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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:14
[RAPPEL] La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

Sous le titre « Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera », le site Internet de Mwinda (http://ww.mwinda.org) a mis en ligne, le 9 septembre 2009, une diffusion de la chaîne de télévision AL JAZEERA sur les frasques et les turpitudes de Sassou Nguesso, président autoproclamé et auto-élu du Congo-Brazzaville dont voici les liens :

Première partie : http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU

Deuxième partie : http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbl0-E

http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2009/09/20099912372175526.html

Rien n'est surprenant ni étonnant. La présence de Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville est l'œuvre de la France. Un Français pure souche, M. Jean-François Probst[1], le prouve dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans".

Avant lui, il y a eu notre très regretté François-Xavier Verschave et Xavier Harel, entre autres, qui ont mis le doigt sur la cupidité, l'avidité, la concussion et la férocité françaises en Afrique. C’est la politique de la CAVE (Cupidité, Avidité, Vecteurs Esclavagistes).

Que la saga Sassou Nguesso & Co soit répercutée par une chaîne arabophone, AL JAZEERA, est déjà un pas et un événement de taille. Ce n’est que la conséquence de la politique d’un Etat tiers qui a choisi et juré de ne jamais couper le cordon ombilical qui le lie à cette partie de l’Afrique. La France peut nier les faits. Qu’à cela ne tienne, c'est aussi son droit le plus absolu de les nier. Mais peut-elle mettre au défi et contredire M. Probst, témoin privilégié de ce crime ?

A moins que la France ait fait sienne ou qu’elle soit revenue à la vieille politique de l’ère des Compagnies concessionnaires, de sinistre mémoire. Déjà Total, un Etat dans l’Etat, est indexée en Birmanie, et ce n’est pas le seul pays qui fait les frais des pratiques de cette société anciennement appelée ELF. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes pratiques. Un individu peut changer de nom. Mais, changera-t-il pour autant sa nature ? Rien n’est moins sûr. ELFTOTALFINA n’est d’ailleurs pas la seule société française dans le collimateur, avec les mêmes méthodes, les mêmes pratiques, les mêmes comportements, les mêmes agissements, etc., à l’égard de leur vache à lait : l’Afrique.

Personne ne parlerait de cet homme (Sassou Nguesso), encore moins de toutes ses frasques (crimes de sang, vols, détournements de fonds publics, etc.) dénoncées dans le film, si la France qui ne s’est jamais débarrassée de son manteau, de sa nature et de son caractère, voire de ses pratiques et comportement toujours esclavagistes et colonialistes, n’était pas au centre de cette barbarie, de tous ces scandales. Elle est responsable et coupable. Aux Peuples africains de le savoir.

Les crimes de sang, les crimes économiques et financiers, sont donc avant tout les crimes de la France en Afrique. Sassou Nguesso n’est qu’un "GOUVERNEUR DELEGUE" local du territoire français du Moyen-Congo. Il est le bras armé et séculier de la France sur son pré carré.

Ainsi, pendant que les Français vont directement dans les paradis fiscaux pour y planquer leurs avoirs financiers (Suisse, Luxembourg, Autriche, etc.), pour les Africains de type Sassou Nguesso, le premier paradis fiscal c'est la France via ses banques (Crédit du Nord, BNP-Paribas, etc.) et autres Groupes militaro-industriels (Total, Bolloré par exemple, pour ne citer qu’eux) qui, eux, se chargent à leur tour de rediriger (blanchir) le fruit du pillage et de la mafia vers d'autres paradis fiscaux. Paris lave plus blanc. La France est une plaque tournante pour cette mafia de grande envergure en relation avec ses colonies. La France, pour les faillis africains et congolais en particulier, est le pilier de tous les kleptocrates, dictateurs et criminels africains au pouvoir. Pour preuve, c'est elle qui les y place, les y installe. Et quand ils ne sont plus d’aucun intérêt, soit parce qu’ils se rebiffent, soit parce qu’ils deviennent inefficaces, alors elle les « efface » pour les remplacer par d’autres.

Voici quelques cas :

- Le président Sankara est assassiné et remplacé par l’actuel président du Burkina.

- Bokassa est remplacé par un autre ancien président, David Dacko en Centrafrique.

- Fulbert Youlou est reversé et remplacé par Massamba-Débat, au Congo-Brazzaville.

- Massamba-Débat est renversé (assassiné plus tard par Sassou Nguesso en 1977) et remplacé par Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville).

- Marien Ngouabi est assassiné et remplacé par Sassou Nguesso pendant deux semaines puis, par un tour de passe-passe, est remplacé par Yhombi-Opango, lui-même déposé et remplacé en 1979 par le même Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

- Lissouba est renversé par un coup d’Etat très sanglant et remplacé par le même Sassou Nguesso, en 1997.

- Le président Laurent Gbagbo a failli subir le même sort pour être remplacé par Alassane Ouattara, n’eût été la fierté, la vigilance et la mobilisation du Peuple ivoirien qui a défendu bec et ongles sa souveraineté et empêché ainsi ce scénario classique déjà rôdé et appliqué à d’autres pays comme ceux cités ci-dessus, à titre d’exemple.

Cette liste n’est pas exhaustive. Il y en a et il y en aura beaucoup d’autres, soit qui ont déjà subi, soit qui subiront demain les affres de l’Etat Françafrique, le même sort.

