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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 19:52
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso

Le paysage politique du Congo-Brazzaville est sorti de la brume. L’exécutif est désormais bicéphale au Congo-Brazzaville. Le choix porté par Denis Sassou Nguesso sur Clément Mouamba comme premier ministre est considéré par certains comme le mariage de la carpe et du lapin. Pour d’autres, au contraire, il correspond à un subtil plan stratégique imaginé par le khalife d’Oyo.

Le bon et le méchant

En vérité, les deux visions se recoupent. Denis Sassou Nguesso, président volcanique, fougueux et téméraire face à Clément Mouamba, premier ministre débonnaire, précautionneux et accommodant. Denis Sassou Nguesso joue la figure du méchant (ce qu’il est fondamentalement) en jetant de l’huile sur le feu, en bombardant les localités de la région du Pool sous prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi et en procédant à l’arrestation des opposants. Le parcours de Denis Sassou Nguesso est jalonné d’actions violentes : assassinats de Marien Ngouabi, du Cardinal Emile Biayenda et du l’ancien président Alphonse Massamba Débat (Cf Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la françafrique, Ed L’Harmattan, 2009).

Franc-maçon, Clément Mouamba apparait comme l’homme du dialogue engageant des pourparlers tous azimuts avec la plate-forme IDC-FROCAD par l’intermédiaire d’Elvis Digne Tsalissan Okombi, lequel exigea ; en son temps, l’éjection du gouvernement de Guy Brice Parfait Kolelas et Claudine Munari Mabondzo. Denis Sassou Nguesso exauça les vœux du patron de l’association « Pona ékolo ». Et, ce fut la délivrance pour les deux mousquetaires.

Petits meurtres

Clément Mouamba souhaite-t-il défendre une improbable voie médiane censée réconcilier deux camps qui se livrent une guerre à mort depuis l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ? Permettez-nous d’en douter ! Clément Mouamba avale couleuvre sur couleuvre sans broncher. Or, qui ne dit mot consent. L’ultime humiliation fut la désignation de son directeur de cabinet par les proches de Denis Sassou Nguesso. Le Premier Ministre n’osa pas quitter le navire. Le poste s’avérant tellement alléchant. De manière insidieuse, Clément Mouamba, bon gré mal gré, tente de rendre les coups. Dans la déclaration de politique générale faite devant les parlementaires, Clément Mouamba a prononcé un réquisitoire implacable contre la gestion sassouiste du pouvoir. Il s’en est suivi une attaque en règle des ministres en poste contre les sortants, une sorte de « petits meurtres » entre ministres. Guerre de tranchée de Pierre Mabiala contre Aimé Emmanuel Yoka, Henri Djombo contre Rigobert Maboundou, Aimé Parfait Nkoussou Mavoungou contre Pierre Mabiala etc… Ancienne élève du CEG de la Paix et du lycée de la Révolution, Rosalie Matondo n’a pas eu l’outrecuidance de descendre en flèche le travail gouvernemental de son prédécesseur Henri Djombo. C’est l’exception qui confirme la règle. Est-ce pour excès de pudeur, de prudence ou pour toute autre considération ? En tout cas Rosalie Matondo n’a pas daigné participer au jeu de massacres entre ministres.

Jeu de rôles

Dès que Clément Mouamba amorce des actions de dialogue en vue de décrisper le climat politique au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso initie aussitôt des actions de sape. Il savonne la planche. Pendant que Clément Mouamba consulte les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et les membres de la société civile, Denis Sassou Nguesso ordonne le bombardement de la région du Pool, l’encerclement des opposants et l’arrestation d’un ancien candidat à la présidentielle. L’un manie le bâton, l’autre la carotte. Pendant que Denis Sassou Nguesso excelle dans la cruauté, Clément Mouamba, lui, joue la carte de la câlinothérapie. Les deux hommes sont dans un jeu de rôle. Errare humanum est, perseverare diabolucum. Le dernier exemple en date de ce jeu est l’incarcération du général Jean-Marie Michel Mokoko, baptisé « Moïse » par ses partisans, après une assignation à domicile de plus de soixante-dix jours sans que Clément Mouamba ne s’insurge contre le traitement infligé au saint-cyrien et ancien chef d’Etat major. Clément Mouamba continue d’encaisser les coups. Le premier ministre Clément Mouamba est-il devenu le souffre-douleur de Denis Sassou Nguesso ? Clément Mouamba découvre-t-il seulement aujourd’hui que la volonté affrichée de dialogue de Denis Sassou Nguesso flétrie au vœu de l’homme d’Edou-Penda est de mourir au pouvoir ?

