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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 16:13

Ce livre fut écrit sous le feu de l’action en 1998, comme l’indique son titre.

C’est vous dire à quel point il est encore et toujours d’actualité.

 

 

LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

 

Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU et Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA :

 

 

LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE(Novembre-Décembre 1998)

Rapport succinct adressé à Monsieur le Premier Ministre Français

 

 

1_derniersmassacres.jpgCe livre complète ici l'ouvrage paru chez le même éditeur : La Destruction de Brazzaville ou la Démocratie guillotinée, du Professeur Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU.

 

L'épuration ethnique du Sud Kongo se poursuit inexorablement. Sassou Nguesso ne se résoudra pas à arrêter son ardeur sanguinaire tant que le dernier Kongo ne sera pas supprimé, tant qu'il bénéficiera de l'appui multiple des communautés européennes et de la trahison des Kongo eux-mêmes poussés par des intérêts cupides monstrueux.

 

Un livre qui dénonce l'hypocrisie de la communauté européenne face au génocide de la population congolaise et de ses porte-parole : depuis 1993 des dizaines de milliers de tués. Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l'appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leur dirigeant.

 

Un témoignage adressé à Monsieur le Premier ministre dans l'espoir d'urgentes négociations diplomatiques pour arrêter les massacres.

 

Editions L'Harmattan, Paris, 1999. - ISBN : 2-7384-8034-9

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:41

L’Affaire dite des Biens Mal Acquis (suite) : Après sa rencontre secrète du vendredi 28 janvier 2011 avec Michel Mercier, garde des sceaux ministre français de la Justice et des Libertés, Aimé Emmanuel Yoka, garde des sceaux congolais et oncle de Denis Sassou N’Guesso sera reçu le lundi 1er février 2011 par Nicolas Sarkozy et chacun peut aisément deviner pourquoi   

 

L'indépendance de la justice en France a ses limites. Et pour cause ! le vendredi 28 janvier 2011 c’est le ministre de la Justice et des Libertés, Michel Mercier qui recevait secrètement M. Aimé Emmanuel Yoka, le garde des sceaux congolais et oncle de Denis Sassou N’Guesso et le lundi 1er février ça sera au tour du Président de la république, Nicolas Sarkozy en personne de le recevoir.

Difficile de croire qu’il s’agit d’une simple entrevue de courtoisie. Il s’agit bien évidemment de rassurer le dictateur sanguinaire et corrompu congolais Denis Sassou N’Guesso et de lui réaffirmer le soutien de la France dans l’affaire dite des « Biens Mal Acquis ». Comme Ben Ali hier, Denis Sassou N’Guesso est un ami de longue date de la France, il est le garant des intérêts français dans ce pays riche en pétrole et donc pour lui, l’Elysée n’hésitera pas à tout mettre en œuvre pour influer sur le cours de la justice dans le cadre de cette affaire dite des « Biens Mal Acquis ». Honte à la France et à ses gouvernants.  

Une fois de plus, c’est ici l’occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy et son gouvernement que dans ce monde qui change à une vitesse vertigineuse et où désormais tout se sait, il va de soi que si la France ne s’adapte pas à cette évolution et ne change pas de manière très substantielle sa politique étrangère, notamment vis-à-vis de l’Afrique et continue de soutenir les dictatures africaines, elle va se disqualifier elle-même sur la scène internationale, surtout devant la poussée américaine visant à instaurer la démocratie partout sur ce continent.

 

Jacques Henri DESMAREST

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:36

L’Affaire dite des Biens Mal Acquis : une rencontre secrète en vue à Paris entre Aimé Emmanuel Yoka, garde des sceaux congolais et oncle de Denis Sassou N’Guesso et son homologue français Michel Mercier, garde des sceaux ministre de la Justice et des Libertés

(Première partie)

 

L'indépendance de la justice en France et à ses limites. Et pour cause ! Malgré les critiques essuyées par le gouvernement français, notamment la Ministre des affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie (ancienne garde des sceaux) pour son soutien à la dictature de Ben Ali, c’est maintenant au tour du nouveau garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés Michel Mercier de s’illustrer dans ce domaine de soutien aux dictatures africaines.

C’est dans cette optique de soutien au dictateur sanguinaire et corrompu congolais Denis Sassou N’Guesso qu’il se prépare à rencontrer secrètement le garde des sceaux congolais Aimé Emmanuel Yoka pour tenter d’influer sur le cours de la justice dans le cadre de l’affaire dire des « Biens Mal Acquis ». Honte à la France et à ses gouvernants.  

C’est ici l’occasion de rappeler à Nicolas Sarkozy et son gouvernement que dans ce monde qui change à une vitesse vertigineuse et où désormais tout de sait, il va de soi de que si la France ne d’adapte pas à cette évolution et ne change pas de manière très substantielle sa politique étrangère, notamment vis-à-vis de l’Afrique et continue de soutenir les dictatures africaines, elle va se disqualifier elle-même sur la scène internationale, surtout devant la poussée américaine visant à instaurer la démocratie partout sur ce continent.

Jacques Henri DESMAREST

(jhdesmarest@yahoo.fr)

 

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:19

Nous vous transférons des informations qui nous sont parvenues lundi 24 janvier 2011.
L’article n’a pas été signé, mais il semble provenir de « source sûre ».
Bonne lecture et à faire suivre.
 
 15332
Sous la protection de la France,
La saga du clan Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville,
comme l’étaient les Ben Ali en Tunisie
 
 
Au Congo Brazzaville, la famille du dictateur Sassou Nguesso et son clan ont fait main-basse sur les richesses pétrolières du pays. En outre, ils sont en première ligne dans tous les secteurs d’activité où prospèrent les affaires (sécurité privée, transport aérien, grands travaux, bâtiment, hôtellerie, transactions immobilières, téléphonie mobile, l’eau, etc.).
 
L’opposition interne est bâillonnée et réduite au strict silence. Le peuple congolais, qui s’est vu imposer ce dictateur par la France et la toute puissante compagnie pétrolière ELF (aujourd’hui TOTAL), est spectateur de la misère et des souffrances que lui infligent la famille et le clan au pouvoir.
Le pays manque d’eau, d’électricité, d’écoles dignes de ce nom, de structures de santé viables, etc., sans que cela ne préoccupe le dictateur et son clan. Bien au contraire, ils s’en réjouisssent.
 
Malgré tout ce lot de malheurs, aucune voix n’est capable de s’élever car les mesures de rétorsion sont sans pitié, immédiates, brutales, systématiques, et surtout plus virulentes que du temps du nazisme. Sassou et son clan règnent en maîtres absolus sur un pays qu’ils ont mis à feu et à sang en 1997 pour reconquérir le pouvoir perdu par les urnes en 1992, à la faveur de Pascal LISSOUBA.
 
Sassou, qui n’a pas hésité un seul instant à faire envahir son pays par l’armée angolaise et les génocidaires hutus rwandais en marchant sur des milliers de cadavres de ses compatriotes, fait payer au peuple congolais l’erreur monumentale de lui avoir imposé, en 1991, une conférence nationale souveraine qui, par la suite, lui a fait perdre le pouvoir en 1992, après une élection très démocratique remportée à 61,4% des voix par Pascal LISSOUBA.
 
