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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 23:19
(Congo-Brazzaville) Oko Ngakala : l'incompétence révoltante d'un procureur de la République fabriqué de toute pièce

L’incompétence révoltante d’un Procureur de la République fabriqué de toute pièce par monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan.

Le Procureur de la République n’est pas le garant de l’ordre public ; il est au contraire le garant d’une application impartiale et équitable de la loi

Le 19 février 2016, dans une déclaration, lue sur la télévision nationale congolaise, monsieur André Oko Ngakala, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville déclarait ce qui suit : « Courant février 2016, des informations parvenues à mon parquet font état de la circulation sur la place de Brazzaville et même au niveau national de déclarations largement relayées par la rue et les réseaux sociaux de Monsieur Jean-Marie Michel MOKOKO relative à la vie de la Nation. Ces informations, si elles étaient avérées mettront gravement en danger les institutions de l’Etat et les fondements mêmes de la Nation ainsi que la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. C’est ainsi qu’en application des dispositions des articles 12 nouveau et 29 du code de procédure pénale, j’ai prescrit en date du 17 février 2016 au directeur général de la surveillance du territoire les missions ci-après :

a – procéder immédiatement à l’interpellation de monsieur Jean-Marie Michel MOKOKO

b – procéder sans délai à son interrogatoire… »

L’analyse objective et juridique de cette déclaration permet de constater de façon certaine que monsieur André Oko Ngakala a brillamment violé les dispositions des articles 7, 12, 14, 29 , 40 et 157 du code de procédure pénale congolais et les articles11 de la déclaration universelle des droits de l’homme et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

En effet, le code de procédure pénale ne donne pas au Procureur de la République en sa qualité d’autorité judiciaire le pouvoir de diligenter une arrestation forcée et musclée mettant en danger les droits de la défense. (Article 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques)

Et pourtant l’article 29 alinéa 1 du code de procédure pénale est clair lorsqu’il stipule que : « Le Procureur de la République procède ou fait procéder à tous actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale. »

Quelle est la quintessence de cet article ?

Pour l’article 29 du code de procédure pénale, le Procureur de la République entreprend ou fait entreprendre les actions tendant :

– à la manifestation de la vérité sur l’infraction à la loi et
– à la poursuite de l’auteur ou des auteurs de l’infraction à la loi

Il y a ici la recherche de l’infraction à la loi et la poursuite de l’auteur ou des auteurs de l’infraction à la loi.

Pour procéder ou faire procéder à tous actes nécessaires à la recherche des infractions à la loi, il faut que l’infraction à la loi existe et qu’elle soit punissable. L’existence de l’infraction à la loi exige dans le cas d’espèce son authenticité et sa véracité. Si l’authenticité et la véracité de l’infraction à la loi est avérée, le Procureur de la République peut chercher et poursuivre l’auteur ou les auteurs.

Dans le cas des déclarations du général Jean-Marie Michel MOKOKO contenues dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux relative à la préparation d’un coup d’état au Congo – Brazzaville dans les années 2000 ( entre 2002 et 2003 ), la question de droit qui se pose est celle de savoir si cette vidéo est authentique c’est-à-dire qu’elle n’est pas un montage ?

Procéder ou faire procéder à tous actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale ne signifie pas diligenter une arrestation musclée et forcée qui viole de façon éhontée les droits de la défense. Le Procureur de la République est garant des libertés individuelles et des droits des partis, il doit à cet effet veiller au respect des droits individuels, au rang desquels figurent les droits de la défense.

En effet, les droits de la défense font partie de ce que Henry ROUSSILLON appelle « Le noyau dur » des droits fondamentaux. Faire respecter les droits de la défense, c’est poser les bases d’un état de droit solide où les droits des justiciables sont respectés.

Le respect des droits de la défense constitue dans le chef du Conseil d’Etat et donc de l’Etat une obligation de résultat. Dans un jugement rendu le 15 octobre 2009, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles précisait que le droit du justiciable à être jugé dans un délai raisonnable constitue, dans le chef de l’État, une obligation de résultat.

