Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:33

Un fait judiciaire a failli passer inaperçu hier mardi 7 mars 2017 au Tribunal Correctionnel de Rouen à 13 h30. Un Congolais, David Bikouma, est passé en audience pour une affaire l’opposant à Mme Valls, épouse de l’ancien Premier ministre de François Hollande. Radio Normandie en a parlé dans son édition du soir. Verdict attendu le 25 avril 2017.

Le jeune Congolais s’est retrouvé au Tribunal pour avoir menacé au téléphone Anne Gravoin épouse de Manuel Valls.

Me Philippe Youlou, avocat au Barreau de Nice, sans être le conseil de David Bikouma, s’est intéressé à l’affaire par solidarité patriotique. « Je me suis entretenu avec ce compatriote dès que j’ai été informé de son cas. » s’est confié l’avocat à Congopage. Son avocat attitré Me Sylvie Glinel Morteuil du Barreau de Rouen a dû entendre les conseils que Me Youlou n’a pas manqué prodiguer au jeune congolais. « Dans la mesure où le numéro de téléphone de David Bikouma n’était pas masqué (ce qui est une bonne chose), le caractère délictueux du coup de fil n’est alors pas avéré  » a estimé Me Youlou. « La personne a appelé Mme Valls deux fois. La première fois, ce compatriote a eu un entretien de 15 secondes ; la deuxième fois le coup de fil a duré 16 secondes. Comment peut-on menacer quelqu’un de mort en 15 ou 16 secondes ? » s’est demandé l’avocat congolais. Le caractère de l’infraction de mort n’est pas fondé. Selon Me Youlou il n’y a pas délit. L’élément «  vouloir donner la mort » est totalement absent. Soyons clair, David Bikouma n’avait aucune intention de menacer Mme Valls de mort.
JPEG

Crise du Pool

Pour quelles raisons Mme Valls s’est-elle permis de porter plainte alors que David Bikouma voulait parler de la situation du Pool à une personne (en l’occurrence Mme Valls) qui dit « aimer les Africains  ». Pire ; ce compatriote a perdu ses deux parents dans la crise qui sévit dans cette région au sud de Brazzaville. Amie du Congo qui donne des concerts pour « diffuser un message de paix  » (sic) Mme Valls peut influer auprès de Sassou-Nguesso afin que notre tyran national retienne son bras armé au moment de frapper les pauvres populations du Pool.
Voilà l’objet des deux brefs appels de David Bikouma. Pas de quoi en faire un foin.

Séance de nuit

A force d’avoir attendu, en vain, Mme Valls et son avocat, la séance au tribunal s’est déroulée de nuit (jusqu’à 20 h). Pourquoi porter plainte sans se constituer partie civile, ne serait-ce que pour demander des dommages et intérêts, à titre symbolique 1 euro ! Peut-être que l’artiste ayant joué avec Johny Halliday était en tournée quelque part en Afrique avec son orchestre philarmonique dont elle est…premier violon.

Terrorisme

Une question a été posée au prévenu : « faisait-il partie d’une association terroriste visant à déstabiliser le pouvoir de Sassou ? » La perquisition au domicile du Congolais n’a pas donné grand-chose. Rien n’a été trouvé si ce n’est un article qu’était en train de rédiger le supposé terroriste. Comme nombre de Congolais anti-Sassou, David Bikouma est un intellectuel qui se livre à des réflexions littéraires, poétiques, parfois teintées de remarques politiques. Est-ce là un crime ?

Verdict

En définitive, le ministère public a requis 3 mois de Travail d’Intérêt Général. L’avocat de David Bikouma a demandé la relaxe. Autrement dit, le ministère public a minimisé la plainte en la ramenant à un travail d’intérêt général. Une manière de désavouer Mme Valls dont la partition qu’elle a voulu jouer est sillonnée de fausses notes. Cette musicienne ne doit pas avoir la conscience tranquille. Elle a pour mécène Denis Sassou-Nguesso qu’on ne pouvait pas pourtant soupçonner avoir du béguin pour la musique classique. Comme quoi on n’a pas fini de découvrir notre Khalife d’Oyo qu’on confinerait naturellement dans l’amour du ndombolo.

Soutiens

Les Indignés du 242 étaient présents ce mardi 7 mars à l’audience. David Bikouma a été également soutenu par l’association citoyenne de solidarité du Congo-Brazzaville (ACSCB). Il a été défendu par Me Sylvie Glinel-Morteuil du Barreau de Rouen et soutenu de loin par Me Philippe Youlou qui s’est dit prêt à le défendre sans honoraires. C’est cela aussi la contribution à la lutte de libération du Congo-Brazzaville.

Anne Gravoin

Qui est Anne Gravoin ? Voici ce qu’en disent Davis Le Bailly et Caroline Michel : « L’épouse du Premier ministre rêvait de jouer avec les plus grands musiciens. Un jour, un homme d’affaires providentiel lui a proposé de créer un orchestre classique dont elle aurait la direction artistique : l’Alma Chamber Orchestra. La violoniste n’a pas hésité et s’est retrouvée au cœur des réseaux de la Françafrique. » (Obs , publié le 30 mars 2016 )

Thierry Oko

SOURCE : http://www.congopage.com/Me-Philippe-Youlou-donne-son-sentiment-sur-le-proces-de-David-Bikouma

Repost 0
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
--------------------------------------------------------

 

DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

LARGE DIFFUSION

 
Repost 0
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 11:39

Sony Labou Tansi et Dieudonné Niangouna

Frères de scène et de combat

par Marina Da Silva, 7 mars 2017

Le Monde diplomatique

Frères de scène et de combat

 

JPEG - 129.3 ko

Toutes les photos du billet sont de Christophe Raynaud de Lage

Le premier est un immense écrivain congolais né en 1947 à Kinwanza (Zaïre) et mort le 14 juin 1995 au Congo-Brazzaville à l’âge de 47 ans. Poète et aussi dramaturge, metteur en scène et fondateur du Rocado Zulu Théâtre, Sony Labou Tansi laisse une œuvre forte et flamboyante : six romans, une quinzaine de pièces et des poèmes à l’infini dont le fil rouge est la révolte et l’engagement. Contemporain de son aîné Aimé Césaire dont il disait qu’il lui avait emprunté « trois petites choses qu’il aura été grandiosement : c’est-à-dire un poète, un penseur et un homme », on ne peut que s’étonner du manque de reconnaissance que son œuvre, de la veine de celle de Césaire, eut de son vivant, une grande partie n’ayant été éditée qu’après sa mort. Sa notoriété n’a pris vraiment son envol que depuis quelques années, notamment grâce à la découverte récente de plusieurs manuscrits, dont certains ont été publiés en 2015 comme Encre, sueur, salive et sang, dans une édition établie et présentée par Greta Rodriguez-Antoniotti, au Seuil.