Aujourd’hui, pour mieux piller les richesses pétrolières du Congo Brazzaville et pour conserver coûte que coûte le pouvoir, il vient de nommer, le 29 décembre 2010, son fils, Denis Christel Sassou-Nguesso dit « Kiki le pétrolier » au poste de Directeur général de la SNPC (la société nationale des pétroles du Congo qui commercialise le brut congolais). C’est lui qui détient désormais le vrai pouvoir financier et le trésor de guerre de la famille et du clan. N’en déplaise à ses cousins : Jean Dominique Okemba (JDO), patron des services secrets congolais et Edgard Nguesso, Directeur du domaine présidentiel (DDP).
 
Mieux, Sassou a pris récemment la décision de positionner son fils Kiki comme son futur successeur au trône, aux dépens d’Edgard Nguesso qui était initialement le favori. Il l’initie déjà aux pratiques et à la gestion dictatoriale du pouvoir. De sources dignes de foi, Sassou a pris cette décision en se basant sur les exemples de succession dynastique d’autres pays africains où cela s’est déjà produit. Il s’agit notamment du Congo Démocratique, du Gabon et du Togo.
 
Kiki devient donc l’incontournable, celui avec qui il faut désormais compter, même aux yeux de la France qui a accepté et validé sa désignation pour éviter des surprises désagréables en cas de décès brutal du dictateur congolais. Kiki a donc aujourd’hui les coudées franches et possède entre ses mains ce qui lui permet aisément d’acheter des consciences (l’argent) dans ce qui reste des résidus d’officiers de l’armée nationale congolaise. Depuis que son père l’a désigné à la succession au trône, il construit ses réseaux en utilisant le carnet d’adresses très garni de son père, travaille et peaufine son image tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Congo-Brazzaville.
 
Déjà initié à la franc-maçonnerie sauvage (l'obédience coloniale, affairiste et mafieuse) et possédant des moyens financiers conséquents, il met tout en œuvre pour attirer auprès de lui tous les anciens promotionnaires et compagnons d’armes de son cousin Edgard Nguesso, tous issus de l’école militaire préparatoire des cadets de la révolution de Brazzaville, question de lui couper l’herbe sous les pieds. Devenus officiers dans l’armée nationale congolaise pour la grande majorité d’entre eux, ils représentent, aujourd’hui, aux yeux de Kiki, le soutien indéfectible dont il aura grandement besoin, le moment venu, pour accéder au pouvoir.
  
L’histoire, dans plusieurs pays africains, n’a-t-elle pas démontré que le soutien de l’armée était capital pour arriver au sommet du pouvoir ? Kiki lui, l’a très bien compris. Cette nouvelle donne ne manque pas d’irriter et d’agacer son cousin Edgard Nguesso qui était le favori à la succession au trône et qui comptait également s’appuyer, le moment venu, sur le soutien de ses anciens amis de l’école militaire préparatoire des cadets de la révolution qui, pour le positionnement futur au pouvoir, ont choisi de rejoindre Kiki.
 
Selon nos informations, cette situation a mis beaucoup d’huile sur le feu car la guéguerre pour la succession au pouvoir entre les neveux du dictateur et ses enfants provoque des dissensions internes au sein de la famille et du clan.   
 
Après cette parenthèse Kiki - Edgard Nguesso, revenons au sujet primordial concernant la main-basse mise sur les richesses du Congo Brazzaville par Sassou et son clan.
 
A en croire la Lettre du continent N° 603 du 13 janvier 2011, certains membres du clan présidentiel se seraient reconvertis dans le transport aérien. Voici ce qu’elle révèle à ce sujet :
A titre d’exemples, la Société Nouvelle Air Congo est la propriété d’un membre de la famille de Sassou Nguesso. La TAC appartient à l’ancien premier ministre Isidore Mvouba. Pour sa part, la compagnie Equajet est entre les mains d’Edgard Nguesso et de Jean Jacques Bouya. Enfin, Air Congo Express est la propriété de Maurice Nguesso, frère aîné de Denis Sassou Nguesso.
 
Maurice Nguesso est aussi le PDG de la société de communication MNCom (Maurice Nguesso Communication). Il est également propriétaire d’une radio et d’une chaîne de télévision privées à Brazzaville. En dehors de ces deux sociétés, il en possède d’autres mais celle qui nous intéresse plus particulièrement, c’est la société de sécurité privée qu’il a créée immédiatement, sur ordre de son frère Sassou, après que ce dernier ait repris le pouvoir par les armes en octobre 1997.
 
Deux raisons essentielles avaient motivé la création de cette société : le renseignement et la récompense des miliciens cobras (milices de Sassou) qui n’avaient pas pu être intégrés dans l’armée nationale. En effet, Sassou avait promis comme récompense à tous les cobras qui l’avaient ramené au pouvoir avec l’aide décisive de l’armée angolaise, une intégration dans l’armée nationale congolaise. Mais leur nombre pléthorique ne lui avait pas permis de tenir cette promesse.
 
Pour éviter donc d’être confronté un jour à une révolution de palais menée par ces cobras, il fallait coûte que coûte que Sassou leur trouve rapidement un travail bien rémunéré. C’est pour cette raison qu’il avait demandé à son frère, Maurice Nguesso, de créer cette société de sécurité privée et de les embaucher comme informateurs d’une part, et comme agents de sécurité d’autre part. Pour permettre de bien les rémunérer, Sassou a exigé à toutes les compagnies pétrolières d’octroyer des marchés à son frère Maurice Nguesso. Ce qui a été fait.
 
Aujourd’hui, c’est la société de sécurité privée de Maurice Nguesso composée uniquement de cobras qui sécurise toutes les barges pétrolières et autres installations au large des côtes congolaises, à Pointe-Noire, où le pétrole coule à flot. C’est un marché très juteux qui rapporte gros à Maurice Nguesso. Ces cobras qui cumulent finalement deux fonctions : informateurs et agents de sécurité perçoivent une très bonne rémunération. Les informations recueillies sont immédiatement transmises à Jean Dominique Okemba, le patron des services secrets congolais, donc à Sassou directement. Jean Dominique Okemba et Maurice Nguesso sont donc les yeux et les oreilles de Sassou au Congo. 
 
Aujourd’hui, le monopole de la sécurité privée dans tous les secteurs et domaines revient à Maurice Nguesso. Pour obtenir un marché dans le domaine de la sécurité privée au Congo-Brazzaville il faut impérativement l’accord et l’aval de Maurice Nguesso, à moins d’appartenir à la famille ou au clan.
 
