridor de la zone MALOUKOU, IGNIE, MAYAMA, KINDAMBA, VINDZA ». En réalité, il s’agit d’une opération de mercenariat destiné à capturer mort ou vif Frédéric Bintsamou.

Alias Jacques Begaud va multiplier des aller/retour entre Paris et Brazzaville sous de fausses et diverses identités. Histoire de semer les services français qui ne verraient pas d’un bon oeil pareilles opération. D’autant que l’activité de mercenariat est interdite en France. Il procède à des recrutements, met une fine équipe en place, dont l’une est chargée de prendre attache avec Frédéric Bintsamou afin de le faire sortir de sa cachette. Celui-ci aurait mordu à l’hameçon. Un lieu et une date de rendez-vous seraient même fixés. L’opération « taire le gourou » est lancée. Elle fera long-feu.

Le problème, c’est que alias Jacques Begaud est repéré par les fins limiers du contre-espionnage français. Il aurait été « vendu » par une personne ressource qu’il aurait contacté pour un coup de pouce, soutient mordicus l’un de ses complices, un certain « Nemer ». Aux dernières nouvelles, alias Jacques Begaud est cueilli le mardi 11 juillet à sa descente d’avion et mis aux frais.

Voilà comment cette opération montée en toute confidentialité et dans le secret par Denis Sassou Nguesso sera éventrée. Un échec cuisant, parce que sans « Jacques Begaud », il n’y pas d’opération. Et le risque, avance son complice, c’est que « les services français qui entretiennent des rapports discrets avec Frédéric Bintsamou ne l’encouragent à capturer les hommes envoyés par Begaud sur le terrain afin de piéger Sassou Nguesso et de l’affaiblir ». Celui-ci organisent en ce moment leur rapatriement. Rien ne dit qu’ils ne seront pas arrêtés à leur tour.

LIRE LA SUITE :

http://www.alwihdainfo.com/Congo-Brazzaville-une-operation-top-secrete-de-Sassou-Nguesso-dans-le-Pool-stoppee-nette-par-les-services-francais_a55993.html

 

NOTRE COMMENTAIRE :

Le roi des coups d'Etat au Congo-Brazzaville, qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, mais qui s'y accroche depuis plus de 40 ans, a décidé d'assassiner le Pasteur Ntumi. Pourtant, lui, Sassou Nguesso, dont on ne compte plus les assassinats, les pogroms, les crimes de guerre, les coups d'Etat meurtriers, lui le va-t-en-guerre, lui le vampire, lui le prédateur, lui dont on ne compte plus les centaines de milliers de morts à son actif, personne ne l'a jamais condamné à mort. Il est vivant, toujours vivant... C'est vrai, comme dit l'adage bien congolais : "On ne marche jamais dans la plantation d'un voleur. Car il sera le premier à crier au voleur !" Heureusement qu'il a toujours ses "protecteurs".

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 22:43

CRIME CONTRE L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Si ce n’est pas un génocide, alors un crime contre l’humanité est donc en train de se commettre au Congo-Brazzaville, à la grande indifférence de la France qui y a installé ce régime politique en 1997 et de la Communauté internationale, sur fond d’une interminable guerre d’épuration ethnique et de fleuves de sang et de larmes.

S’il vous plaît, ne jetez pas ce message à la poubelle. Transmettez-le à une personne de votre connaissance qui pourra en assurer le relai et l’envoyer aux Autorités et Elus français (Députés, Sénateurs, Ministres, Président de la République, etc.) et européens. Votre action sauvera au moins une vie humaine !

 

 

 

Contact : Association UNION-CONGO : asso.unioncongo@gmail.com

 

 

APPEL A SOLIDARITE CONTRE LE GENOCIDE ET CRME L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE (pdf, 129.6 kB)

 

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:51
Dans sa livraison no3699, du mardi 13 juin 2017, le journal catholique La Semaine Africaine a publié un article intitulé « Pour Alphonse Claude N’Silou, le drame du Pool aurait pu être évité! ». Cet article, signé par Le Collectif des partisans du R.C [Rassemblement citoyen, le parti du ministre Alphonse Claude N’Silou], se présente comme une réaction à un article publié dans le journal Sel Piment, rapportant des propos présumés du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou. Si l’on sait lire entre les lignes, la lecture de cet article suscite deux préoccupations majeures, auxquelles l’article apporte lui-même, de façon malencontreuse, des éclairages on ne peut plus troublants pour un observateur averti de la presse et de la vie politique congolaises.

La première préoccupation est liée à un vice de forme, donc un problème de professionnalisme au niveau du journal La Semaine Africaine. Le fait que l’auteur réagit à un article publié dans un journal, pour en contester la validité des faits rapportés, fait de sa réaction ce que l’on appelle un droit de réponse. Mais, en principe, un droit de réponse doit être publié dans le même journal où l’article incriminé a été publié, et ce, dans les mêmes proportions (même rubrique, même longueur, etc.). On se demande donc pourquoi un droit de réponse à un article publié dans Sel Piment se retrouve dans les colonnes de La Semaine Africaine. Est-ce un manque de professionnalisme de la part de la Semaine Africaine? Ce qui étonnerait, lorsqu’on sait que ce journal est dirigé par l’un des meilleurs journalistes congolais, formé à l’École supérieure de journalisme de Lille (France) et qui a fait ses preuves dans le métier. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce journal, qui a toujours été dirigé par de vrais professionnels du journalisme, était jusque-là considéré comme le plus fiable et le meilleur de la place. 

La réponse à cette question réside ailleurs, notamment dans le militantisme politique qui a fini par s’infiltrer au cœur même de la rédaction de ce journal dit « catholique ». En effet, depuis quelques années, le directeur de publication de ce journal s’est fait conseiller en communication du ministre d’État et président du Rassemblement citoyen, Alphonse Claude N’Silou. Il s’en suit que cet organe de presse apparaît aujourd’hui comme une caisse de résonnance des activités liées au ministre N’Silou. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre d’articles ou de publi-reportages qui lui sont consacrés dans ce journal. Par ailleurs, comme le pseudonymat est une pratique courante dans la presse congolaise, il ne serait pas surprenant d’apprendre un jour que ce soit le directeur de publication lui-même qui se cacherait dernière ce nom de Collectif des sympathisants du R.C. Plusieurs journalistes congolais sont en effet employés comme agents de communication ou attachés de presse dans des partis politiques. Leur tâche consiste en la promotion des actions du parti mais surtout au soin de l’image et à l’accroissement de la notoriété de son leader, ce qui se confirme ici : le président du RC a été égratigné par la presse, il faut soigner son image. Pour cela, il fallait passer par un journal qui jouit encore d’une certaine crédibilité et d’une audience assez large, quitte à enfreindre la déontologie du métier.