Lire aussi Boubacar Boris Diop, « Qui a peur du wolof ? », Le Monde diplomatique, mars 2017. Le second, Dieudonné Niangouna, est également auteur et poète, acteur et metteur en scène, directeur du festival international de théâtre de Mantsina-sur-scène à Brazzaville, où il est né en 1976, et a grandi au milieu des guerres qui ont ravagé son pays tout au long des années 1990. Avec son frère Criss, il a crée sa compagnie Les Bruits de la Rue pour ancrer son théâtre dans le monde qui les entoure, les rues de leur ville, et faire naître une écriture et une esthétique nouvelles. Il a mis ses pas dans ceux de Sony en lui disant « : t’inquiète, mon vieux, je fais mon œuvre mais je termine la tienne ». C’est le prélude de la pièce Antoine m’a vendu son destin/ Sony chez les chiens que l’on peut voir jusqu’au 18 mars au Théâtre de la Colline.

LIRE LA SUITE (cliquer sur le lien) : http://blog.mondediplo.net/2017-03-07-Freres-de-scene-et-de-combat

Repost 0
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:12

 

By Elsa Buchanan

Congo Brazzaville violence

Residents of the southern districts of Brazzaville flee clashes between Congolese security forces and unknown assailants on 4 April 2016, following an official announcement that President Denis Sassou NGuesso had been re-electedStringer/AFP/Getty

As all eyes are turned to the vast Democratic Republic of Congo which is today facing a pivotal moment, neighbouring resource-rich Congo-Brazzaville's ongoing deadly political crisis seems forgotten.

Formerly named the French Congo after 1882, modern-day Congo-Brazzaville (or Republic of the Congo) was rocked by a significant outbreak of violence on 4 April 2016 on the day the Constitutional Court published final election results showing President Denis Sassou-Nguesso had won a hotly contested March presidential poll after he amended the constitution to remove presidential term limits.

More from IBTimes UK

Why advertise with us

"To normalise the situation, Sassou Nguesso started arresting the main opposition leaders, whom he deemed most dangerous, including Paulin Makaya, Gerenal Mokoko and his collaborators, but he realised this wouldn't be enough when he faced another form of resistance, this time para-military, organised by Pastor Ntumi in the Pool region," Andréa Ngombet, a young Congolese activist now living in Paris, exclusively told IBTimes UK. "So, he did what he knows how to do best: repression."

While the former French colony of four million rarely captures global attention, the Congolese opposition and several rights groups claim hundreds of civilians may have been killed and thousands more displaced in security operations carried out by Sassou Nguesso's government, including in Pool, the south-eastern region of Congo-Brazzaville.

The Pool, which the authorities describe as "terrorist command centres", is home to former rebel leader, Pastor Frederic Ntumi, whose suspected former rebels known as the 'Ninjas' are blamed for post-electoral fighting. The Ninjas signed agreements with the government to stop fighting in 2003, after wars and insurgencies dating back to the 1990s.

Map of Congo-BrazzavilleIBTimes UK

Now, the United Nation's Refugee Agency even talks of more than 13,000 displaced. With nowhere to go, they were forced into the forests. Now, with the rainy season they find themselves in an extremely precarious situation, with little water and food provisions running out.

The displaced told the UNHCR 50% of houses in some targeted villages were burned and they were scared to return. These war refugees now face famine and related conditions including acute malnutrition.

From August, the crisis took an international dimension, after an attack on the Congolese embassy in Paris, France, following which Sassou Nguesso allegedly looked for culprits.

André Okombi Salissa, another unsuccessful presidential candidate went into hiding, but members of his family and close associates have been arrested, including Augustin Kala Kala who was allegedly kidnapped on 29 September before he was found, almost tortured to death, in critical condition on 13 October on the doorstep of Brazzaville's morgue. Roland Gambou, Okombi Salissa's brother, died earlier this month following violent treatment in prison.

Makaya was sentenced to 24 months in prison and fined FCFA2.5m (£3,260, $4,005) in July this year for having organised and participated in a demonstration against the October constitutional referendum — a reform which allowed Sassou Nguesso to run again for presidency. Authorities accused Makaya, leader of Unis pour le Congo (UPC) party, of "incitement to public unrest" after the protest turned violent. Makaya appeared before a court of appeal to challenge his sentence less than 10 days ago, on 21 December. His bail application was denied. Makaya's appeal hearing will resume on 17 January 2017.

Accurate numbers are difficult to come about, but the Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH), a local rights organisation, estimates there currently are some 100 political prisoners.

Last month, two rights organisations including OCDH received the testimony of Jugal Mayangui, a junior police staff officer, who was also severely tortured and left for dead some eight days later. According to his family, Mayangui was suspected of colluding with Pastor Ntumi. Trésor Chardon Nzila, OCDH's director, later reported military officials, who he alleged tortured Mayangui, told him: "You, Bakongo, we will exterminate you."

Congo Brazzaville

Police officers search residents of the southern districts of Brazzaville fleeing clashes between Congolese security forces and unknown assailants on 4 April 2016STRINGER/AFP/Getty Images

What do world leaders say?

"Despite these horrific crimes, the Congolese crisis is taking hold and is being forgotten for financial reasons, due to international corruption," Ngombet explained, highlighting several recent scandals.

These include the Rota do Atlantico (Route de l'Atlantique, or Atlantic road) case of alleged corruption between former Portuguese football manager José Veiga — nicknamed 'Monsieur Afrique ' — and Congolese officials.

Revealed in the Panama Papers expose, the so-called Chironi scandal established a link between Philippe Chironi, a French citizen living in Switzerland and Congo's ruling family. French courts suspect Chironi "of having participated in laundering operations of the misappropriation of public funds for the benefit of the Sassou-Nguesso family" — estimated at tens of thousands of euros, according to Le Monde. The Congolese president has denied any wrongdoing.

"Considering the sums revealed in the Panama Papers, we are talking about such wide international corruption that we understand that it is difficult, for many (political) actors to speak, because they may or may not be closely linked to some of these cases," Ngombet added.

With tensions running high, France, Congo's principal foreign ally, is struggling to take a defined stand because of a number of economic interests in the oil-rich region. Activists have urged President Francois Hollande to stop France's alleged support to Sassou-Nguesso.

