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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:55
(Congo-Brazzaville) Le stratège "enfarineur" du ministre de la Justice et des Droits de l'homme du gouvernement congolais

Guy-richard Mpanderson, 22 janvier 2015 -

Modeste BOUKADIA LE STRATÈGE "ENFARINEUR" DU MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L'HOMME DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS :

Comment Modeste BOUKADIA a t-il pu réussir à gagner le bras de fer contre le pouvoir de Brazzaville, dans le dossier de l'arrestation arbitraire des cadres et membres de son parti : Le CDRC ?

Notre investigatrice maison, GAGA EWING a pénétré pour vous les arcanes de la stratégie développée par ce félin et gladiateur du droit International, imbu d'une patience qui frise la faiblesse au point de vous endormir, et le gouvernement Congolais en a fait les frais, à n'en point douter.

La publication du document officiel de la commission des droits de l'homme aux Nation Unies, via le Groupe de Travail sur la détention arbitraire, nous permet ce jour de vous dévoiler le stratagème de Modeste BOUKADIA dont la modestie et la feinte de faiblesse simulée, lui ont permis d'ENFARINER le Ministre de la Justice du Congo et partant le Gouvernement de la République. Après cet échec patent, si le Ministre de la Justice du Congo, le bourgeois gentilhomme de Vinza, j'ai cité Aimé Emmanuel YOKA, n'a pas encore démissionné, c'est simplement, qu'il répond être au nombre des parents proches du Président de la République au rang de : ONCLE DU CHEF DE L'ETAT donc, un "INTOUCHABLE" s'il vous plait.

Vous êtes sans savoir qu'au Congo, le limogeage d'un parent de cet acabit, peut entraîner la division de la famille mais encore, la chute de tout un système et le Président SASSOU le sait. Il le sait bien, puisque le limogeage du Capitaine Pierre ANGA du rang des proches du président Marien NGOUABI, avait entraîné sa mort certaine dans des conditions encore non clairement élucidées à ce jour.

Ainsi, nous pouvons toujours attendre la démission du Ministre de la Justice Aimé Emmanuel YOKA, dont la bavure, fruit de l’orgueil et de la haine contre la montée fulgurante de Modeste BOUKADIA au rang des opposants emblématiques au Congo, a fini par mettre le pays presque à genoux face à un homme (pour ne pas dire un parti politique), seul contre un système et ses opposants préfabriqués dans le LABORATOIRE de Mpila à coup de sacs d'argent, pour amuser la galerie, dans le seul et unique but d'empêcher Modeste BOUKADIA d'être candidat à la prochaine élection Présidentielle. Mais c'était sans compter sur la sagesse et les aptitudes en droit international de l'homme : Notre, notre Spartacus National.

Je me souviens encore, "nous confiait GAGA EWING, notre investigatrice maison", des paroles de M. Clément MIERASSA à l'endroit de Modeste BOUKADIA, lorsque ce dernier lui annonçait qu'il s'opposerait au Président SASSOU par la création de l'Etat du "Sud Congo", s'il s'hasardait à modifier la constitution qu'il a lui-même imposée au peuple Congolais par référendum. Monsieur MIERASSA Clément, répondit à Modeste en ces termes: "SI TU LE FAIS, TU ME CROISERAS SUR TON CHEMIN." Fin de citation. Cette conversation téléphonique fut interceptée pour vous en 2013. C'est alors que nous commençâmes à douter de la qualité d'opposant de M. MIERASSA qui vient d'obtenir réparation pour sa maison saccagée à Brazzaville, sans procès s'il vous plait, au point de s’interroger qui a fixé le montant des dommages et intérêts ? Bref ça n'est pas l'objet de notre intervention...

Revenons donc aux faits.

L'avis de l'Assemblée Générale des Nations Unies en faveur de Modeste BOUKADIA symbolise la victoire de la Force du Droit sur le Droit de la force ; c'est la démonstration réelle que Modeste BOUKADIA n'est pas du rang des opposants de pacotille dont les allures et la volonté de résistance flegme si non s’atrophie à la vue du premier billet de Banque, brandi par les hommes de MPILA. Cet avis suivi de fermes recommandations, émis par l'Assemblée Générale des Nations Unies contre le Congo, et en faveur de M. BOUKADIA, vient comme qui dirait couronner notre opinion lorsque nous confirmions dans notre dernière publication que Modeste BOUKADIA, était à ce jour, le seul vrai opposant Congolais de par sa crédibilité et son action en faveur du doit.

Pour preuve, là où certains opposants des années 1990 auraient opposé la force par la création d'une milice armée, Modeste BOUKADIA a opposé la force du droit international. Sa patience et sa détermination aidant, il a réussi à presque ridiculiser le gouvernement de Brazzaville à qui les Nations Unies viennent de donner la recommandation de "LIBÉRER SANS ATTENDRE" ses partisans. Un vrai boulet attaché au pied droit de Denis SASSOU NGUESSO par son sacré oncle et Ministre de la justice.

Comment s'y est-il pris, ce Spartacus du droit international ? GAGA EWING qui a suivi la bête politique depuis Brazzaville, répond à la question :
Tout commence avec l'arrestation de cadres et membres du CDRC le 21 août 2013, au siège du parti à MPAKA "BELLE VIE" à Pointe-Noire. Ce matin là, à 8h00, alors que le Président BOUKADIA assis dans un "TA NA WA", un fauteuil traditionnel en bois suffisamment reposante, était en train de siroter son café matinal, est surpris par un escadron de la Gendarmerie de Pointe-Noire qui, devant lui, procède à l'arrestation de tous les membres du CDRC présents sur les lieux et même des curieux trouvés sur place, sans arrêter la personne pour laquelle ils étaient venus alors qu'elle était bien présente. Mais comment diable ne l'ont-ils pas vu au moment de l'arrestation ? Le mystère reste entier, et personne n'a réussi à résoudre Cet énigme, même pas les hauts officiers Congolais qui avaient la mission de l'arrêter et moins encore le préfet de Pointe-Noire Honoré PAKA qui continua à le rechercher alors que ce dernier se retrouvait déjà en France.

Le même 21 août 2013, le Gouvernement par la voix du Préfet de Pointe-Noire, ordonne la fermeture des frontières du Département et émet un mandat d'arrêt contre Modeste BOUKADIA, pour cause de rébellion et d'incitation à la révolte populaire. Ce dernier, loin d'être effrayé par ces manœuvres d'une autre époque, entra en contact avec certaines autorités militaires en charge de l'opération.

Surpris que l'impétrant objet de la manœuvre, puisse encore les appeler au téléphone, les officiers supérieurs dont je tais volontiers les noms, lui demandèrent de l'attendre sur place, alors qu'ils ordonnèrent l'envoi d'une deuxième patrouille qui ne verra que du feu puisque le président BOUKADIA, conseillé par sa garde rapprochée, avait anticipé la manœuvre en se mettant à l’abri .

Alors que recherché activement, Modeste BOUKADIA résolu de ne pas modifier son programme. Il avait prévu rentrer en France où, il devait rejoindre sa famille. Mais comment sortir du pays alors qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt ? Un petit tour de passe-passe à l'aéroport de Pointe-Noire, et l'homme était passé entre les mailles si petits du filet des sardiniers de la police des frontières de Pointe-Noire. Tandis que le préfet de la ville continuait à impressionner les populations par des discours communistes et belliqueux digne de l'époque de l'Union Soviétique, le Président BOUKADIA était déjà en France, terre des droits de l'homme en train de siroter son café comme à l'accoutumée.
C'est là qu'il commença à déployer son jeu, en commençant par informer les autorités politiques Françaises de l’agression dont il était victime, puis, informé par des sources proches du tribunal de grande instance de Pointe-Noire que le dossier était vide, et que seule une décision politique pouvait autoriser la libération des membres de son parti, Modeste BOUKADIA décida alors d'appeler Michel NGAKALA, membre influent du PCT, parti au pouvoir, dont les dirigeants seraient visiblement les seuls organisateurs du forfait. Michel NGAKALA, lui demandât de saisir le Ministre de la justice par courrier, sollicitant la libération de ses hommes et lui (NGAKALA) devrait se charger de le transmettre en main propre au Ministre de la Justice en personne.

Sans se lasser, Modeste BOUKADIA rédigea une requête en vue de saisir le Ministre de la justice via Michel NGAKALA. Mais, connaissant la ruse des communistes du PCT, le Président BOUKADIA entrepris de faire transmettre la même requête par la voie officielle le 13 septembre 2013, puis ses hommes rencontrèrent le Ministre Aimé Emmanuel YOKA en personne et transmirent la même requête au Ministre de la justice en personne. Nous vous faisons fie des dires du Ministre avant de promettre qu'il devait procéder à leur libération après discussion avec le procureur en charge du dossier à Pointe-Noire, parole de Ministre que nous avions enregistrée pour les besoins de la procédure.

Voulant vérifier si Michel NGAKALA avait transmis la requête en mains propres comme promis, Modeste BOUKADIA se donnât la peine de l'appeler. Ce dernier en lui répondant, commença par l'appeler en usant de l'adjectif petit frère et Modeste BOUKADIA rétorqua, en lui rappelant qu'il n'était pas son petit frère, et qu'il l'appelait en tant que leader d'un parti politique et non pas pour des questions familiales, ce qui naturellement ne pouvait plaire à Michel NGAKALA qui voulait prendre le dessus sur lui. Michel NGAKALA le qualifia par tous les épithètes avant de lui dire que ses hommes avaient voulu organiser une rébellion et donc devraient être juger etc. Modeste BOUKADIA lui dit pour terminer, je comprends que vous ne me laissez pas d'autres choix que d'agir autrement à Michel NGAKALA qui de répondre, « agissez donc autrement puisque vous êtes habitué à agir autrement… » Constatez jusque-là, le mal que le Président BOUKADIA se donne pour tenter de résoudre ce différent à l'amiable.

Puisque, à une saisine officielle, le Ministre de la justice du Congo opposa le silence comme réponse, le président BOUKADIA n'eut d'autre recours que de saisir le 10 octobre 2013, le Président de la République en sa qualité de premier magistrat, en vue de solliciter son arbitrage et partant, la libération de ses hommes. Mais là encore, le Président de la République lui opposa le silence.

