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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 06:49
[Congo-Brazzaville] Perspectives pour le Sud-Congo : 28 novembre 1958 - 20 novembre 2014

Ma profession de foi :

« Je ne suis pas la millième personne qui désirerait le pouvoir pour le pouvoir, mais bien au contraire, celle qui veut unifier pour l’avenir, celle qui veut faire évoluer les choses et les mentalités, pour le bien et la sécurité des Peuples. Mon but n’est pas la sédition, mais au contraire l’unification. A l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, nous pouvons, nous devons réunir des entités ethniques homogènes pour la stabilité de l’Afrique. Pour ce faire, en l’état et pour le Congo, la réalité nous commande la partition, à l’image de ce qu’elle aura été pour la Tchécoslovaquie. Ainsi émergeront les Etats-Unis d’Afrique Centrale. »

Ignorer l’histoire, c’est revivre les drames…

Vingt et un ans déjà que disparaissait de la carte de l'Europe la République de Tchécoslovaquie. Deux nations, la Tchéquie et la Slovaquie qui, en 1918, décidaient de vivre ensemble. En 1993, d’un commun accord, ils se séparaient pour vivre leur destin dans l'indépendance. Deux nouveaux Etats en résultèrent : la République de Tchéquie et la République de Slovaquie.

La République de Tchécoslovaquie née des ruines de l'empire austro-hongrois après la première Guerre mondiale se proclamait par elle-même le 28 octobre 1918 indépendante. Un petit Etat au centre de l'Europe qui allait devenir l'un des pays les plus développés et industrialisés avant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à ce qu’en 1948, les Communistes prennent le pouvoir sans savoir que faire si ce n’est d’assurer leurs propres revenus, en faisant subir aux autres le travail forcé.

En 1968, c’est le Printemps de Prague : tentative de réforme du système totalitaire aux abois ne sachant que faire pour garder leurs prébendes, suivit dans la même année, par l’occupation soviétique du pays pour éviter la contagion. S’en suivra unesombre période de normalisation qui ira jusqu'en 1989.

A partir de 1989, la Tchécoslovaquie se joint au courant européen d’un besoin salvateur de liberté qui conduira à la chute des régimes communistes en Europe. C'est la révolution de velours.

Le 1er janvier 1993, après leur choix fait en des termes démocratiques et consensuels, Prague devient la capitale de la Tchéquie et Bratislava, celle de la Slovaquie. Des indépendances qui auront à cœur de développer les économies internes de leurs Etats naissants en tenant compte des besoins sociaux de chacun de leurs Peuples.

Histoire de la République du Sud Congo : Notre Histoire

Août 1958. Demande expresse du Président de Gaulle auprès des dirigeants du Sud Moyen-Congo, et précisément à Fulbert Youlou lui-même, d’accepter le Nord Moyen-Congo, au nord de la Léfini, dans la future République du Congo en gestation, pour contrer le projet du MSA de Jacques Opangault d’aller siéger à Bangui avec Barthélémy Boganda, lui demandant en échange de voter favorablement le référendum du 28 septembre 1958 en échange d’une reconnaissance rapide de la République Autonome dans le cadre de la Communauté.

28 septembre 1958 : Vote favorable des Territoires Moyen Congo à l’adhésion dans la Communauté française créée par le référendum du 28 septembre du Président de Gaulle.

28 NOVEMBRE 1958 :

- Matin du28 Novembre 1958.C’est la date de la proclamation de la République du Congo, Une et Indivisible, qui aurait dû être l’union du Nord Moyen-Congo et du Sud Moyen-Congo, une union plus qu’éphémère qui ne dura qu’un simple matin, celui du 28 novembre 1958.

- Après-midi du 28 Novembre 1958. Si tous les députés Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo votèrent bien au matin du 28 novembre 1958 la création de la République du Congo, l’après-midi du même jour, les députés Nord Moyen-Congo du MSA de Jacques Opangault boycottèrent tous l’Assemblée Territoriale pour ne pas avoir à élire Fulbert Youlou premier Premier Ministre de la nouvelle République, ce qui revenait de fait à se partager et se séparer.

Ce qui veut dire que tous les députés du Nord, reniant leur vote du matin, annulaient leur reconnaissance de la République du Congo, et que l’actuelle République du Congo, Une et Indivisible, n’est jamais que celle du Sud Congo, sans le Septentrion du Nord-Léfini.

En définitive, seuls les membres de la représentation territoriale du Sud Moyen-Congo, regroupée au sein de l’UDDIA de Fulbert Youlou et du PPC de Félix Tchicaya, votèrent la mutation du statut juridique des territoires du Moyen-Congo en République du Congo qui ne peut par conséquent qu’être celle du Sud Congo en lui raccrochant le Nord pour satisfaire la demande du Président de Gaulle de façon telle que ce Nord n’a jamais été dans la République, et ne l’est toujours pas car, jusqu’à ce jour 28 Novembre 2014, aucun texte législatif, n’est venu corriger celui du vote du 28 Novembre 1958, texte voté in fine par les seuls députés du Sud. C’est le DROIT.

4 janvier 1959. Commencement des émeutes initiant un long cycle d'affrontements armés…

15 août 1960. L’indépendance de la République du Congo est proclamée sans modification des conditions du vote du 28 Novembre 1958.

13, 14 et 15 août 1963. Le pouvoir du Président Fulbert Youlou est contesté par les syndicats à la suite d’une augmentation des cotisations sociales, accusé de gabegie, de vol des deniers de l’Etat, de néo-colonialisme (France) et d’impérialisme (USA). Fulbert Youlou attire l’attention du Peuple en ces termes de façon prémonitoire : « les révolutionnaires vous mentent. Ils ne sont là que pour s’enrichir à votre dépend. Ils ne construiront pas le pays ». Manipulé et galvanisé par des slogans anti-impérialistes, le Peuple exige sa démission, chantant « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau… ». Fulbert Youlou remet de lui-même sa démission aux Forces Armées en leur ordonnant de ne pas tirer sur le Peuple. Ces trois jours deviennent les Trois Journées Glorieuses consacrant la révolution au Congo.

Notons, a postériori, l’erreur des syndicats qui n’avaient pas su percevoir dans les cotisations sociales une rémunération différée ; le débat ayant dû porter sur son intégration aux coûts salariaux, et non pas en déduction des salaires nets sous la pression du patronat colonial. Les syndicats se trompaient d’adversaire en ne demandant pas à Fulbert Youlou d’agir par décret pour intégrer ces cotisations dans le coût. Alphonse Massamba-Débat prend le pouvoir en revenant au statu quo antérieur ignorant le progrès du revenu différé.

