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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:12
[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda

Par Wilfrid SATHOUD

La maquette du Barrage de Sounda (EDF)

Considéré à l’origine comme fer de lance du développement économique et de l’industrialisation tant de notre pays, que de la sous région et du continent africain en général, par les gouvernants de la première République du Congo, qui eurent le mérite de poser solennellement, en leur temps, les bases de sa réalisation à ce jour inachevé ;

Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda reste une œuvre de plusieurs générations, demeuré longtemps mis en veilleuse et relégué en second plan des priorités de développement des différents gouvernements successifs depuis la chute de l’Abbé Fulbert YOULOU et du régime de la première République du Congo consécutive à la révolution des 13-14 et 15 aout 1963, jusqu’au renouveau démocratique post-conférence nationale souveraine, marqué par l’arrivé au pouvoir du Professeur Pascal LISSOUBA en 1992, ne cesse de faire coulé actuellement tant d’encre et de salive, au point d’interpeller l’attention de nombreux investisseurs, représentants des Ongs, experts et autres acteurs du développement intéressés par l’exploitation des potentialités économiques du continent africain récemment réunis à Brazzaville du 6 au 7 février 2014, dans le cadre du Forum international « Build Africa » sur le développement des infrastructures en Afrique, qui aurait remis de nouveau sur la sellette cet ambitieux projet d’intégration avec effet multiplicateur à grande échelle impactant sur plusieurs pays membres de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale).

Par devoir de mémoire pour la postérité et sur l’optique de faire œuvre utile à l’antériorité, nous revenons à la suite sur l’épopée du projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda.

24 mars 1961 : Cérémonie officielle de lancement des travaux préliminaires de construction du barrage hydroélectrique de Sounda, l’Abbé Fulbert Youlou accompagné des ministres Stéphane Tchitchelle, Germain Bicoumat, Alphonse Massamba-Debat, Victor Sathoud et Issac Ibouanga, en présence de deux hôtes de marques : le représentant du gouvernement Français Pierre Bokanowski et le leader sécessionniste de la province du Katanga (RDC) Moise Tshombé (premier à partir de la droite).

Pour l’histoire, il convient de souligner que c’est depuis l’époque coloniale, après la réalisation des travaux du chemin de fer Congo-océan (construit de 1921 à 1934) pour relier Brazzaville à Pointe-Noire, sur une distance de 512 kilomètre, traversant la forêt du Mayombe avec 11 tunnels et 27 viaduc, en plus du port en eau profonde de Pointe-Noire, de la mise en exploitation du terminal pétrolier de la Pointe-Indienne par la Société des Pétroles de l’Afrique Equatoriale et la construction de la ligne ferroviaire reliant la région de Franceville, dans le Haut-Ogooué à la voie ferrée Congo océan, pour l’évacuation des minerais de manganèse produit par la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) que prendra forme, entre 1956 et 1957, le projet d’érection d’un gigantesque barrage utilisant les énormes potentialités hydroélectriques du fleuve Kouilou-Niari, situé à environ 70Km du port de Pointe-Noire, dans le magnifique site de Sounda, où serait construit un important barrage de retenue des eaux qui conduirait à la formation d’un lac artificiel de 1800 Km2 permettant de produire 7 à 8 milliards de Kwh/an d’énergie électrique à un cout relativement faible (environ 0,40 FCFA le Kwh).

Cette affaire fructueuse intéressait déjà plusieurs groupes d’origines Américaine, Allemande et Française parmi lesquels figurait entre autre les firmes : US Steel, Mobil et Pechiney qui envisageaient de transformer la bauxite de Guinée.

En effet, c’est la production de l’aluminium qui était à la base du dit projet économique far de la première République du Congo et, la production estimative initiale était évaluée à environ 300 000 tonnes, avec possibilité d’obtenir plusieurs dérivés comme tels que : le ferromanganèse, ferro-silicium, silicio-manganèse,, magnésium, carbure de silicium et phosphore pour former à la fois un complexe métallurgique et électrochimique (pate à papier, nitrate d’ammoniac, urée, phosphate d’ammoniac, chlore, soude, etc…), sur un investissement global d’environ 100 milliards pour la réalisation des travaux de construction du barrage et de l’ensemble électrométallurgique qui devait à terme créer plus de 5 000 emplois directes à Pointe-Noire et conduire à une extension considérable des installations du Port de Pointe-Noire, appelé à devenir avec le sud-Gabon le principal centre névralgique d’implantation du capital français et européen en Afrique.

Pour ce faire, le ministre français des travaux publics d’alors, M. Robert Buron affirmait en substance que :

« le Kouilou retient l’attention combinée de l’industrie de l’aluminium, de l’industrie des ferro-alliages, des industries de l’azote et du phosphore, et même dans une certaine mesure des industries nucléaires, puisqu’il n’est pas exclu que la séparation isotopique, à l’échelle européenne soit conduite à chercher une solution de son problème au Congo. »

Vue aériennes du site de Sounda sur le fleuve Kouilou-Niar

Pierre Bokanowski, représentant du gouvernement français, l’Abbé Fulbert Youlou, président de la République du Congo et Germain Bicoumat, ministre congolais des travaux publiques

De son coté, le ministre des travaux publics de la République du Congo, M. Germain BICOUMAT présentant officiellement le site de Sounda révélait entre autre que :

« la découverte du fabuleux site de Sounda remonte depuis les années 1887-1888 par un français, l’ingénieur hydrographe Jacob, au cours des recherches d’itinéraire de la voie-ferrée qui devait relier la cote à Brazzaville. Son étude prévoyait déjà l’établissement d’un barrage devant permettre la navigabilité du fleuve Kouilou.