Liste non exhaustive des membres de la famille et du clan et origine de leur fortune :
 
- Claudia Sassou, fille chouchoue du dictateur congolais, s’occupe de la communication de son père à la présidence de la République. Selon certaines langues indélicates, elle serait la rivale acharnée d’Antoinette Sassou qui n’est pas sa mère biologique mais l’épouse de son père.
Au vu des moyens colossaux que Sassou déploie pour sa propagande, le soin de son image à l’extérieur du pays (dans l’affaire dite des biens mal acquis par exemple), etc., l’on comprend aisément que le dictateur a donné une place de choix à sa fille afin qu’elle roule sur de l’or.
Claudia ne rend compte à personne, ni même à son père, sur la manière dont elle gère l’énorme budget de communication de la présidence qui se chiffre en dizaine de milliards de francs CFA. 
 
- Ninelle Sassou est l’épouse de Monsieur Hugues Ngouélondélé (Maire incompétent de Brazzaville, selon l’avis des Congolais et beau-fils de Sassou). Elle a bâti sa fortune dans la location des chapiteaux et en possède un bon nombre notamment à Brazzaville. C’est toujours auprès d’elle que l’Etat Congolais (qui n’est autre que son père) loue les chapiteaux lorsqu’il s’agit d’organiser des événements à caractère très festif, événements tant affectionnés par Sassou lui-même et son clan, au lieu de travailler et de réfléchir sur des projets viables pour le Congo et pouvant améliorer les conditions de vie des populations qui croupissent dans la misère totale sans eau ni électricité, en plein 21ème siècle. Quelle honte pour le pays !
 
Tenez-vous bien, le prix journalier de location d’un chapiteau auprès de Ninelle Sassou est de 1.524.390,24€ soit 1.000.000.000 FCFA/jour (un milliard de francs CFA/jour).
 
Pour votre parfaite gouverne, le 15 août 2010, lors des célébrations de la fête du cinquantenaire de l’indépendance du Congo Brazzaville, l’Etat Congolais (son père) avait fait appel à ses services. L’un de ses nombreux chapiteaux loué pour la circonstance par l’Etat Congolais avait été dressé 5 jours à l’avance en face du Palais du peuple pour y accueillir les nombreux invités de son père au banquet organisé à cette occasion. Mais ce chapiteau n’avait finalement été démonté que 10 jours plus tard. Prenez un instant votre calculatrice pour vous amuser un peu et vous constaterez que le résultat est magique. En seulement 15 jours, Ninelle a officiellement empoché la coquette somme de 22.865.853,60€ soit exactement 14.999.999.961,60 FCFA, ou presque l’équivalent de 15 milliards de francs CFA.
 
Eh oui, lorsqu’on est membre de la famille ou du clan présidentiel au Congo Brazzaville, c’est possible de remporter une telle cagnotte en un temps si record. Mieux, cette cérémonie, que Sassou avait estimé d’être fêtée avec faste a nécessité un budget de 59.000.000.000 FCFA (89.939.024,39€) ou presque l’équivalent de 90.000.000€ alors que, paradoxalement, le pays manque d’eau potable, d’électricité, d’écoles dignes de ce nom, de structures de soins médicaux, etc.
 
- Joujou, autre fille du dictateur, un peu plus discrète que ses autres sœurs a pour principale activité lucrative la négociation, au plus haut niveau et pour l’Etat congolais, de tous les gros contrats auprès des sociétés comme Total, ENI, BP, AREVA, Bolloré (qui se fait une belle part du lion en Afrique), Bouygues, LVMH, etc.
 
Mais Joujou ne se gêne néanmoins pas de dire qu’elle ne négocie généralement que des affaires qui lui rapportent chacune minimum 1.000.000.000 F.CFA (1.524.390,24€) de primes d’intéressement. En dessous de ce montant, estime-t-elle, ce n’est pas une affaire intéressante. L’on comprend aisément et très vite d’ailleurs, qu’à cette allure, les poches des enfants Sassou ne peuvent être que très pleines…
 
- Cendrine Sassou, fille du dictateur mariée à un Italien, Monsieur OTTO Nelo, est la propriétaire du luxueux restaurant « Le Twiga » à Pointe-Noire, au bord de la côte sauvage. Ce restaurant n’accueille d’ailleurs que les fortunés de la place et en grande majorité, les expatriés qui travaillent à Pointe-Noire dans le domaine du pétrole. Elle en a ouvert un autre du même standing à Brazzaville. « Les affaires doivent prospérer partout dans le pays comme des champignons et le ciel ne tombera pas ». C’est la devise de la famille et du clan.
 
- Feue Edith-Lucie Sassou Nguesso, épouse de Feu Omar Bongo Ondimba était la propriétaire de l’hôtel Atlantic Palace de Pointe-Noire, hôtel de très haut standing et le plus luxueux de la ville. Mais ce bien est toujours la propriété de la famille et du clan car il rapporte très gros. C’est aussi d’ailleurs le lieu privé de jouissance de la famille et du clan, où ils font régulièrement la fête.
 
Pour votre information, c’est dans cet hôtel que le samedi 7 août 2010, Sassou et son clan ont fêté en grandes pompes, l’anniversaire des 50 ans de mariage du couple ami Hilaire Mounthault. La ville était totalement quadrillée par les éléments de la garde présidentielle pour ne pas déranger la famille, le clan et les amis qui étaient là pour faire la fête en sabrant le champagne à gogo et en chantant en mbochi (langue maternelle de Sassou et du clan) : « biso lédza, lénoua, lékin-ôkola, essenge ya biso, biso é gérer économie nationale ». La traduction serait du style : « nous nous amusons dans la danse, l’alcool coulant à flots, nous sommes dans la joie et l’allégresse ; nous, mbochis, sommes les vrais gestionnaires de l’économie nationale du Congo-Brazzaville ».
 
Plusieurs maîtresses de Sassou, dont certaines sont soit au Gouvernement, à l’Assemblée nationale, etc., mais dont nous tairons les noms pour leur éviter des ennuis avec leurs époux, étaient d’ailleurs de la partie. Ce n’est un secret pour personne, Sassou a toujours l’habitude d’abuser à souhait et à volonté des épouses de ses Ministres, de ses adversaires et de ses ennemis politiques.
 
Aux dires de son entourage, cette pratique lui permet de les affaiblir, sinon mieux, de les dominer. Et, généralement, il ne va pas jusqu’à la jouissance. Sa règle est de ne jamais rester trop longtemps dans sa proie. Un maximum d’une minute lui suffit largement, le temps de contempler très rapidement la beauté, la grandeur et la profondeur du magasin.
 
Cette pratique, très utilisée de son vivant par Feu le président Mobutu Sesse Seko, plait énormément à Sassou qui l’exerce dans le seul et unique objectif de mieux humilier ses proies. D’après nos informations, le seul magasin que Sassou a l’habitude de visiter un peu plus longtemps, parmi ses nombreuses proies, est celui de Madame Claudine MUNARI. Cela semble tout à fait réaliste quand on se rappelle qu’elle avait rendu « fou » le professeur Tournesol (Pascal LISSOUBA), une vraie putain de la République !
 
