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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:30

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand corrupteur du monde

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?  (Nouvelles des ONG, INDH, organisations régionales et onusiennes)

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand maître corrupteur du monde

C’est une honte pour la francophonie d’encourager les dictateurs africains et de ternir la réputation de l'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Michaëlle Jean, piégée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.

Comment la France, Nation qui se dit berceau des droits de l’homme peut-elle faire adopter une résolution qui encourage les violations des droits de l’homme et des fondements de la francophonie, au Congo Brazzaville ?
Au nom de la francophonie, la résolution des Chefs d’Etat et de gouvernement chante les louanges du dictateur Sassou Nguesso avec un vocabulaire digne des complices des crimes contre l’humanité.
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Rappelons la nécessité de respecter les droits de l’homme entoutes circonstances, notamment dans le cadre des procédures engagées contre certains responsables politiques à la suite du contentieux né de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.
« Réitérons l’engagement de la Francophonie à apporter aux autorités congolaises le soutien nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la nouvelle constitution issue du référendum du 25 octobre 2015.
Comment peut-on ignorer ce qui se passe au Congo où Sassou Nguesso en véritable tyran s’est imposé par la force en changeant la constitution et en se proclamant président de la République à l’issue d’une élection où il est arrivé en 5ème position, en emprisonnant le vainqueur et surtout est en bombardant la population d’une région qui n'a pas voté pour lui.
Aujourd’hui ce qui se passe au Pool est un génocide qui est couvert par une certaine communauté internationale corrompue par l’argent des malheureux et pauvres congolais croupissant dans la misère la plus totale ?
C’est de notoriété publique, Sassou Nguesso est un véritable tyran qui n’a jamais respecté les principes d’un Etat de droit.
Dans son univers clanique il n’y a pas : - la séparation des pouvoirs; - le libre exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - l’égalité devant la loi des citoyens, une bonne administration de la justice.
Et pourquoi la Francophonie des corrompus a-t-elle foulée au pied ses propres règles, notamment la Charte de la francophonie ainsi qu’à tous les instruments qui régissent l’action de l’Organisation en matière de développement démocratique en particulier la déclaration de Bamako adoptée en 2000 et la Déclaration de Saint Boniface adoptée en 2006.
La déclaration de Bamako qui a été violée par le dictateur du Congo mentionne bien les principes fondamentaux sur la démocratie. En effet, elle réaffirme bien que la francophonie et la démocratie sont indissociables en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’homme dans l’espace francophone.
Elle mentionne également que la démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur. Sassou Nguesso a fait adopter par la force une constitution préparée par un petit comité sans qu’elle soit soumise au parlement et le président Français a donné curieusement son aval, d’où les crimes actuels de Sassou sur une population hostile au changement de la Constitution et à sa réelection.
Les intérêts personnels et égoïstes de quelques dirigeants de la francophonie ont fait qu’encourager l’homme qui est réputé violateur des lois et principes des droits de l’homme.
Sassou Nguesso a toujours ignoré que la démocratie exige en particulier, la tenue , à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association.
La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est déroulée à Antananarivo (Madagascar) a adopté une résolution qui confirme la complicité de la France avec certains dictateurs, c’est le cas du Congo Brazzaville dont la situation des droits de l’homme n’a pas préoccupé l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Les dirigeants français, MackySall et la Secrétaire générale de la Francophonie ont prouvé aux yeux de la communauté internationale leur complicité quant au génocide en cours au Congo Brazzaville dans la région du Pool et les arrestations arbitraires des opposants au régime dictatorial de Sassou Nguesso.
La police est devenue un instrument de répression, un refuge d’antivaleurs et de dérives, recrutés pour torturer et tuer, ignorant les normes nationales et internationales pour les agents de l’application des lois.
De nombreuses personnes n’ont pas eu malheureusement la chance d’échapper aux rafles de la police politique. Ils sont des disparus aujourd’hui. Leurs proches traumatisés n’osent pas parfois se plaindre à cause des représailles des escadrons de la mort qui leur imposent le silence.
Sassou a ordonné les bombardements et les tirs à la mitraillette par hélicoptère, pendant plus de huit mois dans une région plus grande que le Rwanda, à la recherche du Pasteur Ntumi, président du Conseil National des Républicains qui n'a fait que soutenir les opposants au changement de la constitution.
En violation des textes internationaux le régime autoritaire de Sassou a recruté des mercenaires étrangers pour commettre des exactions.
De nombreux témoignages font état, dans le pool, de la traque des jeunes gens de 18 à 40 ans qui fuient dans les forêts pour échapper à leurs meurtriers comme cela s’est passé en 1998-1999. C’est ce fameux goût de sang dont parle le Président Sassou.

En ignorant les crimes contre l'humanité actuellement en cours au Congo, la XVè conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage est bien devenue une croisière en folie qui ne tient ni compte de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 ni de la déclaration de Saint Boniface du 13 – 14 mai 2006.
C'est pourquoi nous précisons à titre de rappel d'une part, les principes de la Déclaration de Saint Boniface adoptés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et d'autre part la Déclaration de Bamako

A. les principes de la Déclaration de Saint Boniface.

Soulignons la responsabilité qui incombe à chaque État de protéger les civils sur son territoire ou sur un territoire qu’il contrôle ; Réaffirmons que cette responsabilité exige la protection des populations contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique, et les crimes contre l’humanité, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de tels actes ; Confirmons la coopération pleine et entière de la Francophonie à l'égard de ses membres qui le souhaitent, pour qu’ils s’acquittent de cette responsabilité ;
Soulignons la responsabilité de la communauté internationale de réagir d'une façon opportune et décisive, et en conformité avec la légalité internationale, les principes de la Charte des Nations Unies et les prérogatives dévolues au Conseil de sécurité pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité, au cas où les moyens pacifiques s’avéreraient insuffisants et où il serait manifeste que les autorités nationales ne protègent pas leurs populations contre de tels actes ; 4. Réaffirmons notre volonté de conforter l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie, telle que prévue par la Déclaration de Bamako et dans le Programme d’action annexé à celle-ci, par une utilisation optimale de ses capacités, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales ;
Confirmons notre volonté politique d’agir et d’exercer pleinement notre responsabilité de prévenir l’éclatement des crises et des conflits dans l’espace francophone, limiter leur propagation, faciliter leur règlement pacifique et hâter le retour à une situation de paix durable par la mise en œuvre des dispositions librement consenties au titre de la Déclaration de Bamako et des instruments internationaux auxquels nos Etats sont parties ;
Réaffirmons également la responsabilité de nos États de protéger et d'assister les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de faciliter les efforts des Organisations et Agences internationales, régionales et humanitaires à cet égard, notamment afin de faciliter l’accès aux personnes déplacées ;
Soulignons que les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies, constituent un cadre international important pour la protection des personnes déplacées, et Sommes résolus à prendre des mesures concrètes pour renforcer cette protection ;
Soulignons l’importance de promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme et du droit international humanitaire, de prévenir et de sanctionner les violations graves ou massives de ces droits, et de traduire en justice les auteurs de telles violations ; Nous engageons à promouvoir l'action des Défenseurs des droits de l’Homme et à garantir leur protection ; dans ce contexte, Appelons solennellement à la ratification de tous les instruments internationaux et régionaux de lutte contre l’impunité, tels ceux relatifs à la Cour pénale internationale ou à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, et Invitons l'Organisation internationale de la Francophonie à renforcer, en tant que de besoin, son assistance aux Etats pour leur permettre d'assumer les engagements prévus par le Statut de Rome;

B - les principes de la Déclaration de Bamako du 3 novembre 2000

PROCLAMONS :

