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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:47

Denis-Christel et son dictateur de père

S’il est vrai que présidentielle de 2021 au CONGO-Brazzaville n’a toujours pas livré tous ses secrets, le désir de succession de Dénis Christel Sasssou Nguesso à son père apparaît désormais comme inéluctable. Dans ce dossier que nous avons réalisé grâce à nos sources crédibles de Kinshasa à Paris en passant par Brazzaville, Cotonou, Abu Dhabi, Miami, nous vous révélons en exclusivité les manœuvres de celui qu’on surnommé « Kiki le pétrolier ». Une enquête inédite d’un escroc en col blanc.

Un réseau tissé et entretenu depuis la République Démocratique du CONGO

Les différents réseaux de l’autre côté du fleuve CONGO,  d’hommes d’affaires, de proxénètes et de groupuscules mafieux au service de Dénis Christel Sassou Nguesso sont désormais connus. Ces différents réseaux ont initié depuis plusieurs semaines un plan machiavélique destiné à faire voler en éclats d’abord sa propre famille et ensuite toute personne ayant des ambitions autour du père, Dénis Sassou Nguesso.

Nous apprenons ainsi de nos sources crédibles proches de Kiki lui-même, que ce dernier détient désormais d’importantes parts dans plusieurs Médias à Brazzaville comme VOX TV ( dont il est le propriétaire et qu’il a confié à Vérone Mankou), mais aussi en RDC et également des médias européens et panafricains à Paris et Bruxelles. Ces Médias non seulement financés avec l’argent du contribuable congolais, ont clairement reçu pour injonction de déclencher de façon hebdomadaire, tous les dossiers pouvant éliminer ou écarter de potentiels futurs candidats à la succession de son père au sein de sa propre famille. Au niveau de Brazzaville, l’homme aux manettes et qui s’occupe des sales besognes de Kiki s’appelle Aimé Hydevert Mouagni, chef de milices.Ce délinquant notoire, repris de justice, connu par les services de police français qui se proclame féticheur est beaucoup plus connu pour ses talents d’escroquerie, de braquage et de violences inouïes contre les femmes.

Affaiblir, diviser pour régner, anéantir…..plus rien n’arrête Dénis Christel

Des congolais de la RDC parcourent ainsi depuis deux semaines les capitales européennes avec des dossiers explosifs parfois imaginaires contre ses propres frères et plusieurs membres de sa famille. En témoigne les dossiers contre les frères Willy et Edgard Nguesso exposés dans les médias européens depuis quelques semaines. D’abord Radio France Internationale, ensuite les Médias de la RDC, puis la Lettre du Continent dans ses parutions du 29 Mars et du Dimanche 2 Avril dernier ; La Tribune Afrique et VOA.  Le conflit entre la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) de Guy Wilfrid Nguesso avec Total Congo d’une part et la récente publication de plusieurs sites panafricains qui remettaient à jour un ancien document datant de plus de 8 ans de Transparency International sur les activités de Edgard Nguesso à la Réserve de Paris dans le 8è arrondissement d’autre part en sont l’illustration. Mais l’obsession de Kiki le pétrolier pour le fauteuil présidentiel en 2021 n’a pas d’égal. Dans l’entourage du président Sassou Nguesso c’est une purge que le jeune Kiki a lancé. Il veut faire main basse sur La GLC, la Grande loge du Congo, lançant ainsi une guerre sans pitié à l’encontre de Jean Dominique Okemba alias JDO comme révélé dans le N°746 DU 01/02/2017 de la Lettre du Continent. Dans ce combat au sein de cette loge, Dénis Christel fait croire à qui veut l’entendre qu’il aurait reçu l’onction de son père pour écarter Jean Dominique Okemba. Ce qui évidemment relève d’une pure illusion.

Mais ce n’est pas tout, Dénis Christel a considérablement affaibli d’autres poids lourds de la scène politique congolaise qui, selon ses propres dires, devenaient de plus en plus encombrants. Il s’agit d’abord de Gilbert Odongo débarqué du ministère des Finances ( actuel ministre du développement industriel et promotion du secteur privé ) sur insistance de Dénis Christel au profit de son homme de main Calixte Ganongo qui fut nommé en 2010 directeur général adjoint chargé des Finances et de la Comptabilité à la SNPC. Sa nomination a été imposée au président par Dénis Christel.

De son côté Jean Jacques Bouya toujours au gouvernement est aussi dépouillé de tout pouvoir de décision. J-J. Bouya peine à convaincre le Ministre des Finances Calixte Ganongo qui met son veto sur plusieurs dossiers chauds.  Dans ce système de chasse aux sorcières, de bâillonnement,  Rodrigue et Teddy Nguesso sont également en difficulté. C’est Dénis Christel qui, par le biais de son réseau entretenu à Miami par le Gabonais Dominique Sibi, a balancé l’affaire de l’appartement acheté par Rodrigue Nguesso à Miami  pour 2 millions dollars comme révélé dans le N°742 DU 30/11/2016 de la Lettre du Continent. Enfin, Teddy Nguesso vit une situation ubuesque à La SNPC. L’homme est devenu transparent et inexistant au sein de la Société. Il n’a plus aucun pouvoir de décision, son autorité serait désormais fortement contestée au sein de son département, enfonçant encore plus la cohésion familiale.