1968. Coup d’État de Marien Ngouabi. Le Mouvement National de la Révolution (MNR), parti au pouvoir, est remplacé par le Conseil National de la Révolution (CNR) au nom « du socialisme scientifique ». Le Président Alphonse Massamba-Debat est débarqué par les révolutionnaires.

30 décembre 1969. Création du Parti Congolais du Travail (PCT) qui s'arroge le pouvoir de la totalité de la République du Congo en le prostituant en République Populaire du Congo : le parti dirigera désormais l’Etat ! Le Peuple qui pense à haut-niveau dans l’entreprenariat est commandé par le Peuple de moindre qualification, ce qui ne veut pas dire que ce dernier ne soit pas considéré bien au contraire, mais qu’il ne faut pas inverser les facteurs pour que les plus aptes puissent agir dans un cadre donné. C’est le début du règne de la marginalisation voire de la colonisation des ressortissants du Sud Congo par ceux-là mêmes qui n’ont jamais voulu de l’unité et de la continuité du territoire du Congo jusqu’au-delà du Nord de la Léfini.

A partir de 1970 vont se succéder les coups d’État, les assassinats, les épurations de cadres du Sud Congo dans toutes les administrations, les enlèvements, les gabegies financières, la spoliation des biens et des espaces de vie, l’acculturation, l’ostracisme, les velléités génocidaires. Tout ceci, sous la pression essentielle, dictatoriale, des cadres originaires du Nord Léfini.

De février à juin 1991. Tenue de la Conférence Nationale Souveraine pour tenter de colmater les fissures…et retrouver un équilibre entre le Nord et le Sud. La Conférence fut initiée à partir de Paris par la commission de réflexion ad hoc du MPC, dirigée par moi-même, en organisant la Première Marche de l’opposition de la Place Victor Hugo à l’Ambassade du Congo pour exiger la fin du monopartisme, du parti-Etat PCT, pour obtenir le pluralisme démocratique et l’alternance politique.

1992 - 1997. Malgré les élections démocratiques, rien n’y fait. L’intolérance ne connaît pas de répit. Les violences politiques se transforment en guerre contre les civils pour aboutir au coup d’Etat du 5 Juin 1997 avec ses prolongements et ses horreurs qui vont durer de 1997 à 2005,et dont Jean-Paul PIGASSE dira sur LCI : « on aurait pu s’en tirer avec moins de 2 000 morts ».

12 août 2014. Lors de son message à la nation, explicite envers ceux du Nord-Léfini, Denis Sassou confirme son rapport dominateur sur ces Autres, comme il nous nomme : les 750 000 ressortissants du Sud Congo manquent à l'appel ; les 350 jeunes gens « disparus du Beach », enfermés vivants puis jetés dans le fleuve Congo pour certains, jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs, pour d’autres ; les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo, en RDC ; les charniers de Mbanza-Ndounga, de Kibouéndé (Baratier), etc.

Il entérine sa vassalité de ces Autres : sur les 54 généraux de l'armée, 90 % sont du Nord et 65 % de ceux-ci sont de sa région ; sur les récents 500 étudiants envoyés à Cuba pour leurs études en médecine, 400 sont originaires du Nord ; en 2004, seuls 4 citoyens du Sud parmi les 84 envoyés se former à l'étranger pour gérer le port de Pointe-Noire.

Tout cela pour soumettre, assujettir, vassaliser, asservir, discriminer, coloniser, les AUTRES, faire des esclaves, comme bien clairement exprimé par Théophile Obenga, en 2001 : « […] Si les choses ne sont pas vus de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… »

14 avril 2014. Devant la menace d'une extermination programmée par le pouvoir autocratique et génocidaire des Mbochi d'Oyo, et constatant l'état de perdition de la nation Kongo, des Congolais scellent et signent à Paris, Terre des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’État du Sud Congo pour protéger le génome du Peuple du Sud Congo. Elle vise tout aussi à promouvoir, dans une continuité d'Esprit émancipateur du 28 novembre 1958, ce Congo, Un et Indivisible. Matrice de l’indivision conçue depuis la guerre contre les civils de juin 1997 à mars 2005 comme étant la domination du Grand Nord de Sassou sur le Sud Congo du peuple Kongo, de la Léfini à l’Océan.

30 avril 2014. Les Nations-Unies (ONU) prennent acte de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo. Au Nom du droit inaliénable des Peuples à l'Auto-détermination, il est maintenant question de la tenue du Référendum sous l'Egide de l'ONU, pour laisser la liberté au seul Peuple du Sud de se déterminer en toute conscience.

Voilà notre Histoire passée véritable. A nous d’en écrire les prochaines pages, à la faire évoluer autrement que la direction qui lui est imposée en ce moment, 56 ans après l’Acte Fondateur du 28 Novembre 1958 de la République Kongo du Sud Congo !

Perspectives pour l’instauration de la qualité de vie en République SUD CONGO

L’Afrique en général et le Sud Congo en particulier ont la population la plus jeune du monde. Plus de la moitié des Kongo ont moins de 25 ans. Des jeunes représentant l’avenir du Sud Congo de plus en plus nombreux et de moins en moins formés. Quels défis et quelles opportunités pour qu’ils participent pleinement au développement de leur Pays, le Sud Congo ?

Au nombre de nos défis, il y a celui prioritaire de l'Emploi. Pour le résoudre, nous allons créer le marché intérieur en développant la production. Il nous faut donc relever ce défi de l'industrialisation. L'impact premier de cette politique industrielle sera le levier idoine pour assurer à toute notre jeunesse active un revenu qui se dépensera dans ce marché. Nos opportunités pour ce défi majeur sont immenses. Il s'agit de mettre à disposition des outils et des moyens indispensables pour que notre jeunesse et nos jeunes deviennent les principaux acteurs de leur épanouissement, de notre développement. C'est le rôle que doit s'assigner le gouvernement du SUD CONGO.

Parmi les autres défis, il y a également celui de la stabilité. Aussi, la solution politique que nous proposons n'est pas la sédition, mais la mise en adéquation d'espaces culturels, sociologiques et ethniques homogènes. La mise en place de ces grands ensembles régionaux distincts mais coopérants, en participant in fine, à la réduction drastique de conflits et à l'efficience économique dans le tournant géostratégique qui se fait. Nous deviendrons, enfin, des partenaires crédibles, et non plus ces simples réservoirs à matières premières.

Ce n’est que par l’instauration d’un système de revenu immédiat et différé que l’on peut assurer la qualité de vie d’un peuple quel qu’il soit en général, et en particulier, pour le Sud Congo où, le gouvernement sera le garant dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la prévention sociale, de la formation professionnelle, des retraites, des pensions comme des soldes avec une revalorisation par rapport au niveau de vie et au statut social, la réhabilitation en grade et solde de nos soldats en fonction de leur classe. Sans oublier les indemnisations de toutes les victimes innocentes comme le font les gens en Nord-Léfini en protégeant les leurs.

