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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49

 

Nul besoin de revenir sur le terrible drame du Pool que nous impose le Prince d’Edou, et que nous portons au fond de nos entrailles depuis maintenant 09 mois.

Cette douleur nous marquera à jamais au fer rouge. Seul le temps fera son devoir d’oubli, mais sans les réparations morale, juridique et matérielle des victimes. Nous autres, fils et filles du Pool, avions perdu notre âme faute de ne pas avoir secouru les nôtres. C’est une croix que nous porterons fort longtemps. Mais qu’aurions-nous pu faire face à la barbarie d’un pouvoir sans pitié qui tient malgré l’évidence à se maintenir coûte que coûte aux affaires nonobstant le désaveu populaire.

Tout homme est complexe. Ainsi, en l‘Homme peut coexister des sentiments de bonté et de méchanceté. A la veille de Noël et des fêtes de fin d’année, il est temps que Sassou retrouve un peu d’humanité en acceptant la trêve des confiseurs. Cette période pendant laquelle les armes doivent se taire pour permettre aux plus démunis et aux enfants de retrouver le sourire, la joie de vivre, et de croire au père Noël. Les séquelles psychiques de ce conflit sont énormes, incommensurables, et nous allons en payer le prix.

Ce n’est pas seulement le moral des troupes de ce qui reste de l’armée congolaise et des mercenaires qui est au plus bas. C’est toute une nation qui assiste médusée, tétanisée à une guerre sans raison après le saccage de son économie. La haine du tyran contre une partie de son peuple est si viscérale qu’elle lui éjecte les yeux de ses globes oculaires. Triste visage.

Sassou doit entendre raison car une armée aussi puissante soit-elle n’a jamais pu contenir un peuple en furie. Qu’il médite le sort de Mobutu, Idi Amin Dada, Pinochet, Compaoré, Samuel Doe, et il comprendra que les dictateurs finissent toujours mal. Échappera-t-il à la règle, rien n’est moins sûr. A-t-il pensé à son patronyme dur à porter qu’il léguera à ses rejetons tant il est devenu tristement célèbre et voué aux gémonies.

Il est temps de se recentrer sur les vrais problèmes de la nation au lieu de nous divertir avec la traque et l’emprisonnement des opposants congolais. Tout individu sur cette terre a droit à une vie décente. Il est de notre devoir nous qui sommes en charge de la communauté d’y veiller. En ces périodes de fêtes, la sagesse commande l’arrêt des hostilités car nul doute que personne n’a la tête à faire la fête tant nos problèmes ne sont pas réglés et nous tournons en rond. L’année 2016 a été une Annus horribilis.

Malgré son sacrifice humanitaire des populations du Pool, l’économie congolaise n’est guère reluisante. Il est temps de retrouver la raison et comprendre que la société congolaise hétérogène dans son ensemble aspire à vivre dans la sérénité, la quiétude. L’homme des masses populaires a vécu et il est temps qu’il s’en aille. Adieu les tam-tams, le folklore, le carnaval, la mascarade, pour laisser place à ceux qui ont le sens de l’état et de l’intérêt général.

Nul ne doute qu’à Mpila et Oyo, le champagne teinté du sang de nos victimes coulera à flot en cette fin d’année. Mais, vivons-nous tous sur la même planète ?

Cet homme ne laissera aucune trace dans l’histoire du Congo, sinon son goût immodéré pour le pouvoir quand bien même que la baraka l’a quittée et le peuple l’a désavoué. Tel un rat pris dans un piège, il ne peut plus s’échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Tout système a une fin et il serait dérisoire de vouloir jouer les prolongations. En ces temps des fêtes, qu’il nous surprenne un instant à la « Yahya Jammeh » en arrêtant sa foutue guerre civile. Après, il pourra retomber dans ses travers lui qui n’a jamais dans sa vie respecté aucun engagement ni serment.

C’est Jonathan Swift qui écrivait : “Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux.” S’amendera-t-il ?

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

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Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 11:31
 
 

A l’heure où les autres continents de la planète assurent leur développement dans ce III ème millénaire en ayant tous les atouts nécessaires pour affronter les défis actuels, l’Afrique en général inquiète. En particulier le Congo-Brazzaville qui ne cesse de développer le particularisme anti-développement ou la logique de la corruption règne en maître. La logique de cette vision favorise sans aucun doute son autodestruction économique, ça c’est le Congo qui fait peur. Le Congo que nous impose le système SASSOU, un système dépourvu de vision nationaliste à long terme et orienté vers la politique du tout enrichissement personnel illimité. Que doit alors faire le peuple congolais face une opposition trop disparate.

 

Une opposition congolaise disparate en mal d’égo

Les rencontres politiques de l’opposition congolaise se suivent et se ressemblent. Après le grand rassemblement de septembre 2015au BOULEVARD des Armés  et l’imbroglio de fin de campagne 2016, cette opposition s’est lancée dans une course dont l’efficacité politique reste entravée par des positionnements contraire à la volonté populaire. Neuf mois plus tard, il suffit d’observer les actes posés par les uns et les autres pour en déduire que les tripatouillages de celle-ci sonnent comme un constat d'échec.

Aujourd’hui, au sein de l’opposition congolaise, personne ne prend des initiatives louables et constructives. Ainsi, le soutien du peuple  faiblit. Les buts poursuivis ne sont toujours pas clairement définis. Il manque toujours un leader charismatique capable de fédérer les masses contre la gabegie, la mauvaise gestion du pays.

