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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:46
 
INTRO : A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geun–hye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres...
 
 

Par Rigobert OSSEBI

A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geunhye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres. Au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, c’est l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui a été condamné à 15 ans de prison pour corruption. En France, l’ex-Premier ministre François Fillon a été mis en examen, avec son épouse, pour quelques dizaines de milliers d’euros de salaires obtenus au travers d’emplois fictifs ; et il est empêtré dans les pires difficultés pour deux ou trois costumes, à 10.000 euros, offerts par la Françafrique ou au moins par l’un des ses représentants.

Au Congo, les montants qui ont été détournés sont sans commune mesure. En une quarantaine d’années d’un pouvoir mafieux, il semblerait qu’une bonne trentaine de milliards de dollars ait disparu dans les poches de Denis Sassou Nguesso et de ses proches ; au détriment de quatre millions de Congolais dont la plus grande partie vit maintenant sous le seuil de pauvreté sans mot dire.

Depuis deux générations, ils ont été privés de tout par un petit gang mafieux. Ils ne sont plus payés, rares sont ceux qui ont des revenus, et malgré tout ils continuent à vivre plus mal que bien. Chapeau aux chers parents ! Ils ne laissent rien apparaître de leur colère ni de leurs souffrances et ils encaissent tous les coups ! Il est vrai que leurs représentants sont soit emprisonnés soit muets et qu’aucun d’eux ne les poussent à la révolte ! Demain ne sera pas meilleur et en cela, peut-être, résiderait l’espoir d’un changement. Un beau matin, il se pourrait qu’ils en aient vraiment assez, des uns et des autres, et alors il en sera fini de toutes ces injustices et mauvais traitements. En effet, tous savent fort bien que leurs misères ne sont pas une fatalité mais la conséquence des vols sans limite et d’une prédation permanente depuis 40 années. Oui, Sassou Nguesso a tout volé ! – Pas toujours tout seul !- Et plus encore, il a incroyablement endetté le pays auprès d’autres Etats, institutions publiques et partenaires privés ; tous pour la plupart complices !

Jean-Dominique Okemba et Ndengué François

Sérieux espoir : les médias du monde entier commencent à s’intéresser au cas du « Congo-Brazzavole ». Le nom de Nguesso, de plus en plus difficile à porter, est devenu synonyme de « corruption, de vol et de dictature ». La France n’est plus tout à fait muette et même Le Monde (29/03) commence à faire ses choux-gras de la prédation d’un Willy Nguesso ; on comprend, alors, fort bien que l’histoire tire à sa fin, même si l’on n’apprend pas grand-chose sauf précisions sur le parc automobile familial et sa démesure outrancière : « …pas suffisant pour subvenir à son train de vie sybarite. « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

madame Soudan-Nonault Arlette se prenant pour Marie Antoinette

Toutefois la conclusion de Joan Tilouine, co-auteur de l’article, réjouira les connaisseurs… : « En France, il est le premier membre de la famille présidentielle à être mis en examen dans ce dossier des « biens mal acquis ». D’autres proches du chef d’Etat, comme son fils Denis Christel à qui l’on prête une ambition présidentielle, et ses amis pétroliers corrompus pourraient bien être les suivants. Les réseaux de la Françafrique qui couvraient le « clan Sassou » sont déchiquetés. Seuls face à la justice, les maîtres du Congo-Brazzaville, où plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, pourraient être amenés à se justifier des accusations de crimes économiques qui pèsent sur eux. » 

Denis Christel pourrait bien être laminé par un Jean-Jacques Bouya,  qui sait très bien le rôle qu’il a joué dans le déclenchement des audits d’ECAir, ou par un Edgar Nguesso, revanchard comme son dictateur d’oncle, qui est informé qu’il propose aux médias parisiens, contre paiement consistant, de publier de vieilles casseroles ; comme celles que nous avions diffusées il y a bien longtemps sur sa suite louée à l’année (1 million d’euros) dans un Palace de la Place du Trocadéro, à Paris.

Quant à « ses amis pétroliers corrompus » (de Denis Christel ou pas), alea jacta est, les dés sont jetés… ! Partout dans le monde, les Nguesso « avec leurs amis pétroliers » sont en tête des listes des corrompus et des corrupteurs à surveiller de près. En Suisse, au Portugal, des coups très sérieux leur ont été assénés. Deux ou trois verrous qui les protégeaient dans les affaires pétrolières sont en train de tomber. Notamment, l’Italie qui n’a pas digéré l’arrestation des deux journalistes qui s’étaient rendus à Pointe Noire pour une interview de Fabio Ottonello, l’ex-gendre du kleptocrate en chef, Denis Sassou Nguesso. Après le Nigéria, et les poursuites judiciaires pour corruption contre ENI, les affaires pétrolières congolaises font maintenant la une, ou presque, en Italie. Business Insider un site italien d’informations économiques et financières vient de mettre son nez dans le permis Marine XII dont l’opérateur est ENI, anticipant sûrement de peu le Parquet de Milan… (https://it.businessinsider.com/tangenti-in-congo-del-fondo-och-ziff-le-autorita-usa-chiedono-informazioni-alleni/ )

(Déjà, il y a presque deux ans, Congo-Liberty s’était penché sur cette affaire en reprenant les éléments de l’enquête des journalistes de Bloomberg dont l’article avait été traduit http://congo-liberty.com/?p=11823  L’Intermédiaire qui a aidé un fond spéculatif américain à obtenir le contrat du siècle dans le pétrole au Congo.)

En 2007, le Congo via la SNPC avait attribué à ENI 90% du permis Marine XII sans paiement « officiel » d’un bonus ou de toute autre contrepartie. La SNPC avait gardé seulement 10% à la condition qu’ENI accepte, en cédant 25% des parts, le partenaire qui lui sera désigné ultérieurement. Ce qui fut fait en 2009 avec la présentation de New Age qui appartenait à un groupe d’actionnaires privés incluant le Fond d’investissement Och Ziff, le trader pétrolier Vitol ainsi qu’un groupe de fonds souverains non-déclarés. New Age devint alors l’associé d’ENI ; sans appel d’offres international ni bonus apparents. Ces derniers points seraient au cœur de l’enquête de la très puissante U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), avec d’autant plus d’attention que Marine XII détiendrait près de 6 milliards de barils en réserve (même à 50$ le baril cela est impressionnant).

