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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 21:15
 
Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.
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par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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Sassou le récidiviste et sa clique continuent de nous faire honte à travers le monde et le pire se prépare.

 

Maintenant plus personne ne connait l’ampleur de la dette congolaise tant les mensonges d’état n’en finissent plus. Et si cette dette était au-delà des 120 % du PIB comme annoncée ? Comme diraient les parieurs, les jeux sont ouverts tant l’escobarderie est devenue l’alpha et l’oméga de la politique des intermittents du spectacle congolais.

Au regard du train de vie mené par ces apparatchiks, le pire tant redouté est arrivé. Ce n’est une surprise pour personne puisqu’on a pris les mêmes et recommencé.

Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.

Dans le monde feutré de la finance tout se sait. La gabegie congolaise était connue de tous. Mais au nom de la fameuse souveraineté des états, ils ont laissé faire. Nous savons bien que dans cet univers tout n’est pas perdu pour tout le monde. Ainsi, la dette du Congo fait des heureux quelque part, des experts après coup qui viendront nous expliquer moyennant des cargaisons de pétrole (la monnaie nationale congolaise), comment apurer cette dette. Les anciens du FMI (Fonds monétaire international) qui avaient aidé le Congo à se débarrasser d’une partie de sa dette (avec des données erronées devenues leur marque de fabrique) en étant éligible à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) se retrouvent aujourd’hui à la solde du tyran de Mpila pour toujours continuer à piller le pays. Nul besoin de s’en étonner car le FMI à travers son histoire n’a jamais été une institution morale, à cheval sur la déontologie.

Le mal est fait pour le peuple congolais, mais pas pour eux. La pilule sera dure à avaler avec cette potion amère qu’est le plan d’ajustement structurel qui nous pend au nez. Nous voilà revenus dans les années 80. A croire que nous n’avons pas appris de nos erreurs puisque les acteurs restent les mêmes ; C’est tragique.

Il n’y a pas de développement sans justice sociale. Il serait incompréhensible que le FMI dans cette chienlit prête aux mêmes pyromanes dont la vocation première n’est pas d’éteindre le feu. Il y a lieu d’exiger comme préalable la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de la guerre dans le pool, la restauration de libertés fondamentales et un dialogue inclusif qui aboutira à la mise en place d’un gouvernement de transition composé d’experts afin de permettre au Congo de se relever. L’heure n’est plus aux egos mais à l’intérêt national. N’oublions jamais que le bonheur ne vaut que lorsqu’il est partagé.

Il est temps qu’ils comprennent que le Congo ne pourrait uniquement se résumer à la ville Oyo qui serait devenue sa vitrine dans un chaos généralisé. De Yamoussoukro à Gbadolite, les exemples sont légion de la folie clanique des présidents africains. L’histoire nous prouve que ces réalisations ne survivent pas à ces despotes.

Fidèles à leurs habitudes, ils vont mater le peuple au regard de la grogne sociale qui se profile, conséquence de leur incurie. L’exfiltration des mercenaires du Pool a pour but de freiner les revendications sociales et assurer la sécurité de son clan quand il quittera le pouvoir. Le gros des troupes restées à Ollombo et les pilotes d’hélicoptères biélorusses n’attendent que son ordre pour fondre sur Brazzaville et larguer les obus de la mort sur les populations civiles. Les mouvements de chars, les bruits de bottes de la soldatesque et le rapatriement des mercenaires du Pool vers Brazzaville, car le nombre n’y est pas pour contenir l’insurrection populaire, n’y changeront rien. Ils ont perdu la légitimité du peuple nonobstant les mascarades d’élections successives. Face à ce danger imminent, préparons-nous à des lendemains difficiles car il a décidé qu’après lui ce serait le désordre.

L’heure du choix a sonné. Ce sera soit l’anarchie ou la paix des braves. N’ayant jamais rompu le fil du dialogue, le moment est venu d’épargner aux populations congolaises démunies d’inutiles atroces souffrances.

