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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:13
(Congo-Brazzaville) LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE...

Comprendre la tragédie des Kongo au Congo-Brazzaville sous le règne des Mbochis avec Sassou Nguesso à leur tête, piliers de la France dans la liquidation / extermination de ceux-ci. Et pourquoi la France le laisse faire sans sourciller, et sans que cela ne la dérange outre mesure

Comprendre la tragédie des Kongo au Congo-Brazzaville sous le règne des Mbochis avec Sassou Nguesso, piliers de la France dans la liquidation / extermination de ceux-ci. Et pourquoi la France le laisse faire sans sourciller, et sans que cela ne la dérange outre mesure…

LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

(Novembre-décembre 1998)

Rapport succinct adressé à Monsieur le premier Ministre Français

par le Collectif d’Intellectuels Congolais Originaires du Pool (CICOP)

Paris – Janvier 1999

Ed. L’Harmattan, 1999

ISBN :2-7384-8034-9

L’épuration ethnique du Sud Kongo se poursuit inexorablement. Sassou Nguesso ne se résoudra pas à arrêter son ardeur sanguinaire tant que le dernier Kongo ne sera pas supprimé, tant qu’il bénéficiera de l’appui multiple des communautés européennes et de la trahison des Kongo eux-mêmes poussés par des intérêts cupides monstrueux.

Un livre qui dénonce l’hypocrisie de la communauté européenne face au génocide de la population congolaise et de ses porte-parole : depuis 1993 des dizaines de milliers de tués.

Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l’appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leur dirigeant.

Un témoignage adressé à Monsieur le Premier ministre dans l’espoir d’urgentes négociations diplomatiques pour arrêter les massacres.

Lisez ce livre si vous voulez comprendre pourquoi la France (Gauche et Droite confondues) s’acharne sur les Kongo et laisse Sassou Nguesso les massacrer à volonté, en toute impunité, sous l’œil indifférent et peut-être approbateur de l’Union Européenne. L’Union Africaine étant complice…

Cependant, vous ne pouvez compléter cette lecture sans avoir lu La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée, du Professeur Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU, éd. L’Harmattan, Paris.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 19:19
(Congo-Brazzaville/Portugal/EU/Françafrique) Le Portugal se demande combien d'argent sale, en centaines de millions d'euros, arrivait du Congo ?

Par Rigobert OSSEBI

La Rota do Atlantico (Route de l’Atlantique) ne s’est pas arrêtée au Portugal. L’opinion publique scandalisée par cette affaire ne décolère pas contre le corrupteur portugais José Veiga et ceux qu’ils jugent corrompus, les Congolais, complices de ces transactions criminelles.

Toute la presse portugaise est à l’œuvre et chaque média y va de son enquête, n’hésitant pas au passage à venir s’informer sur Congo-Liberty. Le Juge Carlos Alexandre, en charge de cette affaire et sous cette forte pression médiatique, a prononcé une détention préventive de trois mois à l’encontre de José Veiga du fait d’un risque de fuite et qu’il détient aussi la nationalité congolaise. Le frère de l’ex-premier ministre, Paulo Santa Lopes a été assigné à résidence avec port d’un bracelet électronique.

Une banque de Porto, la Banco Carregosa, suspectée d’abriter d’importants fonds de José Veiga a été perquisitionnée.

L’ aérodrome privé de Tires, non loin de Lisbonne, aurait servi à introduire au Portugal des millions d’euros en espèces, dans des sacs, à chacun des innombrables voyages de José Veiga, de retour du Congo. Et quand on sait qu’un million d’euros, en billets de 500, ne pèse que 2 kilos les spéculations vont bon train. Tout un pays se demande combien d’argent sale arrivait, du Congo-Brazzaville, par centaines de millions d’euros en espèces dans des sacs ?

Si tout le monde reconnait l’origine de l’enquête à la « commission rogatoire internationale » lancée par les Juges parisiens en charge de l’affaire des Biens Mal Acquis, il se chuchote dans certaines chancelleries que Luanda encouragerait son ancienne puissance coloniale à mener les investigations, dans cette affaire, avec la plus grande diligence. Luanda n’a jamais beaucoup apprécié l’entregent que Denis Sassou Nguesso déployait pour s’attirer les bonnes grâces du Portugal et surtout du Brésil, lusophone, principaux pôles de la zone d’influence angolaise. Fort de ce surprenant soutien pour les non-initiés, le travail des enquêteurs s’accélère. Décidément, les relations entre les présidents angolais et congolais ne sont plus ce qu’elles étaient… !

LIRE LE TEXTE INTEGRAL :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/140216/congo-brazzavilleportugaleufrancafrique-le-portugal-se-demande-combien-dargent-sale-en-centaines-de-mil

La bande des mafieux Lusopho/Congolais

La bande des mafieux Lusopho/Congolais

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 16:55
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Comment Fabius protège les "amis" africains de Hollande

Par Francis SAHEL

Trois ans après son arrivée à l’Elysée, la France de Hollande protège les « amis » du président: Condé, Issoufou, IBK, Déby, Biya…

Ce n’est plus la Françafrique de Nicolas Sarkozy avec ses réseaux et ses émissaires d’un « autre temps », mais un système tout aussi opaque des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines, qui protège leurs chefs d’Etat. L’assurance « tous risques », fournie à travers le Quai d’Orsay, couvre d’abord les amis africains du « club de l’Internationale socialiste (IS) », en commençant par le Guinéen Alpha Condé qui avait déclaré : « Je n’ai commencé à dormir tranquillement qu’après l’élection de Hollande ».

Les faits donnent entièrement raison à l’ancien militant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) devenu président de Guinée en 2010. En effet, la diplomatie française n’a pas soufflé mot sur les tensions politiques qui ont précédé la présidentielle du 11 octobre 2015. Elle n’a absolument rien dit même lorsqu’elles ont culminé le 2 octobre à N’Zérékoré, dans la zone forestière du pays, faisant un mort et une vingtaine de blessés. « No comment » pour le Quai d’Orsay afin de ne pas indisposer Alpha Condé, l’ami de Hollande avec qui il échange quotidiennement de nombreux SMS.