Le projet de gouvernement auquel je m’attelle pour l’industrialisation du Congo et ses activités agricoles tiendra une place de choix permettant à l’ensemble de nos cadres qui sont à l’étranger de rentrer pour participer à la reconstruction du Sud Congo en leur offrant toutes les garanties, les revenus et les structures d’accueil propices à leur insertion dans le pays en lien avec leur formation, leur compétence et leur spécialité. Il est anormal que ces cadres n’exercent pas dans notre pays alors qu’en Europe ils sont sous-rémunérés. C’est pourquoi, il est indispensable dans un premier temps d’œuvrer à installer l’Etat Sud Congo, la République du Congo de nos Pères-Fondateurs, dans ses dimensions sociales, économiques et politiques pour l’installation de la démocratie, condition essentielle de création des Etats-Unis d’Afrique Centrale en tant que Marché Intérieur.

Notre initiative de partition, à l'instar de celle ayant conduit à la naissance de la Slovaquie et de la Tchéquie vise à la stabilité des Peuples et à la prospérité des deux Nations, nulle haine ne la sous-tend, aucun ressentiment ne l'anime, sinon le constat évident de l’impossibilité actuelle à cheminer ensemble sans fiançailles consenties, que chacun fasse sa régression face au crime.

C'est le motif de notre initiative de Référendum d'Auto-Détermination du Peuple du Sud Congo. Nous agissons dans le dessein de faire émerger enfin cette République Une et Indivisible qu’est effectivement la Nation Kongo de la République du Sud Congo dite République du Congo au souhait du Président de Gaulle, et pour laquelle tant d'Enfants, de Femmes et d'Hommes ont perdu la vie par le génocide de la colonisation Mbochi d’Oyo du fait de notre appartenance à ce Sud.

A l'instar de la Tchéquie et de la Slovaquie, nous bâtirons, dans la cordialité, la réciprocité équitable, la reconnaissance et la confiance avec ceux qui seront nos partenaires commerciaux.

"Comparaison n'est pas Raison", c'est vrai. Nous étions les premiers, sinon les seuls à mettre en garde notre Peuple contre les conclusions trop hâtives tirées des événements du Burkina Faso car la spécificité, qui est la nôtre avec le Congo sassouiste et ses génocides et ses crimes contre l’Humanité, et que le Burkina Faso n’a pas connu, induit la dimension de survie après génocide.

Les événements en cours au Faso laissent penser, comme nous l'avions analysé et exposé, à la récupération du pouvoir sur fond de sacrifice de Blaise Compaoré, président déchu. Mais de cela aussi, comment aurait-il pu en être autrement ? Ce pouvoir, comme celui qui sévit actuellement au Congo, a saturé les administrations de l’État de leurs affidés. Qu'un semblant de révolution se fasse, ce seront les mêmes castes qui seront reconduites, et c'est depuis 1968 que cela dure.

Aussi, rien à attendre de probant du pouvoir actuel de Sassou ou de celui qui, par un jeu de dupes, le remplacera dans le but non avoué de mieux préserver que les intérêts Mbochi d’Oyo.

De même, pour nous tous Kongo du Sud Congo, l’idée d’un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE n’est plus et ne saurait être jamais à l’ordre du jour dès lors que des membres du CDRC ont été arrêtés et sont encore embastillés et que moi-même suis condamné pour lui avoir proposé cette issue de sortie par la grande porte. C’est la confiance qui est en cause et qui nous oblige à voir en face ce génocide indélébile.

La date est solennelle. Le moment sera important. Il Vous appartiendra, Vous, Peuple du Sud Congo de choisir, par Référendum d’Auto-Détermination le monde que nous aurons à léguer à ceux qui vont suivre, entre l'esclavage et la liberté, entre la soumission et la dignité, entre la mendicité et la réalisation, entre la hauteur et la boue, entre la lucidité et le déni, entre la responsabilité et la démission, entre la prévarication et le labeur du travail, entre la juste répartition et la dissimulation frauduleuse, enfin entre Notre Survie et leurs viols consécutifs.

En ce 28 NOVEMBRE 2014, 56ème anniversaire de la création de l’Etat Congo du Sud Congo en pays ponténégrin, jamais nous ne devons oublier que nous sommes tous le produit de notre passé, mais aussi les visionnaires de notre avenir. Celui du Sud Congo. Soyez tous assurés de notre détermination sans faille quant à l’émergence du vaste projet qu’est notre CONGO NA BISO.

Vive la République du Congo.

Modeste BOUKADIA

Président du Conseil de la République Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, France : Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 28 novembre 2014.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:35
[Congo-Brazzaville] Communiqué de presse du CDRC à propos du document "Kongos : Nous allons prendre notre pouvoir"

#SudCongo A propos du document « Kongos : nous allons prendre notre pouvoir »

octobre 31, 2014 /

Communiqué de presse du C.D.R.C.

A PROPOS DU DOCUMENT « KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR »

Nous, Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, en sigle C.D.R.C., faisant partie des neuf Signataires à l’origine de la Requête déposée le 30 avril 2014 aux Nations-Unies (ONU) sur la Formation de l’Etat Sud-Congo, informons expressément le Peuple du Sud-Congo que le document intitulé « KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR » mis en ligne par Mr Robert Poaty Pangou sur http://brazza-news.com/robert-poaty-pangou-kongos-allons-prendre-notre-pouvoir-sommes-capable-gouverner/ le 30 octobre 2014, n’a jamais été soumis à l’approbation des membres Signataires de la Requête et n’engage que la responsabilité de son auteur agissant à titre personnel, et que cet appel ne saurait engager la responsabilité du Conseil National du Sud Congo (CNSC) qui est l’assemblée des 9 Signataires.

La majorité du Conseil déclare expressément privilégier la voie diplomatique par l’organisation d’un Référendum d’Auto-détermination en consultant le peuple du Sud Congo sous l’égide de l’ONU pour éviter toute confrontation nord-sud.

La teneur ce document, qui met en exergue des personnalités et une vision personnelle du futur fonctionnement de l’Etat du SUD CONGO, ne peut engager le SUD CONGO et par voie de conséquence les Membres Signataires de la Requête formant le CNSC dès lors où il n’est pas expressément indiqué que les personnalités citées ont donné l’aval de leur implication dans le processus de la mise en place de l’Etat du SUD CONGO et surtout que ce texte n’a jamais été soumis au Conseil National Sud Congo.

Nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences d’une telle publication de cet article que nous considérons inadéquate en mettant en danger la vie d’autrui et qui n’a jamais eu l’aval ni toute autre concertation du Conseil National Sud Congo.

