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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:01

1977-2017 # 40ansSassoufit !

Cardianel Emile BIayenda et le Président NGouabi assassinés en mars 1977

Pour le réveillon de la Saint Sylvestre, Denis Sassou Nguesso a dansé jusqu’au petit matin devant un petit cercle d’intimes médusés. Inconscience, irresponsabilité ?

De retour, sans tambour ni Trumpette, d’un voyage catastrophique aux Etats-Unis, l’usurpateur avait présidé un long conseil des ministres le même 31 décembre. Aucune sanction n’avait été retenue à l’encontre du ministre Moungalla (surnommé Zizi par certains), ni à celle du ministre Ayessa (Beau-Papa). Après cela, alors que nombreux quartiers de Brazzaville ne parvenaient pas à se relever des cruelles inondations qu’ils avaient subies, place était donnée à sa fête du Nouvel An. Nul n’avait pu déceler, dans son comportement, la moindre trace de l’affront qu’il avait essuyé aux Etats-Unis et dont toute l’Afrique s’amusait !

Entré dans la nouvelle année, comme toujours dans le champagne millésimé, Sassou Nguesso ne saurait faire toutefois abstraction de l’importance symbolique de 2017.

Cet an neuf est celui des 40èmes et des 20èmes  commémorations, douloureuses et sanglantes pour la plupart. Elles correspondantes aux périodes les plus sombres de la jeune histoire congolaise : celle des assassinats qui installèrent le CMP (Comité Militaire du Parti) la même année et celles des guerres civiles qui débutèrent le 5 juin 1997 pour se poursuivre en nettoyage ethnique jusqu’en 1998 et qui firent 400.000 victimes.

Déjà, le 1er janvier 2017 correspondait au 40ème anniversaire de la reconnaissance de l’Etat du Vatican par la République Populaire du Congo. Le Cardinal Emile Biayenda, petit soldat du Vatican sacrifié dans la lutte contre le communisme, l’avait obtenue de Marien N’Gouabi qui montrait-là un important signe d’inflexion dans l’orientation marxiste du pays qu’il présidait encore.

Ce signal fort, qui devait renvoyer à leurs chères études les pseudo-marxistes purs et durs, déclenchera une vague d’assassinats, plus cruels les uns que les autres, savamment cachés jusqu’à maintenant par les historiens de l’Afrique et les grands médias internationaux.

40ème commémoration de l’assassinat de Marien N’Gouabi dont il faut appeler au souvenir le 18 mars prochain. 40ème commémoration de l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda le 23 mars ; suivi le 25 mars de l’exécution d’Alphonse Massamba-Débat après sa condamnation par la Cour martiale instituée par le CMP,  aux commandes de l’Etat dès le 19 mars 1977. Des dizaines d’arrestations furent lancées et 10 condamnations à mort furent prononcées sans appel, le 6 février 1978 et exécutées le lendemain.

Massamba Débat

Quatre décennies de justice expéditive et aux ordres d’un même homme, sauf durant une courte parenthèse. Quarante années après, les méthodes n’ont pas changé. La prison de Brazzaville est remplie d’hommes incarcérés sans jugement, au bon vouloir du despote ou de son neveu Jean Dominique Okemba.

Un devoir de mémoire s’impose à tous. Ce retour en arrière est incontournable pour la bonne compréhension des évènements que nous avons connus et que nous subissons encore. Il convient d’en appeler aux témoignages des acteurs survivants de cette époque. Il faut également communiquer sur les documents, anciens ou récents, auxquels il est possible d’avoir accès pour ces commémorations des évènements de 1977 et de 1997.

Sassou Nguesso pourrait être tenté de reproduire ces drames humains silencieux, tus par les grandes puissances et par le Vatican. Il convient à chacun de nous de participer à cet effort de communication, de vérité et de prévention en révélant au monde entier la véritable face de ce pouvoir diabolique et assassin.

2017 ne doit pas être la répétition des boucheries précédentes de 1977 et de 1997, avec les mêmes vingt années d’écart. Ce pouvoir est fini et aucune chance de sursis ne saurait lui être accordée !

2017 Sassou Nguesso ne doit plus commettre de crimes.

2017 Sassou Nguesso doit partir !

2017 #40ansSassoufit !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:27

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Débit de boisson sans clients 1er janvier 2017

Lettre ouverte aux généraux chargés de la Sécurité

Messieurs,

Jean Dominique OKEMBA S.G du Conseil National de Sécurité

Jean Baptiste Gnakalo Commandant de zone militaire de Brazzaville

Victor MOIGNY Commandant de la Gendarmerie

Jean François NDENGUET Directeur Général de la Police Nationale

Vous avez la responsabilité de l’ordre et de la sécurité des congolais et tout particulièrement à Brazzaville. Votre première mission est celle d’assurer la liberté de tous.
Seulement vous avez privé les habitants de Bacongo des fêtes de Noël et du Nouvel An, les seules fêtes que les congolais célèbrent, au prix de nombreux sacrifices pour offrir à la famille un moment de réjouissances. Vous avez changé ce temps de fête en moment de peur et de violence, interdisant les gens à ne pas occuper l’espace public.et orchestrant un cortège incessant de BJ remplis d’hommes armés jusqu’aux dents ?

Est-ce assurer la sécurité en terrorisant les populations ? Les confiner dans les limites de leurs parcelles ? D’où viendraient les ninjas si vous avez occupé tout le Pool et les entrées de Brazzaville ? S’il en fallait c’est donc la preuve que vous les considérer tous comme des ninjas : il en est bien ainsi : les jeunes gens sont raflés, enfermés et libérés sous caution de 30000 à 120000Frs.

