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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 01:16

ETATS D’AME ET PRISE DE CONSCIENCE

PAR CEUX DE NOS COMPATRIOTES AU NORD DU CONGO ?

par Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

 

Cela fait vingt-quatre ans depuis que le phénomène des milices privées est né au Congo-Brazzaville, sous le régime du président Pascal Lissouba. Nous étions en 1993.

 

Naïveté, mauvaise foi ou volonté délibérée, nous ne le saurons jamais. Les responsables politiques de l’époque étaient tombés dans le traquenard tendu par leur adversaire du Pct, en l’occurrence Denis Sassou Nguesso. S’en suivirent les tragédies successives vécues par les populations au sud Congo et notamment, celle de la région du Pool.

A l’origine, la création des milices privées en raison de la guerre de 1993-1994 provoquée par M. Sassou Nguesso dans sa stratégie de reconquête du pouvoir perdu par en 1992.

Cependant, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il se trouve, malheureusement, des individus sans discernement mus par une haine aveugle, incurable et indécrottable qui ne comprennent pas et n’ont jamais cherché à comprendre comment est né le phénomène des milices privées.

Devant des évidences et la réalité quotidienne, ceux de nos compatriotes au nord du Congo, fer de lance dans la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, s’interrogent et acceptent aujourd’hui sur le fait que l’homme qu’ils avaient soutenu jusqu’ici est dangereux, très dangereux pour l’union des congolais et pour eux-mêmes.

A cet effet, un document/témoignage, sous le titre : Cet homme nous met tous en danger, circule en ce moment dans les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

En s’attaquant et éliminant, l’un après l’autre, tous ceux de son camp avec qui ils ont repris le pouvoir, fut-il par la violence, ils ont donc mis en place la machine à broyer. Cette politique d’élimination des témoins, de peur qu’ils ne parlent et ne témoignent un jour des crimes qu’ils ont commis ensemble, va provoquer le tsunami qui les emportera.

Ce document,  Cet homme nous met tous en danger, sera suivi d’un autre, intitulé : “Lettre ouverte au Général Paul Mbot, un courrier effectivement adressé au Général Paul Mbot, alors directeur général de la police nationale, sous le président Lissouba. Il est, ici aussi, question de création de milices et notamment : reproche lui est fait d’avoir conseillé au président Lissouba et à son ministre de l’intérieur, Martin Mberi, de créer une milice privée, désignée à l’époque sous l’appellation de Réserves ministérielles, les fameux Aubevillois qui deviendront successivement : Zoulous, Mamba, etc. Début du calvaire insurrectionnel que connaissent aujourd’hui les congolais.

C’est donc ainsi que tout le monde a eu sa milice privée : les Ninjas pour Kolelas ; les Condors et Cobras pour Sassou Nguesso ; les Mambas pour Thystère-Tchicaya, etc.

A tous ceux et celles qui, enfin, aujourd’hui, s’aperçoivent qu’il faut changer de trajectoire, de voie, pour la paix et l’UNION NATIONALE, le moment est venu, non pas de tendre la main,  mais de reconnaitre que nous avons tous fait fausse route, certains plus que d’autres.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

-       Auteur,

-       Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise

auprès de l’union Européenne (1994-2005),

-       Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la CNS (1991),

     Président de l’Association UNION-CONGO

 

***

 

DOCUMENT 1

 

Cet homme nous met tous en danger,

document signéBRDiem

Cet homme, celui dont il est ici question n’est autre que Sassou Nguesso Denis.

 

Extrait :« Pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons Mouène, pour d’autres, il est l’os Lekoubèou encore la belle noix de palme Otsouèmbè. Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

 

Avec un recul, je me rends compte que Mouènen’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système, nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.

J’ai approché Mouène après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque, je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé Mouène“. Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite Condors et Cobras. Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.

Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement Mouène avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.

Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga… Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donné conseils ou tenu tête à Mouène.

Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est Mouène ?

La peur de perdre le pouvoir : Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose, Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque.  Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.

Après le retour aux affaires, Mouène a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait  de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre se sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait Mouène. Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette  notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.

Jean Marie  Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. Mouène a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando, un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était, lui, considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue Mongounia a leka te“ (l’ennemi ne passeras), la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer Mouène pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.

Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouène était tranquille.

Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouène, ou du maître moro a nzambéJDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous y a pas de différences. Gaulois Freddy Menga, Seigneur Willy Matsanga et bien d’autres …

Simulacre d’une opposition : Il fallait créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de  Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigués de la politique de Mouène.

La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako Parfait Kolélas, puisque Okombi Salissa échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était un petit incontrôlable. On ne peut pas faire de lui un enfant prodige. Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ses propres enfants, tombera à l’eau.    C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

Un opposant inattendu : L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avons-nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? A toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le Coup KO. Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à Barack Obama Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous-mêmes tué notre stratégie. Mouène  était très en colère.

Changement de stratégie et perte de contrôle : Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent rien. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jetés dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendues préparations de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée s’est vu le retrait de son matériel de travail : son armement. Le vrai problème, c’est que Mouène a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyer la population …

Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés …

Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous.

 

***

 DOCUMENT 2.

RETROSPECTIVE : LA GENESE DES MILICES PRIVEES

LETTRE OUVERTE AU GENERAL PAUL MBOT, Directeur Général de la Police Nationale (publiée dans “Le Combat”, Bulletin d’information et d’opinionde l’Opposition congolaise, Numéro Spécial - Août 1993)

Le document qui suit avait été publié, pour la première fois, dans un Bulletin de l’Opposition, en 1993, dans le but de faire comprendre au Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, le Général Paul MBOT, que le conseil qu’il venait de donner au Président Lissouba était contraire aux dispositions de la Constitution et un crime contre la paix, un crime contre l’humanité.

Après avoir servi “loyalement” le Président Lissouba à la tête de la Police Nationale, après avoir été nommé “loyalement” Préfet de la Région de la Sangha par le même Président Lissouba, le Général Paul MBOT est passé du côté de l’ex-Président Sassou Nguesso qui, actuellement, affronte les milices privées de son protagoniste, créées et formées sur les conseils du même Général Paul Mbot. Ce dernier est donc aujourd’hui, en 1997, obligé de se battre contre sa propre création, ses propres créatures.

Paris le 25 août 1993,

“Mon” Général,

Suite à la lettre commune de Monsieur le Président de la République aux Ministres d’Etat respectivement de la Défense et de l’Intérieur, en date du 3 août 1993, permettez que je me donne la liberté de vous adresser cette lettre que j’ai voulue ouverte afin que l’opinion nationale et internationale le sache également.

“Mon” Général, à la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, dans ma lecture du Rapport de la Commission Ad hoc “Assassinats”, par une improvisation voulue, citant un philosophe de notre temps, Lanza Del Vasto, j’ajoutai en fin de lecture, en guise de conclusion, ceci :

- “Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient”.

Au cours de ce même Grand Forum, citant toujours le même penseur, je disais :

- “Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages”.

Ce furent-là deux avertissements qui s’adressaient non seulement au Peuple Congolais dans son intégrité et toute son intégralité, mais à vous aussi qui en êtes une partie intégrante.

Aujourd’hui, au regard de la situation qui prévaut dans notre pays, je constate avec une stupéfaction et une horreur non feintes, mais très profondément ressenties, que vous êtes devenu (depuis quand cela ?) le Conseiller, l’éminence grise, le cerveau-penseur-auteur d’une stratégie lugubre pour les besoins du pogrom mis en œuvre par un régime qui agit dans l’illégalité la plus totale. D’un côté, l’application des accords de Libreville et, de l’autre, les préparatifs pour un génocide national programmé.

