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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 18:52
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso finira par massacrer le peuple du Sud avec la complicité de la « France à fric »

Peuple du Sud, qu’avez vous fait à Sassou-Nguesso ? Telle est la question que l’on peut se poser, lorsqu’on voit l’acharnement avec lequel , il s’ingénue pour lui faire souffrir le martyr et l’exterminer !

Le lundi 4 avril à l’aube, des miliciens du pouvoir de Sassou-Nguesso soutenus par des forces armées tribales ont pris d’assaut les quartiers sud en tirant à l’arme lourde, provoquant la panique des populations qui se sont d’abord terrées chez elles, pour ensuite, tôt le matin se précipiter dans les églises avoisinantes pour certaines pendant que d’autres prenaient la route des villages du département du Pool.

Sans que cela ne fasse un doute parmi les Congolais, la ficelle étant trop grosse, ce stratagème est une manœuvre de Sassou-Nguesso pour non seulement traumatiser les habitants de ces bastions de l’opposition qui n’ont pas voté pour lui, mais surtout pour décréter l’état d’urgence et renforcer la présence de son armée tribale et ses mercenaires, pour anticiper toutes les contestations futures qui s’annoncent contre le boucher d’Oyo. On déplore déjà une trentaine de morts et des disparus

Entre autre objectif de cette manœuvre satanique, ce que le dictateur Sassou-Nguesso affectionne au delà de tout, transformer la crise post électorale en conflit Nord-Sud, afin de casser la dynamique transnationale et populaire du Général du peuple, Jean-Marie Michel MOKOKO (originaire du nord comme Sassou-Nguesso), dont la candidature à la présidentielle a rencontré l’adhésion d’une partie importante dans le sud du pays.

Radio France Internationale est elle-complice de Denis Sassou-Nguesso ?

On est en droit de se poser la question car comment comprendre que cette Radio qui est la voix de la France à l’international puisse passer en boucle le témoignage d’un soit disant habitant des quartiers sud, affirmant que les assaillants auraient déclaré vouloir prendre la radio nationale située dans le nord de Brazzaville (Kintélé) et se rendre au palais présidentielle ? Très subtile, ceci a le mérite d’accréditer la thèse d’un coup d’état contre Sassou-Nguesso, ce qui est faux !

Ntoumi a t-il repris du service pour le compte de Sassou-Nguesso ?

Bien que l’ancien rebelle Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi , affirme sur la Voix de l’Amérique être étranger à cette attaque et déclare que ces attaques sont le fait du pouvoir. Ce dernier sait de quoi il parle, car ayant lui-même été manipulé par Sassou-Nguesso , qui s’est servi de lui pour réaliser son génocide dans le Pool à la fin des années 2000. A ce sujet, Parfait Kolelas doit se méfier du pasteur Ntumi qui a été présenté comme son conseiller politique lors de son meeting du 17 mars, au stade Marchand pendant la campagne électorale

Ces heures tragiques que vivent les Congolais nous rappellent son histoire la plus sombre à savoir les massacres qui se perpétuent au Congo-Brazzaville dans l’impunité la plus totale avec la complicité de la France à fric qui est un soutien indéfectible du dictateur Sassou-Nguesso. Mais le Peuple congolais finira par vaincre l’ogre de la françafrique !

Congolais débout !

La Rédaction

LIRE LA SUITE : http://www.congo_liberty.com

Sassou-Nguesso envoie ses miliciens tirer à l’arme lourde dans les quartiers sud de Brazzaville « SOS GÉNOCIDE »

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:42
(Congo-Brazzaville) Mokoko : Que diable est-il allé faire dans cette galère ?

general-jean-marie-michel-mokoko

Le moment est grave. Chiens perdus sans collier, les populations du Congo-Brazzaville qui ont répondu massivement à l’opération « ville morte » du 29 mars 2016 ne savent pas quelle suite donner à ce mouvement et quel mot d’ordre suivre. Les cinq candidats de la plate-forme IDC-FROCAD sont traqués. Ils se cachent et ne sont pas libres de leur mouvement. Ils sont entrés dans la clandestinité. Un proverbe kongo dit : « le chef du village ne crie pas au diable ». Est-ce le signe de l’essoufflement de la contestation de la victoire de Sassou Nguesso ? Les militants et les sympathisants de l’alliance IDC-FROCAD qui ont voté pour l’un des cinq candidats ne savent plus à quel saint se vouer. Le diable semble avoir eu le dernier mot.

Solution militaire

Il ne faut plus se cacher derrière son petit doigt. La solution à la crise politique post-électorale née de la victoire controversée de Denis Sassou Nguesso est militaire. En face de Denis Sassou Nguesso, il fallait dresser un homme qui lui ressemble pour produire un effet miroir : un militaire, un officier général et un natif de la partie septentrionale du groupe ethnique Mbochi. C’est le portrait craché de Jean-Marie Michel Mokoko. C’est l’explication de l’engouement autour de la candidature à la présidentielle anticipée du 20 mars 2016 de l’ancien chef d’Etat major pour apporter dans les urnes et sur le plan militaire l’estocade à Denis Sassou Nguesso, l’omnipotent homme fort du Congo-Brazzaville. Le général Mokoko était perçu comme l’homme qui apportait la caution militaire extérieure, le chaînon manquant à la plate-forme IDC-FROCAD. Mais, que d’espoirs déçus !

Coups

Depuis l’assassinat le 18 mars 1977 du commandant Marien Ngouabi et depuis le 5 février 1979, date de l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso après avoir destitué Joachim Yhombi Opango, les coups de force se suivent, la liste des contorsions constitutionnelles s’allonge, avec son cortège de morts et de blessés. Avec son cortège de blessures et d’humiliations. La main du diable travaille inlassablement.

Rejet

Après trente-deux ans de règne sans partage avec un intermède de cinq ans (Pascal Lissouba), Denis Sassou Nguesso a fait l’objet d’un rejet total des populations du Congo-Brazzaville. En vérité au lieu des 60% des suffrages brandis nuitamment par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou et Henri Bouka de la CENI, le khalife d’Oyo n’aurait recueilli qu’un maigre 8 %. Les dégâts sont pires qu’en 1992 à la suite de la Conférence Nationale présidée par Monseigneur Ernest Kombo et la transition dirigée par André Milongo lorsqu’il obtint 17 %. L’échec électoral de 1992 avec en prime une modeste troisième place est resté en travers de la gorge du « bâtisseur infatigable ». Et, depuis le renversement de Pascal Lissouba par les armes, Denis Sassou Nguesso prend sa revanche. Mokoko, électron libre, a des atomes crochus avec près de 90 % des électeurs du Congo-Brazzaville, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest . Un électorat gagné par la déception, le dépit et par le découragement à la lumière des derniers développements.