Ces malheureux, qui manquent de travail, d’eau et d’électricité, ne demandent qu’à vivre. Vous les avez privés de tout, vous prenez le peu de liberté qui leur reste. La traque de Ntoumi, n’est donc qu’un prétexte pour exterminer les Kongo ?

Bacongo, une prison à ciel ouvert pendant que les quartiers nord fêtent paisiblement.
Vous porterez la responsabilité, de ces drames qui se déroulent sous votre commandement.

Aujourd’hui je dis seulement MERCI mon Général pour le travail que vous faites.

Seven Goma

sevenngoma71@gmail.com

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:19
politique

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

Par Alain Mabanckou

Les dictateurs du Bassin du Congo  sont désormais en quête de légitimité hors de leur espace de prédilection: la France, ou plutôt la françafrique. Denis Sassou-Nguesso, président contesté du Congo-Brazzaville et qui n’a jamais été reçu en France depuis sa 'réélection' en mars 2016, a cru bon d’épater le monde entier en annonçant qu’il était attendu ce 27 décembre par Donald Trump, président récemment élu des Etats-Unis. Un communiqué de la présidence congolaise détaillait que les deux hommes allaient «discuter» de la Libye et de la situation du continent en particulier.

La réponse de l’équipe de transition de Donald Trump fut sèche et sans voie de recours: le nouveau président américain n’a pas prévu de rendez-vous avec Denis Sassou-Nguesso, et un tel rendez-vous n’a même jamais été prévu. Une réponse qui a été fournie pendant que Denis Sassou-Nguesso était sur le sol américain et que la télévision congolaise avait diffusé une photo truquée montrant les deux hommes ensemble. C’est donc l’une des bourdes les plus humiliantes de ce qui reste encore de la «diplomatie africaine».

En réalité, il faudrait lire en filigrane le désir secret des autorités congolaises de s’éloigner de la françafrique en lui opposant une sorte d’Americafrique. Cet épisode de faux rendez-vous avec Trump a montré les ultimes signes de l’essoufflement de ces régimes africains dont les présidents s’accrochent illégitimement au pouvoir par le biais des bidouillages de leur Constitution ou de l’incarcération des principaux leaders de l’opposition. À défaut d’être légitimement élus par leur peuple, ces dinosaures recherchent des selfies ou des accolades publiques avec ceux qui ont été démocratiquement portés au pouvoir.

Le Congo-Brazzaville n’est plus stable depuis le putsch électoral de Denis Sassou-Nguesso – président qui cumule trente-deux ans de pouvoir sans partage. On signale, dans la région du Pool, des bombardements qui se déroulent sous le silence incompréhensible de la presse francophone alors même que les médias anglophones pointent du doigt la barbarie de ces autocrates prêts à tout pour conserver leurs privilèges. 

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

La France entre en période électorale et aura un nouveau président l’an prochain. Aucun candidat pour l’heure n’a prononcé un vrai discours de rupture sur la culture française de la pérennité de la colonisation en Afrique par le biais de l’allaitement des tyrans. Et ces derniers jouissent d’une impunité qu’ils aimeraient proroger en contestant les accords de la Cour Pénale Internationale.

Nous suivrons de près les propos des différents candidats à la présidence de la France, et nous ne manquerons pas de tenir l’opinion publique au courant, afin que ceux qui votent sachent qu’ils pourraient donner un chèque en blanc à des absolutistes qui se trompent d’époque et ratent chaque jour l’occasion de lâcher le pouvoir. Ils le devraient, pourtant, dans l’intérêt d’un continent qui n’a jamais été aussi souillé, aussi piétiné, et dénigré par des personnages qu'on dirait sortis des romans latino-américains des années 1980.

Alain Mabanckou

© Bibliobs

SOURCE : mwinda.org

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 12:28
INTRO : La débâcle diplomatique et l’humiliation subies le Mardi 27 Décembre 2016 en terre américaine par Sassou Nguesso et toute sa diplomatie sont sans précédent dans les annales de l’histoire de la République du Congo, et ce depuis 1960. Et même, de mémoire d’Africains, aucun chef d’Etat africain en exercice n’a eu une telle humiliation diplomatique depuis 1960, année des pseudo-indépendances...
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Rencontre virtuelle de Trump et Sassou NGuesso (photo truquée Le Président Trump avec ses sept doigts)

Souvenons-nous: Le 13 Décembre 2016, Congo-Liberty publiait un intéressant article sur les relations antérieures entre Sassou et la compagnie Exxon Mobil de Tillerson (lire: REX TILLERSON, FUTUR SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN, LE PIRE ENNEMI DE SASSOU-NGUESSO. Par Rigobert Ossebi.)  Cet article apparemment n’avait pas beaucoup retenu l’attention des internautes. Aujourd’hui, Rigobert Ossebi devrait se frotter les mains pour son texte et la pertinence de ses analyses.

La débâcle diplomatique et l’humiliation subies le Mardi 27 Décembre 2016 en terre américaine par Sassou Nguesso et toute sa diplomatie sont sans précédent dans les annales  de l’histoire de la République du Congo, et ce depuis 1960. Et même, de mémoire d’Africains, aucun chef d’Etat africain en exercice n’a eu une telle humiliation diplomatique depuis 1960, année des pseudo-indépendances. Une débâcle de telle ampleur est à rechercher dans les annales profondes de la diplomatie du monde.