Voilà ce que l’on peut comprendre de cette faute professionnelle. La Semaine Africaine était en réalité le seul journal qui, jusque-là, échappait à l'infiltration politique. Mais, avec de telles pratiques qui enfreignent la déontologie du journalisme, son image de neutralité vis-à-vis du militantisme politique est plus qu’entachée. Ce genre de pratiques confirme en effet le procès fait à son directeur de publication et rédacteur en chef de s’être volontairement détourné de la ligne éditoriale originelle du journal.

La seconde préoccupation est liée au contenu même de l’article. En résumé, la réaction du Collectif des sympathisants du RC révèle que la cause de la guerre actuelle dans le département du Pool réside dans le fait que Guy Brice Parfait Kolelas avait rompu l’alliance entre le PCT et le MCDDI, en se présentant à l’élection présidentielle de 2016 : « Foulant aux pieds l’esprit de cet accord, ce dernier ambitionna de se présenter à l’élection présidentielle, sans entente avec son allié […] ». Tout est dit : il y a la guerre dans le Pool parce que le fils de Bernard Kolelas a osé affronter Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle! Ceci veut dire que si Guy Brice Parfait Kolelas ne s’était pas opposé à Denis Sassou Nguesso, il n’y aurait pas de guerre dans le Pool. Car, dit l’article, le « grand frère », qu’est le ministre d’État Alphonse Claude N’Silou, l’avait déjà prévenu : « Si tu fais ça, voilà les conséquences qui risquent de se produire et ton peuple [les populations du Pool et de Brazzaville Sud] qui est encore convalescent, va souffrir ». On comprend facilement que les souffrances actuelles des populations du Pool sont la conséquence de la confrontation politique entre Denis Sassou Nguesso et Guy Brice Parfait Kolelas. La faute des populations du Pool qui leur vaut toutes ces souffrances, c’est d’avoir voté massivement Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle de 2016, en lieu et place de Denis Sassou Nguesso dont les partisans originaires du Pool ne cessaient de scander pendant la campagne électorale : « Si vous ne votez pas l’éléphant [l’emblème du candidat Denis Sassou Nguesso], vous retournez dans la forêt », l’expression « retourner dans la forêt » signifiant ici revivre les affres de la guerre.

Sans le vouloir certainement, le Collectif des sympathisants du parti du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou vient d’apporter la réponse que tout le monde attendait au sujet de cette nébuleuse qu’est la crise armée dans le Pool : il s’agit d’une punition infligée par Denis Sassou Nguesso à Guy Brice Parfait Kolelas, le fils de son défunt allié politique,  tout comme il l’avait fait à son père, entre 1998 et 2003, lorsque ce dernier avait rompu cette fameuse alliance politique, avant de la rétablir en 2005. Les populations du Pool sont donc en train de revivre le même « châtiment collectif pour appartenance ethnique »[1] que le même commanditaire leur avait fait subir entre 1998 et 2013. C’est donc le président Sassou Nguesso qui est en train de faire tuer les populations et détruire les villages du Pool, pour la simple raison qu’un rejeton du Pool, qu’il avait lui-même fait ministre de son gouvernement, a osé le défier politiquement. Merci donc à ce collectif d’avoir rendu service à la vérité, bien que de façon non intentionnelle : il a permis en effet de comprendre le vrai enjeu et le vrai commanditaire des massacres actuels dans le département du Pool.

La leçon à tirer de cette opération de communication ratée, c’est qu’elle va plus desservir le président du RC qu’il ne le servira : comment réagira en effet le président Sassou Nguesso qui y est désigné comme le commanditaire des massacres dans le département du Pool? En voulant protéger son propre président du parti, tout en cherchant à jeter l’opprobre sur Guy Brice Parfait Kolelas, ce collectif a inconsciemment mis à nu la responsabilité du président Denis Sassou Nguesso dans les massacres des populations du Pool. On ne voit pas comment Guy Brice Parfait Kolelas pourrait être responsable de cette tragédie, lui qui n’a fait que chercher à s’affranchir d’une tutelle politique qu’il estimait ne plus être à sa convenance, et ce, de façon démocratique. Serait-ce un péché, voire un crime de s’affranchir d’une tutelle politique ou de s’affronter démocratiquement avec un allié politique?

Pourtant des exemples de ce type ne manquent pas dans ce monde! Le plus récent et le plus pathétique vient de nous être offert par la France dont singeons pourtant les institutions : le désaccord politique, puis la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron. On sait bien que c’est François Hollande qui avait promu Emmanuel Macron en politique, jusqu’à faire de lui un grand ministre. Pourtant cela n’a pas empêché Emmanuel Macron de faire prévaloir ses propres ambitions, le moment venu, et de se libérer de la tutelle de son mentor auquel il a finalement fini par se succéder. Belle leçon de démocratie! On objectera que ceci s’est passé dans un pays d’Europe, une vielle démocratie, de surcroît. Soit! Mais cela s’est aussi réalisé dans un pays africain, en l’occurrence le Sénégal, entre l’ancien président Abdoulaye Wade et l’actuel président Macky Sall. Au Congo-Brazzaville, la rupture d’une alliance politique aboutit toujours à des affrontements armés, et ce, depuis 1959. Allez-y comprendre quelque chose!

Mattathias Bilelo

[1] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Paris, L’Harmattan, 2005.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
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Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:31
 
Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.
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Tags:République du Congo

 

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Mgr Louis PORTELLA, évêque de Kinkala, dans le département du Pool (Congo Brazzaville). / Emanuela DE MEO/CPP/CIRIC

9 juin 2017 

Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.

« Le département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire » note Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala au sud-ouest de la République du Congo où la guerre civile s’enlise entre forces de sécurité et partisans de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi, depuis la réélection contestée du président Denis Sassou N’Guesso en avril 2016.

Selon Mgr Louis Portella, « la population est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée ne sachant à quel saint se vouer » poursuit-il tout en se disant inquiet de « déplacés chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité ».

A lire aussi : Congo-Brazzaville : l’inquiétude de l’évêque et des chrétiens

Interrogé par Urbi et orbi Africa, le Père Claver Boundja, aumônier national des universités congolaises et membre de la commission doctrinale de la Conférence épiscopale du Congo, estime que « la question de la région du Pool n’est qu’un aspect de la crise globale qui gangrène le pays avec la forte présence, sur l’ensemble du territoire, des groupes armés qui avancent largement vers la capitale Brazzaville ».

Pour cet expert proche de la Conférence des évêques du Congo, « l’Église a toujours proposé, en vain, un dialogue pour mettre les acteurs politiques et les chefs de groupes armés autour d’une table en vue de résoudre la crise. Mais, à l’heure actuelle, elle manque d’interlocuteurs crédibles auprès des autorités qui, malheureusement, ne privilégient que la solution militaire pour juguler la crise », explique-t-il.

Le Père Claver Boundja va même jusqu’à dénoncer « un régime militaire réprimant tous ceux qui expriment leur ras-le-bol à travers des groupes de réflexions citoyens ou des manifestations pacifiques ». Face aux autorités qui « s’obstinent et ne s’ouvrent pas au dialogue, les nombreux fidèles catholiques attendent plutôt des évêques non seulement des déclarations mais une confrontation directe pour dire non au pouvoir en place à l’instar du cardinal martyr congolais Émile Biayenda qui a joué un rôle central pour pacifier le pays dans les années 1970 ».

