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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:12
République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations...

Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles. Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires...

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée.

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations.

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

« Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes », a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

SOURCE : AMNESTY INTERNATIONAL

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:05
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO demande aux opérateurs de téléphonie de couper les SMS et INTERNET à partir du 20 mars 2016

On ne change pas les méthodes qui marchent, même lorsqu’elles sont criminelles et mortifères peut-on dire, à la lecture de la circulaire du 18 mars 2016 de M. Raymond Zéphirin MBOULOU, ministre de l’intérieur du dictateur congolais SASSOU-NGUESSO, exigeant aux opérateurs de téléphonie de restreindre les communications électroniques sur tout le territoire congolais.

Tous les signaux des radios étrangères, RFI, BBC…seront également coupés afin que ne soit pas relayée l’information sur les graves violations des droits humains planifiés à partir de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le gouvernement du tyran congolais avait déjà coupé les communications téléphoniques et électroniques pendant la désobéissance civile déclenchée le 20 octobre 2015 par l’opposition ce qui avait permis au pouvoir de Brazzaville de massacrer les manifestants à huis clos.

Toutes ces mesures de la dictature congolaise aux abois ne font que renforcer la détermination du peuple congolais qui n’acceptera pas que Sassou-NGuesso se perpétue au pouvoir au-delà du 20 mars 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:51
(Congo-Brazzaville) La République du Congo-Brazzaville n'existe plus, place à la République PCT

Appel à tous les économistes et spécialistes de la monnaie !

A tous les spécialistes des domaines de l'économie, de la finance et de la monnaie de mener une enquête au niveau de la Banque des Etats d'Afrique Centrale et de confirmer si ces Billets de banque estampillés "PCT" au niveau du filigrane et utilisés au Congo-Brazzaville sortent bien de leurs réserves, de leurs fourches caudines...


Sont-ils des vrais ou des faux ? Regardez-les bien !

S'ils s'avère qu'ils sont vrais, alors la République du Congo-Brazzaville a disparu et fait place à la REPUBLIQUE PCT DU NORD-CONGO.

C'est comme si le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir en France, faisait battre une monnaie à usage national et estampillée "PARTI SOCIALISTE". On aimerait bien voir la tête des Français !

Il y a donc lieu de se demander pourquoi M. Modeste BOUKADIA, qui a prôné la partition du Congo-Brazzaville et proclamé la création de l'Etat du SUD-CONGO dont la requête est à l'ONU, a été condamné à 30 ans de travaux forcés et incarcéré à la Maison d'Arrêt de Pointe-Noire, le 15 janvier 2016 ?

Nous ne demandons qu'une simple confirmation.

Voici cette monnaie douteuse.

Vrai-ou-faux-billets-pct ?

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:01
Congo Brazzaville : agonie d’une tyrannie...

Par Pierre Franklin Tavares, 14 mars 2016 -

Sassou-Nguesso Roi d'Oyo-Edou

Sous ce rapport, il serait erroné de considérer le tyrannicide comme une variante de la fin d’une tyrannie, car le meurtre du tyran n’est que l’accident (non nécessité) des trois formes d’abolition indiquées. En revanche, dès lors que l’épreuve de force est engagée et tourne en défaveur du tyran, il ne lui reste plus d’autre option que l’exercice naturel de l’imprescriptible droit de fuite (Hobbes). Ce droit est une nécessité et pas un accident. Tel est le schéma d’ensemble de la fin d’une tyrannie, dans ses formes et sa finalité.

Au Congo Brazzaville, la course secrète des événements, les augures et l’actualité tendent à confirmer cette règle tragique de l’histoire politique, bien que nul ne puisse encore dire, avec certitude, laquelle des trois formes prévaudra ou si elles seront concomitantes voire successives.

En tous les cas, à la veille d’élections controversées, il est désormais manifeste que le chef de l’État congolais enregistre de cuisants revers, dont il ne veut décrypter le sens ni ne peut saisir la signification. Et maints de ses conseillers, soucieux de leurs propres intérêts, ne l’engagent point à penser les faits mais, bien plutôt, lui assurent que le peuple fait corps avec sa personne et qu’en face c’est maïs, pour reprendre une expression célèbre. Or, cet aveuglement organisé est toujours-déjà l’un des signes caractéristiques de la fin imminente d’un régime. Aussi devons-nous rechercher avec curiosité la cécité ou l’amaurose d’un tyran, pour saisir le futur immédiat d’une tyrannie.

