Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 23:06
Crise financière au Congo-Brazzaville


BRAZZAVILLE NORD QUI PLEURE PENDANT QUE BRAZZAVILLE SUD QUI RIT.

Les bonnes vibrations de Brazzaville, malgré la crise financière artificiellement créée par Sassou et sa famille, restent les quartiers sud de la capitale congolaise. Ici les gens ne connaissent pas la crise. Et pourquoi la connaîtront-elle aujourd'hui, alors que pendant la période où Sassou et les siens brassaient les milliards de Fcfa, les populations des quartiers sud se contentaient de leurs morceaux de makayabu, de foufou ou nzenga (manioc), de nzenzè, d'oseille, et de ntobabori...? Ici, on se deplace dans des taxis abradacabrants sans assurances, conduits par des debrouillards ayant appris à conduire pendant les guerres que Sassou leur a imposées. Ces taxis s' appellent 100-100. Dans ces quartiers sud, on connait bien le mot que leur a imposé le pouvoir dictatorial de Sassou : PAS, c'est-à-dire Pas d'Argent pour le Sud ( PAS, programme d'ajustement structurel, selon le jargon du FMI). Un petit tour à Bacongo, Makélékélé, Bifouiti, Kisoundi... montre que les meilleures vibrations de Brazzaville by night sont dans les quartiers sud. Normal. Les meilleurs techniciens de surface, cuisiniers, coordonniers, chauffeurs, mécaniciens, charpentiers, artistes peintres, musiciens, filles de snack bar... c'est dans ces quartiers. L'argent issu du secteur informel circule bien, surtout en ces temps où les ressortissants du Pool, la plus dynamique de la diaspora congolaise, venus de Paris et autres pays de l'Europe, sont à Brazzaville.

QUARTIERS NORD, LE PÉTROLE NE COULE PLUS!

Une ambiance qui contraste avec les quartiers nord qui vivent généralement au rythme des pétro dollars de FCFA des Kiki Sassou N'GUESSO, Jean-Jacques Bouya, Ndengué, Jean-Dominique OKEMBA, Lucien Ebatha, Willy Etoka, Claudia Sassou N'GUESSO, Gilbert Ondongo, Firmin Ayessa, Paul Obambi, Evariste Ondongo, Albert Ngondo, Hugues Ngouolonde, Wamba Sassou N'GUESSO, Belinda Ayessa, Innocent Dimi, Serge Bouya, Serge Ikiemi, Wilfried N'GUESSO, Edgar N'GUESSO, Okongo(Som), Norbert Dabira, Nianga Mbouala, Serge Oboa, Jean Claude Gakosso, Jean Baptiste Ondaye, Innocent Peya ( le plus grand écrivain congolais), Henri Djombo, Oko Ngakala, Henri Bouka, Zéphirin Mboulou, Alfred Onanga, Bruno Jean Richard Itoua, Ngakosso, Gilbert Mokoki...

Les snacks bars et autres lieu d'ambiance ferment désormais à 21 h, faute d'argent.
Les deuxièmes et troisièmes maîtresses accumulent, pour certaines, des arriérés de mois de loyer, des voitures que certaines utilisaient sont en vente. Ce n'est que le début, avant le grand tsunami social qui guette Sassou et les siens.

Brazzaville sud résiste donc plus que Brazzaville nord à la crise financière causée artificiellement par Sassou.

YIWIRI éééh!

Elie SMITH

Repost 0
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 21:41
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c'est dans la profondeur du secret de la forêt, à l'abri du premier venu, qu'on le confectionne..." (Proverbe Kongo)

La politique congolaise est un lieu de divertissement pour notre classe politique actuelle. On y bombe son torse ; on y lance des slogans, des mots d'ordre kafkaïens qui profilent la mort des Peuples ; on y fait naître des cultes de la personnalité ; on y invective celui qui n'est pas du système ; on y insulte celui qui n'en sera jamais ; on y discrédite l'homme sincère et honnête ; on y fait naître et galoper les fausses rumeurs dont on se délecte par la confusion entraînée au sein de la population.

