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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:03

Par Gabriel SOUNGA-BOUKONO

cathedrale-facade-brazza

Tout d’un coup, on assiste à un déchaînement des attaques contre l’Eglise catholique au Congo. Insidieuses, ouvertes, inspirées, frontales : l’Eglise en tant qu’Institution est descendue en flamme, ses agents voués aux gémonies. Ils sont dépeints en véreux, en corrompus, en affairistes, en sournois visant le pouvoir, en personnes entretenant une confusion suspecte sur le présent et l’avenir du Congo, en opposants même.

Répondre à chacune des attaques qui ont vu le jour ces jours-ci sur les réseaux sociaux et les médias serait impossible. Réfuter chaque ligne de venin publiée au nom de la bonne foi et de l’attitude correctement immuable de l’Eglise catholique est impossible. Mais laisser faire également. Car ce serait accréditer les hypothèses les plus viles et les plus dangereuses, de celles qui nous ont conduits aux pires catastrophes de notre histoire. Nous, Association cardinal Emile Biayenda-France (ACEB) avons décidé de nous poser en défenseurs sinon de la vertu de l’Eglise catholique au Congo, du moins de la nette séparation des pouvoirs entre ce qui relève du domaine souverain de l’Etat et de la démarche reconnue et admise des citoyens. Car les catholiques ne constituent pas une entité à part au Congo : ils souffrent avec les populations qui ont du mal à atteindre les deux bouts, à recueillir la moindre goutte d’eau du robinet,  meurent de manque d’aspirine dans les hôpitaux ou qui fuient, balluchons sur la tête, devant les exactions des soudards de Ntoumi, autoproclamé pasteur d’une Eglise qui n’est pas fondée sur la fraternité et l’amour, mais la prédation et la violence, la destruction du peu de bien qui nous est acquis en tant que Nation.

Le disant, nous ne fermons pas les yeux devant les exactions de nos forces de l’ordre qui, dans la confusion créée par Ntoumi depuis le 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville, et dans le Département du Pool, ne se conduisent pas toujours de manière irréprochable face aux populations civiles. Nous voulons appeler l’opinion nationale à se retrouver autour de nos problèmes les plus sérieux sans céder à la démagogie de ceux qui voudraient nous voir divisés, encore une fois, en un Nord et en un Sud antagonistes par atavisme.

C’est pourquoi nous réaffirmons les quelques points essentiels suivants, qui infirment aussi au passage les accusations portées contre la hiérarchie catholique congolaise qui s’est toujours montrée citoyenne malgré les violences subies depuis les années 1960, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en 1977, les violences plus ou moins voilées subies.

1.    L’Eglise catholique n’est pas un parti d’opposition

Les enseignements des différents magistères insistent sur le fait que l’Eglise catholique, au Congo comme ailleurs, exerce son mandat dans la délimitation bien reconnue des pouvoirs qui reviennent à l’Etat et de ses prérogatives propres qui sont dans l’assistance spirituelle à ceux qui adhèrent à sa foi ou qui acceptent ses services en toute connaissance de cause. Depuis l’indépendance et même bien avant, l’Eglise catholique au Congo a formé avec abnégation des milliers de cadres grâce à ses écoles,  lycées (Javouhey, Chaminade) et séminaires (Mbamou, Loango, Makoua), soigné des millions de Congolais dans ses centres de santé, apporté sa contribution chaque fois que l’Etat lui demandait de mobiliser pour le Bien commun. Mais dans le sens de justice qui lui est reconnu aussi, elle dit son point de vue lorsque des dérives risquent de conduire les Congolais dans des tensions les uns contre les autres. Elle le fait notamment, en rappelant constamment le devoir de respecter la vie des citoyens, de promouvoir leur bien-être, de veiller à la juste répartition des Biens de la Nation, et notamment des fruits de l’exploitation de notre pétrole et de notre bois, nos principales ressources. Que les partis politiques bâtissent leurs stratégies sur l’un ou l’autre de ces aspects est une coïncidence fortuite, pas une identité de visées ni une accointance complice.

L’Eglise catholique ne parle pas au nom d’une tribu

Les catholiques congolais se recrutent sur tout le territoire de la Nation. Qu’ils appartiennent à des tribus différentes est un fait, mais un fait qui s’annule en Eglise vécue comme « famille des fils et filles de Dieu ». Nos pasteurs ont mandat de servir là où ils sont établis, et d’abord par volonté de la hiérarchie et non désir servir d’abord ses parents. L’Eglise du Congo compte trois expatriés qui servent hors de leur pays ; les autres  Evêques sont placés à la tête d’entités diocésaines où ils n’agissent pas d’abord comme envoyés de leurs tribus. L’oublier, c’est chercher à nous diviser à tout prix. De par ses structures et son organisation, l’Eglise catholique du Congo renforce l’unité des Congolais : beaucoup de ses agents du Nord ont été formés à Mbamou, dans le Sud ; beaucoup de ses agents originaires du Sud ont été formés à Boundji, dans le Nord, ou à Makoua. Ce fait nous regarde comme un défi heureux devant les tentations de nous replier et de nous regarder en ennemis. Ainsi, l’Archevêque de Brazzaville peut aller dire la messe, bénir des grottes mariales, célébrer baptêmes, mariages et funérailles partout sur le périmètre de sa juridiction diocésaine : il est partout chez lui, partout chez ses diocésains qu’il ne regarde pas en hommes et femmes du Nord, en proches ou non du pouvoir politique. Un catholique, c’est celui qui adhère à la foi de l’Eglise, point barre.