Mais malheureusement pour Dénis Christel Sassou, son acharnement sur les uns et les autres à coups d’argent crée désormais une guerre au sein de ses nombreux chargés de mission à Paris particulièrement.

On apprend ainsi de source digne de foi que ses émissaires de la RDC qui sillonnent les capitales occidentales pour payer les Médias, les activités et blogueurs seraient en conflit pour le partage du gâteau; les sommes destinées à chaque mission de dénigrement ont toutes été détournées et divisées par 2 ou 3, ce qui a fini par déclencher une guerre entre ses chargés de mission qui menacent depuis quelques jours de tout balancer sur ce mystérieux donneur d’ordre basé à Brazzaville qui leur fait parvenir des enveloppes remplies d’euros.

D. Christel adepte du vaudou » béninois et à la tête d’un système de blanchiment d’argent avec le Bénin et la Guinée Bissau

Pour parvenir à ses fins, Dénis Christel Sassou ne lésine ni sur les moyens financiers ni logistiques. Exemple édifiant, dans la soirée du 26 Mars 2017, Dénis Christel reçoit successivement à l’un de ses domiciles de Brazzaville plusieurs délégations. Mais deux ont particulièrement retenu notre attention. une délégation du Bénin, composée de chefs traditionnels et de prête-noms. Cette rencontre, témoigne une source présente, nous informe que ce genre de réunion serait récurrente et qu’elle prend souvent des heures puisque les rituels s’enchaînent les uns après les autres entre Kiki le Pétrolier et les marabouts béninois.

Notre témoin va plus loin et nous apprend que des bœufs blancs sont régulièrement immolés et enterrés en guise de sacrifice tous les vendredis. Ces marabouts béninois à qui Kiki paie des billets d’avion sur la compagnie Trans Air Benin et TAC, viendraient de la région de l’ancien président du Bénin Boni Yayi, c’est à dire le Nord du Bénin. C’est ce dernier qui par le biais de ses enfants Rachelle et Chabi Yayi, veillerait sur le petit Kiki à travers ce réseau de marabouts.

Pour en revenir à Rachelle Yayi installée aux USA, c’est non seulement la petite amie de Kiki mais aussi et surtout sa communicante attitrée. Rachelle Yayi-Paraïso, fille et ex-secrétaire particulière de l’ancien chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi (2006-2016), soigne officiellement l’image de Denis Christel Sassou Nguesso mais pas que. Plusieurs sociétés écrans et comptes en banques opaques ont été découverts au Bénin à l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon sous le nom de Rachelle Yayi-Paraïso. Le président Talon qui au départ avait menacé vigoureusement de tout révéler s’est finalement ravisé après sa réconciliation avec Boni Yayi, qui est connu pour avoir battu le record de voyages Cotonou – OYO- Brazzaville pour rendre visite au président Dénis Sassou Nguesso. Ces nombreuses visites de Boni Yayi cachait aussi un vaste réseau de blanchiment orchestré par Kiki le Pétrolier et les enfants de l’ancien président béninois. Cependant, il apparaît logique de se poser certaines questions:  Contre qui Dénis Christel veut-il se protéger à travers ses sacrifices de bœufs  ? À qui veut-il nuire ? Le vaudou l’aidera t-il à accéder à la magistrature suprême ? Les questions restent posées et chaque jour qui passe nous rapprochera de la vérité.

La seconde délégation reçue par D. Christel ce fameux 26 Mars est celle de la Guinée Bissau. Avec ce pays Dénis Christel entretien un réseau de blanchiment d’argent spectaculaire. Le petit Kiki prend une bonne partie de la rente du pétrole, les fait transférer  dans les paradis fiscaux, ensuite par le biais de structures opaques d’investissements prêtent ces fonds à la Guinée Bissau avec des taux d’intérêt quasiment nuls, et quelques mois plus tard, l’argent est « remboursé »  tout « propre » aux réseaux mafieux entretenus par le même Christel. Le président congolais Dénis Sassou Nguesso est-il informé de l’existence d’un tel réseau de blanchiment orchestré, entretenu et financé par son fils ? La question mérite qu’on s’y attarde.

Dénis Christel Sasssou, un homme qui manque de sagesse à tous  les étages

Dans sa position actuelle à la SNPC et avec le statut de « Fils de », Dénis Christel fait preuve d’un manque de sagesse aux répercutions parfois inimaginables.

Un éminent professeur agrégé de philosophie au Bond University d’Australie nous analyse à froid l’attitude de Dénis Christel:  » de nos jours, avoir l’âme d’un hériter est une faiblesse, un manque de couille et une incapacité évidente à gérer le pouvoir d’état.  Celui qui se trouve au sommet pense toujours que rien ne pourra entraver son action. Cette faculté de Dénis Christel à vouloir tout contrôler, tout avoir et tout détruire lorsqu’on n’est pas avec lui, est totalement suicidaire. Dénis Christel doit retenir une chose, diviser pour régner est le moyen le plus sûr que tous les hommes de pouvoir ou aspirants au pouvoir ont utilisé pour se  retrouver seuls et haïs. »