Ayant épuisé toute la procédure sur le plan national, le président Modeste BOUKADIA notre Spartacus du droit se tourna vers la justice internationale. C'est ainsi qu'il porta plainte contre le Président de la République et son Ministre de la défense au Tribunal de Grande Instance de Paris et par la suite à la Cour Pénale Internationale. Constatez avec nous que ce félin politique dans sa patience et le strict respect du droit, a bien voulu épuiser toutes les voies de recours avant de saisir les Nations Unies.

Avouons-le tous. C'est la première fois au Congo Brazzaville, qu'un responsable d'un parti politique est allé aussi loin dans un conflit contre l'Etat Congolais. En réalité, le Ministre de la justice YOKA, l'avait sous-estimé, il s'était dit qu'il est comme DZON Mathias ou tout autre opposant qu'on pouvait mettre à genoux jusqu'à le pousser comme une petite fille blessée au genou dans le giron de SASSOU, erreur. Ceux qui connaissent le stratège, notre Spartacus National BOUKADIA Modeste, parlent de lui comme un homme intègre et respectueux du droit, un homme pour qui une promesse politique non tenue, fait de son auteur un parjure. Et le Président SASSOU sait que Modeste BOUKADIA fait toujours ce qu'il dit, nous l'avons appris de source sûre proche du Gouvernement. Mais comment, mais alors comment, s'est-il laissé bercer par le silence hypnotique de l'homme à la moustache Blanche ? SASSOU le stratège aux dires de sa femme, serait-il devenu trop vieux pour mieux cerner certains aspects d'une stratégie politique adverse ? Ou mieux aurait-il enfin rencontré un adversaire à sa taille, lui qui il y a quelque temps dans son OYO natal, déclarait devant ses sujets dans son scaphandre traditionnelle de KANI que celui qui pourrait l'évincer n'était pas encore né ? Dans tous les cas, il n'a rien vu venir et la honte est totale, suite à la première vraie victoire de BOUKADIA contre le pouvoir de SASSOU.

l'analyse du texte tellement simple et limpide des juristes des Nations Unies ne fait pas l'objet des zones d'ombre. Mais pourquoi l'Etat congolais est-il en train d'attendre alors qu'il ne devrait pas ? Les Nations Unies n'ont pas donné qu'un avis, mais aussi des recommandations. Si le Congo ne les observe pas, il se mettra sur le même banc que les terroristes de l'Etat Islamique, et c'est la position de la France lorsqu'elle refuse, de recevoir le représentant du Congo à la marche organisée contre le terrorisme à PARIS.

Cet Avis des Nations Unies, fait de Modeste BOUKADIA, un opposant de taille et le président SASSOU, en refusant la demande de résolution amiable que proposait le Président BOUKADIA au départ de l'affaire, aura lui-même contribué à son adoubement au rang de DIGNE ET INCONTESTABLE VRAI OPPOSANT CONGOLAIS qu'il n'aura pas réussi à corrompre, l'échec est donc patent pour notre Grand Maître et KANI et notre Spartacus, serait-il doublement KANI à sa manière pour échapper aux manœuvres de notre KANI national ? Nous vous laisserons le soin de répondre à cette question après avoir lu avec attention, l'Avis de la commission des droits de l'homme via le Groupe de Travail des Nations Unies.

Telles que vont les choses, l'avenir du Congo futur ne pourrait plus désormais s'écrire sans Modeste BOUKADIA, la diplomatie internationale l'oblige et le Gouvernement du Congo y aura contribué. Cela signifie que si le Président SASSOU devrait passer un accord avec les soi-disant opposants Congolais sans la signature de Modeste BOUKADIA, devant la communauté internationale, ce document comptera pour du beurre. Il faut même craindre que cet Avis des Nations Unies ne vienne pas comme pour annoncer les couleurs en vue d’adoption de sa requête sur la création de l'Etat. Seul le temps dira.

Dans tous les cas, la réaction des autorités Congolaises qui refusent d'obtempérer aux recommandations de l'ONU ne rassure pas quant à l'avenir de notre diplomatie internationale. Et ce manque de respect notoire à l'endroit de la communauté internationale ne pourrait-il pas pousser les Nation Unies à vite examiner la saisine du Président BOUKADIA sur la création de l'Etat le SUD CONGO ?

Le pouvoir de Brazzaville justifie sa peur à l'endroit de Modeste BOUKADIA, en continuant à garder ses hommes dans des geôles non identifiés, alors que les Nations Unies ont ordonné leur libération sans condition au Gouvernement de la République. Voilà un titre qui à la UNE de tous les journaux du Congo pourrait peut-être pousser les iconoclastes du Pouvoir de Brazzaville à changer d'avis.

Alors que, les opposants Congolais devraient se saisir d'une telle violation des droits de l'homme pour se faire entendre, ils préfèrent réfléchir sur la possibilité d'un dialogue ou des états généraux en vue d'un Gouvernement de consensus dans lequel ils se retrouveront pour embellir leur fin de vie. Non, la constitution Congolaise n'a pas prévu de dialogue ou des états généraux en plein mandat du président en exercice et surtout pas quand son mandat touche à sa fin. Cela représenterait sans doute une véritable hérésie politique.

Chers opposants Congolais, votre démarche de dialogue est anticonstitutionnelle, du coup, vous vous placez tout seul du côté des méchants. Il ne nous reste plus alors qu'à trouver notre seul gentil pour faire face au Président SASSOU si par malheur et avec votre aide, celui-ci venait à braver le peuple en modifiant ou en changeant la constitution de la République. Et le Bras très long de Modeste BOUKADIA, nous semble bien assez long et solide pour remuer la communauté internationale comme il l'aura prouvé en obtenant par sa diplomatie souterraine une victoire incontestable mais alors incontestable, contre le malheureux pouvoir de Brazzaville.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 16:38
(Congo-Brazzaville) Libérez les prisonniers politiques du CDRC - "L'autre politique"

Libérez les prisonniers politiques du CDRC - "L'AUTRE POLITIQUE" -


Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous vous demandons de libérer les membres du CDRC suivants incarcérés depuis le 21 août 2013 :


Paul Marie MABIALA MPANDZOU condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Valentin TSIAKAKA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Judicaël MBANZA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Joseph KIMANGOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Gilbert BIBILA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Antoine MABOYI condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

René SILAHO condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Euloge MATIMOUNA MOUYECKET condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Pierre Placide KIALOUNGOU ou KIALOUNGA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Jean Claude Davy TANDOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Dominique Mesmin BANANGOUNA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Sylvain Privat NGOMA condamné injustement à 2 ans de détention ferme,

Landri LONDHET MOUSSA condamné injustement à 2 ans de détention ferme.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:24
UZBECK AU CONGO-BRAZZAVILLE, BILLET D'HUMEUR : LES CONGOLAIS, A QUELLE DISTANCE DE LA REALITE DE LA LIBERTE, MON GENERAL ?

Par Jean-François NKOUKA

Il est impossible de sortir de la boue sans se salir…

Trois groupes distincts se dégagent dans la stratégie de la refondation du Congo, un renouveau que tous, de manière explicite, jugent nécessaire, si ce n'est inéluctable. A quelle fin cependant ? Bien difficile, dans cette nacelle où tous se connaissent et ont des intérêts croisés, de distinguer, pour le béotien lambda, les conservateurs des progressistes, les prestidigitateurs, des clairvoyants !

Trois groupes disais-je… dont l'importance de chacun ne sera pas, ici, mesurée du fait d'avoir été cité en post-, anté-, ou en pré-position.

En premier, nous avons donc le PCT, celui qui, inversement à l'audience dont il jouit auprès des congolais, détient le pouvoir. Se croyant le Congo et représentatif des congolais, assoit « les rois maudits » aux trônes, et se meut en régent du docile peuple, pour dire la volonté de son maître.

Il y a l'opposition, difficile à caractériser tellement s'y trouve tout et tout le monde : anciens idéologues pctistes en banc de rupture ; ceux qui sont revenus des successifs pouvoirs déchus sans y avoir appris ni fait grand-chose ; ceux qui se disent, « enfin notre tour ! » ; ceux qui ne veulent pas du changement de la constitution ; ceux qui ne veulent pas du changement de la Constitution tout de suite ; ceux qui veulent du changement de la Constitution à condition d'être nommés 1er ministre ou ministres ; ceux qui en veulent personnellement à M. Sassou Nguésso ; ceux qui en veulent à M. Sassou Nguésso et à son système ; ceux qui n'en veulent qu'au système, ceux qui n'en veulent ni à M. Sassou Nguésso, ni au système mais ne veulent pas que le paradigme régional de la détention du pouvoir soit bouleversé ; ceux qui veulent pour eux, rien que pour eux et toujours pour eux ! Ceux qui, jeunes, du fait de leur jeunesse même, venus trop tard dans un Congo aussitôt né, aussitôt vieux de haines, de ressentiments, de coups d’État, se croient « autorisés à ... » etc.

Vous l'aurez compris, beaucoup à en dire, mais une opposition protéiforme, cancanière, pleutre, et jusqu'à preuve du contraire, le ventre mou dans cette marche vers la liberté, la saine démocratie…

Puis il y a M. Modeste Boukadia, le Modeste Boukadia d'après avril 2014, celui d'avant les incompréhensibles condamnations pour fait de démocratie… avec une proposition iconoclaste pour certains, salutaire pour d'autres, en tout cas, singulière pour tous : pas moins que cela, il pose la condition lors de sa conférence de presse à Brazzaville dans les locaux du journal La Semaine Africaine le 3 février 2013, si modification de Constitution il y a (https://www.youtube.com/watch?v=UV9b0drHQpI), de demander la reconnaissance internationale à l'auto-détermination de nos compatriotes au sud du Congo, à maintenir la proclamation d'un Etat, celui du Sud Congo. La scission effective en somme… le PCT ayant déjà, longuement, travaillé depuis 1968, à celle sournoise, selon la ligne non pas de l'idéologie politique, mais de l'appartenance exclusive, régionale, sous régionale, ethnique, clanique et familiale ! L'ordre d'importance dans le système étant, souvenez-vous en toujours, inverse à celui cité. On ne peut compter que sur les siens, les congolais ne sont pas des leurs, ils sont autres, ces autres...