Despite earlier reports of a meeting between US President-elect Donald Trump and the embattled Congolese leader, Trump's spokeswoman Hope Hicks on 27 December confirmed no meeting would take place. This decision, Ngombet said, may be attributed to activists' calls for the US not to associate itself with the Congolese head of state.

In addition to this, the country, on the verge of bankruptcy is facing floods and a deepening economic crisis, due to lower oil prices — the country's main source of revenue. "We are facing harsher days ahead, because the economic crisis is hurting us hard," Ngombet said. "We are just hoping that, as eyes turn to Kinshasa (DRC's capital) on the other side of the Congo river, they will sooner or later take a real interest in our situation".

This article was first published on December 30, 2016

Related topics : DRC

LIRE LA SUITE : http://www.ibtimes.co.uk/congo-brazzaville-corruption-epicentre-africas-forgotten-deadly-crisis-1598658?utm_source=social&utm_medium=facebook&utm_campaign=%2Fcongo-brazzaville-corruption-epicentre-africas-forgotten-deadly-crisis-1598658

Repost 0
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 22:52
Sassou à la Hitler Sassou à la Hitler

Dans la lettre ouverte ci-dessous adressée au président congolais, Denis Sassou N’guesso, l’auteur lui demande d’arrêter de harceler ses opposants dont certains dans le meilleur des cas, croupissent en prison. D’autres, au pire des cas, sont tout simplement envoyés ad patres. C’est pourquoi l’auteur lui demande d’assumer avec courage son passé. Car, comme on aime à le dire, Sassou peut échapper à la justice des hommes mais pas à la justice immanente. Lisez !

Excellence Monsieur le président, votre pays est sous les feux de la rampe, ces derniers temps, et cette situation n’est pas étrangère à votre gouvernance. On le sait,  vous totalisez plus de trois décennies de pouvoir  à la tête du Congo Brazza.  Arrivé au sommet de l’Etat en 1979 par la force des armes plutôt que par celle des arguments, vous vous êtes ensuite mordu le doigt d’avoir permis une ouverture démocratique qui aura entraîné votre défaite  dans les urnes et provoqué l’arrivée du brillant généticien de son état, Pascal Lissouba.

Vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie

Du fait de votre goût très prononcé du pouvoir,  vous avez vécu cela comme une humiliation. Par tous les moyens, il vous fallait reprendre votre « dû » et c’est ainsi que vous parviendrez à reconquérir le pouvoir par les canons en 1997, avec la complicité de la France  de  Jacques  Chirac. Depuis lors, vous ne  manifestez aucune intention de  faire valoir vos droits à la retraite, bien au contraire,  vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie.  A présent, c’est  visiblement  la logique absolue du « J’y suis et j’y reste forever ». Vous régnez donc en maître absolu sur la nation congolaise qui se gargarise injustement d’être une République. Mais cela crève les yeux, sous votre magistère,  le Congo Brazza est aujourd’hui tout, sauf une République du fait de vos lubies et autres excès de potentat.   Trois décennies de pouvoir !  C’en est trop ! Dans votre for intérieur,  vous ne vous faites certainement pas d’illusions : vous êtes craint  plutôt qu’aimé des Congolais.   Et comble de malheur, ils semblent s’être résignés à la réalité qu’il n’y a plus rien à faire. Ils ont donc fini par abdiquer.   Sachant à quel type de satrape  ils ont affaire, ils ont fini par se faire une religion : Brazzaville n’est pas Ouagadougou et Sassou Nguesso n’est pas Blaise Compaoré. Car, si Blaise Compaoré a renoncé à tenter la solution du pire quand le pouvoir avait pratiquement  achevé de lui filer entre les doigts et que les carottes étaient quasiment cramées pour son pouvoir, les Congolais savent que vous, au contraire, êtes prêt à tout, y compris à enjamber leurs cadavres pour  rester le chef incontesté.   

Le colonel Marcel Ntsourou mort  récemment et de façon mystérieuse en détention

 A ceux   donc qui disent que vous ne supportez ni ne souffrez la contestation, il est difficile de ne pas leur donner raison. Du reste,  quel sort réservez-vous  à ceux qui osent s’affranchir de votre  tutelle et se dresser sur votre chemin ? Beaucoup l’ont payé de leur vie. A l’instar de votre ex-bras droit,  le colonel Marcel Ntsourou, mort  récemment et de façon mystérieuse en détention, certainement parce qu’il fallait à tout prix le faire taire à jamais ; lui qui en savait un peu trop sur vous.  Quid de l’un de ses avocats, aujourd’hui en prison, qui  devrait  avoir de sérieuses raisons de craindre pour sa vie ?  Comme lui, les plus chanceux croupissent en ce moment derrière les barreaux, à l’image du  général Jean-Marie Michel Mokoko dont les malheurs d’aujourd’hui ne sont pas étrangers à son rêve d’avoir voulu être calife à la place du calife. 

Vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur.

Et que dire de  Paulin Makaya, le leader de l’Union pour le Congo (UPC) qui, lui aussi,  a maille à partir avec la Justice du Congo ?  Tout se passe comme si, malgré les nombreuses critiques internationales, vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur. Bien entendu, vous et votre entourage ne manquerez jamais d’arguments pour accabler tous vos anciens collaborateurs, ceux qu’il faut tuer en les  accusant de rage.   Mais nul n’est dupe.   Tous ces anciens proches aujourd’hui en dissidence, doivent aujourd’hui leur calvaire à leur audace ou plutôt à ce que vous percevez aujourd’hui comme de l’ingratitude à votre égard !

Excellence Monsieur le président, quelle image renvoyez-vous au reste du monde ? Vous en souciez-vous seulement ? 

L’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance, à l’exception toutefois du Togo

On dit des dirigeants d’Afrique centrale  qui passent pour être les « Toto » de la démocratie sur le continent noir, qu’ils ne se rassasient jamais de pouvoir, et par conséquent, ils abhorrent l’alternance démocratique.  Et il faut craindre qu’il en soit ainsi, pour longtemps encore, alors que, pendant ce temps,  l’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance à l’exception toutefois du Togo dont la Constitution  a servi sur un plateau d’or, le caviar de la non-limitation des mandats au bénéfice de  Faure Gnassingbé qui a toute la latitude de renouveler ad vitam aeternam son bail au palais de Lomé II.   

