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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:23
Congo-Brazza : Le "kuenda vutuka" (va-et-vient) de François Hollande

Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso a pulvérisé les us et coutumes de la diplomatie de l’Hexagone. D’habitude parlant d’une seule voix, à l’occasion du referendum du 25 octobre 2015 du Congo-Brazzaville, L’Elysée et le Quai d’Orsay ont donné l’impression de se livrer à une course à l’échalote, frôlant la cacophonie. C’est le Quai d’Orsay qui annonce les couleurs.

Et, L’Elysée rame derrière. Histoire d’éteindre l’incendie. Pour les populations du Congo-Brazzaville et partant celles de l’Afrique, le mal est fait. Deux lobbies s’affrontent dans ce qui est communément appelé le domaine réservé de l’Elysée : la politique étrangère de la France. Désormais, à la lumière du referendum du Congo-Brazzaville, la politique africaine de la France s’élabore au quai d’Orsay. Laurent Fabius s’est érigé en deus ex machina de la politique africaine de la mère patrie. Laurent Fabius décide, François Hollande exécute.

Ouaga versus Brazza

Le lobby du ministère des affaires étrangères a remporté la bataille. Ce puissant lobby impose ses vues. La diplomatie économique a pris le dessus sur toute autre considération. Business is business. Et, pour le Congo-Brazzaville, la diplomatie du pétrole a fait le reste. Elle a pesé lourd sur la balance. Les raisons du revirement spectaculaire de François Hollande sur le changement de Constitution au Congo-Brazzaville trouvent leur cause de ce côté-là. Denis Sassou Nguesso a joué la carte du pétrole. Blaise Compaoré doit se mordre les doigts. Le sous-sol du Burkina Faso ne regorge pas de matières premières susceptibles d’aiguiser les appétits des grandes puissances.

Le général de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts à défendre » François Hollande s’est rappelé aux bons souvenirs des propos du général. Il a avalé son chapeau. Exit le discours de Dakar du 29 novembre 2014. Exit les grands discours. Exit les bons sentiments. La bourde de François Hollande ? Il n’y en a point. « Brazza n’est pas Ouaga », le compagnon de Julie Gayet n’en pense pas moins. Quitte à faire voler en éclat la belle unanimité qui existait jusque là entre les Etats-Unis et la France contre les changements de Constitution en Afrique. Le « ton pied, mon pied » entre Barak Obama et François Hollande, qui a fait rêver Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa et les populations du Congo-Brazzaville et d’Afrique en soif d’alternance démocratique a fait long feu. François Hollande a déçu de milliers d’africains.

Malentendu

Envisageable il y a seulement quelques mois, l’idée de chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir s’est éloignée à mesure que François Hollande s’alignait sur les positions de Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense et du général Benoît Puga, le chef d’Etat major spécial. L’histoire de François Hollande avec les populations du Congo-Brazzaville restera celle d’un grand malentendu. La France n’est pas toujours ce qu’on croit. Et, la France fut très souvent ce qu’on ne croit pas. La preuve vient d’être administrée par François Hollande au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso a réussi l’exploit de retourner les faiseurs des rois nègres.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:14
(Congo-Brazzaville) Existe-t-il donc des "bonobos" plus nantis sur la terre que ceux du Congo... ?

Auteur: Wallys KIMBATSA



Grands Dieux ! Existe-t-il donc des ‘’bonobos’’ plus nantis sur la terre que ceux du Congo à qui l’on donne ordinairement les beaux noms d’hommes politiques ? Non, pardon, de fous, d'insensés, de sots et d'imbéciles.

D'abord, ils ne craignent point la mort que peut causer un chasseur, ce qui, certes, n'est pas un petit avantage. Avec une assurance injurieuse, ils peuvent traverser de branches en branches le jardin d’Eden d’Oyo pour aller manger leur fruit préféré les ‘’Malombo’’ (Landolphia spp) dans la « forêt pétrolifère » de Nkossa dans la région du kouilou.

Mais en outre, ils ont le droit selon un principe fondamentalement ‘’Otchiombiste’’, d’arrêter et d’emprisonner injustement tous les congolais qui auront le malheur de pousser de près ou de très loin, l’outrecuidance de rechercher la tendresse de la pulpe des ‘’Malombo’’ d’Otchiombé (le chef), Nzambé nsengué (Le dieu sur terre) et pire de vouloir les manger. La place convenable aujourd’hui, l’unique place que ces ‘’bonobos’’ de la politique au Congo ont prévu pour ces congolais aux esprits les plus libres et les moins découragés à s’interroger ou à dénoncer leur gloutonnerie, c.-à-d. les journalistes, les militants des droits de l’homme, les opposants etc. ce sont les prisons.

A cause de ces ‘’Malombo’’ puant le pétrole et paradoxalement délicieux, ils ont aussi, le droit de donner la mort au peuple congolais. Récemment ayant appelé le ‘’prétendu’’ peuple congolais à un ‘’mascarendum’’ (mascarade de référendum) le 25 octobre 2015, ils ont brandi la menace de créer l’irréparable au Congo si un ‘’bonobo mutant’’ ou un ‘’bonobo hybride’’ de la politique congolaise s’en approchait de trop près.

Ils représentent à eux seuls, avec leurs épouses ainsi que leur famille la seule race pure des bonobos capable de manger à vie les fameux ‘’ Malombo’’. Ils sont la justice, le droit et la démocratie (évolutive) au Congo. Ils ne connaissent ni les remords dévorants d'une mauvaise conscience, ni les vaines terreurs qu'inspirent aux autres congolais les fables des enfers, ni les frayeurs que leur causent les spectres et les revenants. Jamais la crainte des maux qui les menacent, jamais la désespérance des biens mal acquis qui peuvent leur arriver, ne saurait troubler un seul instant la tranquillité de leur âme. Ils sont les nombrils de la nation congolaise et eux seuls sont de race pure. Les autres, hybrides, n'ont pas les mêmes droits qu'eux, sont des sous-hommes (des Con-golais).

