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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:30
(France/Europe/Congo-Brazzaville) La chaîne Euronews en affaire avec le dictateur congolais Sassou Nguesso

LA CHAÎNE EURONEWS EN AFFAIRE AVEC LE DICTATEUR CONGOLAIS SASSOU NGUESSO

Le dictateur congolais vient de s’acheter Euronews s’exclame l’opinion publique du Congo-Brazzaville.
En effet, la chaîne européenne Euronews lancera mi-2015 une chaîne d’information multilingue panafricaine, Africanews, basée à Brazzaville, en partenariat avec la télévision publique du Congo, a annoncé la chaîne européenne le lundi 27 janvier 2014.
Le vieux dictateur sanguinaire congolais avait déjà tenté de convaincre en vain le journal français Le Monde de s’installer dans son pays. Mais les syndicats des journalistes s’y étaient opposés au grand dam de l’un de ses principaux actionnaires le banquier Mathieu Pigasse, dont l’oncle Jean-Paul est le spin doctor du despote éclairé de Brazzaville.

Michael Peters, président du directoire d’Euronews, a signé le samedi 27 janvier 2014 avec Jean Obambi, directeur général de TV Congo, l’accord de coopération pour lancer la chaîne. Le journaliste Stephen Smith, ancien spécialiste Afrique à Libération et au Monde, aura un rôle de conseil sur la réflexion éditoriale et stratégique.
Comment expliquer le choix du patron d’Euronews Michael Peters, pour un pays, où les droits de l’homme sont continuellement bafoués, où la liberté d’expression lorsqu’elle n’encense pas le dictateur est synonyme de délit d’opinion et relève du pénal, où les journaux d’opposition sont suspendus et leurs directeurs de publication emprisonnés.
Les journalistes d’Euronews que nous avons contacté s’étonnent de ce choix et avouent n’avoir pas été associés à cette décision qui ne les honorent pas. Sous anonymat certains affirment qu’ils se mobiliseront pour faire barrage à ce projet comme leurs confrères du journal Le Monde. Bien qu’ils ne soient pas contre l’expansion de leur chaîne en Afrique, ils souhaitent qu’Euronews s’installe dans des pays démocratiques, à l’instar des chaînes d’informations internationales CCTV Africa et CNBC Africa installées respectivement au Kenya et en Afrique du Sud.
Une manifestation des congolais de Brazzaville, ainsi que plusieurs organisations des droits de l’homme est prévue dans les jours qui viennent devant les locaux d’Euronews à Lyon.

La Rédaction

par www.congo-liberty.com

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 19:19
[Congo-Brazzaville] La guerre 1997-2005 ou le retour de Sassou Nguesso

La guerre de 1997-2005 ou le retour de Sassou

Le 4 décembre 2013, avant le Sommet de l’Elysée consacré à la paix et à la sécurité en Afrique, M. Sassou, président autoproclamé du Congo-Brazzaville, accorde une interview à l’Hebdomadaire Paris-Match.

Question de la journailste Caroline MANGEZ de Paris-Match : Vous-même, vous êtes beaucoup impliqué en Centrafrique. Pourquoi ce pays ne parvient-il pas à se stabiliser? Qui sont les responsables de son chaos ?

Réponse de Monsieur Sassou : Ramener ça aux acteurs d’aujourd’hui, c’est faire trop court. Depuis l’indépendance, la RCA a connu un parcours confus, toujours en étroite relation avec la France. Le premier chef de cet état, Barthélemy Boganda, est mort peu après son élection dans un accident d’avion dont les circonstances restent à élucider. Dacko lui succède, vite renversé par le calamiteux Bokassa dont la proximité avec la France n’est pas à démontrer. Le même Dacko est ensuite remis en place à Bangui, déposé par un avion venant de Paris. Un coup d’Etat le balaye, et c’est le général André Kolingba que l’on installe. Lui ne faisait même pas semblant de diriger. Quand nous, chefs d’états voisins, arrivions à l’aéroport, c’est un certain colonel français, Mansion, qui se présentait en short et en chemisette, pour nous accueillir. Puis Patassé a fait son tour, balayé par Bozizé qui avait le soutien de l’armée française… Ce drame dure depuis cinquante ans. […] On s’en prend à l’Afrique parce qu’elle est faible.

Cette réponse appelle quelques remarques. D’abord, il ne répond pas à la question mais il se saisit de ce drame pour régler ses comptes avec Paris par rapport aux dossiers des BMA et des 350 disparus du Beach. Mais aussi, en parlant des coups d’Etat successifs en Centrafrique avec l’aide de la France, il évite ainsi qu’on aborde son propre coup d’Etat du 5 juin 1997 avec l’aide et le soutien de Paris par le biais d’ELF. A moins qu’il souffre véritablement d’une amnésie. Ce qui est grave pour le Congo et aussi pour les partenaires de ce pays. Pourquoi ne dit-il pas que lui aussi ressemble à David Dacko ? Si M. Dacko avait été ramené en RCA dans une soute d’avion français, lui Sassou Nguesso n’a-t-il pas été catapulté au Congo-Brazzaville par le bout d’un canon français sur fond de fleuves de larmes et de sang humain ? Alors, il faut rendre à César ce qui est César. Comme il ne veut pas être reconnaissant vis-à-vis de la France, pour le soigner de son amnésie et de sa sénilité volontaires, voici comment la Droite Républicaine de Jacques Chirac avait soigneusement préparé le retour de Sassou au pouvoir après sa cuisante défaite aux élections réellement démocratiques de 1992.