“Mon” Général, me référant donc à la lettre ci-dessus référencée relative au recrutement des éléments devant composer une police parallèle (milice) - les salaires des fonctionnaires déjà existants sont impossibles à payer -, ma stupéfaction et mon horreur sont aussi grandes et profondes que j’ai du mal à croire que vous, l’initiateur, l’instigateur, le meneur en 1973 d’une grève “congolaise” à l’Académie Militaire (Section Police) de Bucarest (Roumanie), où vous étiez en formation, pour revendiquer l’égalité des droits et de traitement, le respect de la dignité humaine et luttiez donc contre l’injustice, la brimade et le mauvais traitement, soyez passé du côté de la barbarie, des bourreaux.

En effet, en ce temps-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, vous n’étiez pas, à ce que je sache, vous et vos quatre autres collègues, menacés de mort. Pourtant, malgré l’absence de cet argument majeur - menace de mort -, vous n’aviez pas hésité de vous révolter, de vous rebeller. Dans votre rébellion, vous vous étiez même convenus de rentrer au bercail, ce quel que soit le résultat des négociations qui furent d’ailleurs bien menées par le très regretté et courageux Ambassadeur, Eugène MANKOU. De vous tous, dans ces turpitudes, un seul avait le sens de l’honneur, de la parole donnée et surtout de celle d’Officier. Ce Congolais dont je tais volontairement le nom - pour des raisons de sécurité - rentra au Congo. Rien pourtant ne l’obligeait à le faire, puisque tout était rentré dans l’ordre. Mais sa conscience, l’honneur d’Officier et le sens de la dignité avaient pris le dessus. Il appliqua, seul, à la lettre, ce que d’un commun accord vous aviez décidé.

En fait, en d’autres temps et dans une Armée digne et respectable, appliquant scrupuleusement les règles disciplinaires qui régissent une Armée Nationale ou une Police Nationale digne du nom, rien qu’à considérer cet acte d’insoumission, vous ne seriez même plus, ni dans l’Armée, ni dans la Police; vous ne seriez même pas nommé “Général” aujourd’hui, car vous auriez été radié du Corps de la Police, voire de l’Armée tout court, pour mutinerie, rébellion et félonie, surtout que cela se passait en terre étrangère où vous aviez souillé l’image et de la Police et de l’Armée, mais aussi et surtout celle de notre pays. C’était de l’indiscipline caractérisée intolérable. Ceci dit, je vous laisse, “mon” Général, la liberté d’expliquer ce fait à tous ceux qui liront la présente Lettre Ouverte.

"Mon" Général, ma stupéfaction et mon horreur sont d’autant plus grandes et profondes, disais-je, que pour un strapontin somme toute éphémère et pour quelques malheureuses miettes - même si, pour acheter votre conscience, on vous donne 10 ou 20 milliards de Francs CFA (pour services rendus), ce sont toujours des miettes -, vous conseillez au Président Lissouba de constituer un Corps Spécial de Police - en somme une milice privée, parallèle, personnelle du Chef de l’Etat - dont vous n’aurez même pas le contrôle, afin de mâter tous ceux et toutes celles qui se battent pour la démocratie, la liberté et la paix dans notre pays, cela ne fait que faire se retourner dans leur tombe tous les martyrs de notre pays, desquels vous vous en foutez d’ailleurs puisque vous en fabriquez d’autres.

"Mon" Général, loin de vouloir faire de cette lettre ouverte un blâme public, mais plutôt un Appel à la prise de conscience patriotique, je voudrais surtout que vous vous rappeliez, à tout moment, de ceci :

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

"Mon" Général, ceci dit, en conseillant au Président Lissouba (Cf. sa Lettre du 03/08/1993 aux Ministres d’Etat de la Défense et de l’Intérieur) de créer un Corps parallèle de la Police (milice privée) qui sera sous les contrôle et ordres exclusifs de M. Jean Da Costa (frère de l’autre ancien Premier Ministre) qui s’était déjà illustré, de triste mémoire, dans les années 1964-1965 et hier maquisard dans le F.L.C. du Cabinda, qui croyez-vous libérer par l’assassinat, le génocide et le pogrom déjà organisés et institutionnalisés ?

En tout état de cause, disait Mô-Tsé, je cite : - “Tuer un homme pour le bien du monde, ce n’est pas faire le bien du monde. S’offrir soi-même en sacrifice pour le monde, voilà qui est bien faire”.

Et Gandhi d’ajouter : - “(...) Il est lâche de tuer les autres. Qui croyons-nous libérer par l’assassinat ?”

Or, "Mon" Général, depuis le 30 novembre 1992 à ce jour, comme en 1965, le Congo ne compte plus ses morts. Plus de 1000 citoyens congolais sont morts, assassinés, partout, sur toute l’étendue du territoire national, en moins d’un an de pouvoir Lissouba. Les uns sont jetés, enfermés vivants ou décapités dans des sacs, dans le fleuve Congo; d’autres sont purement et simplement enterrés vivants ou décapités aussi. Ceci se passe dans les pays du Nibolek et à Brazzaville, sous vos yeux, allant inspecter quotidiennement les victimes, les suppliciés dans les divers centres de tortures, sans doute pour vous assurer de l’efficacité du travail qui y est effectué par les nombreux “Ngayo” qui y opèrent en toute impunité. 

Dans les Services d’Etat, tous les cadres de la Mouvance présidentielle (civils et militaires) se promènent avec des pistolets. Dans le même temps, au lieu d’obliger ces civils partisans de la Mouvance présidentielle à rendre ces armes de guerre qu’ils trimbalent dans les rues jusque dans les bureaux, au vu et au su de tous, vous préférez organiser des razzia sous le prétexte d’aller ramasser les armes de guerre que détiendraient les membres et partisans de l’Opposition. Voilà l’injustice et la ségrégation ethno-tribale. 

Je ne parle même pas des quatorze (14) malheureux citoyens congolais, extraits de votre Commissariat Central et remis à l’un de vos Corps de police : le S.A.S.P.N., aujourd’hui portés disparus (Cf. Documents du Commissariat Central), selon le Rapport d’Activités de la Commission de Médiation et de Négociation menée du 29 au 30 juillet 1993. Vous savez où ils se trouvent, ces 14 disparus de vos geôles. Depuis cette date à ce jour, ce nombre peut être multiplié par 10, 20, 30 voire 100 fois, au train où va la barbarie à visage humain.

Général MBOT, vous savez autant que moi que “plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

"Mon" Général, aujourd’hui vous ressemblez à cet homme qui tombe au pouvoir d’un Mage; car en effet, un homme qui tombe au pouvoir du Mage (pour un strapontin éphémère, un galon et quelques miettes qu’il ramasse sous la table où mange le roi) perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

Je crois, "mon" Général, vous avoir assez dit. Mais en guise de conclusion, pour avoir fait votre choix comme moi aussi j’ai fait le mien depuis plus de 20 ans aujourd’hui, il n’est nullement besoin de vous rappeler les principes qui régissent votre Corps de métier, si ce n’est faire appel à votre conscience d’homme et de citoyen et vous répéter ce qui suit :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander (Ndlr : même si vous en êtes devenu le Conseiller, le Cerveau penseur, l’Eminence grise) si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

C’est pourquoi je dis que la vie et la survie de notre patrie est une perpétuelle bataille, et la guerre patriotique pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix et la liberté le haut devoir du Citoyen, le vrai et digne de foi.

En espérant vous avoir dit tout haut ce que tous les Congolais pensent tout bas - du moins ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme vous et ils sont majoritaires -, je vous prie de recevoir, "mon" Général et cher ami, l’expression de mes sentiments très patriotiques.

Paris, le 25 août 1993

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Chef du Département de la Communication

Coordination Europe de l’Opposition Congolaise

 

***

 Deux documents, l’un récent et anonyme, l’autre plus ancien et "sourcé". A ces deux documents, pour une meilleure compréhension, il nous faudrait peut-être adjoindre un 3ème, plus récent que les deux premiers : l’interview de Claude Ernest Ndalla, Conseiller de Denis Sassou Nguesso, sur une chaine Web de la diaspora congolaise en France. 