Et Antoinette Sassou (Antou comme l’appelle son mari) dans tout ça ? Son magasin est-il si souvent visité ou non par son propriétaire ? Si oui, pendant quelle durée ? Personne n’est en mesure de nous donner la bonne réponse. Néanmoins, les langues indélicates nous informent qu’Antoinette Sassou préfèrent plutôt faire visiter son magasin à des hommes très jeunes.
Il paraît que cela la tonifie et la rend davantage plus jeune. Tant mieux pour elle !
 
- Denis Christel Sassou-Nguesso « Kiki le pétrolier » s’est également converti dans l’hôtellerie. Il possède un hôtel de rêve de sept étages et de grand standing dans le centre-ville de Brazzaville. Cet hôtel est très prisé par les hommes d’affaires européens de séjour à Brazzaville ainsi que les fortunés locaux.
 
- Madame Antoinette Sassou Nguesso née Loemba Tchibota, pour revenir encore à elle, n’est pas la dernière dans la course à l’enrichissement illicite avec les richesses notamment pétrolières du Congo. Elle est la propriétaire de toutes les stations d’essence X-Oil disséminées à travers tout le pays et alimentées gratuitement, sur ordre de son mari, par la compagnie TOTAL. Imaginez le pactole après la vente. Le PDG de cette société n’est autre que son demi-frère originaire du Congo démocratique et issu de la famille POTO.
 
- Edgard Nguesso, Directeur du domaine présidentiel, tient sa fortune aujourd’hui de par sa fonction à la présidence de la République. C’est lui gère le budget pharaonique et très juteux de la présidence de la République. Le nombre de retraits mensuels effectués directement au trésor public, pour le compte du domaine présidentiel et qui se chiffrent en dizaine de milliards de francs CFA chaque fois, est laissé à sa juste appréciation. Il ne rend compte à personne, même pas à son oncle Sassou. De quoi devenir fou en gérant une telle manne.
 
L’anecdote, au sujet d’Edgard Nguesso, qui nous a été racontée en juin 2008 par un de ses conseillers dont nous tairons le nom, confirme les propos ci-dessus évoqués au sujet de la manne qu’il gère à la présidence. L’anecdote est la suivante : en juin 2008, Edgard faisait les courses à Paris pour le compte de la présidence de la République accompagné de son chauffeur (dont nous taisons également le nom). Sachant que son patron ne s’intéresse guère à la TVA, celui-ci prend son courage à deux mains et lui demande si les factures pouvaient être établies à son nom.
 
Pour ceux qui ne le savent pas, lorsque vous résidez à l’étranger (en Afrique par exemple) et que vous faites vos courses en France, il vous est possible, à votre retour en Afrique, de récupérer la TVA. Il suffit pour cela de présenter les factures d’achat établies à votre nom, prénom et adresse de l’Afrique, à la police douanière aux frontières de l’aéroport d’embarquement. Celle-ci vous déduira le montant de la TVA qui vous sera intégralement restituée.
 
Pour faire plaisir à son chauffeur, Edgard accepte donc de jouer le jeu. Le jour de son retour au Congo, lorsque le chauffeur d’Edgard présente ses factures à la police douanière aux frontières de Roissy, il est tout de suite conduit dans le bureau du chef de la police aux frontières pour y être interrogé car la TVA avoisinait 50.000€ (32.800.000 FCFA). L’Ambassade du Congo en France est interrogée par la police douanière aux frontières.
 
Edgard qui ne prenait pas le vol le même jour que son chauffeur est contacté chez lui à Paris par l’Ambassade du Congo qui souhaitait avoir certaines précisions. Sans trop rentrer dans les détails, le chauffeur d’Edgard sera finalement libéré une demie heure plus tard et recevra, une heure après, la coquette somme de 50.000€ en espèces. Il a failli devenir fou, nous racontait ce conseiller.
 
Edgard n’est donc pas né de la dernière pluie si l’on en croit Monsieur Jacques Henri Desmarest, très bien informé sur le train de vie que mènent les dictateurs africains et leurs familles en France. Dans un article intitulé : « La réserve Paris : La nouvelle adresse parisienne de Monsieur Edgard Serge Ruffin Nguesso », voici ce qu’il révèle à propos d’Edgard Nguesso :
 
 « A l’instar de la famille Ben Ali en Tunisie, la famille N’Guesso au Congo a fait main-basse sur les richesses du pays et mène une vie digne de stars hollywoodiennes et de milliardaires jet-setteurs. Et pour cause, Monsieur Edgard Serge Ruffin N’Guesso loue à l’année une luxueuse suite à 11 000 euros la nuit hors frais annexes (tels que les frais de parking pour sa Ferrari et sa Mercédès classe S qui y sont stationnées en permanence), soit plus de 4 015 000 euros annuels (11 000*365j) à La « Réserve Paris », située dans le très recherché 16ème arrondissement, place du Trocadéro. Avec ses 10 appartements privés et sécurisés, de 150 à 300 m². »
 
Pour les Congolais intéressés et curieux de découvrir ce palace parisien où atterrit en toute discrétion et aux frais de l’Etat Congolais, Edgard Nguesso, voici les coordonnées de la Réserve Paris : 10, place du Trocadéro et 3 avenue d’Eylau, 75116 Paris. Tél : 01 53 70 53 70 - Métro : Trocadéro.
 
J’ai personnellement essayé d’y réserver une suite pour le compte du premier Ministre du Gabon en me présentant comme son Directeur de cabinet. La réponse de mon interlocuteur était la suivante : « normalement, il faut réserver très longtemps à l’avance car nous sommes très prisés. Néanmoins, comme c’est le premier Ministre du Gabon, nous mettons tout en œuvre pour lui trouver une suite convenable, nous vous rappelons dans maximum 2 heures ».
 
Lorsque j’ai été rappelé, le prix qui m’a été officiellement annoncé pour la réservation de la suite était de 10.000€ la nuitée, soit 6.560.000 FCFA. Je me suis contenté de leur indiquer qu’une personnalité de l’Ambassade du Gabon à Paris rentrerait directement en contact avec eux pour s’occuper de toutes les formalités nécessaires et par la même occasion, régler le montant des 7 nuitées, soit 70.000€ (45.920.000 F.CFA). Quelle folie !
 
Autres secteurs d’affaires exploités par la famille et le clan Sassou :
 
- La téléphonie mobile : tous les membres de la famille et du clan excellent dans ce secteur au Congo-Brazzaville et engrangent des revenus très conséquents. Ils exploitent les affaires de ce secteur en complicité avec les Libanais, les Chinois, les Indiens, les Marocains, etc.
 
- L’eau potable : c’est un secteur également exploité par la famille et le clan. Ce secteur est en plein boom car le dictateur Sassou refuse de donner l’eau potable aux Congolais. Et ceux qui l’exploitent ne sont autres que les membres de la famille et du clan.
 
C’est notamment le cas pour Eugène Nguesso (fils aîné de Maurice Nguesso résidant actuellement en France) qui s’est converti dans la vente d’eau potable aux pauvres Congolais, engrangeant ainsi des revenus conséquents. Cette eau qui est vendue dans des camions citernes n’a rien à voir avec l’eau Okiessi (eau minérale produite dans le nord du pays et commercialisée au Congo-Brazzaville par Sassou et son clan). Malheureusement pour eux, les Congolais qui peuvent se permettre de boire de l’eau minérale (un luxe au Congo-Brazzaville) préfèrent plutôt l’eau Mayo à la place de l’eau Okiessi.
La liste des biens est et des autres secteurs d’affaires exploités par la famille et le clan est si longue qu’il nous est difficile de la détailler en quelques lignes.
 