Excellence  Monsieur le président, quand consentirez-vous enfin à passer la main pour ne pas donner l’impression que ce qui est  bon, ne doit l’être que pour vous et votre clan ?  J’ai suivi un documentaire datant des années 80, dans lequel vous vous affichiez fièrement aux côtés du président Thomas Sankara en visite officielle chez vous à Pointe-Noire. Le jeune président  burkinabè brillait de mille feux au point qu’il paraissait avantageux, pour vous, de montrer  à votre peuple que vous étiez en totale phase avec lui. Les dividendes politiques étaient énormes. De ces années à ce jour, convenez qu’il y a toute une éternité ! Toute une génération n’aura connu que vous, comme président.  Bien sûr, vos partisans et autres Raspoutine ne manqueront pas de rétorquer que vous n’êtes pas le seul à avoir passé tant d’années au pouvoir. Car, après tout, vous ne détenez pas la palme  en matière de longévité au pouvoir en Afrique, à côté des présidents Paul Biya, Dos Santos, Mugabe,  Obiang Nguéma et autres.  

Vous êtes toujours prêt à resservir  l’argument spécieux, comme vous l’aviez dans le temps souligné, que même en Allemagne, il n’y a pas de limitation de mandats. Sauf que  ce pitoyable mémoire en défense cache bien mal une réalité sordide : le peuple congolais est sous votre férule, contrairement au peuple allemand totalement libre de choisir ses dirigeants. Et la chape  de plomb qui n’en finit pas d’étouffer le peuple congolais,  a quelque chose de  moralement abject. Votre comportement peut être expliqué par le fait que vous n’êtes pas un homme tranquille.    Car,  on peut imaginer qu’un éventuel après-pouvoir, pour vous, sonnerait le début de tous vos malheurs. En un mot comme en mille, à l’idée de penser à une vie en dehors du pouvoir,  vous en êtes malade ; une épouvante s’il en est ! Surtout que vos placards pourraient  crouler sous le poids de vos nombreux cadavres, compte tenu des nombreuses affaires d’Etat auxquelles vous pourriez être associé, dont « les disparus du  Beach », l’explosion du dépôt d’armes de Mpila et j’en passe. On peut donc imaginer que vous ne voulez pas prendre le risque de vous exposer ; de vous lever de la dalle sur laquelle vous êtes assis et sous laquelle vous cachez bien des dossiers  ténébreux de la République !

 Excellence Monsieur le président,  le peuple congolais doit-il, pour autant, payer pour vos fautes ?  N’y a-t-il pas lieu, pour vous, d’assumer avec courage votre passé ? Sans doute en désespoir de cause, ce peuple attend-il à présent que Dame nature fasse son oeuvre pour résoudre « le problème Sassou ».  Et l’on présume que c’est même votre souhait ;  la mort deviendrait  alors une bienheureuse transition entre votre pouvoir et le voyage sans retour, loin des tracas de la vie terrestre ; un scénario qui ne serait pas sans avantage pour vous : ne pas avoir à rendre des comptes et mieux, bénéficier de funérailles nationales et grandioses dignes de votre rang.  Mais à propos du Ciel, si vous y pensez encore – car certains de vos pairs en sont arrivés à penser qu’ils sont immortels - je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment croyant. Et si oui, craignez-vous  Dieu ?  Je me permets d’en  douter. Car, au Congo, rien ne peut vous être refusé ; et dans cette posture de toute puissance,  bien des dirigeants en viennent à croire qu’ils sont Dieu incarné sur terre. Peut-être est-ce aussi votre cas.  En tout état de cause, à ceux qui vous font penser cela, opposez-leur l’évidente réalité que vous êtes bel et bien mortel. Et comme tel, aujourd’hui suffisamment avancé en âge, tout ce qui devrait paraître primordial à cet âge, devrait être de  rechercher le Ciel, après avoir tout eu sur  terre.  Cette lettre n’a nullement pour intention de monter votre peuple contre vous. Car,  après tout, c’est à lui de prendre ses responsabilités et nulle autre personne ne le fera à sa place.  Elle n’a pas non plus pour objectif de susciter des troubles à l’ordre public comme on l’entend couramment chez vous.  Elle vise seulement à souligner qu’il n’est peut-être pas tard pour vous ! Dieu a-t-il encore une place dans votre cœur ?  Si oui, il serait plus judicieux de faire comme l’enfant prodigue dans les Saintes Ecritures.

Par Cheick Beld’hor SIGUE

SOURCE : http://lepays.bf/lettre-ouverte-au-president-denis-sassou-nguesso-le-peuple-congolais-doit-il-payer-pour-vos-fautes/

Repost 0
22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 17:44

Silence ! Sassou tue au Congo-Brazzaville

 

L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le kalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

 Purge

 Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.

 Traits distinctifs d’un dictateur

 Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997 avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature.

 Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale, notamment la France, devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwé de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre ?

   Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 06:50
 
A Pointe-Noire, le Directeur de la maison d'arrêt, Pierre PONGUI, a attenté à la vie de M. Modeste Boukadia, prisonnier d'opinion. Aujourd'hui, il fait des va-et-vient entre la prison et la clinique. Aujourd'hui, Marcel Ntsourou est mort en prison, suite à des nombreuses tortures... Que ceux qui ont placé Sassou à la tête du Congo et qui vivent de lui comprennent qu'un jour... la JUSTICE !
----------------------------------------------------------

AUJOURD'HUI MARCEL NTSOUROU EST MORT ASSASSINE DANS SA CELLULE, SOUS LA TORTURE.

 

Marcel Nrsourou à son procès Marcel Nrsourou à son procès

 

DEMAIN A QUI LE TOUR ?

MAIS, SOUVENONS-NOUS !

N’OUBLIONS JAMAIS !

 

DEVINETTES

Devinettes
 

 

SERMENT DE SASSOU NGUESSO OU PROMESSE ?

 

Serment ou promesse ? Serment ou promesse ?
 

 

Repost 0
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 02:01
 
Congo- Brazzaville : Mort du Colonel Ntsourou Marcel en prison. Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville. Sassou Nguesso a eu raison de Marcel Ntsourou... Ceux qui l'ont placé là dans les conditions inoubliables doivent se souvenir... et qu'ils sachent que les orphelins victimes de Sassou seront les interlocuteurs de la France, demain...
-----------------------------------------------------------------------

Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville

 

Procès Ntsourou Procès Ntsourou
 

En 1997 il était le  Gouverneur Civil et Militaire de la Région du Kouilou
 
Soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012, le colonel Marcel Ntsourou était devenu un opposant virulent au régime congolais. Le 16 décembre, une perquisition à son domicile a tourné à la guérilla.
 
Scènes de panique dans le centre de Brazzaville, lundi 16 décembre au matin. Pour la population, les détonations d’armes lourdes ravivent le cauchemar toujours présent des guerres civiles. Pour le colonel Marcel Ntsourou, 57 ans, c’est la fin sanglante d’un film dont il s’est cru le héros. Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition la plus radicale.
 