On ne peut d’ailleurs qu’être frappé par la récurrence des critiques ainsi adressées par les différents courants de l’opposition aujourd’hui : enchevêtrement des intérêts, saupoudrage inefficace et inéquitable des moyens, l’indispensable simplification et la nécessité de renforcer l’arsenal d’objectifs et d’indicateurs permettant de quantifier le rassemblement autour d’un idéal commun et la gestion de leadership.

Après le hold-up électoral de Monsieur « 8/sang », l’opposition congolaise n’a pas réussi à proposer de programme commun d’action commune tant soit peu crédible, ni de se trouver un vrai leader. Les gens qui composent cette opposition sont bien trop différents. Leurs objectifs sont à ce point, disparates qu’ils se contredisent souvent et finissent par se neutraliser entre eux en oubliant d’unir leur force à un régime sanguinaire, familial et autoritaire.

Faute de s’interroger sur la nature même du problème politique, l’opposition congolaise revient toujours aux mêmes solutions teintées de bon sens néo-managérial politique, qu’on retrouvera très probablement à l’identique dans les pseudo-rapports qui vont nous être servi en guide de plat de noël.

Entre les défenseurs d’un pseudo ligne dure et les partisans d’une opposition modérée, un embouteillage ressuscitant l'ethno-régionaliste se forme au sein de l’opposition congolaise dispersée mais surtout divisée. Rassembler au-delà de sa région et de son électorat disaient-ils tous sans exception. Aujourd’hui, force est de constater que le rassemblement pour l’opposition congolaise n’est possible qu’autour de soi et des siens.

Les lignes semblent plus brouillées que cette opposition peut multiplier des conventions, des meetings et des alliances parfois contre nature qu’au final rien n’est garanti qu’elle réussira à fédérer l’ensemble des courants pour un but commun. Dans ce contexte distinguer un leader dans ce fourmillement de politique tous prétentieux n’est pas aisé. Et le combat ne peut-être que biaisé d’avance.

Les leaders des partis de l’opposition n’ont pas su dynamiser une plateforme commune. Le FROCAD-IDC-CJ3M ayant été vidé de son contenu et du dynamisme qui faisait sa force.

Les leaders de l’opposition n’ont pas compris que la première chose à faire, c’était de surmonter leurs propres divergences. Je n’ai constaté aucune tentative d’analyse de la situation réelle du Congo-Brazzaville de la part de ces chefs. Actuellement, chacun présente son opinion personnelle sans essayer de trouver un terrain d’entente avec les autres. On voit se reproduire les mêmes erreurs comme dans le passé, réconfortant ainsi un pouvoir aux abois.

Les gens ont en outre été déçus du fait que le FROCAD-IDC-CJ3M, organe ayant pour vocation de réunir les opposants et de proposer, enfin, un programme d’action n’a pas su réadapter sa vision globale et redéfinir les orientations à suivre. Les congolais sont lassés de voir que le comportement de l’opposition est exactement le même que celui du pouvoir de M. « 8/sang » qu’elle critique.

En écoutant les leaders de l’opposition, aucun d’entre-deux n’a jusqu’ici proposé une initiative sérieuse. Quelles méthodes seront utilisées ? Quel programme sera proposé ? Ces questions restent toujours sans réponse.

La convention du FROCAD-IDC-CJ3M qui s'est tenu du 12 au  15 Décembre 2016  n’est qu’une supercherie en plus. Car elle porte en elle les germes de sa propre destruction. Comme on le sait et ce n’est pas un secret, la présidence du FROCAD est noyautée par les anciens faucons du PCT qui ne voudront jamais qu’une solution pérenne soit trouvée tant que ce ne sont pas eux qui la pilotent. Cette mascarade est indigeste et immorale pour le peuple qui souffre.

L’autre convention « aile CODEHA » ne proposait pas mieux. A part le fait de ramener dans les rangs de l’opposition des girouettes dont la culture politique ressemble à s’y méprendre à un exercice vestimentaire. En effet, ils changent de vêtements comme ils changent de positions politiques. Et dans tout ça, les deux oppositions veulent nous parler de la mise en place d’une nouvelle opposition.

Commencer par dire la vérité au peuple et non en jouant aux surenchères avec le pouvoir que vous vous affirmerez réellement de l’opposition. Une convention est interdite d’exercer son droit de liberté et de réunion, une autre est autorisée. Pourquoi le pouvoir banni par le peuple se donne-t-il ce droit ? Ce qui se passe sous la table est souvent cachée des yeux des profanes politiques.

 

Peut-il y avoir une nouvelle opposition sans vraie rupture ?

Sous un calme apparent où l’on voit le peuple congolais navigué à ses occupations de survie et de lutte contre la misère, on perçoit, en fait dans leur for intérieur, un même ferment social de femmes et d’hommes exigeant la justice avec une colère qui balaye toutes les prévisions. On peut lire sur leur visage, plein d’amertume, la phrase suivante : « Nous sommes le peuple et nous réclamons plus d’équité et de justice. »

Ce sont des hommes et des femmes en un mot des humains dont l’exigence s’élève à l’essentiel que le gouvernement actuel a usurpé de manière injuste et unilatéral : le droit de manger, d’avoir un toit, un emploi décent, se soigner, la liberté, l’éducation, bref le respect à la vie. Pourtant une opposition qui parle en son nom négocie des solutions rocambolesques sur son dos.