L’appel à l’apaisement

S’adressant aux responsables politiques, Mgr Louis Portella leur demande de « manifester plus fortement une préoccupation solidaire dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance de la population (…) exposée à des traitements inhumains ». Dans la même ligne, l’évêque de Kinkala demande aux rebelles de tourner la page du « cycle interminable de violences et de cruautés ».

À en croire les estimations de l’ONU, au moins 13 000 personnes ont connu l’exode dans le Pool sans compter « beaucoup de jeunes appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des (rebelles) ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons » dont fait état la déclaration de Mgr Louis Portella. Cette situation se dégrade malgré les appels à la paix du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican lors de sa visite à Brazzaville au mois de février denier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatique du Saint-Siège avec la République du Congo.

LIRE LA SUITE : http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/afrique/cri-dalarme-de-leglise-congolaise-contre-guerre-pool/

 

A lire aussi : L’offensive diplomatique du Vatican en Afrique

Jean-Paul Musangania

 

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NOTRE COMMENTAIRE :

Selon la dernière déclaration du Représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique centrale, ce ne sont pas 13 000 personnes mais plus de 81 000 qui ont connu l'exode dans le Pool où le régime en place applique l'Opération "Hérode" qui consiste à appréhender tous les jeunes de la région, sous prétexte qu'ils sont tous des (rebelles) ninjas.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 11:31

"JE LANCE UN CRI!"

Message d’exhortation de son Excellence Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, Evêque du diocèse de Kinkala, aux Congolais pour la paix dans le Département du Pool.

« Crie, hurle, Fils d’homme, l’épée sévit parmi mon peuple » (Ez 21, 17).

Depuis particulièrement le mois de septembre 2016, la partie sud du département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire.

 

Voilà une population qui est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée, ne sachant "à quel saint se vouer".

Beaucoup ont été chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité (interdiction d’aller aux plantations et difficulté de vendre les produits de leur travail antérieur), avec des cas de malnutrition déjà déclarés. Et pendant ce temps, les villages délaissés sont "proprement" pillés.

Beaucoup de jeunes sont souvent appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons, avec quelque chance de libération moyennant une rançon.

Beaucoup de militaires, au grand désespoir de leurs familles, sont en train de tomber sous les attaques-surprises des ninjas-nsiloulou, qui donnent l’impression de disposer d’un arsenal étonnant.

Bref, on pourrait continuer à présenter d’autres aspects de ce sombre tableau. Mais, là n’est pas l’urgence.

Oui, je lance un cri !

Ce que vivent, en effet, les populations de la partie sud du département du Pool est difficile à supporter : c’est cruel ! C’est inhumain ! C’est intolérable !

Ø Au nom de Dieu, dont nous tenons tous « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28), qui nous aime tous sans exception, qui est « riche en miséricorde » (Ep 2, 4), qui « dit la paix pour son peuple et ses fidèles » (Ps 85, 9) ;

Ø Au nom de son Fils Jésus qui « a donné sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28), qui nous a laissé et donné sa paix (Jn 14, 27) ;

Ø Au nom de nos ancêtres qui, dans toutes les situations de tension ou de dissension, ont toujours su les surmonter grâce à une démarche communautaire de "l’otwere" ou du "mbongui"

Ø En vertu de notre cœur humain qui, normalement ne peut rester insensible à la souffrance humaine ;

Ø En vertu de la fraternité qui nous lie tous, fils et filles du Congo, « du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest » et qui nous fait proclamer notre devise : « Unité, Travail, Progrès » ;

Je lance un cri à l’adresse de nous tous :

Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, nous n’avons pas le droit de laisser se perpétrer un tel drame si inhumain.

Aucun humain digne de ce nom ne peut se permettre de se tenir à distance par rapport à une telle tragédie.

Je m’adresse donc :

Ø À tous les croyants : mobilisons-nous dans la prière. Que partout, des supplications incessantes montent vers le Seigneur, pour que la paix revienne et que la réconciliation prévale.

Ø À nos chers responsables politiques, administratifs et militaires à quelque niveau que ce soit, à nos chers parlementaires et ministres, de quelque origine régionale ou ethnique que ce soit : je vous prie et vous supplie de manifester plus fortement votre préoccupation solidaire,  dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance d’une population.

Ø À nos vénérés sages, vous êtes les porteurs de nos belles traditions de paix, de réconciliation, de consensus : nous comptons sur votre mobilisation générale, dans tous les départements, pour apporter votre précieuse et indispensable contribution dans la recherche d’une paix définitive.

Ø À Monsieur Frédéric BINTSAMOU : certains vous considèrent comme un envoyé de Dieu ou de l’un de ses anges. Comme nous l’a dit le Pape François : « Tuer au nom de Dieu est satanique… La violence au nom de Dieu est un blasphème ». Il est difficile de comprendre que vous laissiez un peuple que vous défendez, être cruellement malmené par ses propres enfants et être exposé à des traitements inhumains. C’est pourquoi, si vraiment vous aimez ce peuple, j’en appelle à votre conscience humaine : il ne tient, en partie, qu’à vous pour que ce drame prenne fin. Pour l’amour de Dieu et de votre peuple, osez donc sortir ; osez expliquer, de manière transparente, la cause que vous défendez.

Ø Aux Ninjas-nsiloulou : je prie pour que vous preniez conscience de la tragique impasse dans laquelle vous vous trouvez. Ce sont vos propres parents qui souffrent et qui meurent, en partie, à cause de la manière dont vous les traitez. Quelle est donc la cause exacte pour laquelle vous combattez ? Et vos propres vies, que deviennent-elles, dans un tel cycle interminable de violences et de cruautés ? Non ! Sortez et tournez la page en cherchant à reprendre une vie normale où vous pouvez vous rendre utiles aux autres.

Ø Quant à vous, mamans, papas, grands-parents, jeunes, qui vous trouvez profondément meurtris par cette situation, le message, le voici : pas de désespoir, pas de haine, pas de rancœur, mais l’amour, le pardon. En effet, le mal n’est jamais vaincu par le mal. Au contraire, comme le dit l’Apôtre Paul, « sois vainqueur du mal par le bien » (Rm 12, 21).

Que cette conviction soit forte en vous : c’est Dieu qui a le dernier mot de notre histoire. Gardons donc ferme notre espérance en notre Dieu, source de la paix ; gardons inébranlable notre assurance d’être capables de relever ce département en souffrance.

Pour conclure, je relis avec vous cette exhortation de l’Apôtre Paul :

« Au reste frères, tout ce qu’il y a de vrai, tout ce qui est noble, juste, pur, digne d’être aimé, d’être honoré, ce qui s’appelle vertu, ce qui mérite l’éloge, tout cela, portez-le à votre actif (…). Et le Dieu de la paix sera avec vous » (Ph 4, 8-9).

