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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 22:52
Sassou à la Hitler Sassou à la Hitler

Dans la lettre ouverte ci-dessous adressée au président congolais, Denis Sassou N’guesso, l’auteur lui demande d’arrêter de harceler ses opposants dont certains dans le meilleur des cas, croupissent en prison. D’autres, au pire des cas, sont tout simplement envoyés ad patres. C’est pourquoi l’auteur lui demande d’assumer avec courage son passé. Car, comme on aime à le dire, Sassou peut échapper à la justice des hommes mais pas à la justice immanente. Lisez !

Excellence Monsieur le président, votre pays est sous les feux de la rampe, ces derniers temps, et cette situation n’est pas étrangère à votre gouvernance. On le sait,  vous totalisez plus de trois décennies de pouvoir  à la tête du Congo Brazza.  Arrivé au sommet de l’Etat en 1979 par la force des armes plutôt que par celle des arguments, vous vous êtes ensuite mordu le doigt d’avoir permis une ouverture démocratique qui aura entraîné votre défaite  dans les urnes et provoqué l’arrivée du brillant généticien de son état, Pascal Lissouba.

Vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie

Du fait de votre goût très prononcé du pouvoir,  vous avez vécu cela comme une humiliation. Par tous les moyens, il vous fallait reprendre votre « dû » et c’est ainsi que vous parviendrez à reconquérir le pouvoir par les canons en 1997, avec la complicité de la France  de  Jacques  Chirac. Depuis lors, vous ne  manifestez aucune intention de  faire valoir vos droits à la retraite, bien au contraire,  vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie.  A présent, c’est  visiblement  la logique absolue du « J’y suis et j’y reste forever ». Vous régnez donc en maître absolu sur la nation congolaise qui se gargarise injustement d’être une République. Mais cela crève les yeux, sous votre magistère,  le Congo Brazza est aujourd’hui tout, sauf une République du fait de vos lubies et autres excès de potentat.   Trois décennies de pouvoir !  C’en est trop ! Dans votre for intérieur,  vous ne vous faites certainement pas d’illusions : vous êtes craint  plutôt qu’aimé des Congolais.   Et comble de malheur, ils semblent s’être résignés à la réalité qu’il n’y a plus rien à faire. Ils ont donc fini par abdiquer.   Sachant à quel type de satrape  ils ont affaire, ils ont fini par se faire une religion : Brazzaville n’est pas Ouagadougou et Sassou Nguesso n’est pas Blaise Compaoré. Car, si Blaise Compaoré a renoncé à tenter la solution du pire quand le pouvoir avait pratiquement  achevé de lui filer entre les doigts et que les carottes étaient quasiment cramées pour son pouvoir, les Congolais savent que vous, au contraire, êtes prêt à tout, y compris à enjamber leurs cadavres pour  rester le chef incontesté.   

Le colonel Marcel Ntsourou mort  récemment et de façon mystérieuse en détention

 A ceux   donc qui disent que vous ne supportez ni ne souffrez la contestation, il est difficile de ne pas leur donner raison. Du reste,  quel sort réservez-vous  à ceux qui osent s’affranchir de votre  tutelle et se dresser sur votre chemin ? Beaucoup l’ont payé de leur vie. A l’instar de votre ex-bras droit,  le colonel Marcel Ntsourou, mort  récemment et de façon mystérieuse en détention, certainement parce qu’il fallait à tout prix le faire taire à jamais ; lui qui en savait un peu trop sur vous.  Quid de l’un de ses avocats, aujourd’hui en prison, qui  devrait  avoir de sérieuses raisons de craindre pour sa vie ?  Comme lui, les plus chanceux croupissent en ce moment derrière les barreaux, à l’image du  général Jean-Marie Michel Mokoko dont les malheurs d’aujourd’hui ne sont pas étrangers à son rêve d’avoir voulu être calife à la place du calife. 

Vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur.

