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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 19:00

Pendant que les congolais meurent de faim et de soif suite à la crise économique qui frappe durement toutes les sphères économiques du pays, Sassou Nguesso profite d’une mission des fonctionnaires du ministère des affaires étrangères aux Etats Unis pour envoyer ses parents (enfants, petits enfants et maitresses) en vacances à New-York aux USA et à Las Palmas en Espagne.

Les cigales continuent à chanter... Les dettes s'accumulent, les détournements et les pillages vont bon train. Le FMI est à la porte. Le Clan n'en a cure... Nous pensons que la France doit récupérer son "Préfet de Région" qu'elle a affecté au Congo-Brazzaville, en 1997, par le bout d'un canon, sur fond de fleuves de sang et de larmes des Congolais. Le peuple Congolais pense que ce n'est pas la mission que feu M. Foccart et le président Chirac, au nom de la France, avaient assignée à cet impénitent criminel, Sassou avec son Clan sanguinaire. Il est temps de réparer cette erreur ou cette faute politique.

Même si cela avait été fait au nom des intérêts de la France, les Congolais refusent de croire que les intérêts et la prospérité de la France et le bien-être du peuple français sont au prix des massacres humains, de l'holocauste du peuple Kongo...

Dans le cas contraire, les crimes de Sassou et son clan seront les crimes de la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 21:51

Le tout est plus que la somme des parties.

Habitués au festin de la république, certains pensent que l’aspiration naturelle du peuple congolais au dialogue est un buffet dans lequel il convient de choisir ses interlocuteurs. N’est-il pas dans nos habitudes bantous de recourir au rassemblement quand cela s’impose même si ça doit nous coûter. La gestion de la communauté ne peut exclure une partie de ses représentants sous le seul prétexte qu’il ne plaise pas au Prince.

Nul besoin de revenir sur la genèse de la crise qui secoue le Congo-Brazzaville. Elle découle du changement de la constitution du 20 janvier 2002, du hold-up électoral du 20 mars 2016, de l’emprisonnement des leaders de l’opposition, de la confiscation de nos libertés individuelles et de la guerre du Pool.

Face à la grave crise institutionnelle et morale qui sévit dans notre pays, notre devoir est de ne pas nous laisser aller par cette chienlit. Nous devrons relever la tête, retrousser les manches pour y faire face et y mettre fin. Les séquences désastreuses se succèdent sous la mitraille sans que nous n’arrivons à imposer la volonté du peuple. Nous n’oublions pas non plus que nous vivons sous l’une des dictatures les plus féroces de la planète qui a décidé de faire main basse sur notre beau pays.

Ce serait une grave erreur de penser que la résolution du drame du Pool, qui n’est qu’une partie du problème, ne nécessitera que la participation des fils et filles du Pool. Le Congo est une nation et nombreux congolais sont meurtris par ce qui se passe dans ce département. Le pouvoir veut choisir ses interlocuteurs. Ainsi, les exécutants des basses besognes indiquent la voie choisie. L’appel au dialogue uniquement adressé au Pasteur Ntumi n’est pas recevable. Le terroriste d’hier deviendrait-il le partenaire de dialogue d’aujourd’hui ? Nous avions déjà condamné par le passé cette rhétorique guerrière et cet abus de langage. Il ne saurait y avoir de dialogue sans la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des hostilités dans le Pool et la restauration des libertés fondamentales. Par ailleurs comment demander un dialogue d’une main quand l’autre main continue ses massacres dans le Pool aujourd’hui encore ? C’est de la schizophrénie politique.

Il serait illusoire de penser que la crise congolaise n’est que sécuritaire. Elle est tout autant économique, sociale, sanitaire, culturelle, politique, etc. Le FMI (Fonds monétaire international) est l’invité de la dernière minute dans ce brouhaha à cause de la mauvaise gestion de notre manne financière et le mensonge d’état dans le niveau d’endettement réel de notre pays. Les catastrophes sont rarement le fruit du hasard. Elles résultent généralement d’une succession d’événements malheureux. Pour le bien de notre pays, nous ne pouvons plus faire l’économie d’une rencontre entre les Congolais. Le Congo n’a pas besoin de réactionnaires ni de conservateurs mais de visionnaires et progressistes. "Toute politique qui n'est pas quête de vérité est criminelle" dixit Simone Weil.

Ceux d’entre-nous qui auront la chance de participer à cette rencontre qualifiée de la dernière chance, il faudra qu’ils sachent que l’attente du peuple congolais est grande cette fois-ci. Toutes les résolutions prises devront être suivies d’effet. Nous ne sommes plus au temps des fausses promesses ni de faux semblants. Dire que le pays va mal n’est qu’un doux euphémisme. Il nous revient de bâtir le tissu social  déchiré pour ne pas dire délabré. Il faut que la raison l’emporte sur nos intérêts égoïstes particuliers. La politique est un sacrifice, un sacerdoce, et seul le service rendu, les actions en faveur du peuple fondent la légitimité. La force des armes montre ses limites.