L’analyse du document de "Brdiem" et celui de Claude Ernest Ndalla montre une convergence qui ne peut qu’en troubler plus d’un.

Constat non exhaustif :

·         Les batailles dites de libération du pays ont toutes été des guerres tribales menées par des milices ethniques dédiées et formées à dessein

·         Le document de "Brdiem", s’il fait part d’une désillusion, ce n’est pas dans les atrocités commises mais dans le partage du butin de l’après-guerre. Le remord y est absent.

 ·         Dans ce document tout comme dans l’interview de Claude Ernest Ndalla, un président ressortissant du nord du Congo est perçu comme "la caution nationale" à la quiétude, entérinant de ce fait le terrifiant pronostic, pour l’unité d’un pays, que ceux du sud en veulent à ceux du nord. Remarquez que Tony Moudilou, dans la préparation de son coup d’Etat qui avait avorté, en était arrivé à cette conclusion-là aussi, si nous en croyons ce qu’en affirme Jean Marie Michel Mokoko dans la vidéo.

·         Dans les 3 cas donc (celui de Tony Moudilou en plus), Jean Marie Michel Mokoko, homme du nord du Congo et militaire est perçu comme un moyen sans que l’on ne s’interroge sur ce fait-là, précisément.

Questions non exhaustives :

·         Est-ce un énième coup d’Etat qui se joue pour le compte des mêmes ? Quid alors de l’Unité et de l’indivisibilité de la Nation ? Tous Congolais ?

 

Etats d'âme et/ou prise de conscience par ceux de nos compatriotes au Nord du Congo ? (pdf, 546.8 kB)

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 02:01
 
Congo- Brazzaville : Mort du Colonel Ntsourou Marcel en prison. Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville. Sassou Nguesso a eu raison de Marcel Ntsourou... Ceux qui l'ont placé là dans les conditions inoubliables doivent se souvenir... et qu'ils sachent que les orphelins victimes de Sassou seront les interlocuteurs de la France, demain...
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Le Colonel Marcel NTSOUROU est décédé ce matin à la maison d'arrêt de Brazzaville

 

Procès Ntsourou Procès Ntsourou
 

En 1997 il était le  Gouverneur Civil et Militaire de la Région du Kouilou
 
Soupçonné d'être l'instigateur de l'explosion de la caserne de Mpila en 2012, le colonel Marcel Ntsourou était devenu un opposant virulent au régime congolais. Le 16 décembre, une perquisition à son domicile a tourné à la guérilla.
 
Scènes de panique dans le centre de Brazzaville, lundi 16 décembre au matin. Pour la population, les détonations d’armes lourdes ravivent le cauchemar toujours présent des guerres civiles. Pour le colonel Marcel Ntsourou, 57 ans, c’est la fin sanglante d’un film dont il s’est cru le héros. Ce Téké des Plateaux, formé en Roumanie et en ex-URSS, fut pendant longtemps un fidèle du président Sassou Nguesso avant de basculer dans l’opposition la plus radicale.
 
Responsable du front de Pointe-Noire pour le compte de son chef en 1997, il est nommé après le conflit successivement au poste de directeur du renseignement militaire, de commandant des écoles militaires et de numéro deux du Conseil national de sécurité. Trois fonctions enviables, mais l’avancement en grade ne suit pas. Ntsourou, qui exige ses étoiles de général, en conçoit une frustration de plus en plus vive. Le 3 mars 2012, lors d’un discours prononcé à l’occasion de son anniversaire, il se lâche devant ses invités : s’il n’est pas promu, c’est parce qu’il est téké et que les Mbochis (l’ethnie du chef de l’État) ont décidé d’étouffer les cadres de sa communauté. Le lendemain, 4 mars, l’explosion meurtrière de la poudrière de Mpila dévaste plusieurs quartiers de la capitale. Le 30 mars, Ntsourou est arrêté, puis placé en détention dans le cadre de l’enquête. Cette fois, la rupture est consommée.
 
Un an et demi plus tard, le 10 septembre 2013, c’est un homme en colère qui recouvre sa liberté après avoir été condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis par le tribunal de Brazzaville – décision contre laquelle le ministère public fait aussitôt appel. De retour dans sa villa de fonction du camp du 15-Août, Marcel Ntsourou se lance alors dans un bras de fer à visage découvert avec le pouvoir. Parlant volontiers de lui à la troisième personne, il multiplie les déclarations agressives, demande à être entendu par la justice française dans l’affaire dite des disparus du Beach et jure d’empêcher son ancien mentor de se présenter à la présidentielle de 2016. "J’ai la rancune tenace et nous sommes dans une haine mortelle, déclare-t-il. Sassou sait que le prochain coup appartient à Ntsourou et qu’il lui sera fatal."

Autre échantillon : "Dégagez la lune et son obscurité : Sassou. Et vous verrez apparaître le soleil et la lumière : Ntsourou." Le colonel, qui est entré en contact avec deux anciens ministres tékés de Sassou Nguesso en rupture avec ce dernier, Mathias Dzon et André Okombi Salissa, et qui croit bénéficier du réseau de soutien des anciens enfants de troupe, se prépare-t-il alors à tenter un coup d’État ? Toujours est-il que, profitant d’un évident laxisme des autorités, il transforme sa résidence en bunker, y entassant armes (kalachnikovs, fusils-mitrailleurs RPD, grenades, explosifs…) et miliciens de tout acabit, dont une bonne partie de Ninjas venus de la région du Pool. Il se fait même creuser un tunnel d’évacuation.
 
Quarante morts chez les rebelles, 2 chez les forces de l’ordre
 
Le 15 décembre, lorsque, après une banale interpellation de fidèles de Ntsourou qui a mal tourné, des policiers se présentent au domicile de ce dernier pour y faire une perquisition, ils sont accueillis par des coups de feu. Le lendemain matin, des blindés et des unités de la garde républicaine du général Nianga Mbouala se déploient autour de la villa où le colonel, sa famille et une petite centaine d’hommes armés sont retranchés.
 
Le siège, entrecoupé de combats d’une extrême violence, durera près de quatre heures avant que Ntsourou annonce sa reddition par téléphone au général Jean-François Ndenguet, chef de la police, et agite un petit drapeau blanc au milieu des cadavres de ses partisans. Bilan : une quarantaine de morts côté rebelles, deux chez les forces de l’ordre et 55 interpellations. Le soulèvement des casernes de Brazzaville, espéré par le desperado, n’a jamais eu lieu. L’abcès Marcel Ntsourou est désormais crevé. Reste à en traiter les métastases.
 
Au Congo-Brazzaville, Marcel Ntsourou a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il a donc été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Il avait été arrêté en décembre 2013 après de violents affrontements entre ses miliciens et l'armée en plein centre de Brazzaville.
 
L’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité a été reconnu coupable de rébellion, détention illégale d’arme de guerre, coups et blessures volontaires et assassinats. Seule l’infraction portant sur l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat n’a pas été retenue contre l’ex-officier qui a écopé d’une peine lourde : les travaux forcés à perpétuité.
 
Plus d’une cinquantaine d’accusés ont également écopé de peines allant de cinq à quinze ans de travaux forcés. Parmi ces personnes figure Benjamin Okouya, un des lieutenants de Marcel Ntsourou, qui avait annoncé sa réédition lors des affrontements du 16 décembre.
 
Une cinquantaine d’autres accusés ont été purement et simplement acquittés au bénéfice du doute. Madame Charlotte Ntsourou fait partie de ces acquittés.
 