Nous demandons expressément à l’auteur de cet article qu’il signifie là où il a été publié ou diffusé qu’il agit à titre personnel en n’engageant que sa propre responsabilité.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 31 octobre 2014 – 01:10

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REACTION DE M. JEAN-CLAUDE MAYIMA-MBEMBA

MISE AU POINT RELATIVE AU DOCUMENT

« KONGOS : NOUS ALLONS PRENDRE NOTRE POUVOIR »

de M. Robert Poaty Pangou

1) – Quand j'ai reçu ce document et après l'avoir parcouru, au regard de son contenu, je me suis dit : « c'est un brouillon qui sert de canevas de travail », donc un document à usage interne. Telle a été ma première impression.

2) – Malheureusement, quelques instants plus tard, je constate sa publication dans le site Internet de BrazzaNews (http://brazza-news.com/robert-poaty-pangou-kongos-allons-prendre-notre-pouvoir-sommes-capable-gouverner/), tel quel, sans corrections ni mise en forme plus acceptable.

Oui, en effet, je l'avoue, j'ai été très consterné. Consterné parce que je fais partie des Neufs Signataires et qu'à ce titre, que je le veuille ou non, les propos, les idées tenus ou émis dans le document de M. Robert Poaty Pangou m'engagent quelque part, bien que je n'aie pas été associé à son élaboration, encore moins consulté ne serait-ce que pour le fond et la forme. La collégialité chère à certains d'entre nous devrait y trouver son expression et sa matérialisation. Hélas !

L'autre question que je me pose est celle de savoir si, avant l'étalage et l'exposition à la place publique des noms de certaines personnalités civiles et militaires, ces personnes nommément citées ont-elles été consultées et ont-elles donné leur accord de principe ?

Par ailleurs, ma vie durant et me référant à ma modeste expérience politique, je n'ai jamais, je dis bien jamais, basé mon combat politique sur les individus, encore moins sur leur appartenance ethnique et/ou tribale. Je combats un système politique et ses méfaits comme le PCT, mais jamais les hommes en tant que tels. L'indexation de l'ethnie Téké dans le document, par M. Robert Poaty Pangou, me perturbe et m'indigne.

A ma connaissance, SUD-CONGO ne lutte pas contre les entités humaines, encore moins contre les ethnies ou les tribus. SUD-CONGO n'a pas la logique de coup d’État que, d'ailleurs, il dénonce avec vigueur.

En conséquence, au regard de ce qui précède, bien que Signataire de la Déclaration de l’État de Sud-Congo auprès de l'ONU, je me désolidarise du document publié par M. Robert Poaty Pangou à travers lequel je ne me reconnais pas du tout.

Aussi, dégageai-je ma responsabilité qui, de ce fait, n'engage que celle de son auteur.

Strasbourg, le 30 octobre 2014

Jean-Claude Mayima-Mbemba

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P.S. :

La présente mise au point sera diffusée partout où a été publié le document de M. Robert Poaty Pangou.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 22:08
(Congo-Brazzaville) Appel Solennel au Peuple du Sud Congo et aux Soeurs et Frères du Nord

SUD CONGO

octobre 19, 2014 /

Conférence de presse du 10 Juin 2014 aux Salons Hoche – Paris.

Peuple du Sud Congo,

Aux Sœurs et Frères du Nord,

Tout d’abord, je fais cette adresse aux intellectuels du Nord, de regarder avec lucidité non feinte, sans acrimonie dirigée, la réalité de la situation qui nous préoccupe aujourd’hui. Ne pas le faire, c’est démissionner de la responsabilité qui est la vôtre. Ne pas le faire, c’est accepter l’inéluctable et demain dire : "si l’on avait su…" Eh ! Maintenant : Vous savez ! Vous savez que :

  • C’est à vous qu’il incombe le devoir, l’absolue nécessité d’expliquer aux Sœurs et Frères du Nord que force est de constater que l’ex-République du Congo dite du Congo-Brazzaville que l’on présente comme "Une et Indivisible" résulte d’un mariage qui n’a, en définitive, jamais eu lieu entre les Territoires Nord Moyen Congo au-delà de la Léfini et les Territoires Sud Moyen Congo en deçà de la Léfini.

  • C’est à vous d’expliquer l’Histoire, celle de l’après-midi du 28 novembre 1958, lorsque les 22 députés du MSA avaient boycotté l’Assemblée Territoriale siégeant à Pointe-Noire, pour ne pas reconnaître la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée Nationale de la République du Congo et élire Fulbert Youlou avec transfert de son siège de Pointe-Noire à Mfoa dénommé Brazzaville.

  • C’est à vous d’expliquer que la genèse de ce mouvement sournois mené depuis, contre les ressortissants du Sud Congo, qui est seule à l’origine de l’hécatombe culturelle, cultuelle, sociale, sociétale et politique, que vous vous plaisez tant à décrire, en taisant l’essentiel et sans en tirer les conséquences : la partition !

Aussi, de quelle République "Une et Indivisible" parle-t-on à Ceux qui y croient ? Peut-on se dire UNIS, alors que le consentement initial n’a jamais eu lieu ? Quelles chances et sur quelles bases préserver la vie et la sécurité des personnes et des biens dans chacun de nos Territoires lorsque le climat politique est devenu totalement malsain par la dominance de l’un pratiquant un génocide atroce sur l’autre ?

Aussi, en dépit de nos obscures volontés conciliatrices, rendons nous à l’évidence la plus élémentaire : la colle qui devait UNIR le Nord Moyen Congo et le Sud Moyen Congo n’avait pas prise et n’a jamais prise !

L’UNION ne s’est jamais faite avant de recourir à la programmation et à la réalisation manichéen, méthodique de son génocide pour mieux le spolier. Le mariage n’a donc pas eu lieu entre le Nord Moyen-Congo et le Sud Moyen-Congo. Parce que pour s’unir, il faut être au moins deux, librement, sans phagocyter l’autre.

Comment peut-on donc continuer à se prévaloir Président d’une République "Une et Indivisible" par la ségrégation, la force sans intelligence, sinon machiavélique ?

Comment peut-on chanter les louanges de l’Unité alors que l’on perpétue le dessein de ceux qui se sont opposés à sa naissance ?

Comment peut-on encore, tuer, massacrer, assujettir, avilir en se prévalant d’une Unité et d’une Indivisibilité entre Territoires jamais unis, si ce n’est par le génocide du nord pratiqué au sud ?

Comment peut-on encore être Maître des milices paramilitaires et autres cobras, ayant pratiqué l’extermination de 750 000 Congolais du Sud Congo, ayant sans humanisme aucun, sans Etat d’âme, enfermés vivants dans des containers, jetés dans le fleuve pour certains, dans des trous, arrosés d’essence puis brûlés vivants pour d’autres, demander aux parents survivants de ces 353 martyrs de vous porter aux nues ?