Venons maintenant à quelques vérités sur le “célèbre petit rendez-vous – manqué – du siècle entre le président-élu des USA , Donald Trump  et Denis Sassou Nguesso, le dictateur de Brazzaville”:

Vérité numéro 1: Évidemment, les lobbies (groupe d’intérêts, groupes de pressions) travaillant pour la famille Sassou aux Etats-Unis d’Amérique avaient fait leur “minimum” pour décrocher ce “fameux tête-à-tête Trump-Sassou” auprès de certains collaborateurs de Trump. Au passage, ces lobbyistes ont empoché des millions de dollars (des milliards de francs cfa) venant des caisses de la République du Congo, argent qui devrait servir à améliorer les conditions – toujours et toujours archaïques – des populations congolaises. Aux côtés de ces lobbies, quelques langues secrètes chuchotent que Vladimir Poutine aurait mis son doigt dans cet arrangement …

Vérité numéro 2: Le régime dictatorial de Brazzaville a visiblement un réel problème. Pourquoi: eh ben, au vu de leur précipitation sans commune mesure à vouloir rencontrer Trump. Monsieur Trump n’est pas encore le président en exercice des USA. Et on prétend annoncer que Sassou vient discuter avec Trump des questions relatives à la paix en Libye et aux autres sujets sur l’Afrique et le monde.  Tout simplement curieux, intenable, pathétique, etc … Sassou Nguesso médiateur dans la crise Libyenne, c’est une moquerie ou quoi ! La Lybie a été déstabilisée (et Kadhafi tué) par les amis ou partenaires de Sassou Nguesso: Nicolas Sarkozy de France, Mme Clinton des USA et les autres de la coalition (Grande-Bretagne, Italie, …) Les présidents africains auraient nommé Sassou Nguesso comme président du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye, on espère que ce n’est pas une moquerie de ce syndicat de dictateurs contre les libyens. Allez poser des questions aux libyens (même responsables) combien sont-ils à connaitre Sassou Nguesso!!!. Spéciale Afrique !

Vérité numéro 3: Le président Barack Obama, en fonction jusqu’au 19 Janvier 2017, n’a pas un problème personnel avec monsieur Sassou Nguesso. Mais Obama avait, dès sa prise de fonction en 2008, annoncé les couleurs: il avait dit qu’il ne traiterait pas avec les “soi-disant hommes forts du continent: en clair avec les dictateurs africains”. Et ces dictateurs n’ont jamais porté Obama dans leur cœur, bien que ce dernier, combattu dans son propre pays n’a rien pu faire pour faire partir ne fût-ce qu’un seul de ces dictateurs. On ne lui en voudra pas trop.

Vérité numéro 4: La mégalomanie avec laquelle Sassou passait en revue les troupes à l’aéroport Maya-Maya et l’arrogance avec laquelle il saluait tous ses ministres venus se courber lors de son départ de Brazzaville le Lundi 26 Décembre 2016 (pour les USA) traduisaient à elles seules les éléments d’un pouvoir au fait de sa gloire; un pouvoir ayant apparemment conquis et vaincu le monde entier (par les armes et par la corruption.) Même Trump et son futur ministre des affaires étrangères étaient vaincus (comme l’ont été Chirac, Hollande, Sarkozy!) Evidemment, les assurances des lobbies et des parents installés aux USA (ambassadeurs, courtisans et autres proches) étaient “absolues, nettes, sûres!” Rien n’échoue jamais à monsieur Sassou. Relisez le fameux communiqué du beau-père ministre Ayessa et la suite.

Regardez ensuite les images de son retour à Brazzaville le Vendredi 30 Décembre à 7H30 du matin (sans fanfares!): la victoire du siècle et les joies annoncées en grandes pompes le Lundi et Mardi 26 et 27 se sont transformées en visibles douches froides, en ténèbres à peine dissimulées.

Les sbires de la presse de propagande accusent aujourd’hui pêle-mêle les medias occidentaux, les medias ouest-africains, les diasporas congolaises d’être à l’origine de l’humiliation – sans commune mesure – de leur chef de bandes. (lire ici: (http://www.portail242.info/Congo-Denis-Sassou-N-Guesso-regagne-Brazzaville-apres-un-rendez-vous-non-abouti-avec-Donald-Trump_a2233.html). Ces mêmes sbires insultent même madame Hope Hicks, l’une des porte-parole de monsieur Trump de “naïve et d’innocente.” C’est cette dame qui a annoncé au monde entier le “non-rendez-vous entre Trump et le dictateur du Congo.”

Vérité numéro 5: Sassou Nguesso, en quête perpétuelle de reconnaissance, voulait flanquer au président Obama une humiliation manifeste. En 8 ans de séjour à la Maison Blanche de Washington, Sassou Nguesso n’a jamais réussi à obtenir une invitation personnelle en tant que président reconnu et n’a jamais été reçu en tête-à-tête par le couple Obama. En dehors des réceptions de masse (ONU) ou comme celle de 2014 lors du Sommet Afrique – USA pendant laquelle tous les dictateurs s’empressaient de faire des photos de souvenir avec le président Obama, aucun dictateur africain n’a été reçu avec honneur par le président Obama aux USA.

A écouter la jubilation (faussement dissimulée: 1er président africain à être reçu par Trump!) de Moungalla Thierry, le porte-parole du gouvernement de Brazzaville, le Mardi 27 Décembre matin sur les ondes de Radio France Internationale, on croyait assister à la victoire finale suite à une quête mondiale menée depuis longtemps.

Vérité numéro 6 : Évidemment, le régime dictatorial de Brazzaville aurait été plus à l’aise avec l’élection de madame Clinton comme présidente des USA. Raté ! La famille Sassou Nguesso et les Clinton sont depuis longtemps “liés” ! Pendant le coup d’Etat sanglant de 1997 au Congo, c’est Clinton qui était au pouvoir; il ferma yeux et oreilles aux cris du peuple congolais. Les Nguesso ont donné des tonnes d’argent à la fondation des Clinton. Argent donné, non pas pour des raisons humanitaires comme on pourrait l’imaginer, mais en réalité  pour acheter des faveurs des Clinton (ce que l’on appelle aux USA: le pay-for-play – genre de mafia corruptrice que monsieur Trunp a dénoncé durant sa campagne et promis de démonter durant son règne.) Autrement dit, du blanchiment d’argent pur et simple, au détriment des populations congolaises. A contrario, l’élection de monsieur Trump a visiblement donné quelques sueurs froides à Brazzaville. Malgré le pragmatisme du guerrier Sassou  et celui de monsieur Trump, rien ne semble “réglé” entre les deux hommes, malgré la supposée amitié qui lie les deux à Vladimir Poutine. Rex Tillerson est venu déranger les paisibles sommeils de Brazzaville.