Le Tribunal rappelle qu’il suffit en effet au demandeur d’établir que la contestation relative à ses droits et obligations de caractère civil n’a pas fait l’objet d’une décision définitive dans un délai raisonnable pour que la responsabilité de l’État soit engagée sur la base des articles 1382 et 1383 du Code civil. Il n’est point besoin, au surplus, d’établir que cette violation aurait été causée par un comportement fautif de l’état » (Civ. Bruxelles, 15 octobre 2009, J.T., 2010/12, p. 195)

L’article 14 alinéa 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que « Toute personne accusée d’une infraction pénale est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. »

Le Procureur de la République n’est pas un instrument au service du pouvoir politique ; il est le garant de l’intérêt général, du bon fonctionnement de la société et des libertés individuelles. Selon Robert GELLI, « le procureur de la République est garant d’une application impartiale et équitable de la loi »

Pour Jean-Louis Nadal, « … la spécificité du ministère public, à la fois organe de poursuite et gardien des libertés individuelles, remonte à ma connaissance à la grande ordonnance de Philippe le Bel du 23 mars 1303 énonçant la formule du serment des gens du roi et montrant que l’accusateur doit également avoir en charge la recherche de la vérité et la bonne application de la loi »

Le Procureur de la République est aussi chargé de suivre les enquêtes. Lorsqu’il y a commission de crimes ou de délits, il est immédiatement avisé. Il dirige, contrôle et supervise à cet effet l’action de la police judiciaire. L’article 12 du code de procédure pénale stipule que « La police judiciaire est exercée sous la direction du procureur de la République, par les officiers, fonctionnaires et agents désignés au présent titre. »

Dans le cas d’espèce, le Général Jean Marie Michel MOKOKO devrait être entendu par les officiers de police judiciaire et avant qu’il soit entendu, il devrait y avoir au préalable :

– ouverture d’une information judiciaire par le Parquet du Procureur de la République ou
– constatation de crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui permet à la police judiciaire de rassembler les preuves et d’en chercher d’autres.

Or le Procureur de la République, monsieur André Oko Ngakala a agi en violation du code de procédure pénale. Au lieu d’appliquer la loi, il a préféré obéir au pouvoir exécutif et politique. Et pourtant l’article 14 du code de procédure pénale stipule à juste titre que « Elle (la police judiciaire) est chargée, suivant les distinctions établies au présent titre de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les autres tant qu’une information n’est pas ouverte. Lorsqu’une information est ouverte, elle exécute les délégations des juridictions d’instruction et défère à leurs réquisitions. »

Concernant le manque d’indépendance du Procureur de la République à égard du pouvoir exécutif et politique, la Cour européenne des droits de l’homme exclut ce dernier de la catégorie des « autorités judiciaires », seules compétentes, au sens de la Convention européenne des droits de l’homme, pour décider et contrôler les privations de libertés.

Un Procureur de la République qui n’applique pas la loi de façon impartiale et équitable n’est pas une autorité judiciaire.

Dans un arrêt rendu le 10 juillet 2008, la Cour européenne des droits de l’homme a estimé que le Procureur de la République ne pouvait être considéré comme une autorité judiciaire au sens de l’article 5 § 3 de la convention en disant que : « le Procureur de la République n’est pas une autorité judiciaire au sens que la jurisprudence de la Cour donne à cette notion : comme le soulignent les requérants, il lui manque en particulier l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif pour pouvoir être ainsi qualifié » (Cour EDH, 5e Sect. 10 juillet 2008, Medvedyev et autres c. France, requête n° 3394/03)

Dans sa déclaration du 19 février 2016, monsieur André Oko Ngakala nous parle des informations qu’il a reçues faisant état des déclarations du Général Jean-Marie Michel relatives à la vie de la Nation. Ensuite, il pose une condition en disant si ces informations étaient avérées, elles mettront gravement en danger les institutions de la République et les fondements de la Nation.

Alors s’il n’avait pas de certitude sur la véracité et l’authenticité des informations qu’il a reçues, pourquoi a-t-il prescrit au directeur général de la surveillance du territoire de procéder immédiatement à l’interpellation du Général Jean-Marie Michel MOKOKO et à son interrogatoire sans délai ?

En effet, étant en possession des déclarations du Général Jean-Marie Michel MOKOKO relatives à la vie de la Nation, le procureur de République devait d’abord chercher à savoir si ces informations étaient avérées ou fausses avant de chercher à bafouer les droits de la défense.

En demandant au directeur général de la surveillance du territoire de procéder immédiatement à l’interpellation du Général Jean-Marie Michel MOKOKO et à son interrogatoire sans délai, monsieur André Oko Ngakala en sa qualité de Procureur de la République a violé les dispositions des articles 29 alinéa 1 et 40 du code de procédure pénale. Il y a par conséquent irrégularité de procédure.

