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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 10:58
(France/Françafrique/Congo-Brazzaville) Les petites brèves de la françafrique et de son valet Sassou Nguesso…

par Mingua-Biango -

La phrase de la semaine…

« Le Congo est entré dans un débat sur l’opportunité de modifier la Constitution et le gouvernement veut créer le consensus sur cette question. Que l’opposition se réunisse pour s’organiser, c’est normal, assure Apollinaire Aya, chargé de la communication de l’Ambassade du Congo à Paris. Mais je ne comprends pas pourquoi elle le fait à Paris, alors qu’elle était libre de le faire à Brazzaville. »

Tirée d’un article de Jeuneeafrique.com : Opposition Congo-Brazzaville | Congo-Brazzaville : à Paris, l’opposition en exil veut forcer Sassou Nguesso au départ

Elle consacre le double langage du pouvoir. Dans les faits, au Congo l’opposition est muselée et dans le même article, le journaliste rapporte que certains de ses dirigeants n’ont même pas le droit à leur liberté de mouvement

Apollinaire Aya est la face avenante, élégante et cultivée que le pouvoir barbare de Brazzaville offre aux décideurs, aux diplomates et aux médias de Paris. Proche d’Edgar Nguesso (c’est son petit même s’il fait presque deux fois sa taille), cela fait bien une quinzaine d’années qu’il officie à cette fonction de responsable de la communication. A Brazzaville, depuis le retour aux affaires du putschiste les uniformes sanglants des cobras sont cachés par des costards taillés dans de belles étoffes. Les élégants complices qui légitiment et soutiennent les actes criminels du pouvoir de Brazzaville ont une responsabilité au moins aussi grande que certains bourreaux sur le terrain.

Disparition d’un chiraquien, artisan du retour par les armes du putschiste récidiviste Sassou NGuesso

Jean-François Probst, proche collaborateur de Jacques Chirac au RPR et à la Mairie de Paris, est mort d’un infarctus à 65 ans à Saint-Jean de Luz, le 12 juin 2014

Ce spécialiste de l’Afrique a été de toutes les aventures chiraquiennes qu’il a décrites dans son livre très acide « Chirac, mon ami de trente ans ! » après s’être éloigné de la vie politique au début des années 2000. (Petite anecdote citée dans ce livre : « Jean François Probst doit partir en mission, il rend visite à Jacques Chirac dans son appartement de l’Hôtel de Ville. Chirac y disposait de nombreux coffres -remplis d’espèces- Il s’absente et revient avec un sac contenant la somme convenue. Probst dit à Chirac « Voulez-vous un reçu ? Réponse : « Surtout pas ! »)

Durant la traversée du désert de notre tyran à Paris, de 1995 à 1997, Jean-François Probst fut un de ses principaux contacts auprès de Chirac. Il devait s’en contenter, Chirac roucoulait avec Pascal et n’avait que faire du président déchu, qu’il ne considérait plus que comme un « has been » et un parasite qu’il ne voulait plus recevoir. N’en déplaise aux Ayatollahs, Denis Sassou Nguesso [avec Claudine Munari] avait mis Chirac devant le fait accompli le 5 juin 1997 au matin. Probst ne fut pas avare, il lui avait ouvert son carnet d’adresses pour y trouver les fournisseurs d’armes dont il avait besoin de juin à octobre 1997. Après sa victoire, le très orgueilleux putschiste prit ses distances avec celui qu’il ne considérait plus que comme un second couteau, témoin gênant de ses années de misère Avenue Rapp à Paris. Cela lui avait valu durant quelques années, de la part de Jean-François Probst, de généreuses volées de bois vert et de piques assassines que nous gardons tous en mémoire et qui se terminaient toujours par un sans appel « voyou de Sassou ! »

Lassé de ces impertinentes attaques, l’ancien exilé de l’avenue Rapp, a fini par négocier l’arrêt des hostilités avec son ancien bienfaiteur aux alentours de 2010. Depuis Jean-François Probst lui a fichu une paix royale. Et maintenant définitive….

Le retour d’un baron de la Françafrique que l’on croyait parti à jamais…

Toujours en France, la probable nomination de Jacques Toubon au poste de « Défenseur des droits » fait bondir à gauche et même tout autant ou presque à droite. Mercredi, François Hollande a fait savoir qu’il envisageait de proposer l’ancien garde des Sceaux de Jacques Chirac pour succéder à Dominique Baudis décédé en avril.

« Défenseur des droits », et surtout des leurs, les Congolais n’ont pas tout à fait de Jacques Toubon cette image-là !

Il faut désormais que cette nomination soit validée par les commissions compétentes de l’Assemblée et du Sénat à une majorité des trois cinquièmes. Mais déjà plusieurs députés PS et le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) appellent les parlementaires concernés à rejeter cette proposition.

Jacques Toubon et son acolyte Patrick Gaubert, tous deux députés européens, s’étaient empressés de se rendre à Brazzaville pour couvrir de louanges l’élection « incontestable » de leur ami Sassou NGuesso « Le matériel électoral était bien sur place dans les bureaux de vote, les listes d’émargement étaient disponibles et les représentants locaux de la Conel étaient équipés de téléphones portables pour parer à tout problème », avait alors déclaré les scrutateurs invités par le dictateur congolais….

(Extrait de congo-liberty)

(France/Françafrique/Congo-Brazzaville) Les petites brèves de la françafrique et de son valet Sassou Nguesso…
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:24
(Congo-Brazzaville) Quel jeu joue la France au Congo-Brazzaville ?

SASSOU-HOLLANDE

En lisant un article de presse paru dans Africatime, j’ai découvert les raisons ayant conduit le consultat de France à refuser les visas à quelques hommes politiques congolais voulant assister aux Assises de Paris.

Voici ce que dit, entre autres, l’article d’ Africatime :

«Pas de visa Des opposants de l’intérieur sont invités aux assises. Mais, déjà, plusieurs ne pourront pas participer. Maître Hervé Ambroise Malonga, président d’honneur du mouvement Sauvons le Congo, n’a pas pu prendre son avion hier soir, faute de visa : « Alors que nous avons déposé régulièrement des dossiers au consulat de France, il nous a été signifié que les visas ne pourront pas nous être attribués au motif que l’objet des assises ne paraît pas être fiable. Quelques éléments nous conduisent de dire qu’il s’agit d’une mainmise des autorités de Brazzaville ». http://fr.africatime.com/congo/articles/des-assises-paris-pour-empecher-sassou-nguesso-de-rester-au-pouvoir#sthash.pKsGnlLZ.dpuf

Ce n’est pas tant le refus des visas qui est choquant ici, mais c’est le motif avancé de leur non délivrance qui est scandaleux et incompréhensible à l’homme ordinaire que je suis. La décision de délivrer des visas ;a des étrangers par un pays est souveraine. Cela va de soi. Mais prendre position dans le débat politique du pays où on est accrédité est discutable.

Au nom de quoi ces fonctionnaires français peuvent-ils s’immiscer dans le débat politique congolais en prétendant que «l’objet des assises ne paraît pas être fiable». Il ne paraît pas fiable à eux ou aux congolais ? Qui sont-ils pour juger du contenu des débats que les congolais doivent avoir entre eux ? Si l’objet des assises ne leur paraît pas être fiable, donc les porteurs de ce projet ne leur sont pas fiables étant donné il est difficile de dissocier un projet de son initiateur. Alors, pour la France, le projet de quel acteur politique congolais est fiable ?

