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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 03:27

Par Pascal Malanda

 

Nianga Mbouala dans son Palais de Brazzaville

Analyse à froid du conflit avorté ou reporté entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba

A peine venons-nous de commémorer le quarantième anniversaire de la mort de Marien Ngouabi que les stratèges du PCT nous préparent un nouveau scénario macabre. Mais pour leur malheur, si en mars 1977 la seule source d’information au Congo était la presse officielle, 40 ans plus tard, l’apparition des réseaux sociaux et leur phénoménale puissance d’information est venue brouillée les cartes. Ces dernières semaines, la rumeur fait état de façon persistante d’un conflit larvé entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba  (JDO). Le conflit aurait même atteint des sommets avec la convocation de Nianga-Mbouala au parquet d’Oko Ngakala. Sachant comment se sont soldées les précédentes interpellations de personnalités, on était en droit de s’attendre à une arrestation pure et simple de Nianga-Mbouala. En effet, le scénario est rôdé et usé jusqu’à la corde depuis belle lurette.

Le féticheur jean dominique Okemba

D’abord, une cabale médiatique est montée contre la future victime à l’aide du journal le Troubadour. Une fois l’opinion publique « acquise » à la cause, on passe à la phase pratique : Convocations, inculpation, arrestation, emprisonnement. Cela s’est passé ainsi pour Paulin Makaya, Mokoko, Okombi et maintenant Nianga-Mbouala. Avant cela, le scénario a été appliqué avec la même précision du métronome au cas Ntsourou qui vient de mourir en prison. Quand est-ce que ce système arrêtera de torturer et tuer ses propres enfants ?

L’affaire Nianga-Mbouala n’est pas encore conclue qu’on entend déjà les rumeurs d’une éventuelle arrestation de Parfait Kolélas. Comme toujours, c’est le Troubadour qui monte à la charge. Serions-nous en face d’un vaste complot dont la finalité est la prise du pouvoir ? Si c’est le cas, de quel droit, ceux qui ont ramené Sassou au pouvoir par les armes au seul prétexte de mettre fin à sa « démocratie de l’intimidation » de Lissouba nous serviraient-ils ce désolant spectacle ? Pourquoi les différents courants qui s’affrontent désormais à découvert au sein du pouvoir ne passent pas par la voie démocratique en présentant chacun son projet de société au peuple, seul souverain primaire puisque c’était la raison du retour forcée en 1997 ?

On a l’impression d’être revenu en pire à la sinistre époque des Mabouaka, Ngayo et autres trublions de la JMNR. Sommes-nous un pays maudit incapable d’inventer une gouvernance civilisée ?

Il s’agit ici d’une analyse à froid d’une situation qui risque de replonger notre pays dans l’horreur. L’analyse est basée sur la presse locale et les éléments circulant sur les réseaux sociaux. Que vaut une rumeur au Congo ou ailleurs ? A l’heure de l’intox et des « fake news », on a le devoir d’avancer prudemment. Toutefois la presse ayant  pignon sur rue à Brazza agit ces derniers temps d’une façon qui ne laisse aucun doute : Elle est au service d’une cause obscure, use et abuse de la manipulation.

Pour revenir au cas Nianga-JDO, force est de constater qu’au sommet de l’Etat, une dérive est en train de s’installer au vu et au su de tout le monde. Tout le monde semble impuissant à arrêter cette tragicomédie destructrice, d’où ce cri de gueule pour interpeller la nation entière.

La rumeur, toujours la même, prête à certains cercles proches du pouvoir en 1977 l’affirmation suivante : « Mieux vaut perdre un homme que perdre le pouvoir. » C’est sur l’autel de cette ambition hégémonique que Marien aurait été sacrifié. Malheureusement, ces fameux cercles obscurs n’avaient pas eu le courage d’assumer leur forfait. Aujourd’hui, face à l’échec patent de Sassou sur le plan économique et sécuritaire d’une part  et d’autre part la velléité de plus en plus manifeste de son fils à prétendre au pouvoir suprême, des voix s’élèvent pour s’opposer à une succession dynastique.

Nous avons déjà exprimé ici-même notre opposition catégorique à toutes les démarches anticonstitutionnelles depuis la violation en octobre 2015 de la constitution de 2002 jusqu’au hold-up électoral de mars 2016. Tous les fallacieux prétextes avancés le 05 juin pour justifier l’injustifiable sont aujourd’hui mis à nue. Nous avons aussi montré comment le PCT est passé en 20 ans d’un pouvoir du grand nord à un pouvoir de la Cuvette Centrale et de ce dernier au pouvoir d’Oyo et environs. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase finale : concentration du pouvoir au sein de la famille biologique, d’où les tensions actuelles qui en sont un aboutissement logique. Ceux qui en doutent n’ont qu’à aller consulter les listes des candidats du PCT aux législatives. Ils y trouveront la main mise d’un clan sur tous les leviers du pouvoir.

On aurait pu se réjouir de ces conflits qui fragilisent un pouvoir autocratique et donc augmentent les chances d’un retour potentiel à la démocratie. Sauf que le risque est immense de voir le pays sombrer dans une nième guerre civile aux conséquences catastrophiques. Un ami parisien du PCT auquel je confiais récemment mon inquiétude de voir deux barrons d’un pouvoir illégitime prendre tout un pays en otage a éclaté de rire en me disant : « Laisse ces irresponsables s’entredéchirer, en politique, il faut une certaine dose de cynisme. » Combien de Congolais sont de cet avis ? Il est à craindre que la majorité de nos concitoyens soient aujourd’hui, de guerre lasse, acquis à cette thèse. Ce que cette probable majorité oublie, c’est qu’un conflit entre deux courants dans un pouvoir autocratique conduit rarement à une solution démocratique. En 1977, ceux qui ont sacrifié Marien pour conserver le pouvoir au nord n’ont pas fait grand-chose pour faire avancer le Congo sur le plan politique, économique et social. Bien au contraire ! Plus grave encore, ils ont réussi à faire passer leur complot pour un crime commis par les Bakongo : « Bakongo ba bomi Marien »

Bakongo ba bomi Sassou :

Je n’ai jamais adhéré à la pensée politique de Marien Ngouabi, mais je ne me suis jamais réjoui de sa mort ignoble. Bien au contraire, j’y trouve une des causes de notre drame actuel : l’incapacité de concevoir un système politique qui transcende les clivages ethnocentrés. Sassou Nguesso a accentué les clivages ethniques du Congo. Incroyable mais vrai, il a même réussi à détruire le socle de son pouvoir : « l’unité » politique du nord-Congo. Dans la dérive dynastique, il n’a pas hésité à sacrifier tous ceux qui l’ont accompagné dans sa difficile et douloureuse reconquête du pouvoir. Tout porte aujourd’hui à croire qu’il a définitivement cédé à la tentation d’une succession dynastique à la Bongo ou Eyadéma. La démarche en soi déjà est exécrable. Elle suscite en plus un rejet légitime d’une grande partie de la population. Le réflexe atavique d’une population qui a subi trois décennies d’un pouvoir autocratique aux résultats socio-économiques misérables est de se poser la question suivante : « Pour quelle raison et quel bénéfice nous taperions-nous le fils pendant des années après avoir subi le père pendant des décennies ? »

Aveuglés par l’ivresse du pouvoir d’une part et l’obsession de couvrir ses arrières d’autre part, père et fils se sont lancés dans une opération de charme vouée à l’échec car condamnée par sa nature antidémocratique. Sont-ils encore capables d’entendre la voix de la raison ? Je l’espère bien, mais j’y crois de moins en moins. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir milité depuis 2014 en faveur d’une sortie honorable de Sassou Nguesso. Inexorablement, le piège se referme sur les Nguesso et leurs affidés. L’unique issue pour eux est la sortie démocratique, un retour à octobre 2015, donc à l’ordre constitutionnel. L’alternative est une lutte fratricide au sommet, lutte dont ils sortiront laminés. Le phénomène est connu dans l’empire ottoman où celui qui accède au trône s’empresse de liquider tous ses rivaux, de peur de se faire tuer lui-même. Comme mentionné plus haut, on aurait pu s’en réjouir, sauf que la perfidie des courants qui se livrent à cette bataille de tranchée est telle qu’ils auront vite fait de faire porter le chapeau à leur souffre-douleur désigné : La région-martyre du Pool. En effet, quoi de plus facile que de pousser un Parfait Kolélas à la faute en privant son parti de compétition électorale ? Yuki qui a présenté un candidat à la magistrature suprême serait brusquement devenu un parti hors-la-loi. Casus-belli tout trouvé pour soulever Brazza-sud. Les pêcheurs en eau trouble n’auront plus qu’à laisser les hordes de Kolélas ou de Ntoumi avancer jusqu’à Mpila. Une fois sur place, dans la confusion la plus totale, on règlerait froidement le cas de Sassou comme ce fut pour Marien en mars 1977. Le reste ne serait qu’un petit jeu, lancer la chanson : Bakongo ba bomi Sassou »

Politique-fiction ? Je vous le concède. Cette analyse est cependant basée sur la stricte observation de la scène politique congolaise depuis des décennies. Une scène où la bassesse et l’hypocrisie le discutent à la félonie et à la lâcheté.