En Afrique francophone, quiconque aspire à devenir « Gouverneur délégué » (Président) de la Françafrique dans son pays ne peut y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat françafricain dont le siège (Capitale) est à Paris[2]. De même, quiconque de ces « Gouverneurs délégués » en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial[3] de l’Etat Françafricain est débarqué, quand il n’est pas assassiné, et remplacé par un autre postulant. La demande est tellement nombreuse. Ainsi va la vie dans cet Etat mafieux de la Françafrique piloté depuis Paris.

Après, il ne faut pas parler de repentance, mais plutôt des bienfaits de l’esclavage et de la colonisation. Apres tout, n'est-ce pas Georges Clémenceau qui avait dit : "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" ?

On a depuis longtemps remarqué que la France, pour des opérations dites "coup bas", n'envoie plus ses troupes officielles. Elle sous-traite, depuis des décennies, ses opérations comme les coups d'Etat. On a vu au Congo-Brazzaville la présence des Angolais, des Tchadiens, des gabonais, des Hutus-power, des mercenaires de diverses nationalités pour réinstaller SASSOU NGUESSO à la tête du Congo. Le Congo est un pays d'esclaves de la France. A leur tête, elle a placé un "AFFRANCHI". Or l'affranchi est toujours pire et plus dangereux que son maître.

Enfin, lorsqu’on s’adresse à la même France et qu’on lui demande de retirer, d’annihiler son "poison", elle vous répond : "Non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. C’est une affaire qui ne regarde que les peuples des pays concernés". En clair, son message est : « Débrouillez-vous ! Cela ne me regarde pas tant que mes intérêts ne sont pas menacés »Le paradoxe, c'est que quand on commence à se « débrouiller », à s’agiter et à s’organiser pour dégommer l'intrus, éradiquer le parasite inoculé par la France dans le pays, c'est la même France, qui se croit tout permis dans ces cas-là, qui dépêche des barbouzes de type JEAN-PAUL PIGASSE, BOURGI[4], GAUBERT, TOUBON (l’homme de l’Himalaya) etc., et autres troupes de substitution accompagnées de divers supplétifs (mercenaires) pour aller écraser les « rebelles ». Ainsi la situation devient-elle un cercle vicieux[5].

Quand on se retourne vers l’ONU ou l’Union Européenne, la France est là, brandissant son veto, en tant que patronne de l’Etat mafieux françafricain.

S’agissant de l’Afrique francophone, de ses anciennes (?) colonies, c’est-à-dire de son pré carré, la France a beau jurer la main sur le cœur qu’elle n’y est pour rien dans la situation apocalyptique qui frappe ces pays, personne, en tout cas aucun Africain encore moins un Congolais intègre et digne du nom, ne la croira. La France est un pays criminel. Ce n'est pas pour rien que Hitler allait toujours s'incliner sur la tombe de Napoléon. A chacun de comprendre pourquoi. La France, n'est-elle pas la patrie du CODE NOIR de Colbert et du CODE DE L'INDIGENAT de Napoléon ?

De l’esclavage à la colonisation et du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy en passant par Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la France n’a jamais changé d’un iota. Elle ne changera jamais !

Dans ces conditions, rien n'est donc surprenant de voir des Consulats français brûlés en Afrique, comme récemment au Gabon. Est-ce le début d'une grande confrontation ? Est-ce le signe avant-coureur ? Et si la France ne comprenait que ce langage, ce discours ; c’est-à-dire, celui de la violence, du rapport de force puisqu’elle ne sait rien faire d’autre que cela, à l’instar de ses « affranchis » de type Sassou Nguesso ? A croire que la France recherche la confrontation armée avec les peuples africains de son pré carré.

L'Afrique n’est pas entrée dans l'Histoire (dixit Sarkozy à Dakar). Si pour la France, même en ce XXIème siècle, entrer dans l'Histoire :

  • C’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ;

  • C’est installer dans d’autres pays des kleptocrates, des dictateurs, des criminels sur fond de fleuves de sang humain ;

  • C’est asservir des peuples entiers quitte à les réduire en esclavage comme elle l’a toujours fait, sans scrupules et sans états d’âme, parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille ;

Alors le message est entendu. Il reste donc aux Africains de la prendre au mot, puisqu'elle n'a de cesse de répéter que c'est aux Africains eux-mêmes qu’il revient de régler leurs problèmes. En clair, elle leur dit de démolir par leurs propres moyens ce qu'elle a mis en place, dans leurs pays respectifs.

La France n'est pas "POMPIER". Elle est PYROMANE !

Comprenons-le une bonne fois pour toutes !

En conclusion, au regard de ce qui précède, l’Afrique du pré carré français n’est pas indépendante et ne l’a jamais été. Alors, à tous les Africains du pré carré de s’unir pour la conquérir, la reconquérir.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de l’Organisation

Africa Human Voice International (AHVI)

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[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Ed. Denoël, Paris, 2007.

[2] Cf. Christophe Barbier, Gabon banania, in L’Express du 10/19/2009.

[3] Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005. (Il est très difficile de se procurer ce livre en France. Et pour cause !

[4] Cf. : Marianne Enault, Bourgi, l’homme qui en faisait trop, in le JDD du 10/09/2009

(http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Bourgi-l-homme-qui-en-faisait-trop-132558/)

[5] Cf. : Benjamin Bilombot-Bitadys, De Mitterrand à Sarkozy : même désillusion, in Mwinda Press : http://www.mwinda.org.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Actualité politique Françafrique
30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:46
[Congo-Brazzaville] Pour soutenir Bienvenu MABILEMONO : Fiche à l'adresse de l'UMP

DIFFUSION GENERALE

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 17:53
[Congo-Brazzaville/Françafrique] Fourbes Afrique 2013 aurait coûté 6 milliards de FCFA à l'Etat congolais !