En 1898, la mission Marchand fit des reconnaissances dans le même but et, en 1952, à la demande du Territoire du Moyen-Congo, un avant projet d’ouvrage hydroélectriques fut établit pour les besoins éventuels de Pointe-Noire.

En 1954, à la suite de l’avant projet EDF décida d’entreprendre l’étude d’un barrage susceptible de fournir la totalité d’énergie evaluée à environ 7 milliards de Kwh/an. A partir de 1957, la route Pointe-Noire/Sounda commence à être réalisée avec quelques travaux préparatoires exécutés sur le site conformément aux études de détails minutieusement élaborées par le laboratoire national de Chatou en France, où la délégation gouvernementale du Congo conduite par le Vice-président de la République, Stéphane TCHITCHELLE découvrait avec émerveillement en Octobre 1960, la maquette du barrage de Sounda fidèlement reproduite avec tout son environnement et l’eau qui bouillonnait jusqu’à la projection cinématographique développant la mise en place, si délicate du batardeau, premier élément de la voute provisoire de retenue d’eau ».

A ce moment, le Congo ayant accédé à la souveraineté, l’Assemblée Nationale légifèrera le 20 Décembre 1960 sur le caractère d’utilité publique des travaux préliminaires d’aménagement du site de Sounda confiés à un consortium Franco-Allemand dans lequel faisait parti la société Forges et Ateliers du Creusot (Usine Schneider) chargé de réaliser les travaux préliminaires d’aménagement et de construction du barrage démarré grâce a un premier financement de la France, interrompu après la révolution.

Les tentatives de relance de ce projet, sur montage financier Sud-Africain, préconisé en son temps par le gouvernement du Président Pascal LISSOUBA s’étant une fois de plus soldés par un échec en 1997, va-t-on enfin espérer voir un jour la réalisation de ce projet ambitieux, afin de pallier au déficit énergétique criard constaté au Congo et dans la sous région ?


Par Wilfrid SATHOUD

sathoudwilfrid@yahoo.fr

[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda
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Wilfrid Sathoud - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:31
(Congo-Brazzaville) Le Procureur perd son sang-froid, par Etroubeka

RFI

Congo-Brazzaville: le procureur met en garde les avocats de Ntsourou

Les conditions de détention de Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements du Congo-Brazzaville, sont difficiles, déplore un collectif d'avocats qui le défend. Pour le procureur de la République, ces avocats ne cherchent rien d'autre qu'à embraser le Congo. Il menace désormais de les poursuivre.

Un peu plus de soixante jours après l’arrestation de Marcel Ntsourou et ses proches, notamment son épouse Charlotte et une nièce encore mineure, les quatre avocats qui les défendent, constitués en collectif, ne manquent pas de mots pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils sont détenus à la maison d’arrêt. Ils affirment que leurs clients n’ont même pas accès à la lumière du jour. Ils soutiennent que le dossier de leurs clients traîne entre les mains du procureur de la République.

Ce dernier est sorti de sa réserve ce week-end. S’adressant à un groupe de journalistes dans son cabinet, en présence du régisseur de la maison d’arrêt, André Ngakala Oko a dénoncé le comportement de ces avocats qui d’après lui font de « l’amalgame, cherchent à embraser le pays en amenant les questions de droit commun dans la rue et sur les médias. Le désordre est fini. Je ne veux plus du désordre. Je veux engager des poursuites contre ces avocats qui cherchent à enflammer le Congo », a-t-il menacé en rappelant qu’il est le garant des libertés de tous les Congolais.

© RFI

Notre commentaire

Un Procureur qui perd son sang froid, obligé de menacer et d'intimider des avocats... parce que ceux-ci exercent les droits de la Défense et font donc leur travail. C'est du jamais vu dans les annales de la justice congolaise, même aux heures les plus sombres du monopartisme sassouiste triomphant. Observons néanmoins qu'il ne s'agit pas là d'un signe d'assurance dont fait montre ce magistrat du parquet. On peut le comprendre : il est difficile de rester serein, surtout quand on a entre les mains un dossier si friable. A quand la présentation du prévenu devant un juge ? Deux mois de garde à vue, sauf erreur.... Il va falloir relire le Code de procédure pénale congolais ou que, comme à son habitude, Bienvenu Okiemy, porte-parole du gouvernement, monte au créneau sur les ondes de RFI pour nous expliquer en l'espèce, à nous autres profanes, les subtilités du droit congolais ...