Le peuple congolais a trop souffert. Nous avons fait le diagnostic de ce qui ne va pas. Le temps de l’action est arrivé car nous avons l’impression d’aboyer devant une caravane qui passe et dont les occupants ne daignent même pas nous regarder tant le mépris est grand.

C’est Thomas Sankara qui disait : "L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère." Notre lutte doit changer de forme au risque que le Congo-Brazzaville ne devienne la Corée du Nord. Je ne puis y croire ni y penser de mon vivant car ce n’est pas la volonté de la majorité d’entre-nous. En des termes simples c’est l’évaluation de notre projet politique qu’il convient de faire pour ne pas passer à coté de quelque chose d’essentiel. La justice est la clé de voûte de cette société de confiance que nous efforçons à construire.

La diaspora congolaise n’est pas en reste dans cette échéance cruciale qui s’annonce afin d’y apporter sa contribution. Bien que résidant à l’extérieur de notre pays, nous ne pouvons pas nous désintéresser de la vie de nos compatriotes ; Le Congo est la terre de nos ancêtres car "l’aigle volant au firmament, sa carapace revient toujours sur terre".

L’appel au dialogue a été reçu mais les conditions de sa réalisation demeurent insuffisantes. Il n’y a pas de bons congolais d’un coté et les mauvais de l’autre. Notre offre de la main tendue sans arrière pensée aucune reste d’actualité même si nous devons serrer la main du diable. Nous n’avons jamais douté du bien fondé de nos revendications.

Nous sommes des républicains de progrès, ces hommes sans attaches partisanes pour certains, respectueux de l’ordre et de la justice, et convaincus qu’une bonne gestion de l’Etat est seule en mesure d’assurer la pérennité du lien social dans une démocratie et favoriser le développement dans un esprit de justice sociale. Nous faisons de la rigueur morale notre boussole et du sens de l’état notre doctrine. Nous allons bâtir notre pays en appliquant sa devise : unité, travail et progrès.

La réconciliation nationale passe obligatoirement par le dialogue inclusif politique, lieu de l’expression des vérités et de la mise en place des bases de la justice. Le Congo-Brazzaville nous appartient tous et ce n’est qu’ensemble que nous construirons notre cher et beau pays.  Notre rôle est de rassembler les Congolais pour recréer le lien social. Le temps est venu de panser nos blessures, de réduire le fossé qui nous sépare, de construire dans la fraternité.

C’est Winston Churchill qui disait : "Le succès n’est pas définitif. L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte." Peuple congolais ne baissons pas les bras, car en ce jour le soleil se lève.  

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 22:49

Edouardo Dos Santos écrit à Joseph Kabila concernant Mbanza Kongo

30.08.2017,

 

José Eduardo dos Santos

Une délégation angolaise conduite par Carolina Cerqueira, ministre angolaise de la Culture et des Arts, a été reçue ce mercredi 30 août 2017 par le président Joseph Kabila à Kinshasa. Cette délégation est venue transmettre au Raïs un message de son homologue angolais, José Edouardo Dos Santos, en rapport avec la région angolaise de Mbanza Kongo, proclamée par l’Unesco, en juillet dernier, « Patrimoine de l’humanité ».

Au sortir de l’audience, Cerqueira a déclaré à la presse que « la proclamation de Mbanza Kongo comme patrimoine de l’humanité est une question qui concerne l’Angola, la RDC, le Congo Brazzaville et le Gabon, vu le grand programme projeté par ces pays de la même région, quant au développement du tourisme, de la culture et des autres richesses ».

A une question sur les élections dans son pays et la relation avec la République démocratique du Congo, la ministre angolaise de la Culture et des Arts, membre du MPLA, a fait savoir que sur les 18 provinces que compte l’Angola, 11 ont déjà confirmé la victoire de ce parti, ajoutant que les nouvelles autorités vont poursuivre la politique de bonnes relations et de bon voisinage avec la RDC. « Nous sommes deux pays frères, deux pays voisins avec la même volonté de cultiver la paix dans la région », a-t-elle ajouté.

Il faut noter que Manuel Domingos Augusto et Dienkupuna Nsadisi José Sita, respectivement vice-ministre angolais des Relations extérieures et ambassadeur d’Angola en RDC, ont également assisté à cette audience. Du côté de la RDC, on a noté la présence de Léonard She Okitundu, Néhémie Mwilanya Wilondja et Kikaya Bin Karubi, respectivement vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, directeur de cabinet du chef de l’Etat et conseiller principal du chef de l’Etat en charge de la diplomatie.


MCNTEAM / mediacongo.net

SOURCE : https://www.mediacongo.net/article-actualite-29942.html

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 12:10
 

Chers Amis,

Après 575 jours privé de ses droits citoyens, dont plus de 210 jours sans soins adéquats, Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., a eu le bonheur de retrouver le sol français pour y recevoir les soins assistés de plateformes techniques répondant aux besoins de ses pathologies.