Donné à Kinkala, le 25 mai 2017

En la solennité de l’Ascension du Seigneur

Mgr Louis PORTELLA MBUYU

Evêque de Kinkala

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 00:44
 
Les rafles font rage au Congo-Brazzaville, dans toute la partie sud du Congo, de Brazzaville à la ville de Pointe-Noire. Le régime de M. Sassou, produit de la françafrique, fait la chasse des Congolais présumés parents des Ninjas-Nsiloulou. La fable de La Fontaine "Le loup et l'agneau" est la devise clanique des Sassou & Nguesso : "SI CE N'EST TOI, C'EST DONC TON FRERE !".

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Nous attirons l'attention de Monsieur le Président de la République Française, de Monsieur le Premier ministre et son Gouvernement, notamment et très particulièrement de Monsieur Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, actuel ministre des Affaires étrangères, de MM. Delevoye et Jean-Yves Ollivier, etc., amis et vieilles connaissances françafricaines de M. Sassou Nguesso, de faire très attention sur les agissements de leurs protégés. Les crimes de cet homme, Sassou Nguesso et son clan, risqueront de rejaillir sur la France. Les "INTERETS DE LA FRANCE" ne sauront reposer sur les crimes et les massacres humains, même si Georges Clémenceau avait dit : "Une goute de pétrole vaut bien une goute de sang" (sic). Les temps évoluent.

 

LISTE DES DETENUS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE ( récent) INCARCERES POUR AVOIR EU UN PARENT NINJA ( document reçu sous forme PDF)

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BIBOUMBOU André, Kinkala
02 BIBOUMBOU Adelaïde,  Kinkala
03 MATONDO Aimé,  Kinkala

INCITATION AU TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KONGO DIA DJOKOLO Lungela,  Bacongo le 15/01/2016

USURPATION DES INFORMATIONS ET TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 GANGA DONGUI Christ Belvie Sydney, Palais du Parlement

ATTEINTE A LA SURETE DE L'ETAT
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KIALOUMBOU  Placide
02 NZINGOULA MIAKAMONA  Sylvain
03 MBANZA

ENFANT DE 15 ANS
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 CYIMANA Prince Tharcisse

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 MALIEMI Dieudonné Roger
02 MOUNGO Antoine
03 MONGOTO Samson
04 MBOUTOU Gaël
05 NKUNDIMANA Joseph
06 RUZINDONA Silas

DETENTION ILLEGALE D’ARMES ET MINUTIONS DE GUERRE ET AUTRES
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BAKADISSA  Gabriel
02 BAKEKOLO  Blaise
03 BAKOUAT  Jonas
04 BALEHOLA  Noél
05 BALOSSA Dumerland
06 BALOU rolvi
07 BANZOUNGOULA  Belvi Samarange
08 BANZOUNZI Déo Gracias
09 BANZOUNZI Grace
10 BATANTOU MILANDOU  Guibert
11 BAZOLO  Belvany
12 BITSINDOU Tachimy
14 BOUESSO NKOUSOU David
15 BOUKAKA  Sylvain
16 BOUTSINDI BANZOUZI  Fredelia
17 BOUZIKA  Ernest
18 DIAKOUKA  Belmi
19 DIAMONIKA Ardia
20 DIATOUBAKA  Gilbert
21 FOUANI Flavy Symplice
22 KIBEMBE BOUESSO  Stallone
23 KINKODA  Roland Armel
24 KOUBINDAMA  Arnaud
25 LOUBAKI gernese Duval
26 LOUHEMBA BOUBOTE Habib Rodriguez
27 MADIETA  Gislain
28 MAKITA  Jean Pierre
29 MALANDA MIATSOUKINA  Félie
31 MALONGA Doryon
32 MALONGA  Ghislain
33 MALONGA  Borgia
34 MAMONA  Dani
35 MAMPOUYA HOMBISSA Daniel
36 MASSENGO  Brisse
37 MATAMA MBODOU
38 MBENZA  Huvert
39 MBIZI  Trésor
40 MBOKO NKOMBO  Blanchard
41 MBOUMBOU NGANGA  Marnez
42 MENGA  Aurel
43 MEZA Constant Armel
44 MISSAKILA  Franck
45 MOANDA  Hermano Illicth
46 MOUANDA  Herman
47 MPONGUI  Jean Chéri
48 NDALA  Silaho
49 NDILA NGUILA  Dan Paul
50 NGOMA  Christ
51 NSOUZA  Bienvenu
52 NZOUNGA  Bienvenu
53 NZOUZI  Raphael
54 NZOUZI  Richard
55 SAMBA BABEKOUABO Brel
56 TELO  Christian
57 TITIANI  Rado
58 WAKALOUDI MPASSI  Hervé
59 WAMONAHO Ngampara
60 ZATAKINDILA MBEMBA  André

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:48
 
Le texte ci-après est extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meutrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", Ed. L'Harmattan, Paris, 2005.

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Des voix se lèvent contre la violence armée dans le Pool (1998-2005)

A celles et ceux qui disent que personne ne parle, ne dit rien. Voici des extraits des réactions de Mgr Portella, Evêque de Kinkala et de feu Sage du Pool, M. Florent Mienantima. Cela fait 20 ans que M. Sassou Nguesso et son clan se livrent à l'extermination des Kongo dans la région du Pool. La guerre dans le Pool n'a vraiment jamais cessé. Les opérations "Colombe 1 et 2", "Hadès", "Hérode" et "Mouebara 1 et  2" suivent toujours leur cours. Mouebara est le nom de la mère de Sassou Nguesso. . A la France qui nous a "affecté" ce criminel en 1997 par le bout d'un canon sur fond de fleuve de sang et de larmes, et au président Hollande qui lui a donné le quitus, le permis de tuer en octobre 2015, au nom des INTERETS DE LA FRANCE, le peuple Congolais demande de retirer son criminel qu'il n'a pas choisi librement. Merci de partager ce document et de faire connaître ce livre-témoignage. Un livre à lire impérativement.

 

Châtiment collectif pour appartenance ethnique

 

La recrudescence de cette violence armée dans le Pool a de nouveau mobilisé toutes les forces vives de la nation pour tenter de trouver une solution définitive à cette crise. Au nombre des initiatives prises à cette fin, il y a eu les déclarations des Evêques du Congo et leurs prises de contacts avec les autorités politiques et civiles, les déclarations de certaines personnalités politiques et civiles, la Concertation pour la restauration de la paix au Pool, organisée du 14 au 18 novembre 2002, par les ressortissants du Pool et la marche citoyenne qui les a conduits à la résidence privée du Chef de l’Etat, le 18 novembre 2002. C’est donc au terme de toutes ces initiatives, notamment à l’issue de la marche citoyenne, que le Chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre fin à la violence armée dans le Pool, en demandant aux jeunes qui ont pris les armes à rentrer de Brazzaville où il leur garantit la sécurité, l’amnistie et la réinsertion sociale. Cet appel a enclenché une réelle dynamique de résolution de cette crise armée, après avoir, au départ, semé la confusion et la panique dans les esprits des populations du Pool.