Le premier indice se révèle dans la série de défaites diplomatiques subies par Denis Sassou Nguesso et qui, de façon indubitable, donne à penser qu’il a définitivement perdu la bataille des chancelleries. Or, essentielles dans les relations internationales, ces batailles-là deviennent capitales lorsqu’il s’agit des jeunes États africains pour la plupart fragiles, et notamment des systèmes tyranniques. Ainsi, est-il admis que, en Afrique plus que dans les autres parties du monde, un régime politique injuste mais qui sait faire prévaloir son bon droit est assuré de quelque longévité, tandis qu’un régime juste qui ne parvient pas à expliquer ou à légitimer son droit peut être confronté à maintes difficultés.

Toutefois, le Congo Brazzaville offre l’exemple unique dans laquelle les deux considérations précédentes se juxtaposent dans une insurmontable antithèse. En effet, d’un côté, le chef de l’État y dirige un injuste et vieux (1978 – 2016) régime politique (longtemps toléré) et, d’un autre côté, fait nouveau et décisif, il ne parvient plus à le légitimer ou à expliquer la longévité de son régime. Seul l’hebdomadaire Jeune Afrique ne semble pas le comprendre. Car, plus Denis Sassou Nguesso s’explique, plus il perd en crédibilité et, plus encore, il étale aux yeux du monde le caractère tyrannique de son régime. Il est comme piégé par lui-même. Cela s’appelle le « destin » au sens ou l’entend Hegel, à savoir « la conscience de soi-même comme étant son propre adversaire », autrement dit le fait qu’un individu travaille contre lui-même et ne peut faire autrement. Denis est prisonnier de Sassou. C’est un affligeant spectacle. Non libre, il ne peut répandre la liberté.

En effet, après un demi-siècle de pouvoir, dont 33 ans sans partage en tant que président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ne convainc plus le monde. Il a d’abord perdu la bataille des chancelleries. Ainsi, sans ambages et par anticipation, l’Union Européenne vient de rendre caduque les présidentielles du 20 mars 2016 taillées sur mesure pour sa « victoire ». La France, indécise en apparence, ne le soutient pourtant plus et ses forces spéciales doivent sans doute déjà être en alerte, car le contraire est impensable. Le Parti socialiste français vient de se fendre d’une déclaration qui appelle au report des élections et son porte-parole réclame la mise en place d’une transition politique. La Belgique, dit-on, est encore plus tranchante. Outre atlantique, l’administration américaine, fidèle au Discours d’Accra de Barack Obama, n’a pas varié dans son refus catégorique de l’inviolabilité des constitutions. L’Exécutif brésilien, empêtré dans d’immenses difficultés intérieures, ne sera d’aucune aide. L’Occident paraît donc unanime. À ce fait certain, s’ajoute un autre non moins important : à une semaine des élections présidentielles du 20 mars 2016, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore décidé d’y envoyer un corps d’observateurs. Ce signal est on ne peut plus clair et est renforcé par la prudente position ou le désaveu implicite des grands alliés africains d’hier moins disposés à soutenir un système moribond miné par de grands scandales (Affaire José Veiga, Affaire du Beach, Biens mal acquis, assassinats politiques présumés, etc.). Le Tchad, ex allié de poids, reste muet. L’Angola, dont l’implication militaire fut décisive dans le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir (1997), est à présent plus que réservé et ne cache plus ses réticences. Et l’annonce même du retrait de la vie politique de « Zedu » (Eduardo dos Santos) en 2018 sonne comme un autre grand signe. En tout état de cause, et pour lors, l’Union Africaine est dans l’expectative. Bref, il n’est pas exagéré de dire que le tyran a perdu ses principaux soutiens à l’extérieur. Le peuple congolais l’a fort bien compris. Le glas a sonné.

Totalement défait à l’extérieur, Denis Sassou Nguesso se réfugie à l’intérieur.

Amalgame entre plébiscite et démocratie

Ainsi, après ces lourds échecs internationaux, le tyran en appelle au peuple, plus exactement à « son » peuple, pour tenter de justifier sa violation continue du texte fondamental : « Cela [nombre de mandats], clame-t-il, ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ». Au rebus les constitutions. Et ce fait, longtemps admis, ne peut plus l’être. Il y a comme un retour des principes. Dans ses instructives considérations sur « la science de l’État en abrégé », Hegel rappelait qu’il fallait considérer les constitutions comme la Bible : inviolable. Mais le conseil ne vaut pas pour les tyrans qui n’en n’ont cure. Car chaque tyran croit être la constitution et le peuple. Par suite, il est aberrant de dire que le tyran se croit au-dessus des lois. Dans sa réalité, il est enfermé dans un délirant triptyque dans lequel il est tout à la fois, lui-même, la loi et le peuple. Et il y aura toujours d’ingénieux et d’habiles conseillers pour le lui faire croire. En tyrannie, il n’y a donc pas de peuple. Le souverain, c’est le tyran lui-même. Lorsqu’il « consulte » le peuple, c’est lui-même qu’il interroge. En tyrannie, toutes les élections sont fictives, comme Aristote l’a depuis longtemps affirmé. Dans le cas du Congo Brazzaville, l’Union Européenne et le monde viennent d’en prendre conscience.

