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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 15:38
DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).

Par Rigobert Ossebi

L’interpellation du ministre Pierre Oba et la perquisition à son domicile de Sartrouville ont suscité une incroyable colère de l’autocrate congolais, Denis Sassou NGuesso. Elle n’était pas retombée qu’elle explosa de plus belle, le 11 octobre 2013, lorsque Médiapart publia, de Fabrice Arfi, l’article « A Paris, le shopping de la corruption du clan Sassou NGuesso »

Il commençait ainsi « C’est une promenade policière dans le Paris du luxe qui donne la nausée ».

Il ne saurait en être autrement à la lecture de la folie dépensière et des excès de la famille qui s’est accaparée, pour son usage et son profit personnels, toutes les richesses du Congo.

Aussi clair et « incomplet » que puisse être l’article de Fabrice Arfi, il mérite néanmoins des précisions et un décryptage.

Denis Christel ne lave pas ses chemises

Il n’y a pas là une allusion quelconque à l’hygiène vestimentaire du roi du pétrole congolais.

Halary, situé au 15 avenue Victor Hugo à Paris, a longtemps fabriqué les chemises sur-mesure, très haut de gamme, de Denis Christel Sassou NGuesso. De 500 à près de 1000 euros (300.000 à 600 000 FCFA) la chemise….

Mensuellement, le responsable de l’aval pétrolier se retrouvait avec des factures de 70.000 euros. Ainsi, il pouvait changer de chemise trois fois par jour. La chemise n’était jamais portée qu’une seule fois. « Pourquoi s’encombrer avec du linge sale lorsqu’il est si facile de commander des chemises neuves à près de 1000 euros la pièce et de les jeter comme un kleenex usagé, une fois qu’elles ont été portées… ! » aimait à commenter un de ses proches… ! Un million cinq cent mille francs CFA de chemises sur-mesure jetés à la poubelle chaque jour ! Quarante millions de francs CFA de chemises par mois pour Monsieur Kiki !

La folie des montres

Rares sont les vendeurs de montres à Paris, à Genève ou à Monte-Carlo, qui n’aient pas reçu un jour la visite d’un membre du gang des prédateurs. Les policiers chargés de l’enquête n’ont pas pu consacrer tout le temps nécessaire au recensement de leurs achats. De plus, des mois ou des années après, les commerçants ont peut-être eu tout le loisir d’effacer des ventes réalisées en espèces. Toujours selon des proches de Kiki 1er, ce dernier aurait des collections entières de montres (une bonne centaine) entre 50.000 et 150.000 euros (entre 30 et 100 millions FCFA) la montre et quelques-unes autour et dépassant les 500.000 euros l’unité. Dans la démesure, le vainqueur serait toutefois le responsable des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya avec une pièce exceptionnelle, une montre et son bracelet sertis de diamants dont le prix atteindrait le milliard de FCFA.

Les achats compulsifs d’Antoinette Sassou NGuesso

L’épouse du président n’apparait que très modestement dans le listing produit par Médiapart.

Pourtant la première dame s’est constituée un véritable trésor de guerre en diamants et bijoux de toutes sortes. Juste contrepartie de la bonne centaine d’enfants adultérins que son président de mari a essaimé tout au long de sa trentaine d’années au pouvoir alors qu’elle était toujours à ses côtés.

Autant de parures de bijoux à un million d’euros que d’enfants reconnus ou pas.

Des factures d’achats que les policiers français ou suisses ne trouveront jamais, soit que les acquisitions se sont effectuées auprès du Joaillier brazzavillois de « Madame » ou par l’intermédiaire de courtiers qui se rendent très fréquemment à Brazzaville pour lui présenter leurs collections. Antoinette Sassou NGuesso est une des plus grandes acheteuses de bijoux de la planète…. !

A cela, il faut ajouter deux appartements récemment acquis à Paris et encore en cours de travaux : 400 m2 avenue Victor Hugo et 400 m2 avenue Foch pour son fils Chris Bongo Nouara et pour sa fille Blandine. Pour la Reine mère jet-setteuse tropézienne, un palais au Maroc est également en travaux d’achèvement.

Jean Jacques Bouya en mission « secrète » au Maroc

L’expression la plus employée actuellement dans les sphères du pouvoir est : « ça sent mauvais à Brazzaville ! »Aussi les « barons », par précaution, ont envoyé depuis longtemps leurs épouses et rejetons à l’abri chez le « très critiqué » François Hollande.

Pour le clan présidentiel, il en va tout autrement, la France n’apparait plus comme un pays ami, une terre d’asile ou de refuge. La Russie, la Chine sont bonnes pour les armes et les affaires, mais pour un long séjour ou pour toute une vie d’exil, rien ne vaut un Riad ou un joli palais à Marrakech chez le parent Mohammed VI.

La visite de Jean-Jacques Bouya, le 2 octobre dernier, à Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur marocain, aurait été programmée pour préparer un accord dans ce sens :

«Nous avons été reçus par le ministre de l’Intérieur, parce que nous sommes porteur d’un message à S.M. le Roi du président de la République du Congo», a déclaré Bouya à la presse à l’issue de cette audience.

Alors combien, Jean-Jacques Bouya (le complice du blanchisseur Philippe C.), a-t-il négocié d’appartements à construire par passeports et de cartes de séjour marocains ? La centaine d’enfants du dictateur congolais auxquels il faut ajouter leurs propres enfants et conjoints, cela représente une sacrée colonie !

Laenser_Bouya au Maroc

N.B. Depuis cette visite au ministre de l’Intérieur, ce dernier Mohand Laensar a été nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et remplacé à l’Intérieur par Mohamed Hassad. Mohand Laensar a-t-il été sanctionné pour avoir affiché une trop grande générosité pour l’accueil de « futurs exilés » congolais ?

Les petits fours étaient chauds et le champagne était frais

Ce 24 juillet 2011, à Brazzaville, Rodolphe Adada, encore rassuré la veille par son complice de toujours, le président Denis Sassou NGuesso, vérifiait bien auprès du traiteur que tout serait parfait pour le banquet qu’il allait offrir à ses parents et amis pour célébrer dignement sa nomination à la tête du Parti Congolais du Travail (PCT). Les petits fours achevaient leur cuisson et les bouteilles de champagne millésimé étaient prises dans la glace.

Hélas, pour la caution intelligente du président congolais, toujours présent à ses côtés dans les négociations pointues, l’homme sans lequel Denis Sassou NGuesso serait resté coincé à vie avenue Rapp à Paris, la nuit à défaut d’être bonne conseillère avait permis au clan des neveux et des rejetons, « Mapapa ou pas », de s’y opposer farouchement : Adada, Secrétaire Général du PCT, représentait un réel danger pour la succession et un concurrent sérieux pour un coup d’Etat institutionnel à l’image de celui qu’il avait réalisé lui-même en 1979.

Le dictateur, pour sauver ce qu’il pouvait de sa face, ressortit alors une vague rumeur de corruption d’Adada par Omer Hassan Al-Bashir, le président du Soudan, à l’origine de la démission de ses fonctions de Chef de l’UNAMID à Khartoum le 31 août 2009. Le clan de Boundji, qui ne cessait « d’avaler des couleuvres » (parfois venimeuses comme s’en plaint encore Justin Leckoundzou) vécut alors la nomination de Pierre Ngolo à la tête du PCT comme le pire affront et jura de se venger et de faire valoir, le moment venu, cette « jurisprudence ».

adada au soudan

Les révélations de Médiapart sur les trafics crapuleux de Jean-Jacques Bouya avec son blanchisseur français, Philippe C., installé en Suisse, représentent l’opportunité, tant attendue, d’appliquer la « jurisprudence Adada » que le clan de Boundji serait bien décidé à ne pas laisser passer… !

Par Rigobert OSSEBI

DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 05:18

ECOUTEZ CETTE MUSIQUE ET PEUT-ETRE VOUS COMPRENDREZ D'OU VIENNENT LES ENERGUMENES DE TYPE SASSOU NGUESSO, ENTRE AUTRES :

http://www.youtube.com/watch?v=Ezb2Rg0QIX8&feature=share

C'est très édifiant !

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 16:00
Changer la Constitution du 20 janvier 2002 : Manoeuvre politique

Auteur: Tata BIKOUTA - Le Glaive



Au moment où l’opinion politique nationale alimente, avec une certaine allure, notamment à travers la presse et dans les officines politiques, le débat sur une fausse question, celle de la révision de la constitution en vigueur, je saisis l’occasion d’en faire, en toute citoyenneté, quelques observations à l’intention de la communauté nationale et, pourquoi pas, internationale.

Sans revenir sur les commentaires multiples émanant déjà de nombreux citoyens manifestant un intérêt, certainement patriotique, à cette question de révision de la constitution du 20 janvier 2002, j’ose faire observer en ma qualité de citoyen congolais ce qui suit :
D’abord, remarquons tous que la nation congolaise, sur cette question, se trouve aujourd’hui submergée par deux camps d’intervenants : celui des personnes qui montent au créneau avec la ferme intention de préparer l’opinion tant nationale qu’internationale sur la révision de la constitution afin d’obtenir intelligemment cette révision dans l’unique but de parvenir à la prolongation des mandats présidentiels et celui des personnes qui interviennent pour défendre la pérennité des institutions nationales.