En effet les actes de procédure irrégulière accompli par le Procureur de la République monsieur André Oko Ngakala sont tous frappés de nullité. L’article 157 du code de procédure pénale stipule à cet effet que : « Les dispositions prescrites aux articles 40, 41, 43-1, 80, 81, doivent être observées à peine de nullité.

2° En outre, s’il est établi que l’inobservation des formalités non prescrites à peine de nullité porte directement et manifestement atteinte aux droits de la défense ou à ceux de la partie qui en fait état, l’acte vicié est déclaré nul, ainsi que, s’il y a lieu, tout ou partie de la procédure ultérieure.

3° La partie envers laquelle ces prescriptions ont été méconnues peut renoncer à s’en prévaloir et régulariser ainsi la procédure. Cette renonciation doit être expresse »

Si les faits reprochés à tort ou à raison au Général Jean-Marie Michel MOKOKO dataient des années 2000 (entre 2002 et 2003), il y a donc prescription. La prescription est un principe général de droit qui désigne la durée au-delà de laquelle une action en justice, civile ou pénale, n’est plus recevable.

La prescription dans le cas d’espèce est prévue à l’article 7 du code de procédure pénale congolais. En effet cet article stipule que : « En matière de crime, l’action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis, si dans cet intervalle, il n’a été fait aucun acte d’instruction ou de poursuite. S’il en a été effectué, dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu’après dix années révolues à compter du dernier acte. Il en est ainsi de même à l’égard des personnes qui ne seraient pas impliquées dans cet acte d’instruction ou de poursuit »

Monsieur André Oko Ngakala est un pseudo-procureur de la République, fabriqué de toute pièce par le clan Sassou afin mettre à exécution son plan morbide de conservation du pouvoir à tout prix. Lorsqu’il usurpe le pouvoir du ministre de l’intérieur en disant à la télévision publique qu’il est le garant de l’ordre public, cela confirme bien que ce procureur de la République est un magistrat fabriqué pour les besoins de conservation du pouvoir.

Les congolais en général et les brazzavillois en particulier ne peuvent rien n’attendre de ce pseudo-magistrat, car ce monsieur n’est autre qu’un figurant qui empêche le pouvoir judiciaire de bien remplir sa mission : celle de contrôler l’application de la loi, de l’interpréter en examinant la concordance entre une situation concrète et la loi en elle-même, de sanctionner son non-respect…

Le système judiciaire congolais nécessite un recyclage en profondeur et un arrimage à l’évolution de la pratique du droit car le Congo ne peut se déconnecter du reste du monde. L’arrêt Medvedyev et autres c. France rendu par la Cour européenne des droits de l’homme en date du 10 juillet 2008 a permis de comprendre qu’un Procureur de la République qui reste aux ordres du pouvoir exécutif ne peut être considéré comme une autorité judiciaire au sens de l’article 5 § 3 de la convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950. Pour être considéré comme une autorité judiciaire, le Procureur de la République doit garder son indépendance vis à vis du pouvoir exécutif et politique en restant garant des libertés individuelles et d’une application impartiale et équitable de la loi.

L’affaire de la vidéo du Général Jean-Marie Michel MOKOKO est une affaire montée de toute pièce. Elle montre bien l’instrumentalisé du pouvoir judiciaire à des fins politiques; ce qui nous permet de constater que celui-ci n’a pas d’existence réelle au Congo. Ce que l’on considère à tort comme pouvoir judiciaire n’est autre que le prolongement du pouvoir exécutif et politique.

Maître Céleste Ngantsui
membre de l’opposition et
Représentant M.C.R.O.C auprès de l’Union européenne et du Royaume de Belgiq
ue

(Source : Officiel Brazzanewson: février 26, 2016)

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Maître Celeste Ngantsui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Oko Ngakala Mokoko
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 00:14
(Congo-Brazzaville) La politique d'apartheid ethno-tribale de Sassou Nguesso

DECLARATION

DE L’ASSOCIATION UNION-CONGO

CONGO-BRAZZAVILLE

LA POLITIQUE D’APARTHEID ETHNO-TRIBALE DE SASSOU NGUESSO AU CONGO-BRAZZAVILLE

L’Association UNION-CONGO n’est ni pour l'arrestation ni l'incarcération du Général Jean-Marie Michel MOKOKO (alias J3M comme aiment l'appeler ses sympathisants), encore moins pour la politique de la terre brûlée de M. Sassou Nguesso.