Et que dire de  Paulin Makaya, le leader de l’Union pour le Congo (UPC) qui, lui aussi,  a maille à partir avec la Justice du Congo ?  Tout se passe comme si, malgré les nombreuses critiques internationales, vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur. Bien entendu, vous et votre entourage ne manquerez jamais d’arguments pour accabler tous vos anciens collaborateurs, ceux qu’il faut tuer en les  accusant de rage.   Mais nul n’est dupe.   Tous ces anciens proches aujourd’hui en dissidence, doivent aujourd’hui leur calvaire à leur audace ou plutôt à ce que vous percevez aujourd’hui comme de l’ingratitude à votre égard !

Excellence Monsieur le président, quelle image renvoyez-vous au reste du monde ? Vous en souciez-vous seulement ? 

L’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance, à l’exception toutefois du Togo

On dit des dirigeants d’Afrique centrale  qui passent pour être les « Toto » de la démocratie sur le continent noir, qu’ils ne se rassasient jamais de pouvoir, et par conséquent, ils abhorrent l’alternance démocratique.  Et il faut craindre qu’il en soit ainsi, pour longtemps encore, alors que, pendant ce temps,  l’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance à l’exception toutefois du Togo dont la Constitution  a servi sur un plateau d’or, le caviar de la non-limitation des mandats au bénéfice de  Faure Gnassingbé qui a toute la latitude de renouveler ad vitam aeternam son bail au palais de Lomé II.   

Excellence  Monsieur le président, quand consentirez-vous enfin à passer la main pour ne pas donner l’impression que ce qui est  bon, ne doit l’être que pour vous et votre clan ?  J’ai suivi un documentaire datant des années 80, dans lequel vous vous affichiez fièrement aux côtés du président Thomas Sankara en visite officielle chez vous à Pointe-Noire. Le jeune président  burkinabè brillait de mille feux au point qu’il paraissait avantageux, pour vous, de montrer  à votre peuple que vous étiez en totale phase avec lui. Les dividendes politiques étaient énormes. De ces années à ce jour, convenez qu’il y a toute une éternité ! Toute une génération n’aura connu que vous, comme président.  Bien sûr, vos partisans et autres Raspoutine ne manqueront pas de rétorquer que vous n’êtes pas le seul à avoir passé tant d’années au pouvoir. Car, après tout, vous ne détenez pas la palme  en matière de longévité au pouvoir en Afrique, à côté des présidents Paul Biya, Dos Santos, Mugabe,  Obiang Nguéma et autres.  

Vous êtes toujours prêt à resservir  l’argument spécieux, comme vous l’aviez dans le temps souligné, que même en Allemagne, il n’y a pas de limitation de mandats. Sauf que  ce pitoyable mémoire en défense cache bien mal une réalité sordide : le peuple congolais est sous votre férule, contrairement au peuple allemand totalement libre de choisir ses dirigeants. Et la chape  de plomb qui n’en finit pas d’étouffer le peuple congolais,  a quelque chose de  moralement abject. Votre comportement peut être expliqué par le fait que vous n’êtes pas un homme tranquille.    Car,  on peut imaginer qu’un éventuel après-pouvoir, pour vous, sonnerait le début de tous vos malheurs. En un mot comme en mille, à l’idée de penser à une vie en dehors du pouvoir,  vous en êtes malade ; une épouvante s’il en est ! Surtout que vos placards pourraient  crouler sous le poids de vos nombreux cadavres, compte tenu des nombreuses affaires d’Etat auxquelles vous pourriez être associé, dont « les disparus du  Beach », l’explosion du dépôt d’armes de Mpila et j’en passe. On peut donc imaginer que vous ne voulez pas prendre le risque de vous exposer ; de vous lever de la dalle sur laquelle vous êtes assis et sous laquelle vous cachez bien des dossiers  ténébreux de la République !