  L’Eglise catholique n’est pas corrompue

Sans constituer une entité coupée des réalités de notre pays, l’Eglise catholique que nous servons tous a toujours prôné la saine gestion de la chose publique, et condamné l’enrichissement illicite qui se fait sur le dos de nos populations pauvres. L’Etat, auquel nous obéissons tous catholiques ou non, a eu des gestes forts que nous avons appréciés : construction du clocher de la basilique Sainte-Anne du Congo endommagée par la guerre de 1997 et la vieillesse ; construction du siège de l’Association des Evêques d’Afrique centrale ; convoyage des pèlerins aux divers événements de l’Eglise à Rome ou dans le monde… Ces gestes sont des gestes citoyens ; ils ne constituent pas un achat des consciences catholiques. Qui plus est, aucun de nos Evêques ne s’illustre par un train de vie d’opulence. Et si un de nos jeunes prêtres peut avoir dépassé les limites de la sobriété, l’opprobre ne doit pas retomber sur la totalité d’une Institution reconnue comme « experte en humanité ».

L’aventure de Ntoumi n’est pas une aventure d’Eglise

Des voix ont tenté de faire croire, à la suite d’une déclaration hâtive de quelques prêtres, que l’Eglise catholique avait partie liée avec cet homme. Nous récusons de la manière la plus formelle que nos Evêques, originaires du Pool ou non, aient eux quelque complaisance envers Frédéric Bintsamou dont les premières victimes ont toujours été ses propres parents, un de nos Évêques ayant même subi des violences insensées à Soumouna, son ancien fief. Ntoumi reste un danger pour les Congolais,  et nous appelons nos compatriotes à tout mettre en œuvre pour l’amener à la raison. Que ses griefs contre le Président Sassou-Nguesso ne soient pas motifs pour paralyser toute une Nation qui souffre de pénurie de carburant et de vivres, du fait de l’arrêt du trafic sur la voie ferrée. Ntoumi n’est pas un catholique ; les catholiques ne se reconnaissent pas dans son action insensée. Son objectif est de détruire l’Eglise catholique, d’installer sa secte, de déscolariser les enfants du Pool, d’appauvrir, d’abrutir les gens sous sa coupe et de les exploiter, pendant que son business à lui prospère. Que cela soit dit une fois pour toutes. Nous, Association Cardinal Emile Biayenda-France, nous le disons ainsi. Que les opposants politiques exercent leurs prérogatives ; que le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso leur réponde, mais que cela ne soit pas une occasion de nous diviser, de chercher des boucs émissaires ou encore d’insulter nos Evêques.

A Bobigny, le 18 novembre 2016

Pour l’Association Cardinal Emile Biayenda-France

Gabriel SOUNGA-BOUKONO

Président

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 23:37

 

La Cour Pénale Internationale, à la Haye en Hollande

Comment peut-on prêter serment de protéger, de défendre son peuple et au final le massacrer sans ménagement - en le bombardant sans sommation, comme le fait Denis Sassou Nguesso dans le Pool, par exemple ? Comment peut-on ordonner à une force soi-disant publique de massacrer les populations qu'elle se propose de protéger et de défendre - même s'il s'agit de faire couler le sang des autres, les larmes de ceux qui n'appartiennent pas à son ethnie ? Comment peut-elle exécuter un tel ordre contre-nature qui la décrédibilise ? Faut-il être crétin, malade ou défoncé du bocal pour devenir un soldat flingueur de son propre peuple qui lui a donné la vie ? Il y a là un paradoxe qui pose toute la problématique de la force dite publique au sommet de laquelle trône un dictateur - en qualité de chef suprême des armées. A notre avis, plus une force d'Etat, une force dictatoriale qu'une force publique. Ce n'est pas ici, hélas, le propos, la problématique. Il faudra certainement y consacrer un autre article. Sur le plan éthique, il est inacceptable et révoltant de voir un criminel de masse se vautrer dans l'impunité absolue - au prétexte d'une immunité politique somme toute déplacée - car elle n'existe que dans le but de protéger les peuples et non de les vouer à holocauste. Si les justices nationales sont défaillantes, il faut invoquer un stade au-dessus en appliquant le droit international. C'est ce qui justifie certainement l'existence de la Cour Pénale Internationale, en sigle CPI. Il faut bien protéger les peuples de leurs bourreaux, tous les bourreaux et non juste quelques-uns.

D'entrée de jeu, disons ici que nous n'apprécions pas la Cour Pénale Internationale, cette "justice" injuste qui existe juste pour les hommes politiques et soldats de pays faibles, dans son fonctionnement actuel. Une justice internationale avec droit de veto ressemble à la loi du plus fort. Et quand la force exerce la justice, elle est souvent sans pitié et injuste pour les faibles. Cela ne veut en aucun cas dire que notre planète n'a pas besoin du droit international. Notre exigence est la suppression d'une justice avec deux poids et deux mesures. La justice ne peut s'exercer sous adhésion mais en tout lieu et en toute circonstance de crime et de délit. Néanmoins, cette institution paraît nécessaire pour protéger les peuples désarmés contre les dictatures et les dictateurs - comme les peuples subtropicaux.

Notre compatriote Davy Albano nous avait averti en affirmant que le régime de Brazzaville allait chercher à sortir le Congo de la Cour Pénale Internationale. Il aurait pu ajouter que selon saint ndzokou, serviteur de Satan, la chose allait se faire comme si c'était le voeu du peuple congolais lui-même. Voir madame Douckaga, ministre de sa dictature, agiter la jeunesse achetée et corrompue du P.C.T. pour manifester afin de demander la sortie du Congo de la CPI nous attriste car le régime manipule nos jeunes compatriotes qui ne savent rien ni du statut de Rome, ni de la CPI. Remettre à Pierre Mabiala un gros document que les jeunes n'ont manifestement pas eu le temps de rédiger est une arnaque. Le ministre de l'injustice Pierre Mabiala a reçu des mains de madame Douckaga sa propre arnaque. L'apparence est sauve même si elle est grotesque.

