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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 00:20
(Congo-Brazzaville) Bruits de couloir au Palais de justice de Pointe-Noire

Dans tous les Palais de justice du monde, là où un homme est incarcéré, jugé ou pas, c’est selon, les indiscrétions et les bruits de couloir sont légion.

Ainsi, au Congo-Brazzaville, le Palais de Justice de Pointe-Noire ne fera pas l’exception concernant le cas du président du CDRC, monsieur Modeste Boukadia, à qui MM. Sassou Nguesso, Emmanuel Yoka, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent la libération.

Nous savons, aujourd’hui, grâce aux bruits de couloir, qu’à l’audience du 20 juin 2016, le Tribunal a décidé la libération conditionnelle de M. Modeste Boukadia.

Mais, à peine le verdict prononcé, la décision prise, le ministre Mabiala a pris son téléphone pour abreuver d’injures et autres insanités, le Procureur général de la République et les autres magistrats, les traitant de tous les noms d’oiseau, leur intimant l’ordre de vite saisir la Cour de cassation pour faire annuler la décision qu’ils venaient eux-mêmes de prendre et signer. Tout cela pour empêcher Modeste Boukadia de recouvrer la liberté. Et quelle liberté lorsqu’on est soumis à un régime de libération conditionnelle ? Une prison à ciel ouvert. En tout cas, M. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice, ne s’est pas privé de les traiter tous de fous, etc.

Depuis ce coup de sang du ministre clanique de l’injustice de M. Sassou, nous avons été informés que les insultes de Mabiala à l'endroit du Procureur général et les menaces proférés à l'endroit des juges qui ont pris la décision de dire le Droit créent un mécontentement général au parquet, même au niveau de certains juges.

Le plus grave, comble de l’imbécilité, de l’idiotie ou de l’incompétence ( ?), vous voyez un ministre de la justice qui traite le Procureur Général de la Cour d'Appel de Pointe-Noire de "fou" !

Question : pourquoi le même Procureur Général a-t-il appelé le ministre pour l'informer de la décision de justice qu'il venait de signer ?

En tout cas, quand tout ceci se saura publiquement, le sinistre Pierre Mabiala ne va quand même pas nier avoir insulté le Procureur général de la République et l’avoir traité de "fou" et nier également avoir menacé les juges ; le Procureur Général ayant pris soin de mettre le téléphone en main libre... Tout le monde s'est délecté du vocabulaire grossier du ministre va-t-en guerre, Pierre Mabiala.

Après Ntumi, Mokoko et le voilà avec le Président BOUKADIA...

Ce qui est désolant, c’est que Pierre Mabiala ne semble pas comprendre le rôle qu’on est en train de lui faire jouer. Quand il l’aura compris, il sera trop tard.

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Bruits de couloir au palais de justice de Pointre-Noire (pdf, 210.1 kB)

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D'autres bruissements entendus dans les couloirs du Palais de la Cour d'Appel de Pointe-Noire, le 20 juin 2016, à l'issue de l'audience qui a ordonné la libération conditionnelle du Président Modeste BOUKADIA. Le Président de la Chambre d'Accusation, après les insultes et les menaces de Pierre Mabiala, a rétorqué : "J'ai reçu d'autres instructions dans ma langue. J'ai appliqué le droit. J'ai fait mon travail. Et je n'ai pas d'ordre à recevoir des politiques. Le Président Modeste Boukadia doit être libéré comme l'indique la loi et les instructions reçues dans ma langue !"

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:40
Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! -

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.

Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?

Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l'UE, si ne n'est déjà fait depuis fort longtemps !

Il faut bien comprendre que le problème fondamental n'est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu'ils lui sont redevables.

La question n'est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c'est qu'il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d'hors-la-loi sans parole" dont on n'entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d'outre-équateur, mais en hexagonal où l'on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !

Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n'est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?

Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l'échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l'avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?

A Bon Entendeur, Salut !