Grâce au travail efficace de la diplomatie française, qui a œuvré sans ménager ses efforts, cette entreprise a été couronnée par cet aboutissement.

Modeste a été rapatrié sanitaire, le 11 août 2017. Mais, le Président du C.D.R.C. est condamné à 30 ans de travaux forcés et une amende de 100 millions de FCFA, pour le motif d’atteinte à la sureté de l’Etat. Cette condamnation a été prononcée le 03/05/2017, mais n’a jamais été signée, donc n’est pas enregistrable.

 Mon mari doit reconstruire sa santé après l’agression physique et torture subies le 15/11/2016 dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Pointe Noire par le directeur de cet établissement carcéral.

Cependant, monsieur Boukadia et moi-même tenons à remercier et à présenter nos sentiments de notre grande considération aux autorités françaises et toutes celles qui ont joué un rôle d’influence, à tous ses amis, aux associations et au Peuple du Congo, sans oublier les membres de son parti dont 11 sont toujours emprisonnés et tous les prisonniers politiques pour avoir exprimés leurs idées et opinions. 

Je tenais à vous remercier personnellement pour votre intervention et implication dans le rapatriement sanitaire de mon mari, pour toutes les demandes et tous les rapports que vous avez envoyés ou fait suivre.

Dr Nadine NAGEL-BOUKADIA

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:36

Par Patrick Eric Mampouya  - 

 

Sassou et son fils kiki ont ruiné le Congo-Brazzaville

Non content d’avoir conduit le pays dans l’insolvabilité et la banqueroute, monsieur Sassou Nguesso a décidé de livrer notre pays aux fonds vautours. En clair, il a pris la décision de s’associer aux fonds d’investissements spécialisés dans le rachat des dettes pourries communément appelés « Fonds vautours ».
Les congolais se souviennent encore de la misère que ce genre de fonds d’investissements avait fait vivre à notre pays.

Après la désillusion de certains caciques du pouvoir (Kiki, Bouya, Ondongo et Ganongo) en Chine et l’annonce du taux d’endettement de 120% du PIB qui met le pays en situation de surendettement et d’insolvabilité, monsieur Sassou Nguesso, conscient du fait que le FMI reste la seule issue avant la banqueroute, a décidé de lancer l’opération « MBOMA CONGO ».

Les arriérés de paiement aux créditeurs étrangers ont beaucoup augmenté. Ils sont évalués à plus de 56 milliards de FCFA par le FMI (85,3 millions d’euros). C’est à la Chine, son premier prêteur, à qui le Congo-Brazzaville doit le plus d’argent, suivie de la France et du Brésil.

La Chine, son premier prêteur, refuse aujourd’hui de rééchelonner la dette du pays sans autre garantie (les affaires sont les affaires, même entre frères). Pékin verrait finalement dans le FMI un outil propre à contraindre le Congo Brazzaville à une meilleure gouvernance budgétaire.

Nos très rusés frères chinois 

Les caciques du pouvoir congolais croyaient avoir non seulement contourné les mécanismes de bonne gouvernance de la zone Franc, en plaçant les 14 000 Milliards de CFA d’excédents budgétaires accumulés entre 2003 et 2014 dans les comptes personnels et de l’État chinois, avec pour conséquence ce qui s’apparente à une prise d’otage pour notre pays envers la Chine, car possédant toute notre richesse.

C’était sans mesurer la ruse et la force du monstre asiatique. La Chine ne vient pas dans notre pays pour nos beaux yeux ou pour la beauté de notre pays. La chine vient au Congo-Brazzaville pour faire des affaires et dans le domaine des affaires, c’est toujours le plus rusé ou le plus fort qui gagne.

La Chine a ponctionné jusqu’à épuisement les réserves de l’État congolais dans ses banques au titre du remboursement en capital et en intérêts de la colossale dette consentie au Congo-Brazzaville. C’est ainsi qu’il n y a plus rien des Fonds placés en Chine pour le compte de l’État congolais en faveur des générations futures. Ce compte a fait couler beaucoup de salive dans notre pays, chacun se demandait où était passé toute cette manne financière.

En effet, pendant 11ans le Congo Brazzaville avait les budgets les plus importants de la CEMAC, les autorités exhibaient des taux de croissance à deux chiffres et des excédents budgétaires dévolus aux générations comme un gage de bonne gestion.  Aujourd’hui c’est la douche froide, il n’y a plus d’argent pour les générations futures. Plus rien, pas un sou.

S’agissant des Fonds en leurs noms propres, là encore, le géant asiatique a montré toute sa ruse. Ils ne peuvent pas en tant que non résidents, faire des transferts entre la place financière chinoise et d’autres places financières en tant que particuliers , de montants supérieurs à 1 Million de dollars US.

Ils sont donc contraints de reverser dans les comptes de l’État l’argent de leurs comptes privés pour permettre le transfert de plus d’argent.

Mais, problème : Dès qu’ils mettent l’argent dans les comptes de l’État congolais, les banques chinoises raclent automatiquement tout ce qui s’y trouvent en raison du paiement de la dette.