Génocide et crimes contre l’humanité

A vrai dire, nous nous fions aux révélations de M. Jean-François Probst, dans son livre intitulé : Chirac, mon ami de trente ans. Tout commence en France, à Paris, en 1995, quand Jacques Foccart demande à l’auteur du livre ci-dessus référencé : « Est-ce que vous lui donneriez un coup de main ? ». Le « lui » de Foccart, c’est Sassou Nguesso.

Mais, au Congo, tout commence au cours d'un mois de mai 1997. Je parle de la calamité nationale. Des citoyens congolais sont assassinés à Owando pour une affaire de tipoye. Nous sommes le 9 mai 1997. Le Mbochi Sassou souhaite être transporté sur un tipoye par les Kouyou d'Owando. Mais le Mbochi Sassou sait que les Kouyou ne s'y plieront pas. Un scénario bien monté pour la suite des événements. Le prétexte pour...

L'on sait que dans les traditions ethno-tribales ancestrales Kouyou-Mbochi de nos compatriotes de la région de la Cuvette, cette exigence est considérée et regardée, aux yeux des Kouyou, comme un acte de soumission, de dénigrement et d'abaissement. Ce qui équivaut à un acte d'allégeance envers les Mbochi.

Devant le refus des Kouyou de se soumettre à cette humiliation, car pour eux c'en était une, un membre du convoi qui accompagne Sassou dans cette localité d'Owando ouvre le feu, tuant près de dix personnes. D'autres sources donnent le chiffre de douze tués.

Quelques jours plus tard, ne supportant pas l'affront qui leur est fait, la vindicte Mbochi contre les Kouyou suit son cours. Cette fois ça se passe à Oyo. D'autres Congolais, d'origine Kouyou, y sont assassinés, en guise de leçon. Est-ce une façon comme une autre de leur faire comprendre qu'un Kouyou n'est pas l’égal d’un Mbochi ? Qu'ils n'ont donc que le devoir d'obéissance et de soumission envers les Mbochi ?

En Mai 1997, en ma qualité de Représentant Permanent de l'Alliance URD-PCT et Apparentés (devenue URD-FDU) auprès de l’Union Européenne, j'ai écrit à Monsieur Dominique de Villepin, Secrétaire général de l'Élysée dont le contenu en substance fut « (…) Telle que la situation se présente au Congo-Brazzaville, demain nous risquerons de ramasser des morts à la pelle... » (Fin de citation).

Hélas, je ne m'étais pas trompé. La suite est horrible. Atroce. Qu'on ne pouvait l'imaginer. Le nombre de charniers et fosses communes non encore identifiés ni répertoriés témoigne de l’horreur. A ce jour, ils sont tenus secrets. Le peuple congolais et les familles des victimes ainsi suppliciées n’ont-ils pas le droit de savoir, de connaître la vérité ? Pour faire le deuil ? L’impunité ne doit-elle pas s’éclipser au profit de la réconciliation par le deuil collectif avec le droit et la justice ?

Un mort est inoffensif. Quand ou combien de temps faut-il encore attendre pour donner à ces malheureux compatriotes, victimes de la haine et de l'intolérance ethno-tribales, une sépulture digne de foi ? Les us et coutumes traditionnelles ancestrales commandent-elles l'humiliation du vivant jusque dans sa mort par assassinat ? La quête de la paix et de la réconciliation nationale doit-elle passer par ces ignominies-là ? Cette quête exige-t-elle l'impunité, l'oubli de tous ces crimes et l'effacement de ces charniers qui, pourtant, existent bel et bien ? Sans doute devons-nous attendre le feu vert de Paris, notre distributeur de pouvoir en Afrique, puisque toute accession au sommet de nos États découle de lui !

Préliminaires et signes avant-coureurs

Avant que la guerre commencée à Owando entre frères ethno-tribaux n'éclate au grand jour et ne se transporte à Brazzaville, à un moment où personne ne s'en doutait le moins du monde, le Bulletin Nord-Sud Exports, dans un article paru dans sa livraison de mai 1996, révélait que les Etats-Unis et la France auraient demandé aux deux protagonistes (Sassou et Lissouba) de limiter la guerre qu'ils devaient se livrer plus tard à la seule ville de Brazzaville et pas jusqu'à Pointe-Noire. Et pour cause !

Piège et prétexte pour déclencher la guerre

Au Congo-Kinshasa (RDC ex-Zaïre), la situation politique est très instable. L'Occident (États-Unis, Belgique, France), soucieux de la sécurité de ses ressortissants, dépêche en République du Congo-Brazzaville, des contingents armés dans le but de les exfiltrer, officiellement pour les évacuer, selon le terme consacré.

Aujourd'hui, du moins en Afrique, tout le monde sait ce que renferment exactement ces expressions. Prétexte ou pas pour justifier la suite, le non-dit ? Certainement, car jamais personne, sauf les commanditaires et leurs complices, ne le saura.

Advienne que pourra ! Le 5 juin 1997, les hostilités sont déclenchées. Mais, quelques jours avant l'attaque programmée, les contingents armés occidentaux, américains et belges, concertés ou pas, plient bagages, se retirent de Brazzaville. Ne reste que le contingent militaire français.

Ce jour-là, le 5 juin 1997, fort de son droit d'incarner, d'exercer et de faire respecter l'autorité de l'Etat, le gouvernement Lissouba, selon la version officielle, décide d'appréhender et mettre aux arrêts les auteurs des tueries d'Owando et Oyo. Les assassins présumés sont dans la résidence de Mpila de l'ex-président Sassou Nguesso.

Côté Sassou, on objecte : « Ce n'est pas pour arrêter quelqu'un qu'on m'a réveillé à 4 heures du matin. Les opérations de police obéissent à des règles précises qui n'ont pas été appliquées ici. Et qui a dit qu'Aboya et Engobo étaient chez moi ? Ils m'ont agressé et j'ai décidé de me défendre »[1].