Le Congo-Brazzaville couve une vague possible de soulèvement social et économique encouragé par le système actuel qui accroît les inégalités, favorise l’exclusion des talents au profit d’un clientélisme absurde et totalement incompétent. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres. C’est la responsabilité de nous tous congolais : intellectuels et sages, ouvriers et ménagères, étudiants et chômeurs de s’atteler à y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le spectacle triste de notre quotidien politique proposé par ces politiques de l’opposition.

Peut-on réellement croire que des femmes et des hommes qui ont passés toutes leur carrière politique en utilisant un logiciel formaté avec un antivirus désuète opté  pour une vraie rupture sans remise en cause ? Mais il faut aller beaucoup plus loin que cette explication. Voir le besoin de renouvellement d'un système interminablement otage d'une caste politique et enfermé dans la cooptation et très éloigné des préoccupations réelles de la population. Ce ne serait pas une nouveauté de dire ici  que tous les politiciens congolais iront droit dans le mur s’ils n’inscrivent pas leur action dans l’unité, la cohésion, le militantisme et le bien-être social du peuple qui sont à la base l’alpha et l’oméga de tout succès politique. On ne peut pas très bien gouverner si on ne saisit pas les challenges du peuple à la base.

La vraie politique, c’est d’abord un échange qui s’opère entre un leader et sa base par la confrontation d’idées. On a abreuvé les congolais d’idées saugrenues sur le lieu, la forme, les petites phrases, les ambitions, on est même allé à comparer certains leaders de DIEU DE LA TERRE ( drôle de politique) oubliant que ces mêmes leaders sont co-auteurs des maux dont souffrent le peuple aujourd’hui. On a vu très peu de leaders s’exprimer en termes d’idées nouvelles. En quoi consistera votre rupture dans ces conditions ?

Ce fait consommé d’un système « opposition et pouvoir » ayant montré ses limites, en particulier au Congo-Brazzaville, et ne pouvant garantir autre chose qu’une désintégration progressive de l’économie, de la société, de la culture, caractérise la nature même urgente de la mobilisation sociale. Cette mobilisation doit être aujourd’hui le fer de lance de notre combat pour un ordre nouveau au Congo. Ce combat s’organise par une autre vision de la politique, un autre regard sur la propriété collective. Car ce n’est pas tel ou telle autre injustice qui est forcément au centre du problème, mais toute une logique d’un ordre de domination par la peur, la privation de la liberté, financière qui détruit sans cesse le tissu social congolais dont pour beaucoup c’est devenu une sorte de tremplin politique. On se sert du peuple pour arriver au pouvoir mais lorsqu’on y est on se sert seul sinon avec son clan.

Effectivement nous avons un choix à faire pour notre pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions inutiles et rétrogrades, les conflits et l’égoïsme ou opter pour le combat pour l’unité, le développement et l’égalité. Or, on est loin des jérémiades actuelles des conventions de l’opposition.

Ces gens-là se battent pour autre-chose mais certainement pas pour le peuple.

L’histoire nous enseigne qu’avec le recul, la méditation et la conviction, on finit toujours par remporter les combats même quand certains ne vous accordent aucune chance de réussir. La difficulté ne réside pas dans le fait de livrer une bataille, mais plutôt d’y croire lorsque la vérité est avec vous. C’est un exercice qui demande beaucoup de sacrifice et d’abnégation. Malheureusement, peu d’hommes et de femmes en sont conscients. Ainsi, beaucoup d’entre nous cèdent facilement à la tentation de la corruption. L’âme noire, l’abominable figure, la honte du peuple, le traitre qui vend ses frères comme judas a vendu son DIEU. Le nombre de ceux qui entraînent notre combat dans un exécrable complot, en achetant les consciences, pour obtenir la réhabilitation du Coupable ne se compte plus. Et c’est à prix d’or que se marchande le déshonneur de la justice, le règne du mensonge, l’avilissement d’un peuple par la plus impudente des campagnes.

« Le mensonge même habillé d’un habit blanc ne peut éternellement résister à la force de la vérité. »

Mes frères, pour reconstruire l’unité bafouée, la paix égorgée, la démocratie muselée, il nous faut accepter de marcher tous dans la même direction ; souffrir ensemble aujourd’hui, pour rebâtir un Congo uni et indivisible demain.

 

Jean-Claude BERI

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:24
15/12/2016
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
Le 15 novembre 2016, jour pour jour, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016)

 

Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis.

Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri.

Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau, la peau du président Modeste Boukadia ?

L’incident qui a entrainé cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, sachant que la personne se droguait, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ?

Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ?

Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

M. BOUKADIA est sorti de l'hôpital, le 14/12/2016 (pdf, 613.7 kB)

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 00:00

Moi, Michel Terrot, député français et complice d'épuration ethnique

 

Touche pas à l'Article 57·jeudi 8 décembre 2016

 

Député Michel Terrot Député Michel Terrot

Une délégation des députés français conduite par Michel Terrot, président du groupe d’amitié France-Congo, a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso. Que cherche donc Monsieur Terrot, soutien de François Fillon, à Brazzaville dans l'une des dictatures les plus corrompues de la planète ? Les voies du Nguiri sont insondables.

Michel Terrot n'est plus un inconnu pour les activistes de la cause du Congo libre. En 2013 lors d'un voyage avec M. Gerard Charasse, Avi Assouly et Boinali Saïd, il avait marqué son appétence pour la censure des réseaux sociaux et son intérêt pour les bonnes relations entre le dictateur et l'exécutif français.