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016

Georges Maltret

Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:07
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d'appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice... qui lui ont intimé l'ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA. -

Voici le Compte-Rendu de l'Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l'audience du 20 juin 2016 à la Cour d'Appel de Pointe-Noire, à l'issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d'extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l'ordonnance de l'audience en présence du Président de la Chambre d'Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier "Saisissez-le rapidement afin qu'on aille extraire le Président BOUKADIA et qu'on l'emmène dans mon bureau pour lui lire l'ordonnance et ce qu'il doit faire. S'il n'y a pas d'électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l'apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l'Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA, pour lui rendre compte et lui demander de s'apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Constat : Depuis le jour de l'audience, le 20 juin 2016, il n'y a pas encore d'électricité (sic !) puisque jusqu'à hier 22 juin, l'ordonnance n'était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n'est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d'arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l'a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n'a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n'a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n'y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

(pdf, 316.0 kB)

(pdf, 306.4 kB)

(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:32
(Congo-Brazzaville) Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016.

En date du 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande... Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…

De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.

Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent". Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience.

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m'inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C'est qu'il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s'intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps.

Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu'ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l'immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant l’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées.

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là !

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l'état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi.

Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l'unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n'est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades !

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation.

J'entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d'elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là.

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ?

Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n'a pas de limites, nous ne vous suivrons plus !

Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?

Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d'être l'héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.

Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l'homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés.

Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.

Les Hommes, l'information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est en train de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l'incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus.

"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques", Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy.

Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Théophile Mbemba

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 12:02
Congo-Brazzaville : Libération sélective des prisonniers politiques

Dernièrement, le Gouvernement Sassou 8 (% ?) à la sauce « Mouamba », dans sa clémence, a pris un décret élargissant (pardon portant libération) des prisonniers politiques. Ce décret comprend 80 noms de prisonniers politiques libérés officiellement. Nous disons bien officiellement. Car, il y a un hic ! Et notre question est : « Pourquoi le Directeur de la Maison d’Arrêt de Pointe-Noire n’a-t-il libéré que 32 détenus (moyennant monnaie sonnante et trébuchante) sur 80 détenus prévus par le décret et d’aller se promener à Brazzaville comme l’a constaté, le dimanche 12 juin 2016 à 20h30, le Président de la Chambre d’Accusation (PCA) de Pointe-Noire, étonné de voir encore le Président Modeste BOUKADIA en détention ? »

Pourquoi ces libérations officielles de prisonniers politiques sont-elles devenues sélectives ?

En effet, il convient de préciser que le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire a préféré privilégier d’aller aux obsèques de son ami et collègue, au lieu de rester à son poste, faire correctement et dignement son travail, et procéder à la libération de tous les détenus qu'il a l'obligation de libérer.

Comme l’homme est originaire d’Oyo, et donc membre du clan au pouvoir, il est tout puissant. Il fait comme bon lui semble et il en fait à sa tête. Rien ne lui arrivera. Le pouvoir tribalo-clanique le protège. On peut donc constater l'anarchie.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:29
(Congo-Brazza) Des usages de vos dialogues meurtriers. Ce qu'Il en dit, Modeste Boukadia

"L'Homme raisonnable s'adapte au monde; l'Homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'Homme déraisonnable." G.B. Shaw

Le Congo est devenu un pays grand consommateur de dialogues où, suprême ironie, on tue, on musèle, on embastille avant toute autre alternative clairvoyante, citoyenne et républicaine !

La Vraie République ne passe pas par un énième dialogue qui n'apportera rien, comme les précédents sinon, des postes ministériels à ceux qui voudront bien se laisser corrompre et ils sont nombreux, ces fossoyeurs d'un pays déjà exsangue.

Enfin ! Ils en débattent : "devrions-nous y aller ou pas ?" Ils soupèsent leurs chances de l'emporter cette fois-ci... Tous, des amnésiques volontaires.