1. que Francophonie et démocratie sont indissociables: il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits; c’est pourquoi la Francophonie fait de l’engagement démocratique une priorité qui doit se traduire par des propositions et des réalisations concrètes;
1 Réserve du Vietnam et du Laos sur l’article 2 (5) – Motif: la démocratie et le multipartisme sont deux notions différentes et ne peuvent s’identifier. La démocratie est une finalité alors que le multipartisme n’est qu’un chemin. Le chemin pour y parvenir décidé par chaque pays doit être défini par son peuple en fonction de ses spécificités culturelles, historiques, économiques et sociales.
2. que, pour la Francophonie, il n’y a pas de mode d’organisation unique de la démocratie et que, dans le respect des principes universels, les formes d’expression de la démocratie doivent s’inscrire dans les réalités et spécificités historiques, culturelles et sociales de chaque peuple;
3. que la démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement; la démocratie et le développement sont indissociables: ce sont là les facteurs d’une paix durable;
4. que la démocratie, pour les citoyens - y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés - se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale;
5. que, pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal;
6 que, pour consolider la démocratie, l’action de la Francophonie doit reposer sur une coopération internationale qui s’inspire des pratiques et des expériences positives de chaque État et gouvernement membre;
7. que les principes démocratiques, dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle et juridique, doivent également imprégner, les relations internationales.

PRENONS LES ENGAGEMENTS SUIVANTS :

A. POUR LA CONSOLIDATION DE L’ÉTAT DE DROIT

1. Renforcer les capacités des institutions de l’État de droit, classiques ou nouvelles, et œuvrer en vue de les faire bénéficier de toute l’indépendance nécessaire à l’exercice impartial de leur mission;
2. Encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation;
3. Assurer l’indépendance de la magistrature, la liberté du Barreau et la promotion d’une justice efficace et accessible, garante de l’État de droit, conformément à la Déclaration et au Plan d’action quinquennal du Caire adoptés par la IIIe Conférence des Ministres francophones de la justice;
4. Mettre en œuvre le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions;
5. Généraliser et accroître la portée du contrôle, par des instances impartiales, sur tous les organes et institutions, ainsi que sur tous les établissements, publics ou privés, maniant des fonds publics;
6. Soutenir l’action des institutions mises en place dans le cadre de l’intégration et de la coopération régionales, de manière à faire émerger, à ce niveau, une conscience citoyenne tournée vers le développement, le progrès et la solidarité.

B. POUR LA TENUE D’ÉLECTIONS LIBRES, FIABLES ET TRANSPARENTES

7. S’attacher au renforcement des capacités nationales de l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, en mettant l’accent sur l’établissement d’un état civil et de listes électorales fiables;
8. S’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous;
9. Garantir la pleine participation des citoyens au scrutin, ainsi que le traitement égal des candidats tout au long des opérations électorales;
10. Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’État;
11. Prendre les mesures nécessaires pour s’orienter vers un financement national, sur fonds public, des élections;
12. Se soumettre aux résultats d’élections libres, fiables et transparentes.

C. POUR UNE VIE POLITIQUE APAISÉE

13. Faire en sorte que les textes fondamentaux régissant la vie démocratique résultent d’un large consensus national, tout en étant conformes aux normes internationales, et soient l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulières;
14. Faire participer tous les partis politiques, tant de l’opposition que de la majorité, à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité, de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts;
15. Favoriser la participation des citoyens à la vie publique en progressant dans la mise en place d’une démocratie locale, condition essentielle de l’approfondissement de la démocratie;
16. Prévenir, et le cas échéant régler de manière pacifique, les contentieux et les tensions entre groupes politiques et sociaux, en recherchant tout mécanisme et dispositif appropriés, comme l’aménagement d’un statut pour les anciens hauts dirigeants, sans préjudice de leur responsabilité pénale selon les normes nationales et internationales; 17. Reconnaître la place et faciliter l’implication constante de la société civile, y compris les ONG, les médias, les autorités morales traditionnelles, pour leur permettre d’exercer, dans l’intérêt collectif, leur rôle d’acteurs d’une vie politique équilibrée;
18. Veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l’accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques;

D.POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DÉMOCRATIQUE INTÉRIORISÉE ET LE PLEIN RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

19. Développer l’esprit de tolérance et promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme; 20. Favoriser, à cet effet, l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs engagés pour la démocratie et les droits de l’Homme;
21. Ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, honorer et parfaire les engagements ainsi contractés, s’assurer de leur pleine mise en œuvre et former tous ceux qui sont chargés de leur application effective;
22. Adopter en particulier, afin de lutter contre l’impunité, toutes les mesures permettant de poursuivre et sanctionner les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, telles que prévues par plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont le Statut de Rome portant création d’une Cour Pénale Internationale; appeler à sa ratification rapide par le plus grand nombre;
23. Créer, généraliser et renforcer les institutions nationales, consultatives ou non, de promotion des droits de l’Homme et soutenir la création dans les administrations nationales de structures consacrées aux droits de l’Homme, ainsi que l’action des défenseurs des droits de l’Homme;
24. Prendre les mesures appropriées afin d’accorder le bénéfice aux membres des groupes minoritaires, qu’ils soient ethniques, philosophiques, religieux ou linguistiques, de la liberté de pratiquer ou non une religion, du droit de parler leur langue et d’avoir une vie culturelle propre;
25. Veiller au respect de la dignité des personnes immigrées et à l’application des dispositions pertinentes contenues dans les instruments internationaux les concernant;
A ces fins, et dans un souci de partenariat rénové, nous entendons:
• Intensifier la coopération entre l’OIF et les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de la démocratisation des relations internationales, et soutenir, dans ce cadre, les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie;
• Renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme;

5. DÉCIDONS DE RECOMMANDER LA MISE EN ŒUVRE DES PROCÉDURES CI-APRÈS POUR LE SUIVI DES PRATIQUES DE LA DÉMOCRATIE, DES DROITS ET DES LIBERTÉS DANS L’ESPACE FRANCOPHONE:

