Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:58
 

 

Hollande / Sassou Hollande / Sassou

 

François Hollande vient de jeter l’éponge pour un deuxième mandat. Il rejoint ainsi la poubelle de l’Histoire dans laquelle Sassou Nguesso jette ses maîtres qui l’ont fait roi, chacun selon sa carrure, son tempérament, son caractère et sa personnalité.

De même qu’il n’a pas attendu la fin du quinquennat pour tirer sa révérence, de même, les Français n’ont pas attendu qu’il quitte l’Élysée pour faire le bilan. Les Africains feront le leur. Mais, on peut dire, d’ores et déjà que, de même qu’il n’est jamais parvenu à faire comprendre aux Français ce qu’il voulait faire, de même, il prend place sur le strapontin de l’Histoire sans avoir réussi à imprimer dans l’esprit des Africains ce qu’aura été sa politique africaine de la France. Son quinquennat aura été marqué par les records battus à la tête du pays. Président le plus impopulaire sous la Ve République, il tient le flambeau de l’ambiguïté des choix, de l’incapacité à trancher, du goût immodéré de la guerre et du compromis, du rétropédalage des décisions et de la manière de soutenir certains autocrates africains.

Ses discours de style, prononcés ici et là dans certaines villes africaines, discours dans lesquels tout nouveau locataire de l’Élysée prend les Africains pour des élèves notés au mérite ou des enfants à qui l’on conditionne le cadeau de Noël par le comportement tenu toute l’année durant, n’ont pas résisté au respect de la parole donnée. Une parole lucide sur les grands principes du respect des libertés et des droits de l’homme, la dette et les crimes de la France en Afrique : François Hollande les dénonce sans jamais prononcer des excuses ou envisager des réparations. Quant au reste des discours, les Africains ne retiendront de François Hollande qu’une parole de continuité de cette politique de la Françafrique, axée notamment sur des considérations sécuritaires dans le pré carré français, couplée à une volonté d’étendre les relations économiques au-delà du périmètre des anciennes colonies. Pour tout résumer, la politique africaine de François Hollande, à l’instar de celle pratiquée par ses prédécesseurs, s’accommode mal de la défense des grands principes proclamés dans sa campagne électorale.

En tout cas les Congolais, en ce qui les concerne, garderont de François Hollande le souvenir amer et douloureux de l’homme qui, par le soutien public, indéfectible et arrogant apporté à Sassou Nguesso dans sa soif du pouvoir à vie, aura prolongé l’agonie qui les assomme depuis les 32 ans que Sassou Nguesso a confisqué le pouvoir au Congo Brazzaville.

Soyons clairs : tout le monde comprend ici que François Hollande n’est ni tributaire à part entière du bilan criminel de Sassou Nguesso ni bouc émissaire du peuple congolais, mais sa gestion de la politique congolaise donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité. Cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire que ce peuple aurait dû éviter si François Hollande n’avait pas appuyé sur le bouton qui a ouvert à Sassou Nguesso le boulevard de la poursuite des crimes contre son peuple et, de fait, contre l’humanité. Cela permet de mesurer la catastrophe supplémentaire que sa politique aurait infligée aux Congolais si François Hollande avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau !).

J’ai souligné, dans mon dernier article sur « L’état de la nation congolaise 2016 », l’antipathie et la haine qu’inspire François Hollande dans les cœurs des Congolais, à tous les niveaux, depuis le jour où il a remis Sassou Nguesso sur le piédestal du pouvoir alors que, vomi par les Congolais, son règne ne tenait plus qu’à un fil. J’ai souligné par ailleurs que les Congolais en veulent plus à François Hollande qu’ils n’en veulent à Sassou Nguesso car son soutien a été accueilli par l’intéressé comme un couronnement de l’Élysée et un « permis » de continuer à massacrer son peuple. La guerre qu’il mène aujourd’hui dans le département du Pool en est l’une des conséquences du soutien de François Hollande et consiste à terroriser pour calmer un peuple qu’il estime hostile à son règne.

En soutenant Sassou Nguesso, François Hollande a oublié que lui a été élu par un peuple qui, seul, est juge de son action : il a renoncé à un deuxième mandat par respect de ce peuple qui a été mécontent de son action. Tel n’est pas le cas de Sassou Nguesso, qui n’a jamais été élu autrement que par des mascarades d’élections, ne respecte pas son peuple, n’en a cure de son avis ou de ses souffrances, et ça François Hollande le sait très bien. Il a continué à le soutenir malgré les trucages, les inversions des résultats et les échecs au référendum et aux élections qu’il lui conseilla d’organiser, malgré la modification de la Constitution pour se maintenir au pouvoir qu’il condamnait dans ses discours. Il continue à le soutenir malgré les bombes qu’il largue - en ce moment même et ce depuis de longs mois -, sur son peuple dans le département du Pool, les mêmes bombes que lui, François Hollande, condamne avec la dernière énergie du Syrien Bachar el-Assad contre son peuple.

La politique congolaise de François Hollande a ainsi mis Sassou Nguesso sous un bouclier de protection qui permet à ce dernier de continuer à mener une guerre silencieuse contre son peuple, une guerre qu’il met sur la tête d’un certain pasteur Ntoumi, le même Ntoumi qu’il vante d’avoir été son ministre mais volatilisé un jour, comme par hasard, dans la nature sans que lui, Sassou Nguesso, ne sache comment et où, et qu’il demande aux victimes de le lui ramener au palais… vif ou mort ! François Hollande aime les guerres, lui aussi et il les assume. Mais il n’a pas attendu de terminer les guerres qu’il a déclenchées ici et là pour renoncer à un deuxième mandat, cependant qu’il soutient les yeux fermés Sassou Nguesso qui donne le prétexte d’œuvrer pour la paix et de se scotcher au pouvoir (depuis 32 ans !) tant qu’il n’aura pas éradiqué toutes les guerres ouvertes par tous… jamais par lui. C’est toute la différence que François Hollande n’intègre pas dans son incroyable soutien à l’ami Sassou Nguesso.

Maintenant que François Hollande, en brave chef des armées et redoutable chef de guerre, vient de renoncer à livrer bataille pour sa réélection, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour se montrer plus audible sur son soutien à son ami Sassou Nguesso dont les records n’ont rien de commun avec les siens ? Maintenant que François Hollande, en fervent briseur de tabous de la mémoire française, a reconnu de la France avoir endetté et maltraité l’Afrique, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour aider le Congo Brazzaville à se débarrasser de celui-là même qui contribue à l’alourdissement de la dette et à la maltraitance de son peuple ? Maintenant que François Hollande, en bon conseiller d’amis « dirigeants » sur la manière de prendre ou de conserver le flambeau du pouvoir, vient d’abandonner en cours de course, conseillera-t-il à son ami Sassou Nguesso sur la bonne manière de quitter la piste avant que le pouvoir ne le quitte ? Autant de questions auxquelles les Congolais attendent les réponses de François Hollande dont, par son renoncement à poursuivre les batailles destructrices et inhumaines, la sagesse est aussi l’autre sacré coup de poignard qu’il est capable de mettre dans le dos de ceux-là mêmes qu’il a eu à soutenir… à tort.

J’ai bien compris de son discours prononcé depuis Abu Dhabi (Émirats arabes unis) où il est allé savourer les premiers jours de son renoncement à briguer un second mandat, qu’il consacrera le reste de son temps à l’Élysée à l’action de protection : « Il faut protéger ceux et celles qui sont les plus fragiles, menacés par les conflits… ». Eh ! ben, il a de quoi faire au Congo Brazzaville.

Ceci étant, les Congolais sont maîtres de leur destin. Il n’appartient donc ni aux présidents français (qui passent comme des météores) ni à une quelconque force extérieure, armée ou institutionnelle soit-elle, de les libérer du mal qui mine leur pays plus de trois décennies durant. Les jérémiades, les larmes, les prières… tout ça c’est bien ! Ce qui est encore mieux dans un pays où l’opposition semble s’éloigner de son rôle et de l’efficacité, c’est l’impératif d’un mouvement populaire de révolte pacifique mais radical et… à mains nues pour chasser le mal et rétablir la démocratie goûtée entre fin 1991 et début 1997.

 

Calixte Baniafouna Calixte Baniafouna

 

 

 

Par Calixte Baniafouna

Repost 0
4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 14:14

Adieu les grands esprits, ces grands Hommes qui ont fait la grandeur de la France. Le Panthéon ferme ses portes. Place aux usurpateurs qui dilapident et gâchent l’héritage de ce pays. La France rentre dans une période d’instabilité politique car les rapports entre le peuple et ses gouvernants ont changé. La démocratie ne s’accommode plus du parjure, du non respect de ses engagements comme sous d’autres cieux. Le peuple français capable de régicide vient de s’illustrer en congédiant avant la fin de son règne un monarque en l’occurrence François Hollande. Nul doute que dans une démocratie seul le peuple est souverain. S’il se lève aucun dictateur ne peut lui résister.