La dernière tentative ou mission conjointe conduite par Denis Christel Sassou Nguesso, Jean Jacques Bouya,  Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo pour tenter de convaincre les autorités chinoises d’intervenir pour que « leur argent » soustrait de la comptabilité congolaise, reversé dans les comptes de l’État congolais ne soit pas englouti dans la dette a échoué.

Toutes les combines mafieuses des autorités congolaises sont désormais exposées sur la place publique et, les milieux financiers internationaux qui sont très frileux et sensibles n’accordent plus aucun crédit à notre pays. Après moult hésitations, les agences de notation ont fini par lancer les alertes : le Congo-Brazzaville est désormais un pays dangereux pour les financiers du monde entier.

Conscient de la gouvernance hasardeuse des autorités congolaises, mêmes nos amis chinois multiplient désormais les garanties avant de s’engager. Ainsi, les investissements chinois dans les futures zones économiques spéciales seront transformés en prêts à l’État congolais ; une autre manière de se garantir contre les mauvaises surprises, les investisseurs français prennent des assurances tous risques auprès de la COFACE qui est une agence de l’administration française pour se prémunir contre les investissements dans les pays à risques.

La tentative désespérée de la titrisation de la dette ? 

Pour faire simple, la titrisation c’est mettre sur papier sa dette, ces papiers sont appelés titres. Ces titres sont alors proposés aux entreprises qui vont les acheter et donc transférer sur eux la dette.

La technique financière est simple, il s’agit d’améliorer la solvabilité de l’émetteur en sortant de son bilan ses dettes ou ses créances.

Ce sont donc environ 4 Milliards de dollars de la dette intérieure qui vont être transférés sous formes de titres à des sociétés privées dans les conditions opaques. D’ores et déjà le cabinet Johnson est désigné pour préparer cette titrisation.

L’objectif de ces acrobaties financières pour monsieur Sassou Nguesso est double, baisser le taux d’endettement à moins de 100% du PIB pour se donner une marge dans les négociations avec le FMI et espérer un programme de financement de l’institution financière internationale.

Dans la perspective de l’échec, accepter le dialogue et partir avec des garanties, mais en laissant le pays à la merci des Fonds d’investissements vautours qu’ils mettront sur pieds eux-mêmes ou en deviendront actionnaires.

Le blanchiment de la dette 

En effet, le Congo-Brazzaville n’ayant pas d’entreprises qui peuvent supporter la titrisation d’une dette de 4 Milliards de dollars, ce sont des Fonds spécialisés dans le rachat des dettes qui vont s’emparer de cette dette et dans la situation actuelle, il est possible que même ces sociétés rechignent à acheter la dette du Congo.

Il est alors fort possible que la titrisation ne soit qu’une vaste opération de blanchiment qui visera à trouver le moyen de ramener via ces Fonds d’investissements toute la manne financière qu’ils ont volé à l’État et planquée dans les paradis fiscaux. L’idée étant de ramener l’argent au pays pour la mise en exécution du plan de succession de père en fils.

Monsieur Sassou Nguesso veut laisser le pays dans les mains des Fonds vautours qu’ils vont créer ou prendre des parts pour bien savonner la planche à celui qui le succédera si ce n’est pas son fils.

En effet, dès qu’ils quitteront le pouvoir, pour ne pas que l’on remonte jusqu’à eux, ces titres vont passer d’un fond à un autre et revenant encore plus cher au Congo Brazzaville qui sera contraint de racheter ces titres. En clair, la titrisation de 4 Milliards de dollars pourrait coûter très cher au pays. Surtout dans la situation actuelle, la dette du Congo ne peut être rachetée à un taux raisonnable. L’argent planqué dans les paradis fiscaux servira via les fonds vautours au rachat de cette dette intérieure. Mais le Congo Brazzaville serait alors tenu de payer l’exorbitante dette intérieure qui sera ramené de 4 Milliards de dollars à environ 7 Milliards de dollars en titres sinon plus.

Dans l’éventualité où il arrive à nous imposer son fils, il n y aura aucun problème, les fonds vautours seront remboursés au rythme de monsieur Christel Denis Sassou Nguesso puisqu’en réalité il s’agit de son propre argent. Mais, s’il ne parvient pas à imposer son fils à la présidence de la République, le nouveau pouvoir subira donc les pressions des Fonds vautours et ces titres seront revendus à souhait de façon à multiplier la dette du Congo Brazzaville et empêcher le nouveau pouvoir d’envisager le développement du pays.

C’est ce qu’ils appellent diriger debout. Les congolais ont connus le « voté pour moi si vous ne voulez pas retourner dans les forêts », maintenant on leur propose le « voté pour mon fils si vous ne voulez pas le chaos financier du pays ».

Chers compatriotes mettons nous au travail et dénonçons partout cette escroquerie.