Attendez, qu'on ne me dise pas que Denis Sassou Nguesso ne se sent pas assez protégé par sa nouvelle fausse constitution qui lui octroie le droit de tuer avec impunité absolue - même s'il venait à quitter le pouvoir. Il a même fait de tout accusateur dans ce sens un criminel constitutionnel, c'est-à-dire, un criminel sans recours. De quoi a-t-il donc peur ? Le mastodonte de l'Alima sait que cette fausse constitution ne le met pas à l'abri d'une condamnation de la CPI où plusieurs plaintes ont été déposées à son encontre par de nombreux compatriotes comme maître Massengo Tiassé, entre autres. Il a visiblement peur. Il sait que ce qui se déroule dans le Pool accrédite un génocide, un crime contre l'humanité imprescriptible. Le président Béchir du nord-Soudan est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la cour pénale internationale. Cela limite fortement ses déplacements. Denis Sassou Nguesso n'est pas encore sous le coup d'un mandat d'arrêt international. C'est juste une question de temps. Nombreux sont les ténors de son régime qui sont sous le coup d'une arrestation afin de venir répondre devant la justice française. Nous l'avons dit : la justice est la bête noire des dictateurs. C'est pour cela qu'il faut qu'elle soit universelle quand elle se prétend internationale. La CPI n'est pas parfaite même si nous la reconnaissons nécessaire. Elle doit s'améliorer. Certes, les hommes d'Etat occidentaux ne massacrent pas leurs peuples respectifs mais ils commettent des crimes de masse au-delà de leurs frontières. C'est ce qu'il faut certainement prendre en compte pour passer d'une justice partiale à une justice impartiale. Un Sarkozy ou un George Bush fils doivent rendre des comptes tout comme Denis Sassou Nguesso ou Pierre Nkuruzinza du Burundi.

LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/11/congo/cpi-vouloir-en-sortir-est-un-aveu-de-culpabilite-du-regime.html

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:57

Sassou et son ministre délégué Ntumi

Sassou et son ministre délégué Ntumi  - 

 

La fracture était perceptible avec la déclaration de Clément Mouamba devant la représentation nationale selon laquelle : «  Il n’y a jamais eu de bombardement dans le Pool ni d’État de siège. Je suis désolé d’entendre pareilles choses au niveau de la représentation nationale  », répondant à l’une des questions du député de Kinkala, Guy Brice Parfait Kolelas. Elle est dorénavant flagrante avec la sortie de Denis Sassou Nguesso devant la presse nationale et internationale du 9 novembre 2016 à propos de la situation dans la région du Pool , le jour où Rodolphe Adada présentait à Paris sa lettre de créance à François Hollande.

Pour le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso : le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme. Sans rire et sans sourciller, le khalife d’Oyo a martelé : . «  Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le président a annoncé pour le peuple va se réaliser », a-t-il indiqué (Cf vidéo de la conférence de presse,Zenga-mambu, 9 novembre 2016). Pour finir, Denis Sassou Nguesso a utilisé la terminologie péjorative. Donc, le Pasteur Ntoumi ne serait plus un opposant politique mais un vulgaire bandit. En l’espace de quelques semaines, les actes et les agissements du Pasteur Ntoumi sont passé du terrorisme au banditisme. Il y a un glissement sémantique. La communication a évolué. Le vocable de terroriste ne correspondant pas à la situation du Pool, les stratèges de Mpila, forts en thèmes, ont accolé un nouveau qualificatif au Pasteur Ntoumi puisé dans le registre de la délinquance ordinaire, celui du droit commun.

Déni de Denis

La stratégie du déni mise en œuvre à l’occasion des disparus du Beach est réactivée alors que les populations des localités du Pool sont quotidiennement sous les bombes. L’affaire des Disparus du Beach a eu droit au début au ricanement de l’administration Sassou pour s’achever par un vrai faux procès reconnaissant la responsabilité de l’Etat. A l’étranger, l’affaire des Disparus du Beach est devenue une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête des généraux Pierre Oba, Norbert Dabira et Jean-François Ndengué. La stratégie de communication de l’équipe de Denis Sassou Nguesso sur les événements du Pool s’inscrit dans la même logique. A l’endroit de l’opinion internationale, la chorale de Sassou Nguesso dirigée par Jean-Paul Pigasse, l’hebdomadaire catholique La Semaine Africaine et Le Troubadour de François Bikindou orchestre un tintamarre médiatique pour détourner l’attention et nier l’évidence. Les événements du Pool ont d’abord été qualifiés d’actes terroristes et comparés à Boko Haram et Fréderic Bintsamou alias Pasteur Ntoumi de terroriste en chef. Mais, les faits sont têtus. Quand les Cobras de Denis Sassou Nguesso arrivent dans les localités de la région du Pool, ils brûlent les villages, abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre  » écrivait Honoré de Balzac.

Au cours du point de presse, Denis Sassou Nguesso feint d’ignorer la crise politique née du changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et du hold-up électoral du 20 mars 2016. Il fait fi du message des Evêques du Congo-Brazzaville du 16 octobre 2016 appelant au dialogue comme mode de résolution de la crise.

Dans son interview, Denis Sassou Nguesso fait semblant d’ignorer les bombardements aériens effectués à l’aide des hélicoptères de combat pilotés par des ukrainiens et au sol par des engins blindés, des populations civiles de la région du Pool.

Denis Sassou Nguesso n’a aucun mot de compassion et AUCUNE PAROLE de soutien POUR CEUX QUI ONT PERDU LES MEMBRES DE LEURS FAMILLES, NI POUR LA POPULATION du Pool QUI TRAINE DANS LES FORETS, SANS NOURRITURE NI SOINS MÉDICAUX, AUX ENFANTS QUI NE PARTENT PLUS A L’ÉCOLE, A TOUT CEUX QUI ONT PERDU LEURS BIEN. Denis Sassou Nguesso n’a manifesté aucun signe de solidarité à l’égard des populations du Pool regroupées dans les camps de réfugiés à Kinkala et Mindouli.

