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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:25
 
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso double langage, double discours. Le nettoyage ethnique continue et suis son cours dans la région du Pool. Cela dure plus d'un an. Le "Préfet de région" de la France au Congo continue son œuvre de purification ethnique. Est-ce la mission à lui confiée en 1997 ?
 
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07/09/2017 17:07:28: Tout un tableau sombre et désolant. Contrairement à ce qu'il semble annoncé dans leurs médias, le gouvernement Congo Brazzaville vient encore une fois de plus poser un crime dans le pool .

Ce mercredi 06 Septembre 2017, de 03 h du matin  jusqu'à présent, des bombardements très intensifs ce sont effectués dans le district de Kinkala plus précisément dans les villages, Malengo, Londe Lami, et autres dans le but d'exterminer la population réfugiée dans les forêts, juste pour effacer les traces et les preuves de ce génocide, actes posés par la force gouvernementale.

Sept (7) femmes, trois (3) enfants et cinq (5) jeunes ont à peine trouver la mort puis enterré à la sauvette d'autres brûler. Ils s'agit de :

1_ Mayela Bernadette âgé de 64 ans ;

2_ Koussolana Émilienne âge de 62 ans ;

3_ Mikamona Germaine âgé de 48 ans ;

4_ Biboussi Louise âgé de 52 ans ;

5_ Biyedi Mélanie âgé de 41 ans ;

6_ Koussimbissa Adeline âgé de 29 ans ;

7_ biyedi Edwige âgé de 21 ans ;

8_ Biyedi juldas Yvon âgé de 9 ans ;

9_ Koussimbissa Belvina âgé de 7 ans ;

10_ Mikamona Élodie Privanie âge de 12 ans ;

11_ Boutindi Jacques âgé de 43 ans ;

12 Malonga fidèle âgé de 48 ans ;

13_ Youboula Emard âgé de 39 ans ;

14 _ Kiyindou julien sophar âgé de 34 ans ;

15_ Bilouboudi Bienvenue 31 ans et plusieurs blessé.

Nous signalons que ces troupes des milliers des militaires sont encore sur le terrain et les effectifs ne font qu'augmenter pour continuer leurs opérations d'extermination de toute une population. Demain nous vous tiendrons au courant de la suite.

Les Populations du Congo en ont marre du "Préfet de région" parachuté par la France par le bout d'un canon en 1997. A la France de retirer son "Préfet".

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:26

André Grenard MATSOUA et Modeste BOUKADIA, deux hommes de référence : un seul combat ! 

 

 

Matsoua, au temps de la colonisation, voulait l’émancipation de l’homme africain. Il voulait que l’homme Noir soit l’égal de  l’homme Blanc. Il voulait mettre fin à la colonisation, à la ségrégation, la discrimination dont était victime l’homme Noir. C’est ainsi qu’il fonda avec ses amis de l’époque l’Association AMICALE.

Pour ses opinions et ses propositions, pour avoir été trop en avance par rapport à son temps, il fut arrêté, jugé et jeté en prison, puis condamné à trente ans de travaux forcés. Il mourut au bagne en 1942.

En ces temps actuels, correspondant à plus d’un demi-siècle de son indépendance, le Congo ressemble encore au temps de l’esclavagisme.

A cet effet, Boukadia veut que l’homme Congolais ne soit plus ni la victime d’un autre Congolais, ni celle d’un autre humain, et ne souffre plus ni de discrimination, ni de ségrégation ethnique et/ou tribale voire clanique.

Il veut que le Nord et le Sud forment un tissu indémaillable.

Il a été arrêté, jeté en prison, jugé et condamné à trente ans de travaux forcés et 100 millions de FCFA d’amende, pour ses idées, ses propositions.

Il a été torturé avec l’intention de donner la mort par le directeur de la maison d’arrêt et ses agents.

Aujourd’hui, il est en France dans les établissements spécialisés pour soigner toutes les pathologies relatives aux sévices et tortures subis.

Boukadia veut appliquer au Congo la solution du Président Nelson Mandela-Madiba qui n’avait jamais cherché à se venger, mais au contraire, a fait la paix avec les Afrikaners, pourtant fervents partisans de l’apartheid.

Dans le même état d’esprit, dans la même veine, le salut du Congo ne viendra pas de celles et ceux qui, au nom de leur ventre et de leurs intérêts privés, c’est-à-dire obéissant à la cupidité, ont courbé l’échine, rampé et mangé dans les mains de l’oppresseur. Pressés comme des citrons après avoir donné le meilleur d’eux-mêmes, ils ont été jetés comme des malpropres. C’est alors seulement qu’ils se rendent compte qu’ils s’étaient trompés de chemin.

La main est tendue pour s’entendre, rattraper les années perdues et vivre enfin au XXIème siècle.

Dans l’Histoire du Congo, après André Matsoua, Modeste Boukadia est le seul à encourir la peine de trente ans aux travaux forcés pour ses idées, ses opinions et ses propositions.

Aujourd’hui, pour son mieux vivre chez soi, après André Matsoua, un seul homme mérite d’être écouté et suivi. Cet homme, c’est Modeste Boukadia.

Juste Kela-Ndenzi

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:59
 

A l'attention de Pierre PONGUI, Directeur de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire

 

 

 

Bienvenue à Paris au Président Modeste Boukadia qui n'est pas tombé dedans...

 

Mais Pierre PONGUI en a pris pour 20 ans !

 

 

A lui ces roses...

 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 09:29

 

 

Violer « sa » propre constitution taillée sur mesure est le propre de Sassou Nguesso. C’est dans ses habitudes. Le contraire aurait été étonnant si l’homme ne récidivait pas et n'enfreignait pas sa propre règle. Il en fait toujours à sa tête. C’est aux autres de se soumettre à « sa » constitution, pas lui.

 

Au cours de « sa » constitution de 2002, l’homme était déjà passé outre en nommant un Premier ministre de pacotille non prévu dans « sa » constitution taillée sur mesure, comme toujours. 

Aujourd’hui, avec « sa » constitution de novembre 2015, le voici qui, comme à son habitude, encore une fois, passant outre les dispositions énoncées et prescrites dans ladite constitution, nomme un Vice-Premier ministre qui ne figure nulle part dans « sa » constitution. 

