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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:48
 
Le texte ci-après est extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meutrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", Ed. L'Harmattan, Paris, 2005.

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Des voix se lèvent contre la violence armée dans le Pool (1998-2005)

A celles et ceux qui disent que personne ne parle, ne dit rien. Voici des extraits des réactions de Mgr Portella, Evêque de Kinkala et de feu Sage du Pool, M. Florent Mienantima. Cela fait 20 ans que M. Sassou Nguesso et son clan se livrent à l'extermination des Kongo dans la région du Pool. La guerre dans le Pool n'a vraiment jamais cessé. Les opérations "Colombe 1 et 2", "Hadès", "Hérode" et "Mouebara 1 et  2" suivent toujours leur cours. Mouebara est le nom de la mère de Sassou Nguesso. . A la France qui nous a "affecté" ce criminel en 1997 par le bout d'un canon sur fond de fleuve de sang et de larmes, et au président Hollande qui lui a donné le quitus, le permis de tuer en octobre 2015, au nom des INTERETS DE LA FRANCE, le peuple Congolais demande de retirer son criminel qu'il n'a pas choisi librement. Merci de partager ce document et de faire connaître ce livre-témoignage. Un livre à lire impérativement.

 

Châtiment collectif pour appartenance ethnique

 

La recrudescence de cette violence armée dans le Pool a de nouveau mobilisé toutes les forces vives de la nation pour tenter de trouver une solution définitive à cette crise. Au nombre des initiatives prises à cette fin, il y a eu les déclarations des Evêques du Congo et leurs prises de contacts avec les autorités politiques et civiles, les déclarations de certaines personnalités politiques et civiles, la Concertation pour la restauration de la paix au Pool, organisée du 14 au 18 novembre 2002, par les ressortissants du Pool et la marche citoyenne qui les a conduits à la résidence privée du Chef de l’Etat, le 18 novembre 2002. C’est donc au terme de toutes ces initiatives, notamment à l’issue de la marche citoyenne, que le Chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre fin à la violence armée dans le Pool, en demandant aux jeunes qui ont pris les armes à rentrer de Brazzaville où il leur garantit la sécurité, l’amnistie et la réinsertion sociale. Cet appel a enclenché une réelle dynamique de résolution de cette crise armée, après avoir, au départ, semé la confusion et la panique dans les esprits des populations du Pool.

 

1. Appel à la responsabilité nationale et internationale de l’Evêque de Kinkala

  « C’est un cri que je lance à l’adresse de toute la nation congolaise et de tous ceux qui l’aiment. Ce qui se passe à présent dans la région du Pool est à peine supportable pour un cœur tant soit peu humain. Voilà déjà, en effet, plus de deux mois que cette région est l’objet d’une « sollicitude meurtrière » qui se manifeste dans un « pilonnage » assidu de plusieurs localités ; je cite, entre autres, Madzia (4 fois), Matoumbou, Yokama, les environs de Kololo, Ngandou, Malela…, sans oublier, bien sûr, « l’épicentre » même du drame : la région de Kindamba-Vindza.

Le motif déclaré de ces tristes opérations, c’est la présence incongrue et indésirable du chef de l’ancienne résistance et de ses jeunes adeptes qui, par leur marginalité parfois violente, il faut le reconnaître, dérangent la tranquillité des populations et ne contribuent pas du tout à la paix dans la région. Malheureusement, sans être familier de l’art militaire, on peut constater que ce ne sont pas ces cibles qu’on atteint, à cause de leur grande mobilité et de leur maîtrise incomparable du milieu. Ce sont plutôt les pauvres populations qui en subissent de graves conséquences : des vies humaines fauchées, des infirmités provoquées, des habitations détruites, des déplacements forcés, à pied, sur 50, 100 et même 200 km, avec des bagages de fortune, sans assistance médicale ni secours alimentaire (les ONG humanitaires n’y ont pas accès, semble-t-il, par manque de visa de sécurité), des décès en pleine route sans inhumation digne, un sol de plus en plus impropre à l’agriculture parce que saturé de bombardements. Il y a aussi la triste certitude de revoir, au retour, les maisons pillées, dépouillées du peu qui était resté, par ceux-là mêmes qui sont officiellement préposés à la protection des personnes et des biens.

Aujourd’hui encore, à cause des menaces de bombardement, au vu des engins lourds qui y sont acheminés, un véritable exode est en cours : des milliers de personnes se dirigent encore vers Brazzaville, désespérées, lassées de ce triste sort qui leur échoit. Ajouter à cela, l’angoisse de tous ces jeunes, obligés de vivre cachés dans les forêts, de peur d’être traités de « Ninjas infiltrés ou potentiels ». Quelques-uns ont été même portés disparus, par le fait de la force publique (question à instruire dans le droit et la justice).

Comment ne pourrait-on pas crier, avec le prophète : « Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante ! » (Jérémie 14, 19).

Oui, voici l’épouvante ! C’est difficile à comprendre, surtout après les « professions de foi » de nos responsables sur la paix ! Annoncer et promettre la paix et en même temps décider des opérations, sources de tant de souffrances injustes pour des filles et des fils de la nation, relève d’une logique mystérieuse difficile à décrypter.

Car, pour beaucoup d’entre nous : pour les évêques du Congo, pour le Conseil œcuménique, pour les sages des différentes régions de notre pays, pour les institutions nationales comme le Comité de suivi de la Convention pour la paix et la reconstruction du Congo et le Haut-Commissariat à la Réinsertion des ex-combattants, pour des associations comme le Comité des femmes pour la paix, le Mbongui du Pool, le Mopax, les femmes du Kouilou (1), le seul chemin capable d’apporter et de garantir une paix profonde et durable est celui du dialogue. La guerre, surtout celle-ci où les populations innocentes sont les premières victimes, n’accouche que de la destruction physique et morale. Elle ne fait qu’attiser les haines, développer les rancoeurs, faire naître, dans la région, la conscience d’être des « mal-aimés » de la République. La  solution est ailleurs. Elle est dans la reprise  du dialogue, elle est dans la réactivation de la réinsertion socio-économique des ex-miliciens, elle est dans le désenclavement de la région par la réfection urgente des routes, elle est dans l’éducation morale, civique et disciplinaire de nos jeunes et particulièrement des ex-miliciens déjà enrôlés dans l’armée qui, par leurs forfaits perpétrés (pillages, vols, viols), font honte à notre Force publique, elle est dans le développement humain harmonieux de toutes les régions du pays, elle est dans la justice et l’égalité de chance pour tous. C’est pourquoi, j’appelle de tous mes vœux un engagement plus clair et plus ferme de la part de tous ceux qui se sentent concernés par cette tragédie qui est nationale : filles et fils de toutes les régions du pays, représentants des pays amis, chrétiens et croyants, pour obtenir l’arrêt des combats et la reprise du dialogue. Oui, la paix n’a pas de prix, même si sa recherche doit mettre notre patience à rude épreuve, car ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Et les souffrances des populations innocentes ne peuvent jamais être une bénédiction pour ceux qui les causent. Oui, au nom de Dieu entre les mains de qui le Congo a été placé, et dont « les pensées sont des pensées de paix et non pas de malheur » (Jérémie 29, 11), que cesse la guerre au Congo » (2).

Monseigneur Louis Portella Mbuyu

Evêque de Kinkala

 

2. Le président des sages du Pool sollicite du Gouvernement l’arrêt des violences

Devant le spectacle macabre qui se joue dans le Pool en général, et dans son propre village, en particulier, le président des Sages du Pool, Monsieur Mienantima Florent, réagit et demande au Ministre de l’Intérieur d’assurer la sécurité des populations du Pool. Il adresse également, au même ministre, un rapport d’assassinats perpétrés par la Force publique à Mpayaka, son village.

 

Première lettre :

« Mpayaka, le 20 juillet 2002.

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur à Brazzaville.

Objet : Compte rendu d’assassinats perpétrés à Mpayaka par la Force Publique

 Nous avons l’honneur de vous rendre compte des événements survenus au village Mpayaka.

Dans la journée du samedi 6 juillet 2002, au matin, un contingent de militaires des Forces armées congolaises en service commandé a fait irruption au village Mpayaka, soi-disant à la recherche des Ninjas.

Cependant, à défaut des Ninjas, ils ont tué dix (10) personnes non armées :

1 - Nkodia Roméo, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

2 - Bibimbou Marcel père, 82 ans, tué et brûlé dans la maison ;

3 - Bibimbou fils, 18 ans, apprenti menuisier ;

4 - Nganga Emery, 25 ans, paysan, agriculteur ;

5 - Makoumbou Dieudonné, 18 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

6 - Safoula, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

7 - Bantsimba Jean, 50 ans, Président des parents d’élèves de Mpayaka ;

8 - Lemina Albert, 70 ans, Chef de village Ngamalie ;

9 - Samba Kihanzi, 80 ans, brûlé dans sa maison ;

10 - Nsamoukounou-Wamba, femme de 65 ans, tuée mutilée par arme blanche ;

11 - Bissila, blessé par balle, non en danger de mort, est en train d’être soigné ;

En plus, ils ont torturé, battu violemment et menacé de mort un grand nombre et même le Président du comité de village, Monsieur Mienantima Florent âgé de 75 ans.

Toutefois, on peut noter que parmi les assassinés, seul Nganga Emery avait été un ex-combattant ninja qui avait rejoint ses parents et faisait ses champs.

Ensuite, ils ont brûlé toutes les maisons en toiture de paille des six quartiers de Mpayaka soit environ cent trente- cinq (135). Mpayaka a été brûlé à près de 80%. Des arbres fruitiers ont été coupés, les jeunes plants arrachés.