Où donc situer notre ligne de renouvellement du Congo ? Bien malin et je souhaite des grappes de plaisir à celui qui saura distinguer un sincère pctiste d'un ancien roublard pctiste ! Est-ce tous contre tous ou tous contre M. Modeste Boukadia ? Je vous laisse éprouver les différentes autres combinaisons qui ne manquent pas de saveur !

Faisons, comme bon nous semble, mais admettons-le néanmoins, notre difficulté à y voir clair ne vient pas de M. Sassou Nguésso et son PCT dont nous connaissons maintenant la volonté affichée de changer la Constitution. Celui-ci et ce Parti, fossoyeurs de l'idée même de l'idée de citoyen de la république, se maquillent en progressiste pour mieux et farouchement conserver le pouvoir et le système qui le sous-tend, celui de la vassalité du peuple, cantonné à la politique de la main tendue !

Non plus, la difficulté ne nous vient pas de M. Modeste Boukadia qui, au-delà des cris d'orfraies que tous poussent pour proclamer que « jamais au grand jamais il n'y a eu des considérations tribales au Congo ! » et que ceux qui le proclament sont, à front renversé, taxés de sécessionnistes ! Mais tous, tels que nous sommes, avec une once d'honnêteté, pas besoin de considérer la question en notre for intérieur, nous savons tous qu'en dépit de ses conclusions qui ne nous agréent guère, son analyse est vraie et pertinente.

Quant à cette partition déjà largement entamée dans les faits, une question me trouble en ma qualité revendiqué de citoyen de l'étendue du Nord Sangha au Sud Congo, comme il lui plait de les dénommer, qu'il daigne me répondre s'il me lit : « A qui déplairait cette scission ? » Pour ma part et en dépit des apparences, souvent trompeuses, je ne pense pas que M. Sassou Nguésso ne finisse par y trouver son compte… A ce jeu nous connaissons les perdants, toutes les régions du Nord, hormis la Cuvette Ouest…

J'en veux donc prodigieusement à cette opposition légale, autoproclamée, ce ventre mou, somnifère du citoyen ! D'où parlent-ils ? De quoi parlent-ils ? De qui parlent-ils ? Voilà bien trois questions que nous ne serions en mesure d'apporter une réponse… Et qui sait, peut-être que personne ne le peut, même pas chacun d'entre eux, car que chacun d'entre eux s'exprime, et c'est une chorale désaccordée, du bruit plutôt que la musique, des problèmes plutôt que des solutions, sans cesse ! Dans le lot, je plains tous ceux qui, « la fleur au fusil », chantent des lendemains meilleurs alors que le marigot est infesté de crocodiles prêts à donner de puissants coups de queue, de crocs pour se remplir la panse, enfin, encore une fois !

Elle me déplait prodigieusement, cette opposition car attentiste, suivant la pente, incapable de faire l'Histoire, attendant des subsides qui tombent de la table, sans efforts : « ah la France est avec nous ! », « ah les Evêques ont parlé pour nous ! », assemblage d'individus égocentrés bavards, dansant au rythme d'un tam-tam dont ils ne connaissent ni ne maîtrise le refrain, et le syncopé !

Rien donc, vous demandez-vous ne trouve grâce à mes yeux ? Rien donc dans cette opposition qui donne matière à s'accrocher ? Hé bien si ! Rassurez-vous, je ne suis pas neurasthénique…

Il y a ces congolaises, ces congolais, jeunes et moins jeunes qui ne se résolvent pas de choisir entre la peste et le choléra ; il y a ce peuple qui, brimé, résilient ne dénit cependant pas le poids de son joug ; il y a cette impétueuse jeunesse, quoi qu'elle n'ait pas forcement raison, pense que demain sera un jour meilleur, et qu'au pouvoir, elle aura une meilleure lecture de la société ; il y a ceux qui, femmes, hommes, jeunes et vieux, malgré le poids de notre « non-histoire » en tant que Peuple, pense qu'il vaille la peine d'enfin commencer à bâtir, comprennent les motivations de M. Modeste Boukadia mais ne se résolvent pas à ces conclusions ; il y a moi, et comme je le suppose, à l'instar de nombreux autres compatriotes, ont une préférence pour le Modeste Boukadia tel que dans l’Interview https://www.youtube.com/watch?v=AQCY1pi0wBk) de 2009 accordée à la Télé WebTV de RDC le 21 mars 2009 depuis sa résidence du Château d’eau à Brazzaville, lors des présidentielles, ou de celui-là lors de son passage dans l'émission télévisée de TPT « Sur la sellette » le 7 décembre 2001 à Pointe-Noire : (https://www.youtube.com/watch?v=shHGmmZmqXA/ ; https://www.youtube.com/watch?v=amWiEOse7z4 et https://www.youtube.com/watch?v=Z1MsimW49M4).

De vraies leçons de patriotisme que, hélas, le vulgaire moque faute de savoir, faute de comprendre, faute de mesure… Que ceux de nos aînés qui savent, qui peuvent, qui doivent, nivellent leurs égos surdimensionnés se rappellent donc à lui, que nos jeunes sachant, avides, liment leurs dents et reconnaissent, il est la distance qui nous sépare de la réalité.

A ceux-ci comme à ceux-là, je demande de bien lire entre les lignes, de ne pas s'arrêter aux apparences, de ne pas commettre la même erreur que nos aînés, que Sassou Nguésso, que ceux de son clan, de réveiller ce Modeste Boukadia là, de le contraindre à revenir sur ce terrain de notre Unité et de notre Indivisibilité à bâtir. Que si ce Modeste Boukadia est mort avec les iniques condamnations d'avril 2014, de chercher, de trouver, et de lui administrer la potion afin qu'il nous revienne, en vie ! Nous avons un Pays à bâtir, un Etat à construire, des Veuves à consoler, des Parents à consolider, des Enfants à éveiller dans la conscience de leur unicité, dans les diverses appartenances que sont les nôtres !

Abyssus abyssum invocat « l'abime appelle l'abime », la justice des faux vainqueurs nous est impossible, la vengeance, même du plus juste d'entre nous, nous est inadmissible, dialoguons ! Dialogues entre le ventre mou de notre opposition et M. Modeste Boukadia, entre M. Modeste Boukadia revenu de ses prétentions séparatistes et les tenants de ce système en place. C'est à ces trois entités, dans leurs maillons les plus forts, qu'il appartient de léguer la paix, en héritage aux générations présentes et à venir, à la manière de De Gaulles et de Konrad Adenauer, de l'Allemagne et de la France, de la légitimité du vainqueur et du sens aigü de la lecture de l'histoire du vaincu.

Une chose, un souvenir qui fait mal, l'exil de toute une classe politique, celle du régime du Président Lissouba, à l'avènement de M. Sassou Nguésso au pouvoir… La faiblesse d'un royaume divisé contre lui-même, obligé d'offrir le flanc à ses prédateurs patentés ! « Ces frères qui étaient demeurés des frères..., même lorsque nous nous combattions » dixit François Mitterrand en présence d'Helmut Kohl. Ainsi ferions-nous, enfin, Peuple !

Par Jean-François NKOUKA

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 06:49
[Congo-Brazzaville] Perspectives pour le Sud-Congo : 28 novembre 1958 - 20 novembre 2014

Ma profession de foi :

« Je ne suis pas la millième personne qui désirerait le pouvoir pour le pouvoir, mais bien au contraire, celle qui veut unifier pour l’avenir, celle qui veut faire évoluer les choses et les mentalités, pour le bien et la sécurité des Peuples. Mon but n’est pas la sédition, mais au contraire l’unification. A l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, nous pouvons, nous devons réunir des entités ethniques homogènes pour la stabilité de l’Afrique. Pour ce faire, en l’état et pour le Congo, la réalité nous commande la partition, à l’image de ce qu’elle aura été pour la Tchécoslovaquie. Ainsi émergeront les Etats-Unis d’Afrique Centrale. »

Ignorer l’histoire, c’est revivre les drames…

Vingt et un ans déjà que disparaissait de la carte de l'Europe la République de Tchécoslovaquie. Deux nations, la Tchéquie et la Slovaquie qui, en 1918, décidaient de vivre ensemble. En 1993, d’un commun accord, ils se séparaient pour vivre leur destin dans l'indépendance. Deux nouveaux Etats en résultèrent : la République de Tchéquie et la République de Slovaquie.

La République de Tchécoslovaquie née des ruines de l'empire austro-hongrois après la première Guerre mondiale se proclamait par elle-même le 28 octobre 1918 indépendante. Un petit Etat au centre de l'Europe qui allait devenir l'un des pays les plus développés et industrialisés avant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à ce qu’en 1948, les Communistes prennent le pouvoir sans savoir que faire si ce n’est d’assurer leurs propres revenus, en faisant subir aux autres le travail forcé.

En 1968, c’est le Printemps de Prague : tentative de réforme du système totalitaire aux abois ne sachant que faire pour garder leurs prébendes, suivit dans la même année, par l’occupation soviétique du pays pour éviter la contagion. S’en suivra unesombre période de normalisation qui ira jusqu'en 1989.

A partir de 1989, la Tchécoslovaquie se joint au courant européen d’un besoin salvateur de liberté qui conduira à la chute des régimes communistes en Europe. C'est la révolution de velours.

Le 1er janvier 1993, après leur choix fait en des termes démocratiques et consensuels, Prague devient la capitale de la Tchéquie et Bratislava, celle de la Slovaquie. Des indépendances qui auront à cœur de développer les économies internes de leurs Etats naissants en tenant compte des besoins sociaux de chacun de leurs Peuples.

Histoire de la République du Sud Congo : Notre Histoire

Août 1958. Demande expresse du Président de Gaulle auprès des dirigeants du Sud Moyen-Congo, et précisément à Fulbert Youlou lui-même, d’accepter le Nord Moyen-Congo, au nord de la Léfini, dans la future République du Congo en gestation, pour contrer le projet du MSA de Jacques Opangault d’aller siéger à Bangui avec Barthélémy Boganda, lui demandant en échange de voter favorablement le référendum du 28 septembre 1958 en échange d’une reconnaissance rapide de la République Autonome dans le cadre de la Communauté.