Diagnostic

La majorité des hauts-gradés des forces armées congolaises (FAC) est issue du groupe ethnique Mbochi. La succession à la tête du Congo-Brazzaville de Marien Ngouabi, Joachim Yhombi Opango et Denis Sassou Nguesso, tous natifs du groupe ethnique Mbochi , a porté un coup fatal à l’unité des forces armées congolaises. Un phénomène dénoncé en son temps par Ange Diawara et ses compagnons du M 22 sous le vocable de « oligarchie bureaucratique militaire et tribale » (OBUMITRI). Les deux officiers généraux, Denis Sassou Nguesso et Jean-Marie Michel Mokoko, sont arrivés à la même conclusion. La solution de la crise politique du Congo-Brazzaville est militaire. Pas pour les mêmes raisons.

Pour Sassou Nguesso pour qui le pouvoir est une partie de chasse, « le gibier est dans le filet » , il faut se servir de l’armée pour la conservation du « gibier » donc du pouvoir. Pour Jean-Marie Michel Mokoko, l’armée doit aider au rétablissement de la légalité républicaine. Deux conceptions de l’armée diamétralement antagoniques. Le ramassage des armes dans les différents régiments ordonné par Denis Sassou Nguesso, la concentration de blindés à la garde présidentielle, le déploiement des forces armées dans les artères de grandes villes, l’entretien des milices dans les agglomérations environnantes d’Oyo participent de cette logique.

Appel

D’où l’appel du saint-cyrien Jean-Marie Michel Mokoko à ses frères d’armes réputés redoutables « guerriers » (Cf la vidéo de Jean-Marie Michel Mokoko trafiquée par le trublion Tony Moudilou) : « A mes frères d’armes de la force publique, souvenez-vous de nos engagements de la Conférence Nationale Souveraine. Nous sommes une force publique et républicaine au service du peuple, envers lequel nous avons des devoirs et des obligations ». Malheureusement, l’appel du général Mokoko n’a pas eu d’écho. Il a fait flope. Il n’a pas été suivi d’effets. Trop d’adversaires d’arme au sein des FAC à cause des dérives tribaliques du commandement militaire ( dirait Henri Lopes). La parole de Jean-Marie Michel Mokoko s’est démonétisée. Il aura fallu le renfort de Parfait Kolelas, Okombi Salissa, Claudine Munari et Pascal Tsaty Mabiala pour la réussite de l’opération « ville morte » du 29 mars 2016 . Il y a eu un glissement dans la sémantique. Du soulèvement populaire et à l’insurrection contenus dans l’appel du général Mokoko, on est passé à la désobéissance civile. Le principe de cavalier seul du général Mokoko avec l’appel à ses frères d’armes a tourné au ridicule. Le général Mokoko a péché par naïveté en croyant que ses frères d’armes qui doivent leur carrière militaire à Sassou Nguesso partageaient les mêmes valeurs républicaines. C’était sans compter avec le repli tribalique des cobras déguisés en militaire que comptent les FAC.

Erreur de jugement en effet. Ces vrais-faux militaires sont plutôt animés par l’instinct grégaire de la conservation du pouvoir par le groupe ethnique Mbochi. A commencer par Guy Blanchard Okoï, le chef d’Etat major général des FAC, décoré de la légion d’honneur par la France en 2014, ensuite le général Gilbert Bokemba, chef d’Etat major de l’armée de terre, le général Ngatsé Nianga Mbouala, commandant de la garde présidentielle et le général Oléssongo, commandant de la zone militaire de Pointe-Noire. Ne parlons même pas des officiers des forces de police : Jean-François Ndengué et Philippe Obara, véritables chiens de garde du pouvoir. La solution militaire pour renverser Sassou Nguesso ne peut être qu’extérieure, émanant soit d’un pays occidental, soit dirigée à partir d’un pays frontalier servant de base arrière. Dans l’un ou l’autre cas de figure, Jean-Marie Michel Mokoko et ses alliés de l’IDC-FROCAD n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Pourquoi le général Jean-Marie Michel Mokoko s’est-il engagé dans cette lutte contre Sassou Nguesso sans soutien militaire extérieur ? That is the question. Comment cet homme de grand talent, obligé de se cacher dans un lieu tenu secret ou dans une ambassade, s’est-il lancé dans cette galère sans assurer ses arrières ? Etonnant.

L’ardeur réformatrice affichée au cours de la campagne présidentielle par Jean-Marie Michel Mokoko, Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa, Claudine Munari et Pascal Tsaty Mabiala est mise à mal par la vague d’arrestations perpétrée par les hommes de main de Denis Sassou Nguesso. Vont-ils s’arrêter en si bon chemin…d’avenir ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:12
République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations...

Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles. Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires...

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée.

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations.

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

« Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes », a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

SOURCE : AMNESTY INTERNATIONAL

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 17:59
(Congo-Brazzaville) Lettre ouverte au Général Jean-Marie Michel Mokoko

Lettre ouverte au Général

Jean-Marie Michel Mokoko

ou

Du corpus de la nécessaire neutralisation de Sassou Nguesso

Congo-Brazzaville Objectif 2017

Brazzaville, 4 mars 2016 A la mémoire des morts

A.Taty, K.Lenzo, N.Oba, T.Mabiala, V.Nganguia

<Think Tank Vox Populi Vox Dei/>

De la gouvernance toxique

Aux bonnes volontés du Kouilou

Depuis la longue et douloureuse naissance de l’Etat-Nation de la République du Congo, après les luttes des anciens de l’Amicale avec André Grenard Matsoua, Balou Constant, … la qualité de sa gouvernance n’a cessé de décliner.

La structure organique de sa régression, suite au projet de parti unique du gouvernement de Youlou, a passé l’adolescence avec les premiers assassinats politiques sous Massamba Debat ( JMNR et les minables Mabouaka, Castro, etc).

La vitesse de croisière de cette régression a atteint une maturité en se répandant dans tous les domaines de la vie de l’Etat-Nation avec Ngouabi et le PCT (éducation nationale, services de santé, gestion des fonds publics, etc).

Les régimes politiques de Sassou Nguesso, Lissouba et à nouveau celui actuel de Sassou Nguesso, n’ont fait qu’aggraver la nature toxique de la gouvernance de l’Etat-Nation. Le point atteint aujourd’hui par la toxicité en question, est tel, qu’il devient hasardeux de trouver des hommes et des femmes honnêtes et responsables dans les sphères de la vie publique.

La très grande majorité, des congolais, évolue depuis près d’une trentaine d’années dans une sphère paupérisée, produit d’une irresponsabilité et d’un cynisme extraordinaires. Ceux et celles qui ont l’air de tirer matériellement une épingle du jeu ont, en général, vendu leur âme, au nom d’un pragmatisme tout aussi irresponsable que débile et dans le prolongement d’une sublime corruption psychique.

Seul un esprit atteint par la malhonnêteté peut être corrompu !

Les productions les plus dévastatrices de cette gouvernance toxique sont la corruption généralisée, l’impunité et par malheur l’émulation des attributs criminogènes des tenants de cette dynamique «involutionnaire ».