C’est pourquoi, et conformément au principe tyrannique, Denis Sassou Nguesso ne cesse de confondre plébiscite et démocratie, pour justifier sa confiscation des institutions au profit d’un petit nombre : lui d’abord, qui est à lui tout seul le véritable exécutif (gouvernement) ; sa famille ensuite, qui forme le parlement congolais ; enfin, son clan (les affidés), qui constitue le peuple. Tout le reste, et chacun le sait, n’est qu’apparence d’institution. Il n’y a plus d’État au Congo Brazzaville. C’est l’inversion même du paradigme obamien, inversion qui peut s’énoncer comme suit : l’Afrique a besoin d’hommes forts et d’institutions faibles.

Si l’on admet les éléments précédents, on comprendre pourquoi le tyran ne craint pas le ridicule idéologique et l’amalgame des idées, dans sa comparaison à Angela Merkel. Aristote a décrit les temps où surgissent des démagogues.

Ô Brazzaville, jadis « capitale de la France libre » aux heures sombres de l’Occupation nazie, et à présent refuge d’une tyrannie sanglante. Mais même le tyrannicide n’est pas à souhaiter. Aussi, pour Denis Sassou Nguesso, si c’est manifestement l’élection de trop, il lui est encore loisible de se retirer de la vie publique. Une bonne médiation pourrait l’y convaincre, avant qu’il ne soit trop tard et que la révolte populaire ne s’empare des rues.

Le lent déclin de l’État congolais

C’est la quasi-faillite des institutions publiques : le système de santé a disparu. L’Éducation nationale s’est effondrée, comme dans toute tyrannie (Montesquieu). L’armée est sous-équipée. La Justice est aux ordres. L’économie est prisonnière d’un homme. La République est impossible, et pour cause. La démocratie, un leurre. La corruption gangrène tout l’édifice public. La tyrannie ne peut avoir de base éthique. Et le « plaisir » du tyran (Aristote) est la seule règle : beaucoup d’hommes humiliés en ont souffert qui ont vu leur épouse séduite ou prise de force. Que de familles à jamais brisées. La jouissance du chef est le décimètre de la vie publique. Cette dégradation de l’esprit public (intérêt général) s’est accompagnée de l’extinction de l’État.

À sa manière, le tyran a installé une oligarchie des incapables (Sophie Coignard) ou plus exactement le « obumitri », sorte d’oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste dénoncée par Ange Diawara au début des années 1970. Benoît Koukébéné, dès 1980, parlera volontiers de « la revanche des cancres ». L’affaiblissement des institutions publiques a donc été sciemment organisé. Mais l’opinion publique congolaise ne l’accepte plus.

Un règne trop long a exaspéré le peuple congolais

Il l’a montré et payé de son sang, lors des manifestations de novembre 2015 si durement réprimées. Il a réaffirmé son hostilité par son abstention massive lors du référendum visant à prolonger le règne de Denis Sassou Nguesso. Et sa colère monte. Il est des colères qui sont justes dit Aristote. Mars, qui porte bien son nom, sera peut-être le mois de guerre domestique (civile) qui viendra mettre fin à un règne manifestement trop long.

Il y a plus de 2500 ans, Aristote décrivait et expliquait cette volonté de perdurer au pouvoir. Et son analyse est si actuelle qu’on le croirait en train d’observer et de commenter ce qui arrive au Congo Brazzaville :

« Aujourd’hui [écrit-il …], du fait des avantages que l’on retire des biens publics et du pouvoir, les gens veulent gouverner continuellement, comme si, cela était toujours un gage de santé pour ceux qui gouvernent, si maladifs soient-ils. C’est peut-être cela qui fait qu’on n’a cessé de se ruer sur les magistratures » (Aristote, Les politiques, p. 227). Le Stagirite a énoncé une vérité intemporelle.