 Excellence Monsieur le président,  le peuple congolais doit-il, pour autant, payer pour vos fautes ?  N’y a-t-il pas lieu, pour vous, d’assumer avec courage votre passé ? Sans doute en désespoir de cause, ce peuple attend-il à présent que Dame nature fasse son oeuvre pour résoudre « le problème Sassou ».  Et l’on présume que c’est même votre souhait ;  la mort deviendrait  alors une bienheureuse transition entre votre pouvoir et le voyage sans retour, loin des tracas de la vie terrestre ; un scénario qui ne serait pas sans avantage pour vous : ne pas avoir à rendre des comptes et mieux, bénéficier de funérailles nationales et grandioses dignes de votre rang.  Mais à propos du Ciel, si vous y pensez encore – car certains de vos pairs en sont arrivés à penser qu’ils sont immortels - je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment croyant. Et si oui, craignez-vous  Dieu ?  Je me permets d’en  douter. Car, au Congo, rien ne peut vous être refusé ; et dans cette posture de toute puissance,  bien des dirigeants en viennent à croire qu’ils sont Dieu incarné sur terre. Peut-être est-ce aussi votre cas.  En tout état de cause, à ceux qui vous font penser cela, opposez-leur l’évidente réalité que vous êtes bel et bien mortel. Et comme tel, aujourd’hui suffisamment avancé en âge, tout ce qui devrait paraître primordial à cet âge, devrait être de  rechercher le Ciel, après avoir tout eu sur  terre.  Cette lettre n’a nullement pour intention de monter votre peuple contre vous. Car,  après tout, c’est à lui de prendre ses responsabilités et nulle autre personne ne le fera à sa place.  Elle n’a pas non plus pour objectif de susciter des troubles à l’ordre public comme on l’entend couramment chez vous.  Elle vise seulement à souligner qu’il n’est peut-être pas tard pour vous ! Dieu a-t-il encore une place dans votre cœur ?  Si oui, il serait plus judicieux de faire comme l’enfant prodigue dans les Saintes Ecritures.

Par Cheick Beld’hor SIGUE

SOURCE : http://lepays.bf/lettre-ouverte-au-president-denis-sassou-nguesso-le-peuple-congolais-doit-il-payer-pour-vos-fautes/

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 17:44

Silence ! Sassou tue au Congo-Brazzaville

 

L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le kalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

 Purge

 Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.

 Traits distinctifs d’un dictateur

 Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997 avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature.

 Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale, notamment la France, devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwé de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre ?

   Benjamin BILOMBOT BITADYS

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:34
La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan

 

A peine souhaités les meilleurs vœux pour cette année 2017 que la dictature du Congo-Brazzaville nous ramène à la dure réalité de la vie congolaise faite de chaos, de complots, de meurtres, de massacres et de guerre civile. Le répit aura été de courte durée tant le dictateur se rappelle brutalement à nous.

 

Ce début d’année 2017 commence mal. Dans une parodie dont il a le secret, l’État congolais dirigé par une bande d’incapables vient d’inculper Paulin Makaya et ses codétenus d’atteinte à la sécurité de l’état, d’assassinats, de complicité d’évasion, complicité de détention illégale de munitions et d’armes de guerre, alors que ces derniers étaient déjà en détention à la maison d’arrêt de Brazzaville sous la garde des miliciens du pouvoir. Faut-il rappeler que dans un État de droit, la sécurité des biens et des personnes incombe à l’État. Pas besoin d’être un grand juriste pour voir que tout ceci est cousu de fil blanc et constitue une énième mascarade après l’épopée manquée de New York.

L’humiliation infligée à Paulin Makaya menottes aux poignets, acteur politique congolais, exhibé comme un trophée de guerre devant les médias locaux, nous consterne tous en tant que démocrates épris de justice. Je suis meurtri dans ma chair en voyant ces images qui nous déshonorent tous. Cet homme fidèle à ses convictions a su garder le sourire car la cause qu’il défend est juste. Il entend ainsi rappeler à ses tortionnaires qu’ils peuvent emprisonner un homme mais pas ses idées de paix, justice, travail et tolérance que nous continuerons à faire vivre.

Le ton est donné. En cette année 2017, ce pouvoir aux abois hausse le ton afin de nous mettre au pas dans des mises en scène savamment orchestrées par l’aboyeur du pouvoir qui sert subsidiairement de Procureur de la république. Décidément après la diplomatie, un autre corps de l’administration congolaise vient d’être à nouveau ridiculisé aux yeux du monde. Personne d’entre-nous ne sera épargnée car pour les maîtres du Congo le festin n’est pas encore terminé malgré leurs nombreuses déconvenues.