Pêché de lèse majesté

Denis Sassou Nguesso a la rancœur tenace et la rancune chevillée au corps. Les populations du Pool ont commis le pêché de lèse majesté de ne pas avoir voté Dassou Nguesso. « Il semble que le président ne soit pas arrivé en tête des suffrages dans le Pool. Cela a été accepté parce que c’était la volonté des populations. Elles se sont exprimées ainsi ». C’est l’inconscient de Denis Sassou Nguesso qui parle. Les populations du Pool payent leur ingratitude à l’égard de l’homme d’Edou Penda. C’est la rançon du rejet de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool qui n’a pas une mémoire courte. Jean-François Ndengué, le député Ildevert Moigny entouré de miliciens paradant à Télé Congo en uniformes militaires et certains dignitaires du PCT pendant les meetings de la campagne avaient averti : « si vous ne votez pas Sassou, vous allez repartir dans des forêts  ». . Nous y sommes. Actuellement, la région du Pool est confrontée à une crise politique, sociale, économique et humanitaire. Chose promise, chose due. Les véritables bandits de la République ont tenu parole.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Extrait de congo-liberty.com)

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SASSOU-NGUESSO PROMET DE FAIRE GOUTER LE SANG AUX CONGOLAIS !

 

© CONGOLIBERTY-TV

 

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Epuration ethnique, Serge Ngueri, 43 ans, mort parce que Lari

Serge NGueri

Serge NGueri

Nous continuons à dénoncer inlassablement l’épuration ethnique opéré par les milices de Sassou dans le Pool.
Dans cette entreprise macabre il apparait désormais que le régime de Brazzaville bénéficie de l’assistance technique d’un ancien du Mossad Shabtai Shavit de la société de mercenaires Athena Security implementation.
Nous avons aussi dénoncé la présence des armes du marchands de mort Ivor Ichikowitz.
Désormais Sassou Nguesso plus fou que jamais nie l’existence de la crise du Pool qui n’est que la conséquence directe de son coup d’état constitutionnel.

Serge Ngueri est mort parce que présumé Lari, c’est inacceptable. Voici le récit de sa mort.

Serge NGUERI avait 43 ans, il habitait à Mayaka dans la périphérie du village Kibouéndé dans la région du Pool au Congo Brazzaville.

Ce 25 Octobre 2016, comme tous les matins, Serge NGUERI se rend au champ pour couper du bois, pendant que sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants étaient restés dans le village.
Sur son chemin il croise un groupe de militaires. Ces derniers lui ont sommé de se présenter mais ne lui laisseront aucune chance. Les hommes présumés laris sont systématiquement assimilés à des ninjas.
Nous sommes le 25 Octobre 2016 à 7H du matin, Serge NGUERI est froidement exécuté.

Le village de Mayaka est situé à 3km environ de la gare de Kibouéndé. Sa maman, qui se trouvait à la gare ce matin là, prend le chemin qui emmène vers Mayaka.
Elle longe le chemin de fer sur 1km, puis prend la déviation à droite. Puis à quelques encablures du chemin de fer, se trouve un cours d’eau et c’est là qu’elle entend les pas et les voix du groupe de militaires.
Elle se cache, puis poursuit son chemin.
Et juste après le cours d’eau, elle découvre le corps de son fils Serge NGUERI gisant dans son sang.
Choquée, elle reprend le chemin dans le sens inverse pour aller à la rencontre des militaires qui venaient juste de rejoindre la gare de Kibouéndé.

Les militaires dépêchent un camion pour récupérer la dépouille de Serge NGUERI et le dépose dans le village de Mayaka.
Sa femme et ses quatre enfants découvrent son corps méconnaissable. Ils veilleront toute la nuit autour de lui.

Serge NGUERI sera enterré le lendemain matin. Ses proches se sont attelés toute la nuit pour fabriquer son cercueil de fortune.
Sa maman, sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants sont obligés dès le lendemain de prendre la route de Brazzaville. Ils arriveront après deux jours de marche.

Serge NGUERI né et grandi à Kibouéndé était passionné de la campagne et de la nature.

Il a un nom, un visage, a laissé quatre enfants et une femme enceinte de sept mois, puis un corps criblé de balles enterré dans un endroit connu des villageois de Kibouéndé.

Source : Collectif Sassoufit

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:06

Le PGCC Génocidaire

 

 

Des centaines de jeunes de la majorité présidentielle, ont  manifesté dans les rues de Brazzaville  ce jeudi 03 novembre 2016, plaidant pour le retrait du Congo de la Cour pénale internationale (CPI). A voir les nombreuses demandes de poursuites déposées contre le président Sassou Nguesso, l’on s’achemine vers le retrait du Congo de la CPI.

 

[…]

Mais là où la marche des jeunes pro-Sassou inquiète, c’est à cause des nombreuses plaintes pour violations des droits de l’homme déposées contre le régime congolais depuis 1997. La dernière situation au sujet de laquelle la Cour de La Haye devra prochainement ouvrir des enquêtes préliminaires est le massacre des populations de la région du Pool. Prétextant d’une attaque d’un poste de police à Brazzaville il y a quelques mois, le président Sassou Nguesso s’est engagé dans des expéditions punitives  à l’encontre des populations de la région. Le Pool, est justement le fief du pasteur Ntumi, dont les miliciens Ninja sont soupçonnés par le pouvoir d’être à la base de l’attaque. Au vu de ces éléments, il est de plus en plus indéniable que le président Sassou a fait un pas de plus vers la sortie de son pays de la CPI. La prochaine étape sera certainement un vote favorable au parlement, entièrement acquis à la cause du président congolais. Cette phase sera juste suivie de la promulgation de la loi, au nom de la volonté du peuple, encore que la nouvelle constitution, interdit le jugement d’un Congolais par une juridiction étrangère.