Les mauvaises nouvelles s’amoncellent. Après l’élection à la primaire des républicains de François Fillon qui refuse le multiculturalisme en France, c’est François Hollande qui s’illustre dans la tragédie socialiste en se tirant une balle dans l’artère fémorale. Avait-il d’autres choix ? Ce dernier vient de renoncer à se présenter à la prochaine élection présidentielle française. La lucidité d’un échec patent l’exigeait tant tous les espoirs placés en lui ont été déçus.

Toujours est-il, cela montre bien que dans une démocratie seul le peuple a le dernier mot. Ainsi, quand l’on est honni par ce dernier, il est toujours temps de partir. A défaut d’avoir été un grand président de la cinquième république, François Hollande a au moins réussi sa sortie puisque c’est une première dans l’histoire de la république française qu’un président en exercice renonce à se présenter. Lui qui en 2012 jurait et promettait de se frotter aux primaires de son camp en tant président n’a pas eu la force ni le courage d’aller au bout de sa logique.

Mais, là n’est pas le propos de mon billet d’humeur. Celui qui hier disait Sur le Congo: "Le président Sassou peut consulter son peuple; cela fait partie de son droit, et le people doit répondre. Une fois que le peuple aura été consulté, et cela vaut pour tous les chefs d’états de la planète, il faut veiller à rassembler, à respecter et à apaiser", n’a pas osé consulter son propre peuple tant le désamour était évident. Il a préféré s’en aller la queue entre les jambes pour éviter les affres de l’humiliation. Comment alors ce qui vaut pour tous les chefs d’états de la planète n’a pas été possible pour François Hollande ? Nous devrions toujours, nous Africains, avoir à l’idée la phrase du Général de Gaulle "Les états n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts".

La cohérence de la pensée et de l’action doit être un élément essentiel du discours politique. Je rajouterai que la nature d’une promesse, d’un serment c’est de demeurer intacte peu importe les circonstances. Dans le monde qui est le nôtre, la trempe des grands Hommes d’état a tendance à disparaître. Les populistes, les nationalistes gouvernent dorénavant en Occident comme les dictateurs en Afrique. En tout état de cause le peuple reste le dernier rempart de toute dérive autocratique et cela est rassurant.

A la lueur de ce qui vient de se passer, il est temps pour ceux qui ne veulent pas voir d’accepter que la France n’est plus un modèle pour nous les Africains tant le spectacle qu’offrent les Hommes politiques français donnent la nausée et le dégoût de ce qui est un métier noble au service de ses concitoyens. Maintenant que l’empire français se délite à l’instar de l’ex URSS, il est temps que les pays africains puissent retrouver leur liberté afin de mettre un terme au cancer de la Françafrique.

Il est vrai que le nationalisme gagne la vieille Europe qui se replie sur elle-même après avoir perdu son lustre d’autan. Les pays d’Amérique du Nord qui ont fait le choix de la diversité, du multiculturalisme, du respect de la religion de l’autre se portent bien tant du point de vue économique que des rapports entre citoyens. Se tourner vers le passé de ses ancêtres colonisateurs, esclavagistes, pétainistes, ternira le peu de crédit qui reste à cette France dans laquelle certains politiques pour des raisons électoralistes agitent la peur, le racisme et évoque un ordre ancien plus que jamais révolu.

Tout ceci n’est pas pour nous réjouir. Le sursaut républicain s’impose pour ne pas voir disparaître les idéaux de la révolution française qui ont un moment donné éclairé la conscience du monde civilisé.

C’est Victor Hugo qui écrivait : "La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants ; Quand le soleil décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose".

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Repost 0
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

unnamed-5

MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

unnamed-1

unnamed-2unnamed-3unnamedunnamed-4

Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

Repost 0
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:13
Après les opérations "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara" pour exterminer les Congolais du Pool, véritable programme d'épuration et de purification ethniques débutées depuis 1998, M. Sassou Nguesso vient d'activer l'opération dite "HORS-JEU" destinée à traquer, hors du Congo-Brazzaville, tous les Cadres civils et militaires originaires du Sud-Congo et également ceux qui soutiennent les opposants politiques en prison comme Paulin Makaya Paulin, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Marcel Ntsourou, Jean Ngouabi, Limbongo Ngoka, etc. L'opération "Hors-jeu" s'étend dans toute l'Afrique, l'Europe notamment en France, aux USA et au Canada.

Nous attirons l'attention des Aurorités administratives et politiques de tous les pays concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les opposants Congolais se trouvant sur leur territoire (Canada, USA, Europe, Afrique francophone, Afrique du Sud, etc.). Ils sont en danger de mort. Il y a donc lieu de surveiller tous les éléments congolais en service au niveau de toutes les chancelleries congolaises. Le moindre laxisme peut coûter la vie d'un homme.

Nous reproduisons ce document tel quel, sans modification ni correction aucune.

-----------------------------------------------------

Les services secrets du pouvoir de Brazza adopte le plan « Hors-jeu »


Suite aux multiples faisceaux d’informations à notre disposition, nos sources patriotiques  nous indiquent avec précision la mise sur pied d’un plan machiavélique de neutralisation des activistes de la diaspora et de  certains opposants congolais résident hors du Congo .Le nom de code de cette opération est baptisé « Hors jeu ».  

En effet, c’est au cours d’une séance de travail initié par le président dictateur à Oyo que les instructions ont été donné à Jean Dominique Okemba Sg du scabreux conseil national de sécurité de réunir l’ensemble des services de renseignements pour bâtir une stratégie de neutralisation des foyers de contestations du régime après l’échec de l’infiltration de plusieurs cellules de la diaspora qui sont perçu par le régime de Brazzaville come une réelle menace.

En difficulté dans le pool car le régime voit maintenant le diable partout, les faucons incompétent du régime qui malgré les moyens manquent d’efficacité  ont jugé utile de passer une autre manche.

La mission de cette opération est  confiée à trois services spéciaux (La Dgst, la Direction des renseignements extérieurs et les services dirigés par le Colonel Bakala et Ndoudi. une autre mission est menée par  une cellule secrète clanique qui est contrôlée par Jean François  Ndéngué sous la supervision de Jean Dominique Okemba constitué des réseaux d’anciens Cobras.

D'emblée : « Hors-Jeu » - Services secrets - n'a strictement aucun rapport avec le renseignement    classique, ni même avec les échanges d’information entre services internes et externes. « Hors-Jeu » est un  Passeport pour neutraliser la diaspora et certains opposants Congolais établis hors du pays et qui sont restés droit dans leur botte. Car le régime de Brazzaville ne parvient pas à cerner la détermination de la nouvelle classe des jeunes Congolais qui ne faiblissent pas et qui reste très active sur les réseaux sociaux où cette nouvelle génération a remporté la bataille de la communication face au pouvoir en réduisant à néant les jeunes comunity manager recrutés a coût de millions par le pouvoir.

Les  éléments recrutés par les services du pouvoir de Mpila  possèdent chacun une identité secrète : celle de l'un des différents  agents mis en jeu. Ils les manipulent collectivement pour effectuer des rencontres dans des villes déterminées par le sort ou bien récupérer des paires d'objets. Ces derniers sont disséminés dans la diaspora et envoyés en mission de neutralisation. Des femmes, des jeunes sans papiers ou désireux de se rendre en France sont recrutés pour cette opération avec des cibles précises.

Dans leurs viseurs, les groupes des combattants de la diaspora, les relais médiatiques et des réseaux sociaux de la Diaspora, comme les responsables du site Brazza News, Zenga Mambu, Brazza Paris Info, les relais installés aux Etats Unis, au Canada, en Italie, Londres, les pays de l’Est, etc.

D’autres cibles sont répertoriées par les barbouzes de Mpila : les  intellectuels, comme Alain Mabanckou, Dongalla Boundzéki, Maître Massengo Tiassé...  Les hommes politiques et d’autres hommes de l’ombre sont également sur la ligne de mire comme les soutiens politiques du Général Mokoko à l’étranger, notamment sur la place de Paris,.les représentants de Kolélas et Ntumi notamment. Les officiers, sous-officiers et anciens combattants  en exil sont également ciblés tout comme les anciens Cobras et déserteurs qui ont quitté le navire de Mpila sont aussi sous la sellette des services spéciaux du dictateur.