Fin d’une disgrâce
 
Les avocats de l’Etat se sont réjouis du verdict évoquant la bonne marche de l’Etat de droit au Congo. « La cour est souveraine. Je pense que les juges ont dit le droit au regard des éléments, d’après leur intime conviction. Nous pouvons nous réjouir que nous sommes au Congo dans un Etat de droit. La décision qui est rendue est tout à fait objective », a ainsi salué maître Emmanuel Oko. « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs », ont rétorqué les avocats de la défense qui ont décidé de se pourvoir en cassation et ont trois jours pour le faire.
 
Même si Marcel Nstourou peut se pourvoir en cassation, cela ressemble à l'épilogue d'une longue disgrâce. Le colonel Ntsourou, qui aura été l'un des artisans de la victoire de Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile en 1997, n'obtiendra jamais le grade de général qu'il convoite. Il en aurait d'ailleurs gardé une vieille amertume.
 
C'est l'explosion du dépôt de munitions de Mpila qui fait plus de 300 morts en mars 2012, qui révèle au grand jour la rupture de Ntsourou avec le pouvoir congolais. Lors du procès qui suit en 2013, le colonel estime qu'on veut lui faire porter le chapeau pour les négligences de personnalités politiques. Malgré le réquisitoire du procureur qui demande l'acquittement, il est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.
 
L’affaire du Beach ressurgie
 
Hors de lui, Ntsourou menace alors dans les médias de parler à la justice française de ce qu'il sait sur l'affaire « des disparus du Beach ». En 1999, 350 réfugiés congolais de retour au pays disparaissent sur le port de Brazzaville. Certains affirment que le pouvoir a ainsi éliminé un certain nombre d'opposants présumés. A l'époque, Marcel Ntsourou est le numéro deux des services de renseignements.
 
Des menaces qui marquent le divorce définitif de Ntsourou avec le régime. Aux abois, le colonel se retranche chez lui avec ses hommes et le 16 décembre, des affrontements violents éclatent entre ces hommes et la police.

SOURCE : http://www.pressafrik.com/%E2%80%8BCongo-Brazzaville-Mort-du-Colonel-Ntsourou-Marcel-en-prison_a161328.html

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 Le Colonel Marcel Tsourou assassiné dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Brazzaville.

Incarcéré le 16 décembre 2013 dans le rocambolesque procès des explosions du 4 mars 2012  , relâché puis de nouveau jeté en prison le 11 septembre 2014, le Colonel Tsourou retrouvé mort dans sa cellule a été transporté à l’hôpital militaire, où son décès a été confirmé par un médecin .

Il a été de ceux qui avaient largement contribué au retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir. Il a maintenant rejoint la longue cohorte des amis du tyran trahis, empoisonnés, assassinés lâchement comme Blaise Adoua, Yves Motando et tous les autres sans-grades abandonnés sur le bas-côté dans des destinées incertaines.

Marcel Tsourou croisera les esprits des 400.000 victimes congolaises tombées dans les massacres décidés par le tyran pour instaurer sa terreur et y asseoir son pouvoir. Les compagnons de cette prison insalubre et malsaine le rejoindront  peut-être bientôt, comme tout Congolais vivant encore dans l’enfer que le dictateur sanguinaire a établi dans notre pays.

QUE TOUS CEUX QUI FESTOIENT ENCORE AVEC SASSOU-NGUESSO SACHENT QU’ILS FINIRONT COMME MARCEL TSOUROU .

LA SEULE SOLUTION POUR LE BIEN DE TOUS EST DE METTRE FIN AU RÉGIME DE SASSOU NGUESSO.

Nous sommes tous inscrits sur la longue liste des personnes, hommes, femmes, jeunes et vieux, que Denis Sassou Nguesso veut faire disparaître pour assurer, à sa seule famille, un bonheur éternel.

Pour le dictateur, dans ses rêves, nous ne sommes que des cadavres… !

Comme ce fut le cas lors de la mort de Marien N’Gouabi, aucune lésion externe n’a été relevée, par les services du dictateur Sassou Nguesso, sur la dépouille de Marcel Tsourou (Voir ci-dessous le communiqué de l’Hopital militaire)

 

Communiqué décès de Marcel Ntsourou Communiqué décès de Marcel Ntsourou
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:24

"Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre..." (président François Hollande, Octobre 2015).

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Après le QUITUS, Sassou Nguesso a cru que le président Hollande, au nom de la France, lui avait donné le droit de tuer, de massacrer tout ou partie d'un peuple. Comme entre 1998 et 2005, pendant 7 ans, la région du Pool est à nouveau à feu et à sang. Un véritable châtiment collectif pour appartenance ethnique.

Quand les tueurs claniques des Sassou & Nguesso sont de bonne humeur, ils vous donnent ceci, en cadeau, parce qu'ils vous laissent la vie sauve :

 

01-torture-dgst-brazzaville

 

 

0000000-01-la-torture-02-de-sassou-et-ndengue-22-10-2015-copie

 

Malheureusement, si vous n'avez aucune chance, et quand ces tueurs Tontons macoutes décident autrement, alors il arrive ce qui suit ci-après :

 

01-genocide-4-du-pool

 

 

01-genocide-5-du-pool

 

Aujourd'hui, ceux qui savent se taisent et ceux qui peuvent s'abstiennent. Qu'on ne vienne pas nous dire, demain, qu'on ne savait pas !

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 23:47
 
Publication des 5 articles utilisés par le pouvoir de Sassou pour incarcérer le Journaliste Ghys Fortuné Dombe Bemba à la DGST (Police politique). Au Congo de M. Sassou Nguesso, il ne fait pas bon de critiquer les dérives du régime... Sinon, on finit soit en prison, soit à la morgue.
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:16
bras-armés-sassou bras-armés-sassou

 

Le Directeur Général d’Edition et de Publication du Bihebdomadaire Talassa a été enlevé ce matin à 4 heures du matin par dix-sept hommes armés jusqu’aux dents. Il a été malmené quelques part, à la brigade de la gendarmerie de Bacongo puis à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Il est reproché au D.G de Talassa la publication dans sa livraison n°439 du lundi 09 janvier 2017 du message du Pasteur Ntumi aux Congolais ainsi que de l’article sur les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué qui refusent d’aller à la retraite alors que leur âge a sonné.

Sur la diffusion à la page 6 du message du Pasteur Ntumi au Congolais, on colle à Ghys Fortuné Bemba Dombe qu’il serait en complicité avec Frédéric Bintsamou. Alors que ce message a été diffusé par les réseaux sociaux. C’est donc à travers ces médias en ligne que Talassa a reproduit ce message pour informer l’opinion nationale et internationale, qui étaient sûrement déjà informé de ce message puisque les Congolais sont aujourd’hui accrocs au net.

En ce qui concerne les métiers d’informer, l’équilibre de l’information dans un débat contradictoire est une exigence recommandée. Le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) Philippe Mvouo le sait très bien, même s’il est enseignant de profession, mais il est entouré des techniciens. Comment peut-on affirmer que Talassa serait en complicité avec Ntumi par le simple fait qu’il a rendu public ce message ? Ce qui prouve à suffisance que les Jean Dominique Okemba, Ndengué, Monkala Tchoumou, Serge Oboa, etc. roulent le chef de l’Etat dans la farine pour qu’il ne comprenne réellement ce qui ce passe sur la crise miraculeuse du Pool.

En acculant le D.G de Talassa, ils s’accusent comme étant les vrais complices de cette guerre qui ne finit pas.

Le deuxième article, c’est celui intitulé : « Nganongo, Ouosso et Bininga interpellés : Les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué refusent d’aller à la retraite ».

