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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 20:30
France/Congo-Brazzaville) La France trahie par la Françafrique et Sassou-NGuesso

François Mitterrand et les présidents africains lors du 16e sommet franco-africain à La Baule, le 20 juin 1990.

Par Rigobert OSSEBI -

La Gauche, dans l’opposition, n’avait jamais cessé de crier son hostilité à la Françafrique.

Depuis son retour au pouvoir en 2012 jusqu’à la bénédiction hollandaise du référendum anticonstitutionnel de Sassou Nguesso, en octobre dernier, elle est tombée irrésistiblement sous le charme équivoque du dictateur congolais, et de la Françafrique qu’il personnifie ; et elle ne cesse d’avoir pour lui les yeux de Chimène ou de Yamina…

Au prétexte de se débarrasser d’un empêcheur de tourner en rond, Marien N’gouabi qui ne tolérait pas la corruption, la « Francafrique » crut bon de miser en 1977 sur un Denis Sassou Nguesso, noceur impénitent. Le premier choc pétrolier de 1973 avait appelé à une diversification des approvisionnements ; la substitution du Golfe persique par le Golfe de Guinée.

Pour empêcher tout retour en arrière, à Brazzaville, un bain de sang engloutissait deux Présidents et un Cardinal ; dans la même semaine de mars 1977, Jacques Chirac accédait à la mairie de Paris. Le Comité Militaire du Parti (CMP) qui prit la direction du pays ne fit aucune obstruction à l’exploitation pétrolière, bien au contraire.

Dès septembre 1978, un second choc pétrolier s’annonçait à Téhéran avec des émeutes violemment réprimées. C’était le début de la révolution iranienne, qui provoqua la fuite du Shah le 16 janvier 1979. Dans cet environnement bouleversé qui laissait planer des craintes de pénuries de produits pétroliers sur les marchés français et mondiaux, le choix du colonel putschiste se justifiait pleinement alors. Le 5 février 1979, Denis Sassou Nguesso n’eut aucun mal à obtenir les sacs d’argent qui lui permirent d’acheter le Comité Central du PCT et d’envoyer Joachim Yhombi pour dix années de résidence surveillée. En cet espace de temps, le prix du baril de pétrole avait triplé pour se retrouver à 40$ en septembre de la même année.

Sassou I (1979-1992) : Allégeance (partielle)

France et Françafrique, durant ce Sassou I, eurent des intérêts communs. Sassou bénéficia d’une aide massive de la France. Conseillers d’ELF et consultants français affluaient auprès de « l’homme du 5 février » qui n’hésitait pas à poser sur des affiches 4×3 en lunettes noires et tenue de para au côté d’André Tarallo, son bienfaiteur pygmalion-bygmalion, le « Monsieur Afrique » d’ELF. A la faveur du 1er Plan quinquennal, un grand nombre d’entreprises françaises s’installèrent au Congo ; elles profitèrent de la presque totalité des marchés. Cependant, une bonne partie plia bagages à partir de 1986 lorsque le prix du baril retrouva son niveau antérieur au second choc pétrolier, aux alentours de 15 dollars le baril ; avec des recettes divisées par 3. Les mauvais choix économiques, la mauvaise gestion, la déliquescence des mœurs et du rôle des institutions, une corruption progressivement généralisée amenèrent le pays à sa première ruine ; et à la Conférence nationale, qui n’était qu’une révolution avortée, pour avoir été trop à l’écoute de l’ambassade de France.

Seul progrès notable : à mi-parcours de cette première présidence, DSN avait troqué ses tenues militaires pour d’élégants costumes pour mieux déclarer son émancipation et la distance qu’il voulait prendre de ses bienfaiteurs de la première heure.

ELF fut la grande gagnante de cette époque. Elle put rejoindre le Top 10 des Majors pétrolières et intégrer son vaisseau amiral de la Défense à Puteaux ; qui pouvait dire combien de pétrole avait été réellement extrait durant cette période de l’offshore congolais ?

Sassou II (1992-1997) : L’exil dans le désert gabonais et parisien

Contrairement à ce qu’il affirmait à cette période, « cinq ans ce n’est pas très long ! », ces quelques années lui parurent une éternité. Durant celles-ci, du désert à traverser, il avait beaucoup appris de son gendre, feu-Omar Bongo, figure dominante de la Françafrique et de la Franc-maçonnerie. Mais contrairement à ce dernier, foncièrement francophile qui tentait de donner de lui une image d’un homme ouvert et généreux, Sassou-Nguesso forçait volontiers le trait de sa capacité de nuisance, celle d’un homme naturellement mauvais, doublé d’un ego démesuré.

Sassou III (1997-2016) : La vengeance

Ce retour au pouvoir a été l’occasion pour lui de se venger de ceux qui l’avaient abandonné et paradoxalement, aussi, de ceux qui l’avaient aidé lorsqu’il était en exil et en position de faiblesse… (Enigme Jean-François Probst et de quelques autres.) Vingt années ne sauraient suffire à effacer sa rancune envers ceux, dont la France, qui l’avaient poussé à abandonner son pouvoir en 1992. Le même sentiment existe toujours envers les Vilis, qui « nous » avaient vendus (aux esclavagistes) et bien évidemment envers l’ancienne puissance coloniale… Cependant pour masquer son hostilité à l’encontre de cette dernière, ce grand maître de la cosmétique s’achetait les bonnes grâces de ses principaux dirigeants qui préféraient leurs intérêts personnels à ceux du pays qu’ils devaient servir. Il devint alors le Parrain, au sens mafieux, de la Françafrique.

  • Effacement de la dette

La France concéda le plus gros effort, presque 3 milliards d’euros. Remise à zéro des compteurs de Sassou I, le dictateur s’amusa à reprendre ce qu’il avait concédé alors à sa bienfaitrice.

  • Grands Travaux

La Chine attendait l’effacement de la dette pour ouvrir les robinets de ses crédits pour les « grands travaux ». Le Congo de Sassou Nguesso s’est alors offert à la Chine. In fine, la Chine était-elle vraiment moins chère ? Rien n’est moins sûr d’autant plus que le clan familial Nguesso participe au capital de bon nombre d’entreprises chinoises présentes au Congo. Le BTP a été une manne gigantesque pour des sous-traitants divers installés au Congo, Libanais et Français proches du pouvoir. Les grandes sociétés françaises n’obtenant que de rares contrats ; seulement en contrepartie des aides et financements nouveaux apportés par l’Europe ou par la France.

  • Pétrole

TOTAL-ELF détenait toutes les cartes et permis ou presque à l’aube de Sassou I. ENI, sleeping partner, fut longtemps confiné au rôle de 5ème roue du carrosse. Le mariage de Cendrine Sassou Nguesso avec l’Italien Fabio Ottonello fut un des éléments qui inversa la situation. Aujourd’hui ENI détient 4 à 5 fois plus de réserves prouvées que le Français. TOTAL ainsi qu’ENI voient, d’un sale œil, aujourd’hui des sociétés sangsues (AOGC, Kontinent, Petro Congo) entrer à leurs côtés dans l’exploitation de certains permis.