Le Général Kéteka, en Allemagne, est nommément cité  dans les fiches de renseignements .Autre personnage ciblé le ministre Bikinkinta qui vit à Londres et le général Ferdinand Mbaou et d’autres …

Le pouvoir par le biais des anciens éléments de la Dgse Française évoluant dans le privé depuis un moment ont été recruté pour Sassou par le biais de Scharchini et Jean Yves Olivier ami de Falcon (ce grand marchant d’arme)  ont pour mission de s’approcher d’un certain nombre d’opposants pour leur vendre des projets d’achats d’arme et de mise en relation directe avec Debby ou Ali Bongo pour mener une opération de déstabilisation du Congo. C’est la cane-à-pêche que compte tendre les barbouzes pour attraper comme des poissons les opposants Congolais qui seront par la suite livrés à Brazzaville et présenter lors d’un procès notamment au moment où on continue de fabriquer les preuves contre Mokoko.

Chacun des éléments dispose d’une carte d’action. Les cartes d'action permettent de mouvoir un personnage de ville en ville, d'échanger sa place avec un autre agent, de troquer un objet ou bien de le voler à un partenaire/concurrent. Moins d'une dizaine d'actions sont possibles, de sorte que le jeu se trouve très contraint et l’action de l’opération « Hors-jeu » efficace.

Mode opératoire

L’empoisonnement, le sabotage des véhicules, la filature active ; sauf que le pouvoir a recruté beaucoup d’amateurs qui  ont déjà été détectés, puis certains agents, notamment les filles, une fois arrivée renonce à la mission et changent d’identité. Le pouvoir a débloqué de moyens importants pour mener cette opération. Quand un agent  a accompli une mission, tous les agents ayant participé à l'opération marquent un point. C’est le mot d’ordre.

Comme dans l'excellent Origo, de Wolfgang Kramer, on progresse sur la piste de score non pas de case en case, mais de case libre en case libre. Cela permet parfois de fulgurantes ascensions c’est la promesse faite aux agents par le pouvoir finissant de Mpila.

L'un des agents s'appelle Mister Black. Comme son nom l'indique, c'est un vilain personnage : au lieu de progresser sur l'échelle des scores, il recule. Dès qu'un joueur le rencontre, la partie s'arrête. Chacun dévoile alors son personnage, et ajoute à son score le nombre de missions qu'il a accomplies durant la partie qui  c’est comme ça que nous parvenons à notre niveau a démonter les pièges tendues par le pouvoir de Mpila qui butte a vaincre les forces de Ntumi dans le Pool. Le pouvoir veut  couper soit disant Ntumi des relais d’information à partir de l’étranger ou ce dernier ferait passer ses messages .Ce pouvoir cris à tort ou a raison que la Diaspora à l’instar de Ntumi constitue une menace .

Malheureusement, la piste de score est un peu courte. Le système de marque est a priori séduisant et astucieux. Il rend cependant le jeu encore plus chaotique qu'il ne l'est déjà, à cause du grand hasard gouvernant le choix des actions possibles. Néanmoins, il y a là plusieurs bonnes idées que l'on est peu accoutumé à voir dans un jeu car le pouvoir de Brazzaville se retrouve lui-même « hors-jeu »

Les possesseurs de téléphone portable (il y en a encore, paraît-il) peuvent en outre opter pour une variante amusante. Elle consiste à se faire expédier par SMS un certain nombre de missions supplémentaires. Nous n'avons pas testé cette option ;mais d’ici peu nous affirme notre source patriotique au service du peuple et qui déjoue à l’intérieur les plans macabres du pouvoir .Ce dernier nous indique que la situation de crise actuelle profite à plusieurs chefs militaires et sécuritaires qui pompent chaque jours des milliers des francs sortis soit du trésor soit des fonds spéciaux gérés par JDO et Mboulou dans le cadre de la sécurité nationale.

La diaspora vous êtes désormais informé  prenez vos garde car le dispositif de la mission « hors-jeu » a été déniché et mis en échec mais comme elle est constitué de plusieurs cellules et les différentes cellules ne communiquent pas les unes des autres nous sommes aux aguets pour contrer toutes les velléités  .La France à intérêt de mettre hors d’état de nuire les agents double du pouvoir de Brazzaville qui veulent mener des actions de terrorisme d’Etat sur le sol Français.

A bon entendeur salut !

Affaire à suivre

Repost 0
2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:39
 
Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent : Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA. "Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".
 

 

francafrique1-imagescaeh9m1a
Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent :
Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA

 

"Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".

-----------------------------------------------------

Frankreich kann seinen Status nur mit Ausbeutung der ehemaligen Kolonien halten

Deutsche Wirtschafts Nachrichten  |  Veröffentlicht: 15.03.15 01:12 Uhr |

Der französische Staat kassiert von seinen ehemaligen Kolonien jährlich 440 Milliarden Euro an Steuern. Frankreich ist auf die Einnahmen angewiesen, um nicht in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit zu versinken, warnt der ehemalige Präsident Jacques Chirac. Der Fall zeigt: Eine gerechte Welt ist schwer möglich, weil die ehemaligen Kolonialmächte von der Ausbeutung selbst abhängig geworden sind.

In den 1950er- und 60er-Jahren entschieden die afrikanischen Kolonien Frankreichs, sich unabhängig zu machen. Zwar akzeptierte die Regierung in Paris die Unabhängigkeitserklärungen formal, verlangte jedoch, dass die Länder einen sogenannten „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ unterzeichnen. Darin verpflichteten sie sich, die französische Kolonialwährung FCFA („Franc für die Kolonien Frankreichs in Afrika“) einzuführen, das französische Schul- und Militärsystem beizubehalten und Französisch als Amtssprache zu etablieren.

Aufgrund dieses Gesetzes sind 14 afrikanische Staaten nach wie vor dazu verpflichtet, etwa 85 Prozent ihrer Währungsreserven in der französischen Zentralbank in Paris zu lagern. Dort unterstehen sie der direkten Kontrolle des französischen Finanzministeriums. Die betroffenen Länder haben keinen Zugang zu diesem Teil ihrer Reserven. Sollten ihre verbleibenden 15 Prozent Reserven nicht ausreichen, müssen sie sich die zusätzlichen Mittel vom französischen Finanzministerium zu marktüblichen Zinsen leihen. Seit 1961 kontrolliert Paris so die Währungsreserven von Benin, Burkina Faso, Guinea-Bissau, Elfenbeinküste, Mali, Niger, Senegal, Togo, Kamerun, Zentralafrikanische Republik, Tschad, Kongo, Äquatorialguinea und Gabun.

Zudem müssen diese Länder jährlich ihre „kolonialen Schulden“ für die von Frankreich errichtete Infrastruktur an Paris überweisen, wie Silicon Africa ausführlich berichtet. So nimmt Frankreich rund 440 Milliarden Euro jedes Jahr ein. Die Regierung in Paris verfügt auch über ein Vorkaufsrecht auf alle neuentdeckten Rohstoffvorkommen in den afrikanischen Ländern. Und schließlich müssen französische Unternehmen bei der Vergabe von Aufträgen in den Ex-Kolonien bevorzugt behandelt werden. Als Folge dessen befinden sich dort die meisten Vermögenswerte in den Bereichen Versorgung, Finanzen, Transport, Energie und Landwirtschaft in den Händen französischer Konzerne.

Die Führungselite der jeweiligen Länder hat keine andere Wahl als die Forderungen zu erfüllen. Sollten sich die afrikanischen Politiker weigern, droht ihnen ein Attentat oder der Sturz der Regierung. In den letzten 50 Jahren fanden insgesamt 67 Coups in 26 afrikanischen Ländern statt. 16 dieser 26 Länder waren ehemalige Kolonien Frankreichs.

Ein Beispiel hierfür ist der erste Präsident des westafrikanischen Togo, Sylvanus Olympio. Er weigerte sich den „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ zu unterzeichnen. Doch Frankreich bestand darauf, dass Togo Entschädigung für die Infrastruktur zahlt, die die Franzosen während der Kolonialzeit errichtet hatten. Die Summe belief sich jährlich auf rund 40 Prozent des Haushaltes von Togo im Jahr 1963 und brachte das gerade erst unabhängige Land schnell an seine wirtschaftlichen Grenzen.