Malgré ce fait flagrant de violation flagrante de « sa » constitution et au regard de ce qui s’en suit, M. Clément MOUAMBA est donc déclaré INCOMPETENT. C’est pourquoi le monarque lui a adjoint un second qui le surveillera. Ici, M. Sassou fait d’une pierre deux coups : d’abord contrôler M. MOUAMBA qu’il a tout de même dépouillé de quelques prérogatives et aussi, ensuite, satisfaire ou « consoler » le beau-père dont la fille est le « 2ème », « 3ème ou 4ème bureau » du monarque, comme on dit dans le pays. 

En réalité, avec cette invention inconstitutionnelle et anticonstitutionnelle, le vrai Premier ministre du Congo, c’est M. AYESSA. Cette nomination, c’est le désaveu de Clément MOUAMBA. Par cette nomination, Sassou a repris le contrôle total du pouvoir qui passe sous le contrôle total du Nord-Congo. Il aurait pu nommer son beau-père Premier ministre directement. Mais tout le monde aurait crié au tribalisme, à la ségrégation et à l’apartheid ethno-tribalo-clanique. Alors il a fait les choses à moitié. Ce qui ne change rien absolument. L’apartheid tribalo-clanique est bien là, bien installé depuis des décennies. 

Le paradoxe, c’est que le parlement de pacotille nommé et dominé par la « République du Nord-Congo » ne dit rien devant cette violation flagrante de « sa » constitution par son géniteur lui-même. 

D’abord, un gouvernement pléthorique pour caser les gendres, beaux-pères, neveux et nièces, etc., pour ne pas les décevoir, ensuite un poste nouveau, celui de Vice-Premier ministre qui n’est pas prévu par « sa » nouvelle constitution. Ce n’est pas la première fois. Isidore Mvouba était aussi nommé Premier ministre. Il était un premier ministre en papier, inconstitutionnel. Le cas de M. AYESSA n’est pas nouveau. Cette fois-ci AYESSA est VICE-PREMIER MINISTRE en papier, car son poste ne figure pas, nulle part, dans « sa » constitution (une violation entre autres). Mais, qu’à cela ne tienne et peu importe l’illégalité et l’illégitimité de son poste, cela fait de lui le « VRAI » premier ministre. En clair, MOUAMBA est tellement incompétent et nul que Sassou et son clan lui ont adjoint un Vice-premier ministre. Ainsi, s’il lui arrive quelque chose, l’adjoint le remplace immédiatement. 

Pour le moment, MOUAMBA reste officiellement premier ministre pour qu’on ne dise pas que tous les leviers du pouvoir sont dans les mains des ressortissants du Nord-Congo de la Cuvette et d’OYO. Il est simplement le cache-sexe. Il est maintenu là pour qu’il assume les crimes et les massacres humains (génocides) commis dans la région du Pool. Il est le chef du gouvernement qui décide et donne les ordres. Ce n’est pas Sassou qui va assumer. Il se déchargera sur le Premier ministre, chef du Gouvernement, décideur et donneur d’ordre. C’est Clément MOUAMBA qui va assumer et porter la responsabilité et le poids de tous les crimes commis par le CLAN des SASSOU & NGUESSO, y compris les détournements, les blanchiments et les dettes du Congo. Alors les ARLETTE et consorts peuvent pérorer. Pauvre Clément MOUAMBA ! 

Mais il n’est pas à plaindre. Il est majeur, il sait ce qu’il fait. La « LOGE » est là pour le couvrir. N’est-ce pas lui qui est à l’origine de la banqueroute de la BCC (Banque Commerciale Congolaise) qui avait englouti toutes les économies des Congolais, jamais remboursés ? A côté de la fortune (des milliards de CFA) dont disposent les,KIKI, les Bouya et les Edgard ou Willy qui n’ont jamais travaillé de leur vie, les économies pillées à la BCC, c’est du pipi de chat. 

Toutes ces violations répétées de « sa » constitution, les nouveaux députés nommés ne les voient pas et aucun d’entre eux ne lève son petit doigt et ne moufte. Ils ont peur de perdre leur gagne-pain. Ce n’est pas Tsaty-Mabiala, le patron de l’UPADS, le parti complice dans les crimes et génocides, qui osera piper mot. Ce n’est pas Parfait Kolelas, reconduit dans son poste de député et à qui on a promis le salaire de Chef de l’opposition avec rang de ministre d’Etat qui osera apostropher son « papa ». On peut massacrer toutes les populations du Pool, pourvu qu’ils ne manquent rien à se mettre sous la dent.

Goinfrez-vous, Mesdames, Messieurs ! 

Pourquoi cette pléthore ministérielle? Est-ce pour satisfaire tous les courtisans, prostitués politiques qui soutiennent ces régimes tyranniques? Est-ce à cause de l’incompétence et la médiocrité? Si 15 ministres peuvent gérer les affaires d’une population de plus de 324 millions d’habitants comme aux USA, 18 ministres pour une population de plus 65 millions en France, pourquoi le Congo a-t-il besoin de plus de 30 ministres pour seulement 4 millions d’habitants ? Déjà, à force de massacrer les populations dans la région du Pool (Opération épuration et nettoyage ethniques), la population du Congo doit tourner autour de 3 millions d’habitants. Avons-nous là une preuve que nous avons affaire à un régime plein d’analphabètes et d’ignorants ? Quelle est cette immoralité sur le salaire minimum de moins de 100.000 FCFA, alors que ministres et députés ont 100 plus que ce minimum? 

Quant au cheval de bataille de la ministre qui voudrait développer le pays par les loisirs et les vacances : le tourisme, pourquoi empêcher les gens de rêver si on ne dépense pas de blé pour le faire? Ceci dit, quel individu pourvu de bon sens irait en tourisme en Irak, en Syrie, en Lybie, à Kidal, ou dans des zones où sévissent la bande Boko Ahram, au Venezuela, etc. ? Le Congo de Sassou et son clan fait partie des pays dangereux où sévissent le gangstérisme et le terrorisme d’Etat. Pourquoi commencer une construction par le toit? Comme tout est pris à la légère, madame la ministre est-elle consciente par exemple de ce que pourrait coûter une intoxication alimentaire ? 

Autres aberrations  

Le poste de Ministre d’Etat, Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat; il est Ministre d’Etat. Je veux bien concevoir que le Directeur du Cabinet de M. Sassou ait rang de ministre tout court ou ministre d’Etat, je m’en bas les c… puisque les membres du Clan aiment les titres ronflants surtout celui de ministre, etc. On pourrait dire : M. « X » est Directeur du Cabinet de M. Sassou. Il a rang de ministre, sans figurer dans la liste et dans l’ordre protocolaire des membres du gouvernement. Mais, là où les choses tombent, une fois encore, dans la violation de la constitution, ce qui est une habitude chez M. Sassou, c’est que cette nomination ne figure nulle part dans « sa » constitution. Une fois de plus. 