 

1. Appel à la responsabilité nationale et internationale de l’Evêque de Kinkala

  « C’est un cri que je lance à l’adresse de toute la nation congolaise et de tous ceux qui l’aiment. Ce qui se passe à présent dans la région du Pool est à peine supportable pour un cœur tant soit peu humain. Voilà déjà, en effet, plus de deux mois que cette région est l’objet d’une « sollicitude meurtrière » qui se manifeste dans un « pilonnage » assidu de plusieurs localités ; je cite, entre autres, Madzia (4 fois), Matoumbou, Yokama, les environs de Kololo, Ngandou, Malela…, sans oublier, bien sûr, « l’épicentre » même du drame : la région de Kindamba-Vindza.

Le motif déclaré de ces tristes opérations, c’est la présence incongrue et indésirable du chef de l’ancienne résistance et de ses jeunes adeptes qui, par leur marginalité parfois violente, il faut le reconnaître, dérangent la tranquillité des populations et ne contribuent pas du tout à la paix dans la région. Malheureusement, sans être familier de l’art militaire, on peut constater que ce ne sont pas ces cibles qu’on atteint, à cause de leur grande mobilité et de leur maîtrise incomparable du milieu. Ce sont plutôt les pauvres populations qui en subissent de graves conséquences : des vies humaines fauchées, des infirmités provoquées, des habitations détruites, des déplacements forcés, à pied, sur 50, 100 et même 200 km, avec des bagages de fortune, sans assistance médicale ni secours alimentaire (les ONG humanitaires n’y ont pas accès, semble-t-il, par manque de visa de sécurité), des décès en pleine route sans inhumation digne, un sol de plus en plus impropre à l’agriculture parce que saturé de bombardements. Il y a aussi la triste certitude de revoir, au retour, les maisons pillées, dépouillées du peu qui était resté, par ceux-là mêmes qui sont officiellement préposés à la protection des personnes et des biens.

Aujourd’hui encore, à cause des menaces de bombardement, au vu des engins lourds qui y sont acheminés, un véritable exode est en cours : des milliers de personnes se dirigent encore vers Brazzaville, désespérées, lassées de ce triste sort qui leur échoit. Ajouter à cela, l’angoisse de tous ces jeunes, obligés de vivre cachés dans les forêts, de peur d’être traités de « Ninjas infiltrés ou potentiels ». Quelques-uns ont été même portés disparus, par le fait de la force publique (question à instruire dans le droit et la justice).

Comment ne pourrait-on pas crier, avec le prophète : « Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante ! » (Jérémie 14, 19).

Oui, voici l’épouvante ! C’est difficile à comprendre, surtout après les « professions de foi » de nos responsables sur la paix ! Annoncer et promettre la paix et en même temps décider des opérations, sources de tant de souffrances injustes pour des filles et des fils de la nation, relève d’une logique mystérieuse difficile à décrypter.

Car, pour beaucoup d’entre nous : pour les évêques du Congo, pour le Conseil œcuménique, pour les sages des différentes régions de notre pays, pour les institutions nationales comme le Comité de suivi de la Convention pour la paix et la reconstruction du Congo et le Haut-Commissariat à la Réinsertion des ex-combattants, pour des associations comme le Comité des femmes pour la paix, le Mbongui du Pool, le Mopax, les femmes du Kouilou (1), le seul chemin capable d’apporter et de garantir une paix profonde et durable est celui du dialogue. La guerre, surtout celle-ci où les populations innocentes sont les premières victimes, n’accouche que de la destruction physique et morale. Elle ne fait qu’attiser les haines, développer les rancoeurs, faire naître, dans la région, la conscience d’être des « mal-aimés » de la République. La  solution est ailleurs. Elle est dans la reprise  du dialogue, elle est dans la réactivation de la réinsertion socio-économique des ex-miliciens, elle est dans le désenclavement de la région par la réfection urgente des routes, elle est dans l’éducation morale, civique et disciplinaire de nos jeunes et particulièrement des ex-miliciens déjà enrôlés dans l’armée qui, par leurs forfaits perpétrés (pillages, vols, viols), font honte à notre Force publique, elle est dans le développement humain harmonieux de toutes les régions du pays, elle est dans la justice et l’égalité de chance pour tous. C’est pourquoi, j’appelle de tous mes vœux un engagement plus clair et plus ferme de la part de tous ceux qui se sentent concernés par cette tragédie qui est nationale : filles et fils de toutes les régions du pays, représentants des pays amis, chrétiens et croyants, pour obtenir l’arrêt des combats et la reprise du dialogue. Oui, la paix n’a pas de prix, même si sa recherche doit mettre notre patience à rude épreuve, car ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Et les souffrances des populations innocentes ne peuvent jamais être une bénédiction pour ceux qui les causent. Oui, au nom de Dieu entre les mains de qui le Congo a été placé, et dont « les pensées sont des pensées de paix et non pas de malheur » (Jérémie 29, 11), que cesse la guerre au Congo » (2).

Monseigneur Louis Portella Mbuyu

Evêque de Kinkala

 

2. Le président des sages du Pool sollicite du Gouvernement l’arrêt des violences

Devant le spectacle macabre qui se joue dans le Pool en général, et dans son propre village, en particulier, le président des Sages du Pool, Monsieur Mienantima Florent, réagit et demande au Ministre de l’Intérieur d’assurer la sécurité des populations du Pool. Il adresse également, au même ministre, un rapport d’assassinats perpétrés par la Force publique à Mpayaka, son village.

 

Première lettre :

« Mpayaka, le 20 juillet 2002.

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur à Brazzaville.

Objet : Compte rendu d’assassinats perpétrés à Mpayaka par la Force Publique

 Nous avons l’honneur de vous rendre compte des événements survenus au village Mpayaka.

Dans la journée du samedi 6 juillet 2002, au matin, un contingent de militaires des Forces armées congolaises en service commandé a fait irruption au village Mpayaka, soi-disant à la recherche des Ninjas.

Cependant, à défaut des Ninjas, ils ont tué dix (10) personnes non armées :

1 - Nkodia Roméo, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

2 - Bibimbou Marcel père, 82 ans, tué et brûlé dans la maison ;

3 - Bibimbou fils, 18 ans, apprenti menuisier ;

4 - Nganga Emery, 25 ans, paysan, agriculteur ;

5 - Makoumbou Dieudonné, 18 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

6 - Safoula, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

7 - Bantsimba Jean, 50 ans, Président des parents d’élèves de Mpayaka ;

8 - Lemina Albert, 70 ans, Chef de village Ngamalie ;

9 - Samba Kihanzi, 80 ans, brûlé dans sa maison ;

10 - Nsamoukounou-Wamba, femme de 65 ans, tuée mutilée par arme blanche ;

11 - Bissila, blessé par balle, non en danger de mort, est en train d’être soigné ;

En plus, ils ont torturé, battu violemment et menacé de mort un grand nombre et même le Président du comité de village, Monsieur Mienantima Florent âgé de 75 ans.