Pour rappel, le sieur Oko Ngakala avait exhibé Ntsourou à la presse congolaise le 18 décembre 2013 tel un trophée, avec ces mots historiques qui grandiront sans nul doute la justice congolaise :

« Je vais vous présenter tout à l’heure le colonel Tsourou Marcel pour constater avec nous naturellement qu’il est bel et bien en vie. Il n’est pas mort. Il est bel et bien en vie, en lieu sûr et en garde à vue. Tout cela pourquoi, c’est pour mettre un terme définitivement aux spéculations de toute sorte, aux rumeurs fantaisistes, à la manipulation de l’opinion entretenue par certains organes de presse» (…)

«Je vous rappelle que lorsque vous allez visiter la cellule, vous n’alliez passer aucune interview, vous n’allez pas lui poser des questions, vous allez seulement constater s’il est là, assis ou debout. Aucune question ne lui sera posée ».

(mwinda-press)

(Congo-Brazzaville) Le Procureur perd son sang-froid, par Etroubeka
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:18
(Congo-Brazzaville) Eric Souami aurait-il succombé à la torture ?

Le Procureur André Ngakala Oko avait des raisons de perdre son sang-froid (lire notre article) : un homme emprisonné dans les geôles du pouvoir depuis près d'un ,sans avoir jamais été présenté à un juge, est mort ces derniers jours, semble-t-il suite à des tortures...

Congo: polémique sur la mort d'un gendarme condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat

BRAZZAVILLE, 17 février 2014 (AFP) - Les causes de la mort d'un gendarme condamné à Brazzaville pour atteinte à la sûreté de l'Etat divergent entre le procureur de la République, qui évoque une maladie mortelle, et les avocats du défunt, qui parlent de tortures ayant entraîné le décès.

Le gendarme Eric Régis Souami, 35 ans, commis à la garde du président de la Commission nationale des droits de l'homme, était détenu à la prison de Brazzaville depuis avril 2013, après une condamnation pour "détention illégale d'armes de guerre, atteinte à la sûreté de l'Etat et association de malfaiteurs", selon le colonel André Gakala Oko, procureur de la République.

Le 12 février, après avoir été admis la veille à "l'hôpital militaire", il est décédé " d'un accident cardiovasculaire (AVC), d'après le diagnostic de son médecin traitant", a expliqué le colonel André Gakala Oko.

"Il n'y a pas eu de signes précurseurs pour annoncer un drame qui pourrait survenir", a-t-il souligné.

Les avocats du défunt ont une toute autre version. "Le gendarme a subi des tortures physiques et morales. On a découvert sur son corps des traces (de coups) et des caillots au niveau de sa tête", a indiqué à l'AFP, Me Hervé Ambroise Malonga, un avocat de la victime.

"Il est mort en prison", a-t-il part ailleurs affirmé, ajoutant que "la responsabilité de l'Etat est bien établie".

Me Malonga a indiqué qu'en dix mois de détention ''aucune audience n'a pu être programmée pour le gendarme et aucune demande de mise en liberté n'a pu être examinée''.

"Nous craignons qu'il s'agisse des morts programmées" contre d'autres personnes qui croupissent en prison sans jugement, a lancé l'avocat.

Des ONG congolaises telles que la Fédération congolaise des droits de l'Homme (Fecodho) et l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) ont récemment rendu publics des rapports dans lesquels elles soutiennent que "la torture est devenue systématique et banalisée dans les lieux de détention comme les commissariats de police".

© AFP.

Notre commentaire

A propos de la torture, pratique qui est monnaie courante au Congo, nous renvoyons le sieur Oko Ngakala, Procureur à la lecture du rapport 2013 de l'Office congolais des droits de l'Homme (OCDH)

En voici quelques extraits :

En cette année 2013, quelques cas de torture ont encore été enregistrés. On peut citer à titre d’exemple : Monsieur Moungoto Antoine, père de famille de la quarantaine révolue avait été appréhendé dans sa concession familiale au village Moukanda (District de Sibiti, Département de la Lékoumou), aux environs de cinq (5) heures du matin par les policiers en patrouille le samedi 20 juillet 2013.

Il a été embarqué dans le véhicule, et emmené à 5 kilomètres de Moukanda, précisément à Mongo, où il a été sévèrement torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le corps sans vie de Monsieur Moungoto Antoine a été ensuite abandonné au milieu de la route pour maquiller le crime en un accident de circulation (…)

Monsieur Blaise Kouadili Nzengbolo, de nationalité congolaise, arrêté pour vol en avril 2012, est mort en détention à la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville le 12 février 2013 suite aux traitements inhumains et dégradants subis. Cet acte est resté impuni. Aucune enquête n’a été ouverte jusqu’à ce jour (…)

Lire le rapport de l'OCDH

(mwinda-press)

(Congo-Brazzaville) Eric Souami aurait-il succombé à la torture ?
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mwinda-press - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:14
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:07
(Congo-Brazzaville) Le hold-up constitutionnel annoncé du dictateur Sassou Nguesso

Sassou Nguesso pensif…bientôt la fin !

Le Congo s’apprête à aborder un virage capital de son histoire politique et constitutionnelle qui s’annonce préoccupant au moment où s’achève théoriquement le mandat « présidentiel » du dictateur Sassou-Nguesso.

