Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 22:55
 
Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.
 

Le Congo-Brazzaville et la Syrie : le bal des faux culs

Le deux poids et deux mesures de la communauté internationale tant décrié vient encore de s’illustrer de manière évidente au sujet du génocide qui se déroule dans le silence dans le Pool au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut avoir une résolution sur la Syrie en feignant d'ignorer les massacres du Pool tout aussi ignobles.

Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.

Jadis pays des droits de l’Homme, la France sous un gouvernement socialiste a failli à protéger les paisibles populations du Pool de la terreur de son filleul. Les miasmes de la Françafrique ont fini par être humés par ceux là même qui les redoutaient. L’odeur du pétrole congolais a fini par les rendre respirables. N’est-ce pas que certains parcs animaliers en Afrique sont mieux sécurisés par les Occidentaux de peur de voir disparaître ces espèces qu’ils chérissent tant au détriment des populations locales depuis longtemps reléguées au rang de sous hommes. L’esclavage et la colonisation sont passés par là et les habitudes ont la vie dure.

L’on assiste à l’empathie des Occidentaux pour les Syriens parce qu’ils se ressemblent. L’on dira tout simplement parce qu’ils sont BLANCS, certains chrétiens et cela compte au final. Quant aux populations du Pool dont personne n’a jamais entendu parler, ces NOIRS d’Afrique et plus précisément du Congo, elles n’intéressent personne. Le Congo n’existe sur le plan international qu’à cause de son pétrole, de sa forêt, qu’il est de bon temps de piller avant que ceux qui ont le souci de cette nation n’en prennent les règnes.

Ceux de nos aînés qui portaient haut la fierté de notre continent sont partis, en ayant parfois payé de leur vie, à l’instar de Kwame Nkrumah, Lumumba, Mandela, Sankara, etc. La relève tarde à venir, car ceux qui veulent s’approprier nos richesses ont vite compris qu’il fallait corrompre les élites africaines pour continuer à prospérer. Le crime a changé de visage.

Notre éveil est lent, mais j’ose espérer qu’il portera ses fruits. Il est paradoxal de voir que l’Homme noir, l’Homme africain a perdu de sa prestance après être rentré de plein pied dans la civilisation occidentale. Il a perdu toutes ses aspérités au point de devenir lisse, invisible, incolore et inodore. Ce dernier a perdu ses repères devenant le premier persécuteur de ses semblables pour plaire aux maîtres. Quel gâchis !

Le Congo se meurt, le Congo sombre dans l’indicible, le Congo est devenu une dictature sans qu’aucune voix ne s’élève en Afrique pour condamner les massacres, les enlèvements, les arrestations arbitraires, la torture et les violations quotidiennes des droits de l’Homme. Le panafricanisme est comme certains dirigeants congolais, une girouette qui indique la direction du vent afin de mieux se positionner. Ceci est d'autant plus important qu'il montre la trahison des élites africaines corrompues par l'argent facile au détriment de l'immense majorité de la population qui croupit dans la misère.

Il est important de souligner par ailleurs qu’en Guadeloupe, qu’à Mayotte, et en Guyane, il n’y a pas d’eau potable ni d’électricité pour tous comme au Congo. Le lien entre tous ces peuples n’est pas difficile à faire.

Notre vision du monde actuel nous montre qu’il n’y a de justice que pour les plus forts. C’est au peuple congolais d’écrire son histoire, une histoire qui sera faite de sang et de larmes et il ne pourra en être autrement. Que ceux des nôtres qui se sentent de la trempe de nos illustres aînés pour porter le projet du changement, de l’alternance, d’une nouvelle Afrique, s’en saisissent car l’heure est grave au risque de disparaître et de ne plus servir que de porteurs d’eau. Nous ne devons plus être éternellement de la race de ceux que l’on méprise et opprime. Il nous appartient dorénavant de prendre notre destin en main.

C’est Romain Rolland qui écrivait : “Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Persévérons !

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Repost 0
Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Afrique François Hollande ONU
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
--------------------------------------------

par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

--------------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
Repost 0
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

Repost 0
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:52

Sans cette phrase assassine : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre...", le Congo-Brazzaville, et notamment la région du Pool massacrée, n'en seraient certainement pas là et ne connaîtraient pas la situation qu'on connaît aujourd'hui.

Certes, Sassou en aurait fait à sa tête. Mais ce soutien macabre du président Hollande a donné le coup de pouce au plan macabre et nauséabond de l'ogre soutenu par la France et ses lobbies militaro-politico-mafieux.