Ceci n’est que la vérité, rien que la vérité. Que ces derniers prouvent et justifient qu’ils sont nés dans les années 1970 pour qu’ils continuent à exercer. Au moment où l’on parle de rupture, rigueur et surtout de la vérité, le Chef de l’Etat devrait faire appliquer ce triptyque à ses collaborateurs immédiats. Le pauvre fonctionnaire est automatiquement mis à la porte de la Fonction publique lorsqu’il totalise ses 60 ou 65 ans. Au nom de quelle loi ces officiers supérieurs et généraux s’accrochent-ils à leurs fonctions ? Si monsieur Denis Sassou Nguesso n’intervient pas lui-même dans cette affaire en demandant à ses officiers d’aller se reposer, son message du 31 décembre 2016 sur la rigueur et la vérité n’aura plus de sens. Car lui-même ne serait donc pas rigoureux et qu’il ne dit pas la vérité.

Pire, dans l’affaire ayant conduit à l’interpellation de Ghys Fortuné, il n’y a pas de plaignants. La loi sur la liberté de presse donne la latitude à une personne qui serait incriminé où diffamé par voie de presse, fasse recours soit devant les tribunaux soit par un droit de réponse. Ce qui n’est pas le cas.

En plus, au terme de la loi n°8 – 2001 sur la liberté de la presse au Congo, aucun journaliste ne peut plus être jeté en prison pour délits de presse.

D’où vient-il que Ndengué et consort puisse procéder à l’arrestation sans condition d’un journaliste qui fouille bien ses informations ?

Et que dit Philippe Mvouo du CSLC sur l’arrestation d’un journaliste dans son pays ? Bien que Philippe Mvouo soit manipulé et téléguidé et instruit par le « Tout Puissant J.F. Ndengué », il était déjà sur la bonne procédure en convocant Ghys Fortuné à une séance de travail ce jeudi 12 janvier 2017 à ses bureaux. Oui, manipulé, téléguidé et instruit et peut-être commandé parce que lundi 10, un jour avant sa convocation signé de son secrétaire administratif Miettet Likibi, il est convoqué d’urgence chez son cadet Ndengué. Oko Ngakala également a reçu des ordres de la part de Ndengé pour donner la forme judiciaire à l’anéantissement de Ghys Fortuné. Il vient même de publier même un communiqué pour concrétiser les ordres reçus du « Tout Puissant général retraité » qui refusent d’aller à la retraite.

Nous suivons, minutes après minutes et heures après heures cette affaire !                                                                

Yombo Lefort

LIRE LA SUITE : http://zenga-mambu.com/2017/01/12/les-deux-principaux-articles-pour-lesquels-ghys-fortune-bemba-dombe-du-journal-talassa-paie-le-lourd-tribut/

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:39

Le collectif #Sassoufit n’est pas arrivé au bout de sa course selon son animateur Andréa Ngombet, ici à Paris le 14 décembre 2016

Enfant de Mpila, fief du président du Congo-Brazzaville, l’activiste Andréa Ngombet mène le collectif Sassoufit qui appelle à mettre fin au régime de Denis Sassou-Nguesso

Vous n’avez pas l’impression de crier dans le vide ?
Non au contraire, Denis Sassou-Nguesso est K.O. debout. Il a perdu dans les urnes, au niveau de la Communication et il vient de se faire ridiculiser aux Etats-Unis, il ne lui reste plus que les armes

 

Face aux armes, à quoi sert un collectif comme le vôtre ?
A inspirer, planifier et déclencher la résistance citoyenne. Nous avons vu les effets dès le 27 septembre 2015, quand la population est sortie en masse pour protester contre le projet de referendum. Le slogan « Sassoufit » a retenti dans les rues de Brazzaville et de Pointe Noire. La riposte du régime avec le concept « SassOui » a fait un flop.

Mais la situation sur le terrain n’a pas bougé depuis…
Non justement, un rapport de force s’est installé. Sassou pensait que le pire était derrière lui, mais le pire est à venir: faillite économique, sociale, crise politique avec les principaux opposants enfermés. Le pays est en état de siège.

Ceux qui en reviennent n’ont pas tous cette vision. Si on écoute Sassou-Nguesso, tout va bien au Congo, même dans le Pool, où il dit avoir fait la fête…
Il a fait la fête oui sûrement, il gouverne par la fête. Il donne du pain –rassis- et des jeux –truqués- au lieu d’apporter du travail et des infrastructures. Cela les gens le voient aujourd’hui.

Pourtant, il a débuté sa campagne avec l’inauguration de la route nationale qui relie Brazzaville à Pointe Noire, un projet concret d’infrastructure
Trente-trois ans pour 515 kilomètres d’asphalte, c’est un bilan assez médiocre, surtout quand on pense aux ressources dont il a disposées.

Son principal opposant Jean-Marie Michel Mokoko est aujourd’hui incarcéré, où en est-il ?
Six mois d’emprisonnement sans jugement au mépris même de la loi congolaise selon laquelle la détention de sureté ne peut dépasser six mois. Il doit être libéré.

Mokoko est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat, une société suisse aurait même projeté de l’aider. Si ce général avait repris le pouvoir par la force, qu’aurait dit le collectif « Sassoufit » : vive le coup d’Etat ?
Tout Congolais sérieux a déjà pensé, planifié un coup d’Etat contre Denis Sassou-Nguesso et son système. C’est malheureusement la seule manière de s’imposer face à un président qui ne reconnaît pas le résultat des urnes et qui a mis en place un système mafieux. En témoigne les différents scandales financiers, de corruptions auxquels il est mêlé à travers le monde: les biens mal acquis en France, la route de l’Atlantique au Portugal, l’affaire Chironi-Nguesso en Italie, l’affaire Unibeco-Nguesso en Espagne, l’affaire Sundance-Nguesso en Australie, l’affaire Philia-Nguesso en Suisse et les « Panama papers » qui mentionnent les détournements de fonds au profit de la famille Nguesso.

N’est-il pas contradictoire pour un collectif citoyen de vouloir une révolution pacifique et de cautionner une prise de pouvoir par la force avec un coup d’Etat ?
On ne parle pas de militarisation, mais de droits à l’insurrection face à une tyrannie, à un régime bloqué. Nous parlons de seconde indépendance, car nous subissons la colonisation d’un clan qui exploite le territoire sans jamais investir. S’il y avait eu un coup d’état militaire, on aurait salué la chute. Ensuite, nous aurions été tout aussi vigilant parce que notre objectif est l’instauration d’un état de droit.

Qu’est-ce qui a fait fuir les populations dans le Pool: le retour des Ninjas du Pasteur Ntumi ou la répression du pouvoir en place ?
Ce qui fait fuir, c’est la violence et l’absence d’état de droit. C’est d’être à la merci du plus fort. A cela s’ajoute une discrimination ethnique proférée par le régime et ses supplétifs.

Les hommes du pasteur Ntumi n’ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité ? N’ont-ils pas déclenché les violences dans le Sud de Brazzaville le 4 avril dernier ?
Cela je ne sais pas. Si c’est le cas, nous en sommes très mécontents. Le 4 avril est le jour où la Cour constitutionnelle a validée l’élection illégale perdue par Sassou-Nguesso. Les actions armées ont provoqué une psychose et l’exil d’une partie de la population. Elles ont empêché le soulèvement populaire, pacifique que nous voulions. En cela, ces violences ont servi les intérêts de Sassou-Nguesso. Mais il faut rappeler que c’est le régime, bien avant cela, qui a relancé le cycle de violences interrompu depuis les accords de 2002. Il a réprimé dans le sang les premières manifestations contre le projet de référendum sur la modification de la constitution en octobre 2015.

Nous avons reçu courant 2016 plusieurs témoignages du Sud de Brazzaville et de Pointe Noire concernant des opérations de liquidation visant des jeunes de manière aléatoire. S’agit-il selon vous d’actions isolées ou au contraire maitrisées et voulues par le régime ?
L’homme qui a tué à Pointe Noire, un milicien que l’on appelle « Zulu Bad » aurait été promu. Il a été récompensé parce qu’il a mâté. C’est ce qu’on leur demande.