Étrange, bien étrange ...

La seule chose qu'on n'y fait pas, c'est d'accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l'action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d'un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d'entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l'éléphant déjà malade.

N'eut-il s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s'y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n'a jamais s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n'est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s'en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l'Unification de la Nation... Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l'Union des Peuples, de l'Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu'ils l'envient plus qu'ils n'aiment la Nation, l'Unité, les Peuples et leurs idéaux d'Union.

Qui est donc Modeste Boukadia ? Qui donc a peur de le voir Libre ?

Peuple congolais, ici, point besoin n'est d'élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l'on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l'apartheid des cultures, n'est qu'une blague, une blague sanglante." C'est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd'hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l'y aient contraint et l'y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n'en est plus là...

Les deux documents ci-contre en sont l'illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l'embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n'ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu'ils l'ont "sous la main", le Parquet n'ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d'ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n'est pas notifié, alors que c'est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n'avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n'est que la manifestation d'une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu'à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
Repost 0
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 19:52
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso

Le paysage politique du Congo-Brazzaville est sorti de la brume. L’exécutif est désormais bicéphale au Congo-Brazzaville. Le choix porté par Denis Sassou Nguesso sur Clément Mouamba comme premier ministre est considéré par certains comme le mariage de la carpe et du lapin. Pour d’autres, au contraire, il correspond à un subtil plan stratégique imaginé par le khalife d’Oyo.

Le bon et le méchant

En vérité, les deux visions se recoupent. Denis Sassou Nguesso, président volcanique, fougueux et téméraire face à Clément Mouamba, premier ministre débonnaire, précautionneux et accommodant. Denis Sassou Nguesso joue la figure du méchant (ce qu’il est fondamentalement) en jetant de l’huile sur le feu, en bombardant les localités de la région du Pool sous prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi et en procédant à l’arrestation des opposants. Le parcours de Denis Sassou Nguesso est jalonné d’actions violentes : assassinats de Marien Ngouabi, du Cardinal Emile Biayenda et du l’ancien président Alphonse Massamba Débat (Cf Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la françafrique, Ed L’Harmattan, 2009).

Franc-maçon, Clément Mouamba apparait comme l’homme du dialogue engageant des pourparlers tous azimuts avec la plate-forme IDC-FROCAD par l’intermédiaire d’Elvis Digne Tsalissan Okombi, lequel exigea ; en son temps, l’éjection du gouvernement de Guy Brice Parfait Kolelas et Claudine Munari Mabondzo. Denis Sassou Nguesso exauça les vœux du patron de l’association « Pona ékolo ». Et, ce fut la délivrance pour les deux mousquetaires.

Petits meurtres

Clément Mouamba souhaite-t-il défendre une improbable voie médiane censée réconcilier deux camps qui se livrent une guerre à mort depuis l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ? Permettez-nous d’en douter ! Clément Mouamba avale couleuvre sur couleuvre sans broncher. Or, qui ne dit mot consent. L’ultime humiliation fut la désignation de son directeur de cabinet par les proches de Denis Sassou Nguesso. Le Premier Ministre n’osa pas quitter le navire. Le poste s’avérant tellement alléchant. De manière insidieuse, Clément Mouamba, bon gré mal gré, tente de rendre les coups. Dans la déclaration de politique générale faite devant les parlementaires, Clément Mouamba a prononcé un réquisitoire implacable contre la gestion sassouiste du pouvoir. Il s’en est suivi une attaque en règle des ministres en poste contre les sortants, une sorte de « petits meurtres » entre ministres. Guerre de tranchée de Pierre Mabiala contre Aimé Emmanuel Yoka, Henri Djombo contre Rigobert Maboundou, Aimé Parfait Nkoussou Mavoungou contre Pierre Mabiala etc… Ancienne élève du CEG de la Paix et du lycée de la Révolution, Rosalie Matondo n’a pas eu l’outrecuidance de descendre en flèche le travail gouvernemental de son prédécesseur Henri Djombo. C’est l’exception qui confirme la règle. Est-ce pour excès de pudeur, de prudence ou pour toute autre considération ? En tout cas Rosalie Matondo n’a pas daigné participer au jeu de massacres entre ministres.