1. Le Secrétaire général se tient informé en permanence de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, en s’appuyant notamment sur la Délégation aux droits de l’Homme et à la démocratie, chargée de l’observation du respect de la démocratie et des droits de l’Homme dans les pays membres de la Francophonie;
Une évaluation permanente des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone sera conduite, à des fins de prévention, dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la base des principes constitutifs énoncés précédemment. Cette évaluation doit permettre:
• de définir les mesures les plus appropriées en matière d’appui à l’enracinement de la démocratie, des droits et des libertés;
• d’apporter aux États et gouvernements qui le souhaitent l’assistance nécessaire en ces domaines;
• de contribuer à la mise en place d’un système d’alerte précoce;
2. Face à une crise de la démocratie ou en cas de violations graves des droits de l’Homme, les instances de la Francophonie se saisissent, conformément aux dispositions de la Charte, de la question afin de prendre toute initiative destinée à prévenir leur aggravation et à contribuer à un règlement. À cet effet, le Secrétaire général propose des mesures spécifiques:
• il peut procéder à l’envoi d’un facilitateur susceptible de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. L’acceptation préalable du processus de facilitation par les autorités du pays concerné constitue une condition du succès de toute action. Le facilitateur est choisi par le Secrétaire général après consultation du Président de la Conférence ministérielle, en accord avec l’ensemble des protagonistes. La facilitation s’effectue en liaison étroite avec le CPF;
• il peut décider, dans le cas de procès suscitant la préoccupation de la communauté francophone, de l’envoi, en accord avec le CPF, d’observateurs judiciaires dans un pays en accord avec celui-ci;
3. En cas de rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme2, les actions suivantes sont mises en œuvre:
• le Secrétaire général saisit immédiatement le Président de la Conférence ministérielle de la Francophonie à des fins de consultation;
• la question fait l’objet d’une inscription immédiate et automatique à l’ordre du jour du CPF, qui peut être convoqué d’urgence en session extraordinaire, et, le cas échéant: – confirme la rupture de la démocratie ou l’existence de violations massives des droits de l’Homme, – les condamne publiquement, – exige le rétablissement de l’ordre constitutionnel ou l’arrêt immédiat de ces violations;
Le CPF signifie sa décision aux parties concernées;
Le Secrétaire général se met en rapport avec les autorités de fait. Il peut envoyer sur place une mission d’information et de contacts. Le rapport établi dans les plus brefs délais par cette mission est communiqué aux autorités nationales pour commentaires. Le rapport de la mission, ainsi que les commentaires des autorités nationales, sont soumis au CPF, pour toute suite jugée pertinente;
2 Interprétation de la Tunisie: par «rupture de la démocratie», entendre «coup d’État» par «violations massives des droits de l’Homme», entendre «génocide».
Le CPF peut prendre certaines des mesures suivantes:
• refus de soutenir les candidatures présentées par le pays concerné, à des postes électifs au sein d’organisations internationales,
• refus de la tenue de manifestations ou conférences de la Francophonie dans le pays concerné,
• recommandations en matière d’octroi de visas aux autorités de fait du pays concerné et réduction des contacts intergouvernementaux,
• suspension de la participation des représentants du pays concerné aux réunions des instances,
• suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie,
• proposition de suspension du pays concerné de la Francophonie. En cas de coup d’État militaire contre un régime issu d’élections démocratiques, la suspension est décidée;
Lorsque des dispositions sont prises en vue de restaurer l’ordre constitutionnel ou de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, le CPF se prononce sur le processus de retour au fonctionnement régulier des institutions, assorti de garanties pour le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il détermine les mesures d’accompagnement de ce processus par la Francophonie en partenariat avec d’autres organisations internationales et régionales;
Si besoin est, le CPF saisit la Conférence ministérielle de la Francophonie par le canal de son Président;
La question de la rupture de la démocratie ou des violations massives des droits de l’Homme dans un pays et des mesures prises, reste inscrite à l’ordre du jour du CPF aussi longtemps que subsistent cette rupture ou ces violations3.
Nous, Ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage,
Adoptons la présente Déclaration;
Demandons au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’en assurer la mise en œuvre;
Transmettons, à l’intention des chefs d’État et de gouvernement, en vue de leur IXe Sommet à Beyrouth, le projet de Programme d’action ci-joint en annexe.

Bamako, le 3 novembre 2000

Me Maurice Massengo-Tiassé Vice Président de la CNDH –Congo - Président du CIRAC (Comité International Pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples)

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/la-croisiere-en-folie-de-la-francophonie-viole-ses-propres-textes-en-soutenant-un-dictateur-nomme-sassou-ngues-92.html

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:58
 

 

Hollande / Sassou Hollande / Sassou

 

François Hollande vient de jeter l’éponge pour un deuxième mandat. Il rejoint ainsi la poubelle de l’Histoire dans laquelle Sassou Nguesso jette ses maîtres qui l’ont fait roi, chacun selon sa carrure, son tempérament, son caractère et sa personnalité.

De même qu’il n’a pas attendu la fin du quinquennat pour tirer sa révérence, de même, les Français n’ont pas attendu qu’il quitte l’Élysée pour faire le bilan. Les Africains feront le leur. Mais, on peut dire, d’ores et déjà que, de même qu’il n’est jamais parvenu à faire comprendre aux Français ce qu’il voulait faire, de même, il prend place sur le strapontin de l’Histoire sans avoir réussi à imprimer dans l’esprit des Africains ce qu’aura été sa politique africaine de la France. Son quinquennat aura été marqué par les records battus à la tête du pays. Président le plus impopulaire sous la Ve République, il tient le flambeau de l’ambiguïté des choix, de l’incapacité à trancher, du goût immodéré de la guerre et du compromis, du rétropédalage des décisions et de la manière de soutenir certains autocrates africains.

Ses discours de style, prononcés ici et là dans certaines villes africaines, discours dans lesquels tout nouveau locataire de l’Élysée prend les Africains pour des élèves notés au mérite ou des enfants à qui l’on conditionne le cadeau de Noël par le comportement tenu toute l’année durant, n’ont pas résisté au respect de la parole donnée. Une parole lucide sur les grands principes du respect des libertés et des droits de l’homme, la dette et les crimes de la France en Afrique : François Hollande les dénonce sans jamais prononcer des excuses ou envisager des réparations. Quant au reste des discours, les Africains ne retiendront de François Hollande qu’une parole de continuité de cette politique de la Françafrique, axée notamment sur des considérations sécuritaires dans le pré carré français, couplée à une volonté d’étendre les relations économiques au-delà du périmètre des anciennes colonies. Pour tout résumer, la politique africaine de François Hollande, à l’instar de celle pratiquée par ses prédécesseurs, s’accommode mal de la défense des grands principes proclamés dans sa campagne électorale.

En tout cas les Congolais, en ce qui les concerne, garderont de François Hollande le souvenir amer et douloureux de l’homme qui, par le soutien public, indéfectible et arrogant apporté à Sassou Nguesso dans sa soif du pouvoir à vie, aura prolongé l’agonie qui les assomme depuis les 32 ans que Sassou Nguesso a confisqué le pouvoir au Congo Brazzaville.

Soyons clairs : tout le monde comprend ici que François Hollande n’est ni tributaire à part entière du bilan criminel de Sassou Nguesso ni bouc émissaire du peuple congolais, mais sa gestion de la politique congolaise donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité. Cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire que ce peuple aurait dû éviter si François Hollande n’avait pas appuyé sur le bouton qui a ouvert à Sassou Nguesso le boulevard de la poursuite des crimes contre son peuple et, de fait, contre l’humanité. Cela permet de mesurer la catastrophe supplémentaire que sa politique aurait infligée aux Congolais si François Hollande avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau !).

J’ai souligné, dans mon dernier article sur « L’état de la nation congolaise 2016 », l’antipathie et la haine qu’inspire François Hollande dans les cœurs des Congolais, à tous les niveaux, depuis le jour où il a remis Sassou Nguesso sur le piédestal du pouvoir alors que, vomi par les Congolais, son règne ne tenait plus qu’à un fil. J’ai souligné par ailleurs que les Congolais en veulent plus à François Hollande qu’ils n’en veulent à Sassou Nguesso car son soutien a été accueilli par l’intéressé comme un couronnement de l’Élysée et un « permis » de continuer à massacrer son peuple. La guerre qu’il mène aujourd’hui dans le département du Pool en est l’une des conséquences du soutien de François Hollande et consiste à terroriser pour calmer un peuple qu’il estime hostile à son règne.

En soutenant Sassou Nguesso, François Hollande a oublié que lui a été élu par un peuple qui, seul, est juge de son action : il a renoncé à un deuxième mandat par respect de ce peuple qui a été mécontent de son action. Tel n’est pas le cas de Sassou Nguesso, qui n’a jamais été élu autrement que par des mascarades d’élections, ne respecte pas son peuple, n’en a cure de son avis ou de ses souffrances, et ça François Hollande le sait très bien. Il a continué à le soutenir malgré les trucages, les inversions des résultats et les échecs au référendum et aux élections qu’il lui conseilla d’organiser, malgré la modification de la Constitution pour se maintenir au pouvoir qu’il condamnait dans ses discours. Il continue à le soutenir malgré les bombes qu’il largue - en ce moment même et ce depuis de longs mois -, sur son peuple dans le département du Pool, les mêmes bombes que lui, François Hollande, condamne avec la dernière énergie du Syrien Bachar el-Assad contre son peuple.