Le refus du visa serait compréhensible si les demandeurs des visas posaient, par exemple, un risque à l’ordre public français. Or, pour prendre que les exemples de Mes Malonga et M’pouélé, ils ont déjà effectué plusieurs voyages aller/retour entre la France et le Congo sans que l’ordre public français, par exemple, en soit perturbé par leurs visites. La raison est donc à rechercher à ailleurs.

Chers compatriotes, pour connaître une personne, il suffit parfois de petits détails de ses pour circonscrire ses traits de caractère. En droit et en diplomatie, on a coutume de dire que le diable se trouve dans les petits détails. Eh bien, pour ceux et celles qui se berçaient encore d’illusions sur la politique du Congo de Mr Homme conduite par Mrs Fabius et Le Drian, ils doivent se désillusionner.

Des diplomates appliquent les politiques et décisions de leur gouvernement. Donc les fonctionnaires du consulat de France ont refusé la délivrance des visas aux membres de l’opposition au régime du PCT sur ordre de leurs gouvernants. En décrétant que l’objet des assises pour une alternance politique au Congo ne leur paraissait pas fiable, le gouvernement de la France prend position dans le débat politique portant sur l’alternance politique au Congo.

Ce n’est point une surprise pour ceux et celles qui suivent l’actualité politique franco-congolaise. Toutes et tous avions assisté comment Le Drian a été manœuvré par le PCT fin 2013 et début 2014 au point de témoigner de sa présence à la mascarade du show organisé par le couple Attias aux frais du contribuable congolais. Nous avons aussi assisté comment Fabius était obligé d’aller se prosterner devant le président Sassou après qu’il ait boudé la rencontre de l’Elysée suite aux propos tenus dans Paris-Match par Sassou sur son fils. Aujourd’hui, il s’est installée une proximité personnalisée entre ces deux ministres français et le président Sassou, laquelle proximité serait inimaginable avec les gouvernants Allemand, Russes ou U.S.

Cette proximité avec le régime du Congo ce n’est pas pour les yeux doux des gouvernants congolais. Détrompez-vous. C’est pour, entre autres, les facilités économiques à Total et l’argent dont le PS a bien besoin pour sa campagne de 2017.

Ainsi du Sassou pestiféré avec qui Hollande ne voulait surtout pas s’afficher en photo, on est passé au Sassou que l’on rencontre nuitamment à l’Elysée, et pour finir au Sassou bailleur de fonds et octroyeur de crédits d’impôts aux entreprises françaises. Or, la main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit. Et comme disait un membre du cercle fermé du PCT, «on a fini par avoir ce Hollande par l’usure». Avec les derniers crédits d’impôt accordés à Total, la boucle est bouclée: la France est au service de Sassou. Ce qui explique, entre autres, le silence de la France dans les affaires Tsourou et l’expulsion des centaines de milliers des frères et soeurs de la RDC.

Nous avions commis des erreurs lors de la conférence nationale de 1991 en laissant les étrangers dont les français s’immiscer dans nos affaires intérieures et nous savons ce que nous a coûté cette immixtion: la guerre en 92-93 et 97-2002, et ce au grand bonheur de la France qui a financé les seigneurs de guerre des deux camps. Qui tient la dette, contrôle le gouvernement comme disent les banques qui vivent du sang des pays faibles comme le nôtre. Ne commettons pas la même erreur pour 2016.

Les gouvernants de la France nous haïssent, PS et UMP confondus. Ils ne sont pas pour notre Bonheur. Ils ne sont pas pour notre développement et encore moins pour notre unité. Nos malheurs font leur Bonheur comme hier les malheurs du people frère angolais faisaient leur bonheur. Tout le monde se souvient des photos de Savimbi entourées du ministre RPR Michel Roussin et de Mr Olivier le missi diminici des régimes français, en pleine zone de guerre en Angola.

Le salut de notre pays nous appartient. Le personnel politique français n’en veut qu’à notre argent. Aussi, le temps est venu de sortir de la puérilité qui nous caractérise parfois dans nos relations avec la France, pour accepter de devenir des adultes maîtres chez eux. Si nous voulons nous affranchir de la servitude dans laquelle les gouvernants français veulent perpétuer, prenons notre destin en main et sachons distinguer qui sont nos partenaires de combat et qui sont nos ennemis. Le gouvernement français est contre l’alternance politique au Congo. Ce gouvernement supporte le statut quo dans notre pays.

Quand vous analysez l’histoire des changements politiques en Afrique, c’est de l’intérieur d’un pays et de ses frontières qu’est venu le salut. Museveni avait l’appui de la Tanzanie; le Rwanda celui de l’Ouganda; Kabila père celui de l’Ouganda et du Rwanda; l’Angola celui du Congo-Brazzaville; la Namibie celui de l’Angola, l’Afrique du Sud celui des pays de la ligne de front de l’Afrique Australe, etc.

Quand les changements sont intervenus dans ces pays, l’étranger était contraint d’accepter la nouvelle donne. Aussi, nous (PCT et Opposition) n’allons pas chercher nos alliés ailleurs que dans la sous-région. Regardons ce que les gouvernants français et leurs alliés ont fait de la Lybie, de la RCA, de la RDC et hier de l’Angola qu’ils avaient mis à feu et à sang. Pour prendre le cas de la RCA, les gouvernants français avaient cru bon de se débarrasser du régime Bozizé en supportant les Séléka pour vite se raviser en laissant éclore les Anti-Balaka. Après, ils viennent nous dire «qu’ils avaient sous-estimé l’état de haine entre les communautés centrafricaines». Mon oeil! Ils ont échoué.

Aujourd’hui, nous avons un SÉRIEUX PROBLÈME POLITIQUE au Congo avec des ramifications sociales et économiques. L’avenir de notre pays dépend de la façon dont ce problème sera résolu: dialogue ou l’éternelle guerre fratricide. C’est à nous de choisir.

Pour ceux et celles qui croient naïvement que le soutien des gouvernants français est pour notre bien, je dis que c’est une politique à court terme. Comme disent les anglo-saxons nous devons «Think outside of the box». Comme Jerry Rawlings le fait pour le Burkina Faso, allons chercher un médiateur régional pour ce conflit fratricide qui s’annonce.

Dans notre sous-région, il n’y a pas mieux que le peuple angolais qui connaît nos défis. Il n’y a pas mieux que le peuple angolais qui sait combien inhumains sont les gouvernants des pays impérialistes tels les USA et France. Allons chercher de l’aide ailleurs pour sortir de cette crise des nerfs qui risque à terme de se transformer en guerre fratricide comme nous savons et aimons le faire. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide pour résoudre ses problèmes. Au contraire, c’est une force et une manifestation de la maturité.

