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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:56
République du Congo : l'ONU s'inquiète d'informations alarmantes sur des violations des droits de l'homme

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Photo : ONU / Jean-Marc Ferré -

Des informations font également état d'arrestations massives et de cas de torture en détention, ainsi que du meurtre et du déplacement de personnes originaires du Pool. Ces rapports sont difficiles à vérifier en raison du manque d'accès à cette zone par des acteurs indépendants, a souligné M. Zeid -

13 avril 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit profondément préoccupé mercredi par les informations récentes selon lesquelles les opérations de sécurité menées par le gouvernement de la République du Congo dans la région du Pool auraient donné lieu à des attaques contre des cibles civiles et des déplacements de populations des zones touchées.

« Il est également préoccupé par les restrictions en matière d'accès à la région, qui empêchent de collecter et d’évaluer de manière adéquate la situation », a dit son porte-parole dans un communiqué de presse.

Le Secrétaire général a exhorté le gouvernement de la République du Congo à veiller à ce que les travailleurs humanitaires et autres acteurs concernés bénéficient d'un accès aux zones et aux populations affectées, et que les forces de sécurité agissent en conformité avec les obligations du pays en vertu des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

« Le Secrétaire général condamne tous les actes de violence. Il appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à engager un dialogue constructif et inclusif à la suite de l'élection présidentielle », a ajouté son porte-parole.

Ban Ki-moon a dépêché son Représentant spécial pour l'Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, à Brazzaville pour consulter les autorités nationales et les autres parties prenantes afin de désamorcer les tensions.

Plus tôt mercredi, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, s'est également inquiété d'informations alarmantes sur des violations des droits de l'homme au sud de Brazzaville, la capitale de la République du Congo, quelques semaines après la réélection du Président Denis Sassou-Nguesso.

Ces rapports concernent « une opération de sécurité menée, semble-t-il, par le gouvernement dans une zone située dans le sud de Brazzaville et dénommée le Pool », a précisé M. Zeid dans un communiqué de presse.

Depuis les élections présidentielles du 20 mars, des rapports font état d'opérations de sécurité menées contre des chefs de l'opposition et leurs partisans, qui auraient attaqué un poste de police et certaines zones dans le sud de la capitale le 4 avril. Le gouvernement a annoncé que 17 personnes avaient péri lors de ces opérations militaires, dont trois membres des forces de sécurité, et que plusieurs autres personnes avaient été blessées, a précisé le Haut-Commissaire.

Des informations font également état d'arrestations massives et de cas de torture en détention, ainsi que du meurtre et du déplacement de personnes originaires du Pool. Ces rapports sont difficiles à vérifier en raison du manque d'accès à cette zone par des acteurs indépendants, a souligné M. Zeid.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a exhorté le gouvernement « à garantir que les acteurs humanitaires puissent avoir accès sans délai au Pool et que les forces de sécurité agissent en parfaite conformité avec les obligations de la République du Congo au regard du droit international des droits de l'homme ».

« Tout incident impliquant l'emploi de la force par les forces de sécurité, en particulier si elle a des conséquences mortelles, doit faire l'objet d'une enquête approfondie, rapide et impartiale. Aucune personne arrêtée et détenue ne devrait subir de mauvais traitement », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, toute personne arrêtée et détenue devrait être soit inculpée et comparaître devant un juge, en accord avec les standards internationaux en matière de procédure régulière, soit être rapidement relâchée ».

M. Zeid a également exhorté le gouvernement, les responsables politiques et leurs partisans, « à s'efforcer de résoudre tous leurs différents de manière pacifique et dans le cadre de la loi, et à éviter tout recours à la violence dans l'exercice de leurs libertés d'expression, d'association et de rassemblement pacifique ».

LIRE LA SUITE : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=37011#.Vw6dc8ivinO

News Tracker: autres dépêches sur la question

République du Congo : l'ONU condamne des actes de violence à Brazzaville

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 16:52
Congo-Brazzaville : Sassou invente deux nouveaux délits

SASSOU INVENTE DEUX NOUVEAUX DELITS :

Nous venons d’apprendre que le 05/04/2016 a eu lieu une audience au Tribunal de Pointe-Noire pour la mise en liberté du Président Boukadia.