Fourbes Afrique 2013 aurait couté 6 milliards FCFA à l’Etat congolais !

Publié le 26/07/2013 par minguabiango

Les dictateurs africains peu fréquentables surtout lorsqu’ils sont sanguinaires, aiment à s’entourer d’experts internationaux occidentaux grassement rémunérés. Tout cela pour conjurer leurs complexes intellectuels et d’infériorité de nègre, car la plupart des tyrans sont militaires, et sans référence universitaire aucune.

Des agences spécialisées dans l’évènementiel politique surfent actuellement sur l’infréquentabilité et l’imbécilité de certains dictateurs africains, en organisant des forums internationaux à leur gloire, et en y conviant des personnalités politiques et du monde des affaires, pour se faire des couilles en or !

La dernière grand-messe « Forum Fourbes Afrique 2013 » s’est tenue le 23 juillet 2013 à Brazzaville, avec la bénédiction de Havas Worldwide.

Selon nos informations et celles de certains journalistes spécialisés, comme Laurent Leger de Charlie Hebdo qui révèle dans son article « Richard Attias et Cécilia, nouveau gourou de la Françafrique » du 24 juillet 2013, que le Président gabonais Ali Bongo a payé entre 5 et 7 millions d’euros, soit 6 milliards FCFA , pour l’organisation du forum « New-York Forum Africa 2013 » qui a eu lieu du 15 au 16 juin à Libreville (Gabon).

Cette facture est à peine croyable pour les Congolais dont plus de 70% vivent sous le seuil de pauvreté dans un pays riche, où il n’y a ni école, ni hôpitaux …dignes de ce nom.

En effet, la liste non-exhaustive de personnalités prestigieuses comme l’ancien secrétaire générale des Nations- Unies Koffi Annan, l’ex patron de l’Agence Française de développement Dov Zerah, du Patron de l’UMP Jean François Copé, l’ancien maire de la ville d’Atlanta (USA) Andrew Young…se sont rendues à Brazzaville en Jet privé, dont la location d’un Falcon varie entre 150 et 250.000 d’euros.

A cette facture des transports aériens, il faut conjuguer d’autres frais comme la rémunération des intervenants qui peut atteindre 75.000 euros pour les plus prestigieux (sans compter les cadeaux non-déclarés d’usage : montres de grands joaillers, diamants bruts et enveloppes bien garnies), l’hébergement et les buffets gastronomiques…

Et dans cette folie de grandeur dont le seul but était de satisfaire l’égocentrisme d’un seul homme, le dictateur Sassou Nguesso, qui en une journée a claqué 6 milliards FCFA, quelles sont les retombées pour les classes moyennes et le panier de la ménagère congolais ?

Le plus surprenant, c’est que le Forum Fourbe Afrique 2013, qui aurait été organisé par la filiale africaine du célèbre journal américain Forbes, ne mentionne cet évènement nul part sur son site.

Peut-être encore là, une escroquerie de notre cher dictateur qui pourrait se retrouver devant les tribunaux américain pour usurpation d’identité d’une société américaine et faux et usage de faux!

Par la Rédaction

Diffusé le 26 juillet 2013 , par www.congo-liberty.com

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 15:31
[Congo-Brazzaville/Françafrique] DATI-COPE : LE PAIN AU CHOCOLAT A BON GOÛT CHEZ LE DICTATEUR SASSOU NGUESSO. Par Olivier Mouebara

Après Rachida Dati, c’est Jean-François Copé qui s’intéresse soudainement au Congo. Que cachent ces visites des ténors de l’UMP au près du dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso ? Sûrement pas la paupérisation du peuple congolais, démuni du minimum vital élémentaire.

Opportuniste, manipulatrice, calculatrice et éhontée, Rachida Dati s’est précipitée sur BFM TV le 22 juillet pour faire couler son rouge à lèvres rouge vif après les évènements survenus à Trappes en ces termes: « La gauche fait voler en éclats les valeurs de la République ».

Cela tombe bien. De quelles valeurs parle t-elle ?

Celles de fréquenter un dictateur épouvantable dans le but est de renflouer les caisses de l’UMP ruinées par Sarkozy, ou celles d’une femme quadragénaire qui soit incapable de connaître le père de sa fille Zohra ?

Ayant donné naissance à sa Fille Zohra le 02 janvier 2009, Rachida Dati avait assignÉ en justice en octobre 2012 devant le tribunal de Versailles,Dominique Desseigne, le PDG du groupe Lucien Barrière en reconnaissance de paternité. Cela fait désordre pour une ex ministre de la Justice qui n’a cessé de protéger le sanguinaire Sassou-Nguesso dans l’affaire des biens mal acquis, et qui n’a pas su élever sa fonction régalienne. Apte pour monter les marches du festival de Cannes avec ses robes Channel au lieu de réformer le système judiciaire français(dixit André Vallini), les juristes avertis souhaitent oublier cette parenthèse malheureuse.

Manipulatrice hors pair, l’émission Complément d’enquête a dressé d’elle il y a quelques mois un portrait au vitriol. Son ancien collègue, Bernard LaPorte, ex ministre des sports dans le gouvernement Fillon, s’en étonne toujours des méthodes inadaptées de Rachida Dati.

La Sarkozye se croyant au dessus de l’éthique avait fait de Rachida Dati la gardienne des sceaux, malgrè ses faux diplômes ostentoirement mentionnés dans de nombreux curriculum vitae.

C’est elle qui prétend aujourd’hui, avec ses diplômes inexitants et/ ou « usurpés » apporter son expertise s’agissant du système éducatif congolais, avec ses lycées d’excellence en kit parrainés par le tyran Sassou-Nguesso.