Le peuple congolais assiste, impuissant, au pillage de ses richesses par la famille et le clan au pouvoir et l’opposition cautionne :
 
La famille et le clan s’arrogent toutes les richesses du Congo et vivent dans la plus grande opulence.  Pour ne plus subir les nombreuses atrocités dont il était déjà victime lors des événements tragiques de 1997 (viols, exécutions sommaires, bastonnade, emprisonnement, etc.), le peuple congolais a choisi de se taire… Mais jusqu’à quand ?
 
Les « pseudos » opposants congolais qui ont également choisi le silence en place et lieu de la dénonciation ne sont-ils pas complices des misères que Sassou et son clan infligent au peuple congolais ? Le chômage des jeunes et des intellectuels a atteint un niveau record sans précédent alors que paradoxalement, la médiocrité au pouvoir s’enrichit au galop, narguant les plus démunis et les pauvres qui n’ont rien à se mettre sous la dent. Que dire et redire des conditions de vie dignes du moyen-âge que Sassou et son clan imposent comme punition aux Congolais originaires des régions du sud (Sassou est originaire du nord) pendant qu’à Oyo au nord (village natal deSassou) et ses environs, le dictateur et son clan vivent dans la plus grande opulence, loin, très loin de la misère du peuple congolais.
 
Pour votre information, le samedi 4 décembre 2010, à l’occasion du mariage de la fille de Maurice Nguesso, la famille et le clan s’étaient tous retrouvés à Oyo pour fêter cette cérémonie avec faste, comme ils en ont l’habitude. Plus de 6000 invités y étaient conviés dont tous les membres du Gouvernement partis faire amende honorable au Chef, pour ne pas se retrouver le lendemain sans portefeuille ministériel.
 
Tous les invités étaient logés, nourris et véhiculés, sans oublier leur énorme pourboire. Ceux qui venaient d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie avaient tous eu un traitement plus conséquent et d’ailleurs, des billets d’avion aller-retour en 1ère classe contrairement à ceux qui venaient d’autres pays africains.
 
Du jamais vu, un mariage privé totalement sponsorisé par l’argent du contribuable congolais… C’est normal, nous sommes au Congo-Brazzaville, une République bananière !
 
En guise de conclusion :  
 
Le peuple congolais n’a pas la même mentalité que le peuple tunisien et le peuple tunisien n’est pas le peuple congolais certes. Néanmoins, il faut impérativement que les événements de Tunisie servent de catalyseur à la jeunesse congolaise pour chasser définitivement du pouvoir ces faucons et vautours qui injectent la misère au peuple congolais bâillonné et humilié. Il est temps que la jeunesse congolaise prenne ses responsabilités pour chasser Sassou et son clan du pouvoir comme Ben Ali et sa famille en Tunisie.  
 
Au vu de son silence coupable, on est en mesure de s’interroger s’il existe une réelle opposition au Congo. Nous savons que la plupart des opposants au régime dictatorial de Brazzaville sont archi-corrompus. La nuit, ils se retrouvent à Mpila, à la mangeoire, avec le dictateur et, le jour, ils se transforment en opposants à Sassou. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Lorsque le vent de la liberté et de la démocratie soufflera au Congo-Brazzaville, comme actuellement en Tunisie, les masques tomberont un à un et chacun devra rendre des comptes à ce même peuple aujourd’hui humilié et martyrisé. 
 
Je formule un seul vœu en 2011 pour mon cher beau pays le Congo-Brazzaville : que Sassou et son clan nous rendent notre liberté confisquée depuis le coup d’Etat du 15 octobre 1997 !
 
Brazzaville, le 24 janvier 2011
 
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"La force brutale et aveugle livre celui qui l'exerce à d'imparables faiblesses" (E. Glissant, P. Chamoiseau).

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 20:02

FRANÇAFRIQUE LE VIRUS MORTEL DE L’AFRIQUE

FRANCOPHONE

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DANIEL NKOUTA

 

 

la_bande_des_quatre.jpgLa bande des quatre Gouverneurs noirs des colonies)

 

Cette image des cinq mousquetaires est l’expression sans équivoque de la malédiction du continent africain au sud du Sahara, les griots entourant le chef d’orchestre. A eux quatre, ils constituent l’obstacle exclusif au développement du continent à travers la françafrique, la secte politico maffieuse la plus meurtrière après le nazisme. La dangerosité de ces quatre comédiens est telle que même s’ils venaient à être emportés par une crise cardiaque souhaitée par tous ou par un cancer de la prostate, (que Dieu me pardonne, mais la faute lui revient pour avoir permis la naissance de ces punaises),  ils conservent la capacité de nuisance par la fécondation qui produit des rejetons à l’instar de celui du Gabon.

 

Aujourd’hui, il semble que le salut de l’Afrique soit dans les actions vengeresses de l’Islamisme que les puissances assassines occidentales qualifient abusivement de terrorisme, alors que ce sont ces Etats impérialistes qui, pratiquant le terroriste d’Etat, constituent la menace exclusive de la paix et du développement dans le monde, à travers les instruments de torture et d’exploitation qui sont l’ONU, le FMI, la BANQUE MONDIALE, la FRANÇAFRIQUE, la FRANCOPHONIE et ses nombreux appendices à l’instar de la curieuse CONFERENCE INTERNATIONALE DES BARREAUX FRANCOPHONES (C.I.B.), véritable agent pathogène du néocolonialisme sévissant de la France sangsue de nos économies, le fameux CHRISTIANISME enfin. En tout cas, c’est à croire que la morale britannique est plus raisonnable, plus humaine car, après les indépendances, les Etats africains anglophones ne subissent plus le fardeau du néocolonialisme, ils sont véritablement indépendants, souverains et siègent en toute égalité au sein du Commonwealth. Ces Etats anglophones d’Afrique détiennent les instruments essentiels de la souveraineté : Monnaie et Armée, alors qu’ailleurs dans la partie francophone où l’on revendique à tue-tête et au quotidien une prétendue souveraineté nationale à laquelle personne ne croit, les régimes sans monnaie indépendante ne tiennent que sous la couverture honteuse et anachronique d’une Armée française qui a perdu toutes les guerres ici et là, pour se contenter des piètres victoires sur des populations démunies. Et lorsqu’un Laurent GBAGBO le rempart d’une réelle souveraineté négro-africaine se gendarme ouvertement contre la françafrique, on assiste à une symphonie macabre du système impérialiste, qui hier nous faisait le panégyrique de la démocratie prétendue libérale qui serait l’antipode du communisme sévissant.

