Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
Repost 0
16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

Repost 0
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:19
COMMUNIQUE DE PRESSE

CONGO-BRAZZAVILLE 

Détournement de fonds au ministère de la Justice

et des Droits humains

 

L’Association Union-Congo vient d’être informée d’un éventuel détournement de fonds publics devant servir à organiser les procès des détenus politiques d’opinion, notamment celui de M. Modeste BOUKADIA, entre autres.

Il s’avère, constate l’Association UNION-CONGO, que ce n’est pas la première fois que le ministère de Pierre MABIALA est victime d’un tel détournement de fonds, selon ses déclarations à Télé-Congo.

L’Association UNION-CONGO est surprise de voir un ministre déclarer publiquement que, dans les deux cas de détournements de fonds, sa signature aurait été volée, imitée.

Le tonitruant ministre de la justice, Pierre MABIALA, reste les bras croisés, ne fait rien et ne lance aucune enquête pour rechercher :

-          Le ou les imitateurs de sa signature ;

-          Le ou les détourneurs, c’est-à-dire les voleurs des fonds publics.-           

« On n’enquête pas sur du néant », avait rétorqué le ministre Pierre MABIALA, s’agissant de la dénonciation du passage à tabac subi par M. Modeste BOUKADIA de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et oncle du ministre Pierre MABIALA.  

Aujourd’hui, il s’agit d’un acte gravissime qui relève du grand banditisme. Le ministre MABIALA est confronté à une situation qui ne repose pas sur du « néant » (sic). Sa mission première aurait été d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire pour mettre la main sur le ou les imitateurs, les usurpateurs de sa signature et le ou les détourneurs des fonds alloués.

Par ailleurs, l’Association UNION-CONGO constate avec un très grand étonnement le silence coupable du non moins tonitruant Procureur-colonel André OKO-NGAKALA qui s’acharne sur les détenus politiques qui n’ont volé aucun centime du budget du Congo et, par conséquent, ne s'alarme pas et n’ouvre aucune enquête sur ces cas flagrants d’abord d’usurpation de signature d’un ministre de la République et, ensuite, de détournements des milliards de Francs CFA dont dépendent la vie des centaines de citoyens Congolais incarcérés illégalement, et jouissant jusqu’ici de la présomption d’innocence, même si dans la justice de M. Sassou, la présomption d’innocence est une expression qui n’existe pas.

A cet effet, au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO fait remarquer que si jusqu’ici rien n’est fait pour retrouver le ou les malfrats, le détournement prétendu de plusieurs milliards au Ministère de la justice, avec la signature du ministre évoquée sur Télé-Congo, n’est donc qu’une mise en scène destinée à laisser croupir des centaines de nos compatriotes en prison, parce que le système et le clan des Sassou & Nguesso n'ont pas envie de les voir en liberté; et tout est donc fait pour les y garder par tous les moyens.

C’est donc un simulacre de détournement de fonds qui n’implique personne d’autre que le ministre lui-même, surtout qu’il ne fait absolument rien pour mettre aux arrêts le ou les malfrats et que son Procureur-tout-terrain est resté muet et curieusement silencieux.

Chose également curieuse, c’est encore devant les journalistes que Pierre Mabiala, ministre de la justice, a dit qu’on avait volé sa signature. Et le journaliste de relever que ce n’est pas la première fois, mais la deuxième fois que ces vols, ces détournements de fonds sont constatés.

 C’est donc aussi la deuxième fois que la signature de Pierre MABIALA est usurpée, imitée, volée.  Et le ministre reste toujours silencieux, inactif. Et la justice ne fait rien. C’est-à-dire que Pierre MABIALA ne fait rien. Pour lui, ce sont donc des faits anodins.

Mais, en dépit de ce qui précède, dans sa couardise, Pierre MABIALA, ministre de la justice, des droits humains, a tout de même le culot d’annoncer publiquement que puisque l’argent a été détourné, il n’y aura plus de procès de session criminelle.