28 septembre 1958 : Vote favorable des Territoires Moyen Congo à l’adhésion dans la Communauté française créée par le référendum du 28 septembre du Président de Gaulle.

28 NOVEMBRE 1958 :

- Matin du28 Novembre 1958.C’est la date de la proclamation de la République du Congo, Une et Indivisible, qui aurait dû être l’union du Nord Moyen-Congo et du Sud Moyen-Congo, une union plus qu’éphémère qui ne dura qu’un simple matin, celui du 28 novembre 1958.

- Après-midi du 28 Novembre 1958. Si tous les députés Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo votèrent bien au matin du 28 novembre 1958 la création de la République du Congo, l’après-midi du même jour, les députés Nord Moyen-Congo du MSA de Jacques Opangault boycottèrent tous l’Assemblée Territoriale pour ne pas avoir à élire Fulbert Youlou premier Premier Ministre de la nouvelle République, ce qui revenait de fait à se partager et se séparer.

Ce qui veut dire que tous les députés du Nord, reniant leur vote du matin, annulaient leur reconnaissance de la République du Congo, et que l’actuelle République du Congo, Une et Indivisible, n’est jamais que celle du Sud Congo, sans le Septentrion du Nord-Léfini.

En définitive, seuls les membres de la représentation territoriale du Sud Moyen-Congo, regroupée au sein de l’UDDIA de Fulbert Youlou et du PPC de Félix Tchicaya, votèrent la mutation du statut juridique des territoires du Moyen-Congo en République du Congo qui ne peut par conséquent qu’être celle du Sud Congo en lui raccrochant le Nord pour satisfaire la demande du Président de Gaulle de façon telle que ce Nord n’a jamais été dans la République, et ne l’est toujours pas car, jusqu’à ce jour 28 Novembre 2014, aucun texte législatif, n’est venu corriger celui du vote du 28 Novembre 1958, texte voté in fine par les seuls députés du Sud. C’est le DROIT.

4 janvier 1959. Commencement des émeutes initiant un long cycle d'affrontements armés…

15 août 1960. L’indépendance de la République du Congo est proclamée sans modification des conditions du vote du 28 Novembre 1958.

13, 14 et 15 août 1963. Le pouvoir du Président Fulbert Youlou est contesté par les syndicats à la suite d’une augmentation des cotisations sociales, accusé de gabegie, de vol des deniers de l’Etat, de néo-colonialisme (France) et d’impérialisme (USA). Fulbert Youlou attire l’attention du Peuple en ces termes de façon prémonitoire : « les révolutionnaires vous mentent. Ils ne sont là que pour s’enrichir à votre dépend. Ils ne construiront pas le pays ». Manipulé et galvanisé par des slogans anti-impérialistes, le Peuple exige sa démission, chantant « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau… ». Fulbert Youlou remet de lui-même sa démission aux Forces Armées en leur ordonnant de ne pas tirer sur le Peuple. Ces trois jours deviennent les Trois Journées Glorieuses consacrant la révolution au Congo.

Notons, a postériori, l’erreur des syndicats qui n’avaient pas su percevoir dans les cotisations sociales une rémunération différée ; le débat ayant dû porter sur son intégration aux coûts salariaux, et non pas en déduction des salaires nets sous la pression du patronat colonial. Les syndicats se trompaient d’adversaire en ne demandant pas à Fulbert Youlou d’agir par décret pour intégrer ces cotisations dans le coût. Alphonse Massamba-Débat prend le pouvoir en revenant au statu quo antérieur ignorant le progrès du revenu différé.

1968. Coup d’État de Marien Ngouabi. Le Mouvement National de la Révolution (MNR), parti au pouvoir, est remplacé par le Conseil National de la Révolution (CNR) au nom « du socialisme scientifique ». Le Président Alphonse Massamba-Debat est débarqué par les révolutionnaires.

30 décembre 1969. Création du Parti Congolais du Travail (PCT) qui s'arroge le pouvoir de la totalité de la République du Congo en le prostituant en République Populaire du Congo : le parti dirigera désormais l’Etat ! Le Peuple qui pense à haut-niveau dans l’entreprenariat est commandé par le Peuple de moindre qualification, ce qui ne veut pas dire que ce dernier ne soit pas considéré bien au contraire, mais qu’il ne faut pas inverser les facteurs pour que les plus aptes puissent agir dans un cadre donné. C’est le début du règne de la marginalisation voire de la colonisation des ressortissants du Sud Congo par ceux-là mêmes qui n’ont jamais voulu de l’unité et de la continuité du territoire du Congo jusqu’au-delà du Nord de la Léfini.

A partir de 1970 vont se succéder les coups d’État, les assassinats, les épurations de cadres du Sud Congo dans toutes les administrations, les enlèvements, les gabegies financières, la spoliation des biens et des espaces de vie, l’acculturation, l’ostracisme, les velléités génocidaires. Tout ceci, sous la pression essentielle, dictatoriale, des cadres originaires du Nord Léfini.

De février à juin 1991. Tenue de la Conférence Nationale Souveraine pour tenter de colmater les fissures…et retrouver un équilibre entre le Nord et le Sud. La Conférence fut initiée à partir de Paris par la commission de réflexion ad hoc du MPC, dirigée par moi-même, en organisant la Première Marche de l’opposition de la Place Victor Hugo à l’Ambassade du Congo pour exiger la fin du monopartisme, du parti-Etat PCT, pour obtenir le pluralisme démocratique et l’alternance politique.

1992 - 1997. Malgré les élections démocratiques, rien n’y fait. L’intolérance ne connaît pas de répit. Les violences politiques se transforment en guerre contre les civils pour aboutir au coup d’Etat du 5 Juin 1997 avec ses prolongements et ses horreurs qui vont durer de 1997 à 2005,et dont Jean-Paul PIGASSE dira sur LCI : « on aurait pu s’en tirer avec moins de 2 000 morts ».

12 août 2014. Lors de son message à la nation, explicite envers ceux du Nord-Léfini, Denis Sassou confirme son rapport dominateur sur ces Autres, comme il nous nomme : les 750 000 ressortissants du Sud Congo manquent à l'appel ; les 350 jeunes gens « disparus du Beach », enfermés vivants puis jetés dans le fleuve Congo pour certains, jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs, pour d’autres ; les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo, en RDC ; les charniers de Mbanza-Ndounga, de Kibouéndé (Baratier), etc.

Il entérine sa vassalité de ces Autres : sur les 54 généraux de l'armée, 90 % sont du Nord et 65 % de ceux-ci sont de sa région ; sur les récents 500 étudiants envoyés à Cuba pour leurs études en médecine, 400 sont originaires du Nord ; en 2004, seuls 4 citoyens du Sud parmi les 84 envoyés se former à l'étranger pour gérer le port de Pointe-Noire.

Tout cela pour soumettre, assujettir, vassaliser, asservir, discriminer, coloniser, les AUTRES, faire des esclaves, comme bien clairement exprimé par Théophile Obenga, en 2001 : « […] Si les choses ne sont pas vus de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… »

14 avril 2014. Devant la menace d'une extermination programmée par le pouvoir autocratique et génocidaire des Mbochi d'Oyo, et constatant l'état de perdition de la nation Kongo, des Congolais scellent et signent à Paris, Terre des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’État du Sud Congo pour protéger le génome du Peuple du Sud Congo. Elle vise tout aussi à promouvoir, dans une continuité d'Esprit émancipateur du 28 novembre 1958, ce Congo, Un et Indivisible. Matrice de l’indivision conçue depuis la guerre contre les civils de juin 1997 à mars 2005 comme étant la domination du Grand Nord de Sassou sur le Sud Congo du peuple Kongo, de la Léfini à l’Océan.

30 avril 2014. Les Nations-Unies (ONU) prennent acte de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo. Au Nom du droit inaliénable des Peuples à l'Auto-détermination, il est maintenant question de la tenue du Référendum sous l'Egide de l'ONU, pour laisser la liberté au seul Peuple du Sud de se déterminer en toute conscience.

Voilà notre Histoire passée véritable. A nous d’en écrire les prochaines pages, à la faire évoluer autrement que la direction qui lui est imposée en ce moment, 56 ans après l’Acte Fondateur du 28 Novembre 1958 de la République Kongo du Sud Congo !

Perspectives pour l’instauration de la qualité de vie en République SUD CONGO

L’Afrique en général et le Sud Congo en particulier ont la population la plus jeune du monde. Plus de la moitié des Kongo ont moins de 25 ans. Des jeunes représentant l’avenir du Sud Congo de plus en plus nombreux et de moins en moins formés. Quels défis et quelles opportunités pour qu’ils participent pleinement au développement de leur Pays, le Sud Congo ?

Au nombre de nos défis, il y a celui prioritaire de l'Emploi. Pour le résoudre, nous allons créer le marché intérieur en développant la production. Il nous faut donc relever ce défi de l'industrialisation. L'impact premier de cette politique industrielle sera le levier idoine pour assurer à toute notre jeunesse active un revenu qui se dépensera dans ce marché. Nos opportunités pour ce défi majeur sont immenses. Il s'agit de mettre à disposition des outils et des moyens indispensables pour que notre jeunesse et nos jeunes deviennent les principaux acteurs de leur épanouissement, de notre développement. C'est le rôle que doit s'assigner le gouvernement du SUD CONGO.

Parmi les autres défis, il y a également celui de la stabilité. Aussi, la solution politique que nous proposons n'est pas la sédition, mais la mise en adéquation d'espaces culturels, sociologiques et ethniques homogènes. La mise en place de ces grands ensembles régionaux distincts mais coopérants, en participant in fine, à la réduction drastique de conflits et à l'efficience économique dans le tournant géostratégique qui se fait. Nous deviendrons, enfin, des partenaires crédibles, et non plus ces simples réservoirs à matières premières.