Comment peut-on encore trouver des défenseurs de tels méfaits chez nos Frères et Sœurs du Nord qui se réclament de l’illusoire Unité qu’il n’y eut jamais aucune Union légitime ?

Comment peut-on encore continuer à se prévaloir Président d’une République "Une et Indivisible", établie par la force d’un génocide, Pays dont les ressortissants viennent de faire renaître l’Etat du Sud Congo en se fondant sur les actes des Pères Fondateurs, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, de 1958 par dépôt d’une Requête de déclaration aux Nations Unies le 30 avril 2014 et demande à l’ONU sous son Egide d’organiser un référendum de libération-partition au sud Congo ?

J’en appelle aux Sœurs et les Frères du Nord d’accepter avec apaisement la réalité de notre Histoire pour enfin la compléter par l’édification de l’Etat Nord Sangha à convertir par Vous en République, ce qui n’a jamais été fait, de manière claire, non ambigüe et non sournoise, contrairement à celle du pouvoir de clan d’Oyo qui pratique l’ostracisme, le népotisme, la discrimination et l’arbitraire tout azimut même à l’égard de nombre de ressortissants du Nord.

C’est à cette seule aune que vous vous libérerez du pouvoir du clan d’Oyo qui a annihilé vos consciences. Cette à cette aune que reposeront en paix, et vous seront reconnaissants, tous ceux que ce pouvoir, ce système, a massacré en votre nom, la perspective l’exige.

Sinon, il serait à craindre qu’en dépit des campagnes de non-modification de sa Constitution, qui malgré tout se fera, en dépit des solutions légalistes dans la continuité du système actuel, Vous, et Vous seuls, serez les prochaines victimes, les prochaines cibles, si ce n’est déjà en cours, pour que son "futur protégé" gouverne le Nord dans la paix dévolue aux cimetières.

Cette éclosion d’un Etat du Nord Sangha, voisin à celui du Sud Congo, permettra à nos enfants et petits-enfants, s’ils le veulent, et il suffit que les conditions soient réunies, d’œuvrer plus tard pour cheminer ensemble, un jour. Pour édifier la véritable République Une et Indivisible, comme il a été rêvé par nos Pères. Parce que ce sera par consentement mutuel, par reconnaissance de l’autre comme tel, parce que tous les citoyens seront alors égaux en droit et en devoir.

Attelons-nous à construire nos deux Etats souverains construire nos deux Etats souverains, l’image de la Tchéco-Slovaquie, nous convient ; nous pourrons ainsi faire l’économie de tout déchirement ultérieur inutile.

C’est la seule solution pour sortir de cette République fictive soi-disant "Une et Indivisible" à sens unique qui n’a jamais été unie, source de toutes dissensions entre Nord et Sud.

Pour se consacrer aux problèmes nombreux qui se posent à nos Peuples respectifs : accès à l’eau et l’électricité, accès à la santé et aux services sociaux, accès à l’éducation et à la formation professionnelle ; construction des routes en lien avec la création des entreprises pour l’Emploi des jeunes, indemnisation des victimes, paiement des retraites ; revalorisation des carrières administratives et militaires en fonction des classes. Bref, pour satisfaire leurs besoins sociaux et économiques. Nos deux Etats souverains consolidés sur la confiance seront le fer de lance de la création des Etats-Unis d’Afrique Centrale car pour s’Unir faut-il qu’il y ait encore de vrais Etats à Unir. Le vaste marché tant attendu par les partenaires.

J’appelle de nouveau le PEUPLE DU SUD CONGO au calme. De ne pas céder aux provocations inutiles en lien avec la modification de Sa Constitution par voie de Congrès. Je réitère que pour la PAIX DE TOUS, pour préserver la vie et la sécurité des personnes et des biens dans chacun de nos Territoires, pour éviter des drames inutiles tant au Nord Sangha qu’au Sud Congo, attendons avec sérénité le REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION sous l’égide de l’ONU.

Comme indiqué ici pour l’existence de l’Etat du Sud Congo :

http://sudcongo.wordpress.com/2014/10/12/sudcongo-referendum-de-partition-pour-le-sud-congo/

Merci,

Que vive l’Etat du Sud Congo !

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris le 16 octobre 2014, capitale de la République Libre du Sud Congo

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:53
(Congo-Brazzaville) Référendum de partition pour le Sud Congo

L’Union suppose un consentement mutuel librement consenti.

« La République "Une et Indivisible" n’est autre que la République Sud Moyen-Congo c’est-à-dire l’Etat du Sud Congo. Sous l’égide de l’ONU, donnons la liberté au seul Peuple du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan Atlantique, de décider de son avenir en confirmant ou non sa République Une et Indivisible votée par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 en siégeant à Pointe-Noire, ayant transféré son siège à Mfoa.

Pour le Sud Congo, il s’agit d’une libération nationale de la colonisation claire noire établie par les milices cobras à l’instigation du cobra Sassou ayant conduit au génocide de trois quarts de million des Congolais du sud, que Denis Sassou désigne par les "AUTRES", entre 1998 et 2005, après la rébellion armée de ces mêmes milices envers le Président Lissouba en 1997.

Au nom du droit à l’autodétermination des Peuples, qu’un référendum soit organisé sous l’égide de l’ONU et d’une force internationale pour confirmer ou non la scission des Territoires Moyen-Congo depuis le 28 novembre 1958 ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 – Salons Hoche Paris

L’EXISTENCE DE L’ETAT DU SUD CONGO est devenue inéluctable pour tous. Aussi, de quelle « République Une et Indivisible » parlent les politiciens du PCT et toutes sortes de gens qui oublient toujours sciemment que, finalement, il ne s’agit dans les faits que de la République Sud-Congo votée par les seuls députés du Sud, cela de la Léfini à l’Océan Atlantique, en dépit de toutes considérations factuelles sur les relations tribalo-ethniques qu’ils ont théorisées et appliquées, sur un Nord qui doit avoir prééminence et pouvoir sur un Sud vassalisé, embrayent pour promouvoir avec émotion feinte, encore une fois, le discours d’une « République Une et Indivisible » que jusqu’ici rien ni personne n’a réussi à en faire la démonstration effective ?

UN PEU D’HISTOIRE, LA VRAIE. Les faits, pas ceux que le PCT a travesti. Non, celle qui traduit la réalité. Elle nous le dit sans ambages. Quand on parle de « République Une et Indivisible », il ne s’agit rien d’autre que de « celle du 28 novembre 1958, convertie au matin à 11h30 par un vote de tous les députés du Sud, tous partisans de Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, d’une part, et de tous les députés du Nord, tous MSA sous la bannière de Jacques Opangault, d’autre part. » Cette République Une et Indivisible était morte, aussitôt née, parce qu’elle ne fut jamais entérinée par les députés du Nord qui boycottèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe-Noire dans l’après-midi du 28 novembre, ne reconnaissant pas de facto la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée Nationale de la République du Congo.