Messieurs Nianga et Okemba, arrêtez de prendre le peuple en otage. Arrêtez de croire que le peuple est idiot et ne voit pas vos magouilles cousues de fil blanc. Vous avez soi-disant ramené ou aidé à ramener la démocratie à coups de canon en 1997. Nous vivons en démocratie ? alors épargnez-nous vos postures belliqueuses. Présentez-nous plutôt vos projets de société, vos solutions de sortie de la crise aiguë où vous avez plongé le pays. Présentez-vous devant le peuple en personnes civilisées capables de ramener l’ordre constitutionnel d’avant octobre 2015. Le faire, c’est répondre à l’appel de Sassou qui disait : « Quand l’ordre constitutionnel est menacé, tous les républicains se lèvent. » Le peuple souverain vous en sera reconnaissant et vous accordera peut-être des circonstances atténuantes. Et pour cela, vous n’avez pas besoin de tuer Sassou. Vous pourriez alors braver les urnes placées par une commission électorale réellement indépendante dans un pays apaisé. De grâce, ne nous replongez pas dans les affres de 1977. L’analyse vaut bien sûr pour tous les officiers républicains soucieux de l’ordre constitutionnel.

Pascal Malanda

 

NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou avait aussi dit : "Quand la constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l'accepter" (sic).

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:01
Par Tony Gilbert MOUDILOU
gilbert-tony-moudilou
Alliance de malheur et de toutes les guerres que connait notre pays depuis 1958. //Nord : Mbochis Cuvette centre ; le Niari et dans la moindre mesure la Bouénza. Voilà une alliance qui a chaque fois enflammé et incendié notre pays. Une Alliance qui a toujours saigné notre pays à blanc et qui, à la moindre incidence, ont toujours sorti : qui des sagaies, les coupe-coupe, les flèches pour les Mbochis et les couteaux pour les couteaux pour ceux du Niari. Deux cultures très belliqueuses et qui au moindre contact avec l’eau froide, provoquent incendie.
CONTRE :

L’Alliance de paix sociale et de développement économique // Sud : POOL- Kouilou – les Plateaux, la Cuvette ouest et la Likouala : une alliance qui a toujours milité pour la paix sociale au Congo. Une identité très civilisée à la culture démocratique, républicaine et pacifiste. Elle règle tout par le dialogue et non l’affrontement car celui-ci n’a jamais su arranger les choses ; bien au contraire, elle les détruit.

ET ENFIN L’AUTRE ALLIANCE NATIONALE QUI A OPTE POUR : TOUT SAUF LE POOL.

Cette Alliance qui consiste à mettre en exergue le proverbe qui dit : « Un singe qui ne peut pas attraper un fruit qu’il convoite tant, dit toujours aux autres ; qui eux peuvent l’attraper : « il est amer ». Pourquoi, pour qu’il ne profite à personne. Et c’est de la mauvaise foi. Aussi j’emprunterai cette formule que j’aime bien et que je formule de cette façon : « Vous êtes nés 5 frères dans une famille. 2 ont brillamment réussi. Ils sont et restent les piliers de la famille. Ils sont ceux sans lesquels, rien n’est possible, mais alors absolument rien ne peut être entrepris ou réglé sans eux. Les trois autres n’ont rien, même pas un « pikini », un centime pour faire face à toute circonstance.

Et ils sont des sorciers très virulents : jaloux, convoitant leurs deux frères qui pourtant, les protègent et cachent leur pauvreté à eux trois. Que vont-ils faire ? Ils vont ôter leur vie de façon qu’ils restent au même pied d’égalité : « PAUVRES ». Ils préfèrent rester ainsi. Cette attitude néfaste, c’est celle qu’on voit au Congo depuis 1968.

Tout le monde aime et admire les prouesses du Pool. Tout le monde admire le Pool. Tout le monde essaie d’imiter le Pool, veut manger et même faire l’amour avec la femme du Pool pour avoir une progéniture qui ressemblerait à l’homme du Pool. Cependant, on ne veut pas voir le retour de l’homme du Pool au Pouvoir. Pourtant, tout le monde sait que l’absence du Pool au Pouvoir a dégradé, ramené notre pays à l’âge de la pierre taillée, mais rien à faire, les gens semblent s’en accommoder, se plaire et faire avec. Et si ceci n’est pas triste, comment pourrions-nous qualifier cela ?

Les Nordistes revendiquaient le leadership. Le chef de fil, Ambroise Noumazalaye alors qu’il était Secrétaire Général du MNR avant qu’il ne soit nommé Premier ministre qui a entraîné tout le Nord dans cette requête déclarait en 1967 au Président Alphonse Massamba-Débat :

« Avant la fin de votre quinquennat, le Nord arrivera au pouvoir ».

Et le Nord est arrivé une année plus tard. Et Sassou Nguesso le félin va supplanter tout le monde Yhombi, Marien Ngouabi et l'initiateur Noumazalaye, qui aujourd'hui revendique sa place ce et pense que son temps est venu pour être Président de la République tout juste après le génocide des Bakongos en 1998 : c’est la chasse de Yves Motando au Poste de Chef d’Etat Major Général. « »

Au village des aveugles, les bornes sont tous devenus Rois ». D’où la guerre entre Lissouba et Noumazalaye au sein du MNR sous Alphonse Massamba-Débat. Et dans cet imbroglio, le Pool en tant grand frère de tous, tenta de s'interposer et ce qui lui coûta très cher. C'est lui qui, à chaque fois paye les pots cassés.

« La vérité et toute la vérité ! Oui en effet, la vérité est tout ce qui reste à l’homme quand plus rien n’existe ». (Général Yhombi Opango à la Conférence Nationale Souveraine).

LA MISE EN GARDE SOLENNELLE DU PRESIDENT FRANCOIS MITTERRAND.

Le 13 février 1990, me recevant à l’Elysée, alors que je me battais pour arracher la tenue de la Conférence Nationale, le Président François Mitterrand m’apprend :

« Il y a deux personnes dans votre pays ; tant qu’elles resteront debout, votre pays ne connaîtra jamais de paix » :

Ces deux personnes sont sans nul contexte ; incontestablement, indubitablement, assurément, indiscutablement, formellement identifiés, sans aucun doute, d’une manière certaine : Sassou Nguesso et Pascal Lissouba (qui ont eu comme Lieutenants : Ambroise Noumazalaye et Mbéri Martin qui ont eu comme parrains au passé sulfureux au sein de la JMNR et du MNR. Ces deux têtes de turcs ont ensanglanté notre pays par personnes interposées dans les années 60 sous Massamba-Débat parce qu’elles se battaient comme des chiffonniers pour le leadership ; pour la place, pour savoir à quel moment ils arriveraient, ils détrôneraient le Pool pour lui arracher son leadership naturel. D’où leur alliance mortifère à l’origine de tous nos maux. Ils le firent d’abord en massacrant les trois fonctionnaires afin de discréditer le Pouvoir du Pool et surtout l’homme pieux qu’était Massamba-Débat comme ça, on dira qu'au Pool aussi il y a des assassins (d’où les assassinats des Trois Hauts fonctionnaires en 1965 :

-Lazare MATSOKOTA doué d’une intelligence hors pair, hors du commun, un crac comme dirait un savant du 20 ème siècle, que les deux têtes de Turc : Pascal Lissouba et Ambroise Noumazalaye rivalisaient à mort et qui dans le quartier latin en France où ils étaient venus étudier, ne pouvaient égaler ni même se rapprocher de l’homme le plus intelligent de leur promotion et de l’histoire congolaise qui : quand il parlait, discourait, les châtaigniers d’or descendaient à terre pour le caresser. Il était inique, écrira Maître Jacques Vergès dans :

« La Justice est un jeu » Ed Albin Michel. Maître Jacques Vergès dit de son ami et Collègue en Doctorat, qu’il était : « brillant, éloquent, truculent, symptomatique ». Il était ce qui est aujourd’hui, Blé Goudé en Côte d’Ivoire. C’était un crack hors paire, doué d’une intelligence trop brillante, ce qui malheureusement, lui attirait toutes les convoitises, les jalousies, les haines les plus monstres et les plus féroces au point de plonger notre Congo dans une guerre qui continue à se faire entre alliés et contre alliés des deux camps et fait beaucoup de dégâts.

LA GUERRE DE DEUX COQS QUI NE PEUVENT PAS CHANTER DANS UN MEME POULAILLER.

Arrivés au Congo, la guerre de positionnement s’est poursuivie sur place et dans l’administration et dans sur les ministères. Et en février 1965, les frustrés passèrent à l’action en assassinant les Trois Hauts Fonctionnaires qui leur faisaient beaucoup d’ombrage et ne les laissaient pas dormir. Il fallait impérativement les faire disparaître pour qu’ils aient plus de liberté d’agir. Ce sont : Joseph Pouabou Magistrat, Anselme Massouémé Prêtre et Lazare Matsokota Procureur Général de la République.

TOUT A COMMENCE AU SORTIR DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE.