Ce n’est que par l’instauration d’un système de revenu immédiat et différé que l’on peut assurer la qualité de vie d’un peuple quel qu’il soit en général, et en particulier, pour le Sud Congo où, le gouvernement sera le garant dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la prévention sociale, de la formation professionnelle, des retraites, des pensions comme des soldes avec une revalorisation par rapport au niveau de vie et au statut social, la réhabilitation en grade et solde de nos soldats en fonction de leur classe. Sans oublier les indemnisations de toutes les victimes innocentes comme le font les gens en Nord-Léfini en protégeant les leurs.

Le projet de gouvernement auquel je m’attelle pour l’industrialisation du Congo et ses activités agricoles tiendra une place de choix permettant à l’ensemble de nos cadres qui sont à l’étranger de rentrer pour participer à la reconstruction du Sud Congo en leur offrant toutes les garanties, les revenus et les structures d’accueil propices à leur insertion dans le pays en lien avec leur formation, leur compétence et leur spécialité. Il est anormal que ces cadres n’exercent pas dans notre pays alors qu’en Europe ils sont sous-rémunérés. C’est pourquoi, il est indispensable dans un premier temps d’œuvrer à installer l’Etat Sud Congo, la République du Congo de nos Pères-Fondateurs, dans ses dimensions sociales, économiques et politiques pour l’installation de la démocratie, condition essentielle de création des Etats-Unis d’Afrique Centrale en tant que Marché Intérieur.

Notre initiative de partition, à l'instar de celle ayant conduit à la naissance de la Slovaquie et de la Tchéquie vise à la stabilité des Peuples et à la prospérité des deux Nations, nulle haine ne la sous-tend, aucun ressentiment ne l'anime, sinon le constat évident de l’impossibilité actuelle à cheminer ensemble sans fiançailles consenties, que chacun fasse sa régression face au crime.

C'est le motif de notre initiative de Référendum d'Auto-Détermination du Peuple du Sud Congo. Nous agissons dans le dessein de faire émerger enfin cette République Une et Indivisible qu’est effectivement la Nation Kongo de la République du Sud Congo dite République du Congo au souhait du Président de Gaulle, et pour laquelle tant d'Enfants, de Femmes et d'Hommes ont perdu la vie par le génocide de la colonisation Mbochi d’Oyo du fait de notre appartenance à ce Sud.

A l'instar de la Tchéquie et de la Slovaquie, nous bâtirons, dans la cordialité, la réciprocité équitable, la reconnaissance et la confiance avec ceux qui seront nos partenaires commerciaux.

"Comparaison n'est pas Raison", c'est vrai. Nous étions les premiers, sinon les seuls à mettre en garde notre Peuple contre les conclusions trop hâtives tirées des événements du Burkina Faso car la spécificité, qui est la nôtre avec le Congo sassouiste et ses génocides et ses crimes contre l’Humanité, et que le Burkina Faso n’a pas connu, induit la dimension de survie après génocide.

Les événements en cours au Faso laissent penser, comme nous l'avions analysé et exposé, à la récupération du pouvoir sur fond de sacrifice de Blaise Compaoré, président déchu. Mais de cela aussi, comment aurait-il pu en être autrement ? Ce pouvoir, comme celui qui sévit actuellement au Congo, a saturé les administrations de l’État de leurs affidés. Qu'un semblant de révolution se fasse, ce seront les mêmes castes qui seront reconduites, et c'est depuis 1968 que cela dure.

Aussi, rien à attendre de probant du pouvoir actuel de Sassou ou de celui qui, par un jeu de dupes, le remplacera dans le but non avoué de mieux préserver que les intérêts Mbochi d’Oyo.

De même, pour nous tous Kongo du Sud Congo, l’idée d’un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE n’est plus et ne saurait être jamais à l’ordre du jour dès lors que des membres du CDRC ont été arrêtés et sont encore embastillés et que moi-même suis condamné pour lui avoir proposé cette issue de sortie par la grande porte. C’est la confiance qui est en cause et qui nous oblige à voir en face ce génocide indélébile.

La date est solennelle. Le moment sera important. Il Vous appartiendra, Vous, Peuple du Sud Congo de choisir, par Référendum d’Auto-Détermination le monde que nous aurons à léguer à ceux qui vont suivre, entre l'esclavage et la liberté, entre la soumission et la dignité, entre la mendicité et la réalisation, entre la hauteur et la boue, entre la lucidité et le déni, entre la responsabilité et la démission, entre la prévarication et le labeur du travail, entre la juste répartition et la dissimulation frauduleuse, enfin entre Notre Survie et leurs viols consécutifs.

En ce 28 NOVEMBRE 2014, 56ème anniversaire de la création de l’Etat Congo du Sud Congo en pays ponténégrin, jamais nous ne devons oublier que nous sommes tous le produit de notre passé, mais aussi les visionnaires de notre avenir. Celui du Sud Congo. Soyez tous assurés de notre détermination sans faille quant à l’émergence du vaste projet qu’est notre CONGO NA BISO.

Vive la République du Congo.

Modeste BOUKADIA

Président du Conseil de la République Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, France : Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 28 novembre 2014.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:35
[Congo-Brazzaville] Communiqué de presse du CDRC à propos du document "Kongos : Nous allons prendre notre pouvoir"

#SudCongo A propos du document « Kongos : nous allons prendre notre pouvoir »

octobre 31, 2014 /

Communiqué de presse du C.D.R.C.

A PROPOS DU DOCUMENT « KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR »

Nous, Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, en sigle C.D.R.C., faisant partie des neuf Signataires à l’origine de la Requête déposée le 30 avril 2014 aux Nations-Unies (ONU) sur la Formation de l’Etat Sud-Congo, informons expressément le Peuple du Sud-Congo que le document intitulé « KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR » mis en ligne par Mr Robert Poaty Pangou sur http://brazza-news.com/robert-poaty-pangou-kongos-allons-prendre-notre-pouvoir-sommes-capable-gouverner/ le 30 octobre 2014, n’a jamais été soumis à l’approbation des membres Signataires de la Requête et n’engage que la responsabilité de son auteur agissant à titre personnel, et que cet appel ne saurait engager la responsabilité du Conseil National du Sud Congo (CNSC) qui est l’assemblée des 9 Signataires.

La majorité du Conseil déclare expressément privilégier la voie diplomatique par l’organisation d’un Référendum d’Auto-détermination en consultant le peuple du Sud Congo sous l’égide de l’ONU pour éviter toute confrontation nord-sud.

La teneur ce document, qui met en exergue des personnalités et une vision personnelle du futur fonctionnement de l’Etat du SUD CONGO, ne peut engager le SUD CONGO et par voie de conséquence les Membres Signataires de la Requête formant le CNSC dès lors où il n’est pas expressément indiqué que les personnalités citées ont donné l’aval de leur implication dans le processus de la mise en place de l’Etat du SUD CONGO et surtout que ce texte n’a jamais été soumis au Conseil National Sud Congo.

Nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences d’une telle publication de cet article que nous considérons inadéquate en mettant en danger la vie d’autrui et qui n’a jamais eu l’aval ni toute autre concertation du Conseil National Sud Congo.

Nous demandons expressément à l’auteur de cet article qu’il signifie là où il a été publié ou diffusé qu’il agit à titre personnel en n’engageant que sa propre responsabilité.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 31 octobre 2014 – 01:10

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REACTION DE M. JEAN-CLAUDE MAYIMA-MBEMBA

MISE AU POINT RELATIVE AU DOCUMENT

« KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR »

de M. Robert Poaty Pangou

1) – Quand j'ai reçu ce document et après l'avoir parcouru, au regard de son contenu, je me suis dit : « c'est un brouillon qui sert de canevas de travail », donc un document à usage interne. Telle a été ma première impression.

2) – Malheureusement, quelques instants plus tard, je constate sa publication dans le site Internet de BrazzaNews (http://brazza-news.com/robert-poaty-pangou-kongos-allons-prendre-notre-pouvoir-sommes-capable-gouverner/), tel quel, sans corrections ni mise en forme plus acceptable.

Oui, en effet, je l'avoue, j'ai été très consterné. Consterné parce que je fais partie des Neufs Signataires et qu'à ce titre, que je le veuille ou non, les propos, les idées tenus ou émis dans le document de M. Robert Poaty Pangou m'engagent quelque part, bien que je n'aie pas été associé à son élaboration, encore moins consulté ne serait-ce que pour le fond et la forme. La collégialité chère à certains d'entre nous devrait y trouver son expression et sa matérialisation. Hélas !

L'autre question que je me pose est celle de savoir si, avant l'étalage et l'exposition à la place publique des noms de certaines personnalités civiles et militaires, ces personnes nommément citées ont-elles été consultées et ont-elles donné leur accord de principe ?

Par ailleurs, ma vie durant et me référant à ma modeste expérience politique, je n'ai jamais, je dis bien jamais, basé mon combat politique sur les individus, encore moins sur leur appartenance ethnique et/ou tribale. Je combats un système politique et ses méfaits comme le PCT, mais jamais les hommes en tant que tels. L'indexation de l'ethnie Téké dans le document, par M. Robert Poaty Pangou, me perturbe et m'indigne.

A ma connaissance, SUD-CONGO ne lutte pas contre les entités humaines, encore moins contre les ethnies ou les tribus. SUD-CONGO n'a pas la logique de coup d’État que, d'ailleurs, il dénonce avec vigueur.

En conséquence, au regard de ce qui précède, bien que Signataire de la Déclaration de l’État de Sud-Congo auprès de l'ONU, je me désolidarise du document publié par M. Robert Poaty Pangou à travers lequel je ne me reconnais pas du tout.

Aussi, dégageai-je ma responsabilité qui, de ce fait, n'engage que celle de son auteur.

Strasbourg, le 30 octobre 2014

Jean-Claude Mayima-Mbemba

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P.S. :

La présente mise au point sera diffusée partout où a été publié le document de M. Robert Poaty Pangou.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 22:08
(Congo-Brazzaville) Appel Solennel au Peuple du Sud Congo et aux Soeurs et Frères du Nord

SUD CONGO

octobre 19, 2014 /

Conférence de presse du 10 Juin 2014 aux Salons Hoche – Paris.