Preuve, s’il en était besoin, de la protection du président guinéen par Paris : au lendemain de la présidentielle controversée d’octobre remportée à près de 57% par le président sortant, l’ambassadeur de France à Conakry Bertrand Cochery s’est fendu d’un coup de fil à l’opposant Cellou Dalein Diallo pour lui intimer d’accepter sa défaite et de se tenir à carreaux. En fait, il s’agit d’un simple échange de bon procédé puisque Alpha Condé avait demandé et obtenu de Hollande le maintien à Conakry de M. Cochery qui venait d’être affecté au Niger où sa demande d’agrément comme ambassadeur avait même déjà été accepté par les autorités. Mais comme Hollande ne refuse rien au camarade Alpha, il a fallu trouver illico presto un nouvel ambassadeur de France pour le Niger. C’est ainsi que Marcel Escure, 52 ans, a atterri dans la capitale nigérienne.

Portes closes à l’Elysée et au Quai d’Orsay

Même traitement de faveur, mêmes privilèges pour le président nigérien Mahamadou Issoufou, autre camarade de l’IS. Quatre journalistes nigériens sont interpellés le 14 novembre 2015 par la police puis retenus au poste une journée entière alors qu’ils se rendaient à l’aéroport pour couvrir le retour d’exil de l’opposant Hama Amadou. Habituellement très sourcilleux sur la défense de la liberté de la presse, le Quai d’Orsay trouve ce jour-là le moyen de rien dire à ce sujet. La diplomatie française se montrera tout aussi discrète pendant la période de fortes crispations des relations entre le régime du président Issoufou et ses opposants. Mais, elle a fait bien plus grave : pendant son exil d’un an à Paris, l’opposant Hama Amadou a fait le tour des responsables français en charge de l’Afrique (Elysée, Quai d’Orsay), il a partout trouvé portes closes pour ne pas fâcher le pouvoir nigérien. C’est pour cette même raison qu’une conférence que M. Amadou devait prononcer le 14 octobre 2015 à l’Ecole militaire a dû être délocalisée à l’Assemblée nationale, après le véto du ministère français des Affaires étrangères.

Pour sa part, le camarade Ibrahim Boubacar Keita (IBK) du Mali a eu droit en octobre 2015 à une visite d’Etat avec tout le protocole et le faste qui vont avec : escorte de la cavalerie de la garde républicaine, dîner d’Etat, accueil à l’Hôtel de Ville de Paris et même les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur. Dieu soit loué ! Dans ces conditions, n’allez pas croire que la diplomatie française trouvera à redire lorsque l’imam Mahmoud Dicko s’en prend violemment le 28 novembre 2015 à l’Occident et explique les attentats de Paris et Bamako par la colère divine. Ne comptez surtout pas non plus sur la diplomatie française pour donner de la voix lorsque l’Etat malien tergiverse dans la mise en œuvre de certaines dispositions de l’Accord de paix d’Alger signé en mars 2015 ou lorsqu’il joue un jeu trouble avec les milices d’autodéfense très hostiles aux mouvements rebelles touaregs.

La bande de Sassou, Déby et les autres

Sans qu’ils soient membres du « club des amis de l’IS », plusieurs autres présidents africains bénéficient de la complaisance de Paris. C’est notamment le cas du chef de l’Etat tchadien Idriss Déby, protégé du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et chouchou des militaires. Le président Déby a été l’allié décisif de Paris pendant l’opération militaire Serval lancée en janvier 2014 au nord Mali ; son pays abrite aujourd’hui le quartier général l’opération Barkhane. Le Tchad est également en première ligne dans la lutte contre la secte islamiste nigériane Boko Haram dans la région du Lac Tchad. Autant de cartes entre les mains du président tchadien qui en a profité pour imposer le silence à la diplomatie française face aux violations massives des droits de l’homme, à la répression des opposants politiques et la mal gouvernance économique.

Fait tout à inimaginable en début du quinquennat, Déby a obtenu des socialistes français (Parti socialiste, Elysée, Quai d’Orsay) qu’ils renoncent à exiger toute la lumière sur la disparition en février 2008 du « camarade » Ibni Oumar Mahamat Saleh, président-fondateur du Parti pour les libertés et le développement (PLD), membre de l’IS. Il ne faut pas non plus compter sur le régime de Hollande pour critiquer l’intention du président tchadien de se succéder à lui-même lors de la présidentielle d’avril 2016 alors qu’il a déjà passé 25 années au pouvoir.

Celui qui avait promis en janvier 2012 au Bourget de démanteler la Françafrique sait également se montrer bienveillant à l’égard du camerounais Paul Biya, 82 ans, au pouvoir depuis 1982. Ostracisé au début de quinquennat de Hollande, Biya est revenu en cour en obtenant la libération de la famille Moulin-Fournier en avril 2013, après deux mois de captivité. Depuis lors, le président camerounais, qui avait reçu, aussitôt les otages libérés, la chaleureuse reconnaissance de son homologue français, peut bafouer les droits de l’homme, emprisonner les journalistes et même mettre son pays en pilotage dans l’indifférence totale de l’Elysée et du Quai d’Orsay. Et ce n’est pas la seule bizzarerie de la Françafrique, à la sauce Hollande : Me Jean-Paul Bénoit, avocat proche de Hollande, n’arrive toujours pas à mobiliser la diplomatie française sur le sort de l’ancien ministre camerounais de l’administration territoriale Marafa Hamidou Yaya, condamné à 25 ans de prison pour prison pour détournement des deniers publics et dont l’état de santé nécessite des soins à l’étranger.

Mettant à profit son statut de médiateur de la crise centrafricaine, le Congolais Denis Sassou Nguesso a renversé le rapport de forces avec son homologue français qui hésitait au tout début du quinquennat à le recevoir au palais de l’Elysée. La France, qui cherchait à tout prix à éviter l’enlisement de son opération militaire Sangaris lancée en décembre 2013 en Centrafrique, s’est appuyée sur Sassou qui a fini par devenir plus que fréquentable. A la surprise générale, Hollande a apporté le 21 octobre 2015 son soutien au référendum constitutionnel prévu 4 jours plus tard au Congo, en expliquant que « Sassou avait le droit de consulter son peuple ». Il y a certes eu le rétropédalage de l’Elysée le 23 octobre, mais le mal était déjà fait.

Diplomates tétanisés par la peur

Le choix fait à Paris de se réfugier dans le silence pour ne pas gêner les présidents africains amis de Hollande se justifie d’autant moins que les ambassades de France sur place accomplissent un formidable travail de remontées d’informations. Les télégrammes diplomatiques sur la situation en Guinée, au Mali, au Niger, au Gabon, au Congo pleuvent sur le bureau de Jean-Christophe Belliard, directeur de l’Afrique et de l’Océan indien au Quai d’Orsay puis sur celui de Guillaume Lacroix, Conseiller Afrique de Laurent Fabius avant de se perdre dans le sable. Les autres, qui atterrissent sur les bureaux de Hélène Le Gal et Thomas Melonio, les deux responsables de la Cellule Afrique de l’Elysée, ne connaissent pas une destinée bien plus brillante.