Les Hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font, me disait un de mes professeurs à Paris II Panthéon-Assas. À la fin de la guerre 14-18, les vainqueurs avaient imposé des termes d’armistice humiliants au vaincu. Quelques années plus tard, on avait Hitler et sa seconde guerre mondiale. Aussi, pour ce qui est du Congo, allons vers la médiation auprès d’une partie tierce. Après l’opération d’expulsion des frères et sœurs de la RDC, Pierre Ngollo disait être venu à Luanda pour chercher des conseils de Dos Santos pour le président Sassou. Pourquoi, l’opposition et le PCT ne peuvent pas aller à Luanda pour chercher des conseils de Dos Santos pour ce qui est de l’épineuse question de la constitution?

Ni avant ni après la guerre de 1997, aucun opposant politique n’a rendu visite à Dos Santos pour expliquer leur position. Tout le monde sait que le PCT est au pouvoir grâce au président Dos Santos. Celui-ci sait le prix fort payé par les populations frontalières du Front # 1 du MPLA dans la lutte de libération de l’Angola et lors de la guerre civile avec l’UNITA. Donc le président Dos Santos n’est pas un étranger aux maux qui minent notre pays. Les congolais DOIVENT LUI RENDRE VISITE à Luanda. Dos Santos est un brazzavillois comme nous. Dos Santos a dans son cabinet et dans son haute administration plusieurs individus ayant des liens de sang et d’amitié avec le Congo.

Que nous soyons de l’opposition ou du PCT, oublions les gouvernants français pour conserver ou conquérir le pouvoir. Leur soutien n’est que désolation pour nous. Leur devise est : DIVISER POUR MIEUX REGNER. Mais nous les congolais, nous voulons l’UNITÉ DES FILLES ET FILS de notre pays.

Nassimina Mêrii.

(Extrait de congo-liberty)

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:10
Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande

L’Afrique, eldorado des avocats français

Pour La Lettre du Continent, publication bimensuelle consacrée à l’espace subsaharien, ils sont les « marabouts blancs en robe noire du village franco-africain » : une escouade d’avocats hexagonaux, parisiens pour la plupart, familiers des discrets allers-retours en classe affaires entre Roissy et Abidjan, Libreville, Brazzaville ou Malabo. C’est à eux que les potentats ivoirien, gabonais, congolais et équato-guinéen ainsi que leurs disciples, alliés d’hier ou opposants d’aujourd’hui, confient la défense de leurs intérêts, dans les prétoires africains et sur les bords de Seine. Voire plus si affinités.

Ces « afro-ténors » du barreau, autant jalousés par leurs pairs que vilipendés par les puristes des droits de l’homme, bichonnent cette clientèle hors norme. Grâce à elle, nos plaideurs tropicalisés tutoient le pouvoir et l’argent, tâtent des secrets d’Etat comme des intrigues de palais, dopent leur aura ou soignent un ego endolori. Et ils aiment ça.

Certes, eux savent bien pourquoi les timoniers du défunt « pré carré » francophone d’Afrique leur font les yeux doux. Bien sûr, la langue, l’histoire et la culture communes, la parenté d’institutions et d’outils juridiques amplement calqués sur ceux de l’ancienne puissance coloniale, ne sont pas étrangères à leur pouvoir de séduction. Bien sûr, comme le résume crûment un avocat, « les membres de la nomenklatura trouvent plus chic d’être conseillés par un Français, si possible un bâtonnier ou une star du barreau parisien, que par un Africain, d’autant qu’ils sont tout le temps fourrés à Paris… »

Mais, avant tout, les robes noires sont jaugées à l’aune de leur capacité d’influence, réelle ou supposée, de leur proximité avec les puissants et de l’épaisseur d’un carnet d’adresses bonifié, le cas échéant, par les amitiés franc-maçonnes. « Certains dirigeants africains ont encore du mal à comprendre qu’il n’est pas possible, en France, de museler la presse et de stopper les juges », raille Me Patrick Maisonneuve, hier conseil de l’Etat gabonais.

Son confrère Jean-Paul Benoit, ancien haut fonctionnaire devenu avocat en 2004, peut se prévaloir du profil idéal et d’un CV en or massif – vu de Brazza ou de Malabo : il a servi, en qualité de directeur de cabinet, deux ministres de la Coopération sous l’ère giscardienne et présidé la Maison de l’Afrique ; il est secrétaire national du Parti radical de gauche chargé des affaires internationales et parlementaire européen honoraire. « Certains pensent que je pourrais même les aider à décrocher des subventions à Bruxelles, remarque-t-il. Un avocat, c’est multiservice en Afrique… »

Jean-Pierre Mignard est un des tenor du barreau parisien et ami du président Hollande

Aujourd’hui, ce septuagénaire qui imite à la perfection feu le patriarche gabonais Omar Bongo défend l’Etat ivoirien et un ancien ministre camerounais, en tandem avec Me Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande. Il ne se leurre pas quant aux attentes de ses commanditaires potentiels : « On m’approche pour mes bonnes relations avec le gouvernement actuel, pas parce que je suis le meilleur de Paris. Si j’ai été contacté par la Guinée équatoriale et si Denis Sassou-Nguesso [NDLR : le président congolais] veut me voir, c’est parce que les uns et les autres me croient capable de les tirer du guêpier des BMA… »

BMA. Trois lettres pour un dossier judiciaire, celui des biens mal acquis, qui donne de l’urticaire à l’entourage des chefs d’Etat visés par cette instruction ouverte à Paris en décembre 2010. Denis Sassou-Nguesso, l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang et les héritiers d’Omar Bongo sont suspectés d’avoir puisé dans les deniers de leurs pays respectifs pour amasser, en France, un impressionnant patrimoine mobilier et immobilier.

L’affaire, qui a enflammé la cote des pénalistes français, mobilise aujourd’hui une bonne douzaine d’entre eux. Et aiguise les appétits. Me Francis Szpiner ne s’en cache pas : « Je rentrerais volontiers dans le dossier des BMA », lâche l’ex-conseil de Sa Majesté Impériale Bokassa Ier, empereur centrafricain déchu puis défunt, qui défend désormais le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. Lire la suite…

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande
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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Françafrique
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 18:13
Le Congo-Brazzaville et Monaco négocient les excréments du diable

Par Rigobert Ossebi

Le Docteur Nick Stolls, d’Harleston Norfolk au Royaume Uni, est un dentiste expérimenté de 56 ans, au Harleston Dental Practice , dans Redenhall Road. Père de deux enfants adultes, il a fait le choix de dédier un peu de son temps au bénévolat pour l’ONG MercyShips. Ces deux semaines passées en Octobre dernier, à Pointe Noire, étaient sa seconde mission en Afrique. Il occupait un des 8 fauteuils que compte le navire hôpital américain. Durant son court séjour, il a extrait 350 dents de bouches qu’aucun dentiste n’avait jamais examinées.

Au terme de sa mission, le verdict du praticien fut sans appel : « le Congo est un des pays les plus pauvres du monde ! C’est un pays extrêmement pauvre. La nécessité pour tous les types de soins de santé y est énorme. » C’est ce que l’on pouvait lire, le 7 mars dernier, sur un site d’informations régionales en Angleterre http://www.dissexpress.co.uk/news/latest-news/harleston-dentist-on-his-mercy-ship-mission-to-africa-1-5906474

Quelques jours plus tôt, le 27 février 2014, lors de la signature du Communiqué conjoint entre le Congo et Monaco à la Chancellerie de Monaco à Paris, Madame Sophie Thevenoux se félicitait de l’accord conclu entre les deux Etats en ces termes : « Dans une Afrique en pleine éclosion économique en général, le Congo est en particulier une terre promise pour tous les investisseurs compte tenu de ses atouts naturels, de sa grande stabilité et de la paix qui y règne. Cette position fait du Congo un nouveau partenaire où nous aurons des tas de choses effectivement à développer… »

Alors qui croire ?