 Comme disait John Fitzgerald Kennedy à son discours d’investiture le 20 janvier 1961 : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays". C’est le moment de montrer notre patriotisme car la maison Congo brûle et nul ne peut détourner son regard devant cette tragédie.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool ONU dictature Oyo
12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 17:42

Par Rigobert OSSEBI

 

Le tyran Sassou-NGuesso et son fils Kiki le voleur

Dans la famille des usurpateurs, il y eut d’abord le père, Dénis Sassou Nguesso. Le fondateur, maintenant quarante années de pouvoir au compteur… Il fut le premier à faire main-basse sur notre pétrole, la principale richesse du Congo, la sève et le sang des Congolais. Avec la bénédiction des partenaires pétroliers francophones, anglophones et italophones, fort de ce droit satanique qu’il s’était octroyé, il put transmettre cette ressource en toute tranquillité à son rejeton Denis Christel. Ce dernier, Kiki le pétrolier, le maintenant redouté « Chef du Clan des Mapapa » ne s’est jamais embarrassé de principes dans son pompage personnel des recettes pétrolières, dans le piratage des cargaisons de la Cotrade ou dans celles de la SNPC. Plus encore, car cela est bien connu que l’appétit vient en mangeant, Denis Christel ne se gêna pas pour prendre possession de participations dans des champs pétroliers, au travers de sociétés comme Kontinent de Yaya Moussa, ex-Représentant Résident du FMI à Brazzaville spécialisé dans l’établissement de faux-rapports, ou de la plus récente Petro-Congo dite PETCO représentée par un illustre inconnu à Pointe Noire, Meddy Espérance EARE LIPIKA.

Voilà qu’une bonne quinzaine d’années se sont écoulées depuis qu’il a été initié par Bruno Itoua au négoce pétrolier, ne retenant que les pires travers, les détournements… Son enrichissement personnel, insolemment criminel, ne l’a pas encore conduit à la notoriété d’un Teodorin Obiang épinglé par les grands médias internationaux et par différentes cours de justice, mais le jour ne saurait tarder où il devra rendre les comptes, tous les comptes… (En même temps qu’un Edgar Nguesso qui vient juste d’être mise en examen, avec sa mère, à Paris dans l’affaire des Biens Mal Acquis, pour «blanchiment de détournement de fonds publics».)

En attendant, ne sachant où mettre la tête avec ses deux ou trois épouses et ses nombreux « bureaux », n’ayant que très peu de temps pour gérer la « chose publique » qu’est « notre pétrole » devenue « son bien exclusivement privé », Kiki a dû confier l’affaire à une personne capable d’y mettre un peu d’ordre, toujours à son profit exclusif, dans tout le désordre qu’il y avait semé… !

C’est ainsi qu’est apparue Madame Fairouz Garlan ; mystère absolu, dont personne ou presque ne sait qui elle est, ni d’où elle vient ! Google est également totalement ignorant de sa personne ; fait absolument rarissime pour quelqu’une qui accède à une telle responsabilité… Celle de gérer la production pétrolière, les produits raffinés et les participations dans des champs pétroliers d’un pays qui devrait atteindre 500.000 barils/jour vers la fin 2017 ou courant 2018. Des milliards de dollars… !

Pour certains, elle est Française, pour d’autres c’est une Marocaine, voire même une Libanaise. Tous ne savent rien de ses références professionnelles et ceux, qui savent quelque chose sur elle, tremblent de le dire ou même de prononcer son nom. Est-elle un cheval de Troie de TOTAL, d’ENI, de PERENCO ou de TRAFIGURA ? Ce dernier avec Worldwide, sa filiale émiratie, sont mouillés tous deux pour un milliard de dollars de préfinancements très légèrement consentis et dont on ne sait à qui ils ont profité exactement…

Désignée comme l’assistante de Denis Christel Sassou Nguesso, elle est en réalité la véritable patronne, avec ou sans procuration, de la Société Nationale des Pétroles du Congo, la SNPC propriété de Nguesso, et de toutes ses filiales dont la CORAF.

Tout le dernier étage du siège de la SNPC lui a été réservé, pour elle-même et ses collaborateurs, tous étrangers comme elle. Tout, absolument tout, de la gestion de l’entreprise est entre leurs mains et plus particulièrement dans les siennes. Cela ne blague plus dès l’entrée de l’immeuble, les visiteurs occasionnels et les importuns ont été interdits d’accès. En place depuis un peu plus d’une année, nul ne lui conteste ses fonctions, acceptées par tous les partenaires pétroliers et financiers du Congo, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; quant à l’usurpateur président, Denis Sassou Nguesso, proche du « burn out », il n’a plus le temps ni l’énergie pour se consacrer aux affaires pétrolières… Des milliards de dollars par an à gérer par une inconnue en toute opacité. Le Congo de Messieurs Sassou Nguesso Père, Fils et Neveux est décidément un pays de fous !