Responsable du front de Pointe-Noire pour le compte de son chef en 1997, il est nommé après le conflit successivement au poste de directeur du renseignement militaire, de commandant des écoles militaires et de numéro deux du Conseil national de sécurité. Trois fonctions enviables, mais l’avancement en grade ne suit pas. Ntsourou, qui exige ses étoiles de général, en conçoit une frustration de plus en plus vive. Le 3 mars 2012, lors d’un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, il se lâche devant ses invités : s’il n’est pas promu, c’est parce qu’il est téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) ont décidé d’étouffer les cadres de sa communauté. Le lendemain, 4 mars, l’explosion meurtrière de la poudrière de Mpila dévaste plusieurs quartiers de la capitale. Le 30 mars, Ntsourou est arrêté, puis placé en détention dans le cadre de l’enquête. Cette fois, la rupture est consommée.
 
Un an et demi plus tard, le 10 septembre 2013, c’est un homme en colère qui recouvre sa liberté après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis par le tribunal de Brazzaville – décision contre laquelle le ministère public fait aussitôt appel. De retour dans sa villa de fonction du camp du 15-Août, Marcel Ntsourou se lance alors dans un bras de fer à visage découvert avec le pouvoir. Parlant volontiers de lui à la troisième personne, il multiplie les déclarations agressives, demande à être entendu par la justice française dans l’affaire dite des disparus du Beach et jure d’empêcher son ancien mentor de se présenter à la présidentielle de 2016. "J’ai la rancune tenace et nous sommes dans une haine mortelle, déclare-t-il. Sassou sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et qu’il lui sera fatal."

Autre échantillon : "Dégagez la lune et son obscurité : Sassou. Et vous verrez apparaître le soleil et la lumière : Ntsourou." Le colonel, qui est entré en contact avec deux anciens ministres tékés de Sassou Nguesso en rupture avec ce dernier, Mathias Dzon et André Okombi Salissa, et qui croit bénéficier du réseau de soutien des anciens enfants de troupe, se prépare-t-il alors à tenter un coup d’État ? Toujours est-il que, profitant d’un évident laxisme des autorités, il transforme sa résidence en bunker, y entassant armes (kalachnikovs, fusils-mitrailleurs RPD, grenades, explosifs…) et miliciens de tout acabit, dont une bonne partie de Ninjas venus de la région du Pool. Il se fait même creuser un tunnel d’évacuation.
 
Quarante morts chez les rebelles, 2 chez les forces de l’ordre
 
Le 15 décembre, lorsque, après une banale interpellation de fidèles de Ntsourou qui a mal tourné, des policiers se présentent au domicile de ce dernier pour y faire une perquisition, ils sont accueillis par des coups de feu. Le lendemain matin, des blindés et des unités de la garde républicaine du général Nianga Mbouala se déploient autour de la villa où le colonel, sa famille et une petite centaine d’hommes armés sont retranchés.
 
Le siège, entrecoupé de combats d’une extrême violence, durera près de quatre heures avant que Ntsourou annonce sa reddition par téléphone au général Jean-François Ndenguet, chef de la police, et agite un petit drapeau blanc au milieu des cadavres de ses partisans. Bilan : une quarantaine de morts côté rebelles, deux chez les forces de l’ordre et 55 interpellations. Le soulèvement des casernes de Brazzaville, espéré par le desperado, n’a jamais eu lieu. L’abcès Marcel Ntsourou est désormais crevé. Reste à en traiter les métastases.
 
Au Congo-Brazzaville, Marcel Ntsourou a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il a donc été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Il avait été arrêté en décembre 2013 après de violents affrontements entre ses miliciens et l'armée en plein centre de Brazzaville.
 
L’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Seule l’infraction portant sur l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat n’a pas été retenue contre l’ex-officier qui a écopé d’une peine lourde : les travaux forcés à perpétuité.
 
Plus d’une cinquantaine d’accusés ont également écopé de peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés. Parmi ces personnes figure Benjamin Okouya, un des lieutenants de Marcel Ntsourou, qui avait annoncé sa réédition lors des affrontements du 16 décembre.
 
Une cinquantaine d’autres accusés ont été purement et simplement acquittés au bénéfice du doute. Madame Charlotte Ntsourou fait partie de ces acquittés.
 
Fin d’une disgrâce
 
Les avocats de l’Etat se sont réjouis du verdict évoquant la bonne marche de l’Etat de droit au Congo. « La cour est souveraine. Je pense que les juges ont dit le droit au regard des éléments, d’après leur intime conviction. Nous pouvons nous réjouir que nous sommes au Congo dans un Etat de droit. La décision qui est rendue est tout à fait objective », a ainsi salué maître Emmanuel Oko. « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs », ont rétorqué les avocats de la défense qui ont décidé de se pourvoir en cassation et ont trois jours pour le faire.
 
Même si Marcel Nstourou peut se pourvoir en cassation, cela ressemble à l'épilogue d'une longue disgrâce. Le colonel Ntsourou, qui aura été l'un des artisans de la victoire de Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile en 1997, n'obtiendra jamais le grade de général qu'il convoite. Il en aurait d'ailleurs gardé une vieille amertume.
 
C'est l'explosion du dépôt de munitions de Mpila qui fait plus de 300 morts en mars 2012, qui révèle au grand jour la rupture de Ntsourou avec le pouvoir congolais. Lors du procès qui suit en 2013, le colonel estime qu'on veut lui faire porter le chapeau pour les négligences de personnalités politiques. Malgré le réquisitoire du procureur qui demande l'acquittement, il est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.
 
L’affaire du Beach ressurgie
 
Hors de lui, Ntsourou menace alors dans les médias de parler à la justice française de ce qu'il sait sur l'affaire « des disparus du Beach ». En 1999, 350 réfugiés congolais de retour au pays disparaissent sur le port de Brazzaville. Certains affirment que le pouvoir a ainsi éliminé un certain nombre d'opposants présumés. A l'époque, Marcel Ntsourou est le numéro deux des services de renseignements.
 
Des menaces qui marquent le divorce définitif de Ntsourou avec le régime. Aux abois, le colonel se retranche chez lui avec ses hommes et le 16 décembre, des affrontements violents éclatent entre ces hommes et la police.

SOURCE : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BCongo-Brazzaville-Mort-du-Colonel-Ntsourou-Marcel-en-prison_a161328.html

 -----------------------------------------------------------

 Le Colonel Marcel Tsourou assassiné dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Brazzaville.