Selon Business Insider Italie « La vente de 25% à un tiers – a expliqué la direction de la société pétrolière…faisait partie intégrante de l’accord signé par Eni. Le gouvernement congolais nous a informé du nom de ce nouvel actionnaire, New Age, et de respecter les engagements…… Eni n’avait donc aucun droit de choisir ou d’approuver New Age…..

Selon les conclusions de la SEC (qui, dans le document final sur les enquêtes, omet toutefois certains noms, facilement accessibles), Och Ziff aurait conclu la transaction dans Marine XXII malgré « un risque significatif de corruption » et malgré l’opinion contraire de son conseil. Le document de l’autorité américaine parle même d’une conférence téléphonique dans laquelle l’un des avocats d’Och Ziff a fait une dernière tentative désespérée et « il a appelé de ses vacances en Italie pour arrêter » l’opération, mais sans succès. En outre, le super Hedge fund américain n’a même pas pu expliquer le rôle des intermédiaires Walter Hennig et Jean-Yves Olivier, qui ont reçu 18 millions de dollars de la transaction. Eni prétend ne pas avoir été au courant des pratiques de corruption. » (Rires à la Rédaction de Congo-Liberty.)

 « En 2009…. suivant les directives du gouvernement congolais, Eni a effectué la due diligence (analyse financière approfondie) sur New Age, avec le soutien d’une entreprise spécialisée externe, qui n’a pas révélé de problèmes particuliers dans le domaine de la lutte contre la corruption. « 

Entre-temps, l’enquête de la SEC a trouvé le contraire…

Il y aura vraisemblablement d’importantes pénalités qui seront ordonnées par la SEC de New York à l’encontre des actionnaires de New Age et aussi d’ENI dont les actions se négocient à Wall Street. Il se pourrait bien, également, que le Parquet de Milan intervienne dans le dossier à l’encontre des protagonistes italiens. Que les uns et les autres se rassurent. La nouvelle constitution de Monsieur Sassou Nguesso ne prévoit pas de poursuivre, au Congo, ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, ou autres. Par contre, leurs dénonciateurs le seront. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Selon des proches du régime actuellement à l’agonie financièrement : longtemps !

Denis Sassou Nguesso serait très optimiste sur l’accord du FMI pour un plan de sauvetage du Congo corrompu et corrupteur ! Le dictateur dit à qui veut l’entendre : « Christine Lagarde ne peut rien me refuser ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 02:01
 
Congo- Brazzaville : Mort du Colonel Ntsourou Marcel en prison. Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville. Sassou Nguesso a eu raison de Marcel Ntsourou... Ceux qui l'ont placé là dans les conditions inoubliables doivent se souvenir... et qu'ils sachent que les orphelins victimes de Sassou seront les interlocuteurs de la France, demain...
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Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville

 

Procès Ntsourou Procès Ntsourou
 

En 1997 il était le  Gouverneur Civil et Militaire de la Région du Kouilou
 
Soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012, le colonel Marcel Ntsourou était devenu un opposant virulent au régime congolais. Le 16 décembre, une perquisition à son domicile a tourné à la guérilla.
 
Scènes de panique dans le centre de Brazzaville, lundi 16 décembre au matin. Pour la population, les détonations d’armes lourdes ravivent le cauchemar toujours présent des guerres civiles. Pour le colonel Marcel Ntsourou, 57 ans, c’est la fin sanglante d’un film dont il s’est cru le héros. Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition la plus radicale.
 
Responsable du front de Pointe-Noire pour le compte de son chef en 1997, il est nommé après le conflit successivement au poste de directeur du renseignement militaire, de commandant des écoles militaires et de numéro deux du Conseil national de sécurité. Trois fonctions enviables, mais l’avancement en grade ne suit pas. Ntsourou, qui exige ses étoiles de général, en conçoit une frustration de plus en plus vive. Le 3 mars 2012, lors d’un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, il se lâche devant ses invités : s’il n’est pas promu, c’est parce qu’il est téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) ont décidé d’étouffer les cadres de sa communauté. Le lendemain, 4 mars, l’explosion meurtrière de la poudrière de Mpila dévaste plusieurs quartiers de la capitale. Le 30 mars, Ntsourou est arrêté, puis placé en détention dans le cadre de l’enquête. Cette fois, la rupture est consommée.
 
Un an et demi plus tard, le 10 septembre 2013, c’est un homme en colère qui recouvre sa liberté après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis par le tribunal de Brazzaville – décision contre laquelle le ministère public fait aussitôt appel. De retour dans sa villa de fonction du camp du 15-Août, Marcel Ntsourou se lance alors dans un bras de fer à visage découvert avec le pouvoir. Parlant volontiers de lui à la troisième personne, il multiplie les déclarations agressives, demande à être entendu par la justice française dans l’affaire dite des disparus du Beach et jure d’empêcher son ancien mentor de se présenter à la présidentielle de 2016. "J’ai la rancune tenace et nous sommes dans une haine mortelle, déclare-t-il. Sassou sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et qu’il lui sera fatal."

Autre échantillon : "Dégagez la lune et son obscurité : Sassou. Et vous verrez apparaître le soleil et la lumière : Ntsourou." Le colonel, qui est entré en contact avec deux anciens ministres tékés de Sassou Nguesso en rupture avec ce dernier, Mathias Dzon et André Okombi Salissa, et qui croit bénéficier du réseau de soutien des anciens enfants de troupe, se prépare-t-il alors à tenter un coup d’État ? Toujours est-il que, profitant d’un évident laxisme des autorités, il transforme sa résidence en bunker, y entassant armes (kalachnikovs, fusils-mitrailleurs RPD, grenades, explosifs…) et miliciens de tout acabit, dont une bonne partie de Ninjas venus de la région du Pool. Il se fait même creuser un tunnel d’évacuation.
 
Quarante morts chez les rebelles, 2 chez les forces de l’ordre
 
Le 15 décembre, lorsque, après une banale interpellation de fidèles de Ntsourou qui a mal tourné, des policiers se présentent au domicile de ce dernier pour y faire une perquisition, ils sont accueillis par des coups de feu. Le lendemain matin, des blindés et des unités de la garde républicaine du général Nianga Mbouala se déploient autour de la villa où le colonel, sa famille et une petite centaine d’hommes armés sont retranchés.
 
