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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:36
Biens mal acquis: Une société utilisée comme «tirelire» pour le président du Congo-Brazzaville

Le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou N'guesso, le 11 octobre 2006 à l'Elysée. WITT/SIPA

JUSTICE - Une enquête s'intéresse à une société de transport aux mouvements financiers suspects...

L’étendue des «biens mal acquis», le scandale des richesses illégitimement acquises par plusieurs chefs d’Etat africains, se révèle petit à petit. Grâce à des documents de perquisition et des procès-verbaux que Le Parisien/Aujourd’hui en France a pu consulter, il apparaît que plusieurs entreprises ont servi de cagnotte à ces gouvernants.

Ainsi, le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou N’Guesso, se serait servi de la société de transport de marchandises entre la France et l’Afrique de l’Ouest Franck Export comme «tirelire» afin d’assurer le train de vie de la famille, note le quotidien.

Neuf millions d’euros

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement au transit de neuf millions d’euros sur les comptes de cette société entre 2005 et 2011, qui proviennent de la direction du Trésor de la République du Congo. Par ailleurs, des paiements de factures et des versements en espèces apparaissent suspects, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui en France.

L’enquête sur les biens mal acquis, qui cible le chef d’Etat congolais, ceux du Gabon et de la Guinée équatoriale et leurs proches, a été lancée en 2010, après des premières plaintes en 2007. Elle est menée par les deux juges d’instruction Roger Le Loire et René Grouman.


SOURCE : http://www.20minutes.fr/societe/1182493-20130701-biens-mal-acquis-societe-utilisee-comme-tirelire-president-congo-brazzaville

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"Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qui n'aura pas été avalée) retombera d'où elle vient" (Lanza Del Vasto).

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 07:50
[Afrique centrale) Air CEMAC dans les soutes d'Air France

Ainsi, pour assurer l’envol d’Air CEMAC, société aérienne sous-régionale, un partenariat public-privé a été conclu entre celle-ci et la compagnie aérienne française Air France, sur instructions des chefs d’Etat de la CEMAC, lors de la session extraordinaire tenue le 14 juin 2013, à Libreville au Gabon.

Complexe du colonisé

Au terme d'une psychothérapie de groupe poussée, on croyait naïvement que les chefs d’Etat de la CEMAC à la conciliabule de Libreville du 14 juin 2013, tirant les leçons de l’expérience foireuse et scandaleuse d’Air Afrique avec le français Yves Roland-Billecart (mars 1989-février1997) comme PDG, après la gestion chaotique d’Air Afrique par l’ivoirien Aoussou Koffi (1973-1985) et le congolais Auxence Ikonga (juin 1985-mars 1989). On croyait que ces chefs s'affranchiraient du complexe du colonisé qui pousse les plus fébriles d'entre eux à courir après la vague de l’eldorado et du succès industriel français. On aurait cru que ces derniers parviendraient ainsi à rompre leur addiction à la potion prétendument « magique » du druide de la France.

Bref, un magnifique mouvement d'émancipation de l’Afrique francophone vis-à-vis de l’Hexagone adviendraitaprès cinquante ans d’indépendance. Erreur !

C’était sans compter avec ce qu’Albert Memmi appelle « portrait du colonisé » En effet,le sursaut d’émancipation n’a pas eu lieu. Preuve que jamais la colonisation ne s’est mieux porté depuis sa fin, en 1960. La « mère-patrie » continue de chaperonner les membres de son ancien Empire.

Dans la gueule du loup

Les chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, pieds et poings liés, ont jeté Air CEMAC dans la gueule du loup dans un secteur oligopolistique et concurrentiel coiffés par American Airline, British Aorways et Lufthansa. Partenaire stratégique d’Air CEMAC, Air France détient 34 % du capital d’Air CEMAC, les pays de la communauté 5 %, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) 15 %, le reste des parts, soit 46 %, sera réservé au secteur privé ( congosite.com, 27 juin 2013). L’analyse de la composition du capital d’Air CEMAC fait apparaître que la société aérienne française Air France qui n’affiche pas une santé financière mirobolante est majoritaire avec 34 %.

Historique

Air France est fondé en 1933.Ses activités se divisent en trois branches : le transport de passagers (77%), de marchandises (13%) ainsi que de l’entretien et la maintenance aéronautique (4%) et autres (6%). Au travers d’un bref historique, il est possible de relever quelques éléments marquants tel que la fusion en 1997 de Air France avec Air Inter ; en 1999 Air France rentre en bourse. Entre 1999 et 2008, Air France multiplie les alliances, les acquisitions et les fusions (Alliance avec Delta Airline, avec Skyteam ;fusion avec KLM ; acquisition de Martinair ; création d’une division Low cost, Transavia).