Christophe SESSOU

SOURCE :

http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/4043-congo-denis-sassou-fait-un-pas-vers-la-sortie-de-son-pays-de-la-cpi

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NOTRE COMMENTAIRE :

L’article 10 de la nouvelle constitution de Sassou interdit que tout Congolais soit jugé par une juridiction étrangère. Mais, en fait de « Tout Congolais », il s’agit plutôt de Sassou et son clan qui ne veulent pas être extradés, livrés à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. Même pour les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides. Ils refusent d’être jugés par une juridiction étrangère.

Et, pour enfoncer le clou, M. Sassou et son clan, les bons élèves de la françafrique, ordonnent :

Article 96 : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions.

La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi. »

Qui dit et garantit à M. Sassou et son clan que cette constitution ne sera pas abrogée et que ces dispositions ne seront jamais appliquées ?

Comble de ridicule, ce n’est pas le citoyen lambda qui a prêté serment. Ce n’est pas le citoyen lambda qui détient le pouvoir politique, gouverne, pille, vole et commet des crimes de sang. En quoi peut-il donc être accusé de forfaiture ou de haute trahison ? Parce qu’il aura dénoncé les pillages, les vols, les crimes de sang et les génocides commis par le président de la République ? Cela devient-il un crime de forfaiture ou de haute trahison ? Or, ne commet un acte de forfaiture et donc de parjure et de haute trahison que celui qui a prêté serment. Le seul à le faire n’est que le Président de la République.

N’est-ce pas assez clair ? Donc, qu’il le veuille ou non, M. Sassou Nguesso, son clan et leurs amis seront bien poursuivis et jugés pour parjure, forfaiture, haute trahison, crimes de sang et génocides, le moment venu.

Ils seront donc jugés soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du pays.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:40

Démocratie : Béchir Ben Yahmed pour plus de sévérité contre les présidents faussement élus    

Le patron de l’hebdomadaire panafricain a, dans sa rubrique «Ce que je crois» (dans le Jeune Afrique daté du 23 octobre au 5 novembre 2016), estimé que «malgré certaines apparences, la démocratie africaine, au lieu de progresser, s’est mise à régresser».

Bechir Ben Yahmed
 

 

 

Un ton que l’on ne connaissait pas à cet hebdomadaire perçu, dans l’opinion en général et dans le milieu des élites africaines en particulier, comme un journal qui soutient les dictateurs. Béchir Ben Yahmed a voulu, semble-t-il, briser ce carcan. Des observateurs de la vie politique africaine notent que ce changement de ton intervient à l’issue des scrutins électoraux qui ont eu lieu en Afrique centrale tout au long de l’année 2016. Des processus marqués par de nombreuses contestations liées à des fraudes massives.

Dans «Ce que je crois» paru, la semaine dernière, dans le double numéro 2911-2912de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a tout d’abord lié la très grande pauvreté des populations africaines à la mal-gouvernance et à l’absence de démocratie. «La pauvreté ? Elle a reculé partout dans le monde, et de façon spectaculaire en Asie, mais pas en Afrique. Une trop grande partie de la population de la majorité des 54 pays du continent est encore engluée dans un état de grande pauvreté. C’est là, affirme-t-il, le résultat de la mauvaise gouvernance et de l’absence de toute industrialisation digne de ce nom, contrastant avec la richesse du sous-sol d’un continent où l’électricité fait encore défaut et qui donne l’impression de n’être pas sorti du 19ème siècle».

Sans jamais citer aucun pays, Béchir Ben Yahmed est revenu sur l’organisation des élections en Afrique noire. «Tout le monde sait que (…) les urnes sont capricieuses, et leur verdict est aléatoire. Que faire quand on veut le pouvoir ? On triche, et dès lors que tous les candidats ou presque s’adonnent à cet exercice, l’emporte celui qui triche le plus et le mieux. Il le fait trois fois de suite : lors de l’établissement de la liste (électorale), le jour du vote et au moment du dépouillement».

«Les dictateurs contrôlent toujours la Commission électorale et le juge suprême qu’est le Conseil Constitutionnel»

Le patron de Jeune Afrique ajoute que «ceux qui détiennent le pouvoir et veulent s’y maintenir ont appris, en outre, à contrôler la Commission électorale (censée être indépendante), et à faire en sorte que ce juge suprême qu’est la Cour Constitutionnelle arbitre en leur faveur». Il avance même, à l’endroit de ceux qui veulent se maintenir au pouvoir à tout prix, que «vos concurrents crient à la fraude ? Leurs contestations sont trop bruyantes ? Vous avez les moyens, dont la prison ou même pire, pour les faire taire. Et si eux-mêmes, leurs avocats et leurs partisans protestent, vous répondez sans ciller : ”Nous sommes un État de droit, la justice est indépendante»… Nous sommes un État de droit ? On croirait entendre le porte-parole du gouvernement congolais !

Béchir Ben Yahmed leur renvoie également, dans un humour sarcastique et cinglant, leur stratégie : «Et vous jouez la montre, attendez que le temps fasse son œuvre. On se lassera de protester, et «le fait accompli» viendra confirmer votre «victoire» : au bout de quelques semaines, vous voilà «président démocratiquement élu».

«Il faut que la Communauté internationale s’abstienne de reconnaître et de traiter avec les assassins de la démocratie»

Pour lui, la démocratie est mort-née en Afrique. «Oui, elle est mort-née tant que l’opinion publique africaine acceptera cette situation, tant que l’Union africaine (UA), et ce qu’il est convenu d’appeler «la communauté internationale» ne seront pas plus sévères à l’endroit de ces présidents faussement élus et qui ne sont, en réalité, que des dictateurs qui se défendent de l’être».