Vous conviendrez avec moi que même à cette époque, ceux qui font la politique, la vraie, sont à 90 % originaires du Pool ; que ce soient chez Jacques Opangault que chez Félix Tchicaya la majorité vient du Pool. Tenez et regardez avec moi :

La liste de Jacques Opangault pour le MSA : Yaoué Charles, Senga Clément, Bouboutou Raphael, Bala François, Sakana Albert, Concourmeau Antoine, Loko, Casaban Mazérolles (5 sur 8) sont Bakongo.

La liste de Félix Tchicaya pour le P.P.C. : il aligne : Lounda Aubert, Mvouama Louis, Kitoko André, Decorads Prospère, Mouzekakani Romuald, Bakala Nicolas, Niakissa Jean Baptiste, NTounda Néré, Mamaki Jean (dont 6 sur 9).

La liste de Samba Delhot aligne : Bankaites Jacques, Dinghat Jacques, Kimbalou Marcel, Koubemba Michel, Nkounkou Ange surnommé Mantiama, Mouangou Mathieu, Ndoulou Jules et Mpélé Dagobert.

La liste de Jacques Makanda se compose : Jacques Makanda, Mouekolo Jacques, Moungany, Gayo Ignace, Kazzi Simon, Mbemba Camille, Zidialo, Eckaband Jean Marie, Dokoumbaye et Ayela Ambroise.

La liste de Tadet Emmanuel : Nzalakanda Dominique, Nouroumby François, Samba Lévy, Louzala Daniel, Malanda, Bouendé Prospère, Locko Mathieu, Malonga Jacques.

LE POOL VEUT ET TIENT A REPRENDRE SON LEADERSHIP.

Le refus opposé par Jacques Opangault à renoncer à ces appuis « colonialistes » va alors orienter, en désespoir de cause les populations du Pool à faire le choix sur un des fils ; le leur et c’est sur l’Abbé Fulbert Youlou. « Avant de le choisir, la même délégation ira d’abord consulter Alphonse Massamba-Débat, alors Directeur de l’école de Mindouli le 15 août 1955 pour prendre la tête à la compétition électorale.

Cette délégation sera composée entre autres de Joseph Senso, Prospère Locko, Yves Mfouna, lui demandant instamment de « sauver le pays », selon leur propre expression, c'est-à-dire ; de se présenter contre Félix Tchikaya, « défaillant » Alphonse Massamba-Débat déclinera l’honneur et la sollicitude bienveillante de ses frères, en donnant comme argument : « le respect de Droit d’ainesse » Mais la vérité est qu’il ne pouvait naturellement pas combattre son chef de file dont l’action venait d’être compromise sérieusement par la maladie et l’hostilité que lui vouaient, malgré l’amendement qu’aurait pu constituer sa collaboration actuelle avec l’administration, tous les colons qui continuaient à l’accuser d’agent communiste et faisaient tout pour élever le leader Jacques Opangault. Alors, il leur demanda d’aller voir le grand Frère ; l’Abée Fulbert Youlou qui n’était pas loin de là, mais juste à la Paroisse.

Après son refus et sous sa recommandation, la même délégation ira deux mois après voir l’Abbé Fulbert Youlou à Mindouli (encore et encore Mindouli !). Il ne faut pas ignorer qu’à cette époque l’Abbé Fulbert Youlou avait des idées quelque peu progressistes, assez avancées pour sa fonction de Clerc. Cela lui apportera du crédit et quelques-uns de ses écrits dans les journaux locaux, qu’il signait sous le pseudonyme de Bindi (Bindi) étant le nom de son père, suscitèrent quelques intérêts.

Avant et au sortir de la deuxième guerre mondiale la Région du Pool était à tous les fronts pour la décolonisation de son pays. Et curieusement, c’est comme si elle était toute seule pour ce job qui l’avait bien marqué et avec lui tout le pays sur le terrain de la bataille où tous les noms des héros qui ont marqué notre histoire commune sont tous du Pool. Je me demande où étaient les autres régions ? Notamment ceux qui au Nord de notre République aujourd’hui, se sont accaparés de tout notre héritage légué par nos parents.

Quand en 1941 Buttafoco au nom du colonialiste assassine notre Héros national, André Grenard MATSOUA, le Pool est presque laminé. Il plia mais ne rompt pas. Mais il dut se résoudre à méditer sur son lendemain. Fallait-il continuer la guerre, la lutte quand tout avait été presque décimé ? Le Pool se résolut à une autre forme de lutte. Beaucoup optèrent pour ne plus reconnaître la légitimité du colonialiste à qui ils ne donnèrent plus un chèque en blanc. Ils refusèrent et ils refusent encore aujourd’hui le pouvoir issu du blanc : ce sont les « Corbeaux, les Matsouanistes » qui refusèrent tout ce qui parlait de la France. D’où leur vote symbolique de voter « blanc » mais plutôt les « bihichis » symbolisant les os d’André Grenard Matsoua. D’autres cependant étaient partis nombreux se jeter dans les bras de Félix Tchicaya et une autre partie alla vers Jacques Opangault. Et si on a pu remarquer la montée de Félix Tchicaya au Parlement français et sur le Territoire nationale, c’est en grande partie à la présence des fils du Pool à ses côtés.

En dépit de la cause, le Pool fit allégeance au premier venu même ceux qui brillèrent par leur absence sur le terrain de la libération du pays. Et celui-ci a duré jusqu’en 1956 quand enfin, la région reprit conscience et son état, et opta pour la reprise de son leadership du pays.

Alors un sursaut d’orgueil régionaliste, un élan régionaliste s’éleva, inspira les sieurs Senso qui allèrent demander à Alphonse Massamba-Débat de reprendre le bâton de commandement car le Pool était fatigué de transporter les sacs des autres.

LA PANIQUE DANS L’ALLIANCE M.S.A DE JACQUES OPANGAULT ET G.P.E. DE KIKOUNGA-NGOT UNE VRAIE FRIPOUILLE QUI N’AVAIT JAMAIS AIME LE POOL.

Qui était Kikounga-Ngot : une fripouille, une crapule, un kimpoumboulou, un vrai frustré qui, intrinsèquement n’avait jamais porté le Pool dans son cœur. Et pourquoi : tout simplement parce que cet homme voulait être médecin. Et l’administration colonialiste procédait à une sélection pour retenir les candidats. Ils étaient deux : Samba-Delhot et Kikounga-Ngot. Le plus intelligent comme Dieu l’a toujours voulu, c’était Samba-Delhot. Ce malade comme, il n’était pas retenu, pourtant par la France, en voulait et en a voulu jusqu’à sa mort au Pool. Et dans son Testament qu’il a laissé et dont j’ai la teneur, il avait écrit : « Jamais d’Alliance avec le Pool ». Il s’adresse là à ses parents du NIBOLEK. à qui il a contaminé sa frustration, sa haine et sa convoitise lesquelles corrosions sont nocives. explosives, destructives, désagrègent;

Donc fils du Pool, vous savez avec qui vous mangez, parlez et travaillez. Vos amis sûrs sont du Kouillou, rappelez-vous que c'est vous qui avez fait Félix Tchicaya ; c’est vous. Ils sont tékés de quel que coin où ils sont : ce sont vos frères. Les mbochis sont vos pires ennemis. Qu’on me traîne devant les tribunaux et je vous démontrerai tout ça. Toute façon mon livre est beaucoup plus explicite, mieux et scientifiquement détaillé. (Ceux qui vous font croire qu’ils compatissent avec vous le Pool, se moquent bien de vous quand ils se retrouvent dans leurs Alliances obscures. Et s'ils avaient la force de vous détruire, ils vous détruiraient sans autre forme de procès. Ils ne vous aiment pas.Vous haïssent à mort. Conseil : entre vous, soyez unis pour vaincre l'adversité. Sinon, vous serez détruits.

Et l’Abée accepta de reprendre le bâton de commandement pour la région et pour sauver le pays. C’est la naissance de l’U.D.D.I.A. qui connut une naissance fulgurante, digne de la puissance du Pool. Et quand en 1958, il fait ce que font d’autres parties dans d’autres pays où la démocratie règne en maîtresse,

Ce geste sera mal interprété par les autres notamment l’Alliance Opangault / Kikounga-Ngot. Et dans un langage purement guerrier, Kikounga-Ngot demande et pousse sa région du Niari à faire la guerre pour ce peu. Mais était-il fort pour gagner cette guerre qu’il initia ? Avait-il les couilles bien modelées pour affronter le Pool parce que l’Abée Fulbert Youlou coopta un de ses Députés en la personne de Yambot ? Les déclarations guerrières de Kikounga-Ngot de retour de France qui ne choisit pas une autre procédure, un autre moyen de régler un litige seront sans nul doute déterminantes et si notre pays s’est enflammé : c’est à cause d’un malade comme lui.

Les 16 – 20 Février 1959 quand les problèmes non solutionnés ou mal interprétés peuvent venir à la surface rappeler la vérité.
La guerre de 1959.

« L’inconscience d’un déséquilibré provoque la réaction de ceux qui en sont victimes. » et « quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites » disait le Général de Gaule.