Allons-nous laisser faire ? La trêve des confiseurs n’a pas eu lieu car le Prince tel un métronome nous déroule son rouleau compresseur en se moquant éperdument de nos récriminations. Les entend-il ? Ce régime fait des siennes.

Le temps est arrivé pour trouver les voies et moyens afin de mettre un terme à ce qui est un naufrage collectif. Nous ne pouvons démarrer une nouvelle année sans avoir fait le bilan de nos actions antérieures. Le fait que ce pouvoir soit toujours en place est un échec pour nous. Toutes nos tentatives sont restées vaines. Nos propositions de dialogue inclusif n’ont même pas été relayées par nos hommes d’église qui ont préféré les honneurs de cette dictature à la misère du peuple. N’ont-ils pas reçu en cadeau de ce régime, le baiser de Judas, une somptueuse demeure construite avec l’argent de la corruption qui contribue à appauvrir encore un peu plus les citoyens congolais. C’est le prix de la trahison de nos hommes de Dieu qui se murent depuis lors dans un silence si assourdissant que l’on entendrait une mouche voler. Sous d’autres cieux, ils seraient qualifiés de lâches et de planqués. Même les fidèles ont déserté leurs églises.

En face de nous, en RDC, les évêques qui ont fait le vœu de pauvreté et d’assistance aux plus démunis, ont pris leur responsabilité en tant que citoyens. Ils ont initié un accord entre les hommes politiques. Quant à nos évêques rouges, ils se complaisent dans des célébrations des baptêmes, des mariages et des messes de requiem, seules activités génératrices de ressources nécessaires à leur survie. La foi les a quitté et ils se comportent comme une chorale chantant les louanges et les vertus de l’enfant d’Edou.

Quant à nous autres progressistes engagés dans ce combat citoyen, il nous revient d’avoir une éthique de conviction et de responsabilité. Ceux qui se préparent déjà à se lancer dans les futures batailles législatives pour partager le gâteau avec ceux que nous avons toujours combattus, auront encore une fois de plus trahi le peuple congolais en manque de repère. Gageons que cela ne devienne pas une marque de fabrique de l’opposition congolaise. La situation devient intenable et ne peut plus durer. Le leadership est contextuel et la nature a horreur du vide. En l’absence de certains de nos leaders soit emprisonnés, soit traqués, il nous revient de choisir le meilleur d’entre-nous afin qu’il croise le fer avec cette tyrannie. “ Parfois ce sont les personnes que l’on imagine capables de rien qui font les choses que personne n’aurait imaginé ”.

Congolais brisés, Congolais outragés, Congolais humiliés, Congolais bafoués, Congolais tyrannisés, Congolais martyrisés, mais le Congo sera libéré de ce calvaire. Il ne tient qu’à nous de prendre en main notre destin en changeant notre fusil d’épaule. Le combat a toujours été dur et le restera jusqu’à la victoire finale en sachant que notre dictateur ne nous facilitera pas la tâche. La réconciliation nationale passera obligatoirement par le dialogue inclusif, lieu d’expression de toutes les vérités qui fâchent, afin de construire un pays, le Congo, qui nous appartient tous. Notre rôle est de rassembler les Congolais pour recréer le lien social seul gage de pérennité pour la paix et le développement dans un contexte de justice sociale.

C’est Vauvenargues qui écrivait : “ Le courage est la lumière de l'adversité.” Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Rien ne nous sera donné, ainsi nous devrions aller la chercher cette libération avec nos dents. Le peuple congolais désespère et se désole d’une situation catastrophique devenue endémique. Soyons au rendez-vous que nous impose l’histoire de notre pays. Ne faisons pas partie de ces hommes qui poussés par les événements, ne se hissent pas à leur portée.