Le Docteur Nick Stolls qui charitablement a apporté des soins à une population congolaise qui n’en reçoit jamais.(« Une goutte dans l’océan des besoins locaux mais qu’il avait été heureux d’apporter »). Ou bien la diplomate d’un paradis fiscal qui est devenu une des plaques tournantes des détournements colossaux qui sont opérés du Congo et qui en assure le blanchiment ? Des employés de banques monégasques se rendent régulièrement, pour certains deux fois par mois, dans cet eldorado du business juteux et du pillage organisé.

Déjà des enfants du dictateur sont résidents monégasques (en bonne et due forme). L’administration du Rocher ne s’était pas inquiétée de la provenance criminelle des fonds dont ils se prévalaient. (Comme chacun sait, tous les rejetons Sassou NGuesso sont visés par l’enquête des Biens Mal Acquis, quelque peu en berne actuellement du fait de l’incendie allumé au Centrafrique par Denis Sassou NGuesso himself.) Elle s’était plus intéressée à la collection de jets privés de ces nouveaux résidents qu’à la misère sanitaire et au manque de soins dont souffre la quasi-totalité de la population. « Business is business » Monaco a raison de vouloir s’attacher la fidélité de ces indécents nouveaux riches, à l’instar d’un rejeton NGuesso qui jetait sur la piste de danse de l’hôtel Sarakawa à Lomé (fin février 2014) des billets de banque pour impressionner sa belle famille togolaise.

Nulle doute que pareille attitude, dans les établissements de nuit de l’avenue Princesse Grâce à Monaco, ne manquera pas de connaître un certain succès. Tout comme les repas à 3000 euros (2 millions de FCFA) que le blanchisseur officiel et marseillais d’Edgar NGuesso s’offre au restaurant Louis XV d’Alain Ducasse à chaque fois qu’il va relever les compteurs dans les établissements bancaires de la place.

L’Administration américaine vient de mettre le nom du dirigeant de la Société Gunvor, Monsieur Timchenko, sur la liste des personnes visées par des sanctions. La société Gunvor est l’objet d’une enquête pour blanchiment et corruption menée par le Procureur de Berne, en Suisse, pour une opération de 2 milliards de dollars avec la République du Congo. Suite à cette enquête la Banque BNP Paribas Genève, qui était la banque historique du Congo pour ses affaires pétrolières, a cessé toute activité avec ce pays on ne peut plus corrompu et corrupteur. Gunvor a une filiale à Pointe Noire au Congo dirigée toujours par un proche marseillais d’Edgar NGuesso.

Le Pape François a dit que « l’argent était l’excrément du diable ». La très catholique Principauté de Monaco, très respectueuse de Rome, concernant les excréments de Denis Sassou NGuesso le satanique dictateur congolais, ne voudra rien faire de plus que de se bander les yeux et de se pincer les narines. Pour se racheter auprès du Ciel, elle a ses bonnes œuvres de la Croix-Rouge et peut-être qu’elle fera un petit geste pour MercyShips pour continuer à soigner les miséreux et misérables congolais.

Rigobert OSSEBI

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:30
(France/Europe/Congo-Brazzaville) La chaîne Euronews en affaire avec le dictateur congolais Sassou Nguesso

LA CHAÎNE EURONEWS EN AFFAIRE AVEC LE DICTATEUR CONGOLAIS SASSOU NGUESSO

Le dictateur congolais vient de s’acheter Euronews s’exclame l’opinion publique du Congo-Brazzaville.
En effet, la chaîne européenne Euronews lancera mi-2015 une chaîne d’information multilingue panafricaine, Africanews, basée à Brazzaville, en partenariat avec la télévision publique du Congo, a annoncé la chaîne européenne le lundi 27 janvier 2014.
Le vieux dictateur sanguinaire congolais avait déjà tenté de convaincre en vain le journal français Le Monde de s’installer dans son pays. Mais les syndicats des journalistes s’y étaient opposés au grand dam de l’un de ses principaux actionnaires le banquier Mathieu Pigasse, dont l’oncle Jean-Paul est le spin doctor du despote éclairé de Brazzaville.

Michael Peters, président du directoire d’Euronews, a signé le samedi 27 janvier 2014 avec Jean Obambi, directeur général de TV Congo, l’accord de coopération pour lancer la chaîne. Le journaliste Stephen Smith, ancien spécialiste Afrique à Libération et au Monde, aura un rôle de conseil sur la réflexion éditoriale et stratégique.
Comment expliquer le choix du patron d’Euronews Michael Peters, pour un pays, où les droits de l’homme sont continuellement bafoués, où la liberté d’expression lorsqu’elle n’encense pas le dictateur est synonyme de délit d’opinion et relève du pénal, où les journaux d’opposition sont suspendus et leurs directeurs de publication emprisonnés.
Les journalistes d’Euronews que nous avons contacté s’étonnent de ce choix et avouent n’avoir pas été associés à cette décision qui ne les honorent pas. Sous anonymat certains affirment qu’ils se mobiliseront pour faire barrage à ce projet comme leurs confrères du journal Le Monde. Bien qu’ils ne soient pas contre l’expansion de leur chaîne en Afrique, ils souhaitent qu’Euronews s’installe dans des pays démocratiques, à l’instar des chaînes d’informations internationales CCTV Africa et CNBC Africa installées respectivement au Kenya et en Afrique du Sud.
Une manifestation des congolais de Brazzaville, ainsi que plusieurs organisations des droits de l’homme est prévue dans les jours qui viennent devant les locaux d’Euronews à Lyon.

La Rédaction

par www.congo-liberty.com

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 19:19
[Congo-Brazzaville] La guerre 1997-2005 ou le retour de Sassou Nguesso

La guerre de 1997-2005 ou le retour de Sassou

Le 4 décembre 2013, avant le Sommet de l’Elysée consacré à la paix et à la sécurité en Afrique, M. Sassou, président autoproclamé du Congo-Brazzaville, accorde une interview à l’Hebdomadaire Paris-Match.

Question de la journailste Caroline MANGEZ de Paris-Match : Vous-même, vous êtes beaucoup impliqué en Centrafrique. Pourquoi ce pays ne parvient-il pas à se stabiliser? Qui sont les responsables de son chaos ?

Réponse de Monsieur Sassou : Ramener ça aux acteurs d’aujourd’hui, c’est faire trop court. Depuis l’indépendance, la RCA a connu un parcours confus, toujours en étroite relation avec la France. Le premier chef de cet état, Barthélemy Boganda, est mort peu après son élection dans un accident d’avion dont les circonstances restent à élucider. Dacko lui succède, vite renversé par le calamiteux Bokassa dont la proximité avec la France n’est pas à démontrer. Le même Dacko est ensuite remis en place à Bangui, déposé par un avion venant de Paris. Un coup d’Etat le balaye, et c’est le général André Kolingba que l’on installe. Lui ne faisait même pas semblant de diriger. Quand nous, chefs d’états voisins, arrivions à l’aéroport, c’est un certain colonel français, Mansion, qui se présentait en short et en chemisette, pour nous accueillir. Puis Patassé a fait son tour, balayé par Bozizé qui avait le soutien de l’armée française… Ce drame dure depuis cinquante ans. […] On s’en prend à l’Afrique parce qu’elle est faible.