Toutefois, on peut noter que parmi les assassinés, seul Nganga Emery avait été un ex-combattant ninja qui avait rejoint ses parents et faisait ses champs.

Ensuite, ils ont brûlé toutes les maisons en toiture de paille des six quartiers de Mpayaka soit environ cent trente- cinq (135). Mpayaka a été brûlé à près de 80%. Des arbres fruitiers ont été coupés, les jeunes plants arrachés.

Mpayaka a été pillé de fond en comble avec les animaux. Après cette mise à sac, toute la population, soit environ quatre cents (400) personnes ont été contraintes d’aller à Kibouendé dans le dénuement total.

Monsieur le Ministre, vous êtes notre tutelle. La situation de Mpayaka est le sort subi par la plupart des populations et villages du Pool : un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Bien que tard, nous implorons votre intervention contre cette manière de faire.

Le présent compte rendu vous est adressé à titre d’information et à toutes fins utiles.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

Le Président du Comité de village Mpayaka

Mienantima Florent.

Ampliations :

Ministre de la Défense

Chef d’Etat Major Général FAC

Chef de District de Kinkala

Chef de Région Pool

Archives ».

 

Deuxième lettre :

« Mpayaka, le 17 août 2002.

 

A Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Général Pierre Oba.

 

Monsieur le Ministre,

Au regard de la situation des populations du Pool qui, chaque jour devient plus dramatique que la veille, j’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre parce que vous êtes notre Ministre de tutelle. Vous avez la responsabilité d’assurer notre sécurité.

Monsieur le Ministre, je suis Monsieur Mienantima Florent, Chef du village Mpayaka (Kinkala). J’ai 75 ans d’âge. J’ai été :

Chef de terre Mboleke (Kinkala) en 1963

Conseiller de district et de région de 1963 à 1978

Président du Tribunal de 1er degré de Kinkala de 1962 à 1977

Président du Comité de village Mpayaka de 1964 à nos jours

Député à l’Assemblée Nationale Populaire de 1973 à 1978.

A cause de ma petite expérience, j’avais été élu par mes pairs Président des sages du Pool.

 

 J’ai vécu les événements des 3 Francs en 1941, les abus de la J.M.N.R, en 1964, la recherche de Diawara dans les forêts de Goma-Tsétsé. Aucun de ces événements ne m’a inquiété personnellement. Seuls les mis en cause subissaient la répression de la loi.

En octobre 1998, les Ninjas m’ont brutalisé jusqu’à me ligoter en prétextant que j’avais conduit les Cobras qui avaient brûlé Kibouendé. Quand ils ont vérifié, ils se sont aperçus que je n’y étais pour rien. Pendant ce temps, ils avaient déjà anéanti mes biens et détruit mes trois (3) parcs avec cent vingt-sept (127) bœufs.

Cette fois-ci, les militaires des FAC [Forces armées congolaises] ont fait irruption dans mon village Mpayaka sous prétexte de rechercher les Ninjas. A défaut des Ninjas, ils ont assassiné dix (10) personnes gratuitement, blessé une par balles. Pendant ce raid, j’ai été violemment battu, sans considération de mon âge. J’ai eu quatre (4) côtes déformées. Ils ont pillé tous les biens du village. Ils ont volé mes vingt (20) cabris et mes moutons. Ils ont brûlé près de cent trente-cinq (135) maisons. Le village a été détruit à 80%.

Dans mon cas, traqué d’un côté par les Ninjas et de l’autre par les Cobras, sous la peau des FAC, je me demande de quel côté suis-je. Ceci est pour dire qu’il y a beaucoup d’innocents qui subissent dans le Pool.

Monsieur le Ministre, au cas où vous ne le sauriez pas, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’en ce moment, les populations du Pool sont victimes des exactions les plus sévères de la part des militaires de toutes nationalités confondues. Massacres, viols, rackets, bombardements d’hélicoptères, sont les maux auxquels on est soumis à tout moment. La mort est distribuée gratuitement et pour rien, selon le bon vouloir de la Force Publique. Une rencontre des FAC avec un jeune homme soupçonné d’être ex-Ninja signifie assassinat de ce dernier. Un ex-Ninja est automatiquement tué. Ils ne font pas de prisonniers. Ce système de rechercher tous les ex-Ninjas un à un est très dangereux. Ainsi traqués, bien qu'ayant déposé les armes, les Ninjas ne sortent plus. Cela signifie que le Pool perdra de ses jeunes d’ici là. Monsieur le Ministre, votre responsabilité est engagée, il faut réagir. Au village, la conclusion est que les militaires agissent ainsi selon les ordres bien reçus du gouvernement parce qu’ils ne sont jamais rappelés à l’ordre et cela dure depuis toujours. Chez le soldat, quand on dit : va ! il va, viens, il vient ; fais, il fait sinon il est sanctionné.

 Monsieur le Ministre, je voudrais aussi porter à votre connaissance que beaucoup d’hameaux ont déjà été effacés de la carte du Pool et du Congo. Les militaires passent et repassent dans les villages désertés, pillent et repillent et finissent par incendier les maisons et enlèvent les tôles. Kibouendé regroupe en ce moment les déportés de plus de vingt (20) villages de Kinkala-Nord et de Mayama. Comment vivent-ils ? Dans le plus grand dénuement. Ils ont abandonné leurs champs parce qu’une rencontre avec les FAC signifie la mort. Si la guerre s’arrête aujourd’hui, beaucoup de rescapés ne retrouveront plus de village ni de maison où habiter. Le gouvernement qui, en ce moment éprouve des difficultés pour assurer régulièrement les pensions des retraités, les bourses des étudiants, les salaires des fonctionnaires, sera incapable d’aider les paysans du Pool à rebâtir leurs maisons. Il serait donc temps que le gouvernement arrête net cette situation.

Monsieur le Ministre, une question fondamentale est de savoir si la région du Pool est en rébellion contre les institutions de la République. A mon avis, il n’en est pas question. Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations pour une personne que beaucoup ne connaissent même pas physiquement. Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C’est dangereux pour une République.