Ghandi dans sa lutte contre l’occupant anglais disait : “ Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’hommes d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir. ” N’oublions pas que la désobéissance civile est une voie pacifique de résistance à un ordre injuste qui nous prive de nos droits civiques et sociaux.   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 23:00

Publié le 06/01/2017 par congo-liberty.com

Paulin Makaya et ses militants devant le doyen des juges à Brazzaville

Après son faux rendez-vous du 28 décembre 2016 avec le président élu des USA Donald TRUMP et son humiliation mondiale, le dictateur Sassou-NGuesso ordonnait la liquidation pure et simple de ses principaux et véritables opposants (le général Mokoko, Paulin Makaya, Limbongo-NGoka…) injustement embastillés à la maison d’arrêt de Brazzaville.

C’est dans cette optique et dans la pure tradition stalinienne , qu’un  commando d’éléments de la Garde Républicaine attaquait la maison d’arrêt le 29 décembre 2016 , sous prétexte d’une fausse mutinerie, pendant que des membres du parti Uni Pour le Congo (UPC) rendaient visite à leur président Paulin MAKAYA.

Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Marcel Tsourou, Limbongo-NGoka et d’autres détenus politiques ont eu la vie sauve, car s’étant rapidement réfugiés dans leurs cellules. Mais le bilan de l’intervention des miliciens du pouvoir dans ce lieu carcéral se solda par un bilan lourd de trois (3) morts, dont le gendarme et Maréchal de logis Milandou Dandou Cedrick (photo ci-dessous), sauvagement assassiné et accusé d’avoir alerté les détenus du stratagème du pouvoir. Paix à son âme !

Aujourd’hui, cette tragédie prend une nouvelle tournure après les accusations graves prononcer par le pro-cul-rieur André Oko-NGakala à l’encontre de Paulin Makaya et Florent Yimbou Bazolo ; Jean Kevin Makoundou ; François Otsala ; Morizio Ntélambila ; Grâce Odou et Léocia Mpala, tous membres de l’UPC.

Paulin Makaya qui purge déjà une peine de prison de 2 ans, après un procès politique , avec pour chefs d’inculpation, « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, assassinat, complicité d’évasion et complicité de détention illégale d’armes et munitions de guerre » ; accusations farfelues maintenues pour tous les autres prévenus, devant le Doyen des juges le 5 janvier 2016 à Brazzaville.

Dans une autre affaire de violation des droits de l’homme du pouvoir de Sassou-NGuesso, nous apprenons que depuis le 5 janvier 2016, le sergent Jugal Mayngui, sauvagement torturé par des éléments de la force publique a été reconduit à la Direction centrale des renseignements militaires (DCRM) alors que son état de santé reste préoccupant. Cela s’est fait à l’insu de ses parents.

Tant que le régime mortifère de Sassou-NGuesso ne sera pas mis hors d’état de nuire, tout congolais est une victime potentielle du pouvoir de Brazzaville…alors mobilisons-nous !

La Rédaction.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49

 

Nul besoin de revenir sur le terrible drame du Pool que nous impose le Prince d’Edou, et que nous portons au fond de nos entrailles depuis maintenant 09 mois.

Cette douleur nous marquera à jamais au fer rouge. Seul le temps fera son devoir d’oubli, mais sans les réparations morale, juridique et matérielle des victimes. Nous autres, fils et filles du Pool, avions perdu notre âme faute de ne pas avoir secouru les nôtres. C’est une croix que nous porterons fort longtemps. Mais qu’aurions-nous pu faire face à la barbarie d’un pouvoir sans pitié qui tient malgré l’évidence à se maintenir coûte que coûte aux affaires nonobstant le désaveu populaire.

Tout homme est complexe. Ainsi, en l‘Homme peut coexister des sentiments de bonté et de méchanceté. A la veille de Noël et des fêtes de fin d’année, il est temps que Sassou retrouve un peu d’humanité en acceptant la trêve des confiseurs. Cette période pendant laquelle les armes doivent se taire pour permettre aux plus démunis et aux enfants de retrouver le sourire, la joie de vivre, et de croire au père Noël. Les séquelles psychiques de ce conflit sont énormes, incommensurables, et nous allons en payer le prix.