Conformément au droit pénal : « N’est pas seulement criminel, celui qui prend une arme à feu, une arme blanche : un couteau, une flèche, une machette, une sagaie ou une hache et tue. Celui qui incite au meurtre, celui qui dicte des mots meurtriers, criminels, celui qui énonce des concepts incitatives est aussi criminel ». Kikounga-Ngot. Il est mort sans qu’on ne l’ait jugé pour incitation à la guerre.

En ce mois de décembre 1958, où il vient d’allumer une étincelle qui couvait, un feu qui va bientôt enflammer toute la République, Kikounga Ngot rentre de Paris où il vient de prendre contact avec la maison mère de son mouvement, à savoir le Parti communiste Français, quand, dès son retour il entonne la chanson guerrière :

« Je vous invite à vous unir et, s’il le faut, à faire la guerre, la guerre civile pour obtenir l’écrasement de ce gouvernement qui ne représente rien et se refuse à de nouvelles élections ainsi qu’il avait été précisément convenu »

Tout avait été énoncé : « guerre civile ». L’intention était là, la préméditation, les hommes mobilisés, incités à cet effet et chauffés à bloc pour faire la guerre. Cette guerre était bel et bien là l’œuvre d’un fils du Niari. Quant bien même que tous les éléments étaient déjà remplis. Le même Kikounga Ngot ajouta à qui voulait l’entendre :

« Le peuple du Niari ne se laissera pas faire. Nous allons provoquer de nouvelles élections. Et s’il le faut, nous les imposerons par les armes. Ce n’est pas Youlou qui commande mais Vial qui a beaucoup d’argent et fait ses quatre volontés. Mahé qui a trahi et torturé ses frères de race pendant l’occupation Allemande et Christian Jayle ; si ceux là viennent à Dolisie, nous les pendrons par les pieds, s’il le faut, j’irai jusqu'à la guerre civile ».

C’est à peine imaginable : le ton les mots et l’endroit !

Il existe un grand miroir collectif national et mondial dans lequel, tous les hommes politiques devraient se mirer afin de sortir toute ineptie et surtout apercevoir leurs immondices, leurs ignominies. Mais aucun n’ose s’y regarder. Ils ont peur de découvrir leurs perfidies, leurs bosses et leurs crimes, car la vérité les choquerait. Soucieux de préserver la tranquillité des esprits et la paix sociale, nous avons voulu dire et écrire cette partie de notre histoire contemporaine, sans passion, sans esprit partisan, n’occultant aucun détail, ne laissant aucun point d’interrogation nulle part, aucune exclamation en suspens. Aussi, nous ne sommes pas comme François Mauriac, qui, dans son bloc-notes en 1958, se demanda : « Pourquoi compter le linge sale, si vous savez d’avance qu’il ne peut y avoir de lessive et qu’il n’y en aura pas ? »

ET DEPUIS ARRIVÉE DE L’ÈRE DÉMOCRATIQUE AU CONGO ET LA POURSUITE DE LA POLITIQUE DE LA MARTYRISATION DE LA RÉGION DU POOL.

Avec l’arrivée de Pascal Lissouba, le Pool continue à être saigné et des plus belles d’ailleurs. C’est pourquoi, il faut rétablir la vérité historique. En toute chose, toute œuvre, il y a certains domaines où il est possible de se rattraper. Mais cette évidence est impossible, quand un pouvoir a versé du sang de ses concitoyens. Le sang est et reste une tâche indélébile. Et depuis l’arrivée du Président Pascal Lissouba, il s’est démarqué avec son peuple. Tout le cirque avait commencé le lendemain de la proclamation des résultats du deuxième tour. Normalement et conformément aux textes en vigueur, c’était le Conseil supérieur et le Gouvernement de Transition qui devraient faire le lit du nouveau pouvoir.

L’artichaut se mange feuille par feuille, mais nos frères du NIBOLEK, brûlant d’impatience, ont tout fait pour passer outre, ce principe. Ils avaient déjà envie pour manger le cœur de l’artichaut. On comprend que ce légume n’existe pas dans le NIBOLEK, mais il n’y a pas de demander à ceux qui savent pour vous indiquer. Trop gourmand et dans la précipitation, on avait tout raté : les débuts, comme le disait M. Yhombi-Opango. Le nouveau gouvernement ne devrait entrer en fonction que vers le 15 octobre. Monsieur le nouveau Président et ses cow-boys manifestaient une certaine impatience fort-étonnante, les poussant à aller plus vite que la musique. S’ils étaient en Amérique où on est élu au mois de Novembre et ne prendre les fonctions le 20 janvier, avec eux, il y aurait guerre s’ils ne prenaient pas le pouvoir tout de suite, aussitôt élu.

En effet, tout juste les résultats du deuxième tour connus, on a vu les dirigeants de l’UPADS, aller jusqu'à la Présidence de la République, à la Primature, au Conseil supérieur de la République et à d’autres Instances et Ministères exiger de procéder à la passation de service, alors que le nouveau gouvernement n’était même pas encore connu. Dès lors, nous avons compris qu’il aura des clowns à la tête de notre Etat et le nouveau Congo démocratique connaîtra des problèmes.

LA GUERRE DE 1992-95 OU L’ALLIANCE ANIMÉE ENTRE DES CRAPULES : DES « BIMPOUMBLOUS » VENUS DE LA JUNGLE.

Le 11 février 1993 .

A la case du peuple de Sibiti située à la Place de la Gare, un Ministre de la République, le nommé François NGUIMBI, lance le pavé dans la mare. Suivant à la lettre la leçon dictée par son Chef spirituel, l’autre pyromane Kikounga-Ngot. Ici, il répéta la malheureuse phrase du Président Pascal Lissouba qu’il mit à son compte.

« La Démocratie, c'est l'art de l'intimidation ».

Il alluma le feu et c'était le prélude de la guerre de 1993. Il ne s’était pas arrêté là. Comme ils ont dans cette partie de notre pays l’art de l’intrigue, il déclara en substance, haut et fort à qui voulait l'entendre avec le même accent que son parent Kikounga-Ngot que :

« Si les événements du 30 novembre arrivaient à se répéter, aucun ressortissant du Pool ne doit sortir vivant du NIBOLEK. » (François Nguimbi).

Cette phrase prémonitoire et pathétique résonna dans les oreilles des NIBOLEKOIS comme une incitation à la guerre, comme l’avait fait 35 ans plus tôt son parent Kikounga-Ngot. Fortement ovationné par une foule surchauffée à bloc et venue exceptionnellement l'écouter ; celle-ci répondra comme par télépathie en chœur. « Message bien accueilli et faites de sorte, Monsieur le Ministre François Nguimbi, comme si c'est déjà exécuté !»

C’est une déclaration qui suscita un climat de grande psychose au sein des ressortissants du Pool émigrés nombreux dans cette sous-région (près de 100.000). Mais vous comprendrez encore que dans cette même sous-région, l'histoire bégaye toujours car en 1958 c'est de Dolisie qu'est prononcé le discours incitatif qui quelques jours après, enflammera le pays et là, il n’avait fallu que cet espèce de dérapage pour que le Congo s’allume et commence à compte ses morts. C’est toujours l’Alliance Nord / Niari. Ou Nord NIBOLEK.

Ramenons les choses à leur juste contexte pour que l’on ne se méprenne pas. Vingt deux ans durant, le Parti Congolais du travail a tenté d’écraser la région du Pool, en la muselant et en prenant comme appui l’actuel « NIBOLEK ». Mais si le Pool gémissait de douleur, le NIBOLEK n’en était pas moins offusqué dans sa dignité, non par compassion pour le Pool agonisant, mais plutôt pour le second rôle auquel il était soumis durant tout le règne du PCT schématiquement et de façon brute, on disait ceci, si le Pool était le prisonnier du PCT, sa bête de somme, le NIBOLEK était son esclave, son homme à tout faire. C’est par lui que la Cuvette essayait de marcher sur la Pool, mais aucune force centrifuge ne peut marcher sur le Pool. Au Congo, cette force n’est pas encore née. Et c’est donc par lui que le PCT essayait de donner à son pouvoir une cohésion nationale que réellement elle n’avait pas.

Au moment où la démocratie vient de libérer toutes les énergies, la quasi-totalité des cadres du NIBOLEK évoluant au PCT étaient tous allés s’agglutiner à l’UPADS comme à un refuge semble t-il, et le PCT ne s’en émouvât pas pour autant, car actuellement, il a son regard tourné du côté du Pool d’où il craint une « vendetta ». Aussi va t-on crier à cor et à cri à l’intégrisme des revanchards du Pool, oubliant que du même coup, on faisait le lit du troisième larron. Le NIBOLEK, de son côté menait une offensive sur deux fronts, contre le PCT son ancien mentor et contre le Pool sa bête noire.

Et à la première sonnette d’alarme, on l’a vu faire un chorus avec le PCT pour garder le Pool dans son état de « région vaincue et soumise » alors qu’en même temps, il caressait le PCT dans le sens de ses poils rien que pour l’endormir en fredonnant la chanson : « fais dodo, PCT mon grand frère, fais dodo etc, etc... »

Pour Sassou-Nguesso et le PCT, le danger ne pouvait survenir que du Pool, oubliant qu’un esclave qui voudrait s’affranchir est plus dangereux qu’un prisonnier en quête de liberté. L’esclave connaît parfaitement les habitudes, les réactions, les goûts, les ruses, les loisirs de son maître. Ceci explique tout le reste, tant la passe magistrale qui a porté l’UPADS au pouvoir et le non respect de l’accord PCT/ UPADS avait été un jeu du chat et de la souris.