Cette réponse appelle quelques remarques. D’abord, il ne répond pas à la question mais il se saisit de ce drame pour régler ses comptes avec Paris par rapport aux dossiers des BMA et des 350 disparus du Beach. Mais aussi, en parlant des coups d’Etat successifs en Centrafrique avec l’aide de la France, il évite ainsi qu’on aborde son propre coup d’Etat du 5 juin 1997 avec l’aide et le soutien de Paris par le biais d’ELF. A moins qu’il souffre véritablement d’une amnésie. Ce qui est grave pour le Congo et aussi pour les partenaires de ce pays. Pourquoi ne dit-il pas que lui aussi ressemble à David Dacko ? Si M. Dacko avait été ramené en RCA dans une soute d’avion français, lui Sassou Nguesso n’a-t-il pas été catapulté au Congo-Brazzaville par le bout d’un canon français sur fond de fleuves de larmes et de sang humain ? Alors, il faut rendre à César ce qui est César. Comme il ne veut pas être reconnaissant vis-à-vis de la France, pour le soigner de son amnésie et de sa sénilité volontaires, voici comment la Droite Républicaine de Jacques Chirac avait soigneusement préparé le retour de Sassou au pouvoir après sa cuisante défaite aux élections réellement démocratiques de 1992.

Génocide et crimes contre l’humanité

A vrai dire, nous nous fions aux révélations de M. Jean-François Probst, dans son livre intitulé : Chirac, mon ami de trente ans. Tout commence en France, à Paris, en 1995, quand Jacques Foccart demande à l’auteur du livre ci-dessus référencé : « Est-ce que vous lui donneriez un coup de main ? ». Le « lui » de Foccart, c’est Sassou Nguesso.

Mais, au Congo, tout commence au cours d'un mois de mai 1997. Je parle de la calamité nationale. Des citoyens congolais sont assassinés à Owando pour une affaire de tipoye. Nous sommes le 9 mai 1997. Le Mbochi Sassou souhaite être transporté sur un tipoye par les Kouyou d'Owando. Mais le Mbochi Sassou sait que les Kouyou ne s'y plieront pas. Un scénario bien monté pour la suite des événements. Le prétexte pour...

L'on sait que dans les traditions ethno-tribales ancestrales Kouyou-Mbochi de nos compatriotes de la région de la Cuvette, cette exigence est considérée et regardée, aux yeux des Kouyou, comme un acte de soumission, de dénigrement et d'abaissement. Ce qui équivaut à un acte d'allégeance envers les Mbochi.

Devant le refus des Kouyou de se soumettre à cette humiliation, car pour eux c'en était une, un membre du convoi qui accompagne Sassou dans cette localité d'Owando ouvre le feu, tuant près de dix personnes. D'autres sources donnent le chiffre de douze tués.

Quelques jours plus tard, ne supportant pas l'affront qui leur est fait, la vindicte Mbochi contre les Kouyou suit son cours. Cette fois ça se passe à Oyo. D'autres Congolais, d'origine Kouyou, y sont assassinés, en guise de leçon. Est-ce une façon comme une autre de leur faire comprendre qu'un Kouyou n'est pas l’égal d’un Mbochi ? Qu'ils n'ont donc que le devoir d'obéissance et de soumission envers les Mbochi ?

En Mai 1997, en ma qualité de Représentant Permanent de l'Alliance URD-PCT et Apparentés (devenue URD-FDU) auprès de l’Union Européenne, j'ai écrit à Monsieur Dominique de Villepin, Secrétaire général de l'Élysée dont le contenu en substance fut « (…) Telle que la situation se présente au Congo-Brazzaville, demain nous risquerons de ramasser des morts à la pelle... » (Fin de citation).

Hélas, je ne m'étais pas trompé. La suite est horrible. Atroce. Qu'on ne pouvait l'imaginer. Le nombre de charniers et fosses communes non encore identifiés ni répertoriés témoigne de l’horreur. A ce jour, ils sont tenus secrets. Le peuple congolais et les familles des victimes ainsi suppliciées n’ont-ils pas le droit de savoir, de connaître la vérité ? Pour faire le deuil ? L’impunité ne doit-elle pas s’éclipser au profit de la réconciliation par le deuil collectif avec le droit et la justice ?

Un mort est inoffensif. Quand ou combien de temps faut-il encore attendre pour donner à ces malheureux compatriotes, victimes de la haine et de l'intolérance ethno-tribales, une sépulture digne de foi ? Les us et coutumes traditionnelles ancestrales commandent-elles l'humiliation du vivant jusque dans sa mort par assassinat ? La quête de la paix et de la réconciliation nationale doit-elle passer par ces ignominies-là ? Cette quête exige-t-elle l'impunité, l'oubli de tous ces crimes et l'effacement de ces charniers qui, pourtant, existent bel et bien ? Sans doute devons-nous attendre le feu vert de Paris, notre distributeur de pouvoir en Afrique, puisque toute accession au sommet de nos États découle de lui !

Préliminaires et signes avant-coureurs

Avant que la guerre commencée à Owando entre frères ethno-tribaux n'éclate au grand jour et ne se transporte à Brazzaville, à un moment où personne ne s'en doutait le moins du monde, le Bulletin Nord-Sud Exports, dans un article paru dans sa livraison de mai 1996, révélait que les Etats-Unis et la France auraient demandé aux deux protagonistes (Sassou et Lissouba) de limiter la guerre qu'ils devaient se livrer plus tard à la seule ville de Brazzaville et pas jusqu'à Pointe-Noire. Et pour cause !

Piège et prétexte pour déclencher la guerre

Au Congo-Kinshasa (RDC ex-Zaïre), la situation politique est très instable. L'Occident (États-Unis, Belgique, France), soucieux de la sécurité de ses ressortissants, dépêche en République du Congo-Brazzaville, des contingents armés dans le but de les exfiltrer, officiellement pour les évacuer, selon le terme consacré.

Aujourd'hui, du moins en Afrique, tout le monde sait ce que renferment exactement ces expressions. Prétexte ou pas pour justifier la suite, le non-dit ? Certainement, car jamais personne, sauf les commanditaires et leurs complices, ne le saura.

Advienne que pourra ! Le 5 juin 1997, les hostilités sont déclenchées. Mais, quelques jours avant l'attaque programmée, les contingents armés occidentaux, américains et belges, concertés ou pas, plient bagages, se retirent de Brazzaville. Ne reste que le contingent militaire français.

Ce jour-là, le 5 juin 1997, fort de son droit d'incarner, d'exercer et de faire respecter l'autorité de l'Etat, le gouvernement Lissouba, selon la version officielle, décide d'appréhender et mettre aux arrêts les auteurs des tueries d'Owando et Oyo. Les assassins présumés sont dans la résidence de Mpila de l'ex-président Sassou Nguesso.