En un mot, ils ne sont point déchirés par cette foule de soucis qui assiègent sempiternellement le quotidien du vrai peuple Congolais (pas d’eau, pas d’électricité, pas d’hôpitaux, pas de tables blancs etc…) Ils n'ont jamais faim tellement les ‘’ Malombo’’ débordent à Nkossa, ne manquent point d'argent ni de femmes. Ils n'ont ni honte, ni crainte, ni ambition pour le Congo, ni jalousie de la villa du Vésinet dans le collimateur de la justice française, ou de l’hôtel Crillon qu'ils affectionnent, incapables de les construire chez eux, ni tendresse pour le vrai peuple congolais. Et, s’ils sont assez heureux pour approcher de bien près la stupidité des brutes, ils ont même, selon les théologiens de ‘’l’oyocratie,’’ l’avantage d’être impeccables.

Ô toi ! Le plus siphonné des ‘’bonobos’’ de la politique au Congo, toi qui aspires à la sagesse du «Nzobi», pèse un peu, je te prie, toutes les peines, toutes les inquiétudes qui déchirent jour et nuit l’âme du peuple congolais, jette un coup d’œil sur les épines que ce manque de sagesse du « Nzobi» sème sur tous les instants de ta vie, et tu connaîtras enfin de quelle foule de maux je préserve mes favoris ! Toujours gais et contents, (leza lenua) non seulement ils jouent, chantent, rient et s'amusent sans cesse, mais ils répandent encore des pleurs, des cris et des douleurs sur tous ceux des congolais de race hybride qui les environnent parce qu’ils affectionnent le goût du sang, parce qu'ils ont toujours le doigt sur la gâchette prêt à créer l’irréparable au Congo à cause des ‘’Mlombobo’’. Quel drôle de bonobos qui s’adonnent à la chasse des Hommes (des Congolais)!

On dirait que les dieux ne les ont donnés au Congo que pour égayer la tristesse de la vie des Congolais qu'ils rendent trop obscure. C'est pour cela que les Congolais, qui, sur toutes les autres choses, ont des sentiments si différents, s'accordent sur le compte des fous qui nous gouvernent. On les recherche, on les aime, on les caresse, on les entretient, on les nourrit, enfin on leur permet de tout faire et de tout dire impunément sur la télé « Kim Sassoung » à Nkombo.

Toute la nation congolaise est si éloignée de leur nuire, que les chasseurs, les bêtes même les plus féroces, de nos forêts, comme si ils avaient le sentiment naturel de leur innocence, les respectent et ne leur font aucun mal durant leur traversée vers l’eldorado (les Malombo de Nkossa).

On a bien raison de les honorer et de les respecter ainsi, car ils sont consacrés aux dieux des estropiés de l’intellect et surtout à moi.

C’est mon point de vue. Si vous ne l’aimez pas, j’en ai d’autres.

Wallys KIMBATSA

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:02
Congo-Brazzaville : François Hollande face à Sassou Nguesso, une relation à replacer dans son contexte géopolitique

Le 21 octobre 2015, en conférence avec le président malien IBK, en difficulté sur l’affaire Tomi, François Hollande a créé la surprise en affirmant : « le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Il ne s’agit pas d’un simple point de vue politique ; d’un point de vue juridique, la réforme de la constitution maquillée en changement de constitution est anti-constitutionnelle et illégale, en plus d’être décidée pour convenance personnelle par un président depuis 31 ans au pouvoir. Soit François Hollande était mal informé ou a commis une erreur, soit il se pliait aux pressions de Sassou Nguesso.

Sa conseillère Afrique, Hélène le Gal, après la mise au point de l’Elysée dans la soirée du 22 octobre, alors que la protestation se répandait, a dans un message très peu formel à ‘Tournons La Page’, orienté vers une espèce d’erreur de communication, une omission, du président, qui n’aurait pas pensé à l’évidence de devoir rappeler son discours de Dakar des 29 et 30 novembre 2014, alors que celui-ci serait encore dans toutes les têtes.

Dans son livre sorti mi-octobre 2015 « Hollande l’Africain »[1], à propos de la lettre de François Hollande à Blaise Compaoré, juste avant sa chute, Christophe Boisbouvier parle de « diplomatie de la loterie » selon Magaye Gaye, de « lettre à double détente », et de « tactique (avec) deux discours en poche ». Sur le Congo Brazzaville, le président français agit face à des pressions contraires et à des contraintes opposées. Le non-choix est patent : serait-ce le début d’une tactique à double détente ? La correction de la communication le lendemain ne le laisse pas penser.

En outre, le changement de point de vue du Parti Socialiste qui, du 24 septembre, passe du « viol à la fois la Charte de la démocratie de l’Union africaine et de la Constitution congolaise » à une « organisation légale d’un tel référendum », semble montrer que l’Elysée insiste pour faire reconnaître un caractère légal à ce qui est anti-constitutionnel. Entre le 22 et le 24 octobre, la mobilisation des congolais dans la rue a baissé, les doutes sont apparus. Ce qui est resté intact c’est un consensus sur le boycott du referendum, pour un peuple, habitué aux mascarades électorales depuis 1997 et donc habitué aux boycotts.

La question du respect des constitutions sur le nombre de mandats présidentielles est très présente en Afrique, à un tel point que Barack Obama appuyé par John Kerry et de très nombreux diplomates américains, a basé toute sa politique africaine, à peu de frais, sur cette question. La liste des pays concernés est connue de longue date et très médiatisée depuis au moins un an. Après le Sénégal, le Burkina Faso, le Togo, en raison de l’Accord politique global de 2006, et le Burundi, il restait, le Congo Brazzaville, et il reste la RDC et le Rwanda.

La diplomatie française est aussi porteuse d’un passif non soldé, puisque les suppressions des limitations de mandats dans les ex-colonies françaises, entre 1997 et 2010 se sont faites pendant une période de soutiens constants de Chirac puis Sarkozy aux dictateurs : Togo en 2002 (Eyadéma), Gabon en 2003 (Omar Bongo), Tchad en 2005 (Idriss Déby), Cameroun en 2008 (Paul Biya), Algérie en 2008 (Abdelaziz Bouteflika), Djibouti en 2010 (Ismaïl Omar Guelleh). Plusieurs peuples sont encore sous le joug d’un dictateur qui a fortement bénéficié d’ingérence et de complaisances françaises, et observent avec attention la position du pouvoir français dans les pays actuellement victimes du même accaparement.