Darüber hinaus entschied der neue Präsident Togos, die französische Kolonialwährung FCFA abzuschaffen und eine eigene Landeswährung zu drucken. Nur drei Tage nach dieser Entscheidung wurde die neue Regierung von einer Gruppe ehemaliger Fremdenlegionäre gestürzt und der Präsident getötet. Der Anführer der Legionäre, Gnassingbe Eyadema, erhielt umgerechnet 550 Euro von der lokalen französischen Botschaft für das Attentat, wie der britische Telegraph berichtet. Vier Jahre später wurde Eyadema mit Unterstützung aus Paris der neue Präsident von Togo. Er etablierte eine tyrannische Diktatur in dem westafrikanischen Land und hielt sich bis zu seinem Tod im Jahr 2005 an der Macht.

In den folgenden Jahren griff die Regierung in Paris immer wieder auf ehemalige Fremdenlegionäre zurück, um unliebsame Regierungen in den Ex-Kolonien zu stürzen. So wurde der erste Präsident der Zentralafrikanischen Republik, David Dacko, im Jahr 1966 durch ehemalige Mitglieder der Fremdenlegion gestürzt. Ebenso erging es dem Präsidenten Burkina Fasos, Maurice Yaméogo, und dem Präsidenten von Benin, Mathieu Kérékou. Und auch der erste Präsident der Republik Mali, Modiba Keita, fiel im Jahr 1968 einem Putsch von Ex-Legionären zum Opfer. Nur wenige Jahre zuvor hatte auch er beschlossen, die französische Kolonialwährung abzuschaffen.

Im Gegensatz dazu haben sich die anderen Kolonialmächte von solchen Maßnahmen verabschiedet. Großbritannien musste seine Lektion bereits im Zuge der Amerikanischen Revolution von 1763 lernen. Auslöser war die Entscheidung Großbritanniens, den amerikanischen Kolonien die Kosten für den gerade beendeten Franzosen- und Indianerkrieg aufzubürden. Der Protest dagegen mündete in der „Boston Tea Party“ und schließlich im Unabhängigkeitskrieg und der Gründung der Vereinigten Staaten 1776. Im Jahr 1778 verabschiedete das britische Parlament den „Taxation of Colonies Act“. Darin verzichtete Großbritannien künftig auf Steuern und Abgaben auf Umsätze in den Kolonien „British America“ und „British West Indies“.

Gleiches gilt für die ehemaligen Kolonien Australien und Kanada. Zwar gehören diese nach wie vor zum „Commonwealth of Nations“ und unterstehen damit formal dem britischen Königshaus, doch die Steuerhohheit liegt spätestens seit der Unabhängigkeitserklärung der Länder Anfang des 20. Jahrhunderts ausschließlich bei den dortigen Regierungen.

Auch die ehemalige Kolonialmacht Niederlande erhebt keinerlei Steuern mehr auf seine ehemaligen Einflussgebiete in Südamerika und Südostasien. In Südostasien seien die Finanzen Anfang des 20. Jahrhunderts aufgrund verheerender Kriege so desaströs gewesen, dass die Niederlande ihre Kolonien regelmäßig finanziell stützen mussten. Das Königreich trennte sich von einem Großteil seiner Kolonien bereits Anfang des 19. Jahrhunderts. Zuletzt verließen die niederländischen Antillen im Oktober 2010 das Königreich. Lediglich die Karibikinseln Aruba, Curaçao und Sint Maarten sind nach wie vor Bestandteil des Königreichs der Niederlande.

Die politische Elite Frankreichs denkt dagegen nicht im Geringsten daran, die Relikte aus der Kolonialzeit zu beseitigen und die ehemaligen Kolonien in die vollständige Unabhängigkeit zu entlassen. Vielmehr scheint in Paris die Befürchtung vorzuherrschen, dass man ohne die Einnahmen aus Afrika in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit versinken könnte. Schon der ehemalige französische Präsident Jacques rac sagte im März 2008: „Ohne Afrika würde Frankreich in den Rang eines Drittweltlandes abrutschen.“

*** Bestellen Sie den täglichen Newsletter der Deutschen Wirtschafts Nachrichten: Die wichtigsten aktuellen News und die exklusiven Stories bereits am frühen Morgen. Verschaffen Sie sich einen Informations-Vorsprung. Anmeldung zum Gratis-Newsletter hier. ***

LIRE LA SUITE :

http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/03/15/frankreich-kann-seinen-status-nur-mit-ausbeutung-der-ehemaligen-kolonien-halten/

Repost 0
20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:33
Afrique/Françafrique) François Hollande doit arrêter d’infantiliser l’Afrique

Par Olivier MOUEBARA -

Ami des dictateurs Sassou-Nguesso, Idriss Déby, Paul Biya, Mahamadou Issoufou, Alpha Condé et bien d’autres, François Hollande ne tire visiblement aucune leçon sur sa duplicité.

Aujourd’hui, en fin d’un mandat sans résultats, François Hollande s’est permis, ce 20 septembre 2016, dans un discours au siège de l’O.N.U, de parler de l’Afrique, en se moquant, une fois de plus, des africains.

Discrédité, rejeté, vomi et honni des africains, François Hollande doit comprendre qu’il n’a pas reçu mandat pour parler au nom des africains. Il est loin d’être notre porte-parole. Nous sommes assez adultes, instruits et formés pour parler de nos problèmes et d’y apporter des solutions.

L’infantilisation de l’Afrique par un homme qui n’a pas de parole, qui a donné un blanc-seing au dictateur Sassou-Nguesso de s’imposer par la force avec ses 8% de suffrages exprimés, d’emprisonner les opposants, de confisquer toutes les libertés publiques, de bombarder la région du Pool, est insupportable.

Croire à un plan de développement pour l’Afrique d’ici 2020 comme le propose François Hollande, c’est comme croire à l’électrification de l’Afrique par Jean-Louis Boorlo!

Tout ceci n’est que foutaises et balivernes.

Sans tarder, les africains doivent prendre leur destin en mains. Pour cela, la pédagogie est incontournable. L’avènement d’une génération consciente, soucieuse de libérer l’Afrique de l’infantilisation de la France par François Hollande, devient un devoir de salubrité continentale.

Henry Kissinger et sa fondation ont eu tort d’être complaisants envers François Hollande. En l’élisant avec autant de légèreté « homme politique de l’année 2016 » pour ses « efforts pour la démocratie », les africains se souviennent plutôt d’un fossoyeur de la démocratie qui a sur sa conscience de nombreuses victimes innocentes.

François Hollande a raté une occasion de se taire. Inaudible et peu crédible à l’intérieur de son pays, il l’est également en Afrique.

Alors que la France de François Hollande a présidé il y a quelques mois le Conseil de Sécurité de L’O.N.U, elle a été incapable d’inscrire à l’ordre du jour le hold-up électoral de son ami Sassou-Nguesso.

Le même François Hollande qui plaide pour l’augmentation du budget de l’Afrique à l’O.N.U, milite pour sa diminution une fois en France.

Mettre sans cesse en avant la « libération du Mali » face à l’avancée des islamistes, ne suffit pas pour caresser les africains dans le sens du poil.

La politique africaine de la France menée par François Hollande manque de cohésion, de cohérence, et de visibilité. Elle marche sur une béquille.

François Hollande ne peut pas prôner la démocratie et la sécurité en Afrique, tout en soutenant ses amis dictateurs.

Aujourd’hui, les africains se souviennent de François Hollande comme celui qui permet à son ami dictateur Alpha Condé de bien dormir, à son ami Issoufou de faire exfiltrer son principal opposant pour une fallacieuse raison médicale en France, à son ami Sassou-Nguesso de faire accréditer en France, mezza voce, son nouvel ambassadeur, Rodolphe Adada.

Quoi qu’il en soit, François Hollande, monsieur petites blagues, n’infantilisera plus les africains dans quelques mois.

Après sa tentative manquée de déchéance de nationalité concoctée autour d’une table à l’Elysée avec ses enfants(dixit le Canard Enchaîné de la semaine dernière), nous sommes décidé, si, daventure il se (re)présente à l’élection présidentielle.

Sans sourciller, les africains qui luttent pour l’avènement de la démocratie et l’alternance en Afrique, sont déterminés pour le faire battre. Il doit couler comme le Titanic, entraînant avec lui le PS.

François Hollande a réussi l’exploit de décevoir même ceux et celles qui n’ont pas voté pour lui.

Alors, il ne sert à rien pour François Hollande, de parler de honte s’agissant de la Syrie.

François Hollande doit plutôt avoir honte de soutenir ses amis dictateurs africains. Il doit avoir honte de divertir les africains, alors qu’il ne croit pas à ce qu’il dit. Il doit avoir honte d’infantiliser les africains qui ont compris ses roulements de tambours et de mécaniques, ainsi que ses revirements et ses reniements.