A l’endroit de l’Union africaine et de la communauté internationale, Béchir Ben Yahmed demande de «refuser de reconnaître ‘‘les assassins de la démocratie’’ et de s’abstenir de traiter avec eux». Une prise de position du patron de Jeune Afrique qui tranche avec les précédentes et qui méritait qu’on s’y attarde.

Ce changement de ton du patron d’un hebdomadaire qui a habitué son lectorat à soutenir «les assassins de la démocratie» n’a pas dû plaire à plusieurs palais présidentiels au sud du Sahara, mais il a plu à une certaine élite. Le Ce que je crois du 23 octobre a en effet été abondamment commenté parmi les universitaires et les hommes de médias au Gabon. En tout cas, si ce changement de ton se vulgarisait au sein de la rédaction de l’hebdomadaire, le journal devrait enfin gagner de la considération au sein des populations.

Déjà, au sein même de la rédaction de cet hebdomadaire, il va se créer bientôt un syndicat, la Société des journalistes (SDJ), pour amener le journal à moins de parti pris. Selon La Lettre du Continent datée du 3 novembre 2016, une bonne partie des journalistes, jeunes et formés, ayant dénoncé le parti pris de François Soudan sur l’élection présidentielle de mars dernier au Congo-Brazzaville, et de Marwane Ben Yahmed et de Georges Douguéli sur celle du Gabon en août dernier, veulent se regrouper au sein d’une telle structure.

La prise de position de Béchir Ben Yahmed semble donc aller dans le sens de l’objectivité, de l’éthique et de la déontologie que la SDJ souhaiterait voir instaurée.

SOURCE : gabonreview

Vendredi 4 Novembre 2016

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 18:52
 
NOTRE COMMENTAIRE : Françafrique. Grave révélation sur le pacte colonial entre la France et quelques pays africains. La France leur prête leur propre argent avec des taux d'intérêts prohibitifs. C'est aussi l'IMPÔT SUR LE FAUTEUIL, puisque bon nombre de chefs d'Etat africains sont installés au pouvoir avec l'aval et/ou l'appui logistique de la France. C'est le cas de Sassou. Ce n'est ni plus ni moins que du RACKET.
 
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Françafrique. Grave révélation sur le pacte colonial entre la France et quelques pays africains

 

La vache à lait de la France La vache à lait de la France

 

La chaîne de télévision Vox Africa vient de diffuser une information qui fait froid dans le dos et qui pourrait sans doute renforcer le sentiment anti-français en Afrique.

Selon cette chaîne panafricaine, la France oblige encore de nos jours, plusieurs pays d'Afrique francophone à payer un impôt colonial à la France. En d'autres termes, il y a encore des pays africains qui reversent d'importantes sommes d'argent à la France pour la simple raison que ces pays d'Afrique francophone sont redevables envers la France pour les avoir colonisés.

Cet impôt colonial continue d'être versé malgré l'indépendance des pays africains. Aujourd'hui, 13 pays d'Afrique Francophone ainsi que la Guinée-Equatoriale sont obligés par la France de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France.

Ces quatorze pays africains qui sont obligés de payer l'impôt colonial et de verser 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sont entre autres: le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d'ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, la République Centrafricaine,le Tchad, le Congo Brazzaville,la Guinée-Equatoriale, et le Gabon.

La France permet à ces différents pays africains d'avoir accès à seulement 15% de leur argent. S'ils veulent avoir un montant un peu plus élevé que ces 15%, ils doivent nécessairement emprunter à des taux commerciaux. Il faut dire que cette démarche est grave de conséquence, car elle suscite la révolte des peuples africains qui se sentent grossièrement exploités mais aussi, cette méthode française d'exploitation du continent africain cultive une haine profonde de la part des Africains envers la France.

Plusieurs observateurs africains convergent sans exception à l'idée que les africains doivent mettre un terme à de tels accords qui visiblement maintiennent l'Afrique dans le sous-développement et par conséquent entraine le continent dans la misère permanente.

SOURCE :

http://cameroun24.net/actualite-cameroun-Grave_r_C3_A9v_C3_A9lation_sur_le_pacte_colonial_entre_la_-4-4-34948.html

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:20
 
Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.
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Par Rigobert OSSEBI

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La police congolaise de Jean-François Ndenguet est équipée d’armes de guerre, ou pour le moins d’équipements qui s’y apparentent. Aujourd’hui, son principal fournisseur en est la société sud-africaine Paramount Group. Elle appartient à Ivor Ichikowitz, qui la préside. Dans son droit de réponse, du 15 avril 2016, après la publication par le NouvelObs d’un article soulignant la participation financière de sa fondation familiale à une tournée de l’Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, il a rejeté le terme péjoratif de « marchand d’armes » en mettant en avant « la fabrication de matériel de défense » de son groupe.

Outre ses activités philanthropiques dans le domaine musical que tout le monde connaît maintenant, Ivor Ichikowitz revendique d’avoir été un collecteur de fonds, à l’âge de 22 ans, pour l’ANC et qu’il avait ainsi contribué à la fin de l’apartheid et à la libération de Nelson Mandela. Ce volontaire de la paix et de la fraternité en Afrique tolère curieusement que ses « véhicules de défense », comme le Marauder, soient achetés et utilisés par la Police congolaise.

Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de  véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.

Le Marauder est un monstre d’acier blindé, pesant jusqu’à 17 tonnes équipé pour le combat. Avec sur son toit une mitrailleuse lourde de 14,5 mm en tourelle, ce véhicule est une machine à tuer, sans risque, des combattants peu armés ou pour le moins à semer la terreur auprès de paisibles populations civiles. On ne saurait ignorer sa destination criminelle en acceptant  de livrer ces engins et véhicules, ainsi équipés, aux couleurs de la police congolaise. Cette dernière doit être la seule au monde, avec celle de la Corée du Nord, à bénéficier de véhicules blindés avec mitrailleuses lourdes. Le peuple congolais en sera reconnaissant ! Merci Denis Sassou Nguesso !