Première question. Le Directeur du Cabinet du Premier ministre a-t-il rang de simple ministre ? Et celui du Vice-Premier ministre nouvellement créé, qui ne figure nulle part dans la constitution, quel est son titre ? A-t-il rang de Secrétaire d’Etat? 

Dans l’ordre protocolaire, tel qu’il a été donné à la presse, au regard du rang qu’il occupe et de son positionnement, M. Florent NTSIBA (l’homme des « Petits Matins ») vient immédiatement après le Premier ministre Clément MOUAMBA et avant le Vice-Premier ministre AYESSA qui, lui, est en troisième position. 

Deuxième question. Le Directeur du Cabinet de M. Sassou, Florent NTSIBA, quoique ministre d’Etat, est-il plus important et a-t-il plus de poids et de pouvoir que M. AYESSA, Vice-Premier ministre ? 

Troisième question. Etant membre à part entière du Gouvernement, M. Florent NTSIBA participera-t-il aux Conseils des ministres ? 

Quatrième question. Si demain M. Clément MOUAMBA présente la démission de son gouvernement, M. Sassou risque de se retrouver sans Directeur de Cabinet. De ce fait, M. Florent NTSIBA, ministre d’Etat, démissionnera-t-il avec le gouvernement dont il est partie intégrante ? 

Autant d’aberrations et de vices de forme qui font que la constitution est constamment violée par Sassou Nguesso lui-même, en premier. Pourtant, c’est lui qui avait dit : « LORSQUE LA CONSTITUTION EST VIOLEE, LES DEMOCRATES NE DOIVENT PAS L’ACCEPTER… » (sic). 

Que va-t-il faire si demain les démocrates se lèvent parce qu’ils n’acceptent pas ses violations de la constitution? 

Le plus pathétique, c’est que cette constitution est violée au grand jour sous les yeux des députés prétendus. Croyez-vous qu’il y aura un seul qui lèvera son petit doigt pour dénoncer toutes ces violations? Y aura-t-il une motion de censure contre le gouvernement ? 

En République bananière du Gondwana, cela n’existe pas. Tout coule de source. Pourquoi voulez-vous que les choses soient justes ? N’est-il pas dit que le poisson pourrit toujours par la tête ? 

L’homme n’est jamais arrivé au pouvoir par les urnes. La violence, le crime, le pillage sont ses seuls armes et moyens de se maintenir au pouvoir. Pourquoi donc respecter ce qui est déjà frappé du sceau de l’illégalité et de l’illégitimité ? 

Alors, pas de soucis. Tout va bien, très bien même ! « ALLONS SEULEMENT… ! », selon le slogan. 

Nicolas Mputa Mbunzu

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:36

Par Patrick Eric Mampouya  - 

 

Sassou et son fils kiki ont ruiné le Congo-Brazzaville

Non content d’avoir conduit le pays dans l’insolvabilité et la banqueroute, monsieur Sassou Nguesso a décidé de livrer notre pays aux fonds vautours. En clair, il a pris la décision de s’associer aux fonds d’investissements spécialisés dans le rachat des dettes pourries communément appelés « Fonds vautours ».
Les congolais se souviennent encore de la misère que ce genre de fonds d’investissements avait fait vivre à notre pays.

Après la désillusion de certains caciques du pouvoir (Kiki, Bouya, Ondongo et Ganongo) en Chine et l’annonce du taux d’endettement de 120% du PIB qui met le pays en situation de surendettement et d’insolvabilité, monsieur Sassou Nguesso, conscient du fait que le FMI reste la seule issue avant la banqueroute, a décidé de lancer l’opération « MBOMA CONGO ».

Les arriérés de paiement aux créditeurs étrangers ont beaucoup augmenté. Ils sont évalués à plus de 56 milliards de FCFA par le FMI (85,3 millions d’euros). C’est à la Chine, son premier prêteur, à qui le Congo-Brazzaville doit le plus d’argent, suivie de la France et du Brésil.

La Chine, son premier prêteur, refuse aujourd’hui de rééchelonner la dette du pays sans autre garantie (les affaires sont les affaires, même entre frères). Pékin verrait finalement dans le FMI un outil propre à contraindre le Congo Brazzaville à une meilleure gouvernance budgétaire.

Nos très rusés frères chinois 

Les caciques du pouvoir congolais croyaient avoir non seulement contourné les mécanismes de bonne gouvernance de la zone Franc, en plaçant les 14 000 Milliards de CFA d’excédents budgétaires accumulés entre 2003 et 2014 dans les comptes personnels et de l’État chinois, avec pour conséquence ce qui s’apparente à une prise d’otage pour notre pays envers la Chine, car possédant toute notre richesse.

C’était sans mesurer la ruse et la force du monstre asiatique. La Chine ne vient pas dans notre pays pour nos beaux yeux ou pour la beauté de notre pays. La chine vient au Congo-Brazzaville pour faire des affaires et dans le domaine des affaires, c’est toujours le plus rusé ou le plus fort qui gagne.

La Chine a ponctionné jusqu’à épuisement les réserves de l’État congolais dans ses banques au titre du remboursement en capital et en intérêts de la colossale dette consentie au Congo-Brazzaville. C’est ainsi qu’il n y a plus rien des Fonds placés en Chine pour le compte de l’État congolais en faveur des générations futures. Ce compte a fait couler beaucoup de salive dans notre pays, chacun se demandait où était passé toute cette manne financière.

En effet, pendant 11ans le Congo Brazzaville avait les budgets les plus importants de la CEMAC, les autorités exhibaient des taux de croissance à deux chiffres et des excédents budgétaires dévolus aux générations comme un gage de bonne gestion.  Aujourd’hui c’est la douche froide, il n’y a plus d’argent pour les générations futures. Plus rien, pas un sou.

S’agissant des Fonds en leurs noms propres, là encore, le géant asiatique a montré toute sa ruse. Ils ne peuvent pas en tant que non résidents, faire des transferts entre la place financière chinoise et d’autres places financières en tant que particuliers , de montants supérieurs à 1 Million de dollars US.

Ils sont donc contraints de reverser dans les comptes de l’État l’argent de leurs comptes privés pour permettre le transfert de plus d’argent.