La Constitution de 2002, conçue et taillée sur mesure, ne permettait pas à Sassou Nguesso de changer de constitution, ni de briguer un autre mandat. Mais voici que le président Hollande s'en mêle. Son QUITUS a valu permis de tuer, d'assassiner...

Aujourd'hui, les disparitions forcées ne se comptent plus, les arrestations arbitraires sont devenues quotidiennes, les assassinats dans les prisons et les commissariats et postes de police sont devenus des pratiques courantes. Tous ces faits sont impunis parce que ceux qui les commettent appartiennent soit au Clan au pouvoir, soit sont membres de la tribu au pouvoir.

Le régime de Brazzaville, par la voix de son ministre de la justice et qui se dit être aussi ministres des droits humains, Pierre MABIALA, soutient qu'il n'y a pas de prisonniers politiques au Congo. Pour lui, tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants enlevés et embastillés, car il y a aussi des enfants en prison, sont des prisonniers de droit commun.

Alors, une question :

Qui ont-ils assassinés, qu'ont-ils volé ou détourné ou avec qui se sont-ils bagarrés pour justifier leur état de prisonnier de droit commun ?

M. Pierre MABIALA n'a pas encore ouvert le dossier des "Panama papers". Qu'attend-il pour le faire ?

Le dossier des "Biens Mal Acquis" (BMA) est toujours là. Willy Nguesso vient d'en être mis en examen (inculpé) en France. Qu'attend le gouvernement auquel il appartient pour s'y intéresser ?

Non, il préfère intimider, voire tenter de soudoyer (corrompre) les Responsables des ONG défenseurs des droits de l'homme.

LIRE LA SUITE :

http://www.liberation.fr/planete/2017/03/19/un-an-apres-sa-reelection-contestee-sassou-nguesso-toujours-maitre-du-congo_1556875?xtor=rss-450&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Repost 0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:44

 

LA CIGALE SASSOU ET LAGARDE (rigolons un peu !)

-------------------------------------------

 

19/03/2017 19:23:22: Dr Moka: Un jour si je croise l'abbé Fulbert Youlou, je lui dirai qu'il avait raison en disant : un jour vous applaudirez les fous, vous allez vendre le manioc en morceaux..." car aujourd'hui même deux ndzénga ne suffisent plus à un enfant de 4 ans

Un jour si je croise Alphonse Massamba Débat, je lui dirai que les infrastructures, les bâtiments publiques, les écoles...qu'ils avaient laissés n'existent plus que de nom, faute d'entretien.

Un jour si je croise Marien Ngouabi, je lui dirai que son slogan de : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple" n'est plus qu'un lointain souvenir car actuellement rien n'est pour le peuple à part la souffrance.

Un jour si je croise Joachim Yombi Opango, je lui rappèlerai ses paroles: "vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain" ou encore " il ne faut pas rater le début"...mais les congolais vivent déjà durement et attendent toujours que demain arrive pourtant on n'a pas raté totalement le début.

Un jour si je croise Augustin Poignet, Alfred Raoul, Jean-Pierre Tchistère Tchikaya, André Milongo, je leur dirai au moins ils ont goûté au pouvoir, en dirigeant le pays pendant très peu de temps, car aujourd'hui tout le monde ou presque veut être président.

Un jour si je croise Sassou Ngesso, je lui dirai que les congolais attendent toujours l'autosuffisance alimentaire d'ici l'an 2000 qu'il avait promise car les aliments ne font qu'augmenter. Je lui demanderai aussi si après avoir dit" J'assume" à la fin de la conférence nationale, il s'était lavé les mains avec l'eau du robinet ou avec du champagne? Car les robinets sont toujours secs, l'eau à boire est presque un luxe, heureusement qu'il y a l'eau des pluies

Un jour si je croise Pascal Lissouba, je lui dirai que les congolais attendent toujours que le pays devienne "une petite Suisse", on attend toujours que le caca de moutons soit transformé en goudron, ils attendent aussi d'avoir comme il avait dit " à Nkossa chacun aura sa part " car aujourd'hui, les Congolais attendent toujours..., à part les prédateurs du clan et leurs "amis".

La Cigale Sassou, ayant dansé
Pendant quarante années,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue.
Pas un seul petit tonneau
De pétrole ou de milliard d’euros.
Elle alla crier famine
Chez Lagarde sa voisine,
La priant de lui dresser
Quelque plan de sauvetage pour résister
Jusqu’aux élections nouvelles.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août (2), foi d’animal,
Intérêt et principal.
Lagarde bonne prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous quand le baril était haut ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je dépensais, ne vous déplaise.
Vous dépensiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! effaçons vos dettes maintenant.