Lissouba et son gouvernement savaient-ils qu'ils fonçaient, tête baissée, dans un piège tendu et mûri de longue date ? J'en doute fort, puisque certaines révélations venues plus tard, nous ont apporté la confirmation de nos doutes. Par exemple, M. Jean-François Probst qui, longtemps très proche de Jacques Foccart et de Jacques Chirac, à travers « Chirac, mon ami de trente ans »[2], nous éclaire sur ce qui s'était passé réellement et sur ce qui se tramait, pour leur plus grand malheur, sur le dos des Congolais, et sur la tragédie que devait connaître le pays. A ce sujet, il écrit :

(…) Jacques Foccart n'allait pas voir Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo, Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade. C'était eux qui venaient rue de Prony.

(…) A cette époque, Jacques Foccart m'avait confié pour mission de m'occuper de Denis Sassou Nguesso, le président du Congo-Brazzaville. « Est-ce que vous connaissez Sassou ? » m'avait-il demandé. J'avais connu le dictateur-président[3], alors marxiste-léniniste « pur » et dur, en 1982. Je lui avais rendu visite avec Jérôme Monod, à propos de la gestion des eaux de Brazzaville. Nous avions été reçus par un homme en costume gris, austère. J'avais pris connaissance de son dossier au Quai d'Orsay…

(…) Après une première « révolte des jeunes gens », Sassou et ses amis avaient amené au pouvoir un premier président marxiste orthodoxe, Marien Ngouabi. Et un an plus tard, ils l'avaient éliminé. Selon le dossier du Quai, Sassou avait été l'exécutant[4]. (…) Pendant toutes ces années, Denis Sassou Nguesso avait soutenu Chirac… A la suite de sa défaite à l'élection présidentielle de 1992, il était devenu un Africain en exil.

« Est-ce que vous lui donneriez un coup demain ? » m'a demandé Foccart. J'ai donc aidé l'ancien président à partir de la fin 1995 jusqu'à son retour au pouvoir en 1997.

(…) Il (Sassou) n'était pas interdit de séjour là-bas, mais ayant tenu le Congo d'une main de fer, il ne supportait guère l'idée de revenir dans un pays « démocratique »… Et puis, il avait pris des goûts de luxe, ce qui l'avait fait évoluer idéologiquement.

(…) En sous-main, Jacques Foccart ne lui avait pas retiré sa confiance. Au contraire. J'ai donc préparé son retour médiatique, en janvier 1997…

(…) Les élections ont donné l'occasion du coup d'Etat. L'histoire officielle dit que le président Lissouba a engagé un char contre la villa de Sassou, en réalité il s'agissait d'une provocation montée de toutes pièces par la milice Cobra. Sassou était de l'autre côté du fleuve Congo, avec des jumelles. Le président Lissouba (…) et sa directrice de cabinet, Claudine Munari, n'ont pas compris ce qui était en train de leur arriver et ils ont été renversés. En juillet 1997, la guerre a commencé. Les combats ont duré tout l'été. J'ai aidé le clan Sassou à revenir là-bas. Et je lui ai trouvé des armes au mois d'août 1997, après le décès de Jacques Foccart, à la demande de Pierre Oba, le ministre de l'Intérieur… Il fallait trouver de l'artillerie. Je n'ai jamais été marchand de canons, mais j'ai aiguillé Oba vers un spécialiste à Monaco. Et le président angolais José Eduardo Dos Santos a aidé Sassou à donner le dernier coup de reins…[5].

C'est un aveu, une signature. Incontestables. Mais les dénégations ne manquent pas malgré ces aveux, comme le refus de la repentance, par exemple.

Bref, pendant ce temps, que fait l'armée française restée à Brazzaville après le départ des contingents américain et belge ?[6]

Après l'évacuation des ressortissants occidentaux et autres étrangers de Kinshasa et de Brazzaville (version officielle), le contingent français se retire, laissant derrière lui un pays à feu et à sang, et abandonnant un peuple à son sort, à l’agonie, à la folie meurtrière d'un homme que la France, commanditaire des massacres humains qui s'ensuivirent, ne connaissait que trop bien[7]. Mais en prenant tout de même le soin de lui laisser son armement, toute sa logistique.

Au regard de ce qui précède, le reste, par exemple la situation en RDCongo-Kinshasa et l'évacuation des occidentaux provenant de Kinshasa, n'était donc qu'un prétexte, puisque la France n'a pas pris en charge les évacués de Brazzaville à partir de Kinshasa. Ceux qui suivent ce développement comprennent bien les enjeux commandés par la cupidité, l'avidité et la concussion au détriment et au grand mépris des vies humaines ainsi sacrifiées. Seulement voilà ! Bien que connaissant son homme lige quant à sa propension à la violence et aux crimes, Paris (la France) connaissait-elle les intentions profondes et les non-dits de l'homme qu'elle remettait au pouvoir au Congo-Brazzaville ? Nous pouvons répondre par l’affirmative, puisque dans ses mémoires posthumes publiés par Jeune Afrique (B.B.Y.), Foccart aurait confié à ses scribes « héritiers » que Sassou Nguesso était un homme dangereux et très rancunier, et qu'il doutait de ses capacité et volonté de rassemblement et de restauration de la paix et de la démocratie dans son pays.

Pour preuve, la demande de Sassou Nguesso adressée à Elf pour assassiner des opposants trop remuants et gênants[8].

Ceci confirme ce qu'avait déjà exprimé sur son lit d'hôpital à Paris, feu président Jacques Opangault, qui avait dit : « Tant que le petit au signe du diable sur le front (entendez Sassou Nguesso) sera toujours là, le Congo ne connaîtra jamais de paix, encore moins de réconciliation nationale »[9].