Une à une les grandes institutions internationales ont à partir de mi-2014 multiplié les prises de positions, toujours contre le changement des constitutions, avec plus ou moins de fermeté. Les américains sont les plus présents et les plus fermes. De l’autre côté, l’Onu joue surtout la carte du dialogue et son secrétaire général semble parfois dépendant de la personnalité et des qualités variables de ses envoyés spéciaux régionaux [2]. L’Union européenne (Ue) qui a démarré très tard après une année 2014 marquée par un changement d’exécutif affermit progressivement sa position. L’Union africaine (Ua) oscille entre la détermination de sa présidente de la commission, Nkosazana Dlamini-Zuma, associé à la défense de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et les points de vue divers et variés des chefs d’Etat. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de Michaelle Jean est hésitante, sans doute faute de moyens, en particulier depuis, au Togo en mai 2015, son échec sur la qualité du processus électoral et sa confrontation avec l’ONU et la présidence ivoirienne [3]. Acteur non politique, l’église catholique du pape François, lui-même silencieux, accompagne le débat par des prises de positions régulières décentralisées dans les Conférences épiscopales nationales. Le pouvoir français semblait être dans une position intermédiaire progressiste jusqu’au couac du 21 octobre 2015.

Une liste de citations sur les constitutions et le nombre de mandats met en évidence le côté très décalé et hors du réel de l’intervention du 21 octobre du président François Hollande, dans le contexte géopolitique africain. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius rencontrait le 21 octobre son homologue congolais Jean-Claude Gakosso. Laurent Fabius est parfois considéré comme le ‘gardien du temple’ de la Françafrique socialiste et de ses secrets inavouables [4].Sassou Nguesso en sait beaucoup. Dans le contexte de crise et avec l’historique de la relation France – Congo Brazzaville, accepter de recevoir Jean-Claude Gakosso sans aucune précaution participait d’un choix politique.

En 2015, Faure Gnassingbé avait réussi l’exploit de réaliser en quelques semaines un coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral. L’expression « coup d’Etat constitutionnel », utilisée entre autre par la campagne Tournons la page dans son rapport du 4 avril 2015, ‘En Afrique comme ailleurs, pas de démocratie sans alternance’ [5], s’est imposée en 2015. Les effets des coups d’Etat militaires, les plus dénoncés internationalement, des coups d’Etat électoraux, autre nom pour les présidentielles et législatives avec inversion de résultat, les plus nombreux, et les coups d’Etat constitutionnels se rejoignent pour empêcher et ralentir la démocratisation du continent. Actuellement, la lutte pour le respect des constitutions et l’application des limitations du nombre de mandats, est le seul levier disponible pour les populations et la communauté internationale, pour relancer un processus de démocratisation continental et ainsi « faciliter indirectement, la prévention des crises »[6].

François Hollande et Laurent Fabius, aidés par le traitement étrangement édulcoré de l’information de RFI et de Jeune Afrique[7], ont tiré le débat vers le bas. Suite à la crise du Burundi, la question qui se posait sur le Congo Brazzaville était celle d’une application plus rapide et plus ferme qu’au Burundi de sanctions contre les organisateurs d’un coup d’Etat constitutionnel. Pour éviter le même échec qu’au Burundi dans la défense de la démocratie, des organisations de société civile et politique française et africaine autour de la campagne Tournons la Page et du Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques, à Paris, avaient commencé le 13 octobre 2015 un plaidoyer actif vers l’Elysée et vers l’Union européenne, sur la nécessité de menaces de sanctions rapides contre le régime congolais en raison du coup d’Etat constitutionnel et pas uniquement en raison d’atteintes aux droits humains[8].

Le vendredi 23 octobre, la tentative de lancer un faux débat sur la légalité prouve une volonté élyséenne de résister contre vents et marées à l’évidence et à brouiller le jeu diplomatique international. La communauté internationale est arrivée au jour du referendum sans avoir précisé que le résultat serait d’avance ‘nul et non avenu’. Que ce soit volontaire ou non, le message de François Hollande et la rencontre des ministres des affaires étrangères le 21 octobre à Paris ont eu au moins quatre effets favorables à Sassou Nguesso : installer un doute sur le soutien international à la démocratie dans l’esprit des acteurs démocrates congolais, éviter que la question des sanctions contre le coup d’Etat constitutionnel n’intervienne rapidement dans le débat européen en lien avec les accords de Cotonou alors que se discutait le cas burundais[9], casser un potentiel consensus international avant l’arrivée sur place de l’émissaire de l’ONU Abdoulaye Bathily, empêcher une condamnation internationale univoque et préalable du referendum d’un point de vue qualité du processus électoral.

Si François Hollande ne veut pas que son bilan sur la démocratie en Afrique soit profondément terni, comme il l’a déjà été en 2013 par l’alliance avec Idriss Déby sans garanties sur la démocratie et l’Etat de droit au Tchad, il lui appartient de fournir rapidement une nouvelle preuve de son attachement à la démocratisation du continent africain, en montrant que l’exécutif français a définitivement lâché Sassou Nguesso, quels que puissent être ses arguments. Par défaut, toute nouvelle position française ambigüe qui ne condamnerait pas explicitement la dictature congolaise installée depuis 31 ans serait comprise par les populations africaines en attente de changement comme une continuation du néocolonialisme et de la Françafrique.

Régis Marzin, Paris, 26 octobre 2015

[1] Page 281

[2] Mohamed Ibn Chambas en Afrique de l’Ouest est un soutien de la dictature togolaise depuis 2005, https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop, alors qu’Abdoulaye Bathily en Afrique centrale est connu pour son soutien du respect des limitations de nombre de mandats.

[3] https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop

[4] 14.2.12, Survie, http://survie.org/francafrique/gabon/article/laurent-fabius-prepare-t-il-de

[5] http://tournonslapage.com/wp-content/uploads/2015/01/Rapport-Tournons-la-Page.pdf, La carte des « coups d’Etat constitutionnel » en Afrique, Les recommandations de la campagne « Tournons la page »

[6] 27 octobre 2014, Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique, Paris « Burkina Faso, Afrique : limitation du nombre de mandats présidentiels, aucune exception n’est plus acceptable », https://electionsafrique.wordpress.com/2014/10/27/communique-burkina-faso-afrique-limitation-du-nombre-de-mandats-presidentiels-aucune-exception-nest-plus-acceptable/

[7] « François Soudan, directeur de la rédaction (de JA) est marié à une nièce de Sassou Nguesso, Arlette Soudan-Nonault, membre du bureau politique du parti-État »,http://survie.org/billets-d-afrique/2015/250-octobre-2015-716/article/sassou-franchit-le-pas-5032