Ensuite, je voudrais aborder ici l’aspect de l’instabilité des institutions, non sans conséquences malheureuses pour la Nation. En effet, le volet quantitatif des constitutions en République du Congo devrait interpeller plus d’un congolais, car de la constitution du 2 mars 1961 (Ière République) à celle (actuelle) du 20 janvier 2002, en passant par de nombreuses autres et Actes fondamentaux, notre pays réalise aujourd’hui un record constitutionnel exorbitant et criard avec à son actif une dizaine de constitutions et Actes fondamentaux (plus de dix) en cinquante-deux (52) ans, soit en moyenne une constitution tous les cinq (5) ans.
On peut, entre autres, citer, après la constitution du 2 mars 1961 qui remplaçait les anciennes lois constitutionnelles ayant régi les institutions congolaises depuis 1958 et qui fut abrogée à la suite d’une insurrection populaire des 13, 14, 15 août 1963 mettant ainsi fin au régime en place depuis 1958, la constitution provisoire du 11 septembre 1963 qui, sous le régime du Mouvement National de la Révolution (M.N.R), est intervenue pour régir ce régime révolutionnaire des évènements d’août 1963 ; la constitution du 8 décembre 1963 (sous le régime du M.N.R, IIème République) qui, votée par le peuple après avis de la Cour suprême, mit fin à la constitution provisoire du 11 septembre 1963 ; l’Acte fondamental du 14 août 1968 (sous le régime du P.C.T) qui, abrogeant partiellement la constitution du 8 décembre 1963, avait été pris à la suite d’un mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968 pour organiser provisoirement les pouvoirs publics ; la constitution du 30 décembre 1969 (sous le régime du P.C.T, IIIème République) qui, non votée par le peuple mais adoptée par le congrès constitutif du P.C.T, est intervenue à la suite de nombreux mouvements enregistrés au sein du parti unique, le M.N.R, et des institutions étatiques, mouvements tels que la dissolution du bureau politique du M.N.R, la destitution sans remplacement du Premier Ministre (le 18 janvier 1968), la dissolution de l’Assemblée Nationale (le 1er août 1968) ; la constitution du 24 juin 1973 (sous le régime du P.C.T) qui, soumise au référendum populaire après avoir été élaborée par le Comité Central du P.C.T est intervenue par le fait que le Comité Central du P.C.T voulait tirer les leçons de deux évènements politiques importants à savoir le putsch militaire du 22 février 1972 organisé par une fraction des membres du Comité Central du P.C.T, ceux qu’on appelait les «M22» et la Conférence Nationale de juillet 1972 ; l’Acte fondamental du 5 avril 1977 (sous le régime du Comité Militaire du Parti) qui avait été pris par le Président du C.M.P pour déterminer l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics jusqu’à la promulgation d’une nouvelle constitution ; l’Acte fondamental du 7 février 1979 (sous le régime du P.C.T) qui avait été pris à la suite de la session extraordinaire du Comité Central du P.C.T du 5 février 1979 renversant le régime institutionnel du C.M.P ; l’Acte du 30 mars 1979 qui, pris au sortir du IIIème congrès extraordinaire du P.C.T, abrogeait à nouveau partiellement la constitution du 24 juin 1973 ; la constitution du 8 juillet 1979 (IVème République) qui avait mis fin à la longue période de transition depuis la constitution du 24 juin 1973. Cette constitution, malgré qu’elle fut adoptée par référendum populaire, avait été élaborée et examinée par les instances du P.C.T, parti unique alors au pouvoir, précisément par son Comité Central et son IIIème congrès extraordinaire tenu en mars 1979. Il faut aussi ne pas ignorer qu’avant la tenue de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, la constitution du 8 juillet 1979, sous le règne du P.C.T, parti unique, s’est vue doublement révisée, la première révision étant celle opérée en contradiction des dispositions constitutionnelles en vigueur, par une ordonnance présidentielle à la suite du IIIème congrès ordinaire du P.C.T tenu en août 1984 et la deuxième révision ayant eu lieu à l’issue du congrès ordinaire du P.C.T de 1989 ; la constitution du 15 mars 1992 (Vème République) intervenue par la faveur de la Conférence Nationale Souveraine qui jetait de nouvelles bases de la démocratie avec le système pluripartiste ; l’Acte fondamental du 24 octobre 1997 intervenu à la suite du renversement du régime issu de la Conférence Nationale Souveraine après une période dite de transition et qui consacrait le retour au pouvoir du P.C.T. C’est la constitution du 20 janvier 2002, actuellement en vigueur, qui a abrogé l’Acte fondamental du 24 octobre 1997. Cette constitution, ayant consacré une rupture importante avec l’ordre constitutionnel établi au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, a placé le Congo Brazzaville dans sa VIème République.

Si l’on peut se permettre une petite comparaison avec le cas de la République française, pays encore modèle pour le Congo en matière de mimétisme législatif et institutionnel, je pourrais faire observer, en guise de petite histoire, qu’en deux cent vingt et un (221) ans, soit deux siècles durant, tenez-vous bien, la France n’est aujourd’hui qu’à sa cinquième (Vème) République depuis la proclamation de celle-ci le 22 septembre 1792 avec à la clé la constitution de l’An I en 1793 qui définissait cette République naissante, même si, cette constitution n’ayant jamais été appliquée, il fallu attendre 1848 pour que la France retrouve véritablement un régime républicain. S’agissant de la Vème République française, elle part du 4 octobre 1958, avant même que le Congo n’ait obtenu son indépendance, avec une seule réforme faite en 1962. Saisissez alors cette honteuse réalité qu’en 55 ans, les institutions françaises fonctionnent avec un régime constitutionnel stable connaissant l’alternance de sept (7) présidents de la République l’un après l’autre et sans retour pendant qu’en 52 ans, la République du Congo connaît une dizaine de régimes constitutionnels que je venais supra de citer, avec un passage à la présidence de la République de seulement cinq (5) citoyens principalement, soit en moyenne deux régimes constitutionnels pour un seul Président de la République alors que la moyenne en France, durant la Vème République, est d’un seul, sinon deux régimes constitutionnels pour sept (7) Présidents de la République, depuis Monsieur Charles de Gaulle.
La comparaison, même avec le Congo voisin parmi tant d’autres pays, est aussi bien indiquée.

Pour les Etats Unis d’Amérique, l’exemple ne mérite même pas d’être cité avec une constitution vieille de deux cent (200) ans et l’alternance à la présidence après un ou deux mandats seulement de quatre (4) ans, et les Etats vont bien sinon assez bien.
Sans m’étendre longuement sur l’historique des constitutions au Congo Brazzaville, voilà comment les dirigeants du pays ont infligé des échecs aux régimes constitutionnels et institutionnels préexistants :
Mais quel bilan faire, au bout de dix (10) ans, sur l’applicabilité de la constitution actuelle que d’aucuns voudraient ardemment voir modifier maintenant ou avant trois (3) ans ? Ce bilan ne présente t-il pas à la Nation congolaise toute entière un triste tableau justifié par des violations flagrantes, indignes, délibérées, notoires et même intentionnelles au lieu de ce qui était attendu normalement de cette constitution ?

Mes chers compatriotes vont certainement convenir avec ma modeste personne de ces quelques exemples patents de violation de notre chère constitution :
D’abord, les engagements constitutionnels du peuple congolais contenus dans le préambule de la loi fondamentale qu’est la constitution sont tous violés. De même, de nombreuses autres dispositions de la constitution subissent, au quotidien, les violations éhontées. Pratiquement, dix (10) ans durant, la constitution est foulée aux pieds à quatre-vingt pourcent (80%) à la merci des citoyens actuellement aux affaires, ceux-là même, pour certains, qui ont été les protagonistes de son élaboration.

Face à ces flagrantes violations permanentes de la constitution, le peuple congolais, certainement, avec ma modeste personne, se pose en toute citoyenneté, les questions de savoir :

Où sont et que font le garant et défenseur de la constitution qui est le Président de la République auquel les article 56 et 69 de cette souffrante constitution recommandent certaines lignes de conduite, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H) qui, pourtant institution de la République, manque toujours de siège officiel depuis sa création, le Ministre de la justice et des droits humains ?

Où sont les députés et sénateurs qui représentent les populations avec la charge de contrôler l’action du gouvernant ? Que font-ils réellement ? Applaudir et n’applaudir que l’action aussi bonne que mauvaise du « pouvoir », parce qu’ils en tirent égoïstement profit au détriment de leurs mandants ?

Quant au juge constitutionnel, je n’ose pas le citer pour la simple raison que le droit nous enseigne que le juge ne s’auto saisit pas. Cependant qu’il sache être, au même titre que le Président de la République, le garant de la constitution et, donc, de la légitimité populaire.

Le vrai problème, en fait, est qu’avant trois (3) ans, la Nation congolaise se préoccuperait et ferait mieux de respecter la constitution dans toutes ses dispositions pour constater, par la suite, le résultat d’une application conséquente de cette constitution avant de prétendre à sa révision, comme il n’est de loi immuable au monde, ainsi que d’aucuns le déclarent déjà pour en chercher la justification.

Ma modeste personne ose croire à ce que la Nation congolaise ait l’espérance que, sans byzantinisme, les députés et sénateurs demeureront dignes de ces titres et les magistrats de la cour constitutionnelle intègres, garantissant la paix nationale et la tranquillité des esprits, « chères » au Président de la République, ce grand homme d’Etat qui, aujourd’hui, s’escrime volontairement à s’afficher sur la scène internationale, et que tous nous comprenions que l’instabilité constitutionnelle et institutionnelle est ennemie du développement qui empêcherait ainsi notre cher pays de parvenir à l’émergence à l’horizon 2025.

Pendant que je termine la rédaction de ma réflexion, une pensée touche ma sensibilité : « ceux qui, aujourd’hui, indexent la constitution pour dire qu’elle est mauvaise et qu’on doit la modifier ou la changer s’accusent eux-mêmes trois fois « mauvais » et que ce sont eux qui doivent être changés ».

Tata BIKOUTA

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Tata Bikouta - Le Glaive - dans Congo-Brazzaville Actualité politique
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:01
Dans les coulisses du pouvoir de Sassou Nguesso...

par Rigobert Ossebi

Retard stratégique dans le déroulement des prochaines élections locales.

Dans toute la République du Congo, sur l’étendue de tout son territoire, le 23 juillet dernier, financé en partie par des fonds européens, le recensement administratif spécial aurait dû démarrer. L’absence de communication à ce sujet laisse penser qu’il faudra enregistrer un très sérieux retard quant à son achèvement. Pourtant, arrivés à leur fin de mandat le 30 juin 2013, les Conseils départementaux et communaux ne siègent plus. Avant la mise en place effective de nouveaux Conseils, au terme des élections locales qui ne se dérouleront vraisemblablement pas avant la mi-2014, les bureaux de ces Conseils expédient les affaires courantes, sans que les conseillers puissent intervenir sur de nouveaux sujets.

Le retard apporté à ces élections, qui étaient vaguement fixées à la fin 2013, dans une indifférence quasi-totale, à une importance stratégique pour la pseudo-démocratie en place. Faute de pouvoir faire accepter une modification de la Constitution de 2002, il est important dès maintenant d’enregistrer un retard conséquent sur l’organisation de ces élections locales, qui diffèreront d’autant, voire plus, les élections sénatoriales prévues en 2014, suivant le calendrier, à 2015 au moins. Cela dans le but ultime que l’élection présidentielle de 2016 ne puisse se dérouler avant 2017, avec l’espoir, à peine dissimulé, que le Président François Hollande ne soit plus alors le locataire de l’Elysée.

Mouvement diplomatique à Brazzaville

La confirmation lui en était parvenue alors qu’il était en vacances à Marbella. Informé de longue date par ses barbouzes parisiennes, Denis Sassou NGuesso avait reçu sans surprise l’annonce officielle du départ de l’Ambassadeur Valette, que son entourage surnommait sournoisement « l’ambassadeur Malette ». Déjà son remplaçant, son nom à peine connu, Jacques Maillard, perfidement et dans le même registre, était baptisé d’un sobriquet qui se voulait prometteur « d’ambassadeur Milliard ». Le dictateur en avait bien ri, toutefois sans trop d’illusions… !