Le Peuple plus perspicace sait qu'il eut, ceux de Brazzaville (2009), d'Ewo (2011), de Dolisie (2013), de Sibiti (2015), corrélativement à ces dates, en 2009 (la présidentielle), en 2012 (les législatives), en 2013 (les sénatoriales), et en 2015 (le braquage constitutionnel) ! Nos années de dialogues et les dialogues sont là. Quel résultat pour le Peuple ? Aucun !

"Allons seulement !" Dit le fou. "Allons seulement !" Répondent les aveugles en chœur. Sans se soucier de ce Peuple qui se meurt sans sépultures. "Allons seulement"..., satisfaire les appétits ministériels des uns et des autres.

Chaque fois en chœur, la main sur le cœur, ils ont promis que ce sera la bonne, déclamant un chapelet d'exigences dont ils se foutent comme de leurs premières chemises. Suffit que le Peuple y croit.

Chaque fois en chœur, la main sur la bouche, sans excuses, sans compter les morts, ils disent, "recommençons", car le système ne peut les prendre tous et en même temps.

Chaque fois, ce sont ceux du Peuple qui se retrouvent toujours un peu plus démunis. "Allons seulement", leurs disent les uns et les autres, jamais rassasiés.

Et puisque ceux-ci ont laissé à celui-là, de confondre la République à la monarchie, vous dire à tous tels que vous-êtes : il n' y a qu'un monarque dans votre royaume, c'est la corruption, qui s'accapare des richesses du Congo, ôte la vie à ceux qui, du Souverain Peuple, osent vous le dire !

A vous, éternels opposés, amis du système, je dis que vos politiques sont dangereuses, vos mots sont irréfléchis, votre bilan est embarrassant. Mais votre traitement de faveur tire à sa fin. Car "même si le joueur de tam-tam fait de bonnes funérailles, on ne lui donnera jamais l'héritage du défunt !"

Théophile Mbemba

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:48
Congo-Brazza : Analyse contextuelle du Président M. Boukadia

Le Président Modeste Boukadia à l’Assemblée Nationale,

le 14.01.2016, la veille de sa séquestration

Le Président Modeste Boukadia est séquestré depuis le 15 janvier 2016 par le Président Sassou sans que jamais l’opposition institutionnelle n’en fasse état :

D’abord, chasser « un dictateur sanguinaire comme en Libye » pose de façon éthique et morale la question de la succession qui aura beau jurer : si c’est pour perdurer ce qui est déjà, cela peut attendre ; aucun dictateur n’étant immortel ! Aussi, où est l’éthique et la morale si c’est pour instaurer « l’instabilité libyenne » ? Merci de reconnaître que le président Sarkozy« chassa un dictateur sanguinaire », la question étant « qu’un train peut en cacher un autre » ; et quand on parle alors de dictature, il s’agit toujours de l’emprise d’un clan voire d’une ethnie sur les autres !

Voilà aussi ce qui semble surtout expliquer la prudence du Président Hollande dans la situation actuelle qui prévaut au Congo-Brazza où l’on veut changer pour ne rien changer en gardant le pouvoir pour « Les Siens » au détriment de « Ces Autres».

Dire à son épigone sapeur qu’il sera reçu à l’Elysée « si pour une fois le Président tient sa promesse » a quelque chose d’enfantin, ce qui permet de sourire au bambin quidam en lui pardonnant. Disons, sans polémiquer en un sens ou l’autre que, quel qu’en soient les raisons, la décision du Président Sarkozy eut pour effet de mettre un terme à la présidence libyenne et tout en mettant en exergue qu’une libération non préparée des égos internes conduit à la chienlit, dixit le Président De Gaulle quand il déclarait en substance qu’après lui il fallait surtout craindre le trop plein, non le vide, le vide de présidentiables bien entendu, ce qui suppose Démocratie et République.