[8] 15 octobre 2015, Lettre ouverte à François Hollande « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel,http://tournonslapage.com/republique-du-congo/, 15 octobre 2015, Congo Brazzaville – Coup d’Etat constitutionnel – Lettre ouverte à l’Union européenne du , Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,https://electionsafrique.wordpress.com/2015/10/15/congo-brazzaville-coup-detat-constitutionnel-lettre-ouverte-a-lue/

[9] 26.10.15 : http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2015/10/26-burundi/?utm_source=dsms-auto&utm_medium=email&utm_campaign=Burundi%3a+l%27UE+demande+l%27ouverture+de+consultations+dans+le+cadre+de+l%27article+96+de+l%27accord+de+Cotonou+

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« Paris : Deuxième Forum Économique de la Francophonie : Le business avant la démocratie ?A l’occasion du deuxième Forum Économique de la Francophonie, qui se tiendra à Paris le 27 octobre « Tournons la Page » interpelle l’Organisation Internationale de la Francophonie sur le respect de l’État de droit et des principes démocratiques par les dirigeants d’Afrique francophone.

Organisé par Richard Attias, soutien indéfectible des Présidents Ali Bongo et Denis Sassou N’Guesso, ce forum Économique de la Francophonie, sous l’égide de l’OIF et du Ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, accueillera la Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, le Président François Hollande et plusieurs Chefs d’Etats africains, Macky Sall, Hery Rajaonarimampianina, Faure Gnassingbé et Ali Bongo.

Au cours des derniers mois, plusieurs Chefs d’Etat africains notamment au Togo, au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Cameroun, et récemment en République du Congo, sont soupçonnés d’avoir muselé et réprimé les militants pro-démocrates, truqué les élections, et procédé à des coups de force pour modifier leur Constitution à des fins personnelles en vue de se maintenir au pouvoir.

L’invitation de Faure Gnassingbé et Ali Bongo à ce forum est troublante puisque ces deux chefs d’Etat sont au pouvoir après leur père, suite à la suppression des limitations de mandats, et se maintiennent par des mascarades électorales. Cette invitation est aussi paradoxale face à la situation que vit aujourd’hui le peuple en République du Congo, qui cherche à se libérer, comme précédemment au Burkina Faso, de la confiscation du pouvoir par un Président inamovible. Quitte à organiser un référendum relevant d’une manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle !

Aussi nous espérons vivement que le gouvernement français saisira l’occasion de ce forum pour rappeler les principes qu’il défend sur la qualité des processus démocratiques, le renforcement de l’État de droit, la gouvernance et les droits humains.

Les régimes corrompus génèrent une mauvaise gouvernance et font perdurer des systèmes de prédation et de clientélisme, qui contredisent la stratégie économique de l’OIF en faveur d’une « Francophonie économique au service d’un développement humain durable ». L’Histoire démontre que des processus démocratiques dévoyés appauvrissent les populations des États, malgré les ressources naturelles et minières sur lesquelles ils reposent.

Pour les membres de la campagne internationale « Tournons la page », il n’y aura pas de réel développement économique durable et équitable sans un véritable processus démocratique où les citoyens sont pleinement libres de choisir leur modèle de société et de développement. Lors de notre appel du 15 octobre 2014, nous avions repris dans ses termes le slogan privilégié des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux « L’Afrique – continent de l’avenir ! » Mais l’avenir de qui ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais peut-elle décemment prospérer sans les Africains ? « L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à la condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance ».

Face aux dirigeants africains qui se maintiennent au pouvoir au mépris des droits et de la volonté de changement de leurs peuples rassemblés en mouvements citoyens pacifiques et non-partisans, les organisations africaines et européennes du collectif «Tournons la Page » dénoncent l’accaparement du pouvoir et le dévoiement des processus démocratiques, et demandent :

– à l’OIF et au gouvernement français de prendre position sur les coups d’État constitutionnels en particulier sur la République du Congo,

– à l’OIF de stopper toute coopération qui renforce des régimes non démocratiques comme ceux du Togo et du Gabon,

– à l’OIF d’être attentif à la qualité des processus électoraux en cette période d’élections multiples, en particulier en soutenant les initiatives des démocrates et des sociétés civiles de tous les pays, et notamment du Gabon avant la présidentielle de 2016.

Source: http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-du-26-octobre-2015/

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 22:14
Afrique/Europe/France/Congo-Brazzaville : Attentat à Charlie Hebdo à Paris

AUCUNE RELIGION AU MONDE NE COMMANDE LE CRIME.

PAS EN MON MOM !

NOT IN MY NAME !

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans France Afrique Afrique centrale
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:22
(Congo-Brazzaville/Françafrique) 27 juillet 2014 |  Par Jecmaus  FORUM FORBES : Le mis en examen Nicolas Sarkozy alias Paul Bismuth confirme à Brazzaville son entrée dans l'histoire africaine

L’un des défauts pour lesquels le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso s’est toujours considéré homme fort, est son obsession à créer des événements qui lui permettent d’exposer sa richesse mal acquise en distribuant de l’argent du contribuable congolais aux étrangers et aux valets. Richesse qui lui vaut aujourd’hui une plainte internationale dans le brulant dossier dit « des biens mal acquis ».

Mais de là à mettre un jet privé à la disposition d’un « usurpateur de nom mis en examen » Paul Bismuth qui aura, il y a quelques années, fait froidement assassiner son ancien présumé pourvoyeur de fonds, Mouammar Kadhafi, après avoir fait injure au peuple africain qui selon lui ne serait pas entré dans l’histoire, le général d’armées Denis Sassou Nguesso a atteint le paroxysme du ridicule et la sommité de l’inacceptable.

Loin de revenir sur les dessous de cette participation au forum « Sassoubonds » maquillé en Forbes, de l’ancien président français dont les casseroles des dossiers judiciaires qu’il traine à lui seul ne pourraient égaler celles que trainent à ce jour tous ces prédécesseurs et successeur réunis, le noyau politique du MCCD, a voulu analyser certains propos tenus par ce charognard de pétrodollars.

En effet, en déclarant que l’instabilité de certains pays africains pénalise les efforts de nombreux autres qui verraient leurs projets ne pas être financés par des investisseurs, Nicolas Sarkozy réalise-t-il vraiment qu’il est l’un de ceux qui ont contribué à l’instabilité récente de ce grand continent ? Est-il conscient des dégâts matériels, humains et sociétaux que son action suicidaire et irresponsable en Libye a provoqués et dont les conséquences dépassent les seules frontières du Maghreb et du sahel ?