Mais, problème : Dès qu’ils mettent l’argent dans les comptes de l’État congolais, les banques chinoises raclent automatiquement tout ce qui s’y trouvent en raison du paiement de la dette.

La dernière tentative ou mission conjointe conduite par Denis Christel Sassou Nguesso, Jean Jacques Bouya,  Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo pour tenter de convaincre les autorités chinoises d’intervenir pour que « leur argent » soustrait de la comptabilité congolaise, reversé dans les comptes de l’État congolais ne soit pas englouti dans la dette a échoué.

Toutes les combines mafieuses des autorités congolaises sont désormais exposées sur la place publique et, les milieux financiers internationaux qui sont très frileux et sensibles n’accordent plus aucun crédit à notre pays. Après moult hésitations, les agences de notation ont fini par lancer les alertes : le Congo-Brazzaville est désormais un pays dangereux pour les financiers du monde entier.

Conscient de la gouvernance hasardeuse des autorités congolaises, mêmes nos amis chinois multiplient désormais les garanties avant de s’engager. Ainsi, les investissements chinois dans les futures zones économiques spéciales seront transformés en prêts à l’État congolais ; une autre manière de se garantir contre les mauvaises surprises, les investisseurs français prennent des assurances tous risques auprès de la COFACE qui est une agence de l’administration française pour se prémunir contre les investissements dans les pays à risques.

La tentative désespérée de la titrisation de la dette ? 

Pour faire simple, la titrisation c’est mettre sur papier sa dette, ces papiers sont appelés titres. Ces titres sont alors proposés aux entreprises qui vont les acheter et donc transférer sur eux la dette.

La technique financière est simple, il s’agit d’améliorer la solvabilité de l’émetteur en sortant de son bilan ses dettes ou ses créances.

Ce sont donc environ 4 Milliards de dollars de la dette intérieure qui vont être transférés sous formes de titres à des sociétés privées dans les conditions opaques. D’ores et déjà le cabinet Johnson est désigné pour préparer cette titrisation.

L’objectif de ces acrobaties financières pour monsieur Sassou Nguesso est double, baisser le taux d’endettement à moins de 100% du PIB pour se donner une marge dans les négociations avec le FMI et espérer un programme de financement de l’institution financière internationale.

Dans la perspective de l’échec, accepter le dialogue et partir avec des garanties, mais en laissant le pays à la merci des Fonds d’investissements vautours qu’ils mettront sur pieds eux-mêmes ou en deviendront actionnaires.

Le blanchiment de la dette 

En effet, le Congo-Brazzaville n’ayant pas d’entreprises qui peuvent supporter la titrisation d’une dette de 4 Milliards de dollars, ce sont des Fonds spécialisés dans le rachat des dettes qui vont s’emparer de cette dette et dans la situation actuelle, il est possible que même ces sociétés rechignent à acheter la dette du Congo.

Il est alors fort possible que la titrisation ne soit qu’une vaste opération de blanchiment qui visera à trouver le moyen de ramener via ces Fonds d’investissements toute la manne financière qu’ils ont volé à l’État et planquée dans les paradis fiscaux. L’idée étant de ramener l’argent au pays pour la mise en exécution du plan de succession de père en fils.

Monsieur Sassou Nguesso veut laisser le pays dans les mains des Fonds vautours qu’ils vont créer ou prendre des parts pour bien savonner la planche à celui qui le succédera si ce n’est pas son fils.

En effet, dès qu’ils quitteront le pouvoir, pour ne pas que l’on remonte jusqu’à eux, ces titres vont passer d’un fond à un autre et revenant encore plus cher au Congo Brazzaville qui sera contraint de racheter ces titres. En clair, la titrisation de 4 Milliards de dollars pourrait coûter très cher au pays. Surtout dans la situation actuelle, la dette du Congo ne peut être rachetée à un taux raisonnable. L’argent planqué dans les paradis fiscaux servira via les fonds vautours au rachat de cette dette intérieure. Mais le Congo Brazzaville serait alors tenu de payer l’exorbitante dette intérieure qui sera ramené de 4 Milliards de dollars à environ 7 Milliards de dollars en titres sinon plus.

Dans l’éventualité où il arrive à nous imposer son fils, il n y aura aucun problème, les fonds vautours seront remboursés au rythme de monsieur Christel Denis Sassou Nguesso puisqu’en réalité il s’agit de son propre argent. Mais, s’il ne parvient pas à imposer son fils à la présidence de la République, le nouveau pouvoir subira donc les pressions des Fonds vautours et ces titres seront revendus à souhait de façon à multiplier la dette du Congo Brazzaville et empêcher le nouveau pouvoir d’envisager le développement du pays.

C’est ce qu’ils appellent diriger debout. Les congolais ont connus le « voté pour moi si vous ne voulez pas retourner dans les forêts », maintenant on leur propose le « voté pour mon fils si vous ne voulez pas le chaos financier du pays ».

Chers compatriotes mettons nous au travail et dénonçons partout cette escroquerie.

Petit rappel pour mieux comprendre :

Les montants affolants prêtés par monsieur Sassou Nguesso au nom du Congo Brazzaville :

Côte d’Ivoire : 100 milliards de FCFA ; Niger : 50 milliards de francs CFA ; Guinée : 50 milliards de francs CFA ; BDEAC : 50 milliards de francs CFA ; République centrafricaine : 25 milliards de francs CFA.

Ils ont ouverts des comptes privés dans les paradis fiscaux pour cacher l’argent qu’ils ont volé.

Ils ne peuvent pas établir des liens entre ces comptes et ceux de l’État et la lutte contre le blanchiment étant amplifié par celle contre le terrorisme, les transferts de fonds sont devenus un vrai casse tête pour ceux qui ne peuvent pas en justifier l’origine des fonds.

Ils ont ouvert en Chine des comptes de l’État et aussi leurs comptes privés. Depuis 2014, les comptes de l’État congolais en Chine sont ponctionnés pour le remboursement de la dette au point qu’ils sont vides aujourd’hui. Mais dans leurs comptes privés, ils ont énormément d’argent.

Avec la complicité des chinois ils parviennent à faire des virements de leurs comptes privés chinois vers les comptes de l’État congolais en Chine. Mais seulement, à chaque fois que l’argent est viré de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais, les chinois raclent automatiquement à titre de remboursement de la dette.

Le voyage de la Chine pour essayer de rééchelonner la dette congolaise.