Seulement voilà ! A la dernière audience sur le même sujet, il avait été avancé, pour son maintien en détention, que le président Boukadia n’avait pas d'adresse connue. A cet argument, nous opposons une question. Où s'étaient-ils rendus, à quelle adresse en 2013, quand ils étaient partis pour l'arrêter ? Cette fois-ci, le prétexte est tout autre.

Ainsi, M. Sassou invente, pour continuer à maintenir le Président Modeste Boukadia en détention, deux nouveaux délits inédits : "Pour sa sécurité et sa trop grande popularité, il faut le maintenir en détention pour qu'on ne lui impute pas la responsabilité des événements du 4 avril impliquant les ninjas dans le différend électoral."

Ainsi a délibéré la Cour d'Appel de Pointe-Noire dans son audience à huis-clos du 4 avril 2016.

NOTRE COMMENTAIRE :
Le Procureur Général de Pointe-Noire s'est opposé à la présence physique du prévenu Modeste BOUKADIA qu'il n'a jamais voulu voir parce que Kongo, alors que ceux qui ont fait et voulu faire des coups d'état sont en liberté. Et pour cause, ils sont Mbochi. Comme Sassou, comme le Procureur.

L'Equipe du Réseau Congo-Mfoa

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L'Equipe du Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Modeste Boukadia Sud-Congo
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 18:48
(Congo-Brazzaville) L'Opération "MOUEBARA" suit son cours

Jean-Claude Mayima-Mbemba a partagé sa publication dans le groupe Amis des Disparus du Beach.

Chers Compatriotes Congolais et amis,

Nous venons d'apprendre à l'instant et portons à votre connaissance le décès, suite à un AVC aujourd'hui même, de la maman du président Modeste BOUKADIA, ce jour 10/04/2016 à 15h00 précises

Cette Dame, qu'on le veuille ou non, est une VICTIME DE LA GUERRE QUE MENE M. SASSOU DANS LA REGION DU POOL.

L'arrestation et l'incarcération de son fils, en plus des fusillades qui ont eu lieu dans la zone de Makelekele, y sont pour beaucoup et ont précipité la mort de cette grande Dame.

Nous disons bien qu'elle a bel et bien été ASSASSINEE PAR SASSOU NGUESSO. L'Opération "MOUEBARA" suit son cours

CEUX QUI T'ONT ASSASSINEE N'EMPRUNTERONT PAS UN AUTRE CHEMIN...

REPOSE EN PAIX, MAMAN, ET QUE LA TERRE TE SOIT LEGERE !

S'il reste un peu d'humanité chez nos criminels, le mieux serait de permettre au président MODESTE BOUKADIA d'aller inhumer sa mère en toute dignité. Un mort est inoffensif.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 18:52
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso finira par massacrer le peuple du Sud avec la complicité de la « France à fric »

Peuple du Sud, qu’avez vous fait à Sassou-Nguesso ? Telle est la question que l’on peut se poser, lorsqu’on voit l’acharnement avec lequel , il s’ingénue pour lui faire souffrir le martyr et l’exterminer !

Le lundi 4 avril à l’aube, des miliciens du pouvoir de Sassou-Nguesso soutenus par des forces armées tribales ont pris d’assaut les quartiers sud en tirant à l’arme lourde, provoquant la panique des populations qui se sont d’abord terrées chez elles, pour ensuite, tôt le matin se précipiter dans les églises avoisinantes pour certaines pendant que d’autres prenaient la route des villages du département du Pool.