Si Denis Sassou Nguesso heurte ainsi son Premier Ministre, c’est en connaissance de cause. Le khalife d’Oyo veut amener Clément Mouamba, de gré ou de force, à entrer dans une culture de violence sans laquelle Denis Sassou Nguesso n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. La dernière élection présidentielle en témoigne. Le duo infernal Sassou-Mouamba a perdu tout lien avec le Congo-Brazzaville profond. Denis Sassou Nguesso qui brandit l’étendard de la fermeté a perdu la bataille de l’opinion et de la communication. S’il compte sur l’opération de charme engagée par Clément Mouamba pour se refaire la cerise, c’est raté.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 07:45

Dans la bataille qui s’annonce âpre et homérique du contrôle, de la supervision et du décompte des bulletins de vote dans les urnes, en vue d’en déterminer l’heureux vainqueur, la plate-forme IDC-FROCAD est décidée de ne pas lâcher d’une semelle les épigones du « chemin d’avenir » réputés pour leur propension à la ticherie. A la stratégie d’encerclement, de saturation et de contournement échaffaudée par l’opposition en vue de l’étouffement du candidat du PCT, Denis Sassou Nguesso, s’est dorénavant greffé le marquage à la culotte. Il s’agit pour la plate-forme IDC-FROCAD de ne pas lâcher prise.

Penalty

Comme au football, Clément Miérassa de l’alliance IDC-FROCAD a été choisi pour un marquage strict de Henri Bouka du PCT. C’est donc à Clément Miérassa qu’incombe la mission de porter l’estocade à Henri Bouka, faire le « tacle » pour rester dans la métaphore sportive. La présidentielle anticipée du 20 mars 2016 , dont le report a été exigé par le parti socialiste français le 7 mars 2016, ne devrait pas être, comme l’a prédit Denis Sassou Nguesso, une promenade de santé. La réaction effarouchée de l’exécutif à la demande de report de la présidentielle du 20 mars 2016 du parti socialiste français dénonçant le paternalisme et le colonialisme en est la parfaite illistration. La déclaration de François Hollande en faveur du référendum du 25 octobre 2015 de Sassou Nguesso avait pourtant tourné en boucle sur les chaînes publiques Télé Congo et Radio Congo. A l’époque, « du paternalisme et du colonialisme » de la France, il n’y en avait point.

« Penalty », c’est le titre de l’une des chansons du Trio Madjesi. C’est aussi la figure de style empruntée par Denis Sassou Nguesso pour justifier son hold-up présidentiel du 20 mars 2016. Le kalife d’Oyo a utilisé la métaphore du buteur pour qualifier la présidentielle du 20 mars 2016 : « Le 20 mars, ça sera un penalty tiré et marqué et puis c’est la victoire » a-t-il affirmé à (La voix de l’Amérique, 8 mars 2016). Certains footballeurs tirent et manquent le penalty. Denis Sassou Nguesso comptera peut-être parmi les joueurs qui ont envoyé le ballon dans le décor ou ceux qui ont vu le ballon arrêté par le gardien de buts. Que celui qui n’a jamais raté un penalty lève la main. Même le roi Pelé et Diego Maradona ne s’amuseront pas à porter en faux cette assertion. Pour les épigones du PCT qui soutiennent Sassou Nguesso et qui souhaitent sa victoire dès le premier tour, c’est « un coup, KO ». Pour les populations du Congo-Brazzaville qui rêvent d’alternance, « après le KO, ce sera le chaos ».

CENI v/s CTE

Dans un pays gangrèné par la corruption et le clientélisme, miné par le soupçon où la parole officielle a perdu toute crédibilité et où les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, les populations du Congo-Brazzaville avaient compris la nécessité d’une réforme électorale et appelé de leurs vœux l’institution d’une commission électorale véritablement indépendante. C’était pourtant une bonne idée que les populations du Congo-Brazzaville avaient applaudi des deux mains. Les commentaires saluant la constitution de la CENI étaient unanimes. L’objectif de la CENI était accueilli avec enthousiasme. C’est ensuite que les choses se sont gâtées. Sur le fond, un certain nombre de dispositions ont été introduites par Denis Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir », de façon précipitée, brouillonne et opaque, au moment de la dernière ligne droite : le vote de la nouvelle loi électorale et la constitution de la CENI. Exit la composition paritaire de la CENI dont la disposition figure pourtant dans la loi électorale nouvellement promulguée, Exit le principe de l’indépendance de la CENI et enfin Exit la coupure du cordon ombilical qui lie la CENI à l’administration c’est-à-dire au ministère de l’Intérieur de Zéphirin Mboulou. Les populations du Congo-Brazzaville devront désormais se plier à la disparition de l’essence et la philosophie qui correspondaient à l’esprit et à la lettre de la CENI : l’indépendance.