 L’idée c’était de tenter gagner du temps pour surseoir le paiement pendant quelques mois. Ce qui devait donc leur permettre de faire les virements de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais sans que les chinois ne ponctionnent de cette façon, ils auraient eu assez d’argent pour virer au Congo et pour résister encore et surtout fanfaronner. Mais ça n’a pas marché.

Les chinois ont refusé le rééchelonnement de la dette congolaise. C’est à partir de là qu’ils ont pensé pouvoir virer dans un compte de l’État congolais ailleurs. Mais seulement n’étant pas résident chinois, ils n’ont pas pu faire des opérations financières entre la Chine et l’extérieur au delà d’un certain montant. L’idée c’est que tu ne vis pas ici déjà comment tu as pu accumuler autant d’argent ici et surtout de quel droit et pour quelle raison ponctionnes-tu de notre autant d’argent.

Patrick Eric Mampouya 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 23:27

par Patrice Miakassissa

 

Sassou à la mouambe

Ça y est. La montagne a accouché d’une souris. Le gouvernement de la rupture tant attendu pour sortir les Congolais de la mouise est la copie conforme des précédents. Point de rupture, mais l’on persiste dans l’erreur. L’on se complaît en adulte immature réfléchissant avec le logiciel du parti unique du XXème siècle. Encore une occasion ratée même pour avoir l’estime de ses partisans. Car même eux ne croient plus en l’homme. Sale temps sur le Congo.

Jamais dans l’histoire contemporaine, l’on a vu un homme incapable de tirer du passé des leçons pour l’avenir. C’est dire qu’il est dépassé par les événements et ceci n’augure rien de bon pour le peuple congolais.

Englué dans une dette cachée sans précédent, une crise économique, sociale et institutionnelle, notre timonier habitué à sa cour nomme encore et toujours ses fidèles courtisans. Ceci nous conforte dans l’idée qu’en dehors de ceux là même qui ont contribué avec lui à couler le pays, désormais aucun congolais digne de ce nom n’accorde du crédit à ce monsieur. Personne ne veut plus s’embarquer dans le Titanic dont le sort est connu de tous à l’avance. A défaut de voir les gens se bousculer pour « aller à la mangeoire », terme congolais consacré pour désigner les lieux de réjouissance, il s’est résolu à renommer en désespoir de cause les mêmes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, à ce rythme la lumière n’est pas au bout du tunnel pour le peuple congolais.

Dans ces conditions comment le FMI (Fonds monétaire international) va-t-il négocier avec ceux-là même qui hier ont mis le pays par terre ? C’est la prime au pyromane qui se profile. Le pari est ailleurs pour ces milliardaires, ces nouveaux riches partisans du moindre effort, tous venus du village et dont les billets pour la plupart ont été payés à Brazzaville dès réception. C’était déjà le début de la vie facile pour eux, des passe-droits et le début des malheurs pour nous.

Je redis bien que le pari devant cette bravade réside dans l’augmentation de la production pétrolière qui pointe à l’horizon. Incapables de diversifier l’économie congolaise, ils retrouvent les vieux réflexes qui leur ont toujours permis de mener une belle vie. Le Congo va augmenter sa production pétrolière avec 50 000 barils par jour en sus, ce qui constitue une manne non négligeable pour ces sangsues. FMI ou pas, la minorité régnante a décidé de faire le pied de nez au peuple congolais. Force est de constater que le lait et le miel vont continuer à couler pour les mêmes alors que le peuple croupit et croupira toujours dans la misère. Nous voilà revenus au fameux slogan d’hier : « Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain ». Quasiment dire qu’à cette allure nous allons continuer à crever de faim. L’on demande toujours au même de se serrer la ceinture pendant que de l’autre coté c’est la fête tous les jours. C’est Franklin Boukaka, artiste engagé depuis lors disparu à cause de ces mêmes intolérants qui sévissent aujourd’hui, qui le rappelait dans une des ses chansons « Dia bikola » de l’album « A Paris ». Comme quoi au Congo, les artistes ont toujours eu raison avant les politiques. Chapeau l’artiste, une pensée émue, puisse mon salut révolutionnaire te parvenir dans l’au-delà. Ton combat est toujours d’actualité et ta musique intemporelle continue de traverser les générations sans prendre une ride. Mais, ils persistent toujours dans leurs travers et nos masses peinent à faire l’histoire.

Le jeu de chaise musicale de cette réunion familiale élargie aux obligés qu’est le gouvernement congolais, n’a de cesse que de régler les problèmes de couche. Voilà à quoi est réduite la vie politique congolaise depuis 33 ans. Ainsi, l’inamovible gendre, Maire de Brazzaville et député de Gamboma, encore une incongruité, a finalement cédé son héritage pour un ministère. Son bilan étant tellement catastrophique à la tête de notre capitale qu’il fallut l’extirper telle une chique afin de sauver les apparences. La succession à la mairie de Brazzaville échoit maintenant à un autre gendre de l’aile Nguesso en lieu et place du gendre de l’aile Sassou-Nguesso. C’est « Dallas », version congolaise. Les premiers effets de la nouvelle constitution se font ressentir, à savoir que la mairie de Brazzaville est désormais réservée aux gendres du cobra royal. Pour les coureurs de dot, la chasse est ouverte et c’est une aubaine pour eux.

Revenons à l’homme qui ne veut plus grandir, frappé du syndrome de Peter Pan, et qui ne voit le prisme de la société congolaise qu’au travers de son clan. Son gouvernement fait de bric et de broc ne ressemble qu’aux précédents, celui des loosers ayant conduit le Congo dans l’abîme. On ne s’attendait pas non plus à un miracle de la part de celui qui considère le Congo comme son bien. Dans sa malice, il a réussi à liquider le MCDDI en se servant des enfants Kolélas pour mieux les jeter par la suite. La cupidité a fini par les achever. Ainsi, ce parti autrefois force politique de notre pays n’est plus que l’ombre de lui-même et a perdu son âme. Il a été laminé lors des dernières élections législatives et municipales de la honte. Le même sort aurait pu être réservée à l’association de l’autre n’eut été les menaces que ce dernier proféra à ses maîtres en publiant sa propre liste de députés élus. Le monde à l’envers ! N’est pas politicien qui veut et il ne suffit pas de s’appeler Kolélas pour être un fin tacticien. Ne dit-on pas que la pomme tombe toujours à coté du pommier ? Adieu les étoiles filantes. La lune de miel n’a duré que le temps d’une éclipse solaire. Quel gâchis !