Air France a toujours eu une politique d’expansion par ses alliances et ses prises de pouvoirs. La participation de 34 % d’Air France au capital d’Air CEMAC obéit bien à cette logique.

L'enjeu est immédiat: "stopper l'hémorragie" de trésorerie qui pourrait faire sombrer la compagnie tricolore.

Air France, menacée sur son réseau domestique par les compagnies à bas prix et malmenée sur le long-courrier par ses rivales d’Amérique du Nord, d'Asie et du Golfe, est condamnée à faire des économies tous azimuts. Dans ce contexte, Air France a du mal à réduire l'écart de compétitivité avec British Airways et Lufthansa qui dominent le secteur aérien européen.

Bénéfices en chute libre

La situation d’Air France-KLM ne s’est pas arrangée depuis. Le groupe franco-néerlandais a en effet publié ses résultats trimestriels le 2 mai 2013 : s’ils font état d’une amélioration du résultat d’exploitation, la perte nette s’est, elle, considérablement creusé. La perte d’exploitation a en effet été réduite à 530 millions d’euros, contre 611 millions en 2012. Au contraire, la perte nette est passée de 379 millions d’euros à 630 millions d’euros. Air France-KLM a attribué ces mauvaises performances à l’environnement économique mondial, peu favorable (Journal de l’aviation, 3 Mai 2013).

Actionnaire majoritaire d’Air CEMAC à hauteur de 34 % du capital, Air France aura une grande marge de manœuvre dans la définition de la stratégie générale de l’entreprise et du choix ainsi que dans la nomination du PDG et du président du conseil d’administration

Impossible décollage

Dans ces circonstances, comment Air France, en proie elle-même à de graves difficultés financières, peut-elle assurer le décollage de la compagnie aérienne sous régionale Air CEMAC ? l'appareil d'Etat de la CEMAC, constitué des chefs d’Etat biberonnés à la françafrique, a cultivé, en virtuose, un cynique double jeu, soutenant d'une main les populations de la CEMAC en les berçant d’illusions et offrant de l'autre une liberté de manœuvre et de trafics laissée aux managers d’Air France. Au regard du capital, Air CEMAC dont les caisses du trésor des pays membres débordent pourtant de pétro-CFA,ne serait-elle qu’un ballon d’oxygène d’Air France ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:45
Denis Sassou N’Guesso tue par la séduction, exactement comme le diable

Depuis quelque temps Denis Sassou N’Guesso et Okemba Jean Dominique font courir une rumeur sur une amnistie prochaine de Marcel N’Tsourou. Selon cette rumeur persistante qu’ils font distiller dans les milieux tékés, cette amnistie qui serait présentée comme un symbole fort de la réconciliation Tékés-Mbochis aura lieu le 15 août 2013 lors de la célébration de la fête de l’indépendance à Djambala dans la région d’origine de Marcel N’Tsourou, les Plateaux.

Mais seulement voilà, dans le même temps, ces deux personnages qui sont passés maîtres dans l’art de la manipulation de l’opinion, font courir très habilement une autre rumeur selon laquelle Marcel N’Tsourou ne veut pas entendre parler d’amnistie, il veut un procès public pour laver son honneur.

On apprend par ailleurs que la très complexée Claudia Sassou N’Guesso aurait récemment rencontré (secrètement) madame Charlotte N’Tsourou à Kinshasa en République Démocratique du Congo ; ce qui aurait pour objectif de laisser croire à l’opinion nationale et internationale que des tractations ont bel et bien lieu au sujet de ladite amnistie.

Alors la question est : Cette double rumeur qui crée subtilement le doute dans les esprits ne serait-elle pas tout simplement un moyen pour berner le peuple téké des Plateaux à la veille des festivités du 15 août à Djambala ?

En tout cas pour ma part, tout ce que je peux dire à mes frères tékés des Plateaux, c’est que Denis Sassou N’Guesso est un gros manipulateur et séducteur qui a toujours su faire de belles promesses à ses victimes afin d’obtenir ce qu’il veut, et une fois qu’il a obtenu ce qu’il voulait, il devient intraitable. En fait il agit exactement comme le diable, c’est-à-dire que Denis Sassou N’Guesso tue par la séduction, exactement comme le diable.

Bienvenu MABILEMONO

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:01
[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso had a dream

[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso had a dream

Créé le 28 juin 2013

Écrit par Lu pour vous

Mandela n’est pas encore mort que déjà Sassou Nguesso se présente comme étant « le seul, parmi ses pairs d'Afrique francophone, à connaître vraiment Nelson Mandela ».

Dans un article paru dans « Jeune Afrique » signé par l’inévitable François Soudan, Sassou raconte le souvenir de ses rencontres avec Madiba. Une véritable opération destinée à présenter Sassou sous un nouveau jour.