Un habitué bien introduit à Mplila et à Oyo, nous confiait à l’issue de l’inutile forum Build Africa suivi de la célébration le 11 février, à Brazzaville du 25ème anniversaire de la signature de l’accord de paix pour l’Afrique australe, que l’autocrate d’Oyo se prépare à rempiler. Coûte que coûte. L’hypothèse de passer la main n’est pas inscrite dans sa psychologie.

Si depuis La Baule le vent de la démocratie avait soufflé en Afrique, aujourd’hui, c’est la mode des tripatouillages constitutionnels, avalisée par certains cercles mafieux français.

Le hold-up constitutionnel annoncé par le dictateur Sassou-Nguesso répond à une demande dont il est le seul à connaître les vraies motivations. Inscrit dans son ADN, la tricherie, pour s’éterniser au pouvoir est son seul dénominateur commun.

S’il est normal de procéder à une révision constitutionnelle, celle que s’apprête à faire subir aux congolais le dictateur Sassou-Nguesso, est tout simplement opportune, et ne repose sur aucune base juridique sérieuse. Elle porte simplement sur la prolongation de son mandat présidentiel.

En droit constitutionnel, deux procédés de modifications constitutionnelles sont possibles: la voie référendaire, et la voie parlementaire.

Minoritaire et largement rejeté par la majorité du pays, le dictateur Sassou-Nguesso choisira, sans aucun doute, la voie parlementaire qui lui permettra de s’accrocher au pouvoir. Ayant nommé lui-même ses parlementaires, la corruption à grande échelle de ces derniers, est du pain béni pour celui qui s’apprête à faire modifier sa propre constitution.

Sassou-Nguesso n’envisage pas une seconde de quitter le pouvoir en 2016, auquel sa constitution de 2002 lui interdit pourtant de se présenter.

Il a commencé par verrouiller l’armée, à intimider l’opposition (plusieurs personnalités sont privées de la liberté d’aller et venir), et se présente comme le parrain sans cagoule du continent en arrosant sans compter, au grand dam de la misère de « son peuple ».

Voulant rester au pouvoir au-delà de 2016 pour un troisième mandat successif, les articles 57, 58 et 185 de sa propre constitution l’empêchent de se représenter pour des raisons liées à l’âge(73 ans en 2016), et pour avoir déjà usurpé deux mandats successifs de 7 ans.

Le peuple congolais n’a plus rien à perdre. Cependant, le dictateur SASSOU-NGUESSO à tout à perdre s’il s’entête à s’accrocher au pouvoir en voulant faire modifier sa constitution.

Sa technique, bien connue, est simple: Il arrose, grâce à la planche à billets et à la manne pétrolière les valets de toutes les régions du Congo qui lui servent de caution morale, et de complices objectifs. Depuis, il multiplie les consultations avec les experts du dimanche en droit constitutionnel pour faire modifier sa constitution à son avantage, en violant(même s’il en a l’habitude) l’article 185 qui interdit toute modification constitutionnelle s’agissant le nombre des mandats.

A défaut d’avoir des idées, les congolais devraient s’inspirer de ce qui se passe au Burkina-Faso. Tout le pays clame en chœur le respect des principes constitutionnels. Acculé devant la pression populaire, et comme toujours, l’Elysée est en quête d’offrir une porte de sortie « honorable » au dictateur Blaise Compaoré. Afin d’épargner le pays du syndrome centrafricain, l’Elysée envisage de le faire parachuter à la tête de la francophonie, en remplacement d’Abdou Diouf.

La peur doit changer de camp. Ce n’est pas au dictateur Sassou-Nguesso de nous imposer un rythme, mais il nous revient de lui imposer notre tempo. Sans stratégie, sans relais, sans leader, sans fric, la chute du dictateur Sassou-Nguesso paraît peu plausible. Seul notre courage serait susceptible de l’évincer.

Le tripatouillage constitutionnel est une technique de monopolisation du pouvoir par tous les dictateurs, et un instrument de pérennisation d’un système politique mafieux, qui renvoie aux calendes grecques les préoccupations populaires.

Si toute constitution est une œuvre humaine, elle est faite pour être adaptée à l’évolution de la société. Ce qui est loin de correspondre aux « aspirations » du dictateur Sassou-Nguesso. A défaut de prôner l’alternance qu’il méconnaît, l’autocrate d’Oyo cherche à manipuler les textes.

Sassou-Nguesso s’apprête à conserver le pouvoir, comme il conserve l’appareil génital de Pierre Anga, après avoir marché et craché sur sa dépouille à Oyo, en disant: « Viens prendre le pouvoir ».

Ce dictateur en voie de disparition est prêt à tout. Réussira-t-il à faire un bras d’honneur à plus de trois millions de congolais?

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:01
Congo-Brazzaville : Un pays des "Biens Mal Acquis" (BMA) qui s'offre le "Forum Forbes Afrique 2013".