L’autre perdant de cette histoire est l’héritier désigné, Denis Christel Sassou-Nguesso qui n’a pas pu placer ses pions. Sa frénésie pour accéder à la magistrature suprême a été freinée par le clan qui le combat de l’intérieur. Rattrapé par ses affaires louches, son absence lors des agapes de la fête nationale a été très remarquée. Ils commencent à se regarder en chiens de faïence. Mais, le Prince d’Édou veut rester le maître du jeu jusqu’au bout. Il confirme ainsi que n’exerce le pouvoir que celui qui le détient et que le pouvoir par procuration n’existe pas. A moins de faire comme Kabila fils ; Suivez mon regard. Le fruit est pourri de l’intérieur. Ce n’est plus une fuite en avant mais un suicide collectif que le gourou impose à ses ouailles.

Ainsi va la vie dans notre pays le Congo-Brazzaville géré comme une boutique familiale au gré des mariages, divorces, remariages, maîtresses et courtisans. Le peuple congolais que j’exhorte à retrouver sa grandeurd’antan n’a pas dit son dernier mot devant ce cirque. Il ne tient qu’à lui de mettre fin à ce jeu macabre de massacre. Le peuple a besoin d’un chef et le chef a besoin d’un peuple. L’histoire nous crucifiera si nous continuons à nous lamenter au lieu d’agir. Une révolution revêt plusieurs formes et à nous de trouver la meilleure afin que le Congo resplendisse. Ne soyons pas des coupables passifs d’un naufrage collectif.

Comme disait Einstein : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ». Aux psychiatres congolais d’abréger la souffrance du peuple.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 20:33

Par  Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

 

Les bonnes nouvelles en matière économique et financière sont désormais rares pour les travailleurs et les autres citoyens du côté du Congo-Brazzaville. Baisse des investissements directs étrangers (IDI), croissance en berne, balance commerciale déficitaire, chômage en hausse, effondrement des réserves monétaires à la BEAC et au trésor public français, dette à hauteur de 120 % du BIB… N’en jetez plus.

Les grands agrégats macro-économiques piquent du nez. Toujours, dans le registre de la sinistrose, l’annonce le 14 août 2017 par le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso , à l’occasion de son message à la nation, de la conclusion imminente d’un accord d’ajustement budgétaire avec le Fonds Monétaire International (FMI) est venue s’ajouter à l’anxiété générale des travailleurs qui attendent le payement des salaires et des retraités qui courent derrière le versement des maigres pensions. .

 Remake
 
Une trentaine d’années après, les programmes d’ajustement structurel du FMI de triste mémoire pour les travailleurs refont surface au Congo-Brazzaville avec à sa tête Denis Sassou Nguesso. Dans son message à la nation, prononcé le 14 août 2017, le chef de l’Etat a déclaré : «  Comme les autres Etats de la CEMAC, nous avons résolu de négocier avec le Fonds monétaire international, un programme visant à créer de nouvelles bases d’une croissance soutenue, durable et inclusive. Ce programme pourrait entrer en vigueur au cours du dernier trimestre de l’année en cours ». Les nouvelles ne sont pas réjouissantes. Les mouvements sociaux sont en perspective. La seule évocation du nom du FMI provoque des urticaires auprès des travailleurs du Congo-Brazzaville qui ont gardé de très mauvais souvenirs des PAS des années 1980. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Ce n’est nullement la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale qui ferait changer la situation apocalyptique du Congo-Brazzaville. C’est appliquer un cautère sur une jambe de bois. Comment en est-on arrivé là ? Qui sont les responsables ? « Conscient  » de la grogne sociale à venir et probablement de sa chute, le tyran caresse les travailleurs dans le sens du poil en leur enjoignant de ne pas recourir à la grève et la violence, seul moyen perceptible aujourd’hui de le mettre hors d’état de nuire pour abréger les souffrances de la population. La meilleure défense, c’est l’attaque. Denis Sassou Nguesso sort les crocs et menace les travailleurs qui s’amuseraient à déclencher des grèves.

Coupes drastiques

L’intervention du FMI se traduit par l’administration de thérapie de choc : gel des salaires, réduction des effectifs de la fonction publique, coupes claires dans les budgets des programmes sociaux (santé, éducation, logement …), coup d’arrêt sur les recrutements et les avancements, diminution des pensions..

Les travailleurs trinquent. Là où le FMI passe, les agents économiques trépassent. Ce ne sont pas les travailleurs qui ont conduit le Congo-Brazzaville au bord du précipice. Ce ne sont pas les mesures d’austérité imposées par le FMI dans le cadre des programmes d’ajustement budgétaire qui feront remonter le prix du baril de pétrole.
       
Englué dans des difficultés économiques sans équivalent, le Congo-Brazzaville est accusé d’avoir laisser filer le déficit et de frilosité à l’ouverture des marchés et à la concurrence internationale. Poussé vers les institutions de Bretton Woods par Paris, son premier partenaire économique et financier et la Chine, le pays de Mao avec lequel il a signé un partenariat stratégique global, le Congo-Brazzaville sera soumis à un remède de cheval : démantèlement du secteur public, réduction des salaires, privatisation des entreprises publiques, réduction des déficits, ouverture des marchés à la concurrence internationale … Seule la lutte libère. Les travailleurs du Congo-Brazzaville ne doivent pas payer les pots cassés. Seul l’appel à la grève générale des travailleurs permettrait de limiter la casse sociale en vue et mettrait à genoux le pouvoir kleptomane, corrupteur, incompétent et dictatorial de Denis Sassou Nguesso.

 Benjamin BILOMBOT BITADYS

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 20:15

Par Rigobert OSSEBI

SASSOU-NGUESSO LA PEUR AU VENTRE (15 août 2017 à Brazzaville)

A la fin de ce mois, contre vents et marées, Christine Lagarde devrait mettre son équipe de malvoyants et de malentendants dans l’avion pour Brazzavole avec pour mission : établir au plus vite un plan de sauvetage pour l’ami denis sassou nguesso, auquel personne jusqu’à présent n’a jamais su dire : NON !