Vérité numéro 7: De la presse internationale francophone basée en France. Toute la matinée du Mardi 27 Décembre, quelques radios et media francophones basées en France ont repris, presqu’à titre de publireportage, l’information de la rencontre du siècle Trump – Sassou. Comme exactement elles avaient fait des publireportages mondiaux sur la visite du ministre congolais des affaires étrangères (Ngakosso) chez Vladimir Poutine en Russie en début de cette année. La vérité est que: on y perd la tête car on est vite amener à soupçonner que tous ces gens reçoivent  des ordres et de l‘argent du pouvoir de Brazzaville pour faire un travail que tout journaliste dûment formé dans un pays libre comme la France devrait dénoncer. Merci à quelques esprits éclairés, surtout de la presse anglophone qui ont dans la recherché de la vérité, d’une façon ou d’une autre, contribué à faire échec à ce scenario des grandes mafias du monde.

Vérité numéro 8: Des auteurs de l’échec de la rencontre du siècle et de  l’humiliation de Sassou Nguesso et de sa diplomatie, on en saura pas trop, on en dira pas trop. En tous cas pas pour l’instant. Mais au moins, on peut, même dans l’ombre, féliciter le travail de tous ces humains qui œuvrent pour le bien des autres humains. Comme on dit, “chaque victoire a plusieurs parents.” Et c’est tant mieux. De l’actuelle ambassadrice au Congo (Stéphanie Sullivan) en passant par tous les militants des bonnes causes humaines et des libertés fondamentales dans tous les pays, qu’ils trouvent ici la reconnaissance du peuple congolais meurtrie depuis des décennies par la cupidité de ses propres enfants. Celui que les sbires, les griots patentés et les “sans-foi-ni-lois” ont crié qu’il est (ou sera) le premier africain à être reçu par Trump comme chef d’Etat a réalisé qu’il n’a pas finalement le contrôle absolu et la main mise sur le monde entier comme ils se le croient, malgré la puissance de la corruption et de l’argent. Ces sbires et griots accusent les diasporas congolaises et les medias ouest-africains et internationaux d’avoir fait échouer les entreprises de leur maître. Pathétique! Pitoyable! En lieu et place de ces accusations, ces griots et sbires feraient mieux de dire a leur chef “d’acheter toutes les diasporas congolaises et tous les medias” comme ils le font déjà avec beaucoup d’occidentaux arpentant les avenues de Brazzaville dans des véhicules aux vitres noires, avec l’argent des congolais dans des valises.

Vérité numéro 9 : Quelque soient les suites de la diplomatie entre Sassou Nguesso et monsieur Trump, cette humiliation ne restera pas sans traces. Le président-élu Trump, qui  très certainement ne connaissait pas l’existence d’un petit pays pétrolier appelé Congo-Brazzaville où règnent toutes les corruptions possibles va apprendre à conjuguer entre ses promesses de “clean up Washington” (nettoyer Washington de ses mafias), la présence de son Secrétaire d’Etat Rex Tillerson et la realpolitik des affaires. Il a sûrement fait la connaissance du Congo grâce à Rex Tillerson ce Mardi 27 Décembre. La cuisante défaite (non méritée) de Tillerson (futur ministre des affaires étrangères des USA) et Exxon Mobil face à Sassou et son clan (en faveur de Elf Aquitaine) dans les années 80-90 au Congo n’est pas quelque chose que l’on efface comme cela, comme si de rien était. Malgré la présence de Poutine. Manifestement, au regard de cet épisode de fin 2016, on a tous compris que Rex Tillerson n’a pas une mémoire courte. Ça prompt !

Vérité numéro 10: Obama n’a pu rien faire pour le continent africain dans sa partie subsaharienne (le débat à ce sujet est plus que profond.) En dehors de Compaoré chassé par le peuple Burkinabé avec le soutien invisible de la France, tous les dictateurs africains sont restés en place durant son règne. En sera-t-il de même pendant tout le règne de monsieur Trump: rien n’est moins sûr. (J’entends déjà certains dire, à la lecture de cette conclusion qui n’en est pas une: vous africains attendez toujours les solutions des autres ! Triste argument car tous ces dictateurs sont là avec la bénédiction des occidentaux.)..

Bien sûr que oui, aucun président américain, anglais, français ou autre ne viendra prendra la place des africains pour réclamer ou établir la démocratie dans leurs pays. Mais nous demandons l’arrét des assistances multiformes aux dictatures quelles qu’elles soient, d’où qu’elles soient.

Justice Makanda

(Extrai de congo-liberty)

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:39

Le collectif #Sassoufit n’est pas arrivé au bout de sa course selon son animateur Andréa Ngombet, ici à Paris le 14 décembre 2016

Enfant de Mpila, fief du président du Congo-Brazzaville, l’activiste Andréa Ngombet mène le collectif Sassoufit qui appelle à mettre fin au régime de Denis Sassou-Nguesso

Vous n’avez pas l’impression de crier dans le vide ?
Non au contraire, Denis Sassou-Nguesso est K.O. debout. Il a perdu dans les urnes, au niveau de la Communication et il vient de se faire ridiculiser aux Etats-Unis, il ne lui reste plus que les armes

 

Face aux armes, à quoi sert un collectif comme le vôtre ?
A inspirer, planifier et déclencher la résistance citoyenne. Nous avons vu les effets dès le 27 septembre 2015, quand la population est sortie en masse pour protester contre le projet de referendum. Le slogan « Sassoufit » a retenti dans les rues de Brazzaville et de Pointe Noire. La riposte du régime avec le concept « SassOui » a fait un flop.