La politique congolaise de François Hollande a ainsi mis Sassou Nguesso sous un bouclier de protection qui permet à ce dernier de continuer à mener une guerre silencieuse contre son peuple, une guerre qu’il met sur la tête d’un certain pasteur Ntoumi, le même Ntoumi qu’il vante d’avoir été son ministre mais volatilisé un jour, comme par hasard, dans la nature sans que lui, Sassou Nguesso, ne sache comment et où, et qu’il demande aux victimes de le lui ramener au palais… vif ou mort ! François Hollande aime les guerres, lui aussi et il les assume. Mais il n’a pas attendu de terminer les guerres qu’il a déclenchées ici et là pour renoncer à un deuxième mandat, cependant qu’il soutient les yeux fermés Sassou Nguesso qui donne le prétexte d’œuvrer pour la paix et de se scotcher au pouvoir (depuis 32 ans !) tant qu’il n’aura pas éradiqué toutes les guerres ouvertes par tous… jamais par lui. C’est toute la différence que François Hollande n’intègre pas dans son incroyable soutien à l’ami Sassou Nguesso.

Maintenant que François Hollande, en brave chef des armées et redoutable chef de guerre, vient de renoncer à livrer bataille pour sa réélection, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour se montrer plus audible sur son soutien à son ami Sassou Nguesso dont les records n’ont rien de commun avec les siens ? Maintenant que François Hollande, en fervent briseur de tabous de la mémoire française, a reconnu de la France avoir endetté et maltraité l’Afrique, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour aider le Congo Brazzaville à se débarrasser de celui-là même qui contribue à l’alourdissement de la dette et à la maltraitance de son peuple ? Maintenant que François Hollande, en bon conseiller d’amis « dirigeants » sur la manière de prendre ou de conserver le flambeau du pouvoir, vient d’abandonner en cours de course, conseillera-t-il à son ami Sassou Nguesso sur la bonne manière de quitter la piste avant que le pouvoir ne le quitte ? Autant de questions auxquelles les Congolais attendent les réponses de François Hollande dont, par son renoncement à poursuivre les batailles destructrices et inhumaines, la sagesse est aussi l’autre sacré coup de poignard qu’il est capable de mettre dans le dos de ceux-là mêmes qu’il a eu à soutenir… à tort.

J’ai bien compris de son discours prononcé depuis Abu Dhabi (Émirats arabes unis) où il est allé savourer les premiers jours de son renoncement à briguer un second mandat, qu’il consacrera le reste de son temps à l’Élysée à l’action de protection : « Il faut protéger ceux et celles qui sont les plus fragiles, menacés par les conflits… ». Eh ! ben, il a de quoi faire au Congo Brazzaville.

Ceci étant, les Congolais sont maîtres de leur destin. Il n’appartient donc ni aux présidents français (qui passent comme des météores) ni à une quelconque force extérieure, armée ou institutionnelle soit-elle, de les libérer du mal qui mine leur pays plus de trois décennies durant. Les jérémiades, les larmes, les prières… tout ça c’est bien ! Ce qui est encore mieux dans un pays où l’opposition semble s’éloigner de son rôle et de l’efficacité, c’est l’impératif d’un mouvement populaire de révolte pacifique mais radical et… à mains nues pour chasser le mal et rétablir la démocratie goûtée entre fin 1991 et début 1997.

 

Calixte Baniafouna Calixte Baniafouna

 

 

 

Par Calixte Baniafouna

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 14:14

Adieu les grands esprits, ces grands Hommes qui ont fait la grandeur de la France. Le Panthéon ferme ses portes. Place aux usurpateurs qui dilapident et gâchent l’héritage de ce pays. La France rentre dans une période d’instabilité politique car les rapports entre le peuple et ses gouvernants ont changé. La démocratie ne s’accommode plus du parjure, du non respect de ses engagements comme sous d’autres cieux. Le peuple français capable de régicide vient de s’illustrer en congédiant avant la fin de son règne un monarque en l’occurrence François Hollande. Nul doute que dans une démocratie seul le peuple est souverain. S’il se lève aucun dictateur ne peut lui résister.

Les mauvaises nouvelles s’amoncellent. Après l’élection à la primaire des républicains de François Fillon qui refuse le multiculturalisme en France, c’est François Hollande qui s’illustre dans la tragédie socialiste en se tirant une balle dans l’artère fémorale. Avait-il d’autres choix ? Ce dernier vient de renoncer à se présenter à la prochaine élection présidentielle française. La lucidité d’un échec patent l’exigeait tant tous les espoirs placés en lui ont été déçus.

Toujours est-il, cela montre bien que dans une démocratie seul le peuple a le dernier mot. Ainsi, quand l’on est honni par ce dernier, il est toujours temps de partir. A défaut d’avoir été un grand président de la cinquième république, François Hollande a au moins réussi sa sortie puisque c’est une première dans l’histoire de la république française qu’un président en exercice renonce à se présenter. Lui qui en 2012 jurait et promettait de se frotter aux primaires de son camp en tant président n’a pas eu la force ni le courage d’aller au bout de sa logique.

Mais, là n’est pas le propos de mon billet d’humeur. Celui qui hier disait Sur le Congo: "Le président Sassou peut consulter son peuple; cela fait partie de son droit, et le people doit répondre. Une fois que le peuple aura été consulté, et cela vaut pour tous les chefs d’états de la planète, il faut veiller à rassembler, à respecter et à apaiser", n’a pas osé consulter son propre peuple tant le désamour était évident. Il a préféré s’en aller la queue entre les jambes pour éviter les affres de l’humiliation. Comment alors ce qui vaut pour tous les chefs d’états de la planète n’a pas été possible pour François Hollande ? Nous devrions toujours, nous Africains, avoir à l’idée la phrase du Général de Gaulle "Les états n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts".

La cohérence de la pensée et de l’action doit être un élément essentiel du discours politique. Je rajouterai que la nature d’une promesse, d’un serment c’est de demeurer intacte peu importe les circonstances. Dans le monde qui est le nôtre, la trempe des grands Hommes d’état a tendance à disparaître. Les populistes, les nationalistes gouvernent dorénavant en Occident comme les dictateurs en Afrique. En tout état de cause le peuple reste le dernier rempart de toute dérive autocratique et cela est rassurant.

A la lueur de ce qui vient de se passer, il est temps pour ceux qui ne veulent pas voir d’accepter que la France n’est plus un modèle pour nous les Africains tant le spectacle qu’offrent les Hommes politiques français donnent la nausée et le dégoût de ce qui est un métier noble au service de ses concitoyens. Maintenant que l’empire français se délite à l’instar de l’ex URSS, il est temps que les pays africains puissent retrouver leur liberté afin de mettre un terme au cancer de la Françafrique.

Il est vrai que le nationalisme gagne la vieille Europe qui se replie sur elle-même après avoir perdu son lustre d’autan. Les pays d’Amérique du Nord qui ont fait le choix de la diversité, du multiculturalisme, du respect de la religion de l’autre se portent bien tant du point de vue économique que des rapports entre citoyens. Se tourner vers le passé de ses ancêtres colonisateurs, esclavagistes, pétainistes, ternira le peu de crédit qui reste à cette France dans laquelle certains politiques pour des raisons électoralistes agitent la peur, le racisme et évoque un ordre ancien plus que jamais révolu.

Tout ceci n’est pas pour nous réjouir. Le sursaut républicain s’impose pour ne pas voir disparaître les idéaux de la révolution française qui ont un moment donné éclairé la conscience du monde civilisé.

C’est Victor Hugo qui écrivait : "La chute des grands hommes rend les médiocres et les petits importants ; Quand le soleil décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit quelque chose".