Ce n’est pas seulement le moral des troupes de ce qui reste de l’armée congolaise et des mercenaires qui est au plus bas. C’est toute une nation qui assiste médusée, tétanisée à une guerre sans raison après le saccage de son économie. La haine du tyran contre une partie de son peuple est si viscérale qu’elle lui éjecte les yeux de ses globes oculaires. Triste visage.

Sassou doit entendre raison car une armée aussi puissante soit-elle n’a jamais pu contenir un peuple en furie. Qu’il médite le sort de Mobutu, Idi Amin Dada, Pinochet, Compaoré, Samuel Doe, et il comprendra que les dictateurs finissent toujours mal. Échappera-t-il à la règle, rien n’est moins sûr. A-t-il pensé à son patronyme dur à porter qu’il léguera à ses rejetons tant il est devenu tristement célèbre et voué aux gémonies.

Il est temps de se recentrer sur les vrais problèmes de la nation au lieu de nous divertir avec la traque et l’emprisonnement des opposants congolais. Tout individu sur cette terre a droit à une vie décente. Il est de notre devoir nous qui sommes en charge de la communauté d’y veiller. En ces périodes de fêtes, la sagesse commande l’arrêt des hostilités car nul doute que personne n’a la tête à faire la fête tant nos problèmes ne sont pas réglés et nous tournons en rond. L’année 2016 a été une Annus horribilis.

Malgré son sacrifice humanitaire des populations du Pool, l’économie congolaise n’est guère reluisante. Il est temps de retrouver la raison et comprendre que la société congolaise hétérogène dans son ensemble aspire à vivre dans la sérénité, la quiétude. L’homme des masses populaires a vécu et il est temps qu’il s’en aille. Adieu les tam-tams, le folklore, le carnaval, la mascarade, pour laisser place à ceux qui ont le sens de l’état et de l’intérêt général.

Nul ne doute qu’à Mpila et Oyo, le champagne teinté du sang de nos victimes coulera à flot en cette fin d’année. Mais, vivons-nous tous sur la même planète ?

Cet homme ne laissera aucune trace dans l’histoire du Congo, sinon son goût immodéré pour le pouvoir quand bien même que la baraka l’a quittée et le peuple l’a désavoué. Tel un rat pris dans un piège, il ne peut plus s’échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Tout système a une fin et il serait dérisoire de vouloir jouer les prolongations. En ces temps des fêtes, qu’il nous surprenne un instant à la « Yahya Jammeh » en arrêtant sa foutue guerre civile. Après, il pourra retomber dans ses travers lui qui n’a jamais dans sa vie respecté aucun engagement ni serment.

C’est Jonathan Swift qui écrivait : “Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux.” S’amendera-t-il ?

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

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Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-02-12-2016
emmanuel-240-refus-congo-competence-onu-p2-02-12-2016

 

Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

palace-et-villa-de-ondongo-via-operbras-bresil

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:16
BARBARIE ET BESTIALITE : SOCLE DE LA DICTATURE AU CONGO-BRAZZAVILLE (*)

Dac-press: Epuration ethnique

 

15 août 1963, la chape de plomb s'abat sur le Congo. Depuis, les mêmes femmes et les mêmes hommes officient aux destinées du Congo-Brazzaville. Du socialisme scientifique au marxisme-léninisme, ils sont passés au capitalisme sauvage insidieusement plus criminel que les premiers. Ceux qui criaient « vive Marx ! », « vive Lénine ! », « vive Mao ! » se sont tus, se sont reniés dans leurs convictions. Ce qui signifie qu'ils n'étaient pas sincères, qu'ils ne croyaient en rien de ce qu'ils disaient ou scandaient à longueur de journées.

Ce sont ces jeunes d'hier qui, en 1963, criaient à tu tête : « A bas les vieux ! », « Place aux jeunes !… ». Curieusement, et comble de malheur, ces jeunes d'hier sont devenus les vieux d'aujourd'hui, contre lesquels est dressé un bilan calamiteux, désastreux, lugubre et macabre. A leur tour, ils subissent la loi de l'âge. A leur tour, ils entendent les jeunes leur dire : « Vous êtes trop vieux, déguerpissez ! », « Vous avez détruit tout le pays », « vous avez tout pillé, saccagé le pays entier » ; « vous avez assassiné vos compatriotes et massacré massivement les populations congolaises, personne d'autre n’a fait autant avant vous, pas même sous la colonisation ».