Le triangle de force Sassou Nguesso, Ndegue, Moungalla doit être neutralisé par tous les moyens à commencer par la force brutale.

On ne gifle pas un serpent dangereux !

Les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif relève de votre capacité à vous appuyer sur les ressorts d’un peuple en état de légitime défense préventive et le réseau de vos « frères d’armes » s’il en existe au moins un.

Il est bien évident que la neutralisation du triangle de force précité va avec le long travail d’assainissement, de dépollution de l’Etat-Nation par une décontamination active des institutions. La farce de l’élection du 20 mars 2016 devra être stoppée et une transition d’une année observée dans l’esprit de Jeremiah John Rawlings au Ghana. Cela revient à dire que l’élection présidentielle devra se tenir en 2017 de préférence à la même date que l’élection présidentielle en France. Tous les stratèges auront compris pourquoi.

Raison d’état et nécessité

Aux bonnes volontés du Niari

Le Sassou Nguesso d’hier et celui d’aujourd’hui ne sont pas différents, seul un crétin pourrait le penser, les invariants de sa praxis dans la gestion de la cité le prouvent.

Vous avez largement travaillé avec Sassou Nguesso ce qui présuppose que vous avez partagé avec lui une certaine vision de la gestion de la cité. Nous ne sommes pas aussi imbéciles que vous pourriez l’imaginer.

Mais ce dont il est question ici, relève d’une raison d’Etat, de cette raison qui fait qu’un homme ou une femme livre une lutte acharnée pour tirer un peuple d’un pas malheureux de l’histoire, au prix de sa vie. Il s’agit d’un peuple dont la clameur est montée jusqu’à se confondre avec les flux de l’égrégore kemite de l’Institution Spirituelle en charge de la sous-région.

Vox populi, Vox Dei!

La Voix du Peuple est La Voix de Dieu!

Oh, bien que certains membres de l’aristocratie spirituelle de la sous-région nous donnent l’assurance de la fin de Sasou Nguesso, nous savons fort bien que ce qui est exigée par la Voix du Peuple est difficile à réaliser. Il se pourrait fort bien que cela s’accompagne de bain de sang. Peut-on faire une omelette sans casser des œufs?

Mais quoique vous en pensiez, il s’agit bel et bien d’une nécessité et vous avez le droit d’être responsif aux aspirations du peuple dont vous êtes issu.

Ikambi ikièré!

Il n’y a pas pire mal que nécessité!

L’Etat-Nation, dans la tourmente actuelle, se confond avec la seule volonté du peuple. La nécessité est alors la conjugaison de l’ensemble des procédés et processeurs que vous pouvez mettre en œuvre pour obtenir le résultat escompté. De toute façon ce que vous, et vos compétiteurs de l’opposition, laisserez faire par le régime corrompu, vous retombera dessus sous forme d’humiliations, d’arrestations arbitraires et de tueries. Et cela vous le savez !

Peut-on être une opposition crédible, dans un contexte d’usage de force brutale et de pratiques illégales avérées, en pratiquant la recherche de compromis à tout prix ? Oui c’est possible.

Mais dans le cas qui nous occupe ce serait faire preuve de naïveté persistante ce qui est synonyme de laisser faire et donc de laxisme coupable.

L’opposition au régime toxique de Sassou Nguesso, Ndengue et Moungalla consiste avant tout à les neutraliser à tout prix et de manière préventive. Débarrassez-vous de tout compromis !

Dieu ne facilite pas la victoire de celui qui se bat juste assez pour ne pas être blessé!

Tous les candidats actuels de l’opposition, se battent juste assez pour ne pas se blesser. Ils ont été incapables de se donner les moyens de stopper Sassou Nguesso à l’occasion de mega meeting de 2015, et pourtant cela a quand même occasionné plusieurs dizaines de morts. Pour quel résultat ?

Fondements d’une gouvernance évolutionnaire

Aux bonnes volontés de Lekoumou

Sassou Nguesso, Ndegue et Moungalla doivent être neutralisés à tout prix ! A tout prix, pour éviter toute incompréhension, signifie surtout par la force !

Si les artisans de l’opposition à ce régime toxique n’ont pas dans leur stratégie un plan B, incluant la force, de conquête des institutions au nom du peuple alors on est mal, on est très mal ! Le « processus démocratique » ou si vous préférez la « démocratie » est une grande dame dans les jupes de laquelle on ne se cache pas ! Elle commande que l’on se batte pour la conquérir !

Une armée de moutons commandée par un lion peut vaincre une armée de lions commandée par un mouton !

Quelle que soit l’opinion des uns et des autres sur le processus démocratique au Congo-Brazzaville, sachez au plus profond de vous-même que le sang coulera à nouveau !

En cela, Moungalla alias Joseph Goebels, a tout fait raison de qualifier sur les réseaux sociaux, les prétendus défenseurs du processus démocratique exempté de violence, de « bandes de rêveurs ».

Bu wa kir’ na minu bukut’ mbanga !

Pendant que tu as encore des dents mange des amandes de noix de palme !

Vous, mon Général, en tant que personne formée dans la sphère d’influence de l’ordre militaire n’êtes pas le mieux indiqué pour gérer la cité à long terme. Vous pouvez prétendre à la gestion d’une période de transition, période pendant laquelle les institutions pourront être décontaminées de toute pollution porteuse d’une corruption des esprits et des processus du vivre ensemble. Nous l’avons déjà dit, l’élection présidentielle en 2016 ne saurait être validée ! La farce actuelle devra être annulée quel qu’en soit le résultat. Une période de un an devra être observée et il vous reviendrait de piloter cette période de transition si vous faites preuve de Volonté, de Sagesse et d’Intelligence active. Pour vous contenter de la seule période de transition en termes d’ambition politique il vous suffit de voir plus loin !

Ba dia va mbata mongo ka di kondua ka kula ko !

Le palmier du sommet de la montagne ne refuse pas de grandir !

Mais, encore une fois, il n’est point question qu’un militaire se charge à long terme des affaires de gestion de la cité ! L’ordre militaire qui a façonné l’adulte est incompatible avec le cycle actuel de l’humanité ordinaire. Nous ne sommes pas encore parvenus dans le règne de la magie de l’ordre cérémoniel. L'ordre militaire au sein d'une gouvernance est un couteau aux mains d'un jeune enfant.

Lorsqu’un jeune enfant joue avec un couteau aiguisé, on prend le couteau et on lui donne en lieu et place un morceau de bois!

Nous ne doutons pas un seul instant qu’il puisse se trouver des hommes ou des femmes militaires capables d’une qualité suffisante pour la gestion de la cité. Mais, simple compilation, les pays qui ont des officiers de haut rang dans leurs institutions de gouvernance de la cité, sont généralement d’une gouvernance minable et constituent une insulte à la conscience humaine actuelle.