Même s’il avait bénéficié d’un coup de pouce corrézien, le 25 avril 2007 juste avant le départ de l’Elysée de Jacques Chirac, pour trois années paradisiaques d’ambassadeur de France à l’Île Maurice, sa nomination dans « l’enfer brazzavillois » relèverait maintenant beaucoup plus de la mission commandée du grand nettoyage des écuries d’Augias que de la poursuite de « la diplomatie de complicité complaisance » de son prédécesseur (Voir ci-dessous la grande ressemblance entre Denis Sassou NGuesso et le Roi Augias).

Il n’a pas échappé à l’Elysée, et même au très conservateur Quai d’Orsay, que Brazzaville est le lieu de tous les trafics, que la corruption la plus insensée y sévit et que beaucoup de diplomates et de fonctionnaires internationaux quittent ce pays grande fortune faite.

(N.B. Le nettoyage des écuries d’Augias est le cinquième des douze travaux d’Héraclès.

Augias, roi d’Élide, possédait d’énormes troupeaux de bétail. Mais ses écuries étaient tellement sales qu’on ne pouvait plus y rentrer, elles n’avaient plus été nettoyées depuis trente ans.

La tâche d’Héraclès fut de nettoyer ces écuries, ce qu’il fit en une seule journée, en détournant les eaux des fleuves Alphée et Pénée, les décrassant en profondeur.

Ce travail ne fut cependant pas comptabilisé ; Eurysthée prétexta qu’Héraclès avait demandé à Augias d’être payé pour la tâche. Augias ne versa jamais ce paiement (il lui avait promis 300 bœufs)et chassa Héraclès quand il vint le lui réclamer. Irrité, Héraclès leva une armée, prit la ville d’Élis, et tua Augias ainsi que tous ses fils sauf un, Phylée, qui avait pris le parti d’Héraclès. En récompense, le héros le plaça sur le trône d’Élide, le faisant ainsi succéder à son père.)

Pressions des « affaires » et inquiétudes du pouvoir…

L’interpellation dans le cadre de l’affaire des Disparus du Beach du Général Norbert Dabira avait profondément irrité Denis Sassou NGuesso. De Marbella et de son palace andalou, le dictateur avait appelé, le 4 septembre dernier, les représentants des partis de la majorité réunis, à Brazzaville, autour d’Aimé Emmanuel Yoka, l’oncle ministre de la justice et du Secrétaire Général du PCT, Pierre NGolo. Dans une conférence téléphonique, le dictateur les avait salués de s’être retrouvés et s’était alors plaint « d’être presque traqué au sujet de l’Affaire des Disparus du Beach. A cela s’ajoute la crise née des explosions du 4 Mars.Où veut en arriver l’Occident (France en tête suivie de l’Allemagne, l’Angleterre et les USA) ? Je me le demande. Au point où même le recensement administratif que nous avons demandé est vu comme une manœuvre politicienne. »

S’agissant du premier point, à savoir Les Disparus du Beach :

« Il faut savoir que le rebondissement de cette affaire avec la mise en examen du Général Norbert Dabira n’est pas anodin. Il procède d’un agenda caché. Aussi tous les partis de la majorité doivent organiser des meetings pour soutenir l’action du Gouvernement afin que l’opinion internationale se rende compte que nous avons tout le pays derrière nous et que ce n’est pas le moment de remettre en cause la paix si chèrement obtenue. Pour cela, Aimé Emmanuel Yoka trouvera comment faire appuyer les meetings des débats télévisés au cours desquels, en homme de droit, il démontrera l’autorité de la chose jugée. C’est l’autorité de la chose jugée qui doit l’emporter. »

La manifestation « spontanée » à la révolte anti-française du 14 septembre avait été clairement ordonnée par le dictateur congolais. (N.B. Dans le document qui a été transmis, il est surnommé « la vache folle » par le narrateur de la réunion téléphonique à laquelle il avait assisté.)

Il ajouta alors : « Le risque d’intervention de la France en Syrie ne nous épargne pas. Au contraire, l’Afrique centrale risque d’être le théâtre d’affrontements dans les mois à venir pour changer de force les régimes en place. Je vous invite à la réflexion sur cette question. »

Deuxième Point : Les Biens Mal Acquis

« Là aussi, il y a un rebondissement qui nous met mal à l’aise. Nous ne sommes pas les seuls à avoir des biens au Congo( ?) . Si nous sommes déstabilisés, nous allons tous perdre. Or parmi vous ; nombreux n’ont des biens qu’au Congo. Donc ce n’est pas mon affaire personnelle. A chacun de jouer sa partition pour que nous protégions au moins nos biens qui sont au Congo. Et il martèle : je répète que ce n’est pas mes biens que je vous invite à défendre, parmi vous qui n’en a pas ? »

Troisième Point : Le recensement administratif

« J’apprends que le recensement est vu comme une attitude pour nous de monopoliser le pouvoir et que même au sein des partis de la majorité, il y a des voix discordantes. Je vous invite à l’unité et à l’unification de nos forces. Ce n’est plus le temps de dissiper nos forces. Parlons d’une même voix ; notre salut en tant que majorité en dépend. »

Conclusion :

« Il a insisté que le fait que bientôt ce sera la rentrée des classes augure un bon temps pour une telle campagne de soutien à son action politique. Il faut pour se faire vanter les bienfaits de la Municipalisation Accélérée, télévision à l’appui. Il faudra pour cela montrer chaque soir des films sur les municipalisations déjà passées, précédés ou suivis des débats sur la paix et ses dividendes que sont la prospérité économique et sociale. Donc mettre la jeunesse et les femmes à contributions, surtout dans les régions qui sont acquises au pouvoir. »

N.B. La manifestation du 14 septembre n’avait pas réduit la détermination des Juges français. Des perquisitions et des interpellations ont eu lieu chez l’ancien ministre de la défense au moment des faits, Monsieur Justin Leckoundzou et chez le ministre de l’Intérieur d’alors, Monsieur Pierre Oba.

Le ressentiment du président congolais à l’égard de son homologue français a alors atteint son paroxysme. Sa réaction à cette escalade ne pouvait alors que se rapprocher de celle qu’avaient eu, dans un passé peu éloigné, le Rwanda et la Guinée Equatoriale à l’égard de ce partenaire, c’est-à-dire la rupture des relations diplomatiques. La menace en devrait être contenue dans un courrier très récemment adressé au Président François Hollande.

Inquiétudes du pouvoir (suite)…

Denis Sassou NGuesso est un habitué des Assemblées Générales de l’O.N.U. à New-York, rendez-vous qu’il ne rate pour rien au monde, même si son train de vie indécent est régulièrement épinglé par la presse américaine. Le luxe n’a vraiment un sens qu’à New-York et chaque année il se plait à montrer qu’il compte plus que jamais parmi les quelques « rois du monde » !

Or depuis son retour d’Espagne, ses services de renseignements intérieurs et extérieurs ne cessent de pondre des notes alarmantes sur des tentatives imminentes de renversement de son pouvoir. Pas question alors de faire ce déplacement à New-York qu’il aime tant ! Le problème, avec cette conspiration permanente et généralisée, est qu’il n’y a pas un « Chef » ou une « région » en pointe ! Personne ou pas de groupe de personnes parfaitement identifiés contre lesquels envoyer ses chars, ses hélicos et ses hommes de main. L’ennemi est invisible … !

De Pointe Noire, pourtant la contestation gronde plus que de coutume. Aussi un détachement de 240 hommes (Rwandais, exilés zaïrois de la DSP et autres assassins patentés), précédemment stationné à Tsambitso, vient d’être envoyé à Pointe Noire, histoire d’être prêt à calmer férocement toute velléité de soulèvement populaire.

Denis-Christel Sassou NGuesso peut continuer tranquillement son hold-up pétrolier permanent, « Papa » couvre ses arrières… ! Mais pendant combien de temps encore ?

Inquiétudes du pouvoir (suite et fin).

Le Colonel Marcel Ntsourou, depuis sa libération après une parodie grotesque de procès, parle beaucoup. Certes sa déclaration de disponibilité à témoigner devant les Juges français de l’affaire des « Disparus du Beach » a beaucoup intéressé les magistrats en question mais a irrité au plus au point son ancien patron. Les autres provocations publiées dans le journal « le Glaive » à Brazzaville ont encore jeté de l’huile sur le feu. Des émissaires de sa région, dont Maxime Gandzion (du Clan des Mapapa), ont été dépêchés auprès de lui afin qu’il accepte un exil doré à Libreville, copieusement pourvu et indemnisé.

Le Colonel a la dent dure ( contre Sassou ?). Il a rejeté toutes les propositions !

Catégoriquement !

Enfin, une bonne nouvelle pour Denis Sassou NGuesso

L’ordonnance de non-lieu en faveur de l’ancien président Nicolas Sarkozy, délivrée par le Juge Gentil de Bordeaux le 7 octobre 2013, a été célébrée joyeusement par le dictateur congolais tant malmené par son successeur François Hollande. L’espoir est grand, à nouveau, de retrouver en 2017 un ami au Palais de l’Elysée ! Brazzaville sera sans aucun doute la destination préférée d’ici-là des financiers de ses compétiteurs.

Crédit illimité, sans aucun doute, pour s’assurer du départ du Président François Hollande…. !

« SASSOU NGUESSO USE DE SON ARGENT COMME D’UN MOYEN POLITIQUE ». Jean Yves Ollivier (un ami intime du dictateur congolais)

Par Rigobert Ossebi

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 18:18
Prise d'otage au Congo-Brazzaville par Sassou Nguesso

Sassou Nguesso n'arrête et n'emprisonne plus, il fait des otages !

Chers compatriotes,
Chers amis,

Un Congolais embastillé est une victime expiatoire du régime à système des "boucs-émissaires" et des prises d'otages.


Arrivé au pouvoir par la violence, la barbarie, la bestialité, M. Sassou Nguesso entend régenter le pays par le bout de canon et tenir en laisse le peuple du Congo.

Ainsi, les membres du CDRC (le Centre des Démocrates et des Républicains du Congo) sont toujours maintenus en prison sans inculpation, sans mandat d'arrêt ni de dépôt dûment signé par un Juge. L'arbitraire règne en maître.

Aussi, à ce sujet, selon des informations dignes de foi, le Procureur de Pointe-Noire aurait confié que "le dossier des 27 membres du CDRC incarcérés à la Maison d'Arrêt est complètement vide. On me demande d'organiser un procès pour les libérer alors que le dossier est vide. Je me refuse de le faire puisque le dossier est vide. C'est une décision politique qui doit les libérer. Chacun doit prendre ses responsabilités dans cette affaire. Ce n'est pas à la justice de le faire, mais au politique de prendre la décision de les remettre en liberté sans procès", ainsi se serait exprimé le Procureur de la République de Pointe-Noire.