"Il importe que les relations se maintiennent entre nos deux pays et que le Président N’Guesso soit reçu au plus haut niveau." - Rapport parlementaire 2013

Cette curieuse visite qui se passe juste un an jour pour jour après les explosions du 4 mars 2012 à Brazzaville, ne fait aucune mention de la précarité dans laquelle vivent les victimes de l'explosion. Ce curieux voyage a été prolongé le samedi 9 mars pour Monsieur Terrot et Boinali, la visite s'arrêtant pour Monsieur Charasse visiblement gênant sous l'oeil de monsieur Assouly dès le vendredi 8 mars. Il est clair pour nous aujourd'hui que Michel Terrot a été un des artisans de la réception de Sassou Nguesso à l'élysée et un soutien fervent à son 3eme mandat.

Michel Terrot est peut être aussi un raciste notoire. Dans un interview que nous avions dénoncer il dit :

"La démocratie que nous connaissons en Occident ne peut s'appliquer stricto sensus en Afrique ou ailleurs, car il faut tenir compte des aspects culturels." - Entretien Les Afriques

La récidive dans le soutien au troisième mandat de son ami et potentiel financier Sassou est totale. Cet entretien scandaleux est publié le 27 mai 2016 alors que les bombardements, enlèvements et emprisonnement battent le plein à Brazzaville.

Nous ne sommes pas en face de quelqu'un qui, ignorant la réalité locale se serait trompé. Nous sommes en face d'un relais endurci de la dictature Brazzavilloise pour qui, une vie à Oullins a plus de valeur que celle d’un nègre à Bacongo ou Kinkala.

Il faut se douter que comme le révèle l'affaire de la Route de l'Atlantique actuellement en jugement au Portugal, l'argent sale congolais influence déjà l'élection présidentielle française comme il a à travers le financement illicite du parti des Travailleurs de Lula et Rousseff influencé la politique brésilienne.

Michel Terrot est donc bien pour suivre le jugement de la cour canadienne sur Wilfrid Nguesso Membre d'un clan Mafieux et complice d'épuration ethnique, fraude, fraude fiscale et recyclage des produits de la criminalité. Sa visite pour louer la contribution du Congo à la MINUSCA est une injure supplémentaire aux victimes des exactions des troupes congolaise en RCA.

"Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014."- RCA : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix

Tant d'aveuglement, tant de mauvaise foi :

"En vertu de quel principe la France peut s’opposer au choix qui relève de la souveraineté pleinement entière du peuple congolais », s’est-il [ Michel Terrot ] interrogé. - Les dépêches de brazzaville Michel Terrot salue l’engagement du Congo dans la stabilisation de l’Afrique centrale

En vertu des conventions et des traités internationaux sur la protection des droits humains, en vertu de l'humanisme dont visiblement Monsieur Terrot semble dépourvu. Ni le corps meurtri d'Augustin Kala-Kala et de Jugal Mayangui, ni le témoignage de la volonté d'extermination des Bakongos n'infléchissent la ligne de l'amoureux du nguiri.

Monsieur Terrot doit savoir que sa guerre contre le peuple congolais aura des conséquences désastreuses pour lui. Il n'y a pas d'avenir pour la Françafrique au Congo. Nous prenons l'engagement solennelle de le faire juger au Tribunal Pénal international de Brazzaville qui sera chargé de juger ce régime et ses complices. Si par malheur sa mort interviendrait avant la libération du Congo, ses ossements seront profanés et juger comme ont pu l'être les grands criminels du 20e siècle pour que demeure à jamais le souvenir de sa félonie et de son inhumanité.

Vive le Congo Libre !

#Appeler à la permanence de monsieur Michel TERROT. Une plainte sera déposée contre lui pour corruption avérée et complicité de crimes contre l'humanité au Congo.

8 rue Victor Hugo 69600 Oullins tel 04 78 50 50 50 fax 04 78 86 00 44 mail : terrotmichel@gmail.com

LIRE LA SUITE : https://www.facebook.com/notes/touche-pas-%C3%A0-larticle-57/moi-michel-terrot-d%C3%A9put%C3%A9-fran%C3%A7ais-et-complice-d%C3%A9puration-ethnique/915507708551233

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NOTRE REACTION : Nous recommandons à M. Le Député Terrot et ses collègues de visionner et écouter cette vidéo :

DEMOCRATIE, GOUVERNANCE, CONFLIT ET PAIX EN AFRIQUE CENTRALE AVEC LESLIE VARENNE : https://youtu.be/7lTAFneZCvg

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:21
 
Le prisonnier politique d'opinion, Modeste Boukadia, président du CDRC, ici sur son lit d'hôpital, après avoir échappé à la tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre Pongui...
 
 

Prisonnier politique, le décès de Modeste Boukadia en prison sera considéré comme un assassinat

PRISONNIER POLITIQUE : LE DECES DE MODESTE BOUKADIA EN PRISON SERA CONSIDERE COMME UN ASSASSINAT

Il est une chose d'être un dictateur et une autre d'avoir le goût du sang des autres au point de vouloir leur mort, cher monsieur OUI POUR SANG. Lorsqu'on emprisonne quelqu'un a fortiori quand il s'agit d'un prisonnier politique, l'Etat se doit de tout faire pour qu'il reste en vie - afin d'exécuter sa peine - surtout quand il s'agit d'une peine imaginaire comme celle qui frappe le prisonnier politique Modeste Boukadia. Combien savent que même les Blancs racistes à l'époque de l'Apartheid en Afrique du Sud envoyèrent secrètement Nelson Mandela à Londres pour le soigner parce qu'il aurait contracté la tuberculose en prison ? La mort d'un prisonnier politique en prison est une catastrophe pour l'image de n'importe quel Etat, pas simplement une dictature.