Cependant, l’Association UNION-CONGO suit avec une attention très particulière la situation et les tergiversations du régime de Brazzaville qui, aujourd'hui, souffle le chaud et le froid dans cette affaire.

Depuis la diffusion de la vidéo[i] qui met en exergue les agissements et les propos tenus par le général Mokoko dans laquelle il annonce faire un coup d'Etat contre M. Sassou Nguesso, le pouvoir de Mpila-Oyo, malgré les annonces de son procureur, M. André OKO-NGAKALA, traîne les pieds pour mettre à exécution ce qu'il a promis et décidé. Un autre que Mokoko, surtout s'il s'agit d'un "Sudiste" et très particulièrement d’un originaire de la région du Pool, serait déjà sous les verrous, derrière les barreaux, sans enquête préalable, sans audition ni interrogatoire, s'il n'est pas tué, sans autre forme de procès.

La chance de M. Mokoko, s'il est encore en liberté et surtout en vie aujourd'hui, c'est d'être issu de la même région et de la même ethnie que M. Sassou Nguesso. Lui-même le dit dans sa vidéo, les "Guerriers" ne pardonnent pas. Les Makoua sont un sous-groupe ethnique Mbochi. Car, d'autres que lui, sont déjà en prison pour 1000 fois moins que ce que l'on reproche au général Jean-Marie Michel Mokoko, lui qui est même allé jusqu'à dresser la liste des personnes à "neutraliser" (en termes militaires cela veut dire tuer) au cours de son coup d'Etat.

Des victimes expiatoires

Ceci dit, l’Association UNION-CONGO réaffirme que M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), n’avait programmé aucun coup d’Etat ni projeté d’assassiner ou faire assassiner qui que ce soit, contrairement aux propos bien audibles de M. Mokoko. Mais, M. BOUKADIA a été arrêté et incarcéré sous le prétexte fallacieux d’avoir attenté à la sureté de l’Etat et condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés par contumace, le contumax ne figurant nulle part dans le Droit congolais[ii]. En quoi donc les faits reprochés à M. BOUKADIA sont-ils plus graves que ceux de M. MOKOKO ?

M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti croupissent en prison parce qu'ils ont osé user de leurs droits : la liberté d'opinion, d'expression et de manifester garantie par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et même par toutes les Constitutions de M. Sassou Nguesso.

L’Association UNION-CONGO constate que même ceux des prisonniers politiques ayant purgé leur peine de 2 ans d'emprisonnement ferme, depuis l’année dernière, sont toujours gardés en prison. Le régime d'apartheid ethno-tribal de Brazzaville continue de leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu'ils sont des « Sudistes » originaires de la région du Pool.

Au moment où UNION-CONGO rédige ce document, elle apprend que les "SAGES MBOCHI" sont entrés dans la danse et seraient en train de négocier le cas MOKOKO avec le Pouvoir de Mpila-Oyo, conformément aux us et coutumes ethno-tribales mbochi.

L’Association UNION-CONGO exprime son étonnement et s’interroge sur le rôle de ces fameux "Sages" ethno-tribaux qui n’ont pas existé lors de l’arrestation de M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti.

A cet effet :

- UNION-CONGO constate qu'il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des citoyens Congolais selon qu'ils sont originaires des régions Nord ou Sud du Congo.

- Au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO constate l’existence et l’instauration par M. Sassou Nguesso d’un régime d'APARTHEID ETHNO-TRIBAL EN REPUBLIQUE DU CONGO (Brazzaville).

Car, au Congo-Brazzaville, sous le régime d'apartheid ethno-tribal de Sassou Nguesso, un Congolais originaire du Nord ne va pas en prison quand il assassine un « Sudiste ». Au contraire, il monte en grade, il est encensé et on organise une fête en son honneur. Le cas du général Mokoko tombe sous le sens. Avec les "SUDISTES" Sassou ne tergiverse pas, il ne négocie pas. Aucune chance d'être en vie. Avec un "NORDISTE" de son ethnie, comme c'est le cas avec M. Mokoko, le voilà qui tergiverse et qui négocie... Les lois de la République ne sont plus en vigueur. Ce sont les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales mbochi qui sont privilégiées et mises en valeur. Et voilà les "Sages" !