Incarcéré le 16 décembre 2013 dans le rocambolesque procès des explosions du 4 mars 2012  , relâché puis de nouveau jeté en prison le 11 septembre 2014, le Colonel Tsourou retrouvé mort dans sa cellule a été transporté à l’hôpital militaire, où son décès a été confirmé par un médecin .

Il a été de ceux qui avaient largement contribué au retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Il a maintenant rejoint la longue cohorte des amis du tyran trahis, empoisonnés, assassinés lâchement comme Blaise Adoua, Yves Motando et tous les autres sans-grades abandonnés sur le bas-côté dans des destinées incertaines.

Marcel Tsourou croisera les esprits des 400.000 victimes congolaises tombées dans les massacres décidés par le tyran pour instaurer sa terreur et y asseoir son pouvoir. Les compagnons de cette prison insalubre et malsaine le rejoindront  peut-être bientôt, comme tout Congolais vivant encore dans l’enfer que le dictateur sanguinaire a établi dans notre pays.

QUE TOUS CEUX QUI FESTOIENT ENCORE AVEC SASSOU-NGUESSO SACHENT QU’ILS FINIRONT COMME MARCEL TSOUROU .

LA SEULE SOLUTION POUR LE BIEN DE TOUS EST DE METTRE FIN AU RÉGIME DE SASSOU NGUESSO.

Nous sommes tous inscrits sur la longue liste des personnes, hommes, femmes, jeunes et vieux, que Denis Sassou Nguesso veut faire disparaître pour assurer, à sa seule famille, un bonheur éternel.

Pour le dictateur, dans ses rêves, nous ne sommes que des cadavres… !

Comme ce fut le cas lors de la mort de Marien N’Gouabi, aucune lésion externe n’a été relevée, par les services du dictateur Sassou Nguesso, sur la dépouille de Marcel Tsourou (Voir ci-dessous le communiqué de l’Hopital militaire)

 

Communiqué décès de Marcel Ntsourou Communiqué décès de Marcel Ntsourou
Repost 0
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:16

« La colonisation a été un crime contre l’humanité », déclare Emmanuel MACRON

Les mains coupées de l’Etat indépendant du Congo

« La colonisation a été un crime contre l’humanité », déclare le candidat d’En Marche !, suscitant un tollé. Quelques éléments de rappel pour les oublieux.

On ne les comprend. M. Macron va en Algérie et y déclare – incroyable scandale ! – que la « colonisation a été un crime contre l’humanité ». Pour eux, c’est trop beau. Mme Le Pen, fille de l’OAS par son père, se retrouve sur un terrain qui plaira à sa base historique qui n’a toujours pas digéré les accords d’Evian. Elle peut lâcher ses aboyeurs : scandale ! Traître qui « tire dans le dos de la France », etc. Et M. Fillon, l’homme qui, en septembre dernier, affirmait sans rire que la France n’avait pas à rougir d' »avoir partagé sa culture aux peuples l’Afrique », trop content de trouver n’importe quoi qui lui permette d’échapper dix minutes aux questions sur sa femme, jugeles déclarations de son rival « indignes d’un candidat à la présidence de la République ».

On les comprend et on les remercie, car sans leurs ululements, on n’aurait sans doute prêté qu’une attention distraite aux propos effectivement prononcés par l’ancien ministre de l’Economie à Alger, et on aurait raté quelque chose. Face aux caméras de la télé privée « Echourouk news », M. Macron a-t-il bien déclaré que la colonisation était un « crime contre l’humanité » ? Oui, mais contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, cette phrase s’inscrit dans un raisonnement dont on avoue bien volontiers qu’on le trouve d’une grande finesse et d’une grande exactitude.

Cela fait des décennies que la classe politique cherche à se dépatouiller du souvenir complexe de l’histoire coloniale. En moins de deux minutes, le jeune candidat nous indique avec brio la voie à suivre pour le faire. Oui, dit-il en substance, la colonisation a été une horreur, une « barbarie », un « crime contre l’humanité », mais il ne faut pas enlever à cet épisode sa complexité en refusant de voir qu’il a été fondé sur un projet qui a pris le masque de l’émancipation (c’est ce qu’il résume par l’élégante formule : « La France a apporté les droits de l’homme mais elle n’a pas su les lire ») et enfin, il faut réussir à dépasser enfin cette histoire pour sortir de la « culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien ». Reprenons l’un après l’autre chacun de ces trois points.

Oui, la colonisation a représenté une forme de « barbarie »

La colonisation, c’est-à-dire ce long phénomène historique qui voit l’Europe réussir progressivement, à partir du XVIe siècle (conquête de l’Amérique), à dominer, en trois siècles, la quasi totalité de la planète peut-elle être considérée, dans son ensemble comme un « crime contre l’humanité » ?

Sur un strict plan juridique, c’est difficile à affirmer de façon globale : le « crime contre l’humanité », tel qu’il est défini après la Seconde guerre mondiale au procès de Nuremberg, implique une volonté d’exterminer une population ou de l’asservir. Le projet général des puissances coloniales était de dominer et d’exploiter à leur profit, les pays colonisés, non pas d’éliminer leurs populations de la surface de la Terre, d’autant qu’elles pouvaient leur servir.

Il est clair néanmoins que l’histoire coloniale dans son ensemble est jalonnée d’épisodes qui méritent largement le qualificatif de barbares. Rappelons le bilan du moment inaugural de la colonisation européenne, la conquête des Amériques par les Espagnols : en un siècle, la population indienne chute d’environ 90% ! Cet effondrement est dû au « choc microbien », bien sûr, aux maladies importées à leur corps défendant par les conquistadors, mais aussi à leurs pratiques : les Espagnols n’avaient d’autres projets pour les populations soumises que de les soumettre à l’esclavage. Nombre d’Indiens, ne pouvant y résister, en sont morts.

Citons encore deux pages atroces de la colonisation de l’Afrique, au XIXe siècle. Dans les années 1880, le roi des Belges Léopold II acquiert le Congo, un domaine d’une surface 80 fois supérieure à la Belgique, et il en laisse l’exploitation économique à des sociétés privées – dites « concessionnaires » – qui ont tout pouvoir pour contraindre les populations à procéder aux récoltes de l’ivoire, d’abord, puis du latex, pour faire le caoutchouc. Leur brutalité dépasse l’entendement. La méthode la plus classique utilisée par les agents de Léopold pour soumettre les villages consiste à couper les mains des récalcitrants.

Quelques photos montrent les membres coupés, dressés en pyramides. Au total, les massacres du Congo font des millions de victimes. Citons aussi la façon dont les Allemands, à partir de 1904, ont écrasé, dans leur colonie de Namibie, la révolte des Hereros : leur population passe, en quelques années de 80.000 à 15.000 individus.