Les militaires sont appelés à faire honneur à leur rang, si modeste soit-il, en invitant leurs frères d’armes aux services de la vie des civils de l’Etat-Nation depuis la rigueur des casernes.

Après Sassou : chasse aux sorciers et aux sorcières

Aux bonnes volontés de Bouenza

Pendant la période de transition, précitée, la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes, malversations que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire. Les assassinats feront l’objet d’enquêtes spéciales pour aboutir des procès en règles et dues formes et permettre les indemnisations justes. Les poursuites judiciaires nécessaires à la lutte contre l’impunité seront ensuite menées par le régime du président élu en 2017. Ceux et celles qui ont des casseroles seront bien avisés de ne pas se présenter en 2017. Dans un souci d’apaisement un décret devra proposer un règlement à l’amiable si les personnes qui se savent impliquées dans des fraudes, se mettent de leur propre gré à la disposition de l’institution en charge du recouvrement des fonds publics spoliés. Tous ceux et celles que les régimes corrompus ont arrosé devront comparaître. Il n’y aura ni prescriptions ni amnisties !

Dormit aliquando jus moritur nunquam !

Le droit dort parfois mais il ne meurt jamais !

Le message à faire passer est du niveau d’une fécondation de la conscience collective de l’EtatNation. Il s’agit d’inscrire dans cette conscience que ceux et celles qui ont fait du bien public une chose privée doivent rendre des comptes et payer à la hauteur des dommages qu’ils ont occasionnés. C’est à ce prix que les différentes sphères d’influence, sphères de pouvoir, pourront célébrer des postures évolutionnaires synonymes d’assainissements de la vie publique.

Pour mener à bien cette œuvre salvatrice l’institution qui sera en première ligne devra comporter en son sein des juristes, des spécialistes de placements financiers, des hackers et de superflics. L’équipe, plus précisément le commando, bénéficiera d’un statut diplomatique et pourra intervenir à l’étranger au service de l’Etat-Nation. Il n’est évidemment pas question de constituer une armée mexicaine. Pour ramener les milliards, planqués à l’étranger, on appliquera plutôt la sagesse Kongo-Teke.

Trop de chiens rendent la chasse difficile !

Ces milliards, dans le contexte de l’activité économique mondiale, avec la baisse du coût du baril de pétrole assortie de l’inflexion du taux de croissance en Chine, seront fort utiles pour faire face à l’endettement de l’Etat-Nation et initier une politique de grands travaux créateurs d’emplois. Le stratégique chantier de formations des jeunes aux métiers des nouvelles économies telles que le numérique sont notablement budgétivores notamment pour s’interfacer avec le marché, de 100 millions d’individus de la sous –région, constitué de RC, RDC et Angola !

Et, comme par hasard, les membres les plus éminents de l’aristocratie spirituelle de la sous-région y prédisent l’avènement d’un nouvel âge dont la pierre angulaire est en RC.

Même le plus grand des voyages commence toujours par un premier pas !

N’en déplaise à Moungalla, nous avons le droit de rêver très fort et visualiser le développement même fractal de la nouvelle gouvernance. Vous, mon Général, devez composer avec la dynamique de Jeremiah John Rawlings au Ghana. Ne comptez pas sur ces instruments de contrôle, ces tremplins de dictateurs que sont les réseaux maçonniques, notoirement incapables de porter la lumière !

Le dormeur doit se réveiller et invoquer, lui-même, les Régents Spirituels de la sous-region !

De l’impunité en question

Aux bonnes volontés du Pool

L’impunité, en tant qu’elle incarne une injustice notoire, plonge la conscience collective dans un désamour des instances dirigeantes notamment de la politique mais en fait de toute autorité tant la démonstration de l’incohérence est forte.

L’impunité sape la volonté de faire. Et lorsqu’il s’agit de l’Etat-Nation ce sont des générations entières qui vivent l’expérience d’une putréfaction psychique. Les ambitions sont tirées vers le bas et la gestion de l’impuissance devient une chose banale.

La situation ainsi créée s’érige en un écosystème dont le son, la couleur et la lumière brisent les intériorités plus efficacement qu’un lavage de cerveau.

Taku zenga tuvi kena na mbele ko !

L’anus qui arrive à couper le ”bronze” ne dispose pas d’un couteau !

En plus de la volonté, l’impunité crée des bombes à retardement dans la conception de la fraternité. Ce qui aurait dû être un facteur de cohésion devient une difficile expérience pour se regarder en face, les autres symbolisent l’impuissance. Le sentiment d’impuissance collective rend certains insensibles à la notion de faute. Pour peu que cela s’accompagne d’un répit dans les difficultés matérielles, du plus grand au plus petit tout le monde trouve une bonne raison d’agir comme il le fait, personne n’est à court d’arguments pragmatiques.

On ne va de l’autre côté d’une rivière qu’avec une raison valable !

L’impunité, par la gestion de l’impuissance collective qu’elle occasionne, arrive à handicaper jusqu’à l’intelligence active dans le sens du plus grand bien du plus grand nombre. Combien d’acteurs politiques sont devenus actuellement incapables de concevoir le plus grand bien du plus grand nombre ? Avec l’impunité, les formes les plus actives de l’intelligence en action relèvent de postures de malins ! Mais un bonobo en est aussi capable.

Mokanda e silisaka bosenzi te!

La formation intellectuelle ne met pas fin à la bêtise !

Pendant que le peuple piétiné se débat dans les affres d’une vie handicapée, la cohésion des fratries explose. Les membres d’une même famille, entre eux, en arrivent à multiplier les coups et franchir des lignes inimaginables, sans parler de pratiques de l’ombre. La situation des populations est plus qu’intenable mais cela vous le savez. On pourrait aussi dire ce qui suit.

Kikongi wa lembo mu saya ngandu mu taleti !

Le héron n'arrive plus à nager et il est observé par le crocodile !

Nous n’avons aucun avenir dans la recherche d’un compromis avec une gouvernance de l’impunité. Ceux et celles qui ont trempé dans cette gouvernance devront rendre des comptes peu importe leurs positions actuelles. Le nettoyage aura lieu et on commencera en haut de l’escalier !

Quod donare mora nequit annua dat brevis hora !

Il arrive en une heure ce qui n’arrive pas en une année !

De la lutte contre la corruption

Aux bonnes volontés des Plateaux

La lutte contre la corruption est un préalable à la refondation de la nouvelle gouvernance. C’est pourquoi elle devra être menée avant l’élection présidentielle de 2017 par ceux et celles qui piloteront la période de transition d’un an.

Nous rappelons que, dans notre vision du devenir à court terme de la gouvernance, l’élection du 20 mars 2016 est une farce qu’il faudra annuler quel qu’en soit le résultat.

Nous rappelons aussi que la stratégie actuelle de l’opposition ne vaut que si les compétiteurs disposent d’un plan B pour chasser par la force Sassou Nguesso et ses valets, sinon « ils se battent juste assez pour ne pas être blessés ».

Le dos de l'âne trop docile finit par peler !