Certes, le principe du pouvoir en Afrique francophone est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "Intérêts" de..., même mondialement reconnu criminel, celui-là est jugé apte à « gouverner » ses compatriotes"[iii].

En conclusion, eu égard à ce qui précède, l’Association UNION-CONGO :

- Proteste contre le traitement fait aux citoyens ressortissants des régions Sud du Congo ;

- Dénonce la ségrégation ethno-tribale et la discrimination dont sont victimes les Congolais originaires des régions sud du Congo ;

- Invite tous les observateurs de tous les Etats membres de l’ONU à se saisir de cette situation pour faire pression auprès des autorités du Congo-Brazzaville ;

- Demande à l’ONU, l’Union Européenne et l’Union Africaine d’intervenir auprès des autorités du Congo-Brazzaville pour faire libérer tous les prisonniers politiques jusqu’ici incarcérés, sans jugement, pour leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu’il sont originaires de la région du Pool (Sud-Congo) et, nier ou fermer les yeux sur cette réalité équivaudrait à assassiner un ÊTRE HUMAIN.

Strasbourg, le 23 février 2016

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

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N.B. : NOTEZ BIEN QUE LES VRAIS OPPOSANTS SONT EN PRISON.

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[i] Cf. : http://www.jeuneafrique.com/mag/302157/politique/congo-brazzaville-jean-marie-michel-mokoko-video-tue/

https://youtu.be/5vycvD21IOg

[ii] https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/060116/congo-brazzaville-la-condamnation-par-contumace-de-m-boukadia-est-une-honteuse-bavure-judiciaire

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/220116/congo-brazzaville-le-transferement-de-modeste-boukadia-la-maison-darret-de-pointe-noire-est-une-seconde

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190216/congobrazzavilleonu-sassou-nguesso-vous-avez-dit-onu-connais-pas-l-onu-condamne-sassou-nguesso-et-l-eta

iii] (Cf. : Jean-François Probst, "Chirac, mon amis de trente ans", éd. Denoël, Paris)

01-declaration-de-union-congo-la-politique-d-apartheid-ethno-tribale-de-sassou-nguesso (pdf, 562.4 kB)

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:43
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso veut mettre le Congo-Brazzaville à feu et à sang

Entre Denis Sassou Nguesso et son ancien conseiller Jean-Marie Michel Mokoko les désaccords et les recadrages se multiplient et leur opposition est désormais actée. Le torchon brûle. Entre les deux généraux, la guerre est désormais ouverte et totale. Rien ne va plus. La pomme de discorde ? La présidentielle 2016. Jean-marie Michel Mokoko a déposé sa candidature officiellement le 18 février 2016 et dispose d’un récépissé de dépôt. Un pêché de lèse majesté. Le général Mokoko a refusé de déférer à une prémière convocation à la DST. Une seconde lui a été envoyée assortie de menaces de le faire embarquer manu militari. Une troisième, une quatrième convocation n’auront pas plus d’impact sur Mokoko.

André Oko-Ngakala, procureur, a vociféré à Télé-Congo ses intentions de mettre en arrestation Jean-Marie Michel Mokoko.
Jean-Marie Michel Mokoko dormira-t-il en prison ce soir ? Sera-t-il humilié comme le colonel Marcel Ntsourou ?

Aux dernières nouvelles JMM Mokoko a passé la nuit chez lui. Probablement aussi les autres nuits. Le procureur Oko-Ngakala a dû sortir ses canines et sa bobine enfarinée face aux caméras de « Télé Foufou » pour ne pas perdre la face dans un bras de fer différent de celui qu’il eut avec Paulin Makaya.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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NOTRE COMMENTAIRE :

Nous ne sommes ni pour l'arrestation ni l'incarcération du Général Jean-Marie Michel MOKOKO (alias J3M comme aiment l'appeler ses sympathisants), encore moins pour la politique de la terre brûlée de M. Sassou Nguesso. Cependant nous suivons avec une attention très particulière la situation et les tergiversations du régime qui, au jourd'hui, souffle le chaud et le froid dans cette affaire.