En tous les cas, la fraude massive en préparation, une étincelle et tout peut s’embraser à Brazzaville, à Pointe Noire et d’autres grandes villes de l’intérieur du pays. Nous devons anticiper ce chaos. Il faut épargner les populations congolaises et protéger la communauté française. L’armée congolaise, profondément divisée, se rangera majoritairement du côté du peuple.

Une économie à bout de souffle

L’autre facteur de crise est la crise économique et budgétaire, qui devrait advenir dès le mois de mai prochain. Et comment ne pas rappeler ici comme le fait Benoît Koukébéné que, outre l’effondrement du Mur de Berlin, ce facteur a déjà été l’une des causes majeures de la transition politique impulsée par la Conférence nationale souveraine (1991) qui chassa Denis Sassou Nguesso du pouvoir (1991 – 1997). En effet, la forte chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes fiscales qui en résulte annoncent, selon Jean-Luc Maleka, un second semestre 2016 marqué par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, le ralentissement de l’activité, etc. Cette crise rendra insupportable le fait que Denis Sassou Nguesso et son clan détiennent 85% de l’économie congolaise, phénomène unique au monde.

Alternance et unité nationale

Le peuple est prêt à prendre la rue pour congédier le tyran. Le droit des peuples à l’insurrection est irrécusable (Hegel). Les chancelleries et les organisations internationales ne peuvent l’ignorer. Tous les ingrédients de la fin imminente d’une tyrannie sont rassemblés au Congo Brazzaville. Il est grand temps et impératif d’organiser, dès à présent, la transition démocratique et l’alternance républicaine.

Si, au Congo Brazzaville, le général républicain (rôle durant la Conférence nationale en 1991), Jean-Marie Michel Mokoko, originaire du Nord, est incontestablement l’homme qui peut assurer et assumer l’alternance et/ou la transition, sur le front extérieur, l’ingénieur pétrolier Benoît Koukébéné, fils du Sud, a pris une part éminente dans ce combat, en parvenant à mobiliser des forces comme peu ont pu le faire avant lui. L’addition d’autres hommes politiques congolais peuvent et doivent permettre une nouvelle ère de l’histoire institutionnelle du Congo Brazzaville. Les dés sont jetés.

LIRE LA SUITE : http://www.pftavares.fr/congo-brazzaville-agonie-dune-tyrannie

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:33
(Congo-Brazzaville) Mokoko, Sassou : sur les starting block

En cas de renversement de vapeur, Sassou regrettera, à jamais, de n’avoir pas entendu les cris venus de la terre entière et en voudra, jusqu’à la fin de ses jours, à tous ses courtisans qui lui ont monté le bourrichon, au lieu de négocier la sortie. Parce qu’il est candidat, Jean-Marie Michel Mokoko, sorti fraichement des allées du pouvoir, se voit infliger des humiliants kwenda-vutuka (va-et-vient, en congolais) auprès d’un procureur quelque peu éméché mais surtout au service du pouvoir.

Ces kwenda-vutuka sont les signes manifestes d’une hésitation quant au prochain musellement de Mokoko. Ce Général, très populaire, pourrait finir en prison, ou être le point de départ d’une révolte populaire potentielle. Dans les geôles du pouvoir de Brazzaville, croupit arbitrairement, entre autres, Modeste Boukadia pour ses opinions séparatistes dénonçant, non sans arguments, le caractère ethno sélectif de la violence du pouvoir.

Les congolais qui ont tant soif de changement, voient en ce général, celui qui peut défier Sassou et son clan. Des tréfonds de son impopularité, ce dernier promet une « victoire » dès le premier. Mais en dépit des règles biaisées de ce simulacre d’élections, Mokoko qui s’est lancé dans le démantèlement du pouvoir, conteste tant la crédibilité des structures chargées de superviser ces pseudos scrutins que la victoire que le pouvoir entend voler au peuple.

A travers ces meetings drainant des foules compactes à chaque fois, Jean-Marie Michel Mokoko (J3M) endosse les habits de leader capable de déposer le régime de Brazzaville. L’invincibilité de Sassou tient d’une fausse légende alimentée par la peur. Celle-ci semble gagner le pouvoir de plus en plus fébrile.

Politiquement, Sassou relève du passé. Sa place n’est plus, selon la jeunesse désabusée, à la tête du pays mais devant les juges nationaux et internationaux afin de décrypter les différentes énigmes qui jalonnent son règne. Sa mauvaise lecture du paysage politique hostile à son régime, composé essentiellement des personnes l’ayant côtoyé, le rend davantage vulnérable. Seule sa puissance de feu qu’il a étalée dernièrement à Pointe-Noire peut le maintenir en apnée. Mais la population ponténégrine qui est un sérieux baromètre, vient de lui répondre par une marée humaine au méga meeting du général Jean-Marie Mokoko ce samedi 12 mars 2016. Ce dernier se veut être le candidat du peuple.