Personne n’a été choqué par cette délégation puis cette prise de pouvoir… Il est vrai que les mêmes ne disaient rien lorsque le rythme des cargaisons était soutenu, 8 à 10 par mois, et que le prix du baril dépassait allègrement les 100 dollars ; et qu’une bonne part s’évaporait. C’est maintenant une cheffe de légion étrangère pétrolière qui gère le pétrole congolais en dehors de toute présence nationale et encore moins de tout contrôle de l’opposition (emprisonnée). Madame Fairouz Garlan, si elle a été employée pour nettoyer l’entreprise, ne met pas de gants pour faire le sale boulot : quiconque, parmi les cadres du secteur des hydrocarbures  congolais, s’est approché de l’opposition ou des opposants, est licencié sans ménagement par la nouvelle reine du pétrole congolais !

Comment sommes-nous tombés aussi bas ?

Kiki le pétrolier, qui s’est depuis longtemps approprié notre pétrole, en a écarté aussi tous les cadres nationaux valables et utiles qui pouvaient participer à sa production ou à sa gestion. Ne sont restés à ses côtés que les plus retors et les notoirement corrompus. Calixte Ganongo, son complice de la première heure, à la SNPC, est aujourd’hui ministre des finances du gouvernement fantoche de Clément Mouamba. Son autre complice, dans le secteur privé, Willy Etoka le Golden Boy du pétrole congolais, a été mis sur la touche comme Blaise Elenga. Rien ne filtre de leur contentieux. Le gamin de Ouenzé, marchand de pneus, devenu la 10ème fortune africaine ne pouvait susciter qu’une immense jalousie chez les Nguesso ; peut-être le motif de la rupture. Raoul Ominga, le nouveau Directeur Administratif et Financier de la SNPC, cousin et successeur de Calixte Ganongo, profitera-t-il de cette place à prendre, lui qui sait tant jongler avec les dizaines de millions des cargaisons ? Il est également candidat à la députation dans la nouvelle circonscription d’Oyo, OYO2.

Il ne sera qu’un soldat de plus pour la prise de pouvoir de Denis Christel. On ne sait pas grand-chose de lui également, de sa formation et de ses références, sinon qu’il est un parent de Ganongo. Propulsé par Jean-Jacques Ikama, au début des années 2000, auprès de l’antenne parisienne de la SNPC au 43, Boulevard Friedland près de l’Arc de Triomphe, Raoul Ominga choquait ses collègues, chiquement habillés, par ses tenues vestimentaires négligées digne d’un bon villageois fraîchement débarqué de son village (Tshirt du PSG et « mouchouinia bata » -tongs congolaises-).

Nul doute que pour ce dernier, qui partage – un peu – des pouvoirs exorbitants de Madame Garlan Fairouz, la SNPC restera l’instrument de la conquête du pouvoir suprême pour Kiki. Le pétrole est entre leurs mains obscures. Il ne tient qu’aux Congolais de mettre un terme, finalement, à tous ces  abus !

Rigobert OSSEBI

Extrait de congo-liberty.com

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:33
 

 

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Loamba Moke, président de l'ADHUC

L’Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral (ADHUC) que préside Loamba Moke a indiqué dans un rapport publié le 26 juin à Brazzaville que plusieurs commissariats de police avaient la mauvaise réputation d’être des lieux de torture au Congo. « Plus de 45% des cas de décès sont causés par la torture en lieu de détention », a fait savoir Loamba Moke, qui a dénoncé dans la foulée le manque de sanctions contre les auteurs de crime de torture.

L’ADHUC a publié son rapport à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de solidarité avec les victimes de torture. Dans son rapport, le président de l’ADHUC a affirmé que c’est sur les lieux d’arrestation, de transport et de détention que les citoyens étaient torturés. « Certains commissariats de police au Congo ont la triste réputation d’être des lieux où les tortures sont exercées sur les personnes, entrainant souvent la mort de ces dernières », selon Loamba Moke.

On peut également lire dans le rapport de l’ADHUC : « Par ailleurs, les victimes d’actes de tortures n’ont pas souvent l’accès facile à la justice et à un suivi médical adéquat. Ceci s’explique par le manque de moyens ou de matériels appropriés et par le fait que les victimes ne dénoncent pas ouvertement ces pratiques, du fait de la peur ou de la honte (notamment pour les victimes des violences sexuelles) ainsi que par la méconnaissance des structures habilitées à fournir l’aide ».

Le président de l’ADHUC appelle les autorités à mettre fin aux pratiques de torture dans les lieux de détention. L’ONG des droits de l’homme recommande aussi au gouvernement de mettre en place un mécanisme de prévention de torture, et confier des pouvoirs à la Commission nationale des droits de l’homme pour sanctionner les tortionnaires ainsi que leurs commanditaires.