Le siège, entrecoupé de combats d’une extrême violence, durera près de quatre heures avant que Ntsourou annonce sa reddition par téléphone au général Jean-François Ndenguet, chef de la police, et agite un petit drapeau blanc au milieu des cadavres de ses partisans. Bilan : une quarantaine de morts côté rebelles, deux chez les forces de l’ordre et 55 interpellations. Le soulèvement des casernes de Brazzaville, espéré par le desperado, n’a jamais eu lieu. L’abcès Marcel Ntsourou est désormais crevé. Reste à en traiter les métastases.
 
Au Congo-Brazzaville, Marcel Ntsourou a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il a donc été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Il avait été arrêté en décembre 2013 après de violents affrontements entre ses miliciens et l'armée en plein centre de Brazzaville.
 
L’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Seule l’infraction portant sur l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat n’a pas été retenue contre l’ex-officier qui a écopé d’une peine lourde : les travaux forcés à perpétuité.
 
Plus d’une cinquantaine d’accusés ont également écopé de peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés. Parmi ces personnes figure Benjamin Okouya, un des lieutenants de Marcel Ntsourou, qui avait annoncé sa réédition lors des affrontements du 16 décembre.
 
Une cinquantaine d’autres accusés ont été purement et simplement acquittés au bénéfice du doute. Madame Charlotte Ntsourou fait partie de ces acquittés.
 
Fin d’une disgrâce
 
Les avocats de l’Etat se sont réjouis du verdict évoquant la bonne marche de l’Etat de droit au Congo. « La cour est souveraine. Je pense que les juges ont dit le droit au regard des éléments, d’après leur intime conviction. Nous pouvons nous réjouir que nous sommes au Congo dans un Etat de droit. La décision qui est rendue est tout à fait objective », a ainsi salué maître Emmanuel Oko. « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs », ont rétorqué les avocats de la défense qui ont décidé de se pourvoir en cassation et ont trois jours pour le faire.
 
Même si Marcel Nstourou peut se pourvoir en cassation, cela ressemble à l'épilogue d'une longue disgrâce. Le colonel Ntsourou, qui aura été l'un des artisans de la victoire de Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile en 1997, n'obtiendra jamais le grade de général qu'il convoite. Il en aurait d'ailleurs gardé une vieille amertume.
 
C'est l'explosion du dépôt de munitions de Mpila qui fait plus de 300 morts en mars 2012, qui révèle au grand jour la rupture de Ntsourou avec le pouvoir congolais. Lors du procès qui suit en 2013, le colonel estime qu'on veut lui faire porter le chapeau pour les négligences de personnalités politiques. Malgré le réquisitoire du procureur qui demande l'acquittement, il est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.
 
L’affaire du Beach ressurgie
 
Hors de lui, Ntsourou menace alors dans les médias de parler à la justice française de ce qu'il sait sur l'affaire « des disparus du Beach ». En 1999, 350 réfugiés congolais de retour au pays disparaissent sur le port de Brazzaville. Certains affirment que le pouvoir a ainsi éliminé un certain nombre d'opposants présumés. A l'époque, Marcel Ntsourou est le numéro deux des services de renseignements.
 
Des menaces qui marquent le divorce définitif de Ntsourou avec le régime. Aux abois, le colonel se retranche chez lui avec ses hommes et le 16 décembre, des affrontements violents éclatent entre ces hommes et la police.

SOURCE : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BCongo-Brazzaville-Mort-du-Colonel-Ntsourou-Marcel-en-prison_a161328.html

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 Le Colonel Marcel Tsourou assassiné dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Brazzaville.

Incarcéré le 16 décembre 2013 dans le rocambolesque procès des explosions du 4 mars 2012  , relâché puis de nouveau jeté en prison le 11 septembre 2014, le Colonel Tsourou retrouvé mort dans sa cellule a été transporté à l’hôpital militaire, où son décès a été confirmé par un médecin .

Il a été de ceux qui avaient largement contribué au retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Il a maintenant rejoint la longue cohorte des amis du tyran trahis, empoisonnés, assassinés lâchement comme Blaise Adoua, Yves Motando et tous les autres sans-grades abandonnés sur le bas-côté dans des destinées incertaines.

Marcel Tsourou croisera les esprits des 400.000 victimes congolaises tombées dans les massacres décidés par le tyran pour instaurer sa terreur et y asseoir son pouvoir. Les compagnons de cette prison insalubre et malsaine le rejoindront  peut-être bientôt, comme tout Congolais vivant encore dans l’enfer que le dictateur sanguinaire a établi dans notre pays.

QUE TOUS CEUX QUI FESTOIENT ENCORE AVEC SASSOU-NGUESSO SACHENT QU’ILS FINIRONT COMME MARCEL TSOUROU .

LA SEULE SOLUTION POUR LE BIEN DE TOUS EST DE METTRE FIN AU RÉGIME DE SASSOU NGUESSO.

Nous sommes tous inscrits sur la longue liste des personnes, hommes, femmes, jeunes et vieux, que Denis Sassou Nguesso veut faire disparaître pour assurer, à sa seule famille, un bonheur éternel.

Pour le dictateur, dans ses rêves, nous ne sommes que des cadavres… !

Comme ce fut le cas lors de la mort de Marien N’Gouabi, aucune lésion externe n’a été relevée, par les services du dictateur Sassou Nguesso, sur la dépouille de Marcel Tsourou (Voir ci-dessous le communiqué de l’Hopital militaire)

 

Communiqué décès de Marcel Ntsourou Communiqué décès de Marcel Ntsourou
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:19
politique

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

Par Alain Mabanckou

Les dictateurs du Bassin du Congo  sont désormais en quête de légitimité hors de leur espace de prédilection: la France, ou plutôt la françafrique. Denis Sassou-Nguesso, président contesté du Congo-Brazzaville et qui n’a jamais été reçu en France depuis sa 'réélection' en mars 2016, a cru bon d’épater le monde entier en annonçant qu’il était attendu ce 27 décembre par Donald Trump, président récemment élu des Etats-Unis. Un communiqué de la présidence congolaise détaillait que les deux hommes allaient «discuter» de la Libye et de la situation du continent en particulier.

La réponse de l’équipe de transition de Donald Trump fut sèche et sans voie de recours: le nouveau président américain n’a pas prévu de rendez-vous avec Denis Sassou-Nguesso, et un tel rendez-vous n’a même jamais été prévu. Une réponse qui a été fournie pendant que Denis Sassou-Nguesso était sur le sol américain et que la télévision congolaise avait diffusé une photo truquée montrant les deux hommes ensemble. C’est donc l’une des bourdes les plus humiliantes de ce qui reste encore de la «diplomatie africaine».