Lui, qui en un voyage éclair aura réussi à lever plusieurs centaines de milliers de Sassoubonds, croit maintenant en le potentiel africain qui motiverait les investisseurs chinois. De quel potentiel africain parle-t-il ? De ce groupe des dictateurs pillards, gabégistes et égoïstes qui affament leurs peuples alors qu’ils distribuent gratuitement de l’argent aux lobbies ?

Le faux Paul Bismuth sait-il que pendant qu’il était en train de recevoir le gros lot des mains du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso, des dizaines des mamans congolaises étaient en train de mourir en plein accouchement par manque d’infrastructures ?

Pourrait-il confirmer que 100.000 euros de dollars+frais de voyage+frais d’alimentation, comme le disent certains médias français, ont-ils suffit pour qu’il décide de quitter précipitamment sa fille Giulia et de se priver des chansons de Carla qui le "bercent" même sur un "scooter sans casque" en ces périodes difficiles de reconquête d’une UMP au bord de la faillite et de l’implosion à cause de certaines pratiques dont il ne serait pas étranger ?

Si c’est vraiment de cette histoire dans laquelle Nicolas Sarkozy voulait que le peuple africain entre, nous lui disons clairement « Non ». L’histoire dans laquelle le peuple africain est entré et celle dans laquelle nous tenons à entrer est l’histoire de grands hommes humanistes tels : Gandhi, Martin Luter King, Malcom X, Patrice Lumumba, Kwamé N’Kruma, Thomas Sankara, Nelson Mandela.

Ce qui est vrai, malgré l’agitation du dictateur Denis Sassou Nguesso de distribuer des pétrodollars à ses amis charognards, la détermination du peuple congolais à se libérer de la servitude est plus que jamais renforcée.

A toi chère sœur, à toi cher frère, à toi cher ami du Congo, d’où que tu viennes, où que tu sois, notre conscience patriotique est plus que jamais interpellée. Nous ne pouvons pas laisser le dictateur Denis Sassou Nguesso faire injure à notre peuple meurtri et détruire insolemment notre Nation. L’heure a plus que jamais sonné de nous lever ensemble comme un seul homme afin que nous arrêtons cette âme perdue dans sa folie et qui ne mesure pas le mal qu’il fait à ce vaillant peuple et à ce beau pays.

Il est inacceptable de voir le despote Denis Sassou Nguesso distribuer des milliards de francs CFA aux guerriers centrafricains, aux usurpateurs de noms et lobbies étrangers en l’espace d’une semaine, alors que 70% de notre jeunesse est au chômage. Après Dati, Copé et autres, c'est le tour de Nicolas Sarkozy alias Bismuth de recevoir gratuitement des pétrodollars des mains du despote Denis Sassou Nguesso alors que notre peuple souffre.

Il ne s’agit pas d’un combat contre un homme. Mais il s’agit d’un combat pour le Congo, notre beau pays et notre belle patrie.

SOURCE : http://mccdcongo.com/forum-forbes-le-mis-en-examen-nicolas-sarkozy-alias-paul-bismuth-confirme-brazzaville-son-entree-dans-lhistoire-africaine

MCCD : La Voix du Peuple Libre


www.mccdcongo.com

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:00
(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

Le Congo Brazzaville serait-il devenu une gigantesque prison à ciel ouvert et le Consulat de France en serait-il le gardien, au moins pour les opposants au régime dictatorial, par une politique très restrictive d’attribution de visa ?

Nous sommes bien en 2014 et l’idée que cela soit une initiative du Président François Hollande ne saurait venir à l’esprit de quiconque. L’Ambassadeur Jean-Pierre Vidon a fini par remplacer l’incontournable Jean-François Valette et l’on ne pourrait soupçonner le Quai d’Orsay d’avoir établi ce resserrement inopportun très restrictif particulièrement envers toute personne qui ne serait pas en odeur de sainteté avec le dictateur de Brazzaville.

Lors du déroulement des Assises nationales du Congo-Brazzaville pour l’Alternance Démocratique du 7 au 10 Juin 2014 à Paris, il n’avait pas échappé à bon nombre d’entre nous que l’absence de Paul Marie Mpouele, Secrétaire de la plate-forme citoyenne « Sauvons le Congo », était dû au veto des responsables consulaires de l’ambassade de France à Brazzaville ; ces derniers agissant sous l’autorité de l’Ambassadeur et du Quai d’Orsay.

Maître Hervé Malonga avait peu avant subi la même mesure incompréhensible. Elle n’avait pu être prise que parce qu’elle avait été dictée par le pouvoir de Sassou Nguesso.

L’écho qui avait été apporté alors, à ces refus de visa injustes et injustifiés, laissait penser que les autorités suprêmes françaises qui en prescrivent les conditions d’attribution et qui veillent à leur stricte application, allaient faire en sorte qu’ils ne se renouvellent pas.

Or, force est de constater que bon nombre de personnalités congolaises, qui affichent un profil d’opposant déclaré ou pas, ainsi que des membres de leur famille, se sont vus privés encore très récemment du précieux sésame pour un séjour touristique, familial ou pour toute autre raison en France. Aucun de ces Congolais n’avait pourtant le profil d’un futur résident clandestin. Tous avaient de quoi subvenir très largement à leurs frais de séjour voire de traitement médical et bien plus si nécessaire. Leur seul tort, et point qu’ils avaient tous en commun, est qu’ils ne soutiennent pas ou ne soutiennent plus le régime pervers et corrompu qui perdurent coûte que coûte à Brazzaville.

artistes congolais célébrant la coopération entre la France et le Congo

Les plus fidèles soutiens de cette dictature infâme se situeraient-ils dans l’enceinte consulaire française de Brazzaville, prompte à limiter leur mouvement et complice d’un piège qui pourrait, peut-être, se refermer un jour sur certain d’entre eux ? Ce comportement est d’autant plus incompréhensible qu’aucun opposant n’a jamais exprimé un propos contraire aux bonnes relations que le Congo-Brazzaville, sans Sassou Nguesso, devra entretenir avec la France. Il faut rappeler que ce dernier, perfide allié, s’est bien joué de Monsieur Hollande dans le bourbier centrafricain qu’il avait lui-même conçu. Sassou Nguesso a toujours été le premier à réclamer des aides et des effacements de dettes à la France, et à l’Europe, pour mieux confier de juteux marchés à la Chine.