Petit rappel pour mieux comprendre :

Les montants affolants prêtés par monsieur Sassou Nguesso au nom du Congo Brazzaville :

Côte d’Ivoire : 100 milliards de FCFA ; Niger : 50 milliards de francs CFA ; Guinée : 50 milliards de francs CFA ; BDEAC : 50 milliards de francs CFA ; République centrafricaine : 25 milliards de francs CFA.

Ils ont ouverts des comptes privés dans les paradis fiscaux pour cacher l’argent qu’ils ont volé.

Ils ne peuvent pas établir des liens entre ces comptes et ceux de l’État et la lutte contre le blanchiment étant amplifié par celle contre le terrorisme, les transferts de fonds sont devenus un vrai casse tête pour ceux qui ne peuvent pas en justifier l’origine des fonds.

Ils ont ouvert en Chine des comptes de l’État et aussi leurs comptes privés. Depuis 2014, les comptes de l’État congolais en Chine sont ponctionnés pour le remboursement de la dette au point qu’ils sont vides aujourd’hui. Mais dans leurs comptes privés, ils ont énormément d’argent.

Avec la complicité des chinois ils parviennent à faire des virements de leurs comptes privés chinois vers les comptes de l’État congolais en Chine. Mais seulement, à chaque fois que l’argent est viré de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais, les chinois raclent automatiquement à titre de remboursement de la dette.

Le voyage de la Chine pour essayer de rééchelonner la dette congolaise.

 L’idée c’était de tenter gagner du temps pour surseoir le paiement pendant quelques mois. Ce qui devait donc leur permettre de faire les virements de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais sans que les chinois ne ponctionnent de cette façon, ils auraient eu assez d’argent pour virer au Congo et pour résister encore et surtout fanfaronner. Mais ça n’a pas marché.

Les chinois ont refusé le rééchelonnement de la dette congolaise. C’est à partir de là qu’ils ont pensé pouvoir virer dans un compte de l’État congolais ailleurs. Mais seulement n’étant pas résident chinois, ils n’ont pas pu faire des opérations financières entre la Chine et l’extérieur au delà d’un certain montant. L’idée c’est que tu ne vis pas ici déjà comment tu as pu accumuler autant d’argent ici et surtout de quel droit et pour quelle raison ponctionnes-tu de notre autant d’argent.

Patrick Eric Mampouya 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 20:33

Par  Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

 

Les bonnes nouvelles en matière économique et financière sont désormais rares pour les travailleurs et les autres citoyens du côté du Congo-Brazzaville. Baisse des investissements directs étrangers (IDI), croissance en berne, balance commerciale déficitaire, chômage en hausse, effondrement des réserves monétaires à la BEAC et au trésor public français, dette à hauteur de 120 % du BIB… N’en jetez plus.

Les grands agrégats macro-économiques piquent du nez. Toujours, dans le registre de la sinistrose, l’annonce le 14 août 2017 par le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso , à l’occasion de son message à la nation, de la conclusion imminente d’un accord d’ajustement budgétaire avec le Fonds Monétaire International (FMI) est venue s’ajouter à l’anxiété générale des travailleurs qui attendent le payement des salaires et des retraités qui courent derrière le versement des maigres pensions. .

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Une trentaine d’années après, les programmes d’ajustement structurel du FMI de triste mémoire pour les travailleurs refont surface au Congo-Brazzaville avec à sa tête Denis Sassou Nguesso. Dans son message à la nation, prononcé le 14 août 2017, le chef de l’Etat a déclaré : «  Comme les autres Etats de la CEMAC, nous avons résolu de négocier avec le Fonds monétaire international, un programme visant à créer de nouvelles bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive. Ce programme pourrait entrer en vigueur au cours du dernier trimestre de l’année en cours ». Les nouvelles ne sont pas réjouissantes. Les mouvements sociaux sont en perspective. La seule évocation du nom du FMI provoque des urticaires auprès des travailleurs du Congo-Brazzaville qui ont gardé de très mauvais souvenirs des PAS des années 1980. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Ce n’est nullement la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale qui ferait changer la situation apocalyptique du Congo-Brazzaville. C’est appliquer un cautère sur une jambe de bois. Comment en est-on arrivé là ? Qui sont les responsables ? « Conscient  » de la grogne sociale à venir et probablement de sa chute, le tyran caresse les travailleurs dans le sens du poil en leur enjoignant de ne pas recourir à la grève et la violence, seul moyen perceptible aujourd’hui de le mettre hors d’état de nuire pour abréger les souffrances de la population. La meilleure défense, c’est l’attaque. Denis Sassou Nguesso sort les crocs et menace les travailleurs qui s’amuseraient à déclencher des grèves.

Coupes drastiques

L’intervention du FMI se traduit par l’administration de thérapie de choc : gel des salaires, réduction des effectifs de la fonction publique, coupes claires dans les budgets des programmes sociaux (santé, éducation, logement …), coup d’arrêt sur les recrutements et les avancements, diminution des pensions..