 

En réalité, cette monstrueuse  campagne de propagande capitaliste n’avait pour but que d’exprimer la politique de : éloigne toi que je me positionne ! Un exemple éloquent : le Pacte de Varsovie a été emporté par la vague de la perestroïka, et pourtant, l’Occident maintient toujours son Pacte Atlantique Nord.

 

L’Afrique francophone obnubilée par les œillères de la françafrique, refuse de comprendre, malgré les faits, que la France est notre mal exclusif. La puissance médiatique des instruments qui diffusent ingénieusement les comportements de soumission est la cause de l’abrutissement de nos populations. Lorsque par exemple l’on interroge un Africain de la francophonie sur les raisons de l’acharnement de la France contre Laurent GBAGBO, la première réponse qui arrive, c’est la fameuse affaire de cet espion journaliste français au nom à consonance germanique présumé enlevé et assassiné à Abidjan. Ces mêmes Africains qui s’apitoient sur le sort malheureux de ce pseudo-journaliste,  n’osent jamais s’insurger contre le fait que depuis des années, BEN BARKA très officiellement enlevé en pleine capitale française après les Services secrets français puis sommairement exécuté, n’a jamais fait l’objet de la moindre enquête. Ici, personne ne menace le Président français de mandat d’arrêt international, et la Cour Pénale Internationale observe un mutisme difficile à comprendre. Où est donc le sens des fameux droits de l’homme tant vantés ?

 

Pourquoi donc Israël, le plus grand Etat terroriste après les USA aurait-il le droit de disposer de la bombe atomique, pour refuser ce droit au peuple Iranien ? Pourquoi le peuple juif, la plus grosse supercherie de toute l’histoire de l’humanité, aurait-il le droit d’attenter à l’existence paisible du peuple palestinien propriétaire des lieux, et refuser au peuple Iranien le droit de voler au secours de ce peuple désarmé ? Voilà Israël, un Etat fabriqué à travers une affabulation biblique de terre promise par un dieu tribal qui aurait préféré un peuple à toute l’humanité, et le catéchisme oppresseur occidental véhiculé par le très terroriste christianisme instrument du colonialisme et du néocolonialisme, s’emploie depuis des siècles à vouloir faire avaler ces fadaises à l’humanité tout entière.

 

Pour revenir à la situation postélectorale de la Côte d’Ivoire, la France dans son expression françafrique avec son appendice que l’euphémisme désigne par Union Africaine, et ce machin de l’ONU, seraient plus crédibles à l’égard de l’Afrique si, le tapage médiatique actuellement entretenu contre Laurent GBAGBO, les sanctions brandies contre cet homme courageux et nationaliste dans toute la plénitude de la noblesse du vocable, s’exprimaient avec la même vigueur contre tous les autres régimes antidémocratiques qui sévissent en Afrique, contre tous les Présidents ou ce qui en tient lieu, qui s’emploient à modifier sans état d’âme les Constitutions.

 

La France ne peut pas décemment continuer à faire croire aux Français depuis des siècles, que l’immigration subsaharienne est l’une des causes de la dégradation de la condition sociale des Français, tout en imposant aux pays d’où s’origine cette immigration à combattre, des régimes qui sont la véritable et unique cause de cette immigration.

 

Ici, il y a lieu d’interpeller le Front National, le Parti de Monsieur Jean-Marie LEPEN, le plus gros adversaire de l’immigration, le seul, à notre avis, qui a toujours tenu un discours réaliste et clair, en ce qu’il est le seul à dire tout haut, ce que la France entière pense mais ne daigne même pas murmurer. Il revient au Front National de dire aux Français, que si les négro-africains envahissent l’Hexagone, c’est simplement parce que sa patrie la France, s’emploie depuis toujours à créer dans notre continent des conditions de misère et de frustration. Si la France nous laissait choisir  et chasser librement quand ça ne marche pas nos dirigeants, si la France nous laissait gérer librement nos économies, nous laissant l’entière liberté de vendre nos richesses à qui nous voulons, si la France retirait de nos pays ses troupes dont la seule mission est de défendre des régimes assassins géniteurs de nos malheurs, avec les conditions climatiques qui prévalent dans nos pays que l’on ne trouvent nulle part en Occident, franchement, vous comprendrez que nous resterions chez nous plutôt que de venir nous geler les couilles sous la neige de vos pays, où nous ne trouvons même l’hospitalité propre à l’Afrique noire.

 

Que le Front National organise donc des meetings partout en France pour dénoncer la françafrique responsable de l’immigration africaine en France. Une fois cette question réglée, il n’y aura plus un seul immigré négro-africain en France. La France est allée jusqu’à fabriquer des médias prétendus africains comme la chaîne AFRIQUE 24, copie collée de France 24 dont le siège se trouve curieusement en France, comme si la place manquait sur le territoire africain.

 

L’AFRIQUE AUX AFRICAINS !

 

 

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 19:13

"Quant un homme refuse, il dit non" (Albert Camus)

"Il n'y a que l'esclave qui dit oui !" (André Malraux)

 

 

CORRUPTION ET BIENS MAL ACQUIS

 

Franc CFA billet 2

Franc CFA billet 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus et ci-dessous : Francs CFA (Monnaie des

Colonies Françaises d'Afrique)

  franc-cfa

Ceci commence par les billets de Francs CFA (monnaie prêtée par la France à ses colonies d'Afrique), et ça finit par des Dollars planqués dans des paradis fiscaux, même dans des banques françaises. Sinon, à quoi servent les 112 comptes bancaires de Sassou Nguesso en France ?

A cause des nombreuses plaintes contre les "Biens mal acquis", Sassou Nguesso ne peut plus retirer de l'argent dans ces comptes, alors il a organisé le racket national (Cf. : n° 017 de La Lettre du Congo-Mfoa).

Si vous ne l'avez pas, faites-le nous savoir, nous vous l'enverrons.

 

Ci-dessous : Dollars américains

pour Paradis Fiscaux

 

01 pillage-congo mbongo cfa

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:26

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sassou facho3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lui, il a fait son choix. Paris est là pour le soutenir, le protéger et lui garantir le pouvoir à vie (?) ! Et Paris n'a pas le choix, c'est son pyromane y affecté, au Congo-Brazzaville ! Paris, pour sa prospérité et pour nourrir son peuple, est obligé de massacrer des populations entières par la main de son "affranchi" : SASSOU NGUESSO.

La France vit de notre sang. Après elle vient nous injurier devant nos portes : "L'Afrique n'est pas assez entrée dans l'histoire". Peut-être s'agit-il de celle des pays criminels et pyromanes qui organisent et ordonnent des génocides dans nos pays pour leur survie...

 

armee congo facho

 

 

 

ET TOI, SOLDAT CONGOLAIS, VEUX-TU RESSEMBLER A CETTE IMAGE ?

 

 

 

 

 

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi… », etc.

 sassou vampire

 

 

ALORS, N'AYONS PAS PEUR DU MONSTRE DE MPILA, MÊME SI LA FRANCE DOIT NOUS MASSACRER TOUS POUR LE SOUTENIR, AUX FINS DE PILLER NOS RICHESSES IMPUNEMENT !