Dénis Christel Sassou, un entourage de plus en plus  fissuré

Dénis Christel Sassou qui convoite désormais le fauteuil de Député de Dolisie est certainement assis sur une mine qui ne devrait pas mettre du temps à lui exploser en pleine figure. Dans l’entourage du « petit prince » l’argent apparaît comme la seule motivation prioritaire. Un de ses plus proches collaborateurs qui requiert l’anonymat nous a confié :  » nous sommes bien payés avec le « Petit », nous mettons nos familles à l’abri mais au moment opportun, on ne prendra certainement pas quelqu’un comme lui, un bébé gâté. Il ne sait même pas ce que c’est que la gestion d’un pays. Nous ne sommes ni au Gabon, ni au Togo, encore moins au Maroc. »

Une chose est certaine, à ce jour, nous sommes en droit de confirmer à nos lecteurs qu’ils seront désormais informés des faits et gestes de Dénis Christel Sassou Nguesso, le ressortissant congolais le plus corrompu aux yeux de la Justice Internationale. Que cela soit à son domicile à Brazzaville ou à sa Fondation et à la SNPC, en passant par ses réseaux à Kinshasa, Cotonou, Paris, Miami, Dubai, New York et Bruxelles, nous avons infiltré tout le système et nous allons publier dans notre prochaine parution la liste des membres dudit réseau, photos à l’appui, qui s’occupent des sales besognes de Dénis Christel Sassou.

À bon entendeur !

Presnel Tshibanda

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 22:55
 
Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.
 

Le Congo-Brazzaville et la Syrie : le bal des faux culs

Le deux poids et deux mesures de la communauté internationale tant décrié vient encore de s’illustrer de manière évidente au sujet du génocide qui se déroule dans le silence dans le Pool au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut avoir une résolution sur la Syrie en feignant d'ignorer les massacres du Pool tout aussi ignobles.

Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.

Jadis pays des droits de l’Homme, la France sous un gouvernement socialiste a failli à protéger les paisibles populations du Pool de la terreur de son filleul. Les miasmes de la Françafrique ont fini par être humés par ceux là même qui les redoutaient. L’odeur du pétrole congolais a fini par les rendre respirables. N’est-ce pas que certains parcs animaliers en Afrique sont mieux sécurisés par les Occidentaux de peur de voir disparaître ces espèces qu’ils chérissent tant au détriment des populations locales depuis longtemps reléguées au rang de sous hommes. L’esclavage et la colonisation sont passés par là et les habitudes ont la vie dure.

L’on assiste à l’empathie des Occidentaux pour les Syriens parce qu’ils se ressemblent. L’on dira tout simplement parce qu’ils sont BLANCS, certains chrétiens et cela compte au final. Quant aux populations du Pool dont personne n’a jamais entendu parler, ces NOIRS d’Afrique et plus précisément du Congo, elles n’intéressent personne. Le Congo n’existe sur le plan international qu’à cause de son pétrole, de sa forêt, qu’il est de bon temps de piller avant que ceux qui ont le souci de cette nation n’en prennent les règnes.

Ceux de nos aînés qui portaient haut la fierté de notre continent sont partis, en ayant parfois payé de leur vie, à l’instar de Kwame Nkrumah, Lumumba, Mandela, Sankara, etc. La relève tarde à venir, car ceux qui veulent s’approprier nos richesses ont vite compris qu’il fallait corrompre les élites africaines pour continuer à prospérer. Le crime a changé de visage.

Notre éveil est lent, mais j’ose espérer qu’il portera ses fruits. Il est paradoxal de voir que l’Homme noir, l’Homme africain a perdu de sa prestance après être rentré de plein pied dans la civilisation occidentale. Il a perdu toutes ses aspérités au point de devenir lisse, invisible, incolore et inodore. Ce dernier a perdu ses repères devenant le premier persécuteur de ses semblables pour plaire aux maîtres. Quel gâchis !

Le Congo se meurt, le Congo sombre dans l’indicible, le Congo est devenu une dictature sans qu’aucune voix ne s’élève en Afrique pour condamner les massacres, les enlèvements, les arrestations arbitraires, la torture et les violations quotidiennes des droits de l’Homme. Le panafricanisme est comme certains dirigeants congolais, une girouette qui indique la direction du vent afin de mieux se positionner. Ceci est d'autant plus important qu'il montre la trahison des élites africaines corrompues par l'argent facile au détriment de l'immense majorité de la population qui croupit dans la misère.

Il est important de souligner par ailleurs qu’en Guadeloupe, qu’à Mayotte, et en Guyane, il n’y a pas d’eau potable ni d’électricité pour tous comme au Congo. Le lien entre tous ces peuples n’est pas difficile à faire.

Notre vision du monde actuel nous montre qu’il n’y a de justice que pour les plus forts. C’est au peuple congolais d’écrire son histoire, une histoire qui sera faite de sang et de larmes et il ne pourra en être autrement. Que ceux des nôtres qui se sentent de la trempe de nos illustres aînés pour porter le projet du changement, de l’alternance, d’une nouvelle Afrique, s’en saisissent car l’heure est grave au risque de disparaître et de ne plus servir que de porteurs d’eau. Nous ne devons plus être éternellement de la race de ceux que l’on méprise et opprime. Il nous appartient dorénavant de prendre notre destin en main.

C’est Romain Rolland qui écrivait : “Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Persévérons !

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Afrique François Hollande ONU
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

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NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:52

Sans cette phrase assassine : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre...", le Congo-Brazzaville, et notamment la région du Pool massacrée, n'en seraient certainement pas là et ne connaîtraient pas la situation qu'on connaît aujourd'hui.