Donc, en clair, ceux qu’ils ont embastillés peuvent encore rester en prison aussi longtemps qu’il le voudra, jusqu’à ce que d’autres fonds soient alloués et qui, comme d’habitude, seront encore, certainement, volés en imitant encore une fois la signature du ministre. Et le ministre MABIALA déclarera à nouveau : « l’argent a été volé, il n’y aura pas de procès », et ainsi de suite.

Il n’y aura pas non plus, jamais, d’enquête. Parce que le Congo est le pays de l’impunité absolue, d’autant que le ministre MABIALA connaît le ou les VOLEURS, si ce n’est lui-même.

Au Congo de M. Sassou Nguesso, on n’arrête donc pas un malfrat, un voleur membre du gouvernement et/ou du clan au pouvoir !

Paris, le 29 mars 2017

Pour l’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Repost 0
Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville PCT Modeste Boukadia
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

Repost 0
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 01:20

9 mars, 12:32 ·

« OUI MON MARI EST EN DANGER DE MORT ! »
Interview exclusive : Mme Boukadia Parle !

#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza

 

Mme Nadine Boukadia Mme Nadine Boukadia
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
 
Âgé 62 ans, Modeste Boukadia, leader d’un petit parti d’opposition – le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) – vit des heures difficiles. Condamné à 30 ans de travaux forcés, incarcéré depuis 15 mois, sa santé s’est considérablement dégradée à la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Son épouse a reçu « Congo Intelligence » dans le cabinet de son avocate parisienne, maître Clamagirand, afin de faire un point précis de la situation sanitaire et judiciaire de son mari. Une certitude, après le décès de Marcel Tsourou, le cas Boukadia pose bien des questions sur le fonctionnement de la justice congolaise et aussi sur le peu d’intérêt porté par la France au sort de l’un… de ses concitoyens.

 

« OUI, MON MARI EST EN DANGER DE MORT »

Congo Intelligence : Quelles nouvelles avez-vous de votre mari ?
Mme Boukadia : Modeste est actuellement hospitalisé à la clinique Guénin de Pointe-Noire, c’est la clinique référente du consulat de France. Il y a passé de nombreux examens qui établissent que son état de santé est très inquiétant et que cela impose son transfert en France pour y être soigné. Il est clairement en danger.

CI : De quoi souffre-t-il exactement ?
Nadine Boukadia : Outre des douleurs lombaires suite à une agression dont il a été l’objet en prison, sa principale pathologie est d’ordre cardiaque et le certificat médical que je vous remets l’établit. Le diagnostic de la clinique est clair : « nombreuses extrasystoles ventriculaires et supra-ventriculaires ». Le compte-rendu médical du 2 janvier dernier souligne le risque d’une embolie pulmonaire ainsi que celui d’un arrêt cardiaque.

CI : Vous parlez d’une agression ? D’autres sources évoquent des actes de tortures ? Qu’en est-il précisément ?
Nadine Boukadia : De torture et d’une violente agression. Le 15 novembre 2016, à la suite d’un ordre réclamant la présence de mon mari dans une zone qui lui était interdite, il refusa de se présenter à Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt et incidemment oncle du ministre de la Justice, Pierre Mabiala. Mon époux a été violement jeté à terre, menotté les mains dans le dos et jambes repliées. Son tronc a été écrasé par le poids des gardes. Son insuffisance cardiaque actuelle, une subite hypertension artérielle sévère et ses lombaires endommagées découlent de cette agression.

CI : Le ministre de la Justice Pierre Mabiala a publiquement indiqué qu’il allait s’informer de l’état de santé réel de Modeste Boukadia ?
Nadine Boukadia : Il y a ce que l’on déclare et ce que l’on fait. M. Mabiala a en effet demandé une expertise médicale. Il l’a eue. Comme elle ne lui plaisait pas, il en a demandé une autre.