 

 

 

 

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:14

« Tout citoyen, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L’ordre d’un supérieur ou d’une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques. Tout individu, tout agent de l’Etat, toute autorité publique qui se rendrait coupable d’acte de torture ou de traitement cruel et inhumain, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, est puni conformément à la loi » (Article 10 de la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002).

 

« Tout acte, tout accord, toute convention, tout arrangement administratif ou tout autre fait qui a pour conséquence directe de priver la nation de tout ou partie de ses propres moyens d’existence tirés de ses ressources naturelles est considéré comme un crime de pillage imprescriptible et puni par la loi. » (Article 38 de la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002).

 

« Les actes visés à l'article précédent ainsi que leur tentative, quelles qu'en soient les modalités, s'ils sont le fait d'une autorité constituée, sont selon les cas, punis comme crime de haute trahison ou comme acte de forfaiture. » (Article 39 de la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002).

 

 ALORS, N'Y A-T-IL PAS HAUTE TRAHISON ET FORFAITURE CONTRE SASSOU NGUESSO, LE MONSTRE DE LA FRANCAFRIQUE AU CONGO-BRAZZAVILLE ?

 

 

 

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:08

 A l'instar de David Dacko, ancien président de la République Centrafricaine qui fut transporté dans une soute d'avion, en remplacement de l'autre bouffon, le pyromane du Congo-Brazzaville, lui aussi ancien président autoproclamé de la République, nous fut catapulté avec l'aide d'un canon par le même Distributeur de pouvoir en Afrique francophone, à savoir : PARIS.

 

Malgré leurs œuvres de destruction massive, PARIS sait affecter, installer des "Préfets de région", des dictateurs, des pyromanes, des kleptocrates, des criminels et des "Gouverneurs Généraux-présidents" à la tête de nos pays. Une fois cette phase accomplie, réussie, PARIS ne sait plus rappeler ses "Préfets de région",  ses "Gouverneurs Généraux-présidents", ni arrêter ses pyromanes, ses kleptocrates, ses dictateurs, ses criminels…

 

Lorsque les populations locales s'en chargent, PARIS s'empressent d'y dépêcher non ses propres forces armées, mais des troupes de substitution des pays voisins (Angola, Gabon, Tchad, etc.) à sa demande, des mercenaires de toutes sortes et de diverses nationalités (africaine et européenne).

 

Les affaires des "Biens mal acquis" et des "crimes contre l'humanité" que Paris est obligé de placer sous le boisseau relèvent de cette logique de l'étouffement, de l'écrasement.

 

Aujourd'hui, les Hommes d'Eglises et la Société civile sont obligés de tendre la main, faire l'aumône, comme des mendiants, pour reconstruire, restaurer ce que PARIS a démoli et détruit dans notre pays par la main de son pyromane : SASSOU NGUESSO, l'homme des destructions massives (HDM).

 

Pendant ce temps, les faillis et leur Maître (pardon, disons Patron), se contentent de siphonner les richesses du Congo-Brazzaville et d'ailleurs.

 

Congolaises, Congolais, mourez de faim, de soif et de toutes autres sortes de pandémies, ce n'est pas leur affaire, s'il vous plaît !

 

Sachez que les crimes de Sassou Nguesso, tant de sang, économiques que financiers, sont des CRIMES DE LA FRANCE !

 

C'est elle qui l'a affecté et installé chez nous.

Elle ne nous a pas demandé notre avis.

 

Allons-nous lui demander son avis à elle, la France ?

 

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 17:44

Ca se passe en 2009

 

Nicolas Sarkozy persiste dans sa méprise

sur l’histoire africaine

 

discours_sarkozy_dakar-23db3.jpgLe président français vient de jeter un nouveau pavé dans la mare sur les relations franco-africaines. En effet, recevant les vœux du corps diplomatique à Paris, au titre de cette année 2009, Nicolas Sarkozy avait évoqué « la place, la question de l'avenir du Rwanda », pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite » et « la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières. » Aussi s’est-il prononcé pour ce qu’il a appelé une « nouvelle approche », pour régler « de façon globale » les problèmes d'instabilité dans la région des Grands Lacs. » Son approche s’oriente sur une nouvelle définition des frontières entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC) : « Il faudra bien qu'à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel: comment, dans cette région du monde, on partage l'espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d'adresse et qu'il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres. » Ces propos sont historiquement et politiquement lourds de conséquences. Que posent-ils, en réalité, comme problème ?

 

Historiquement, cette déclaration pose clairement le problème de la remise en cause des frontières héritées de l’époque coloniale, puisque le président français parle d’un partage de l’espace et des richesses. Lorsqu’il affirme que le Rwanda est un pays « à la démographie dynamique et à la superficie petite », ne veut-il pas laisser entendre qu’il faudra élargir l’espace géographique de ce pays « à la démographie dynamique » ? Comme le voisin immédiat, la RDC, est un pays « à la superficie immense », ne faudrait-il pas extraire une partie de cet immense territoire pour l’annexer au Rwanda ? Le Rwanda, « à la démographie dynamique », a besoin aussi des richesses pour nourrir sa population. Aussi le partage du territoire s’accompagnerait-t-il du partage des richesses, car la partie du territoire congolais à annexer au Rwanda, la province du Nord-Kivu plus précisément - qui est l’enjeu d’un conflit armé impliquant à la fois des rebelles congolais d’origine tutsi, des rebelles rwandais d’origine hutu, et l’armée congolaise -, regorge d’énormes richesses naturelles. Voilà comment Nicolas Sarkozy pose le problème du règlement du conflit armé qui sévit à l’Est de la RDC. Pour lui, c’est un problème de partage de terre et des richesses. En le posant ainsi, il remet en cause les frontières héritées de l’époque coloniale. Il veut alors redéfinir les frontières des pays africains. Il veut corriger une erreur de l’histoire coloniale, car les frontières actuelles qui séparent les différents pays africains entre eux ont été définies par la Conférence de Berlin (1884-1885), qui regroupa les grandes puissances de l’époque (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal) qui se sont partagé l’Afrique. Sarkozy entend ainsi réécrire l’histoire de l’Afrique, en corrigeant les erreurs commises par ses devanciers européens sur le continent. On ne serait donc pas loin de penser que ces propos participent de ce qu’un collectif d’intellectuels africains appelle « le révisionnisme sournois qui réécrit l’histoire de la Traite négrière et de la colonisation. »[1] 

 