En RDC, le président n’a pas osé modifier la constitution et il subit des pressions intenses. Pourquoi ce qui est possible en RDC, ne l’est-il pas au Congo-Brazza ?
A Kinshasa, la société civile est plus avancée qu’à Brazzaville, il y a une relative liberté de la presse. Plus qu’à Brazza, où toutes les chaines de télévisées sont liées à des Nguesso. Le débat public est plus libre et les relais de financements chez les industriels plus vastes.

Oui, mais sur Internet, tout le monde s’exprime, vous-même ici…
L’Internet pénètre plus en RDC qu’au Congo. Une des sociétés distributrice Airtel est liée au pouvoir, elle a même envoyé un Sms du président de la République. L’autre société Mtn obéit aux consignes, même quand elles sont illégales. Celle de couper internet par exemple le 20 octobre 2015 et le 18 mars 2016. Ils ont coupé internet, les Sms et le signal de Radio France Internationale. La RDC c’est la puissance du complexe industriel et minier, il y a Moïse Katumbi qui préside une équipe de foot championne d’Afrique, il y a aussi la structure de l’Etat par gouvernorat qui donne de l’indépendance aux provinces et une église qui n’a pas été spoliée par les révolutions socialistes comme cela a été le cas au Congo-Brazzaville dans les années 60.

La chute de l’Abbé Yulu a-t-elle entrainé celle de l’Eglise au Congo ?
Oui. Depuis l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, dont on attend toujours la sanctification, l’Eglise est sous la menace permanente des officines du pouvoir. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir organisé dans la société congolaise. Ils sont en train d’émerger peu à peu sur la contestation, dans la société civile comme au Burkina-Faso, mais c’est nouveau.

Interview François de Labarre

Paris Match|

SOURCE : PARIS MATCH

ASSEMBLEE GENERALE DE « L’ASSOCIATION CITOYENNE DE SOLIDARITÉ DU CONGO-BRAZZAVILLE » : DIMANCHE 15 JANVIER 2017 DE 14H00-18H00 A PARIS

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 12:41
© Serge Berrebi

 

Éric Denécé est Docteur en Science politique, Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).  C’est un Chercheur reconnu, spécialiste du renseignement, du terrorisme, des opérations spéciales …  Le 22 décembre dernier, il était l’invité d’Yves Calvi pour son émission « 24 heures en questions » au sujet d’Alep en Syrie. Ses propos sur cette ville martyre étaient édifiants mais, pour les appuyer davantage, il cita l’exemple de la République du Congo, une ancienne colonie de la France : « une guerre civile qui a fait 400 000 morts sur 4 millions d’habitants, 10 % de la population, on n’en parle pas non plus. »

Ces chiffres n’ont pas fait tressaillir l’animateur Yves Calvi, vieux routier de « l’information ». Ces 400.000 morts, comme l’aurait dit Chirac, « lui ont touché une sans faire bouger l’autre » ; l’info a glissé sur son indifférence en direction de la trappe de laquelle elle n’aurait jamais dû sortir … !

Pas sûr que Monsieur Eric Denécé soit invité à nouveau, sur un quelconque plateau de télévision, s’il doit débiter ce genre de révélation gênante. Heureusement que la vidéo a largement fuité sur les réseaux, sans pour autant que ces derniers ne s’émeuvent de nos 400.000 disparus.

Pour ceux qui timidement pensaient que le Congo n’avait eu à déplorer dans les guerres de 97-98 « qu’une » centaine de milliers de morts, voilà qui remettra véritablement les pendules à l’heure ! Les médias français et belges commencent à peine à ouvrir les yeux sur les protections dont Pierre Oba, a pu bénéficier pour passer entre les mailles des filets de leur police. Il est grand temps, sur la base de ce témoignage incontestable, que les devoirs de vérité et de mémoire s’opèrent enfin et que les véritables responsables du déchainement de violences au Congo Brazzaville soient enfin poursuivis… !

Cette révélation fait du Congo Brazzaville l’égal du Rwanda dans l’horreur du génocide et des massacres ; le premier pays était trois fois moins peuplé que le second !

Faut-il croire, si les villes de Pointe Noire et de Brazzaville avaient été complètement détruites, que les médias auraient un peu plus parlé de nos morts ? Rien n’est moins sûr ! Après les explosions du 4 mars 2012, les quelques journalistes peu curieux qui avaient fait le déplacement ont été sciemment tenus éloignés des destructions et des drames humains par la gestapo de Ndenguet-Sassou Nguesso.

Vingt années après, la vérité sur nos 400.000 morts s’offre enfin à nous. Elle doit s’inscrire, comme pour le Rwanda, sur les pages sales de l’inhumanité. Ce sera le devoir de chacun de contribuer à ce que le témoignage de Monsieur Eric Denécé s’amplifie, se répande et ne s’efface plus. L’actuelle guerre du Pool en dépend également. Les mêmes qui sont à la manœuvre aujourd’hui sont les responsables des 400.000 morts des guerres de 1997-1998. Ces guerres actuelles, pareillement à celles passées, n’ont pour seul objectif, toujours avec l’aide de mêmes complices, que la ressource pétrolière et sa dilapidation ; comme cela en a toujours été le cas depuis sa mise en production !

Rigobert OSSEBI

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:30

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand corrupteur du monde

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?  (Nouvelles des ONG, INDH, organisations régionales et onusiennes)

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand maître corrupteur du monde

C’est une honte pour la francophonie d’encourager les dictateurs africains et de ternir la réputation de l'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Michaëlle Jean, piégée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.

Comment la France, Nation qui se dit berceau des droits de l’homme peut-elle faire adopter une résolution qui encourage les violations des droits de l’homme et des fondements de la francophonie, au Congo Brazzaville ?
Au nom de la francophonie, la résolution des Chefs d’Etat et de gouvernement chante les louanges du dictateur Sassou Nguesso avec un vocabulaire digne des complices des crimes contre l’humanité.
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Rappelons la nécessité de respecter les droits de l’homme entoutes circonstances, notamment dans le cadre des procédures engagées contre certains responsables politiques à la suite du contentieux né de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.
« Réitérons l’engagement de la Francophonie à apporter aux autorités congolaises le soutien nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la nouvelle constitution issue du référendum du 25 octobre 2015.
Comment peut-on ignorer ce qui se passe au Congo où Sassou Nguesso en véritable tyran s’est imposé par la force en changeant la constitution et en se proclamant président de la République à l’issue d’une élection où il est arrivé en 5ème position, en emprisonnant le vainqueur et surtout est en bombardant la population d’une région qui n'a pas voté pour lui.
Aujourd’hui ce qui se passe au Pool est un génocide qui est couvert par une certaine communauté internationale corrompue par l’argent des malheureux et pauvres congolais croupissant dans la misère la plus totale ?
C’est de notoriété publique, Sassou Nguesso est un véritable tyran qui n’a jamais respecté les principes d’un Etat de droit.
Dans son univers clanique il n’y a pas : - la séparation des pouvoirs; - le libre exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - l’égalité devant la loi des citoyens, une bonne administration de la justice.
Et pourquoi la Francophonie des corrompus a-t-elle foulée au pied ses propres règles, notamment la Charte de la francophonie ainsi qu’à tous les instruments qui régissent l’action de l’Organisation en matière de développement démocratique en particulier la déclaration de Bamako adoptée en 2000 et la Déclaration de Saint Boniface adoptée en 2006.
La déclaration de Bamako qui a été violée par le dictateur du Congo mentionne bien les principes fondamentaux sur la démocratie. En effet, elle réaffirme bien que la francophonie et la démocratie sont indissociables en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’homme dans l’espace francophone.
Elle mentionne également que la démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur. Sassou Nguesso a fait adopter par la force une constitution préparée par un petit comité sans qu’elle soit soumise au parlement et le président Français a donné curieusement son aval, d’où les crimes actuels de Sassou sur une population hostile au changement de la Constitution et à sa réelection.
Les intérêts personnels et égoïstes de quelques dirigeants de la francophonie ont fait qu’encourager l’homme qui est réputé violateur des lois et principes des droits de l’homme.
Sassou Nguesso a toujours ignoré que la démocratie exige en particulier, la tenue , à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association.
La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est déroulée à Antananarivo (Madagascar) a adopté une résolution qui confirme la complicité de la France avec certains dictateurs, c’est le cas du Congo Brazzaville dont la situation des droits de l’homme n’a pas préoccupé l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Les dirigeants français, MackySall et la Secrétaire générale de la Francophonie ont prouvé aux yeux de la communauté internationale leur complicité quant au génocide en cours au Congo Brazzaville dans la région du Pool et les arrestations arbitraires des opposants au régime dictatorial de Sassou Nguesso.
La police est devenue un instrument de répression, un refuge d’antivaleurs et de dérives, recrutés pour torturer et tuer, ignorant les normes nationales et internationales pour les agents de l’application des lois.
De nombreuses personnes n’ont pas eu malheureusement la chance d’échapper aux rafles de la police politique. Ils sont des disparus aujourd’hui. Leurs proches traumatisés n’osent pas parfois se plaindre à cause des représailles des escadrons de la mort qui leur imposent le silence.
Sassou a ordonné les bombardements et les tirs à la mitraillette par hélicoptère, pendant plus de huit mois dans une région plus grande que le Rwanda, à la recherche du Pasteur Ntumi, président du Conseil National des Républicains qui n'a fait que soutenir les opposants au changement de la constitution.
En violation des textes internationaux le régime autoritaire de Sassou a recruté des mercenaires étrangers pour commettre des exactions.
De nombreux témoignages font état, dans le pool, de la traque des jeunes gens de 18 à 40 ans qui fuient dans les forêts pour échapper à leurs meurtriers comme cela s’est passé en 1998-1999. C’est ce fameux goût de sang dont parle le Président Sassou.