Sans que cela ne fasse un doute parmi les Congolais, la ficelle étant trop grosse, ce stratagème est une manœuvre de Sassou-Nguesso pour non seulement traumatiser les habitants de ces bastions de l’opposition qui n’ont pas voté pour lui, mais surtout pour décréter l’état d’urgence et renforcer la présence de son armée tribale et ses mercenaires, pour anticiper toutes les contestations futures qui s’annoncent contre le boucher d’Oyo. On déplore déjà une trentaine de morts et des disparus

Entre autre objectif de cette manœuvre satanique, ce que le dictateur Sassou-Nguesso affectionne au delà de tout, transformer la crise post électorale en conflit Nord-Sud, afin de casser la dynamique transnationale et populaire du Général du peuple, Jean-Marie Michel MOKOKO (originaire du nord comme Sassou-Nguesso), dont la candidature à la présidentielle a rencontré l’adhésion d’une partie importante dans le sud du pays.

Radio France Internationale est elle-complice de Denis Sassou-Nguesso ?

On est en droit de se poser la question car comment comprendre que cette Radio qui est la voix de la France à l’international puisse passer en boucle le témoignage d’un soit disant habitant des quartiers sud, affirmant que les assaillants auraient déclaré vouloir prendre la radio nationale située dans le nord de Brazzaville (Kintélé) et se rendre au palais présidentielle ? Très subtile, ceci a le mérite d’accréditer la thèse d’un coup d’état contre Sassou-Nguesso, ce qui est faux !

Ntoumi a t-il repris du service pour le compte de Sassou-Nguesso ?

Bien que l’ancien rebelle Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi , affirme sur la Voix de l’Amérique être étranger à cette attaque et déclare que ces attaques sont le fait du pouvoir. Ce dernier sait de quoi il parle, car ayant lui-même été manipulé par Sassou-Nguesso , qui s’est servi de lui pour réaliser son génocide dans le Pool à la fin des années 2000. A ce sujet, Parfait Kolelas doit se méfier du pasteur Ntumi qui a été présenté comme son conseiller politique lors de son meeting du 17 mars, au stade Marchand pendant la campagne électorale

Ces heures tragiques que vivent les Congolais nous rappellent son histoire la plus sombre à savoir les massacres qui se perpétuent au Congo-Brazzaville dans l’impunité la plus totale avec la complicité de la France à fric qui est un soutien indéfectible du dictateur Sassou-Nguesso. Mais le Peuple congolais finira par vaincre l’ogre de la françafrique !

Congolais débout !

La Rédaction

LIRE LA SUITE : http://www.congo_liberty.com

Sassou-Nguesso envoie ses miliciens tirer à l’arme lourde dans les quartiers sud de Brazzaville « SOS GÉNOCIDE »

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:12
République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations...

Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles. Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires...

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée.

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations.

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

« Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes », a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

SOURCE : AMNESTY INTERNATIONAL

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:05
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO demande aux opérateurs de téléphonie de couper les SMS et INTERNET à partir du 20 mars 2016

On ne change pas les méthodes qui marchent, même lorsqu’elles sont criminelles et mortifères peut-on dire, à la lecture de la circulaire du 18 mars 2016 de M. Raymond Zéphirin MBOULOU, ministre de l’intérieur du dictateur congolais SASSOU-NGUESSO, exigeant aux opérateurs de téléphonie de restreindre les communications électroniques sur tout le territoire congolais.

Tous les signaux des radios étrangères, RFI, BBC…seront également coupés afin que ne soit pas relayée l’information sur les graves violations des droits humains planifiés à partir de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le gouvernement du tyran congolais avait déjà coupé les communications téléphoniques et électroniques pendant la désobéissance civile déclenchée le 20 octobre 2015 par l’opposition ce qui avait permis au pouvoir de Brazzaville de massacrer les manifestants à huis clos.

Toutes ces mesures de la dictature congolaise aux abois ne font que renforcer la détermination du peuple congolais qui n’acceptera pas que Sassou-NGuesso se perpétue au pouvoir au-delà du 20 mars 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:51
(Congo-Brazzaville) La République du Congo-Brazzaville n'existe plus, place à la République PCT

Appel à tous les économistes et spécialistes de la monnaie !

A tous les spécialistes des domaines de l'économie, de la finance et de la monnaie de mener une enquête au niveau de la Banque des Etats d'Afrique Centrale et de confirmer si ces Billets de banque estampillés "PCT" au niveau du filigrane et utilisés au Congo-Brazzaville sortent bien de leurs réserves, de leurs fourches caudines...