S’agissant de l’Afrique, le quinquennat de François Hollande est une parenthèse malheureuse, une caricature de ce que l’action publique ne doit plus être.

Le moment est venu pour nous battre réellement pour notre indépendance. L’infantilisation de l’Afrique et des africains par François Hollande, n’est que le corollaire de notre inconséquence et de nos lâchetés.

Nos ancêtres ne sont pas des Gaulois. La France qui a toujours été contre l’Afrique doit quitter nos contrées.

L’Afrique est le continent de l’avenir. François Hollande a tort de nous infantiliser. Son infantilisation aiguise nos appétits de nous débarrasser des chaînes coloniales. Sans l’Afrique et le pillage de nos ressources, que vaut la France de François Hollande?

Nous devons arracher notre indépendance. Notre attentisme ne fait que renforcer l’illusion de supériorité de la France de François Hollande vis-à-vis des africains.

Nous sommes ingénieux et capables de relever de nombreux défis en Afrique. « Rêver c’est le bonheur. Attendre c’est la vie ». N’attendons plus. Agissons!!!

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

-------------------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

En Afrique francophone, le principe du pouvoir est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les intérêts de la France, même mondialement reconnu criminel impénitent, celui-là est jugé par la France apte à "gouverner ses compatriotes". Sinon, des individus comme Sassou Nguesso ne seraient pas là.
Pour trouver la solution au cas du Congo-Brazzaville, il faut d’abord régler le problème de la France avec la France. Pour ce faire, il faut que la France commence d’abord par opérer sa propre décolonisation mentale…

-------------------------------------------------------------

De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango »

Repost 0
18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 23:03
France/Françafrique : De la République de Félix Eboué à la Françafrique de de Gaulle

De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango

Cet œuvre de Pathé DIAGNE est d’abord un pamphlet sur le général Charles de GAULLE dont le mythe de résistant contre le nazisme s’est construit au détriment du Guyanais Félix EBOUE, Gouverneur du Tchad. Ce dernier sauva l’honneur de l’Empire français en refusant la capitulation signée en juin 1940 par le maréchal Pétain, contrairement aux autres gouverneurs civils et militaires, de l’Afrique du nord à l’Afrique Équatoriale ; acquis au gouvernement de Vichy, comme le Général HUSSON, le Gouverneur Pierre BOISSON…

Selon l’auteur, Félix EBOUE, pionnier de la Résistance contre le Nazisme, fut l’un des premiers résistants à prendre contact avec l’Angleterre de CHURCHILL par le biais de Sir Bernard BOURDILLON, Gouverneur anglais du Nigeria. Félix EBOUE, en mettant la seule assise territoriale et juridiction souveraine de l’Empire à la disposition de la résistance française et à Charles de GAULLE, avec BRAZZAVILLE baptisée « capitale de la France Libre », permit au 1er ministre anglais Winston CHURCHILL, de rendre crédible et légitime le général Charles de GAULLE, en justifiant l’effort de guerre des Français contre les Nazis, auprès de ses principaux alliés étatsuniens et soviétiques

Comme on le découvrira au fil des pages, Pathé DIAGNE à l’ambition de réhabiliter la figure emblématique et historique de Félix EBOUE, que Charles de GAULLE lui-même et les « historiens » du Gaullisme ont à dessein relégué aux oubliettes de l’histoire par discrimination et pur racisme.

Après cette mise au point sur le légendaire Charles de GAULLE, le professeur Pathé DIAGNE invite le lecteur dans les méandres de la IVème République française sous laquelle le processus de décolonisation eut lieu pour comprendre la genèse de la Françafrique.

Cette période illustra le combat des leaders anticolonialistes comme Sékou TOURE, Djibo BAKARY, Félix TCHIKAYA…sous la houlette de l’un des plus grands leaders africains, le fondateur du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), le fédéraliste Félix HOUPHOÜET-BOIGNY, qui devint par la suite le fossoyeur de l’Etat Fédéral africain et l’un des architectes de la Françafrique.

Pourtant dirigé par des présidents du Conseil d’obédience progressiste et socialo-communiste comme Léon BLUM et Guy MOLLET, l’auteur rappelle que cette période de la décolonisation fut aussi celle de la décapitation des leaders anticolonialistes et des élites africaines, qui se perpétua avec le retour de Charles de GAULLE au pouvoir en 1958, avec les assassinats de Barthelemy BOGANDA, Ruben UM NYOBE, Félix MOUMIE, Ernest OUANDIE, Maurice MPOLO, Osende AFANA… HOUPHOÜET-BOIGNY y échappa de justesse, peut-être grâce à François MITTERRAND, à l’époque ministre.

Des chapitres à découvrir reviennent sur la campagne référendaire de 1958 pour l’établissement d’une communauté franco-africaine, la création à Niamey de l’actuelle Francophonie (sous le président Hamani Diori, renversé par des militaires pour avoir voulu regarder de plus prêt les contrats d’uranium)…au détriment des langues africaines synonyme d’un génocide culturel selon Pathé DIAGNE. Mais l’auteur fait surtout des propositions qui consistent à lever les hypothèques : géostratégique et sécuritaire, le verrou géoéconomique monétaire, politique et institutionnelle…

A ce sujet, l’auteur aurait pu nuancer son propos car l’Organisation Internationale de la Francophonie n’interdit à aucun pays francophone de faire la promotion ou d’enseigner sa (ses) langue(s) nationale(s) à ses concitoyens. Ceci relève plutôt d’un manque de volonté politique et de l’avilissement de certains dirigeants d’Afrique noire, contrairement aux anciennes colonies de l’Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie).

Sur la critique du discours de Dakar du président SARKOZY prononcé le 26 juillet 2007, on peut reprocher à l’auteur sa relative complaisance à l’égard de Ségolène ROYAL, qui en réponse à SARKOZY demanda pardon au nom de la France, devant des militants socialistes à Dakar, sans relever que cette démarche était purement politicienne !

En définitive, ce livre de l’universitaire Pathé DIAGNE n’en est pas moins une véritable encyclopédie sur une partie de l’histoire du continent noir, que tous, panafricanistes et en particulier la nouvelle élite africaine, volontaire et militante à laquelle j’appartiens, doivent lire car notre génération et celle d’après se caractérisent par une inculture historique qui est un véritable handicap !

Winston CHURCHILL disait : « un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre » ; auquel on peut ajouter un proverbe Kongo : « Ntsimu ni mayela » c’est-à-dire, la mémoire c’est l’intelligence ou la sagesse.

Alors, apprenons du passé !

Par Mingwa BIANGO

minguabiango@gmail.com

(Extrait de congo-liberty)

Pour acheter le livre, cliquer sur ce lien

DE LA RÉPUBLIQUE DE FÉLIX ÉBOUÉ À LA FRANÇAFRIQUE DE CHARLES DE GAULLE

Un siècle de mésaventures africaines
Pathé Diagne

Décembre 2015 – L’Harmattan

Repost 0
Mingwa Biango - dans France Françafrique Afrique
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 17:07
France/Afrique : Selon Manuels Valls, la Frane a rompu avec la Françafrique !

Manuel Valls -

Ce matin 6 septembre 2016, Manuel Valls, le Premier Ministre français, était l’invité de Radio RTL. Interrogé au sujet des évènements du Gabon, il a annoncé sereinement, et le plus sérieusement du monde, que « la France avait rompu avec ce que l’on a appelé la Françafrique.»

Cette affirmation on ne peut plus claire à de quoi ravir tout à chacun. Le Premier Ministre n’a pas donné précisément la date de la rupture.

Peut-être était-ce hier ? Hier soir ? Hier, dans la nuit ?

Toujours est-il qu’il a déclaré qu’« avec le Président Hollande, nous avons installé une nouvelle relation avec l’Afrique…… grand continent d’avenir, nouvelle frontière….. nouveaux défis économiques, climatiques, migratoires…. Cette nouvelle relation est essentielle et cela passe aussi par d’autres modes de gouvernance, sans donner de leçon, mais comme beaucoup de pays s’y sont engagés…la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali où nous sommes intervenus pour sauver ce pays et la démocratie. La démocratie fait partie du développement…»

Tout est nouveau, tout est neuf, tout sera beau ! Pouvons-nous et devons-nous le croire, pour le continent ?