Pire que le président Youlou, que les mêmes avaient accusé d'avoir tout volé. On se souvient encore, comme si c'était hier, des slogans et chansons des Ndalla Graille, Noumazalayi et consorts : « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau, suffit la liberté… ! »

Malheureusement, ils n'ont rien rebâti, rien reconstruit et point de liberté. Au contraire, ils ont tout broyé, tout saccagé sur leur passage ; ils ont tué, assassiné, massacré massivement. Ils ont pillé à tour de bras, vandalisé le pays. Malgré tout cela, ils sont encore là, toujours là, en train de perpétuer ce qu'ils ont semé le 15 août 1963, en pire, et pire encore, dis-je ! Avec comme corollaire, la dépravation des mœurs.

Aujourd’hui, que peut encore dire M. Claude-Ernest Ndala dit Graille, l’un des rares dinosaures survivants de cette mascarade et, qui plus, est encore Conseiller auprès de son compère-complice-petit-frère Sassou Nguesso ? A plus de 80 ans, ne prenant pas encore sa retraite, croyez-vous que ce personnage soit encore capable de raisonner lucidement ?

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du crime, ont appris à assassiner, aujourd'hui, sans état d'âme.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du vol et du viol ont appris à voler et à violer.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture et l'esprit guerriers ont appris à manier les armes et à faire la guerre aux autres compatriotes.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la logique criminelle sont devenus des criminels impitoyables.

Ajoutées à tout cela, les traditions tribales transposées au niveau national comme mode de gouvernement, dont on voit les effets catastrophiques sur le plan de la gestion de l'État. Qu'ont-ils apporté de rassurant au pays ? Rien, sinon que des fosses communes, des profanations de tombes, une multitude de sectes, des bombardements à l'arme lourde des édifices, des vols massifs, des détournements de fonds publics, des viols, des assassinats, etc. Ils sont devenus des kleptocrates doublés de criminels contre l'humanité, au lieu d'être des démocrates et des hommes de paix. Ce dont ils ont terriblement horreur[1] d’ailleurs.

Depuis, un homme, avec un petit noyau de son clan, s'est mis à tout broyer, ravager, détruire et réduire à néant tout l’existant, au grand bonheur de ses souteneurs. Comme quoi, même en politique, surtout dans ce domaine précis, les proxénètes ne font pas défaut.

Et les Congolais pendant ce temps ? Parce qu'ils ont été cueillis à froid, parce qu'ils sont traumatisés par la violence, la barbarie et la bestialité des milices, la férocité des troupes étrangères de quelques pays voisins et des mercenaires importés, au service du pouvoir par procuration, parachuté et mis en place, avec la bénédiction de quelque Etat européen[2] :

-          Ils ont maintenant peur, très peur pour se révolter, descendre dans la rue pour affirmer, ce qui est de droit, leur dignité, exprimer leur colère et revendiquer leur souveraineté, à l'exemple du peuple ivoirien et Burkinabé.

-          Ils ont oublié qu'ils n'avaient absolument rien fait lorsqu'ils ont été pilonnés à l'arme lourde dans les forêts du Congo où ils avaient essayé de trouver refuge. Pourchassés, exterminés purement et simplement, sans raison. Sinon, subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique[3]. Aujourd’hui même, ils continuent de subir ce châtiment collectif pour appartenance ethnique.

-          Ils ont oublié de penser que le seul moyen d'existence pour leurs bourreaux, comme tout « Ubu », pour se maintenir et rester au pouvoir octroyé par d'autres, c'est la terreur, la violence, le crime tous azimuts. En clair : le gouvernement de la terreur, pour la terreur et par la terreur.

Ceci étant, personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi Sassou Nguesso et son petit clan agissent ainsi. L'explication est très simple. C'est parce qu’il est revenu là pour se venger. Mais venger quoi et qui ? Et les Congolais ont peur, très peur.