Nous apprenons avec tristesse la détérioration de l'état de Santé de monsieur Modeste Boukadia, président du CDRC, arbitrairement embastillé au Congo depuis le mois le vendredi 15 janvier 2016. L'opposant politique à la barbarie des crocodiles du PCT a été hospitalisé le 5 décembre 2016 à l'hôpital Guénin de Pointe-Noire. Et nous pouvons à juste titre affirmer que les assassins du PCT y sont pour quelque chose, ceux-là mêmes qui se sont précipités à l'hôpital pour ôter ses perfusions afin de hâter sa mort.

Nous avons appris qu'il avait fait l'objet de tentative d'assassinat bien avant cela. C'est donc normal que nous déduisons que la détérioration de sa santé a été pensée, conçue, voulue, exécutée, provoquée. Même si sa nourriture et son eau proviennent de l'extérieur, elles passent forcément entre des mains expertes en empoisonnement avant de lui parvenir. Quand on s'empresse d'arrêter le traitement d'un malade dans un hôpital, c'est que l'on souhaite sa mort et seul Denis Sassou Nguesso peut ordonner une chose pareille. Modeste Boukadia est en fait condamné à mort - sans que le gangster d'Etat Denis Sassou Nguesso bardé d'impunité absolue ne le dise clairement. 

Que le régime dictatorial de la Bête de l'Alima sache que la mort de monsieur Modeste Boukadia en prison sera considérée comme un assassinat politique. Nous ne le souhaitons pas, mais si pareille tragédie survenait, cette affaire entacherait pour de bon l'image de Denis Sassou Nguesso, car elle retentirait dans le monde entier comme un cas de non assistance de personne en danger. Et il est bon de notifier que les tribunaux internationaux seront saisis à cet effet. En prison, la responsabilité du maintien en vie d'une personne incombe à l'Etat. Si l'Etat se montre négligent au point de ne remplir ses obligations, il peut être poursuivi à plus d'un titre.

Modeste Boukadia est un citoyen français. La citoyenneté possède un caractère universel. Il n'y a pas un citoyen moins citoyen qu'un autre - même en cas de double nationalité. Qui dit double nationalité dit deux nationalités à 100%, deux nationalités qui s'exercent en même temps et en tout lieu, ensemble, simultanément. On n'est pas Congolais au Congo et Français en France seulement. On est Franco-congolais en tout lieu et tout le temps. L'espace n'est pas un vecteur discriminant de la citoyenneté. 

Il n'y a pas de demi-citoyenneté. La citoyenneté est pleine, jamais à moitié et elle s'exerce bien au-delà du territoire. C'est en cela qu'on peut invoquer à son propos le principe d'universalité. ON EST CITOYEN D'UN PAYS OU ON NE L'EST PAS. IL N'Y A PAS DE DEMI-MESURE. A ce titre, la France lui doit des égards comme la Grande Bretagne doit des égards au prisonnier politique Paulin Makaya. Ce n'est pas une simple question de peau, de lieu ou de résidence.

L'honneur de ces deux puissances est en jeu : si elles ne peuvent oser intervenir en faveur de leurs citoyens, les familles Makaya et Boukadia doivent se retourner contre elles en estant en justice en France et en Grande Bretagne : il y a bien dans ces deux cas non assistance à citoyens français et britannique en danger. Que le CDRC et la famille Boukadia prennent leurs responsabilités. Il en est de même du côté de monsieur Paulin Makaya.

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/12/prisonnier-politique-le-deces-de-modeste-boukadia-en-prison-sera-considere-comme-un-assassinat.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:30

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand corrupteur du monde

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?  (Nouvelles des ONG, INDH, organisations régionales et onusiennes)

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand maître corrupteur du monde

C’est une honte pour la francophonie d’encourager les dictateurs africains et de ternir la réputation de l'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Michaëlle Jean, piégée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.