Jean-Claude Mayima-Mbemba

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N.B. : Si le président Lissouba n’a rien vu venir du complot qui se tramait contre lui et son régime, il est fort à parier que sa Directrice de Cabinet, Mme Munari, et son ministre de l’Intérieur, M. Martin Mberi, savaient ce qui se préparait et qui devait advenir. A bien y regarder, ils étaient les yeux et les oreilles de M. Sassou au sein du régime Lissouba. Si non, comment expliquer que M. Sassou les ait repris et nommés ministres dans ses gouvernements ? A chacun des Congolais d’y réfléchir.

[1] Jean-Pierre Makouta-Mboukou, La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée, L’Harmattan, Paris, 1999.

[2] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[3] Au lieu de dictateur-président, M. Jean-François Probst aurait été mieux inspiré d’écrire : « Gouverneur Général Dictateur-Président » du Territoire Français du Moyen-Congo dit République du Congo.

[4]Pour plus de précisions sur l’assassinat du président Marien Ngouabi, Cf. Jean-Claude Mayima-Mbemba, Assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission ad’hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (25 février – 10 juin 1991). Tome 1, ICES, Corbeil-Essonnes, 2004

[5] Jean-François Probst, op. cit.

[6] Jean-Pierre Makouta-Mboukou et Jean-Claude Mayima-Mbemba, Les derniers massacres du Congo-Brazzaville, L’Harmattan, Paris, 1999.

[7] Cf. : Extrait du discours de Jacques Chirac à Luanda, le 30 juin 1998. Voici dix-sept ans, la démocratie annoncée par le président Jacques Chirac à Luanda n’est toujours n’est toujours pas visible au Congo-Brazzaville. Son poulain, Sassou Nguesso, l’a toujours foulée aux pieds.

[8] François-Xavier Verschave, L’envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazzaville et en Angola, Agone, Marseille, 2001, p. 31.

[9] Propos tenu par le président Jacques Opangault sur son lit d’hôpital à Paris.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Françafrique
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:48
France/Afrique : Le grand retour de la France sur le continent et la pâle figure de l'Afrique

Le GRAND retour de la France SUR LE CONTINENT ET LA PÂLE FIGURE DE L’AFRIQUE

URL source: http://blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/081213/franceafrique-le-grand-retour-de-la-france-sur-le-continent-et-la-pale-figure-de-lafrique

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B. Bilombot-Bitadys - dans Congo-Braazzaville France Françafrique
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 16:05
[Afrique/Françafrique/France/Congo-Brazzaville] La paix en Afrique ne doit pas se décider à l'Elysée avec des dictateurs !

[Afrique/Françafrique/France/Congo-Brazzaville] La paix en Afrique ne doit pas se décider à l'Elysée avec des dictateurs !


A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée.
Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.
Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .
Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.
Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE
Diffusé le 14 novembre 2013, par l’ONG SURVIE

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Association Survie - dans Afrique Françafrique France Dictateurs
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 09:42
[Afrique/Françafrique] Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Côte d'Ivoire...

Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Cote d’Ivoire

Publié par Mokhtar Mballo

La police abidjanaise a arrêté 4 mauritaniens au cours de leur route en partance vers le Congo-Brazzaville, quand elle a soupçonné les voyageurs d’être des infiltrés terroristes déguisés en commerçants.

Selon des sources en provenance du Congo, les compatriotes arrêtés détenaient à la fois des passeports mauritaniens et maliens. Ce qui a renforcé les suspicions qui pèsent sur eux, conduisant les policiers ivoiriens à les indexer d’extrémisme et de tentative d’exécution d’actes terroristes à l’intérieur d’Abidjan.

Non loin de ce dossier, la police abidjanaise aurait arrêté également un autre mauritanien résident en Cote d’Ivoire que le groupe interpellé avait chargé de s’occuper de réservations hôtelières.

Les 5 mauritaniens seraient actuellement incarcérés à la prison de la capitale. Selon des sources, l’Ambassade mauritanienne à Abidjan n’a pas remué le doigt dans cette affaire, ni demandé des explications aux autorités ivoiriennes concernées sur les rebondissements de ce dossier qui a conduit à l’emprisonnement de concitoyens expatriés.

Rappelons que le gouvernement britannique avait mis en garde en septembre derniers la Côte d’Ivoire contre les attaques terroristes, soulignant que le pays est dans le viseur des islamistes pour avoir œuvré activement pour que la communauté internationale boute hors du Nord Mali, les Djihadistes qui s’y étaient établis.

Le coup que mijoteraient ces terroristes serait en représailles à la forte implication du président ivoirien, Alassane Ouattara, qui est par ailleurs président en exercice de la Cedeao( Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Les autorités ivoiriennes sont donc prévenues.

mourassiloun

SOURCE :http://www.pointschauds.info/fr/2013/10/28/terrorisme-arrestation-de-5-mauritaniens-en-cote-divoire/

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:14
[RAPPEL] La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

Sous le titre « Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera », le site Internet de Mwinda (http://ww.mwinda.org) a mis en ligne, le 9 septembre 2009, une diffusion de la chaîne de télévision AL JAZEERA sur les frasques et les turpitudes de Sassou Nguesso, président autoproclamé et auto-élu du Congo-Brazzaville dont voici les liens :

Première partie : http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU

Deuxième partie : http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbl0-E

http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2009/09/20099912372175526.html

Rien n'est surprenant ni étonnant. La présence de Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville est l'œuvre de la France. Un Français pure souche, M. Jean-François Probst[1], le prouve dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans".

Avant lui, il y a eu notre très regretté François-Xavier Verschave et Xavier Harel, entre autres, qui ont mis le doigt sur la cupidité, l'avidité, la concussion et la férocité françaises en Afrique. C’est la politique de la CAVE (Cupidité, Avidité, Vecteurs Esclavagistes).