Au-delà de l’immensité de ses richesses réelles, le Congo de Sassou est classé au rang de pays pauvres tant les populations broient la misère. Enfermée dans l’oisiveté, la jeunesse tente de déchiffrer le mystère de son unique chemin ; celui de son avenir. Il convient de noter qu’une impressionnante frange de celle-ci erre à longueur de journée, sans compter le cortège des enfants de rue.

Avec un taux de chômage qui explose et une dette colossale, la jeunesse congolaise exige de nouvelles mœurs politiques arrimées à la modernité. Agrippés aux mamelles de l’état, le régime de Brazzaville qui n’a jamais cessé de confondre le trésor public avec ses poches privées a sorti ses griffes. L’intimidation et la violence.

Lorsque l’on sait comment se sont constituées les fortunes, la question de biens mal acquis constitue une donnée de taille. Porté de 12 millions à 25 millions, la caution de participation à ce folklore électoral est d’un ridicule sans nom. Ne pouvaient s’inscrire à ces pseudos scrutins que ceux qui ont pu, à un moment ou un autre, ouvrir les vannes du trésor public. Tout le monde le sait. Ces élections ne sont qu’une mascarade visant simplement la reconduction des potentats incarnant les dictatures les plus féroces. Alors, l’IDC-FROCAD (plate-forme de l’opposition officielle) et Mokoko se doivent d’absoudre leur frisottement avec le pouvoir de Brazzaville en mettant fin à ce régime.

Dans le cas du Congo-Brazzaville où les contorsions sont scrutées par les voisins pour un éventuel exercice d’imitation, le pouvoir, vieux en diable (un demi-siècle bientôt), ne peut convaincre ses concitoyens d’être l’exact représentant de l’avenir ni même porteur des aspirations des populations essorées à merci.

Infoutu de constater l’imminence d’un mouvement insurrectionnel, enivré par le pouvoir qu’il ne daigne se sevrer, du haut de ses 72 ans et de ses 32 ans de règne, l’homme qui roule les mécaniques au Congo avec ses chars d’assaut et ses hélicoptères en guise de parade électorale, se veut omnipotent et omniscient. Sassou promet un coup ko à tous ceux qui veulent lui faire de l’ombre.

Depuis toujours, sa foi en la force de sa poudre et de sa soldatesque qu’il ne cesse de renforcer par des contingents étrangers, n’a subi aucune n’altération. Le coup ko qu’il promet, peut aller jusqu’à marcher à nouveau sur les cadavres de ses concitoyens afin d’assouvir sa soif du « goût du sang » mais surtout pour s’assurer une protection contre l’étau judiciaire.

Sur les starting-blocks donc, neuf candidats participent au sprint organisé par le pouvoir dictatorial congolais au terme d’une sélection sous pression ce 20 mars 2016. Une duperie visant la simple conservation du pouvoir orchestrée par le pouvoir qui, sans opérer une mue à défaut d’une mutation, fait basculer le pays en dictature des plus sclérosées et rétrogrades.

Une telle mascarade serait sans intérêt tant l’opposition avait été laminée depuis des lustres au point de croire à l’inexistence définitive de celle-ci. La curiosité qui interpelle surgit dès lors que l’on se retrouve en présence d’une opposition officielle composée essentiellement des acteurs venus des rangs du pouvoir, donc le connaissant. Ce sont donc des « sachant ».

Sont-ils des simples inconscients jouant les sous-marins et servant de caution « démocratique » ou des réels chevaux blancs habités par l’esprit patriotique et rongés suffisamment par des regrets d’avoir servi une monstruosité ? C’est en étant déterminés et percutants qu’ils vont lever les doutes dans ces foules qui, à leur tour, vont les porter.

Abraham Avellan WASSIAMA

LIRE LA SUITE : http://mwinda.org/fr/actualites/actualites-a-la-une/actualites/383-mokoko-sassou-sur-les-starting-block

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 23:22
(France/Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Pétition pour la libération de M. Modeste BOUKADIA

Chers amis,

Je viens de créer ma propre pétition sur le Site de Pétitions Citoyennes d'Avaaz -- elle s'intitule "MONSIEUR SASSOU NGUESSO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE.: Nous vous demandons de libérer M. Modeste BOUKADIA et les autres prisonniers".