Les travailleurs trinquent. Là où le FMI passe, les agents économiques trépassent. Ce ne sont pas les travailleurs qui ont conduit le Congo-Brazzaville au bord du précipice. Ce ne sont pas les mesures d’austérité imposées par le FMI dans le cadre des programmes d’ajustement budgétaire qui feront remonter le prix du baril de pétrole.
       
Englué dans des difficultés économiques sans équivalent, le Congo-Brazzaville est accusé d’avoir laisser filer le déficit et de frilosité à l’ouverture des marchés et à la concurrence internationale. Poussé vers les institutions de Bretton Woods par Paris, son premier partenaire économique et financier et la Chine, le pays de Mao avec lequel il a signé un partenariat stratégique global, le Congo-Brazzaville sera soumis à un remède de cheval : démantèlement du secteur public, réduction des salaires, privatisation des entreprises publiques, réduction des déficits, ouverture des marchés à la concurrence internationale … Seule la lutte libère. Les travailleurs du Congo-Brazzaville ne doivent pas payer les pots cassés. Seul l’appel à la grève générale des travailleurs permettrait de limiter la casse sociale en vue et mettrait à genoux le pouvoir kleptomane, corrupteur, incompétent et dictatorial de Denis Sassou Nguesso.

 Benjamin BILOMBOT BITADYS

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 21:15
 
Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.
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par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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Sassou le récidiviste et sa clique continuent de nous faire honte à travers le monde et le pire se prépare.

 

Maintenant plus personne ne connait l’ampleur de la dette congolaise tant les mensonges d’état n’en finissent plus. Et si cette dette était au-delà des 120 % du PIB comme annoncée ? Comme diraient les parieurs, les jeux sont ouverts tant l’escobarderie est devenue l’alpha et l’oméga de la politique des intermittents du spectacle congolais.

Au regard du train de vie mené par ces apparatchiks, le pire tant redouté est arrivé. Ce n’est une surprise pour personne puisqu’on a pris les mêmes et recommencé.

Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.

Dans le monde feutré de la finance tout se sait. La gabegie congolaise était connue de tous. Mais au nom de la fameuse souveraineté des états, ils ont laissé faire. Nous savons bien que dans cet univers tout n’est pas perdu pour tout le monde. Ainsi, la dette du Congo fait des heureux quelque part, des experts après coup qui viendront nous expliquer moyennant des cargaisons de pétrole (la monnaie nationale congolaise), comment apurer cette dette. Les anciens du FMI (Fonds monétaire international) qui avaient aidé le Congo à se débarrasser d’une partie de sa dette (avec des données erronées devenues leur marque de fabrique) en étant éligible à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) se retrouvent aujourd’hui à la solde du tyran de Mpila pour toujours continuer à piller le pays. Nul besoin de s’en étonner car le FMI à travers son histoire n’a jamais été une institution morale, à cheval sur la déontologie.

Le mal est fait pour le peuple congolais, mais pas pour eux. La pilule sera dure à avaler avec cette potion amère qu’est le plan d’ajustement structurel qui nous pend au nez. Nous voilà revenus dans les années 80. A croire que nous n’avons pas appris de nos erreurs puisque les acteurs restent les mêmes ; C’est tragique.

Il n’y a pas de développement sans justice sociale. Il serait incompréhensible que le FMI dans cette chienlit prête aux mêmes pyromanes dont la vocation première n’est pas d’éteindre le feu. Il y a lieu d’exiger comme préalable la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de la guerre dans le pool, la restauration de libertés fondamentales et un dialogue inclusif qui aboutira à la mise en place d’un gouvernement de transition composé d’experts afin de permettre au Congo de se relever. L’heure n’est plus aux egos mais à l’intérêt national. N’oublions jamais que le bonheur ne vaut que lorsqu’il est partagé.

Il est temps qu’ils comprennent que le Congo ne pourrait uniquement se résumer à la ville Oyo qui serait devenue sa vitrine dans un chaos généralisé. De Yamoussoukro à Gbadolite, les exemples sont légion de la folie clanique des présidents africains. L’histoire nous prouve que ces réalisations ne survivent pas à ces despotes.

Fidèles à leurs habitudes, ils vont mater le peuple au regard de la grogne sociale qui se profile, conséquence de leur incurie. L’exfiltration des mercenaires du Pool a pour but de freiner les revendications sociales et assurer la sécurité de son clan quand il quittera le pouvoir. Le gros des troupes restées à Ollombo et les pilotes d’hélicoptères biélorusses n’attendent que son ordre pour fondre sur Brazzaville et larguer les obus de la mort sur les populations civiles. Les mouvements de chars, les bruits de bottes de la soldatesque et le rapatriement des mercenaires du Pool vers Brazzaville, car le nombre n’y est pas pour contenir l’insurrection populaire, n’y changeront rien. Ils ont perdu la légitimité du peuple nonobstant les mascarades d’élections successives. Face à ce danger imminent, préparons-nous à des lendemains difficiles car il a décidé qu’après lui ce serait le désordre.