Sont-ils des vrais ou des faux ? Regardez-les bien !

S'ils s'avère qu'ils sont vrais, alors la République du Congo-Brazzaville a disparu et fait place à la REPUBLIQUE PCT DU NORD-CONGO.

C'est comme si le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir en France, faisait battre une monnaie à usage national et estampillée "PARTI SOCIALISTE". On aimerait bien voir la tête des Français !

Il y a donc lieu de se demander pourquoi M. Modeste BOUKADIA, qui a prôné la partition du Congo-Brazzaville et proclamé la création de l'Etat du SUD-CONGO dont la requête est à l'ONU, a été condamné à 30 ans de travaux forcés et incarcéré à la Maison d'Arrêt de Pointe-Noire, le 15 janvier 2016 ?

Nous ne demandons qu'une simple confirmation.

Voici cette monnaie douteuse.

Vrai-ou-faux-billets-pct ?

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:01
Congo Brazzaville : agonie d’une tyrannie...

Par Pierre Franklin Tavares, 14 mars 2016 -

Sassou-Nguesso Roi d'Oyo-Edou

Sous ce rapport, il serait erroné de considérer le tyrannicide comme une variante de la fin d’une tyrannie, car le meurtre du tyran n’est que l’accident (non nécessité) des trois formes d’abolition indiquées. En revanche, dès lors que l’épreuve de force est engagée et tourne en défaveur du tyran, il ne lui reste plus d’autre option que l’exercice naturel de l’imprescriptible droit de fuite (Hobbes). Ce droit est une nécessité et pas un accident. Tel est le schéma d’ensemble de la fin d’une tyrannie, dans ses formes et sa finalité.

Au Congo Brazzaville, la course secrète des événements, les augures et l’actualité tendent à confirmer cette règle tragique de l’histoire politique, bien que nul ne puisse encore dire, avec certitude, laquelle des trois formes prévaudra ou si elles seront concomitantes voire successives.

En tous les cas, à la veille d’élections controversées, il est désormais manifeste que le chef de l’État congolais enregistre de cuisants revers, dont il ne veut décrypter le sens ni ne peut saisir la signification. Et maints de ses conseillers, soucieux de leurs propres intérêts, ne l’engagent point à penser les faits mais, bien plutôt, lui assurent que le peuple fait corps avec sa personne et qu’en face c’est maïs, pour reprendre une expression célèbre. Or, cet aveuglement organisé est toujours-déjà l’un des signes caractéristiques de la fin imminente d’un régime. Aussi devons-nous rechercher avec curiosité la cécité ou l’amaurose d’un tyran, pour saisir le futur immédiat d’une tyrannie.

Le premier indice se révèle dans la série de défaites diplomatiques subies par Denis Sassou Nguesso et qui, de façon indubitable, donne à penser qu’il a définitivement perdu la bataille des chancelleries. Or, essentielles dans les relations internationales, ces batailles-là deviennent capitales lorsqu’il s’agit des jeunes États africains pour la plupart fragiles, et notamment des systèmes tyranniques. Ainsi, est-il admis que, en Afrique plus que dans les autres parties du monde, un régime politique injuste mais qui sait faire prévaloir son bon droit est assuré de quelque longévité, tandis qu’un régime juste qui ne parvient pas à expliquer ou à légitimer son droit peut être confronté à maintes difficultés.

Toutefois, le Congo Brazzaville offre l’exemple unique dans laquelle les deux considérations précédentes se juxtaposent dans une insurmontable antithèse. En effet, d’un côté, le chef de l’État y dirige un injuste et vieux (1978 – 2016) régime politique (longtemps toléré) et, d’un autre côté, fait nouveau et décisif, il ne parvient plus à le légitimer ou à expliquer la longévité de son régime. Seul l’hebdomadaire Jeune Afrique ne semble pas le comprendre. Car, plus Denis Sassou Nguesso s’explique, plus il perd en crédibilité et, plus encore, il étale aux yeux du monde le caractère tyrannique de son régime. Il est comme piégé par lui-même. Cela s’appelle le « destin » au sens ou l’entend Hegel, à savoir « la conscience de soi-même comme étant son propre adversaire », autrement dit le fait qu’un individu travaille contre lui-même et ne peut faire autrement. Denis est prisonnier de Sassou. C’est un affligeant spectacle. Non libre, il ne peut répandre la liberté.