De l'autre, conscients des méthodes et moyens qu'ils ont utilisés pour revenir au pouvoir, les « faillis », appelons-les comme ça, sont donc obligés de transmettre leur propre peur aux populations congolaises. Et les Congolais, ayant oublié cet élément parce que profondément traumatisés, sont tombés dans le panneau.

Si demain les Congolais se réveillaient, dépassaient leur peur à eux insufflée, relevaient la tête et levaient leur petit doigt, il est sûr et certain que beaucoup de ces criminels et kleptocrates prendraient tout de suite le large. C'est sûr qu'avant de prendre la fuite, ils assassineraient encore d'autres Congolais, puisque c'est leur seul mode opératoire. Mais, ils n'extermineront pas tout le peuple congolais, même si Paris, Ndjamena et Luanda voire Rabah, sont là pour couvrir et cautionner, une fois de plus, leurs crimes contre l'humanité. N'empêche que le génocide rwandais et le coup de force contre le président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, à l'actif de la France, ne sont pas du tout oubliés. Ce sont là autant de points de repères et de références.

Il est dit que l'homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument[4].

C'est pourquoi, avec ce régime né de l'arbitraire, de la barbarie et de la bestialité, et qui ne survit[5] que grâce à l'arbitraire, à la barbarie et à la bestialité, nous disons que nous pourrons signer avec lui autant d'accords que nous voudrons, au nom de la paix, pour la paix, aucun d'entre eux ne sera respecté, appliqué, encore moins suivi d'effet.

L'explication est simple : lorsqu'un homme viole sa propre constitution qu'il s'est taillée sur mesure, la foule aux pieds, au grand mépris de la nation et de la communauté internationale, cet homme-là perd toute sa crédibilité et, dès lors, ne peut se comporter et agir que selon les lois régissant le grand banditisme. Ainsi donc, M. Sassou s'est parjuré.

Dès lors, il n'y a plus d'État, plus de gouvernement, plus de chef d'État. L'Etat n'existe plus. Seules demeurent valables, pour lui, les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales qu'il a érigées en Loi d'État, doctrine et philosophie de gouvernement. L'organisation et le déroulement des dernières élections législatives prétendues de cette année 2007, voire les dernières présidentielles de 2016, qui rentrent dans cette logique, sont autant de preuves pour conforter ce que j'avance et confirme ici. Sans hésitation.

De ce fait, quel que groupe politique que ce soit, qui s'aventurerait dans cette voie, avec l'espoir de consolider la paix, se mettrait le doigt dans l'œil, ne ferait que preuve de naïveté. Car on ne discute pas, on ne négocie pas et on ne construit jamais rien de bon avec des femmes et des hommes sans foi ni loi, qui se renient jusqu'à leur propre signature. Ils n'ont pas le sens de l'honneur. Ils ne savent pas ce que sont la parole donnée, la parole d'honneur qui leur conféreraient toute dignité. La barbarie et la bestialité constituent leur seule règle de vie et de survie : la dictature.

Alors, aux Congolais donc d'en prendre conscience et d'y réfléchir sérieusement, au lieu de tomber dans la sénilité, la cécité et l'amnésie politiques coupables, commandées par la politique du ventre ou par des pulsions qui refoulent la honte et font place à l'indignité.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine,

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association Union-Congo

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(*) Cet article avait été publié en 2008 et un peu réactualisé en 2016, sans grandes modifications.


[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[2] C’est effectivement pour cela que la France s’y est mouillée jusqu’au cou pour avoir, à son actif, cautionné et/ou couvert les massacres humains perpétrés par son protégé Sassou Nguesso. Le silence de la France, même aujourd’hui, en 2016, en dit long.

[3] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. L’Harmattan, Paris, 2005.

[4] Lanza del Vasto, Les quatre fléaux, Denoël, Paris, 1959, p. 26.

[5] Heureusement que la France, avec ses troupes de substitution (Angola, Tchad, etc) et ses multinationales militaro-industrielles (Total, Bolloré, etc.) sont là pour soutenir et couvrir la barbarie et les atrocités d’un régime honni par les Congolais.

 
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