CI : Votre mari est détenu et a été jugé pour des faits graves « atteinte à la sûreté de l’État ». N’est-il pas normal qu’il réponde de ses actes ? Qu’avez-vous à répondre à cela ?
Nadine Boukadia : Mon mari a été condamné à 30 ans de travaux forcés pour l’organisation en juin 2013 d’un meeting public. Il a été condamné sans en être informé officiellement par contumace le 7 avril 2014, c’est-à-dire hors de sa présence sans pouvoir présenter sa défense. Il est incarcéré depuis plus d’un an. Or, la loi congolaise est parfaitement claire. La contumace tombée, il doit impérativement être rejugé dans un délai de trois mois ou être remis en liberté. Il n’a pas été rejugé, il n’a pas été libéré. Le pouvoir ne souhaite pas qu’il y ait un procès tant le chef d’inculpation est ridicule. Pour ne prendre qu’un exemple, Modeste Boukadia a pris 30 ans, soi-disant pour une manifestation interdite. Je vous remets le document qui atteste que cette manifestation était parfaitement autorisée ! Le ministre de la Justice ne veut pas de procès car il ne veut pas s’exposer au ridicule. Il préfère bafouer la loi. C’est pourquoi je suis terriblement inquiète car pour en sortir, je comprends qu’un malheureux « accident de santé » est vite arrivé, et permettrait au pouvoir de s’extirper de la situation dans laquelle il s’est enferré.

CI : Vous parlez de ridicule, mais la justice dit qu’on a retrouvé des armes chez certains militants du parti politique dirigé par votre mari ?
Nadine Boukadia : Pas à ma connaissance, des cadres comme un médecin n’en ont pas. Mais ce sont les mêmes armes que l’on retrouve systématiquement chez tous les membres de l’opposition arrêtés, et ceci quelle que soit leur appartenance politique. De toute façon, Modeste Boukadia n’est pas concerné. Je vous rappelle que nous sommes arrivés de Paris, le 15 janvier 2016 par un vol régulier d’Air France. 2000 militaires nous attendaient à l’aéroport. Il a été aussitôt arrêté et envoyé à Pointe-Noire.

CI : Justement, votre mari est titulaire de la nationalité française. Que dit-on à Paris de la détention d’un citoyen français, illégale au regard même du droit congolais ?
Nadine Boukadia : Je vais essayer de vous répondre « diplomatiquement ». Disons que la France n’a pas d’amis, uniquement des intérêts. À Pointe-Noire, le consul a fait le job. J’ai écrit à M. François Hollande qui a fait suivre… J’ai rencontré l’ambassadeur qui m’a expliqué que mon mari n’était français « que depuis une dizaine d’années » ! (sic). Vous vous rendez compte !? Au demeurant, c’est faux, nous sommes mariés depuis 20 ans. Ce qui domine, c’est l’embarras, trop d’intérêts croisés. Cela me rend d’autant plus inquiète, tant je perçois qu’un décès « accidentel » arrangerait tant ces mêmes intérêts. Une précision, si la clinique Guenin est un excellent établissement au Congo, elle n’a pas les équipements adaptés pour le soigner. Par ailleurs, il y a l’aspect financier, pour le seul mois de février, j’ai dû débourser 7 200 euros pour la clinique. Que se passera-t-il quand je ne pourrai plus payer ?

CI : Votre mari était en France à l’abri de cette condamnation à 30 ans de prison. Pourquoi est-il donc venu se jeter délibérément dans la gueule du loup ?
Nadine Boukadia : Pour trois raisons. Par solidarité avec les 14 militants de son parti incarcérés. Et d’autre part, revoir sa mère, et il entendait se présenter à l’élection présidentielle.

CI : Modeste Boukadia est connu comme militant de la partition de la République du Congo. N’est-ce pas en soi une activité hautement séditieuse, porteuse en germe de la guerre civile ?
Nadine Boukadia : La partition est le soubassement pour fédérer les régions du Congo et avoir une Union de régions capables d’évoluer, pour le renouvèlement constructif du pays. Chaque région se développera dans la paix et la sérénité. La France a établi la régionalisation incluant Bretons, Basques, Corses, etc. et le tout valorise l’Hexagone. C’est le même principe. La France a su protéger son patrimoine multiculturel. Il en sera de même pour le Congo par cette partition.

SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/150317/france-congo-nadine-boukadia-oui-mon-mari-est-en-danger-de-mort

 

Repost 0
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
--------------------------------------------------------

 

DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

LARGE DIFFUSION

 
Repost 0
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 19:27

   par Theophile Mbemba


 QUI EST DONC MODESTE BOUKADIA ?

 

"Il est le Pont, le Premier d'entre les Égaux", serais-je tenté, d'emblée, de répondre. Mais La Parole est d'or, donnons-la Lui, et en ses mots il vous dit :

"Plus que jamais il est l'heure d'amener les Peuples à explorer, à expliquer, à entraîner le Pays vers l'Union Nationale qui n'est pas du passé mais représente le futur pour engager la nouvelle génération à l'innovation politique qui doit donner un souffle à l'action économique et social pour nous sortir de ce piège de la division où nous avons été insidieusement entraînés. Tout retenir du passé mais n'y jeter que le regard nécessaire, indispensable et lucide devant nous permettre de construire au-delà des slogans ânonnés, vidés de leur contenu : Unité - Travail - Progrès

Aujourd'hui plus que jamais le Pays attend ce vent nouveau, cette manière nouvelle d'être pour pouvoir enfin Unir ce qui est, jusque-là, demeuré épars. Ne plus agir en procureur mais en politique, sans occulter ce passé qui aura tant meurtri nombreux de nos compatriotes du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Seul ce sursaut pour l'Union Nationale saura nous préserver de la désillusion qui se vit et à gangrener toutes les couches de la société. Ainsi construirions-nous de ce Congo moribond, Une Nation pour Tous à l'horizon 2050."


Modeste Boukadia, Février 2017, Prisonnier par l'ignorance des uns et des autres.

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/060317/pierre-mabiala-et-pierre-pongui-meme-besogne-tortionnaires-et-bourreaux

http://www.rfi.fr/afrique/20170304-congo-brazzaville-etat-sante-opposant-modeste-boukadia
Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 21:29
 

Par Christophe Sessou - 06/03/2017Par Christophe Sessou

L’opposition politique congolaise est l’objet de persécutions de la part du pouvoir depuis la présidentielle de 2009. Les opposants sont arrêtés, incarcérés et parfois périssent sans être soignés. Après le décès en détention du colonel Marcel Ntsourou, c’est l’état de santé de l’ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia qui inquiète. Ajouté au cas de Jean Marie Michel Mokoko et d’André Okombi Salissa, aussi emprisonnés, il est légitime de se poser des questions sur la légitimité de ces incarcérations.

Feu colonel Marcel Ntsourou, Modeste Boukadia, Jean-marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Ce sont là des hommes politiques qui sont dans le collimateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, à l’exception du premier qui est récemment décédé en prison. Le dénominateur commun de ces détenus est qu’ils sont tous des opposants politiques. Ils sont pour la plupart, des candidats à une élection présidentielle dont les résultats officiels, attribuant la victoire au président congolais, ont été contestés. Ils ont ensuite été accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le dernier point commun à ces hommes, est qu’ils sont des prisonniers politiques.

Mais derrière l’appellation de prisonnier politique au Congo Brazzaville, se joue un drame qui échappe aux défenseurs des droits de l’homme. Il n’est pas rare que des détenus politiques soient battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral. Si les causes de la mort du colonel Marcel Ntsourou restent encore à élucider, c’est la maladie du détenu politique, Modeste Boukadia qui inquiète ses partisans. L’ex candidat à la présidentielle de 2009, condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté et emprisonné à Pointe-Noire depuis un an, est depuis plus d'un mois hospitalisé dans une clinique privée.