Non content de ne rien dire sur la situation des pays du « pré-carré », Paris jette en pâture ceux de ses ambassadeurs qui ont déplu aux présidents amis. En atteste, le cas de l’ambassadeur de France à Niamey Antoine Anfré rappelé en juillet 2015 au bout de 15 mois seulement de mission, à la demande expresse du président Issoufou qui le trouvait pas assez accommodant.

C’est aussi le cas de l’ambassadeur de France à Djibouti Serge Muccetti remplacé après 20 mois à son poste en décembre 2015 juste pour répondre à une exigence du président djiboutien Ismaël Omar Guelleh. Par crainte de connaître le même sort que leurs collègues de Niamey et Djibouti, les diplomates français ferment les yeux sur des dérives auxquelles ils assistent dans les pays africains, notamment ceux du pré-carré. Finalement, pour un ambassadeur de France, qui veut accomplir ses trois années de mission à son poste, il vaut mieux être en bons termes avec Condé, IBK, Issoufou, Déby ou Sassou. Quitte à ne plus défendre les valeurs de démocratie et des droits de l’homme. Ce n’est pas ce que Hollande avait promis en matière de politique africaine. Ce n’est pas surtout ce qu’espéraient les sociétés civiles africaines, qui montent en force partout sur le continent.

les-republicains-bongo

LIRE LA SUITE : http://www.mondafrique.com/comment-fabius-protege-les-amis-africains-de-hollande/

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Comment Fabius protège les "amis" africains de Hollande
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:19
(France/Congo-Brazzaville) Laurent Fabius charge Bachar Al-Assad et ménage le tyran Sassou-Nguesso

Sassou-Fabius -

Laurent Fabius a participé le 18 décembre à New York à une réunion du Conseil de sécurité qui a permis l’adoption d’une feuille de route pour la résolution du conflit en Syrie. Dans son allocution, le ministre des Affaires étrangères de la France, M. Laurent Fabius, dont le gouvernement soutient l’une des dictatures les plus immondes de l’Afrique, celle du congolais Denis Sassou-Nguesso, a déclaré ce qui suit :

« [En Syrie, et pour la Syrie, il y a extrême urgence. Depuis cinq ans, 250 000 morts, 4 millions de réfugiés, 13,5 millions de déplacés et le terrorisme de Daesh jusqu’au cœur de nos villes… Comment un homme pourrait-il rassembler un peuple qu’il a en grande partie contribué à massacrer ? Et à ce propos, quelques soient nos idées, nous ne devons pas dissimuler une réalité politique incontournable. Tant que persistera la gouvernance actuelle de M. Bachar Al-Assad, une réconciliation véritable et durable entre la population et l’Etat syrien apparait hors de portée]».

Faisons remarquer à M. Laurent Fabius que la dictature de M. Denis Sassou-Nguesso en plus de 30 ans de règne a déjà à son actif plus de 250.000 morts , principalement dans la partie Sud du Congo-Brazzaville., ainsi que plusieurs milliers de réfugiés. Ajouter que le pouvoir congolais est un facteur d’instabilité en Afrique centrale, car il instrumentalise plusieurs conflits armés comme en Centrafrique.

Le gouvernement français ne peut être offensif contre le syrien Bachar Al Assad et complaisant avec le tyran congolais Denis-Sassou-Nguesso, bien que ce dernier soit l’ami de l’empire néocolonial français que d’autres appellent la Françafrique !

La rédaction

Source :http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/actualites-2015/article/syrie-lueur-d-espoir-et-resolution-feuille-de-route-18-12-2015

Liste non-exhaustive des Sud-Congolais massacrés pendant la désobéissance civile du 20 octobre 2016

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:09
(Françafrique/Afrique/Congo-Brazzaville) De l’Aide au Développement à l’Aide au Climat

calixte-baniafouna -

Oubliée, l’aide au développement : ça c’était avant ! Le climat, c’est maintenant !

Samedi, 12 octobre 2015. Un Accord vient d’être signé par les 195 pays qui ont participé à la COP21 à Paris. Objectif : limiter l’augmentation de la température entre 2 et 1,5 degrés au cours du siècle. L’Accord est couronné d’une aide de 100 milliards de dollars annuels que les pays riches devraient mettre à la disposition des pays pauvres à partir de 2020 pour faire face aux effets du réchauffement climatique. L’annonce de la signature est suivie d’une scène de liesse, d’accolades, d’embrassades et de larmes de joie de certains négociateurs. Comptent parmi les 195 pays au moins une dizaine de pays africains, anciennes colonies françaises et producteurs de pétrole.

Du vin frais dans de vieux tonneaux. Le Congo de Sassou Nguesso (3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 31 ans et il en veut davantage !), le Gabon d’Ali Bongo qui succède au père Omar Bongo Ondimba (1,6 million d’habitants, au pouvoir depuis 42 + 4 = 46 ans et il continue !), le Cameroun de Paul Biya (22,3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 33 ans de règne sans partage !), le Tchad d’Idriss Deby (12,9 millions d’habitants, au pouvoir depuis 25 ans et ce n’est pas fini !)… Tous ces chefs d’État, soutenus par l’Élysée - en l’occurrence par François Hollande dans la nouvelle donne climatique - sont à la tête des pays qui ont chacun un tel niveau de ressources et une surface financière suffisamment large qu’ils pouvaient impulser leur développement, même sans recourir à l’aide extérieure. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils ne font qu’enfoncer leurs pays dans la pauvreté proportionnellement à l’augmentation de leur fortune personnelle. Ils préfèrent plutôt voler et profiter outre mesure des richesses de leurs États pour leur propre confort, celui de leurs familles et de leur entourage. Ils font des achats coûteux et injustifiés, avec un train de vie hyper luxueux, au détriment des hôpitaux, des écoles, des routes, de l’urbanisation du pays. Avec la quantité de pétrole qu’ils produisent, ces pays auraient pu rivaliser avec les émirats du golfe. Au contraire des pays du golfe qui évoluent, les leurs régressent chaque jour davantage. Comment faire confiance à des chefs d’État qui ne veulent pas d’alternance et qui sont incapables de réaliser des travaux d’infrastructures basiques (eau potable, électricité, canalisation, systèmes d’égouts), alors qu’ils en ont les moyens ? Oui, comment faire confiance à ces chefs d’État pour mener la lutte contre le réchauffement climatique, sinon que de prendre leur part sur les 100 milliards de dollars destinés à équilibrer les effets de changements climatiques ? On serait naïf cependant de croire qu’avec ces mêmes dirigeants, François Hollande (leur principal soutien) ignore tout de l’échec cuisant prévisible sur la lutte contre les changements climatiques, échec qui ne sera visible que dans plusieurs années et qui incitera les pays du Nord à trouver d’autre prétexte, à mettre sur la table l’enveloppe de dollars d’une autre couleur, dollars toujours destinés à tirer par la corde raide tous les pauvres de la planète.