Comment la France, Nation qui se dit berceau des droits de l’homme peut-elle faire adopter une résolution qui encourage les violations des droits de l’homme et des fondements de la francophonie, au Congo Brazzaville ?
Au nom de la francophonie, la résolution des Chefs d’Etat et de gouvernement chante les louanges du dictateur Sassou Nguesso avec un vocabulaire digne des complices des crimes contre l’humanité.
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Rappelons la nécessité de respecter les droits de l’homme entoutes circonstances, notamment dans le cadre des procédures engagées contre certains responsables politiques à la suite du contentieux né de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.
« Réitérons l’engagement de la Francophonie à apporter aux autorités congolaises le soutien nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la nouvelle constitution issue du référendum du 25 octobre 2015.
Comment peut-on ignorer ce qui se passe au Congo où Sassou Nguesso en véritable tyran s’est imposé par la force en changeant la constitution et en se proclamant président de la République à l’issue d’une élection où il est arrivé en 5ème position, en emprisonnant le vainqueur et surtout est en bombardant la population d’une région qui n'a pas voté pour lui.
Aujourd’hui ce qui se passe au Pool est un génocide qui est couvert par une certaine communauté internationale corrompue par l’argent des malheureux et pauvres congolais croupissant dans la misère la plus totale ?
C’est de notoriété publique, Sassou Nguesso est un véritable tyran qui n’a jamais respecté les principes d’un Etat de droit.
Dans son univers clanique il n’y a pas : - la séparation des pouvoirs; - le libre exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - l’égalité devant la loi des citoyens, une bonne administration de la justice.
Et pourquoi la Francophonie des corrompus a-t-elle foulée au pied ses propres règles, notamment la Charte de la francophonie ainsi qu’à tous les instruments qui régissent l’action de l’Organisation en matière de développement démocratique en particulier la déclaration de Bamako adoptée en 2000 et la Déclaration de Saint Boniface adoptée en 2006.
La déclaration de Bamako qui a été violée par le dictateur du Congo mentionne bien les principes fondamentaux sur la démocratie. En effet, elle réaffirme bien que la francophonie et la démocratie sont indissociables en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’homme dans l’espace francophone.
Elle mentionne également que la démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur. Sassou Nguesso a fait adopter par la force une constitution préparée par un petit comité sans qu’elle soit soumise au parlement et le président Français a donné curieusement son aval, d’où les crimes actuels de Sassou sur une population hostile au changement de la Constitution et à sa réelection.
Les intérêts personnels et égoïstes de quelques dirigeants de la francophonie ont fait qu’encourager l’homme qui est réputé violateur des lois et principes des droits de l’homme.
Sassou Nguesso a toujours ignoré que la démocratie exige en particulier, la tenue , à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association.
La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est déroulée à Antananarivo (Madagascar) a adopté une résolution qui confirme la complicité de la France avec certains dictateurs, c’est le cas du Congo Brazzaville dont la situation des droits de l’homme n’a pas préoccupé l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Les dirigeants français, MackySall et la Secrétaire générale de la Francophonie ont prouvé aux yeux de la communauté internationale leur complicité quant au génocide en cours au Congo Brazzaville dans la région du Pool et les arrestations arbitraires des opposants au régime dictatorial de Sassou Nguesso.
La police est devenue un instrument de répression, un refuge d’antivaleurs et de dérives, recrutés pour torturer et tuer, ignorant les normes nationales et internationales pour les agents de l’application des lois.
De nombreuses personnes n’ont pas eu malheureusement la chance d’échapper aux rafles de la police politique. Ils sont des disparus aujourd’hui. Leurs proches traumatisés n’osent pas parfois se plaindre à cause des représailles des escadrons de la mort qui leur imposent le silence.
Sassou a ordonné les bombardements et les tirs à la mitraillette par hélicoptère, pendant plus de huit mois dans une région plus grande que le Rwanda, à la recherche du Pasteur Ntumi, président du Conseil National des Républicains qui n'a fait que soutenir les opposants au changement de la constitution.
En violation des textes internationaux le régime autoritaire de Sassou a recruté des mercenaires étrangers pour commettre des exactions.
De nombreux témoignages font état, dans le pool, de la traque des jeunes gens de 18 à 40 ans qui fuient dans les forêts pour échapper à leurs meurtriers comme cela s’est passé en 1998-1999. C’est ce fameux goût de sang dont parle le Président Sassou.

En ignorant les crimes contre l'humanité actuellement en cours au Congo, la XVè conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage est bien devenue une croisière en folie qui ne tient ni compte de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 ni de la déclaration de Saint Boniface du 13 – 14 mai 2006.
C'est pourquoi nous précisons à titre de rappel d'une part, les principes de la Déclaration de Saint Boniface adoptés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et d'autre part la Déclaration de Bamako

A. les principes de la Déclaration de Saint Boniface.

Soulignons la responsabilité qui incombe à chaque État de protéger les civils sur son territoire ou sur un territoire qu’il contrôle ; Réaffirmons que cette responsabilité exige la protection des populations contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique, et les crimes contre l’humanité, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de tels actes ; Confirmons la coopération pleine et entière de la Francophonie à l'égard de ses membres qui le souhaitent, pour qu’ils s’acquittent de cette responsabilité ;
Soulignons la responsabilité de la communauté internationale de réagir d'une façon opportune et décisive, et en conformité avec la légalité internationale, les principes de la Charte des Nations Unies et les prérogatives dévolues au Conseil de sécurité pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité, au cas où les moyens pacifiques s’avéreraient insuffisants et où il serait manifeste que les autorités nationales ne protègent pas leurs populations contre de tels actes ; 4. Réaffirmons notre volonté de conforter l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie, telle que prévue par la Déclaration de Bamako et dans le Programme d’action annexé à celle-ci, par une utilisation optimale de ses capacités, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales ;
Confirmons notre volonté politique d’agir et d’exercer pleinement notre responsabilité de prévenir l’éclatement des crises et des conflits dans l’espace francophone, limiter leur propagation, faciliter leur règlement pacifique et hâter le retour à une situation de paix durable par la mise en œuvre des dispositions librement consenties au titre de la Déclaration de Bamako et des instruments internationaux auxquels nos Etats sont parties ;
Réaffirmons également la responsabilité de nos États de protéger et d'assister les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de faciliter les efforts des Organisations et Agences internationales, régionales et humanitaires à cet égard, notamment afin de faciliter l’accès aux personnes déplacées ;
Soulignons que les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies, constituent un cadre international important pour la protection des personnes déplacées, et Sommes résolus à prendre des mesures concrètes pour renforcer cette protection ;
Soulignons l’importance de promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme et du droit international humanitaire, de prévenir et de sanctionner les violations graves ou massives de ces droits, et de traduire en justice les auteurs de telles violations ; Nous engageons à promouvoir l'action des Défenseurs des droits de l’Homme et à garantir leur protection ; dans ce contexte, Appelons solennellement à la ratification de tous les instruments internationaux et régionaux de lutte contre l’impunité, tels ceux relatifs à la Cour pénale internationale ou à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, et Invitons l'Organisation internationale de la Francophonie à renforcer, en tant que de besoin, son assistance aux Etats pour leur permettre d'assumer les engagements prévus par le Statut de Rome;