Ce qui confirmerait les dires du Général Moigny, Commandant de la Gendarmerie, des Colonels Ngombe, commandant la Gendarmerie de la région de Pointe-Noire et Obara-Baka, directeur départemental de la Police de Pointe-Noire, disant : " Monsieur le président (du CDRC), vos militants ne sont pas arrêtés parce qu'ils n'ont commis ni délit, ni infraction, ni aucune violation des lois de la République."

Si ces compatriotes ne sont pas arrêtés, pourquoi sont-ils en prison et détenus à la Maison d'Arrêt ? M. Sassou Nguesso aurait-il adopté une autre stratégie, celle du banditisme et des prises d'otage des militants et membres des partis qui ne lui obéissent pas?

Au regard des dires des différentes personnes de surcroit hauts responsables des Services de Gendarmerie et de Police, voire judiciaire qui déclinent toute responsabilité dans cette opération de privation de liberté de citoyens innocents, il est bien clair que les personnes incarcérées sur décision de M. Sassou Nguesso et son clan sont bien des otages dont le montant de la rançon n'est pas encore connu.

Le régime de M. Sassou Nguesso n'arrête plus, il procède à des prises d'otage.Congolais, mobilisons-nous pour demander la remise en liberté des personnes ainsi arbitrairement détenues.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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Equipe Réseaux Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Actualité politique
6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 06:14
[RAPPEL] La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

La corruption en Afrique : Ou le scandale africain de la France à la lumière du Congo-Brazzaville (140909)

Sous le titre « Film sur la corruption au Congo, sur Al Jazeera », le site Internet de Mwinda (http://ww.mwinda.org) a mis en ligne, le 9 septembre 2009, une diffusion de la chaîne de télévision AL JAZEERA sur les frasques et les turpitudes de Sassou Nguesso, président autoproclamé et auto-élu du Congo-Brazzaville dont voici les liens :

Première partie : http://www.youtube.com/watch?v=VpGU1hsuSpU

Deuxième partie : http://www.youtube.com/watch?v=8TcxdSbl0-E

http://english.aljazeera.net/programmes/peopleandpower/2009/09/20099912372175526.html

Rien n'est surprenant ni étonnant. La présence de Sassou Nguesso à la tête du Congo-Brazzaville est l'œuvre de la France. Un Français pure souche, M. Jean-François Probst[1], le prouve dans son livre "Chirac, mon ami de trente ans".

Avant lui, il y a eu notre très regretté François-Xavier Verschave et Xavier Harel, entre autres, qui ont mis le doigt sur la cupidité, l'avidité, la concussion et la férocité françaises en Afrique. C’est la politique de la CAVE (Cupidité, Avidité, Vecteurs Esclavagistes).

Que la saga Sassou Nguesso & Co soit répercutée par une chaîne arabophone, AL JAZEERA, est déjà un pas et un événement de taille. Ce n’est que la conséquence de la politique d’un Etat tiers qui a choisi et juré de ne jamais couper le cordon ombilical qui le lie à cette partie de l’Afrique. La France peut nier les faits. Qu’à cela ne tienne, c'est aussi son droit le plus absolu de les nier. Mais peut-elle mettre au défi et contredire M. Probst, témoin privilégié de ce crime ?

A moins que la France ait fait sienne ou qu’elle soit revenue à la vieille politique de l’ère des Compagnies concessionnaires, de sinistre mémoire. Déjà Total, un Etat dans l’Etat, est indexée en Birmanie, et ce n’est pas le seul pays qui fait les frais des pratiques de cette société anciennement appelée ELF. Ce sont les mêmes méthodes, les mêmes pratiques. Un individu peut changer de nom. Mais, changera-t-il pour autant sa nature ? Rien n’est moins sûr. ELFTOTALFINA n’est d’ailleurs pas la seule société française dans le collimateur, avec les mêmes méthodes, les mêmes pratiques, les mêmes comportements, les mêmes agissements, etc., à l’égard de leur vache à lait : l’Afrique.

Personne ne parlerait de cet homme (Sassou Nguesso), encore moins de toutes ses frasques (crimes de sang, vols, détournements de fonds publics, etc.) dénoncées dans le film, si la France qui ne s’est jamais débarrassée de son manteau, de sa nature et de son caractère, voire de ses pratiques et comportement toujours esclavagistes et colonialistes, n’était pas au centre de cette barbarie, de tous ces scandales. Elle est responsable et coupable. Aux Peuples africains de le savoir.

Les crimes de sang, les crimes économiques et financiers, sont donc avant tout les crimes de la France en Afrique. Sassou Nguesso n’est qu’un "GOUVERNEUR DELEGUE" local du territoire français du Moyen-Congo. Il est le bras armé et séculier de la France sur son pré carré.

Ainsi, pendant que les Français vont directement dans les paradis fiscaux pour y planquer leurs avoirs financiers (Suisse, Luxembourg, Autriche, etc.), pour les Africains de type Sassou Nguesso, le premier paradis fiscal c'est la France via ses banques (Crédit du Nord, BNP-Paribas, etc.) et autres Groupes militaro-industriels (Total, Bolloré par exemple, pour ne citer qu’eux) qui, eux, se chargent à leur tour de rediriger (blanchir) le fruit du pillage et de la mafia vers d'autres paradis fiscaux. Paris lave plus blanc. La France est une plaque tournante pour cette mafia de grande envergure en relation avec ses colonies. La France, pour les faillis africains et congolais en particulier, est le pilier de tous les kleptocrates, dictateurs et criminels africains au pouvoir. Pour preuve, c'est elle qui les y place, les y installe. Et quand ils ne sont plus d’aucun intérêt, soit parce qu’ils se rebiffent, soit parce qu’ils deviennent inefficaces, alors elle les « efface » pour les remplacer par d’autres.

Voici quelques cas :

- Le président Sankara est assassiné et remplacé par l’actuel président du Burkina.

- Bokassa est remplacé par un autre ancien président, David Dacko en Centrafrique.

- Fulbert Youlou est reversé et remplacé par Massamba-Débat, au Congo-Brazzaville.

- Massamba-Débat est renversé (assassiné plus tard par Sassou Nguesso en 1977) et remplacé par Marien Ngouabi (Congo-Brazzaville).

- Marien Ngouabi est assassiné et remplacé par Sassou Nguesso pendant deux semaines puis, par un tour de passe-passe, est remplacé par Yhombi-Opango, lui-même déposé et remplacé en 1979 par le même Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).

- Lissouba est renversé par un coup d’Etat très sanglant et remplacé par le même Sassou Nguesso, en 1997.

- Le président Laurent Gbagbo a failli subir le même sort pour être remplacé par Alassane Ouattara, n’eût été la fierté, la vigilance et la mobilisation du Peuple ivoirien qui a défendu bec et ongles sa souveraineté et empêché ainsi ce scénario classique déjà rôdé et appliqué à d’autres pays comme ceux cités ci-dessus, à titre d’exemple.

Cette liste n’est pas exhaustive. Il y en a et il y en aura beaucoup d’autres, soit qui ont déjà subi, soit qui subiront demain les affres de l’Etat Françafrique, le même sort.

En Afrique francophone, quiconque aspire à devenir « Gouverneur délégué » (Président) de la Françafrique dans son pays ne peut y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat françafricain dont le siège (Capitale) est à Paris[2]. De même, quiconque de ces « Gouverneurs délégués » en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial[3] de l’Etat Françafricain est débarqué, quand il n’est pas assassiné, et remplacé par un autre postulant. La demande est tellement nombreuse. Ainsi va la vie dans cet Etat mafieux de la Françafrique piloté depuis Paris.

Après, il ne faut pas parler de repentance, mais plutôt des bienfaits de l’esclavage et de la colonisation. Apres tout, n'est-ce pas Georges Clémenceau qui avait dit : "Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang" ?

On a depuis longtemps remarqué que la France, pour des opérations dites "coup bas", n'envoie plus ses troupes officielles. Elle sous-traite, depuis des décennies, ses opérations comme les coups d'Etat. On a vu au Congo-Brazzaville la présence des Angolais, des Tchadiens, des gabonais, des Hutus-power, des mercenaires de diverses nationalités pour réinstaller SASSOU NGUESSO à la tête du Congo. Le Congo est un pays d'esclaves de la France. A leur tête, elle a placé un "AFFRANCHI". Or l'affranchi est toujours pire et plus dangereux que son maître.

Enfin, lorsqu’on s’adresse à la même France et qu’on lui demande de retirer, d’annihiler son "poison", elle vous répond : "Non ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat étranger. C’est une affaire qui ne regarde que les peuples des pays concernés". En clair, son message est : « Débrouillez-vous ! Cela ne me regarde pas tant que mes intérêts ne sont pas menacés »Le paradoxe, c'est que quand on commence à se « débrouiller », à s’agiter et à s’organiser pour dégommer l'intrus, éradiquer le parasite inoculé par la France dans le pays, c'est la même France, qui se croit tout permis dans ces cas-là, qui dépêche des barbouzes de type JEAN-PAUL PIGASSE, BOURGI[4], GAUBERT, TOUBON (l’homme de l’Himalaya) etc., et autres troupes de substitution accompagnées de divers supplétifs (mercenaires) pour aller écraser les « rebelles ». Ainsi la situation devient-elle un cercle vicieux[5].

Quand on se retourne vers l’ONU ou l’Union Européenne, la France est là, brandissant son veto, en tant que patronne de l’Etat mafieux françafricain.

S’agissant de l’Afrique francophone, de ses anciennes (?) colonies, c’est-à-dire de son pré carré, la France a beau jurer la main sur le cœur qu’elle n’y est pour rien dans la situation apocalyptique qui frappe ces pays, personne, en tout cas aucun Africain encore moins un Congolais intègre et digne du nom, ne la croira. La France est un pays criminel. Ce n'est pas pour rien que Hitler allait toujours s'incliner sur la tombe de Napoléon. A chacun de comprendre pourquoi. La France, n'est-elle pas la patrie du CODE NOIR de Colbert et du CODE DE L'INDIGENAT de Napoléon ?

De l’esclavage à la colonisation et du Général de Gaulle à Nicolas Sarkozy en passant par Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la France n’a jamais changé d’un iota. Elle ne changera jamais !