Acteur principal de la mondialisation du projet, François Hollande n’a pourtant pas hésité de soutenir publiquement l’ami Sassou Nguesso, l’un des plus mauvais élèves à la réussite d’un tel projet. Est-ce pour mieux faire jouer le jeu ou pour faire bénéficier à son ami sa part sur la prime de 100 milliards de dollars annoncés ou encore pour toucher les rétrocommissions, que l’ami Hollande a décidé de le maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité des Congolais ? Vous avez tout compris. Le pétrole ne dérange pas que pour des effets climatiques. Il dérange aussi les esprits. Il abaisse la dignité de l’homme et décrédibilise sa parole. Il fait changer d’opinion. Il pousse au rétropédalage de sorte que celui qui promet ceci au début d’un mandat change d’avis au cours du même mandat. Le pétrole corrompt. En tout cas l’ami Sassou Nguesso, qui a assisté à l’ouverture de la COP21 à Paris, est reparti au Congo avec une petite idée derrière la tête : « 100 milliards de dollars ? ma part sera peut-être de 500 millions de dollars, un terrible coup de pousse ! » Exactement comme il y a 36 ans quand, la toute première fois qu’il accédait au pouvoir, on lui accorda l’Aide au Développement du Congo. Il ne se plaint pas aujourd’hui d’en avoir mis plein les poches et d’avoir développé… son propre parc mobilier et immobilier tant en France qu’au Congo ou au Maroc, ses richesses multiformes, ses réseaux de la Françafrique qu’il faut soudoyer, etc.

Tant pis pour ceux qui qualifient de Biens mal acquis ce développement personnel. En attendant, c’est grâce à ces Biens qu’il parvient à mater son peuple, à contenir le pouvoir de tous les locataires de l’Élysée depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à François Hollande en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et à mettre dans les rangs François Hollande qui a osé faire semblant de l’ignorer dès son arrivée à l’Élysée. Et qui, aujourd’hui, traîne comme un boomerang le référendum qui sacre l’ami Sassou président à vie. Avec les 100 milliards de dollars en vue, l’ami Sassou a dû lorgner en plus un château en vente par-ci, un fabriquant d’armes bon fournisseur par-là, un logiciel électoral de retournement matriciel ou un souteneur à l’Élysée même s’il n’a rien à craindre des résultats de vote qui sont souvent connus à l’avance. Toute façon, c’est l’Élysée qui ordonne, c’est l’Élysée qui fixe le cap. L’ami Sassou Nguesso le sait. Il suffit de faire bon usage de sa part de prime sur les 100 milliards de dollars annuels qui commenceront à tomber dans les cinq ans à venir. Il le sait d’autant qu’il sera toujours au pouvoir même si l’ami Hollande s’en allait de l’Élysée.

Hier, l’« aide » aux Africains francophones était essentiellement d’origine française, même si le FMI et la Banque mondiale y mettent de leur petit nez pour mieux enrhumer le développement. Aujourd’hui, nouvelle formule. Mondialisée au nom du changement climatique, l’aide associe désormais les Barack Obama dans la boucle. Un autre espoir déçu à ceux-là qui, voyant un semblable parvenir à la tête du monde, rampaient de joie de voir leur sort enfin arrangé. Ceux-là qui, en deux mandats du messie espéré, n’ont pu obtenir ni développement ni démocratie. Et qui, du Burundi au Congo Brazzaville en passant par la République démocratique du Congo ou le Rwanda, assistent, impuissants, leurs dictateurs modifier la Constitution pour s’éterniser au pouvoir sans que Barack Obama, le président de la plus grande puissance du monde et qui avait pourtant donné l’espoir aux peuples de ces pays, ne lève son petit doigt serait-ce pour dire « stop ! ».

Qu’il s’agisse de François Hollande ou de Barack Obama, la loi des intérêts des pays riches au détriment des pays pauvres s’applique de la même façon. Tous les mêmes ! Obama, bientôt la fin de règne – règle d’alternance démocratique oblige -, ne sera plus là quand tombera la première prime sur le climat dans les escarcelles des représentants des pays pauvres d’Afrique qui, eux, seront toujours en place, toujours les mêmes. En matière d’Aide au développement comme en matière d’Aide au climat, les chefs d’État des pays donneurs sont interchangeables, ceux des pays receveurs africains sont immuables dans leur parole comme dans leur action. C’est fait exprès, pour la raison de la cause – une autre règle d’or ! Une leçon qu’au siècle des lumières africaines vite éteintes par les mêmes, des Africains déjà éclairés comme Emery Patrice Lumumba avaient assimilée : le salut de l’Afrique ne viendra ni de Paris ni de Washington et encore moins des palais africains mais des rues de Bujumbura, de Kigali, de Kinshasa, de Brazzaville, de Libreville, de Yaoundé, de Bangui, de Ndjamena, de Lomé, de Cotonou, d’Abidjan, de Niamey ou de Ouagadougou. Encore que… rien ne se fera sans l’union et la conjugaison des efforts de toutes ces rues réunies ! Rien ne sera possible sans unité !