Pour quelle raison un ou des fonctionnaires français au Congo-Brazzaville se mettraient-ils au « service » de ce dictateur en bout de course ? Une réponse pourrait venir à l’esprit : la corruption ! Une autre réponse diplomatique, afin de corriger le tir rapidement et sauver la face, serait aussi : « un dysfonctionnement regrettable ! »

En aucun cas, alors que le dictateur congolais est devenu plus infréquentable que jamais, on ne voudrait et on ne saurait penser, qu’une complicité s’est établie avec ce dernier pour « contrôler » l’opposition congolaise sur ordre du Quai d’Orsay ou de la Rue du Faubourg Saint Honoré !

La France, disait-on, n’a pas d’amis mais que des intérêts. Ce sont bien ces derniers qui devraient conduire sa diplomatie, au moins consulaire, à se faire à l’idée que la page d’une trentaine d’années de dictature n’est plus très loin de se tourner… Son Excellence M. Jean-Pierre VIDON serait bien inspiré d’entreprendre sans délai le ménage en profondeur qui s’impose.

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:02
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Le dictateur Sassou-Nguesso, sans vergogne…avec la complicité de la France ?

Par OLIVIER MOUEBARA

francois-hollande-et-denis-sassou-nguesso-le-8-avril-2013-a-l-elysee

Tout mettre en œuvre pour faire dégager le dictateur Sassou-Nguesso et ses thuriféraires en 2016 est un devoir de salubrité publique.

Qu’on soit du Sud, du Nord, de l’Est ou de l’Ouest, les congolais, dans leur majorité sont logés à la même enseigne: celle de la misère qui les ronge au quotidien. C’est pourquoi, mettre un terme à ce système inique est une gageure. Responsables de la casse sociale et de tous les pans entiers du pays, Sassou-Nguesso et sa bande de voyous ont laissé tout empirer.

Le ballon d’essai de modification ou de changement constitutionnel mis en avant par cette bande de kleptomanes doit se dégonfler au plus vite. Les congolais ne devraient pas tombés dans ce piège.

Sassou-Nguesso qui ne comprend que le langage de la force est loin d’être un roseau. Nous devons unir nos forces, nos stratégies et nos intelligences collectives pour le faire plier en 2016.

Si les assises organisées à Paris permettent de montrer notre détermination au dictateur Sassou-Nguesso, elles ne sauraient être une fin en soi. Tous les congolais épris de liberté et de justice doivent s’unir pour sauver ce qui reste du Congo.

Le dictateur Sassou-Nguesso balaie d’un revers de la main tout dialogue sans exclusive. La solution plausible qui nous reste est celle de la force. La peur psychologique répandue dans le pays par le tyran Sassou-Nguesso et ses sbires est loin d’atténuer notre détermination de le déposer à la fin du mandat de sa Constitution.

Nous rapprocher de nos frères combattants de la RDC devient plus qu’urgent, car le temps presse. Leur stratégie de terroriser les félons devrait nous inspirer. Il devient insupportable de croiser ces suppôts du dictateur Sassou-Nguesso venir nous narguer sur la « place de Paris ». Nous devons les cerner, les traquer, les étouffer par tous moyens. « A la guerre comme à la guerre ». Notre mollesse donne du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso de s’éterniser au pouvoir.

En analysant le courrier de Jean Dominique Okemba, sinistre conseiller fétichiste de son oncle publié sur notre site le 11 juin, nous y apprenons que le respect des principes maçonniques prime sur le respect de la Constitution taillée sur mesure par son oncle.

Il y écrit ceci sans ambiguïté. « En qualité de Maçons, quelle que soit notre obédience, nous sommes tenus au respect des principes et lois qui guident notre institution ».

Dans ce cas, pour quelles raisons, Jean-Dominique Okemba ne conseille pas à son oncle de respecter les règles constitutionnelles édictées par ce dernier? Toute cette désinvolture vis-à-vis du pays est insupportable. En quoi le respect des principes maçonniques serait supérieur au respect de notre Constitution ?

Prompt à prôner à ses frères maçons de « retrouver la paix, la concorde et l’harmonie », Jean-Dominique Okemba encourage son oncle, le dictateur Sassou-Nguesso de briser l’unité nationale. La chasse à courre est la règle de ce système épouvantable.

S’agissant de notre pays, la prédiction de GHEZZO reste retentissante. « Si tous les fils du pays venaient avec leurs mains assemblées boucher tous les trous de la jarre percée, le pays serait sauvé ». Nul ne se substituera aux congolais pour sauver le Congo.

Au moment où les Etats-Unis adoptent avec clarté une attitude responsable vis-à-vis de Joseph KABILA pour lui contraindre de quitter le pouvoir en 2016, la France, fidèle à sa tradition, fait ce qu’elle fait toujours de mieux: un silence complice. Au nom de ses intérêts, au moment où toutes les prévisions économiques sont au rouge.

L’heure n’est plus aux tergiversations. Nous devons exiger de la France une clarification. Les régimes africains se font et se défont à l’Elysée, via sa cellule africaine.

D’ailleurs, dans ses mémoires à venir, l’avocat Robert BOURGI s’étonne de ne plus voir François HOLLANDE montrer ses muscles aux dictateurs qui bafouent au quotidien les droits de l’homme. Fustigés pendant la campagne électorale, les dictateurs africains sont subitement devenus fréquentables, chaleureusement accueillis à bras ouverts, devant les caméras, sur le perron de l’Elysée.

Seule notre mobilisation nous déliera des fourches caudines de la dictature de Sassou-Nguesso. Les initiatives de nos frères du Burkina Faso doivent nous inspirer. Leur revendication est simple: ils ne s’opposent pas au dictateur Blaise Compaoré. Ils lui demandent de respecter ce qui est écrit dans la Constitution. Telle doit être notre détermination. Demander au dictateur Sassou-Nguesso de respecter l’esprit et la lettre de sa Constitution.

Sassou-Nguesso a échoué sur tous les plans depuis trente ans. Il n’a apporté au pays que malheurs, crimes multidimensionnels, antivaleurs (pour reprendre l’expression de Félix Bankounda). Acculé de toutes parts, les séminaires et les conférences pour le changement de sa Constitution sont devenus une source propice de détournements de fonds publics.