Quant à Jean-François Copé, il a le mérite d’entasser les étrangers dans les HLM insalubres de Beauval, sa ville de Meaux. Point n’est besoin de l’accabler davantage. François Fillon s’en est occupé lors de la triche orchestrée par Copé en affirmant « qu’il n’accepterait pas qu’un système mafieux s’installe à l’UMP ». Tout est bien dit.

Voir Sassou-Nguesso accueillir Jean-François Copé pour des raisons que tout le monde sait, relève tout simplement de la crétinisation. Comment dérouler le tapis rouge à Jean-François Copé qui nie, preuves photographiques à l’appui, avoir assidûment fréquenté la piscine de Ziad Takkiédine pendant ses vacances, et avoir reçu une rolex lors de son anniversaire ?

Soit Sassou-Nguesso est un crédule indécrottable, soit le Congo est véritablement condamné à perpétuité sans période de sûreté.

Jusqu’à quand le peuple congolais restera t-il amorphe comme anesthésié? Il est temps qu’il sorte de son sommeil « hivernal« . Les évènements tunisiens et brésiliens prouvent chaque jour qu’il n’ya aucun pouvoir omnipotent et omniscient. Le peuple est capable de faire la révolution en renversant la table.

Les congolais n’ont pas besoin de Rachida Dati, encore moins de Jean-François Copé pour se prendre en mains. La jeunesse congolaise est brillante dès qu’elle est placée dans les meilleures dispositions. Généralement, c’est sous les lampadaires du boulevard des armées que nous préparions nos partiels et nos examens.

Rachida Dati ne se gênait pas, au gré des circonstances, de fustiger les dictateurs africains en ces termes: « Certains pays africains étaient gérés par des potentats, des dictateurs qui sentent le soufre, et qui sont peu fréquentables ».

Incapable de s’imposer comme tête de liste à Paris, Rachida Dati s’est récemment dégonflée par purs calculs, en renonçant à affronter NKM lors des primaires ouvertes organisées par sa formation politique, l’UMP, et à ester en justice contre les propos condamanables devant le tribunal correctionnel de Claude Goasguenen à son égard.

Rachida Dati et Jean-François Copé sont au coeur des anti-valeurs. Celles-ci sont tronquées par ceux qui gèrent les institutions(professeur Marion Madzimba Ehouango).

Notre devoir est d’éveiller les consciences. Le silence coupable de l’opposition et des forces vives congolaises a le mérite de faire perdurer Sassou-Nguesso et sa bande de resquilleurs.

Le peuple congolais doit comprendre une fois pour toute que personne ne le délivrera des fourches caudines du sanguinaire Sassou-Nguesso. A défaut de prendre des armes, le peuple congolais peut au moins s’exprimer.

La liberté d’expression pour dénoncer son asservissement par Sassou-Nguesso, Rachida Dati et Jean-François Copé, est l’une des premières libertés politiques et plus généralement des libertés fondamentales.

Pour Kant, la liberté d’expression conditionne entièrement la liberté de pensée.

Rachida Dati gagnerait à faire connaître à Zohra son géniteur. A moins que Sassou-Nguesso ne se déclare comme père dictateur putatif de Zohra selon le Code civil.

Jean-François Copé qui a comme épouse une africaine du nord, trouve t-il miraculeusement délicieux le pain au chocolat congolais parfumé de 11 millions de barils de pétrole congolais ?

Que dit Nicolas Sarkozy, qui insultait les africains en prétendant « Qu’ils n’étaient pas assez entrés dans l’histoire »?

Peuple Congolais: « Si tu parles, tu meurs. Si tu ne parles pas, tu meurs. Alors, parle et meurt.

Par Olivier Mouebara

Diffusé le 24 juillet 2013, par www.congo-liberty.com

[Congo-Brazzaville/Françafrique] DATI-COPE : LE PAIN AU CHOCOLAT A BON GOÛT CHEZ LE DICTATEUR SASSOU NGUESSO. Par Olivier Mouebara
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 09:53
[Congo-Brazzaville/Françafrique] Adresse à M. J.-P. Raffarin pour la libération de M. Mapakou...

Son Excellence Jean Pierre Raffarin, exigeons à Sassou Nguesso la libération de Joseph Mapackou. Par MINGWA MIA BIANGO

par minguabiango

Mingwa mia Biango

minguabiango@gmail.com

Le 21 juillet 2013

Objet : Information pour action auprès de Sassou Nguesso pour la libération de Joseph Mapakou

Monsieur le Premier Ministre,

Tout au long de vos très hautes fonctions anciennes ainsi qu’au cours de celles, toujours éminemment importantes, que vous occupez maintenant, vous n’avez jamais cessé de marquer votre grand intérêt pour le Continent Africain. Votre prochain voyage à Brazzaville pourrait s’inscrire dans ce cadre, malheureusement, il n’en sera rien.

Beaucoup de Congolais et de Franco-Congolais, personnellement ou au travers d’Associations, s’inquiètent de l’utilisation qui en sera faite par un régime, celui de Monsieur Sassou NGuesso, plus que jamais contesté et dont la dérive dictatoriale, maintenant flagrante, est incompatible avec l’image qu’a de vous une grande majorité de Français.

Ben Ali, l’ex-président de la Tunisie, était infiniment plus fréquentable que Sassou NGuesso pourrait l’être aujourd’hui, sauf que la chape qui recouvre l’horreur et l’ampleur de ses méfaits n’a pas été encore soulevée par les médias internationaux. Cela ne saurait tarder et il ne faudrait pas que vous apparaissiez comme l’un de ses derniers soutiens.