En effet, après un demi-siècle de pouvoir, dont 33 ans sans partage en tant que président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ne convainc plus le monde. Il a d’abord perdu la bataille des chancelleries. Ainsi, sans ambages et par anticipation, l’Union Européenne vient de rendre caduque les présidentielles du 20 mars 2016 taillées sur mesure pour sa « victoire ». La France, indécise en apparence, ne le soutient pourtant plus et ses forces spéciales doivent sans doute déjà être en alerte, car le contraire est impensable. Le Parti socialiste français vient de se fendre d’une déclaration qui appelle au report des élections et son porte-parole réclame la mise en place d’une transition politique. La Belgique, dit-on, est encore plus tranchante. Outre atlantique, l’administration américaine, fidèle au Discours d’Accra de Barack Obama, n’a pas varié dans son refus catégorique de l’inviolabilité des constitutions. L’Exécutif brésilien, empêtré dans d’immenses difficultés intérieures, ne sera d’aucune aide. L’Occident paraît donc unanime. À ce fait certain, s’ajoute un autre non moins important : à une semaine des élections présidentielles du 20 mars 2016, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore décidé d’y envoyer un corps d’observateurs. Ce signal est on ne peut plus clair et est renforcé par la prudente position ou le désaveu implicite des grands alliés africains d’hier moins disposés à soutenir un système moribond miné par de grands scandales (Affaire José Veiga, Affaire du Beach, Biens mal acquis, assassinats politiques présumés, etc.). Le Tchad, ex allié de poids, reste muet. L’Angola, dont l’implication militaire fut décisive dans le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir (1997), est à présent plus que réservé et ne cache plus ses réticences. Et l’annonce même du retrait de la vie politique de « Zedu » (Eduardo dos Santos) en 2018 sonne comme un autre grand signe. En tout état de cause, et pour lors, l’Union Africaine est dans l’expectative. Bref, il n’est pas exagéré de dire que le tyran a perdu ses principaux soutiens à l’extérieur. Le peuple congolais l’a fort bien compris. Le glas a sonné.

Totalement défait à l’extérieur, Denis Sassou Nguesso se réfugie à l’intérieur.

Amalgame entre plébiscite et démocratie

Ainsi, après ces lourds échecs internationaux, le tyran en appelle au peuple, plus exactement à « son » peuple, pour tenter de justifier sa violation continue du texte fondamental : « Cela [nombre de mandats], clame-t-il, ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ». Au rebus les constitutions. Et ce fait, longtemps admis, ne peut plus l’être. Il y a comme un retour des principes. Dans ses instructives considérations sur « la science de l’État en abrégé », Hegel rappelait qu’il fallait considérer les constitutions comme la Bible : inviolable. Mais le conseil ne vaut pas pour les tyrans qui n’en n’ont cure. Car chaque tyran croit être la constitution et le peuple. Par suite, il est aberrant de dire que le tyran se croit au-dessus des lois. Dans sa réalité, il est enfermé dans un délirant triptyque dans lequel il est tout à la fois, lui-même, la loi et le peuple. Et il y aura toujours d’ingénieux et d’habiles conseillers pour le lui faire croire. En tyrannie, il n’y a donc pas de peuple. Le souverain, c’est le tyran lui-même. Lorsqu’il « consulte » le peuple, c’est lui-même qu’il interroge. En tyrannie, toutes les élections sont fictives, comme Aristote l’a depuis longtemps affirmé. Dans le cas du Congo Brazzaville, l’Union Européenne et le monde viennent d’en prendre conscience.