Oui Pascal Lissouba et Sassou-Nguesso avaient joué « au chat et à la souris ». Le dernier, Sassou Nguesso, voulant prendre sa revanche à tout prix. Voyant les choses se détériorer avec son nouveau mari, mettant en pratique la réflexion selon laquelle : « en politique, il n’y a jamais d’amis et d’ennemis permanents. Seuls les intérêts sont permanents ».

Alors Mister Dénis Sassou-Nguesso, ne voyant aucun gène va courir s’agenouiller aux pieds de Bernard Kolélas à qui il a fait tant mal, et beaucoup de tort au vaillant peuple du Pool, lui demander pardon de le recueillir car devenu errant. Il avait peur de se voir rejeter par tous. Mais qu’est ce qu’un pardon à côté du pouvoir ? Alors, il fallait le récupérer, ce lionceau en liberté, essayer de l’adopter et le dompter pour lui enseigner surtout les grandes leçons de démocratie et de savoir vivre en société et plus tard le jeter dehors car il reste toujours dangereux même bien éduqué. Un sauvageon reste toujours un sauvageon. il a fait trop de mal à non peuple, à ma région qui ne peut le pardonner. Alors plus tard on le renverra à son état sauvage qui, évidemment le rendra plus agressif, plus dangereux encore.

Dénis Sassou-Nguesso a voulu faire feu de tout bois. Il a mis à profit des générations qui ont divisé le pays à partir du PCT. Il faut berner Pascal Lissouba. Alors qu’il avait déjà signé l’accord URD/PCT, il n’avait cessé de rassurer ce dernier que rien de tel n’était et que la cogitation URD/PCT n’était que l’affaire d’Ambroise Noumazalaye.

Pour mettre Pascal Lissouba en confiance, Dénis Sassou-Nguesso avait dû cesser les services d’un « banni » de la politique Lékoundzou Ethi Ossétouma. C’est ce que « JR » de Dallas appelle : « jouer au jeu de haute gamme. Car on ne sait jamais de quel côté se trouve la carte gagnante ». Mais malheureusement qu’il y a un espoir terrible et profond en l’homme disait Malraux. Aussi aux sollicitations du groupe URD/ PCT qui lui demandaient de changer de gouvernement, Pascal Lissouba allait-il opposer une assurance béate ?

L’URD va en avoir des frissons. Elle criait d’être trompée, elle aussi par le PCT une seconde fois et décide d’effectuer le voyage d’Oyo pour en avoir le cœur net. Dénis Sassou-Nguesso les accueille comme des vrais amis contrairement à la délégation de l’UPADS, qui, elle avait été reçue hostilement et avait attendu de bonnes heures dehors avant d’être reçue. Là il a étalé sa grande politique, surtout quand on a affaire à une bête, un animal rusé que lui. « Si nous mettons notre visage à découvert à l’UPADS, elle risque de nous prendre par le dos ».
Rassurée, l’URD va regagner Brazzaville et adopter une attitude silencieuse qui a été la sienne. Elle a été payante car pendant ce temps le noyau dur de l’UPADS orchestré par la bande des quatre mousquetaires n’arrêtait d’aller rassurer le Président de la République que la présidence de l’Assemblée reviendra à l’UPADS. Quant à la motion de censure, elle ne passerait pas.

Sur ces entre faits, pour la réalité et oubliant dès l’instant que : « le lièvre, si malin soit-il, a toujours fini par se faire prendre ».
Pourtant, il prenait son argent comptant, la subtile argumentation fournie par Dénis Sassou Nguesso selon laquelle le PCT serait traversée par deux courants (les vieux et les jeunes) et que par conséquent, l’URD ne saurait obtenir les voix que lui donnerait la majorité parlementaire. « Malin, malin et demie ».

Deux déceptions cardinales vont faire prendre la boussole à M. Pascal Lissouba. D’abord la porte de la Présidence de l’Assemblée nationale, défaite qu’il a eue du mal à digérer. Il n’a pas réussi à se doter d’une assemblée nationale qui soit l’UPADS bis ou tout au moins, la copie conforme de l’UNR, toujours prête à lui faire les éloges, l’idolâtrer.

« La guerre n'est qu'une partie des rapports politiques mal réglés et mal énoncés et par conséquent nullement quelque chose d'indépendant».(Carloon Clauseroitz)

(Lire suite Partie 2)
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:31
 
Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.
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Tags:République du Congo

 

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Mgr Louis PORTELLA, évêque de Kinkala, dans le département du Pool (Congo Brazzaville). / Emanuela DE MEO/CPP/CIRIC

9 juin 2017 

Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.

« Le département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire » note Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala au sud-ouest de la République du Congo où la guerre civile s’enlise entre forces de sécurité et partisans de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi, depuis la réélection contestée du président Denis Sassou N’Guesso en avril 2016.

Selon Mgr Louis Portella, « la population est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée ne sachant à quel saint se vouer » poursuit-il tout en se disant inquiet de « déplacés chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité ».

A lire aussi : Congo-Brazzaville : l’inquiétude de l’évêque et des chrétiens

Interrogé par Urbi et orbi Africa, le Père Claver Boundja, aumônier national des universités congolaises et membre de la commission doctrinale de la Conférence épiscopale du Congo, estime que « la question de la région du Pool n’est qu’un aspect de la crise globale qui gangrène le pays avec la forte présence, sur l’ensemble du territoire, des groupes armés qui avancent largement vers la capitale Brazzaville ».

Pour cet expert proche de la Conférence des évêques du Congo, « l’Église a toujours proposé, en vain, un dialogue pour mettre les acteurs politiques et les chefs de groupes armés autour d’une table en vue de résoudre la crise. Mais, à l’heure actuelle, elle manque d’interlocuteurs crédibles auprès des autorités qui, malheureusement, ne privilégient que la solution militaire pour juguler la crise », explique-t-il.

Le Père Claver Boundja va même jusqu’à dénoncer « un régime militaire réprimant tous ceux qui expriment leur ras-le-bol à travers des groupes de réflexions citoyens ou des manifestations pacifiques ». Face aux autorités qui « s’obstinent et ne s’ouvrent pas au dialogue, les nombreux fidèles catholiques attendent plutôt des évêques non seulement des déclarations mais une confrontation directe pour dire non au pouvoir en place à l’instar du cardinal martyr congolais Émile Biayenda qui a joué un rôle central pour pacifier le pays dans les années 1970 ».

L’appel à l’apaisement

S’adressant aux responsables politiques, Mgr Louis Portella leur demande de « manifester plus fortement une préoccupation solidaire dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance de la population (…) exposée à des traitements inhumains ». Dans la même ligne, l’évêque de Kinkala demande aux rebelles de tourner la page du « cycle interminable de violences et de cruautés ».

À en croire les estimations de l’ONU, au moins 13 000 personnes ont connu l’exode dans le Pool sans compter « beaucoup de jeunes appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des (rebelles) ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons » dont fait état la déclaration de Mgr Louis Portella. Cette situation se dégrade malgré les appels à la paix du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican lors de sa visite à Brazzaville au mois de février denier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatique du Saint-Siège avec la République du Congo.

LIRE LA SUITE : http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/afrique/cri-dalarme-de-leglise-congolaise-contre-guerre-pool/

 

A lire aussi : L’offensive diplomatique du Vatican en Afrique

Jean-Paul Musangania

 

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NOTRE COMMENTAIRE :

Selon la dernière déclaration du Représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique centrale, ce ne sont pas 13 000 personnes mais plus de 81 000 qui ont connu l'exode dans le Pool où le régime en place applique l'Opération "Hérode" qui consiste à appréhender tous les jeunes de la région, sous prétexte qu'ils sont tous des (rebelles) ninjas.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:46
 
INTRO : A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geun–hye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres...
 
 

Par Rigobert OSSEBI

A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geunhye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres. Au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, c’est l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui a été condamné à 15 ans de prison pour corruption. En France, l’ex-Premier ministre François Fillon a été mis en examen, avec son épouse, pour quelques dizaines de milliers d’euros de salaires obtenus au travers d’emplois fictifs ; et il est empêtré dans les pires difficultés pour deux ou trois costumes, à 10.000 euros, offerts par la Françafrique ou au moins par l’un des ses représentants.

Au Congo, les montants qui ont été détournés sont sans commune mesure. En une quarantaine d’années d’un pouvoir mafieux, il semblerait qu’une bonne trentaine de milliards de dollars ait disparu dans les poches de Denis Sassou Nguesso et de ses proches ; au détriment de quatre millions de Congolais dont la plus grande partie vit maintenant sous le seuil de pauvreté sans mot dire.