Que la saga Sassou Nguesso & Co soit répercutée par une chaîne arabophone, AL JAZEERA, est déjà un pas et un événement de taille. Ce n’est que la conséquence de la politique d’un Etat tiers qui a choisi et juré de ne jamais couper le cordon ombilical qui le lie à cette partie de l’Afrique. La France peut nier les faits. Qu’à cela ne tienne, c'est aussi son droit le plus absolu de les nier. Mais peut-elle mettre au défi et contredire M. Probst, témoin privilégié de ce crime ?

A moins que la France ait fait sienne ou qu’elle soit revenue à la vieille politique de l’ère des Compagnies concessionnaires, de sinistre mémoire. Déjà Total, un Etat dans l’Etat, est indexée en Birmanie, et ce n’est pas le seul pays qui fait les frais des pratiques de cette société anciennement appelée ELF. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes pratiques. Un individu peut changer de nom. Mais, changera-t-il pour autant sa nature ? Rien n’est moins sûr. ELFTOTALFINA n’est d’ailleurs pas la seule société française dans le collimateur, avec les mêmes méthodes, les mêmes pratiques, les mêmes comportements, les mêmes agissements, etc., à l’égard de leur vache à lait : l’Afrique.

Personne ne parlerait de cet homme (Sassou Nguesso), encore moins de toutes ses frasques (crimes de sang, vols, détournements de fonds publics, etc.) dénoncées dans le film, si la France qui ne s’est jamais débarrassée de son manteau, de sa nature et de son caractère, voire de ses pratiques et comportement toujours esclavagistes et colonialistes, n’était pas au centre de cette barbarie, de tous ces scandales. Elle est responsable et coupable. Aux Peuples africains de le savoir.

Les crimes de sang, les crimes économiques et financiers, sont donc avant tout les crimes de la France en Afrique. Sassou Nguesso n’est qu’un "GOUVERNEUR DELEGUE" local du territoire français du Moyen-Congo. Il est le bras armé et séculier de la France sur son pré carré.

Ainsi, pendant que les Français vont directement dans les paradis fiscaux pour y planquer leurs avoirs financiers (Suisse, Luxembourg, Autriche, etc.), pour les Africains de type Sassou Nguesso, le premier paradis fiscal c'est la France via ses banques (Crédit du Nord, BNP-Paribas, etc.) et autres Groupes militaro-industriels (Total, Bolloré par exemple, pour ne citer qu’eux) qui, eux, se chargent à leur tour de rediriger (blanchir) le fruit du pillage et de la mafia vers d'autres paradis fiscaux. Paris lave plus blanc. La France est une plaque tournante pour cette mafia de grande envergure en relation avec ses colonies. La France, pour les faillis africains et congolais en particulier, est le pilier de tous les kleptocrates, dictateurs et criminels africains au pouvoir. Pour preuve, c'est elle qui les y place, les y installe. Et quand ils ne sont plus d’aucun intérêt, soit parce qu’ils se rebiffent, soit parce qu’ils deviennent inefficaces, alors elle les « efface » pour les remplacer par d’autres.

Voici quelques cas :

- Le président Sankara est assassiné et remplacé par l’actuel président du Burkina.

- Bokassa est remplacé par un autre ancien président, David Dacko en Centrafrique.

- Fulbert Youlou est reversé et remplacé par Massamba-Débat, au Congo-Brazzaville.

- Massamba-Débat est renversé (assassiné plus tard par Sassou Nguesso en 1977) et remplacé par Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville).

- Marien Ngouabi est assassiné et remplacé par Sassou Nguesso pendant deux semaines puis, par un tour de passe-passe, est remplacé par Yhombi-Opango, lui-même déposé et remplacé en 1979 par le même Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

- Lissouba est renversé par un coup d’Etat très sanglant et remplacé par le même Sassou Nguesso, en 1997.

- Le président Laurent Gbagbo a failli subir le même sort pour être remplacé par Alassane Ouattara, n’eût été la fierté, la vigilance et la mobilisation du Peuple ivoirien qui a défendu bec et ongles sa souveraineté et empêché ainsi ce scénario classique déjà rôdé et appliqué à d’autres pays comme ceux cités ci-dessus, à titre d’exemple.

Cette liste n’est pas exhaustive. Il y en a et il y en aura beaucoup d’autres, soit qui ont déjà subi, soit qui subiront demain les affres de l’Etat Françafrique, le même sort.

En Afrique francophone, quiconque aspire à devenir « Gouverneur délégué » (Président) de la Françafrique dans son pays ne peut y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat françafricain dont le siège (Capitale) est à Paris[2]. De même, quiconque de ces « Gouverneurs délégués » en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial[3] de l’Etat Françafricain est débarqué, quand il n’est pas assassiné, et remplacé par un autre postulant. La demande est tellement nombreuse. Ainsi va la vie dans cet Etat mafieux de la Françafrique piloté depuis Paris.

Après, il ne faut pas parler de repentance, mais plutôt des bienfaits de l’esclavage et de la colonisation. Apres tout, n'est-ce pas Georges Clémenceau qui avait dit : "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" ?

On a depuis longtemps remarqué que la France, pour des opérations dites "coup bas", n'envoie plus ses troupes officielles. Elle sous-traite, depuis des décennies, ses opérations comme les coups d'Etat. On a vu au Congo-Brazzaville la présence des Angolais, des Tchadiens, des gabonais, des Hutus-power, des mercenaires de diverses nationalités pour réinstaller SASSOU NGUESSO à la tête du Congo. Le Congo est un pays d'esclaves de la France. A leur tête, elle a placé un "AFFRANCHI". Or l'affranchi est toujours pire et plus dangereux que son maître.