Dans le présent, il faut faire avec la situation libyenne héritée telle qu’elle est, et faire procès d’intention au Président Hollande en voulant l’opposer au Président Sarkozy n’a pas de fondement objectif ; la raison du chaos actuel est dans les égos internes à la Libye en constatant le manque endogène d’esprit Démocratique et Républicain, ce qui n’est pas l’apanage spécifique à la Libye, mais à nombre de pays dans le monde.

Tenter d’opposer le Président Hollande au Président Obama est une vue de l’esprit partisan car tous sont partisans d’Institutions démocratiques et républicaines fortes, ce qui sous-entend des consensus électoraux transparents reconnus par tous, pas seulement en interne, mais à l’international pour nouer des relations de confiance.

Où se fait soigner en confiance l’intelligentsia du Congo ? Certainement pas chez elle ! Et l’on peut toujours dire au dictateur : Qui t’a fait roi ? Certainement pas toi ! La question de l’opposition institutionnelle des barons du régime dictatorial est, vu en externe : Comment se partager le fromage pour que tout change sans rien changer ? Et ce n’est pas avec l’Opposition Institutionnelle qui survit avec les subsides agréés par le pouvoir dictatorial que les Peuples, du Nord au Sud, sont assurés d’un véritable changement de la qualité de vie au quotidien.

D’ailleurs, il est symptomatique que cette Opposition Institutionnelle conteste seulement le résultat de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 alors qu’elle ne conteste aucunement l’élection en elle-même résultant de ce référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, référendum qu’elle ne conteste plus en lui permettant de ne plus jamais parler du Président Boukadia, pratiquement le seul à n’avoir jamais rien reçu du Pouvoir. Comme s’il fallait toujours une personne nguirisée afin de poursuivre l’état de fait ! Justement, c’est une personne de probité internationale reconnue fiable par tous les partenaires qu’il faut pour tous tant pour les Autorités Américaines qu’Européennes.

Personne ne peut s’accorder son propre pardon, désolé, mais c’est ainsi, ni pour un collaborateur (en France la connotation est très sensible avec l’Occupation), ce qui suppose des actions très douteuses dans la participation au génocide perpétré au Sud. Ou bien l’on nie ce génocide, ce qui est confortable ; ou bien on le prend en compte à partir des éléments concrets dont on dispose ; et c’est là où le bât blesse car comment échapper à la désastreuse vérité pour la Communauté Internationale ? Les Présidents Obama et Hollande en ont parfaitement conscience ; ce sont bien les tribulations inavouables du passé qui freinent l’évolution actuelle, non pas par calcul savamment mercantile, mais par simple raison éthique et morale pour éviter le sang.

Telle est la sincère et véritable pensée du Président Boukadia incarcéré et séquestré par le Président Sassou à la satisfaction explicite de l’Opposition Institutionnelle qui n’en parle jamais, trop heureuse de le voir mis sur le banc, voulant simplement rejouer sans lui la finale après avoir accepté le référendum, disant de fait sans le dire « merci Président Sassou d’écarter le Président Boukadia. » Sachant que le seul homme de son pays que le Président Sassou respecte pour son intelligence, sa probité, son courage et son abnégation est le Président Boukadia. C’est cornélien et shakespearien d’être abusé par soi-même, s’il est sincère car, quelle meilleure proposition, pour lui-même, que la réduction de voilure lui permettant de garder la stature et d’attendre de retisser le lien Nord-Sud.

Ne pas donner le véritable taux de participation qui n’atteint pas les 10%, tout en ne stigmatisant pas le principe même d’une élection présidentielle qui se fonde sur le référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, c’est implicitement l’indice d’une connivence de fait entre le Pouvoir et une Opposition qui n’a pu, voire su, se refuser, tout en sachant que l’ordre du tiercé gagnant résulte d’une savante gesticulation ! Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

C’est d’ailleurs la solution la plus sage dans nombre de pays dont le Centre-Afrique et le Congo-Brazza où les réductions de voilure sont impératives pour éviter le sang en attendant de se réconcilier et de se recevoir en amitié pour construire des entités plus fortes dont les Etats-Unis d’Afrique Centrale à partir d’entités à voilure réduite. Telle est encore la vision historique du Président Boukadia pour qui des Etats-Unis suppose au préalable des Etats-à-Unir dans une large vision panafricaine.