Parodie de la fable de La Fontaine ( La cigale et la fourmi)

Par Rigobert Ossebi 

**************************************************

SASSOU ZOBA !

Un médecin sénégalais a déclaré: «Au Sénégal, la médecine est si avancée que nous avons coupé le foie d’un homme et l’avons mis sur un autre homme, et en six semaines, il cherche du travail.

Le médecin Camerounais  dit: «Ce n’est rien, Au Cameroun , nous prenons une partie d’un cerveau, le mettons dans un autre homme, et en 4 semaines, il cherche du travail.

Le médecin Égyptien dit: «Messieurs, nous prenons un demi-cœur d’un homme, le mettons dans la poitrine d’un autre, et en 2 semaines, il cherche du travail.

Le docteur Congolais rit et dit: «Vous êtes tous derrière nous … Il y a plus de 25 ans au Congo, nous avons pris un homme sans cerveau, sans cœur, sans foi, et fait de lui le président.

Maintenant, tout le pays cherche du travail !

Diffusé le 19 mars 2017, par www.congo-liberty.com

Repost 0
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:30

Par Rigobert OSSEBI

Fonds bleu Duc de Kent – Jean Yves Ollivier Faure Eyadema

Ceux qui s’intéressent à notre pays, ou s’inquiètent pour leur famille, savent bien qu’une crise profonde sévit au Congo. Même si, systématiquement, tout ce qui l’agite réellement n’est pas révélé par les grands médias internationaux ou dénoncé par de grandes institutions ; les crimes de toutes sortes s’y confondent dans l’impunité la plus totale. Rien ou si peu n’échappe à la noirceur du tableau !

Des scandales financiers, se chiffrant en centaines de millions d’Euros, sont révélés quasiment tous les jours et il faudrait un temps infini pour aller au fond de chaque dossier. Signe des temps ou succès à mettre au crédit de nos lanceurs d’alertes : Willy Nguesso, persona non grata au Canada, vient d’être mis en examen par le Parquet de Paris pour « blanchiment de détournements de fonds publics ». Depuis 1998, au travers de sa société SOCOTRAM, il rackette, très officiellement, tout transport aérien ou maritime par une taxation des marchandises, à l’export ou à l’import, dont le pétrole. C’est un merveilleux signal qui vient d’être adressé à tout un clan de prédateurs qui se croyait intouchable ! Et ce n’est que justice que Willy soit le premier ciblé, car il fut également le tout premier grand bénéficiaire de la débauche financière du Congo. En presque 20 années, c’est aisément un total de plus de 500 millions de dollars (+/- 300 milliards de FCFA) qui a été soutiré au travers de son système de taxation incontournable.

En attendant qu’un grand ménage puisse se faire, dans un pays qui a été amené à la cessation de paiement du fait de la prédation des Nguesso, on ne peut qu’observer un Premier ministre, Clément Mouamba, très serein et confiant dans l’obtention d’un plan de sauvetage par le Fonds Monétaire International.

Pourrait-il contredire ce qui précède ? Il n’en a que faire ! Les habituels réseaux internationaux corrompus œuvrent, en coulisses, au secours scélérat. Afin que la pilule passe sans encombre, parce que seulement aider l’Etat voyou du Congo finirait par faire jaser, il a été décidé par les bons samaritains de la finance d’établir un plan de sauvetage régional : celui de la CEMAC et ainsi d’y noyer le requin, plutôt que le poisson, Denis Sassou Nguesso ! Tout ce beau monde marche de concert… Le dictateur congolais, corrupteur notoire, leur a déjà enseigné une belle partition à suivre afin de recevoir leur récompense. Hommes, femmes, politiques du monde entier se sont toujours pressés à sa Cour pour recevoir des bribes, des 30 milliards de dollars qu’il a détournés ces 20 dernières années, en échange de leur silence ; ou pour certains de leur complicité active… !

Dans des affaires comme l’effacement de la dette congolaise, la corruption a été massive. C’est une notoriété brazzavilloise du premier cercle des gens un peu avertis, que l’accès et l’obtention du programme PPTE ont été monnayés au prix fort. Certains ont appelé « rétro-charité » cet échange de bons procédés.