Légitimité

Les épigones du « chemin d’avenir » ont dévoyé la CENI. La CONEL a été transformée en CENI, une machine électorale au service de la victoire de Sassou Nguesso. Dès cet instant, toute confiance et toute fiabilité en la CENI se sont émoussées.
La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) récemment mise en place avait « tout sauf le qualificatif d’indépendant » a déclaré l’ancien chef d’Etat major. Jean-Marie Michel Mokoko a jugé légitime de « douter de la sincérité du processus électoral ». La commission technique des élections (CTE) est désormais l’alter ego de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Deux légitimités s’affronteront à la présidentielle anticipée du 20 mars 2016. La légitimité institutionnelle dont la CENI de Henri Bouka est le porte-flambeau et la légitimité populaire incarnée par la CTE de Clément Miérassa. Les hommes de la CTE de Clément Miérassa seront déployés dans tous les bureaux de vote et transmettront les résultats affichés dans les bureaux après dépouillement au poste de contrôle (PC) qui les publiera. Les deux structures se balanceront les chiffres à la face. Une confrontation en perspective. Pas seulement des chiffres, des hommes aussi. Moto a séparé té.
Le statisticien Clément Miérassa de la CTE fera face au magistrat Henri Bouka de la CENI. Chaque structure électorale rendra publics les résultats. La guerre des scores sera engagée. Qui l’emportera ? Quel score sera plus fiable ? La CENI de Henri Bouka pourra-t-elle proclamer la victoire d’un candidat de l’IDC-FROCAD ? Quelle sera l’attitude de la communauté internationale au cas où la défaite de Sassou Nguesso serait annoncée par la CTE de Clément Miérassa ? De quels moyens disposen la CTE de Clément Miérassa pour imposer et faire valoir ses résultats ? Le score de la CTE sera-t-il jugé crédible et fiable par la communauté internationale, l’Union européenne, l’organisation internationale de la francophonie (OIF) et l’Union africaine (UA) ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT FROCAD IDC
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 18:25
(Congo-Brazzaville) La triche du PCT en dix-sept points : mode d'emploi

serge-ngouakamabe

MES LARMES D'IMPUISSANCE et non D'ÉMOTION,

Il y'aura bel et bien élection présidentielle le 20 mars 2016 et il n'y aura pas de second tour: le système actuel sera prolongé, la gouvernance électorale n'y pourra rien, parce que le mal est plus profond. IDC-FROCAD, je n'en parlerai pas pour de simples raisons de discipline du Parti, sinon...

LES DIFFÉRENTES RÉALITÉS ÉLECTORO-FRAUDULEUSES AU CONGO :

0- Lors de l'édition des listes, on y met un groupe de 200 noms par exemple qui figurent sur plusieurs centres (100 par exemple). Ce groupe va voter normalement et garantit déjà 20 000 voix d'avance au pouvoir et Dieu sait combien c'est énorme vu le taux de participation

1- On ferme les yeux sur les votants pro-pouvoir qui n'ont pas de pièces d'identité requises : ils sont autorisés à voter même avec un acte de naissance.

2- On recense rapidement des votants-pro pouvoir, à qui on délivre des Cartes nationales d'identité (CNI) de façon prioritaire.

3- On amasse les jeunes de la Garde républicaine, on les trimbale dans chaque centre de vote et ils votent autant de fois qu'il y a de centres sous prétexte que les militaires peuvent voter sans noms sur les listes

4- On confie de sommes d'argent importantes à certains jeunes qui, font du porte à porte pour acheter la conscience des votants-naïfs

5- On poste des corrupteurs devant certains centres de votes : leur mission, monnayer le vote du candidat du pouvoir contre 2 000, 5 000 ou 10 000 Frs Cfa, selon la carrure du corruptible. Même si le bulletin unique est acté, le corrompu pourra photographier ledit bulletin montrant clairement qu'il a coché le candidat du pouvoir. Ce grâce à un téléphone.

6- Les votants-analphabètes sont invités à mémoriser l'emblème du Parti au pouvoir et, moyennant un pécule, ils cocheront à côté du logo après quelques minutes d'initiation

7- Des chefs de familles corrompus ou fanatiques, ordonnent aux siens d'aller voter en groupe influençant les votes de leurs enfants.

8- La propagande dans les coins reculés du pays présente le candidat du pouvoir comme le seul capable leur ayant offert un tronçon par exemple, sauf pour des zones hostiles, souvent les 100% sont un petit jeu

8- Lors de la desserte du casse-croûte, pendant que l'opposition donne une canette de jus et un sandwich à ses représentants uniquement, le pouvoir, distribue un poulet entier, du pain, du manioc, de l'eau, des boissons à tous les représentants dans chaque bureau de vote. Et rares, sont ceux qui refusent (début de fragilité)

9- Des groupes de bandits (souvent feignant agir pour un candidat quelconque), viennent en masse, menacent le président du bureau, bourrent les urnes et facilitent le même bourrage au profit du candidat du pouvoir

10- le dépouillement est délibérément organisé à la tombée de la nuit pour faciliter d'autres bourrages: la lampe Luciole est souvent allumé tardivement.

11- Il n'existe qu'un seul PV pour chaque bureau de vote et ce PV est emporté par le président du bureau: en fait, le PV n'est jamais photocopié faute de copieur et sa surcharge est bien facile.

11- Les maires d'arrondissement sont automatiquement superviseurs des CENI ou CONEL locales. Or, ils ont tous été nommés par le pouvoir.

12- On propose des enveloppes d'argents aux représentants des autres candidats pour fermer les yeux sur certaines pratiques favorisant le candidat du pourvoir et, malheureusement TOUT le monde ne résiste pas toujours

13- On demande, pour toute protestation, de porter des réserves à transmettre à l'instance habilitée: Allez y savoir.