  • Forêts

Les partenaires français traditionnels ont été remplacés par les enfants du clan présidentiel. Les concessions sous-traitées à des opérateurs asiatiques. De 500.000m3 en 1997, la production forestière tourne à près de 2.500.000 m3 maintenant. Le Mayombe (dans le Sud) est en voie d’être rasé par des opérateurs malaysiens proches du couple présidentiel.

Les plantations d’Eucalyptus, près de Pointe Noire, créées par la France, CTFT (Centre Technique Forestier Tropical) sont exploitées par des Canadiens et leurs partenaires asiatiques également proches du pouvoir congolais. Cédées par ce dernier pour un sac de billes, elles ont rapporté des centaines de millions de dollars aux exploitants.

  • Mines

Le domaine minier congolais avait été parfaitement exploré à l’époque coloniale. A l’indépendance seule la mine de Potasse, dans le Kouilou, avait subsisté jusqu’à son inondation (politique) à la fin des années 70. Depuis 1997, sous la férule de Pierre Oba, Ministre des mines, qui venait se faire soigner régulièrement en France, tous les permis d’exploitation ont été accordés à des sociétés non-françaises (chinoises, australiennes, canadiennes etc.). Ces permis ont fait l’objet d’un commerce lucratif (notamment pour MagIndustries impliquées dans l’exploitation des forêts d’Eucalyptus et dans la production chimérique de magnésium) jusqu’à l’effondrement des cours des matières premières qui a donné un coup d’arrêt fatal à l’industrie minière au Congo.

  • Agriculture et élevage

Le Congo, paradoxalement, est un quasi désert agricole. Rien ne s’y produit ou presque. Un exploit pour des terres aussi riches et aussi naturellement irriguées. Les barrières opposées au développement agricole frisent le génie, maléfique évidemment. La France n’a pu y exporter son savoir faire. Les autres pays non plus. Seules exceptions, Saris Congo à Nkayi du groupe français Vilgrain parvient à maintenir sa production de cannes à sucre ; et le ranch du dictateur congolais à Oyo demeure la seule structure d’élevage dans tout le pays…

  • Flux migratoires

La présence française au Congo est insignifiante, si l’on ne tient pas compte des binationaux franco-congolais, au regard de la relation historique entre les deux pays et de la progression remarquable d’autres nationalités, dont la chinoise. Inversement la communauté congolaise et franco-congolaise en France tournerait autour de 200.000 personnes et constitue la plus forte diaspora congolaise de l’étranger.

  • Terrorisme et sécurité aérienne

De tous les pays d’Afrique, le Congo est incontestablement celui qui a enregistré le plus « d’accidents » et d’attentats dans les transports aériens.

10 mars 1984 : DC-8 F-BOLL avion parti de Brazzaville, explosion à Ndjamena soute à bagages

5 Février 1987 : Avion privé de Michel Baroin (mort avec 7 personnes) . Parti de Brazzaville

24 juillet 1987 : DC10 Air Afrique RK55 départ Brazza Détourné sur Genève. 1 mort français

19 sept 1989 : DC10 UTA Explosion en plein vol. Parti de Brazzaville 170 morts

19 juin 2010 : Vol Aero Service pour Sundance Resources. Crash 11 morts

  • Sécurité régionale

Finalement, dans la crise centrafricaine les masques sont tombés. Denis Sassou Nguesso n’est pas l’homme de paix qu’il veut bien dire ; à Bangui ou dans le Pool… !

Avec un pareil bilan de la coopération congolaise avec la France, il faut saluer la capacité de persuasion des réseaux françafricains qui font accepter le dictateur congolais comme un grand ami de cette dernière. A un tel niveau de désinformation, ce n’est plus de la tromperie mais bien de la trahison… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:38
CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : « Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?

Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de France les insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes.

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique.

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190516/congo-brazza-grande-strategie-des-presidents-hollande-et-boukadia

CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 16:29
(France/Congo-Brazzaville) Du silence de François Hollande sur Sassou-Nguesso

Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, reçu par Francois Hollande à l'Elysée le 7 juillet 2015. (©Nicolas Messyasz/Sipa)

Lettre ouverte à François Hollande, par Alain Mabanckou.

Monsieur le Président,

Les Congolais de l’étranger et ceux qui luttent nuit et jour au pays ont constaté que vous observez un long silence quant à l’issue de l’élection présidentielle truquée qui s’est déroulée en mars dernier au Congo-Brazzaville et qui a injustement porté Denis Sassou-Nguesso au pouvoir. Il exerce un pouvoir sans partage depuis trois décennies avec son clan. La fraude l’aura une fois de plus emporté sur la transparence, et ceci aux yeux des nations prétendument démocratiques comme celle que vous dirigez par la volonté des Français. Le nom de mon pays d’origine est désormais inscrit en rouge sur le tableau noir du déshonneur des républiques bananières, à côté de la Corée du Nord. Pendant ce temps, Sassou-Nguesso et ses hommes de mains multiplient les arrestations arbitraires, allant jusqu’à cerner le domicile de l’opposant Jean-Marie Mokoko sans lui donner la possibilité de se ravitailler.

Faut-il rappeler, Monsieur le Président, que ces tyrans africains ont le plus souvent survécu grâce à la protection de la France, illustrant au passage combien ils ne peuvent vivre et prospérer sans l’assentiment de l’ancienne puissance coloniale? Ils ressemblent de ce fait à des ogres créés de toutes pièces par la France, et leur ultime couronnement passe par la montée des marches de l’Elysée et la poignée de main dont ils bénéficieraient du président de la République française. Cette dernière image, s’il arrivait qu’elle se concrétise sous votre règne, pourrait être celle qui ternirait irrémédiablement l’ensemble de votre quinquennat et ruinerait par voie de conséquence vos ambitions de solliciter un second mandat auprès du peuple français.

Congo. Les casseroles sanglantes et trébuchantes de Sassou Nguesso

Si Denis Sassou-Nguesso peut se réjouir pour l’heure d’avoir bâillonné le peuple congolais, de l’écraser continuellement selon les caprices de son pouvoir militaire, il demeurera à jamais un putschiste à la fois amer et frustré tant que la France ne lui accordera pas les applaudissements qu’il attend d’elle, dans la solitude d’un pouvoir dérobé au peuple devant une communauté internationale indifférente. Et c’est peut-être là que votre silence pourrait être interprété comme un assentiment: «Quand on refuse on dit non», nous rappelle le grand écrivain Ahmadou Kourouma. Vous n’avez pas dit non. Vous n’avez pas dit oui. Certes, j’aurais pu me réjouir de votre position actuelle, mais je crains qu’avec le temps elle ne se transforme en une validation implicite qui engraisserait les ambitions démesurées de cet autocrate au point de lui donner des habits neufs qui lui permettraient d’asseoir ce qu’il appelle de manière éhontée « la nouvelle République ».

Il vous reste donc, Monsieur le Président, à nous démontrer par une attitude claire et sans ambiguïté que la France n’est pas le sponsor officieux de ces personnages qui se trompent de siècle et de temps, et qui sont la cause directe de la régression du continent africain.

Je suis conscient que la France a des intérêts économiques au Congo-Brazzaville et que ceux-ci orientent forcément la politique africaine française. En même temps cette prééminence des intérêts économiques est le siège de l’hypocrisie qui a jusqu’alors pris en otage les peuples de mon continent. Faut-il enfin rappeler que ces mêmes Africains n’avaient pas hésité à sacrifier leur vie pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui: un pays où seul le peuple et non un seul homme décide du destin de la Nation?