Un petit exemple de rétro-charité, fut lorsque le Représentant Résident du FMI au Sénégal, Alex Ségura, s’était fait pincer à l’aéroport CDG de Paris avec une mallette pleine de billets (au total l’équivalent de 133.000 euros), le 25 septembre 2009. Il avait été blanchi par le Conseil d’administration du FMI, en décembre de la même année, alors que Dominique Strauss Kahn s’apprêtait à faire un cadeau de 5 milliards de dollars à Sassou Nguesso ; avec pour conséquence une débauche économique et financière que cette mauvaise décision déclencha dans notre pays. La reconnaissance du kleptocrate-dictateur, et la rétro-charité sonnante et trébuchante, furent proportionnelle à sa très grande satisfaction. Son Neveu Edgar, Directeur du domaine présidentiel, affirmait même en 2009 à qui voulait l’entendre : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel(s) niveau(x) cela se passe ! (Ndlr : la combine de l’effacement) ». Sûr qu’aujourd’hui, il brûle d’envie d’en dire de même !

Pour bien prouver que ce plan de sauvetage n’a pas lieu d’être et que Sassou Nguesso et sa clique ne manquent pas d’argent, Oyo, la nouvelle capitale congolaise, ces derniers jours a été au centre de trois manifestations majeures, totalement surréalistes, complètement déconnectées de la crise profonde à laquelle la population est confrontée :

  • la présentation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo guidée par le même sulfureux mécène de l’orchestre de Madame Valls,
  • l’inauguration de l’hôpital général d’Oyo (alors que dans le reste du pays les structures hospitalières sont exsangues financièrement et que la plupart des personnels y sont en grève)
  • le Musée de N’Gol’Odoua dédié au KIebe-Kiebe avec une réelle destination comme toujours obscure…parrainée par Jean Paul Pigasse. Une exhibition indécente « au cœur de la végétation pour faire entrer les sculptures Kiebe-Kiebe dans l’histoire de l’humanité» alors que la jeunesse congolaise s’entasse par plus de cent élèves dans des classes sans banc. Humanité très sélective des cautions morales du régime de Brazzavole…

Pour s’y presser, des invités du monde entier sont venus en avions privés, payés pour la plupart par la kleptocratie présidentielle. Il y en avait une multitude sur le tarmac de l’aéroport international et quasiment privé de Denis Sassou Nguesso à Ollombo. Pour couvrir ces évènements  la presse étrangère (Africa24, Les Echos, Paris Match, Jeune Afrique, Forbes Afrique, Télé Congo, Vox Africa, Africa Numéro 1, Canal 2) a été conviée. Elle a été traitée  aux petits oignons pour sa plongée dans les profondeurs de l’Afrique : vols aller-retour en jet-privé et séjour au Palace 5 étoiles de l’Alima, dans cette partie du Congo aseptisée pour l’occasion ; loin des tueries du Pool et des bombardements des populations civiles. Du bon temps assurément, Oyo ne souffre d’aucune pénurie et ne manque ni de caviar, ni de champagne millésimé ; même le Whisky, qui y est servi, est garanti hors d’âge… !

Quant à la Cour habituelle et personnelle du tyran de la Cuvette, elle était presque au complet. Christine Ockrent pour une fois absente, mais Madame et Monsieur Richard Attias, Yamina Benguigui (comme toujours) avaient répondu « présent ». Faure Eyadema n’aurait raté pour rien au monde ce déplacement. Michel Roussin représentait le Groupe Bolloré pour accompagner le dictateur dans sa distraction favorite, le gaspillage de la richesse nationale. En hôte de marque exceptionnel, et au centre de toutes les attentions, se distinguait  le Duc de Kent, cousin de la Reine Elisabeth II, qui est aujourd’hui (et depuis 45 ans, la plus longue période de l’histoire), le Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Sur le plan international, il est, on peut le dire,  le pape de la Franc-maçonnerie. Curieusement, il a effectué cette visite au pandémonium d’Oyo au moment même où le Pape François renonçait à se rendre à Kinshasa et à Brazzaville.

fonds bleu Attias Richard Cecilia

La Fondation Brazzaville parrainait l’évènement du Fonds Bleu toujours dans sa logique, par tous moyens, de soutien inconditionnel à la dictature congolaise ; Denis Sassou Nguesso qui n’a pas su gérer le pétrole congolais, ni la santé de ses citoyens, ni l’avenir de sa jeunesse, veut apparaître comme le sauveur de l’Afrique Centrale et de son environnement. C’est un peu vite oublier que, depuis le retour sanglant du dictateur, la production forestière, presque entièrement dans les seules mains de sa famille, est passée de 500.000m3 par an à plus de 2,5 millions m3, sans compter les coupes clandestines.