  • Le sinistre exemple de l’Algérie

On dira que ces exemples ne concernent pas la colonisation française. C’est vrai. Faut-il pour autant en faire un modèle de vertu ? Ce serait oublier une réalité constante. La colonisation procède de la conquête et impose une domination. L’une et l’autre ne sont jamais allées sans la plus grande brutalité.

On pourrait prendre des exemples dans l’ensemble des colonies. De l’Indochine à l’Afrique Noire, de la Nouvelle Calédonie à Madagascar, aucune n’a échappé à ce sinistre lot. Restons en au seul exemple de l’Algérie. Toute l’histoire coloniale y est scandée, du début à la fin, par la violence.

Une décennie après la conquête, dans les années 1840, quand il faut « pacifier », le territoire, les généraux français mettent au point une technique particulière, utilisée au moins à trois reprises : alors que des villages entiers se sont réfugiés dans des grottes, on allume le feu devant. Ce sont les « enfumades ». En 1871, a lieu la « grande révolte kabyle », dernier sursaut pour chasser les occupants.

Massacre de Sétif et Guelma (Domaine public)

Les Français n’hésitent pas, pour repousser les populations, à brûler massivement leurs terres, qui seront par la suite données aux colons. Le 8 mai 1945, le jour même de la défaite du nazisme, à la suite du coup de feu tiré par un gendarme sur un enfant portant un drapeau algérien lors d’un défilé, des émeutes ont lieu à Sétif et Guelma, faisant une centaine de victimes européennes. La répression se déchaîne. L’armée s’en mêle. Les historiens les plus prudents parlent de milliers de morts parmi les musulmans. Moins de dix ans plus tard, commençait la guerre d’Algérie, avec son nouveau cortège d’horreur. Les épouvantables exactions commises par le FLN – qu’il ne faut évidemment pas oublier – et, du côté français, la généralisation de la torture et les bombardements de populations civiles.

Oui, la colonisation s’est parée du masque de la « civilisation »

La droite, il y a dix ans, voulait imposer aux manuels scolaires de rappeler les « effets positifs de la colonisation ». Elle montrait en cela qu’elle était restée très années 30. Elle vivait encore au temps des belles brochures  de l’Exposition coloniale qui vantait « l’œuvre accomplie par la France » en montrant des photos de magnifiques chemins de fer construits à travers la jungle africaine, et de généreux médecins vaccinant des petits Noirs dans les villages de brousse.

Il ne faut pas l’oublier en effet, le projet colonial s’est toujours pensé comme un projet bienfaisant. Au XVIe siècle, derrière la croix des évangélisateurs, on faisait le bien en apportant à des païens les lumières de la Vraie Foi. Au XIXe, au temps où l’Occident invente le « progrès », on faisait la même chose dans une version laïcisée : on apportait la civilisation à des peuples « en retard », on allait les aider à sortir de leur horrible sauvagerie.

C’est la philosophie résumée par Jules Ferry dans sa célèbre formule (1885) sur « les races supérieures » qui ont « le devoir de civiliser les races inférieures ». Il ne s’agit pas de déconsidérer ce propos avec nos yeux d’aujourd’hui. Bien des individus ont cru sincèrement à ce projet qu’ils considéraient comme humanitaire. D’innombrablesinstituteurs, fonctionnaires, médecins ont pris le chemin de l’école coloniale car ils croyaient sincèrement à cette mission civilisatrice. Les plus intelligents d’entre eux ont compris assez vite ce qu’elle recouvrait en réalité. Tout ce discours humanitaire n’était qu’une fausse barbe masquant la réalité d’une entreprise de soumission et d’exploitation qui, sur place, se cachait fort peu.

Ainsi par exemple, toute la colonisation de l’Afrique noire, entreprise à partir des années 1880, s’est faite, du côté de tous les Européens, Français, Belges, Anglais, etc. sur un prétexte répété sans cesse, dans toutes les conférences internationales, dans toute la littérature coloniale : lutter contre l’horrible esclavage toujours pratiqué là-bas. Sitôt la conquête faite, toutes les puissances coloniales mettent en place le système du travail forcé : pour « aider » à doter ces pays d’infrastructures qu’ils n’avaient jamais demandées et qui servirent essentiellement à piller plus facilement les ressources locales, les nouveaux maîtres imposent aux populations de donner des jours ou des semaines de corvées.

Nombreux sont ceux qui tentent d’y échapper et s’enfuient. Partout les autorités recourent à des techniques pour les faire revenir, comme de prendre en otage les familles. Nombreux sont ceux qui se soumettent, et ne reviennent jamais. Les travaux exigés sont harassants. La construction du chemin de fer « Congo océan », qui a lieu dans les années 1920, a coûté, dit on, « un homme par traverse ». Lire l’intégralité de l’article…

 

Par François Reynaert

Journaliste

Repost 0
19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 22:39

Par Rigobert Ossebi

Avant-propos

La République du Congo est parvenue à lever 192,304 milliards de francs CFA sur le marché financier d’Afrique centrale, à travers son emprunt obligataire, lancé le 15 décembre 2016, sur un montant initial de 150 milliards de francs CFA.

Au Caire, la Banque africaine d’exportation et d’importation (Afreximbank) et le gouvernement de la République du Congo ont signé un accord de prêt en vertu duquel la banque débloquera 250 millions $ au profit du secteur pétrolier congolais au travers de la SNPC.

Malgré ces nouvelles qui datent du début de l’année, les salaires ne sont pas payés, les administrations, les ambassades à l’étranger agonisent et la vie économique dans tout le pays est à l’arrêt. Il ne fait aucun doute que ces sommes colossales ont bénéficié, ou ne bénéficieront qu’aux seules mêmes personnes qui pillent et qui volent l’Etat congolais. Avec ce dernier prêt et les préfinancements Glencore-Trafigura, la SNPC totalise un endettement de 1,5 milliards de dollars sans compter les créances des Etoka et Ebata (si proches du clan diabolique) qui ont sûrement été payées grâce à ce crédit Afreximbank.

Il y a deux jours, avant de traverser le fleuve accompagné de Denis Sassou Nguesso, Jean Dominique Okemba avait retiré 2 milliards de FCFA du Trésor pour organiser les funérailles en RDC de sa belle-mère qui venait de décéder… Malgré la crise, le record de Saint-Tropez vient d’être battu !

Pauvre Congo !