Jeu de rôles

Dès que Clément Mouamba amorce des actions de dialogue en vue de décrisper le climat politique au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso initie aussitôt des actions de sape. Il savonne la planche. Pendant que Clément Mouamba consulte les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et les membres de la société civile, Denis Sassou Nguesso ordonne le bombardement de la région du Pool, l’encerclement des opposants et l’arrestation d’un ancien candidat à la présidentielle. L’un manie le bâton, l’autre la carotte. Pendant que Denis Sassou Nguesso excelle dans la cruauté, Clément Mouamba, lui, joue la carte de la câlinothérapie. Les deux hommes sont dans un jeu de rôle. Errare humanum est, perseverare diabolucum. Le dernier exemple en date de ce jeu est l’incarcération du général Jean-Marie Michel Mokoko, baptisé « Moïse » par ses partisans, après une assignation à domicile de plus de soixante-dix jours sans que Clément Mouamba ne s’insurge contre le traitement infligé au saint-cyrien et ancien chef d’Etat major. Clément Mouamba continue d’encaisser les coups. Le premier ministre Clément Mouamba est-il devenu le souffre-douleur de Denis Sassou Nguesso ? Clément Mouamba découvre-t-il seulement aujourd’hui que la volonté affrichée de dialogue de Denis Sassou Nguesso flétrie au vœu de l’homme d’Edou-Penda est de mourir au pouvoir ?

Si Denis Sassou Nguesso heurte ainsi son Premier Ministre, c’est en connaissance de cause. Le khalife d’Oyo veut amener Clément Mouamba, de gré ou de force, à entrer dans une culture de violence sans laquelle Denis Sassou Nguesso n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. La dernière élection présidentielle en témoigne. Le duo infernal Sassou-Mouamba a perdu tout lien avec le Congo-Brazzaville profond. Denis Sassou Nguesso qui brandit l’étendard de la fermeté a perdu la bataille de l’opinion et de la communication. S’il compte sur l’opération de charme engagée par Clément Mouamba pour se refaire la cerise, c’est raté.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Repost 0
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 00:20
(Congo-Brazzaville) Bruits de couloir au Palais de justice de Pointe-Noire

Dans tous les Palais de justice du monde, là où un homme est incarcéré, jugé ou pas, c’est selon, les indiscrétions et les bruits de couloir sont légion.

Ainsi, au Congo-Brazzaville, le Palais de Justice de Pointe-Noire ne fera pas l’exception concernant le cas du président du CDRC, monsieur Modeste Boukadia, à qui MM. Sassou Nguesso, Emmanuel Yoka, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent la libération.

Nous savons, aujourd’hui, grâce aux bruits de couloir, qu’à l’audience du 20 juin 2016, le Tribunal a décidé la libération conditionnelle de M. Modeste Boukadia.

Mais, à peine le verdict prononcé, la décision prise, le ministre Mabiala a pris son téléphone pour abreuver d’injures et autres insanités, le Procureur général de la République et les autres magistrats, les traitant de tous les noms d’oiseau, leur intimant l’ordre de vite saisir la Cour de cassation pour faire annuler la décision qu’ils venaient eux-mêmes de prendre et signer. Tout cela pour empêcher Modeste Boukadia de recouvrer la liberté. Et quelle liberté lorsqu’on est soumis à un régime de libération conditionnelle ? Une prison à ciel ouvert. En tout cas, M. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice, ne s’est pas privé de les traiter tous de fous, etc.

Depuis ce coup de sang du ministre clanique de l’injustice de M. Sassou, nous avons été informés que les insultes de Mabiala à l'endroit du Procureur général et les menaces proférés à l'endroit des juges qui ont pris la décision de dire le Droit créent un mécontentement général au parquet, même au niveau de certains juges.