Monsieur le Ministre, en ma qualité de Sage, je voudrais vous suggérer d’abord la résolution du problème du Pool par un autre biais : celui de l’amour. Ne considérez pas uniquement votre pouvoir à asseoir à tout prix quel que soit le nombre de morts dans le Pool et sa destruction matérielle. Considérer d’abord la population. Si vous avez un peu d’amour pour les habitants du Pool, faites que le gouvernement arrête son expédition. Quel plaisir éprouvez-vous en apprenant toutes les nouvelles macabres en provenance du Pool depuis 1998 ? Il n’y a aucune gloire d’avoir saccagé une région et d’entrer dans sa mémoire comme son destructeur. L’hécatombe du Pool et même le chaos du pays tout entier exigent du gouvernement de la hauteur et surtout beaucoup de lucidité. Si le gouvernement considère les personnes avant toute chose, il devra revoir sa copie. C’est alors que le gouvernement doit chercher et réexaminer toutes les données des problèmes jusqu’au bout du raisonnement. Chez les villageois, pour arriver jusqu’au bout du raisonnement dans un problème politique à plusieurs têtes, il n’y a qu’une seule approche : le dialogue. Le dialogue est le fruit de l’amour. Tout le reste n’est que perte de temps, d’énergie, de personnes et de biens. Ce que je dis est simple, mais il n’y a que ceux qui ont l’amour pour leurs semblables qui y arrivent. Un adage de nos villages dit que si le chemin se perd, il faut repartir à la croisée des chemins. Les problèmes politiques n’ont pas qu’une seule solution. Quand un schéma ne marche pas, on en prend un autre. Si on examine les accords déjà passés, on s’apercevra que certaines clauses ont été foulées aux pieds de chaque côté. Dans certains pays, par amour, pour sauver leur population, les gouvernements décrètent des cessez-le-feu unilatéraux. Pourquoi pas chez vous ?

Monsieur le Ministre, je sais que des voix plus autorisées que la mienne ont déjà parlé dans le même sens. J’ai tout simplement voulu vous rappeler que les populations du Pool sont aussi vos citoyens et que vous avez la responsabilité de leur sécurité.

Encore une fois, Monsieur le Ministre, nous vous implorons de faire arrêter le châtiment collectif pour appartenance ethnique des populations du Pool. Soyez notre Avocat auprès du gouvernement et surtout auprès du Président de la République.

Entre-temps, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes remerciements anticipés.

Mienantima Florent ».(*) 

 (Extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, L’Harmattan, Paris, 2005)

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(*) M. Florent Mienantima, le Sage du Pool, est décédé l’année dernière (2016), à la suite d’une longue maladie.

(1) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2362 du 16 mai 2002.

(2) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2363 du 23 mai 2002

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:27

CONGO/SITUATION CRITIQUE : TOT OU TARD, LES FALC ENTRERONT A BRAZZAVILLE

Depuis l'attaque des positions de la milice de l'ethnie-Etat par les forces du pasteur Ntumi, les Forces Armées pour la Libération du Congo, à Missafou, les supputations vont bon train. On parie sur l'entrée des Ninjas Nsiloulous à Brazzaville. Une chose est sûre, les forces du pasteur Ntumi ne se contentent plus de rester dans la défensive : elles sont passées à l'offensive - ce que nous avons appelé de nos voeux depuis très longtemps. En position de légitime défense, ils viennent, attaquent, tuent, détruisent des véhicules et emportent des armes et des équipements militaires. Denis Sassou Nguesso compte avant tout sur son aviation terroriste qui bombarde tous azimuts, sans distinction. L'ennemi n'est pas distinguable. Il n'y a pas plus ressemblant à un Mukongo qu'un autre Mukongo. L'ordre est de massacrer tous les Bakongo à défaut de distinguer le bon Mukongo du mauvais. Dans le doute, tuer. Même les vieillards, les femmes et les enfants car un Mukongo reste un Mukongo, c'est-à-dire, de la mauvaise graine qui engendre de la résistance. Ce qui se déroule dans le Pool, c'est un génocide programmé, un holocauste au nom de la mère car nous sommes à nouveau dans l'Opération Mouébara dont l'objectif final est de raser le Pool. TOTALEMENT. Denis Sassou Nguesso veut terminer son crime de massacre de masse au plus vite pour éviter que la communauté internationale ne finissent par tourner les regards vers le Congo. La France a un nouveau président de la république. Trump est aux manettes aux Etats-Unis. A un moment ou un autre, la communauté internationale finira par s'intéresser à ce qui se passe au Congo sur le plan des violations des droits de l'homme. Il faut donc se dépêcher. Ce coup-ci, le monstre de l'Alima ne veut plus que l'hydre Pool se relève et se reconstitue. Du coup, il rase et brûle tout !

Denis Sassou Nguesso doit savoir que la crise qu'il a créée et qu'il entretient volontairement pourrait très bien se retourner contre lui. Toutes les conditions sont réunies pour la grande explosion finale. Financièrement, le Congo est en faillite avec perte de la confiance même des fonds vautours - ce qui paralyse toute l'économie nationale qui tourne au ralenti depuis la baisse drastique du prix du baril de pétrole. Politiquement, le pouvoir est affaibli car tous savent que Denis Sassou Nguesso n'a pas gagné l'élection présidentielle du 20 mars 2016, c'est donc un dictateur diminué qui est aux commandes de l'ethnie-Etat. le PCT se prépare à aller aux législatives en désordre. Socialement, le pays souffre du manque de carburant, de la pénurie d'eau et d'électricité, de la vie chère, de la corruption, de la violence arbitraire. A l'intérieur de la "faiblesse" publique, ça murmure, même si ça ne gronde pas encore car la soldatesque ethnique bien que formée pour obéir aux ordres, pose désormais des questions et tire en l'air. Certains vont jusqu'à la désobéissance suprême : refuser de tuer et de mourir au nom du Nkani dieu Denis Sassou Nguesso, Otsombé !

Les Ninjas Nsiloulous sont passés à l'offensive comme nous l'avons suggéré dans un de nos articles pour éviter de subir les attaques du régime. La rumeur de leur entrée à Brazzaville enfle. Nous avons à une époque indiqué qu'il y avait déjà cinq mille membres des FALC qui sont à Brazzaville et qui attendent patiemment que les tensions militaires atteignent la capitale pour sortir de leurs cachettes. C'est une question de temps : si le régime n'implose pas, il explosera. La seule supériorité offensive qui maintient le régime la tête hors de l'eau, ce sont les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens mais, en milieu urbain, une attaque de nuit, notamment quand Brazzaville est dans le noir, peut faire toute la différence. 

Nous appelons au sabotage de l'équipement et de la logistique de l'armée par la soldatesque ethnique de Denis Sassou Nguesso. Les petits sabotages suffisent à causer de grands dégâts. Si vous ne voulez pas vous rendre dans le Pool, chers miliciens de Tsambitso, il vous suffit de saboter les véhicules militaires, les chars, les hélicoptères et tout le reste. C'est facile : du sucre, du sel, du sable,  de l'eau, etc.

Au sein de la milice ethnique de Tsambitso, les gens ont de plus en plus de mal à accepter d'aller se faire tuer dans le Pool pour rien. La révolte peut venir de l'intérieur de l'armée - même si nous savons que les vrais soldats de la république sont désarmés. C'est la milice ethnique qui pourrait bien craquer. Si les FALC entrent à Brazzaville, nombreux parmi les miliciens du régime prendront la fuite car ils ne savent même pas pourquoi ils se battent.

La situation injuste dans le Pool produit désormais des effets pervers qui viennent ajouter à la morosité ambiante. On ne se demande plus si oui ou non Ntumi poussera ses FALC à entrer dans Brazzaville mais quand cela surviendra.