Mère Antou et les marchands d'armes

Ivor Ichikowitz- Antou Sassou et Jean Yves Ollivier

Le Group Paramount est également fournisseur d’hélicoptères, dont le Mi Super 17, qui serait utilisé dans différentes missions dans le Pool. Ses capacités sont multiples, autant que ses équipements de combat, du lancement de missiles, de mitraillage lourd ou de bombardement.

L’acquisition de ces « matériels de défense » atteste de la préméditation des évènements que l’on connait actuellement dans le Pool. Ces « matériels » n’attendaient que le moment propice de leur utilisation. Le plan du hold-up électoral était depuis longtemps établi. La moindre contestation devait être sauvagement réprimée au moyen d’équipements sophistiqués. Quant à tout mouvement de révolte, il serait qualifié de « terroriste » par l’usurpateur qui avait reçu du président François Hollande, la permission de consulter son peuple, pour un référendum truqué ! Malgré tout, le tyran a toujours la trouille au ventre. Dès la tombée de la nuit, les carrefours importants de Brazzaville sont bouclés par des barrages tenus par des éléments armés étrangers (Rwandais, Angolais, Centrafricains) qui comprennent mal le français… Il est risqué de se promener après 21h30 et l’état de guerre s’est invité dans la capitale.

Denis Sassou Nguesso s’est imposé, sur le continent africain, comme un modèle dans le contournement des aspirations démocratiques et pour la maltraitance des populations. Les principes à suivre en sont l’accaparement des ressources nationales, l’orientation de l’Armée et de la Police en une force d’occupation du pays, et l’usage sans limite d’une communication positive pour masquer tous les travers de son pouvoir. Ainsi, on pouvait remarquer, le 17 août 2014 dans la tribune officielle du défilé militaire de la fête de l’Indépendance du Gabon, les symboles de cette trilogie qui s’impose désormais dans toute l’Afrique Centrale. En brochette, curieusement côte à côte :

  • Claudio Descalzi, le patron d’ENI,
  • Ivor Ichikowitz, Paramount Group,
  • Richard Attias, le communiquant.

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    Descalzi-Ichikowitz-Attias, le, le 17-août-2016 à Libreville (Gabon)

Tour à tour, chacun joue sa partition aux ordres du Chef d’Orchestre, Denis Sassou Nguesso, pour participer au pillage, pour aider aux massacres ou pour entonner les hymnes à sa gloire !

 Les plans du tyran se déroulent comme prévus ; les revenus ont été complètement pillés ; les protestataires sont emprisonnés, éliminés ou terrorisés ; les grandes voix se taisent concernant le Congo-Nguesso après avoir été nourries grassement dans des forums bidons, oscillants entre lobbying et corruption.

Les nouvelles qui nous parviennent du Pool, de plus en plus alarmantes, doivent conforter le tyran tout en indisposant de plus en plus ses soutiens. L’étonnante coalition de libérateurs de Nelson Mandela, autour de l’autocrate sans pitié, ne lui permettra pas de s’extirper du piège dans lequel il s’est lui-même fourré. Pour tous nos parents sous les bombes et pour tous ceux qui ont été emprisonnés, il est grand temps que cette tragédie se termine.

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:39
 
Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent : Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA. "Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".
 

 

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Franc CFA quand les Allemands s'en mêlent :
Un journal économique allemand accuse la France de piller chaque année 440 milliards d'euros aux africains à travers le Franc CFA

 

"Le gouvernement français recueille auprès de ses anciennes colonies chaque année 440 milliards d'euros de taxes. La France repose sur les recettes venant d'Afrique, pour ne pas sombrer dans l'insignifiance économique".

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Frankreich kann seinen Status nur mit Ausbeutung der ehemaligen Kolonien halten

Deutsche Wirtschafts Nachrichten  |  Veröffentlicht: 15.03.15 01:12 Uhr |

Der französische Staat kassiert von seinen ehemaligen Kolonien jährlich 440 Milliarden Euro an Steuern. Frankreich ist auf die Einnahmen angewiesen, um nicht in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit zu versinken, warnt der ehemalige Präsident Jacques Chirac. Der Fall zeigt: Eine gerechte Welt ist schwer möglich, weil die ehemaligen Kolonialmächte von der Ausbeutung selbst abhängig geworden sind.

In den 1950er- und 60er-Jahren entschieden die afrikanischen Kolonien Frankreichs, sich unabhängig zu machen. Zwar akzeptierte die Regierung in Paris die Unabhängigkeitserklärungen formal, verlangte jedoch, dass die Länder einen sogenannten „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ unterzeichnen. Darin verpflichteten sie sich, die französische Kolonialwährung FCFA („Franc für die Kolonien Frankreichs in Afrika“) einzuführen, das französische Schul- und Militärsystem beizubehalten und Französisch als Amtssprache zu etablieren.

Aufgrund dieses Gesetzes sind 14 afrikanische Staaten nach wie vor dazu verpflichtet, etwa 85 Prozent ihrer Währungsreserven in der französischen Zentralbank in Paris zu lagern. Dort unterstehen sie der direkten Kontrolle des französischen Finanzministeriums. Die betroffenen Länder haben keinen Zugang zu diesem Teil ihrer Reserven. Sollten ihre verbleibenden 15 Prozent Reserven nicht ausreichen, müssen sie sich die zusätzlichen Mittel vom französischen Finanzministerium zu marktüblichen Zinsen leihen. Seit 1961 kontrolliert Paris so die Währungsreserven von Benin, Burkina Faso, Guinea-Bissau, Elfenbeinküste, Mali, Niger, Senegal, Togo, Kamerun, Zentralafrikanische Republik, Tschad, Kongo, Äquatorialguinea und Gabun.