C’est pourquoi, et conformément au principe tyrannique, Denis Sassou Nguesso ne cesse de confondre plébiscite et démocratie, pour justifier sa confiscation des institutions au profit d’un petit nombre : lui d’abord, qui est à lui tout seul le véritable exécutif (gouvernement) ; sa famille ensuite, qui forme le parlement congolais ; enfin, son clan (les affidés), qui constitue le peuple. Tout le reste, et chacun le sait, n’est qu’apparence d’institution. Il n’y a plus d’État au Congo Brazzaville. C’est l’inversion même du paradigme obamien, inversion qui peut s’énoncer comme suit : l’Afrique a besoin d’hommes forts et d’institutions faibles.

Si l’on admet les éléments précédents, on comprendre pourquoi le tyran ne craint pas le ridicule idéologique et l’amalgame des idées, dans sa comparaison à Angela Merkel. Aristote a décrit les temps où surgissent des démagogues.

Ô Brazzaville, jadis « capitale de la France libre » aux heures sombres de l’Occupation nazie, et à présent refuge d’une tyrannie sanglante. Mais même le tyrannicide n’est pas à souhaiter. Aussi, pour Denis Sassou Nguesso, si c’est manifestement l’élection de trop, il lui est encore loisible de se retirer de la vie publique. Une bonne médiation pourrait l’y convaincre, avant qu’il ne soit trop tard et que la révolte populaire ne s’empare des rues.

Le lent déclin de l’État congolais

C’est la quasi-faillite des institutions publiques : le système de santé a disparu. L’Éducation nationale s’est effondrée, comme dans toute tyrannie (Montesquieu). L’armée est sous-équipée. La Justice est aux ordres. L’économie est prisonnière d’un homme. La République est impossible, et pour cause. La démocratie, un leurre. La corruption gangrène tout l’édifice public. La tyrannie ne peut avoir de base éthique. Et le « plaisir » du tyran (Aristote) est la seule règle : beaucoup d’hommes humiliés en ont souffert qui ont vu leur épouse séduite ou prise de force. Que de familles à jamais brisées. La jouissance du chef est le décimètre de la vie publique. Cette dégradation de l’esprit public (intérêt général) s’est accompagnée de l’extinction de l’État.

À sa manière, le tyran a installé une oligarchie des incapables (Sophie Coignard) ou plus exactement le « obumitri », sorte d’oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste dénoncée par Ange Diawara au début des années 1970. Benoît Koukébéné, dès 1980, parlera volontiers de « la revanche des cancres ». L’affaiblissement des institutions publiques a donc été sciemment organisé. Mais l’opinion publique congolaise ne l’accepte plus.

Un règne trop long a exaspéré le peuple congolais

Il l’a montré et payé de son sang, lors des manifestations de novembre 2015 si durement réprimées. Il a réaffirmé son hostilité par son abstention massive lors du référendum visant à prolonger le règne de Denis Sassou Nguesso. Et sa colère monte. Il est des colères qui sont justes dit Aristote. Mars, qui porte bien son nom, sera peut-être le mois de guerre domestique (civile) qui viendra mettre fin à un règne manifestement trop long.

Il y a plus de 2500 ans, Aristote décrivait et expliquait cette volonté de perdurer au pouvoir. Et son analyse est si actuelle qu’on le croirait en train d’observer et de commenter ce qui arrive au Congo Brazzaville :

« Aujourd’hui [écrit-il …], du fait des avantages que l’on retire des biens publics et du pouvoir, les gens veulent gouverner continuellement, comme si, cela était toujours un gage de santé pour ceux qui gouvernent, si maladifs soient-ils. C’est peut-être cela qui fait qu’on n’a cessé de se ruer sur les magistratures » (Aristote, Les politiques, p. 227). Le Stagirite a énoncé une vérité intemporelle.

En tous les cas, la fraude massive en préparation, une étincelle et tout peut s’embraser à Brazzaville, à Pointe Noire et d’autres grandes villes de l’intérieur du pays. Nous devons anticiper ce chaos. Il faut épargner les populations congolaises et protéger la communauté française. L’armée congolaise, profondément divisée, se rangera majoritairement du côté du peuple.