Monsieur le Président, nous autres «Noirs de France», quelles que soient nos origines ou nos nationalités, vous regardons. Et, vous le savez, nous sommes nombreux à voter en France et à contribuer à son destin. Il est évident que cette tragédie qui ennuage le Congo-Brazzaville sera dans nos esprits lorsque nous déposerons nos bulletins dans les urnes pour la prochaine élection présidentielle française. Il est encore temps de rendre au peuple congolais sa dignité, de dire clairement, comme les Américains, que la France ne reconnaît pas le pouvoir de Sassou-Nguesso issu d’un putsch électoral et que le gouvernement de façade qui «dirige» aujourd’hui le Congo est aussi illégitime que la mascarade électorale qui a porté son leader au pouvoir.

Alain Mabanckou

LIRE LA SUITE : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20160510.OBS0114/du-silence-de-francois-hollande-sur-sassou-nguesso.html

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:08
François Hollande, soutien complice des dictateurs africains

Par Olivier MOUEBARA -

François Hollande est ainsi fait. Que ce soit dans sa vie privée ou politique, « monsieur petites blagues » a toujours eu du mal à trancher. Cette fois-ci, sa blague de soutenir les dictateurs africains ne passe pas.

Elu par défaut grâce au rejet suscité par Sarkozy, François Hollande a fait voler en éclats tous les espoirs portés par son élection.

A un an de la fin de son mandat, le capitaine de pédalo a trahi les 60 engagements de sa campagne.

Conditionnant sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, monsieur Fraise des bois s’est tiré une balle dans le pied. Il nous tarde de le voir quitter le pouvoir, chasser de l’Elysée tel un félon qui n’aura récolté que ce qu’il aura semé.

Avec François Hollande, la parole publique a perdu toute crédibilité. L’engagement 58 de son programme n’était qu’une diversion pour se moquer des sans dents africains.

En s’engageant de « rompre avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité », il a fait l’inverse tout au long de son quinquennat.

Depuis son arrivée à l’Elysée, son ami dictateur Alpha Condé de Guinée dort paisiblement.

Mahamadou Issoufou du Niger peut jeter en prison son adversaire, le torturer, trafiquer les élections, il reçoit une chaleureuse lettre de félicitations du président français.

Idriss Déby Itno peut bafouer le suffrage des tchadiens, il trouve grâce auprès du compagnon de Julie Gayet, au nom d’un hypothétique soutien de ce dictateur contre Daech.

Sassou-Nguesso qui ne respecte aucun serment est encouragé par François Hollande de modifier une Constitution que ce dictateur avait juré de respecter. Largement rejeté par le peuple après avoir inversé le vote des congolais, les bombardements qui se déroulent dans le Pool ne suscitent aucune réaction de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Le soutien complice de François Hollande et de son gouvernement aux dictateurs africains montre les limites de leur réflexion sur notre continent. Les slogans et les incantations ne suffisent plus. La France a tout à gagner à encourager l’arrivée d’une nouvelle génération sur la scène politique africaine. Prétendre que seuls ces tyrans peuvent garantir leurs intérêts ou ce qu’il en reste en Afrique, est une aberration.

Alors que la soif des africains pour la liberté, l’autodétermination, la démocratie, l’initiative est palpable, maintenir les africains dans des schémas caducs et désuets de l’asservissement, des dictatures et du néocolonialisme, conduit à des frustrations susceptibles d’être incontrôlables.

Il n’est pas trop tard pour François Hollande et son gouvernement de changer de braquet. Tous les peuples ont le droit de choisir librement leurs dirigeants. Les principes démocratiques ne doivent pas être à la carte encore moins à géométrie variable.

Pourquoi condamner avec véhémence Bachar El Assad et épargner le dictateur Sassou-Nguesso? Quelle différence y a t-il entre bombarder Alep et la région du Pool?

Léa Salamé qui conduit sans permis et sans assurance automobile aurait dû poser cette question à François Hollande lors de l’émission Dialogues citoyens du 14 avril dernier sur France 2. En l’escamotant volontairement, cette séquence nous a fait penser à L’ORTF. Alors que nous avons écrit en masse pour ne pas que cette chaîne fasse l’impasse sur le Congo, la Syrie a été privilégiée à notre pays. La censure a encore de beaux jours devant elle.

La France est un frein au développement de l’Afrique. Capitale de l’Afrique noire francophone, elle tire les ficelles, encourage la mafia, soutien les dictateurs, maintien le franc CFA, alors qu’elle a abandonné le franc français pour l’Euro.

Las de vivre dans un pays qui ne nous reconnaît pas à notre juste valeur, diplômés et formés, nous voulons mettre nos compétences au profit de nos pays respectifs. Quoi qu’il en soit, notre soif de liberté et de libération reste intacte. Se débarrasser des dictateurs africains et de la tutelle française est notre combat. Le cul entre deux chaises, nous en avons assez de vivre un exil contraint et forcé.

A moins d’un miracle, François Hollande est plus près de la sortie que de la réélection. Même en descendant dans les bas-fonds des sondages, il n’est pas certain de trouver le pétrole congolais. Le dictateur Sassou-nguesso a tout volé pour arroser les mafieux qui l’ont poussé à changer d’avis, piétinant ainsi son discours de Dakar de novembre 2014.

« Si les africains ne sont pas assez rentrés dans l’histoire », l’histoire retiendra le soutien de François Hollande aux dictateurs africains. Lui président est leur caution morale et politique. Une tâche de sang de son quinquennat.

L’Observateur Paalaga qui a le sens de la formule assassine n’a pas hésité à tirer à vue sur François Hollande: « Il y a des soutiens et des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux ».

Conscients de votre inconséquence et de votre soutien actif aux dictateurs africains, le vote de toutes les diasporas pèsera pour vous faire perdre en 2017.

Ne baissons pas les bras. Unis, nous vaincrons. Divisés renforcera le maintien des dictateurs au pouvoir en Afrique. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie ne doit pas être étouffée par les velléités de François Hollande, des tyrans, des tricheurs, des dictateurs, des voleurs éhontés et de quelques mafieux de la France à fric. Tous seront balayés par notre volonté d’émancipation et de liberté.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 10:05
Congo-Brazzaville : Lettre ouverte à Monsieur François HOLLANDE, président de la République française sur la forfaiture électorale de Sassou-Nguesso

Hollande-Sassou

Monsieur le Président de la République,

Le Congo Brazzaville vient d’organiser le premier tour d’une élection présidentielle que vous, Monsieur François HOLLANDE, personnellement et individuellement, avez particulièrement souhaitée de tous vos vœux, non pas pour le respect de la démocratie qu’elle susciterait mais pour légitimer un homme au pouvoir depuis plus de trois décennies. Vous en avez vos raisons, que la raison peut ignorer et, comme vous l’avez déclaré au monde entier pour Monsieur Denis SASSOU NGUESSO à l’occasion de l’organisation du référendum illégal qu’il s’était dit être le garant de son éternité au pouvoir, c’est de votre droit de soutenir qui vous voulez, quoi qu’il ait fait contre son peuple, contre les valeurs républicaines françaises, contre la dignité humaine. Le voilà aujourd’hui franchi la dernière pente du défi pour lequel vous, Monsieur François HOLLANDE, pas en tant que chef d’Etat français mais en tant qu’ami de Monsieur SASSOU, vous êtes porté garant pour l’avoir pris pour un démocrate qui avait le droit de « consulter son peuple ». Le même peuple consulté qui l’a vomi et ne veut plus le voir à la tête de leur pays. Vous diriez, Monsieur le Président, qu’être impopulaire, être hué publiquement, n’est pas un critère de lâchement du pouvoir, parce que vous-même le vivez quasi quotidiennement, en tant que le Président le plus impopulaire de la Vè République française. Mais le peuple français qui hue sur vous n’est pas le peuple congolais qui hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO. Parce que quand le peuple français hue sur vous, vous passez votre chemin, toute honte bue. Mais quand le peuple congolais hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO, il tire sur eux avec les armes de guerre, il le tue. C’est là toute la différence, et elle est profonde.