Le plus grave, comble de l’imbécilité, de l’idiotie ou de l’incompétence ( ?), vous voyez un ministre de la justice qui traite le Procureur Général de la Cour d'Appel de Pointe-Noire de "fou" !

Question : pourquoi le même Procureur Général a-t-il appelé le ministre pour l'informer de la décision de justice qu'il venait de signer ?

En tout cas, quand tout ceci se saura publiquement, le sinistre Pierre Mabiala ne va quand même pas nier avoir insulté le Procureur général de la République et l’avoir traité de "fou" et nier également avoir menacé les juges ; le Procureur Général ayant pris soin de mettre le téléphone en main libre... Tout le monde s'est délecté du vocabulaire grossier du ministre va-t-en guerre, Pierre Mabiala.

Après Ntumi, Mokoko et le voilà avec le Président BOUKADIA...

Ce qui est désolant, c’est que Pierre Mabiala ne semble pas comprendre le rôle qu’on est en train de lui faire jouer. Quand il l’aura compris, il sera trop tard.

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Bruits de couloir au palais de justice de Pointre-Noire (pdf, 210.1 kB)

------------------------------------------------------

D'autres bruissements entendus dans les couloirs du Palais de la Cour d'Appel de Pointe-Noire, le 20 juin 2016, à l'issue de l'audience qui a ordonné la libération conditionnelle du Président Modeste BOUKADIA. Le Président de la Chambre d'Accusation, après les insultes et les menaces de Pierre Mabiala, a rétorqué : "J'ai reçu d'autres instructions dans ma langue. J'ai appliqué le droit. J'ai fait mon travail. Et je n'ai pas d'ordre à recevoir des politiques. Le Président Modeste Boukadia doit être libéré comme l'indique la loi et les instructions reçues dans ma langue !"

Repost 0
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:40
Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! -

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.

Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?

Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l'UE, si ne n'est déjà fait depuis fort longtemps !

Il faut bien comprendre que le problème fondamental n'est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu'ils lui sont redevables.

La question n'est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c'est qu'il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d'hors-la-loi sans parole" dont on n'entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d'outre-équateur, mais en hexagonal où l'on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !

Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n'est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?

Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l'échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l'avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?

A Bon Entendeur, Salut !

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016

Georges Maltret

Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

Repost 0
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:07
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d'appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice... qui lui ont intimé l'ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA. -

Voici le Compte-Rendu de l'Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l'audience du 20 juin 2016 à la Cour d'Appel de Pointe-Noire, à l'issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d'extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l'ordonnance de l'audience en présence du Président de la Chambre d'Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier "Saisissez-le rapidement afin qu'on aille extraire le Président BOUKADIA et qu'on l'emmène dans mon bureau pour lui lire l'ordonnance et ce qu'il doit faire. S'il n'y a pas d'électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l'apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l'Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA, pour lui rendre compte et lui demander de s'apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Constat : Depuis le jour de l'audience, le 20 juin 2016, il n'y a pas encore d'électricité (sic !) puisque jusqu'à hier 22 juin, l'ordonnance n'était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n'est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d'arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l'a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n'a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n'a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n'y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

(pdf, 316.0 kB)

(pdf, 306.4 kB)

(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
Repost 0
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:32
(Congo-Brazzaville) Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016.

En date du 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande... Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…

De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.

Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent". Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience.

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m'inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C'est qu'il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s'intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps.

Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu'ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l'immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant l’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées.

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là !

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l'état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi.

Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l'unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n'est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades !

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation.

J'entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d'elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là.

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ?

Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n'a pas de limites, nous ne vous suivrons plus !

Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?

Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d'être l'héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.

Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l'homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés.

Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.

Les Hommes, l'information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est en train de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l'incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus.

"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques", Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy.

Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Théophile Mbemba

Repost 0
13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:02
Congo-Brazzaville : Libération sélective des prisonniers politiques

Dernièrement, le Gouvernement Sassou 8 (% ?) à la sauce « Mouamba », dans sa clémence, a pris un décret élargissant (pardon portant libération) des prisonniers politiques. Ce décret comprend 80 noms de prisonniers politiques libérés officiellement. Nous disons bien officiellement. Car, il y a un hic ! Et notre question est : « Pourquoi le Directeur de la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire n’a-t-il libéré que 32 détenus (moyennant monnaie sonnante et trébuchante) sur 80 détenus prévus par le décret et d’aller se promener à Brazzaville comme l’a constaté, le dimanche 12 juin 2016 à 20h30, le Président de la Chambre d’Accusation (PCA) de Pointe-Noire, étonné de voir encore le Président Modeste BOUKADIA en détention ? »

Pourquoi ces libérations officielles de prisonniers politiques sont-elles devenues sélectives ?

En effet, il convient de préciser que le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire a préféré privilégier d’aller aux obsèques de son ami et collègue, au lieu de rester à son poste, faire correctement et dignement son travail, et procéder à la libération de tous les détenus qu'il a l'obligation de libérer.

Comme l’homme est originaire d’Oyo, et donc membre du clan au pouvoir, il est tout puissant. Il fait comme bon lui semble et il en fait à sa tête. Rien ne lui arrivera. Le pouvoir tribalo-clanique le protège. On peut donc constater l'anarchie.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Repost 0
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:29
(Congo-Brazza) Des usages de vos dialogues meurtriers. Ce qu'Il en dit, Modeste Boukadia

"L'Homme raisonnable s'adapte au monde; l'Homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'Homme déraisonnable." G.B. Shaw

Le Congo est devenu un pays grand consommateur de dialogues où, suprême ironie, on tue, on musèle, on embastille avant toute autre alternative clairvoyante, citoyenne et républicaine !

La Vraie République ne passe pas par un énième dialogue qui n'apportera rien, comme les précédents sinon, des postes ministériels à ceux qui voudront bien se laisser corrompre et ils sont nombreux, ces fossoyeurs d'un pays déjà exsangue.

Enfin ! Ils en débattent : "devrions-nous y aller ou pas ?" Ils soupèsent leurs chances de l'emporter cette fois-ci... Tous, des amnésiques volontaires.

Le Peuple plus perspicace sait qu'il eut, ceux de Brazzaville (2009), d'Ewo (2011), de Dolisie (2013), de Sibiti (2015), corrélativement à ces dates, en 2009 (la présidentielle), en 2012 (les législatives), en 2013 (les sénatoriales), et en 2015 (le braquage constitutionnel) ! Nos années de dialogues et les dialogues sont là. Quel résultat pour le Peuple ? Aucun !

"Allons seulement !" Dit le fou. "Allons seulement !" Répondent les aveugles en chœur. Sans se soucier de ce Peuple qui se meurt sans sépultures. "Allons seulement"..., satisfaire les appétits ministériels des uns et des autres.

Chaque fois en chœur, la main sur le cœur, ils ont promis que ce sera la bonne, déclamant un chapelet d'exigences dont ils se foutent comme de leurs premières chemises. Suffit que le Peuple y croit.

Chaque fois en chœur, la main sur la bouche, sans excuses, sans compter les morts, ils disent, "recommençons", car le système ne peut les prendre tous et en même temps.

Chaque fois, ce sont ceux du Peuple qui se retrouvent toujours un peu plus démunis. "Allons seulement", leurs disent les uns et les autres, jamais rassasiés.

Et puisque ceux-ci ont laissé à celui-là, de confondre la République à la monarchie, vous dire à tous tels que vous-êtes : il n' y a qu'un monarque dans votre royaume, c'est la corruption, qui s'accapare des richesses du Congo, ôte la vie à ceux qui, du Souverain Peuple, osent vous le dire !