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

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MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

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Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 20:13
Après les opérations "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara" pour exterminer les Congolais du Pool, véritable programme d'épuration et de purification ethniques débutées depuis 1998, M. Sassou Nguesso vient d'activer l'opération dite "HORS-JEU" destinée à traquer, hors du Congo-Brazzaville, tous les Cadres civils et militaires originaires du Sud-Congo et également ceux qui soutiennent les opposants politiques en prison comme Paulin Makaya Paulin, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Marcel Ntsourou, Jean Ngouabi, Limbongo Ngoka, etc. L'opération "Hors-jeu" s'étend dans toute l'Afrique, l'Europe notamment en France, aux USA et au Canada.

Nous attirons l'attention des Aurorités administratives et politiques de tous les pays concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les opposants Congolais se trouvant sur leur territoire (Canada, USA, Europe, Afrique francophone, Afrique du Sud, etc.). Ils sont en danger de mort. Il y a donc lieu de surveiller tous les éléments congolais en service au niveau de toutes les chancelleries congolaises. Le moindre laxisme peut coûter la vie d'un homme.

Nous reproduisons ce document tel quel, sans modification ni correction aucune.

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Les services secrets du pouvoir de Brazza adopte le plan « Hors-jeu »


Suite aux multiples faisceaux d’informations à notre disposition, nos sources patriotiques  nous indiquent avec précision la mise sur pied d’un plan machiavélique de neutralisation des activistes de la diaspora et de  certains opposants congolais résident hors du Congo .Le nom de code de cette opération est baptisé « Hors jeu ».  

En effet, c’est au cours d’une séance de travail initié par le président dictateur à Oyo que les instructions ont été donné à Jean Dominique Okemba Sg du scabreux conseil national de sécurité de réunir l’ensemble des services de renseignements pour bâtir une stratégie de neutralisation des foyers de contestations du régime après l’échec de l’infiltration de plusieurs cellules de la diaspora qui sont perçu par le régime de Brazzaville come une réelle menace.

En difficulté dans le pool car le régime voit maintenant le diable partout, les faucons incompétent du régime qui malgré les moyens manquent d’efficacité  ont jugé utile de passer une autre manche.

La mission de cette opération est  confiée à trois services spéciaux (La Dgst, la Direction des renseignements extérieurs et les services dirigés par le Colonel Bakala et Ndoudi. une autre mission est menée par  une cellule secrète clanique qui est contrôlée par Jean François  Ndéngué sous la supervision de Jean Dominique Okemba constitué des réseaux d’anciens Cobras.

D'emblée : « Hors-Jeu » - Services secrets - n'a strictement aucun rapport avec le renseignement    classique, ni même avec les échanges d’information entre services internes et externes. « Hors-Jeu » est un  Passeport pour neutraliser la diaspora et certains opposants Congolais établis hors du pays et qui sont restés droit dans leur botte. Car le régime de Brazzaville ne parvient pas à cerner la détermination de la nouvelle classe des jeunes Congolais qui ne faiblissent pas et qui reste très active sur les réseaux sociaux où cette nouvelle génération a remporté la bataille de la communication face au pouvoir en réduisant à néant les jeunes comunity manager recrutés a coût de millions par le pouvoir.

Les  éléments recrutés par les services du pouvoir de Mpila  possèdent chacun une identité secrète : celle de l'un des différents  agents mis en jeu. Ils les manipulent collectivement pour effectuer des rencontres dans des villes déterminées par le sort ou bien récupérer des paires d'objets. Ces derniers sont disséminés dans la diaspora et envoyés en mission de neutralisation. Des femmes, des jeunes sans papiers ou désireux de se rendre en France sont recrutés pour cette opération avec des cibles précises.

Dans leurs viseurs, les groupes des combattants de la diaspora, les relais médiatiques et des réseaux sociaux de la Diaspora, comme les responsables du site Brazza News, Zenga Mambu, Brazza Paris Info, les relais installés aux Etats Unis, au Canada, en Italie, Londres, les pays de l’Est, etc.

D’autres cibles sont répertoriées par les barbouzes de Mpila : les  intellectuels, comme Alain Mabanckou, Dongalla Boundzéki, Maître Massengo Tiassé...  Les hommes politiques et d’autres hommes de l’ombre sont également sur la ligne de mire comme les soutiens politiques du Général Mokoko à l’étranger, notamment sur la place de Paris,.les représentants de Kolélas et Ntumi notamment. Les officiers, sous-officiers et anciens combattants  en exil sont également ciblés tout comme les anciens Cobras et déserteurs qui ont quitté le navire de Mpila sont aussi sous la sellette des services spéciaux du dictateur.

Le Général Kéteka, en Allemagne, est nommément cité  dans les fiches de renseignements .Autre personnage ciblé le ministre Bikinkinta qui vit à Londres et le général Ferdinand Mbaou et d’autres …

Le pouvoir par le biais des anciens éléments de la Dgse Française évoluant dans le privé depuis un moment ont été recruté pour Sassou par le biais de Scharchini et Jean Yves Olivier ami de Falcon (ce grand marchant d’arme)  ont pour mission de s’approcher d’un certain nombre d’opposants pour leur vendre des projets d’achats d’arme et de mise en relation directe avec Debby ou Ali Bongo pour mener une opération de déstabilisation du Congo. C’est la cane-à-pêche que compte tendre les barbouzes pour attraper comme des poissons les opposants Congolais qui seront par la suite livrés à Brazzaville et présenter lors d’un procès notamment au moment où on continue de fabriquer les preuves contre Mokoko.

Chacun des éléments dispose d’une carte d’action. Les cartes d'action permettent de mouvoir un personnage de ville en ville, d'échanger sa place avec un autre agent, de troquer un objet ou bien de le voler à un partenaire/concurrent. Moins d'une dizaine d'actions sont possibles, de sorte que le jeu se trouve très contraint et l’action de l’opération « Hors-jeu » efficace.

Mode opératoire

L’empoisonnement, le sabotage des véhicules, la filature active ; sauf que le pouvoir a recruté beaucoup d’amateurs qui  ont déjà été détectés, puis certains agents, notamment les filles, une fois arrivée renonce à la mission et changent d’identité. Le pouvoir a débloqué de moyens importants pour mener cette opération. Quand un agent  a accompli une mission, tous les agents ayant participé à l'opération marquent un point. C’est le mot d’ordre.

Comme dans l'excellent Origo, de Wolfgang Kramer, on progresse sur la piste de score non pas de case en case, mais de case libre en case libre. Cela permet parfois de fulgurantes ascensions c’est la promesse faite aux agents par le pouvoir finissant de Mpila.

L'un des agents s'appelle Mister Black. Comme son nom l'indique, c'est un vilain personnage : au lieu de progresser sur l'échelle des scores, il recule. Dès qu'un joueur le rencontre, la partie s'arrête. Chacun dévoile alors son personnage, et ajoute à son score le nombre de missions qu'il a accomplies durant la partie qui  c’est comme ça que nous parvenons à notre niveau a démonter les pièges tendues par le pouvoir de Mpila qui butte a vaincre les forces de Ntumi dans le Pool. Le pouvoir veut  couper soit disant Ntumi des relais d’information à partir de l’étranger ou ce dernier ferait passer ses messages .Ce pouvoir cris à tort ou a raison que la Diaspora à l’instar de Ntumi constitue une menace .

Malheureusement, la piste de score est un peu courte. Le système de marque est a priori séduisant et astucieux. Il rend cependant le jeu encore plus chaotique qu'il ne l'est déjà, à cause du grand hasard gouvernant le choix des actions possibles. Néanmoins, il y a là plusieurs bonnes idées que l'on est peu accoutumé à voir dans un jeu car le pouvoir de Brazzaville se retrouve lui-même « hors-jeu »

Les possesseurs de téléphone portable (il y en a encore, paraît-il) peuvent en outre opter pour une variante amusante. Elle consiste à se faire expédier par SMS un certain nombre de missions supplémentaires. Nous n'avons pas testé cette option ;mais d’ici peu nous affirme notre source patriotique au service du peuple et qui déjoue à l’intérieur les plans macabres du pouvoir .Ce dernier nous indique que la situation de crise actuelle profite à plusieurs chefs militaires et sécuritaires qui pompent chaque jours des milliers des francs sortis soit du trésor soit des fonds spéciaux gérés par JDO et Mboulou dans le cadre de la sécurité nationale.