Ce peuple qui affronte la mort depuis que Monsieur SASSOU NGUESSO s’est autoproclamé à la tête de leur pays il y a 33 ans, vient, une fois de plus, de le désavouer par les urnes, aussi opaque ait été l’élection présidentielle,et qu’il vient d’usurper en se proclamant vainqueur. C’est de vous, en qualité de son premier conseiller, qu’il a très certainement reçu l’ordre de se couper du monde (téléphone, Internet, tous les réseaux sociaux, transports aériens coupés), incapable aux Congolais de l’étranger de joindre leurs parents serait-ce pour prendre les nouvelles de leurs maladies et souffrances au quotidien. Monsieur la Président de la République, vos mains, à vous Monsieur François HOLLANDE, sont déjà tachées de sang humain de Monsieur SASSOU NGUESSO à cause de votre visa au référendum pour lequel il s’est encore et toujours permis de tuer les Congolais qui ont cherché à le défier, parmi lesquels des victimes innocentes, comme toujours.

Aujourd’hui désavoué mais autoproclamé, dites-lui, Monsieur le Président, que s’en est fini. Comme on ne lâche pas ses amis, appelez-le à Paris, où il a hypothéqué meubles et immeubles de son misérable peuple, pour y passer le restant de sa vie afin d’épargner un bain de sang supplémentaire, parce que, déclaré vaincu, il n’hésiterait pas d’assassiner encore et encore ! L’ami que vous êtes, diriez tout simplement « avoir pris acte » des résultats de l’élection, et par ricochet, de la destruction des vermines qu’auraient pu être un peuple qui aspire au même droit de vie et de dignité que le peuple français. Vous avez, Monsieur le Président de la République, un rendez-vous avec l’Histoire. Votre ami SASSOU NGUESSO ne peut pas gagner des élections au milieu d’un peuple qu’il bafoue au quotidien. Tout résultat en sa faveur vous est redevable, parce que c’est vous, Monsieur François HOLLANDE, qui l’avez repêché de la révolte populaire qui aurait déjà marqué sa fin en lui ayant ouvert le boulevard d’un référendum illégal et meurtrier. Ces morts là, vous n’en avez jamais parlé et vous n’en parlerez jamais, Monsieur François HOLLANDE. Si vous en attendiez d’autres, encore et encore, il y en aura toujours. Car, vous êtes des amis, Monsieur SASSOU NGUESSO et vous, mais à la différence que si vous avez osé faire tirer sur les agriculteurs qui vous ont humiliés au dernier salon de l’agriculture à Paris, vous ne seriez plus à l’Elysée aujourd’hui, alors que vous soutenez que Monsieur SASSOU NGUESSO reste dans son Palais après qu’il ait tiré sur des mécontents.

Le peuple congolais attend beaucoup non plus de Monsieur SASSOU NGUESSO mais de vous, Monsieur François HOLLANDE, qui vous êtes autoproclamé, pas au nom de la France républicaine mais en votre alliance à deux, mentor de ce tyran aujourd’hui difficile à défendre aux yeux du monde. Vous êtes d’ores et déjà comptable du devenir du peuple congolais face au criminel éhonté qu’est votre ami SASSOU NGUESSO. Honte à vous !.

Avec tous mes respects que je vous dois, Monsieur le Président de la République.

Docteur Dauphinois Paris IX Calixte BANIAFOUNA

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:13
(Congo-Brazzaville) LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE...

Comprendre la tragédie des Kongo au Congo-Brazzaville sous le règne des Mbochis avec Sassou Nguesso à leur tête, piliers de la France dans la liquidation / extermination de ceux-ci. Et pourquoi la France le laisse faire sans sourciller, et sans que cela ne la dérange outre mesure

Comprendre la tragédie des Kongo au Congo-Brazzaville sous le règne des Mbochis avec Sassou Nguesso, piliers de la France dans la liquidation / extermination de ceux-ci. Et pourquoi la France le laisse faire sans sourciller, et sans que cela ne la dérange outre mesure…

LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

(Novembre-décembre 1998)

Rapport succinct adressé à Monsieur le premier Ministre Français

par le Collectif d’Intellectuels Congolais Originaires du Pool (CICOP)

Paris – Janvier 1999

Ed. L’Harmattan, 1999

ISBN :2-7384-8034-9

L’épuration ethnique du Sud Kongo se poursuit inexorablement. Sassou Nguesso ne se résoudra pas à arrêter son ardeur sanguinaire tant que le dernier Kongo ne sera pas supprimé, tant qu’il bénéficiera de l’appui multiple des communautés européennes et de la trahison des Kongo eux-mêmes poussés par des intérêts cupides monstrueux.

Un livre qui dénonce l’hypocrisie de la communauté européenne face au génocide de la population congolaise et de ses porte-parole : depuis 1993 des dizaines de milliers de tués.

Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l’appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leur dirigeant.

Un témoignage adressé à Monsieur le Premier ministre dans l’espoir d’urgentes négociations diplomatiques pour arrêter les massacres.

Lisez ce livre si vous voulez comprendre pourquoi la France (Gauche et Droite confondues) s’acharne sur les Kongo et laisse Sassou Nguesso les massacrer à volonté, en toute impunité, sous l’œil indifférent et peut-être approbateur de l’Union Européenne. L’Union Africaine étant complice…

Cependant, vous ne pouvez compléter cette lecture sans avoir lu La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée, du Professeur Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU, éd. L’Harmattan, Paris.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 16:55
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Comment Fabius protège les "amis" africains de Hollande

Par Francis SAHEL

Trois ans après son arrivée à l’Elysée, la France de Hollande protège les « amis » du président: Condé, Issoufou, IBK, Déby, Biya…

Ce n’est plus la Françafrique de Nicolas Sarkozy avec ses réseaux et ses émissaires d’un « autre temps », mais un système tout aussi opaque des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, qui protège leurs chefs d’Etat. L’assurance « tous risques », fournie à travers le Quai d’Orsay, couvre d’abord les amis africains du « club de l’Internationale socialiste (IS) », en commençant par le Guinéen Alpha Condé qui avait déclaré : « Je n’ai commencé à dormir tranquillement qu’après l’élection de Hollande ».