En réalité, il faudrait lire en filigrane le désir secret des autorités congolaises de s’éloigner de la françafrique en lui opposant une sorte d’Americafrique. Cet épisode de faux rendez-vous avec Trump a montré les ultimes signes de l’essoufflement de ces régimes africains dont les présidents s’accrochent illégitimement au pouvoir par le biais des bidouillages de leur Constitution ou de l’incarcération des principaux leaders de l’opposition. À défaut d’être légitimement élus par leur peuple, ces dinosaures recherchent des selfies ou des accolades publiques avec ceux qui ont été démocratiquement portés au pouvoir.

Le Congo-Brazzaville n’est plus stable depuis le putsch électoral de Denis Sassou-Nguesso – président qui cumule trente-deux ans de pouvoir sans partage. On signale, dans la région du Pool, des bombardements qui se déroulent sous le silence incompréhensible de la presse francophone alors même que les médias anglophones pointent du doigt la barbarie de ces autocrates prêts à tout pour conserver leurs privilèges. 

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

La France entre en période électorale et aura un nouveau président l’an prochain. Aucun candidat pour l’heure n’a prononcé un vrai discours de rupture sur la culture française de la pérennité de la colonisation en Afrique par le biais de l’allaitement des tyrans. Et ces derniers jouissent d’une impunité qu’ils aimeraient proroger en contestant les accords de la Cour Pénale Internationale.

Nous suivrons de près les propos des différents candidats à la présidence de la France, et nous ne manquerons pas de tenir l’opinion publique au courant, afin que ceux qui votent sachent qu’ils pourraient donner un chèque en blanc à des absolutistes qui se trompent d’époque et ratent chaque jour l’occasion de lâcher le pouvoir. Ils le devraient, pourtant, dans l’intérêt d’un continent qui n’a jamais été aussi souillé, aussi piétiné, et dénigré par des personnages qu'on dirait sortis des romans latino-américains des années 1980.

Alain Mabanckou

© Bibliobs

SOURCE : mwinda.org

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:39

Le collectif #Sassoufit n’est pas arrivé au bout de sa course selon son animateur Andréa Ngombet, ici à Paris le 14 décembre 2016

Enfant de Mpila, fief du président du Congo-Brazzaville, l’activiste Andréa Ngombet mène le collectif Sassoufit qui appelle à mettre fin au régime de Denis Sassou-Nguesso

Vous n’avez pas l’impression de crier dans le vide ?
Non au contraire, Denis Sassou-Nguesso est K.O. debout. Il a perdu dans les urnes, au niveau de la Communication et il vient de se faire ridiculiser aux Etats-Unis, il ne lui reste plus que les armes

 

Face aux armes, à quoi sert un collectif comme le vôtre ?
A inspirer, planifier et déclencher la résistance citoyenne. Nous avons vu les effets dès le 27 septembre 2015, quand la population est sortie en masse pour protester contre le projet de referendum. Le slogan « Sassoufit » a retenti dans les rues de Brazzaville et de Pointe Noire. La riposte du régime avec le concept « SassOui » a fait un flop.

Mais la situation sur le terrain n’a pas bougé depuis…
Non justement, un rapport de force s’est installé. Sassou pensait que le pire était derrière lui, mais le pire est à venir: faillite économique, sociale, crise politique avec les principaux opposants enfermés. Le pays est en état de siège.

Ceux qui en reviennent n’ont pas tous cette vision. Si on écoute Sassou-Nguesso, tout va bien au Congo, même dans le Pool, où il dit avoir fait la fête…
Il a fait la fête oui sûrement, il gouverne par la fête. Il donne du pain –rassis- et des jeux –truqués- au lieu d’apporter du travail et des infrastructures. Cela les gens le voient aujourd’hui.

Pourtant, il a débuté sa campagne avec l’inauguration de la route nationale qui relie Brazzaville à Pointe Noire, un projet concret d’infrastructure
Trente-trois ans pour 515 kilomètres d’asphalte, c’est un bilan assez médiocre, surtout quand on pense aux ressources dont il a disposées.

Son principal opposant Jean-Marie Michel Mokoko est aujourd’hui incarcéré, où en est-il ?
Six mois d’emprisonnement sans jugement au mépris même de la loi congolaise selon laquelle la détention de sureté ne peut dépasser six mois. Il doit être libéré.

Mokoko est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat, une société suisse aurait même projeté de l’aider. Si ce général avait repris le pouvoir par la force, qu’aurait dit le collectif « Sassoufit » : vive le coup d’Etat ?
Tout Congolais sérieux a déjà pensé, planifié un coup d’Etat contre Denis Sassou-Nguesso et son système. C’est malheureusement la seule manière de s’imposer face à un président qui ne reconnaît pas le résultat des urnes et qui a mis en place un système mafieux. En témoigne les différents scandales financiers, de corruptions auxquels il est mêlé à travers le monde: les biens mal acquis en France, la route de l’Atlantique au Portugal, l’affaire Chironi-Nguesso en Italie, l’affaire Unibeco-Nguesso en Espagne, l’affaire Sundance-Nguesso en Australie, l’affaire Philia-Nguesso en Suisse et les « Panama papers » qui mentionnent les détournements de fonds au profit de la famille Nguesso.

N’est-il pas contradictoire pour un collectif citoyen de vouloir une révolution pacifique et de cautionner une prise de pouvoir par la force avec un coup d’Etat ?
On ne parle pas de militarisation, mais de droits à l’insurrection face à une tyrannie, à un régime bloqué. Nous parlons de seconde indépendance, car nous subissons la colonisation d’un clan qui exploite le territoire sans jamais investir. S’il y avait eu un coup d’état militaire, on aurait salué la chute. Ensuite, nous aurions été tout aussi vigilant parce que notre objectif est l’instauration d’un état de droit.

Qu’est-ce qui a fait fuir les populations dans le Pool: le retour des Ninjas du Pasteur Ntumi ou la répression du pouvoir en place ?
Ce qui fait fuir, c’est la violence et l’absence d’état de droit. C’est d’être à la merci du plus fort. A cela s’ajoute une discrimination ethnique proférée par le régime et ses supplétifs.