L’entité qui mènera concrètement la lutte contre la corruption aura pour mission première le recouvrement des milliards détournés des fonds publics. C’est une œuvre délicate qui exigera une aura diplomatique influente. C’est pourquoi il est question d’un commando dont le seul critère de recrutement sera la volonté de vaincre et la compétence au service de l’Etat-Nation pour le plus grand bien du plus grand nombre. Ce commando sera composé de juristes, de spécialistes de placements financiers, de hackers high tech et de superflics. Ils auront un statut diplomatique.

Il sera bien entendu question de saisir tous les biens des corrompus, sans état d’âme, raison d’état oblige.

Quand tu lies les mains d'un coupable, il commet une faute avec ses pieds !

On s’attachera donc à ne recruter dans le commando que des hommes et des femmes dont la réputation d’honnêteté fait consensus.

A ceux et celles qui croient qu’ils vont pouvoir faire comme avant nous disons que si vous avez opérer dans l’ombre du démon hier, demain les choses évolueront à l’ombre de Dieu.

Lux ambra Dei !

La lumière est l’ombre de Dieu !

Il sera raisonnable de prévoir une disposition qui permettra à ceux et celles impliqués dans les détournements de coopérer et donc faciliter le recouvrement des fonds.

La corruption, cela va sans dire, coûte très chère à l’Etat-Nation. Des moyens conséquents seront donc investis pour optimiser l’efficacité du commando.

Ahoura a mbôsi ba dza mia mia !

Il faut battre le fer quand il est chaud !

Les déclarations de lutte contre la corruption ne valent rien du tout si aucune efficacité ne peut être démontrée. Une transparence sera donc de mise et tous les mois les sommes recouvrées devront être publiées sur un site accessible par les congolais. La transparence de la gestion des finances publiques sera, du reste, un point important de la nouvelle gouvernance (déclaration de patrimoine des hauts fonctionnaires, publications tous les ans, …). Cette disposition de transparence devra s’appliquer aussi aux institutions décentralisées (régions, etc).

Militaires et gestion de la cité

Aux bonnes volontés de Cuvette - Cuvette Ouest

Dans l’état actuel de la réalité politique congolaise un militaire en effet, comme vous l’avez laissé entendre, a tout à fait le droit de briguer un mandat présidentiel. C’est votre droit.

Qui jure suo utitur neminem laedit !

Qui exerce son droit ne fait tort à personne !

Mais il ne s’agit pas ici de faire tort à quelqu’un ! L’enjeu réside dans une rupture radicale qui permettra la libération et la diffusion de vertus évolutionnaires chez tous vos frères et sœurs d’armes. Le Congo, comme du reste, les autres Etats-Nations kemites, ne sont pas à un stade d’intégration suffisamment avancé pour se plier une gestion de la cité empreinte d’ordre militaire !

Même l’Allemagne dont l’âme est sur le rayon de l’ordre cérémoniel n’est pas gouvernée par des militaires. On a vu ce que cela a donné dans un passé récent.

Votre rôle, mon Général est de ramener l’Etat-Nation, avec l’aide souveraine du peuple, dans une dynamique de refondation de la gouvernance en pilotant une période de transition de un an maximum, le temps d’engager la désinfection de la gouvernance et l’organisation d’une élection présidentielle transparente en 2017. Nous avons actuellement le gouvernement le plus stupide de la sous-région. Il nous faut reconquérir notre dignité !

Croyez-nous cela ne se fera qu’avec violence et votre science militaire sera d’une utilité sans précédent. Il nous faut fournir les efforts les plus exigeants, pour retrouver la maison commune de la mère patrie, même s’il s’agit pour l’instant d’un Etat-Nation.

Ndaiyi ya ngô, atampi o tsèi ko !

On ne compte pas ses pas vers la maison maternelle !

Mon Général, il est des situations qui exigent que l’homme puise au plus profond de lui-même pour être à la hauteur de l’enjeu. Nous y sommes ! Le dormeur doit se réveiller !

Nous nous doutons que vous avez dans votre réseau, des relations de différente nature et probablement des « donneurs d’ordre » synonymes de pesanteurs extérieures ou si vous préférez d’intelligence étrangère. Cela ne va pas dans le sens de la souveraineté qui doit marquer le nouvel âge de la sous-région, nouvel âge pour lequel la hiérarchie spirituelle en charge de la sous-région rappelle l’adage ci-après à l’encontre de Sassou Nguesso et sa bande de valets.

Nkala wa fuila mu kolo dia yandi kibeni !

Il est de mort de crabe occasionnée par sa propre pince !

Peu importe, la souveraineté attendra. La raison d’état doit primer et la « rawlingsation » du processus de la chute du régime au Congo est une nécessité dont le peuple est visiblement porteur. Une force de nature militaire doit être structurée et une transition assumée selon une dynamique de légitime défense préventive du peuple. Certes une certaine obscurité entoure cette nécessité, vous le savez et nous le savons.

Oyiri wâ la otsembe, lekululu obana ko !

Une femme amoureuse ne craint pas l'obscurité !

Libre développement des sphères de pouvoir

Aux bonnes volontés de Sangha

Nous avons dit que pendant la période de transition, la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes et de malversations, que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire, etc.

L’enjeu est de libérer les énergies des intériorités subjectives des populations pour féconder le plasma qui porte le germe du nouvel âge de la sous-région.

Démocratie n’est pas naïveté militante !

On n’envoie pas le poussin, même s’il est doté d’une baguette magique, en consultation chez l’épervier !

La démocratie est l’ensemble des processus et processeurs qui participent de la libération des énergies du peuple pour la conquête du pouvoir dans les différentes sphères de l’entreprise humaine pour le plus grand bien du plus grand nombre.

Quelle que soit la sphère considérée (politique, économie, sciences, spiritualité, arts, etc) les congolais doivent bénéficier d’une émulation impulsée par le politique afin que les uns et les autres puissent développer, exprimer leurs talents selon leurs lignes de moindre résistance. C’est ensuite naturellement que les différentes sphères d’influence vont célébrer ceux qui auront montré le chemin de la réussite.

Le kemite Bertin Nahum (né à Dakar en 1969 de parents béninois, fondateur de Medtech), qui a mis au point, en France, un robot chirurgical d’aide à la chirurgie du cerveau est aujourd’hui considéré, d’après Discovery Series, comme le quatrième entrepreneur high tech le plus révolutionnaire du monde après Steeve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), James Cameron (Cinéaste, Avatar).

Pensez-vous que cela aurait pu être possible dans l’état dans lequel se trouvent notre éducation nationale et le degré de corruption, qui ne laissent place qu’à la médiocrité ? Combien de talents sont aujourd’hui étouffés dans l’œuf ? Il y a pourtant, dans la sous-région, des milliers de Bertrand Nahum.

Mu Kôngo mbo mu duka bima bia ngitukulu bi tuadisa Nza !