Les Africains devraient réfléchir par sept fois sur les raisons profondes qui ont fait jubiler à Paris les plus grands pollueurs du monde. Est-ce le fait d’avoir vraiment réussi à faire signer l’Accord aux 195 pays présents dont une dizaine seulement sont en réalité concernés par ce qui s’affiche aujourd’hui comme un fléau… sans savoir ce qu’il en sera demain ? Ou bien d’avoir réussi la COP21 et donc, avoir trouvé une raison de plus pour continuer à tirer par la remorque tous les pays pauvres de la Terre, cette fois-ci sous le fallacieux prétexte du… climat ? Ou bien encore, comme hier pour l’Aide au Développement, d’avoir misé sur 100 milliards de dollars pour en faire payer davantage aux Africains via les joyaux serviteurs que sont le modèle de chefs d’État évoqués au début de mon propos ? Ou bien, enfin, d’avoir passé dans les photocopies des brouillons de la COP21 ce qui reste des monts Kilimandjaro, Kenya, Mawenzi, Ruwenzori, Ras Darshan, Méru, Karisimbi, Elgon, Cameroun ou des fleuves Zambèze, Sénégal, Orange, Nil, Niger, Congo ? Reste qu’étant déjà en plein dans le domaine du climat, on demande aux Africains d’échanger leurs saisons avec celles de l’Occident de sorte que, pour réguler le climat, l’hiver devienne africain et la saison sèche, occidentale. Là au moins on aura tout donné ! Et, tout essayé ! Ah ! pauvre Afrique. Pour combien de temps encore… vraiment !

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:48
(Guinée/Congo-Brazzaville) Discours antirévisionniste de Kélèfa Sall : Est-ce un pied de nez à Sassou Nguesso ?

Investiture président Alpha Condé -

Sans nul doute, le discours prononcé par le président de la Cour Constitutionnelle, Kèlèfa Sall à la faveur de la cérémonie de prestation de serment du président de la République Alpha Condé, a été celui qui a le plus séduit et marqué de façon saisissante l’esprit de tous les observateurs, autant par la qualité des messages véhiculés que l’audace qui le caractérisait.

En appelant solennellement et devant plus de 15 chefs d’Etat africains, le président Alpha Condé à s’abstenir de toute modification de la constitution du pays, à l’effet de faire sauter le verrou de deux mandats, l’homme et par ricochet l’institution qu’il préside, se pose en véritable champion antirévisionniste et bouclier contre toute possibilité de tripatouillage de la constitution.

C’est un geste, certes, risqué mais courageux et républicain que tous ceux qui aspirent à l’avènement d’une démocratie véritable sur le continent, applaudissent des deux mains. Il a eu l’audace et l’honnêteté morale qui doit être celle d’un président de la Cour Constitutionnelle qu’il est, d’appeler le président Condé de se garder de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes. Avant d’ajouter, citation : ‘’si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant…’’, fin de citation.

Si ce message juste et révélateur de l’état d’âme d’un homme soucieux du respect de la constitution, s’adressait nommément à Alpha Condé, il n’en demeure pas moins un conseil collectif à l’endroit du contingent de chefs d’Etat africains qui étaient venus assister à cette prestation de serment de leur hôte.

Il pourrait s'apparenter plutôt à un ‘’blâme’’ insidieusement infligé particulièrement au président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazza qui est, par un tour au forceps, parvenu à se positionner pour un troisième mandat alors que son second et dernier mandat constitutionnel vient théoriquement à terme en 2016.

Le président Sassou n’est pas d’ailleurs le seul chef d’Etat africain à être indirectement dans la ligne de mire de Kèlèfa Sall. Il y en a d’autres, pour ceux qui étaient présents à la prestation de serment de ce lundi 14 décembre 2015 à Conakry. Tels que, le Gabonais Aly Bongo Ondimba ou l’Equato-guinéen, Obiang Nguéma qui sont en embuscade.

LIRE LA SUITE : http://guineenews.org/discours-antirevisionniste-de-kelefa-sall-est-ce-un-pied-de-nez-a-sassou-nguesso/

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:18
(France/Françafrique/Congo-Brazzaville) COP  : un discours de plus aux Africains

par Calixte Baniafouna -

Contexte. La « Conférence Of the Parties (COP) » est la 21e Conférence des Parties (COP21) sur les changements climatiques. Ce genre de réunion est organisé par l’ONU. Elle se tient chaque année dans une ville différente, depuis la première conférence du genre tenue à Berlin en mars 1995. La COP21 se tient à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015. Les participants devraient décider des mesures à mettre en place pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Un réchauffement désormais considéré comme néfaste pour l’avenir de la planète et de ses habitants, et ce à très court terme. Officiellement, l’objectif de la réunion est d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant. Il s’agit de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone. Si les pays développés (grands consommateurs d’énergies fossiles depuis la révolution industrielle) ont atteint le paroxysme de leur développement, il est évident qu’ils soient concernés au premier chef, et donc les premiers à s’en inquiéter. En ce qui concerne les pays émergents (Chine, Brésil, Inde), leur développement dépend des émissions du CO2, comme l’ont été les pays actuellement développés, normal donc qu’ils mettent en avant leur droit à se développer.

Problématique.

On a pu voir à Paris les présidents ou leurs représentants de la RDC, du Congo Brazzaville, du Gabon, de la Centrafrique, du Cameroun, du Tchad, du Togo, du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso… bref tous ces pays dont le cordon ombilical de l’ancien colonisateur a cloué à la communauté du sort pour le développement de leurs États. Quel a été le rôle de leur présence à Paris ? Quel rapport leurs pays respectifs ont-ils avec le réchauffement climatique ? Que pourraient comprendre du réchauffement climatique les 80% de leurs concitoyens qui, abandonnés à eux-mêmes et vivant aux dépens, croulent sous le poids de la misère absolue et ne pensent qu’à leur survie ? En brûlant des tonnes de carburant pour effectuer leur voyage, a-t-on évalué la quantité des fameux gaz à effet de serre (GES) émise ? N’auraient-ils pas mieux fait de consacrer aux services de l’énergie, de la santé, de l’hygiène ou du développement les sommes astronomiques dépensées dans les transports, le séjour et les hôtels parisiens ? Autant de questions qui méritent une prise de conscience approfondie de tous ceux-là qui prônent la sortie de l’Afrique de toutes ces dépendances qui obligent les Africains de toujours payer, même pour des causes qui ne sont pas les leurs. Qu’en est-il en réalité ?

Réalité des faits.