La diaspora vous êtes désormais informé  prenez vos garde car le dispositif de la mission « hors-jeu » a été déniché et mis en échec mais comme elle est constitué de plusieurs cellules et les différentes cellules ne communiquent pas les unes des autres nous sommes aux aguets pour contrer toutes les velléités  .La France à intérêt de mettre hors d’état de nuire les agents double du pouvoir de Brazzaville qui veulent mener des actions de terrorisme d’Etat sur le sol Français.

A bon entendeur salut !

Affaire à suivre

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:39
 
Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent : Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA. "Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".
 

 

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Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent :
Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA

 

"Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".

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Frankreich kann seinen Status nur mit Ausbeutung der ehemaligen Kolonien halten

Deutsche Wirtschafts Nachrichten  |  Veröffentlicht: 15.03.15 01:12 Uhr |

Der französische Staat kassiert von seinen ehemaligen Kolonien jährlich 440 Milliarden Euro an Steuern. Frankreich ist auf die Einnahmen angewiesen, um nicht in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit zu versinken, warnt der ehemalige Präsident Jacques Chirac. Der Fall zeigt: Eine gerechte Welt ist schwer möglich, weil die ehemaligen Kolonialmächte von der Ausbeutung selbst abhängig geworden sind.

In den 1950er- und 60er-Jahren entschieden die afrikanischen Kolonien Frankreichs, sich unabhängig zu machen. Zwar akzeptierte die Regierung in Paris die Unabhängigkeitserklärungen formal, verlangte jedoch, dass die Länder einen sogenannten „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ unterzeichnen. Darin verpflichteten sie sich, die französische Kolonialwährung FCFA („Franc für die Kolonien Frankreichs in Afrika“) einzuführen, das französische Schul- und Militärsystem beizubehalten und Französisch als Amtssprache zu etablieren.

Aufgrund dieses Gesetzes sind 14 afrikanische Staaten nach wie vor dazu verpflichtet, etwa 85 Prozent ihrer Währungsreserven in der französischen Zentralbank in Paris zu lagern. Dort unterstehen sie der direkten Kontrolle des französischen Finanzministeriums. Die betroffenen Länder haben keinen Zugang zu diesem Teil ihrer Reserven. Sollten ihre verbleibenden 15 Prozent Reserven nicht ausreichen, müssen sie sich die zusätzlichen Mittel vom französischen Finanzministerium zu marktüblichen Zinsen leihen. Seit 1961 kontrolliert Paris so die Währungsreserven von Benin, Burkina Faso, Guinea-Bissau, Elfenbeinküste, Mali, Niger, Senegal, Togo, Kamerun, Zentralafrikanische Republik, Tschad, Kongo, Äquatorialguinea und Gabun.

Zudem müssen diese Länder jährlich ihre „kolonialen Schulden“ für die von Frankreich errichtete Infrastruktur an Paris überweisen, wie Silicon Africa ausführlich berichtet. So nimmt Frankreich rund 440 Milliarden Euro jedes Jahr ein. Die Regierung in Paris verfügt auch über ein Vorkaufsrecht auf alle neuentdeckten Rohstoffvorkommen in den afrikanischen Ländern. Und schließlich müssen französische Unternehmen bei der Vergabe von Aufträgen in den Ex-Kolonien bevorzugt behandelt werden. Als Folge dessen befinden sich dort die meisten Vermögenswerte in den Bereichen Versorgung, Finanzen, Transport, Energie und Landwirtschaft in den Händen französischer Konzerne.

Die Führungselite der jeweiligen Länder hat keine andere Wahl als die Forderungen zu erfüllen. Sollten sich die afrikanischen Politiker weigern, droht ihnen ein Attentat oder der Sturz der Regierung. In den letzten 50 Jahren fanden insgesamt 67 Coups in 26 afrikanischen Ländern statt. 16 dieser 26 Länder waren ehemalige Kolonien Frankreichs.

Ein Beispiel hierfür ist der erste Präsident des westafrikanischen Togo, Sylvanus Olympio. Er weigerte sich den „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ zu unterzeichnen. Doch Frankreich bestand darauf, dass Togo Entschädigung für die Infrastruktur zahlt, die die Franzosen während der Kolonialzeit errichtet hatten. Die Summe belief sich jährlich auf rund 40 Prozent des Haushaltes von Togo im Jahr 1963 und brachte das gerade erst unabhängige Land schnell an seine wirtschaftlichen Grenzen.

Darüber hinaus entschied der neue Präsident Togos, die französische Kolonialwährung FCFA abzuschaffen und eine eigene Landeswährung zu drucken. Nur drei Tage nach dieser Entscheidung wurde die neue Regierung von einer Gruppe ehemaliger Fremdenlegionäre gestürzt und der Präsident getötet. Der Anführer der Legionäre, Gnassingbe Eyadema, erhielt umgerechnet 550 Euro von der lokalen französischen Botschaft für das Attentat, wie der britische Telegraph berichtet. Vier Jahre später wurde Eyadema mit Unterstützung aus Paris der neue Präsident von Togo. Er etablierte eine tyrannische Diktatur in dem westafrikanischen Land und hielt sich bis zu seinem Tod im Jahr 2005 an der Macht.

In den folgenden Jahren griff die Regierung in Paris immer wieder auf ehemalige Fremdenlegionäre zurück, um unliebsame Regierungen in den Ex-Kolonien zu stürzen. So wurde der erste Präsident der Zentralafrikanischen Republik, David Dacko, im Jahr 1966 durch ehemalige Mitglieder der Fremdenlegion gestürzt. Ebenso erging es dem Präsidenten Burkina Fasos, Maurice Yaméogo, und dem Präsidenten von Benin, Mathieu Kérékou. Und auch der erste Präsident der Republik Mali, Modiba Keita, fiel im Jahr 1968 einem Putsch von Ex-Legionären zum Opfer. Nur wenige Jahre zuvor hatte auch er beschlossen, die französische Kolonialwährung abzuschaffen.

Im Gegensatz dazu haben sich die anderen Kolonialmächte von solchen Maßnahmen verabschiedet. Großbritannien musste seine Lektion bereits im Zuge der Amerikanischen Revolution von 1763 lernen. Auslöser war die Entscheidung Großbritanniens, den amerikanischen Kolonien die Kosten für den gerade beendeten Franzosen- und Indianerkrieg aufzubürden. Der Protest dagegen mündete in der „Boston Tea Party“ und schließlich im Unabhängigkeitskrieg und der Gründung der Vereinigten Staaten 1776. Im Jahr 1778 verabschiedete das britische Parlament den „Taxation of Colonies Act“. Darin verzichtete Großbritannien künftig auf Steuern und Abgaben auf Umsätze in den Kolonien „British America“ und „British West Indies“.

Gleiches gilt für die ehemaligen Kolonien Australien und Kanada. Zwar gehören diese nach wie vor zum „Commonwealth of Nations“ und unterstehen damit formal dem britischen Königshaus, doch die Steuerhohheit liegt spätestens seit der Unabhängigkeitserklärung der Länder Anfang des 20. Jahrhunderts ausschließlich bei den dortigen Regierungen.