La capitale du Congo Brazzaville s’offre son « forum international » le 23 juillet 2013, un forum dénommé « Forbes Afrique » qui sera animé par la journaliste française, Christine Ockrent en présence de personnalités de premier plan comme l’ancien secrétaire général des « Nations Unies », Koffi Annan, l’ancien patron de la « United Bank for African » Toni Elimu, le patron de « Africa Search », Didier Acoutey. Ce « forum » réunira de nombreuses personnalités pour parler de « l'émergence des classes moyennes en Afrique ». Source : « Français de l'étranger ».

L’événement, baptisé « Forum Forbes Afrique 2013 » sera organisé le mardi 23 juillet 2013 par le prestigieux « Forbes Magazine », via sa franchise « Forbes Afrique » lancée tout juste il y a un an à Brazzaville en présence de personnalités fortes de la « françafrique » comme Dominique de Villepin et Jean Pierre Raffarin. S’il n’est pas l’initiateur direct de la messe, l’État congolais dirigé par le tout puissant dictateur Denis Sassou Nguesso a dépêché des émissaires dans les pays africains avec des cartons d’invitation adressés au plus haut niveau. Animatrice désignée, la belge Christine Ockrent est la guest star de l’événement qui fait doublon au « New York Forum for Africa » tenu il y a quelques semaines à Libreville. Après Brazzaville à qui le tour ?


CINQ CHEFS D'ÉTAT AFRICAINS ATTENDUS

Au moins cinq chefs d’État africains dont le président Denis Sassou Nguesso du Congo sont annoncés au « Forum Forbes Afrique 2013 », qui s’ouvre demain mardi 23 juillet 2013 à Brazzaville, la capitale congolaise :

- Les présidents Macky sall du Sénégal et Jacob Zuma d'Afrique du sud sont déjà arrivés à Brazzaville ce lundi 22 juillet 2013. Selon le programme du protocole de la présidence congolaise, le président ghanéen John Dramani Mahama est attendu à Brazzaville en début de soirée : Les présidents Joseph Kabila Kabangé de la RD Congo, et son homologue Burkinabè Blaise Compaoré, sont aussi annoncés dans la capitale congolaise.

- D'autres hautes personnalités comme l'ancien secrétaire des « Nations Unies » Kofi Annan, Andrew young, 14ème Ambassadeur des États Unies auprès des « Nations Unies » sont également attendus à ce forum organisé par le Magazine américain « Forbes », à travers son antenne « Forbes Afrique ».

C'est en 2012, que le groupe « Forbes » avait lancé son édition africaine en français « Forbes Afrique », éditée à Brazzaville au Congo, tandis que l'édition africaine en anglaise « Forbes Africa » a été lancée en 2011 à Johannesburg en Afrique du sud. Créée en 1917, la revue américaine « Forbes » est spécialisée dans les informations économiques et le classement des fortunes, rappelle-t-on.


CODE « UMP SOUSCRIPTION COPÉ »

Aucun officiel français ne sera de la partie au « Forum Forbes Afrique 2013 », mais, curieusement, les membres de l'« UMP » s'invitent, en effet, après Rachida Dati c'est au tour de Jean François Copé de se rendre à Brazzaville, ce tricheur sera à Brazzaville, officiellement, pour rencontrer Denis Sassou Nguesso.

Autre fait marquant son déplacement, Jean-François Copé prétend être en possession de plusieurs millions d’euros de promesses de dons, a annoncé le président élu de l’« UMP » lors d’une conférence de presse improvisée. « Nous allons prendre contact avec chacun de ces généreux donateurs qui nous ont écrit et mettre en place un système rapide et transparent de transfert de fonds, très rapidement ». La plupart des propositions émanent de mécènes français domiciliés au Nigeria, en Côte d’Ivoire ainsi que dans d’autres pays d’Afrique selon les premières informations. Jean-François Copé a annoncé qu’il allait se rendre très prochainement dans les pays concernés afin que certaines formalités financières seront très vite réglées.


LE COUPLE KOUCHNER-OCKRENT

Le couple Kouchner-Ockrent n’a pas fini de profiter de la misère des Africains. Et pour cause. Après le rapport d’audit de 24 pages (annexes comprises) facturé 400 000 euros par l’ex-« French doctor » à Omar Bongo du Gabon en août 2004, c’est maintenant au tour de son épouse, (l’ex-journaliste ?) Christine Ockrent d’aller se servir auprès de Denis Sassou N’Guesso sous le couvert du Magazine « Forbes Afrique ». Elle s’était déjà rendue à Brazzaville pour le lancement dudit Magazine, en juillet 2012, et elle va à nouveau s’y rendre, le 23 juillet 2013, cette fois pour y animer la première édition de son « Forum Forbes Afrique » sur « L’émergence des classes en moyennes en Afrique ». Il s’agit en réalité d’une opération de communication destinée à promouvoir l’image d’un vieux dictateur sanguinaire et corrompu qui pille son pays et condamne son peuple à la misère depuis 30 ans, et qui rêve de modifier la Constitution pour rester au pouvoir à vie.


INTERROGATIONS

Combien Mademoiselle Christine Ockrent a-t-elle reçu du dictateur congolais pour accepter de faire ce sale job après le scandale provoqué par les (faux) rapports de Bernard Kouchner sur le système de santé gabonais ? Cette question doit être également posée à l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ainsi qu’à l’ancien Directeur général de l’« Agence française de développement » « Dov Zérah et au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la « Francophonie » Abdou Diouf, qui prendront eux aussi place le 22 juillet 2013 à bord d’un vol spécial affrété par le dictateur congolais, toujours sous le couvert du fameux Magazine « Forbes Afrique ».