Mpayaka a été pillé de fond en comble avec les animaux. Après cette mise à sac, toute la population, soit environ quatre cents (400) personnes ont été contraintes d’aller à Kibouendé dans le dénuement total.

Monsieur le Ministre, vous êtes notre tutelle. La situation de Mpayaka est le sort subi par la plupart des populations et villages du Pool : un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Bien que tard, nous implorons votre intervention contre cette manière de faire.

Le présent compte rendu vous est adressé à titre d’information et à toutes fins utiles.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

Le Président du Comité de village Mpayaka

Mienantima Florent.

Ampliations :

Ministre de la Défense

Chef d’Etat Major Général FAC

Chef de District de Kinkala

Chef de Région Pool

Archives ».

 

Deuxième lettre :

« Mpayaka, le 17 août 2002.

 

A Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Général Pierre Oba.

 

Monsieur le Ministre,

Au regard de la situation des populations du Pool qui, chaque jour devient plus dramatique que la veille, j’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre parce que vous êtes notre Ministre de tutelle. Vous avez la responsabilité d’assurer notre sécurité.

Monsieur le Ministre, je suis Monsieur Mienantima Florent, Chef du village Mpayaka (Kinkala). J’ai 75 ans d’âge. J’ai été :

Chef de terre Mboleke (Kinkala) en 1963

Conseiller de district et de région de 1963 à 1978

Président du Tribunal de 1er degré de Kinkala de 1962 à 1977

Président du Comité de village Mpayaka de 1964 à nos jours

Député à l’Assemblée Nationale Populaire de 1973 à 1978.

A cause de ma petite expérience, j’avais été élu par mes pairs Président des sages du Pool.

 

 J’ai vécu les événements des 3 Francs en 1941, les abus de la J.M.N.R, en 1964, la recherche de Diawara dans les forêts de Goma-Tsétsé. Aucun de ces événements ne m’a inquiété personnellement. Seuls les mis en cause subissaient la répression de la loi.

En octobre 1998, les Ninjas m’ont brutalisé jusqu’à me ligoter en prétextant que j’avais conduit les Cobras qui avaient brûlé Kibouendé. Quand ils ont vérifié, ils se sont aperçus que je n’y étais pour rien. Pendant ce temps, ils avaient déjà anéanti mes biens et détruit mes trois (3) parcs avec cent vingt-sept (127) bœufs.

Cette fois-ci, les militaires des FAC [Forces armées congolaises] ont fait irruption dans mon village Mpayaka sous prétexte de rechercher les Ninjas. A défaut des Ninjas, ils ont assassiné dix (10) personnes gratuitement, blessé une par balles. Pendant ce raid, j’ai été violemment battu, sans considération de mon âge. J’ai eu quatre (4) côtes déformées. Ils ont pillé tous les biens du village. Ils ont volé mes vingt (20) cabris et mes moutons. Ils ont brûlé près de cent trente-cinq (135) maisons. Le village a été détruit à 80%.

Dans mon cas, traqué d’un côté par les Ninjas et de l’autre par les Cobras, sous la peau des FAC, je me demande de quel côté suis-je. Ceci est pour dire qu’il y a beaucoup d’innocents qui subissent dans le Pool.

Monsieur le Ministre, au cas où vous ne le sauriez pas, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’en ce moment, les populations du Pool sont victimes des exactions les plus sévères de la part des militaires de toutes nationalités confondues. Massacres, viols, rackets, bombardements d’hélicoptères, sont les maux auxquels on est soumis à tout moment. La mort est distribuée gratuitement et pour rien, selon le bon vouloir de la Force Publique. Une rencontre des FAC avec un jeune homme soupçonné d’être ex-Ninja signifie assassinat de ce dernier. Un ex-Ninja est automatiquement tué. Ils ne font pas de prisonniers. Ce système de rechercher tous les ex-Ninjas un à un est très dangereux. Ainsi traqués, bien qu'ayant déposé les armes, les Ninjas ne sortent plus. Cela signifie que le Pool perdra de ses jeunes d’ici là. Monsieur le Ministre, votre responsabilité est engagée, il faut réagir. Au village, la conclusion est que les militaires agissent ainsi selon les ordres bien reçus du gouvernement parce qu’ils ne sont jamais rappelés à l’ordre et cela dure depuis toujours. Chez le soldat, quand on dit : va ! il va, viens, il vient ; fais, il fait sinon il est sanctionné.

 Monsieur le Ministre, je voudrais aussi porter à votre connaissance que beaucoup d’hameaux ont déjà été effacés de la carte du Pool et du Congo. Les militaires passent et repassent dans les villages désertés, pillent et repillent et finissent par incendier les maisons et enlèvent les tôles. Kibouendé regroupe en ce moment les déportés de plus de vingt (20) villages de Kinkala-Nord et de Mayama. Comment vivent-ils ? Dans le plus grand dénuement. Ils ont abandonné leurs champs parce qu’une rencontre avec les FAC signifie la mort. Si la guerre s’arrête aujourd’hui, beaucoup de rescapés ne retrouveront plus de village ni de maison où habiter. Le gouvernement qui, en ce moment éprouve des difficultés pour assurer régulièrement les pensions des retraités, les bourses des étudiants, les salaires des fonctionnaires, sera incapable d’aider les paysans du Pool à rebâtir leurs maisons. Il serait donc temps que le gouvernement arrête net cette situation.

Monsieur le Ministre, une question fondamentale est de savoir si la région du Pool est en rébellion contre les institutions de la République. A mon avis, il n’en est pas question. Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations pour une personne que beaucoup ne connaissent même pas physiquement. Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C’est dangereux pour une République.

Monsieur le Ministre, en ma qualité de Sage, je voudrais vous suggérer d’abord la résolution du problème du Pool par un autre biais : celui de l’amour. Ne considérez pas uniquement votre pouvoir à asseoir à tout prix quel que soit le nombre de morts dans le Pool et sa destruction matérielle. Considérer d’abord la population. Si vous avez un peu d’amour pour les habitants du Pool, faites que le gouvernement arrête son expédition. Quel plaisir éprouvez-vous en apprenant toutes les nouvelles macabres en provenance du Pool depuis 1998 ? Il n’y a aucune gloire d’avoir saccagé une région et d’entrer dans sa mémoire comme son destructeur. L’hécatombe du Pool et même le chaos du pays tout entier exigent du gouvernement de la hauteur et surtout beaucoup de lucidité. Si le gouvernement considère les personnes avant toute chose, il devra revoir sa copie. C’est alors que le gouvernement doit chercher et réexaminer toutes les données des problèmes jusqu’au bout du raisonnement. Chez les villageois, pour arriver jusqu’au bout du raisonnement dans un problème politique à plusieurs têtes, il n’y a qu’une seule approche : le dialogue. Le dialogue est le fruit de l’amour. Tout le reste n’est que perte de temps, d’énergie, de personnes et de biens. Ce que je dis est simple, mais il n’y a que ceux qui ont l’amour pour leurs semblables qui y arrivent. Un adage de nos villages dit que si le chemin se perd, il faut repartir à la croisée des chemins. Les problèmes politiques n’ont pas qu’une seule solution. Quand un schéma ne marche pas, on en prend un autre. Si on examine les accords déjà passés, on s’apercevra que certaines clauses ont été foulées aux pieds de chaque côté. Dans certains pays, par amour, pour sauver leur population, les gouvernements décrètent des cessez-le-feu unilatéraux. Pourquoi pas chez vous ?

Monsieur le Ministre, je sais que des voix plus autorisées que la mienne ont déjà parlé dans le même sens. J’ai tout simplement voulu vous rappeler que les populations du Pool sont aussi vos citoyens et que vous avez la responsabilité de leur sécurité.

Encore une fois, Monsieur le Ministre, nous vous implorons de faire arrêter le châtiment collectif pour appartenance ethnique des populations du Pool. Soyez notre Avocat auprès du gouvernement et surtout auprès du Président de la République.

Entre-temps, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes remerciements anticipés.

Mienantima Florent ».(*) 

 (Extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, L’Harmattan, Paris, 2005)

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(*) M. Florent Mienantima, le Sage du Pool, est décédé l’année dernière (2016), à la suite d’une longue maladie.

(1) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2362 du 16 mai 2002.

(2) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2363 du 23 mai 2002

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:27

CONGO/SITUATION CRITIQUE : TOT OU TARD, LES FALC ENTRERONT A BRAZZAVILLE

Depuis l'attaque des positions de la milice de l'ethnie-Etat par les forces du pasteur Ntumi, les Forces Armées pour la Libération du Congo, à Missafou, les supputations vont bon train. On parie sur l'entrée des Ninjas Nsiloulous à Brazzaville. Une chose est sûre, les forces du pasteur Ntumi ne se contentent plus de rester dans la défensive : elles sont passées à l'offensive - ce que nous avons appelé de nos voeux depuis très longtemps. En position de légitime défense, ils viennent, attaquent, tuent, détruisent des véhicules et emportent des armes et des équipements militaires. Denis Sassou Nguesso compte avant tout sur son aviation terroriste qui bombarde tous azimuts, sans distinction. L'ennemi n'est pas distinguable. Il n'y a pas plus ressemblant à un Mukongo qu'un autre Mukongo. L'ordre est de massacrer tous les Bakongo à défaut de distinguer le bon Mukongo du mauvais. Dans le doute, tuer. Même les vieillards, les femmes et les enfants car un Mukongo reste un Mukongo, c'est-à-dire, de la mauvaise graine qui engendre de la résistance. Ce qui se déroule dans le Pool, c'est un génocide programmé, un holocauste au nom de la mère car nous sommes à nouveau dans l'Opération Mouébara dont l'objectif final est de raser le Pool. TOTALEMENT. Denis Sassou Nguesso veut terminer son crime de massacre de masse au plus vite pour éviter que la communauté internationale ne finissent par tourner les regards vers le Congo. La France a un nouveau président de la république. Trump est aux manettes aux Etats-Unis. A un moment ou un autre, la communauté internationale finira par s'intéresser à ce qui se passe au Congo sur le plan des violations des droits de l'homme. Il faut donc se dépêcher. Ce coup-ci, le monstre de l'Alima ne veut plus que l'hydre Pool se relève et se reconstitue. Du coup, il rase et brûle tout !