Certes, Sassou en aurait fait à sa tête. Mais ce soutien macabre du président Hollande a donné le coup de pouce au plan macabre et nauséabond de l'ogre soutenu par la France et ses lobbies militaro-politico-mafieux.

La Constitution de 2002, conçue et taillée sur mesure, ne permettait pas à Sassou Nguesso de changer de constitution, ni de briguer un autre mandat. Mais voici que le président Hollande s'en mêle. Son QUITUS a valu permis de tuer, d'assassiner...

Aujourd'hui, les disparitions forcées ne se comptent plus, les arrestations arbitraires sont devenues quotidiennes, les assassinats dans les prisons et les commissariats et postes de police sont devenus des pratiques courantes. Tous ces faits sont impunis parce que ceux qui les commettent appartiennent soit au Clan au pouvoir, soit sont membres de la tribu au pouvoir.

Le régime de Brazzaville, par la voix de son ministre de la justice et qui se dit être aussi ministres des droits humains, Pierre MABIALA, soutient qu'il n'y a pas de prisonniers politiques au Congo. Pour lui, tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants enlevés et embastillés, car il y a aussi des enfants en prison, sont des prisonniers de droit commun.

Alors, une question :

Qui ont-ils assassinés, qu'ont-ils volé ou détourné ou avec qui se sont-ils bagarrés pour justifier leur état de prisonnier de droit commun ?

M. Pierre MABIALA n'a pas encore ouvert le dossier des "Panama papers". Qu'attend-il pour le faire ?

Le dossier des "Biens Mal Acquis" (BMA) est toujours là. Willy Nguesso vient d'en être mis en examen (inculpé) en France. Qu'attend le gouvernement auquel il appartient pour s'y intéresser ?

Non, il préfère intimider, voire tenter de soudoyer (corrompre) les Responsables des ONG défenseurs des droits de l'homme.

LIRE LA SUITE :

http://www.liberation.fr/planete/2017/03/19/un-an-apres-sa-reelection-contestee-sassou-nguesso-toujours-maitre-du-congo_1556875?xtor=rss-450&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:44

 

LA CIGALE SASSOU ET LAGARDE (rigolons un peu !)

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19/03/2017 19:23:22: Dr Moka: Un jour si je croise l'abbé Fulbert Youlou, je lui dirai qu'il avait raison en disant : un jour vous applaudirez les fous, vous allez vendre le manioc en morceaux..." car aujourd'hui même deux ndzénga ne suffisent plus à un enfant de 4 ans

Un jour si je croise Alphonse Massamba Débat, je lui dirai que les infrastructures, les bâtiments publiques, les écoles...qu'ils avaient laissés n'existent plus que de nom, faute d'entretien.

Un jour si je croise Marien Ngouabi, je lui dirai que son slogan de : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple" n'est plus qu'un lointain souvenir car actuellement rien n'est pour le peuple à part la souffrance.

Un jour si je croise Joachim Yombi Opango, je lui rappèlerai ses paroles: "vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain" ou encore " il ne faut pas rater le début"...mais les congolais vivent déjà durement et attendent toujours que demain arrive pourtant on n'a pas raté totalement le début.

Un jour si je croise Augustin Poignet, Alfred Raoul, Jean-Pierre Tchistère Tchikaya, André Milongo, je leur dirai au moins ils ont goûté au pouvoir, en dirigeant le pays pendant très peu de temps, car aujourd'hui tout le monde ou presque veut être président.

Un jour si je croise Sassou Ngesso, je lui dirai que les congolais attendent toujours l'autosuffisance alimentaire d'ici l'an 2000 qu'il avait promise car les aliments ne font qu'augmenter. Je lui demanderai aussi si après avoir dit" J'assume" à la fin de la conférence nationale, il s'était lavé les mains avec l'eau du robinet ou avec du champagne? Car les robinets sont toujours secs, l'eau à boire est presque un luxe, heureusement qu'il y a l'eau des pluies

Un jour si je croise Pascal Lissouba, je lui dirai que les congolais attendent toujours que le pays devienne "une petite Suisse", on attend toujours que le caca de moutons soit transformé en goudron, ils attendent aussi d'avoir comme il avait dit " à Nkossa chacun aura sa part " car aujourd'hui, les Congolais attendent toujours..., à part les prédateurs du clan et leurs "amis".

La Cigale Sassou, ayant dansé
Pendant quarante années,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue.
Pas un seul petit tonneau
De pétrole ou de milliard d’euros.
Elle alla crier famine
Chez Lagarde sa voisine,
La priant de lui dresser
Quelque plan de sauvetage pour résister
Jusqu’aux élections nouvelles.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août (2), foi d’animal,
Intérêt et principal.
Lagarde bonne prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous quand le baril était haut ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je dépensais, ne vous déplaise.
Vous dépensiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! effaçons vos dettes maintenant.

Parodie de la fable de La Fontaine ( La cigale et la fourmi)

Par Rigobert Ossebi 

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SASSOU ZOBA !

Un médecin sénégalais a déclaré: «Au Sénégal, la médecine est si avancée que nous avons coupé le foie d’un homme et l’avons mis sur un autre homme, et en six semaines, il cherche du travail.

Le médecin Camerounais  dit: «Ce n’est rien, Au Cameroun , nous prenons une partie d’un cerveau, le mettons dans un autre homme, et en 4 semaines, il cherche du travail.