Ce boycott mûrement réfléchi par Jacques Opangault, afin de s’opposer aux députés youlistes du Sud, annulait de fait leur reconnaissance de la République Une et Indivisible. Mûrement réfléchi parce qu’au lendemain de ce boycott, la position de la veille fut confirmée par l’organisation d’une Assemblée territoriale où seuls siégeaient les députés du MSA, représentant la partie septentrionale de cette République Une et Indivisible dont nombreux, par méconnaissance, se font les chantres aujourd’hui ! En se réunissant entre soi, ceux du Nord et en déclarant nulle la décision de la veille prise par la Représentation Nationale à l’unanimité à 11H30, le MSA de Jacques Opangault et ses députés invalidaient sans autre forme de procès l’idée de continuité territoriale du Sud jusqu’au Nord.

AUTREMENT DIT POUR BIEN SE FAIRE COMPRENDRE : La colle qui devait UNIR le Nord Moyen Congo et le Sud Moyen Congo n’avait pas pris et n’a jamais pris. Ce qui veut dire que l’UNION ne s’était pas faite. Le mariage n’avait donc pas eu lieu entre le Nord Moyen-Congo et le Sud Moyen-Congo. Parce que pour s’unir, il faut être au moins deux pour le consentir !

A ne pas s’y tromper, les nombreuses situations d’exclusion et de prédation, que vit le Sud Congo aujourd’hui trouvent leurs origines dans cet entre soi proclamé par Jacques Opangault, soutenu par les députés du MSA et les populations du Nord Moyen Congo qu’ils représentaient. Nous vivons donc sur des non-dits et des malentendus historiques dont les conséquences, innombrables, expliquent ces mouvements de domination en apparence erratiques, mais en réalité, stratégiques, qui ne s’arrêteront qu’avec de la hauteur et de la sagesse en repartant aux origines de cette scission de fait.

En conséquence, en droit constitutionnel, quand on évoque la « République Une et Indivisible », il ne s’agit que de la République Sud Moyen-Congo autrement dit l’Etat Sud-Congo. Ce qui entraine une autre conséquence juridique : les ressortissants en Nord Léfini ne peuvent prétendre à la nationalité congolaise que dans le cadre d’une reconnaissance mutuelle Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo, une désignation issue de la colonisation blanche alors que le Nord Léfini n’a jamais porté l’ethnonyme Kongo dont est issue l’écriture Congo par le biais des Européens. Les ressortissants Sud Léfini ne se qualifiant de Congolais qu’en association avec le Nord Léfini, mais qui, seuls, dans le cadre de la République du Sud Congo du sud de la Léfini à l’Océan Atlantique, se nomment Kongo, et non Congolais, ethnonyme d’origine européenne.

Nous en sommes encore-là, en dépit de piteux textes de replâtrage, sans adhésion profonde de nos sœurs et frères du Nord.

DE LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO UNE ET INDIVISIBLE. De ce qui suit, chers compatriotes du Sud Congo, mais à vous aussi, bien disposés et humanistes sœurs et frères du Nord, vous comprendrez que nous sommes à la croisée des chemins : un pas de plus dans le conservatisme actuel, et vous serez un jour, très prochain, contraints de sortir de l’ambigüité à vos seuls dépends. Un pas, le premier à l’endroit de la bifurcation initiale, et demain peut-être, à l’impossible nul n’étant tenu, nous serons au moins deux à consentir à l’Union.

Personnellement interpellé sur ces faits, sur cette « République du Congo qui aura toujours été, Une et Indivisible et qui devrait le rester ! », s’est alors posé au plus profond de moi, en termes de droit, la question de cette foi inexpliquée et inébranlable en cette Unité, en cette Indivisibilité, proclamées haut et fort, alors que les moindres faits nous-en font l’évidente démonstration contraire.

Ce déficit dans la République Une et indivisible, s’alimentant de l’exclusion de ceux du Sud sur leur propre territoire, trouve toute son acuité lorsqu’on se penche sur le fonctionnement de cette dite République Une et Indivisible dont se prévalent ses fossoyeurs d’hier.

Les disparités dans les nominations politiques et/ou administratives sur le dit territoire de la République Une et Indivisible en sont une illustration flagrante. Depuis que le PCT a fait main-basse sur les accords signés par les seuls Tchicaya, Youlou et Tchitchelle, il ne s’est jamais trouvé un ressortissant du Sud élu au Nord alors qu’Aimé E. Yoka, est lui, député de Vindza.

Qui donc, du peuple du Nord, ou de ses dirigeants qui aujourd’hui disent se battre en leur nom, ont consciemment, sinon avec approbation tacite, validé cet état de fait, cette stratégie de dévalorisation des Hommes, d’appropriation de l’espace et des richesses. Qui de ce peuple du Nord, dans le silence de sa conscience, donnant un blanc-seing à ce pouvoir criminel, sans murmure, sans indignation, sans référence à l’Indivisibilité du pays, sans Humanisme, aura permis cet avilissement de l’Homme, parce que du Sud ? Qui donc de ce peuple, sachant que se tramait au Sud le génocide de ces « AUTRES » que finalement nous avons maintenant choisi de demeurer, s’est écrié STOP ? Quelle voix donc, au Nord de cette dite République Une et Indivisible ad-vitam-æternam s’est avisée de proclamer : Pas en notre nom ! Hélas, aucune ! Un silence sépulcral et complice aux massacres de ces « AUTRES. »

Aucune voix, et même aujourd’hui encore, pour reconnaitre devant tous et pour dire, NON, à ce qui s’est passé, s’est perpétré au su de tous, au nom de cette Unité et cette Indivisibilité qui, à ces « Autres » que nous sommes, ne tolérait, ne tolère, et ne tolérera que soumission et avilissement… Quelle voix, au Nord de cette République Une et indivisible pour dénoncer l’impunité affichée du Cobra noir ?

D’où la réflexion : "De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ?" (http://sudcongo.wordpress.com/ ou http://musitsundi.wordpress.com/ ou Le cobra noir et le génocide des "AUTRES".

Combien nous aura coûté l’embellissement de la ville d’Oyo, et pour quelle utilité stratégique nationale ? Et par comparaison, quels investissements stratégiques et humains pour la municipalisation de la ville de Pointe-Noire, capitale de cette République Une et Indivisible, et pour quel résultat ? Quel projet émergeant pour l’agriculture dans le Grand Niari ? Rien ! « Chemin d’Avenir », chemin caillouteux et d’exclusion pour ceux du Sud ! Après, vous pourrez toujours me dire que c’est anecdotique mais, le fait même que l’emblématique équipe des Diables Noirs soit dirigée par un fils Sassou, en dit long sur ce trait mal dissimulé de violenter des Hommes, d’anéantir des cultures affirmées, pour le seul but de demeurer incontesté. Le génocide des « AUTRES ».