Côté Sassou, on objecte : « Ce n'est pas pour arrêter quelqu'un qu'on m'a réveillé à 4 heures du matin. Les opérations de police obéissent à des règles précises qui n'ont pas été appliquées ici. Et qui a dit qu'Aboya et Engobo étaient chez moi ? Ils m'ont agressé et j'ai décidé de me défendre »[1].

Lissouba et son gouvernement savaient-ils qu'ils fonçaient, tête baissée, dans un piège tendu et mûri de longue date ? J'en doute fort, puisque certaines révélations venues plus tard, nous ont apporté la confirmation de nos doutes. Par exemple, M. Jean-François Probst qui, longtemps très proche de Jacques Foccart et de Jacques Chirac, à travers « Chirac, mon ami de trente ans »[2], nous éclaire sur ce qui s'était passé réellement et sur ce qui se tramait, pour leur plus grand malheur, sur le dos des Congolais, et sur la tragédie que devait connaître le pays. A ce sujet, il écrit :

(…) Jacques Foccart n'allait pas voir Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo, Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade. C'était eux qui venaient rue de Prony.

(…) A cette époque, Jacques Foccart m'avait confié pour mission de m'occuper de Denis Sassou Nguesso, le président du Congo-Brazzaville. « Est-ce que vous connaissez Sassou ? » m'avait-il demandé. J'avais connu le dictateur-président[3], alors marxiste-léniniste « pur » et dur, en 1982. Je lui avais rendu visite avec Jérôme Monod, à propos de la gestion des eaux de Brazzaville. Nous avions été reçus par un homme en costume gris, austère. J'avais pris connaissance de son dossier au Quai d'Orsay…

(…) Après une première « révolte des jeunes gens », Sassou et ses amis avaient amené au pouvoir un premier président marxiste orthodoxe, Marien Ngouabi. Et un an plus tard, ils l'avaient éliminé. Selon le dossier du Quai, Sassou avait été l'exécutant[4]. (…) Pendant toutes ces années, Denis Sassou Nguesso avait soutenu Chirac… A la suite de sa défaite à l'élection présidentielle de 1992, il était devenu un Africain en exil.

« Est-ce que vous lui donneriez un coup demain ? » m'a demandé Foccart. J'ai donc aidé l'ancien président à partir de la fin 1995 jusqu'à son retour au pouvoir en 1997.

(…) Il (Sassou) n'était pas interdit de séjour là-bas, mais ayant tenu le Congo d'une main de fer, il ne supportait guère l'idée de revenir dans un pays « démocratique »… Et puis, il avait pris des goûts de luxe, ce qui l'avait fait évoluer idéologiquement.

(…) En sous-main, Jacques Foccart ne lui avait pas retiré sa confiance. Au contraire. J'ai donc préparé son retour médiatique, en janvier 1997…

(…) Les élections ont donné l'occasion du coup d'Etat. L'histoire officielle dit que le président Lissouba a engagé un char contre la villa de Sassou, en réalité il s'agissait d'une provocation montée de toutes pièces par la milice Cobra. Sassou était de l'autre côté du fleuve Congo, avec des jumelles. Le président Lissouba (…) et sa directrice de cabinet, Claudine Munari, n'ont pas compris ce qui était en train de leur arriver et ils ont été renversés. En juillet 1997, la guerre a commencé. Les combats ont duré tout l'été. J'ai aidé le clan Sassou à revenir là-bas. Et je lui ai trouvé des armes au mois d'août 1997, après le décès de Jacques Foccart, à la demande de Pierre Oba, le ministre de l'Intérieur… Il fallait trouver de l'artillerie. Je n'ai jamais été marchand de canons, mais j'ai aiguillé Oba vers un spécialiste à Monaco. Et le président angolais José Eduardo Dos Santos a aidé Sassou à donner le dernier coup de reins…[5].

C'est un aveu, une signature. Incontestables. Mais les dénégations ne manquent pas malgré ces aveux, comme le refus de la repentance, par exemple.

Bref, pendant ce temps, que fait l'armée française restée à Brazzaville après le départ des contingents américain et belge ?[6]

Après l'évacuation des ressortissants occidentaux et autres étrangers de Kinshasa et de Brazzaville (version officielle), le contingent français se retire, laissant derrière lui un pays à feu et à sang, et abandonnant un peuple à son sort, à l’agonie, à la folie meurtrière d'un homme que la France, commanditaire des massacres humains qui s'ensuivirent, ne connaissait que trop bien[7]. Mais en prenant tout de même le soin de lui laisser son armement, toute sa logistique.

Au regard de ce qui précède, le reste, par exemple la situation en RDCongo-Kinshasa et l'évacuation des occidentaux provenant de Kinshasa, n'était donc qu'un prétexte, puisque la France n'a pas pris en charge les évacués de Brazzaville à partir de Kinshasa. Ceux qui suivent ce développement comprennent bien les enjeux commandés par la cupidité, l'avidité et la concussion au détriment et au grand mépris des vies humaines ainsi sacrifiées. Seulement voilà ! Bien que connaissant son homme lige quant à sa propension à la violence et aux crimes, Paris (la France) connaissait-elle les intentions profondes et les non-dits de l'homme qu'elle remettait au pouvoir au Congo-Brazzaville ? Nous pouvons répondre par l’affirmative, puisque dans ses mémoires posthumes publiés par Jeune Afrique (B.B.Y.), Foccart aurait confié à ses scribes « héritiers » que Sassou Nguesso était un homme dangereux et très rancunier, et qu'il doutait de ses capacité et volonté de rassemblement et de restauration de la paix et de la démocratie dans son pays.

Pour preuve, la demande de Sassou Nguesso adressée à Elf pour assassiner des opposants trop remuants et gênants[8].

Ceci confirme ce qu'avait déjà exprimé sur son lit d'hôpital à Paris, feu président Jacques Opangault, qui avait dit : « Tant que le petit au signe du diable sur le front (entendez Sassou Nguesso) sera toujours là, le Congo ne connaîtra jamais de paix, encore moins de réconciliation nationale »[9].

Jean-Claude Mayima-Mbemba

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N.B. : Si le président Lissouba n’a rien vu venir du complot qui se tramait contre lui et son régime, il est fort à parier que sa Directrice de Cabinet, Mme Munari, et son ministre de l’Intérieur, M. Martin Mberi, savaient ce qui se préparait et qui devait advenir. A bien y regarder, ils étaient les yeux et les oreilles de M. Sassou au sein du régime Lissouba. Si non, comment expliquer que M. Sassou les ait repris et nommés ministres dans ses gouvernements ? A chacun des Congolais d’y réfléchir.

[1] Jean-Pierre Makouta-Mboukou, La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée, L’Harmattan, Paris, 1999.

[2] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[3] Au lieu de dictateur-président, M. Jean-François Probst aurait été mieux inspiré d’écrire : « Gouverneur Général Dictateur-Président » du Territoire Français du Moyen-Congo dit République du Congo.