Cette cause me tient vraiment à cœur et je pense qu'ensemble, nous pouvons agir pour la défendre. Mon objectif est de recueillir 100 signatures et j'ai besoin de votre aide pour y parvenir.

Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici:
https://secure.avaaz.org/fr/petition/MONSIEUR_SASSOU_NGUESSO_PRESIDENT_DE_LA_REPUBLIQUE_DU_CONGOBRAZZAVILLE_Nous_vous_demandons_de_liberer_M_Modeste_BOUKDIA_//?launch

Veuillez prendre un instant pour m'aider: faites passer le mot -- de telles campagnes démarrent toujours timidement, mais prennent de l'ampleur lorsque des gens comme vous s'impliquent!

Merci mille fois,
Jean-Claude

(France/Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Pétition pour la libération de M. Modeste BOUKADIA
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 00:14
(Congo-Brazzaville) La politique d'apartheid ethno-tribale de Sassou Nguesso

DECLARATION

DE L’ASSOCIATION UNION-CONGO

CONGO-BRAZZAVILLE

LA POLITIQUE D’APARTHEID ETHNO-TRIBALE DE SASSOU NGUESSO AU CONGO-BRAZZAVILLE

L’Association UNION-CONGO n’est ni pour l'arrestation ni l'incarcération du Général Jean-Marie Michel MOKOKO (alias J3M comme aiment l'appeler ses sympathisants), encore moins pour la politique de la terre brûlée de M. Sassou Nguesso.

Cependant, l’Association UNION-CONGO suit avec une attention très particulière la situation et les tergiversations du régime de Brazzaville qui, aujourd'hui, souffle le chaud et le froid dans cette affaire.

Depuis la diffusion de la vidéo[i] qui met en exergue les agissements et les propos tenus par le général Mokoko dans laquelle il annonce faire un coup d'Etat contre M. Sassou Nguesso, le pouvoir de Mpila-Oyo, malgré les annonces de son procureur, M. André OKO-NGAKALA, traîne les pieds pour mettre à exécution ce qu'il a promis et décidé. Un autre que Mokoko, surtout s'il s'agit d'un "Sudiste" et très particulièrement d’un originaire de la région du Pool, serait déjà sous les verrous, derrière les barreaux, sans enquête préalable, sans audition ni interrogatoire, s'il n'est pas tué, sans autre forme de procès.

La chance de M. Mokoko, s'il est encore en liberté et surtout en vie aujourd'hui, c'est d'être issu de la même région et de la même ethnie que M. Sassou Nguesso. Lui-même le dit dans sa vidéo, les "Guerriers" ne pardonnent pas. Les Makoua sont un sous-groupe ethnique Mbochi. Car, d'autres que lui, sont déjà en prison pour 1000 fois moins que ce que l'on reproche au général Jean-Marie Michel Mokoko, lui qui est même allé jusqu'à dresser la liste des personnes à "neutraliser" (en termes militaires cela veut dire tuer) au cours de son coup d'Etat.

Des victimes expiatoires

Ceci dit, l’Association UNION-CONGO réaffirme que M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), n’avait programmé aucun coup d’Etat ni projeté d’assassiner ou faire assassiner qui que ce soit, contrairement aux propos bien audibles de M. Mokoko. Mais, M. BOUKADIA a été arrêté et incarcéré sous le prétexte fallacieux d’avoir attenté à la sureté de l’Etat et condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés par contumace, le contumax ne figurant nulle part dans le Droit congolais[ii]. En quoi donc les faits reprochés à M. BOUKADIA sont-ils plus graves que ceux de M. MOKOKO ?

M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti croupissent en prison parce qu'ils ont osé user de leurs droits : la liberté d'opinion, d'expression et de manifester garantie par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et même par toutes les Constitutions de M. Sassou Nguesso.

L’Association UNION-CONGO constate que même ceux des prisonniers politiques ayant purgé leur peine de 2 ans d'emprisonnement ferme, depuis l’année dernière, sont toujours gardés en prison. Le régime d'apartheid ethno-tribal de Brazzaville continue de leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu'ils sont des « Sudistes » originaires de la région du Pool.

Au moment où UNION-CONGO rédige ce document, elle apprend que les "SAGES MBOCHI" sont entrés dans la danse et seraient en train de négocier le cas MOKOKO avec le Pouvoir de Mpila-Oyo, conformément aux us et coutumes ethno-tribales mbochi.

L’Association UNION-CONGO exprime son étonnement et s’interroge sur le rôle de ces fameux "Sages" ethno-tribaux qui n’ont pas existé lors de l’arrestation de M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti.