Manque d’électricité. La majorité des ménages vivent dans des villes poubelles. Où il n’existe ni poubelle publique ni poubelle individuelle et encore moins service de voirie, la ville faisant elle-même office de poubelle. Où les ordures sont soit tassées dans un coin de rue, devant la maison, soit enterrées dans un trou creusé à la va-vite dans la rue. Où l’eau sale de cuisine, de vaisselle ou de lessive est jetée dans la rue. Où les toilettes se font dans un trou creusé au coin de la parcelle, qui expose les habitants à des effets nauséabonds, des désagréables odeurs ammoniaques, et de la cohabitation avec les mouches, les moustiques et les asticots. Où les populations dorment avec des bougies ou des lampes tempêtes et passent leur nuit à respirer du CO2 au point de se réveiller avec les verres de lampes complètement noircis par le carbone jusqu’à s’intoxiquer. Où il n’existe aucun baromètre d’évaluation du niveau de pollution. Où tout est pollué, à commencer par les êtres humains, les voitures, les maisons d’habitation, l’eau des puits qui fait office à la fois d’eau potable et d’eau de bain et de lessive. D’un côté, la poubelle des villes, d’ordre industriel qui, transformée en déchets non traités et emportée par les eaux des pluies, finit par se déverser dans la mer et les océans. De l’autre côté, la quantité de pétrole brut ou bien de produits pétroliers déversée à la mer volontairement ou accidentellement et qui est ramenée vers la côte par l’effet des marées, des vents et des courants, notamment dans les pays producteurs de pétrole en Afrique, les plus convoités par les puissances occidentales. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies perturbent durablement la faune et la flore. Elles génèrent de graves dégradations au niveau biotique et de l'écosystème, ce qui cause l'asphyxie totale du milieu. L'habitat de nombreux animaux ainsi que les fonds marins sont détruits et bien évidemment, la faune et la flore des zones côtières sont elles aussi gravement touchées. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies finissent par former une catastrophe industrielle et écologique due à l’échouement de la nappe d’hydrocarbures en zone côtière. Et, comme la mer ne connaît pas de frontières entre pays riches et pays pauvres, riches et pauvres s’embarquent dans le même bateau pour pâtir ensemble des effets néfastes dus à la mauvaise gestion des pays africains à la tête desquels l’Élysée installe et soutient des « amis » pour les diriger. Au final, ce qui n’était qu’un malheur des pays pauvres devient un malheur collectif planétaire qui n’épargne plus aucune catégorie de populations du monde. Et, on demande aujourd’hui à tout le monde de payer.

Enjeux.

195 pays ont été invités à rendre une contribution dans laquelle ils précisent leurs futurs engagements. Objectif : préparer les débats avant Paris et inciter les États à fournir un plan ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES). Le rendu, au départ fixé au 31 mars, a finalement été repoussé au 1er octobre. Pour le continent africain, seuls sept États (Bénin, Djibouti, Gabon, Ethiopie, Kenya, Maroc, RDC) ont rendu leur copie à la date limite. Les documents – plus ou moins volumineux et plus ou moins clairs - remis à la convention climatique permettent aussi d’y voir plus clair dans les besoins de financement pour respecter les engagements de ces pays. Dans ces documents transparaissent des situations économiques variables allant d’une croissance florissante de 10% en moyenne pour l’Ethiopie à une économie qui peine à se lancer en RDC. Les ressources économiques et naturelles fluctuent elles aussi selon les États. L’économie marocaine repose essentiellement sur le secteur énergétique alors que le Bénin est principalement alimenté par l’agriculture. Si l’on ajoute à ces États tous ceux des pays africains qui n’ont pas rendu leur copie, le constat commun est sans équivoque : ils sont tous unis par l’indice de développement humain des plus faibles du monde. Les 100 milliards de dollars (89 milliards d’euros) d’aide annuelle promis par les pays riches devraient répondre à 50% des besoins de l’ensemble des pays pauvres de la planète. À condition bien sûr que ces financements soient au rendez-vous. Et, ironie du sort, l’Ethiopie à elle seule chiffre le coût de son projet à 150 milliards de dollars d’ici à 2030.

Un cadeau de plus à une catégorie des dirigeants africains.

La COP21 paraît, pour François Hollande, comme un événement capital. Il s’arrange à en amplifier la portée pour faire comme si c’était une première dans l’histoire des luttes contre les changements climatiques. Il en donne un cachet universel pour mieux marquer les esprits. Il n’est pas assez naïf cependant au point d’ignorer qu’au nom de la lutte contre les changements climatiques, les milliards de dollars versés à un Sassou Nguesso, par exemple, ne serviraient qu’à élargir son parc de Biens mal acquis. La COP21 pour Sassou Nguesso se réduirait à un 21e Compte Officiel des Privilèges (COP21) à lui conférés par l’ancien colonisateur. Et, à inscrire sur le chapitre de la reconnaissance que lui doit l’Élysée par rapport à son singulier activisme au sein de la Françafrique. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour la tenue de son référendum contre le peuple congolais afin de continuer à le mater. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour le 21e compte des privilèges coloniaux qui font de lui un incontournable ami de l’Élysée. On ne peut pas faire mieux pour venir en aide aux amis reconnaissants, surtout en temps de guerres multiformes (d’influence géopolitique, climatiques, terroristes, etc.) toutes menées en parallèle. On pourrait toujours se demander qui aide qui entre ceux qui font la guerre et ceux qui cherchent soi-disant à se développer. Mais ça, c’est une autre histoire. Car c’est aussi cela l’écologie à la sassou/hollande !

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 09:16
(Congo-Brazzaville) Au Congo, l'amende colossale d'ALSTOM donne des sueurs froides aux pétroliers TOTAL S.A. et ENI

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article est interdite dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Par Rigobert OSSEBI -

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article est interdite dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Ce dernier vendredi 13 novembre, une importante information est passée complètement inaperçue du fait des évènements dramatiques que la France a connus le même jour.

« Un juge fédéral du Connecticut a condamné ALSTOM, le vendredi 13 novembre 2015, à une amende de 772,3 millions de dollars (475 milliards de FCFA) dans une affaire de corruption.

Il s’agit de la plus importante amende infligée à une entreprise par le gouvernement fédéral américain pour violation de la législation des Etats-Unis relative à la corruption.

Selon le département de la Justice, le groupe industriel français a déboursé plus de 75 millions de dollars de pots-de-vin pour s’assurer quelque quatre milliards de dollars de contrats à travers le monde. »

ALSTOM constructeur du TGV, de rames de métro et de centrales thermiques n’était pas spécialement réputé pour ce genre de pratiques commerciales. La société française a donc été condamnée à payer une amende qui représente 10 fois les montants versés à des décideurs ou à leurs intermédiaires…

N’importe quel Congolais pourrait être indifférent à cette dépêche et ne pas se sentir concerné par une décision de justice étrangère. Pourtant, chacun peut en être sûr, elle n’a pas échappé aux directions générales des compagnies minières et pétrolières qui ont des activités de production en Afrique et tout particulièrement au Congo-Brazzaville. Elles en ont parfaitement enregistré le contenu et son importance ; et plus encore, celles qui comme TOTAL et ENI sont cotées à la Bourse de New-York.