Mais la situation sur le terrain n’a pas bougé depuis…
Non justement, un rapport de force s’est installé. Sassou pensait que le pire était derrière lui, mais le pire est à venir: faillite économique, sociale, crise politique avec les principaux opposants enfermés. Le pays est en état de siège.

Ceux qui en reviennent n’ont pas tous cette vision. Si on écoute Sassou-Nguesso, tout va bien au Congo, même dans le Pool, où il dit avoir fait la fête…
Il a fait la fête oui sûrement, il gouverne par la fête. Il donne du pain –rassis- et des jeux –truqués- au lieu d’apporter du travail et des infrastructures. Cela les gens le voient aujourd’hui.

Pourtant, il a débuté sa campagne avec l’inauguration de la route nationale qui relie Brazzaville à Pointe Noire, un projet concret d’infrastructure
Trente-trois ans pour 515 kilomètres d’asphalte, c’est un bilan assez médiocre, surtout quand on pense aux ressources dont il a disposées.

Son principal opposant Jean-Marie Michel Mokoko est aujourd’hui incarcéré, où en est-il ?
Six mois d’emprisonnement sans jugement au mépris même de la loi congolaise selon laquelle la détention de sureté ne peut dépasser six mois. Il doit être libéré.

Mokoko est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat, une société suisse aurait même projeté de l’aider. Si ce général avait repris le pouvoir par la force, qu’aurait dit le collectif « Sassoufit » : vive le coup d’Etat ?
Tout Congolais sérieux a déjà pensé, planifié un coup d’Etat contre Denis Sassou-Nguesso et son système. C’est malheureusement la seule manière de s’imposer face à un président qui ne reconnaît pas le résultat des urnes et qui a mis en place un système mafieux. En témoigne les différents scandales financiers, de corruptions auxquels il est mêlé à travers le monde: les biens mal acquis en France, la route de l’Atlantique au Portugal, l’affaire Chironi-Nguesso en Italie, l’affaire Unibeco-Nguesso en Espagne, l’affaire Sundance-Nguesso en Australie, l’affaire Philia-Nguesso en Suisse et les « Panama papers » qui mentionnent les détournements de fonds au profit de la famille Nguesso.

N’est-il pas contradictoire pour un collectif citoyen de vouloir une révolution pacifique et de cautionner une prise de pouvoir par la force avec un coup d’Etat ?
On ne parle pas de militarisation, mais de droits à l’insurrection face à une tyrannie, à un régime bloqué. Nous parlons de seconde indépendance, car nous subissons la colonisation d’un clan qui exploite le territoire sans jamais investir. S’il y avait eu un coup d’état militaire, on aurait salué la chute. Ensuite, nous aurions été tout aussi vigilant parce que notre objectif est l’instauration d’un état de droit.

Qu’est-ce qui a fait fuir les populations dans le Pool: le retour des Ninjas du Pasteur Ntumi ou la répression du pouvoir en place ?
Ce qui fait fuir, c’est la violence et l’absence d’état de droit. C’est d’être à la merci du plus fort. A cela s’ajoute une discrimination ethnique proférée par le régime et ses supplétifs.

Les hommes du pasteur Ntumi n’ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité ? N’ont-ils pas déclenché les violences dans le Sud de Brazzaville le 4 avril dernier ?
Cela je ne sais pas. Si c’est le cas, nous en sommes très mécontents. Le 4 avril est le jour où la Cour constitutionnelle a validée l’élection illégale perdue par Sassou-Nguesso. Les actions armées ont provoqué une psychose et l’exil d’une partie de la population. Elles ont empêché le soulèvement populaire, pacifique que nous voulions. En cela, ces violences ont servi les intérêts de Sassou-Nguesso. Mais il faut rappeler que c’est le régime, bien avant cela, qui a relancé le cycle de violences interrompu depuis les accords de 2002. Il a réprimé dans le sang les premières manifestations contre le projet de référendum sur la modification de la constitution en octobre 2015.

Nous avons reçu courant 2016 plusieurs témoignages du Sud de Brazzaville et de Pointe Noire concernant des opérations de liquidation visant des jeunes de manière aléatoire. S’agit-il selon vous d’actions isolées ou au contraire maitrisées et voulues par le régime ?
L’homme qui a tué à Pointe Noire, un milicien que l’on appelle « Zulu Bad » aurait été promu. Il a été récompensé parce qu’il a mâté. C’est ce qu’on leur demande.

En RDC, le président n’a pas osé modifier la constitution et il subit des pressions intenses. Pourquoi ce qui est possible en RDC, ne l’est-il pas au Congo-Brazza ?
A Kinshasa, la société civile est plus avancée qu’à Brazzaville, il y a une relative liberté de la presse. Plus qu’à Brazza, où toutes les chaines de télévisées sont liées à des Nguesso. Le débat public est plus libre et les relais de financements chez les industriels plus vastes.

Oui, mais sur Internet, tout le monde s’exprime, vous-même ici…
L’Internet pénètre plus en RDC qu’au Congo. Une des sociétés distributrice Airtel est liée au pouvoir, elle a même envoyé un Sms du président de la République. L’autre société Mtn obéit aux consignes, même quand elles sont illégales. Celle de couper internet par exemple le 20 octobre 2015 et le 18 mars 2016. Ils ont coupé internet, les Sms et le signal de Radio France Internationale. La RDC c’est la puissance du complexe industriel et minier, il y a Moïse Katumbi qui préside une équipe de foot championne d’Afrique, il y a aussi la structure de l’Etat par gouvernorat qui donne de l’indépendance aux provinces et une église qui n’a pas été spoliée par les révolutions socialistes comme cela a été le cas au Congo-Brazzaville dans les années 60.