Du Congo il sortira des réalisations qui influenceront l’évolution du Monde !

Beaucoup de congolais frétillent à l’idée d’avoir une connexion en politique et les plans dans les plans se multiplient jusqu’à en perdre leur propre dignité. Ils vont même jusqu’à intégrer des cercles aux pratiques inqualifiables et c’est peu de le dire ainsi.

Les conditions d’une diversité des sphères de pouvoir et la formation des compétences doivent accompagner la démocratisation des lignes de vie et de conscience en RC.

Les différentes sphères d’influence de l’activité humaine doivent expérimenter la lumière d’une orientation évolutionnaire.

Vox Populi Vox Dei ! Lux Ambra Dei !

La voix du peuple est la Voix de Dieu ! La lumière est l’Ombre de Dieu !

Conscience kemite et souveraineté

Aux bonnes volontés de Likouala

La vocation de cette lettre n’est pas de traiter cet épineux problème de souveraineté eu égard à la condition mondiale des kemites dans le début de cycle actuel de l’ère du verseau.

Nos états-nations ne bénéficient, à ce jour, d’aucune souveraineté. La situation est encore plus désespérée pour les pays francophones.

L’antikemetisme est une réalité largement répandue dans le monde encore aujourd’hui. Le caractère débile du propos de Georg Wilhelm Friedrich Hegelsur la conscience kemite doit être établie. Les théories fumeuses de Joseph Arthur de Gobineau sur l’inégalité, des psychismes et des capacités intellectuelles, qui serait liée aux morphotypes (couleur de peau, texture des cheveux, …) même si elles ont aujourd’hui un statut de papier toilette usagé, doivent être disséquées sur l’autel de la lutte contre l’antikemitisme.

Personne ne peut indéfiniment dominer un esprit sans que cela induise le germe de la destruction de cette domination. Dans la programmation objet on appelle cela un «destructeur» de classe, classe qui comporte également un «constructeur ».

Le processus de destruction, de cette domination, a pris de l’ampleur depuis quelques décennies, notamment depuis les productions de Cheik Anta Diop. Le plasma y relatif a été fécondé et la chute de Sassou Nguesso est l’un des destructeurs instanciés dans la sous-région.

Mais une prophétie, quelle qu’en soit la clarté ne produit pas l’événement, elle en confirme seulement la tendance. Ce sont des hommes et des femmes engagés dans l’action qui se constituent en des processeurs de cette prophétie pour précipiter les événements, pour courber le temps !

Mbiki ka yi buka ka ko !

Une prophétie ne guérit pas d’un mal !

Il n’est pas question d’apprécier nos limites d’action à la faveur de l’implication de telle ou telle autre intelligence étrangère. Mais le principe de réalité veut que l’on prenne en compte les contraintes inhérentes à l'équation karmique qui est la nôtre et que l’on oppose à cela une tactique. Nous vous demandons de donner des gages de stabilité dans la prise en compte des intérêts des partenaires économiques. C’est faire preuve de maturité politique que d’intégrer cela dans le processus de neutralisation de Sassou Nguesso. Faites leur une proposition qu'ils ne peuvent refuser. Le feu qui sort de l’eau est difficile à éteindre !

L’ère du verseau a comme attribut majeur de faciliter le vivre ensemble. C’est cette caractéristique qui a impulsé les technologies liées à internet (orientées partage), c’est encore cette caractéristique qui pousse à la globalisation de la vie planétaire et qui mécaniquement crée des dépendances objectives. Il nous faut procéder intelligemment, mais avec autorité, avec les partenaires sans jamais compromettre notre droit absolu de disposer de nous-mêmes afin que l’universalité à laquelle nous sommes spirituellement tenus soit teintée de notre identité et notre élan, kemites et authentiques.

Ils nous ont enterrés mais ils ont oublié que nous étions des graines !

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 18:06

Wilfrid Ognamy, petit-fils du président Jacques Opangault, s'insurge contre le hold up électoral de Sassou Nguesso du 20 mars 2016.

https://youtu.be/uBcR3Sm4JRY

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Wilfrid Ognamy - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:55
Congo-Brazzaville : Demain, 29/03/2016, mobilisons-nous

Demain, 29/03/2016, mobilisons-nous ! La ville d'OYO, fief de Sassou Nguesso, ne doit plus être un goulot d'étranglement et de règlements de comptes contre ceux qui refusent de s'aligner derrière Sassou Nguesso et son clan barbare.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 11:51
(Congo-Brazzaville) Où va Denis Sassou Nguesso cornaqué par Pigasse... ?

par Olivier MOUEBARA -

Sassou Nguesso et J.P Pigasse le 20 mars 2016 à Brazzaville

Où va Denis Nguesso ? Quelle voix entend-il ? Qui a bien pu l’amener à l’impasse dans laquelle il se trouve et dont-il ne pourra sortir qu’en se servant des armes qu’il a accumulées ? Ce n’est sûrement pas son épouse, Antoinette, qui l’aura poussé à se fourvoyer de la sorte. Madame Sassou Nguesso était bien à côté de son président de mari, mais elle avait du mal à dissimuler son inquiétude face à la mascarade d’élection à laquelle elle était contrainte de participer.

Le putschiste récidiviste n’avait pas un sourire franc et détendu en introduisant son bulletin dans l’urne, bien au contraire… Il paraissait inquiet comme toute l’assistance autour de lui. Le seul homme à afficher un visage serein et presque souriant n’était autre que Jean-Paul Pigasse, son conseiller diabolique, l’homme des réseaux, de la presse et de la liaison avec la Françafrique. L’homme des Dépêches de Brazzaville a toujours été, dans son canard, à la pointe de la défense du référendum anticonstitutionnel. Dans cette avant-dernière étape, avant la proclamation du coup KO du premier tour, il ne pouvait être qu’au côté de celui qu’il accompagne depuis le 5 juin 1997.

Pigasse a été de tous les combats qu’il a soutenus au travers de la bien pensante ADIAC ; les fraternels, qui ont poussé les populations dans les forêts, et les politiques qui a réduit les opposants à la merci du tyran qu’il a fait grandir. Pigasse, homme de réseaux, a mis ces derniers à son entière disposition. Ceux qui s’étonnaient du silence des médias français n’y voyaient d’autre intervention que la sienne. Il a construit un empire de presse au Congo. Des proches en faisaient de même grâce à sa proximité avec le dictateur congolais.

On peut bien comprendre que ces jours décisifs, pour le Congo, le sont d’autant plus pour lui. Il a beaucoup trop à perdre et cela explique qu’il soit si près du tyran.

Son choix comptera pour beaucoup dans les heures prochaines. Transition pacifique ou sanglante, lui seul connaît peut-être la suite de notre histoire….