Denis Sassou Nguesso doit savoir que la crise qu'il a créée et qu'il entretient volontairement pourrait très bien se retourner contre lui. Toutes les conditions sont réunies pour la grande explosion finale. Financièrement, le Congo est en faillite avec perte de la confiance même des fonds vautours - ce qui paralyse toute l'économie nationale qui tourne au ralenti depuis la baisse drastique du prix du baril de pétrole. Politiquement, le pouvoir est affaibli car tous savent que Denis Sassou Nguesso n'a pas gagné l'élection présidentielle du 20 mars 2016, c'est donc un dictateur diminué qui est aux commandes de l'ethnie-Etat. le PCT se prépare à aller aux législatives en désordre. Socialement, le pays souffre du manque de carburant, de la pénurie d'eau et d'électricité, de la vie chère, de la corruption, de la violence arbitraire. A l'intérieur de la "faiblesse" publique, ça murmure, même si ça ne gronde pas encore car la soldatesque ethnique bien que formée pour obéir aux ordres, pose désormais des questions et tire en l'air. Certains vont jusqu'à la désobéissance suprême : refuser de tuer et de mourir au nom du Nkani dieu Denis Sassou Nguesso, Otsombé !

Les Ninjas Nsiloulous sont passés à l'offensive comme nous l'avons suggéré dans un de nos articles pour éviter de subir les attaques du régime. La rumeur de leur entrée à Brazzaville enfle. Nous avons à une époque indiqué qu'il y avait déjà cinq mille membres des FALC qui sont à Brazzaville et qui attendent patiemment que les tensions militaires atteignent la capitale pour sortir de leurs cachettes. C'est une question de temps : si le régime n'implose pas, il explosera. La seule supériorité offensive qui maintient le régime la tête hors de l'eau, ce sont les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens mais, en milieu urbain, une attaque de nuit, notamment quand Brazzaville est dans le noir, peut faire toute la différence. 

Nous appelons au sabotage de l'équipement et de la logistique de l'armée par la soldatesque ethnique de Denis Sassou Nguesso. Les petits sabotages suffisent à causer de grands dégâts. Si vous ne voulez pas vous rendre dans le Pool, chers miliciens de Tsambitso, il vous suffit de saboter les véhicules militaires, les chars, les hélicoptères et tout le reste. C'est facile : du sucre, du sel, du sable,  de l'eau, etc.

Au sein de la milice ethnique de Tsambitso, les gens ont de plus en plus de mal à accepter d'aller se faire tuer dans le Pool pour rien. La révolte peut venir de l'intérieur de l'armée - même si nous savons que les vrais soldats de la république sont désarmés. C'est la milice ethnique qui pourrait bien craquer. Si les FALC entrent à Brazzaville, nombreux parmi les miliciens du régime prendront la fuite car ils ne savent même pas pourquoi ils se battent.

La situation injuste dans le Pool produit désormais des effets pervers qui viennent ajouter à la morosité ambiante. On ne se demande plus si oui ou non Ntumi poussera ses FALC à entrer dans Brazzaville mais quand cela surviendra.

S'en prendre à des pauvres paysans, bombarder aveuglement ne vous fait pas gagner une guerre. La preuve, ça dure depuis plus d'un an.

Denis Sassou Nguesso ne peut pas être vaincu politiquement, son régime étant une dictature militaire. Pour en finir, il faut une insurrection armée comme nous l'avons dit à l'assemblée nationale française bien longtemps avant la crise du Pool. Si la dichotomie nord-sud ne fragmentait pas le pays, de nombreux soldats et miliciens auraient déjà rejoint les FALC. Nous souhaitons que certains soldats loyalistes se préparent à prendre le parti de leur peuple.

Les FALC ont commencé à attaquer les positions de la milice ethnique maquillée en armée nationale et on se dit qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin. Même si Denis Sassou Nguesso appelle les siens au sacrifice suprême, tous ne sont pas prêts à mourir pour le Nkani et pour son pouvoir. LIWA YA OFELE pour que ses enfants narguent les vôtres après votre suicide pour rien ? Té !  BO BOYA NA BINO ! 

Cette situation est explosive à plus d'un titre. Tôt ou tard, elle explosera à la figure de Denis Sassou Nguesso. Il suffira juste que le monstre de l'Alima ne parvienne plus à payer sa milice privée. Aussi, nous dénonçons l'aide que madame Christine Lagarde, patronne du FMI, veut apporter à Denis Sassou Nguesso. Il faut laisser le ndzokou se dépatouiller dans sa propre grosse merde. L'éléphant finira par s'écrouler après avoir glissé sur sa propre grosse merde. La mère des questions est juste : Quand ?

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 10:13

Monsieur Emmanuel Macron,
Bonjour,

Nous, Citoyens franco-congolais, Congolaises et Congolais rassemblés au sein des Assises Nationales du Congo, venons à vous, candidat porté au second tour de l’élection présidentielle par le peuple français, et susceptible, de présider aux destinées de la République Française.

Conscients du caractère décisif de ce rendez-vous historique, nous restons attentifs aux orientations politiques et stratégiques que vous formulez concernant les relations extérieures de la France avec l’Afrique. Et, parce que nous sommes dubitatifs au sujet des rémanences et de l’inéluctabilité des ruptures qu’impliquent vos engagements, nous venons vous faire part des attentes du peuple de la République du Congo qui vit et survit sous une tyrannie dont le chef de file est le principal pilier de la Françafrique, avec 33 ans d’exercice du pouvoir au sommet de l’Etat.

En considération de votre discours qui appelle à l’aggiornamento de la politique africaine de la France, l’histoire vous appelle à prendre des engagements sur le Congo compte tenu de ce que relève le premier rapport d’évaluation stratégique pour la sous-région Afrique Centrale du PNUD de mars 2017 ; « En République du Congo, une dynamique de changement hautement organisée s’est formée sous le cri de ralliement #SassouFit (…) Néanmoins, elle s’est finalement sentie trahie par des partenaires internationaux clés, notamment la France qui fournit un appui continu et sans équivoque à Sassou Nguesso… ».

Monsieur Emmanuel Macron,

Vous dites : « Je veux écrire une nouvelle page dans notre relation avec l’Afrique… Je tiens à agir dans la transparence, loin des réseaux de connivence franco-africains.  » (Marwane Ben Yahmed, Jeune Afrique, 24/04/17). Vos prédécesseurs ont solennellement dit autant, pour un agir à l’opposé des promesses. Et, pour cause ! Cette « nouvelle page » ne s’écrira pas sans transformation des principes structurels appelés « accords de coopération », qui lient depuis son accession à la Souveraineté Internationale le Congo et la France. Lesquels produisent les rémanences synthétisées sous le vocable emblématique de la Françafrique. L’illustration en est donnée par le soutien à Sassou Nguesso des autorités françaises depuis le coup d’Etat du 24 octobre 1997. Et ce, au mépris des dispositifs constitutionnels issus de la Conférence Nationale Souveraine de 1992 et des règles de l’Organisation Internationale de la Francophonie, pourtant inspirés par le mémorable discours de La Baule, du Président François Mitterrand le 20 juin 1990, en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Monsieur Emmanuel Macron,

Les défis de la politique française à l’égard du continent africain, que vous portez, ne pourraient ouvrir une perspective de réconciliation avec les peuples d’Afrique, que s’ils répondent à certaines exigences éthiques. Les priorités que vous retiendriez dans votre agenda de Président ne cesseront de nous préoccuper au-delà du 07 mai 2017. C’est pourquoi, nous croyons fermement que votre action inscrira positivement votre nom dans l’histoire contemporaine de l’Afrique, et rehaussera le rôle et la place de la France dans le monde actuel. Pour ce faire, nous vous proposons les trois axes majeurs suivants, cadre principiel de nos doléances pour votre présidence.

1- Sur les libertés, la sécurité et les droits humains :

La publication intitulée L’Année Stratégique 2017 de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), montre que le Congo a le niveau le plus élevé de « Budget de la Défense par Habitant  » dans toute la Zone Franc. Avec 147,21 $ par habitant contre 106,21 $ par habitant en Chine, le Congo est un cas d’autant plus étonnant que même la Corée du Nord ne compte que 92,06 $ par habitant à ce titre.
Dans la mesure où l’accumulation injustifiée d’un tel armement n’a pour principal objectif que la privation des libertés et des droits humains des populations, nous souhaitons vivement que vous agissiez pour :

1-1 Obtenir un embargo dans le cadre de l’ONU concernant la vente d’armes à l’État congolais jusqu’à nouvel ordre, et suspendre la coopération militaire avec le Congo ;

1-2 Obtenir la fin de la campagne militaire d’épuration ethnique planifiée, menée depuis le hold-up électoral de mars 2016 dans le département du Pool, et obtenir des Organisations humanitaires internationales (Médecins Sans Frontières, Croix Rouge, PAM, Amnesty International, Unicef, …) qu’elles puissent se déployer sans entraves au Congo, en envoyant leurs représentants sur le terrain ;

1-3 Obtenir qu’une Enquête Internationale soit diligentée pour crime contre l’humanité, dans le département du Pool, dans le cadre de l’article 7 du Statut de Rome ;

1-4 Obtenir la libération sans condition, des prisonniers politiques au Congo. Il s’agit, des leaders politiques et d’opinions, des journalistes et autres acteurs de la société civile, arrêtés, emprisonnés et torturés depuis le hold-up électoral de mars 2016, qui ne reconnaissent pas Monsieur Sassou Nguesso comme Président de la République, et qui ne reconnaissent pas non plus la légalité du référendum anti constitutionnel d’octobre 2015.