L’heure du choix a sonné. Ce sera soit l’anarchie ou la paix des braves. N’ayant jamais rompu le fil du dialogue, le moment est venu d’épargner aux populations congolaises démunies d’inutiles atroces souffrances.

 Comme disait John Fitzgerald Kennedy à son discours d’investiture le 20 janvier 1961 : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays". C’est le moment de montrer notre patriotisme car la maison Congo brûle et nul ne peut détourner son regard devant cette tragédie.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool ONU dictature Oyo
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 17:42

Par Rigobert OSSEBI

 

Le tyran Sassou-NGuesso et son fils Kiki le voleur

Dans la famille des usurpateurs, il y eut d’abord le père, Dénis Sassou Nguesso. Le fondateur, maintenant quarante années de pouvoir au compteur… Il fut le premier à faire main-basse sur notre pétrole, la principale richesse du Congo, la sève et le sang des Congolais. Avec la bénédiction des partenaires pétroliers francophones, anglophones et italophones, fort de ce droit satanique qu’il s’était octroyé, il put transmettre cette ressource en toute tranquillité à son rejeton Denis Christel. Ce dernier, Kiki le pétrolier, le maintenant redouté « Chef du Clan des Mapapa » ne s’est jamais embarrassé de principes dans son pompage personnel des recettes pétrolières, dans le piratage des cargaisons de la Cotrade ou dans celles de la SNPC. Plus encore, car cela est bien connu que l’appétit vient en mangeant, Denis Christel ne se gêna pas pour prendre possession de participations dans des champs pétroliers, au travers de sociétés comme Kontinent de Yaya Moussa, ex-Représentant Résident du FMI à Brazzaville spécialisé dans l’établissement de faux-rapports, ou de la plus récente Petro-Congo dite PETCO représentée par un illustre inconnu à Pointe Noire, Meddy Espérance EARE LIPIKA.

Voilà qu’une bonne quinzaine d’années se sont écoulées depuis qu’il a été initié par Bruno Itoua au négoce pétrolier, ne retenant que les pires travers, les détournements… Son enrichissement personnel, insolemment criminel, ne l’a pas encore conduit à la notoriété d’un Teodorin Obiang épinglé par les grands médias internationaux et par différentes cours de justice, mais le jour ne saurait tarder où il devra rendre les comptes, tous les comptes… (En même temps qu’un Edgar Nguesso qui vient juste d’être mise en examen, avec sa mère, à Paris dans l’affaire des Biens Mal Acquis, pour «blanchiment de détournement de fonds publics».)

En attendant, ne sachant où mettre la tête avec ses deux ou trois épouses et ses nombreux « bureaux », n’ayant que très peu de temps pour gérer la « chose publique » qu’est « notre pétrole » devenue « son bien exclusivement privé », Kiki a dû confier l’affaire à une personne capable d’y mettre un peu d’ordre, toujours à son profit exclusif, dans tout le désordre qu’il y avait semé… !

C’est ainsi qu’est apparue Madame Fairouz Garlan ; mystère absolu, dont personne ou presque ne sait qui elle est, ni d’où elle vient ! Google est également totalement ignorant de sa personne ; fait absolument rarissime pour quelqu’une qui accède à une telle responsabilité… Celle de gérer la production pétrolière, les produits raffinés et les participations dans des champs pétroliers d’un pays qui devrait atteindre 500.000 barils/jour vers la fin 2017 ou courant 2018. Des milliards de dollars… !

Pour certains, elle est Française, pour d’autres c’est une Marocaine, voire même une Libanaise. Tous ne savent rien de ses références professionnelles et ceux, qui savent quelque chose sur elle, tremblent de le dire ou même de prononcer son nom. Est-elle un cheval de Troie de TOTAL, d’ENI, de PERENCO ou de TRAFIGURA ? Ce dernier avec Worldwide, sa filiale émiratie, sont mouillés tous deux pour un milliard de dollars de préfinancements très légèrement consentis et dont on ne sait à qui ils ont profité exactement…

Désignée comme l’assistante de Denis Christel Sassou Nguesso, elle est en réalité la véritable patronne, avec ou sans procuration, de la Société Nationale des Pétroles du Congo, la SNPC propriété de Nguesso, et de toutes ses filiales dont la CORAF.

Tout le dernier étage du siège de la SNPC lui a été réservé, pour elle-même et ses collaborateurs, tous étrangers comme elle. Tout, absolument tout, de la gestion de l’entreprise est entre leurs mains et plus particulièrement dans les siennes. Cela ne blague plus dès l’entrée de l’immeuble, les visiteurs occasionnels et les importuns ont été interdits d’accès. En place depuis un peu plus d’une année, nul ne lui conteste ses fonctions, acceptées par tous les partenaires pétroliers et financiers du Congo, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; quant à l’usurpateur président, Denis Sassou Nguesso, proche du « burn out », il n’a plus le temps ni l’énergie pour se consacrer aux affaires pétrolières… Des milliards de dollars par an à gérer par une inconnue en toute opacité. Le Congo de Messieurs Sassou Nguesso Père, Fils et Neveux est décidément un pays de fous !