A vous, éternels opposés, amis du système, je dis que vos politiques sont dangereuses, vos mots sont irréfléchis, votre bilan est embarrassant. Mais votre traitement de faveur tire à sa fin. Car "même si le joueur de tam-tam fait de bonnes funérailles, on ne lui donnera jamais l'héritage du défunt !"

Théophile Mbemba

Repost 0
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:48
Congo-Brazza : Analyse contextuelle du Président M. Boukadia

Le Président Modeste Boukadia à l’Assemblée Nationale,

le 14.01.2016, la veille de sa séquestration

Le Président Modeste Boukadia est séquestré depuis le 15 janvier 2016 par le Président Sassou sans que jamais l’opposition institutionnelle n’en fasse état :

D’abord, chasser « un dictateur sanguinaire comme en Libye » pose de façon éthique et morale la question de la succession qui aura beau jurer : si c’est pour perdurer ce qui est déjà, cela peut attendre ; aucun dictateur n’étant immortel ! Aussi, où est l’éthique et la morale si c’est pour instaurer « l’instabilité libyenne » ? Merci de reconnaître que le président Sarkozy« chassa un dictateur sanguinaire », la question étant « qu’un train peut en cacher un autre » ; et quand on parle alors de dictature, il s’agit toujours de l’emprise d’un clan voire d’une ethnie sur les autres !

Voilà aussi ce qui semble surtout expliquer la prudence du Président Hollande dans la situation actuelle qui prévaut au Congo-Brazza où l’on veut changer pour ne rien changer en gardant le pouvoir pour « Les Siens » au détriment de « Ces Autres».

Dire à son épigone sapeur qu’il sera reçu à l’Elysée « si pour une fois le Président tient sa promesse » a quelque chose d’enfantin, ce qui permet de sourire au bambin quidam en lui pardonnant. Disons, sans polémiquer en un sens ou l’autre que, quel qu’en soient les raisons, la décision du Président Sarkozy eut pour effet de mettre un terme à la présidence libyenne et tout en mettant en exergue qu’une libération non préparée des égos internes conduit à la chienlit, dixit le Président De Gaulle quand il déclarait en substance qu’après lui il fallait surtout craindre le trop plein, non le vide, le vide de présidentiables bien entendu, ce qui suppose Démocratie et République.

Dans le présent, il faut faire avec la situation libyenne héritée telle qu’elle est, et faire procès d’intention au Président Hollande en voulant l’opposer au Président Sarkozy n’a pas de fondement objectif ; la raison du chaos actuel est dans les égos internes à la Libye en constatant le manque endogène d’esprit Démocratique et Républicain, ce qui n’est pas l’apanage spécifique à la Libye, mais à nombre de pays dans le monde.

Tenter d’opposer le Président Hollande au Président Obama est une vue de l’esprit partisan car tous sont partisans d’Institutions démocratiques et républicaines fortes, ce qui sous-entend des consensus électoraux transparents reconnus par tous, pas seulement en interne, mais à l’international pour nouer des relations de confiance.

Où se fait soigner en confiance l’intelligentsia du Congo ? Certainement pas chez elle ! Et l’on peut toujours dire au dictateur : Qui t’a fait roi ? Certainement pas toi ! La question de l’opposition institutionnelle des barons du régime dictatorial est, vu en externe : Comment se partager le fromage pour que tout change sans rien changer ? Et ce n’est pas avec l’Opposition Institutionnelle qui survit avec les subsides agréés par le pouvoir dictatorial que les Peuples, du Nord au Sud, sont assurés d’un véritable changement de la qualité de vie au quotidien.

D’ailleurs, il est symptomatique que cette Opposition Institutionnelle conteste seulement le résultat de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 alors qu’elle ne conteste aucunement l’élection en elle-même résultant de ce référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, référendum qu’elle ne conteste plus en lui permettant de ne plus jamais parler du Président Boukadia, pratiquement le seul à n’avoir jamais rien reçu du Pouvoir. Comme s’il fallait toujours une personne nguirisée afin de poursuivre l’état de fait ! Justement, c’est une personne de probité internationale reconnue fiable par tous les partenaires qu’il faut pour tous tant pour les Autorités Américaines qu’Européennes.