Par ailleurs, 70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, un médecin gagne 80 000 francs CFA par mois (moins de 150 euros) et le pays est classé 142ème à l’« Indicateur de développement humain (IDH) » du « PNUD ». Combien de « classes moyennes émergentes » dans ce pays des « Biens Mal Acquis » ?


NOTE :

« Forbes Afrique Magazine » sera diffusée dans 23 pays francophones d’Afrique et sur d’autres continents, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, selon son rédacteur en chef Michel Lobé Ewané. Ce « magazine » devrait d’abord être un bimensuel et s’il trouve ses lecteurs devenir mensuel, a expliqué à l’AFP un de ses responsables. En 2011, le groupe « Forbes ». a déjà lancé une édition africaine en anglais, « Forbes Africa ». éditée à Johannesburg en partenariat avec un groupe sud africain.

(Extrait du RÉSEAU NERRATI-PRESS)

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Nerrati-press - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:11
[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso, grand organisateur de spectacles

Il y a belle lurette que Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » ne pensent plus et ne réfléchissent plus aux grands défis du Congo-Brazzaville à l’instar de la santé, l’éducation, l’emploi, le logement, l’assainissement urbain et la protection de l’environnement. Ils chantent l’air du temps. Ils font désormais dans l’événementiel. Celui qui domine dans les sphères dirigeantes de l’heure. Ils viennent de changer de partition. Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » se sont découvert une nouvelle vocation : l’organisation de spectacles à grands renforts de publicité.

Fêtes à gogo au Congo
Non il ne s’agit pas du roman de Jean Bruce « Congo à gogo ». Il s’agit du grotesque « féti na féti », un concept assimilé par les idéologues des loisirs que compte l’entourage de l’ex-marxiste-primitif de L’Alima.

Au Congo-Brazzaville, il ne se passe plus de mois sans que ne soit annoncée la tenue d’un colloque, d’une commémoration, d’une conférence, d’un sommet, d’un symposium ou d’un forum. C’est devenu une véritable passion pour Sassou Nguesso et ses thuriféraires, décidés de prendre leurs compatriotes pour des gogos en organisant des fêtes à...gogo. Ces cérémonies grandiloquentes et budgétivores ont pour objectif de ceindre de lauriers le front du locataire de Mpila et de soigner à l’international son image entachée par la dictature. Tout le monde est gagnant, aussi bien ceux qui organisent à Brazzaville des colloques sans grand intérêt sinon celui d’inviter des personnalités connues (lire l’ article de mwinda.org), ces mêmes invités qui repartent les poches pleines et, enfin, les hôtels des dignitaires du pouvoir qui affichent complet. Il s’agit bel et bien d’une corruption à tour de bras, aux frais de la princesse. En dépit DE la misère galopante au Congo, Sassou a tellement d’argent qu’il ne sait plus quoi en faire... « Ah ces nègres ! » doivent se dire Attias, Durand, Ockrent et compagnie quand ils voient la détresse dans laquelle leur généreux hôte a plongé ses compatriotes.

Les « Blancs » de service
« Plus inattendue, pour les non-initiés, la présence à ces cérémonies orchestrées par Richard Attias et Cécilia Attias ex Sarkozy d’hommes politiques tels Jean-François Copé, Michel Rocard, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin et d’une poignée de vétérans du PAF et de l’arène médiatique hexagonale saisis sur le tard par le virus africain, tels Charles Villeneuve, élevé à la dignité de M. Loyal du Cérémonial Christine Ockrent, Etienne Mougeotte ou Guillaume Durand. Lequel animera avec une éprouvante désinvolture la table ronde des Nobel » (L’Express.fr, 12 février 2014).

Au cours de la grand’messe pour la commémoration du 25è anniversaire de l’accord tripartite Angola-Cuba-Afrique du sud, Sassou Nguesso a annoncé la création d’une fondation pour la paix. Est-ce le prélude d’une retraite politique ou prétexte pour d’autres colloques ou forums à venir ?


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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B. Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 09:25
[Afrique/Congo-Brazzaville/RDCongo] Livre : Blanchissez-moi tous ces nègres

Par Serge Bilé

On a tout dit sur les femmes noires qui se blanchissent la peau, qu’elles sont complexées, masochistes, et surtout inconscientes des dangers que leur font courir ces pratiques : hypertension, stérilité, problèmes osseux, voire cancers. On a tout dit, sauf que les femmes mais aussi les hommes qui se dépigmentent, sont d’abord les victimes d’une addiction orchestrée par des avants fous qui s’ingénièrent, dès le XVIIIe siècle, à « blanchir les nègres » pour de vrai. En France, on les plongeait dans un bain d’acide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate d’argent, alors qu’aux Etats-Unis, on les décapait aux rayons X, provoquant chez les cobayes de graves brûlures et souffrances. Ces expériences ont, au fil des siècles, laissé croire à certains Noirs, déboussolés par l’esclavage, qu’ils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie, en s’induisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes.