B - les principes de la Déclaration de Bamako du 3 novembre 2000

PROCLAMONS :

1. que Francophonie et démocratie sont indissociables: il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits; c’est pourquoi la Francophonie fait de l’engagement démocratique une priorité qui doit se traduire par des propositions et des réalisations concrètes;
1 Réserve du Vietnam et du Laos sur l’article 2 (5) – Motif: la démocratie et le multipartisme sont deux notions différentes et ne peuvent s’identifier. La démocratie est une finalité alors que le multipartisme n’est qu’un chemin. Le chemin pour y parvenir décidé par chaque pays doit être défini par son peuple en fonction de ses spécificités culturelles, historiques, économiques et sociales.
2. que, pour la Francophonie, il n’y a pas de mode d’organisation unique de la démocratie et que, dans le respect des principes universels, les formes d’expression de la démocratie doivent s’inscrire dans les réalités et spécificités historiques, culturelles et sociales de chaque peuple;
3. que la démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement; la démocratie et le développement sont indissociables: ce sont là les facteurs d’une paix durable;
4. que la démocratie, pour les citoyens - y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés - se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale;
5. que, pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal;
6 que, pour consolider la démocratie, l’action de la Francophonie doit reposer sur une coopération internationale qui s’inspire des pratiques et des expériences positives de chaque État et gouvernement membre;
7. que les principes démocratiques, dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle et juridique, doivent également imprégner, les relations internationales.

PRENONS LES ENGAGEMENTS SUIVANTS :

A. POUR LA CONSOLIDATION DE L’ÉTAT DE DROIT

1. Renforcer les capacités des institutions de l’État de droit, classiques ou nouvelles, et œuvrer en vue de les faire bénéficier de toute l’indépendance nécessaire à l’exercice impartial de leur mission;
2. Encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation;
3. Assurer l’indépendance de la magistrature, la liberté du Barreau et la promotion d’une justice efficace et accessible, garante de l’État de droit, conformément à la Déclaration et au Plan d’action quinquennal du Caire adoptés par la IIIe Conférence des Ministres francophones de la justice;
4. Mettre en œuvre le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions;
5. Généraliser et accroître la portée du contrôle, par des instances impartiales, sur tous les organes et institutions, ainsi que sur tous les établissements, publics ou privés, maniant des fonds publics;
6. Soutenir l’action des institutions mises en place dans le cadre de l’intégration et de la coopération régionales, de manière à faire émerger, à ce niveau, une conscience citoyenne tournée vers le développement, le progrès et la solidarité.

B. POUR LA TENUE D’ÉLECTIONS LIBRES, FIABLES ET TRANSPARENTES

7. S’attacher au renforcement des capacités nationales de l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, en mettant l’accent sur l’établissement d’un état civil et de listes électorales fiables;
8. S’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous;
9. Garantir la pleine participation des citoyens au scrutin, ainsi que le traitement égal des candidats tout au long des opérations électorales;
10. Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’État;
11. Prendre les mesures nécessaires pour s’orienter vers un financement national, sur fonds public, des élections;
12. Se soumettre aux résultats d’élections libres, fiables et transparentes.

C. POUR UNE VIE POLITIQUE APAISÉE

13. Faire en sorte que les textes fondamentaux régissant la vie démocratique résultent d’un large consensus national, tout en étant conformes aux normes internationales, et soient l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulières;
14. Faire participer tous les partis politiques, tant de l’opposition que de la majorité, à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité, de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts;
15. Favoriser la participation des citoyens à la vie publique en progressant dans la mise en place d’une démocratie locale, condition essentielle de l’approfondissement de la démocratie;
16. Prévenir, et le cas échéant régler de manière pacifique, les contentieux et les tensions entre groupes politiques et sociaux, en recherchant tout mécanisme et dispositif appropriés, comme l’aménagement d’un statut pour les anciens hauts dirigeants, sans préjudice de leur responsabilité pénale selon les normes nationales et internationales; 17. Reconnaître la place et faciliter l’implication constante de la société civile, y compris les ONG, les médias, les autorités morales traditionnelles, pour leur permettre d’exercer, dans l’intérêt collectif, leur rôle d’acteurs d’une vie politique équilibrée;
18. Veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l’accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques;

D.POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DÉMOCRATIQUE INTÉRIORISÉE ET LE PLEIN RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

19. Développer l’esprit de tolérance et promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme; 20. Favoriser, à cet effet, l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs engagés pour la démocratie et les droits de l’Homme;
21. Ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, honorer et parfaire les engagements ainsi contractés, s’assurer de leur pleine mise en œuvre et former tous ceux qui sont chargés de leur application effective;
22. Adopter en particulier, afin de lutter contre l’impunité, toutes les mesures permettant de poursuivre et sanctionner les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, telles que prévues par plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont le Statut de Rome portant création d’une Cour Pénale Internationale; appeler à sa ratification rapide par le plus grand nombre;
23. Créer, généraliser et renforcer les institutions nationales, consultatives ou non, de promotion des droits de l’Homme et soutenir la création dans les administrations nationales de structures consacrées aux droits de l’Homme, ainsi que l’action des défenseurs des droits de l’Homme;
24. Prendre les mesures appropriées afin d’accorder le bénéfice aux membres des groupes minoritaires, qu’ils soient ethniques, philosophiques, religieux ou linguistiques, de la liberté de pratiquer ou non une religion, du droit de parler leur langue et d’avoir une vie culturelle propre;
25. Veiller au respect de la dignité des personnes immigrées et à l’application des dispositions pertinentes contenues dans les instruments internationaux les concernant;
A ces fins, et dans un souci de partenariat rénové, nous entendons:
• Intensifier la coopération entre l’OIF et les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de la démocratisation des relations internationales, et soutenir, dans ce cadre, les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie;
• Renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme;