Alors encore une fois, et avec naïveté si nécessaire, ma question est la suivante : « De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ? »

LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO. N’en déplaise aux émotionnels à courte vue, aux stratèges alambiqués, aux dormeurs éveillés, est la voie de l’altruisme. Celle de la reconnaissance de nos particularités achevées. On ne peut donc, d’un revers de main, la balayer comme ça, et continuer avec cette hypothèque que cela laisse planer, une Epée de Damoclès sur nos vies. OUI, car il y va de nos vies ! Notre PAIX et la réalisation de nos destins sont à ce prix. C’est cela l’essentiel : préserver la vie.

La solution préconisée par les Membres Signataires de la Requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo est un Acte politique fort que nul ne peut nier ni balayer d’un revers de main parce que c’est le seul acte authentique posé depuis l’Indépendance de la véritable République du Congo qui n’a jamais été que celle du Sud Congo du fait même du boycott de ceux du Nord le 28 novembre 1958. Il s’agit de mettre tout à plat afin de réinitialiser le Congo sur des bases saines et solides. Nous devons donc demeurer sereins. L’esprit libre, construire le Sud Congo.

En définitive, il restera à ceux de nos sœurs et frères du Nord épris de liberté et de bonne foi, d’assumer cette partition factuelle qu’on tente de masquer pour mieux assujettir, de se reconnaitre comme tel, s’organiser en une Assemblée Territoriale, prélude à la création d’un Etat au Nord de l’Etat du Sud Congo. « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Dixit Théophile Obenga).

Craignons alors que celle-ci, par rejet atavique de l’Etat du Sud Congo, ne vous devienne préjudiciable et funeste car vous aurez beaucoup plus à y perdre !

Seul un référendum sous l’égide de l’ONU au nom du droit international et du droit à l’autodétermination des Nations, comme l’est de fait la nation du Sud Congo, préservera le droit inaliénable à la vie du génome Kongo de tout le Sud Congo, apaisera le climat général dans tout le pays pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Un Congo qui n’intégrera plus les Territoires Nord Moyen-Congo, de la Léfini au Centrafrique, qui n’ont jamais été convertis par eux-mêmes en République. La SCISSION-PARTITION du Nord CONGO est juridiquement de fait depuis le 28 novembre 1958 par le défaut de sa Représentation Nationale. Il s’agit aujourd’hui en 2014 de prendre les devants en vue de préserver notre droit à la vie pour éviter d’autres « dossiers du Beach » en préparation car, après que le HCR ait remis au gouvernement Sassou en 1999 les 353 jeunes Kongo réfugiés en RDC, ils sont devenus un dossier nommé pudiquement "disparus du Beach". Nous ne voulons plus de cela. Nous ne voulons plus qu'on nous tue car les milices cobras ont pratiqué un génocide sur les Kongo avec 750 mille manquants à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris le 12 octobre 2014, capitale de la République Libre du Sud Congo

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Modeste Boukadia - Sud-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Modeste Boukadia Sud-Congo
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:09
ETAT DU SUD CONGO : A propos de l'expulsion de deux journalistes par le régime de Sassou Nguesso

Expulsion de deux journalistes du Congo :
Sadio Kanté-Morel et Elie Smi
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La situation actuellement délétère à Brazzaville, exige de nous adresser à vous, Peuple du Sud Congo, et de sensibiliser ceux de nos proches voisins du Nord. En moins d’une semaine, deux journalistes, Sadio Kanté-Morel et Elie Smith, ont été expulsés en dépit du droit et des lois que ce régime se targue d’être l’émanation.

Que ces deux journalistes trouvent ici notre compassion et notre soutien.

Ce n’est là, hélas, que le développement d’une situation qui ne nous étonne guère de la part de ce régime.

En effet, déjà dans l’indifférence des opposants attitrés, autoproclamés, labélisés officiels, 28 cadres et militants du CRDC avaient été enlevés chez eux le 21 août 2013 à 7h30 du matin et séquestrés pendant 9 mois sans jugement à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire. Après un faux-procès, le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", 14 ont été acquittés et 14 autres condamnés à 7 ans de prison ferme pour avoir exigé lors d’un meeting populaire un Gouvernement d’Union Nationale pour un changement de cap dans la gouvernance de ce pays. Ils ont été condamnés pour avoir exigé, devant la misère abyssale d’une population sans recours, sans secours, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale devant permettre, à tous, du Centre, du Nord, du Sud, de l’Est à l’Ouest, d’œuvrer enfin à l’édification d’une Nation qui n’aurait pas pour norme l’exclusion, la discrimination du Sud au profit du Nord, la vassalisation de ceux du Centre, de l’Est, de l’Ouest, ce qui est actuellement le cas et la norme d’aujourd’hui.

Cela aurait pu s’éterniser longtemps encore, si nous n’y avions mis fin en créant et proclamant l’État du Sud Congo en date du 14 Avril 2014.

Beaucoup se sont écriés. Les mêmes se sont souvenus soudain que nous devrions être Un et Indivisibles. Ce sont ceux-là même qui, hier encore, théorisaient la suprématie invasive des ressortissants du Nord sur ceux du Sud marginalisés, infantilisés, martyrisés, assassinés.

Ceux-là même qui s’étaient tus lors de la tragédie du Beach. Ceux-là même qui, en 1997, avaient avalisés le manque à l’appel de 750.000 ressortissants du Sud Congo. Ceux-là même qui, parce que cela arrangeait leurs desseins obscurs, se sont tus à la condamnation, à la déportation de MM.

- Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.
- Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.
- Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

Ceux-là même qui aujourd’hui, se lamentent de la disparité inégale du recensement tout en s’apprêtant de participer aux élections qui confirmeront ce corps électoral inique. Ceux-là, toujours eux, qui aujourd’hui se demandent jusqu’où ira ce régime après ces deux expulsions qui, pour aussi spectaculaires qu’elles soient, ne présument que très peu des tribulations à venir sur ces ”Autres“ que nous acceptons dorénavant à demeurer.

Nous, au Sud Congo, conscients d’avoir pris nos responsabilités, que nous assumons sans faillir, sans exclure, sans animosité primaire, c’est non sans inquiétudes que nous observons ce qu’il adviendra de nos sœurs, de nos frères, ressortissants du Nord, tout aussi épris de liberté mais pris au piège par ce régime qui pour se survivre à lui-même, devra nécessairement les exclure pour que ne demeure que le noyau tribal qui commandera à tous, sur ce qui leur reste de territoire.

De Ceux-ci, nous saurons avoir la compréhension à cet acte politique salvateur de la création et la proclamation de l’Etat du Nord Congo qui, à la lucidité alliera l’intégrité morale.