Son entourage exige que le détenu soit évacué, assurant que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Me Senga, l'avocat congolais de Modeste Boukadia, dit aussi avoir saisi trois fois le parquet pour réclamer l'évacuation en France de son client. "Les deux premières demandes", dit-il, "sont restées sans réponse". "La dernière date du 25 janvier", enchaîne-t-il. Jusque-là, elle est restée sans suite puisque le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Pendant ce temps, le supplice de l’opposant continue, loin des radars des organisations internationales pour la défense des droits de l’homme. Au vu de tous ces éléments, il faut reconnaître que faire l’opposition au Congo Brazzaville, c’est commettre un crime de lèse-majesté. Et le massacre silencieux se poursuit dans les geôles de Pointe-Noire ou de Brazzaville.

LIRE LA SUITE : http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9194

Repost 0
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:54
PIERRE MABIALA ET PIERRE PONGUI, MEME BESOGNE :

TORTIONNAIRES ET BOURREAUX !

Pierre Mabiala

 

Dans un pays où on tue pour rien, où l’impunité est la règle absolue, nous ne pouvons que nous alarmer et manifester notre inquiétude quant à la situation qui prévaut dans le pays, sous le régime clanique de Sassou Nguesso. Le Rapport annuel de l’OCDH vient confirmer ce que nous savions et dénoncions déjà depuis longtemps : Sassou et son clan assassinent dans les prisons.

-      Le colonel Marcel Ntsourou est mort en prison ;

-     Modeste Boukadia, dont les factures sont à sa propre charge et non de l’Etat congolais, navigue entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire, suite à sa tentative d’assassinat par M. Pierre Pongui, directeur de ladite maison d’arrêt et parent (oncle) de Pierre MABIALA, ministre de la Justice  et des droits humains de son état ;

-      L’état de santé de Paulin Makaya est inquiétant ;

-      L’état de santé du général Mokoko serait très critique ;

-      Et que dire de Jean Ngouabi !

Sans oublier ces dizaines voire centaines d’anonymes, celles et ceux qui croupissent dans les prisons (secrètes) non officielles, torturés de façon ininterrompue, matin, midi et soir, et dont on ne parle pas.

Ce qui est sûr et à craindre, c’est que tout ce qui se produira sous la primature de M. Clément Mouamba sera mis sur le dos de l’UPADS et du NIBOLEK. C’est comme ça qu’opère M. Sassou. Ainsi pourra-t-il dire, demain :

-       Ba komi ko bomana bango na bango (Ils s’entretuent (entre gens du Sud)). Allusion aux massacres du Pool. Il s’en dédouanera. Il dira : « toutes les décisions ont été prises par le Premier ministre, chef du Gouvernement. Je n’y suis pour rien ».

-       Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, est membre de l’UPADS et originaire du NIBOLEK. On ne pourra pas dire que l’UPADS n’est pas au pouvoir.

-       Le ministre de la justice, Pierre Mabiala, est membre de l’UPADS ; il est originaire du NIBOLEK et parent de feu Pierre Kikounga-Ngot, tout comme Pierre Pongui, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire (une affaire de famille)…

Qui pourra le contredire ?

D’où la vigilance sur la situation et l’état de santé de tous les détenus politiques d’opinion, notamment, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Anatole Limbongo-Ngoka, Jean Ngouabi, entre autres qui, au nom de rien, ont été emprisonnés pour avoir pensé et parlé différemment que les tenants du pouvoir clanique.

Ceci étant, il reste, somme toute, ce cas de Modeste Boukadia qui, pour la première fois dans l’histoire du Congo dit indépendant, a été condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, pour avoir organisé des meetings pourtant autorisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Meetings au cours desquels il avait tenu des propos contraires au mono-encéphalisme clanique et dénoncé précocement la volonté de M. Sassou Nguesso de changer de constitution et demandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

TRENTE (30) ANS AUX TRAVAUX FORCES, pour un DELIT D’OPINION qui n’en est même pas un au regard de la liberté d’expression et/ou d’opinion ! Une peine qui nous rappelle, dans les années 1940, celle de MATSOUA André Grenard, mais c’était-là du temps de la colonisation que tous ceux du pouvoir nous disent être sortis.