Ce Fonds Bleu, comme tous les autres fonds ou structures gérés par Sassou Nguesso, est condamné à la faillite. Ce ne sera certes pas un handicap pour accéder à un plan de sauvetage par le FMI, qui au prétexte de vouloir aider la CEMAC, sauvera la tyrannie congolaise sans avoir exigé la moindre contrepartie de transparence de gestion ou d’avancée démocratique. Les prisonniers politiques et le véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle peuvent bien rester en prison. Les boucheries humaines et abus contre les Droits de l’Homme, récemment dénoncés par le Département d’Etat à Washington, pourront se poursuivre… Grâce à la très trop généreuse bénédiction financière du FMI et de Madame Lagarde.

Un véritable Etat de Droit, demain à la tête du Congo, ne se privera pas d’imposer ses arguments juridiques ou autres au FMI et à son actuelle General Manager, avec toutes ses conséquences pour les uns et pour les autres… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de liberty.com)

------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

Le pays est au bord du gouffre pour cause de banqueroute, voilà que les cigales du Congo qui ne tirent aucune leçon de leur goinfrerie, n'arrêtent pas d'organiser des "bamboula" avec tous les truands et escrocs bien connus... Dans le même temps, le FMI prépare des potions amères pour les populations congolaises, comme dans les années 1980...

Repost 0
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 20:57

 

A l’occasion du quarantième (40ième) anniversaire de l’assassinat de Monseigneur Emile BIAYENDA, le kongologue Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, de par la publication de son ouvrage aux éditions les Impliqués-L’Harmattan, nous invite une fois de plus, à la découverte de ce vénéré Cardinal qui a été non seulement un bon pasteur mais également un excellent passeur spirituel.

« Le testament socio-institutionnel du cardinal Emile BIAYENDA : le sacre du Mpfumu Mpu ou du chef à couvre tête », tel est en effet le titre du remarquable ouvrage de notre kongologue avisé. L’originalité dudit ouvrage, porte non seulement sur la réflexion du Cardinal BIAYENDA mais également et surtout sur sa conviction aux termes de laquelle :

« Les coutumes révèlent l’âme profonde d’un peuple. La connaissance profonde d’un peuple permet de l’aiguiller, de discipliner ses instincts, de tenir compte de ce qu’il est, de ce qui constitue sa note individuante : ce qui le caractérise et le distingue des autres. »

Ainsi, l’étude de l’élection du Mpfumu Mpu, chez les KOÔNGO, par le Cardinal Emile BIAYENDA, apparaît, selon Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, comme une manière voire une sorte d’invitation au voyage, pourrait-on dire, de la société Congolaise vers sa propre histoire pour mieux penser ses institutions [ puisque au terme de la réflexion du cardinal BIAYENDA, l’on est tenté de dire qu’avec lui les PENSEES SE PENSENT POUR MIEUX PANSER LES PLAIES DES HOMMES POUR ALLER, AU FINAL VERS UN MEILLEUR VIVRE ENSEMBLE QUI N’EST POSSIBLE QUE DANS LA CONSTRUCTION DE L’HARMONIE, EN L’OCCURRENCE DE L’HARMONIE SOCIO-INSTITUTIONNELLE ] et pour aboutir à une gouvernance paisible et raisonnable et qui, par voie de conséquence contribuerait à l’épanouissement de l’être ou du MUUNTU dans tous les aspects de son existence.

Ntu buzitu, Mpu buzitu, selon un adage KOÔNGO, autrement dit, le respect et le rayonnement de la couronne dépendent intimement de la personnalité et de la sagesse de l’être qui en est investi. C’est aussi le message que l’auteur entend véhiculer au travers des mots limpides qui gouvernent tout son propos.

D’après la réflexion du cardinal BIAYENDA, telle qu’elle ressort de l’ouvrage de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, la tenue de l’élection d’un chef KOÔNGO, le Mpfumu Mpu, les critères qui conduisent au choix des prétendants sont une leçon à retenir pour le Congo-Brazzaville, aux fins de mieux préparer son présent ou son avenir.

Comme le souligne parfaitement bien le préfacier du nouveau livre de Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU, le professeur Henri Louis CANAL,

« Le vénérable Abbé Emile BIAYENDA est l’un de ces êtres exceptionnels souvent appelés guides de lumière ou tout simplement Sages, Philosophes, Inconnus…, Adeptes du lignage du Primordial… Leur Réminiscence est claire. Celles ou ceux qui savent se Souvenir loin, des Réminiscents, sont plus aptes à construire l’avenir d’ici ou d’ailleurs avec pertinence et durée que les savants habituels. Ils sont la Confiance même du Chemin harmonieux qui, tout en étant là, se trouve en communication cosmique du seul fini. » P .18

Visionnaire à l’instar d’un prophète des temps sans fin ou d’un véritable NGUNZA, le Cardinal était certainement un adepte  d’union harmonieuse entre l’invention et la sagesse en matière institutionnelle qui, au final aurait dégagé un système de gouvernance au Congo qui lui serait propre, original, fortement équilibriste, de nature à faire participer toutes les forces vives de la Nation Congolaise à son développement.

Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage qui nous présente une fois de plus un Cardinal Emile BIAYENDA comme un grand intellectuel avisé et très soucieux du devenir de son pays, le Congo-Brazzaville, pour lequel d’ailleurs, il n’a pas hésité à donner de son sang pour le préserver des divisions, des guerres fratricides ou des maux qui font mal et dont les cicatrices restent éternellement indélébiles. Je m’adresserai spécialement à tous les acteurs sociaux de la Société Congolaise qui, d’une manière ou d’une autre, cherchent à bâtir un meilleur vivre ensemble qui permettrait au MUUNTU, une expression si chère à Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU de connaître une jouissance paisible de bonheur et de justice sociale.

ELIEZERE BAHADILA (Licenciée en psychologie)

Repost 0
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 01:20

9 mars, 12:32 ·

« OUI MON MARI EST EN DANGER DE MORT ! »
Interview exclusive : Mme Boukadia Parle !

#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza

 

Mme Nadine Boukadia Mme Nadine Boukadia
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
 
Âgé 62 ans, Modeste Boukadia, leader d’un petit parti d’opposition – le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) – vit des heures difficiles. Condamné à 30 ans de travaux forcés, incarcéré depuis 15 mois, sa santé s’est considérablement dégradée à la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Son épouse a reçu « Congo Intelligence » dans le cabinet de son avocate parisienne, maître Clamagirand, afin de faire un point précis de la situation sanitaire et judiciaire de son mari. Une certitude, après le décès de Marcel Tsourou, le cas Boukadia pose bien des questions sur le fonctionnement de la justice congolaise et aussi sur le peu d’intérêt porté par la France au sort de l’un… de ses concitoyens.

 

« OUI, MON MARI EST EN DANGER DE MORT »

Congo Intelligence : Quelles nouvelles avez-vous de votre mari ?
Mme Boukadia : Modeste est actuellement hospitalisé à la clinique Guénin de Pointe-Noire, c’est la clinique référente du consulat de France. Il y a passé de nombreux examens qui établissent que son état de santé est très inquiétant et que cela impose son transfert en France pour y être soigné. Il est clairement en danger.

CI : De quoi souffre-t-il exactement ?
Nadine Boukadia : Outre des douleurs lombaires suite à une agression dont il a été l’objet en prison, sa principale pathologie est d’ordre cardiaque et le certificat médical que je vous remets l’établit. Le diagnostic de la clinique est clair : « nombreuses extrasystoles ventriculaires et supra-ventriculaires ». Le compte-rendu médical du 2 janvier dernier souligne le risque d’une embolie pulmonaire ainsi que celui d’un arrêt cardiaque.

CI : Vous parlez d’une agression ? D’autres sources évoquent des actes de tortures ? Qu’en est-il précisément ?
Nadine Boukadia : De torture et d’une violente agression. Le 15 novembre 2016, à la suite d’un ordre réclamant la présence de mon mari dans une zone qui lui était interdite, il refusa de se présenter à Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt et incidemment oncle du ministre de la Justice, Pierre Mabiala. Mon époux a été violement jeté à terre, menotté les mains dans le dos et jambes repliées. Son tronc a été écrasé par le poids des gardes. Son insuffisance cardiaque actuelle, une subite hypertension artérielle sévère et ses lombaires endommagées découlent de cette agression.

CI : Le ministre de la Justice Pierre Mabiala a publiquement indiqué qu’il allait s’informer de l’état de santé réel de Modeste Boukadia ?
Nadine Boukadia : Il y a ce que l’on déclare et ce que l’on fait. M. Mabiala a en effet demandé une expertise médicale. Il l’a eue. Comme elle ne lui plaisait pas, il en a demandé une autre.