Olivier MOUEBARA

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:05
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO demande aux opérateurs de téléphonie de couper les SMS et INTERNET à partir du 20 mars 2016

On ne change pas les méthodes qui marchent, même lorsqu’elles sont criminelles et mortifères peut-on dire, à la lecture de la circulaire du 18 mars 2016 de M. Raymond Zéphirin MBOULOU, ministre de l’intérieur du dictateur congolais SASSOU-NGUESSO, exigeant aux opérateurs de téléphonie de restreindre les communications électroniques sur tout le territoire congolais.

Tous les signaux des radios étrangères, RFI, BBC…seront également coupés afin que ne soit pas relayée l’information sur les graves violations des droits humains planifiés à partir de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le gouvernement du tyran congolais avait déjà coupé les communications téléphoniques et électroniques pendant la désobéissance civile déclenchée le 20 octobre 2015 par l’opposition ce qui avait permis au pouvoir de Brazzaville de massacrer les manifestants à huis clos.

Toutes ces mesures de la dictature congolaise aux abois ne font que renforcer la détermination du peuple congolais qui n’acceptera pas que Sassou-NGuesso se perpétue au pouvoir au-delà du 20 mars 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:01
Congo Brazzaville : agonie d’une tyrannie...

Par Pierre Franklin Tavares, 14 mars 2016 -

Sassou-Nguesso Roi d'Oyo-Edou

Sous ce rapport, il serait erroné de considérer le tyrannicide comme une variante de la fin d’une tyrannie, car le meurtre du tyran n’est que l’accident (non nécessité) des trois formes d’abolition indiquées. En revanche, dès lors que l’épreuve de force est engagée et tourne en défaveur du tyran, il ne lui reste plus d’autre option que l’exercice naturel de l’imprescriptible droit de fuite (Hobbes). Ce droit est une nécessité et pas un accident. Tel est le schéma d’ensemble de la fin d’une tyrannie, dans ses formes et sa finalité.

Au Congo Brazzaville, la course secrète des événements, les augures et l’actualité tendent à confirmer cette règle tragique de l’histoire politique, bien que nul ne puisse encore dire, avec certitude, laquelle des trois formes prévaudra ou si elles seront concomitantes voire successives.

En tous les cas, à la veille d’élections controversées, il est désormais manifeste que le chef de l’État congolais enregistre de cuisants revers, dont il ne veut décrypter le sens ni ne peut saisir la signification. Et maints de ses conseillers, soucieux de leurs propres intérêts, ne l’engagent point à penser les faits mais, bien plutôt, lui assurent que le peuple fait corps avec sa personne et qu’en face c’est maïs, pour reprendre une expression célèbre. Or, cet aveuglement organisé est toujours-déjà l’un des signes caractéristiques de la fin imminente d’un régime. Aussi devons-nous rechercher avec curiosité la cécité ou l’amaurose d’un tyran, pour saisir le futur immédiat d’une tyrannie.

Le premier indice se révèle dans la série de défaites diplomatiques subies par Denis Sassou Nguesso et qui, de façon indubitable, donne à penser qu’il a définitivement perdu la bataille des chancelleries. Or, essentielles dans les relations internationales, ces batailles-là deviennent capitales lorsqu’il s’agit des jeunes États africains pour la plupart fragiles, et notamment des systèmes tyranniques. Ainsi, est-il admis que, en Afrique plus que dans les autres parties du monde, un régime politique injuste mais qui sait faire prévaloir son bon droit est assuré de quelque longévité, tandis qu’un régime juste qui ne parvient pas à expliquer ou à légitimer son droit peut être confronté à maintes difficultés.

Toutefois, le Congo Brazzaville offre l’exemple unique dans laquelle les deux considérations précédentes se juxtaposent dans une insurmontable antithèse. En effet, d’un côté, le chef de l’État y dirige un injuste et vieux (1978 – 2016) régime politique (longtemps toléré) et, d’un autre côté, fait nouveau et décisif, il ne parvient plus à le légitimer ou à expliquer la longévité de son régime. Seul l’hebdomadaire Jeune Afrique ne semble pas le comprendre. Car, plus Denis Sassou Nguesso s’explique, plus il perd en crédibilité et, plus encore, il étale aux yeux du monde le caractère tyrannique de son régime. Il est comme piégé par lui-même. Cela s’appelle le « destin » au sens ou l’entend Hegel, à savoir « la conscience de soi-même comme étant son propre adversaire », autrement dit le fait qu’un individu travaille contre lui-même et ne peut faire autrement. Denis est prisonnier de Sassou. C’est un affligeant spectacle. Non libre, il ne peut répandre la liberté.

En effet, après un demi-siècle de pouvoir, dont 33 ans sans partage en tant que président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ne convainc plus le monde. Il a d’abord perdu la bataille des chancelleries. Ainsi, sans ambages et par anticipation, l’Union Européenne vient de rendre caduque les présidentielles du 20 mars 2016 taillées sur mesure pour sa « victoire ». La France, indécise en apparence, ne le soutient pourtant plus et ses forces spéciales doivent sans doute déjà être en alerte, car le contraire est impensable. Le Parti socialiste français vient de se fendre d’une déclaration qui appelle au report des élections et son porte-parole réclame la mise en place d’une transition politique. La Belgique, dit-on, est encore plus tranchante. Outre atlantique, l’administration américaine, fidèle au Discours d’Accra de Barack Obama, n’a pas varié dans son refus catégorique de l’inviolabilité des constitutions. L’Exécutif brésilien, empêtré dans d’immenses difficultés intérieures, ne sera d’aucune aide. L’Occident paraît donc unanime. À ce fait certain, s’ajoute un autre non moins important : à une semaine des élections présidentielles du 20 mars 2016, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore décidé d’y envoyer un corps d’observateurs. Ce signal est on ne peut plus clair et est renforcé par la prudente position ou le désaveu implicite des grands alliés africains d’hier moins disposés à soutenir un système moribond miné par de grands scandales (Affaire José Veiga, Affaire du Beach, Biens mal acquis, assassinats politiques présumés, etc.). Le Tchad, ex allié de poids, reste muet. L’Angola, dont l’implication militaire fut décisive dans le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir (1997), est à présent plus que réservé et ne cache plus ses réticences. Et l’annonce même du retrait de la vie politique de « Zedu » (Eduardo dos Santos) en 2018 sonne comme un autre grand signe. En tout état de cause, et pour lors, l’Union Africaine est dans l’expectative. Bref, il n’est pas exagéré de dire que le tyran a perdu ses principaux soutiens à l’extérieur. Le peuple congolais l’a fort bien compris. Le glas a sonné.

Totalement défait à l’extérieur, Denis Sassou Nguesso se réfugie à l’intérieur.