Comme nul ne l’ignore, la République du Congo, est devenue un des pires pays de la planète s’agissant, entre autres, de la corruption. L’exploitation pétrolière est sa première ressource. La famille Nguesso qui se l’est appropriée, contrôle, selon le bon vouloir de Kiki, sa distribution. D’autres, demi-frères et demi-sœurs, oncles et tantes sans oublier le chef de clan-président, interviennent dans tous les secteurs des fournitures et des services parapétroliers. Rien ne saurait échapper à leurs griffes tentaculaires et à leur insatiabilité criminelle : locations de logements, restauration, hôtellerie, locations de véhicules lourds et légers, locations d’avions et d’hélicoptères, engins spéciaux, bateaux, travaux publics, travaux sous-marins, personnels intérimaires, gardiennage, locations de barges (de la plus petite jusqu’à la plus grande), construction de pipeline et contribution au développement des nouveaux champs. Sans oublier la participation à des permis pétroliers, comme nous l’avons déjà vu avec Likouala SA et les associations dans les blocs du secteur Sud (avec AOGC, Kontinent, Petro-Congo). Les Sassou ou Nguesso sont partout et même la fourniture d’enveloppes (vides) est soumise à leur racket et toute marchandise transportée se plie à la taxation obligatoire de la sulfureuse SOCOTRAM de Willy Nguesso.

Durant la guerre de 1997, les bureaux d’ELF à Brazzaville avaient été incendiés, sans déplaisir ni chagrin pour les dirigeants de la compagnie française. Grâce au Ciel (et au « Cloud » qui permet maintenant la sauvegarde de toutes les données), nous n’en sommes pas encore là, à Paris ou à Milan. A la Défense, on aurait tout de même ordonné aux cadres de Pointe Noire de plus avoir de documents sensibles dans les bureaux au début février 2016 au plus tard. Pour quelles raisons ? Mystère…

Cependant, il se pourrait bien que tous les domaines, cités plus haut dans lesquels intervient la monarchie prédatrice congolaise, aient fait l’objet d’appels d’offres publiques. Grâce au génie et à la capacité créatrice des membres de cette dernière, il est fort possible qu’à chaque fois elle aurait été la moins-disante avec sans conteste la meilleure offre ; les contractants n’auraient alors aucun souci à se faire. Mais au cas contraire, tous marchés accordés de gré à gré sans appel d’offres à un même groupe de personnes seraient très difficiles à justifier.

Quoi qu’il en soit, tant que Monsieur Denis Sassou Nguesso préside l’Etat Voyou de la République du Congo tous ses partenaires économiques, et complices, n’ont pas le moindre souci à se faire. N’allons pas croire que sa prétendue capacité à stabiliser son pays et plus largement la sous-région est la raison pour laquelle personne d’autre que lui ne pourrait être à la tête du Congo. Nous l’avons bien vu, le tyran congolais est devenu totalement infréquentable. Lors du récent sommet extraordinaire de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) qui était consacré, le 25 novembre dernier à Libreville, à la sortie de crise en Afrique Centrale et au Burundi, aucun des 10 autres Chefs d’Etat n’avait consenti à faire le déplacement pour se retrouver à ses côtés.

Sassou Nguesso en Afrique Centrale n’est pas la solution, il en est le principal problème ! Alors le soutien dont il bénéficie à Paris, à Rome et à Bruxelles ne se justifie en rien dans cette pseudo capacité à maintenir la région et son pays dans la paix. Bien au contraire… !

Il y a un an et demi, la banque BNP Paribas avait été condamnée à une amende record de 10 milliards de dollars aux Etats Unis pour son rôle joué en Irak dans le programme « pétrole contre nourriture ». Depuis, alors qu’elle avait été la banque de référence du pétrole congolais dès 1999 avec ses fameux préfinancements, BNP-Paribas s’interdit tout contact d’affaires avec le régime de Brazzaville/Oyo.

A l’aune des amendes infligées à ALSTOM et à BNP-Paribas, il est aisé d’imaginer que des inspecteurs de la SEC (Security Exchange Commission) de la Bourse de New-York pourraient s’en donner à cœur-joie s’ils étaient autorisés à débarquer au Congo-Brazzaville. Les amendes potentielles qui pourraient frapper les principaux partenaires du Congo pourraient atteindre aisément le double, voire le triple de celle qui a déjà frappé la banque du Bd des Italiens à Paris…

Ce scénario-catastrophe est fort heureusement exclu, le tyran est sur la voie royale d’une présidence à vie à laquelle son héritier pourra succéder. Trente années supplémentaires de pouvoir pour les Nguesso et tous les dossiers tordus seront prescrits et jetés aux oubliettes. Que l’Europe pouvait offrir de mieux à quelques-unes de ses plus puissantes compagnies ? Peu importe que les Congolais s’enfoncent de plus en plus dans la misère ou qu’ils soient obligés de s’exiler même au diable !

Les crimes de sang rejoindront bientôt les crimes économiques et l’Europe saura rester muette. Les activités de production ne s’arrêteront pas pour autant, comme ce fut le cas en 1997 ; pour le plus grand bonheur des acteurs de cette industrie et de leurs actionnaires !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:40
(Monde/France/Françafrique) Islam et Islamisme, histoire d'un no man's land

L’islam est-il condamné au « choc des civilisations » ou bien recèlera-t-il un jour en son sein d’autres forces ?

En quelques mois seulement, l’Europe est confrontée à plusieurs attaques terroristes revendiquées par Daesh.

Si les courants radicaux gagnent en audience, leur caractère violent ne ressemble en rien à la l’Islam, lequel s’est toujours dit « tolérant ». Mais que vient chercher la violence dans une religion de paix ?

La question des rapports entre les musulmans et les non musulmans commence à se poser. Il fallait un nouveau rapport de la part d’exégètes musulmans, pour démontrer que l’Islam est ouvert, même si la réponse pour tout musulman va de soi, il faut le prouver, car la majorité des non musulmans, de par le monde, considèrent que l’Islam est intolérant, et certains considèrent qu’il est opposé aux libertés.