En ignorant les crimes contre l'humanité actuellement en cours au Congo, la XVè conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage est bien devenue une croisière en folie qui ne tient ni compte de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 ni de la déclaration de Saint Boniface du 13 – 14 mai 2006.
C'est pourquoi nous précisons à titre de rappel d'une part, les principes de la Déclaration de Saint Boniface adoptés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et d'autre part la Déclaration de Bamako

A. les principes de la Déclaration de Saint Boniface.

Soulignons la responsabilité qui incombe à chaque État de protéger les civils sur son territoire ou sur un territoire qu’il contrôle ; Réaffirmons que cette responsabilité exige la protection des populations contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique, et les crimes contre l’humanité, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de tels actes ; Confirmons la coopération pleine et entière de la Francophonie à l'égard de ses membres qui le souhaitent, pour qu’ils s’acquittent de cette responsabilité ;
Soulignons la responsabilité de la communauté internationale de réagir d'une façon opportune et décisive, et en conformité avec la légalité internationale, les principes de la Charte des Nations Unies et les prérogatives dévolues au Conseil de sécurité pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité, au cas où les moyens pacifiques s’avéreraient insuffisants et où il serait manifeste que les autorités nationales ne protègent pas leurs populations contre de tels actes ; 4. Réaffirmons notre volonté de conforter l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie, telle que prévue par la Déclaration de Bamako et dans le Programme d’action annexé à celle-ci, par une utilisation optimale de ses capacités, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales ;
Confirmons notre volonté politique d’agir et d’exercer pleinement notre responsabilité de prévenir l’éclatement des crises et des conflits dans l’espace francophone, limiter leur propagation, faciliter leur règlement pacifique et hâter le retour à une situation de paix durable par la mise en œuvre des dispositions librement consenties au titre de la Déclaration de Bamako et des instruments internationaux auxquels nos Etats sont parties ;
Réaffirmons également la responsabilité de nos États de protéger et d'assister les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de faciliter les efforts des Organisations et Agences internationales, régionales et humanitaires à cet égard, notamment afin de faciliter l’accès aux personnes déplacées ;
Soulignons que les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies, constituent un cadre international important pour la protection des personnes déplacées, et Sommes résolus à prendre des mesures concrètes pour renforcer cette protection ;
Soulignons l’importance de promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme et du droit international humanitaire, de prévenir et de sanctionner les violations graves ou massives de ces droits, et de traduire en justice les auteurs de telles violations ; Nous engageons à promouvoir l'action des Défenseurs des droits de l’Homme et à garantir leur protection ; dans ce contexte, Appelons solennellement à la ratification de tous les instruments internationaux et régionaux de lutte contre l’impunité, tels ceux relatifs à la Cour pénale internationale ou à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, et Invitons l'Organisation internationale de la Francophonie à renforcer, en tant que de besoin, son assistance aux Etats pour leur permettre d'assumer les engagements prévus par le Statut de Rome;

B - les principes de la Déclaration de Bamako du 3 novembre 2000

PROCLAMONS :

1. que Francophonie et démocratie sont indissociables: il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits; c’est pourquoi la Francophonie fait de l’engagement démocratique une priorité qui doit se traduire par des propositions et des réalisations concrètes;
1 Réserve du Vietnam et du Laos sur l’article 2 (5) – Motif: la démocratie et le multipartisme sont deux notions différentes et ne peuvent s’identifier. La démocratie est une finalité alors que le multipartisme n’est qu’un chemin. Le chemin pour y parvenir décidé par chaque pays doit être défini par son peuple en fonction de ses spécificités culturelles, historiques, économiques et sociales.
2. que, pour la Francophonie, il n’y a pas de mode d’organisation unique de la démocratie et que, dans le respect des principes universels, les formes d’expression de la démocratie doivent s’inscrire dans les réalités et spécificités historiques, culturelles et sociales de chaque peuple;
3. que la démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement; la démocratie et le développement sont indissociables: ce sont là les facteurs d’une paix durable;
4. que la démocratie, pour les citoyens - y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés - se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale;
5. que, pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal;
6 que, pour consolider la démocratie, l’action de la Francophonie doit reposer sur une coopération internationale qui s’inspire des pratiques et des expériences positives de chaque État et gouvernement membre;
7. que les principes démocratiques, dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle et juridique, doivent également imprégner, les relations internationales.

PRENONS LES ENGAGEMENTS SUIVANTS :

A. POUR LA CONSOLIDATION DE L’ÉTAT DE DROIT

1. Renforcer les capacités des institutions de l’État de droit, classiques ou nouvelles, et œuvrer en vue de les faire bénéficier de toute l’indépendance nécessaire à l’exercice impartial de leur mission;
2. Encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation;
3. Assurer l’indépendance de la magistrature, la liberté du Barreau et la promotion d’une justice efficace et accessible, garante de l’État de droit, conformément à la Déclaration et au Plan d’action quinquennal du Caire adoptés par la IIIe Conférence des Ministres francophones de la justice;
4. Mettre en œuvre le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions;
5. Généraliser et accroître la portée du contrôle, par des instances impartiales, sur tous les organes et institutions, ainsi que sur tous les établissements, publics ou privés, maniant des fonds publics;
6. Soutenir l’action des institutions mises en place dans le cadre de l’intégration et de la coopération régionales, de manière à faire émerger, à ce niveau, une conscience citoyenne tournée vers le développement, le progrès et la solidarité.

B. POUR LA TENUE D’ÉLECTIONS LIBRES, FIABLES ET TRANSPARENTES

7. S’attacher au renforcement des capacités nationales de l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, en mettant l’accent sur l’établissement d’un état civil et de listes électorales fiables;
8. S’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous;
9. Garantir la pleine participation des citoyens au scrutin, ainsi que le traitement égal des candidats tout au long des opérations électorales;
10. Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’État;
11. Prendre les mesures nécessaires pour s’orienter vers un financement national, sur fonds public, des élections;
12. Se soumettre aux résultats d’élections libres, fiables et transparentes.