Depuis deux générations, ils ont été privés de tout par un petit gang mafieux. Ils ne sont plus payés, rares sont ceux qui ont des revenus, et malgré tout ils continuent à vivre plus mal que bien. Chapeau aux chers parents ! Ils ne laissent rien apparaître de leur colère ni de leurs souffrances et ils encaissent tous les coups ! Il est vrai que leurs représentants sont soit emprisonnés soit muets et qu’aucun d’eux ne les poussent à la révolte ! Demain ne sera pas meilleur et en cela, peut-être, résiderait l’espoir d’un changement. Un beau matin, il se pourrait qu’ils en aient vraiment assez, des uns et des autres, et alors il en sera fini de toutes ces injustices et mauvais traitements. En effet, tous savent fort bien que leurs misères ne sont pas une fatalité mais la conséquence des vols sans limite et d’une prédation permanente depuis 40 années. Oui, Sassou Nguesso a tout volé ! – Pas toujours tout seul !- Et plus encore, il a incroyablement endetté le pays auprès d’autres Etats, institutions publiques et partenaires privés ; tous pour la plupart complices !

Jean-Dominique Okemba et Ndengué François

Sérieux espoir : les médias du monde entier commencent à s’intéresser au cas du « Congo-Brazzavole ». Le nom de Nguesso, de plus en plus difficile à porter, est devenu synonyme de « corruption, de vol et de dictature ». La France n’est plus tout à fait muette et même Le Monde (29/03) commence à faire ses choux-gras de la prédation d’un Willy Nguesso ; on comprend, alors, fort bien que l’histoire tire à sa fin, même si l’on n’apprend pas grand-chose sauf précisions sur le parc automobile familial et sa démesure outrancière : « …pas suffisant pour subvenir à son train de vie sybarite. « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

madame Soudan-Nonault Arlette se prenant pour Marie Antoinette

Toutefois la conclusion de Joan Tilouine, co-auteur de l’article, réjouira les connaisseurs… : « En France, il est le premier membre de la famille présidentielle à être mis en examen dans ce dossier des « biens mal acquis ». D’autres proches du chef d’Etat, comme son fils Denis Christel à qui l’on prête une ambition présidentielle, et ses amis pétroliers corrompus pourraient bien être les suivants. Les réseaux de la Françafrique qui couvraient le « clan Sassou » sont déchiquetés. Seuls face à la justice, les maîtres du Congo-Brazzaville, où plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, pourraient être amenés à se justifier des accusations de crimes économiques qui pèsent sur eux. » 

Denis Christel pourrait bien être laminé par un Jean-Jacques Bouya,  qui sait très bien le rôle qu’il a joué dans le déclenchement des audits d’ECAir, ou par un Edgar Nguesso, revanchard comme son dictateur d’oncle, qui est informé qu’il propose aux médias parisiens, contre paiement consistant, de publier de vieilles casseroles ; comme celles que nous avions diffusées il y a bien longtemps sur sa suite louée à l’année (1 million d’euros) dans un Palace de la Place du Trocadéro, à Paris.

Quant à « ses amis pétroliers corrompus » (de Denis Christel ou pas), alea jacta est, les dés sont jetés… ! Partout dans le monde, les Nguesso « avec leurs amis pétroliers » sont en tête des listes des corrompus et des corrupteurs à surveiller de près. En Suisse, au Portugal, des coups très sérieux leur ont été assénés. Deux ou trois verrous qui les protégeaient dans les affaires pétrolières sont en train de tomber. Notamment, l’Italie qui n’a pas digéré l’arrestation des deux journalistes qui s’étaient rendus à Pointe Noire pour une interview de Fabio Ottonello, l’ex-gendre du kleptocrate en chef, Denis Sassou Nguesso. Après le Nigéria, et les poursuites judiciaires pour corruption contre ENI, les affaires pétrolières congolaises font maintenant la une, ou presque, en Italie. Business Insider un site italien d’informations économiques et financières vient de mettre son nez dans le permis Marine XII dont l’opérateur est ENI, anticipant sûrement de peu le Parquet de Milan… (https://it.businessinsider.com/tangenti-in-congo-del-fondo-och-ziff-le-autorita-usa-chiedono-informazioni-alleni/ )

(Déjà, il y a presque deux ans, Congo-Liberty s’était penché sur cette affaire en reprenant les éléments de l’enquête des journalistes de Bloomberg dont l’article avait été traduit http://congo-liberty.com/?p=11823  L’Intermédiaire qui a aidé un fond spéculatif américain à obtenir le contrat du siècle dans le pétrole au Congo.)

En 2007, le Congo via la SNPC avait attribué à ENI 90% du permis Marine XII sans paiement « officiel » d’un bonus ou de toute autre contrepartie. La SNPC avait gardé seulement 10% à la condition qu’ENI accepte, en cédant 25% des parts, le partenaire qui lui sera désigné ultérieurement. Ce qui fut fait en 2009 avec la présentation de New Age qui appartenait à un groupe d’actionnaires privés incluant le Fond d’investissement Och Ziff, le trader pétrolier Vitol ainsi qu’un groupe de fonds souverains non-déclarés. New Age devint alors l’associé d’ENI ; sans appel d’offres international ni bonus apparents. Ces derniers points seraient au cœur de l’enquête de la très puissante U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), avec d’autant plus d’attention que Marine XII détiendrait près de 6 milliards de barils en réserve (même à 50$ le baril cela est impressionnant).

Selon Business Insider Italie « La vente de 25% à un tiers – a expliqué la direction de la société pétrolière…faisait partie intégrante de l’accord signé par Eni. Le gouvernement congolais nous a informé du nom de ce nouvel actionnaire, New Age, et de respecter les engagements…… Eni n’avait donc aucun droit de choisir ou d’approuver New Age…..

Selon les conclusions de la SEC (qui, dans le document final sur les enquêtes, omet toutefois certains noms, facilement accessibles), Och Ziff aurait conclu la transaction dans Marine XXII malgré « un risque significatif de corruption » et malgré l’opinion contraire de son conseil. Le document de l’autorité américaine parle même d’une conférence téléphonique dans laquelle l’un des avocats d’Och Ziff a fait une dernière tentative désespérée et « il a appelé de ses vacances en Italie pour arrêter » l’opération, mais sans succès. En outre, le super Hedge fund américain n’a même pas pu expliquer le rôle des intermédiaires Walter Hennig et Jean-Yves Olivier, qui ont reçu 18 millions de dollars de la transaction. Eni prétend ne pas avoir été au courant des pratiques de corruption. » (Rires à la Rédaction de Congo-Liberty.)

 « En 2009…. suivant les directives du gouvernement congolais, Eni a effectué la due diligence (analyse financière approfondie) sur New Age, avec le soutien d’une entreprise spécialisée externe, qui n’a pas révélé de problèmes particuliers dans le domaine de la lutte contre la corruption. « 

Entre-temps, l’enquête de la SEC a trouvé le contraire…

Il y aura vraisemblablement d’importantes pénalités qui seront ordonnées par la SEC de New York à l’encontre des actionnaires de New Age et aussi d’ENI dont les actions se négocient à Wall Street. Il se pourrait bien, également, que le Parquet de Milan intervienne dans le dossier à l’encontre des protagonistes italiens. Que les uns et les autres se rassurent. La nouvelle constitution de Monsieur Sassou Nguesso ne prévoit pas de poursuivre, au Congo, ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, ou autres. Par contre, leurs dénonciateurs le seront. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Selon des proches du régime actuellement à l’agonie financièrement : longtemps !

Denis Sassou Nguesso serait très optimiste sur l’accord du FMI pour un plan de sauvetage du Congo corrompu et corrupteur ! Le dictateur dit à qui veut l’entendre : « Christine Lagarde ne peut rien me refuser ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 02:01
 
Congo- Brazzaville : Mort du Colonel Ntsourou Marcel en prison. Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville. Sassou Nguesso a eu raison de Marcel Ntsourou... Ceux qui l'ont placé là dans les conditions inoubliables doivent se souvenir... et qu'ils sachent que les orphelins victimes de Sassou seront les interlocuteurs de la France, demain...
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Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville

 

Procès Ntsourou Procès Ntsourou
 

En 1997 il était le  Gouverneur Civil et Militaire de la Région du Kouilou
 
Soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012, le colonel Marcel Ntsourou était devenu un opposant virulent au régime congolais. Le 16 décembre, une perquisition à son domicile a tourné à la guérilla.
 
Scènes de panique dans le centre de Brazzaville, lundi 16 décembre au matin. Pour la population, les détonations d’armes lourdes ravivent le cauchemar toujours présent des guerres civiles. Pour le colonel Marcel Ntsourou, 57 ans, c’est la fin sanglante d’un film dont il s’est cru le héros. Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition la plus radicale.
 
Responsable du front de Pointe-Noire pour le compte de son chef en 1997, il est nommé après le conflit successivement au poste de directeur du renseignement militaire, de commandant des écoles militaires et de numéro deux du Conseil national de sécurité. Trois fonctions enviables, mais l’avancement en grade ne suit pas. Ntsourou, qui exige ses étoiles de général, en conçoit une frustration de plus en plus vive. Le 3 mars 2012, lors d’un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, il se lâche devant ses invités : s’il n’est pas promu, c’est parce qu’il est téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) ont décidé d’étouffer les cadres de sa communauté. Le lendemain, 4 mars, l’explosion meurtrière de la poudrière de Mpila dévaste plusieurs quartiers de la capitale. Le 30 mars, Ntsourou est arrêté, puis placé en détention dans le cadre de l’enquête. Cette fois, la rupture est consommée.
 