Les faits donnent entièrement raison à l’ancien militant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) devenu président de Guinée en 2010. En effet, la diplomatie française n’a pas soufflé mot sur les tensions politiques qui ont précédé la présidentielle du 11 octobre 2015. Elle n’a absolument rien dit même lorsqu’elles ont culminé le 2 octobre à N’Zérékoré, dans la zone forestière du pays, faisant un mort et une vingtaine de blessés. « No comment » pour le Quai d’Orsay afin de ne pas indisposer Alpha Condé, l’ami de Hollande avec qui il échange quotidiennement de nombreux SMS.

Preuve, s’il en était besoin, de la protection du président guinéen par Paris : au lendemain de la présidentielle controversée d’octobre remportée à près de 57% par le président sortant, l’ambassadeur de France à Conakry Bertrand Cochery s’est fendu d’un coup de fil à l’opposant Cellou Dalein Diallo pour lui intimer d’accepter sa défaite et de se tenir à carreaux. En fait, il s’agit d’un simple échange de bon procédé puisque Alpha Condé avait demandé et obtenu de Hollande le maintien à Conakry de M. Cochery qui venait d’être affecté au Niger où sa demande d’agrément comme ambassadeur avait même déjà été accepté par les autorités. Mais comme Hollande ne refuse rien au camarade Alpha, il a fallu trouver illico presto un nouvel ambassadeur de France pour le Niger. C’est ainsi que Marcel Escure, 52 ans, a atterri dans la capitale nigérienne.

Portes closes à l’Elysée et au Quai d’Orsay

Même traitement de faveur, mêmes privilèges pour le président nigérien Mahamadou Issoufou, autre camarade de l’IS. Quatre journalistes nigériens sont interpellés le 14 novembre 2015 par la police puis retenus au poste une journée entière alors qu’ils se rendaient à l’aéroport pour couvrir le retour d’exil de l’opposant Hama Amadou. Habituellement très sourcilleux sur la défense de la liberté de la presse, le Quai d’Orsay trouve ce jour-là le moyen de rien dire à ce sujet. La diplomatie française se montrera tout aussi discrète pendant la période de fortes crispations des relations entre le régime du président Issoufou et ses opposants. Mais, elle a fait bien plus grave : pendant son exil d’un an à Paris, l’opposant Hama Amadou a fait le tour des responsables français en charge de l’Afrique (Elysée, Quai d’Orsay), il a partout trouvé portes closes pour ne pas fâcher le pouvoir nigérien. C’est pour cette même raison qu’une conférence que M. Amadou devait prononcer le 14 octobre 2015 à l’Ecole militaire a dû être délocalisée à l’Assemblée nationale, après le véto du ministère français des Affaires étrangères.

Pour sa part, le camarade Ibrahim Boubacar Keita (IBK) du Mali a eu droit en octobre 2015 à une visite d’Etat avec tout le protocole et le faste qui vont avec : escorte de la cavalerie de la garde républicaine, dîner d’Etat, accueil à l’Hôtel de Ville de Paris et même les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur. Dieu soit loué ! Dans ces conditions, n’allez pas croire que la diplomatie française trouvera à redire lorsque l’imam Mahmoud Dicko s’en prend violemment le 28 novembre 2015 à l’Occident et explique les attentats de Paris et Bamako par la colère divine. Ne comptez surtout pas non plus sur la diplomatie française pour donner de la voix lorsque l’Etat malien tergiverse dans la mise en œuvre de certaines dispositions de l’Accord de paix d’Alger signé en mars 2015 ou lorsqu’il joue un jeu trouble avec les milices d’autodéfense très hostiles aux mouvements rebelles touaregs.

La bande de Sassou, Déby et les autres

Sans qu’ils soient membres du « club des amis de l’IS », plusieurs autres présidents africains bénéficient de la complaisance de Paris. C’est notamment le cas du chef de l’Etat tchadien Idriss Déby, protégé du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et chouchou des militaires. Le président Déby a été l’allié décisif de Paris pendant l’opération militaire Serval lancée en janvier 2014 au nord Mali ; son pays abrite aujourd’hui le quartier général l’opération Barkhane. Le Tchad est également en première ligne dans la lutte contre la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Autant de cartes entre les mains du président tchadien qui en a profité pour imposer le silence à la diplomatie française face aux violations massives des droits de l’homme, à la répression des opposants politiques et la mal gouvernance économique.

Fait tout à inimaginable en début du quinquennat, Déby a obtenu des socialistes français (Parti socialiste, Elysée, Quai d’Orsay) qu’ils renoncent à exiger toute la lumière sur la disparition en février 2008 du « camarade » Ibni Oumar Mahamat Saleh, président-fondateur du Parti pour les libertés et le développement (PLD), membre de l’IS. Il ne faut pas non plus compter sur le régime de Hollande pour critiquer l’intention du président tchadien de se succéder à lui-même lors de la présidentielle d’avril 2016 alors qu’il a déjà passé 25 années au pouvoir.

Celui qui avait promis en janvier 2012 au Bourget de démanteler la Françafrique sait également se montrer bienveillant à l’égard du camerounais Paul Biya, 82 ans, au pouvoir depuis 1982. Ostracisé au début de quinquennat de Hollande, Biya est revenu en cour en obtenant la libération de la famille Moulin-Fournier en avril 2013, après deux mois de captivité. Depuis lors, le président camerounais, qui avait reçu, aussitôt les otages libérés, la chaleureuse reconnaissance de son homologue français, peut bafouer les droits de l’homme, emprisonner les journalistes et même mettre son pays en pilotage dans l’indifférence totale de l’Elysée et du Quai d’Orsay. Et ce n’est pas la seule bizzarerie de la Françafrique, à la sauce Hollande : Me Jean-Paul Bénoit, avocat proche de Hollande, n’arrive toujours pas à mobiliser la diplomatie française sur le sort de l’ancien ministre camerounais de l’administration territoriale Marafa Hamidou Yaya, condamné à 25 ans de prison pour prison pour détournement des deniers publics et dont l’état de santé nécessite des soins à l’étranger.

Mettant à profit son statut de médiateur de la crise centrafricaine, le Congolais Denis Sassou Nguesso a renversé le rapport de forces avec son homologue français qui hésitait au tout début du quinquennat à le recevoir au palais de l’Elysée. La France, qui cherchait à tout prix à éviter l’enlisement de son opération militaire Sangaris lancée en décembre 2013 en Centrafrique, s’est appuyée sur Sassou qui a fini par devenir plus que fréquentable. A la surprise générale, Hollande a apporté le 21 octobre 2015 son soutien au référendum constitutionnel prévu 4 jours plus tard au Congo, en expliquant que « Sassou avait le droit de consulter son peuple ». Il y a certes eu le rétropédalage de l’Elysée le 23 octobre, mais le mal était déjà fait.

Diplomates tétanisés par la peur

Le choix fait à Paris de se réfugier dans le silence pour ne pas gêner les présidents africains amis de Hollande se justifie d’autant moins que les ambassades de France sur place accomplissent un formidable travail de remontées d’informations. Les télégrammes diplomatiques sur la situation en Guinée, au Mali, au Niger, au Gabon, au Congo pleuvent sur le bureau de Jean-Christophe Belliard, directeur de l’Afrique et de l’Océan indien au Quai d’Orsay puis sur celui de Guillaume Lacroix, Conseiller Afrique de Laurent Fabius avant de se perdre dans le sable. Les autres, qui atterrissent sur les bureaux de Hélène Le Gal et Thomas Melonio, les deux responsables de la Cellule Afrique de l’Elysée, ne connaissent pas une destinée bien plus brillante.