1-5 Assurer la protection de tous les activistes et promoteurs de la liberté au Congo (Franco-Congolais, Congolais, réfugiés politiques, Étudiants et autres…), résidant en France.

2- Sur la responsabilité politique et l’Etat de Droit
Pour que vous preniez vos responsabilités politiques devant l’histoire, nous sommes convaincus, comme vous-mêmes d’ailleurs, qu’il est nécessaire de mettre fin « aux réseaux de connivence franco-africains », qui constituent la Françafrique. Pour ce faire, il s’agit :

2.1 De dévisser l’écrou des mécanismes qui assujettissent l’Afrique depuis les années 1960 dans le cadre des « accords de coopération  » ;

2-2 De ne point mettre des entraves « politiques  » à la poursuite des procédures en cours, au niveau des tribunaux français, sur les affaires dites des « Disparus du Beach  » et des « Biens Mal Acquis  » ;

2-3 D’imposer un principe de conditionnalité, pour que l’aide financière publique, de la France et des institutions internationales au profit de la République du Congo (en particulier le FMI, Banque Mondiale) soit liée aux actes posés dans le sens de la restauration des libertés et de la démocratie dans le cadre d’un État de droit.

3- Pour une initiative concernant l’implication de l’ONU dans le règlement de la crise congolaise

Pour dégager la responsabilité de votre futur gouvernement dans les crimes de masse en cours dans le département du Pool notamment, la France, en sa qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, devrait initier une résolution condamnant le régime de Monsieur Sassou Nguesso, au même titre que les résolutions concernant le Burundi et la République Démocratique du Congo par exemple. Cette résolution devrait par ailleurs préconiser, d’une part l’envoi d’une force militaire de maintien de la paix, en vue d’assurer la sécurité des populations, et d’autre part le lancement d’un processus politique de restauration de la démocratie.

Monsieur Emmanuel Macron,

Nous, Citoyens franco-congolais, Congolaises et Congolais, avons la conviction que le règlement de la crise congolaise sera la véritable preuve de la rupture avec la Françafrique, cette rupture que vous prônez à juste titre dans votre programme. Le nouveau contexte qui s’ouvrira ainsi, permettra un processus de coopération gagnant-gagnant à travers la bonne gouvernance, loin des scandales actuels, et garantissant les intérêts économiques de la France au Congo.

A une période où la Chine devient le premier partenaire commercial et financier du Congo et d’autres pays africains, il vous appartient de panser les blessures qui rongent la mémoire collective des populations africaines francophones, au moment où les Etats anglophones d’Afrique avancent remarquablement dans la voie de l’implantation de la démocratie durable. Vous pouvez, en faisant du cas de la République du Congo une priorité, apporter les innovations politiques qu’attendent les Africains, jeunes et vieux, dans la voie enrichissante de la liberté, de la démocratie, et du respect des droits humains au service des intérêts bien compris de tous et de chacun.

Monsieur Emmanuel Macron,

Le Général De Gaulle, qui a été abondamment invoqué durant la campagne électorale, avait fait de Brazzaville la capitale de la France Libre en 1940, et avec la Conférence de Brazzaville de 1944, il avait pris en compte l’idéal de liberté des peuples colonisés.
Cette année 2017, face à la tyrannie et à la mauvaise gouvernance dont est victime le Congo dans le cadre de la Françafrique, les patriotes et démocrates congolais demanderont au nouveau Président de la République Française et au peuple français, de les soutenir dans leur lutte pour la liberté. Les signataires de la présente lettre agissent dans ce sens, en étant conscients que le Congo doit retrouver, sur tout son territoire, cette liberté qu’avait incarnée Brazzaville, cette « … ville pour toujours illustre dans le monde des peuples libres, hier haut lieu de la France combattante... » (Extrait du message du Général De Gaulle à l’occasion de la proclamation de l’indépendance nominale de la République du Congo, le 15 août 1960).

Nous sommes des Résistants. Votre temps est précieux dans cette quête présidentielle. Un vis-à-vis avec vous-même ou votre Conseiller aux affaires internationales, Monsieur Aurélien Lechevallier par exemple, nous permettrait de passer en revue diverses préoccupations politiques légitimes. Nous vous proposons donc de prendre date pour ce rendez-vous que nous désirons, le plus tôt possible, après votre installation à l’Élysée.

Tout en vous souhaitant des pleins succès au scrutin du 7 mai prochain, nous vous prions de croire, Monsieur Emmanuel Macron, en l’expression de notre très haute considération.

Fait à Paris, le 1er mai 2017

Pour les Assises Nationales du Congo

Le Délégué Général Mawawa Mâwa-Kiese

Le Délégué Secrétaire Permanent Ferdinand Justice Moukala

Le Président d’Honneur Jean-Édouard Sathoud

Assises Nationales du Congo
83, rue de Reuilly,
ACDE Impasse du Mousset
75012 Paris (France) Association Loi 1901, déclarée à la Préfecture de Police de Paris,
Récépissé n°W7512246551
du 20 mai 2014
Mail : assises.secretariat@gmail.com
Paris le 1er mai 2017

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Assises nationales du Congo - dans Congo-Brazzaville Françafrique Afrique France
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:32

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En plus d'être un désastre humain à cause de nombreuses vies innocentes décimées et la perte inutile d'officiers des FAC et de soldats, le conflit au Pool est un gouffre financier.

95 millions de FCFA par jour. Cela représente le coût de déploiement des hélicoptères dans le pool (carburant, munitions, primes des pilotes..).

Pendant ce temps les militaires au sol dont la prime quotidienne est de 1000 FCFA par jour ne la perçoivent pas tous les jours. Il leur arrive de passer une semaine sans toucher les fameux 1000 FCFA. Sans le sou, ils vivent alors de vol, racket et pillage...

- 1000 FCFA par jour pour nos soldats. C'est le prix de la mort. Voilà comment sont rémunérés les hommes de rang qui sont tombés récemment.

- 1000 FCFA pour tomber sous les balles des résistants ninjas pendant que le colonel Edgar Nguesso et les nombreux rejetons Nguesso se la coulent douce à Brazzaville ou dans les salons feutrés en Europe.

- 1000 FCFA pour ces pères de famille qui rentreront estropiés dans leur foyer. Que ce pauvre soldat aille expliquer à son fils qu'il a perdu une jambe, une main, un œil au combat, non pas pour protéger le pays mais pour servir le viol de la constitution et la fraude électorale de Sassou.

- 1000 FCFA. Les veuves et parents de militaires doivent savoir que leurs époux et enfants sont, disons-le et ne nous voilons pas la face, de pauvres types et des traîtres à la Nation qui les ont abandonnés pour le tarif d'une course de taxi.

Allez leur dire!

BrazzaNews

SOURCE :

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/societe/3637-2017-04-30-22-35-10.html

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HEURES SUPPLÉMENTAIRES

DERNIÈRES MINUTES DANS LA GUEULE DU POOL....  DÉGÂTS SUR DÉGÂTS

Le Général Bombobwa confirme la mort de plusieurs militaires tués cet après midi à Mayama. Les veillées vont voir le jour dans Brazzaville.


On nous signale que Duck Mananga est mort à Mayama. Ce Duck Mananga devenu membre des 12 apôtres proches du Général Ndenguet était l'un de nos FALC

À suivre...

Anaïs Polo la Tutsi du Congo Brazzaville,

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N.B. : Sassou envoie des centaines de pères de famille se faire massacrer dans le Pool pour 1000 Frs CFA soit 1,53 Euros par jour. Mais personne ne parle des massacres humains dans les populations civiles sans défense. L'épuration ethnique continue... Ces images, c'est pour rendre Sassou Nguesso encore plus fou et l'inciter à la "SOLUTION FINALE" d'autant qu'en France et ailleurs les yeux sont rivés sur les élections présidentielles françaises.
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:06

par Mayala
22 avril 2017

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère.

La Semaine africaine

Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool : Une attaque-surprise contre l’armée, qui indigne et suscite des interrogations

Un détachement des F.a.c (Forces armées congolaises), composé des militaires du G.p.c (Groupement para-commandos) et de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), a subi une attaque-surprise des ninjas-nsiloulou, à l’aube du mardi 18 avril 2017, dans la zone du village Hérila, située à 27 kilomètres de Kindamba, à mi-chemin de Mayama.

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère, avant la fin de la matinée du jour où l’attaque a eu lieu. Les pertes subies par la force publique ont suscité une grande indignation dans la capitale et des interrogations fusent sur le règlement de la question du Pool.

C’est, sans doute, le quatrième épisode le plus sanglant qu’ont subi les forces de l’ordre, depuis le début de la crise armée dans le Pool, en septembre 2016. Il y a eu des attaques sur le C.f.c.o et sur la route nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala et sur la route carrossable Koubola-Kibossi.