Des pseudos « intellectuels » congolais, sans charisme et en mal de reconnaissance font allégeance au dictateur Sassou-Nguesso, trahissant leurs idéaux. Quand on a touché le fond avec Okiémy, Obénga, Placide Moudoudou, peut-on être surpris que le Congo soit raillé dans le continent ?

« On peut tout perdre dans sa vie. Mais, quand on en vient à brader son éthique pour un billet d’avion Paris-Brazzaville », quand la Morale n’est plus le repère d’un Homme, qu’on ne s’étonne pas de verser de l’eau sur les plumes d’un canard.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

QUEL JEU JOUE LA FRANCE AU CONGO-BRAZZAVILLE ?

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Le dictateur Sassou-Nguesso, sans vergogne…avec la complicité de la France ?
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:54
[France/Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso et ASPERBRAS ridiculisent BYGMALION

Par RIGOBERT OSSEBI -

Les révélations d’une fausse facturation au sein de l’UMP pour un montant de 12 millions d’euros (environ 5 milliards de FCFA) ont ébranlé la direction de ce parti et le paysage politique français. Pourtant, il n’est pas sûr que cette irrégularité ait donné lieu à un enrichissement personnel. Voilà l’affaire Bygmalion qui pourrait bien empêcher Nicolas Sarkozy de se présenter en 2017 à l’élection présidentielle !

Vu de Brazzaville, cela ne peut prêter qu’à la franche rigolade. Ces hommes politiques français qui se croient tout puissant et qui se font pincer pour quelques petits-ridicules millions d’euros, ont de quoi donner le fou-rire à Denis Sassou Nguesso.

Au Congo, de 2012 à 2013, en une année à peine, ASPERBRAS, une société brésilienne, a reçu de gré à gré et sans le moindre appel d’offres international, de la part de la dictature congolaise, 1,1 milliards de dollars de contrats, soit 550 milliards de FCFA. Personne ne s’en soucie ou presque. Pourtant les montants dont il est question sont 100 fois plus importants que ceux dont il est question dans « l’affaire Bygmalion ». Aussi, il est évident que l’enrichissement personnel était au cœur de ces contrats et que l’article 69 « - de protéger et de respecter le bien public » de l’actuelle Constitution a été totalement bafoué, comme presque tous les autres d’ailleurs !

- 500 millions de dollars, en août 2012, pour la construction de la zone industrielle à Maloukou, près de Brazzaville. http://www.grandstravaux.org/Lancement-des-travaux-de-la-zone-industrielle-et-commerciale-de-Brazzaville_a237.html (Projet tant vanté par le ministre Alain Akoula.)

- 200 millions de dollars, en août 2012 également, pour la réalisation de la cartographie géologique du Congo (NB les cartes établies au-dessus du 1/50000 ne sont pas réellement exploitables pour la recherche géologique).

- 400 millions de dollars, en août 2013, pour 4000 forages hydrauliques. http://www.adiac-congo.com/content/eau-et-assainissement-pres-de-193-milliards-pour-la-construction-de-4-000-forges-en-zone

Pour tous ces marchés, il apparait clairement que les montants de la surfacturation se rapprochent aisément d’un facteur 10 de multiplication. Prix de revient environ 100 millions de dollars, facturé 1100 millions de dollars… ! Il se murmure d’ailleurs que des membres des clans Sassou Nguesso et Mapapa auraient des participations dans cette entreprise brésilienne. (Très voyante ASPERBRAS présente également dans l’usine d’Oyo de lait et de beurre présidentiel « Président » surnommé « Dictabeurre »)

Pour le dernier contrat de forages hydrauliques, ASPERBRAS facture chaque forage à 100.000 dollars l’unité (soit près de 50 millions de FCFA). A ce prix-là, d’un trou et de quelques accessoires, on peut aisément construire une maison totalement équipée. Le Congo est un pays gorgé d’eau et il n’est point besoin d’aller à de très grandes profondeurs pour en trouver par forage. Partout dans le monde le prix moyen de 10.000 dollars est largement accepté sauf situation géologique exceptionnelle.

Si Monsieur Bouya avait mis en place une procédure d’appel d’offres régulière, on n’aurait pas dû dépasser les 40 millions de dollars au maximum pour les 4000 forages.

Il en va de même pour la cartographie géologique. Le Cameroun vient de lancer un appel d’offres pour un contrat quasiment identique. Financée et encadrée par la Banque Mondiale, cette prestation aurait coûté au Cameroun dix fois moins cher pour une superficie égale. (http://www.afriquejet.com/news/682-campagne-de-levee-geophysique-aeroportee-au-cameroun.html)

D’aucuns pourraient nous souffler que Denis Sassou NGuesso et son neveu à la tête des Grands Travaux sont de bonne foi et qu’ils auraient été abusés par la partie brésilienne. Dans ce cas, et pour une incompétence de cette ordre, il vaudrait mieux que l’un et autre comprennent qu’ils ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions et des missions qu’ils se sont octroyées.

L’autre hypothèse, plus consistante, celle de la concussion, ne fait pas l’ombre d’un doute ! Ainsi donc près d’un milliard de dollars aurait été partagé entre les différents intervenants et protagonistes de ces affaires.

A l’heure où le débat sur la Constitution bat son plein et que les ralliements pour sa modification dépendent de « la générosité du dictateur », il est bon de noter que les petits millions de FCFA qui sont distribués çà et là ne sont strictement rien en rapport des centaines de milliards détournés tous les mois par le petit clan au pouvoir. Des miettes, rien que des miettes !

Valent-elles la peine d’hypothéquer son avenir et celui de son pays ?

A bien regarder comment le Congo est géré, le débat n’est pas politique, le débat n’est pas idéologique, le débat n’est pas constitutionnel : le débat n’est que mafieux et rien de plus !

La République du Congo est une juteuse affaire, qui le sera encore plus après 2016. Le gang de prédateurs qui la dirige est prêt à y mettre encore le feu, comme cela a été le cas avec la Centrafrique ou avec la petite maison qu’occupait Bruno Ossebi.