14- la compilation des résultats se fait au biais d'un logiciel conçu et géré par des agents du pouvoir. La proclamation des résultats aussi.

15- La délivrance des Laisser-passer: elle est discriminatoire et le pouvoir s'arroge la grosse part. Ces documents sont délivrés par les agents de l'Etat à la solde du pouvoir. Or sans moyens roulants suffisants, il est impossible d'intervenir efficacement sur les sites à fraude

16- On met à disposition des jeunes des camions-citernes de bière. Ils se saoulent et pour remercier le donateur, ils votent pour lui

Comment voulons-nous que de simples textes (gouvernances électorales) viennent changer même ce qui est devenu sociologique ou comportemental ? L'électorat congolais est malheureusement, mais majoritairement un bétail; il a un prix, donc achetable.

A ce jeu, la financiarisation réfléchie de la pratique électorale par le PCT demeure une avancée macabre mais puissante et donne des résultats.
Plutôt que de tergiverser sur la gouvernance électorale, que ceux qui vont concurrencer le pouvoir, s’attellent à trouver de l'argent et des gens POLITIQUEMENT dignes pour se garder une mince espérance. Bien sûr, au delà de simples écrits sur la parité des organes.

Débattons point par point, argument contre argument, parce qu'encore une fois, je vais prendre quelques mois de répit et laisser FACEBOOK.

Source : https://www.facebook.com/sergeedgard.ngouakamabe

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Serge Ngouakamabe - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Idc FROCAD
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 16:15
(Congo-Brazzaville/Onu/Françafrique) ALERTE ! Sassou Nguesso dit "NON" à l'ONU

Selon nos sources à Brazzaville, vendredi 6 novembre 2015, s'est tenue une réunion préliminaire au siège du PNUD, à Brazzaville, pour préparer le dialogue exigé par l'Opposition et le CDRC de M. Modeste BOUKADIA, en vue de la nomination d’un Médiateur international sous l’égide de l’ONU.

Au cours de la discussion, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, M. Abdoulaye BATHILY, a donc demandé l'organisation, sans préalable, d'un dialogue inclusif réunissant toutes les forces vives de la nation et le retrait sans conditions de la Constitution que M. Sassou Nguesso a fait adopter par referendum, le 25 octobre dernier, et dont les résultats plus que douteux sont contestés par l'opposition voire certaines instances internationales.

Ce contre quoi les représentants de M. Sassou Nguesso, notamment son Directeur de Cabinet, lui ont répondu : « Vous pouvez repartir d'où vous venez. On peut tout faire, sauf la question de la Constitution... »

Pendant ce temps, comme pour donner un pied de nez à l'ONU, M. Sassou Nguesso promulgue la Constitution contestée. Tandis que, M. Abdoulaye BATHILY, a rejoint le lieu d'où il est venu comme le lui a expressément demandé M. Firmin AYESSA, le Directeur de cabinet de M. Sassou Nguesso.

Après le « Vous dites ONU ? Connais pas ! », du 31 août 2015, du Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits humains, Alphonse Dinar MOBANGA, c’est au tour du Directeur de cabinet de M. Sassou Nguesso de reprendre le flambeau et de narguer tous les membres de l'Organisation supranationale internationale : l'ONU.

Une telle insulte, publique, sans retenue aucune, ne devrait être tolérée encore moins passée sous silence.

C'est on ne peut plus, disons, une expulsion "polie".

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-CONGO

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:55

Ca y est ! Le couvercle de la marmite politico-sociale en ébullition depuis l’annonce du référendum voulu par le président Sassou Nguesso, a fini par sauter ! Et c’est peu dire que le Congo Brazza entre dans une grande période d’incertitudes. Des partisans du « non » au référendum qui doit se tenir dimanche prochain, ont essuyé des tirs à balles réelles. SMS suspendus, le signal de RFI coupé, pneus brûlés ici et là, barricades érigées, détonations, maisons incendiées et saccagées avec, à la clé, de très probables macchabées sur le carreau. Le décor apocalyptique ouagalais qui sonna le glas du pouvoir de Blaise Compaoré, se transporte peu à peu au Congo. Qui avait dit que « Ouagadougou ne sera pas Brazzaville » ? Brazza trône-t-elle sur la planète Mars au point de revendiquer sa spécificité ? En tout cas, le Congo Brazza a la gorge nouée par la peur, à l’idée de savoir de quoi demain sera fait. Toute chose qui devrait interpeller le pouvoir congolais dans sa volonté de poignarder la démocratie dans le dos. Pour autant qu’il lui reste encore une once de sagesse et de bon sens, le président congolais doit enfin faire violence sur lui-même et dire basta ! Dire stop et se libérer de ses démons qui lui indiquent la voie du chaos et la porte d’une sortie effroyable et déshonorante.