Peuple du Sud Congo,

Aux Sœurs et Frères du Nord,

Tout d’abord, je fais cette adresse aux intellectuels du Nord, de regarder avec lucidité non feinte, sans acrimonie dirigée, la réalité de la situation qui nous préoccupe aujourd’hui. Ne pas le faire, c’est démissionner de la responsabilité qui est la vôtre. Ne pas le faire, c’est accepter l’inéluctable et demain dire : "si l’on avait su…" Eh ! Maintenant : Vous savez ! Vous savez que :

  • C’est à vous qu’il incombe le devoir, l’absolue nécessité d’expliquer aux Sœurs et Frères du Nord que force est de constater que l’ex-République du Congo dite du Congo-Brazzaville que l’on présente comme "Une et Indivisible" résulte d’un mariage qui n’a, en définitive, jamais eu lieu entre les Territoires Nord Moyen Congo au-delà de la Léfini et les Territoires Sud Moyen Congo en deçà de la Léfini.

  • C’est à vous d’expliquer l’Histoire, celle de l’après-midi du 28 novembre 1958, lorsque les 22 députés du MSA avaient boycotté l’Assemblée Territoriale siégeant à Pointe-Noire, pour ne pas reconnaître la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée Nationale de la République du Congo et élire Fulbert Youlou avec transfert de son siège de Pointe-Noire à Mfoa dénommé Brazzaville.

  • C’est à vous d’expliquer que la genèse de ce mouvement sournois mené depuis, contre les ressortissants du Sud Congo, qui est seule à l’origine de l’hécatombe culturelle, cultuelle, sociale, sociétale et politique, que vous vous plaisez tant à décrire, en taisant l’essentiel et sans en tirer les conséquences : la partition !

Aussi, de quelle République "Une et Indivisible" parle-t-on à Ceux qui y croient ? Peut-on se dire UNIS, alors que le consentement initial n’a jamais eu lieu ? Quelles chances et sur quelles bases préserver la vie et la sécurité des personnes et des biens dans chacun de nos Territoires lorsque le climat politique est devenu totalement malsain par la dominance de l’un pratiquant un génocide atroce sur l’autre ?

Aussi, en dépit de nos obscures volontés conciliatrices, rendons nous à l’évidence la plus élémentaire : la colle qui devait UNIR le Nord Moyen Congo et le Sud Moyen Congo n’avait pas prise et n’a jamais prise !

L’UNION ne s’est jamais faite avant de recourir à la programmation et à la réalisation manichéen, méthodique de son génocide pour mieux le spolier. Le mariage n’a donc pas eu lieu entre le Nord Moyen-Congo et le Sud Moyen-Congo. Parce que pour s’unir, il faut être au moins deux, librement, sans phagocyter l’autre.

Comment peut-on donc continuer à se prévaloir Président d’une République "Une et Indivisible" par la ségrégation, la force sans intelligence, sinon machiavélique ?

Comment peut-on chanter les louanges de l’Unité alors que l’on perpétue le dessein de ceux qui se sont opposés à sa naissance ?

Comment peut-on encore, tuer, massacrer, assujettir, avilir en se prévalant d’une Unité et d’une Indivisibilité entre Territoires jamais unis, si ce n’est par le génocide du nord pratiqué au sud ?

Comment peut-on encore être Maître des milices paramilitaires et autres cobras, ayant pratiqué l’extermination de 750 000 Congolais du Sud Congo, ayant sans humanisme aucun, sans Etat d’âme, enfermés vivants dans des containers, jetés dans le fleuve pour certains, dans des trous, arrosés d’essence puis brûlés vivants pour d’autres, demander aux parents survivants de ces 353 martyrs de vous porter aux nues ?

Comment peut-on encore trouver des défenseurs de tels méfaits chez nos Frères et Sœurs du Nord qui se réclament de l’illusoire Unité qu’il n’y eut jamais aucune Union légitime ?

Comment peut-on encore continuer à se prévaloir Président d’une République "Une et Indivisible", établie par la force d’un génocide, Pays dont les ressortissants viennent de faire renaître l’Etat du Sud Congo en se fondant sur les actes des Pères Fondateurs, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, de 1958 par dépôt d’une Requête de déclaration aux Nations Unies le 30 avril 2014 et demande à l’ONU sous son Egide d’organiser un référendum de libération-partition au sud Congo ?

J’en appelle aux Sœurs et les Frères du Nord d’accepter avec apaisement la réalité de notre Histoire pour enfin la compléter par l’édification de l’Etat Nord Sangha à convertir par Vous en République, ce qui n’a jamais été fait, de manière claire, non ambigüe et non sournoise, contrairement à celle du pouvoir de clan d’Oyo qui pratique l’ostracisme, le népotisme, la discrimination et l’arbitraire tout azimut même à l’égard de nombre de ressortissants du Nord.

C’est à cette seule aune que vous vous libérerez du pouvoir du clan d’Oyo qui a annihilé vos consciences. Cette à cette aune que reposeront en paix, et vous seront reconnaissants, tous ceux que ce pouvoir, ce système, a massacré en votre nom, la perspective l’exige.

Sinon, il serait à craindre qu’en dépit des campagnes de non-modification de sa Constitution, qui malgré tout se fera, en dépit des solutions légalistes dans la continuité du système actuel, Vous, et Vous seuls, serez les prochaines victimes, les prochaines cibles, si ce n’est déjà en cours, pour que son "futur protégé" gouverne le Nord dans la paix dévolue aux cimetières.

Cette éclosion d’un Etat du Nord Sangha, voisin à celui du Sud Congo, permettra à nos enfants et petits-enfants, s’ils le veulent, et il suffit que les conditions soient réunies, d’œuvrer plus tard pour cheminer ensemble, un jour. Pour édifier la véritable République Une et Indivisible, comme il a été rêvé par nos Pères. Parce que ce sera par consentement mutuel, par reconnaissance de l’autre comme tel, parce que tous les citoyens seront alors égaux en droit et en devoir.

Attelons-nous à construire nos deux Etats souverains construire nos deux Etats souverains, l’image de la Tchéco-Slovaquie, nous convient ; nous pourrons ainsi faire l’économie de tout déchirement ultérieur inutile.

C’est la seule solution pour sortir de cette République fictive soi-disant "Une et Indivisible" à sens unique qui n’a jamais été unie, source de toutes dissensions entre Nord et Sud.

Pour se consacrer aux problèmes nombreux qui se posent à nos Peuples respectifs : accès à l’eau et l’électricité, accès à la santé et aux services sociaux, accès à l’éducation et à la formation professionnelle ; construction des routes en lien avec la création des entreprises pour l’Emploi des jeunes, indemnisation des victimes, paiement des retraites ; revalorisation des carrières administratives et militaires en fonction des classes. Bref, pour satisfaire leurs besoins sociaux et économiques. Nos deux Etats souverains consolidés sur la confiance seront le fer de lance de la création des Etats-Unis d’Afrique Centrale car pour s’Unir faut-il qu’il y ait encore de vrais Etats à Unir. Le vaste marché tant attendu par les partenaires.

J’appelle de nouveau le PEUPLE DU SUD CONGO au calme. De ne pas céder aux provocations inutiles en lien avec la modification de Sa Constitution par voie de Congrès. Je réitère que pour la PAIX DE TOUS, pour préserver la vie et la sécurité des personnes et des biens dans chacun de nos Territoires, pour éviter des drames inutiles tant au Nord Sangha qu’au Sud Congo, attendons avec sérénité le REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION sous l’égide de l’ONU.

Comme indiqué ici pour l’existence de l’Etat du Sud Congo :

http://sudcongo.wordpress.com/2014/10/12/sudcongo-referendum-de-partition-pour-le-sud-congo/

Merci,

Que vive l’Etat du Sud Congo !

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris le 16 octobre 2014, capitale de la République Libre du Sud Congo

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:53
(Congo-Brazzaville) Référendum de partition pour le Sud Congo

L’Union suppose un consentement mutuel librement consenti.

« La République "Une et Indivisible" n’est autre que la République Sud Moyen-Congo c’est-à-dire l’Etat du Sud Congo. Sous l’égide de l’ONU, donnons la liberté au seul Peuple du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan Atlantique, de décider de son avenir en confirmant ou non sa République Une et Indivisible votée par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 en siégeant à Pointe-Noire, ayant transféré son siège à Mfoa.

Pour le Sud Congo, il s’agit d’une libération nationale de la colonisation claire noire établie par les milices cobras à l’instigation du cobra Sassou ayant conduit au génocide de trois quarts de million des Congolais du sud, que Denis Sassou désigne par les "AUTRES", entre 1998 et 2005, après la rébellion armée de ces mêmes milices envers le Président Lissouba en 1997.

Au nom du droit à l’autodétermination des Peuples, qu’un référendum soit organisé sous l’égide de l’ONU et d’une force internationale pour confirmer ou non la scission des Territoires Moyen-Congo depuis le 28 novembre 1958 ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 – Salons Hoche Paris

L’EXISTENCE DE L’ETAT DU SUD CONGO est devenue inéluctable pour tous. Aussi, de quelle « République Une et Indivisible » parlent les politiciens du PCT et toutes sortes de gens qui oublient toujours sciemment que, finalement, il ne s’agit dans les faits que de la République Sud-Congo votée par les seuls députés du Sud, cela de la Léfini à l’Océan Atlantique, en dépit de toutes considérations factuelles sur les relations tribalo-ethniques qu’ils ont théorisées et appliquées, sur un Nord qui doit avoir prééminence et pouvoir sur un Sud vassalisé, embrayent pour promouvoir avec émotion feinte, encore une fois, le discours d’une « République Une et Indivisible » que jusqu’ici rien ni personne n’a réussi à en faire la démonstration effective ?

UN PEU D’HISTOIRE, LA VRAIE. Les faits, pas ceux que le PCT a travesti. Non, celle qui traduit la réalité. Elle nous le dit sans ambages. Quand on parle de « République Une et Indivisible », il ne s’agit rien d’autre que de « celle du 28 novembre 1958, convertie au matin à 11h30 par un vote de tous les députés du Sud, tous partisans de Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, d’une part, et de tous les députés du Nord, tous MSA sous la bannière de Jacques Opangault, d’autre part. » Cette République Une et Indivisible était morte, aussitôt née, parce qu’elle ne fut jamais entérinée par les députés du Nord qui boycottèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe-Noire dans l’après-midi du 28 novembre, ne reconnaissant pas de facto la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée Nationale de la République du Congo.