La chute de l’Abbé Yulu a-t-elle entrainé celle de l’Eglise au Congo ?
Oui. Depuis l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, dont on attend toujours la sanctification, l’Eglise est sous la menace permanente des officines du pouvoir. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir organisé dans la société congolaise. Ils sont en train d’émerger peu à peu sur la contestation, dans la société civile comme au Burkina-Faso, mais c’est nouveau.

Interview François de Labarre

Paris Match|

SOURCE : PARIS MATCH

ASSEMBLEE GENERALE DE « L’ASSOCIATION CITOYENNE DE SOLIDARITÉ DU CONGO-BRAZZAVILLE » : DIMANCHE 15 JANVIER 2017 DE 14H00-18H00 A PARIS

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 00:27

Par Victor Kissambou-Makanga

 

Les anciens présidents Yhombi Opango et Sassou NGuesso (28 nov 2016)

Ça ne va pas bien, qu’on se le dise ! En dépit de l’actualité morbide, le cadre, l’érudit et l’intellectuel congolais ont encore du répondant. Incroyable Congo ! Innommable raté que ce faux rendez-vous de cette fin d’année 2016, entre le chef de l’Etat congolais et le président élu (et pas encore investi) des Etats-Unis d’Amérique. Cet incident fait les choux gras de la presse africaine et Outre-Atlantique, et il y a de quoi. Il n’y a pas lieu d’évoquer l’amateurisme des uns ou des autres pour justifier ou expliquer ce gros couac. Ceux qui ont prévu, organisé ou annoncé cette activité diplomatique sont certainement des hommes d’expérience. En toutes choses, il faut savoir faire le bon choix : fait-on toujours prévaloir ses compétences ou n’ose-t-on pas toujours étaler ses atouts ? Telle est la question.

Le Congo est annoncé comme un pays fortement alphabétisé, et cette assertion, très ancienne, est toujours d’actualité. Il se trouve malheureusement que certaines vertus ne sont pas toujours mises en exergue, et à certains égards, ce sont même les paradigmes négatifs qui semblent prendre le dessus. Personne n’ignore qu’un « slogan » anciennement en vigueur stipulait « e bonga e bonga te, toujours meilleur ». Plus tard, au sortir de la guerre dite du 5-Juin, un deuxième a pris forme : « on roule en mbeba ». Et l’autre slogan, qui n’est pas foncièrement congolais, mais repris partout, est celui qui stipule que le ridicule ne tue pas. Curieusement, tout le monde (ou presque) semble s’en accommoder. Mesure-t-on seulement les risques de cette apologie de la médiocrité ?

Le Congo est aussi de ces pays où quelqu’un qui veut faire son travail comme il se doit, s’entend reprocher « Qu’est-ce qu’il veut montrer ». Pourtant, il nous revient cette citation anonyme : « Toute l’intelligence du monde est impuissante contre une idiotie à la mode ». L’auteur aurait dû se faire connaître pour qu’il soit bien congratulé. Il arrivera un jour où la réalité finira par rattraper ceux qui professent ou qui n’ont pas le cran de combattre la médiocrité, et ce de la manière la plus forte.

Aujourd’hui, les congolais éprouvent de la honte. Honte de leur identité. Honte pour leur chef d’Etat ainsi humilié, honte de leur statut de cadre. Au-delà de la honte, il y a même une espèce de crainte à voir un candidat congolais à un emploi international, se voir douter de ses compétences. De ce fait, il est impérieux de restituer la dignité et la respectabilité du cadre et de l’érudit congolais.

Dans toute administration, de quoi a normalement besoin un chef ? D’un flatteur, d’un zélateur, d’un laudateur, d’un vil courtisan, d’un petit rapporteur, ou nécessairement d’un cadre rompu à la tâche ? De la composition de son entourage professionnel, dépendra le rendement de son département. C’est là aussi une question de choix.

Le florilège de ratés et de dérapages, à côté d’un surcroit de désinvolture, nous interpellent et ne plaisent pas. Les puristes feraient bien de se saisir de la plume et du micro pour remettre les choses à plat. L’emploi des mots au Congo prend une tournure inquiétante. Sachant que « sachant » est le participe présent du verbe savoir, il n’y a pas lieu de dire que l’on ferait appel à tout « sachant » pour tel ou tel dossier. « Antivaleur », dans la langue française, est-ce un substantif ou un adjectif ?

Dans le langage administratif ou même politique congolais, ce terme, mis au pluriel, prend le sens du contraire des valeurs. Ce n’est qu’au Congo que l’on peut parler de « municipalisation du département… ». Il y a là deux entités différentes : une municipalité et un département. Doit-on raisonnablement parler de municipaliser un département ? Autre chose, à l’occasion de la présentation d’un important ouvrage, l’allocution de circonstance parlait de la « productibilité d’électricité ». N’eut-ce pas été plus approprié ou simple de parler de production d’électricité? Il y a certainement d’autres énormités, mais il vaut mieux ne pas s’y attarder.

La Bible recommande à l’homme instruit de faire bon usage de ses atouts et compétences : Matthieu 5 : 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Le Congo est de ces pays où un homme chargé d’une fonction, a peur de présenter un dossier pertinent à son supérieur, avec toute l’expertise qui l’accompagne, de crainte que le chef ne prenne ça mal, ne soit contrarié, ou se dise qu’il s’agit d’un concurrent qui veut prendre son poste. Dans le contexte bantu et tropical où le chef a toujours raison, il y a au moins une limite. Si tel est le cas, il serait bon de retenir ce propos de Napoléon : « Il est quelque fois fatigant d’être contredit, mais il est dangereux de ne pas l’être ».