Auch die ehemalige Kolonialmacht Niederlande erhebt keinerlei Steuern mehr auf seine ehemaligen Einflussgebiete in Südamerika und Südostasien. In Südostasien seien die Finanzen Anfang des 20. Jahrhunderts aufgrund verheerender Kriege so desaströs gewesen, dass die Niederlande ihre Kolonien regelmäßig finanziell stützen mussten. Das Königreich trennte sich von einem Großteil seiner Kolonien bereits Anfang des 19. Jahrhunderts. Zuletzt verließen die niederländischen Antillen im Oktober 2010 das Königreich. Lediglich die Karibikinseln Aruba, Curaçao und Sint Maarten sind nach wie vor Bestandteil des Königreichs der Niederlande.

Die politische Elite Frankreichs denkt dagegen nicht im Geringsten daran, die Relikte aus der Kolonialzeit zu beseitigen und die ehemaligen Kolonien in die vollständige Unabhängigkeit zu entlassen. Vielmehr scheint in Paris die Befürchtung vorzuherrschen, dass man ohne die Einnahmen aus Afrika in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit versinken könnte. Schon der ehemalige französische Präsident Jacques rac sagte im März 2008: „Ohne Afrika würde Frankreich in den Rang eines Drittweltlandes abrutschen.“

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:33
Afrique/Françafrique) François Hollande doit arrêter d’infantiliser l’Afrique

Par Olivier MOUEBARA -

Ami des dictateurs Sassou-Nguesso, Idriss Déby, Paul Biya, Mahamadou Issoufou, Alpha Condé et bien d’autres, François Hollande ne tire visiblement aucune leçon sur sa duplicité.

Aujourd’hui, en fin d’un mandat sans résultats, François Hollande s’est permis, ce 20 septembre 2016, dans un discours au siège de l’O.N.U, de parler de l’Afrique, en se moquant, une fois de plus, des africains.

Discrédité, rejeté, vomi et honni des africains, François Hollande doit comprendre qu’il n’a pas reçu mandat pour parler au nom des africains. Il est loin d’être notre porte-parole. Nous sommes assez adultes, instruits et formés pour parler de nos problèmes et d’y apporter des solutions.

L’infantilisation de l’Afrique par un homme qui n’a pas de parole, qui a donné un blanc-seing au dictateur Sassou-Nguesso de s’imposer par la force avec ses 8% de suffrages exprimés, d’emprisonner les opposants, de confisquer toutes les libertés publiques, de bombarder la région du Pool, est insupportable.

Croire à un plan de développement pour l’Afrique d’ici 2020 comme le propose François Hollande, c’est comme croire à l’électrification de l’Afrique par Jean-Louis Boorlo!

Tout ceci n’est que foutaises et balivernes.

Sans tarder, les africains doivent prendre leur destin en mains. Pour cela, la pédagogie est incontournable. L’avènement d’une génération consciente, soucieuse de libérer l’Afrique de l’infantilisation de la France par François Hollande, devient un devoir de salubrité continentale.

Henry Kissinger et sa fondation ont eu tort d’être complaisants envers François Hollande. En l’élisant avec autant de légèreté « homme politique de l’année 2016 » pour ses « efforts pour la démocratie », les africains se souviennent plutôt d’un fossoyeur de la démocratie qui a sur sa conscience de nombreuses victimes innocentes.

François Hollande a raté une occasion de se taire. Inaudible et peu crédible à l’intérieur de son pays, il l’est également en Afrique.

Alors que la France de François Hollande a présidé il y a quelques mois le Conseil de Sécurité de L’O.N.U, elle a été incapable d’inscrire à l’ordre du jour le hold-up électoral de son ami Sassou-Nguesso.

Le même François Hollande qui plaide pour l’augmentation du budget de l’Afrique à l’O.N.U, milite pour sa diminution une fois en France.

Mettre sans cesse en avant la « libération du Mali » face à l’avancée des islamistes, ne suffit pas pour caresser les africains dans le sens du poil.

La politique africaine de la France menée par François Hollande manque de cohésion, de cohérence, et de visibilité. Elle marche sur une béquille.

François Hollande ne peut pas prôner la démocratie et la sécurité en Afrique, tout en soutenant ses amis dictateurs.

Aujourd’hui, les africains se souviennent de François Hollande comme celui qui permet à son ami dictateur Alpha Condé de bien dormir, à son ami Issoufou de faire exfiltrer son principal opposant pour une fallacieuse raison médicale en France, à son ami Sassou-Nguesso de faire accréditer en France, mezza voce, son nouvel ambassadeur, Rodolphe Adada.

Quoi qu’il en soit, François Hollande, monsieur petites blagues, n’infantilisera plus les africains dans quelques mois.

Après sa tentative manquée de déchéance de nationalité concoctée autour d’une table à l’Elysée avec ses enfants(dixit le Canard Enchaîné de la semaine dernière), nous sommes décidé, si, daventure il se (re)présente à l’élection présidentielle.

Sans sourciller, les africains qui luttent pour l’avènement de la démocratie et l’alternance en Afrique, sont déterminés pour le faire battre. Il doit couler comme le Titanic, entraînant avec lui le PS.

François Hollande a réussi l’exploit de décevoir même ceux et celles qui n’ont pas voté pour lui.

Alors, il ne sert à rien pour François Hollande, de parler de honte s’agissant de la Syrie.

François Hollande doit plutôt avoir honte de soutenir ses amis dictateurs africains. Il doit avoir honte de divertir les africains, alors qu’il ne croit pas à ce qu’il dit. Il doit avoir honte d’infantiliser les africains qui ont compris ses roulements de tambours et de mécaniques, ainsi que ses revirements et ses reniements.

S’agissant de l’Afrique, le quinquennat de François Hollande est une parenthèse malheureuse, une caricature de ce que l’action publique ne doit plus être.

Le moment est venu pour nous battre réellement pour notre indépendance. L’infantilisation de l’Afrique et des africains par François Hollande, n’est que le corollaire de notre inconséquence et de nos lâchetés.

Nos ancêtres ne sont pas des Gaulois. La France qui a toujours été contre l’Afrique doit quitter nos contrées.

L’Afrique est le continent de l’avenir. François Hollande a tort de nous infantiliser. Son infantilisation aiguise nos appétits de nous débarrasser des chaînes coloniales. Sans l’Afrique et le pillage de nos ressources, que vaut la France de François Hollande?

Nous devons arracher notre indépendance. Notre attentisme ne fait que renforcer l’illusion de supériorité de la France de François Hollande vis-à-vis des africains.

Nous sommes ingénieux et capables de relever de nombreux défis en Afrique. « Rêver c’est le bonheur. Attendre c’est la vie ». N’attendons plus. Agissons!!!

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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NOTRE COMMENTAIRE :

En Afrique francophone, le principe du pouvoir est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les intérêts de la France, même mondialement reconnu criminel impénitent, celui-là est jugé par la France apte à "gouverner ses compatriotes". Sinon, des individus comme Sassou Nguesso ne seraient pas là.
Pour trouver la solution au cas du Congo-Brazzaville, il faut d’abord régler le problème de la France avec la France. Pour ce faire, il faut que la France commence d’abord par opérer sa propre décolonisation mentale…

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De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango »

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 23:03
France/Françafrique : De la République de Félix Eboué à la Françafrique de de Gaulle

De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango

Cet œuvre de Pathé DIAGNE est d’abord un pamphlet sur le général Charles de GAULLE dont le mythe de résistant contre le nazisme s’est construit au détriment du Guyanais Félix EBOUE, Gouverneur du Tchad. Ce dernier sauva l’honneur de l’Empire français en refusant la capitulation signée en juin 1940 par le maréchal Pétain, contrairement aux autres gouverneurs civils et militaires, de l’Afrique du nord à l’Afrique Équatoriale ; acquis au gouvernement de Vichy, comme le Général HUSSON, le Gouverneur Pierre BOISSON…

Selon l’auteur, Félix EBOUE, pionnier de la Résistance contre le Nazisme, fut l’un des premiers résistants à prendre contact avec l’Angleterre de CHURCHILL par le biais de Sir Bernard BOURDILLON, Gouverneur anglais du Nigeria. Félix EBOUE, en mettant la seule assise territoriale et juridiction souveraine de l’Empire à la disposition de la résistance française et à Charles de GAULLE, avec BRAZZAVILLE baptisée « capitale de la France Libre », permit au 1er ministre anglais Winston CHURCHILL, de rendre crédible et légitime le général Charles de GAULLE, en justifiant l’effort de guerre des Français contre les Nazis, auprès de ses principaux alliés étatsuniens et soviétiques

Comme on le découvrira au fil des pages, Pathé DIAGNE à l’ambition de réhabiliter la figure emblématique et historique de Félix EBOUE, que Charles de GAULLE lui-même et les « historiens » du Gaullisme ont à dessein relégué aux oubliettes de l’histoire par discrimination et pur racisme.