Le médecin Égyptien dit: «Messieurs, nous prenons un demi-cœur d’un homme, le mettons dans la poitrine d’un autre, et en 2 semaines, il cherche du travail.

Le docteur Congolais rit et dit: «Vous êtes tous derrière nous … Il y a plus de 25 ans au Congo, nous avons pris un homme sans cerveau, sans cœur, sans foi, et fait de lui le président.

Maintenant, tout le pays cherche du travail !

Diffusé le 19 mars 2017, par www.congo-liberty.com

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:30

Par Rigobert OSSEBI

Fonds bleu Duc de Kent – Jean Yves Ollivier Faure Eyadema

Ceux qui s’intéressent à notre pays, ou s’inquiètent pour leur famille, savent bien qu’une crise profonde sévit au Congo. Même si, systématiquement, tout ce qui l’agite réellement n’est pas révélé par les grands médias internationaux ou dénoncé par de grandes institutions ; les crimes de toutes sortes s’y confondent dans l’impunité la plus totale. Rien ou si peu n’échappe à la noirceur du tableau !

Des scandales financiers, se chiffrant en centaines de millions d’Euros, sont révélés quasiment tous les jours et il faudrait un temps infini pour aller au fond de chaque dossier. Signe des temps ou succès à mettre au crédit de nos lanceurs d’alertes : Willy Nguesso, persona non grata au Canada, vient d’être mis en examen par le Parquet de Paris pour « blanchiment de détournements de fonds publics ». Depuis 1998, au travers de sa société SOCOTRAM, il rackette, très officiellement, tout transport aérien ou maritime par une taxation des marchandises, à l’export ou à l’import, dont le pétrole. C’est un merveilleux signal qui vient d’être adressé à tout un clan de prédateurs qui se croyait intouchable ! Et ce n’est que justice que Willy soit le premier ciblé, car il fut également le tout premier grand bénéficiaire de la débauche financière du Congo. En presque 20 années, c’est aisément un total de plus de 500 millions de dollars (+/- 300 milliards de FCFA) qui a été soutiré au travers de son système de taxation incontournable.

En attendant qu’un grand ménage puisse se faire, dans un pays qui a été amené à la cessation de paiement du fait de la prédation des Nguesso, on ne peut qu’observer un Premier ministre, Clément Mouamba, très serein et confiant dans l’obtention d’un plan de sauvetage par le Fonds Monétaire International.

Pourrait-il contredire ce qui précède ? Il n’en a que faire ! Les habituels réseaux internationaux corrompus œuvrent, en coulisses, au secours scélérat. Afin que la pilule passe sans encombre, parce que seulement aider l’Etat voyou du Congo finirait par faire jaser, il a été décidé par les bons samaritains de la finance d’établir un plan de sauvetage régional : celui de la CEMAC et ainsi d’y noyer le requin, plutôt que le poisson, Denis Sassou Nguesso ! Tout ce beau monde marche de concert… Le dictateur congolais, corrupteur notoire, leur a déjà enseigné une belle partition à suivre afin de recevoir leur récompense. Hommes, femmes, politiques du monde entier se sont toujours pressés à sa Cour pour recevoir des bribes, des 30 milliards de dollars qu’il a détournés ces 20 dernières années, en échange de leur silence ; ou pour certains de leur complicité active… !

Dans des affaires comme l’effacement de la dette congolaise, la corruption a été massive. C’est une notoriété brazzavilloise du premier cercle des gens un peu avertis, que l’accès et l’obtention du programme PPTE ont été monnayés au prix fort. Certains ont appelé « rétro-charité » cet échange de bons procédés.

Un petit exemple de rétro-charité, fut lorsque le Représentant Résident du FMI au Sénégal, Alex Ségura, s’était fait pincer à l’aéroport CDG de Paris avec une mallette pleine de billets (au total l’équivalent de 133.000 euros), le 25 septembre 2009. Il avait été blanchi par le Conseil d’administration du FMI, en décembre de la même année, alors que Dominique Strauss Kahn s’apprêtait à faire un cadeau de 5 milliards de dollars à Sassou Nguesso ; avec pour conséquence une débauche économique et financière que cette mauvaise décision déclencha dans notre pays. La reconnaissance du kleptocrate-dictateur, et la rétro-charité sonnante et trébuchante, furent proportionnelle à sa très grande satisfaction. Son Neveu Edgar, Directeur du domaine présidentiel, affirmait même en 2009 à qui voulait l’entendre : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel(s) niveau(x) cela se passe ! (Ndlr : la combine de l’effacement) ». Sûr qu’aujourd’hui, il brûle d’envie d’en dire de même !