Le peuple aura toujours le dernier mot

En tous les cas, au Congo Brazza comme ailleurs, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, n’en déplaise à tous les satrapes du continent toujours aveuglés par le pouvoir et qui, hélas, ne prennent jamais conscience que tôt ou tard, ils tomberont de leur piédestal sous les huées et quolibets de leur peuple pour s’être opposés à l’alternance. Ce n’est qu’une question de temps. Pour tous ceux qui n’ont pas encore compris cela, pour ceux qui n’ont pas l’intelligence suffisante pour mesurer la nécessité de quitter les affaires avant qu’elles ne les quittent, ils sont promis au sort peu enviable des Blaise Compaoré, Mamadou Tandja et autres. Car aucun chef d’Etat engagé dans un bras de fer avec son peuple, n’a triomphé de celui-ci. Fût-il homme fort et des plus craints. Le peuple aura toujours le dernier mot.

Mais pourquoi diantre, le nectar du pouvoir perd-il tant de chefs d’Etat africains ? Le manque de vision est criard au point qu’ils en viennent à perdre de vue qu’ils s’amusent avec le feu qui les consumera tôt ou tard. Et leurs petits arrangements honteux avec la démocratie, sont la traduction nauséeuse de leur conception du pouvoir moderne. «J’y suis, j’y reste » et vogue la galère ! Le président congolais est dans cette logique. Mais le peuple congolais le laissera-t-il faire ? L’autocrate marchera-t-il sur des cadavres pour conserver à tout prix son pouvoir ? On attend de voir. Mais en attendant et comme toujours, l’UA et la communauté internationale peuvent se préparer à aller au chevet du Congo, elles qui ont la manie d’attendre que le fantôme entre dans la maison avant de chercher à l’en déloger.

« Le Pays »

SOURCE : http://lepays.bf/violences-pre-referendum-au-congo-brazza-sassou-nguesso-marchera-t-il-sur-des-cadavres/?utm_source=Newsletter+Quotidienne&utm_campaign=067eb33305-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_37959005ec-067eb33305-101138157

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Journal le Pays (Ouagadougou) - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT FROCAD IDC CDRC Modeste Boukadia
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 10:42

C’est le 25 octobre prochain que le projet de réforme constitutionnelle devant permettre à Denis Sassou Nguesso de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 sera soumis par voie référendaire aux Congolais, malgré le concert de récriminations et de mises en garde venant de l’intérieur comme de l’extérieur du pays. C’est, en effet, un Sassou Nguesso droit dans ses bottes qui a annoncé le 22 septembre dernier la tenue de ce référendum pour, dit-il, « permettre au peuple congolais de s’exprimer librement et démocratiquement sur le contenu du document qui synthétise ses préoccupations actuelles, et ouvre la voie à une alternance apaisée ». On aurait applaudi à tout rompre si l’aventure référendaire avait été consensuelle, si elle ne devait pas profiter à Sassou Nguesso et si son initiateur n’était pas l’un des ploutocrates les plus controversés du continent.

Le président congolais, qui totalise 31 ans de pouvoir n’en a visiblement pas assez de présider aux destinées de ce richissime petit Etat de l’Afrique centrale, malgré son âge avancé (72 ans) et rédhibitoire au regard de la Constitution actuelle qui fixe à 70 ans l’âge maximum pour tout candidat à la présidence de la République. Les thuriféraires et autres fantassins du verbe haut que Sassou Nguesso a envoyés en première ligne pour convaincre ses concitoyens de l’accepter pour dix ans encore comme locataire du Palais du peuple (présidence congolaise) auront cette fois-ci fort à faire, parce que la jeunesse congolaise est exaspérée par la gestion clientéliste et monopolistique des ressources économiques du pays par le clan familial et les courtisans du président septuagénaire. Et malgré le black-out des médias d’Etat sur l’insurrection populaire du peuple burkinabè en octobre dernier contre son président et chef de file des tripatouilleurs de Constitution, les Congolais ont suivi avec intérêt l’éviction de Blaise Compaoré grâce à la détermination des Burkinabè assoiffés d’alternance et de démocratie. Certes, il y a eu entre-temps le contre-exemple du Burundi de Pierre Nkurunziza avec son 3è mandat obtenu au forceps, mais au regard de la très forte mobilisation dont tous les opposants à la forfaiture en cours de préparation ont fait preuve lors des meetings organisés à Brazzaville et à Pointe noire, le président congolais gagnerait à ne pas franchir le Rubicond de la bêtise, au risque de sortir de la scène politique par la plus petite des portes. Malheureusement, tout comme Blaise Compaoré, il semble réfractaire à tout appel au bon sens, et cette myopie politique est d’autant plus dangereuse qu’il s’agit là du Congo Brazzaville où les plaies de la fratricide guerre civile de 6 ans (1993-1999) dont Sassou lui-même fut l’un des principaux acteurs ne se sont pas encore totalement refermées.