Ce livre retrace l’incroyable histoire du blanchiment et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, s’est imposé à des millions de gens, accrocs désormais à une drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie.

Serge Bilé, Blanchissez-moi tous ces nègres, Pascal Galodé éditeurs, Saint-Malo, 2010

ISBN : 978-2-35593-082-9

http://www.pascalgalodeediteurs.com/

[Afrique/Congo-Brazzaville/RDCongo] Livre : Blanchissez-moi tous ces nègres
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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:26
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 19:36
Afrique/Congo-Brazzaville : Pour qui travaillent les dirigeants africains ?

Par Franck Cana

Dans un XXI eme siècle bien engagé, de nombreux pays africains accusent un important retard en ce qui concerne le progrès industriel, la recherche médicale, la sécurité alimentaire, la protection de la population ou encore l'amélioration des conditions de vie de leurs citoyens. Dès lors, d'aucuns estiment que la compréhension des causes de ce retard irrationnel devient un impératif. Cela, dans la mesure ou l'Afrique demeure le continent le plus riche sur la planète en ressources naturelles qui ont par ailleurs permis à l'occident de se développer et maintenir le cap jusqu'à ce jour. Mais, sachant que le résultat est toujours au bout du travail, il serait illusoire de croire que le développement sortira ex nihilo, faisant fi de la bonne volonté. En commençant par celle des dirigeants africains qui laisse encore à désirer.

A l'instar de ce chef d'état qui a fait construire un somptueux établissement scolaire dans le district de Chengduo à Yushu en Chine et que cette dernière a réceptionnée au titre de l'amitié entre son pays sous-développé inscrit au point d'achèvement PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et la Chine. Bien évidemment, tout ceci sans l'accord de ses compatriotes dépourvus d'université de qualité et dont 90 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon les organismes des nations unies. Et, le questionnement sur le travail des dirigeants africains a encore du sens lorsqu'on assiste à des actes que ces derniers posent et que sous d'autres cieux les autorités ne se permettraient de faire. Pour preuve, cet autre chef d'état qui après avoir été fait docteur honoris causa de l'université Lyon III en France offrit à cette dernière un chèque de 300 millions de francs cfa alors qu'au même moment dans son pays les étudiants entamaient leur 6eme mois de grève. Ces derniers réclamant principalement le règlement de leurs arriérés de bourses.

Il est courant de voir certaines autorités africaines se déplacer avec des suites pléthoriques comprenant l'essentiel de leurs familles sans pour autant que ces pérégrinations de prestige ne parviennent à changer la vie de leurs concitoyens. D'autres ont amassé des fortunes, fermé les yeux ou encouragé l'enrichissement illicite des membres de leurs familles et de leurs sbires. Pas étonnant qu'une instruction liée aux biens mal acquis avec l'argent des africains soit toujours en cours en France.

Un rapport publié par l'organisme financier euro-américain Global Financial Integrity (GFI) démontre qu'en 38 ans, 854 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique vers les places financières occidentales par les africains avec l'aide des occidentaux. Les estimations montrent que l'argent détourné entre 1970 et 2008 suffirait à effacer la totalité de la dette extérieure africaine évaluée à près de 260 milliards de dollars, prévoir 600 milliards de dollars pour la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance. Ces milliers de milliards de dollars transférés en occident et qui concourent au développement de ce dernier, précise l'organisme, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale, de la corruption et du blanchiment d'argent.

Paradoxalement, l'Asie a mis 30 ans à se relever du chaos sans avoir à sa disposition les mêmes richesses que celles du continent africain. Sous-développés hier, les pays comme l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud ou la Chine se sont hissés au sommet du développement, améliorant considérablement le niveau de vie de leurs populations. De mémoire, en 1970, le PIB (produit intérieur brut) de la Corée du Sud et de la Corée du Nord réunis était inférieur à celui du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. D'autre part, nous gardons le souvenir de l'aide alimentaire apportée en 1976 par le Zaïre du président Joseph Désiré Mobutu à la Chine de Mao en crise.

Des pays comme le Vietnam, brisé par une longue guerre, ayant pour principale richesse le riz et ses eaux poissonneuses entrent dans l'émergence avec une monnaie 27 fois inférieure au franc cfa des pays d'Afrique francophone qui demeurent dans le sous-développement affirmé. En outre, les institutions financières internationales attestent qu'entre 1974 et 2008, la République du Gabon et le Qatar ont perçu les mêmes sommes d'argent en termes de revenus pétroliers. Qu'ont fait les gabonais qui manquent aujourd'hui de l'essentiel de leur argent ?

Condamnant une sorte d'idiosyncrasie de la classe dirigeante africaine, d'aucuns parmi les économistes considèrent que l'Afrique se dit en situation de dépendance, elle se dit pauvre et très endettée alors que ses autorités continuent d'envoyer les ressources nationales dans les pays qui sont paradoxalement leurs créanciers et d'où sont expulsés des Africains parce que sans-papiers.