Pour bien prouver que ce plan de sauvetage n’a pas lieu d’être et que Sassou Nguesso et sa clique ne manquent pas d’argent, Oyo, la nouvelle capitale congolaise, ces derniers jours a été au centre de trois manifestations majeures, totalement surréalistes, complètement déconnectées de la crise profonde à laquelle la population est confrontée :

  • la présentation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo guidée par le même sulfureux mécène de l’orchestre de Madame Valls,
  • l’inauguration de l’hôpital général d’Oyo (alors que dans le reste du pays les structures hospitalières sont exsangues financièrement et que la plupart des personnels y sont en grève)
  • le Musée de N’Gol’Odoua dédié au KIebe-Kiebe avec une réelle destination comme toujours obscure…parrainée par Jean Paul Pigasse. Une exhibition indécente « au cœur de la végétation pour faire entrer les sculptures Kiebe-Kiebe dans l’histoire de l’humanité» alors que la jeunesse congolaise s’entasse par plus de cent élèves dans des classes sans banc. Humanité très sélective des cautions morales du régime de Brazzavole…

Pour s’y presser, des invités du monde entier sont venus en avions privés, payés pour la plupart par la kleptocratie présidentielle. Il y en avait une multitude sur le tarmac de l’aéroport international et quasiment privé de Denis Sassou Nguesso à Ollombo. Pour couvrir ces évènements  la presse étrangère (Africa24, Les Echos, Paris Match, Jeune Afrique, Forbes Afrique, Télé Congo, Vox Africa, Africa Numéro 1, Canal 2) a été conviée. Elle a été traitée  aux petits oignons pour sa plongée dans les profondeurs de l’Afrique : vols aller-retour en jet-privé et séjour au Palace 5 étoiles de l’Alima, dans cette partie du Congo aseptisée pour l’occasion ; loin des tueries du Pool et des bombardements des populations civiles. Du bon temps assurément, Oyo ne souffre d’aucune pénurie et ne manque ni de caviar, ni de champagne millésimé ; même le Whisky, qui y est servi, est garanti hors d’âge… !

Quant à la Cour habituelle et personnelle du tyran de la Cuvette, elle était presque au complet. Christine Ockrent pour une fois absente, mais Madame et Monsieur Richard Attias, Yamina Benguigui (comme toujours) avaient répondu « présent ». Faure Eyadema n’aurait raté pour rien au monde ce déplacement. Michel Roussin représentait le Groupe Bolloré pour accompagner le dictateur dans sa distraction favorite, le gaspillage de la richesse nationale. En hôte de marque exceptionnel, et au centre de toutes les attentions, se distinguait  le Duc de Kent, cousin de la Reine Elisabeth II, qui est aujourd’hui (et depuis 45 ans, la plus longue période de l’histoire), le Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Sur le plan international, il est, on peut le dire,  le pape de la Franc-maçonnerie. Curieusement, il a effectué cette visite au pandémonium d’Oyo au moment même où le Pape François renonçait à se rendre à Kinshasa et à Brazzaville.

fonds bleu Attias Richard Cecilia

La Fondation Brazzaville parrainait l’évènement du Fonds Bleu toujours dans sa logique, par tous moyens, de soutien inconditionnel à la dictature congolaise ; Denis Sassou Nguesso qui n’a pas su gérer le pétrole congolais, ni la santé de ses citoyens, ni l’avenir de sa jeunesse, veut apparaître comme le sauveur de l’Afrique Centrale et de son environnement. C’est un peu vite oublier que, depuis le retour sanglant du dictateur, la production forestière, presque entièrement dans les seules mains de sa famille, est passée de 500.000m3 par an à plus de 2,5 millions m3, sans compter les coupes clandestines.

Ce Fonds Bleu, comme tous les autres fonds ou structures gérés par Sassou Nguesso, est condamné à la faillite. Ce ne sera certes pas un handicap pour accéder à un plan de sauvetage par le FMI, qui au prétexte de vouloir aider la CEMAC, sauvera la tyrannie congolaise sans avoir exigé la moindre contrepartie de transparence de gestion ou d’avancée démocratique. Les prisonniers politiques et le véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle peuvent bien rester en prison. Les boucheries humaines et abus contre les Droits de l’Homme, récemment dénoncés par le Département d’Etat à Washington, pourront se poursuivre… Grâce à la très trop généreuse bénédiction financière du FMI et de Madame Lagarde.

Un véritable Etat de Droit, demain à la tête du Congo, ne se privera pas d’imposer ses arguments juridiques ou autres au FMI et à son actuelle General Manager, avec toutes ses conséquences pour les uns et pour les autres… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de liberty.com)

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NOTRE COMMENTAIRE :

Le pays est au bord du gouffre pour cause de banqueroute, voilà que les cigales du Congo qui ne tirent aucune leçon de leur goinfrerie, n'arrêtent pas d'organiser des "bamboula" avec tous les truands et escrocs bien connus... Dans le même temps, le FMI prépare des potions amères pour les populations congolaises, comme dans les années 1980...

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:57

 

A l’occasion du quarantième (40ième) anniversaire de l’assassinat de Monseigneur Emile BIAYENDA, le kongologue Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, de par la publication de son ouvrage aux éditions les Impliqués-L’Harmattan, nous invite une fois de plus, à la découverte de ce vénéré Cardinal qui a été non seulement un bon pasteur mais également un excellent passeur spirituel.