Depuis la diffusion de la vidéo qui met en exergue les agissements et les propos tenus par le général Mokoko dans laquelle il annonce faire un coup d'Etat contre M. Sassou Nguesso, le pouvoir de Mpila-Oyo, malgré les annonces de son procureur, M. André OKO-NGAKALA, traîne les pieds pour mettre à exécution ce qu'il a promi et décidé. Un autre que Mokoko, surtout s'il s'agit d'un "Sudiste", serait déjà sous les verrous, derrière les barreaux, s'il n'est tué sans autre forme de procès.

La chance de M. Mokoko, s'il est encore en liberté et surtout en vie aujourd'hui, c'est d'être issu de la même région et de la même ethnie que M. Sassou Nguesso. Lui-même le dit dans sa vidéo, les "Guerriers" ne pardonnent pas. Les Makoua sont un sous-grtoupe ethnique Mbochi. Car, d'autres que lui, sont déjà en prison pour 1000 fois moins que ce que l'on reproche au général Jean-Marie Michel Mokoko, lui qui est même allé jusqu'à dresser la liste des personnes à "neutraliser" (en termes militaires cela veut dire tuer) au cours de son coup d'Etat.

MM. Marcel Ntsourou, Paulin Makaya, Modeste Boukadia et leurs compagnons, pour ne citer qu'eux, croupissent en prison parce qu'ils ont osé utiliser leurs droits : la liberté d'opinion, d'expression et de manifester garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et même par toutes les Constitutions du Congo. Le droit de manifester pacifiquement après avoir obtenu toutes les autorisations des autorités locales. Leur crime : le crime de lèse-majesté. Même ceux qui ont purgé, l'année dernière, leur peine de 2 ans d'emprisonnement ferme sont toujours gardés en prison. Le régime d'apartheid ethno-tribal de Brazzaville continue de leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu'ils sont originaires du Sud-Congo : des "SUDISTES"... (dixit Général Mokoko).

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous apprenons que les "SAGES MBOCHI" sont entrés dans la danse et seraient en train de négocier le cas MOKOKO avec le Pouvoir de Mpila-Oyo. Et nous précisons que l'information du bandeau qui défile sous l'écran de la chaîne de télévison FRANCE 24 qui annonce l'interpellation de M. Mokoko (source procureur) est fausse. M. Mokoko est toujours chez lui, il n'est pas interpellé.

Notre étonnement est tel que nous nous interrogeons sur le rôle de ces fameux "Sages" ethno-tribaux. Où étaient-ils, ces "Sages" lors de l'interpellation du colonel Ntsourou, de Paulin Makaya, de Modeste Boukadia et leurs compagnons ? Ainsi donc pouvons-nous dire qu'il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des citoyens Congolais selon qu'on est originaire des régions Nord ou Sud du Congo.

C'est le régime d'APARTHEID ETHNO-TRIBAL. En Afrique du Sud, quand un Blanc assassinait un Noir, il n'était nullement inquiété, il n'allait pas en prison. Au Congo-Brazzaville, sous le régime d'apartheid ethno-tribal de Sassou Nguesso, un Congolais originaire du Nord ne va pas en prison quand il assassine un "Sudiste". Au contraire, il monte en grade, il est encensé et on organise une fête en son honneur. Le cas du général Mokoko tombe sous le sens. Avec les "SUDISTES" Sassou ne tergiverse pas, il ne négocie pas. Aucune chance d'être en vie. Avec un "NORDISTE" de son ethnie, comme c'est le cas avec M. Mokoko, le voilà qui tergiverse et qui négocie... Les lois de la République ne sont plus en vigueur. Ce sont les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales mbochi qui sont privilégiées et mises en valeur. Et voilà les "Sages" !

Certes, le principe du pouvoir en Afrique francophone est simple : "celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "Intérêts" de..., même mondialement reconnu criminel, celui-là est jugé apte à "gouverner ses compatriotes".

C'est ici donc que nous attirons l'attention des "DISTRIBUTEURS DE POUVOIR" en Afrique et leur demandons de faire preuve d'intelligence. Les peuples africains en général et celui du Congo en particulier n'ont jamais choisi leurs chefs. Ils leur sont toujours imposés par des Etats tiers. Le cas de M. Sassou Nguesso et son retour au pouvoir en 1997 (Cf. : Jean-François Probst, "Chirac, mon amis de trente ans", éd. Denoël, Paris) et ses pratiques politiques devraient les interpeller. Parce qu'à force de fermer les yeux et boucher les oreilles, il arrivera qu'un jour ils ne verront ni entendront rien le jour où ça va exploser. Un peuple longtemps brimé, longtemps torturé, longtemps martyrisé, finit toujours par se révolter. Ce jour-là, plus rien ni personne ne pouvant le contrôler, il s'en prend d'abord à l'objet réel de ses malheurs avant de se retourner, si nécessaire, contre se propres leaders.