Personne ne peut s’accorder son propre pardon, désolé, mais c’est ainsi, ni pour un collaborateur (en France la connotation est très sensible avec l’Occupation), ce qui suppose des actions très douteuses dans la participation au génocide perpétré au Sud. Ou bien l’on nie ce génocide, ce qui est confortable ; ou bien on le prend en compte à partir des éléments concrets dont on dispose ; et c’est là où le bât blesse car comment échapper à la désastreuse vérité pour la Communauté Internationale ? Les Présidents Obama et Hollande en ont parfaitement conscience ; ce sont bien les tribulations inavouables du passé qui freinent l’évolution actuelle, non pas par calcul savamment mercantile, mais par simple raison éthique et morale pour éviter le sang.

Telle est la sincère et véritable pensée du Président Boukadia incarcéré et séquestré par le Président Sassou à la satisfaction explicite de l’Opposition Institutionnelle qui n’en parle jamais, trop heureuse de le voir mis sur le banc, voulant simplement rejouer sans lui la finale après avoir accepté le référendum, disant de fait sans le dire « merci Président Sassou d’écarter le Président Boukadia. » Sachant que le seul homme de son pays que le Président Sassou respecte pour son intelligence, sa probité, son courage et son abnégation est le Président Boukadia. C’est cornélien et shakespearien d’être abusé par soi-même, s’il est sincère car, quelle meilleure proposition, pour lui-même, que la réduction de voilure lui permettant de garder la stature et d’attendre de retisser le lien Nord-Sud.

Ne pas donner le véritable taux de participation qui n’atteint pas les 10%, tout en ne stigmatisant pas le principe même d’une élection présidentielle qui se fonde sur le référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, c’est implicitement l’indice d’une connivence de fait entre le Pouvoir et une Opposition qui n’a pu, voire su, se refuser, tout en sachant que l’ordre du tiercé gagnant résulte d’une savante gesticulation ! Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

C’est d’ailleurs la solution la plus sage dans nombre de pays dont le Centre-Afrique et le Congo-Brazza où les réductions de voilure sont impératives pour éviter le sang en attendant de se réconcilier et de se recevoir en amitié pour construire des entités plus fortes dont les Etats-Unis d’Afrique Centrale à partir d’entités à voilure réduite. Telle est encore la vision historique du Président Boukadia pour qui des Etats-Unis suppose au préalable des Etats-à-Unir dans une large vision panafricaine.

L’instabilité qui se profile à l’horizon, c’est quand tous les barons du système ne voudront plus qu’en faire à leur tête, chacun pour soi et dieu pour tous, chacun chassant pour soi avec une diaspora en raid sur le pays d’origine, revenant dans ses pays d’asile laissant le pays d’origine dans les mêmes conditions. Les loups chassent en meute et dévorent leur Chef dès que celui-ci n’assume plus. Demandez les raisons pour lesquelles les Diasporas ne retournent pas au pays ? La dictature a semble-t-il bon dos même si c’est vrai. Et les conditions de vie de là-bas, aucun ne veut les supporter pour sa famille et leurs enfants maintenant binationaux ?Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Alors de grâce, attention aux paroles prononcées, parfois bien à la légère, car c’est bien avec une technologie exogène que l’huile du diable est extraite, une huile sans valeur à l’origine qui n’en a qu’une fois écoulée sur un marché qui l’utilise encore. La rétrocession de la rente ne résultant que d’un partage de la valeur ajoutée où le rôle du pays se réduit au droit de péage pour l’extraction d’un produit sans valeur locale, pays où l’intelligentsia, y compris l’opposition institutionnelle, a vécu du partage de la rente en la dépensant en consommation externe sans construire le pays lui-même. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Qui a dépensé la rente pétrolière en externe sans jamais construire quoi ce soit pour soi-même et par soi-même ? Ce ne sont pas les ex-mentors coloniaux. Les parangons locaux se contentant pour eux-mêmes de la rente et du droit de péage ; c’est ce qui semble d’ailleurs caractériser ce que l’on nomme le système postcolonial où tous les Peuples sont exclus du partage de la valeur ajoutée comme s’ils étaient de trop ! Est-ce là-dessus que le « Sapeur de Barbès » va dialectiser avec le Président Hollande ? Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