« Le testament socio-institutionnel du cardinal Emile BIAYENDA : le sacre du Mpfumu Mpu ou du chef à couvre tête », tel est en effet le titre du remarquable ouvrage de notre kongologue avisé. L’originalité dudit ouvrage, porte non seulement sur la réflexion du Cardinal BIAYENDA mais également et surtout sur sa conviction aux termes de laquelle :

« Les coutumes révèlent l’âme profonde d’un peuple. La connaissance profonde d’un peuple permet de l’aiguiller, de discipliner ses instincts, de tenir compte de ce qu’il est, de ce qui constitue sa note individuante : ce qui le caractérise et le distingue des autres. »

Ainsi, l’étude de l’élection du Mpfumu Mpu, chez les KOÔNGO, par le Cardinal Emile BIAYENDA, apparaît, selon Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, comme une manière voire une sorte d’invitation au voyage, pourrait-on dire, de la société Congolaise vers sa propre histoire pour mieux penser ses institutions [ puisque au terme de la réflexion du cardinal BIAYENDA, l’on est tenté de dire qu’avec lui les PENSEES SE PENSENT POUR MIEUX PANSER LES PLAIES DES HOMMES POUR ALLER, AU FINAL VERS UN MEILLEUR VIVRE ENSEMBLE QUI N’EST POSSIBLE QUE DANS LA CONSTRUCTION DE L’HARMONIE, EN L’OCCURRENCE DE L’HARMONIE SOCIO-INSTITUTIONNELLE ] et pour aboutir à une gouvernance paisible et raisonnable et qui, par voie de conséquence contribuerait à l’épanouissement de l’être ou du MUUNTU dans tous les aspects de son existence.

Ntu buzitu, Mpu buzitu, selon un adage KOÔNGO, autrement dit, le respect et le rayonnement de la couronne dépendent intimement de la personnalité et de la sagesse de l’être qui en est investi. C’est aussi le message que l’auteur entend véhiculer au travers des mots limpides qui gouvernent tout son propos.

D’après la réflexion du cardinal BIAYENDA, telle qu’elle ressort de l’ouvrage de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, la tenue de l’élection d’un chef KOÔNGO, le Mpfumu Mpu, les critères qui conduisent au choix des prétendants sont une leçon à retenir pour le Congo-Brazzaville, aux fins de mieux préparer son présent ou son avenir.

Comme le souligne parfaitement bien le préfacier du nouveau livre de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, le professeur Henri Louis CANAL,

« Le vénérable Abbé Emile BIAYENDA est l’un de ces êtres exceptionnels souvent appelés guides de lumière ou tout simplement Sages, Philosophes, Inconnus…, Adeptes du lignage du Primordial… Leur Réminiscence est claire. Celles ou ceux qui savent se Souvenir loin, des Réminiscents, sont plus aptes à construire l’avenir d’ici ou d’ailleurs avec pertinence et durée que les savants habituels. Ils sont la Confiance même du Chemin harmonieux qui, tout en étant là, se trouve en communication cosmique du seul fini. » P .18

Visionnaire à l’instar d’un prophète des temps sans fin ou d’un véritable NGUNZA, le Cardinal était certainement un adepte  d’union harmonieuse entre l’invention et la sagesse en matière institutionnelle qui, au final aurait dégagé un système de gouvernance au Congo qui lui serait propre, original, fortement équilibriste, de nature à faire participer toutes les forces vives de la Nation Congolaise à son développement.

Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage qui nous présente une fois de plus un Cardinal Emile BIAYENDA comme un grand intellectuel avisé et très soucieux du devenir de son pays, le Congo-Brazzaville, pour lequel d’ailleurs, il n’a pas hésité à donner de son sang pour le préserver des divisions, des guerres fratricides ou des maux qui font mal et dont les cicatrices restent éternellement indélébiles. Je m’adresserai spécialement à tous les acteurs sociaux de la Société Congolaise qui, d’une manière ou d’une autre, cherchent à bâtir un meilleur vivre ensemble qui permettrait au MUUNTU, une expression si chère à Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU de connaître une jouissance paisible de bonheur et de justice sociale.

ELIEZERE BAHADILA (Licenciée en psychologie)

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 01:20

9 mars, 12:32 ·

« OUI MON MARI EST EN DANGER DE MORT ! »
Interview exclusive : Mme Boukadia Parle !

#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza

 

Mme Nadine Boukadia Mme Nadine Boukadia
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
 
Âgé 62 ans, Modeste Boukadia, leader d’un petit parti d’opposition – le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) – vit des heures difficiles. Condamné à 30 ans de travaux forcés, incarcéré depuis 15 mois, sa santé s’est considérablement dégradée à la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Son épouse a reçu « Congo Intelligence » dans le cabinet de son avocate parisienne, maître Clamagirand, afin de faire un point précis de la situation sanitaire et judiciaire de son mari. Une certitude, après le décès de Marcel Tsourou, le cas Boukadia pose bien des questions sur le fonctionnement de la justice congolaise et aussi sur le peu d’intérêt porté par la France au sort de l’un… de ses concitoyens.

 

« OUI, MON MARI EST EN DANGER DE MORT »

Congo Intelligence : Quelles nouvelles avez-vous de votre mari ?
Mme Boukadia : Modeste est actuellement hospitalisé à la clinique Guénin de Pointe-Noire, c’est la clinique référente du consulat de France. Il y a passé de nombreux examens qui établissent que son état de santé est très inquiétant et que cela impose son transfert en France pour y être soigné. Il est clairement en danger.

CI : De quoi souffre-t-il exactement ?
Nadine Boukadia : Outre des douleurs lombaires suite à une agression dont il a été l’objet en prison, sa principale pathologie est d’ordre cardiaque et le certificat médical que je vous remets l’établit. Le diagnostic de la clinique est clair : « nombreuses extrasystoles ventriculaires et supra-ventriculaires ». Le compte-rendu médical du 2 janvier dernier souligne le risque d’une embolie pulmonaire ainsi que celui d’un arrêt cardiaque.