Enfin, lorsqu’on s’adresse à la même France et qu’on lui demande de retirer, d’annihiler son "poison", elle vous répond : "Non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. C’est une affaire qui ne regarde que les peuples des pays concernés". En clair, son message est : « Débrouillez-vous ! Cela ne me regarde pas tant que mes intérêts ne sont pas menacés »Le paradoxe, c'est que quand on commence à se « débrouiller », à s’agiter et à s’organiser pour dégommer l'intrus, éradiquer le parasite inoculé par la France dans le pays, c'est la même France, qui se croit tout permis dans ces cas-là, qui dépêche des barbouzes de type JEAN-PAUL PIGASSE, BOURGI[4], GAUBERT, TOUBON (l’homme de l’Himalaya) etc., et autres troupes de substitution accompagnées de divers supplétifs (mercenaires) pour aller écraser les « rebelles ». Ainsi la situation devient-elle un cercle vicieux[5].

Quand on se retourne vers l’ONU ou l’Union Européenne, la France est là, brandissant son veto, en tant que patronne de l’Etat mafieux françafricain.

S’agissant de l’Afrique francophone, de ses anciennes (?) colonies, c’est-à-dire de son pré carré, la France a beau jurer la main sur le cœur qu’elle n’y est pour rien dans la situation apocalyptique qui frappe ces pays, personne, en tout cas aucun Africain encore moins un Congolais intègre et digne du nom, ne la croira. La France est un pays criminel. Ce n'est pas pour rien que Hitler allait toujours s'incliner sur la tombe de Napoléon. A chacun de comprendre pourquoi. La France, n'est-elle pas la patrie du CODE NOIR de Colbert et du CODE DE L'INDIGENAT de Napoléon ?

De l’esclavage à la colonisation et du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy en passant par Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la France n’a jamais changé d’un iota. Elle ne changera jamais !

Dans ces conditions, rien n'est donc surprenant de voir des Consulats français brûlés en Afrique, comme récemment au Gabon. Est-ce le début d'une grande confrontation ? Est-ce le signe avant-coureur ? Et si la France ne comprenait que ce langage, ce discours ; c’est-à-dire, celui de la violence, du rapport de force puisqu’elle ne sait rien faire d’autre que cela, à l’instar de ses « affranchis » de type Sassou Nguesso ? A croire que la France recherche la confrontation armée avec les peuples africains de son pré carré.

L'Afrique n’est pas entrée dans l'Histoire (dixit Sarkozy à Dakar). Si pour la France, même en ce XXIème siècle, entrer dans l'Histoire :

  • C’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ;

  • C’est installer dans d’autres pays des kleptocrates, des dictateurs, des criminels sur fond de fleuves de sang humain ;

  • C’est asservir des peuples entiers quitte à les réduire en esclavage comme elle l’a toujours fait, sans scrupules et sans états d’âme, parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille ;

Alors le message est entendu. Il reste donc aux Africains de la prendre au mot, puisqu'elle n'a de cesse de répéter que c'est aux Africains eux-mêmes qu’il revient de régler leurs problèmes. En clair, elle leur dit de démolir par leurs propres moyens ce qu'elle a mis en place, dans leurs pays respectifs.

La France n'est pas "POMPIER". Elle est PYROMANE !

Comprenons-le une bonne fois pour toutes !

En conclusion, au regard de ce qui précède, l’Afrique du pré carré français n’est pas indépendante et ne l’a jamais été. Alors, à tous les Africains du pré carré de s’unir pour la conquérir, la reconquérir.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de l’Organisation

Africa Human Voice International (AHVI)

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[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Ed. Denoël, Paris, 2007.

[2] Cf. Christophe Barbier, Gabon banania, in L’Express du 10/19/2009.

[3] Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005. (Il est très difficile de se procurer ce livre en France. Et pour cause !

[4] Cf. : Marianne Enault, Bourgi, l’homme qui en faisait trop, in le JDD du 10/09/2009

(http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Bourgi-l-homme-qui-en-faisait-trop-132558/)

[5] Cf. : Benjamin Bilombot-Bitadys, De Mitterrand à Sarkozy : même désillusion, in Mwinda Press : http://www.mwinda.org.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Actualité politique Françafrique
30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:46
[Congo-Brazzaville] Pour soutenir Bienvenu MABILEMONO : Fiche à l'adresse de l'UMP

DIFFUSION GENERALE

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 17:53
[Congo-Brazzaville/Françafrique] Fourbes Afrique 2013 aurait coûté 6 milliards de FCFA à l'Etat congolais !

Fourbes Afrique 2013 aurait couté 6 milliards FCFA à l’Etat congolais !

Publié le 26/07/2013 par minguabiango

Les dictateurs africains peu fréquentables surtout lorsqu’ils sont sanguinaires, aiment à s’entourer d’experts internationaux occidentaux grassement rémunérés. Tout cela pour conjurer leurs complexes intellectuels et d’infériorité de nègre, car la plupart des tyrans sont militaires, et sans référence universitaire aucune.

Des agences spécialisées dans l’évènementiel politique surfent actuellement sur l’infréquentabilité et l’imbécilité de certains dictateurs africains, en organisant des forums internationaux à leur gloire, et en y conviant des personnalités politiques et du monde des affaires, pour se faire des couilles en or !

La dernière grand-messe « Forum Fourbes Afrique 2013 » s’est tenue le 23 juillet 2013 à Brazzaville, avec la bénédiction de Havas Worldwide.

Selon nos informations et celles de certains journalistes spécialisés, comme Laurent Leger de Charlie Hebdo qui révèle dans son article « Richard Attias et Cécilia, nouveau gourou de la Françafrique » du 24 juillet 2013, que le Président gabonais Ali Bongo a payé entre 5 et 7 millions d’euros, soit 6 milliards FCFA , pour l’organisation du forum « New-York Forum Africa 2013 » qui a eu lieu du 15 au 16 juin à Libreville (Gabon).