C. POUR UNE VIE POLITIQUE APAISÉE

13. Faire en sorte que les textes fondamentaux régissant la vie démocratique résultent d’un large consensus national, tout en étant conformes aux normes internationales, et soient l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulières;
14. Faire participer tous les partis politiques, tant de l’opposition que de la majorité, à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité, de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts;
15. Favoriser la participation des citoyens à la vie publique en progressant dans la mise en place d’une démocratie locale, condition essentielle de l’approfondissement de la démocratie;
16. Prévenir, et le cas échéant régler de manière pacifique, les contentieux et les tensions entre groupes politiques et sociaux, en recherchant tout mécanisme et dispositif appropriés, comme l’aménagement d’un statut pour les anciens hauts dirigeants, sans préjudice de leur responsabilité pénale selon les normes nationales et internationales; 17. Reconnaître la place et faciliter l’implication constante de la société civile, y compris les ONG, les médias, les autorités morales traditionnelles, pour leur permettre d’exercer, dans l’intérêt collectif, leur rôle d’acteurs d’une vie politique équilibrée;
18. Veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l’accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques;

D.POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DÉMOCRATIQUE INTÉRIORISÉE ET LE PLEIN RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

19. Développer l’esprit de tolérance et promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme; 20. Favoriser, à cet effet, l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs engagés pour la démocratie et les droits de l’Homme;
21. Ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, honorer et parfaire les engagements ainsi contractés, s’assurer de leur pleine mise en œuvre et former tous ceux qui sont chargés de leur application effective;
22. Adopter en particulier, afin de lutter contre l’impunité, toutes les mesures permettant de poursuivre et sanctionner les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, telles que prévues par plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont le Statut de Rome portant création d’une Cour Pénale Internationale; appeler à sa ratification rapide par le plus grand nombre;
23. Créer, généraliser et renforcer les institutions nationales, consultatives ou non, de promotion des droits de l’Homme et soutenir la création dans les administrations nationales de structures consacrées aux droits de l’Homme, ainsi que l’action des défenseurs des droits de l’Homme;
24. Prendre les mesures appropriées afin d’accorder le bénéfice aux membres des groupes minoritaires, qu’ils soient ethniques, philosophiques, religieux ou linguistiques, de la liberté de pratiquer ou non une religion, du droit de parler leur langue et d’avoir une vie culturelle propre;
25. Veiller au respect de la dignité des personnes immigrées et à l’application des dispositions pertinentes contenues dans les instruments internationaux les concernant;
A ces fins, et dans un souci de partenariat rénové, nous entendons:
• Intensifier la coopération entre l’OIF et les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de la démocratisation des relations internationales, et soutenir, dans ce cadre, les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie;
• Renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme;

5. DÉCIDONS DE RECOMMANDER LA MISE EN ŒUVRE DES PROCÉDURES CI-APRÈS POUR LE SUIVI DES PRATIQUES DE LA DÉMOCRATIE, DES DROITS ET DES LIBERTÉS DANS L’ESPACE FRANCOPHONE:

1. Le Secrétaire général se tient informé en permanence de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, en s’appuyant notamment sur la Délégation aux droits de l’Homme et à la démocratie, chargée de l’observation du respect de la démocratie et des droits de l’Homme dans les pays membres de la Francophonie;
Une évaluation permanente des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone sera conduite, à des fins de prévention, dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la base des principes constitutifs énoncés précédemment. Cette évaluation doit permettre:
• de définir les mesures les plus appropriées en matière d’appui à l’enracinement de la démocratie, des droits et des libertés;
• d’apporter aux États et gouvernements qui le souhaitent l’assistance nécessaire en ces domaines;
• de contribuer à la mise en place d’un système d’alerte précoce;
2. Face à une crise de la démocratie ou en cas de violations graves des droits de l’Homme, les instances de la Francophonie se saisissent, conformément aux dispositions de la Charte, de la question afin de prendre toute initiative destinée à prévenir leur aggravation et à contribuer à un règlement. À cet effet, le Secrétaire général propose des mesures spécifiques:
• il peut procéder à l’envoi d’un facilitateur susceptible de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. L’acceptation préalable du processus de facilitation par les autorités du pays concerné constitue une condition du succès de toute action. Le facilitateur est choisi par le Secrétaire général après consultation du Président de la Conférence ministérielle, en accord avec l’ensemble des protagonistes. La facilitation s’effectue en liaison étroite avec le CPF;
• il peut décider, dans le cas de procès suscitant la préoccupation de la communauté francophone, de l’envoi, en accord avec le CPF, d’observateurs judiciaires dans un pays en accord avec celui-ci;
3. En cas de rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme2, les actions suivantes sont mises en œuvre:
• le Secrétaire général saisit immédiatement le Président de la Conférence ministérielle de la Francophonie à des fins de consultation;
• la question fait l’objet d’une inscription immédiate et automatique à l’ordre du jour du CPF, qui peut être convoqué d’urgence en session extraordinaire, et, le cas échéant: – confirme la rupture de la démocratie ou l’existence de violations massives des droits de l’Homme, – les condamne publiquement, – exige le rétablissement de l’ordre constitutionnel ou l’arrêt immédiat de ces violations;
Le CPF signifie sa décision aux parties concernées;
Le Secrétaire général se met en rapport avec les autorités de fait. Il peut envoyer sur place une mission d’information et de contacts. Le rapport établi dans les plus brefs délais par cette mission est communiqué aux autorités nationales pour commentaires. Le rapport de la mission, ainsi que les commentaires des autorités nationales, sont soumis au CPF, pour toute suite jugée pertinente;
2 Interprétation de la Tunisie: par «rupture de la démocratie», entendre «coup d’État» par «violations massives des droits de l’Homme», entendre «génocide».
Le CPF peut prendre certaines des mesures suivantes:
• refus de soutenir les candidatures présentées par le pays concerné, à des postes électifs au sein d’organisations internationales,
• refus de la tenue de manifestations ou conférences de la Francophonie dans le pays concerné,
• recommandations en matière d’octroi de visas aux autorités de fait du pays concerné et réduction des contacts intergouvernementaux,
• suspension de la participation des représentants du pays concerné aux réunions des instances,
• suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie,
• proposition de suspension du pays concerné de la Francophonie. En cas de coup d’État militaire contre un régime issu d’élections démocratiques, la suspension est décidée;
Lorsque des dispositions sont prises en vue de restaurer l’ordre constitutionnel ou de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, le CPF se prononce sur le processus de retour au fonctionnement régulier des institutions, assorti de garanties pour le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il détermine les mesures d’accompagnement de ce processus par la Francophonie en partenariat avec d’autres organisations internationales et régionales;
Si besoin est, le CPF saisit la Conférence ministérielle de la Francophonie par le canal de son Président;
La question de la rupture de la démocratie ou des violations massives des droits de l’Homme dans un pays et des mesures prises, reste inscrite à l’ordre du jour du CPF aussi longtemps que subsistent cette rupture ou ces violations3.
Nous, Ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage,
Adoptons la présente Déclaration;
Demandons au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’en assurer la mise en œuvre;
Transmettons, à l’intention des chefs d’État et de gouvernement, en vue de leur IXe Sommet à Beyrouth, le projet de Programme d’action ci-joint en annexe.

Bamako, le 3 novembre 2000

Me Maurice Massengo-Tiassé Vice Président de la CNDH –Congo - Président du CIRAC (Comité International Pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples)

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/la-croisiere-en-folie-de-la-francophonie-viole-ses-propres-textes-en-soutenant-un-dictateur-nomme-sassou-ngues-92.html

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