Les hommes du pasteur Ntumi n’ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité ? N’ont-ils pas déclenché les violences dans le Sud de Brazzaville le 4 avril dernier ?
Cela je ne sais pas. Si c’est le cas, nous en sommes très mécontents. Le 4 avril est le jour où la Cour constitutionnelle a validée l’élection illégale perdue par Sassou-Nguesso. Les actions armées ont provoqué une psychose et l’exil d’une partie de la population. Elles ont empêché le soulèvement populaire, pacifique que nous voulions. En cela, ces violences ont servi les intérêts de Sassou-Nguesso. Mais il faut rappeler que c’est le régime, bien avant cela, qui a relancé le cycle de violences interrompu depuis les accords de 2002. Il a réprimé dans le sang les premières manifestations contre le projet de référendum sur la modification de la constitution en octobre 2015.

Nous avons reçu courant 2016 plusieurs témoignages du Sud de Brazzaville et de Pointe Noire concernant des opérations de liquidation visant des jeunes de manière aléatoire. S’agit-il selon vous d’actions isolées ou au contraire maitrisées et voulues par le régime ?
L’homme qui a tué à Pointe Noire, un milicien que l’on appelle « Zulu Bad » aurait été promu. Il a été récompensé parce qu’il a mâté. C’est ce qu’on leur demande.

En RDC, le président n’a pas osé modifier la constitution et il subit des pressions intenses. Pourquoi ce qui est possible en RDC, ne l’est-il pas au Congo-Brazza ?
A Kinshasa, la société civile est plus avancée qu’à Brazzaville, il y a une relative liberté de la presse. Plus qu’à Brazza, où toutes les chaines de télévisées sont liées à des Nguesso. Le débat public est plus libre et les relais de financements chez les industriels plus vastes.

Oui, mais sur Internet, tout le monde s’exprime, vous-même ici…
L’Internet pénètre plus en RDC qu’au Congo. Une des sociétés distributrice Airtel est liée au pouvoir, elle a même envoyé un Sms du président de la République. L’autre société Mtn obéit aux consignes, même quand elles sont illégales. Celle de couper internet par exemple le 20 octobre 2015 et le 18 mars 2016. Ils ont coupé internet, les Sms et le signal de Radio France Internationale. La RDC c’est la puissance du complexe industriel et minier, il y a Moïse Katumbi qui préside une équipe de foot championne d’Afrique, il y a aussi la structure de l’Etat par gouvernorat qui donne de l’indépendance aux provinces et une église qui n’a pas été spoliée par les révolutions socialistes comme cela a été le cas au Congo-Brazzaville dans les années 60.

La chute de l’Abbé Yulu a-t-elle entrainé celle de l’Eglise au Congo ?
Oui. Depuis l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, dont on attend toujours la sanctification, l’Eglise est sous la menace permanente des officines du pouvoir. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir organisé dans la société congolaise. Ils sont en train d’émerger peu à peu sur la contestation, dans la société civile comme au Burkina-Faso, mais c’est nouveau.

Interview François de Labarre

Paris Match|

SOURCE : PARIS MATCH

ASSEMBLEE GENERALE DE « L’ASSOCIATION CITOYENNE DE SOLIDARITÉ DU CONGO-BRAZZAVILLE » : DIMANCHE 15 JANVIER 2017 DE 14H00-18H00 A PARIS

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

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Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

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Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:00
 
Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.
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Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.

Bandits des zones périurbaines de Talangaï, les Bébés Noirs sont une sorte d’épouvantail brandi épisodiquement par ceux qui n’ont eu que 8% aux dernières élections. Et ça semble marcher. Tous ceux qui ont eu affaire à ces féroces lionceaux humains dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, ne sont près de l’oublier mais se murent dans un éloquent silence. On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Notons qu’à part un petit coup de gueule de l’impayable Oko Ngakala à la télé, il y a un noir silence sur les Bébés Noirs. Or pour avoir, semble-t-il, été accusé sans preuves le 4 avril, Ntoumi est, à ce jour, poursuivi par Sassou comme Obama Bin Laden. Sa région, le Pool, est bombardée comme le Viêt-Nam d’Ho Chi Min par les Américains. Qu’attend Sassou, puisque c’est sa méthode, qu’attend-il pour nettoyer Talangaï au napalm comme il le fait dans les villages du Pool pour neutraliser Ntoumi ?

Noir c’est noir

Pourquoi « Noirs » ? Pourquoi « Bébés » ? Seraient-ce des pionniers qui honorent une néo-négritude senghorienne dans la Brazzaville Noire septentrionale ? Sans blague. Allons seulement. On verra des noirs desseins. « Black is beautiful » ? Oui mais pas cette fois-ci. L’enfant Noir de Camara Laye n’est pas ici un camarade. C’est un tueur ; un killer kind. C’est le Johny Chien méchant dont parle Emmanuel Dongala dans une ville cruelle comme peut l’être Brazzaville depuis la guerre civile de 1997.

Les Congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher ! D’où ce hiatus entre la poétique du nom et le sanglant empirisme auquel renvoie le phénomène incriminé. A titre comparatif vénal, l’histoire du fascisme italien avait généré ses sinistres « Chemises noires » sous Mussolini, une milice composée de jeunes fanatiques jouant les bras répressifs de l’idéologie brune.

Les Bébés Noirs, arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître. « Ce sont des garçons du voisinage qui ont mal tourné » dénonce, amer, un taximan. Or la cagoule est un attribut des escadrons de la police officielle quand elle entreprend des opérations de type barbouze comme jadis le mouvement éponyme de la Cagoule et comme sait s’y prendre le directeur général de la police selon les témoignages entendus au procès du colonel Marcel Ntsourou en 2013.

Une parisienne en vacance à Brazzaville raconte : « Parfois, tu prends un taxi et tu te retrouves dans une embuscade. Tu te fais dévaliser ou tuer par les bébés noirs sous l’œil indifférent du taximan car il s’agit d’un complice  »

Un témoin se souvient : « Vers le marché Dragage, ils ont dévalisé une villa en pleine journée alors que les propriétaires étaient absents. Morts de panique, les riverains les ont vus remplir des camions et sont partis en toute quiétude, laissant derrière eux la femme de ménage ligotée comme un mouton, muselée comme un chien. » Peur sur la ville. D’où tiennent-ils leurs véhicules ? Il y a anguille sous roche. Mais surtout, vers quelle destination emportent-ils leur butin alors qu’il s’agit de SDF ?

Genèse

La nature ayant horreur du vide, ces pitbulls humains auraient alors surgi dans l’univers urbain après l’opération « Mbata ya bakolo » censée vider Brazzaville de « Kuluna » (bandits kinois). Virer les bandits d’origine kinoise pour avoir la paix, c’est l’équation envisagée par le général (de triste mémoire ) Jean-François Ndenguet. Echec et mat. Pour avoir la paix ou pour les substituer par des Kuluna du cru ? Allons seulement... dans les questionnements.