Alors que la Force publique a marqué des points en affaiblissant les groupes armés ninjas-nsiloulou dans plusieurs endroits du Pool, particulièrement dans les districts de Goma-Tsétsé, Mayama, Kindamba, Mindouli, etc.,  et que l’on se préparait à ouvrir les couloirs sécurisés, pour permettre aux ex-combattants de pouvoir sortir sains et saufs, l’attaque-surprise de Hérila est venu tristement rappeler à l’opinion nationale que le rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans le Pool reste encore un grand chantier.

Selon des témoignages, le détachement dirigé par le commandant Thierry Ngambié a été attaqué très tôt, le mardi 18 avril, entre 4h et 5h du matin, par un groupe de ninjas-nsiloulou surgi de la forêt. Le nombre élevé de militaires (neuf) qui ont trouvé la mort sur place et de blessés, une dizaine, prouve que le détachement était pris à la surprise. Parmi les victimes, il y a le commandant Ngambié lui-même, son adjoint, un capitaine, un lieutenant et des sergents. On compte aussi un civil, Mbemba Guy. De source sûre aussi, la Force publique a réagi par une contre-attaque qui aurait déjà fait de nombreux morts dans les rangs des groupes ninjas-nsiloulou.

L’on apprend que le pasteur Ntumi aurait appelé ses fidèles, à l’occasion de la fête de Pâques, de reprendre les attaques armées contre les positions de la Force publique. Toujours introuvable, le pasteur rebelle a fait poster, le 26 mars 2017, une vidéo prouvant qu’il est bien en vie, quelque part dans le Pool. «Je puis vous assurer que je suis bien portant, malgré les bombardements, malgré les traques auxquelles nous sommes assujettis. Mais, Dieu ne nous laissera pas», déclare-t-il dans cette vidéo dont des sympathisants font la promotion sur «You Tube», non pas véritablement parce qu’ils adhèrent au projet de Ntumi, mais beaucoup plus pour exprimer leur opposition au régime du Président Denis Sassou-Nguesso ou, simplement, par chantage.

Après l’attaque de Hérila, nombreux sont les Congolais qui s’interrogent sur le fait qu’on n’arrive pas à attraper Ntumi, un an après le lancement de mandats d’arrêt contre lui et deux de ses proches. L’opposition congolaise, toutes tendances confondues, appelle au dialogue politique, pour régler cette question. Le gouvernement a choisi la voie de la justice, en rapport avec les événements du 4 avril 2016, pour en finir avec l’impunité. Mais, un an après, l’attaque de Hérila semble démontrer que les progrès dans cette voie ne sont pas décisifs. Le pasteur Ntumi, qui a fui avec ses partisans et une famille nombreuse, errant entre dans les forêts des districts de Mayama et Kindamba, est toujours introuvable. Pendant ce temps, les populations civiles payent le plus lourd tribut à cette situation: villages vidés, viols, vols, agressions armées, assassinats, pillage, insécurité, etc., sont devenus le lot quotidien d’une population qui ne sait plus d’où lui viendra le salut. Les déplacés dans les départements limitrophes du Pool et à Brazzaville sont fatigués de vivre une vie de misère, sans assistance humanitaire ou presque, et veulent regagner leurs villages «pour y mourir», mais personne n’entend leurs cris du cœur. La question du Pool semble être un casse-tête chinois à l’Etat congolais. Comment se fait-il que sur le territoire national, la Force publique ne trouve pas trace d’un fugitif, donnant l’impression qu’il s’agit de rechercher une aiguille dans une botte de foin? Conséquence? Les langues se délient: veut-on réellement attraper Ntumi, le soumettre à la justice et mettre fin  à la crise du Pool?

Joël NSONI

© La Semaine africaine

Notre commentaire (Cf. mwinda.org)

Sassou et son allié objectif Ntumi ne sont pas prêts à mettre fin aux massacres dans le Pool. L’un et l’autre n’y ont aucun intérêt.

Sassou, dans sa haine viscérale des populations du sud du pays et notamment celles du Pool, se sert de cette situation pour maintenir un état de guerre, une sorte d’état d’urgence sinon indispensable du moins favorable à la survie de son régime dictatorial.

Quant à Ntumi, sa complicité manifeste avec le dictateur lui permet de continuer d’exister sur l’échiquier politique, ce qui est bon pour ses affaires.

Le grand perdant de cette tragédie : la région du Pool et ses populations abandonnées en premier lieu par ses propres fils et filles, en tête desquels les Nsilou, Kolelas, Tchibambelela et autres Moughany ou Mvouba, lesquels détournent le regard, mangeoire oblige, et se réfugient derrière de faux-semblant, pour éviter d'agir ou de condamner leur bienfaiteur Sassou.

SOURCE : mwinda.org

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 01:16

ETATS D’AME ET PRISE DE CONSCIENCE

PAR CEUX DE NOS COMPATRIOTES AU NORD DU CONGO ?

par Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

 

Cela fait vingt-quatre ans depuis que le phénomène des milices privées est né au Congo-Brazzaville, sous le régime du président Pascal Lissouba. Nous étions en 1993.

 

Naïveté, mauvaise foi ou volonté délibérée, nous ne le saurons jamais. Les responsables politiques de l’époque étaient tombés dans le traquenard tendu par leur adversaire du Pct, en l’occurrence Denis Sassou Nguesso. S’en suivirent les tragédies successives vécues par les populations au sud Congo et notamment, celle de la région du Pool.

A l’origine, la création des milices privées en raison de la guerre de 1993-1994 provoquée par M. Sassou Nguesso dans sa stratégie de reconquête du pouvoir perdu par en 1992.

Cependant, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il se trouve, malheureusement, des individus sans discernement mus par une haine aveugle, incurable et indécrottable qui ne comprennent pas et n’ont jamais cherché à comprendre comment est né le phénomène des milices privées.

Devant des évidences et la réalité quotidienne, ceux de nos compatriotes au nord du Congo, fer de lance dans la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, s’interrogent et acceptent aujourd’hui sur le fait que l’homme qu’ils avaient soutenu jusqu’ici est dangereux, très dangereux pour l’union des congolais et pour eux-mêmes.

A cet effet, un document/témoignage, sous le titre : Cet homme nous met tous en danger, circule en ce moment dans les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

En s’attaquant et éliminant, l’un après l’autre, tous ceux de son camp avec qui ils ont repris le pouvoir, fut-il par la violence, ils ont donc mis en place la machine à broyer. Cette politique d’élimination des témoins, de peur qu’ils ne parlent et ne témoignent un jour des crimes qu’ils ont commis ensemble, va provoquer le tsunami qui les emportera.

Ce document,  Cet homme nous met tous en danger, sera suivi d’un autre, intitulé : “Lettre ouverte au Général Paul Mbot, un courrier effectivement adressé au Général Paul Mbot, alors directeur général de la police nationale, sous le président Lissouba. Il est, ici aussi, question de création de milices et notamment : reproche lui est fait d’avoir conseillé au président Lissouba et à son ministre de l’intérieur, Martin Mberi, de créer une milice privée, désignée à l’époque sous l’appellation de Réserves ministérielles, les fameux Aubevillois qui deviendront successivement : Zoulous, Mamba, etc. Début du calvaire insurrectionnel que connaissent aujourd’hui les congolais.

C’est donc ainsi que tout le monde a eu sa milice privée : les Ninjas pour Kolelas ; les Condors et Cobras pour Sassou Nguesso ; les Mambas pour Thystère-Tchicaya, etc.

A tous ceux et celles qui, enfin, aujourd’hui, s’aperçoivent qu’il faut changer de trajectoire, de voie, pour la paix et l’UNION NATIONALE, le moment est venu, non pas de tendre la main,  mais de reconnaitre que nous avons tous fait fausse route, certains plus que d’autres.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

-       Auteur,

-       Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise

auprès de l’union Européenne (1994-2005),

-       Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la CNS (1991),

     Président de l’Association UNION-CONGO

 

***

 

DOCUMENT 1

 

Cet homme nous met tous en danger,

document signéBRDiem

Cet homme, celui dont il est ici question n’est autre que Sassou Nguesso Denis.

 

Extrait :« Pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons Mouène, pour d’autres, il est l’os Lekoubèou encore la belle noix de palme Otsouèmbè. Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

 

Avec un recul, je me rends compte que Mouènen’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système, nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.

J’ai approché Mouène après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque, je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé Mouène“. Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite Condors et Cobras. Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.

Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement Mouène avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.

Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga… Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donné conseils ou tenu tête à Mouène.

Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est Mouène ?

La peur de perdre le pouvoir : Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose, Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque.  Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.

Après le retour aux affaires, Mouène a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait  de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre se sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait Mouène. Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette  notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.

Jean Marie  Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. Mouène a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando, un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était, lui, considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue Mongounia a leka te“ (l’ennemi ne passeras), la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer Mouène pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.

Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouène était tranquille.

Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouène, ou du maître moro a nzambéJDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous y a pas de différences. Gaulois Freddy Menga, Seigneur Willy Matsanga et bien d’autres …

Simulacre d’une opposition : Il fallait créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de  Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigués de la politique de Mouène.

La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako Parfait Kolélas, puisque Okombi Salissa échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était un petit incontrôlable. On ne peut pas faire de lui un enfant prodige. Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ses propres enfants, tombera à l’eau.    C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

Un opposant inattendu : L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avons-nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? A toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le Coup KO. Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à Barack Obama Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous-mêmes tué notre stratégie. Mouène  était très en colère.

Changement de stratégie et perte de contrôle : Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent rien. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jetés dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendues préparations de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée s’est vu le retrait de son matériel de travail : son armement. Le vrai problème, c’est que Mouène a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyer la population …

Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés …

Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous.

 

***

 DOCUMENT 2.