A cet effet :

- UNION-CONGO constate qu'il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des citoyens Congolais selon qu'ils sont originaires des régions Nord ou Sud du Congo.

- Au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO constate l’existence et l’instauration par M. Sassou Nguesso d’un régime d'APARTHEID ETHNO-TRIBAL EN REPUBLIQUE DU CONGO (Brazzaville).

Car, au Congo-Brazzaville, sous le régime d'apartheid ethno-tribal de Sassou Nguesso, un Congolais originaire du Nord ne va pas en prison quand il assassine un « Sudiste ». Au contraire, il monte en grade, il est encensé et on organise une fête en son honneur. Le cas du général Mokoko tombe sous le sens. Avec les "SUDISTES" Sassou ne tergiverse pas, il ne négocie pas. Aucune chance d'être en vie. Avec un "NORDISTE" de son ethnie, comme c'est le cas avec M. Mokoko, le voilà qui tergiverse et qui négocie... Les lois de la République ne sont plus en vigueur. Ce sont les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales mbochi qui sont privilégiées et mises en valeur. Et voilà les "Sages" !

Certes, le principe du pouvoir en Afrique francophone est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "Intérêts" de..., même mondialement reconnu criminel, celui-là est jugé apte à « gouverner » ses compatriotes"[iii].

En conclusion, eu égard à ce qui précède, l’Association UNION-CONGO :

- Proteste contre le traitement fait aux citoyens ressortissants des régions Sud du Congo ;

- Dénonce la ségrégation ethno-tribale et la discrimination dont sont victimes les Congolais originaires des régions sud du Congo ;

- Invite tous les observateurs de tous les Etats membres de l’ONU à se saisir de cette situation pour faire pression auprès des autorités du Congo-Brazzaville ;

- Demande à l’ONU, l’Union Européenne et l’Union Africaine d’intervenir auprès des autorités du Congo-Brazzaville pour faire libérer tous les prisonniers politiques jusqu’ici incarcérés, sans jugement, pour leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu’il sont originaires de la région du Pool (Sud-Congo) et, nier ou fermer les yeux sur cette réalité équivaudrait à assassiner un ÊTRE HUMAIN.

Strasbourg, le 23 février 2016

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

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N.B. : NOTEZ BIEN QUE LES VRAIS OPPOSANTS SONT EN PRISON.

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[i] Cf. : http://www.jeuneafrique.com/mag/302157/politique/congo-brazzaville-jean-marie-michel-mokoko-video-tue/

https://youtu.be/5vycvD21IOg

[ii] https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/060116/congo-brazzaville-la-condamnation-par-contumace-de-m-boukadia-est-une-honteuse-bavure-judiciaire

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/220116/congo-brazzaville-le-transferement-de-modeste-boukadia-la-maison-darret-de-pointe-noire-est-une-seconde

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190216/congobrazzavilleonu-sassou-nguesso-vous-avez-dit-onu-connais-pas-l-onu-condamne-sassou-nguesso-et-l-eta

iii] (Cf. : Jean-François Probst, "Chirac, mon amis de trente ans", éd. Denoël, Paris)

01-declaration-de-union-congo-la-politique-d-apartheid-ethno-tribale-de-sassou-nguesso (pdf, 562.4 kB)

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 23:31
(Congo-Brazzaville) Chronique confidentielle : le tissu mité de l'unité et de l'indivisibilité des filles et fils du Congo-Brazzaville

"L'archer est un modèle pour le sage, lorsqu'il manque sa cible, il cherche en lui-même." (Confucius)

Il aurait été arrêté !

Il ne l'est pas encore !

Il ne peut l'être !

Il ne le sera jamais !

On négocie avec les sages pour trouver une issue !
Il l'est !

Il a été relâché...

"Seul un ignorant s'abreuve dans l'étang où est mort un chien... "

Voilà donc à quoi nous sommes suspendus, un incessant atermoiement de positions, les unes toutes aussi péremptoires que les autres, les unes toutes aussi fausses que vraies, dans une même et seule phrase, avec élan, sans sourciller, sans pudeur aucune, l'air de ceux qui toujours sont renseignés... Pitoyable théâtre d'ombres de marionnettes en chiffons rapiécés.

Là est la profondeur de l'âme de ton pays, fille et fils du Congo-Brazzaville ; Là aussi réside tes errements bâtards, cette confusion qui, à la couardise se mêle ta flagornerie.

La haine tue la lucidité. Qui donc pour s'en rendre compte ? Seuls ceux qui ont cessé de haïr savent ...

Recapitulons.