Dans ces conditions, rien n'est donc surprenant de voir des Consulats français brûlés en Afrique, comme récemment au Gabon. Est-ce le début d'une grande confrontation ? Est-ce le signe avant-coureur ? Et si la France ne comprenait que ce langage, ce discours ; c’est-à-dire, celui de la violence, du rapport de force puisqu’elle ne sait rien faire d’autre que cela, à l’instar de ses « affranchis » de type Sassou Nguesso ? A croire que la France recherche la confrontation armée avec les peuples africains de son pré carré.

L'Afrique n’est pas entrée dans l'Histoire (dixit Sarkozy à Dakar). Si pour la France, même en ce XXIème siècle, entrer dans l'Histoire :

  • C’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ;

  • C’est installer dans d’autres pays des kleptocrates, des dictateurs, des criminels sur fond de fleuves de sang humain ;

  • C’est asservir des peuples entiers quitte à les réduire en esclavage comme elle l’a toujours fait, sans scrupules et sans états d’âme, parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille ;

Alors le message est entendu. Il reste donc aux Africains de la prendre au mot, puisqu'elle n'a de cesse de répéter que c'est aux Africains eux-mêmes qu’il revient de régler leurs problèmes. En clair, elle leur dit de démolir par leurs propres moyens ce qu'elle a mis en place, dans leurs pays respectifs.

La France n'est pas "POMPIER". Elle est PYROMANE !

Comprenons-le une bonne fois pour toutes !

En conclusion, au regard de ce qui précède, l’Afrique du pré carré français n’est pas indépendante et ne l’a jamais été. Alors, à tous les Africains du pré carré de s’unir pour la conquérir, la reconquérir.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Secrétaire Général de l’Organisation

Africa Human Voice International (AHVI)

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[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Ed. Denoël, Paris, 2007.

[2] Cf. Christophe Barbier, Gabon banania, in L’Express du 10/19/2009.

[3] Mamadou Koulibaly, Les servitudes du pacte colonial, Ed. CEDA/NEI, Abidjan, 2005. (Il est très difficile de se procurer ce livre en France. Et pour cause !

[4] Cf. : Marianne Enault, Bourgi, l’homme qui en faisait trop, in le JDD du 10/09/2009

(http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Bourgi-l-homme-qui-en-faisait-trop-132558/)

[5] Cf. : Benjamin Bilombot-Bitadys, De Mitterrand à Sarkozy : même désillusion, in Mwinda Press : http://www.mwinda.org.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Actualité politique Françafrique
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 16:39
"Sassou Nguesso, patienta nostra", par Benjamin Bilombot-Bitadys

"Sassou Nguesso, patienta nostra", par Benjamin Bilombot-Bitadys

05 octobre 2013 | Par Jecmaus

« SASSOU NGUESSO, PATIENTA NOSTRA » . Par Benjamin Bilombot Bitadys

sassou aux aguets

Au Congo-Brazzaville, à l’école publique avant l’instauration de « l’école du peuple » par le PCT, Marien Ngouabi, Henri Lopès, François Okobo et l’INRAP, au Collège public donc, les élèves ont tous, un jour ou l’autre, « planché » sur les discours de Cicéron, que l’on appelle les Catilinaires. Quatre superbes textes dénonçant la fameuse conspiration de Catilina, ce militaire accusé d’avoir bafoué la Constitution romaine. Au Congo-Brazzaville, le militaire Denis Sassou Nguesso s’apprête, lui aussi, à bafouer, comme Catilina, la Constitution pourtant taillée à sa mesure en 2002. C’est au sein du premier de ces textes que l’on trouve la fameuse accusation qui va bien à Sassou nguesso comme un gant, lancée par Cicéron : « Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ? » qui signifie « Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? ». D’où le parallélisme des formes entre Sassou Nguesso et Catilina. Au Congo-Brazzaville, on s’écriera : « Jusqu’à quand, Sassou, abuseras-tu de notre confiance ? «

Triomphe du cynisme

Les populations du Congo-Brazzaville, dans le noir ou sous le bruit assourdissant des groupes électrogènes, ploient régulièrement sous les trombes d’eau. Ainsi, à la tombée de la pluie, Brazzaville et Pointe-Noire sont victimes d’inondations à cause de l’absence d’assainissement urbain et du manque de services de voirie. Et, pourtant, les équipes de la DGGT de Jean-Jacques Bouya, de Hugues Ngouolondélé le maire de Brazzaville (2008-2010) et de Roland Bouity Viodo le maire de Pointe-Noire (2004) y ont exercé leur talent et démontré leur expertise acquise dans les pays de l’Est dans le cadre de la municipalisation accélérée. Pour quel résultat ? Les eaux de pluie s’infiltrent dans les habitations emportant tout sur leur passage infligeant la mort, les maladies et la désolation. Les poubelles s’amoncellent aux abords des marchés et des avenues des grandes villes. Les ordures ménagères charriées par les eaux de pluie s’accumulent et bouchent les rares canalisations construites sous la colonisation et au lendemain de l’indépendance sous la présidence de Fulbert Youlou et Alphonse Massamba Débat avec le concours de la régie nationale des travaux publics (RNTP). L’insuffisance de réseaux de drainage et d’évacuation des eaux de ruissellement accroît les difficultés des populations. Dans les grands centres urbains, et encore davantage dans les agglomérations rurales, la pauvreté est la chose la mieux partagée par les Congolais sous le regard indifférent de Sassou Nguesso, du PCT et des épigones du « chemin d’avenir ». La misère s’affiche comme un fonds de commerce auprès des institutions monétaires internationales. Un fonds de commerce qui a permis à Sassou Nguesso de décrocher le statut de PPTE qu’il exhibe comme un trophée. Le film documentaire de Yann Arthus Bertrand sur l’orphelinat de la sœur Marie Thérèse diffusé sur France2 le 26 Septembre 2013 en est la parfaite illustration. Rarement, sans doute, le » système » congolais du chemin d’avenir aura paru aussi violent et aussi virulent. Rarement l’avenir n’aura semblé à la population du Congo-Brazzaville aussi incertain. Et, dans cette contradiction économique et sociale : un budget de 4000 milliards de francs CFA, 3000 milliards de francs CFA de réserves stockés à la BEAC et un taux de croissance de 5,3 %, une minorité de nouveaux riches côtoie une masse grandissante de pauvres qui ont, à jamais, perdu confiance en eux.