Deux minutes, montre en main, pour parler de l’Afrique ! Mais c’était aussi, dans ce dernier virage avant l’affrontement des élections présidentielles, un appel du pied à un électorat. Celui des franco-africains, que certains disent qu’il a été négligé, méprisé et même bafoué…

Difficile de croire que la Françafrique est morte, tout du moins larguée par une Gauche au pouvoir en France, alors qu’un Denis Sassou Nguesso parade sur le continent en y imposant de Libreville à Kinshasa, en passant par Ndjamena, son exemple antidémocratique et irrespectueux de la volonté des populations ; ses méthodes criminelles, qu’il a imposées dans l’espace francophone africain, ont fait école. On réprime, on tue, on embastille, on intimide ! En fin de compte, selon la jurisprudence Sassou Nguesso, la France reconnait le pouvoir en place et déclare vouloir collaborer avec lui.

L’Union Européenne en fait de même et pour Sassou Nguesso, et ses apôtres, l’affaire est dans le sac ! Si quelque récalcitrant, « candidat malheureux » selon l’expression consacrée, résiste et de son cachot refuse de reconnaître la victoire du tyran, alors annoncé par un Françafricain patenté, un ambassadeur tentera de l’en convaincre en échange d’une pacotille d’un autre temps.

Brazzaville était la capitale de la France Libre. Aujourd’hui elle est occupée par des forces obscures sans que cela n’émeuve ceux qu’elle avait aidés à libérer. La chape de plomb sur le Congo est repartie pour sept ans… !

Qu’il y ait eu rupture effective ou pas avec la Françafrique, tous les défis et toutes les ambitions pour l’Afrique, dont il est question dans l’interview, ne seront crédibles et accessibles qu’au départ définitif de Denis Sassou Nguesso de la scène internationale avec tous ses relais néfastes et corrompus.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

LIRE LA SUITE : La France a rompu avec la françafrique: https://youtu.be/bCAlkGjgZ40

Repost 0
16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 13:33
(Congo-Brazzaville) Le soufflé : une constante dans les relations France – Afrique

Par Mouanda-Moussoki -

Quel rapport entre les relations France-Afrique et l’entremets de la gastronomie française dont la particularité est de prendre du volume et de la hauteur à la cuisson, puis de retomber s’il est l’œuvre d’un piètre cuisinier?

Pour saisir la pertinence de cette comparaison, il faille examiner l’attitude de la France officielle face au processus démocratique dans les pays d’Afrique francophone.

Lorsque Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir en 2007, il réaffirme avec force le leitmotiv qui a été au cœur de la campagne présidentielle: son mandat sera celui de la rupture avec les politiques précédentes, répète-t-il. Et en ce qui concerne les relations avec l’Afrique, il prend l’engagement de faire évoluer ce qu’il qualifie à juste titre de « relations anachroniques et paternalistes ». Cet engagement est d’autant plus présent dans ses déclarations qu’on le retrouve au centre du discours qu’il prononce le 28 février 2008 au Cap, en Afrique du Sud.

Au cours de la première année de sa mandature, l’ancien président de l’UMP affiche en la matière une détermination telle que son Secrétaire chargé de la Coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel s’apprête à passer à l’acte: « Aujourd’hui, devant vous, je vais signer l’acte de décès de la françafrique. », déclare-t-il.

Quelques temps après cette déclaration, le ministre de l’ouverture est rétrogradé au poste de Secrétaire d’Etat aux anciens combattants. D’aucuns disent que ce changement est » le résultat des pressions exercées par les présidents Omar Bongo et Denis Sassou-Nguesso » (Source: Encylopédie en ligne).

La rupture annoncée tambour battant par Nicolas Sarkozy n’a jamais eu lieu! Bien au contraire, sous son mandat, la France officielle n’a fait que s’enfoncer dans les abîmes de la Françafrique.

Lorsque François Hollande arrive au pouvoir en 2012, il fait, contre la mal gouvernance électorale en Afrique, un réquisitoire qui est tout sauf une attaque à fleurets mouchetés. Le discours qu’il prononce au sommet de la francophonie à Dakar, devant les chefs d’Etat et de gouvernement en majorité Africains, est d’une sévérité qui bouscule les règles de la bienséance diplomatique. Les propos suivants sont entendus.

« Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie »

La suite ?

Il y a eu la COP 21 organisée par la France, financée entre autres par des dirigeants africains pollueurs de la démocratie! Il y a eu la déclaration controversée selon laquelle » le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit,(…)« ! Il y a eu au Congo-Brazzaville le Non-référendum du 25 octobre 2015, dont découle le papier personnalisé et à usage uniquement politicien qui tient lieu de Constitution! Il y a eu le massacre des populations civiles et les arrestations arbitraires tous azimuts, qui continuent du reste! Il y a eu en mars 2016 la Non-élection du général Sassou-Nguesso qui lui permet de se maintenir au pouvoir avec 8% des suffrages exprimés! Il y a eu les bombardements de la région martyre du Pool! Il y a eu l’assignation à résidence des candidats de l’opposition ! Il y a eu la scène des deux visiteurs de nuit, l’un avec une carotte et l’autre avec un bâton: deux sbires partis sommer le Patriote Jean-Marie Michel Mokoko de reconnaître l’autorité du régime anti-démocratique de Brazzaville, au risque de se voir lâché (lynché?)! Il y a eu la duplicité de la France officielle bicéphale qui recevait le même jour l’éminent compatriote Alain Mabanckou et le non moins éminent Jean-Claude Ngakosso, en costume de porte-parole à l’étranger, ambassadeur itinérant et plénipotentiaire du général Sassou-Nguesso.

Aujourd’hui, le Patriote Jean-Marie Michel Mokoko croupit dans les geôles du régime porté et maintenu au pouvoir par la fraude électorale et le terrorisme d’Etat. Son péché? Avoir refusé de baisser la tête devant une dictature qui triche, torture, tue! Sa faute? Avoir démontré que le tribalisme est soluble dans la démocratie !

Aujourd’hui, la France officielle, en donnant son agrément à l’accréditation de M. Adada comme ambassadeur, reconnaît officiellement le pouvoir dictatorial et illégitime issu de la non-élection de M. Sassou-Nguesso.

Que sont devenues les déclarations hexagonales d’antan? Quelle suite ont eu les discours du Cap et de Dakar respectivement prononcés par messieurs Sarkozy et Hollande?

Une constante apparaît dans l’attitude de l’exécutif français face au processus démocratique dans les anciennes colonies françaises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, l’ homo politicus français de ces dernières années affiche une détermination farouche à vouloir en découdre avec la françafrique. Mais, comme un soufflé raté , le volume et la hauteur de cette détermination affichée retombent très vite!

Deux hypothèses mutuellement exclusives peuvent expliquer cet état de choses.

On peut dans un premier temps considérer que le président nouvellement installé connaît déjà tous les arcanes de la françafrique. C’est-à-dire qu’il est préalablement conscient du fait que la Françafrique impose ou/et soutient en Afrique des dirigeants honnis par le peuple, en même temps qu’il connaît, avant son installation au pouvoir, l’ampleur des bénéfices que la France tire des relations incestueuses entre la Nébuleuse incriminée et certains dirigeants africains.

Le nouveau président, dans cette hypothèse-là, agirait en toute connaissance de cause et en toute bonne foi. Sa détermination à combattre la françafrique serait réelle. Il n’aura pas réussi malgré les efforts consentis par l’Etat dont il est le chef. La Françafrique serait donc plus forte que l’Etat français!

On voit bien que cette première hypothèse est difficile à soutenir!

La seconde hypothèse, qui n’est pas une hypothèse secondaire, est de considérer que le nouveau locataire de l’Elysée n’a qu’une connaissance partielle, voire vague de la françafrique. Il ignore l’envergure des profits que la Nébuleuse rapporte à la France à travers les multinationales et les intermédiaires de tout acabit.

Cette hypothèse-ci est d’autant plus plausible que les subtilités de la françafrique ne sont nullement enseignées à l’ENA ni au sein des partis politiques, pépinières des hommes politiques qui dirigent la France. La Nébuleuse fonctionnant comme une véritable société secrète et baignant dans l’opacité la plus absolue, seuls quelques initiés savent ce qu’elle représente réellement.

Nécessité oblige, le nouveau président est mis au parfum de la véritable raison d’être de la Pompe à fric /Afrique après coup. C’est une fois au pouvoir qu’il découvre le fonctionnement et l’importance de la Nébuleuse comme il découvre le code qui donne accès au bouton nucléaire.

Le président, instruit, choisit de privilégier les intérêts de la France – qui n’a pas d’amis – au détriment des valeurs démocratiques proclamées urbi et orbi!

Cette attitude est d’autant plus stratégique qu’elle transcende le clivage gauche-droite.