Non content de ne rien dire sur la situation des pays du « pré-carré », Paris jette en pâture ceux de ses ambassadeurs qui ont déplu aux présidents amis. En atteste, le cas de l’ambassadeur de France à Niamey Antoine Anfré rappelé en juillet 2015 au bout de 15 mois seulement de mission, à la demande expresse du président Issoufou qui le trouvait pas assez accommodant.

C’est aussi le cas de l’ambassadeur de France à Djibouti Serge Muccetti remplacé après 20 mois à son poste en décembre 2015 juste pour répondre à une exigence du président djiboutien Ismaël Omar Guelleh. Par crainte de connaître le même sort que leurs collègues de Niamey et Djibouti, les diplomates français ferment les yeux sur des dérives auxquelles ils assistent dans les pays africains, notamment ceux du pré-carré. Finalement, pour un ambassadeur de France, qui veut accomplir ses trois années de mission à son poste, il vaut mieux être en bons termes avec Condé, IBK, Issoufou, Déby ou Sassou. Quitte à ne plus défendre les valeurs de démocratie et des droits de l’homme. Ce n’est pas ce que Hollande avait promis en matière de politique africaine. Ce n’est pas surtout ce qu’espéraient les sociétés civiles africaines, qui montent en force partout sur le continent.

les-republicains-bongo

LIRE LA SUITE : http://www.mondafrique.com/comment-fabius-protege-les-amis-africains-de-hollande/

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Comment Fabius protège les "amis" africains de Hollande
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:19
(France/Congo-Brazzaville) Laurent Fabius charge Bachar Al-Assad et ménage le tyran Sassou-Nguesso

Sassou-Fabius -

Laurent Fabius a participé le 18 décembre à New York à une réunion du Conseil de sécurité qui a permis l’adoption d’une feuille de route pour la résolution du conflit en Syrie. Dans son allocution, le ministre des Affaires étrangères de la France, M. Laurent Fabius, dont le gouvernement soutient l’une des dictatures les plus immondes de l’Afrique, celle du congolais Denis Sassou-Nguesso, a déclaré ce qui suit :

« [En Syrie, et pour la Syrie, il y a extrême urgence. Depuis cinq ans, 250 000 morts, 4 millions de réfugiés, 13,5 millions de déplacés et le terrorisme de Daesh jusqu’au cœur de nos villes… Comment un homme pourrait-il rassembler un peuple qu’il a en grande partie contribué à massacrer ? Et à ce propos, quelques soient nos idées, nous ne devons pas dissimuler une réalité politique incontournable. Tant que persistera la gouvernance actuelle de M. Bachar Al-Assad, une réconciliation véritable et durable entre la population et l’Etat syrien apparait hors de portée]».

Faisons remarquer à M. Laurent Fabius que la dictature de M. Denis Sassou-Nguesso en plus de 30 ans de règne a déjà à son actif plus de 250.000 morts , principalement dans la partie Sud du Congo-Brazzaville., ainsi que plusieurs milliers de réfugiés. Ajouter que le pouvoir congolais est un facteur d’instabilité en Afrique centrale, car il instrumentalise plusieurs conflits armés comme en Centrafrique.

Le gouvernement français ne peut être offensif contre le syrien Bachar Al Assad et complaisant avec le tyran congolais Denis-Sassou-Nguesso, bien que ce dernier soit l’ami de l’empire néocolonial français que d’autres appellent la Françafrique !

La rédaction

Source :http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/actualites-2015/article/syrie-lueur-d-espoir-et-resolution-feuille-de-route-18-12-2015

Liste non-exhaustive des Sud-Congolais massacrés pendant la désobéissance civile du 20 octobre 2016

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:09
(Françafrique/Afrique/Congo-Brazzaville) De l’Aide au Développement à l’Aide au Climat

calixte-baniafouna -

Oubliée, l’aide au développement : ça c’était avant ! Le climat, c’est maintenant !

Samedi, 12 octobre 2015. Un Accord vient d’être signé par les 195 pays qui ont participé à la COP21 à Paris. Objectif : limiter l’augmentation de la température entre 2 et 1,5 degrés au cours du siècle. L’Accord est couronné d’une aide de 100 milliards de dollars annuels que les pays riches devraient mettre à la disposition des pays pauvres à partir de 2020 pour faire face aux effets du réchauffement climatique. L’annonce de la signature est suivie d’une scène de liesse, d’accolades, d’embrassades et de larmes de joie de certains négociateurs. Comptent parmi les 195 pays au moins une dizaine de pays africains, anciennes colonies françaises et producteurs de pétrole.

Du vin frais dans de vieux tonneaux. Le Congo de Sassou Nguesso (3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 31 ans et il en veut davantage !), le Gabon d’Ali Bongo qui succède au père Omar Bongo Ondimba (1,6 million d’habitants, au pouvoir depuis 42 + 4 = 46 ans et il continue !), le Cameroun de Paul Biya (22,3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 33 ans de règne sans partage !), le Tchad d’Idriss Deby (12,9 millions d’habitants, au pouvoir depuis 25 ans et ce n’est pas fini !)… Tous ces chefs d’État, soutenus par l’Élysée - en l’occurrence par François Hollande dans la nouvelle donne climatique - sont à la tête des pays qui ont chacun un tel niveau de ressources et une surface financière suffisamment large qu’ils pouvaient impulser leur développement, même sans recourir à l’aide extérieure. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils ne font qu’enfoncer leurs pays dans la pauvreté proportionnellement à l’augmentation de leur fortune personnelle. Ils préfèrent plutôt voler et profiter outre mesure des richesses de leurs États pour leur propre confort, celui de leurs familles et de leur entourage. Ils font des achats coûteux et injustifiés, avec un train de vie hyper luxueux, au détriment des hôpitaux, des écoles, des routes, de l’urbanisation du pays. Avec la quantité de pétrole qu’ils produisent, ces pays auraient pu rivaliser avec les émirats du golfe. Au contraire des pays du golfe qui évoluent, les leurs régressent chaque jour davantage. Comment faire confiance à des chefs d’État qui ne veulent pas d’alternance et qui sont incapables de réaliser des travaux d’infrastructures basiques (eau potable, électricité, canalisation, systèmes d’égouts), alors qu’ils en ont les moyens ? Oui, comment faire confiance à ces chefs d’État pour mener la lutte contre le réchauffement climatique, sinon que de prendre leur part sur les 100 milliards de dollars destinés à équilibrer les effets de changements climatiques ? On serait naïf cependant de croire qu’avec ces mêmes dirigeants, François Hollande (leur principal soutien) ignore tout de l’échec cuisant prévisible sur la lutte contre les changements climatiques, échec qui ne sera visible que dans plusieurs années et qui incitera les pays du Nord à trouver d’autre prétexte, à mettre sur la table l’enveloppe de dollars d’une autre couleur, dollars toujours destinés à tirer par la corde raide tous les pauvres de la planète.