Amalgame entre plébiscite et démocratie

Ainsi, après ces lourds échecs internationaux, le tyran en appelle au peuple, plus exactement à « son » peuple, pour tenter de justifier sa violation continue du texte fondamental : « Cela [nombre de mandats], clame-t-il, ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ». Au rebus les constitutions. Et ce fait, longtemps admis, ne peut plus l’être. Il y a comme un retour des principes. Dans ses instructives considérations sur « la science de l’État en abrégé », Hegel rappelait qu’il fallait considérer les constitutions comme la Bible : inviolable. Mais le conseil ne vaut pas pour les tyrans qui n’en n’ont cure. Car chaque tyran croit être la constitution et le peuple. Par suite, il est aberrant de dire que le tyran se croit au-dessus des lois. Dans sa réalité, il est enfermé dans un délirant triptyque dans lequel il est tout à la fois, lui-même, la loi et le peuple. Et il y aura toujours d’ingénieux et d’habiles conseillers pour le lui faire croire. En tyrannie, il n’y a donc pas de peuple. Le souverain, c’est le tyran lui-même. Lorsqu’il « consulte » le peuple, c’est lui-même qu’il interroge. En tyrannie, toutes les élections sont fictives, comme Aristote l’a depuis longtemps affirmé. Dans le cas du Congo Brazzaville, l’Union Européenne et le monde viennent d’en prendre conscience.

C’est pourquoi, et conformément au principe tyrannique, Denis Sassou Nguesso ne cesse de confondre plébiscite et démocratie, pour justifier sa confiscation des institutions au profit d’un petit nombre : lui d’abord, qui est à lui tout seul le véritable exécutif (gouvernement) ; sa famille ensuite, qui forme le parlement congolais ; enfin, son clan (les affidés), qui constitue le peuple. Tout le reste, et chacun le sait, n’est qu’apparence d’institution. Il n’y a plus d’État au Congo Brazzaville. C’est l’inversion même du paradigme obamien, inversion qui peut s’énoncer comme suit : l’Afrique a besoin d’hommes forts et d’institutions faibles.

Si l’on admet les éléments précédents, on comprendre pourquoi le tyran ne craint pas le ridicule idéologique et l’amalgame des idées, dans sa comparaison à Angela Merkel. Aristote a décrit les temps où surgissent des démagogues.

Ô Brazzaville, jadis « capitale de la France libre » aux heures sombres de l’Occupation nazie, et à présent refuge d’une tyrannie sanglante. Mais même le tyrannicide n’est pas à souhaiter. Aussi, pour Denis Sassou Nguesso, si c’est manifestement l’élection de trop, il lui est encore loisible de se retirer de la vie publique. Une bonne médiation pourrait l’y convaincre, avant qu’il ne soit trop tard et que la révolte populaire ne s’empare des rues.

Le lent déclin de l’État congolais

C’est la quasi-faillite des institutions publiques : le système de santé a disparu. L’Éducation nationale s’est effondrée, comme dans toute tyrannie (Montesquieu). L’armée est sous-équipée. La Justice est aux ordres. L’économie est prisonnière d’un homme. La République est impossible, et pour cause. La démocratie, un leurre. La corruption gangrène tout l’édifice public. La tyrannie ne peut avoir de base éthique. Et le « plaisir » du tyran (Aristote) est la seule règle : beaucoup d’hommes humiliés en ont souffert qui ont vu leur épouse séduite ou prise de force. Que de familles à jamais brisées. La jouissance du chef est le décimètre de la vie publique. Cette dégradation de l’esprit public (intérêt général) s’est accompagnée de l’extinction de l’État.

À sa manière, le tyran a installé une oligarchie des incapables (Sophie Coignard) ou plus exactement le « obumitri », sorte d’oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste dénoncée par Ange Diawara au début des années 1970. Benoît Koukébéné, dès 1980, parlera volontiers de « la revanche des cancres ». L’affaiblissement des institutions publiques a donc été sciemment organisé. Mais l’opinion publique congolaise ne l’accepte plus.

Un règne trop long a exaspéré le peuple congolais

Il l’a montré et payé de son sang, lors des manifestations de novembre 2015 si durement réprimées. Il a réaffirmé son hostilité par son abstention massive lors du référendum visant à prolonger le règne de Denis Sassou Nguesso. Et sa colère monte. Il est des colères qui sont justes dit Aristote. Mars, qui porte bien son nom, sera peut-être le mois de guerre domestique (civile) qui viendra mettre fin à un règne manifestement trop long.

Il y a plus de 2500 ans, Aristote décrivait et expliquait cette volonté de perdurer au pouvoir. Et son analyse est si actuelle qu’on le croirait en train d’observer et de commenter ce qui arrive au Congo Brazzaville :

« Aujourd’hui [écrit-il …], du fait des avantages que l’on retire des biens publics et du pouvoir, les gens veulent gouverner continuellement, comme si, cela était toujours un gage de santé pour ceux qui gouvernent, si maladifs soient-ils. C’est peut-être cela qui fait qu’on n’a cessé de se ruer sur les magistratures » (Aristote, Les politiques, p. 227). Le Stagirite a énoncé une vérité intemporelle.

En tous les cas, la fraude massive en préparation, une étincelle et tout peut s’embraser à Brazzaville, à Pointe Noire et d’autres grandes villes de l’intérieur du pays. Nous devons anticiper ce chaos. Il faut épargner les populations congolaises et protéger la communauté française. L’armée congolaise, profondément divisée, se rangera majoritairement du côté du peuple.

Une économie à bout de souffle

L’autre facteur de crise est la crise économique et budgétaire, qui devrait advenir dès le mois de mai prochain. Et comment ne pas rappeler ici comme le fait Benoît Koukébéné que, outre l’effondrement du Mur de Berlin, ce facteur a déjà été l’une des causes majeures de la transition politique impulsée par la Conférence nationale souveraine (1991) qui chassa Denis Sassou Nguesso du pouvoir (1991 – 1997). En effet, la forte chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes fiscales qui en résulte annoncent, selon Jean-Luc Maleka, un second semestre 2016 marqué par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, le ralentissement de l’activité, etc. Cette crise rendra insupportable le fait que Denis Sassou Nguesso et son clan détiennent 85% de l’économie congolaise, phénomène unique au monde.

Alternance et unité nationale

Le peuple est prêt à prendre la rue pour congédier le tyran. Le droit des peuples à l’insurrection est irrécusable (Hegel). Les chancelleries et les organisations internationales ne peuvent l’ignorer. Tous les ingrédients de la fin imminente d’une tyrannie sont rassemblés au Congo Brazzaville. Il est grand temps et impératif d’organiser, dès à présent, la transition démocratique et l’alternance républicaine.

Si, au Congo Brazzaville, le général républicain (rôle durant la Conférence nationale en 1991), Jean-Marie Michel Mokoko, originaire du Nord, est incontestablement l’homme qui peut assurer et assumer l’alternance et/ou la transition, sur le front extérieur, l’ingénieur pétrolier Benoît Koukébéné, fils du Sud, a pris une part éminente dans ce combat, en parvenant à mobiliser des forces comme peu ont pu le faire avant lui. L’addition d’autres hommes politiques congolais peuvent et doivent permettre une nouvelle ère de l’histoire institutionnelle du Congo Brazzaville. Les dés sont jetés.

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