LIRE LA SUITE :

http://www.vox.cg/plus-de-45-detenus-meurent-a-cause-de-torture-selon-ladhuc/

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
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Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:31
 
Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.
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Tags:République du Congo

 

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Mgr Louis PORTELLA, évêque de Kinkala, dans le département du Pool (Congo Brazzaville). / Emanuela DE MEO/CPP/CIRIC

9 juin 2017 

Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.

« Le département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire » note Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala au sud-ouest de la République du Congo où la guerre civile s’enlise entre forces de sécurité et partisans de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi, depuis la réélection contestée du président Denis Sassou N’Guesso en avril 2016.

Selon Mgr Louis Portella, « la population est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée ne sachant à quel saint se vouer » poursuit-il tout en se disant inquiet de « déplacés chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité ».

A lire aussi : Congo-Brazzaville : l’inquiétude de l’évêque et des chrétiens

Interrogé par Urbi et orbi Africa, le Père Claver Boundja, aumônier national des universités congolaises et membre de la commission doctrinale de la Conférence épiscopale du Congo, estime que « la question de la région du Pool n’est qu’un aspect de la crise globale qui gangrène le pays avec la forte présence, sur l’ensemble du territoire, des groupes armés qui avancent largement vers la capitale Brazzaville ».

Pour cet expert proche de la Conférence des évêques du Congo, « l’Église a toujours proposé, en vain, un dialogue pour mettre les acteurs politiques et les chefs de groupes armés autour d’une table en vue de résoudre la crise. Mais, à l’heure actuelle, elle manque d’interlocuteurs crédibles auprès des autorités qui, malheureusement, ne privilégient que la solution militaire pour juguler la crise », explique-t-il.

Le Père Claver Boundja va même jusqu’à dénoncer « un régime militaire réprimant tous ceux qui expriment leur ras-le-bol à travers des groupes de réflexions citoyens ou des manifestations pacifiques ». Face aux autorités qui « s’obstinent et ne s’ouvrent pas au dialogue, les nombreux fidèles catholiques attendent plutôt des évêques non seulement des déclarations mais une confrontation directe pour dire non au pouvoir en place à l’instar du cardinal martyr congolais Émile Biayenda qui a joué un rôle central pour pacifier le pays dans les années 1970 ».

L’appel à l’apaisement

S’adressant aux responsables politiques, Mgr Louis Portella leur demande de « manifester plus fortement une préoccupation solidaire dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance de la population (…) exposée à des traitements inhumains ». Dans la même ligne, l’évêque de Kinkala demande aux rebelles de tourner la page du « cycle interminable de violences et de cruautés ».

À en croire les estimations de l’ONU, au moins 13 000 personnes ont connu l’exode dans le Pool sans compter « beaucoup de jeunes appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des (rebelles) ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons » dont fait état la déclaration de Mgr Louis Portella. Cette situation se dégrade malgré les appels à la paix du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican lors de sa visite à Brazzaville au mois de février denier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatique du Saint-Siège avec la République du Congo.

LIRE LA SUITE : http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/afrique/cri-dalarme-de-leglise-congolaise-contre-guerre-pool/

 

A lire aussi : L’offensive diplomatique du Vatican en Afrique

Jean-Paul Musangania

 

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NOTRE COMMENTAIRE :

Selon la dernière déclaration du Représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique centrale, ce ne sont pas 13 000 personnes mais plus de 81 000 qui ont connu l'exode dans le Pool où le régime en place applique l'Opération "Hérode" qui consiste à appréhender tous les jeunes de la région, sous prétexte qu'ils sont tous des (rebelles) ninjas.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 23:19
Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, a été condamné, le 03/05/2017, par la Cour criminelle de Pointe-Noire, à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES pour, dit-on : « Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ce verdict repose sur le fait qu’en 2013, les militants du parti de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, au cours de leurs meetings autorisés, avaient brandi des pancartes portant l’inscription « Gouvernement=Carton rouge », réclamé la « démission du gouvernement »et la « formation d’un Gouvernement d’union nationale ».

Les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part.