Cette facture est à peine croyable pour les Congolais dont plus de 70% vivent sous le seuil de pauvreté dans un pays riche, où il n’y a ni école, ni hôpitaux …dignes de ce nom.

En effet, la liste non-exhaustive de personnalités prestigieuses comme l’ancien secrétaire générale des Nations- Unies Koffi Annan, l’ex patron de l’Agence Française de développement Dov Zerah, du Patron de l’UMP Jean François Copé, l’ancien maire de la ville d’Atlanta (USA) Andrew Young…se sont rendues à Brazzaville en Jet privé, dont la location d’un Falcon varie entre 150 et 250.000 d’euros.

A cette facture des transports aériens, il faut conjuguer d’autres frais comme la rémunération des intervenants qui peut atteindre 75.000 euros pour les plus prestigieux (sans compter les cadeaux non-déclarés d’usage : montres de grands joaillers, diamants bruts et enveloppes bien garnies), l’hébergement et les buffets gastronomiques…

Et dans cette folie de grandeur dont le seul but était de satisfaire l’égocentrisme d’un seul homme, le dictateur Sassou Nguesso, qui en une journée a claqué 6 milliards FCFA, quelles sont les retombées pour les classes moyennes et le panier de la ménagère congolais ?

Le plus surprenant, c’est que le Forum Fourbe Afrique 2013, qui aurait été organisé par la filiale africaine du célèbre journal américain Forbes, ne mentionne cet évènement nul part sur son site.

Peut-être encore là, une escroquerie de notre cher dictateur qui pourrait se retrouver devant les tribunaux américain pour usurpation d’identité d’une société américaine et faux et usage de faux!

Par la Rédaction

Diffusé le 26 juillet 2013 , par www.congo-liberty.com

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 15:31
[Congo-Brazzaville/Françafrique] DATI-COPE : LE PAIN AU CHOCOLAT A BON GOÛT CHEZ LE DICTATEUR SASSOU NGUESSO. Par Olivier Mouebara

Après Rachida Dati, c’est Jean-François Copé qui s’intéresse soudainement au Congo. Que cachent ces visites des ténors de l’UMP au près du dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso ? Sûrement pas la paupérisation du peuple congolais, démuni du minimum vital élémentaire.

Opportuniste, manipulatrice, calculatrice et éhontée, Rachida Dati s’est précipitée sur BFM TV le 22 juillet pour faire couler son rouge à lèvres rouge vif après les évènements survenus à Trappes en ces termes: « La gauche fait voler en éclats les valeurs de la République ».

Cela tombe bien. De quelles valeurs parle t-elle ?

Celles de fréquenter un dictateur épouvantable dans le but est de renflouer les caisses de l’UMP ruinées par Sarkozy, ou celles d’une femme quadragénaire qui soit incapable de connaître le père de sa fille Zohra ?

Ayant donné naissance à sa Fille Zohra le 02 janvier 2009, Rachida Dati avait assignÉ en justice en octobre 2012 devant le tribunal de Versailles,Dominique Desseigne, le PDG du groupe Lucien Barrière en reconnaissance de paternité. Cela fait désordre pour une ex ministre de la Justice qui n’a cessé de protéger le sanguinaire Sassou-Nguesso dans l’affaire des biens mal acquis, et qui n’a pas su élever sa fonction régalienne. Apte pour monter les marches du festival de Cannes avec ses robes Channel au lieu de réformer le système judiciaire français(dixit André Vallini), les juristes avertis souhaitent oublier cette parenthèse malheureuse.

Manipulatrice hors pair, l’émission Complément d’enquête a dressé d’elle il y a quelques mois un portrait au vitriol. Son ancien collègue, Bernard LaPorte, ex ministre des sports dans le gouvernement Fillon, s’en étonne toujours des méthodes inadaptées de Rachida Dati.

La Sarkozye se croyant au dessus de l’éthique avait fait de Rachida Dati la gardienne des sceaux, malgrè ses faux diplômes ostentoirement mentionnés dans de nombreux curriculum vitae.

C’est elle qui prétend aujourd’hui, avec ses diplômes inexitants et/ ou « usurpés » apporter son expertise s’agissant du système éducatif congolais, avec ses lycées d’excellence en kit parrainés par le tyran Sassou-Nguesso.

Quant à Jean-François Copé, il a le mérite d’entasser les étrangers dans les HLM insalubres de Beauval, sa ville de Meaux. Point n’est besoin de l’accabler davantage. François Fillon s’en est occupé lors de la triche orchestrée par Copé en affirmant « qu’il n’accepterait pas qu’un système mafieux s’installe à l’UMP ». Tout est bien dit.

Voir Sassou-Nguesso accueillir Jean-François Copé pour des raisons que tout le monde sait, relève tout simplement de la crétinisation. Comment dérouler le tapis rouge à Jean-François Copé qui nie, preuves photographiques à l’appui, avoir assidûment fréquenté la piscine de Ziad Takkiédine pendant ses vacances, et avoir reçu une rolex lors de son anniversaire ?

Soit Sassou-Nguesso est un crédule indécrottable, soit le Congo est véritablement condamné à perpétuité sans période de sûreté.

Jusqu’à quand le peuple congolais restera t-il amorphe comme anesthésié? Il est temps qu’il sorte de son sommeil « hivernal« . Les évènements tunisiens et brésiliens prouvent chaque jour qu’il n’ya aucun pouvoir omnipotent et omniscient. Le peuple est capable de faire la révolution en renversant la table.