Le sang pourrait bien couler à flots encore une fois à Brazzaville ; ce gang n’en a que faire. Nous l’avons vu avec la capture du Colonel Marcel Ntsourou. Ce n’était rien d’autre qu’une démonstration de force à destination des opposants de l’intérieur et surtout à l’attention des observateurs étrangers. « Nous ne lâcherons pas le magot congolais ! Il est à nous ! Il nous appartient ! » tel était le message qu’on a voulu faire passer !

Les vrais maîtres de la richesse du Congo et de l’extrême pauvreté des Congolais pensent qu’ils pourront commettre leurs abus impunément et indéfiniment. Ces seize dernières années, combien ont-ils signé de contrats similaires à ceux accordés à ASPERBRAS ? Combien de fois 500 milliards de FCFA se sont ils évaporés pour se retrouver dans les poches de Sassou NGuesso et de Jean Jacques Bouya ? Combien, nous le saurons un jour prochain !

Et Pourtant, même le Brésil d’ASPERBRAS ne saurait abriter nos brigands si jamais ils faisaient de Brazzaville ce qu’ils ont fait de Bangui. Pas même la Chine ! Il serait temps que les responsables de nos malheurs n’aillent plus loin dans la déraison ! Avec les montants des vols et des crimes financiers qu’ils ont commis, cela ne va pas être évident de leur faire entendre raison. Cependant, à bien regarder la situation telle qu’elle se présente, ce pouvoir n’a plus aucune réelle issue… !

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans France Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:39
(Afrique/Esclavage) Les Africains sont-ils responsables de l'esclavage?

Les Africains sont-ils responsables de l’esclavage ?

L’argument classique des esclavagistes européens des 17e et 18e siècles, c’est que les responsables de la mise en esclavage des Africains seraient les Africains eux-mêmes.

Cet argument est couramment utilisé au XXIe siècle dans un but révisionniste, pour minimiser le préjudice causé aux Africains et à leurs descendants par la traite et l’esclavage racistes pratiqués par les Européens pendant quatre siècles.

Il a l’avantage d’opposer les descendants d’esclaves aux descendants de colonisés qui les auraient « vendus » et d’éviter toute revendication commune.

Pour prévenir toute contradiction avec le dogme chrétien, universaliste, qui accorde aux Africains la qualité d’hommes, les esclavagistes considéraient, ou feignaient de croire, avec une parfaite hypocrisie, que les Africains qu’ils embarquaient étaient déjà esclaves en Afrique.

C’est grâce à ce argument que Louis XIII, qui refusa dans un premier temps de donner son accord à la mise en place d’une politique esclavagiste de la France, finit par céder : on lui fit valoir que le transport d’Africains païens et déjà esclaves pouvait être un moyen de les convertir, puis de les libérer. C’était en quelque sorte une bonne action.

Voltaire a systématiquement utilisé le procédé de l’Africain esclavagiste.

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les nègres : on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Le négoce démontre notre supériorité : celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

L’argumentation insupportable de Voltaire – qui ose soutenir que les Européens démontrent leur supériorité par l’esclavage – ne repose sur aucune vérité. La quasi-totalité des Africains déportés aux Antilles étaient des hommes, des femmes, des enfants libres, arrachés à leur village, capturés pour le compte des négriers européens.

Il était moralement plus acceptable et surtout plus rentable de déléguer les opérations de capture à des subordonnés locaux, à qui l’on fournissait des armes et à qui l’on accordait une rétribution sous forme de marchandises sans valeur ou de denrées avilissantes (l’alcool).

Parfois, le seul salaire des intermédiaires était d’éviter d’embarquer eux-mêmes dans le bateau négrier.

L’utilisation d’intermédiaires locaux était un gain de temps, car plus tôt un bateau négrier arrivant sur les côtes d’Afrique repartait vers les Antilles, moins il y avait à payer et à nourrir l’équipage, plus rentable était l’expédition.

Ces subordonnés n’étaient évidemment qu’une minorité travaillant pour le compte des négriers.

En ce sens, il est absurde et particulièrement malhonnête de faire porter, à tout un continent victime de la traite et de l’esclavage, la responsabilité d’un crime organisé depuis l’extérieur, sous prétexte que quelques collaborateurs auraient participé à ce crime.

La plupart des rois africains ont au contraire résisté autant qu’ils l’ont pu à la mise en esclavage de leur peuple. Mais les esclavagistes européens se sont attachés à favoriser des guerres intestines pour que ces résistants soient remplacés par collaborateurs des opérations de traite.

C’est bien évidemment la surveillance des opérations de traite, de capture et de déstabilisation du continent africain qui a légitimé l’établissement de « comptoirs » européens sur les côtes, qui disposaient de petites garnisons.

Certains « historiens », subventionnés et encouragés par les gouvernements européens, se sont attachés, au début du XXIe siècle, à minimiser le rôle de l’Europe dans la traite raciste organisée à partir du 15e siècle par l’Europe contre l’Afrique. Pour cela, reprenant l’argumentation traditionnelle des négriers, ils ont cherché à mettre en évidence une prétendue « traite africaine » qui aurait existé de toute éternité et ils ont cautionné ces élucubrations de leur autorité « scientifique ».

D’après les travaux d’historiens plus sérieux et plus honnêtes -notamment l’Américain Patrick Manning -tout porte à croire que la traite ne s’est développée en Afrique qu’à partir du 15e siècle, pour subvenir aux besoins des Européens qui ont bouleversé durablement la civilisation de tout un continent.

En ce sens, l’utilisation de collaborateurs pour les opérations de traite aux 17e et 18e siècles préludait aux politiques de déstabilisation consistant à mettre en place, à la tête des gouvernements africains, des hommes de paille ou à provoquer des coups d’État, procédés couramment utilisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle, malgré une décolonisation apparente, pour maintenir, à des fins bien entendu économiques, le continent africain sous la tutelle de l’Europe sous prétexte que l’Afrique ne serait pas mûre pour la démocratie et que les dirigeants seraient corrompus.

SOURCE : http://www.une-autre-histoire.org/les-africains-sont-ils-responsables-de-lesclavage2/

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:48
France/Afrique : Le grand retour de la France sur le continent et la pâle figure de l'Afrique

Le GRAND retour de la France SUR LE CONTINENT ET LA PÂLE FIGURE DE L’AFRIQUE

URL source: http://blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/081213/franceafrique-le-grand-retour-de-la-france-sur-le-continent-et-la-pale-figure-de-lafrique

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B. Bilombot-Bitadys - dans Congo-Braazzaville France Françafrique