Hier encore, en date du 15 janvier 2016, dans l'indifférence coupable des congolais(es) était arrêté par la soldatesque en nombre sans précédent, le Président Modeste Boukadia. Il eut pour l'occasion des proclamés démocrates pour applaudir à cette justice aux ordres, sans éthiques. Les mêmes aujourd'hui qui, mus par des desseins que renierait l'ombre portée, poussent des cris d'orfraie parce que tel autre pourrait être inquiété.

Ce n'est pas que nous aurions, nous aussi, poussé des cris de joie que tous soient embastillés, mais qu'ils reconnaissent, au-delà de leurs préférences et peu importe leurs abétifiants critères, que la justice d'hier pour le Président Modeste Boukadia, est restée la même aujourd'hui, indéniablement et foncièrement injuste !

Alors quoi, me diront les esprits chagrins ?!!!

Alors ceci :

"Appel à tous les frères et soeurs mbochis et au-delà, à tous les frères et soeurs des autres régions. Le 5 juin 1997, le Congo-Brazzaville basculait dans une guerre sans précédent. A l'issue de celle-ci, un homme, un fossoyeur s'emparait du pouvoir avec l'aide honteuse des multinationales du pétrole... Il s'installait au pouvoir tel un véritable kani à la recherche d'une considération humaine. Depuis 1998, conséquence de cette absurdité meurtrière, le Pool, l'une des régions du Congo-Brazzaville est devenu le théâtre d'assassinats, de viols et pillages sans précédents". ( Fin de citation : Wilfrid Ognamy - 17 janvier 2004 – CongoPage).

Voilà donc une vérité sans ambages, sans polémiques sur sa date de diffusion, une vérité toute nue de son désir d'Union, d'Unité et de Fraternité. Combien ont-ils été pour oser la proclamer parmi ces hommes de paix, d'unité et d'invisibilité qui se bousculent aux portillons aujourd'hui ? Aucun ! Sinon lui, Wilfrid Liberty Ognamy, petit fils et Président de la Fondation Jacques Opangault.

M. Wilfrid Liberty Ognamy, vos âges parlent pour vous, vous faites grand honneur à votre aïeul dans la perpétuation des valeurs humanistes qui le caractérisait lui, comme tant d'autres de son époque, de notre époque aussi, heureusement. Par ce texte antérieur à votre engagement auprès du Président Modeste Boukadia, votre sincérité est un tablier qui nous donne à voir enfin naître un seul Pays et un même Peuple, au-delà des diversités caractérielles qui nous composent.

Il en eut plus comme lui, alors nous n'aurions pas eu ce lamentable spectacle de la réalité des deux républiques pourtant niées : la leur et celle des autres.

Il en eut comme lui, alors le Président Modeste Boukadia, M. Paulin Makaya et le Colonel N’Tsourou auraient eux aussi reçu trois convocations avant d'être déférés manu militari, sans autre forme de procès ;

Il en eut comme lui, alors il y aurait aussi pour eux, la possibilité de choisir celui des autorités qui voudraient bien recevoir leurs dépositions, la relax en attendant que leurs dossiers soient instruits.

Enfin si comme lui, il n'eut pas de pavloviens avérés, des loups sous le masque d'agneaux, les sages en tout lieu et en tout temps se seraient levés sans considération d'appartenances ethniques, claniques ou autres.

Qui pour nous dire ce qui serait advenu au Président Modeste Boukadia s'il avait été l'acteur-vedette de la criarde vidéo ? Qui donc ? Vous ne guérirez jamais le cancer en améliorant l'éclairage municipal... Nous avons nos différences, n'en faites pas des obstacles insurmontables, vos ruines, si vous n'y prenez garde, resteront éternelles.

Merci à vous M Wilfrid Ognamy, Président Modeste Boukadiaia de ne pas à avoir avec les fourbes, de nous donner à voir la République de 1958 !

Théophile Mbemba

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 19:23

affiche-liberez-modeste-boukadia

LARGE DIFFUSION SVP

MANIFESTATION

SAMEDI 6 FÉVRIER 2016 11 H MÉTRO TROCADÉRO

PLACE DES DROITS DE L'HOMME

18H À L'AMBASSADE DU CONGO

LIBÉRER LES PRISONNIERS POLITIQUES

ET MODESTE BOUKADIA

VENEZ NOMBREUX

affiche-manif-paris-compil-06-02-2016

SOUTENIR LE CONGO LIBRE

affiche7-manif-paris-06-02-2016

(Congo-Brazzaville/Françafrique) Appel à manifestation à Paris
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