[4]Pour plus de précisions sur l’assassinat du président Marien Ngouabi, Cf. Jean-Claude Mayima-Mbemba, Assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission ad’hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (25 février – 10 juin 1991). Tome 1, ICES, Corbeil-Essonnes, 2004

[5] Jean-François Probst, op. cit.

[6] Jean-Pierre Makouta-Mboukou et Jean-Claude Mayima-Mbemba, Les derniers massacres du Congo-Brazzaville, L’Harmattan, Paris, 1999.

[7] Cf. : Extrait du discours de Jacques Chirac à Luanda, le 30 juin 1998. Voici dix-sept ans, la démocratie annoncée par le président Jacques Chirac à Luanda n’est toujours n’est toujours pas visible au Congo-Brazzaville. Son poulain, Sassou Nguesso, l’a toujours foulée aux pieds.

[8] François-Xavier Verschave, L’envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazzaville et en Angola, Agone, Marseille, 2001, p. 31.

[9] Propos tenu par le président Jacques Opangault sur son lit d’hôpital à Paris.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Françafrique
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:48
France/Afrique : Le grand retour de la France sur le continent et la pâle figure de l'Afrique

Le GRAND retour de la France SUR LE CONTINENT ET LA PÂLE FIGURE DE L’AFRIQUE

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B. Bilombot-Bitadys - dans Congo-Braazzaville France Françafrique
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 16:05
[Afrique/Françafrique/France/Congo-Brazzaville] La paix en Afrique ne doit pas se décider à l'Elysée avec des dictateurs !

[Afrique/Françafrique/France/Congo-Brazzaville] La paix en Afrique ne doit pas se décider à l'Elysée avec des dictateurs !


A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée.
Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.
Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .
Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.
Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE
Diffusé le 14 novembre 2013, par l’ONG SURVIE

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Association Survie - dans Afrique Françafrique France Dictateurs
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 09:42
[Afrique/Françafrique] Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Côte d'Ivoire...

Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Cote d’Ivoire

Publié par Mokhtar Mballo

La police abidjanaise a arrêté 4 mauritaniens au cours de leur route en partance vers le Congo-Brazzaville, quand elle a soupçonné les voyageurs d’être des infiltrés terroristes déguisés en commerçants.

Selon des sources en provenance du Congo, les compatriotes arrêtés détenaient à la fois des passeports mauritaniens et maliens. Ce qui a renforcé les suspicions qui pèsent sur eux, conduisant les policiers ivoiriens à les indexer d’extrémisme et de tentative d’exécution d’actes terroristes à l’intérieur d’Abidjan.

Non loin de ce dossier, la police abidjanaise aurait arrêté également un autre mauritanien résident en Cote d’Ivoire que le groupe interpellé avait chargé de s’occuper de réservations hôtelières.

Les 5 mauritaniens seraient actuellement incarcérés à la prison de la capitale. Selon des sources, l’Ambassade mauritanienne à Abidjan n’a pas remué le doigt dans cette affaire, ni demandé des explications aux autorités ivoiriennes concernées sur les rebondissements de ce dossier qui a conduit à l’emprisonnement de concitoyens expatriés.

Rappelons que le gouvernement britannique avait mis en garde en septembre derniers la Côte d’Ivoire contre les attaques terroristes, soulignant que le pays est dans le viseur des islamistes pour avoir œuvré activement pour que la communauté internationale boute hors du Nord Mali, les Djihadistes qui s’y étaient établis.

Le coup que mijoteraient ces terroristes serait en représailles à la forte implication du président ivoirien, Alassane Ouattara, qui est par ailleurs président en exercice de la Cedeao( Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Les autorités ivoiriennes sont donc prévenues.

mourassiloun

SOURCE :http://www.pointschauds.info/fr/2013/10/28/terrorisme-arrestation-de-5-mauritaniens-en-cote-divoire/

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:14
[RAPPEL] La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

Sous le titre « Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera », le site Internet de Mwinda (http://ww.mwinda.org) a mis en ligne, le 9 septembre 2009, une diffusion de la chaîne de télévision AL JAZEERA sur les frasques et les turpitudes de Sassou Nguesso, président autoproclamé et auto-élu du Congo-Brazzaville dont voici les liens :

Première partie : http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU

Deuxième partie : http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbl0-E

http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2009/09/20099912372175526.html

Rien n'est surprenant ni étonnant. La présence de Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville est l'œuvre de la France. Un Français pure souche, M. Jean-François Probst[1], le prouve dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans".

Avant lui, il y a eu notre très regretté François-Xavier Verschave et Xavier Harel, entre autres, qui ont mis le doigt sur la cupidité, l'avidité, la concussion et la férocité françaises en Afrique. C’est la politique de la CAVE (Cupidité, Avidité, Vecteurs Esclavagistes).

Que la saga Sassou Nguesso & Co soit répercutée par une chaîne arabophone, AL JAZEERA, est déjà un pas et un événement de taille. Ce n’est que la conséquence de la politique d’un Etat tiers qui a choisi et juré de ne jamais couper le cordon ombilical qui le lie à cette partie de l’Afrique. La France peut nier les faits. Qu’à cela ne tienne, c'est aussi son droit le plus absolu de les nier. Mais peut-elle mettre au défi et contredire M. Probst, témoin privilégié de ce crime ?

A moins que la France ait fait sienne ou qu’elle soit revenue à la vieille politique de l’ère des Compagnies concessionnaires, de sinistre mémoire. Déjà Total, un Etat dans l’Etat, est indexée en Birmanie, et ce n’est pas le seul pays qui fait les frais des pratiques de cette société anciennement appelée ELF. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes pratiques. Un individu peut changer de nom. Mais, changera-t-il pour autant sa nature ? Rien n’est moins sûr. ELFTOTALFINA n’est d’ailleurs pas la seule société française dans le collimateur, avec les mêmes méthodes, les mêmes pratiques, les mêmes comportements, les mêmes agissements, etc., à l’égard de leur vache à lait : l’Afrique.

Personne ne parlerait de cet homme (Sassou Nguesso), encore moins de toutes ses frasques (crimes de sang, vols, détournements de fonds publics, etc.) dénoncées dans le film, si la France qui ne s’est jamais débarrassée de son manteau, de sa nature et de son caractère, voire de ses pratiques et comportement toujours esclavagistes et colonialistes, n’était pas au centre de cette barbarie, de tous ces scandales. Elle est responsable et coupable. Aux Peuples africains de le savoir.

Les crimes de sang, les crimes économiques et financiers, sont donc avant tout les crimes de la France en Afrique. Sassou Nguesso n’est qu’un "GOUVERNEUR DELEGUE" local du territoire français du Moyen-Congo. Il est le bras armé et séculier de la France sur son pré carré.

Ainsi, pendant que les Français vont directement dans les paradis fiscaux pour y planquer leurs avoirs financiers (Suisse, Luxembourg, Autriche, etc.), pour les Africains de type Sassou Nguesso, le premier paradis fiscal c'est la France via ses banques (Crédit du Nord, BNP-Paribas, etc.) et autres Groupes militaro-industriels (Total, Bolloré par exemple, pour ne citer qu’eux) qui, eux, se chargent à leur tour de rediriger (blanchir) le fruit du pillage et de la mafia vers d'autres paradis fiscaux. Paris lave plus blanc. La France est une plaque tournante pour cette mafia de grande envergure en relation avec ses colonies. La France, pour les faillis africains et congolais en particulier, est le pilier de tous les kleptocrates, dictateurs et criminels africains au pouvoir. Pour preuve, c'est elle qui les y place, les y installe. Et quand ils ne sont plus d’aucun intérêt, soit parce qu’ils se rebiffent, soit parce qu’ils deviennent inefficaces, alors elle les « efface » pour les remplacer par d’autres.