Un an et demi plus tard, le 10 septembre 2013, c’est un homme en colère qui recouvre sa liberté après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis par le tribunal de Brazzaville – décision contre laquelle le ministère public fait aussitôt appel. De retour dans sa villa de fonction du camp du 15-Août, Marcel Ntsourou se lance alors dans un bras de fer à visage découvert avec le pouvoir. Parlant volontiers de lui à la troisième personne, il multiplie les déclarations agressives, demande à être entendu par la justice française dans l’affaire dite des disparus du Beach et jure d’empêcher son ancien mentor de se présenter à la présidentielle de 2016. "J’ai la rancune tenace et nous sommes dans une haine mortelle, déclare-t-il. Sassou sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et qu’il lui sera fatal."

Autre échantillon : "Dégagez la lune et son obscurité : Sassou. Et vous verrez apparaître le soleil et la lumière : Ntsourou." Le colonel, qui est entré en contact avec deux anciens ministres tékés de Sassou Nguesso en rupture avec ce dernier, Mathias Dzon et André Okombi Salissa, et qui croit bénéficier du réseau de soutien des anciens enfants de troupe, se prépare-t-il alors à tenter un coup d’État ? Toujours est-il que, profitant d’un évident laxisme des autorités, il transforme sa résidence en bunker, y entassant armes (kalachnikovs, fusils-mitrailleurs RPD, grenades, explosifs…) et miliciens de tout acabit, dont une bonne partie de Ninjas venus de la région du Pool. Il se fait même creuser un tunnel d’évacuation.
 
Quarante morts chez les rebelles, 2 chez les forces de l’ordre
 
Le 15 décembre, lorsque, après une banale interpellation de fidèles de Ntsourou qui a mal tourné, des policiers se présentent au domicile de ce dernier pour y faire une perquisition, ils sont accueillis par des coups de feu. Le lendemain matin, des blindés et des unités de la garde républicaine du général Nianga Mbouala se déploient autour de la villa où le colonel, sa famille et une petite centaine d’hommes armés sont retranchés.
 
Le siège, entrecoupé de combats d’une extrême violence, durera près de quatre heures avant que Ntsourou annonce sa reddition par téléphone au général Jean-François Ndenguet, chef de la police, et agite un petit drapeau blanc au milieu des cadavres de ses partisans. Bilan : une quarantaine de morts côté rebelles, deux chez les forces de l’ordre et 55 interpellations. Le soulèvement des casernes de Brazzaville, espéré par le desperado, n’a jamais eu lieu. L’abcès Marcel Ntsourou est désormais crevé. Reste à en traiter les métastases.
 
Au Congo-Brazzaville, Marcel Ntsourou a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il a donc été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Il avait été arrêté en décembre 2013 après de violents affrontements entre ses miliciens et l'armée en plein centre de Brazzaville.
 
L’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Seule l’infraction portant sur l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat n’a pas été retenue contre l’ex-officier qui a écopé d’une peine lourde : les travaux forcés à perpétuité.
 
Plus d’une cinquantaine d’accusés ont également écopé de peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés. Parmi ces personnes figure Benjamin Okouya, un des lieutenants de Marcel Ntsourou, qui avait annoncé sa réédition lors des affrontements du 16 décembre.
 
Une cinquantaine d’autres accusés ont été purement et simplement acquittés au bénéfice du doute. Madame Charlotte Ntsourou fait partie de ces acquittés.
 
Fin d’une disgrâce
 
Les avocats de l’Etat se sont réjouis du verdict évoquant la bonne marche de l’Etat de droit au Congo. « La cour est souveraine. Je pense que les juges ont dit le droit au regard des éléments, d’après leur intime conviction. Nous pouvons nous réjouir que nous sommes au Congo dans un Etat de droit. La décision qui est rendue est tout à fait objective », a ainsi salué maître Emmanuel Oko. « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs », ont rétorqué les avocats de la défense qui ont décidé de se pourvoir en cassation et ont trois jours pour le faire.
 
Même si Marcel Nstourou peut se pourvoir en cassation, cela ressemble à l'épilogue d'une longue disgrâce. Le colonel Ntsourou, qui aura été l'un des artisans de la victoire de Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile en 1997, n'obtiendra jamais le grade de général qu'il convoite. Il en aurait d'ailleurs gardé une vieille amertume.
 
C'est l'explosion du dépôt de munitions de Mpila qui fait plus de 300 morts en mars 2012, qui révèle au grand jour la rupture de Ntsourou avec le pouvoir congolais. Lors du procès qui suit en 2013, le colonel estime qu'on veut lui faire porter le chapeau pour les négligences de personnalités politiques. Malgré le réquisitoire du procureur qui demande l'acquittement, il est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.
 
L’affaire du Beach ressurgie
 
Hors de lui, Ntsourou menace alors dans les médias de parler à la justice française de ce qu'il sait sur l'affaire « des disparus du Beach ». En 1999, 350 réfugiés congolais de retour au pays disparaissent sur le port de Brazzaville. Certains affirment que le pouvoir a ainsi éliminé un certain nombre d'opposants présumés. A l'époque, Marcel Ntsourou est le numéro deux des services de renseignements.
 
Des menaces qui marquent le divorce définitif de Ntsourou avec le régime. Aux abois, le colonel se retranche chez lui avec ses hommes et le 16 décembre, des affrontements violents éclatent entre ces hommes et la police.

SOURCE : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BCongo-Brazzaville-Mort-du-Colonel-Ntsourou-Marcel-en-prison_a161328.html

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 Le Colonel Marcel Tsourou assassiné dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Brazzaville.

Incarcéré le 16 décembre 2013 dans le rocambolesque procès des explosions du 4 mars 2012  , relâché puis de nouveau jeté en prison le 11 septembre 2014, le Colonel Tsourou retrouvé mort dans sa cellule a été transporté à l’hôpital militaire, où son décès a été confirmé par un médecin .

Il a été de ceux qui avaient largement contribué au retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Il a maintenant rejoint la longue cohorte des amis du tyran trahis, empoisonnés, assassinés lâchement comme Blaise Adoua, Yves Motando et tous les autres sans-grades abandonnés sur le bas-côté dans des destinées incertaines.

Marcel Tsourou croisera les esprits des 400.000 victimes congolaises tombées dans les massacres décidés par le tyran pour instaurer sa terreur et y asseoir son pouvoir. Les compagnons de cette prison insalubre et malsaine le rejoindront  peut-être bientôt, comme tout Congolais vivant encore dans l’enfer que le dictateur sanguinaire a établi dans notre pays.

QUE TOUS CEUX QUI FESTOIENT ENCORE AVEC SASSOU-NGUESSO SACHENT QU’ILS FINIRONT COMME MARCEL TSOUROU .

LA SEULE SOLUTION POUR LE BIEN DE TOUS EST DE METTRE FIN AU RÉGIME DE SASSOU NGUESSO.

Nous sommes tous inscrits sur la longue liste des personnes, hommes, femmes, jeunes et vieux, que Denis Sassou Nguesso veut faire disparaître pour assurer, à sa seule famille, un bonheur éternel.

Pour le dictateur, dans ses rêves, nous ne sommes que des cadavres… !

Comme ce fut le cas lors de la mort de Marien N’Gouabi, aucune lésion externe n’a été relevée, par les services du dictateur Sassou Nguesso, sur la dépouille de Marcel Tsourou (Voir ci-dessous le communiqué de l’Hopital militaire)

 

Communiqué décès de Marcel Ntsourou Communiqué décès de Marcel Ntsourou
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:19
politique

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

Par Alain Mabanckou

Les dictateurs du Bassin du Congo  sont désormais en quête de légitimité hors de leur espace de prédilection: la France, ou plutôt la françafrique. Denis Sassou-Nguesso, président contesté du Congo-Brazzaville et qui n’a jamais été reçu en France depuis sa 'réélection' en mars 2016, a cru bon d’épater le monde entier en annonçant qu’il était attendu ce 27 décembre par Donald Trump, président récemment élu des Etats-Unis. Un communiqué de la présidence congolaise détaillait que les deux hommes allaient «discuter» de la Libye et de la situation du continent en particulier.

La réponse de l’équipe de transition de Donald Trump fut sèche et sans voie de recours: le nouveau président américain n’a pas prévu de rendez-vous avec Denis Sassou-Nguesso, et un tel rendez-vous n’a même jamais été prévu. Une réponse qui a été fournie pendant que Denis Sassou-Nguesso était sur le sol américain et que la télévision congolaise avait diffusé une photo truquée montrant les deux hommes ensemble. C’est donc l’une des bourdes les plus humiliantes de ce qui reste encore de la «diplomatie africaine».

En réalité, il faudrait lire en filigrane le désir secret des autorités congolaises de s’éloigner de la françafrique en lui opposant une sorte d’Americafrique. Cet épisode de faux rendez-vous avec Trump a montré les ultimes signes de l’essoufflement de ces régimes africains dont les présidents s’accrochent illégitimement au pouvoir par le biais des bidouillages de leur Constitution ou de l’incarcération des principaux leaders de l’opposition. À défaut d’être légitimement élus par leur peuple, ces dinosaures recherchent des selfies ou des accolades publiques avec ceux qui ont été démocratiquement portés au pouvoir.