L’instabilité qui se profile à l’horizon, c’est quand tous les barons du système ne voudront plus qu’en faire à leur tête, chacun pour soi et dieu pour tous, chacun chassant pour soi avec une diaspora en raid sur le pays d’origine, revenant dans ses pays d’asile laissant le pays d’origine dans les mêmes conditions. Les loups chassent en meute et dévorent leur Chef dès que celui-ci n’assume plus. Demandez les raisons pour lesquelles les Diasporas ne retournent pas au pays ? La dictature a semble-t-il bon dos même si c’est vrai. Et les conditions de vie de là-bas, aucun ne veut les supporter pour sa famille et leurs enfants maintenant binationaux ?Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Alors de grâce, attention aux paroles prononcées, parfois bien à la légère, car c’est bien avec une technologie exogène que l’huile du diable est extraite, une huile sans valeur à l’origine qui n’en a qu’une fois écoulée sur un marché qui l’utilise encore. La rétrocession de la rente ne résultant que d’un partage de la valeur ajoutée où le rôle du pays se réduit au droit de péage pour l’extraction d’un produit sans valeur locale, pays où l’intelligentsia, y compris l’opposition institutionnelle, a vécu du partage de la rente en la dépensant en consommation externe sans construire le pays lui-même. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Qui a dépensé la rente pétrolière en externe sans jamais construire quoi ce soit pour soi-même et par soi-même ? Ce ne sont pas les ex-mentors coloniaux. Les parangons locaux se contentant pour eux-mêmes de la rente et du droit de péage ; c’est ce qui semble d’ailleurs caractériser ce que l’on nomme le système postcolonial où tous les Peuples sont exclus du partage de la valeur ajoutée comme s’ils étaient de trop ! Est-ce là-dessus que le « Sapeur de Barbès » va dialectiser avec le Président Hollande ? Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

D’où l’idée que l’on ne peut faire confiance que de façon relative à ceux qui veulent la direction suprême des Pays, la question étant : que faire des rentrées en devises ? Si c’est pour une dépense en consommation directe en externe, l’endogène est perdu. Changer de Président pour conserver le paradigme ne changera rien pour le Pays ! Ce qui est sûr, c’est que la réduction de voilure est une nécessité absolue pour éviter le sang du Sud sans arme par les milices Nord suréquipées, toujours sur le qui-vive ; la transition ne pourra se faire qu’avec l’appui de la Communauté Internationale pour rééquilibrer la fonction Publique le temps qu’il faudra pour que cesse la ségrégation. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Aucune personnalité de l’Opposition Institutionnelle ne peut donner de gages sûrs et vraiment sérieux parce qu’elle continuera implicitement la domination du Nord sur le Sud instaurée par le Président Sassou. Si elle est du Sud, celle-ci aura été quelque part contribuable à la politique de la Collaboration qui aura été si néfaste pour le Sud. D’où résulte de la réflexion que seule la réduction de voilure transitoire permettra la restauration de l’équilibre républicain repensé par un Homme de vraie probité pour restaurer la confiance du Nord au Sud. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Depuis longtemps les Autorités Américaines concèdent en aparté que c’est la seule solution sans effusion de sang, la question vue de France apparaissant trouble par les liens passés. Cependant, le choix est clair : poursuivre avec la République Congo-Brazza sans changement profond de paradigme, c’est perdurer la ségrégation instaurée par le Président Sassou de 1997 à 2016 par la guerre, les assassinats et les intimidations, sans changement pour le Pays.Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Pour quelle raison fustiger l’affairisme de France plutôt que tel ou tel affairisme de quelque pays qu’il soit, en lui faisant porter la responsabilité du marasme interne ? L’affairisme en général n’en est pas responsable dans la mesure où il rétrocède la rente prélevée sur la valeur ajoutée concrétisée en diffusion externe pour l’essentiel, rente qui assure la sustentation sans investissement du Pouvoir et de l’Opposition ! C’est aisé de désigner la France comme le bouc émissaire et la cause de la misère endémique instaurée petit à petit par la descente vers les Enfers depuis l’éviction du Président Fulbert Youlou voulant instaurer une retraite prélevée sur les Actifs, et non comptée pour l’essentiel comme élément de prix de revient à la source par le Colon. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