A vrai dire, en virant les Kulunas, le génial général avait juste oublié que les contradictions économiques dues à la gestion calamiteuse de nos richesses par le clan d’Oyo pouvaient également cristalliser des mécontentements dans la population brazzavilloise puis accoucher de rébus sociaux comme les « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement ou la « racaille » de Sarkozy dans les banlieues en France.

Liens de parenté

Il n’est que trop évident que Kuluna et Bébés Noirs vivaient en bonne intelligence sur le terreau de la misère économique engendrée par Sassou et sa famille. Il se peut même que la délinquance kuluna kinoise prise à partie par le génie policier du général Ndenguet a simplement ratifié celle des Bébés Noirs, bien évidemment, antérieure à celle venue d’outre-fleuve. Nos lecteurs plus âgés ont sûrement une idée de la sous-culture dite « Yankee  » ou « Gourba » à laquelle adhéraient les jeunes désœuvrés à la fin des années 1960 dans les rues de Poto-Poto. Car tout phénomène urbain accouche d’une violence. C’est vrai à Abidjan, à Dakar, à Lagos, à Kinshasa et à Brazzaville.

Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil de Satan. Les Bébés Noirs ont des liens de parenté ethnologiques avec les « groupes Makayabou » qui glaçaient les cœurs des populations dans les rues de Poto-Poto des années 1970. Et ce n’est pas fortuit si l’extension sauvage urbaine de Brazzaville a également transplanté cette sous-culture vers Talangaï, berceau d’un désœuvrement grandissant. Pour l’anecdote, la dénomination makayabou vient des vols à la roulotte que les « Gourba  » ou « Yankee » opéraient à la gare ferroviaire du Centre-ville de Brazzaville en délestant les wagons de sacs de morues. La faim les sortaient du bois.

Mais là où il y a rupture entre « Yankee » et « Bébés Noirs », c’est sur le mode opératoire, sur les cibles et les connivences. Les armes blanches (machette, hache de fortune, poignard, coutela, marteau) servent de moyens d’attaque aux Bébés Noirs et leurs attaques portent sur les biens et les personnes provoquant larmes et goût du sang chez les autres. Les Yankee des années 60/70, quant à eux, se servaient uniquement de leurs poings et de « coups têtes » avec, certes, cette assurance, que donnent les Kamons (rite de la force) et se bornaient d’attaquer les wagons de la PV remplis de poissons salés. C’était donc pour manger. Aucune main noire n’était derrière les Yankee. Or les Bébés Noirs semblent l’objet d’une instrumentalisation. Ces « Petits anges » poursuivent une politique du gourdin qui ne dit pas son nom.

Qui tirent les ficelles ?

Les autres parents des Bébés Noirs

Peu avant le viol de la Constitution par Sassou, les Congolais, bouche bée, découvrent à la télévision nationale le visage d’une milice composée d’hommes en noir dont le leader est un député du PCT, un certain Hyldevert Mouhani. Le commando qui se présente à l’antenne menace de représailles quiconque oserait contester Sassou sur la voie publique. Armés de fusils en bandoulière, coiffés de cagoules, on aurait pu confondre les miliciens de Mouhani avec les Indépendantistes corses ou les djihadistes de Daesh n’eut été cette peur au ventre qui se voyait chez nos cagoulards en herbe made in Oyo. Car c’étaient des faux durs ; le genre qui s’en prend aux civils désarmés comme Kata-Kata laissé récemment pour mort à la morgue de Brazzaville.

Question : les « Bébés Noirs » seraient-ils la tare infantile de la milice d’auto-défense de Mouhani ? L’hypothèse la plus vraisemblable est que les « Bébés Noirs » sont le bras armé de l’escadron créée par le député de Moungali. Ou alors, autre hypothèse, les Bébés bénéficient de l’indulgence voire de la protection du député Mouhani puisque les représailles promises par ledit député épargnent curieusement nos Noirs Bébés, alors que ces derniers troublent à souhait l’ordre public avec des homicides à la clef. Qui donc a pour habitude de sous-traiter la répression par des supplétifs sinon le général Jean-François Ndenguet. Nous y sommes : les Bébés Noirs sont des petits-fils du général qui dirige le commissariat de Ouenzé Manzanza, laboratoire notoire du crime comme cela a été démontré au procès des auteurs présumés des explosions de la caserne militaire de Mpila (ECCRAMU).

Débordement

La zone d’action : les quartiers Nord, notamment Talangaï, du rond-point Koulounda à Etatolo. Récemment, comme pour montrer qu’ils peuvent franchir des caps, les Bébés ont mené des attaques à Moungali, au Plateau des 15 ans, spécifiant ainsi un débordement qui en promet d’autres. Il reste que, les quartiers sud sont épargnés par la nuisance des venimeux Bébés. Sans doute parce que les Cobras en route pour les expéditions punitives dans le Pool se chargent, au passage, de semer la terreur à Bacongo, Makélékélé, Simou Djoué. Le mode opératoire change, mais chacun a sa part.

A l’une de leurs sorties inopinées, la rancune tenace, les Bébés Noirs avaient pris prétexte sur le meurtre d’un des leurs par la police pour passer à l’attaque. Aléatoires, leurs représailles frappent pêle-mêle femmes, hommes, filles et garçons qu’ils trouvent sur leur chemin d’avenir. Parfois (mais rarement) les policiers font les frais de leur violence aveugle. Témoin : la famille d’un colonel de l’Armée de Sassou dont la fille a été récemment blessée mortellement après que sa route eut croisé celle des Bébés.

Qu’il y ait des ripoux dans la police nationale congolaise, voilà qui ne pourrait surprendre que des naïfs comme François Hollande qui prend Sassou pour le meilleur constitutionaliste au monde.

Connivence

Curieusement, ces Bébés sont insaisissables comme le vent. Leur forfait commis, ils s’évanouissent rapidement dans la nature comme des fantômes alors que les quartiers nord et toute la ville sont infestés d’agents de police en civil et en uniforme.
Ou cette pléthore de cognes est aveugle ou alors est complice. Pire, elle est aveugle parce que complice.
Car si ce n’est de la magie noire, comment font les Bébés aux noirs désirs pour passer au travers les mailles du filet de l’implacable Ndenguet ? C’est ici que la thèse de la connivence se conforte. Etant donné la déconcertante facilité avec laquelle les Bébés opèrent, indiscutablement ces diablotins sont de mèche avec la police officielle de Sassou, dans la pure tradition des films de série noire.