A défaut de le libérer purement et simplement, son dossier étant totalement vide, pourquoi MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala refusent-ils la libération conditionnelle de Modeste BOUKADIA, décidée par le Tribunal de Pointe-Noire en date du 20 juin 2016 ? Ne serait-ce que cela, puisque le système clanique des Sassou & Nguesso veut que tout opposant politique d’opinion ne doit pas être libre.

Au Congo-Brazzaville, sous les système et régime claniques de Sassou Nguesso, la barbarie a atteint son paroxysme (Cf. Rapport OCDH 2016), n’en déplaise à ses souteneurs qui l’ont installé là, en 1997, au prix du sang et des larmes des populations congolaises.

LE VIGILANT 2, à Pointe-Noire

pour L’Equipe du Réseau Congo-Mfoa

Repost 0
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 23:44
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Alerte pour l’état de santé de M. Modeste Boukadia,

Président du CDRC, incarcéré depuis le 15/01/2016

 

 

Depuis son agression par le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire qui a attenté à sa vie en novembre 2016, M. Modeste Boukadia n’arrête pas les va-et-vient entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire où il est incarcéré pour délit d’opinion.

L’Association UNION-CONGO vient d’apprendre que le président Modeste Boukadia est de nouveau hospitalisé à la clinique Guenin depuis le mardi 24/01/2017.

Pour rappel, le président Boukadia a été arrêté à Brazzaville, à sa descente d’avion, le 15 janvier 2016, en parfait état de santé. Il ne présentait aucun signe pathologique d’une quelconque maladie. Mais, depuis l’agression sauvage et les tortures (Cf. l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrivent tous deux que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) qu’il a subies et la tentative d’assassinat dont il a été victime de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt, et ses agents, M. Modeste Boukadia présente des signes cardiaques très inquiétants qui mériteraient un suivi beaucoup plus sérieux et approfondi. Le régime de M. Sassou Nguesso a fait de Modeste Boukadia, un cardiaque qu’il n’a jamais été.

Le régime de M. Sassou étant un régime criminogène, peut-on en attendre un peu d’humanisme ?

L’état de santé du président Modeste Boukadia se dégrade de jour en jour. Malgré l’avis des médecins, MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent de faire évacuer M. Modeste Boukadia en France pour le faire soigner d’autant qu’il est de nationalité française.

Pourquoi le régime de Brazzaville refuse-t-il l’évacuation sanitaire en France du président Modeste Boukadia pour le faire soigner ?

-          Est-ce par peur qu’il ne parle et ne fasse des déclarations auprès de la presse pour dénoncer les horreurs du régime et les crimes commis chaque jour par le Clan et son gouvernement ?

-          Est-ce pour en finir avec les prisonniers d’opinion ?

-          Est-ce pour ne pas confronter le directeur de la maison d’arrêt à ses mensonges déposés dans les tuyaux de l’administration du pays ? Se positionner comme victime de monsieur Boukadia, lui l’acteur et auteur de cette forfaiture, a-t-il maintenant peur que cette mascarade se retourne contre lui ?

Devant cette situation où la vie d’un homme est en péril, l’Association Union Congo se tourne vers les Organisations humanitaires habilitées, les organisations des droits de l’homme et les Institutions de l’ONU, de l’U.E. voire l’UA pour leur demander de lui prêter main forte afin que M. Modeste Boukadia soit évacué en France pour des soins médicaux.

Paris, le 09 février 2017

 Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

Alerte sur l'état de santé dclinant de Modeste Boukadia (pdf, 693.5 kB)

Journal Emmanuel sur l'état de santé de Modeste Boukadia (pdf, 387.1 kB)

OCDH - rapport-annuel-final-2016-une-gouvernance-par-la-terreur-et-le-mepris-des-droits-humains (pdf, 2.3 MB)

Repost 0
Association UNion-Congo - dans Congo-Brazzaville Modeste Boukadia CDRC