5. DÉCIDONS DE RECOMMANDER LA MISE EN ŒUVRE DES PROCÉDURES CI-APRÈS POUR LE SUIVI DES PRATIQUES DE LA DÉMOCRATIE, DES DROITS ET DES LIBERTÉS DANS L’ESPACE FRANCOPHONE:

1. Le Secrétaire général se tient informé en permanence de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, en s’appuyant notamment sur la Délégation aux droits de l’Homme et à la démocratie, chargée de l’observation du respect de la démocratie et des droits de l’Homme dans les pays membres de la Francophonie;
Une évaluation permanente des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone sera conduite, à des fins de prévention, dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la base des principes constitutifs énoncés précédemment. Cette évaluation doit permettre:
• de définir les mesures les plus appropriées en matière d’appui à l’enracinement de la démocratie, des droits et des libertés;
• d’apporter aux États et gouvernements qui le souhaitent l’assistance nécessaire en ces domaines;
• de contribuer à la mise en place d’un système d’alerte précoce;
2. Face à une crise de la démocratie ou en cas de violations graves des droits de l’Homme, les instances de la Francophonie se saisissent, conformément aux dispositions de la Charte, de la question afin de prendre toute initiative destinée à prévenir leur aggravation et à contribuer à un règlement. À cet effet, le Secrétaire général propose des mesures spécifiques:
• il peut procéder à l’envoi d’un facilitateur susceptible de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. L’acceptation préalable du processus de facilitation par les autorités du pays concerné constitue une condition du succès de toute action. Le facilitateur est choisi par le Secrétaire général après consultation du Président de la Conférence ministérielle, en accord avec l’ensemble des protagonistes. La facilitation s’effectue en liaison étroite avec le CPF;
• il peut décider, dans le cas de procès suscitant la préoccupation de la communauté francophone, de l’envoi, en accord avec le CPF, d’observateurs judiciaires dans un pays en accord avec celui-ci;
3. En cas de rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme2, les actions suivantes sont mises en œuvre:
• le Secrétaire général saisit immédiatement le Président de la Conférence ministérielle de la Francophonie à des fins de consultation;
• la question fait l’objet d’une inscription immédiate et automatique à l’ordre du jour du CPF, qui peut être convoqué d’urgence en session extraordinaire, et, le cas échéant: – confirme la rupture de la démocratie ou l’existence de violations massives des droits de l’Homme, – les condamne publiquement, – exige le rétablissement de l’ordre constitutionnel ou l’arrêt immédiat de ces violations;
Le CPF signifie sa décision aux parties concernées;
Le Secrétaire général se met en rapport avec les autorités de fait. Il peut envoyer sur place une mission d’information et de contacts. Le rapport établi dans les plus brefs délais par cette mission est communiqué aux autorités nationales pour commentaires. Le rapport de la mission, ainsi que les commentaires des autorités nationales, sont soumis au CPF, pour toute suite jugée pertinente;
2 Interprétation de la Tunisie: par «rupture de la démocratie», entendre «coup d’État» par «violations massives des droits de l’Homme», entendre «génocide».
Le CPF peut prendre certaines des mesures suivantes:
• refus de soutenir les candidatures présentées par le pays concerné, à des postes électifs au sein d’organisations internationales,
• refus de la tenue de manifestations ou conférences de la Francophonie dans le pays concerné,
• recommandations en matière d’octroi de visas aux autorités de fait du pays concerné et réduction des contacts intergouvernementaux,
• suspension de la participation des représentants du pays concerné aux réunions des instances,
• suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie,
• proposition de suspension du pays concerné de la Francophonie. En cas de coup d’État militaire contre un régime issu d’élections démocratiques, la suspension est décidée;
Lorsque des dispositions sont prises en vue de restaurer l’ordre constitutionnel ou de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, le CPF se prononce sur le processus de retour au fonctionnement régulier des institutions, assorti de garanties pour le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il détermine les mesures d’accompagnement de ce processus par la Francophonie en partenariat avec d’autres organisations internationales et régionales;
Si besoin est, le CPF saisit la Conférence ministérielle de la Francophonie par le canal de son Président;
La question de la rupture de la démocratie ou des violations massives des droits de l’Homme dans un pays et des mesures prises, reste inscrite à l’ordre du jour du CPF aussi longtemps que subsistent cette rupture ou ces violations3.
Nous, Ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage,
Adoptons la présente Déclaration;
Demandons au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’en assurer la mise en œuvre;
Transmettons, à l’intention des chefs d’État et de gouvernement, en vue de leur IXe Sommet à Beyrouth, le projet de Programme d’action ci-joint en annexe.

Bamako, le 3 novembre 2000

Me Maurice Massengo-Tiassé Vice Président de la CNDH –Congo - Président du CIRAC (Comité International Pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples)

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/la-croisiere-en-folie-de-la-francophonie-viole-ses-propres-textes-en-soutenant-un-dictateur-nomme-sassou-ngues-92.html

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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