Vive l’Etat du Sud Congo.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 27 septembre 2014 – 11:16

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:07

SUD CONGO

Madame Clarisse AKOUALA parle. Ecoutons-la :

Voici une autre vidéo de Madame Clarisse AKOUALA qui parle des symboles de l’Etat du Sud Congo

https://www.youtube.com/watch?v=TQT_kHhJDxs&list=UUGk1Yyp2qD5yT8NN40OJIfQ

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 17:09
[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

23 août 2013 | Par Jecmaus

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 août 2013

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 AOÛT 2013 : Les cadres et les militants sont toujours dans les locaux de la gendarmerie de Km 4 et dans les locaux de la DGPN de Pointe-Noire.

22 AOÛT 2013 : Les responsables de la Police reconnaissent que les deux (2) militants du C.D.R.C. n’étaient pas détenteurs d’armes. Ni les cadres du C.D.R.C. ni les militants arrêtés n’ont commis ni infraction ni délits. De source policière, les deux militants ont déclarés :
« Nous avons manifesté parce que nous en avons marre. Le Président Sassou dans son discours ne s’est pas adressé à ceux qui souffrent, qui ne travaillent pas alors que nous avons terminé nos études depuis longtemps et nous sommes sur le carreau. Oui, nous voulions manifester pour demander la démission du gouvernement PCT, pour exiger un Gouvernement d’Union Nationale et une Conférence Nationale pour mettre les choses à plat. »
Cette contestation tuée dans l’œuf est l’œuvre des étudiants qui n’ont jamais travaillé et ont initié une manifestation parce que le discours de Sassou Nguesso ne nous a pas convaincu.

Les deux (2) armes montrées au public par la chaîne TPT1 appartenaient aux braqueurs sans lien avec le C.D.R.C.

D’après les services de Police, M. Sassou a ordonné que :
« Les deux (2) militants du C.D.R.C. ne devraient subir aucun mauvais traitement de quelque nature que ce soit et doivent être déférés à Brazzaville pour qu’ils répètent devant lui ce qu’ils ont dit » dans les locaux de la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale). »

22 AOÛT 2013 : La Télé-Congo a diffusé aux infos un grotesque montage montrant 2 militants du CDRC avec 2 armes alors que la population qui a assisté à l’arrestation dément avoir vu les armes lorsque les 2 militants du C.D.R.C. ont été arrêtés. C’est la présence de ces deux (2) qui justifie la rafle dont est victimes tous les cadres et militants du CDRC sur instruction du Préfet de Pointe-Noire à la région de gendarmerie de Pointe-Noire alors que le Commandant de la Gendarmerie Nationale a instruit son second, colonel de grade, de Pointe-Noire de libérer les militants et les cadres du C.D.R.C. Ce dernier reste sourd aux injonctions de son supérieur mais souhaite avant tout de discuter d’abord avec le Président du C.D.R.C.

Cette attitude du commandant de la région de gendarmerie de Pointe-Noire met l’armée en ébullition qui de fait s’est divisée en deux contre l’attitude du Préfet qui continue de maintenir les cadres et militants du C.D.R.C. en détention. Sassou Nguesso est allé se reposer en Espagne. Es-ce sur ses instructions que le CDRC se trouve dans le collimateur du Préfet de Pointe-Noire où le 29 juin dernier il avait tenu un Meeting monstre ?

21 AOÛT 2013 : Sur instruction du Préfet de Pointe-Noire, la gendarmerie a arrêté le vice-Président du CDRC, Sylvain MIAKAMONA, le Secrétaire général du Kouilou du CDRC, BIBILA, le fils du vice-Président, Syl MIAKAMONA, M. MAYALA Ruden et le sergent Alexandre MALONGA, accompagnant le Président du C.D.R.C. en visite privée. D’autres militants ont été interpellés, y compris une femme et un bébé de 8 mois, Mme TSIAKAKA Valentin et son bébé. Le motif invoqué par le Préfet non fondé : préparatif d’une insurrection.

En réalité, le Préfet a peur que la visite privée du président du C.D.R.C. à Pointe-Noire soit le point de départ d’une contestation populaire à l’image du Meeting du 29 juin qui avait rassemblé une immense foule. D’ailleurs de jeunes gens se sont immédiatement transportés au commissariat de Tié-Tié avec des pancartes DEMISSION DU GOUVERNEMENT parce que le discours du 12/08 dernier n’a pas répondu aux attentes des jeunes. Le commandant du commissariat de Police de Tié-Tié a expliqué aux policiers et a insisté :
« Les jeunes n’ont rien et c’est de leur droit de manifester ; ce n’est ni un délit ni une infraction. De plus, le C.D.R.C. est un parti politique dûment enregistré au Ministère de l’Intérieur, il a le droit de faire manifester ses militants. Il y a les opérations du recensement, alors il faut éviter les problèmes inutiles avec le Président Modeste Boukadia. »

Ayant appris l’arrestation de ces jeunes, des cadres du C.D.R.C. sont partis demander des explications et ils ont été à leur tour détenus au poste de la police centrale de Pointe-Noire. Le président Modeste BOUKADIA a joint les plus hautes autorités de la Police et de la Gendarmerie qui lui ont dit : « ils ne sont pas arrêtés, ils doivent signer leur procès-verbaux et ils seront libérés. Mais depuis hier, ils sont toujours détenus, les cadres au poste de la gendarmerie de Km4 et les autres au poste central de la police. »

A l’issue des arrestations la Police est revenue sur les lieux de son forfait où elle a procédé au pillage de la résidence, et de certaines maisons appartenant aux membres du C.D.R.C.
Selon nos informations dignes de foi, à la suite de l’arrestation des cadres du C.D.R.C., le ministre de l’Intérieur, M. Mboulou aurait remis sa démission avant que Denis SASSOU ne prenne son avion hier en direction de l’Espagne pour un congé bien mérité de 3 semaines !

Certaines supputations commencent à se faire jour : le C.D.R.C. doit être décapité à cause de son insistance sur la demande du Gouvernement d’Union Nationale et de la Conférence Nationale, comme évoqué au Meeting de Pointe-Noire ; de même, la dernière publication « Le PCT se doit de tirer les conséquences sur « l’affaire Isidore MVOUBA » a accéléré cette prise de décision au plus haut sommet de l’Etat.

UN GROS POINT D’INTERROGATION : Qui veut décapiter le C.D.R.C. en mettant ses cadres et ses militants en prison ? SASSOU serait-il celui qui a jeté la pierre et qui a caché sa main derrière le Préfet de Pointe-Noire alors que les autorités militaires et de la sécurité ont donné instruction au Préfet de faire libérer les cadres et les militants du C.D.R.C. pour éviter des drames inutiles ?

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