CI : Vous parlez d’une agression ? D’autres sources évoquent des actes de tortures ? Qu’en est-il précisément ?
Nadine Boukadia : De torture et d’une violente agression. Le 15 novembre 2016, à la suite d’un ordre réclamant la présence de mon mari dans une zone qui lui était interdite, il refusa de se présenter à Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt et incidemment oncle du ministre de la Justice, Pierre Mabiala. Mon époux a été violement jeté à terre, menotté les mains dans le dos et jambes repliées. Son tronc a été écrasé par le poids des gardes. Son insuffisance cardiaque actuelle, une subite hypertension artérielle sévère et ses lombaires endommagées découlent de cette agression.

CI : Le ministre de la Justice Pierre Mabiala a publiquement indiqué qu’il allait s’informer de l’état de santé réel de Modeste Boukadia ?
Nadine Boukadia : Il y a ce que l’on déclare et ce que l’on fait. M. Mabiala a en effet demandé une expertise médicale. Il l’a eue. Comme elle ne lui plaisait pas, il en a demandé une autre.

CI : Votre mari est détenu et a été jugé pour des faits graves « atteinte à la sûreté de l’État ». N’est-il pas normal qu’il réponde de ses actes ? Qu’avez-vous à répondre à cela ?
Nadine Boukadia : Mon mari a été condamné à 30 ans de travaux forcés pour l’organisation en juin 2013 d’un meeting public. Il a été condamné sans en être informé officiellement par contumace le 7 avril 2014, c’est-à-dire hors de sa présence sans pouvoir présenter sa défense. Il est incarcéré depuis plus d’un an. Or, la loi congolaise est parfaitement claire. La contumace tombée, il doit impérativement être rejugé dans un délai de trois mois ou être remis en liberté. Il n’a pas été rejugé, il n’a pas été libéré. Le pouvoir ne souhaite pas qu’il y ait un procès tant le chef d’inculpation est ridicule. Pour ne prendre qu’un exemple, Modeste Boukadia a pris 30 ans, soi-disant pour une manifestation interdite. Je vous remets le document qui atteste que cette manifestation était parfaitement autorisée ! Le ministre de la Justice ne veut pas de procès car il ne veut pas s’exposer au ridicule. Il préfère bafouer la loi. C’est pourquoi je suis terriblement inquiète car pour en sortir, je comprends qu’un malheureux « accident de santé » est vite arrivé, et permettrait au pouvoir de s’extirper de la situation dans laquelle il s’est enferré.

CI : Vous parlez de ridicule, mais la justice dit qu’on a retrouvé des armes chez certains militants du parti politique dirigé par votre mari ?
Nadine Boukadia : Pas à ma connaissance, des cadres comme un médecin n’en ont pas. Mais ce sont les mêmes armes que l’on retrouve systématiquement chez tous les membres de l’opposition arrêtés, et ceci quelle que soit leur appartenance politique. De toute façon, Modeste Boukadia n’est pas concerné. Je vous rappelle que nous sommes arrivés de Paris, le 15 janvier 2016 par un vol régulier d’Air France. 2000 militaires nous attendaient à l’aéroport. Il a été aussitôt arrêté et envoyé à Pointe-Noire.

CI : Justement, votre mari est titulaire de la nationalité française. Que dit-on à Paris de la détention d’un citoyen français, illégale au regard même du droit congolais ?
Nadine Boukadia : Je vais essayer de vous répondre « diplomatiquement ». Disons que la France n’a pas d’amis, uniquement des intérêts. À Pointe-Noire, le consul a fait le job. J’ai écrit à M. François Hollande qui a fait suivre… J’ai rencontré l’ambassadeur qui m’a expliqué que mon mari n’était français « que depuis une dizaine d’années » ! (sic). Vous vous rendez compte !? Au demeurant, c’est faux, nous sommes mariés depuis 20 ans. Ce qui domine, c’est l’embarras, trop d’intérêts croisés. Cela me rend d’autant plus inquiète, tant je perçois qu’un décès « accidentel » arrangerait tant ces mêmes intérêts. Une précision, si la clinique Guenin est un excellent établissement au Congo, elle n’a pas les équipements adaptés pour le soigner. Par ailleurs, il y a l’aspect financier, pour le seul mois de février, j’ai dû débourser 7 200 euros pour la clinique. Que se passera-t-il quand je ne pourrai plus payer ?

CI : Votre mari était en France à l’abri de cette condamnation à 30 ans de prison. Pourquoi est-il donc venu se jeter délibérément dans la gueule du loup ?
Nadine Boukadia : Pour trois raisons. Par solidarité avec les 14 militants de son parti incarcérés. Et d’autre part, revoir sa mère, et il entendait se présenter à l’élection présidentielle.

CI : Modeste Boukadia est connu comme militant de la partition de la République du Congo. N’est-ce pas en soi une activité hautement séditieuse, porteuse en germe de la guerre civile ?
Nadine Boukadia : La partition est le soubassement pour fédérer les régions du Congo et avoir une Union de régions capables d’évoluer, pour le renouvèlement constructif du pays. Chaque région se développera dans la paix et la sérénité. La France a établi la régionalisation incluant Bretons, Basques, Corses, etc. et le tout valorise l’Hexagone. C’est le même principe. La France a su protéger son patrimoine multiculturel. Il en sera de même pour le Congo par cette partition.

SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/150317/france-congo-nadine-boukadia-oui-mon-mari-est-en-danger-de-mort

 

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