Acteur principal de la mondialisation du projet, François Hollande n’a pourtant pas hésité de soutenir publiquement l’ami Sassou Nguesso, l’un des plus mauvais élèves à la réussite d’un tel projet. Est-ce pour mieux faire jouer le jeu ou pour faire bénéficier à son ami sa part sur la prime de 100 milliards de dollars annoncés ou encore pour toucher les rétrocommissions, que l’ami Hollande a décidé de le maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité des Congolais ? Vous avez tout compris. Le pétrole ne dérange pas que pour des effets climatiques. Il dérange aussi les esprits. Il abaisse la dignité de l’homme et décrédibilise sa parole. Il fait changer d’opinion. Il pousse au rétropédalage de sorte que celui qui promet ceci au début d’un mandat change d’avis au cours du même mandat. Le pétrole corrompt. En tout cas l’ami Sassou Nguesso, qui a assisté à l’ouverture de la COP21 à Paris, est reparti au Congo avec une petite idée derrière la tête : « 100 milliards de dollars ? ma part sera peut-être de 500 millions de dollars, un terrible coup de pousse ! » Exactement comme il y a 36 ans quand, la toute première fois qu’il accédait au pouvoir, on lui accorda l’Aide au Développement du Congo. Il ne se plaint pas aujourd’hui d’en avoir mis plein les poches et d’avoir développé… son propre parc mobilier et immobilier tant en France qu’au Congo ou au Maroc, ses richesses multiformes, ses réseaux de la Françafrique qu’il faut soudoyer, etc.

Tant pis pour ceux qui qualifient de Biens mal acquis ce développement personnel. En attendant, c’est grâce à ces Biens qu’il parvient à mater son peuple, à contenir le pouvoir de tous les locataires de l’Élysée depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à François Hollande en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et à mettre dans les rangs François Hollande qui a osé faire semblant de l’ignorer dès son arrivée à l’Élysée. Et qui, aujourd’hui, traîne comme un boomerang le référendum qui sacre l’ami Sassou président à vie. Avec les 100 milliards de dollars en vue, l’ami Sassou a dû lorgner en plus un château en vente par-ci, un fabriquant d’armes bon fournisseur par-là, un logiciel électoral de retournement matriciel ou un souteneur à l’Élysée même s’il n’a rien à craindre des résultats de vote qui sont souvent connus à l’avance. Toute façon, c’est l’Élysée qui ordonne, c’est l’Élysée qui fixe le cap. L’ami Sassou Nguesso le sait. Il suffit de faire bon usage de sa part de prime sur les 100 milliards de dollars annuels qui commenceront à tomber dans les cinq ans à venir. Il le sait d’autant qu’il sera toujours au pouvoir même si l’ami Hollande s’en allait de l’Élysée.

Hier, l’« aide » aux Africains francophones était essentiellement d’origine française, même si le FMI et la Banque mondiale y mettent de leur petit nez pour mieux enrhumer le développement. Aujourd’hui, nouvelle formule. Mondialisée au nom du changement climatique, l’aide associe désormais les Barack Obama dans la boucle. Un autre espoir déçu à ceux-là qui, voyant un semblable parvenir à la tête du monde, rampaient de joie de voir leur sort enfin arrangé. Ceux-là qui, en deux mandats du messie espéré, n’ont pu obtenir ni développement ni démocratie. Et qui, du Burundi au Congo Brazzaville en passant par la République démocratique du Congo ou le Rwanda, assistent, impuissants, leurs dictateurs modifier la Constitution pour s’éterniser au pouvoir sans que Barack Obama, le président de la plus grande puissance du monde et qui avait pourtant donné l’espoir aux peuples de ces pays, ne lève son petit doigt serait-ce pour dire « stop ! ».

Qu’il s’agisse de François Hollande ou de Barack Obama, la loi des intérêts des pays riches au détriment des pays pauvres s’applique de la même façon. Tous les mêmes ! Obama, bientôt la fin de règne – règle d’alternance démocratique oblige -, ne sera plus là quand tombera la première prime sur le climat dans les escarcelles des représentants des pays pauvres d’Afrique qui, eux, seront toujours en place, toujours les mêmes. En matière d’Aide au développement comme en matière d’Aide au climat, les chefs d’État des pays donneurs sont interchangeables, ceux des pays receveurs africains sont immuables dans leur parole comme dans leur action. C’est fait exprès, pour la raison de la cause – une autre règle d’or ! Une leçon qu’au siècle des lumières africaines vite éteintes par les mêmes, des Africains déjà éclairés comme Emery Patrice Lumumba avaient assimilée : le salut de l’Afrique ne viendra ni de Paris ni de Washington et encore moins des palais africains mais des rues de Bujumbura, de Kigali, de Kinshasa, de Brazzaville, de Libreville, de Yaoundé, de Bangui, de Ndjamena, de Lomé, de Cotonou, d’Abidjan, de Niamey ou de Ouagadougou. Encore que… rien ne se fera sans l’union et la conjugaison des efforts de toutes ces rues réunies ! Rien ne sera possible sans unité !

Les Africains devraient réfléchir par sept fois sur les raisons profondes qui ont fait jubiler à Paris les plus grands pollueurs du monde. Est-ce le fait d’avoir vraiment réussi à faire signer l’Accord aux 195 pays présents dont une dizaine seulement sont en réalité concernés par ce qui s’affiche aujourd’hui comme un fléau… sans savoir ce qu’il en sera demain ? Ou bien d’avoir réussi la COP21 et donc, avoir trouvé une raison de plus pour continuer à tirer par la remorque tous les pays pauvres de la Terre, cette fois-ci sous le fallacieux prétexte du… climat ? Ou bien encore, comme hier pour l’Aide au Développement, d’avoir misé sur 100 milliards de dollars pour en faire payer davantage aux Africains via les joyaux serviteurs que sont le modèle de chefs d’État évoqués au début de mon propos ? Ou bien, enfin, d’avoir passé dans les photocopies des brouillons de la COP21 ce qui reste des monts Kilimandjaro, Kenya, Mawenzi, Ruwenzori, Ras Darshan, Méru, Karisimbi, Elgon, Cameroun ou des fleuves Zambèze, Sénégal, Orange, Nil, Niger, Congo ? Reste qu’étant déjà en plein dans le domaine du climat, on demande aux Africains d’échanger leurs saisons avec celles de l’Occident de sorte que, pour réguler le climat, l’hiver devienne africain et la saison sèche, occidentale. Là au moins on aura tout donné ! Et, tout essayé ! Ah ! pauvre Afrique. Pour combien de temps encore… vraiment !

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:18
(France/Françafrique/Congo-Brazzaville) COP  : un discours de plus aux Africains

par Calixte Baniafouna -

Contexte. La « Conférence Of the Parties (COP) » est la 21e Conférence des Parties (COP21) sur les changements climatiques. Ce genre de réunion est organisé par l’ONU. Elle se tient chaque année dans une ville différente, depuis la première conférence du genre tenue à Berlin en mars 1995. La COP21 se tient à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015. Les participants devraient décider des mesures à mettre en place pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Un réchauffement désormais considéré comme néfaste pour l’avenir de la planète et de ses habitants, et ce à très court terme. Officiellement, l’objectif de la réunion est d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant. Il s’agit de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone. Si les pays développés (grands consommateurs d’énergies fossiles depuis la révolution industrielle) ont atteint le paroxysme de leur développement, il est évident qu’ils soient concernés au premier chef, et donc les premiers à s’en inquiéter. En ce qui concerne les pays émergents (Chine, Brésil, Inde), leur développement dépend des émissions du CO2, comme l’ont été les pays actuellement développés, normal donc qu’ils mettent en avant leur droit à se développer.