Paradoxes

Le Congo-Brazzaville est perclus de paradoxes. Le produit intérieur brut (PIB) du Congo a accru de 2000 milliards de francs CFA en 2002 à plus de 7500 milliards de francs CFA en 2012, alors que le PIB par habitant est passé de 886 dollars US à plus de 3500 dollars durant la même période. La Banque mondiale a classé en 2012 l’économie du Congo-Brazzaville parmi les dix premières de l’Afrique et le pays parmi les dix du continent appelés à l’émergence. La situation financière contraste avec la réalité sociale. Le Congo-Brazzaville est un pays traversé par des tendances contradictoires. La manne pétrolière a rendu l’économie du Congo-Brazzaville paradoxale et contribué à répandre l’idée que le pays était riche, mais, en réalité, sa population vit dans la pauvreté. Sur la foi des seuls agrégats monétaires et financiers, l’administration Sassou Nguesso se voit décerner de nombreux satisfecit tant par les experts internationaux que sous-régionaux. Le dernier satisfecit en date est celui décerné par le Directeur régional de l’Unicef pour la région Afrique du Centre et de l’Ouest. Manuel Fontaine a souligné au cours d’un point de presse le 27 septembre 2013 à Brazzaville que le Congo-Brazzaville présente de bons indicateurs pouvant lui permettre d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en2015. Les populations du Congo-Brazzaville continuent de s’éclairer à la bougie et à la lampe tempête. Le barrage d’Imbouilou ne produisant pas assez d’électricité en dépit d’énormes sommes englouties dans la réalisation de cet édifice. Les transformateurs électriques prennent feu l’un après l’autre, conséquence d’un défaut d’entretien. Les denrées alimentaires sont hors de prix. La hausse des prix alimentaires conjuguée au bas salaire contraint les congolais à sauter les repas. Les résultats de l’école publique n’ont jamais été aussi médiocres. « Ebonga, ébonga té, toujours meilleur ». Ces mauvais résultats qui devraient sonner le tocsin, n’émeuvent et n’interpellent personne, conformément au slogan « pécétiste ». 15 % de taux de succès au baccalauréat et 48 % de taux de réussite au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) pour l’année scolaire 2012-2013 : où sont donc passés les cerveaux du Congo-Brazzaville qui , autrefois, entraient en ébullition effrayés à l’idée de la baisse du niveau ? « Elite intellectuelle mé kouénda wapi ô Africa mama » chantaient Les Cols bleus de Rigadin Mavoungou et Rifi Kitouka. Les fins limiers de la pédagogie du système éducatif du Congo-Brazzaville (Otoungabéa, Kinfounsia, Pondo, Moulounda Raoul, Emile Oboa, Kina, Vouvou, François Ngatsé, Mbizi, Ndala, Alphonse Diafouana, Kibodi, Ernest Abandzounou, Matondo Jean Baptiste, Itoua, Kiyindou Auguste, Mouatinga, Madiénguela Théophile, Abbé Ngatsongo, Tchinianga Bernard, Gaston Bikouta Guy Menga, Matongo…), adeptes de la méthode syllabique, ont été écartés du milieu au profit des idéologues de l’INRAP, partisans de la méthode globale. Les salles de classe surchargées sont dépourvues d’infrastructures scolaires : table-bancs, bureaux, tableau noir n’ayant plus reçu de coup de pinceau de l’ardoisine ( le seul adhésif qui permet l’écriture à la craie) depuis plusieurs années.
A dos d’homme L’eau potable se fait toujours rare au robinet. La S.N.D.E ayant déclaré forfait, le Congolais lambda est obligé de faire une corvée d’eau pour prendre une douche. L’importation des bidons jaunes ne cesse de croître ; les forages se multiplient, comme si le Congo était frappé de sécheresse. La plume de Denis Sassou-Nguesso devrait changer de main, à moins que l’auteur de ses discours mensongers ne soit ambidextre (Mwinda.org, 15 Septembre 2013). Au Congo-Brazzaville, par manque d’ambulances, les malades sont quotidiennement transportés à l’aide de brouette dans les hôpitaux et à dos d’homme d’un étage à un autre, à raison de 1000 francs CFA par étage. Les médecins, les infirmiers et les divers agent de santé ont oublié le serment d’Hippocrate et ont épousé le métier de racketteurs des malades. Le personnel médical du Congo-Brazzaville a transformé les salles de soins en officines. Ils ont troqué la blouse blanche contre le costume de « bana manganga ». Les produits pharmaceutiques se vendent à la sauvette aussi bien dans les marchés que dans l’enceinte des hôpitaux. Les leaders politiques ont déserté les structures sanitaires du pays et se font traiter dans les hôpitaux occidentaux les plus chics à l’image d’Isidore Mvouba et Jean Claude Ibovi. La foireuse tentative de renouvellement de la carte de séjour du général Norbert Dabira en vue de l’obtention de la CMU participe de cette logique. Ce général Dabira, tout comme le général Pierre Oba, ministre de l’intérieur à l’époque des faits, un peu écervelé et trop sûr de lui, il faut le dire, se croyait lavé de tout crime de sang partout dans le monde depuis le non lieu sur l’affaire des disparus du Beach prononcé en 2005 lors d’une parodie de procès au Congo-Brazzaville. Etait-ce une stratégie du général Norbert Dabira et du général Pierre Oba pour « passer à table » ? En avaient-ils trop gros sur la « patate » ? Les monuments, les châteaux et les lumières de Paris manquaient-ils autant à ces généraux d’opérette pour aller se jeter dans la gueule du loup ? Les morgues de Brazzaville, Pointe-Noire et Loubomo, si tant est qu’elles sont toujours alimentées en électricité de la SNE, sont submergées de cadavres à tel point que, ajoutant la cruauté au cynisme, les croque-morts exigent un pourboire pour le transport des dépouilles mortelles vers leurs dernières demeures. Et, ceci, au vu et au su de toutes les autorités politiques et municipales. Des autorités qui n’ont, d’ailleurs, pitié ni des morts ni des vivants. Les pompes funèbres du Congo-Brazzaville dégagent des bénéfices tellement mirobolants qu’elles aiguisent des convoitises. Les épigones du « chemin d’avenir », originaires de l’axe Oyo-Boundji-Ollombo, se battent comme des chiffonniers pour prendre la direction des sociétés de pompes funèbres devenues le nouveau « fromage de la République », à l’instar de la délégation générale des grands travaux et de la SNPC. Pendant ce temps, à Pointe Noire, le bateau hôpital de l’ONG américaine Mercy-Ships accueille des milliers de patients congolais, les démunis et laissés pour compte du régime kleptocrate qui n’ont aucun accès au moindre soin. «J’ai marché le long de cette queue, j’ai vu des gens avec de très larges tumeurs, les aveugles, les petits avec les becs de lièvre et la palatine. C’est impressionnant» commentait incrédule le président fondateur de Mercy Ships, Don Stephens .
Par la pratique du pouvoir et la gestion des ressources financières du Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso et ses amis ont instauré l’approfondissement de la pauvreté et de la famine comme arme de destruction massive de la population. Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville a pris des allures d’une pyramide dont la base formée de l’essentiel de la population est souffrance, maladies et famine et la pointe, constituée de la famille régnante et ses courtisans du « Chemin d’avenir », est aisance, gaspillage et gabegie. Les détournements des deniers publics et les malversations financières sont légion et se sont banalisés. Le directeur général du Trésor, Albert Ngondo (qui a largement dépassé l’âge de la retraite) et Nicolas Okandzi, le directeur du budget (et assassin du jardinier Bambélo) ferment les yeux sur les sorties d’argent public moyennant une commission. Le procès de l’explosion du 4 mars 2012, qui a pondu une monstruosité judiciaire en lieu et place d’un verdict, a laissé sans voix les populations du Congo-Brazzaville sur les méthodes de décaissement du Trésor Public. Sous d’autres cieux, ces deux directeurs seraient limogés illico presto.
Détournement de haut vol Le ministère public et Aimé Emmanuel Yoka, le juriste conseil du « Chemin d’avenir », n’ont pas estimé nécessaire d’ouvrir une information judiciaire contre le colonel Germain Ickonga Akindou et Madame Henriette Clarisse Mbochi Kouyaté pour détournement de 483 millions de francs CFA et mise en danger d’autrui. Une mise en examen qui viserait le démantèlement de toute la filière partant du Trésor à la délégation générale des grands travaux en passant par l’armée. L’impunité a été érigée en mode de gouvernement. Les gendarmes, les policiers et les différentes forces publiques s’adonnent au rançonnage de la population sans être inquiétés. Les péages routiers se sont multipliés sur toutes les artères du pays. Ils ont poussé comme des champignons au nez et à la barbe des autorités publiques. Les sanctions disciplinaires ont disparu depuis belle lurette. Brazzaville est devenue une marque déposée d’Oyo. La ville pue le scandale de l’enrichissement illicite du clan Nguesso. La misère populaire est ambiante. La police, féroce, est partout. Ce sont les « ouestafs » qui en font les frais (notamment le menu fretin) car les gros bonnets libanais, sénégalais et maliens sont en connivence avec la ploutocratie locale. Ceux-là,Jean-François Ndenguet leur fiche la paix. La peur des Congolais c’est d’avoir affaire à la police politique des généraux Ndenguet, Ebouéndé et Obara. Elle opère de nuit, instaurant une véritable « peur sur la ville ».

Folie

Après son fameux « Quousque tandem (…) », Cicéron avait été plus loin en demandant à Catilina : « Quamdiu etiam furor iste tuus nos eludet ? Quem ad finem sese effrenata iactabit audacia ? » Ce qui signifie : « Combien de temps ta folie nous défiera-t-elle ? Jusqu’où ton audace effrontée se déchaînera-t-elle ? » Autant de questions que les populations du Congo-Brazzaville devraient poser à Sassou Nguesso et seraient bien inspirées d’avoir en tête lorsqu’ils désigneront, bientôt, le successeur de Denis Sassou Nguesso aux présidentielles de 2016. Par petits morceaux, comme de vieux bâtiments s’effritent, le Congo-Brazzaville se délite et se disloque. Le paquebot prend l’eau de toute part. Le bon sens commande de l’extraire des griffes de Denis Sassou Nguesso.
Parodions Cicéron : « Jusqu’à quand, le Congo supportera-t-il l’abus de confiance du Caligula d’Edou Penda ? «Si le châtiment au pied boîteux de Horace vient clopin-clopant, celui qui frappera le tyran congolais, le peuple le veut rapide, efficace, decisif et, cette fois-ci, définitif.

Par Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Libre opinion Congo-Brazzaville
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:44

DROIT DE REPONSE A M. OKOMBI SALISSA

Fidèle allié de M. Sassou Nguesso, ancien criminel-ministre du « Front 400 »

Il avait été nommé ministre pour le remercier de ses crimes, parce qu’il avait assassiné en masse avec ses milices privées du CADDMJ (services rendus)

Suite à l’article paru dans Afrique Education n° 376 sous le titre : « Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou ? », nous avons voulu réagir à notre niveau pour répondre à M. Okombi Salissa. Mais il convient toutefois de reconnaître que ce qu’il dit est exactement ce que pensent tous les ténors du PCT depuis de nombreuses décennies. D’où les nombreuses opérations d’épuration et d’extermination ethniques dans les régions du Sud-Congo en général et celle du Pool particulièrement.

MERCI DE TRANSMETTRE A M. OKOMBI SALISSA


Il n'est pas encore président de la République que déjà il a les Sudistes dans le collimateur : les gens du Pool et ceux du Nibolek.

Il dit avoir des femmes du Sud, car monsieur est polygame : une du Pool et une autre du Kouilou, entre autres « Bureaux » (entendez : maîtresses). Pendant ce temps, il exècre les origines de ses femmes, particulièrement de celle du Pool. C'est bien !

Monsieur OKOMBI SALISSA, si les gens du Nibolek ont montré leur incapacité à gouverner le pays, les gens (vos amis) pour lesquels vous avez accepté de verser le sang des autres pour les avoir suppliciés avec vos milices (les fameux CADD machin), ceux-là ont montré et prouvé leur médiocrité. Je pense qu'il vaut mieux être incompétent sur quelque chose que d'être MEDIOCRE, BARBARE ET BESTIAL A VIE.

Non, M. OKOMBI SALISSA, ce ne sont pas les gens du Pool qui font peur à tout le monde, c'est vous qui avez peur des gens du Pool pour ce que vous leur avez fait subir. Vous en avez très peur de ce que vos milices ont fait à Bacongo, Makélékélé et dans le reste du Pool. VOUS ET LE "GENERAL GIAP", entre autres, LA CPI VOUS ATTEND. C'est vous qui êtes un chef de guerre aux côtés de LEKUFE (le distributeur de la mort au Congo, alias Sassou Nguesso).

Les gens du Pool sont des gens de paix qui ont toujours pardonné à tout le monde. Les gens du Pool savent que personne ne les aime dans ce pays, ils sont les "JUIFS" du Congo, mais ils composent avec tout le monde. Ils savent pardonner malgré tout le mal que vous leur faites. Le martyre des gens de la région du Pool date de la colonisation. Et ce n’est pas fini puisque vous le perpétuez.

Les gens du Pool n'ont jamais appelé des armées étrangères des pays voisins pour imposer la guerre aux autres et imposer aux autres un chef qu'ils n'ont pas choisi. C'est vous M. OKOMBI qui faites peur aux autres avec vos esprit et mentalité guerriers et criminels.

Cependant, et cela vous ne l’avouez pas, il convient de dire que depuis la publication de cet article chez Afrique Education, vous avez regagné les rangs du PCT, Mme Sassou est passée à Paris et l'argent a parlé dans vos poches... Le silence parle dans votre bouche.

Pendant que la majorité du peuple Congolais réfléchit sur le comment faire pour réparer le mal que vous avez fait à tout le pays pour retrouver la paix et l’harmonie nationale, vous M. OKOMBI et vos amis du PCT, vous travaillez à la division. Vous passez votre temps à concocter des scénarios macabres… que certainement les proxénètes de l’UMP et leurs lobbies militaro-politico-mafieux apprécieront, couvriront et soutiendront de nouveau.

MONSIEUR OKOMBI SALISSA ET TOUS CEUX DU PCT (Pacte Clanique des Truands, des Tueurs), contrairement à vous qui aimez tuer, assassiner, massacrer les autres pour accéder ou revenir au pouvoir ou le garder (barbarie et bestialité ethno-tribales obligent), SACHEZ QUE LE POUVOIR NE SE DONNE PAS, IL SE CONQUIERT PAR LES URNES ET NON PAR LES ARMES ET LES CRIMES ET LES GUERRES A REPETITION. C’EST POURQUOI, JE SUIS SIMPLEMENT CONVAINCU QU'AUCUN TEKE DIGNE DU NOM NE VOUS SUIVRA ! Pauvre mec ! Avec ça il a été ministre de la République ! Pitié !