Les congolais n’ont pas besoin de Rachida Dati, encore moins de Jean-François Copé pour se prendre en mains. La jeunesse congolaise est brillante dès qu’elle est placée dans les meilleures dispositions. Généralement, c’est sous les lampadaires du boulevard des armées que nous préparions nos partiels et nos examens.

Rachida Dati ne se gênait pas, au gré des circonstances, de fustiger les dictateurs africains en ces termes: « Certains pays africains étaient gérés par des potentats, des dictateurs qui sentent le soufre, et qui sont peu fréquentables ».

Incapable de s’imposer comme tête de liste à Paris, Rachida Dati s’est récemment dégonflée par purs calculs, en renonçant à affronter NKM lors des primaires ouvertes organisées par sa formation politique, l’UMP, et à ester en justice contre les propos condamanables devant le tribunal correctionnel de Claude Goasguenen à son égard.

Rachida Dati et Jean-François Copé sont au coeur des anti-valeurs. Celles-ci sont tronquées par ceux qui gèrent les institutions(professeur Marion Madzimba Ehouango).

Notre devoir est d’éveiller les consciences. Le silence coupable de l’opposition et des forces vives congolaises a le mérite de faire perdurer Sassou-Nguesso et sa bande de resquilleurs.

Le peuple congolais doit comprendre une fois pour toute que personne ne le délivrera des fourches caudines du sanguinaire Sassou-Nguesso. A défaut de prendre des armes, le peuple congolais peut au moins s’exprimer.

La liberté d’expression pour dénoncer son asservissement par Sassou-Nguesso, Rachida Dati et Jean-François Copé, est l’une des premières libertés politiques et plus généralement des libertés fondamentales.

Pour Kant, la liberté d’expression conditionne entièrement la liberté de pensée.

Rachida Dati gagnerait à faire connaître à Zohra son géniteur. A moins que Sassou-Nguesso ne se déclare comme père dictateur putatif de Zohra selon le Code civil.

Jean-François Copé qui a comme épouse une africaine du nord, trouve t-il miraculeusement délicieux le pain au chocolat congolais parfumé de 11 millions de barils de pétrole congolais ?

Que dit Nicolas Sarkozy, qui insultait les africains en prétendant « Qu’ils n’étaient pas assez entrés dans l’histoire »?

Peuple Congolais: « Si tu parles, tu meurs. Si tu ne parles pas, tu meurs. Alors, parle et meurt.

Par Olivier Mouebara

Diffusé le 24 juillet 2013, par www.congo-liberty.com

[Congo-Brazzaville/Françafrique] DATI-COPE : LE PAIN AU CHOCOLAT A BON GOÛT CHEZ LE DICTATEUR SASSOU NGUESSO. Par Olivier Mouebara
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 09:53
[Congo-Brazzaville/Françafrique] Adresse à M. J.-P. Raffarin pour la libération de M. Mapakou...

Son Excellence Jean Pierre Raffarin, exigeons à Sassou Nguesso la libération de Joseph Mapackou. Par MINGWA MIA BIANGO

par minguabiango

Mingwa mia Biango

minguabiango@gmail.com

Le 21 juillet 2013

Objet : Information pour action auprès de Sassou Nguesso pour la libération de Joseph Mapakou

Monsieur le Premier Ministre,

Tout au long de vos très hautes fonctions anciennes ainsi qu’au cours de celles, toujours éminemment importantes, que vous occupez maintenant, vous n’avez jamais cessé de marquer votre grand intérêt pour le Continent Africain. Votre prochain voyage à Brazzaville pourrait s’inscrire dans ce cadre, malheureusement, il n’en sera rien.

Beaucoup de Congolais et de Franco-Congolais, personnellement ou au travers d’Associations, s’inquiètent de l’utilisation qui en sera faite par un régime, celui de Monsieur Sassou NGuesso, plus que jamais contesté et dont la dérive dictatoriale, maintenant flagrante, est incompatible avec l’image qu’a de vous une grande majorité de Français.

Ben Ali, l’ex-président de la Tunisie, était infiniment plus fréquentable que Sassou NGuesso pourrait l’être aujourd’hui, sauf que la chape qui recouvre l’horreur et l’ampleur de ses méfaits n’a pas été encore soulevée par les médias internationaux. Cela ne saurait tarder et il ne faudrait pas que vous apparaissiez comme l’un de ses derniers soutiens.

Nous aimerions beaucoup, pour l’admiration et le respect que nous vous portons, que vous annuliez votre voyage. A défaut, Monsieur le Premier Ministre, nous vous suggérerions de donner à votre court séjour dans la capitale congolaise une justification humanitaire : depuis le samedi 13 juillet 2013, et pour la 2e fois, le Président de l’Observatoire anti-corruption, Monsieur Joseph Mapakou, est en état d’arrestation par la police mafieuse de Sassou NGuesso. Cette institution, qui avait été imposée à ce dernier par la Banque Mondiale, le dérange énormément. Monsieur Mapakou qui a plus de 70 ans, membre du conseil oeucuménique , est une autorité morale respectée au Congo, qui n’aurait jamais pu se prêter à des actes délictueux. Son jugement en comparution immédiate est prévue la semaine prochaine !

La remise en liberté de Monsieur Joseph Mapakou devrait être imposée à Monsieur Sassou NGuesso et être une contrepartie à votre présence à Brazzaville. Les mêmes personnes et associations, qui se déchaînent sur les réseaux sociaux sur les motivations réelles de votre voyage, ne manquerons pas de vous en féliciter et de vous en remercier profondément.

En espérant que vous saurez tenir compte de nos légitimes inquiétudes,

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Mingwa mia Biango

Cercle de réflexion pour des idées nouvelles

Diffusé le 21 juillet 2013, par www.congo-liberty.com

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