Rien que pour cela, il est condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés. Mais, curieusement, après avoir eu le « courage( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage » de se rendre à ses bureaux pour signer la Grosse du verdict à travers lequel il a pour ainsi dire « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

Pourquoi, M. TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Maintenant, le Juge TOUTISSA a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres…

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, après Nelson MANDELA sous le règne de l’apartheid en Afrique du Sud, nous voici en présence d’un autre cas qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

Cependant, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

A chacun de nos compatriotes, de quelque bord qu’il soit, de méditer les enseignements ci-après : 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

Rappel :

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

Puisse cette page d’appel à la méditation faire réfléchir celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres censés être leurs compatriotes.

Paris, le 18 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association UNION-CONGO

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:27

CONGO/SITUATION CRITIQUE : TOT OU TARD, LES FALC ENTRERONT A BRAZZAVILLE

Depuis l'attaque des positions de la milice de l'ethnie-Etat par les forces du pasteur Ntumi, les Forces Armées pour la Libération du Congo, à Missafou, les supputations vont bon train. On parie sur l'entrée des Ninjas Nsiloulous à Brazzaville. Une chose est sûre, les forces du pasteur Ntumi ne se contentent plus de rester dans la défensive : elles sont passées à l'offensive - ce que nous avons appelé de nos voeux depuis très longtemps. En position de légitime défense, ils viennent, attaquent, tuent, détruisent des véhicules et emportent des armes et des équipements militaires. Denis Sassou Nguesso compte avant tout sur son aviation terroriste qui bombarde tous azimuts, sans distinction. L'ennemi n'est pas distinguable. Il n'y a pas plus ressemblant à un Mukongo qu'un autre Mukongo. L'ordre est de massacrer tous les Bakongo à défaut de distinguer le bon Mukongo du mauvais. Dans le doute, tuer. Même les vieillards, les femmes et les enfants car un Mukongo reste un Mukongo, c'est-à-dire, de la mauvaise graine qui engendre de la résistance. Ce qui se déroule dans le Pool, c'est un génocide programmé, un holocauste au nom de la mère car nous sommes à nouveau dans l'Opération Mouébara dont l'objectif final est de raser le Pool. TOTALEMENT. Denis Sassou Nguesso veut terminer son crime de massacre de masse au plus vite pour éviter que la communauté internationale ne finissent par tourner les regards vers le Congo. La France a un nouveau président de la république. Trump est aux manettes aux Etats-Unis. A un moment ou un autre, la communauté internationale finira par s'intéresser à ce qui se passe au Congo sur le plan des violations des droits de l'homme. Il faut donc se dépêcher. Ce coup-ci, le monstre de l'Alima ne veut plus que l'hydre Pool se relève et se reconstitue. Du coup, il rase et brûle tout !

Denis Sassou Nguesso doit savoir que la crise qu'il a créée et qu'il entretient volontairement pourrait très bien se retourner contre lui. Toutes les conditions sont réunies pour la grande explosion finale. Financièrement, le Congo est en faillite avec perte de la confiance même des fonds vautours - ce qui paralyse toute l'économie nationale qui tourne au ralenti depuis la baisse drastique du prix du baril de pétrole. Politiquement, le pouvoir est affaibli car tous savent que Denis Sassou Nguesso n'a pas gagné l'élection présidentielle du 20 mars 2016, c'est donc un dictateur diminué qui est aux commandes de l'ethnie-Etat. le PCT se prépare à aller aux législatives en désordre. Socialement, le pays souffre du manque de carburant, de la pénurie d'eau et d'électricité, de la vie chère, de la corruption, de la violence arbitraire. A l'intérieur de la "faiblesse" publique, ça murmure, même si ça ne gronde pas encore car la soldatesque ethnique bien que formée pour obéir aux ordres, pose désormais des questions et tire en l'air. Certains vont jusqu'à la désobéissance suprême : refuser de tuer et de mourir au nom du Nkani dieu Denis Sassou Nguesso, Otsombé !

Les Ninjas Nsiloulous sont passés à l'offensive comme nous l'avons suggéré dans un de nos articles pour éviter de subir les attaques du régime. La rumeur de leur entrée à Brazzaville enfle. Nous avons à une époque indiqué qu'il y avait déjà cinq mille membres des FALC qui sont à Brazzaville et qui attendent patiemment que les tensions militaires atteignent la capitale pour sortir de leurs cachettes. C'est une question de temps : si le régime n'implose pas, il explosera. La seule supériorité offensive qui maintient le régime la tête hors de l'eau, ce sont les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens mais, en milieu urbain, une attaque de nuit, notamment quand Brazzaville est dans le noir, peut faire toute la différence. 