Le Congo, comme tous les autres pays africains du fait de la colonisation, est une mosaïque de micros nationalités en quête d'identité nationale... Mais, ce n'est pas avec des individus comme OKOMBI SALISSA et ses amis du PCT qu'on y arrivera. On ne gouverne pas un pays avec des us et coutumes ethno-tribales traditionnelles archaïques qu'on se permet d'imposer aux autres. Quand par exemple SASSOU NGUESSO croit que tuer, assassiner et massacrer les autres n'est pas un crime punissable parce qu'il transpose et applique ses us et coutumes ethno-tribales et/ou claniques au niveau national, voilà pourquoi vous vous offusquez, sachez qu'ailleurs et dans d'autres ethnies, cela est abominable, le criminel est honnis, il est punissable et condamnable.

LA LOI DE LA REPUBLIQUE ne doit pas être la loi tribale de l'homme au pouvoir avec son clan... AVEZ-VOUS COMPRIS CELA M. OKOMBI SALISSA?

Cependant, en raison de ce qui précède :

- On comprend donc pourquoi il n'y a jamais eu de coupables dans l'affaire des "Disparus du Beach" au procès organisé par la justice clanique, selon la "loi ethno-tribale" qui consacre la barbarie et la bestialité.

- On comprend pourquoi on a préféré aller chercher des boucs émissaires dans l'affaire des explosions des casernes de Mpila au procès organisé par la justice clanique, selon la "loi ethno-tribale" qui consacre la barbarie et la bestialité, exactement comme lors de l'assassinat du président Marien Ngouabi..

Alors, il est temps que le Peuple Congolais se surpasse et se débarrasse de ces énergumènes catapultés au bout d'un canon, sur fond de fleuves de larmes et de sang, par une puissance étrangère qui, elle-même, a fait appel à des troupes étrangères, mercenaires compris, pour transplanter ces truands qui jouissent d'un pouvoir par procuration dans notre pays. Et le monde entier sait que cette puissance étrangère qui raffole de dictateurs sanguinaires et des criminels en Afrique, c'est la FRANCE DE DROITE, CETTE FRANCE DE L'UMP (Union des Mauvais Politiciens) avec ses lobbies militaro-politico-mafieux.

En conclusion, disons simplement que c'est le TABAC DE LA MEME PIPE !

Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps !

Georges-Antoine Michel MASSAKIDY (alias G. MASCAD)

Membre de l'Equipe du Réseau Congo-Mfoa

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:39
Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville ?

CONGO-BRAZZAVILLE : Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou ?

André Mbieno Makassi, à Brazzaville

Ministre de Denis Sassou Nguesso, de 1997 jusqu’à l’année dernière, éminent membre du bureau politique du PCT (Parti congolais du travail), André Okombi Salissa se positionne comme le recours, l’actuel homme fort du Congo ne pouvant plus se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Est-il celui qui pourrait sauver la Majorité présidentielle ?

La question ne fera point sourire les hommes politiques congolais. Qu’ils soient de la majorité présidentielle ou de l’opposition. Celui que d’aucuns considèrent comme « l’enfant terrible » du paysage politique congolais, en a la capacité et la stature. Il est le seul à s’être prononcé sur le départ de Sassou en 2016 ou avant, depuis mars 2013. André Okombi Salissa a, en effet, demandé, au grand chef de la majorité, Denis Sassou Nguesso, de prendre l’exemple du pape Benoît XVI, en sachant quitter la fonction avant que la fonction ne le quitte. Quand on est proche de Denis Sassou Nguesso comme lui, qu’on a été son ministre pendant 15 ans sur 16 années de présence à la tête de l’Etat et de surcroît, membre du bureau politique du PCT (Parti congolais du travail), ce saint des saints, il faut être armé d’une bonne dose de courage politique pour tenir un tel langage qui n’a cours qu’au sein de l’opposition. Dans les salons privés et les chambres à coucher, plusieurs dignitaires du PCT et de la majorité disent bien à voix basse, ce qu’Okombi a osé chanter à très haute et intelligible voix, prenant date avec ses compatriotes. Il n’est donc pas exagéré de dire que « l’enfant terrible » du paysage politique congolais suscite respect et admiration dans son camp politique, et nourrit de sérieuses craintes jusqu’au sein du petit clan d’Edou. Mais des craintes injustifiées si on a une réflexion à cour te vue et qu’on n’a pas une bonne lecture de la car te politique congolaise.

Mais il n’y a pas que dans le propre camp de SassouOkombi donne des sueurs froides. Dans l’opposition, même, alors que tout indique que c’est son tour de prendre les destins du pays en main, l’apparition d’une solution Okombi pour succéder au président Sassou, fait jaser dans les alliances politiques de ceux qui rêvent de faire par tir le dictateur en 2016 ou avant.

En homme politique rusé (c’est pourquoi malgré tout ce qui se dit sur lui, il est en poste depuis 16 ans), Denis Sassou Nguesso a bien tenté (avec raison) de faire rentrer ce trublion dans les rangs. C’est-à-dire, à nouveau sous son contrôle. Début avril, en effet, il a convoqué, à Brazzaville, une réunion interne restreinte où on comptait la présence d’André Obami Itou, le président du Sénat, de Raymond Mboulou, le ministre de l’Intérieur, de Pierre Ngolo, le secrétaire général du PCT, et de quelques têtes blanches téké, notamment, Florent Ntsiba et Gangara Nkoua entre autres. Ce genre de conclave à huis clos plutôt rare n’était pas inopportun. Officiellement, il était question de parler de l’organisation du 53e anniversaire de l’indépendance du Congo à Djamballa, le chef-lieu du département des Plateaux. Mais Sassou n’étant (pas encore) bête au point de perdre son temps dans la réunionite, il voulait trouver la solution au problème Okombi qui l’empêche de dormir en paix. Aux dires de certains du clan d’Edou, il arriverait de temps en temps au grand-chef de se retrouver en pleine nuit en train de parler d’Okombi. Et Antoinette Sassou Nguesso, épouse du chef de l’Etat, qui en a assez et prie Dieu pour qu’Okombi revienne à la messe de son époux. En nommant Pierre Ngolo à la tête du PCT pour « neutraliser » ce trublion, Sassou pensait avoir réglé le problème pour passer à l’étape la plus importante : asseoir, définitivement, dans son propre camp politique, l’idée de son maintien comme président de la République, chef de l’Etat, après 2016. Malheureusement, le nouveau secrétaire général du PCT a échoué dans sa mission. Car Okombi est un poids lourd de la politique difficile à manœuvrer pour un Ngolo qui doit toute son autorité à l’ombre du président qui l’accompagne, mais qui ne reste qu’une ombre pour certains. Sassou a dû immédiatement changer de stratégie avant qu’il ne soit trop tard pour lui. Il n’a donc pas fait savoir à Ngolo qu’il est déçu. La priorité étant au rassemblement des énergies dans son camp, il a préféré faire appel au président du Sénat, l’homme avec qui et d’autres, il créa le PCT dans les années 70 et à qui on fait appel, quand l’heure est vraiment grave. Digne fils des Plateaux, André Obami Itou a été prié de mettre son expérience dans la réconciliation de ses deux cadets des Plateaux. Mais là aussi, le 6e dans l’ordre des créateurs du PCT ne fera point de miracles, « l’enfant terrible » du PCT étant resté toujours aussi insaisissable. C’est ainsi que le dictateur suprême a décidé de jeter ses forces dans la bataille pour faire revenir Okombi à la maison. Sans faux-fuyant, il lui a donné rendez-vous début août, soit quelques jours avant les festivités marquant le 53e anniversaire de l’indépendance, qui allaient se tenir à Djamballa, le fief politique d’Okombi. Dans le respect des us et coutumes et pour ne pas humilier l’actuel chef de l’Etat, André Okombi Salissa a quitté Brazzaville en fin juillet pour la région parisienne d’où il a suivi les festivités du 53e anniversaire sur TéléCongo. Sassou qui reconnaît l’élégance du geste, a essuyé, néanmoins, lui aussi, un échec qui lui reste en travers de la gorge.

Les choses sont pour tant claires pour André Okombi Salissa. Elles devraient tout aussi l’être pour son parrain de Mpila.

Au Congo, actuellement, on part du principe qu’en 2016, ce sera « Tout sauf un Mbochi ». Car sur les 56 ans d’indépendance, en 2016, année defin du deuxième (et dernier) mandat de Denis Sassou Nguesso, les Mbochi à travers ce dernier auront totalisé, à eux seuls, 32 années au pouvoir. Trop c’est trop pour ce petit pays de 4 millions d’habitants d’à peine 40 ethnies. Pour 2016, l’anti-mbochi remplace sans l’exclure l’anti-Pool dans la hiérarchie des critères de choix du futur président. Il en était presque ainsi en 1992 ; au premier tour, c’était « Tout sauf Sassou », et au deuxième tour c’était « Tout sauf Kolelas ». Ce qui avait permis à Pascal Lissouba de prendre le dessus, puisqu’il n’était pas encore question de « Tout sauf un Nibolek ». Le cours actuel des choses donne à penser que les tribus habituellement prétendantes à la magistrature suprême vont se neutraliser réciproquement pour ne pas avoir à se subir. L’esprit grégaire des ressortissants du Pool les fait tenir en exécration par les autres Congolais qui sont toujours prêts à faire l’union sacrée contre la menace que représente l’avènement d’un homme du Pool au pouvoir. Les Nibolek (Niari, Bouenza, Lékoumou) ont fait preuve d’un tel amateurisme dans la gestion du pouvoir, que tous les autres les tiennent pour seuls responsables d’avoir à subir l’arrogance et l’intégrisme des Mbochi. Personne n’a envie de renouveler l’expérience de ces hommes sans expérience, incapables de conserver les acquis de la Conférence nationale souveraine de 1991, qui avaient préféré pratiquer l’insolence et l’improvisation comme méthodes de gouvernement. Les Mbochi sont si conscients de leurs méfaits dans la gestion des affaires de l’Etat, et de tous les crimes contre l’humanité que d’aucuns leur reprochent d’avoir perpétrés contre les ressortissants du Pool et du Nibolek, qu’ils ne veulent en aucun cas entendre parler d’un homme du Pool ou du Nibolek. En haut lieu Mbochi, on dit préférer mourir plutôt que de subir un homme du Pool ou un Nibolek. Cette détermination est aussi celle des autres tribus contre les Mbochi. Le Congo baigne en plein dans trois « tout sauf ». Ceux qui sont ainsi exclus doivent se choisir un moindre mal. Les Téké, géographiquement, situés au centre du pays, faisant la jonction entre le Nord et le Sud tout en étant les plus nombreux, paraissent les mieux indiqués pour faire la réconciliation nationale. Les Téké, qu’ils soient du Nord ou du Sud, ont toujours été en par faite harmonie avec les autres ethnies avec lesquelles ils collaborent ; ils ont toujours été de tous les pouvoirs. Leur propension à travailler avec ou plutôt pour les autres semble être le seul réel facteur, avec la division, qui ne leur a pas encore permis d’accéder au pouvoir au Congo. Les Téké semblent avoir pris conscience de cela, et leurs leaders politiques répètent à qui veut les entendre que leur heure est venue, ce qui fait planer sur Brazzaville un nuage de « complot téké ». Les Téké sont aujourd’hui la seule vraie peur du pouvoir. S’ils réussissent à s’unir avec le Pool et le Nibolek, ou seulement, avec l’un des deux, les jeux seront faits. Sassou Nguesso s’active sans relâche à rendre ces manœuvres impossibles. Il divise tous les grands partis de ces régions et met en opposition tous les leaders charismatiques. Mais il ne voyait pas venir Okombi Salissa, dont la longévité au sein du pouvoir aura été le meilleur camouflage. Dans la mesure où tous les plans du dictateur congolais auraient échoué pour se succéder à lui-même ou imposer un autre Mbochi. Autour de lui, on ne cache pas qu’Obami Itou aurait été un excellent choix. C’est d’ailleurs dans cette perspective que Sassou l’avait placé à la tête du Sénat, pour lui permettre éventuellement d’assurer une transition apaisée. Mais, à 76 ans, en 2016, il ne réunira plus les critères pour devenir un candidat à la présidentielle. Qu’en est-il de Hughes Ngouélondélé, le maire de Brazzaville ? Il serait tout aussi d’office disqualifié du fait qu’il est le beau-fils du président de la République. C’est comme si Sassou sortait par la porte pour rentrer discrètement dans la maison par la fenêtre. En dehors du pouvoir, il y a Mathias Dzon, mais celui-ci devra rompre son isolement et pouvoir compter avec un appareil politique qui couvre tout le territoire national.