Anticipant cet accord, denis sassou nguesso l’a déjà annoncé pour la fin de l’année, tout comme il avait été sûr d’obtenir l’effacement de sa dette dans le cadre du PPTE, par le Club de Paris qui était déjà sous la responsabilité de Christine Lagarde, sans aucune contrepartie démocratique ou de bonne gouvernance… 

Ces experts, comme leur chef de mission et le Représentant Résident à Brazzaville — Oscar Edgardo Melhado Orellan, digne successeur de Yaya Moussa — seront l’objet de toutes les attentions, plus ou moins délicates de la part du tyran congolais et de sa bande de soudards-pillards dans l’attente impatiente de ce plan ; « Mon royaume pour un plan de sauvetage ! », sassou nguesso– Richard III prêt à tout pour survivre, connaîtra néanmoins la même fin…

Certes, comme ce fut le cas pour Alex Ségura, ex-Représentant Résident au Sénégal, ces dévoués experts courent le grand danger de trouver dans leurs bagages, à leur corps défendant, une mallette rempli de billets de banque ; c’est une coutume bien établie également au Congo Brazzavole, tous les visiteurs de marque en principe y ont droit ! Difficile d’échapper à cette tradition à laquelle le grand corrupteur tient par-dessus tout !

Alors dans un souci d’économie et afin d’éviter tous ces dangers,  Congo – Liberty propose à Madame Lagarde de garder ses experts auprès d’elle, en lui suggérant en préalable à tout déplacement d’une quelconque mission à Brazzavole d’exiger du kleptocrate congolais une première conditionnalité, un premier diktat, à la fois signe de l’indépendance et de la clairvoyance du FMI et test essentiel de la bonne volonté du clan mafieux à la tête du Congo :  le retour, dans le patrimoine de l’Etat, des actifs pétroliers nationaux détournés aux noms des structures criminelles AOGC de Denis Gokana, KONTINENT de Yaya Moussa (ex-FMI), PETRO-CONGO et surtout de LIKOUALA SA.

Pour cette dernière, encore mieux que ce qui avait été révélé dès 2015 pour les préfinancements des traders pétroliers — TRAFIGURA et GLENCORE — Congo Liberty, sans subvention ni contribution aucune du FMI, est très heureux de mettre à la disposition de Madame Christine Lagarde les éléments documentés de notre enquête publiée dès le 29 mai 2015 intitulée « Likouala SA, puits de pétrole de Papa voleur ! ».

Avant d’envisager un quelconque plan de sauvetage drastique, qui fera souffrir plus encore les plus pauvres, Congolais, d’entre-nous, il serait bon qu’elle vise en premier les plus riches et surtout les plus grands voleurs de la tyrannie congolaise : l’Ami denis sassou nguesso et son petit clan familial.

Tout dans cet article y est parfaitement détaillé, les montages qui ont été utilisés, principalement à Jersey ; les financements apportés et le contexte du règlement d’un contentieux fiscal, avec TOTAL,  qui a été mis à profit pour détourner en faveur du dictateur un champ pétrolier qui produisait encore en 2013, 17.000 barils/jour (soit 5% de la production nationale).

S’agissant des revenus qui ont  été générés dans la captation de cette ressource nationale, « avec la complicité active ou la bienveillante passivité de TOTAL », dans la conclusion nous posions d’abord la question :

  • « de 2003 à 2015 combien de bénéfices ont pris le chemin du paradis fiscal de Jersey dans les comptes bancaires de la NAUTILUS TRUST Company ? » Toujours raisonnablement, dans une fourchette située entre 1 et 2 milliards de dollars, une juste estimation serait de 1,5 milliards de dollars soit 750 milliards de FCFA !

                          « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! » jurait Denis Sassou Nguesso…. !

            A la fin décembre 2002 dans la Semaine Africaine à Brazzaville – donc bien avant la conclusion de l’accord sur le contentieux fiscal –  un de nos plus éminents fiscalistes et spécialistes de la comptabilité pétrolière, sous le pseudonyme d’Henri Oko, publiait un article intitulé « Du bon usage d’une entrée d’argent providentielle ». Il y détaillait point par point, de manière très technique, les éléments du contentieux entre le Congo et les compagnies Totalfinaelf et ENI. Il arrivait à la conclusion que les 3 milliards de dollars réclamés par le Congo étaient justifiés.  

             Le règlement avec ENI n’a pas été publié ; complètement disparu des écrans de contrôle. Il est vrai que le contentieux avec la compagnie italienne était moindre que celui de Totalfinaelf. On imagine que les excellentes relations qu’entretenait déjà le dictatueur congolais avec un haut dirigeant d’ENI avait permis d’atteindre un accord discret et « hors la vue du notaire… » !

              Total s’en était tiré, pour un montant bien inférieur à 300 millions de dollarsen favorisant l’enrichissement personnel  du nouveau véritable propriétaire de Likouala SA qui ne pouvait être que le représentant de l’autorité au Congo, Denis Sassou Nguesso,  en lui offrant l’habillage opaque adéquat, le financement auprès de BNP Paribas et la continuité opérationnelle du champ pétrolier.*

               En clair, Denis Sassou Nguesso a été placé derrière un « tiroir-caisse » copieusement alimenté, dès le transfert de propriété du champ de Likouala, au travers de Likouala SA. Et nous l’avons vu, l’affaire est juteuse !

               Il est parfois nécessaire de se répéter : « Tout à chacun, s’il le souhaite, peut continuer à s’égosiller ou à user sa plume sur la Con-stitution. Il n’en reste pas moins que l’intérêt véritable du débat se situe moins dans le maintien au pouvoir que dans la con-servation de la cagnotte monumentale qui en découle. Chaque jour elle se remplit du précieux liquide noir et visqueux. Denis Sassou Nguesso est devenu un des hommes les plus riches au monde. Il est prêt à tout pour conserver ce statut et ses amis dans les compagnies pétrolières feront tout pour l’y aider aussi ! »

              Il faut bien garder à l’esprit que l’estimation de 750 milliards de FCFA ( 1,5 milliard de dollars) n’est qu’une petite partie, immergée ou pas, de l’iceberg de la prédation financière du pouvoir dictatorial congolais. Il est grand temps de sortir de ce cauchemar ».

Grâce à Florence Morice de RFI, il a été, enfin, tenu compte des éléments de la dette cachée par denis sassou nguesso et ses sbires. Il appartient maintenant à Madame Christine Lagarde d’imposer en préalable à toute mission, dans le cadre d’un plan de sauvetage, le retour de Likoula SA dans le giron de l’Etat congolais ainsi que tous les profits qui ont été détournés par les structures, sociétés et fondations, situées à Jersey.

Pour également relever le prestige de l’institution washingtonienne, il serait bon d’en faire autant avec les participations détenues par son ex-employé (défendu par le fameux bureau de l’éthique…) Yaya Moussa, l’ex-Représentant Résident devenu « le pétrolier » comme Kiki son employeur !