Il ne reste plus aux Congolais qu’à prendre leur destin en main

Le risque est donc grand qu’après ces démonstrations de force de part et d’autre (pouvoir et opposition) par meetings interposés, les propos et les actes des uns et des autres ne glissent insidieusement vers des considérations ethno-régionalistes. A moins d’une semaine de ce référendum de tous les périls, aucun signe de décrispation ou de fléchissement des différentes parties, bien au contraire ! En effet, la marche organisée par l’opposition politique, le 20 octobre dernier, a fait huit blessés dont 6 par balles. Or, peu avant, c’est le meeting du 17 octobre 2015 qui avait été réprimé, faisant deux morts et plusieurs blessés. C’est dire donc que les leaders du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et de l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) qui sont les têtes de proue des manifestations contre le changement constitutionnel n’en démordent pas. Le harcèlement dont ils font l’objet de la part des partisans zélés du régime sur les sentiers de la résistance contre le « putsch constitutionnel » en cours au Congo, ne pourra certainement pas refréner leurs ardeurs. En tout cas, le chaos qui se profile à l’horizon est bien visible comme une protubérance au milieu du visage, mais, paradoxalement, rien ne semble fait pour l’éviter, ou, à tout le moins, en limiter les dégâts. L’Union africaine (UA), championne du monde dans les retards à l’allumage, se contente, pour l’instant en tout cas, des appels à la retenue qui pourraient être interprétés par les sbires de Sassou Nguesso comme des appels à la répression. On s’était félicité des réactions et des condamnations immédiates et fermes de l’UA et des chancelleries occidentales suite au putsch militaire du Général Gilbert Diendéré au Burkina Faso, et on s’était même mis à rêver de mesures similaires à l‘encontre de tous les despotes du continent, qu’ils soient à la tête d’un pays sahélien ou d’un Etat riche en pétrole et en matières premières. Malheureusement, avec ce qui est en train de se passer au Congo, on a l’impression que la communauté internationale n’avait lancé qu’un simple ballon d’essai, qui s’est vite dégonflé comme une baudruche. Même la France officielle adopte, en effet, une attitude prudentielle, certainement pour ne pas contrarier le président congolais qui s’est engagé à protéger les intérêts économiques de la Métropole à travers l’octroi de crédits d’impôts à Total et à plusieurs entreprises françaises.

Il ne reste donc plus aux Congolais qu’à prendre leur destin en main et à se dire qu’à cœur vaillant, rien d’impossible. Après tout, les Burkinabè ont détricoté un système vieux de trois décennies, sans intervention extérieure et sans plonger leur pays dans les profondeurs abyssales d’une guerre civile. Les Congolais peuvent en faire autant, à condition qu’ils placent l’intérêt de leur pays au-dessus des calculs politiciens et égoïstes qui les avaient conduits dans l’abîme à la fin des années 90.

Hamadou GADIAGA

SOURCE : http://lepays.bf/congo-brazzaville-vers-une-deuxieme-guerre-civile/?utm_source=Newsletter+Quotidienne&utm_campaign=067eb33305-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_37959005ec-067eb33305-101138157

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Hamadou Gadiaga - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT FROCAD IDC
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 03:21
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville

Internet et signal RFI coupés.

(Sassou-Nguesso doit partir quelle que soit la quantité de "nguiris" que Sassou a versés aux politiques français de tout bord qui le soutiennent)

Affrontement entre les forces de l’ordre et la population de Mpaka (Quartier de Pointe-Noire Congo)Peuple Congolais, tu es seul, mais tu vaincras.La chape de plomb et les ténèbres viennent de s’abattre sur toi, avec la complicité de la communauté internationale, mais tu vaincras.Ta richesse (le Pétrole) qui devait améliorer ton quotidien sert à corrompre les agents de l’étranger pour qu’on te massacre à huis clos, mais tu vaincras.La désobéissance civile a bel et bien commencé ce mardi 20 octobre 2015 et s’achèvera à la chute de Sassou-Nguesso.

Manifestation devant l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris, ce mardi 20 octobre 2015

D’après Paul Marie M’Pouele, responsable du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), contacté par Le Monde Afrique, trois commissariats ont été incendiés dans les quartiers de Diata, de Makélékélé et de Kinsoundi. « Les forces de l’ordre tirent en l’air à balle réelle, lancent des gaz lacrymogènes, et un hélicoptère survole les manifestants au moment où je vous parle », raconte l’opposant. La foule qui convergeait vers le stade de Bacongo a été dispersée.

Le quartier de Tâ Nkeoua à Bacongo où se situe la Radio Forum vient d’être encerclé par les milices de Sassou-Nguesso et des tirs nourris sont entendus. Mais, les jeunes érigent des barricades. Idem dans les quartiers de Kinsoundi où l’on déplore déjà 2 morts.

Brazzaville : internet bloqué

L’internet mobile, les services SMS et le signal de la radio française RFI étaient coupés mardi matin à Brazzaville à quelques heures d’une manifestation de l’opposition contre le référendum constitutionnel de dimanche.

Selon le correspondant de la BBC, les habitants de la capitale ont du mal à accéder à Internet et pour écouter les radios internationales, il faut passer par les fréquences de Kinshasa. Le ministre de l’Intérieur a interdit les manifestations dans tout le pays officiellement pour des raisons de sécurité.

Un déploiement inhabituel des forces de l’ordre a pu être observé dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l’opposition, alors que partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés en début de matinée.

Le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale, où les dirigeants du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont appelé à manifester en début d’après-midi, était désert.