Il est des prévisions, des prédictions que  l’on ne peut raisonnablement souhaiter qu’elles se réalisent. Aux vœux à la nation du tyran pour 2016, Congo-Liberty avait répondu qu’il aurait été préférable qu’il eût dit aux CONgolais la vérité. ( http://congo-liberty.com/?p=14326)

« Denis Sassou Nguesso ne saurait être comparé à l’immense homme d’Etat qu’avait été Winston Churchill. Pour s’inspirer de son courage il devrait tenir à son peuple le même langage : celui de la vérité ! Alors, il n’aurait point d’autre discours et d’autre promesse que de n’avoir rien d’autre à offrir que du sang, de la peine et des larmes car il a ruiné le pays ! Complètement ruiné ! »

Une année après, nous avons été entendus sans que l’Usurpateur n’en tire de conséquence, ni n’en cible les véritables responsables : lui-même  principalement et les membres de son clan familial. Tout ce que nous avions écrit en janvier 2016 s’est malheureusement vérifié et le pire, que nous avions annoncé, est à venir : c’est-à-dire la famine !

Après la Pravda de Brazzaville, Télé-Foufou vient de se pencher sur ce problème dans un reportage qui vient d’être diffusé. La première constatait, au moment des fêtes, un manque cruel de chalands ; cela est dû au fait que l’argent, ne circulant plus, n’est plus entre les mains de la population mais dans les seules poches de quelques-uns, les nantis que l’on connaît. La Télé nationale, s’est aperçue quant à elle que les prix pratiqués étaient hors de portée du pouvoir d’achat du simple citoyen. L’inflation, désignée comme responsable,  condamnait ce dernier à avoir l’estomac vide ou presque !

L’inflation, quelle jolie coupable, qui a si bon dos ! Il faut surtout comprendre qu’elle n’est que la résultante d’une corruption débridée, plus encouragée que combattue, à tous les niveaux des transactions.

Le pétrole (sa production, sa sous-traitance, sa commercialisation), les grands travaux, les grands marchés de l’Etat (de l’armée, de la police), les mines, les forêts, les transports (ECair paix à son âme et Socotram qui ponctionne toujours), la santé (les hôpitaux) ; tout, absolument tout, ce qui relève de l’Etat se trouve dans les mains des neveux et rejetons. Il en est de même pour les grands secteurs d’importations et de distribution alimentaires. Tous les grands bénéficiaires, de la possibilité d’exercer sans être inquiétés des activités commerciales sur le territoire national  (grands entrepôts ou grands magasins), sont unis pour le meilleur et pour le pire avec l’un ou autre, petits ou grands, rejetons, parents et complices de l’Usurpateur ! Bien entendu moyennant, comme pour le secteur pétrolier, redevance ou partage des profits. Ce qui en aucun cas ne permet de diminuer les prix pour le consommateur …

Mais, il n’y a pas que cela !

  • D’abord à la commande, l’importateur commissionne son acheteur (qui n’est personne d’autre que lui-même) afin de se garantir un bénéfice.
  • Avant que la marchandise soit prise en charge pour son transport vers le Congo, l’importateur doit s’acquitter de la taxe-racket-SOCOTRAM de Willy Nguesso.
  • Le container est chargé sur un bateau d’une compagnie qui dessert Pointe Noire. Or, cette compagnie paye au clan une redevance (Denis Sassou Nguesso ou JDO), qui peut atteindre pour certains grands porte-containers, 50 millions de FCFA par jour d’escale dans le port congolais. Cela renchérit automatiquement la facture du transport pour en faire l’un des plus chers au monde…
  • Pour simplement descendre le container du bateau et le mettre à quai, l’exploitant célèbre du Port autonome de Pointe Noire, exige un montant quasiment égal à la note précédente. On imagine aisément le jackpot lorsque le port tournait à son maximum et les appétits qu’il aiguise pour continuer à exercer, ou pour être protégé, dans ce juteux exercice.
  • Puis, il y a le « Guichet unique des opérations transfrontalières » (GUOT) tenu par le jeune frère Bouya, Eugène Rufin, qui a toute la latitude de favoriser les importations contrôlées par le Clan. Toutes les opérations portuaires sont sous la haute direction d’un autre membre de la toute puissante famille Bouya, Bernard Serge qui a finalement eu raison de l’indéboulonnable Jean-Marie Aniélé.
  • Toutes les recettes minorées ou pas du GUOT sont domiciliées à la banque du couple présidentiel, La Congolaise de Banque, au travers d’hommes de paille, pour mieux se servir à la source des recettes douanières…

Les denrées alimentaires peuvent alors être commercialisées à Pointe Noire. Pour le marché de Brazzaville d’autres tracas attendent petits et grands grossistes dans l’acheminement de leurs marchandises avec le CFCO. Il faut compter aussi avec les différents rackets d’une administration incontrôlée qui suit l’exemple venu d’en haut. Les importateurs « protégés » passent au travers ; les autres sont taxés sévèrement pour enfin disposer de leur investissement. Et c’est à ce moment-là que le malheureux consommateur CONgolais se rend seulement compte qu’il ne peut même pas payer des croupions de dindes pour nourrir ses enfants… !

La vie est hors de prix au Congo, même en mangeant de la merde et les Nguesso peuvent en rire à Miami en jouissant de leur Dolce Vita et de leur vie de Nabab !

La misère au Congo a un nom : les Nguesso !

L’inflation que l’on dénonce à une cause réelle : la corruption ! (dont profitent principalement les Nguesso !)

La famine au Congo sera engendrée par cette économie totalement gangrenée par elle, la corruption, et par eux, les ……. !.

Aussi, ce fléau n’est pas seulement tourné vers l’intérieur du pays. Il a largement débordé ses frontières pour toucher les plus importants dirigeants européens. Des présidents, des premiers ministres, des ministres, des ambassadeurs, de très hauts fonctionnaires, des maires de grandes villes sont venus s’abreuver aux mamelles de ce pouvoir infâme qui nous affame. La crainte est grande, chez ces derniers, que des révélations ne viennent mettre un terme à leur carrière politique ou à leurs mandats ; c’est pour cette raison que le pouvoir ignoble d’un Denis Sassou Nguesso est toujours soutenu, malgré tous les problèmes dont il est à l’origine, au moins en Afrique Centrale.

Mais les pouvoirs ne sont pas insubmersibles. Un jour ou l’autre, ils sont amenés à sombrer. Comme le Titanic qui irrémédiablement s’approchait de l’iceberg qui devait le couler, Denis Sassou Nguesso fonce dans le mur qui aura définitivement raison de lui et de son clan diabolique !

Et ce ne sera pas trop tôt ! 

 Rigobert OSSEBI

Repost 0