Lumpenprolétariat

Nous pensons que les Bébés Noirs correspondent à ces sous-prolétaires en haillons dont parle Karl Marx et qui servent de réservoir au pouvoir dominant pour alimenter la terreur et la répression.

La terreur, estime Denis Sassou-Nguesso, est le carburant du pouvoir. Or que font les Bébés en terrorisant les paisibles populations de Talangaï, Nkombo, Massengo, Thomas Sankara, Mama Mboualé, Simba Pelle ? Ne donnent-ils pas du grain à moudre à Monsieur 8%.

Thierry Oko

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/Les-Bebes-Noirs-une-milice-de-Sassou-en-culottes-courtes

 
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:04
kiki-beyina-eyessi-moussa
Ces « enfants pilleurs d’Etat » qui pratiquent un sport devenu familial et national sont en fait dépourvus de toutes leçons d’exemplarité. A tels points, que la conscience nationale les considère comme des mauvais exemples qui s’enracinent dans la société du fait de l’impunité qu’ils bénéficient : Cas de Denis Christel SASSOU NGUESSO, Fatima Beyina-MOUSSA et bien d’autres… à l’instar de Jean Domique Okemba, Jean Jacques Bouya, Edgard Nguesso, Willy Nguesso, Jean François Ndenguet…

 

Nous ne le dirons jamais assez, le pouvoir de Mr 8% ne tient pas que par la capacité de nuisance de ce dernier, mais bien par la volonté de demeurer au pouvoir par ceux qui gravitent autour de ce pouvoir. Les plus nuisibles ce sont en effet ces petites mains qui ordonnent et exécutent les consignes venant parfois de leurs propres volontés. Les plus actifs dans ce domaine ce sont les enfants de ces « rois » qui se croient tout permis , transgressant la morale, l’usage traditionnel du droit au respect des plus âgés et pour en finir s’érigeant jusqu’au droit de tuer. Ceci en obéissant qu’à une seule règle : ce qui appartient au père m’appartient. Seulement, le Congo n’est pas un bien privé qui doit être géré comme une épicerie familiale et traditionnelle.

 

Kiki Sassou patron pilleur Kiki Sassou patron pilleur

 

Denis Christel SASSOU NGUESSO, le patron pilleur

Lorsque Denis Christel SASSOU NGUESSO s’active à corrompre tout azimuts les combattants, les congolais où que vous soyez, aux USA, France, CANADA, Afrique du Sud… c’est une autre façon d’étouffer dans l’œuf le combat pour une libération du Congo. Ce n’est ni de la générosité, ni de l’assistance humanitaire, ni de l’aide à l’éducation pour nos enfants, ni encore moins l’aide à la prévention sanitaire, tout ceci ne résulte que du maquillage politique. Denis Christel SASSOU NGUESSO est bel et bien dans la stricte vision de la reproduction du système enfanté par son père. C’est le changement dans la continuité de la dictature. Il bénéficie du système des abus et des privilèges inouïs dont bénéficie la « mafia des enfants » des politiques congolais, que ces pratiques soient légales ou illégales.

Ce député propulsé à OYO et qui siège à l’Assemblée nationale en dents de scie est pourtant suspecté de détournement de plusieurs milliards de francs CFA, de banque route de plusieurs sociétés, de délits d’initié dans plusieurs affaires, de possession de plusieurs maisons à Brazzaville et dans la capitale économique (Pointe-Noire) et dont les ressources permettant toutes ses acquisitions n’ont fait l’objet d’aucune déclaration, ni justification. Ce n’est plus ou moins qu’un pervers financier, fiscal et un partisan des avantages divers et variés aux frais de la République dont ils font une belle et confortable rente de situation en ces temps où plusieurs congolais sont en train de subir une crise multidimensionnelle.

Denis Christel SASSOU c’est l’exemple même du congolais qui ne sait rien de la vraie vie. Celle des délestages des salaires chaque fin de mois, celles des gymnastiques quotidiennes des courses à faire pour la semaine, des repas à préparer pour les enfants, de la voiture qui tombe en panne au mauvais moment, des transports en commun bondés, toujours en retard et dont les congolais ont baptisés « mal à l’aise »

De tous ces petits détails, qui empoisonnent la vie quotidienne de tout congolais, il n’a jamais connu l’ombre d’une miette, à l’exception de son sport favori le détournement des cargaisons de pétrole, des femmes et enfants pour ses envies débridées. De la vie des congolais, il ne connaît que celle qu’il s’est construit en consacrant l’essentiel de son temps à atteindre le seul objectif qu’il s’est fixé : TOUJOURS AMASSER PLUS DE FONDS POUR MAINTENIR SON TRAIN DE VIE.

Denis Christel SASSOU NGUESSO oublie une chose c’est que le virus sympathique du départ, cette envie de transformer la société congolaise, la volonté d’aider son prochain, se mue progressivement en une maladie incurable. Cette maladie se résume par : celui qui sait tout, dont la parole devient évangile, la volonté de puissance remplace celle de bien faire. Ce sentiment de surhomme qui l’habite en ce moment disparaitra comme poussière le moment venu. Simplement, il vient d’un système destructeur qui porte en lui les germes de sa propre destruction.

Le système Sassou(père)  est le plus rétrograde de l’Afrique centrale car il est marqué par un clanisme destructeur et porte en lui les signes d’une régression sociétale. C’est cela l’exemple qu’il faut suivre ?

Où sont dans les faits la mise en scène des valeurs de « l’égalité » ou du « Vivre ensemble ». Lorsqu’on compare les pays comme le RWANDA, la GUINEE EQUATORIALE, L’ANGOLA qui montrent la voie, malgré que ce soient aussi des dictatures, celle d’une organisation sociale plutôt harmonieuse, sans trop de conflits, et respectueuse des biens collectifs: éducation, santé, transports publics et environnement, on est très loin de votre auto-satisfaction d’homme exemplaire.

Fatima Beyina-MOUSSA, la patronne « vol gratuit »

Que dire de Fatima Beyina-Moussa, l’actuelle patronne de la tristement célèbre compagnie d’aviation congolaise nommée ECAIR (compagnie aérienne nationale Equatorial Congo Airlines) ?