Le peuple congolais sera appelé dimanche prochain à se prononcer sur un projet de nouvelle constitution devant permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso, 72 ans cette année, de se représenter pour briguer un troisième mandat en 2016.

Source: BBC

Blindé de la Police dans le quartier de Térinkyo à Méteo (Makélékélé-Brazza)

Désobéissance civile Pointe Noire 20 oct 2

Quartier la Base (Brazzaville)

Quartier la Base (Brazzaville)

La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:11

Le référendum anticonstitutionnel a été pensé et mis en œuvre par le président de la République au mépris de toutes règles de convenance qui régissent la vie d’une société politique.

Faut-il rappeler que la période de campagne référendaire permet à toutes les forces politiques d‘exprimer leurs points de vue sur la question posée.

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 mènent leurs actions dans le respect des textes en vigueur qui protègent tous les acteurs politiques dans un tel contexte. En principe, les structures de l’Etat, en l’occurrence la force publique, le ministère de la justice, les administrations préfectorales, sont tenues d’observer une attitude de neutralité.

Nous, Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile réprouvons avec la dernière énergie l’immixtion du procureur de la République dans le déroulement des activités politiques. Les menaces de monsieur OKO-NGAKALA, procureur de la République, à l’endroit des militants et dirigeants de l’opposition congolaise, ne sont pas de nature à permettre des débats apaisés dans ce contexte provoqué par le Président de la République lui-même.

Les propos intolérants et va-t’en guerre des autorités publiques précitées sont responsables des dérapages enregistrés lors du méga-meeting de l’opposition congolaise tenu le 17 octobre 2015 à Pointe-Noire, pratiques ayant occasionné la mort et des blessures graves au sein des militants de l’opposition dont le nombre restent à déterminer, alors que de nombreux jeunes militants de l’opposition et de la société civile sont encore détenus arbitrairement dans les geôles de la police politique.

Les leaders de l’opposition rendus à Pointe-Noire pour animer ce meeting, sont assignés à résidence à MENGO où ils ne disposent d’aucune structure d’accueil, au prétexte qu’ils devraient rester à la disposition du ministère de la justice, comme si le fait de revenir à leurs domiciles respectifs les exonérait de la moindre enquête destinée à clarifier ce drame dont les responsables doivent être absolument découverts avec notre concours et châtiés conformément aux lois de la République.

Ces dérapages de la force publique, couverts par le comportement de l’administration municipale de la ville de Pointe-Noire et les préfectures du Kouilou et de Pointe-Noire ainsi que des propos du procureur de la République, laissent augurer d’une stratégie mise en place par le pouvoir en vue de prétexter le moindre indice devant embraser le pays et décréter l’état d’urgence qui couvrirait l’illégitimité du référendum appelé par le président de la République car, comme l’atteste l’engouement du peuple congolais lors des meetings de l’opposition congolaise, cette procédure inconstitutionnelle du référendum est refusée dans son principe même par le peuple congolais dans sa large majorité, et cela, malgré le comportement partisan des médias publics qui relaient la moindre activité des fanatiques du pouvoir au détriment des actions de l’opposition congolaise.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 dénonçons avec la dernière énergie les provocations et autres manigances du pouvoir. Nous rappelons ici que la violence, option prise par le pouvoir, sera et restera un frein à la paix et l’unité nationale, unité dont le pouvoir se prévaut pourtant d’être le garant, le promoteur et le principal constructeur.

Aussi, Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 exigeons-nous la levée, sans délai, de toutes les mesures liberticides prises à l’encontre des membres de l’opposition par la force publique, le ministère de la justice et les autorités préfectorales, partisans dans un débat qui se veut pourtant libre et constructif.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 rappelons à la communauté internationale que les instruments juridiques internationaux pertinents obligent à la solidarité et à l’accompagnement de tout combat pour les droits de l’homme et la démocratie.

Faut-il rappeler que la République du Congo est située dans une zone de turbulence en Afrique Centrale et que l’embrasement de notre pays pourrait avoir des conséquences incalculables dans les pays voisins.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 savons gré à la communauté internationale et aux puissances éprises de paix et de justice de tout ce qu’elle ferait pour éteindre le feu qui menace de brûler le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 octobre 2015

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, l’IDC et la Société civile

Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:26

DECLARATION DES PLATE-FORMES IDC-FROCAD SUITE A L’ANNONCE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA DATE DE LA TENUE D’UN REFERENDUM EN VUE DU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002

Peuple congolais, l’heure est grave, ce jour 06 octobre 2015.

Le 22 septembre dernier, le Président de la République, dans un message à la Nation, avait annoncé le principe de la tenue d’un référendum en vue du changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

A ce sujet, au cours du méga-meeting historique tenu le dimanche 27 septembre dernier au Boulevard Alfred RAOUL, les plates-formes IDC-FROCAD avaient, dans une légitime symbiose avec le peuple congolais, mis en garde le Président de la République et son gouvernement du danger qu’ils feraient courir au pays en voulant, coûte que coûte, imposer une démarche hors la loi en référence à la Constitution du 20 janvier 2002, tel que voulu par la majorité de notre peuple.