Zudem müssen diese Länder jährlich ihre „kolonialen Schulden“ für die von Frankreich errichtete Infrastruktur an Paris überweisen, wie Silicon Africa ausführlich berichtet. So nimmt Frankreich rund 440 Milliarden Euro jedes Jahr ein. Die Regierung in Paris verfügt auch über ein Vorkaufsrecht auf alle neuentdeckten Rohstoffvorkommen in den afrikanischen Ländern. Und schließlich müssen französische Unternehmen bei der Vergabe von Aufträgen in den Ex-Kolonien bevorzugt behandelt werden. Als Folge dessen befinden sich dort die meisten Vermögenswerte in den Bereichen Versorgung, Finanzen, Transport, Energie und Landwirtschaft in den Händen französischer Konzerne.

Die Führungselite der jeweiligen Länder hat keine andere Wahl als die Forderungen zu erfüllen. Sollten sich die afrikanischen Politiker weigern, droht ihnen ein Attentat oder der Sturz der Regierung. In den letzten 50 Jahren fanden insgesamt 67 Coups in 26 afrikanischen Ländern statt. 16 dieser 26 Länder waren ehemalige Kolonien Frankreichs.

Ein Beispiel hierfür ist der erste Präsident des westafrikanischen Togo, Sylvanus Olympio. Er weigerte sich den „Pakt zur Fortsetzung der Kolonialisierung“ zu unterzeichnen. Doch Frankreich bestand darauf, dass Togo Entschädigung für die Infrastruktur zahlt, die die Franzosen während der Kolonialzeit errichtet hatten. Die Summe belief sich jährlich auf rund 40 Prozent des Haushaltes von Togo im Jahr 1963 und brachte das gerade erst unabhängige Land schnell an seine wirtschaftlichen Grenzen.

Darüber hinaus entschied der neue Präsident Togos, die französische Kolonialwährung FCFA abzuschaffen und eine eigene Landeswährung zu drucken. Nur drei Tage nach dieser Entscheidung wurde die neue Regierung von einer Gruppe ehemaliger Fremdenlegionäre gestürzt und der Präsident getötet. Der Anführer der Legionäre, Gnassingbe Eyadema, erhielt umgerechnet 550 Euro von der lokalen französischen Botschaft für das Attentat, wie der britische Telegraph berichtet. Vier Jahre später wurde Eyadema mit Unterstützung aus Paris der neue Präsident von Togo. Er etablierte eine tyrannische Diktatur in dem westafrikanischen Land und hielt sich bis zu seinem Tod im Jahr 2005 an der Macht.

In den folgenden Jahren griff die Regierung in Paris immer wieder auf ehemalige Fremdenlegionäre zurück, um unliebsame Regierungen in den Ex-Kolonien zu stürzen. So wurde der erste Präsident der Zentralafrikanischen Republik, David Dacko, im Jahr 1966 durch ehemalige Mitglieder der Fremdenlegion gestürzt. Ebenso erging es dem Präsidenten Burkina Fasos, Maurice Yaméogo, und dem Präsidenten von Benin, Mathieu Kérékou. Und auch der erste Präsident der Republik Mali, Modiba Keita, fiel im Jahr 1968 einem Putsch von Ex-Legionären zum Opfer. Nur wenige Jahre zuvor hatte auch er beschlossen, die französische Kolonialwährung abzuschaffen.

Im Gegensatz dazu haben sich die anderen Kolonialmächte von solchen Maßnahmen verabschiedet. Großbritannien musste seine Lektion bereits im Zuge der Amerikanischen Revolution von 1763 lernen. Auslöser war die Entscheidung Großbritanniens, den amerikanischen Kolonien die Kosten für den gerade beendeten Franzosen- und Indianerkrieg aufzubürden. Der Protest dagegen mündete in der „Boston Tea Party“ und schließlich im Unabhängigkeitskrieg und der Gründung der Vereinigten Staaten 1776. Im Jahr 1778 verabschiedete das britische Parlament den „Taxation of Colonies Act“. Darin verzichtete Großbritannien künftig auf Steuern und Abgaben auf Umsätze in den Kolonien „British America“ und „British West Indies“.

Gleiches gilt für die ehemaligen Kolonien Australien und Kanada. Zwar gehören diese nach wie vor zum „Commonwealth of Nations“ und unterstehen damit formal dem britischen Königshaus, doch die Steuerhohheit liegt spätestens seit der Unabhängigkeitserklärung der Länder Anfang des 20. Jahrhunderts ausschließlich bei den dortigen Regierungen.

Auch die ehemalige Kolonialmacht Niederlande erhebt keinerlei Steuern mehr auf seine ehemaligen Einflussgebiete in Südamerika und Südostasien. In Südostasien seien die Finanzen Anfang des 20. Jahrhunderts aufgrund verheerender Kriege so desaströs gewesen, dass die Niederlande ihre Kolonien regelmäßig finanziell stützen mussten. Das Königreich trennte sich von einem Großteil seiner Kolonien bereits Anfang des 19. Jahrhunderts. Zuletzt verließen die niederländischen Antillen im Oktober 2010 das Königreich. Lediglich die Karibikinseln Aruba, Curaçao und Sint Maarten sind nach wie vor Bestandteil des Königreichs der Niederlande.

Die politische Elite Frankreichs denkt dagegen nicht im Geringsten daran, die Relikte aus der Kolonialzeit zu beseitigen und die ehemaligen Kolonien in die vollständige Unabhängigkeit zu entlassen. Vielmehr scheint in Paris die Befürchtung vorzuherrschen, dass man ohne die Einnahmen aus Afrika in der wirtschaftlichen Bedeutungslosigkeit versinken könnte. Schon der ehemalige französische Präsident Jacques rac sagte im März 2008: „Ohne Afrika würde Frankreich in den Rang eines Drittweltlandes abrutschen.“

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