Nous appelons au sabotage de l'équipement et de la logistique de l'armée par la soldatesque ethnique de Denis Sassou Nguesso. Les petits sabotages suffisent à causer de grands dégâts. Si vous ne voulez pas vous rendre dans le Pool, chers miliciens de Tsambitso, il vous suffit de saboter les véhicules militaires, les chars, les hélicoptères et tout le reste. C'est facile : du sucre, du sel, du sable,  de l'eau, etc.

Au sein de la milice ethnique de Tsambitso, les gens ont de plus en plus de mal à accepter d'aller se faire tuer dans le Pool pour rien. La révolte peut venir de l'intérieur de l'armée - même si nous savons que les vrais soldats de la république sont désarmés. C'est la milice ethnique qui pourrait bien craquer. Si les FALC entrent à Brazzaville, nombreux parmi les miliciens du régime prendront la fuite car ils ne savent même pas pourquoi ils se battent.

La situation injuste dans le Pool produit désormais des effets pervers qui viennent ajouter à la morosité ambiante. On ne se demande plus si oui ou non Ntumi poussera ses FALC à entrer dans Brazzaville mais quand cela surviendra.

S'en prendre à des pauvres paysans, bombarder aveuglement ne vous fait pas gagner une guerre. La preuve, ça dure depuis plus d'un an.

Denis Sassou Nguesso ne peut pas être vaincu politiquement, son régime étant une dictature militaire. Pour en finir, il faut une insurrection armée comme nous l'avons dit à l'assemblée nationale française bien longtemps avant la crise du Pool. Si la dichotomie nord-sud ne fragmentait pas le pays, de nombreux soldats et miliciens auraient déjà rejoint les FALC. Nous souhaitons que certains soldats loyalistes se préparent à prendre le parti de leur peuple.

Les FALC ont commencé à attaquer les positions de la milice ethnique maquillée en armée nationale et on se dit qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin. Même si Denis Sassou Nguesso appelle les siens au sacrifice suprême, tous ne sont pas prêts à mourir pour le Nkani et pour son pouvoir. LIWA YA OFELE pour que ses enfants narguent les vôtres après votre suicide pour rien ? Té !  BO BOYA NA BINO ! 

Cette situation est explosive à plus d'un titre. Tôt ou tard, elle explosera à la figure de Denis Sassou Nguesso. Il suffira juste que le monstre de l'Alima ne parvienne plus à payer sa milice privée. Aussi, nous dénonçons l'aide que madame Christine Lagarde, patronne du FMI, veut apporter à Denis Sassou Nguesso. Il faut laisser le ndzokou se dépatouiller dans sa propre grosse merde. L'éléphant finira par s'écrouler après avoir glissé sur sa propre grosse merde. La mère des questions est juste : Quand ?

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 06:31
 

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Le 15 janvier 2016, M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), était arrêté à sa descente d’avion, à l’aéroport de Brazzaville, où il voulait se rendre au chevet de sa mère malade qu’il ne verra même pas mourir et encore moins en assurer les obsèques.

Voici plus d’un an qu'il est incarcéré, M. Modeste BOUKADIA n’a jamais été présenté devant aucun Juge, conformément à la loi.

Mais il faut aussi rappeler l’Avis adopté par le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,17 au 21 novembre 2014 No 22/2014 (République du Congo.

Cependant, contre toute attente, l'Association UNION-CONGO, est surprise d'apprendre que M. Norbert NKOUKOULI, Procureur Général du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire, vient d’annoncer, au cours d’une interview, à la télévision locale de Pointe-Noire, que le procès de M. Modeste BOUKADIA avec les membres de son parti, le CDRC, aura lieu le 03 mai 2017, à la Cour d’appel de Pointe-Noire.

Ceci étant, il convient de faire remarquer que les membres du CDRC concernés avaient déjà été jugés et condamnés par le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire lors des audiences du 8 avril 2014. Certains d’entre eux, condamnés par exemple à deux ans de prison, ayant déjà purgé leur peine, sont toujours gardés en prison à ce jour.

A cet effet, l'Association UNION-CONGO s'interroge sur la signification et le respect de la loi au Congo-Brazzaville.

C’est pourquoi, en dehors du président Modeste BOUKADIA, l’Association UNION-CONGO s’étonne que ces hommes et ces femmes puissent être jugés deux fois pour une même affaire.

Paris, le 01 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO 

LARGE DIFFUSION

Communiqué de presse sur le procès de Modeste Boukadia qualifié d'arbitraire par l'ONU (pdf, 705.2 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sud-Congo PCT Modeste Boukadia Pool ONU
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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