Une économie à bout de souffle

L’autre facteur de crise est la crise économique et budgétaire, qui devrait advenir dès le mois de mai prochain. Et comment ne pas rappeler ici comme le fait Benoît Koukébéné que, outre l’effondrement du Mur de Berlin, ce facteur a déjà été l’une des causes majeures de la transition politique impulsée par la Conférence nationale souveraine (1991) qui chassa Denis Sassou Nguesso du pouvoir (1991 – 1997). En effet, la forte chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes fiscales qui en résulte annoncent, selon Jean-Luc Maleka, un second semestre 2016 marqué par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, le ralentissement de l’activité, etc. Cette crise rendra insupportable le fait que Denis Sassou Nguesso et son clan détiennent 85% de l’économie congolaise, phénomène unique au monde.

Alternance et unité nationale

Le peuple est prêt à prendre la rue pour congédier le tyran. Le droit des peuples à l’insurrection est irrécusable (Hegel). Les chancelleries et les organisations internationales ne peuvent l’ignorer. Tous les ingrédients de la fin imminente d’une tyrannie sont rassemblés au Congo Brazzaville. Il est grand temps et impératif d’organiser, dès à présent, la transition démocratique et l’alternance républicaine.

Si, au Congo Brazzaville, le général républicain (rôle durant la Conférence nationale en 1991), Jean-Marie Michel Mokoko, originaire du Nord, est incontestablement l’homme qui peut assurer et assumer l’alternance et/ou la transition, sur le front extérieur, l’ingénieur pétrolier Benoît Koukébéné, fils du Sud, a pris une part éminente dans ce combat, en parvenant à mobiliser des forces comme peu ont pu le faire avant lui. L’addition d’autres hommes politiques congolais peuvent et doivent permettre une nouvelle ère de l’histoire institutionnelle du Congo Brazzaville. Les dés sont jetés.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:33
(Congo-Brazzaville) Mokoko, Sassou : sur les starting block

En cas de renversement de vapeur, Sassou regrettera, à jamais, de n’avoir pas entendu les cris venus de la terre entière et en voudra, jusqu’à la fin de ses jours, à tous ses courtisans qui lui ont monté le bourrichon, au lieu de négocier la sortie. Parce qu’il est candidat, Jean-Marie Michel Mokoko, sorti fraichement des allées du pouvoir, se voit infliger des humiliants kwenda-vutuka (va-et-vient, en congolais) auprès d’un procureur quelque peu éméché mais surtout au service du pouvoir.

Ces kwenda-vutuka sont les signes manifestes d’une hésitation quant au prochain musellement de Mokoko. Ce Général, très populaire, pourrait finir en prison, ou être le point de départ d’une révolte populaire potentielle. Dans les geôles du pouvoir de Brazzaville, croupit arbitrairement, entre autres, Modeste Boukadia pour ses opinions séparatistes dénonçant, non sans arguments, le caractère ethno sélectif de la violence du pouvoir.

Les congolais qui ont tant soif de changement, voient en ce général, celui qui peut défier Sassou et son clan. Des tréfonds de son impopularité, ce dernier promet une « victoire » dès le premier. Mais en dépit des règles biaisées de ce simulacre d’élections, Mokoko qui s’est lancé dans le démantèlement du pouvoir, conteste tant la crédibilité des structures chargées de superviser ces pseudos scrutins que la victoire que le pouvoir entend voler au peuple.

A travers ces meetings drainant des foules compactes à chaque fois, Jean-Marie Michel Mokoko (J3M) endosse les habits de leader capable de déposer le régime de Brazzaville. L’invincibilité de Sassou tient d’une fausse légende alimentée par la peur. Celle-ci semble gagner le pouvoir de plus en plus fébrile.

Politiquement, Sassou relève du passé. Sa place n’est plus, selon la jeunesse désabusée, à la tête du pays mais devant les juges nationaux et internationaux afin de décrypter les différentes énigmes qui jalonnent son règne. Sa mauvaise lecture du paysage politique hostile à son régime, composé essentiellement des personnes l’ayant côtoyé, le rend davantage vulnérable. Seule sa puissance de feu qu’il a étalée dernièrement à Pointe-Noire peut le maintenir en apnée. Mais la population ponténégrine qui est un sérieux baromètre, vient de lui répondre par une marée humaine au méga meeting du général Jean-Marie Mokoko ce samedi 12 mars 2016. Ce dernier se veut être le candidat du peuple.