Nous aimerions beaucoup, pour l’admiration et le respect que nous vous portons, que vous annuliez votre voyage. A défaut, Monsieur le Premier Ministre, nous vous suggérerions de donner à votre court séjour dans la capitale congolaise une justification humanitaire : depuis le samedi 13 juillet 2013, et pour la 2e fois, le Président de l’Observatoire anti-corruption, Monsieur Joseph Mapakou, est en état d’arrestation par la police mafieuse de Sassou NGuesso. Cette institution, qui avait été imposée à ce dernier par la Banque Mondiale, le dérange énormément. Monsieur Mapakou qui a plus de 70 ans, membre du conseil oeucuménique , est une autorité morale respectée au Congo, qui n’aurait jamais pu se prêter à des actes délictueux. Son jugement en comparution immédiate est prévue la semaine prochaine !

La remise en liberté de Monsieur Joseph Mapakou devrait être imposée à Monsieur Sassou NGuesso et être une contrepartie à votre présence à Brazzaville. Les mêmes personnes et associations, qui se déchaînent sur les réseaux sociaux sur les motivations réelles de votre voyage, ne manquerons pas de vous en féliciter et de vous en remercier profondément.

En espérant que vous saurez tenir compte de nos légitimes inquiétudes,

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Mingwa mia Biango

Cercle de réflexion pour des idées nouvelles

Diffusé le 21 juillet 2013, par www.congo-liberty.com

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 08:18
[Congo-Brazzaville/Françafrique] Une société française aus ecours de la Police et la Gendarmerie pour sécuriser le FESPAM

La milice (les cobras) de Sassou et N'Denguet, légalisée et incorporée (dissimulée) dans les corps de la Police, l'Armée, la Gendarmerie, etc., dont certains des éléments savent à peine lire et écrire leur nom, incapable d'assurer la sécurité des congolais a trouvé un moyen de faire sortir de l'argent dans les caisses de l'état pour la 9ème édition du « Festival panafricain de la musique (FESPAM) » en déployant un dispositif de sécurité assuré par la société française « Athena Protections », et pour mater le peuple, ils en sont capables. En même temps, la police française opère depuis un moment au Congo, comme en territoire conquis : Le Congo est-il devenu sous le régime des N'Guesso une Sous-préfecture de la France ?


Logo du « Festival panafricain de musique (FESPAM) »..

Le gouvernement congolais a pris des dispositions sécuritaires particulières pour le « Festival panafricain de musique (FESPAM) » qui s’ouvre le 13 juillet 2013 à Brazzaville. Afin de parer à d’éventuels accidents, le gouvernement congolais a annoncé vendredi 12 juillet 2013 le déploiement d’un important dispositif de sécurité. La société française « Athena Protections » est impliquée à la sécurisation du festival, initié par l’« Union africaine » et soutenu par l’« Unesco ».

« Nous avons fait recours à l’expertise extérieure pour prêter main forte à la police et la gendarmerie nationales », a confié le ministre congolais de la Culture et des Arts, Jean-Claude Gakosso. En 2011, une bousculade à l’entrée du stade Eboué, principal lieu de déroulement des spectacles du festival, avait occasionné la mort de huit personnes.

Par ailleurs, la police française par son service de sécurité intérieure a repris ses activités au Congo, dans le cadre de la coopération policière renouvelée en janvier 1999, voir sa présentation ci-dessous:


PRÉSENTATION DU SERVICE DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE AU 13 JUILLET 2013
(Source : (http://www.ambafrance-cg.org)

Le « Service de Sécurité intérieure (SSI) » est représenté au Congo depuis 1989, « dans le cadre de l’accord général de coopération du 1er janvier 1974. Après une suspension consécutive aux évènements de 1997, la coopération policière a pleinement repris en janvier 1999 ».

Le « Service de Sécurité intérieure (SSI) » intervient « dans le domaine du conseil technique auprès des autorités de police en matière de sécurité publique, de police judiciaire, d’immigration et de sureté aéroportuaire et de formation initiale et continue ainsi que dans celui de la sécurité civile ».

Au Congo, l’effectif du « SSI » comprend l’« Attaché de Sécurité intérieure (ASI) », deux « Experts techniques internationaux police (ETI) », un chef de projet et un coopérant gendarmes.

- ASI : Commissaire de police Michel Cassagne
- ETI Brazzaville : Commandant de police Patrick Ducret
- ETI Pointe-Noire : Commandant de police Anne Colomb
- Chef de projet gendarmerie : Leutenant-colonel Jean-François Gaume
- Conseiller école de gendarmerie : Chef d’escadron Stéphane Marcesse


RÔLE DE L'ATTACHÉ DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE (ASI)

Conseiller de l’Ambassadeur pour toutes les questions relatives à la sécurité intérieure, il anime et coordonne la coopération bilatérale de sécurité ainsi que la coopération multilatérale, en particulier dans leurs aspects techniques, opérationnels et institutionnels. L’Attaché de Sécurité Intérieure dispose du statut diplomatique et met en œuvre la coopération définie par le Ministre de l’Intérieur en cohérence avec les orientations générales de notre politique extérieure. Interlocuteur privilégié des autorités de police ou de gendarmerie locales, l’« ASI » est, dans son poste à l’étranger, le représentant de la police et de la gendarmerie nationales. Il propose et met en œuvre des programmes de coopération, participe à la mission d’assistance à la communauté française résidente et contribue, par son action, à la sécurité intérieure de la France.