Après cette mise au point sur le légendaire Charles de GAULLE, le professeur Pathé DIAGNE invite le lecteur dans les méandres de la IVème République française sous laquelle le processus de décolonisation eut lieu pour comprendre la genèse de la Françafrique.

Cette période illustra le combat des leaders anticolonialistes comme Sékou TOURE, Djibo BAKARY, Félix TCHIKAYA…sous la houlette de l’un des plus grands leaders africains, le fondateur du Rassemblement Démocratique Africain (RDA), le fédéraliste Félix HOUPHOÜET-BOIGNY, qui devint par la suite le fossoyeur de l’Etat Fédéral africain et l’un des architectes de la Françafrique.

Pourtant dirigé par des présidents du Conseil d’obédience progressiste et socialo-communiste comme Léon BLUM et Guy MOLLET, l’auteur rappelle que cette période de la décolonisation fut aussi celle de la décapitation des leaders anticolonialistes et des élites africaines, qui se perpétua avec le retour de Charles de GAULLE au pouvoir en 1958, avec les assassinats de Barthelemy BOGANDA, Ruben UM NYOBE, Félix MOUMIE, Ernest OUANDIE, Maurice MPOLO, Osende AFANA… HOUPHOÜET-BOIGNY y échappa de justesse, peut-être grâce à François MITTERRAND, à l’époque ministre.

Des chapitres à découvrir reviennent sur la campagne référendaire de 1958 pour l’établissement d’une communauté franco-africaine, la création à Niamey de l’actuelle Francophonie (sous le président Hamani Diori, renversé par des militaires pour avoir voulu regarder de plus prêt les contrats d’uranium)…au détriment des langues africaines synonyme d’un génocide culturel selon Pathé DIAGNE. Mais l’auteur fait surtout des propositions qui consistent à lever les hypothèques : géostratégique et sécuritaire, le verrou géoéconomique monétaire, politique et institutionnelle…

A ce sujet, l’auteur aurait pu nuancer son propos car l’Organisation Internationale de la Francophonie n’interdit à aucun pays francophone de faire la promotion ou d’enseigner sa (ses) langue(s) nationale(s) à ses concitoyens. Ceci relève plutôt d’un manque de volonté politique et de l’avilissement de certains dirigeants d’Afrique noire, contrairement aux anciennes colonies de l’Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie).

Sur la critique du discours de Dakar du président SARKOZY prononcé le 26 juillet 2007, on peut reprocher à l’auteur sa relative complaisance à l’égard de Ségolène ROYAL, qui en réponse à SARKOZY demanda pardon au nom de la France, devant des militants socialistes à Dakar, sans relever que cette démarche était purement politicienne !

En définitive, ce livre de l’universitaire Pathé DIAGNE n’en est pas moins une véritable encyclopédie sur une partie de l’histoire du continent noir, que tous, panafricanistes et en particulier la nouvelle élite africaine, volontaire et militante à laquelle j’appartiens, doivent lire car notre génération et celle d’après se caractérisent par une inculture historique qui est un véritable handicap !

Winston CHURCHILL disait : « un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre » ; auquel on peut ajouter un proverbe Kongo : « Ntsimu ni mayela » c’est-à-dire, la mémoire c’est l’intelligence ou la sagesse.

Alors, apprenons du passé !

Par Mingwa BIANGO

minguabiango@gmail.com

(Extrait de congo-liberty)

Pour acheter le livre, cliquer sur ce lien

DE LA RÉPUBLIQUE DE FÉLIX ÉBOUÉ À LA FRANÇAFRIQUE DE CHARLES DE GAULLE

Un siècle de mésaventures africaines
Pathé Diagne

Décembre 2015 – L’Harmattan

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Mingwa Biango - dans France Françafrique Afrique
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 17:07
France/Afrique : Selon Manuels Valls, la Frane a rompu avec la Françafrique !

Manuel Valls -

Ce matin 6 septembre 2016, Manuel Valls, le Premier Ministre français, était l’invité de Radio RTL. Interrogé au sujet des évènements du Gabon, il a annoncé sereinement, et le plus sérieusement du monde, que « la France avait rompu avec ce que l’on a appelé la Françafrique.»

Cette affirmation on ne peut plus claire à de quoi ravir tout à chacun. Le Premier Ministre n’a pas donné précisément la date de la rupture.

Peut-être était-ce hier ? Hier soir ? Hier, dans la nuit ?

Toujours est-il qu’il a déclaré qu’« avec le Président Hollande, nous avons installé une nouvelle relation avec l’Afrique…… grand continent d’avenir, nouvelle frontière….. nouveaux défis économiques, climatiques, migratoires…. Cette nouvelle relation est essentielle et cela passe aussi par d’autres modes de gouvernance, sans donner de leçon, mais comme beaucoup de pays s’y sont engagés…la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali où nous sommes intervenus pour sauver ce pays et la démocratie. La démocratie fait partie du développement…»

Tout est nouveau, tout est neuf, tout sera beau ! Pouvons-nous et devons-nous le croire, pour le continent ?

Deux minutes, montre en main, pour parler de l’Afrique ! Mais c’était aussi, dans ce dernier virage avant l’affrontement des élections présidentielles, un appel du pied à un électorat. Celui des franco-africains, que certains disent qu’il a été négligé, méprisé et même bafoué…

Difficile de croire que la Françafrique est morte, tout du moins larguée par une Gauche au pouvoir en France, alors qu’un Denis Sassou Nguesso parade sur le continent en y imposant de Libreville à Kinshasa, en passant par Ndjamena, son exemple antidémocratique et irrespectueux de la volonté des populations ; ses méthodes criminelles, qu’il a imposées dans l’espace francophone africain, ont fait école. On réprime, on tue, on embastille, on intimide ! En fin de compte, selon la jurisprudence Sassou Nguesso, la France reconnait le pouvoir en place et déclare vouloir collaborer avec lui.

L’Union Européenne en fait de même et pour Sassou Nguesso, et ses apôtres, l’affaire est dans le sac ! Si quelque récalcitrant, « candidat malheureux » selon l’expression consacrée, résiste et de son cachot refuse de reconnaître la victoire du tyran, alors annoncé par un Françafricain patenté, un ambassadeur tentera de l’en convaincre en échange d’une pacotille d’un autre temps.

Brazzaville était la capitale de la France Libre. Aujourd’hui elle est occupée par des forces obscures sans que cela n’émeuve ceux qu’elle avait aidés à libérer. La chape de plomb sur le Congo est repartie pour sept ans… !

Qu’il y ait eu rupture effective ou pas avec la Françafrique, tous les défis et toutes les ambitions pour l’Afrique, dont il est question dans l’interview, ne seront crédibles et accessibles qu’au départ définitif de Denis Sassou Nguesso de la scène internationale avec tous ses relais néfastes et corrompus.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

LIRE LA SUITE : La France a rompu avec la françafrique: https://youtu.be/bCAlkGjgZ40

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