D’où l’idée que l’on ne peut faire confiance que de façon relative à ceux qui veulent la direction suprême des Pays, la question étant : que faire des rentrées en devises ? Si c’est pour une dépense en consommation directe en externe, l’endogène est perdu. Changer de Président pour conserver le paradigme ne changera rien pour le Pays ! Ce qui est sûr, c’est que la réduction de voilure est une nécessité absolue pour éviter le sang du Sud sans arme par les milices Nord suréquipées, toujours sur le qui-vive ; la transition ne pourra se faire qu’avec l’appui de la Communauté Internationale pour rééquilibrer la fonction Publique le temps qu’il faudra pour que cesse la ségrégation. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Aucune personnalité de l’Opposition Institutionnelle ne peut donner de gages sûrs et vraiment sérieux parce qu’elle continuera implicitement la domination du Nord sur le Sud instaurée par le Président Sassou. Si elle est du Sud, celle-ci aura été quelque part contribuable à la politique de la Collaboration qui aura été si néfaste pour le Sud. D’où résulte de la réflexion que seule la réduction de voilure transitoire permettra la restauration de l’équilibre républicain repensé par un Homme de vraie probité pour restaurer la confiance du Nord au Sud. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Depuis longtemps les Autorités Américaines concèdent en aparté que c’est la seule solution sans effusion de sang, la question vue de France apparaissant trouble par les liens passés. Cependant, le choix est clair : poursuivre avec la République Congo-Brazza sans changement profond de paradigme, c’est perdurer la ségrégation instaurée par le Président Sassou de 1997 à 2016 par la guerre, les assassinats et les intimidations, sans changement pour le Pays.Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Pour quelle raison fustiger l’affairisme de France plutôt que tel ou tel affairisme de quelque pays qu’il soit, en lui faisant porter la responsabilité du marasme interne ? L’affairisme en général n’en est pas responsable dans la mesure où il rétrocède la rente prélevée sur la valeur ajoutée concrétisée en diffusion externe pour l’essentiel, rente qui assure la sustentation sans investissement du Pouvoir et de l’Opposition ! C’est aisé de désigner la France comme le bouc émissaire et la cause de la misère endémique instaurée petit à petit par la descente vers les Enfers depuis l’éviction du Président Fulbert Youlou voulant instaurer une retraite prélevée sur les Actifs, et non comptée pour l’essentiel comme élément de prix de revient à la source par le Colon. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

La France, Terre des Droits de l’Homme, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité même si parfois nombre d’aventuriers ont donné d’Elle l’image affairiste du gain à courte vue et de l’abomination coloniale cheptellisant les Peuples, certes dépassée par une royauté voisine âpre au gain ayant servi à l’embellissement de sa capitale. Vu de la France ‘profonde’, ce n’était pas l’intention de la République de France qui n’a pas encore su bien remercier tous ces Hommes d’Afrique venus à son secours ; Brazzaville, capitale de la France Libre, c’est un fait éternel pour l’Afrique Centrale ! C’est dans cet esprit d’altruisme réciproque que le Président Boukadia opère, sans revanche, pour édifier la future qualité de vie des Etats-à-Unir d’Afrique Centrale, ce qui en soi n’est pas contradictoire avec la pensée du Président De Gaulle constatant que pour s’Unir faut-il déjà des Etats-à-Unir, ce qu’il objecta à Barthélémy Boganda. Telle est encore l’analyse profonde du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Paris, le 31 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Par Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès

Du Président Modeste Boukadia

Repost 0