Au niveau politique, ces propos ont évidement soulevé un tolet général à Kinshasa, la capitale de la RDC. La presse kinoise a vu dans cette approche sarkozienne du règlement du conflit dans la région des Grands Lacs, un projet de « balkanisation » de la RDC. Et l’opposition congolaise lui a emboîté le pas, en opposant à M. Sarkozy le principe de « l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation et l'inaliénabilité du territoire congolais.» A cet effet, un groupe de parlementaires congolais, se situant à l’opposition, s’est même déclaré hostile à la visite du président français en RDC, une visite prévue en mars prochain. Car, pour ces parlementaires, les propos de Nicolas Sarokory sont inacceptables d’autant plus qu’ils menacent l’intégrité du territoire congolais. Comment, en effet, accueillir sur son sol, et cela au son de la trompette et de la danse - comme c’est la coutume dans ces pays africains à l’accueil chaleureux -, un chef d’Etat étranger dont les propos vont à l’encontre de la sauvegarde des intérêts du pays hôte ? C’est comme si l’on acclamait son propre bourreau dont on sait qu’il vient pour vous exécuter. L’attitude de l’opposition congolaise se comprend aisément pour peu qu’on aime sa partie. Car on peut se demander si Nicolas Sarkozy ne fait pas ce déplacement de Kinshasa pour aller faire boire aux Congolais, à domicile, cette potion amère de l’aliénation d’une partie de leur propre territoire et de leurs richesses, au profit d’un autre peuple. Nous ignorons, jusque-là, l’attitude du Gouvernement congolais et celle de la majorité parlementaire vis-à-vis de ces propos. Seraient-ils prêts à boire cette « ciguë » de la nouvelle politique française en Afrique, incarnée par le nouveau locataire de l’Elysée ? Ce qui serait un cas bien extrême, et qui mettrait en lumière une survivance des pratiques coloniales sur le continent africain, d’autant plus que l’acte de définition des frontières des pays africains par des étrangers participe bien de la politique des anciennes puissances coloniales occidentales qui se sont ruées sur les terres africaines.

 

Pour l’opposition congolaise, la motivation de cette approche sarkozienne semble trouver son explication dans le tumulte des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda. La France veut plaire au Rwanda en sacrifiant la RDC : « Les parlementaires, tout en reconnaissant au président français "le droit de plaire au Rwanda, lui dénient cependant le droit d'offrir la RDC en holocauste en vue de renouer les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda".»[2] En effet, on sait que le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France, depuis novembre 2006. Ceci à la suite de la publication, le 5 août 2006, du rapport de la « commission indépendante chargée par les autorités rwandaises de rassembler les preuves montrant l’implication de l’Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994.» Ce rapport, qui fut rendu public, lors d’une conférence de presse tenue par le Ministre rwandais de la justice, pointe du doigt l’implication des responsables politiques et militaires français dans le génocide rwandais de 1994. Ce que la France avait catégoriquement rejeté, en affirmant s’en tenir uniquement à l’analyse et aux conclusions produites par sa propre commission. Car, a-t-elle rappelé, un travail d’investigations sur le rôle de la France au Rwanda pendant les années du génocide avait été réalisé en 1998, dans le cadre de la mission d’information parlementaire présidée par M. Paul Quilès.

 

Mais on sait que, malgré ce froid provoqué par des accusations mutuelles sur les responsabilités des deux Etats dans le génocide des Tutsis et autres Hutus modérés rwandais en 1994, accusations qui ont qui ont fini par geler leurs relations diplomatiques, la France et le Rwanda œuvrent toujours à leur réconciliation : « Notre détermination de construire une nouvelle relation avec le Rwanda, au-delà de ce passé difficile, reste intacte », peut-on entendre du côté français. Et cela se traduit par des gestes bien concrets. Ainsi « Le Président de la République a rencontré le Président rwandais Kagamé à Lisbonne le 8 décembre dernier. Il a exprimé avec force notre volonté de réconciliation et aussi notre souci de faire face aux faiblesses et aux erreurs de la communauté internationale, France comprise, face au génocide rwandais. Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, s’est rendu à Kigali en janvier dernier pour poser l’acte concret de la réconciliation franco-rwandaise. Un groupe de travail franco-rwandais s’est réuni trois fois depuis un an pour jeter les bases d’une nouvelle relation entre Kigali et Paris. Sur le plan judiciaire, la France a procédé depuis juin 2007 à l’arrestation sur son territoire, à la demande du Rwanda et du TPIR, de 6 ressortissants rwandais poursuivis pour participation au génocide. »[3] Ce sont là des gestes d’apaisement qui témoignent d’une dynamique de rapprochement et de réconciliation entre les deux Etats. Alors, la France doit-elle sacrifier un autre pays africain pour enterrer sa hache de guerre contre le Rwanda ? Lorsqu’on sait que cette guéguerre entre la France et le Rwanda fut occasionnée par une responsabilité présumée de la France, à travers certains de ses « responsables politiques et militaires », dans le génocide de 1994, peut-on penser que la France s’active à étouffer ce dossier en procédant par l’harmonisation de ses relations avec un pays qui s’acharne à prouver son implication dans cette tragédie ? Faut-il voir dans cette approche sarkozienne une surenchère du Rwanda, qui aurait exigé à la France de lui obtenir l’annexion d’une partie du territoire congolais et de ses richesses, en échange d’un silence rwandais sur la responsabilité  présumée de la France dans ce génocide ?

 

Résultat d’un chantage rwandais à l’encontre de la France ou pas, cette nouvelle prise de position de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique révèle une fois de plus la méprise de ce président français sur le contient. Ceci après avoir prononcé d’autres propos, aussi aberrants que condamnables, sur l’histoire de l’Afrique. Nous faisons allusion ici à son allocution prononcée le 26 juillet 2007, à l’Université de Dakar, au Sénégal, dans laquelle il niait aux peuples africains toute capacité d’évolution : « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.»[4] Son approche du règlement du conflit qui sévit dans la région des Grands Lacs constitue ainsi un nouveau faux pas de sa vision sur l’Afrique. Car ce qui transparaît dans cette posture de Nicolas Sarkozy, aussi bien dans son discours de Dakar que dans ses propos concernant le conflit dans les Grands Lacs, ce n’est ni plus ni moins une erreur d’appréciation de l’histoire précoloniale, coloniale et postcoloniale du continent africain. Si c’est cela la nouvelle politique française pour l’Afrique, on peut dire qu’elle est aussi dangereuse que la Françafrique à laquelle Nicolas Sarkozy avait promis de mettre fin.

 

Si le discours de Dakar a été vécu comme une humiliation pour tous les peuples africains aux Sud du Sahara, les propos tenus au sujet du règlement du conflit des Grands Lacs peuvent être vécus par les Congolais comme une vraie menace pour l’intégrité de leur territoire. Ils devraient donc faire réagir des intellectuels africains pour donner, une fois de plus, une leçon d’histoire et de géopolitique à Nicolas Sarkozy, qui semble assez maladroit dans l’approche des questions africaines.

 

 

Krysis Kilokila-Kiampassi

Auteur de Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville, L’Harmattan, 2005



[1] Cf. GASSAMA Makhily (dir.), L'Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar, Paris, Philippe Rey, 2009

[2] Cf. « Des parlementaires congolais opposés à la visite de Sarkozy en RDC », in Congo-Site Portail : http://www.congo-siteportail.info/Des-parlementaires-congolais-opposes-a-la-visite-de-Sarkozy-en-RDC_a3018.html (consulté le 29/01/2009)

[4] Cf. «Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, prononcée à l'Université de Dakar » [en ligne] : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/2007/juillet/allocution_a_l_universite_de_dakar.791 (consulté le 18/06/2008)

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