Faut-il le rappeler, l’actuelle Constitution est l’émanation de sa propre initiative depuis son retour au pouvoir en 1997, après une guerre fratricide ayant lourdement endeuillé les familles congolaises et désarticulé le tissu socioéconomique de notre pays.

Après avoir gouverné pendant une transition flexible de cinq ans, le peuple congolais, conformément à la loi fondamentale, lui a accordé deux mandats successifs qui lui ont permis de pourvoir aux destinées du Congo en toute sérénité.

Cependant, au moment où le second et dernier mandat présidentiel arrive à son terme, conformément à l’article 57 de la Constitution de la République du Congo qui objectivement limite à deux le nombre de mandats, le président de la République, dans une sorte de boulimie digne d’un ogre, manifeste sans gêne, ni élégance, sa faim abyssale à vouloir maintenant et pour toujours se cramponner au pouvoir en imposant aux Congolais un pathétique référendum en vue du changement de la Constitution actuelle, lui ouvrant ainsi les portes de l’exercice à vie de la magistrature suprême.

L’annonce, nuitamment ce 05 octobre 2015, par le porte-parole du gouvernement de la date du fameux scrutin référendaire fixé officiellement au 25 octobre prochain est la manifestation devant l’opinion nationale et internationale d’un comportement brutal qui caractérise l’esprit du président de la République dont le seul leitmotiv est de faire de l’exercice du pouvoir présidentiel une propriété exclusive et/ou privée.

Parlons-en de cette Constitution !

Pour votre gouverne, Peuple congolais, deux dispositions cimentent la prochaine Constitution que l’on va vous imposer. A titre de repères, je citerais en exemple deux dispositions de la future Constitution.

Article 10 qui stipule ceci : « Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. »

Et pour enfoncer le clou du Roi Soleil, l’article 91 stipule ceci : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions »

Un alinéa prévoit ce qui suit : « La violation des dispositions ci-dessus constitue un crime de forfaiture ou de haute trahison, conformément à la loi. »

Chers compatriotes,

En jetant le pavé dans la mare et en éclaboussant les règles strictes régissant les civilisations modernes, le président de la République plonge volontairement, à compter de ce jour, le Congo dans une voie pleine d’incertitude et d’obscurantisme.

Pourtant, le dimanche 27 septembre 2015 au Boulevard Alfred RAOUL, dans la paix, la dignité, la responsabilité, le peuple congolais a lancé au Président de la République un signal patriotique de ressaisissement et de sagesse afin de renoncer à cette démarche hasardeuse qui ne l’honore pas et fait honte à notre pays.

Peuple congolais, ayant épuisé toutes les initiatives susceptibles d’amener le Président de la République à se mettre en conformité avec le droit, l’éthique et la morale, en respectant scrupuleusement son serment prêté devant l’opinion nationale et internationale, conformément à l’article 69 de la Constitution qui stipule :

« Devant la Nation et le Peuple Congolais seul détenteur de la souveraineté : MOI (nom de l’élu), Président de la République, je jure solennellement :

  • « de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat « (…),

En effet, lui-même n’étant pas au-dessus de la loi et s’exposant, dans sa démarche, au parjure et à la haute trahison vis-à-vis du peuple congolais,

Nous, Forces politiques et sociales engagées résolument dans le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique en 2016, lançons, à compter de ce jour 06 octobre 2015, à tous les Congolaises et Congolais épris de liberté et d’espoir en la démocratie, un appel à se tenir prêts, sans peur de qui que ce soit ou de quoi que ce soit, pour déclencher le processus de la désobéissance civile et de braver, en qualité de détenteurs du pouvoir souverain, les forces du mal qui dressent devant nous le spectre épouvantable de la gouvernance par la terreur et l’arrogance, méthodes staliniennes d’un autre âge, rejetés et décriés lors de l’Historique Conférence Nationale Souveraine de 1991.

Peuple congolais, n’acceptons pas ce retour en arrière. Le monstre est connu. Avec votre main puissante, neutralisons-le et mettons-le hors d’état de nuire comme ce fut le cas en août 1963.

Faut-il le rappeler, tout changement de Constitution induit une abrogation. Et l’abrogation de la Constitution induit sans appel la déchéance de toutes institutions qui lui sont attenantes. Visiblement, le Président de la République et son gouvernement conduisent notre pays dans une impasse.

En violant ainsi notre Constitution de manière éhontée, le Président de la République devrait en tirer les conséquences et mettre fin, dès ce jour, à ses fonctions.

Nous prenons à témoin la Communauté Internationale de constater le désordre qui s’installe en République du Congo.

Chers compatriotes, Congolaises, Congolais,

Il n’y aura pas de vote référendaire au Congo.

Vive la démocratie,

Vive la liberté,

Vive le Congo.

Fait à Brazzaville, le 06 octobre 2015

Les Plateformes IDC/FROCAD

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FROCAD - IDC - dans Congo-Brazzaville PCT Sud-Congo FROCAD IDC

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