RETROSPECTIVE : LA GENESE DES MILICES PRIVEES

LETTRE OUVERTE AU GENERAL PAUL MBOT, Directeur Général de la Police Nationale (publiée dans “Le Combat”, Bulletin d’information et d’opinionde l’Opposition congolaise, Numéro Spécial - Août 1993)

Le document qui suit avait été publié, pour la première fois, dans un Bulletin de l’Opposition, en 1993, dans le but de faire comprendre au Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, le Général Paul MBOT, que le conseil qu’il venait de donner au Président Lissouba était contraire aux dispositions de la Constitution et un crime contre la paix, un crime contre l’humanité.

Après avoir servi “loyalement” le Président Lissouba à la tête de la Police Nationale, après avoir été nommé “loyalement” Préfet de la Région de la Sangha par le même Président Lissouba, le Général Paul MBOT est passé du côté de l’ex-Président Sassou Nguesso qui, actuellement, affronte les milices privées de son protagoniste, créées et formées sur les conseils du même Général Paul Mbot. Ce dernier est donc aujourd’hui, en 1997, obligé de se battre contre sa propre création, ses propres créatures.

Paris le 25 août 1993,

“Mon” Général,

Suite à la lettre commune de Monsieur le Président de la République aux Ministres d’Etat respectivement de la Défense et de l’Intérieur, en date du 3 août 1993, permettez que je me donne la liberté de vous adresser cette lettre que j’ai voulue ouverte afin que l’opinion nationale et internationale le sache également.

“Mon” Général, à la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, dans ma lecture du Rapport de la Commission Ad hoc “Assassinats”, par une improvisation voulue, citant un philosophe de notre temps, Lanza Del Vasto, j’ajoutai en fin de lecture, en guise de conclusion, ceci :

- “Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient”.

Au cours de ce même Grand Forum, citant toujours le même penseur, je disais :

- “Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages”.

Ce furent-là deux avertissements qui s’adressaient non seulement au Peuple Congolais dans son intégrité et toute son intégralité, mais à vous aussi qui en êtes une partie intégrante.

Aujourd’hui, au regard de la situation qui prévaut dans notre pays, je constate avec une stupéfaction et une horreur non feintes, mais très profondément ressenties, que vous êtes devenu (depuis quand cela ?) le Conseiller, l’éminence grise, le cerveau-penseur-auteur d’une stratégie lugubre pour les besoins du pogrom mis en œuvre par un régime qui agit dans l’illégalité la plus totale. D’un côté, l’application des accords de Libreville et, de l’autre, les préparatifs pour un génocide national programmé.

“Mon” Général, me référant donc à la lettre ci-dessus référencée relative au recrutement des éléments devant composer une police parallèle (milice) - les salaires des fonctionnaires déjà existants sont impossibles à payer -, ma stupéfaction et mon horreur sont aussi grandes et profondes que j’ai du mal à croire que vous, l’initiateur, l’instigateur, le meneur en 1973 d’une grève “congolaise” à l’Académie Militaire (Section Police) de Bucarest (Roumanie), où vous étiez en formation, pour revendiquer l’égalité des droits et de traitement, le respect de la dignité humaine et luttiez donc contre l’injustice, la brimade et le mauvais traitement, soyez passé du côté de la barbarie, des bourreaux.

En effet, en ce temps-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, vous n’étiez pas, à ce que je sache, vous et vos quatre autres collègues, menacés de mort. Pourtant, malgré l’absence de cet argument majeur - menace de mort -, vous n’aviez pas hésité de vous révolter, de vous rebeller. Dans votre rébellion, vous vous étiez même convenus de rentrer au bercail, ce quel que soit le résultat des négociations qui furent d’ailleurs bien menées par le très regretté et courageux Ambassadeur, Eugène MANKOU. De vous tous, dans ces turpitudes, un seul avait le sens de l’honneur, de la parole donnée et surtout de celle d’Officier. Ce Congolais dont je tais volontairement le nom - pour des raisons de sécurité - rentra au Congo. Rien pourtant ne l’obligeait à le faire, puisque tout était rentré dans l’ordre. Mais sa conscience, l’honneur d’Officier et le sens de la dignité avaient pris le dessus. Il appliqua, seul, à la lettre, ce que d’un commun accord vous aviez décidé.

En fait, en d’autres temps et dans une Armée digne et respectable, appliquant scrupuleusement les règles disciplinaires qui régissent une Armée Nationale ou une Police Nationale digne du nom, rien qu’à considérer cet acte d’insoumission, vous ne seriez même plus, ni dans l’Armée, ni dans la Police; vous ne seriez même pas nommé “Général” aujourd’hui, car vous auriez été radié du Corps de la Police, voire de l’Armée tout court, pour mutinerie, rébellion et félonie, surtout que cela se passait en terre étrangère où vous aviez souillé l’image et de la Police et de l’Armée, mais aussi et surtout celle de notre pays. C’était de l’indiscipline caractérisée intolérable. Ceci dit, je vous laisse, “mon” Général, la liberté d’expliquer ce fait à tous ceux qui liront la présente Lettre Ouverte.

"Mon" Général, ma stupéfaction et mon horreur sont d’autant plus grandes et profondes, disais-je, que pour un strapontin somme toute éphémère et pour quelques malheureuses miettes - même si, pour acheter votre conscience, on vous donne 10 ou 20 milliards de Francs CFA (pour services rendus), ce sont toujours des miettes -, vous conseillez au Président Lissouba de constituer un Corps Spécial de Police - en somme une milice privée, parallèle, personnelle du Chef de l’Etat - dont vous n’aurez même pas le contrôle, afin de mâter tous ceux et toutes celles qui se battent pour la démocratie, la liberté et la paix dans notre pays, cela ne fait que faire se retourner dans leur tombe tous les martyrs de notre pays, desquels vous vous en foutez d’ailleurs puisque vous en fabriquez d’autres.

"Mon" Général, loin de vouloir faire de cette lettre ouverte un blâme public, mais plutôt un Appel à la prise de conscience patriotique, je voudrais surtout que vous vous rappeliez, à tout moment, de ceci :

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

"Mon" Général, ceci dit, en conseillant au Président Lissouba (Cf. sa Lettre du 03/08/1993 aux Ministres d’Etat de la Défense et de l’Intérieur) de créer un Corps parallèle de la Police (milice privée) qui sera sous les contrôle et ordres exclusifs de M. Jean Da Costa (frère de l’autre ancien Premier Ministre) qui s’était déjà illustré, de triste mémoire, dans les années 1964-1965 et hier maquisard dans le F.L.C. du Cabinda, qui croyez-vous libérer par l’assassinat, le génocide et le pogrom déjà organisés et institutionnalisés ?

En tout état de cause, disait Mô-Tsé, je cite : - “Tuer un homme pour le bien du monde, ce n’est pas faire le bien du monde. S’offrir soi-même en sacrifice pour le monde, voilà qui est bien faire”.

Et Gandhi d’ajouter : - “(...) Il est lâche de tuer les autres. Qui croyons-nous libérer par l’assassinat ?”

Or, "Mon" Général, depuis le 30 novembre 1992 à ce jour, comme en 1965, le Congo ne compte plus ses morts. Plus de 1000 citoyens congolais sont morts, assassinés, partout, sur toute l’étendue du territoire national, en moins d’un an de pouvoir Lissouba. Les uns sont jetés, enfermés vivants ou décapités dans des sacs, dans le fleuve Congo; d’autres sont purement et simplement enterrés vivants ou décapités aussi. Ceci se passe dans les pays du Nibolek et à Brazzaville, sous vos yeux, allant inspecter quotidiennement les victimes, les suppliciés dans les divers centres de tortures, sans doute pour vous assurer de l’efficacité du travail qui y est effectué par les nombreux “Ngayo” qui y opèrent en toute impunité. 

Dans les Services d’Etat, tous les cadres de la Mouvance présidentielle (civils et militaires) se promènent avec des pistolets. Dans le même temps, au lieu d’obliger ces civils partisans de la Mouvance présidentielle à rendre ces armes de guerre qu’ils trimbalent dans les rues jusque dans les bureaux, au vu et au su de tous, vous préférez organiser des razzia sous le prétexte d’aller ramasser les armes de guerre que détiendraient les membres et partisans de l’Opposition. Voilà l’injustice et la ségrégation ethno-tribale. 

Je ne parle même pas des quatorze (14) malheureux citoyens congolais, extraits de votre Commissariat Central et remis à l’un de vos Corps de police : le S.A.S.P.N., aujourd’hui portés disparus (Cf. Documents du Commissariat Central), selon le Rapport d’Activités de la Commission de Médiation et de Négociation menée du 29 au 30 juillet 1993. Vous savez où ils se trouvent, ces 14 disparus de vos geôles. Depuis cette date à ce jour, ce nombre peut être multiplié par 10, 20, 30 voire 100 fois, au train où va la barbarie à visage humain.

Général MBOT, vous savez autant que moi que “plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

"Mon" Général, aujourd’hui vous ressemblez à cet homme qui tombe au pouvoir d’un Mage; car en effet, un homme qui tombe au pouvoir du Mage (pour un strapontin éphémère, un galon et quelques miettes qu’il ramasse sous la table où mange le roi) perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

Je crois, "mon" Général, vous avoir assez dit. Mais en guise de conclusion, pour avoir fait votre choix comme moi aussi j’ai fait le mien depuis plus de 20 ans aujourd’hui, il n’est nullement besoin de vous rappeler les principes qui régissent votre Corps de métier, si ce n’est faire appel à votre conscience d’homme et de citoyen et vous répéter ce qui suit :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander (Ndlr : même si vous en êtes devenu le Conseiller, le Cerveau penseur, l’Eminence grise) si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

C’est pourquoi je dis que la vie et la survie de notre patrie est une perpétuelle bataille, et la guerre patriotique pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix et la liberté le haut devoir du Citoyen, le vrai et digne de foi.