Y a-t-il aujourd’hui un seul secteur qui échappe à cette vague d’approximations ? Pas évident. La plupart des posters, banderoles et affiches que l’on déploie dans les villes à telle ou telle occasion, contiennent des énormités, de même qu’on en trouve sur les façades de magasins et restaurants. Des serviteurs de Dieu utilisent l’anglicisme « Bishop » et pour d’autres, « Archibishop » (au lieu d’archbishop, en bon anglais) comme pour rajouter de l’onction, alors que ces termes, traduits en français, donnent tout simplement évêque pour bishop et archevêque pour archbishop. Dépendamment des religions auxquelles ils appartiennent, sont-ils vraiment des évêques ou archevêques ? Dans nos écoles privées, les enseignants de nos chers enfants ne présentent pas toujours les garanties d’un savoir élevé. Nos parutions de la presse privée, à quelques exceptions près, ne contiennent que des perles, entre phrases mal bâties, mots mal orthographiés ou idiomes utilisés à contresens. Nos artistes- musiciens ne sont pas en reste, surtout quand il s’agit de se faire pédant.

Alors, faut-il pour autant désespérer de l’intellectuel congolais ? Bien sûr que non. Simplement, chacun ferait œuvre utile de s’inspirer de ce propos entendu dans le film Un taxi pour Tobrouk : « Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche ».
Peut-être qu’en faisant correctement son travail, et en s’abstenant de faire ce qui est contraire au bon sens, chacun à son niveau pourrait éviter de nombreuses violations des droits de la personne et des conflits de toutes natures.

Victor Kissambou-Makanga
Educateur en droits humains.

(Extrait de congo-liberty)

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Victor Kissambou-Makanga - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique USA
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 00:06

Sa vie durant, tout au long de ses décennies au pouvoir, Denis Sassou Nguesso s’est plu à s’entourer d’imbéciles et d’intrigants. Pas forcément de sa région, pas forcément de sa propre famille, c’était la médiocratie congolaise : sa médiocratie !

Finalement, peut-être a-t-il compris qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même, s’il est aujourd’hui la risée de l’Afrique entière et qu’il a perdu le peu de crédit qui lui restait ? Africains en général, et Congolais en particulier, auraient tort de s’en réjouir. Le camouflet, bien mérité, reçu dans sa quête pathétique d’une reconnaissance américaine, nous déshonore tous presque autant que lui… ! Les peuples n’ont-ils pas les dirigeants qu’ils méritent ?

Nul ne sait vraiment où il se trouve ! Quelque part sûrement sur le chemin de son retour à Canossa. Ces dernières quarante-huit heures, les informations les plus folles ont circulé en même temps que leurs contraires et ce fut le plus improbable des scénarii qui s’est joué sous nos regards stupéfiés. Certes, prise également dans cette tourmente, notre opposition active s’est manifestée et, aux premières heures de ce 29 décembre, elle savait qu’elle avait gagné cette bataille ; celle de la non-rencontre avec un Donald Trump que certains traitaient encore de clown, il y a peu… !

Pourtant plein d’assurance, lundi dernier l’usurpateur avait embarqué, conquérant, à destination des Etats-Unis dans son insaisissable avion de location ; insensible tyran, il abandonnait derrière lui une malheureuse population dans un pays inondé par des pluies diluviennes. Il avait été salué par la souriante ambassadrice Sullivan, nommée par Obama-président-placebo en Afrique, sous le regard sceptique d’un Henri Djombo regrettant toujours le refus canadien à sa demande de visa d’émigration. PigasseNews, de son côté, s’empressait de faire ses choux gras d’une visite qui pourrait sauver son empire de presse. Sous les clairons d’un Thierry Moungalla plus arrogant et suffisant que jamais, Denis Sassou Nguesso toujours avide d’honneurs et de reconnaissance allait droit au devant de son plus cuisant échec : ce déplacement avait été concocté par un Denis Christel inassouvi de dizaines de millions de dollars qu’il pouvait soutirer à son père ! Une escroquerie supplémentaire à porter à son crédit infâme !

Arrivé sur le territoire américain, le vieux dirigeant s’est fait balader comme un bleu. Malgré toutes les déconvenues, mercredi, dans l’après-midi à Palm Beach, ville balnéaire de Floride, où se situe Mar-a-Lago la résidence de vacances de Donald Trump, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Ngakosso, stupidement tentait d’entretenir l’espoir d’une rencontre. Hélas, trois fois hélas ! Le ridicule en a été multiplié d’autant !

Lorsque l’usurpateur retrouvera enfin le territoire national, l’heure des comptes sonnera. La tête d’un Moungalla ou d’un Ngakosso ne saurait redorer son blason, ni sauver les meubles. Certes, ce serait amusant de découvrir un cas ou deux d’emprisonnements en partie justifiés, mais il en faudrait beaucoup plus pour que sa crédibilité personnelle soit retrouvée. Quel Chef d’Etat dorénavant pourra se rendre, à Brazzaville, auprès de celui qui s’est humilié à attendre, dans une chambre d’hôtel de New-York ou de Floride, le bon vouloir d’un homologue, fût-il prochain président des Etats-Unis ? Denis Sassou Nguesso a toujours revendiqué, enveloppes à l’appui, un droit de se mêler des affaires d’autrui ; raisonnablement pourra-t-il le faire encore ?