Lire la suite : http://frblogs.timesofisrael.com/islam-et-islamisme-histoire-dun-no-mans-land/

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Guershon Nduwa - dans Afrique Françafrique France Islam Islamisme
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:01
(Afrique/Françafrique/Congo-Brazzaville) Croisade des Occidentaux contre Daesh : Période de répit pour les dictateurs africains

S’il y a un nom dont la seule évocation fait trembler le monde entier aujourd’hui, c’est bel et bien Daesh. Et pour cause. Sa capacité de nuisance est très redoutable. Sa folie meurtrière n’épargne personne, les pauvres comme les riches, les grands comme les petits. En Asie, en Afrique comme en Europe, ses partisans font régner la terreur au nom d’une idéologie qui consacre l’idée d’une vérité intangible et éternelle à laquelle tout le monde doit se soumettre ou périr. C’est cette posture qui fait d’eux des ennemis atypiques et dangereux pour le monde de la pensée libre et cartésien que représente l’Occident, si fait que l’on peut être tenté de se poser la question suivante : comment répondre rationnellement à des gens qui sont sûrs de mériter le ciel en égorgeant des humains ? De ce point de vue, l’on peut parier sans grand risque de se tromper que la guerre totale promise par la France contre l’Etat islamique (EI) sera âpre et que ce n’est pas demain la veille que Daesh agitera le drapeau blanc pour signifier sa capitulation.

Les satrapes africains ont assez de temps pour consolider les bases de leur dictature

L’on peut comprendre dès lors, pourquoi les Occidentaux, pour se donner plus de chances de le vaincre, n’ont eu aucun scrupule à intégrer dans leur stratégie de riposte, des Etats qui, hier encore, étaient perçus comme des pestiférés à leurs yeux pour le soutien qu’ils accordent à Bachar El Assad, ce grand dictateur devant l’Eternel. Cet appel du pied pour ne pas dire de détresse fait à la Russie de Poutine et à l’Iran de Rohani et des Ayatollah, illustre bien l’adage selon lequel « pour éteindre un incendie, l’on se soucie très peu de la qualité de l’eau que les uns et les autres peuvent apporter ». Les Occidentaux sont dans cette logique aujourd’hui. Il n’est donc pas exclu, dans leur volonté de casser du djihadiste, qu’ils fassent appel au boucher de Damas qui, en la matière, a une expertise avérée. Dans un tel contexte, les dictateurs en général et ceux d’Afrique en particulier, peuvent se frotter les mains. Car, tous peuvent profiter du fait que par ces temps qui courent, les Occidentaux ont d’autres chats à fouetter que de veiller sur la démocratie. Les satrapes africains ont donc assez de temps pour consolider les bases de leur dictature. Ils peuvent d’autant plus le faire sans craindre la moindre réprobation des champions de la démocratie, qu’eux aussi font partie des maillons de la chaîne planétaire qui s’est mise en branle pour apporter leur compassion et leur solidarité à la France, suite aux massacres de Paris. Ils peuvent donc légitimement prétendre à la mansuétude de la patrie des droits de l’Homme et, au-delà de la France, à celle de tous ceux qui distribuent les notes en matière de démocratie. Et après tout, dans la situation de guerre ouverte dans laquelle se trouve la France aujourd’hui contre l’Etat islamique, les soutiens, d’où qu’ils viennent, sont bons à prendre. Cela nous rappelle l’alliance que le monde dit libre avait scellée avec le grand « Satan » c’est à dire le pouvoir bolchévique, pendant la seconde guerre mondiale, pour contrer la folie du Nazisme. Dans le cas d’espèce, les Occidentaux ont besoin de la contribution de tous, y compris celle des dictateurs pour faire plier Daesh qui, aujourd’hui, est à abattre par tous les moyens.

Les frappes pourraient ne pas suffire pour conjuguer désormais Daesh au passé

L’impératif catégorique du moment est de triompher de Daesh. Pour la démocratie, on verra après. Paul Kagamé, Pierre Nkurunziza, Joseph Kabila et tous ceux qui, sous nos tropiques, caressent l’espoir de poignarder la démocratie pour s’accrocher au pouvoir, n’hésiteront pas à tirer profit de ces moments où le seul centre d’intérêt des grands de ce monde se résume à la croisade contre Daeh et ses partisans. Par rapport à ces derniers, les prédateurs africains de la démocratie pourraient passer aux yeux des Occidentaux pour des enfants de chœur, parce qu’eux au moins, ne troublent pas leur quiétude et sont loin de porter atteinte à leurs intérêts. Bien au contraire, ils veulent conserver leur fauteuil, pour pérenniser la mainmise des Occidentaux sur leur pays. La croisade des Occidentaux contre les ingénieurs du mal absolu représente pour les dictateurs africains des périodes de grâce et de répit. Tant que cette croisade ne connaîtra pas son épilogue, cette période de répit pour les satrapes d’Afrique aura de beaux jours devant elle. Et comme tout laisse croire que l’offensive tous azimuts lancés par les Occidentaux avec l’aide des Russes sera de longue durée au regard du profil de l’ennemi, l’on peut en déduire que pendant tout ce temps, les dictateurs pavoiseront. En effet, pour vaincre véritablement l’Etat islamique, les frappes aériennes sur Raqqa, les interpellations à la pelle de présumés djihadistes à Paris, à Bruxelles ou encore à Berlin et l’élimination physique de certains barbus dont l’implication dans les massacres de Paris a été établie, pourraient ne pas suffire pour conjuguer désormais Daesh au passé. La piste à explorer en plus de cette option sécuritaire pourrait consister pour les Occidentaux à arracher toutes les racines du mal. Et ces racines se rapportent entre autres aux événements douloureux qui ont marqué l’histoire des Arabes. Au nombre de ces événements douloureux, l’on peut citer la guerre d’Algérie et la sempiternelle injustice faite aux Palestiniens depuis la création de l’Etat hébreux en 1948, par David Ben Gourion. C’est ce qui peut expliquer que de jeunes Français d’origine algérienne conspuent aujourd’hui la Marseillaise au stade de France par exemple, et que tout ce qui rappelle les valeurs de l’Occident suscite l’ire des Arabes en général. Il faut donc que les Occidentaux, pour se réconcilier avec les Arabes, posent des actes forts, allant dans le sens de la réparation des injustices faites au monde arabe. Et le contexte s’y prête, pour autant qu’ils aient la volonté de le faire.

« Le Pays »

LIRE L'ARTICLE COMPLET :

http://lepays.bf/croisade-des-occidentaux-contre-daesh-periode-de-repit-pour-les-dictateurs-africains/?utm_source=Newsletter+Quotidienne&utm_campaign=7c175d4982-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_37959005ec-7c175d4982-101138157

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