En espérant vous avoir dit tout haut ce que tous les Congolais pensent tout bas - du moins ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme vous et ils sont majoritaires -, je vous prie de recevoir, "mon" Général et cher ami, l’expression de mes sentiments très patriotiques.

Paris, le 25 août 1993

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Chef du Département de la Communication

Coordination Europe de l’Opposition Congolaise

 

***

 Deux documents, l’un récent et anonyme, l’autre plus ancien et "sourcé". A ces deux documents, pour une meilleure compréhension, il nous faudrait peut-être adjoindre un 3ème, plus récent que les deux premiers : l’interview de Claude Ernest Ndalla, Conseiller de Denis Sassou Nguesso, sur une chaine Web de la diaspora congolaise en France. 

L’analyse du document de "Brdiem" et celui de Claude Ernest Ndalla montre une convergence qui ne peut qu’en troubler plus d’un.

Constat non exhaustif :

·         Les batailles dites de libération du pays ont toutes été des guerres tribales menées par des milices ethniques dédiées et formées à dessein

·         Le document de "Brdiem", s’il fait part d’une désillusion, ce n’est pas dans les atrocités commises mais dans le partage du butin de l’après-guerre. Le remord y est absent.

 ·         Dans ce document tout comme dans l’interview de Claude Ernest Ndalla, un président ressortissant du nord du Congo est perçu comme "la caution nationale" à la quiétude, entérinant de ce fait le terrifiant pronostic, pour l’unité d’un pays, que ceux du sud en veulent à ceux du nord. Remarquez que Tony Moudilou, dans la préparation de son coup d’Etat qui avait avorté, en était arrivé à cette conclusion-là aussi, si nous en croyons ce qu’en affirme Jean Marie Michel Mokoko dans la vidéo.

·         Dans les 3 cas donc (celui de Tony Moudilou en plus), Jean Marie Michel Mokoko, homme du nord du Congo et militaire est perçu comme un moyen sans que l’on ne s’interroge sur ce fait-là, précisément.

Questions non exhaustives :

·         Est-ce un énième coup d’Etat qui se joue pour le compte des mêmes ? Quid alors de l’Unité et de l’indivisibilité de la Nation ? Tous Congolais ?

 

Etats d'âme et/ou prise de conscience par ceux de nos compatriotes au Nord du Congo ? (pdf, 546.8 kB)

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:53
 
Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.
 
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Sassou veut simuler un coup d’Etat pour parachever son œuvre d’extermination, d’épuration ethnique dans le Pool et de massacres de tous les prisonniers politiques.

17/04/2017 19:20:02: Charles Zacharie Bowao a écrit : "Le pouvoir voudrait simuler un coup d'État militaire afin d'arrêter les dirigeants de l'Opposition congolaise et procéder à des purges au sein de l'appareil d'État et du PCT. Ceci pour neutraliser tous ceux qui sont opposés à  une dévolution monarchique du pouvoir. Ce serait la dernière étape de conservation clanique du pouvoir, après le coup d'État anticonstitutionnel de 2015 et le hold-up présidentiel de 2016.
Il s'agit d'un scénario turc tropicalisé..."

 

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Ce coup d’Etat dont les raisons n’existent que dans la tête de Sassou Nguesso et son clan n’a pour but que de parachever leur œuvre d’extermination, d’épuration ethnique entamée dans la région du Pool depuis 1997 à ce jour et justifier le massacre de tous les prisonniers politiques qu’ils n’ont pas envie de juger, car ils ont peur que l’opinion et toute la communauté internationales ne soient mises au courant et n’apprennent les atrocités commises et les méfaits de leur barbarie.

C’est ce qui explique le message ci-dessous qui fait état d’un parachutage des cargaisons d’armes de guerre dans le Pool au profit des Ninjas. Sauf que cette information est totalement fausse. Elle est l’émanation de la manipulation des officines (Services de la désinformation) de Sassou Nguesso lui-même et le PCT. Pour, une fois de plus, justifier l’injustifiable, à savoir : un carnage d’une ampleur sans précédent, jamais égalée.

Non, il n’y a pas eu de largage d’armes et de munitions de guerre dans la région du Pool au profit des ninjas . Cette information sert à justifier les desseins macabres de Sassou Nguesso et son clan, dont voici, ci-après le texte en circulation pour justifier l’injustifiable. Est-ce le remake de décembre 1998 ?

18/04/2017 13:28:27: Alerte! ! ! « Les ninjas ont reçu des renforts en armes conventionnelles venant d'une source que le gouvernement Mouamba n'arrive pas à ficeler. Il est dit que ces armes ont été parachutées par deux avions non identifiés. Les services secrets de Sassou soupçonnent les États-Unis, jusque-là ils n'ont aucune preuve d'inculpation contre Washington. Il se dit aussi dans les couloirs de la Présidence et de l'état-major, que les ninjas se prépareraient à lancer une offensive généralisée sur Brazza et à libérer tous les prisonniers politiques détenus injustement par le tyran Sassou… ».

D'où vous remarquez l'installation des bouchons militaires  dans les grandes artères de la capitale. Ces bouchons n'ont pas été érigés pour traquer les bébés noirs comme veulent nous faire croire les sassouistes. Les bébés noirs existent depuis longtemps et c'est une création de Ndenguet Jean François avec Jean Dominique Okemba. Pourquoi n'y avait-il pas eu des bouchons avant lorsque les bébés noirs terrorisaient la population et pourquoi ces bouchons ne sont érigés que maintenant ? Ndenguet n'a pas besoin des bouchons militaires pour mettre fin au phénomène des « bébés noirs », c'est sa création, il peut les rappeler à l'ordre à tout moment.

Ces bouchons que vous voyez à Brazzaville sont en réalité en rapport avec la fameuse attaque que prépareraient les forces de libération du Congo encore appelée ninjas

Souvenez-vous ! L’information de l’attaque des ninjas en décembre 1998 était partie du Colonel Nkonta pour berner et induire en erreur (manipulation) M. Bernard Kolelas. C’est Madame Nkonta qui convaincra Bernard Kolelas de faire une déclaration depuis les USA. Voilà le prétexte qui permit Sassou Nguesso, à l’époque, d’attaquer la zone sud de Brazzaville et toute la région du Pool. La suite, nous la connaissons tous !

Aujourd’hui, Sassou Nguesso veut répéter le coup de 1998, avec cette affaire de coup d’Etat et des armes et munitions de guerre au profit des ninjas pour justifier l’œuvre d’extermination des populations du sud en général et du Pool en particulier.

Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.

Brazzaville, le 18 avril 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

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POUR COMPLETER LA LECTURE :

18/04/2017 17:09:11: https://www.afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_18_soldats_du_dictateur_tu_s_ce_matin_dans_le_pool

AFFAIRE BOURGI / FILLON

https://www.franceinter.fr/justice/robert-bourgi-francois-fillon-je-ne-lui-ai-jamais-rien-demande

Interview de J.-L. Mélenchon

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/reponse-au-comite-gbagbo-contre-la

Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9391

Gamboma : le Tribunal de Grande Instance en proie aux flammes

http://lesechos-congobrazza.com/faits-divers/2851-gamboma-le-tribunal-de-grande-instance-en-proie-aux-flammes

C’est très fort et pertinent surtout, regardez

https://senepeople.com/2017/04/17/cette-dame-veut-a-certains-chefs-detat-africains-video/

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:47

Denis-Christel et son dictateur de père

S’il est vrai que présidentielle de 2021 au CONGO-Brazzaville n’a toujours pas livré tous ses secrets, le désir de succession de Dénis Christel Sasssou Nguesso à son père apparaît désormais comme inéluctable. Dans ce dossier que nous avons réalisé grâce à nos sources crédibles de Kinshasa à Paris en passant par Brazzaville, Cotonou, Abu Dhabi, Miami, nous vous révélons en exclusivité les manœuvres de celui qu’on surnommé « Kiki le pétrolier ». Une enquête inédite d’un escroc en col blanc.

Un réseau tissé et entretenu depuis la République Démocratique du CONGO

Les différents réseaux de l’autre côté du fleuve CONGO,  d’hommes d’affaires, de proxénètes et de groupuscules mafieux au service de Dénis Christel Sassou Nguesso sont désormais connus. Ces différents réseaux ont initié depuis plusieurs semaines un plan machiavélique destiné à faire voler en éclats d’abord sa propre famille et ensuite toute personne ayant des ambitions autour du père, Dénis Sassou Nguesso.

Nous apprenons ainsi de nos sources crédibles proches de Kiki lui-même, que ce dernier détient désormais d’importantes parts dans plusieurs Médias à Brazzaville comme VOX TV ( dont il est le propriétaire et qu’il a confié à Vérone Mankou), mais aussi en RDC et également des médias européens et panafricains à Paris et Bruxelles. Ces Médias non seulement financés avec l’argent du contribuable congolais, ont clairement reçu pour injonction de déclencher de façon hebdomadaire, tous les dossiers pouvant éliminer ou écarter de potentiels futurs candidats à la succession de son père au sein de sa propre famille. Au niveau de Brazzaville, l’homme aux manettes et qui s’occupe des sales besognes de Kiki s’appelle Aimé Hydevert Mouagni, chef de milices.Ce délinquant notoire, repris de justice, connu par les services de police français qui se proclame féticheur est beaucoup plus connu pour ses talents d’escroquerie, de braquage et de violences inouïes contre les femmes.