Problématique.

On a pu voir à Paris les présidents ou leurs représentants de la RDC, du Congo Brazzaville, du Gabon, de la Centrafrique, du Cameroun, du Tchad, du Togo, du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso… bref tous ces pays dont le cordon ombilical de l’ancien colonisateur a cloué à la communauté du sort pour le développement de leurs États. Quel a été le rôle de leur présence à Paris ? Quel rapport leurs pays respectifs ont-ils avec le réchauffement climatique ? Que pourraient comprendre du réchauffement climatique les 80% de leurs concitoyens qui, abandonnés à eux-mêmes et vivant aux dépens, croulent sous le poids de la misère absolue et ne pensent qu’à leur survie ? En brûlant des tonnes de carburant pour effectuer leur voyage, a-t-on évalué la quantité des fameux gaz à effet de serre (GES) émise ? N’auraient-ils pas mieux fait de consacrer aux services de l’énergie, de la santé, de l’hygiène ou du développement les sommes astronomiques dépensées dans les transports, le séjour et les hôtels parisiens ? Autant de questions qui méritent une prise de conscience approfondie de tous ceux-là qui prônent la sortie de l’Afrique de toutes ces dépendances qui obligent les Africains de toujours payer, même pour des causes qui ne sont pas les leurs. Qu’en est-il en réalité ?

Réalité des faits.

Manque d’électricité. La majorité des ménages vivent dans des villes poubelles. Où il n’existe ni poubelle publique ni poubelle individuelle et encore moins service de voirie, la ville faisant elle-même office de poubelle. Où les ordures sont soit tassées dans un coin de rue, devant la maison, soit enterrées dans un trou creusé à la va-vite dans la rue. Où l’eau sale de cuisine, de vaisselle ou de lessive est jetée dans la rue. Où les toilettes se font dans un trou creusé au coin de la parcelle, qui expose les habitants à des effets nauséabonds, des désagréables odeurs ammoniaques, et de la cohabitation avec les mouches, les moustiques et les asticots. Où les populations dorment avec des bougies ou des lampes tempêtes et passent leur nuit à respirer du CO2 au point de se réveiller avec les verres de lampes complètement noircis par le carbone jusqu’à s’intoxiquer. Où il n’existe aucun baromètre d’évaluation du niveau de pollution. Où tout est pollué, à commencer par les êtres humains, les voitures, les maisons d’habitation, l’eau des puits qui fait office à la fois d’eau potable et d’eau de bain et de lessive. D’un côté, la poubelle des villes, d’ordre industriel qui, transformée en déchets non traités et emportée par les eaux des pluies, finit par se déverser dans la mer et les océans. De l’autre côté, la quantité de pétrole brut ou bien de produits pétroliers déversée à la mer volontairement ou accidentellement et qui est ramenée vers la côte par l’effet des marées, des vents et des courants, notamment dans les pays producteurs de pétrole en Afrique, les plus convoités par les puissances occidentales. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies perturbent durablement la faune et la flore. Elles génèrent de graves dégradations au niveau biotique et de l'écosystème, ce qui cause l'asphyxie totale du milieu. L'habitat de nombreux animaux ainsi que les fonds marins sont détruits et bien évidemment, la faune et la flore des zones côtières sont elles aussi gravement touchées. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies finissent par former une catastrophe industrielle et écologique due à l’échouement de la nappe d’hydrocarbures en zone côtière. Et, comme la mer ne connaît pas de frontières entre pays riches et pays pauvres, riches et pauvres s’embarquent dans le même bateau pour pâtir ensemble des effets néfastes dus à la mauvaise gestion des pays africains à la tête desquels l’Élysée installe et soutient des « amis » pour les diriger. Au final, ce qui n’était qu’un malheur des pays pauvres devient un malheur collectif planétaire qui n’épargne plus aucune catégorie de populations du monde. Et, on demande aujourd’hui à tout le monde de payer.

Enjeux.

195 pays ont été invités à rendre une contribution dans laquelle ils précisent leurs futurs engagements. Objectif : préparer les débats avant Paris et inciter les États à fournir un plan ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES). Le rendu, au départ fixé au 31 mars, a finalement été repoussé au 1er octobre. Pour le continent africain, seuls sept États (Bénin, Djibouti, Gabon, Ethiopie, Kenya, Maroc, RDC) ont rendu leur copie à la date limite. Les documents – plus ou moins volumineux et plus ou moins clairs - remis à la convention climatique permettent aussi d’y voir plus clair dans les besoins de financement pour respecter les engagements de ces pays. Dans ces documents transparaissent des situations économiques variables allant d’une croissance florissante de 10% en moyenne pour l’Ethiopie à une économie qui peine à se lancer en RDC. Les ressources économiques et naturelles fluctuent elles aussi selon les États. L’économie marocaine repose essentiellement sur le secteur énergétique alors que le Bénin est principalement alimenté par l’agriculture. Si l’on ajoute à ces États tous ceux des pays africains qui n’ont pas rendu leur copie, le constat commun est sans équivoque : ils sont tous unis par l’indice de développement humain des plus faibles du monde. Les 100 milliards de dollars (89 milliards d’euros) d’aide annuelle promis par les pays riches devraient répondre à 50% des besoins de l’ensemble des pays pauvres de la planète. À condition bien sûr que ces financements soient au rendez-vous. Et, ironie du sort, l’Ethiopie à elle seule chiffre le coût de son projet à 150 milliards de dollars d’ici à 2030.

Un cadeau de plus à une catégorie des dirigeants africains.

La COP21 paraît, pour François Hollande, comme un événement capital. Il s’arrange à en amplifier la portée pour faire comme si c’était une première dans l’histoire des luttes contre les changements climatiques. Il en donne un cachet universel pour mieux marquer les esprits. Il n’est pas assez naïf cependant au point d’ignorer qu’au nom de la lutte contre les changements climatiques, les milliards de dollars versés à un Sassou Nguesso, par exemple, ne serviraient qu’à élargir son parc de Biens mal acquis. La COP21 pour Sassou Nguesso se réduirait à un 21e Compte Officiel des Privilèges (COP21) à lui conférés par l’ancien colonisateur. Et, à inscrire sur le chapitre de la reconnaissance que lui doit l’Élysée par rapport à son singulier activisme au sein de la Françafrique. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour la tenue de son référendum contre le peuple congolais afin de continuer à le mater. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour le 21e compte des privilèges coloniaux qui font de lui un incontournable ami de l’Élysée. On ne peut pas faire mieux pour venir en aide aux amis reconnaissants, surtout en temps de guerres multiformes (d’influence géopolitique, climatiques, terroristes, etc.) toutes menées en parallèle. On pourrait toujours se demander qui aide qui entre ceux qui font la guerre et ceux qui cherchent soi-disant à se développer. Mais ça, c’est une autre histoire. Car c’est aussi cela l’écologie à la sassou/hollande !

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