S'en prendre à des pauvres paysans, bombarder aveuglement ne vous fait pas gagner une guerre. La preuve, ça dure depuis plus d'un an.

Denis Sassou Nguesso ne peut pas être vaincu politiquement, son régime étant une dictature militaire. Pour en finir, il faut une insurrection armée comme nous l'avons dit à l'assemblée nationale française bien longtemps avant la crise du Pool. Si la dichotomie nord-sud ne fragmentait pas le pays, de nombreux soldats et miliciens auraient déjà rejoint les FALC. Nous souhaitons que certains soldats loyalistes se préparent à prendre le parti de leur peuple.

Les FALC ont commencé à attaquer les positions de la milice ethnique maquillée en armée nationale et on se dit qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin. Même si Denis Sassou Nguesso appelle les siens au sacrifice suprême, tous ne sont pas prêts à mourir pour le Nkani et pour son pouvoir. LIWA YA OFELE pour que ses enfants narguent les vôtres après votre suicide pour rien ? Té !  BO BOYA NA BINO ! 

Cette situation est explosive à plus d'un titre. Tôt ou tard, elle explosera à la figure de Denis Sassou Nguesso. Il suffira juste que le monstre de l'Alima ne parvienne plus à payer sa milice privée. Aussi, nous dénonçons l'aide que madame Christine Lagarde, patronne du FMI, veut apporter à Denis Sassou Nguesso. Il faut laisser le ndzokou se dépatouiller dans sa propre grosse merde. L'éléphant finira par s'écrouler après avoir glissé sur sa propre grosse merde. La mère des questions est juste : Quand ?

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 00:49

NOUS DENONCONS LA VIOLENTE AGRESSION EN COURS DANS LE POOL

Nous savons que ce qui se passe dans le Pool n'est pas du tout justifié du point de vue de la raison - ou même de la politique car le régime dictatorial du monstre de l'Alima n'est pas du tout menacé par le pseudo ennemi mukongo : une fausse protestation localisée à Brazzaville dans l'espace et dans le temps, à propos des faux résultats de l'élection présidentielle, ne peut justifier une guerre contre une partie de notre territoire, une atroce agression déclenchée par l'Etat congolais, un génocide dans le Pool contre des civils innocents. Nous savons que le 4 avril 2016, c'est le régime de Denis Sassou Nguesso qui a créé des troubles à Bakongo pour braquer la cour constitutionnelle obligée de valider de faux résultats la kalachnikov à la tempe. Au quotidien, les policiers de l'ethnie-Etat, les bébés noirs, entre autres barbouzes, en font bien pire mais ce n'est pas pour autant que Denis Sassou Nguesso déclenche la guerre à Talangaï, à Mikalou ou à Ouenzé. Le prétexte Ntumi était pensé, préparé, voulu pour dévaster le Pool, achever l'opération Mouébara I. Cela n'a rien à voir avec Ntumi. La première opération  Mouébara qui a déclenché un holocauste dans le Pool n'avait rien à voir avec le pasteur Ntumi mais avec la haine sempiternelle que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo. Des populations s'agitent à Djambala ou ailleurs dans le nord du pays  - sans que cela ne déclenche les foudres de Zeus dans ces régions.

Denis Sassou Nguesso avait besoin d'un prétexte pour raser le Pool dont tous les villages ont été rayés de la carte. Cela ne peut s'expliquer que par la haine du Mukongo érigé en ennemi pour cimenter la coalition du nord autour du pouvoir. Sans la haine du Mukongo, comment pourrait donc subsister la cohésion de l'ethnie-Etat ? L'ethnodiscrimination cimente la dictature et, de temps en temps, il faut amplifier cette haine instrumentalisée - par des guerres, des génocides, déjà que les sudistes n'ont pas voix au chapitre au niveau de l'emploi, de l'armée, de la police, de la gendarmerie, de la fonction publique, etc. les membres de l'ethnie-Etat contrôlent toutes les strates du Congo. Nous assistons à un phénomène qui est pire que le nazisme et l'apartheid.

Nous avons appris qu'il se déroule dans le Pool au moment même où nous écrivons ce texte  une agression armée d'envergure soutenue par la milice de l'ethnie-Etat et par les mercenaires venus de l'étranger - notamment de l'Angola - alors même que Dos Santos avait juré de ne pas se mêler des problèmes internes du Congo. Nous espérons que cette nième tentative guerrière échouera. On nous apprend que le pasteur Ntumi est encerclé par la "faiblesse publique" renforcée par les mercenaires angolais. Cette offensive bombarde tous azimuts la forêt de Bangou. Nous attendons de plus amples informations dans les heures qui suivent.

Nous dénonçons fermement les attaques disproportionnées du régime Sassou & PCT à l'encontre des Ninjas-Nsiloulous, des FALC, qui ne ripostent qu'en parfaite légitime défense. Nous comprenons que l'honneur de monsieur Denis Sassou Nguesso en prenne un coup car sa soldatesque ne parvient pas à arrêter un pauvre pasteur qui n'a pas les mêmes moyens qu'un Etat. Cependant, nous lui conseillons la retenue et la raison : va-t-il détruire tout le sud du pays en commençant par le Pool au prétexte de capturer ou de tuer le pasteur Ntumi ? Ne suffit-il pas qu'il ait volé le verdict des urnes pour encore se permettre de massacrer de pauvres paysans ? 

Il est temps de résoudre cette crise par la politique. Il est évident que le monstre de l'Alima se sait protégé par SA fausse constitution qui lui garantit une impunité absolue quels que soient les massacres, les génocides qu'il perpétrera dans notre pays mais qu'il se dise bien que la force n'a toujours jamais le dessus et qu'il arrivera qu'elle ne prévale plus.

Denis Sassou Nguesso avait besoin de détourner l'attention du peuple congolais sur un dérivatif afin qu'on ne parle plus de la fraude électorale précédée d'une fraude constitutionnelle. Il est aisé de comprendre que construite sur la haine du Mukongo, la solidarité au sein de l'ethnie-Etat a besoin de transformer constamment le Mukongo en ennemi - afin de cimenter les forces du mal et de l'arbitraire. POUR QUE VIVE ET SURVIVE L'ETHNIE-ETAT, IL FAUT SE COALISER AUTOUR DU MASSACRE DES BAKONGO. Sans cette haine instrumentalisée, ce régime ne survivrait pas un seul jour de plus.

La bête de l'Alima tient absolument à nous laisser la haine en héritage. Il croit que la force armée fera toujours la loi et qu'il pourra compter sur la division de notre pays pour que son camp s'enracine  au pouvoir ad vitam aeternam. Hélas, l'histoire nous a appris qu'il se produit souvent des retournements insoupçonnés. Ceux qui l'accompagnent dans cette nazification du Congo seront tenus demain pour responsables des crimes contre l'humanité qui sont commis dans notre pays qui tombera un jour dans une atroce guerre civile. Chacun rendra des comptes. En attendant, Kinzinza Kia Nzambi doit résister aux assauts du Diable...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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