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT Mokoko
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:45
(Congo-Brazzaville) AFFAIRE MOKOKO : Quand Sassou se fait ridiculiser

Samedi, 20 Février 2016 19:17 AfriqueEducation

Denis Sassou Nguesso ne sait plus quoi faire. Après un séjour infructueux des généraux, Jean-Dominique Okemba, Philippe Obara, et quelques seconds couteaux, à Paris, le dictateur se voit obligé d'utiliser d'autres stratagèmes pour contourner la difficulté (insurmontable) qui s'offre à lui : l'impossibilité manifeste et prouvée de sa victoire dès le premier tour de la présidentielle. Avec en face, Claudine Munari (que personne n'attendait et qui monte, monte, monte), Guy Brice Parfait Kolelas à qui il interdit, maintenant d'utiliser l'appellation très contrôlée du MCDDI, et Tsaty Mabiala, dans le Sud, et André Okombi Salissa, et le général, Jean-Marie Michel Mokoko, qui viennent, tous deux, lui contester la suprématie dans (son) Nord, où en réalité, on ne l'aime pas vraiment, Sassou commence à voir des étoiles, comme un boxeur sonné par un uppercut sur un ring de boxe. Que faut-il faire ? Que doit-il faire, alors que les jours ne font que passer ? Et que la communauté internationale qu'il nargue depuis la tenue controversée de son référendum l'attend au tournant ?

Les militaires n'ayant peur que des militaires, Sassou a décidé de s'en prendre au dernier déclaré de ses adversaires à cette présidentielle : le général de division, Jean-Marie Michel Mokoko. En utilisant une histoire de vidéo que personne, à Paris, (même pas ses amis à Matignon), ne prend, réellement, au sérieux. Mais pour Sassou qui voit toutes ses marges de manœuvre s'amenuiser, il n'y a plus d'autres bouées de sauvetage.

Le dictateur (plus pour longtemps) a, donc, envoyé l'un des plus fous de son entourage, au feu : André Oko Ngakala. Objectif : interpeller sans délai et interroger le très récalcitrant général, Jean-Marie Michel Mokoko.

Sassou qui, contrairement à ce qu'on croit, est, tellement, froussard qu'il a peur de sa propre ombre, tremble à l'idée que ce bras de fer se termine mal pour lui. Car fort de son bon droit, Mokoko a opposé un refus martial avec deux arguments (de poids) qui circulent, déjà, à l'Union africaine, à l'Union européenne, et auprès des chancelleries locales, à commencer par celles des Etats-Unis et de l'Union européenne. Mokoko a répondu,ainsi, à son subalterne de l'armée Oko Ngakala : « 1) En notre qualité de contractuel de l'Union africaine, nous avons le statut de diplomate et sommes donc couverts par les traités et conventions y relatifs. 2) Ensuite, en notre qualité d'officier général des Forces armées congolaises, nous pensons que votre demande à notre encontre ne répond pas aux procédures du règlement de discipline générale dans les Forces armées congolaises et la gendarmerie nationale ». Mokoko a conclu : « Nous comptons sur votre respect de la légalité ».

Après mûre réflexion, après qu'il se soit présenté, tête haute poitrine bombée, au 20 heures de Télé Congo (Télé Foufou selon la diaspora congolaise), pour proférer des menaces, le procureur Oko Ngakala a fait lever le dispositif policier qui encerclait la résidence de Mokoko, en pleine nuit. Certains parlent de trois heures du matin. Depuis, on en est là.

La vérité, c'est que Sassou Nguesso est pris dans son propre piège. S'il fait arrêter un fonctionnaire international, il ne pourra plus dire que le Congo est un état de droit, surtout, si c'est pour l'empêcher de se présenter à l'élection.

Sassou est un homme fini. Il est même fini depuis longtemps. Mais alors qu'il est un fruit mûr, il n'a pas été cueilli par l'opposition qui attend, tout bêtement, qu'il tombe tout seul. C'est sa seule chance.

source: http://afriqueeducation.com/politique/affaire_mokoko_quand_sassou_se_fait_ridiculiser

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