Le Congo-Brazzaville n’est plus stable depuis le putsch électoral de Denis Sassou-Nguesso – président qui cumule trente-deux ans de pouvoir sans partage. On signale, dans la région du Pool, des bombardements qui se déroulent sous le silence incompréhensible de la presse francophone alors même que les médias anglophones pointent du doigt la barbarie de ces autocrates prêts à tout pour conserver leurs privilèges. 

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

La France entre en période électorale et aura un nouveau président l’an prochain. Aucun candidat pour l’heure n’a prononcé un vrai discours de rupture sur la culture française de la pérennité de la colonisation en Afrique par le biais de l’allaitement des tyrans. Et ces derniers jouissent d’une impunité qu’ils aimeraient proroger en contestant les accords de la Cour Pénale Internationale.

Nous suivrons de près les propos des différents candidats à la présidence de la France, et nous ne manquerons pas de tenir l’opinion publique au courant, afin que ceux qui votent sachent qu’ils pourraient donner un chèque en blanc à des absolutistes qui se trompent d’époque et ratent chaque jour l’occasion de lâcher le pouvoir. Ils le devraient, pourtant, dans l’intérêt d’un continent qui n’a jamais été aussi souillé, aussi piétiné, et dénigré par des personnages qu'on dirait sortis des romans latino-américains des années 1980.

Alain Mabanckou

© Bibliobs

SOURCE : mwinda.org

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:39

Le collectif #Sassoufit n’est pas arrivé au bout de sa course selon son animateur Andréa Ngombet, ici à Paris le 14 décembre 2016

Enfant de Mpila, fief du président du Congo-Brazzaville, l’activiste Andréa Ngombet mène le collectif Sassoufit qui appelle à mettre fin au régime de Denis Sassou-Nguesso

Vous n’avez pas l’impression de crier dans le vide ?
Non au contraire, Denis Sassou-Nguesso est K.O. debout. Il a perdu dans les urnes, au niveau de la Communication et il vient de se faire ridiculiser aux Etats-Unis, il ne lui reste plus que les armes

 

Face aux armes, à quoi sert un collectif comme le vôtre ?
A inspirer, planifier et déclencher la résistance citoyenne. Nous avons vu les effets dès le 27 septembre 2015, quand la population est sortie en masse pour protester contre le projet de referendum. Le slogan « Sassoufit » a retenti dans les rues de Brazzaville et de Pointe Noire. La riposte du régime avec le concept « SassOui » a fait un flop.

Mais la situation sur le terrain n’a pas bougé depuis…
Non justement, un rapport de force s’est installé. Sassou pensait que le pire était derrière lui, mais le pire est à venir: faillite économique, sociale, crise politique avec les principaux opposants enfermés. Le pays est en état de siège.

Ceux qui en reviennent n’ont pas tous cette vision. Si on écoute Sassou-Nguesso, tout va bien au Congo, même dans le Pool, où il dit avoir fait la fête…
Il a fait la fête oui sûrement, il gouverne par la fête. Il donne du pain –rassis- et des jeux –truqués- au lieu d’apporter du travail et des infrastructures. Cela les gens le voient aujourd’hui.

Pourtant, il a débuté sa campagne avec l’inauguration de la route nationale qui relie Brazzaville à Pointe Noire, un projet concret d’infrastructure
Trente-trois ans pour 515 kilomètres d’asphalte, c’est un bilan assez médiocre, surtout quand on pense aux ressources dont il a disposées.

Son principal opposant Jean-Marie Michel Mokoko est aujourd’hui incarcéré, où en est-il ?
Six mois d’emprisonnement sans jugement au mépris même de la loi congolaise selon laquelle la détention de sureté ne peut dépasser six mois. Il doit être libéré.

Mokoko est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat, une société suisse aurait même projeté de l’aider. Si ce général avait repris le pouvoir par la force, qu’aurait dit le collectif « Sassoufit » : vive le coup d’Etat ?
Tout Congolais sérieux a déjà pensé, planifié un coup d’Etat contre Denis Sassou-Nguesso et son système. C’est malheureusement la seule manière de s’imposer face à un président qui ne reconnaît pas le résultat des urnes et qui a mis en place un système mafieux. En témoigne les différents scandales financiers, de corruptions auxquels il est mêlé à travers le monde: les biens mal acquis en France, la route de l’Atlantique au Portugal, l’affaire Chironi-Nguesso en Italie, l’affaire Unibeco-Nguesso en Espagne, l’affaire Sundance-Nguesso en Australie, l’affaire Philia-Nguesso en Suisse et les « Panama papers » qui mentionnent les détournements de fonds au profit de la famille Nguesso.

N’est-il pas contradictoire pour un collectif citoyen de vouloir une révolution pacifique et de cautionner une prise de pouvoir par la force avec un coup d’Etat ?
On ne parle pas de militarisation, mais de droits à l’insurrection face à une tyrannie, à un régime bloqué. Nous parlons de seconde indépendance, car nous subissons la colonisation d’un clan qui exploite le territoire sans jamais investir. S’il y avait eu un coup d’état militaire, on aurait salué la chute. Ensuite, nous aurions été tout aussi vigilant parce que notre objectif est l’instauration d’un état de droit.

Qu’est-ce qui a fait fuir les populations dans le Pool: le retour des Ninjas du Pasteur Ntumi ou la répression du pouvoir en place ?
Ce qui fait fuir, c’est la violence et l’absence d’état de droit. C’est d’être à la merci du plus fort. A cela s’ajoute une discrimination ethnique proférée par le régime et ses supplétifs.

Les hommes du pasteur Ntumi n’ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité ? N’ont-ils pas déclenché les violences dans le Sud de Brazzaville le 4 avril dernier ?
Cela je ne sais pas. Si c’est le cas, nous en sommes très mécontents. Le 4 avril est le jour où la Cour constitutionnelle a validée l’élection illégale perdue par Sassou-Nguesso. Les actions armées ont provoqué une psychose et l’exil d’une partie de la population. Elles ont empêché le soulèvement populaire, pacifique que nous voulions. En cela, ces violences ont servi les intérêts de Sassou-Nguesso. Mais il faut rappeler que c’est le régime, bien avant cela, qui a relancé le cycle de violences interrompu depuis les accords de 2002. Il a réprimé dans le sang les premières manifestations contre le projet de référendum sur la modification de la constitution en octobre 2015.

Nous avons reçu courant 2016 plusieurs témoignages du Sud de Brazzaville et de Pointe Noire concernant des opérations de liquidation visant des jeunes de manière aléatoire. S’agit-il selon vous d’actions isolées ou au contraire maitrisées et voulues par le régime ?
L’homme qui a tué à Pointe Noire, un milicien que l’on appelle « Zulu Bad » aurait été promu. Il a été récompensé parce qu’il a mâté. C’est ce qu’on leur demande.

En RDC, le président n’a pas osé modifier la constitution et il subit des pressions intenses. Pourquoi ce qui est possible en RDC, ne l’est-il pas au Congo-Brazza ?
A Kinshasa, la société civile est plus avancée qu’à Brazzaville, il y a une relative liberté de la presse. Plus qu’à Brazza, où toutes les chaines de télévisées sont liées à des Nguesso. Le débat public est plus libre et les relais de financements chez les industriels plus vastes.

Oui, mais sur Internet, tout le monde s’exprime, vous-même ici…
L’Internet pénètre plus en RDC qu’au Congo. Une des sociétés distributrice Airtel est liée au pouvoir, elle a même envoyé un Sms du président de la République. L’autre société Mtn obéit aux consignes, même quand elles sont illégales. Celle de couper internet par exemple le 20 octobre 2015 et le 18 mars 2016. Ils ont coupé internet, les Sms et le signal de Radio France Internationale. La RDC c’est la puissance du complexe industriel et minier, il y a Moïse Katumbi qui préside une équipe de foot championne d’Afrique, il y a aussi la structure de l’Etat par gouvernorat qui donne de l’indépendance aux provinces et une église qui n’a pas été spoliée par les révolutions socialistes comme cela a été le cas au Congo-Brazzaville dans les années 60.

La chute de l’Abbé Yulu a-t-elle entrainé celle de l’Eglise au Congo ?
Oui. Depuis l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, dont on attend toujours la sanctification, l’Eglise est sous la menace permanente des officines du pouvoir. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir organisé dans la société congolaise. Ils sont en train d’émerger peu à peu sur la contestation, dans la société civile comme au Burkina-Faso, mais c’est nouveau.

Interview François de Labarre

Paris Match|

SOURCE : PARIS MATCH

ASSEMBLEE GENERALE DE « L’ASSOCIATION CITOYENNE DE SOLIDARITÉ DU CONGO-BRAZZAVILLE » : DIMANCHE 15 JANVIER 2017 DE 14H00-18H00 A PARIS

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-02-12-2016
emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-p2-02-12-2016

 

Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

palace-et-villa-de-ondongo-via-operbras-bresil

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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Economie