 

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Comme Denis Christel SASSOU-NGUESSO, Fatima Beyina-MOUSSAest la fille de Pierre MOUSSA, ancien ministre congolais de l’Économie et du Plan, et actuel président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Pourtant, malgré les études économiques assez brillantes en France, au Canada et aux États-Unis, Mme Fatima Beyina-MOUSSA défraie la chronique aujourd’hui avec ce qu’on appelle le SCANDALE ECAIR.

ECAIR, depuis son premier vol en Septembre 2011,  était devenu un objet de fierté nationale qu'il ne fallait surtout pas ébrécher. Le signe d’une aviation nationale qui marquait son entrée dans le concert des pays d’Afrique centrale qui décollaient économiquement. Il y a à peu près quatre mois maintenant, la compagnie ECAIR a décidé d'arrêter son exploitation. En effet, les quelques appareils de la flotte congolaise sont clouées au sol et ne décolleront plus en direction de Pointe-Noire, Lomé, Dubaï, ou Paris au grand dam des congolais. Qu'est-ce qui a poussé la compagnie ECAIR a arrêtée l'exploitation ?

Le problème, c’est de notoriété publique, le Congo a du mal à se défaire de cette triste habitude de mettre, même en ces temps difficiles, des hommes et de femmes capables de relever ses énormes défis du moment. Alors, sans complaisance, le pays doit faire des choix judicieux. Placés des hommes qui répondent à l’attente du peuple et non déroulé le tapis à une progéniture noyés dans la mafia ayant perdu toute considération de l’intérêt du bien public.

De 2011 jusqu’à ce jour, les signes d’alertes ont été pourtant lancés par les congolais qui prenaient régulièrement les vols ECAIR Paris-BRAZZA ou inversement. Une gestion chaotique qui se résumait par les excès de billets gratuits octroyés aux membres du gouvernement y compris familles et maitresses séjournaient à Paris sans payer un centime, sans compter l’absence de maîtrise des effectifs du personnel. Cette attitude, pour les congolais un peu plus âgés, se souviendront, ayant déjà causée la perte de LINA CONGO et AIR CONGO avec des « YAKA NOKI NOKI » n'est pas une nouveauté. 

La médiocrité quand tu nous tiens ! Le Congo friand de ce tar enfonce encore sa crédibilité dans la boue avec des opérations de détournement abyssal sur le dos des employés d’ECAIR. Comment pouvait-on croire qu’une entreprise de ce type avec à sa tête un conglomérat des affairistes maffieux de la trempe de Jean-Jacques BOUYA, Jean-Dominique OKEMBA et Fatima Beyina-MOUSSA pouvait être rentable dans le contexte où le clan a pour mission de servir ses propres intérêts et non ceux des congolais. On est passé de 300 milliards de f CFA déboursés par le Trésor-Public pour renflouer une perte dont aucune justificative n’a été donné aux congolais, à 457 millions d’euros via la BGFI encore là soutirés des comptes d’Etat congolais pour être injectés dans une entreprise dont la mort clinique ne faisait plus aucun doute. Qu’a fait Fatima Beyina-MOUSSA ?

Beh rien ! A part continuer à percevoir son salaire exorbitant gravitant autour de 10 à 15 millions de F CFA. A cela s’ajoute les divers avantages qui résultaient de son statut de directrice. Pourtant Fatima Beyina-MOUSSA se targue de dire aux congolais « …qu’elle est là parce qu’elle est compétente et possède les qualités requises pour mener à bien la mission qui lui a été confiée.. »

A travers ces propos de Fatima Beyina-Moussa, et il en est de même pour Christel Denis Sassou Nguesso, qu’au Congo-Brazzaville, on a l'impression d'être en présence de fille, fils  atteint  une pathologie incurable à savoir la transmission familiale des gènes d’incompétence et de pillage des fonds publics.

Nous supposons que la mission de Fatima Beyina-Moussa était d’abandonner plus de 787 employés sur le tarmac sans ressources et sans secours dans certains pays africains ? Sa mission était d’aggraver la dette congolaise de plus 135 milliards empruntés aux divers organismes financiers (BEADC, CEMAC, BGFI…) ?

Mais les congolais ne sont dupes. Tous ces fils et filles  de dignitaires (Christel et Fatima) forment un conglomérat bien tassé dont les avancements socio-professionnels portent les couleurs d’une même fabrique du favoritisme. Une fabrique uniformisée procédant d’un immobilisme dangereux.

Au Congo-Brazzaville, ceux qui ont la noble mission d’occuper les hautes fonctions de l’Etat, sont choisis au sein de la famille proche de Mr 8% ou cooptés par lui. En l’absence de tout pouvoir de contrôle et de sanction, la gabegie et le détournement des deniers publics sont les actes les plus rependus dans notre pays. La rupture prônée par Sassou est un mot creux dès lors qu’il lui est impossible de sanctionner les membres de sa propre famille.

Dénis Christel Sassou Nguesso et Fatima Beyina-Moussa ne sont pas les seuls membres de la famille de Sassou à s’illustrer par la gabegie et les détournements des fonds publics. Prochainement, nous allons nous attarder sur Jean Domique Okemba, Jean Jacques Bouya, Edgard Nguesso, Willy Nguesso, Jean François Ndenguet et bien d’autres…

Toujours, dans le couronnement des détournements des fonds publics, nous apprenons, avec tristesse, qu’une enveloppe allouée pour l’achat des antirétroviraux de plus de trois milliards de CFA, au ministère de la Santé (1) est detournée .

Malgré la suspension des prétendus malfaiteurs par le ministre de la santé, aucun d’eux ne remboursera les fonds volés et ne passera à la case prison.

Oh, Dieu seul sait qu’au Congo-Brazzaville, la prison est réservée uniquement à ceux qui s’opposent à ce système tribal et maffieux.

Or, « l’acte fait l’Homme ». On ne substitue donc pas facilement l’exemplarité. L’exemplarité n’est pas une notion génétique qui se transmet de père en fils, ni encore moins une notion mathématique mais nous pensions que cela soit une notion intégrant l’ensemble des qualités d’un individu, un pari fait sur les chances de voir une collectivité bien gérée, ensuite sur les risques de dérapages d’ordre personnel avec des répercussions publiques.

Nous devons donc combattre aussi ceux qui militent et qui donnent du crédit aux opérations de séductions menées par ces filles et fils à la science infuse débordante de fausseté.

- http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/sciences-a-sante/3451-2016-11-30-14-33-57.html

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

 

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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