Il faut donc se rendre à l’évidence qu’en France, les personnalités politiques de tout bord, les associations de tout genre et les partis politiques de toute obédience critiqueront la françafrique aussi longtemps qu’ils seront en dehors de l’exécutif aux affaires. Ils le feront peut-être en toute bonne foi et sur la base de réelles convictions, mais ils le feront en toute ignorance de cause. Une fois au pouvoir et après la brève période de noviciat, ces entités se mettront à prier le Dieu de la Stabilité, de la Raison d’Etat et de la Realpolitik ; des concepts qui ont couvert , et même accompagné les massacres commis par les généraux en Amérique latine des années 70, les tueries perpétrées par l’Apartheid en Afrique du sud et les pogroms menés contre les Tutsi au Rwanda!

Prosper Mouanda-Moussoki

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 22:44
(Françafrique/Tchad/Afrique/) LE TÉMOIGNAGE A CHARGE DE NGARLEJY YORONGAR : UN LIVRE TERRIFIANT QUE DEVRAIENT LIRE MACKY, HOLLANDE...ET DIOR DIAGNE

Dans notre carrière de journalistes, il nous est arrivé de lire beaucoup de livres et de documents sensibles, mais c'est la première fois que nous sommes confrontés à un ouvrage au contenu aussi insoutenable. Le livre du Tchadien Ngarlejy Yorongar restera sûrement dans les annales comme l'un des plus macabres tant est que son récit sort de l'ordinaire.

Nous avons reçu le document vers la fin du procès d'Hissène Habré et nous avons pris tout le temps nécessaire pour le lire et le décortiquer. L'auteur y détaille des exactions, des scènes d'une horreur insoutenable commises au Tchad par les différents leaders politiques et militaires. Celui qui est chargé par l'auteur est Idriss Déby, l'actuel Président Tchadien.

Nous reviendrons aussi sur des aspects qui interpellent tous nos chefs d'Etat concernant cette grosse nébuleuse appelée Françafrique. Dans ce premier jet, nous vous proposons l'avant-propos, tout en attirant l'attention sur le caractère violent de certains passages...

Avant - propos

Ce livre n’est pas un livre ordinaire. C’est une longue lettre adressée au Président du Tribunal de Grande Instance de Paris que je fais éditer. Il se veut donc un témoignage à charge du plaignant, Idriss Déby, et à décharge des prévenus, MM. François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria, qui ont eu pour défenseurs Maîtres William Bourdon, Antoine Comte, Francis G. N’Thépé et Vincent Toledano.

Le plaignant prétend avoir subi un outrage en contestant la véracité des informations et des accusations portées à son encontre par M. François-Xavier Verschave dans son ouvrage Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ? Paris, Les arènes, 2000, 598 p. Je tiens à la disposition du Tribunal un CD-ROM prouvant les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants innocents au Tchad, une cassette vidéo des victimes d’Idriss Déby, des copies de rapports des associations des droits de l’Homme au Tchad et une copie de la pétition de soutien qu’ont signée en une dizaine de jours 1 995 Tchadiens, sans exclusive (cadres supérieurs, hommes et femmes d’affaires, commerçants, leaders et hommes politiques, personnalités politiques et de la société civile, élèves et étudiants, artistes, artisans et paysans, chauffeurs et mécaniciens, paysans, chômeurs) pour soutenir François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria.

Le compte-rendu des audiences est paru dans Noir Procès (mai 2001, Les arènes).

La loi n° 029/PR/94 portant code de la presse a rapporté les dispositions de la loi n° 17-51 relatives à l’offense au chef de l'État.

Pour ce faire, il a, par sa défense (Maîtres Jacques Vergès, Dior Diagne et Luc Brossollet), attrait l'auteur et son éditeur pour "outrage à chef d'État étranger", devant le Tribunal de Grande Instance de Paris parce qu’il est qualifié de « criminel invétéré, d’assassin, de tueur, de terroriste, de pilleur, de goulu ayant des pratiques prédatrices, de dictateur, de corrupteur et de corrompu, de chef de clan, de parrain, etc. »

Le procès s'est déroulé du 28 février au 7 mars 2001 devant la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris. Idriss Déby a finalement été débouté de sa plainte, le 24 avril 2008.

L'outrage prétendument subi par le plaignant a été décrit, à l’époque, par l’article 48-5 de la loi française du 29 juillet 1881 sur la presse. Les dispositions de cet article sont, aujourd’hui, désuètes et contraires à la Convention européenne des Droits de l'Homme. Bien mieux, l'article 69 de la loi tchadienne de 1960 relative à l’offense au chef d’État tchadien est purement et simplement rapporté par la loi de 1949.

Le jugement rendu par le Tribunal ne concerne que la forme. Au moins, l’un des régimes les plus sanglants et les plus corrompus de l’histoire politique d’Afrique incarné par Idriss Déby a perdu cette bataille-là. De même, au regard des preuves qui ont convaincu le Tribunal de Grande Instance de Paris, je présume qu’il perdra également ce procès qu’il a intenté en appel.

En tant que militant des droits de l’Homme et des libertés, et député à l'Assemblée nationale du Tchad, j'ai été cité par les prévenus pour la manifestation de la vérité. Alors que je venais de perdre, en janvier 2001, l’usage de mes deux jambes à la suite des tortures maintes fois subies le 3 juillet 1996, j’ai, au cas où je ne pourrais pas me présenter à la barre, adressé ce témoignage écrit au Président du Tribunal de Paris. Ce témoignage est écrit sur mon lit de malade à N’Djaména. J'ai tenu, ainsi, à reproduire ici l'intégralité de cette lettre enrichie et étayée par des pièces à conviction10 sur mon lit de l’hôpital Pitié-Salpétrière où j’ai été admis, grâce à une prise en charge de l’Assemblée nationale française, ce dont je la remercie de tout coeur. Je profite de l’occasion pour remercier le professeur Pierre Bourgeois et son équipe du service de rhumatologie notamment Dr Etchepare chef de la clinique, Dr Rabiah interne des hôpitaux… qui m’ont restitué l’usage de mes deux jambes.

C’est sur le lit de l’hôpital Pitié-Salpétrière où j’étais hospitalisé pour faire soigner la sciatique qui m’a fait perdre l’usage de mes deux jambes, que j’ai décidé d’enrichir cette lettre et de la publier sous forme de livre.

Mes remerciements vont également à Mme Delphine Tarem Ndoubanadji, kinésithérapeute, Dr Djaïbé Ngombaye et Dr Noël Djémadjiodjiel de N’Djaména, Patrice Faure, Mireille Joussemet les équipes médicales du Centre Primo Lévi et de AVRE, le Dr M.-L. Sari-Leret, qui m’ont prodigué gratuitement les premiers soins.

Les lecteurs découvriront dans ce livre des exemples précis pour étayer mes propos : des dates, des noms des victimes et ceux de leurs bourreaux, des villages dans lesquels ont lieu chaque acte de génocide et chaque massacre. Ils verront défiler, vivront et apprécieront, à partir de ces quelques exemples triés sur le volet, l’ampleur de la terreur d’État traduite par :des personnes précipitées des avions en plein vol (MM. André Goldoum, sous-préfet de Mbaïnarmar ; Dr Mandekor Barck, chirurgien-dentiste ; Djérang Julien, ancien parlementaire ; Djingambaye, sous-préfet de Kélo, etc.), gazées ou obligées de boire de l’acide ; des génocides, maintes fois, répétés, afin de casser toute velléité de résistance (personnes ligotées, mises dans des sacs et jetées dans des fleuves ; égorgées, grillées au feu et données aux chiens, ou aux cochons comme à Moundou en octobre 1997, etc.); des femmes enceintes égorgées, les bébés qu’elles portent dans le ventre extraits et égorgés dans le but de céder aux rites et sacrifices humains (Mme Mannodji à Kaga situé à 35 km de Moundou, etc.) ; du piment, de l’électricité ou du canon de pistolet dans les parties intimes (cas de Mme Daoud, M. Batit, etc.) ; des langues coupées comme à Abéché en 1973, ou des sexes brûlés comme cette épouse d’un rebelle du Guéra; l’emprisonnement des petits enfants (Irène Rémadji Ngarnaïndoro, âgée de deux ans, baignée dans le sang de ses blessures, est enfermée sans soins dans une cellule du commissariat central avec des bandits de grand chemin) ; des viols de vieilles femmes et de gamines (cas de Mlle Soumian à Mbikou) ; des enlèvements de fillettes pour céder aux fantasmes (fillette d’Atchoum par Idriss Déby en personne, etc.); des massacres massifs et collectifs dont quelques exemples sont décrits dans cet ouvrage (Kouh-Mouabé, Bodo, Goré, Béboto, Doba, Sarh, Abéché, Goz-Beida, Ati, Bokoro, Bitkine, Mongo, Mangalmé, etc ; des crimes économiques traduits par des détournements et des pillages systématiques des deniers publics et des biens des Tchadiens par le clan et la famille (CotonTchad, STT, Sonasut, Sotera, Sonapa, ONPT, Air-Tchad), etc.