QUELLES SONT LES MISSIONS DU SERVICE DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE ?

Pour l’exercice de ses attributions, l’« ASI » peut être secondé par un attaché de sécurité intérieure adjoint et par des officiers de liaison, des experts techniques internationaux, coopérants de la police ou de la gendarmerie nationales, dont il anime et coordonne l’ensemble des activités. Ses missions conduisent le service à développer les échanges d’informations opérationnelles avec la police du pays de résidence, notamment en ce qui concerne la criminalité internationale (immigration irrégulière, criminalité organisée, terrorisme, trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains…). Le Service constitue un maillon essentiel de la mise en œuvre des mandats d’arrêts européens. Il participe à l’accompagnement des commissions rogatoires internationales. Il apporte également son concours à la promotion de l’industrie française dans le domaine des équipements de sécurité et prend part à la mission d’assistance à la communauté française résidente. Par son action quotidienne ou dans la préparation d’accords de coopération bilatéraux ou multilatéraux, le « SSI » contribue directement à la sécurité intérieure de la France.

SOURCE : africdossier - Nerratipress

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Notre les commentaire :

Lorsqu'on est incapable d'organiser des manifestations et qu'on n'est pas capable d'en assurer la sécurité des personnes et des biens, on se garde bien de ne pas en prendre la responsabilité. L'amateurisme, à moins que ce soit-là un moyen de détourner et dilapider les fonds publics, n'est pas de nature à réhausser l'image d'un pays comme le Congo et son régime scélérat. Cependant, VIVE LA FRANCAFRIQUE, pouvons-nous dire ! Cette pieuvre (mafia) qui continue à sucer notre sang.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:50
[Afrique centrale) Air CEMAC dans les soutes d'Air France

Ainsi, pour assurer l’envol d’Air CEMAC, société aérienne sous-régionale, un partenariat public-privé a été conclu entre celle-ci et la compagnie aérienne française Air France, sur instructions des chefs d’Etat de la CEMAC, lors de la session extraordinaire tenue le 14 juin 2013, à Libreville au Gabon.

Complexe du colonisé

Au terme d'une psychothérapie de groupe poussée, on croyait naïvement que les chefs d’Etat de la CEMAC à la conciliabule de Libreville du 14 juin 2013, tirant les leçons de l’expérience foireuse et scandaleuse d’Air Afrique avec le français Yves Roland-Billecart (mars 1989-février1997) comme PDG, après la gestion chaotique d’Air Afrique par l’ivoirien Aoussou Koffi (1973-1985) et le congolais Auxence Ikonga (juin 1985-mars 1989). On croyait que ces chefs s'affranchiraient du complexe du colonisé qui pousse les plus fébriles d'entre eux à courir après la vague de l’eldorado et du succès industriel français. On aurait cru que ces derniers parviendraient ainsi à rompre leur addiction à la potion prétendument « magique » du druide de la France.

Bref, un magnifique mouvement d'émancipation de l’Afrique francophone vis-à-vis de l’Hexagone adviendraitaprès cinquante ans d’indépendance. Erreur !

C’était sans compter avec ce qu’Albert Memmi appelle « portrait du colonisé » En effet,le sursaut d’émancipation n’a pas eu lieu. Preuve que jamais la colonisation ne s’est mieux porté depuis sa fin, en 1960. La « mère-patrie » continue de chaperonner les membres de son ancien Empire.

Dans la gueule du loup

Les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, pieds et poings liés, ont jeté Air CEMAC dans la gueule du loup dans un secteur oligopolistique et concurrentiel coiffés par American Airline, British Aorways et Lufthansa. Partenaire stratégique d’Air CEMAC, Air France détient 34 % du capital d’Air CEMAC, les pays de la communauté 5 %, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) 15 %, le reste des parts, soit 46 %, sera réservé au secteur privé ( congosite.com, 27 juin 2013). L’analyse de la composition du capital d’Air CEMAC fait apparaître que la société aérienne française Air France qui n’affiche pas une santé financière mirobolante est majoritaire avec 34 %.

Historique

Air France est fondé en 1933.Ses activités se divisent en trois branches : le transport de passagers (77%), de marchandises (13%) ainsi que de l’entretien et la maintenance aéronautique (4%) et autres (6%). Au travers d’un bref historique, il est possible de relever quelques éléments marquants tel que la fusion en 1997 de Air France avec Air Inter ; en 1999 Air France rentre en bourse. Entre 1999 et 2008, Air France multiplie les alliances, les acquisitions et les fusions (Alliance avec Delta Airline, avec Skyteam ;fusion avec KLM ; acquisition de Martinair ; création d’une division Low cost, Transavia).

Air France a toujours eu une politique d’expansion par ses alliances et ses prises de pouvoirs. La participation de 34 % d’Air France au capital d’Air CEMAC obéit bien à cette logique.

L'enjeu est immédiat: "stopper l'hémorragie" de trésorerie qui pourrait faire sombrer la compagnie tricolore.

Air France, menacée sur son réseau domestique par les compagnies à bas prix et malmenée sur le long-courrier par ses rivales d’Amérique du Nord, d'Asie et du Golfe, est condamnée à faire des économies tous azimuts. Dans ce contexte, Air France a du mal à réduire l'écart de compétitivité avec British Airways et Lufthansa qui dominent le secteur aérien européen.