 Faute de cette exigence première, totalement justifiée sur les plans de l’éthique et de la bonne gouvernance, Madame Christine Lagarde et l’institution qu’elle dirige, seront considérées une fois encore, après l’escroquerie du programme PPTE, comme les responsables des catastrophes financières et humanitaires qui en ont découlé et qui en découleront… Un tribunal saura se montrer compétent, en Europe ou aux Etats-Unis.

Il ne faut jamais désespérer de la Justice, elle finit toujours par triompher ! Croyez bien Madame Lagarde que nous vaincrons !

Rigobert OSSEBI

(Extraitd de congo-liberty)

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 21:15
 
Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.
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par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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Sassou le récidiviste et sa clique continuent de nous faire honte à travers le monde et le pire se prépare.

 

Maintenant plus personne ne connait l’ampleur de la dette congolaise tant les mensonges d’état n’en finissent plus. Et si cette dette était au-delà des 120 % du PIB comme annoncée ? Comme diraient les parieurs, les jeux sont ouverts tant l’escobarderie est devenue l’alpha et l’oméga de la politique des intermittents du spectacle congolais.

Au regard du train de vie mené par ces apparatchiks, le pire tant redouté est arrivé. Ce n’est une surprise pour personne puisqu’on a pris les mêmes et recommencé.

Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.

Dans le monde feutré de la finance tout se sait. La gabegie congolaise était connue de tous. Mais au nom de la fameuse souveraineté des états, ils ont laissé faire. Nous savons bien que dans cet univers tout n’est pas perdu pour tout le monde. Ainsi, la dette du Congo fait des heureux quelque part, des experts après coup qui viendront nous expliquer moyennant des cargaisons de pétrole (la monnaie nationale congolaise), comment apurer cette dette. Les anciens du FMI (Fonds monétaire international) qui avaient aidé le Congo à se débarrasser d’une partie de sa dette (avec des données erronées devenues leur marque de fabrique) en étant éligible à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) se retrouvent aujourd’hui à la solde du tyran de Mpila pour toujours continuer à piller le pays. Nul besoin de s’en étonner car le FMI à travers son histoire n’a jamais été une institution morale, à cheval sur la déontologie.

Le mal est fait pour le peuple congolais, mais pas pour eux. La pilule sera dure à avaler avec cette potion amère qu’est le plan d’ajustement structurel qui nous pend au nez. Nous voilà revenus dans les années 80. A croire que nous n’avons pas appris de nos erreurs puisque les acteurs restent les mêmes ; C’est tragique.

Il n’y a pas de développement sans justice sociale. Il serait incompréhensible que le FMI dans cette chienlit prête aux mêmes pyromanes dont la vocation première n’est pas d’éteindre le feu. Il y a lieu d’exiger comme préalable la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de la guerre dans le pool, la restauration de libertés fondamentales et un dialogue inclusif qui aboutira à la mise en place d’un gouvernement de transition composé d’experts afin de permettre au Congo de se relever. L’heure n’est plus aux egos mais à l’intérêt national. N’oublions jamais que le bonheur ne vaut que lorsqu’il est partagé.

Il est temps qu’ils comprennent que le Congo ne pourrait uniquement se résumer à la ville Oyo qui serait devenue sa vitrine dans un chaos généralisé. De Yamoussoukro à Gbadolite, les exemples sont légion de la folie clanique des présidents africains. L’histoire nous prouve que ces réalisations ne survivent pas à ces despotes.

Fidèles à leurs habitudes, ils vont mater le peuple au regard de la grogne sociale qui se profile, conséquence de leur incurie. L’exfiltration des mercenaires du Pool a pour but de freiner les revendications sociales et assurer la sécurité de son clan quand il quittera le pouvoir. Le gros des troupes restées à Ollombo et les pilotes d’hélicoptères biélorusses n’attendent que son ordre pour fondre sur Brazzaville et larguer les obus de la mort sur les populations civiles. Les mouvements de chars, les bruits de bottes de la soldatesque et le rapatriement des mercenaires du Pool vers Brazzaville, car le nombre n’y est pas pour contenir l’insurrection populaire, n’y changeront rien. Ils ont perdu la légitimité du peuple nonobstant les mascarades d’élections successives. Face à ce danger imminent, préparons-nous à des lendemains difficiles car il a décidé qu’après lui ce serait le désordre.

L’heure du choix a sonné. Ce sera soit l’anarchie ou la paix des braves. N’ayant jamais rompu le fil du dialogue, le moment est venu d’épargner aux populations congolaises démunies d’inutiles atroces souffrances.

 Comme disait John Fitzgerald Kennedy à son discours d’investiture le 20 janvier 1961 : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays". C’est le moment de montrer notre patriotisme car la maison Congo brûle et nul ne peut détourner son regard devant cette tragédie.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool ONU dictature Oyo
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:46

 

L’Association UNION-CONGO porte à la connaissance de tous que le prisonnier politique, Modeste BOUKADIA, incarcéré le 15 janvier 2016 et condamné à 30 ans aux travaux forcés, a bénéficié d’une évacuation sanitaire. Il a quitté le Congo-Brazzaville le 10 août et est arrivé à Paris le 11 août 2017.

M. Modeste BOUKADIA dont l’état de santé est très préoccupant, va être pris en charge par les établissements habilités pour y subir tous les examens médicaux afin de déterminer le degré de gravité des séquelles dues aux agressions par lui subies.

L’Association UNION-CONGO remercie vivement, pour leur pugnacité et abnégation, Madame BOUKADIA, l’Ambassade et le Consulat de France au Congo-Brazzaville, ainsi que toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sont mobilisés pour obtenir l’évacuation sanitaire de M. Modeste BOUKADIA.

L’Association UNION-CONGO voudrait encourager les autorités congolaises à agir de la même manière en faveur des autres prisonniers politiques se trouvant dans la même situation que M. Modeste BOUKADIA.

Enfin, contrairement à ce que font circuler certaines sources, l’Association UNION-CONGO rappelle que M. Modeste BOUKADIA n'a pas bénéficié d’une mesure de grâce présidentielle. Il n’est donc pas libéré. Il bénéficie d’une mesure humanitaire et est donc un évacué sanitaire.  Sa condamnation est toujours en vigueur.

Strasbourg, le 11 août 2017

P. L’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Communiqué : Libération de M. Modeste Boukadia (pdf, 614.7 kB)

 

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