Ce boycott mûrement réfléchi par Jacques Opangault, afin de s’opposer aux députés youlistes du Sud, annulait de fait leur reconnaissance de la République Une et Indivisible. Mûrement réfléchi parce qu’au lendemain de ce boycott, la position de la veille fut confirmée par l’organisation d’une Assemblée territoriale où seuls siégeaient les députés du MSA, représentant la partie septentrionale de cette République Une et Indivisible dont nombreux, par méconnaissance, se font les chantres aujourd’hui ! En se réunissant entre soi, ceux du Nord et en déclarant nulle la décision de la veille prise par la Représentation Nationale à l’unanimité à 11H30, le MSA de Jacques Opangault et ses députés invalidaient sans autre forme de procès l’idée de continuité territoriale du Sud jusqu’au Nord.

AUTREMENT DIT POUR BIEN SE FAIRE COMPRENDRE : La colle qui devait UNIR le Nord Moyen Congo et le Sud Moyen Congo n’avait pas pris et n’a jamais pris. Ce qui veut dire que l’UNION ne s’était pas faite. Le mariage n’avait donc pas eu lieu entre le Nord Moyen-Congo et le Sud Moyen-Congo. Parce que pour s’unir, il faut être au moins deux pour le consentir !

A ne pas s’y tromper, les nombreuses situations d’exclusion et de prédation, que vit le Sud Congo aujourd’hui trouvent leurs origines dans cet entre soi proclamé par Jacques Opangault, soutenu par les députés du MSA et les populations du Nord Moyen Congo qu’ils représentaient. Nous vivons donc sur des non-dits et des malentendus historiques dont les conséquences, innombrables, expliquent ces mouvements de domination en apparence erratiques, mais en réalité, stratégiques, qui ne s’arrêteront qu’avec de la hauteur et de la sagesse en repartant aux origines de cette scission de fait.

En conséquence, en droit constitutionnel, quand on évoque la « République Une et Indivisible », il ne s’agit que de la République Sud Moyen-Congo autrement dit l’Etat Sud-Congo. Ce qui entraine une autre conséquence juridique : les ressortissants en Nord Léfini ne peuvent prétendre à la nationalité congolaise que dans le cadre d’une reconnaissance mutuelle Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo, une désignation issue de la colonisation blanche alors que le Nord Léfini n’a jamais porté l’ethnonyme Kongo dont est issue l’écriture Congo par le biais des Européens. Les ressortissants Sud Léfini ne se qualifiant de Congolais qu’en association avec le Nord Léfini, mais qui, seuls, dans le cadre de la République du Sud Congo du sud de la Léfini à l’Océan Atlantique, se nomment Kongo, et non Congolais, ethnonyme d’origine européenne.

Nous en sommes encore-là, en dépit de piteux textes de replâtrage, sans adhésion profonde de nos sœurs et frères du Nord.

DE LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO UNE ET INDIVISIBLE. De ce qui suit, chers compatriotes du Sud Congo, mais à vous aussi, bien disposés et humanistes sœurs et frères du Nord, vous comprendrez que nous sommes à la croisée des chemins : un pas de plus dans le conservatisme actuel, et vous serez un jour, très prochain, contraints de sortir de l’ambigüité à vos seuls dépends. Un pas, le premier à l’endroit de la bifurcation initiale, et demain peut-être, à l’impossible nul n’étant tenu, nous serons au moins deux à consentir à l’Union.

Personnellement interpellé sur ces faits, sur cette « République du Congo qui aura toujours été, Une et Indivisible et qui devrait le rester ! », s’est alors posé au plus profond de moi, en termes de droit, la question de cette foi inexpliquée et inébranlable en cette Unité, en cette Indivisibilité, proclamées haut et fort, alors que les moindres faits nous-en font l’évidente démonstration contraire.

Ce déficit dans la République Une et indivisible, s’alimentant de l’exclusion de ceux du Sud sur leur propre territoire, trouve toute son acuité lorsqu’on se penche sur le fonctionnement de cette dite République Une et Indivisible dont se prévalent ses fossoyeurs d’hier.

Les disparités dans les nominations politiques et/ou administratives sur le dit territoire de la République Une et Indivisible en sont une illustration flagrante. Depuis que le PCT a fait main-basse sur les accords signés par les seuls Tchicaya, Youlou et Tchitchelle, il ne s’est jamais trouvé un ressortissant du Sud élu au Nord alors qu’Aimé E. Yoka, est lui, député de Vindza.

Qui donc, du peuple du Nord, ou de ses dirigeants qui aujourd’hui disent se battre en leur nom, ont consciemment, sinon avec approbation tacite, validé cet état de fait, cette stratégie de dévalorisation des Hommes, d’appropriation de l’espace et des richesses. Qui de ce peuple du Nord, dans le silence de sa conscience, donnant un blanc-seing à ce pouvoir criminel, sans murmure, sans indignation, sans référence à l’Indivisibilité du pays, sans Humanisme, aura permis cet avilissement de l’Homme, parce que du Sud ? Qui donc de ce peuple, sachant que se tramait au Sud le génocide de ces « AUTRES » que finalement nous avons maintenant choisi de demeurer, s’est écrié STOP ? Quelle voix donc, au Nord de cette dite République Une et Indivisible ad-vitam-æternam s’est avisée de proclamer : Pas en notre nom ! Hélas, aucune ! Un silence sépulcral et complice aux massacres de ces « AUTRES. »

Aucune voix, et même aujourd’hui encore, pour reconnaitre devant tous et pour dire, NON, à ce qui s’est passé, s’est perpétré au su de tous, au nom de cette Unité et cette Indivisibilité qui, à ces « Autres » que nous sommes, ne tolérait, ne tolère, et ne tolérera que soumission et avilissement… Quelle voix, au Nord de cette République Une et indivisible pour dénoncer l’impunité affichée du Cobra noir ?

D’où la réflexion : "De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ?" (http://sudcongo.wordpress.com/ ou http://musitsundi.wordpress.com/ ou Le cobra noir et le génocide des "AUTRES".

Combien nous aura coûté l’embellissement de la ville d’Oyo, et pour quelle utilité stratégique nationale ? Et par comparaison, quels investissements stratégiques et humains pour la municipalisation de la ville de Pointe-Noire, capitale de cette République Une et Indivisible, et pour quel résultat ? Quel projet émergeant pour l’agriculture dans le Grand Niari ? Rien ! « Chemin d’Avenir », chemin caillouteux et d’exclusion pour ceux du Sud ! Après, vous pourrez toujours me dire que c’est anecdotique mais, le fait même que l’emblématique équipe des Diables Noirs soit dirigée par un fils Sassou, en dit long sur ce trait mal dissimulé de violenter des Hommes, d’anéantir des cultures affirmées, pour le seul but de demeurer incontesté. Le génocide des « AUTRES ».

Alors encore une fois, et avec naïveté si nécessaire, ma question est la suivante : « De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ? »

LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO. N’en déplaise aux émotionnels à courte vue, aux stratèges alambiqués, aux dormeurs éveillés, est la voie de l’altruisme. Celle de la reconnaissance de nos particularités achevées. On ne peut donc, d’un revers de main, la balayer comme ça, et continuer avec cette hypothèque que cela laisse planer, une Epée de Damoclès sur nos vies. OUI, car il y va de nos vies ! Notre PAIX et la réalisation de nos destins sont à ce prix. C’est cela l’essentiel : préserver la vie.

La solution préconisée par les Membres Signataires de la Requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo est un Acte politique fort que nul ne peut nier ni balayer d’un revers de main parce que c’est le seul acte authentique posé depuis l’Indépendance de la véritable République du Congo qui n’a jamais été que celle du Sud Congo du fait même du boycott de ceux du Nord le 28 novembre 1958. Il s’agit de mettre tout à plat afin de réinitialiser le Congo sur des bases saines et solides. Nous devons donc demeurer sereins. L’esprit libre, construire le Sud Congo.

En définitive, il restera à ceux de nos sœurs et frères du Nord épris de liberté et de bonne foi, d’assumer cette partition factuelle qu’on tente de masquer pour mieux assujettir, de se reconnaitre comme tel, s’organiser en une Assemblée Territoriale, prélude à la création d’un Etat au Nord de l’Etat du Sud Congo. « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Dixit Théophile Obenga).

Craignons alors que celle-ci, par rejet atavique de l’Etat du Sud Congo, ne vous devienne préjudiciable et funeste car vous aurez beaucoup plus à y perdre !

Seul un référendum sous l’égide de l’ONU au nom du droit international et du droit à l’autodétermination des Nations, comme l’est de fait la nation du Sud Congo, préservera le droit inaliénable à la vie du génome Kongo de tout le Sud Congo, apaisera le climat général dans tout le pays pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Un Congo qui n’intégrera plus les Territoires Nord Moyen-Congo, de la Léfini au Centrafrique, qui n’ont jamais été convertis par eux-mêmes en République. La SCISSION-PARTITION du Nord CONGO est juridiquement de fait depuis le 28 novembre 1958 par le défaut de sa Représentation Nationale. Il s’agit aujourd’hui en 2014 de prendre les devants en vue de préserver notre droit à la vie pour éviter d’autres « dossiers du Beach » en préparation car, après que le HCR ait remis au gouvernement Sassou en 1999 les 353 jeunes Kongo réfugiés en RDC, ils sont devenus un dossier nommé pudiquement "disparus du Beach". Nous ne voulons plus de cela. Nous ne voulons plus qu'on nous tue car les milices cobras ont pratiqué un génocide sur les Kongo avec 750 mille manquants à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris le 12 octobre 2014, capitale de la République Libre du Sud Congo

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Modeste Boukadia - Sud-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Modeste Boukadia Sud-Congo
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:09
ETAT DU SUD CONGO : A propos de l'expulsion de deux journalistes par le régime de Sassou Nguesso

Expulsion de deux journalistes du Congo :
Sadio Kanté-Morel et Elie Smi
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La situation actuellement délétère à Brazzaville, exige de nous adresser à vous, Peuple du Sud Congo, et de sensibiliser ceux de nos proches voisins du Nord. En moins d’une semaine, deux journalistes, Sadio Kanté-Morel et Elie Smith, ont été expulsés en dépit du droit et des lois que ce régime se targue d’être l’émanation.