La France, Terre des Droits de l’Homme, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité même si parfois nombre d’aventuriers ont donné d’Elle l’image affairiste du gain à courte vue et de l’abomination coloniale cheptellisant les Peuples, certes dépassée par une royauté voisine âpre au gain ayant servi à l’embellissement de sa capitale. Vu de la France ‘profonde’, ce n’était pas l’intention de la République de France qui n’a pas encore su bien remercier tous ces Hommes d’Afrique venus à son secours ; Brazzaville, capitale de la France Libre, c’est un fait éternel pour l’Afrique Centrale ! C’est dans cet esprit d’altruisme réciproque que le Président Boukadia opère, sans revanche, pour édifier la future qualité de vie des Etats-à-Unir d’Afrique Centrale, ce qui en soi n’est pas contradictoire avec la pensée du Président De Gaulle constatant que pour s’Unir faut-il déjà des Etats-à-Unir, ce qu’il objecta à Barthélémy Boganda. Telle est encore l’analyse profonde du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Paris, le 31 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Par Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès

Du Président Modeste Boukadia

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:53
(Congo-Brazzaville) Prisonniers politiques victimes de la barbarie de Sassou Nguesso

Des prisonniers politiques au Congo Brazzaville (échantillon) -

VOICI COMMENT SONT TRAITES LES PRISONNIERS AU CONGO DE SASSOU NGUESSO.

Merci de diffuser cette image aussi loin que possible. Les crimes du dictateur Sassou Nguesso. Que celles et ceux qui le protègent et le soutiennent ou qui vivent de lui en prennent conscience. Ce type d'image rappelle une certaine époque...

Il y a aussi :

- MODESTE BOUKADIA (en prison depuis le 15 janvier 2016). Même ceux qui ont purgé leur peine sont toujours retenus en prison.


Liste des 14 condamnés du CDRC du président Boukadia pour avoir manifesté pacifiquement, mais ils sont toujours retenus en prison (*):

- Miakamouna Nzingoula Sylvain, condamné à 7 ans de prison,

- Mabiala Mpandzou Paul Marie, condamné à 7 ans de prison

- Tsiakaka Valentin, condamné à 7 ans de prison

- Baboyi Antoine, condamné à 5 ans de prison

- Banangouna Dominique Mesmin, condamné à 5 ans de prison

- Bibila Gilbert, condamné à 5 ans de prison

- Kialounga Pierre Placide, condamné à 5 ans de prison

- Kimangou Joseph, condamné à 5 ans de prison

- Matimouna Mouyecket Euloge, condamné à 5 ans de prison

- Mbanza Judicaël, condamné à 5 ans de prison

- Silaho René, condamné à 5 ans de prison

- Tandou Jean Claude Davy, condamné à 5 ans de prison

- Ngoma Sylvain Privat, condamné à 2 ans de prison

- Londhet Moussa Landry, condamné à 2 ans de prison

- PAULIN MAKAYA (En prison depuis le 23 novembre 2015)

- Jean Ngouabi (En prison depuis le 07 Mars 2016)

- Bruno Ngouabi (En prison depuis le 7 aout 2015)

- Dieudonné Dhir ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Marcel Mpika ( En prison depuis le 31 mars 2016)

- Anatole Limbongo-Ngoka ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Christine Moyen ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Okombi Salissa (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Raymond Ebonga ( En prison depuis octobre 2015)