CI : Votre mari est détenu et a été jugé pour des faits graves « atteinte à la sûreté de l’État ». N’est-il pas normal qu’il réponde de ses actes ? Qu’avez-vous à répondre à cela ?
Nadine Boukadia : Mon mari a été condamné à 30 ans de travaux forcés pour l’organisation en juin 2013 d’un meeting public. Il a été condamné sans en être informé officiellement par contumace le 7 avril 2014, c’est-à-dire hors de sa présence sans pouvoir présenter sa défense. Il est incarcéré depuis plus d’un an. Or, la loi congolaise est parfaitement claire. La contumace tombée, il doit impérativement être rejugé dans un délai de trois mois ou être remis en liberté. Il n’a pas été rejugé, il n’a pas été libéré. Le pouvoir ne souhaite pas qu’il y ait un procès tant le chef d’inculpation est ridicule. Pour ne prendre qu’un exemple, Modeste Boukadia a pris 30 ans, soi-disant pour une manifestation interdite. Je vous remets le document qui atteste que cette manifestation était parfaitement autorisée ! Le ministre de la Justice ne veut pas de procès car il ne veut pas s’exposer au ridicule. Il préfère bafouer la loi. C’est pourquoi je suis terriblement inquiète car pour en sortir, je comprends qu’un malheureux « accident de santé » est vite arrivé, et permettrait au pouvoir de s’extirper de la situation dans laquelle il s’est enferré.

CI : Vous parlez de ridicule, mais la justice dit qu’on a retrouvé des armes chez certains militants du parti politique dirigé par votre mari ?
Nadine Boukadia : Pas à ma connaissance, des cadres comme un médecin n’en ont pas. Mais ce sont les mêmes armes que l’on retrouve systématiquement chez tous les membres de l’opposition arrêtés, et ceci quelle que soit leur appartenance politique. De toute façon, Modeste Boukadia n’est pas concerné. Je vous rappelle que nous sommes arrivés de Paris, le 15 janvier 2016 par un vol régulier d’Air France. 2000 militaires nous attendaient à l’aéroport. Il a été aussitôt arrêté et envoyé à Pointe-Noire.

CI : Justement, votre mari est titulaire de la nationalité française. Que dit-on à Paris de la détention d’un citoyen français, illégale au regard même du droit congolais ?
Nadine Boukadia : Je vais essayer de vous répondre « diplomatiquement ». Disons que la France n’a pas d’amis, uniquement des intérêts. À Pointe-Noire, le consul a fait le job. J’ai écrit à M. François Hollande qui a fait suivre… J’ai rencontré l’ambassadeur qui m’a expliqué que mon mari n’était français « que depuis une dizaine d’années » ! (sic). Vous vous rendez compte !? Au demeurant, c’est faux, nous sommes mariés depuis 20 ans. Ce qui domine, c’est l’embarras, trop d’intérêts croisés. Cela me rend d’autant plus inquiète, tant je perçois qu’un décès « accidentel » arrangerait tant ces mêmes intérêts. Une précision, si la clinique Guenin est un excellent établissement au Congo, elle n’a pas les équipements adaptés pour le soigner. Par ailleurs, il y a l’aspect financier, pour le seul mois de février, j’ai dû débourser 7 200 euros pour la clinique. Que se passera-t-il quand je ne pourrai plus payer ?

CI : Votre mari était en France à l’abri de cette condamnation à 30 ans de prison. Pourquoi est-il donc venu se jeter délibérément dans la gueule du loup ?
Nadine Boukadia : Pour trois raisons. Par solidarité avec les 14 militants de son parti incarcérés. Et d’autre part, revoir sa mère, et il entendait se présenter à l’élection présidentielle.

CI : Modeste Boukadia est connu comme militant de la partition de la République du Congo. N’est-ce pas en soi une activité hautement séditieuse, porteuse en germe de la guerre civile ?
Nadine Boukadia : La partition est le soubassement pour fédérer les régions du Congo et avoir une Union de régions capables d’évoluer, pour le renouvèlement constructif du pays. Chaque région se développera dans la paix et la sérénité. La France a établi la régionalisation incluant Bretons, Basques, Corses, etc. et le tout valorise l’Hexagone. C’est le même principe. La France a su protéger son patrimoine multiculturel. Il en sera de même pour le Congo par cette partition.

SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/150317/france-congo-nadine-boukadia-oui-mon-mari-est-en-danger-de-mort

 

Repost 0
10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:33

Un fait judiciaire a failli passer inaperçu hier mardi 7 mars 2017 au Tribunal Correctionnel de Rouen à 13 h30. Un Congolais, David Bikouma, est passé en audience pour une affaire l’opposant à Mme Valls, épouse de l’ancien Premier ministre de François Hollande. Radio Normandie en a parlé dans son édition du soir. Verdict attendu le 25 avril 2017.

Le jeune Congolais s’est retrouvé au Tribunal pour avoir menacé au téléphone Anne Gravoin épouse de Manuel Valls.