Tout ceci est passé sous silence malgré les dénonciations des ONG des droits de l’Homme et des partis politiques aux représentants de la communauté internationale, notamment la Banque mondiale, l’Union européenne, le PNUD, les ambassadeurs des USA, de France, de Libye, etc.

Quand Idriss Déby renifle l'odeur du pétrole tchadien, tout est permis y compris les actes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, les carnages, les barbaries, les massacres massifs et collectifs, les viols et enlèvements, les crimes économiques.

Mon itinéraire et mon combat contre toutes ces dictatures civiles et militaires, pour la démocratie et la paix dans mon pays, ravagé par plus de quarante-et-un ans de guerre fratricide, sont retracés et racontés dans cet ouvrage.

J'en appelle aux plus hautes autorités de l’Union européenne et de l’Organisation des Nations-unies (ONU) pour une nouvelle lecture de leur coopération économique et politique avec l’Afrique et particulièrement avec mon pays : les conventions internationales, notamment la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et l’accord de Cotonou, leur donnent ce droit. De tout mon coeur, j’en appelle également aux hautes autorités américaines et surtout françaises fortement impliquées en Afrique pour une coopération à visage humain, car le troisième millénaire de la démocratie et des droits de l’Homme, fêté et chanté à grand renfort de publicité, l’exige.

M. Kofi Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations-unies (ONU) et africain de son état, doit amener la communauté internationale à être plus attentive aux cris pathétiques des veuves et des veufs, aux lamentations quotidiennes et assourdissantes des orphelines et des orphelins, aux soupirs, sans cesse répétés des mères et des pères d’innocentes victimes. Il doit faire bannir dans le vocabulaire des Nations-unies l’expression « deux poids, deux mesures », quand il s’agit de situations identiques dans le monde. Ceci étant, le président Noriega, bien qu’en exercice, n'a-t-il pas été arrêté dans son pays, transféré aux États-Unis, jugé et condamné pour trafics de drogues, de fausse monnaie et blanchiment d’argent sale, alors qu’Idriss Déby, coupable des mêmes crimes, ne l’est pas ? Pourquoi Milosevic a-t-il été arrêté et transféré à La Haye (Pays-Bas), pourquoi est-il en train d’être jugé par le TPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre alors qu’Idriss Déby, coupable des mêmes crimes, continue tranquillement de génocider et de massacrer les Tchadiens ? Pourquoi appliquer les lois et conventions internationales aux uns et pas aux autres ? Autant de questions auxquelles les Africains attendent des réponses de la part des grands de ce monde.

En ce début du troisième millénaire des mutations et des droits de l’Homme, il faut, de toute urgence, une nouvelle lecture des rapports entre les pays du Nord et ceux du Sud. C’est pourquoi, j’ai décidé d’être critique à l’égard des grands de ce monde, en racontant la tragédie tchadienne dans ses détails et révélant crûment des faits dont ils sont coauteurs et/ou complices, afin de leur montrer combien ils font du mal aux Africains, notamment aux Tchadiens.

Pour ce faire, j’invite les chefs d’État du G7 à revoir profondément leurs rapports avec les régimes infréquentables. Car, des peuples épris de paix, de liberté et de la démocratie ne leur demandent qu’une seule chose : les aider à vivre en paix pour leur permettre de lutter contre les grands maux que sont les maladies, la faim et l’analphabétisme. Le moment venu, l’histoire jugera sévèrement tous ceux qui, de loin ou de près, regardent les dictateurs faire, participent directement ou indirectement à ces actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, et/ou cautionnent ces barbaries et crimes économiques. Les exemples de la tragédie cités dans cet ouvrage ont pour objectif de faire éclater la vérité, d’éclairer le Tribunal et montrer aux lecteurs la réalité des faits rapportés par M. François-Xavier Verschave.

En fait je voudrais, par ces quelques exemples, montrer que l’ampleur de cette tragédie tchadienne est autrement inimaginable et plus grave que ne le pensent les observateurs et/ou les spécialistes de la politique tchadienne dans leurs tours d’ivoire et bureaux vitrés.
J’ose espérer que la lecture de ma lettre dont la teneur suit contribuera à apprécier l’ampleur de cette tragédie.

Voici donc, soumis à votre sagacité, le témoignage écrit que j’ai adressé au Président du Tribunal de Grande Instance de Paris.

TRIBUNAL DE PARIS : TEMOIGNAGE A CHARGE, OU L’AUTOPSIE DU REGIME D’IDRISS DEBY ITNO

LE 6 MARS 2001

N’Djaména, le 1er mars 2001
Député Fédéraliste Ngarlejy YORONGAR,
BP 4197 N’DJAMENA (Tchad)
Tél. (00235) 29 49 71 ou (00235) 29 21 41
Tél/Fax. (00235) 51 91 12
E-Mail : yorongar@voila.fr ; yorongar@intnet.td

À Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris
(à l’attention du Président de la 17ème Chambre correctionnelle)
2/4, boulevard du Palais 75001 PARIS (France)

Objet : Témoignage à charge du plaignant, Idriss Déby, et à décharge des prévenus, François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria
Référence : Procès Déby contre Verschave et Beccaria pour « offense à chef d’État étranger ».

Monsieur le Président,
Paralysé par une sciatique invalidante à la suite des tortures que j’ai subies, sur ordre d’Idriss Déby, lors de mon arrestation du 3 au 16 juillet 1996, tortures exécutées notamment par son conseiller spécial, M. Madjimbang Joseph Le Mbaïtelda1, le sous-préfet de Béboudja (et non Bébédjia), M. Ngarboudjim Jacob Médeur, des militants du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) comme MM. Dabo Pierre, Ndoussou Djingar Dobéhoudou, Loledé Beuré Silas, etc.
Joseph Madjimbang Le Mbaïtelda est actuellement ambassadeur du Tchad à Kinshasa (RDC).

J’ai l’honneur de vous faire parvenir, au cas où je ne pourrais pas comparaître physiquement à l’audience publique du 6 mars 2001, ce témoignage écrit par lequel je confirme, point par point, les révélations faites par M. François-Xavier Verschave dans son livre Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, édité par Les arènes en 2000, révélations considérées par M. Déby comme étant « une offense à chef d’État étranger », alors que ce dernier a abrogé la loi n° 35/INT/DG/60 du 8 janvier 1960 y relative :

« Sont abrogées toutes les dispositions de la loi n° 35/INT/DG/60 du 8 janvier 1960 portant répression des écrits subversifs, de la loi n° 17-61 de février 1961 sanctionnant les offenses au chef de l’État, de la loi n° 6/PR/67 du 8 mars 1968 portant réglementation de la liberté de la presse, de l’ordonnance n° 7/PR/INFO portant statut des journalistes, et toute autre disposition contraire à la présente loi. 1 »

Pour qui, Idriss Déby prend-il le Tribunal de Paris ? Pour des canards boiteux ou sauvages ?

MON IDENTITÉ ET MON ITINÉRAIRE

Je m’appelle Ngarlejy Yorongar2. Je suis âgé de 53 ans, marié et père de cinq enfants. J’ai, durant ma carrière adminis-trative et politique, occupé successivement les postes : d’adjoint au chef du service des Dépenses engagées au ministère des Finances à N’Djaména ; d’adjoint au sous-préfet de Moundou ; de sous-préfet de Mbaïnarmar ; d'adjoint au préfet, puis préfet a.i. du Guéra ; de consultant de première catégorie à l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) à Paris ; de directeur administratif et financier du Bureau africain des Sciences de l’éducation (BASE) à Kisangani (Zaïre)1 ; plusieurs fois ministre2 ; membre du bureau exécutif de l’Union nationale pour l’indépendance et la révolution (UNIR) ; directeur de l’Institut international des assurances de Yaoundé (IIA)3 ; coordinateur exécutif fédéral de FAR/Parti Fédération4 ; député fédéraliste à l’Assemblée nationale du Tchad ; président de la Fondation pour le respect des lois et des libertés (FORELLI)5 ; directeur des publications La Roue et Le Phare Républicain6, etc.

Lundi 27 Juin 2016

Dakaractu

LIRE LA SUITE : http://www.dakaractu.com

Repost 0

Economie

Catégories