- Serge Blanchard Oba (Interdit de sortie du territoire sans aucun motif ni décision judiciaire)

- Marion Michel Madzimba Ehongo (Porté disparu depuis le 30 Avril 2016)

- Martin Madébana (En prison depuis Mai 2016)

- Jean Marie Michel Mokoko (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Andy Bemba (En prison depuis Novembre 2015)

- Jacques Banangadzala ( En prison depuis Mars 2016)

- Joseph Kitsadi (En prison depuis le 11 mai 2016)

- Narcisse Mazouta (En prison depuis Mars 2016)

- Anthyme Bahimina ( Porté disparu depuis le 23 mars 2016)

- Patrice Legali (Porté disparu depuis le 23 Mars)

- Jean Claude Sita (En prison depuis Mars 2016)

- Geoffroy Danghat (En prison depuis le 1er Aout 2015)

- Cyr Mvoubi (En prison depuis décembre 2014)

- Et des milliers de congolais anonymes.

Cette liste n’est pas exhaustive

Au Congo-Brazzaville, sous tous les régimes de Sassou Nguesso, depuis 40 ans, il y a jamais eu de VRAIE JUSTICE et le DROIT n'existe pas. A l'exception des "LOIS" ethno-tribalo-claniques régies par les us et coutumes traditionnelles Mbochi d'Oyo sous contrôle Sassou.

Nous vous remercions de votre mobilisation !

L'EQUIPE DU RESEA
U CONGO-MFOA

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(*) Pour les membres du CDRC condamnés arbitrairement à des peines de prison ferme allant der 7 à 2 ans, se référer à l'AVIS du Conseil des droits de l’homme - Groupe de travail sur la détention arbitraire -
Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,
17 au 21 novembre 2014
No 22/2014 (République du Congo)
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:38
CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : « Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?

Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de France les insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes.

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique.

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190516/congo-brazza-grande-strategie-des-presidents-hollande-et-boukadia

CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 14:35
(Congo-Brazzaville) QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?


par Theophile Mbemba

QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur

Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", décrétant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l'Elysée et autres institutions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise...

Impassibilité et constance pour celui qui, nous dit-on maintenant, ses actuels géôliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporter la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d'hommes en treillis, une victoire à la Pyrus en réalité, à s'en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l'Heure ou l'Aigle se posera, enfin, sur la plus Haute branche du Fromager.

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi, une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d'illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd'hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Ils se l'ont posé aux Nations-Unis lorsqu'il a obtenu la condamnation du système actel et la demande de remise en liberté de ces hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l'obliger. Peine perdue !

Elle s'est aussi imposée à l'Union Europénne, et les congolais-es, tels des errants dans le désert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l'eau, s'emerveillent des sanctions de l'UE et des EU, ces défections d'entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l'oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit couramment chez nous, "il n'y a plus de temps de choix d'aimer, ou pas, se baigner, si c'est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

_ 3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : « Allégations d’arrestations d’opposants congolais - "Cas Boukadia"…

La réunion eut lieu.

Conclusion : relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?" Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent plein Sud, sur les pierres tombales, des noms effacés…

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure ...

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016, au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscon : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

"Travaillons seulement", comme dirait l'autre. Hè bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l'eau finira par en venir à bout."

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s'y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu'elle n'avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s'y met, les faits l'y contraignent. Le fusil a changé d'épaule.

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d'entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, victimes ...

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l'ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l'évidence des faits. Le 9 avril 2016, n'eut été ce détournement d'avion de la TAC, affrété par l'UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l'élémentaire raison." Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ?

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau, l'espoir d'Une Union, prélude à l'Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfantés et abreuvés, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n'aurons pas d'autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurément, il est de ceux qui les dessinent...

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." (Voltaire).

LIRE LA SUITE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/180516/congo-brazzaville-qui-donc-peur-de-voir-modeste-boukadia-libre

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