Personne n’a été choqué par cette délégation puis cette prise de pouvoir… Il est vrai que les mêmes ne disaient rien lorsque le rythme des cargaisons était soutenu, 8 à 10 par mois, et que le prix du baril dépassait allègrement les 100 dollars ; et qu’une bonne part s’évaporait. C’est maintenant une cheffe de légion étrangère pétrolière qui gère le pétrole congolais en dehors de toute présence nationale et encore moins de tout contrôle de l’opposition (emprisonnée). Madame Fairouz Garlan, si elle a été employée pour nettoyer l’entreprise, ne met pas de gants pour faire le sale boulot : quiconque, parmi les cadres du secteur des hydrocarbures  congolais, s’est approché de l’opposition ou des opposants, est licencié sans ménagement par la nouvelle reine du pétrole congolais !

Comment sommes-nous tombés aussi bas ?

Kiki le pétrolier, qui s’est depuis longtemps approprié notre pétrole, en a écarté aussi tous les cadres nationaux valables et utiles qui pouvaient participer à sa production ou à sa gestion. Ne sont restés à ses côtés que les plus retors et les notoirement corrompus. Calixte Ganongo, son complice de la première heure, à la SNPC, est aujourd’hui ministre des finances du gouvernement fantoche de Clément Mouamba. Son autre complice, dans le secteur privé, Willy Etoka le Golden Boy du pétrole congolais, a été mis sur la touche comme Blaise Elenga. Rien ne filtre de leur contentieux. Le gamin de Ouenzé, marchand de pneus, devenu la 10ème fortune africaine ne pouvait susciter qu’une immense jalousie chez les Nguesso ; peut-être le motif de la rupture. Raoul Ominga, le nouveau Directeur Administratif et Financier de la SNPC, cousin et successeur de Calixte Ganongo, profitera-t-il de cette place à prendre, lui qui sait tant jongler avec les dizaines de millions des cargaisons ? Il est également candidat à la députation dans la nouvelle circonscription d’Oyo, OYO2.

Il ne sera qu’un soldat de plus pour la prise de pouvoir de Denis Christel. On ne sait pas grand-chose de lui également, de sa formation et de ses références, sinon qu’il est un parent de Ganongo. Propulsé par Jean-Jacques Ikama, au début des années 2000, auprès de l’antenne parisienne de la SNPC au 43, Boulevard Friedland près de l’Arc de Triomphe, Raoul Ominga choquait ses collègues, chiquement habillés, par ses tenues vestimentaires négligées digne d’un bon villageois fraîchement débarqué de son village (Tshirt du PSG et « mouchouinia bata » -tongs congolaises-).

Nul doute que pour ce dernier, qui partage – un peu – des pouvoirs exorbitants de Madame Garlan Fairouz, la SNPC restera l’instrument de la conquête du pouvoir suprême pour Kiki. Le pétrole est entre leurs mains obscures. Il ne tient qu’aux Congolais de mettre un terme, finalement, à tous ces  abus !

Rigobert OSSEBI

Extrait de congo-liberty.com

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:33
 

 

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Loamba Moke, président de l'ADHUC

L’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) que préside Loamba Moke a indiqué dans un rapport publié le 26 juin à Brazzaville que plusieurs commissariats de police avaient la mauvaise réputation d’être des lieux de torture au Congo. « Plus de 45% des cas de décès sont causés par la torture en lieu de détention », a fait savoir Loamba Moke, qui a dénoncé dans la foulée le manque de sanctions contre les auteurs de crime de torture.

L’ADHUC a publié son rapport à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de solidarité avec les victimes de torture. Dans son rapport, le président de l’ADHUC a affirmé que c’est sur les lieux d’arrestation, de transport et de détention que les citoyens étaient torturés. « Certains commissariats de police au Congo ont la triste réputation d’être des lieux où les tortures sont exercées sur les personnes, entrainant souvent la mort de ces dernières », selon Loamba Moke.

On peut également lire dans le rapport de l’ADHUC : « Par ailleurs, les victimes d’actes de tortures n’ont pas souvent l’accès facile à la justice et à un suivi médical adéquat. Ceci s’explique par le manque de moyens ou de matériels appropriés et par le fait que les victimes ne dénoncent pas ouvertement ces pratiques, du fait de la peur ou de la honte (notamment pour les victimes des violences sexuelles) ainsi que par la méconnaissance des structures habilitées à fournir l’aide ».

Le président de l’ADHUC appelle les autorités à mettre fin aux pratiques de torture dans les lieux de détention. L’ONG des droits de l’homme recommande aussi au gouvernement de mettre en place un mécanisme de prévention de torture, et confier des pouvoirs à la Commission nationale des droits de l’homme pour sanctionner les tortionnaires ainsi que leurs commanditaires.

LIRE LA SUITE :

http://www.vox.cg/plus-de-45-detenus-meurent-a-cause-de-torture-selon-ladhuc/

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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