Okombi Salissa est et reste de très loin le Téké qui a le plus de chance de faire la différence. Outre son ambition, légitime par ailleurs, les Mbochi n’ont rien à lui reprocher et ne le redoutent pas. Pour les Mbochi, c’est « le plus Mbochi des Téké ». Non seulement par son nom, mais aussi, par des affinités inter-familiales. N’oublions pas son père qui s’appelait Kidié, avait préféré donné le nom Okombi qui était son grand ami Mbochi, à son propre fils pour bien manifester l’amitié qui liait les deux hommes. Ce grand ami Mbochi donna aussi le nom Kidié à un de ses fils. Autant dire qu’Okombi est un Mbochi d’adoption bien que téké de sang.

Pendant la Conférence nationale, alors que Sassou était voué aux gémonies, c’est Okombi qui se dressa vertement pour s’opposer aux va t-en guerre qui voulurent lui régler son compte une fois pour toutes. Rien que pour cela et bien avant sa participation aux combats, dans Brazzaville, en 1997 avec son fameux Front 400 qui était le dernier rempart avant d’atteindre Mpila, Okombi a montré qu’il était plus qualifié que les généraux de Sassou qui excellent dans le détournement des milliards du trésor public, aujourd’hui.

On retiendra, aussi, que pendant la Conférence nationale, au lieu de choisir le patriarche téké, David Charles Ganao, qui aurait dû être sa caution morale, il resta par fidélité avec Sassou allant même jusqu’à opposer une fin de non recevoir à Ganao qui voulut l’intégrer dans son gouvernement quand Pascal Lissouba le désigna premier ministre en 1997. Conséquence : 15 ans dans les différents gouvernements Sassou de 1997 à 2012 sans oublier la présidence du CADD-MJ qu’il avait réussi à stabiliser et à rendre performant, à la demande, là aussi, de Sassou, cela donne un savoir-faire politique incontesté qui permet de diriger le pays.

Les Mbochin’auraient donc, en réalité, rien à craindre avec l’arrivée d’Okombi à la tête de l’Etat. Symbole de l’entente entre les Mbochi et les Téké, il est l’assurance tout risque pour les uns et les autres car il a l’avantage de bénéficier de l’alliance traditionnelle sinon tacite qui lie les Téké aux tribus du Sud du Congo de par la position géographique des Plateaux. Ses unions matrimoniales avec une femme du Pool et une autre du Kouilou lui donnent de solides attaches dans ces régions, où les enfants nés de ces unions gagent la solidarité. En 2016, selon toute vraisemblance, Okombi Salissa sera le plus jeune des candidats crédibles, il incarnera la nouvelle génération, et avec elle le changement ; comme Macky Sall au Sénégal. Il dispose déjà d’un appareil politique qui couvre tout le pays. Il avait fait quelques tests en présentant aux diverses élections des candidats indépendants. Depuis 2002, puis en 2007 et 2012, il compte avec de nombreux élus déguisés dans les assemblées politiques du pays. Ce qui fait de lui la véritable deuxième force politique du pays, qui n’a jamais dit son nom. Il suffira à Okombi Salissa de sortir ses soutiens de l’ombre pour se mettre en ordre de marche vers la bataille finale.

Pendant ses 15 ans passés au gouvernement, il a systématiquement fait recruter des jeunes à la fonction publique à telle enseigne que les grèves des fonctionnaires, précisément, celles de l’enseignement lui sont systématiquement attribuées de nos jours. Toute cette histoire, du reste trop belle, pousse néanmoins à se poser la question essentielle : en a-t-il vraiment envie ? Acceptera-t-il de fédérer toutes les forces congolaises qui veulent le départ de Sassou, sachant que cela devra se faire dans l’ordre, la discipline et la paix sociale et civile ? Des sources sûres indiquent que l’homme travaille très activement en ce moment, mais dans une totale discrétion. On le voit dans plusieurs avions et dans plusieurs capitales. Mais c’est au Congo, où les siens le réclament qu’il devra faire le plus pour construire la coalition anti-sassou et anti-conservateurs. Car une chose est certaine : les hommes politiques congolais, plus qu’ailleurs en Afrique centrale, sont animés par un ego plus que surdimensionné. Chaque leader politique congolais voit midi devant sa porte même si ses militants et sympathisants peinent à remplir une cabine téléphonique. Mais il faudra faire avec, et c’est tout le mal qu’on peut souhaiter à André Okombi Salissa dont le savoir-faire est convoqué pour permettre au Congo de (re)par tir d’un bon pied en 2016, sachant que Denis Sassou Nguesso n’est pas du genre à faciliter les choses pour qui que ce soit, sauf pour son propre fils, et encore !

Source Afrique Education n° 376

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André Mbieno Makassi - dans Congo-Brazzaville Actualité politique
29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 16:58
Toture au Congo Brazzaville

TORTURE AU CONGO BRAZZAVILLE

PERSONNE NE POURRA PLUS JAMAIS DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS

L’humanité entière reconnaît que la guerre est un autre moyen pour continuer de faire la politique. Cependant, l’évolution aidant, l’homme a fixé des lois et des règles en matière de conflits armés.

Entre autres, une personne blessée sur le champ de bataille est hors combat (elle ne peut être tuée), l’interdiction stricte de la destruction de certains édifices et monuments (surtout ceux répertoriés par l’Unesco comme faisant partie du patrimoine mondial), la non utilisation de certains armes et bombes (notamment chimiques)…. C’est cela être des peuples civilisés et émancipés. Et, tous ceux qui ne respectent pas ces traités sont considéré comme des criminelles de guerre et leurs pays comme des Etats voyous, ni plus ni moins.

Le cas des disparus du beach est d’autant plus criard qu’il s’est agi ici des civils sans défense aucune, qui rentraient chez eux à la demande du gouvernement de leur pays en croyant être en sécurité mas ont été éliminés par le même gouvernement ou du moins par ses agents. Ce qui de bout en bout a démontré à quel point au Congo Brazzaville, la barbarie est encore d’actualité. A preuve, ces gens n’ont pas abdiqué et ont administré des tortures aux personnes citées dans l’affaire des explosions du 4 mars.

Il n’est un secret pour personne que les ONG s’occupant des Droits de l’Homme au niveau national et international fustige sans cesse le régime instaurer par monsieur Denis SASSOU NGUESSO pour son mépris totale des convention mondiales.

Il semble que pour les tenants de ce régime, de véritables tortionnaires tapis dans l’ombre, faire souffrir autrui est devenu une seconde nature. Le Congo Brazzaville est un pays où on torture et tue dans les geôles sans se gêner, au vu et au su de tout le monde. Le régime de SASSOU NGUESSO en état de pourrissement avancé a créé des monstres à son service chargé d’éliminer ou de neutraliser ses victimes en leur faisant subir des sévices inhumains.

La police chargée de veiller à la sécurité des biens et des personnes fait le contraire avec une délectation évidente. Menaces, tabassages, arrestations arbitraires, tout y passe. La population terrorisée baisse les yeux pour ne pas tomber dans ses griffes.

On dirait qu’Adolphe Hitler, Peter Botha et Staline se sont donnés rendez-vous au Congo Brazzaville pour inspirer leurs méthodes à certains chefs et leurs lieutenants. De jour comme de nuit, il se passe des choses innommables au Congo Brazzaville dans les centres de détentions.

Qui est responsables de cet état des choses ? Mais bien sûr, ceux qui sont aux commandes et qui sont supervisés par le commandant de bord qui sait tout mais qui ne dit rien. Or, qui ne dit mot consent.

Fi des recommandations des OCDH et autres Human Rights Watch. Le Congo Brazzaville emboîte désormais le pas à l’Allemagne Nazi et les régimes communistes qui se sont illustrés par la pratique récurrente de la torture. La police nationale congolaise et la surveillance du territoire sont devenues des alter ego de la Gestapo et du KGB. Leurs tenants, les prototypes de tous les tortionnaires que l’humanité à connu.

Que ces gens, tel Judas Iscariote, subissent le sort de tous les traitres qui trahissent leur peuple et la dignité humaine. De ceux pour qui le corps humain et les âmes n’ont aucune valeur. Nous espérons qu’eux demeureront éternels. Sinon à coup sûr les générations futures pisseront sur leurs tombes. Faudrait-il encore qu’ils puissent en avoir le droit.

Personne ne dira qu’il ne savait pas car, chacun connaît les lieux de torture, comment ils sont torturés, pourquoi ils sont torturés, et surtout par qui ils sont torturés ; les témoignages sur ce sujet abondent. Aujourd’hui, demain ou dans quelques jours ça sera peut-être vous, votre frère ou moi qui sera enlever pour être torturer.

N’oubliez jamais ces quelques phrases de Martin NIEMOLLER

Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai pas protesté, je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté, je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher, il ne restait personne pour p
rotester

Que Dieu bénisse le Congo…!

Toture au Congo Brazzaville
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Toture au Congo Brazzaville
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Patrick Eric Mampouya - dans Congo-Brazzaville Actualité politique