Bénéfices en chute libre

La situation d’Air France-KLM ne s’est pas arrangée depuis. Le groupe franco-néerlandais a en effet publié ses résultats trimestriels le 2 mai 2013 : s’ils font état d’une amélioration du résultat d’exploitation, la perte nette s’est, elle, considérablement creusé. La perte d’exploitation a en effet été réduite à 530 millions d’euros, contre 611 millions en 2012. Au contraire, la perte nette est passée de 379 millions d’euros à 630 millions d’euros. Air France-KLM a attribué ces mauvaises performances à l’environnement économique mondial, peu favorable (Journal de l’aviation, 3 Mai 2013).

Actionnaire majoritaire d’Air CEMAC à hauteur de 34 % du capital, Air France aura une grande marge de manœuvre dans la définition de la stratégie générale de l’entreprise et du choix ainsi que dans la nomination du PDG et du président du conseil d’administration

Impossible décollage

Dans ces circonstances, comment Air France, en proie elle-même à de graves difficultés financières, peut-elle assurer le décollage de la compagnie aérienne sous régionale Air CEMAC ? l'appareil d'Etat de la CEMAC, constitué des chefs d’Etat biberonnés à la françafrique, a cultivé, en virtuose, un cynique double jeu, soutenant d'une main les populations de la CEMAC en les berçant d’illusions et offrant de l'autre une liberté de manœuvre et de trafics laissée aux managers d’Air France. Au regard du capital, Air CEMAC dont les caisses du trésor des pays membres débordent pourtant de pétro-CFA,ne serait-elle qu’un ballon d’oxygène d’Air France ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 17:06
[Congo-Brazzaville] Jean-Paul Pigasse, le mercenaire-propagandiste importé, la terreur et les états-généraux, par Robert Ossebi

Il est arrivé à chacun de nous de longer une parcelle, une propriété, derrière les grilles de laquelle un chien aboie systématiquement à notre passage. Il faudrait être insensé pour y répondre de quelque manière que ce soit.

Il en est de même des éditoriaux publiés à la « une » des Dépêches de Brazzaville signés d’un pseudo du même nom. Les titres se composent d’un mot ou deux qui relèvent souvent de la mise en garde et de l’intimidation.

Ce rédacteur joue le même rôle que l’animal derrière sa grille : la protection inconditionnelle du « Maître », de sa propriété et de son pouvoir !

L’article auquel il convient de réagir et de sortir d’une raisonnable indifférence est celui du 19 juin dernier. Intitulé « Attention », l’avertissement utilise le ton pédagogique d’un professeur d’histoire. Mais le valet du pouvoir qu’il défend, en prétendant nous faire la leçon et en nous promettant une autre apocalypse, connait mal le pays qui l’accueille actuellement et les évènements qui avaient précédé sa venue, sur notre territoire en 1997, dans les bagages sanguinolents du Général putchiste- chef de guerre civile.

L’auteur, pour nous prévenir de la tenue d’états-généraux, nous cite la Terreur qui s’était instaurée après leur déroulement en France en 1788 et 1789. Il ne manque pas alors, dans un raccourci qui lui est propre, d’incriminer la Conférence Nationale Souveraine dans le « chaos … de 1993, 1997, 1998 ».

Si c’est Monsieur Jean Paul Pigasse qui se cache derrière le pseudo « Les Dépêches de Brazzaville », il est peut-être incollable sur l’histoire de France mais sur celle, contemporaine, du Congo c’est un zéro pointé qu’il mérite pour l’avoir trop regardée au travers du prisme déformant de ses intérêts personnels et de ceux du dictateur sanguinaire et kleptocrate dont il est l’encenseur.

Pas une balle ne fut tirée durant la période qui précéda la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, ni pendant, ni après. Pas une tête ne fut tranchée alors, ni après sous le Gouvernement d’Union Nationale et de Transition qui l’avait suivie. Seul l’ego de son employeur actuel fut sacrifié. A longueur de séances, ses victimes ou leurs parents, congolais du Sud comme du Nord, ne cessèrent de le malmener et de délivrer des vérités infamantes. Les élections qui s’étaient déroulées, au terme du mandat d’André Milongo, ont été les seules véritablement tansparentes et honnêtes que le Congo n’ait jamais connues. Ce qui explique le score ridicule, une fois encore pour son ego surdimensionné, que Denis Sassou N’Guesso obtint alors.

Mais pourquoi donc, l’animal derrière ses grilles aboie-t-il si fort et montre-t-il tous ses crocs ? Parce que, observateur averti comme il aime à se qualifier lui-même, il se rend bien compte que plus rien ne tient dans la République dont il a la charge de vanter les mérites. Peut-être lui a-t-on déjà soufflé qu’en 1991, le pouvoir incompétent, prétenduement marxiste, de Sassou N’Guesso, l’illusioniste d’Edou (« Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! »), s’était éffondré sur lui-même, abandonné par tous. Les promesses socialistes, sans cesse répétées, avaient été trahies par des pseudo-amis du Peuple, des bonimenteurs de la pire espèce qui récitaient des discours appris à Moscou ou à Pékin dans le but unique de maintenir un pouvoir totalitaire. Tous ces barons qui se prétendaient « hommes forts » , comme des petits enfants, ne s’éloignaient jamais trop de la robe de Monseigneur Kombo et de sa protection, des fois qu’un Robespierre aurait surgi au Palais des Congrès.

C’était la première faillite de Denis Sassou N’Guesso, et de son petit groupe de complices, qui auraient dû disparaitre définitivement de la scène politique congolaise.

Revenus au pouvoir en 1997 par la Terreur qu’ils ont alors eux-mêmes imposée, le Général putchiste s’est débarrassé peu à peu de ses lieutenants et compagnons de crimes contre l’humanité pour faire toute la place à son abondante progéniture.