Voici quelques cas :

- Le président Sankara est assassiné et remplacé par l’actuel président du Burkina.

- Bokassa est remplacé par un autre ancien président, David Dacko en Centrafrique.

- Fulbert Youlou est reversé et remplacé par Massamba-Débat, au Congo-Brazzaville.

- Massamba-Débat est renversé (assassiné plus tard par Sassou Nguesso en 1977) et remplacé par Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville).

- Marien Ngouabi est assassiné et remplacé par Sassou Nguesso pendant deux semaines puis, par un tour de passe-passe, est remplacé par Yhombi-Opango, lui-même déposé et remplacé en 1979 par le même Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

- Lissouba est renversé par un coup d’Etat très sanglant et remplacé par le même Sassou Nguesso, en 1997.

- Le président Laurent Gbagbo a failli subir le même sort pour être remplacé par Alassane Ouattara, n’eût été la fierté, la vigilance et la mobilisation du Peuple ivoirien qui a défendu bec et ongles sa souveraineté et empêché ainsi ce scénario classique déjà rôdé et appliqué à d’autres pays comme ceux cités ci-dessus, à titre d’exemple.

Cette liste n’est pas exhaustive. Il y en a et il y en aura beaucoup d’autres, soit qui ont déjà subi, soit qui subiront demain les affres de l’Etat Françafrique, le même sort.

En Afrique francophone, quiconque aspire à devenir « Gouverneur délégué » (Président) de la Françafrique dans son pays ne peut y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat françafricain dont le siège (Capitale) est à Paris[2]. De même, quiconque de ces « Gouverneurs délégués » en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial[3] de l’Etat Françafricain est débarqué, quand il n’est pas assassiné, et remplacé par un autre postulant. La demande est tellement nombreuse. Ainsi va la vie dans cet Etat mafieux de la Françafrique piloté depuis Paris.

Après, il ne faut pas parler de repentance, mais plutôt des bienfaits de l’esclavage et de la colonisation. Apres tout, n'est-ce pas Georges Clémenceau qui avait dit : "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" ?

On a depuis longtemps remarqué que la France, pour des opérations dites "coup bas", n'envoie plus ses troupes officielles. Elle sous-traite, depuis des décennies, ses opérations comme les coups d'Etat. On a vu au Congo-Brazzaville la présence des Angolais, des Tchadiens, des gabonais, des Hutus-power, des mercenaires de diverses nationalités pour réinstaller SASSOU NGUESSO à la tête du Congo. Le Congo est un pays d'esclaves de la France. A leur tête, elle a placé un "AFFRANCHI". Or l'affranchi est toujours pire et plus dangereux que son maître.

Enfin, lorsqu’on s’adresse à la même France et qu’on lui demande de retirer, d’annihiler son "poison", elle vous répond : "Non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. C’est une affaire qui ne regarde que les peuples des pays concernés". En clair, son message est : « Débrouillez-vous ! Cela ne me regarde pas tant que mes intérêts ne sont pas menacés »Le paradoxe, c'est que quand on commence à se « débrouiller », à s’agiter et à s’organiser pour dégommer l'intrus, éradiquer le parasite inoculé par la France dans le pays, c'est la même France, qui se croit tout permis dans ces cas-là, qui dépêche des barbouzes de type JEAN-PAUL PIGASSE, BOURGI[4], GAUBERT, TOUBON (l’homme de l’Himalaya) etc., et autres troupes de substitution accompagnées de divers supplétifs (mercenaires) pour aller écraser les « rebelles ». Ainsi la situation devient-elle un cercle vicieux[5].

Quand on se retourne vers l’ONU ou l’Union Européenne, la France est là, brandissant son veto, en tant que patronne de l’Etat mafieux françafricain.

S’agissant de l’Afrique francophone, de ses anciennes (?) colonies, c’est-à-dire de son pré carré, la France a beau jurer la main sur le cœur qu’elle n’y est pour rien dans la situation apocalyptique qui frappe ces pays, personne, en tout cas aucun Africain encore moins un Congolais intègre et digne du nom, ne la croira. La France est un pays criminel. Ce n'est pas pour rien que Hitler allait toujours s'incliner sur la tombe de Napoléon. A chacun de comprendre pourquoi. La France, n'est-elle pas la patrie du CODE NOIR de Colbert et du CODE DE L'INDIGENAT de Napoléon ?

De l’esclavage à la colonisation et du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy en passant par Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la France n’a jamais changé d’un iota. Elle ne changera jamais !

Dans ces conditions, rien n'est donc surprenant de voir des Consulats français brûlés en Afrique, comme récemment au Gabon. Est-ce le début d'une grande confrontation ? Est-ce le signe avant-coureur ? Et si la France ne comprenait que ce langage, ce discours ; c’est-à-dire, celui de la violence, du rapport de force puisqu’elle ne sait rien faire d’autre que cela, à l’instar de ses « affranchis » de type Sassou Nguesso ? A croire que la France recherche la confrontation armée avec les peuples africains de son pré carré.

L'Afrique n’est pas entrée dans l'Histoire (dixit Sarkozy à Dakar). Si pour la France, même en ce XXIème siècle, entrer dans l'Histoire :

  • C’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ;

  • C’est installer dans d’autres pays des kleptocrates, des dictateurs, des criminels sur fond de fleuves de sang humain ;

  • C’est asservir des peuples entiers quitte à les réduire en esclavage comme elle l’a toujours fait, sans scrupules et sans états d’âme, parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille ;

Alors le message est entendu. Il reste donc aux Africains de la prendre au mot, puisqu'elle n'a de cesse de répéter que c'est aux Africains eux-mêmes qu’il revient de régler leurs problèmes. En clair, elle leur dit de démolir par leurs propres moyens ce qu'elle a mis en place, dans leurs pays respectifs.

La France n'est pas "POMPIER". Elle est PYROMANE !

Comprenons-le une bonne fois pour toutes !

En conclusion, au regard de ce qui précède, l’Afrique du pré carré français n’est pas indépendante et ne l’a jamais été. Alors, à tous les Africains du pré carré de s’unir pour la conquérir, la reconquérir.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de l’Organisation

Africa Human Voice International (AHVI)

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[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Ed. Denoël, Paris, 2007.

[2] Cf. Christophe Barbier, Gabon banania, in L’Express du 10/19/2009.

[3] Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005. (Il est très difficile de se procurer ce livre en France. Et pour cause !

[4] Cf. : Marianne Enault, Bourgi, l’homme qui en faisait trop, in le JDD du 10/09/2009

(http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Bourgi-l-homme-qui-en-faisait-trop-132558/)

[5] Cf. : Benjamin Bilombot-Bitadys, De Mitterrand à Sarkozy : même désillusion, in Mwinda Press : http://www.mwinda.org.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Actualité politique Françafrique