Affaiblir, diviser pour régner, anéantir…..plus rien n’arrête Dénis Christel

Des congolais de la RDC parcourent ainsi depuis deux semaines les capitales européennes avec des dossiers explosifs parfois imaginaires contre ses propres frères et plusieurs membres de sa famille. En témoigne les dossiers contre les frères Willy et Edgard Nguesso exposés dans les médias européens depuis quelques semaines. D’abord Radio France Internationale, ensuite les Médias de la RDC, puis la Lettre du Continent dans ses parutions du 29 Mars et du Dimanche 2 Avril dernier ; La Tribune Afrique et VOA.  Le conflit entre la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) de Guy Wilfrid Nguesso avec Total Congo d’une part et la récente publication de plusieurs sites panafricains qui remettaient à jour un ancien document datant de plus de 8 ans de Transparency International sur les activités de Edgard Nguesso à la Réserve de Paris dans le 8è arrondissement d’autre part en sont l’illustration. Mais l’obsession de Kiki le pétrolier pour le fauteuil présidentiel en 2021 n’a pas d’égal. Dans l’entourage du président Sassou Nguesso c’est une purge que le jeune Kiki a lancé. Il veut faire main basse sur La GLC, la Grande loge du Congo, lançant ainsi une guerre sans pitié à l’encontre de Jean Dominique Okemba alias JDO comme révélé dans le N°746 DU 01/02/2017 de la Lettre du Continent. Dans ce combat au sein de cette loge, Dénis Christel fait croire à qui veut l’entendre qu’il aurait reçu l’onction de son père pour écarter Jean Dominique Okemba. Ce qui évidemment relève d’une pure illusion.

Mais ce n’est pas tout, Dénis Christel a considérablement affaibli d’autres poids lourds de la scène politique congolaise qui, selon ses propres dires, devenaient de plus en plus encombrants. Il s’agit d’abord de Gilbert Odongo débarqué du ministère des Finances ( actuel ministre du développement industriel et promotion du secteur privé ) sur insistance de Dénis Christel au profit de son homme de main Calixte Ganongo qui fut nommé en 2010 directeur général adjoint chargé des Finances et de la Comptabilité à la SNPC. Sa nomination a été imposée au président par Dénis Christel.

De son côté Jean Jacques Bouya toujours au gouvernement est aussi dépouillé de tout pouvoir de décision. J-J. Bouya peine à convaincre le Ministre des Finances Calixte Ganongo qui met son veto sur plusieurs dossiers chauds.  Dans ce système de chasse aux sorcières, de bâillonnement,  Rodrigue et Teddy Nguesso sont également en difficulté. C’est Dénis Christel qui, par le biais de son réseau entretenu à Miami par le Gabonais Dominique Sibi, a balancé l’affaire de l’appartement acheté par Rodrigue Nguesso à Miami  pour 2 millions dollars comme révélé dans le N°742 DU 30/11/2016 de la Lettre du Continent. Enfin, Teddy Nguesso vit une situation ubuesque à La SNPC. L’homme est devenu transparent et inexistant au sein de la Société. Il n’a plus aucun pouvoir de décision, son autorité serait désormais fortement contestée au sein de son département, enfonçant encore plus la cohésion familiale.

Mais malheureusement pour Dénis Christel Sassou, son acharnement sur les uns et les autres à coups d’argent crée désormais une guerre au sein de ses nombreux chargés de mission à Paris particulièrement.

On apprend ainsi de source digne de foi que ses émissaires de la RDC qui sillonnent les capitales occidentales pour payer les Médias, les activités et blogueurs seraient en conflit pour le partage du gâteau; les sommes destinées à chaque mission de dénigrement ont toutes été détournées et divisées par 2 ou 3, ce qui a fini par déclencher une guerre entre ses chargés de mission qui menacent depuis quelques jours de tout balancer sur ce mystérieux donneur d’ordre basé à Brazzaville qui leur fait parvenir des enveloppes remplies d’euros.

D. Christel adepte du vaudou » béninois et à la tête d’un système de blanchiment d’argent avec le Bénin et la Guinée Bissau

Pour parvenir à ses fins, Dénis Christel Sassou ne lésine ni sur les moyens financiers ni logistiques. Exemple édifiant, dans la soirée du 26 Mars 2017, Dénis Christel reçoit successivement à l’un de ses domiciles de Brazzaville plusieurs délégations. Mais deux ont particulièrement retenu notre attention. une délégation du Bénin, composée de chefs traditionnels et de prête-noms. Cette rencontre, témoigne une source présente, nous informe que ce genre de réunion serait récurrente et qu’elle prend souvent des heures puisque les rituels s’enchaînent les uns après les autres entre Kiki le Pétrolier et les marabouts béninois.

Notre témoin va plus loin et nous apprend que des bœufs blancs sont régulièrement immolés et enterrés en guise de sacrifice tous les vendredis. Ces marabouts béninois à qui Kiki paie des billets d’avion sur la compagnie Trans Air Benin et TAC, viendraient de la région de l’ancien président du Bénin Boni Yayi, c’est à dire le Nord du Bénin. C’est ce dernier qui par le biais de ses enfants Rachelle et Chabi Yayi, veillerait sur le petit Kiki à travers ce réseau de marabouts.

Pour en revenir à Rachelle Yayi installée aux USA, c’est non seulement la petite amie de Kiki mais aussi et surtout sa communicante attitrée. Rachelle Yayi-Paraïso, fille et ex-secrétaire particulière de l’ancien chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi (2006-2016), soigne officiellement l’image de Denis Christel Sassou Nguesso mais pas que. Plusieurs sociétés écrans et comptes en banques opaques ont été découverts au Bénin à l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon sous le nom de Rachelle Yayi-Paraïso. Le président Talon qui au départ avait menacé vigoureusement de tout révéler s’est finalement ravisé après sa réconciliation avec Boni Yayi, qui est connu pour avoir battu le record de voyages Cotonou – OYO- Brazzaville pour rendre visite au président Dénis Sassou Nguesso. Ces nombreuses visites de Boni Yayi cachait aussi un vaste réseau de blanchiment orchestré par Kiki le Pétrolier et les enfants de l’ancien président béninois. Cependant, il apparaît logique de se poser certaines questions:  Contre qui Dénis Christel veut-il se protéger à travers ses sacrifices de bœufs  ? À qui veut-il nuire ? Le vaudou l’aidera t-il à accéder à la magistrature suprême ? Les questions restent posées et chaque jour qui passe nous rapprochera de la vérité.

La seconde délégation reçue par D. Christel ce fameux 26 Mars est celle de la Guinée Bissau. Avec ce pays Dénis Christel entretien un réseau de blanchiment d’argent spectaculaire. Le petit Kiki prend une bonne partie de la rente du pétrole, les fait transférer  dans les paradis fiscaux, ensuite par le biais de structures opaques d’investissements prêtent ces fonds à la Guinée Bissau avec des taux d’intérêt quasiment nuls, et quelques mois plus tard, l’argent est « remboursé »  tout « propre » aux réseaux mafieux entretenus par le même Christel. Le président congolais Dénis Sassou Nguesso est-il informé de l’existence d’un tel réseau de blanchiment orchestré, entretenu et financé par son fils ? La question mérite qu’on s’y attarde.

Dénis Christel Sasssou, un homme qui manque de sagesse à tous  les étages

Dans sa position actuelle à la SNPC et avec le statut de « Fils de », Dénis Christel fait preuve d’un manque de sagesse aux répercutions parfois inimaginables.

Un éminent professeur agrégé de philosophie au Bond University d’Australie nous analyse à froid l’attitude de Dénis Christel:  » de nos jours, avoir l’âme d’un hériter est une faiblesse, un manque de couille et une incapacité évidente à gérer le pouvoir d’état.  Celui qui se trouve au sommet pense toujours que rien ne pourra entraver son action. Cette faculté de Dénis Christel à vouloir tout contrôler, tout avoir et tout détruire lorsqu’on n’est pas avec lui, est totalement suicidaire. Dénis Christel doit retenir une chose, diviser pour régner est le moyen le plus sûr que tous les hommes de pouvoir ou aspirants au pouvoir ont utilisé pour se  retrouver seuls et haïs. »

Dénis Christel Sassou, un entourage de plus en plus  fissuré

Dénis Christel Sassou qui convoite désormais le fauteuil de Député de Dolisie est certainement assis sur une mine qui ne devrait pas mettre du temps à lui exploser en pleine figure. Dans l’entourage du « petit prince » l’argent apparaît comme la seule motivation prioritaire. Un de ses plus proches collaborateurs qui requiert l’anonymat nous a confié :  » nous sommes bien payés avec le « Petit », nous mettons nos familles à l’abri mais au moment opportun, on ne prendra certainement pas quelqu’un comme lui, un bébé gâté. Il ne sait même pas ce que c’est que la gestion d’un pays. Nous ne sommes ni au Gabon, ni au Togo, encore moins au Maroc. »

Une chose est certaine, à ce jour, nous sommes en droit de confirmer à nos lecteurs qu’ils seront désormais informés des faits et gestes de Dénis Christel Sassou Nguesso, le ressortissant congolais le plus corrompu aux yeux de la Justice Internationale. Que cela soit à son domicile à Brazzaville ou à sa Fondation et à la SNPC, en passant par ses réseaux à Kinshasa, Cotonou, Paris, Miami, Dubai, New York et Bruxelles, nous avons infiltré tout le système et nous allons publier dans notre prochaine parution la liste des membres dudit réseau, photos à l’appui, qui s’occupent des sales besognes de Dénis Christel Sassou.

À bon entendeur !

Presnel Tshibanda

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