Au-delà de l’immensité de ses richesses réelles, le Congo de Sassou est classé au rang de pays pauvres tant les populations broient la misère. Enfermée dans l’oisiveté, la jeunesse tente de déchiffrer le mystère de son unique chemin ; celui de son avenir. Il convient de noter qu’une impressionnante frange de celle-ci erre à longueur de journée, sans compter le cortège des enfants de rue.

Avec un taux de chômage qui explose et une dette colossale, la jeunesse congolaise exige de nouvelles mœurs politiques arrimées à la modernité. Agrippés aux mamelles de l’état, le régime de Brazzaville qui n’a jamais cessé de confondre le trésor public avec ses poches privées a sorti ses griffes. L’intimidation et la violence.

Lorsque l’on sait comment se sont constituées les fortunes, la question de biens mal acquis constitue une donnée de taille. Porté de 12 millions à 25 millions, la caution de participation à ce folklore électoral est d’un ridicule sans nom. Ne pouvaient s’inscrire à ces pseudos scrutins que ceux qui ont pu, à un moment ou un autre, ouvrir les vannes du trésor public. Tout le monde le sait. Ces élections ne sont qu’une mascarade visant simplement la reconduction des potentats incarnant les dictatures les plus féroces. Alors, l’IDC-FROCAD (plate-forme de l’opposition officielle) et Mokoko se doivent d’absoudre leur frisottement avec le pouvoir de Brazzaville en mettant fin à ce régime.

Dans le cas du Congo-Brazzaville où les contorsions sont scrutées par les voisins pour un éventuel exercice d’imitation, le pouvoir, vieux en diable (un demi-siècle bientôt), ne peut convaincre ses concitoyens d’être l’exact représentant de l’avenir ni même porteur des aspirations des populations essorées à merci.

Infoutu de constater l’imminence d’un mouvement insurrectionnel, enivré par le pouvoir qu’il ne daigne se sevrer, du haut de ses 72 ans et de ses 32 ans de règne, l’homme qui roule les mécaniques au Congo avec ses chars d’assaut et ses hélicoptères en guise de parade électorale, se veut omnipotent et omniscient. Sassou promet un coup ko à tous ceux qui veulent lui faire de l’ombre.

Depuis toujours, sa foi en la force de sa poudre et de sa soldatesque qu’il ne cesse de renforcer par des contingents étrangers, n’a subi aucune n’altération. Le coup ko qu’il promet, peut aller jusqu’à marcher à nouveau sur les cadavres de ses concitoyens afin d’assouvir sa soif du « goût du sang » mais surtout pour s’assurer une protection contre l’étau judiciaire.

Sur les starting-blocks donc, neuf candidats participent au sprint organisé par le pouvoir dictatorial congolais au terme d’une sélection sous pression ce 20 mars 2016. Une duperie visant la simple conservation du pouvoir orchestrée par le pouvoir qui, sans opérer une mue à défaut d’une mutation, fait basculer le pays en dictature des plus sclérosées et rétrogrades.

Une telle mascarade serait sans intérêt tant l’opposition avait été laminée depuis des lustres au point de croire à l’inexistence définitive de celle-ci. La curiosité qui interpelle surgit dès lors que l’on se retrouve en présence d’une opposition officielle composée essentiellement des acteurs venus des rangs du pouvoir, donc le connaissant. Ce sont donc des « sachant ».

Sont-ils des simples inconscients jouant les sous-marins et servant de caution « démocratique » ou des réels chevaux blancs habités par l’esprit patriotique et rongés suffisamment par des regrets d’avoir servi une monstruosité ? C’est en étant déterminés et percutants qu’ils vont lever les doutes dans ces foules qui, à leur tour, vont les porter.

Abraham Avellan WASSIAMA

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