Me Philippe Youlou, avocat au Barreau de Nice, sans être le conseil de David Bikouma, s’est intéressé à l’affaire par solidarité patriotique. « Je me suis entretenu avec ce compatriote dès que j’ai été informé de son cas. » s’est confié l’avocat à Congopage. Son avocat attitré Me Sylvie Glinel Morteuil du Barreau de Rouen a dû entendre les conseils que Me Youlou n’a pas manqué prodiguer au jeune congolais. « Dans la mesure où le numéro de téléphone de David Bikouma n’était pas masqué (ce qui est une bonne chose), le caractère délictueux du coup de fil n’est alors pas avéré  » a estimé Me Youlou. « La personne a appelé Mme Valls deux fois. La première fois, ce compatriote a eu un entretien de 15 secondes ; la deuxième fois le coup de fil a duré 16 secondes. Comment peut-on menacer quelqu’un de mort en 15 ou 16 secondes ? » s’est demandé l’avocat congolais. Le caractère de l’infraction de mort n’est pas fondé. Selon Me Youlou il n’y a pas délit. L’élément «  vouloir donner la mort » est totalement absent. Soyons clair, David Bikouma n’avait aucune intention de menacer Mme Valls de mort.
JPEG

Crise du Pool

Pour quelles raisons Mme Valls s’est-elle permis de porter plainte alors que David Bikouma voulait parler de la situation du Pool à une personne (en l’occurrence Mme Valls) qui dit « aimer les Africains  ». Pire ; ce compatriote a perdu ses deux parents dans la crise qui sévit dans cette région au sud de Brazzaville. Amie du Congo qui donne des concerts pour « diffuser un message de paix  » (sic) Mme Valls peut influer auprès de Sassou-Nguesso afin que notre tyran national retienne son bras armé au moment de frapper les pauvres populations du Pool.
Voilà l’objet des deux brefs appels de David Bikouma. Pas de quoi en faire un foin.

Séance de nuit

A force d’avoir attendu, en vain, Mme Valls et son avocat, la séance au tribunal s’est déroulée de nuit (jusqu’à 20 h). Pourquoi porter plainte sans se constituer partie civile, ne serait-ce que pour demander des dommages et intérêts, à titre symbolique 1 euro ! Peut-être que l’artiste ayant joué avec Johny Halliday était en tournée quelque part en Afrique avec son orchestre philarmonique dont elle est…premier violon.

Terrorisme

Une question a été posée au prévenu : « faisait-il partie d’une association terroriste visant à déstabiliser le pouvoir de Sassou ? » La perquisition au domicile du Congolais n’a pas donné grand-chose. Rien n’a été trouvé si ce n’est un article qu’était en train de rédiger le supposé terroriste. Comme nombre de Congolais anti-Sassou, David Bikouma est un intellectuel qui se livre à des réflexions littéraires, poétiques, parfois teintées de remarques politiques. Est-ce là un crime ?

Verdict

En définitive, le ministère public a requis 3 mois de Travail d’Intérêt Général. L’avocat de David Bikouma a demandé la relaxe. Autrement dit, le ministère public a minimisé la plainte en la ramenant à un travail d’intérêt général. Une manière de désavouer Mme Valls dont la partition qu’elle a voulu jouer est sillonnée de fausses notes. Cette musicienne ne doit pas avoir la conscience tranquille. Elle a pour mécène Denis Sassou-Nguesso qu’on ne pouvait pas pourtant soupçonner avoir du béguin pour la musique classique. Comme quoi on n’a pas fini de découvrir notre Khalife d’Oyo qu’on confinerait naturellement dans l’amour du ndombolo.

Soutiens

Les Indignés du 242 étaient présents ce mardi 7 mars à l’audience. David Bikouma a été également soutenu par l’association citoyenne de solidarité du Congo-Brazzaville (ACSCB). Il a été défendu par Me Sylvie Glinel-Morteuil du Barreau de Rouen et soutenu de loin par Me Philippe Youlou qui s’est dit prêt à le défendre sans honoraires. C’est cela aussi la contribution à la lutte de libération du Congo-Brazzaville.

Anne Gravoin

Qui est Anne Gravoin ? Voici ce qu’en disent Davis Le Bailly et Caroline Michel : « L’épouse du Premier ministre rêvait de jouer avec les plus grands musiciens. Un jour, un homme d’affaires providentiel lui a proposé de créer un orchestre classique dont elle aurait la direction artistique : l’Alma Chamber Orchestra. La violoniste n’a pas hésité et s’est retrouvée au cœur des réseaux de la Françafrique. » (Obs , publié le 30 mars 2016 )

Thierry Oko

SOURCE : http://www.congopage.com/Me-Philippe-Youlou-donne-son-sentiment-sur-le-proces-de-David-Bikouma

Repost 0
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
--------------------------------------------------------

 

DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

LARGE DIFFUSION

 
Repost 0