Que ces deux journalistes trouvent ici notre compassion et notre soutien.

Ce n’est là, hélas, que le développement d’une situation qui ne nous étonne guère de la part de ce régime.

En effet, déjà dans l’indifférence des opposants attitrés, autoproclamés, labélisés officiels, 28 cadres et militants du CRDC avaient été enlevés chez eux le 21 août 2013 à 7h30 du matin et séquestrés pendant 9 mois sans jugement à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire. Après un faux-procès, le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", 14 ont été acquittés et 14 autres condamnés à 7 ans de prison ferme pour avoir exigé lors d’un meeting populaire un Gouvernement d’Union Nationale pour un changement de cap dans la gouvernance de ce pays. Ils ont été condamnés pour avoir exigé, devant la misère abyssale d’une population sans recours, sans secours, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale devant permettre, à tous, du Centre, du Nord, du Sud, de l’Est à l’Ouest, d’œuvrer enfin à l’édification d’une Nation qui n’aurait pas pour norme l’exclusion, la discrimination du Sud au profit du Nord, la vassalisation de ceux du Centre, de l’Est, de l’Ouest, ce qui est actuellement le cas et la norme d’aujourd’hui.

Cela aurait pu s’éterniser longtemps encore, si nous n’y avions mis fin en créant et proclamant l’État du Sud Congo en date du 14 Avril 2014.

Beaucoup se sont écriés. Les mêmes se sont souvenus soudain que nous devrions être Un et Indivisibles. Ce sont ceux-là même qui, hier encore, théorisaient la suprématie invasive des ressortissants du Nord sur ceux du Sud marginalisés, infantilisés, martyrisés, assassinés.

Ceux-là même qui s’étaient tus lors de la tragédie du Beach. Ceux-là même qui, en 1997, avaient avalisés le manque à l’appel de 750.000 ressortissants du Sud Congo. Ceux-là même qui, parce que cela arrangeait leurs desseins obscurs, se sont tus à la condamnation, à la déportation de MM.

- Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.
- Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.
- Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

Ceux-là même qui aujourd’hui, se lamentent de la disparité inégale du recensement tout en s’apprêtant de participer aux élections qui confirmeront ce corps électoral inique. Ceux-là, toujours eux, qui aujourd’hui se demandent jusqu’où ira ce régime après ces deux expulsions qui, pour aussi spectaculaires qu’elles soient, ne présument que très peu des tribulations à venir sur ces ”Autres“ que nous acceptons dorénavant à demeurer.

Nous, au Sud Congo, conscients d’avoir pris nos responsabilités, que nous assumons sans faillir, sans exclure, sans animosité primaire, c’est non sans inquiétudes que nous observons ce qu’il adviendra de nos sœurs, de nos frères, ressortissants du Nord, tout aussi épris de liberté mais pris au piège par ce régime qui pour se survivre à lui-même, devra nécessairement les exclure pour que ne demeure que le noyau tribal qui commandera à tous, sur ce qui leur reste de territoire.

De Ceux-ci, nous saurons avoir la compréhension à cet acte politique salvateur de la création et la proclamation de l’Etat du Nord Congo qui, à la lucidité alliera l’intégrité morale.

Vive l’Etat du Sud Congo.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 27 septembre 2014 – 11:16

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:07

SUD CONGO

Madame Clarisse AKOUALA parle. Ecoutons-la :

Voici une autre vidéo de Madame Clarisse AKOUALA qui parle des symboles de l’Etat du Sud Congo

https://www.youtube.com/watch?v=TQT_kHhJDxs&list=UUGk1Yyp2qD5yT8NN40OJIfQ

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 17:09
[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

23 août 2013 | Par Jecmaus

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 août 2013

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 AOÛT 2013 : Les cadres et les militants sont toujours dans les locaux de la gendarmerie de Km 4 et dans les locaux de la DGPN de Pointe-Noire.

22 AOÛT 2013 : Les responsables de la Police reconnaissent que les deux (2) militants du C.D.R.C. n’étaient pas détenteurs d’armes. Ni les cadres du C.D.R.C. ni les militants arrêtés n’ont commis ni infraction ni délits. De source policière, les deux militants ont déclarés :
« Nous avons manifesté parce que nous en avons marre. Le Président Sassou dans son discours ne s’est pas adressé à ceux qui souffrent, qui ne travaillent pas alors que nous avons terminé nos études depuis longtemps et nous sommes sur le carreau. Oui, nous voulions manifester pour demander la démission du gouvernement PCT, pour exiger un Gouvernement d’Union Nationale et une Conférence Nationale pour mettre les choses à plat. »
Cette contestation tuée dans l’œuf est l’œuvre des étudiants qui n’ont jamais travaillé et ont initié une manifestation parce que le discours de Sassou Nguesso ne nous a pas convaincu.

Les deux (2) armes montrées au public par la chaîne TPT1 appartenaient aux braqueurs sans lien avec le C.D.R.C.

D’après les services de Police, M. Sassou a ordonné que :
« Les deux (2) militants du C.D.R.C. ne devraient subir aucun mauvais traitement de quelque nature que ce soit et doivent être déférés à Brazzaville pour qu’ils répètent devant lui ce qu’ils ont dit » dans les locaux de la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale). »

22 AOÛT 2013 : La Télé-Congo a diffusé aux infos un grotesque montage montrant 2 militants du CDRC avec 2 armes alors que la population qui a assisté à l’arrestation dément avoir vu les armes lorsque les 2 militants du C.D.R.C. ont été arrêtés. C’est la présence de ces deux (2) qui justifie la rafle dont est victimes tous les cadres et militants du CDRC sur instruction du Préfet de Pointe-Noire à la région de gendarmerie de Pointe-Noire alors que le Commandant de la Gendarmerie Nationale a instruit son second, colonel de grade, de Pointe-Noire de libérer les militants et les cadres du C.D.R.C. Ce dernier reste sourd aux injonctions de son supérieur mais souhaite avant tout de discuter d’abord avec le Président du C.D.R.C.

Cette attitude du commandant de la région de gendarmerie de Pointe-Noire met l’armée en ébullition qui de fait s’est divisée en deux contre l’attitude du Préfet qui continue de maintenir les cadres et militants du C.D.R.C. en détention. Sassou Nguesso est allé se reposer en Espagne. Es-ce sur ses instructions que le CDRC se trouve dans le collimateur du Préfet de Pointe-Noire où le 29 juin dernier il avait tenu un Meeting monstre ?

21 AOÛT 2013 : Sur instruction du Préfet de Pointe-Noire, la gendarmerie a arrêté le vice-Président du CDRC, Sylvain MIAKAMONA, le Secrétaire général du Kouilou du CDRC, BIBILA, le fils du vice-Président, Syl MIAKAMONA, M. MAYALA Ruden et le sergent Alexandre MALONGA, accompagnant le Président du C.D.R.C. en visite privée. D’autres militants ont été interpellés, y compris une femme et un bébé de 8 mois, Mme TSIAKAKA Valentin et son bébé. Le motif invoqué par le Préfet non fondé : préparatif d’une insurrection.

En réalité, le Préfet a peur que la visite privée du président du C.D.R.C. à Pointe-Noire soit le point de départ d’une contestation populaire à l’image du Meeting du 29 juin qui avait rassemblé une immense foule. D’ailleurs de jeunes gens se sont immédiatement transportés au commissariat de Tié-Tié avec des pancartes DEMISSION DU GOUVERNEMENT parce que le discours du 12/08 dernier n’a pas répondu aux attentes des jeunes. Le commandant du commissariat de Police de Tié-Tié a expliqué aux policiers et a insisté :
« Les jeunes n’ont rien et c’est de leur droit de manifester ; ce n’est ni un délit ni une infraction. De plus, le C.D.R.C. est un parti politique dûment enregistré au Ministère de l’Intérieur, il a le droit de faire manifester ses militants. Il y a les opérations du recensement, alors il faut éviter les problèmes inutiles avec le Président Modeste Boukadia. »

Ayant appris l’arrestation de ces jeunes, des cadres du C.D.R.C. sont partis demander des explications et ils ont été à leur tour détenus au poste de la police centrale de Pointe-Noire. Le président Modeste BOUKADIA a joint les plus hautes autorités de la Police et de la Gendarmerie qui lui ont dit : « ils ne sont pas arrêtés, ils doivent signer leur procès-verbaux et ils seront libérés. Mais depuis hier, ils sont toujours détenus, les cadres au poste de la gendarmerie de Km4 et les autres au poste central de la police. »

A l’issue des arrestations la Police est revenue sur les lieux de son forfait où elle a procédé au pillage de la résidence, et de certaines maisons appartenant aux membres du C.D.R.C.
Selon nos informations dignes de foi, à la suite de l’arrestation des cadres du C.D.R.C., le ministre de l’Intérieur, M. Mboulou aurait remis sa démission avant que Denis SASSOU ne prenne son avion hier en direction de l’Espagne pour un congé bien mérité de 3 semaines !

Certaines supputations commencent à se faire jour : le C.D.R.C. doit être décapité à cause de son insistance sur la demande du Gouvernement d’Union Nationale et de la Conférence Nationale, comme évoqué au Meeting de Pointe-Noire ; de même, la dernière publication « Le PCT se doit de tirer les conséquences sur « l’affaire Isidore MVOUBA » a accéléré cette prise de décision au plus haut sommet de l’Etat.

UN GROS POINT D’INTERROGATION : Qui veut décapiter le C.D.R.C. en mettant ses cadres et ses militants en prison ? SASSOU serait-il celui qui a jeté la pierre et qui a caché sa main derrière le Préfet de Pointe-Noire alors que les autorités militaires et de la sécurité ont donné instruction au Préfet de faire libérer les cadres et les militants du C.D.R.C. pour éviter des drames inutiles ?

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