Aujourd’hui, c’est un second constat de faillite qu’il sera bientôt possible de dresser. A part la vague promesse de « l’émergence », le vol, les détournements massifs s’amplifient. L’échec est partout. Les réalisations anarchiques sont construites à crédit pendant que sa famille nombreuse de vautours s’accapare au comptant toutes les richesses du pays. Des grèves se déclenchent, d’autres s’annoncent.

L’œil averti et inquiet du propagantiste importé regarde avec effroi les fissures de l’édifice devenir lézardes et s’agrandir en ouvertures béantes. Il a raison de craindre que cette accumulation volée, d’or jaune, d’or vert et d’or noir, mêlée de sang ne s’effondre à tout instant sur lui.

Il serait sage, qu’avec l’expérience de l’âge, il prenne exemple sur Isidore Mvouba qui s’est fait porter pâle à Paris depuis un bon mois pour enfin dormir tranquille (ou presque) ; ou comme ces nombreux Brazzavillois qui déménagent à Pointe Noire discrètement…. Certes, il lui sera difficile de faire défection aussi, d’abandonner un empire construit sur des mensonges répétés ; la chute, souvent brutale, est le propre des pouvoirs tyranniques.

En choisissant pour titre « Attention » l’Editorialiste avait repris l’éternel refrain de la « menace » qu’il convient d’utiliser pour soutenir une dictature. Il ne lui sera pas emprunté et retourné pour cette conclusion. Déjà, le 4 mars 2012 son champion s’était retrouvé seul dans son palais présidentiel, abandonné de tous à la première explosion. Nul besoin de faire rouler des ossements d’ancêtres ou ceux récupérés de Savorgnan de Brazza, avec ou sans la tenue d’états-généraux, la chute prochaine s’est inscrite dans les augures. Jean Dominique Okemba ne saurait l’infirmer….

Vous en doutez ? Le champagne millésimé coulait à flots lors du fastueux anniversaire de Saint Tropez aux Caves du Roy. A toutes les tables des courtisans revenaient sur le même sujet, la même conviction : « Ce pouvoir est en train de tomber, profitons-en pendant qu’il est encore temps ! »

Par Romuald Rigobert OSSEBI

(Extrait de CONGO-LIBERTY.COM)

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:13

Affaire des Biens Mal Acquis - Pétition immunités diplomatiques
Association SHERPA
 

Bonjour,

Suite à un nouveau rebondissement dans l’Affaire des Biens Mal Acquis, SHERPA fait appel à vous pour relayer une action urgente et d’importance :

Comme vous le savez sans doute, Teodorin Obiang, le fils du président équato-guinéen, dans le collimateur de la justice car suspecté d’avoir acquis en France des biens avec de l’argent illicite, devrait être sous peu visé par un mandat d’arrêt international. En effet, le parquet de Paris a donné son feu vert il y a quelques jours pour que les juges d’instruction puisse délivrer un mandat, Teodorin Obiang ne s’étant pas présenté alors qu’il était convoqué pour un interrogatoire.

Or, le même Teodorin a été nommé en octobre dernier (deux semaines seulement après la saisie par les juges d’une dizaine de voiture de luxe lui appartenant) délégué adjoint de la Guinée Équatoriale auprès de l’UNESCO, un poste qui pourrait lui conférer l’immunité diplomatique pour peu que le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAEE) lui accorde un titre de séjour spécial. Cette nomination pourrait mettre en péril le déroulement de l’enquête. Il est par ailleurs impensable qu’une organisation telle que l’UNESCO puisse être instrumentalisée aux fins de se soustraire à la justice.

Un collectif d’organisations, dont SHERPA, a interpellé le MAEE pour lui demander de s’opposer à cette nomination et de refuser le titre de séjour. Nous avons mis en place une pétition en ligne pour que les citoyens puissent en faire autant. Nous vous demandons de bien vouloir la relayer sur votre blog / dans vos réseaux. Nous avons besoin de vous pour permettre à la justice de poursuivre sereinement son travail.


Le lien vers la pétition : http://www.asso-sherpa.org/archives/2030

Il est très important pour nous que des membres de la diaspora et des personnes vivant dans les pays concernés par la plainte aient accès à l’information et puissent se mobiliser.

Merci !

 

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Congo-Mfoa - dans Françafrique
6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 16:13

Ce livre fut écrit sous le feu de l’action en 1998, comme l’indique son titre.

C’est vous dire à quel point il est encore et toujours d’actualité.

 

 

LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE

 

Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU et Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA :

 

 

LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE(Novembre-Décembre 1998)

Rapport succinct adressé à Monsieur le Premier Ministre Français

 

 

1_derniersmassacres.jpgCe livre complète ici l'ouvrage paru chez le même éditeur : La Destruction de Brazzaville ou la Démocratie guillotinée, du Professeur Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU.

 

L'épuration ethnique du Sud Kongo se poursuit inexorablement. Sassou Nguesso ne se résoudra pas à arrêter son ardeur sanguinaire tant que le dernier Kongo ne sera pas supprimé, tant qu'il bénéficiera de l'appui multiple des communautés européennes et de la trahison des Kongo eux-mêmes poussés par des intérêts cupides monstrueux.

 

Un livre qui dénonce l'hypocrisie de la communauté européenne face au génocide de la population congolaise et de ses porte-parole : depuis 1993 des dizaines de milliers de tués. Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l'appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leur dirigeant.

 

Un témoignage adressé à Monsieur le Premier ministre dans l'espoir d'urgentes négociations diplomatiques pour arrêter les massacres.

 

Editions L'Harmattan, Paris, 1999. - ISBN : 2-7384-8034-9

 

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