A noter également, l'absence notable de réactions des autorités subsahariennes face aux souffrances, humiliations, brimades et tortures infligées aux africains noirs par les maghrébins en Afrique du Nord. Une insupportable absence d'assistance des autorités à leurs ressortissants qui a poussé Fabien Didier Yene, témoin et victime au Maroc de ces crimes et violations des droits de l'homme, à exposer ce « martyre noir africain » dans son ouvrage « Migrant au pied du mur » publié aux éditions Seguier en France.

Quant à la paix, elle demeure aux abonnés absents, périodique ou à la carte pour les états extérieurs à l'Afrique australe. Regroupés au sein de l'Union Africaine, financée à 77% par des fonds occidentaux, les dirigeants africains s'avèrent incapables de faire appliquer leurs propres textes. En effet, les coups d'états se succèdent et donnent toujours lieu à une condamnation de pure forme avant la réintégration des putschistes dans le sérail. Rien que ces dernières années, l'Afrique a connu une myriade de renversements anticonstitutionnels de présidences comme en Centrafrique, en Guinée Bissau, en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, en Libye, en Égypte ou de nouveau en Centrafrique. Actuellement, le chaos en Centrafrique fait des milliers de morts et au Sud Soudan, la tentative de coup d'état de l'ancien vice-président, Riek Machar, contre le président Salva Kiir a déjà fait près de 15.000 morts et 700.000 réfugiés jetés sur les routes et dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés. La République démocratique du Congo agressée par plusieurs états depuis 15 ans à travers plusieurs groupes rebelles ayant causé la perte de plus de 10 millions de congolais, a été abandonnée à son triste sort avec la présence passive de 20.000 casques bleus de l'ONU.

En ce qui concerne le domaine sanitaire, dans de nombreux pays l'état n'est pas encore à même d'assurer les soins de santé primaires aux populations. Les structures sanitaires font toujours défaut au même titre que l'équipement et le personnel formé. A ce sujet, le cancérologue Claude Maylin, conseiller spécial en matière de santé à la présidence de la République du Congo souligne le manque de volonté politique dans ce domaine. Il estime pourtant avoir interpellé les autorités avec insistance pour que le nombre de médecins formés par année puisse passer de 20 à 150 environ pour couvrir les besoins hospitaliers. Sans résultat pour le moment ! « Ce n'est pas une affaire d'argent, mais de volonté politique...D'ailleurs, c'est sans doute l'une des premières décisions que j'aurais prise si on me nommait Ministre de la Santé. »

Qu'à cela ne tienne, désormais l'espoir africain résiderait dans les projets concrets tels celui de la cimenterie du magnat nigérian Aliko Dangoté au Cameroun qui fera baisser le prix du sac de ciment d'environ 3500 à 1000 francs cfa pour les camerounais. Le début de la coopération Sud-Sud entre la Côte-d'Ivoire et la Guinée Équatoriale dans le domaine agricole et celui des hydrocarbures s'annonce également prometteur.

Du coté de la République démocratique du Congo, avec la bancarisation du règlement des salaires des fonctionnaires, le gouvernement du président Joseph Kabila et son premier ministre Augustin Matata Ponyo, vient de réaliser une prouesse. Depuis belle lurette, les congolais se plaignaient d’être rackettés par des agents véreux au moment de la perception à la main de leur paie. Cette pénitence ainsi que la phlébotomie causée aux finances publiques viennent de prendre fin avec la modernisation, par le virement sur le compte bancaire du fonctionnaire, du règlement des salaires de la fonction publique.

Au Congo Brazzaville, les importants revenus pétroliers n'ont pas toujours permis à la population d’être convenablement fournie en électricité, en eau potable, d'avoir droit à une bonne éducation, d'avoir accès aux soins de santé de qualité, ou d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire pourtant jadis promise à grand bruit. De ce fait, pour y parvenir, les regards sont désormais rivés vers la bonne gestion espérée de l'entreprise Congo Iron dirigée par Aimé Emmanuel Yoka Fils. Cette nouvelle entité économique est dorénavant chargée de piloter le projet Mbalam-Nabeba du plus important gisement de fer. Projet qui devrait rapporter à moyen terme pas moins de 4,7 milliards de dollars qui serviront également à l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise, comme l'a laissé entendre son responsable.

Si les attentent demeurent entières du Maghreb à l'Afrique centrale, les pays de l'Afrique australe, regroupés au sein de la SADC, avancent à grand pas vers l'émergence pour y rejoindre l'Afrique du Sud. Les économies telles que celles de l'Angola ou émigrent chaque année des dizaines de milliers de portugais à la recherche d'une vie meilleure, du Mozambique, du Botswana ou de la Zambie sont florissantes. Pour autant, l'idéal serait que le reste de l'Afrique parvienne à offrir a ses fils des infrastructures, l'emploi, la paix et une meilleure répartition de la richesse. Car à ce jour, la croissance à deux chiffres qu'on y trouve, profite uniquement à l'élite, aux grands groupes et aux multinationales.

Franck CANA " Analyste sociopolitique"

cana.franck@orange.fr

Publications :

« L'aube de l'odyssée, » éditions La Bruyère, Paris

« Opération Restore Hope, » éditions La Bruyère, Paris

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