Le doute n’aura pas épargné ses parrains français, insulaires et du Gay d’Orsay, médusés de le voir courir après l’onction yankee. A l’instar d’un Richard III qui proposait « mon Royaume pour un cheval », ils pouvaient bien l’imaginer s’écrier : « tout mon pétrole pour voir Trump ! » De quoi mettre, le vieillissant homme d’Oyo sur un siège éjectable ! C’est plus qu’évident que ses relations avec les pétroliers français ne manqueront pas d’en pâtir !

Aussi, ceux qui autour de lui composent le « système Sassou» et qui l’ont toujours reconnu comme « Chef » de leur bande (de pilleurs et de profiteurs) seront sûrement tentés de le mettre sur une voie de garage définitif. Cependant, le pays est dans un tel état de décomposition avancée que nul nouveau venu ne pourrait résister au mécontentement populaire.

Et pour finir, laisser encore gonfler ce dernier, gavé encore plus par ce dernier épisode américain, exposerait définitivement plus encore le gang mafieux ; Sassou, membres du clan familial et tous les complices ! Denis Sassou Nguesso l’a bien compris : le vent a tourné indiscutablement et dangereusement ! Fétiches, gris-gris et prières sataniques ne sont plus d’aucun effet ! La page de ses quarante années de pouvoir se tourne irrémédiablement et pas le moindre demi-idiot capable de lui succéder !

La voie empruntée depuis plus d’une année n’était pas la bonne ! Il est encore temps de sauver le peu qui pourrait être sauvé ! L’inutile escalade doit cesser ! Les Nguesso n’ont maintenant nulle part où aller !  Qui voudrait les accueillir ? Et à quoi bon échauffer les esprits pour que le pays s’embrase ; le Congo n’a que trop souffert !

Le dialogue va s’imposer très bientôt à tous. Denis au fond de son cuisant échec a retrouvé un peu de l’humanité qu’il n’a jamais eue. Déjà, dans sa souffrance et dans ses craintes, il a pu avoir pitié de lui-même, ce qui est énorme en-soi. Ne croyons pas qu’il pourrait en avoir pour les trois millions de Congolais qu’il a abaissé à l’extrême pauvreté. Ce dialogue, qui est plus proche que jamais, se dessine parce que Denis l’usurpateur se retrouve défait complètement, comme il l’était Avenue Rapp en 1995-1996 durant sa traversée du désert ! Et parce que les Congolais, maltraités comme jamais, n’ont plus rien à perdre !

La raison et le dialogue sont les toutes dernières chances pour le Congo. Il convient à chacun d’en être conscient. Sinon les hyènes et les chacals, pendant que les sangs couleront pour longtemps, livreront armes et munitions alors que les cargaisons, qui prendront le large, les paieront doublement !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 12:41
© Serge Berrebi

 

Éric Denécé est Docteur en Science politique, Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).  C’est un Chercheur reconnu, spécialiste du renseignement, du terrorisme, des opérations spéciales …  Le 22 décembre dernier, il était l’invité d’Yves Calvi pour son émission « 24 heures en questions » au sujet d’Alep en Syrie. Ses propos sur cette ville martyre étaient édifiants mais, pour les appuyer davantage, il cita l’exemple de la République du Congo, une ancienne colonie de la France : « une guerre civile qui a fait 400 000 morts sur 4 millions d’habitants, 10 % de la population, on n’en parle pas non plus. »

Ces chiffres n’ont pas fait tressaillir l’animateur Yves Calvi, vieux routier de « l’information ». Ces 400.000 morts, comme l’aurait dit Chirac, « lui ont touché une sans faire bouger l’autre » ; l’info a glissé sur son indifférence en direction de la trappe de laquelle elle n’aurait jamais dû sortir … !

Pas sûr que Monsieur Eric Denécé soit invité à nouveau, sur un quelconque plateau de télévision, s’il doit débiter ce genre de révélation gênante. Heureusement que la vidéo a largement fuité sur les réseaux, sans pour autant que ces derniers ne s’émeuvent de nos 400.000 disparus.

Pour ceux qui timidement pensaient que le Congo n’avait eu à déplorer dans les guerres de 97-98 « qu’une » centaine de milliers de morts, voilà qui remettra véritablement les pendules à l’heure ! Les médias français et belges commencent à peine à ouvrir les yeux sur les protections dont Pierre Oba, a pu bénéficier pour passer entre les mailles des filets de leur police. Il est grand temps, sur la base de ce témoignage incontestable, que les devoirs de vérité et de mémoire s’opèrent enfin et que les véritables responsables du déchainement de violences au Congo Brazzaville soient enfin poursuivis… !

Cette révélation fait du Congo Brazzaville l’égal du Rwanda dans l’horreur du génocide et des massacres ; le premier pays était trois fois moins peuplé que le second !

Faut-il croire, si les villes de Pointe Noire et de Brazzaville avaient été complètement détruites, que les médias auraient un peu plus parlé de nos morts ? Rien n’est moins sûr ! Après les explosions du 4 mars 2012, les quelques journalistes peu curieux qui avaient fait le déplacement ont été sciemment tenus éloignés des destructions et des drames humains par la gestapo de Ndenguet-Sassou Nguesso.

Vingt années après, la vérité sur nos 400.000 morts s’offre enfin à nous. Elle doit s’inscrire, comme pour le Rwanda, sur les pages sales de l’inhumanité. Ce sera le devoir de chacun de contribuer à ce que le témoignage de Monsieur Eric Denécé s’amplifie, se répande et ne s’efface plus. L’actuelle guerre du Pool en dépend également. Les mêmes qui sont à la manœuvre aujourd’hui sont les responsables des 400.000 morts des guerres de 1997-1998. Ces guerres actuelles, pareillement à celles passées, n’ont pour seul objectif, toujours avec l’aide de mêmes complices, que la ressource pétrolière et sa dilapidation ; comme cela en a toujours été le cas depuis sa mise en production !

Rigobert OSSEBI

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Economie