Si Soudan ne revient pas sur l’histoire cocasse et pitoyable de la fausse préface du bouquin de Sassou par Mandela, il narre les confidences que ce dernier lui aurait faites au palais du Plateau à Brazza. Ainsi apprend-on que Mandela avait remercié Sassou pour « son militantisme à la tête de l'OUA et pour son rôle déterminant dans l'indépendance de la Namibie » ; ou comment Sassou a débloqué des fonds que lui avait demandés Mandela pour financer la réinsertion des combattants de l’ANC à la vie civile, ce que « ni lui (Sassou) ni Mandela n'ont jamais révélé »... (1)

Bref, il convient de comprendre, par cette opération journalistique autour du grand personnage Madiba vu par Sassou, que le président congolais est lui aussi un digne fils de l’Afrique susceptible d'être récompensé et pourquoi pas l’attribution du Prix Nobel, et non pas le dictateur sanguinaire bien connu dans l’affaire des disparus du Beach ou des biens mal acquis, ou celui qu’on présente dans le dialogue imaginaire ci-dessous.

(1) L’histoire de Mandela faisant le tour de l’Afrique pour lever des fonds pour l’ANC est un secret de Polichinelle. Omar Bongo, le premier, avait mis la main à la pâte, suivi de Kadhafi qui a largement contribué au financement de l’ANC. La différence entre eux et Sassou, c’est que ces derniers ne l’ont jamais chanté sur les toits...

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Sassou Nguesso had a dream

Sassou Nguesso a fait un drôle de rêve la nuit dernière. Il s’est retrouvé au chevet de Nelson Mandela et voici leur conversation.

DENIS SASSOU NGUESSO

Je viens te demander conseil sur les secrets de ta popularité qui dépassent les frontières de ton pays. Moi, j’ai un mouchoir blanc, aux pouvoirs magiques, que j’agite en direction de la foule chaque fois que je sors, le charme marche avec certains, mais pas avec d’autres, je ne comprends pas. Je distribue beaucoup d’argent pour acheter les consciences et le silence, mais ça ne semble pas marcher comme je le veux, il y a toujours ces petits agitateurs qui troublent mon sommeil, peux-tu me dire comment faire pour les dompter ?

NELSON MANDELA

Montre-leur ta sagesse, ton amour pour ton pays, et du respect pour ton peuple !

DENIS SASSOU NGUESSO

Ça ne suffira pas, ils sont très teigneux ! Ça se voit que tu ne les connais pas, ces gens-là ! Ils ne comprennent que le langage de la dictature !

NELSON MANDELA

Dans ce cas, ne change rien, continue avec ta méthode qui marche bien, que veux-tu d’autre ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Je veux être comme toi, avoir ta renommée, être connu, cité et respecté dans le monde entier, je veux avoir le prix Nobel de la paix

NELSON MANDELA

Quitte donc le pouvoir et fais de bonnes actions dans l’ombre pour ton peuple, peut-être que ça arrivera !

DENIS SASSOU NGUESSO

Que je quitte le pouvoir ? Tu veux que j’aille mourir en prison ?

NELSON MANDELA

Pourquoi irais-tu mourir en prison ? Tu iras mourir en Espagne, au Maroc ou en France comme d’habitude ! Moi, j’ai quitté le pouvoir et j’ai choisi de vivre et de m’éteindre chez moi, au milieu de mon peuple et de mes ancêtres qui seront là pour accueillir mon âme !

DENIS SASSOU NGUESSO

Tu crois que ce sera aussi facile ? Toi, tu as eu la chance que personne n’a souhaité t’expédier à la CPI !

NELSON MANDELA

Et toi, qui est-ce qui souhaiterais t’envoyer à la CPI ? Et d’ailleurs pourquoi ? Aurais-tu commis des crimes contre l’humanité ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Noooon ! Tu m’imagines en criminel ? Je ne suis même pas capable de tuer une mouche ou un moustique ! Viens dans mon pays, tu vas voir comment les mouches et les moustiques pullulent !

Ils sont en paix et se multiplient en toute liberté ! Il y en a plein partout ! Alors, si j’étais un criminel, j’aurais bien exterminé toutes ces mouches et tous ces moustiques ! J’en ai les moyens !

Pourtant je ne le fais pas parce que je respecte la nature ! Mais je ne comprends pas ce que certains congolais me reprochent !

NELSON MANDELA

Les mouches et les moustiques, c’est peut-être à cause de l’insalubrité accrue dans ton pays ! On dit que ton pays est très sale, qu’il n’y aurait même pas d’eau potable, et qu’il serait en train de devenir une catastrophe environnementale pour ton peuple, avec des montagnes d’immondices devant des habitations

DENIS SASSOU NGUESSO

Les gens aiment raconter, tu vois ? Il n’y a pas d’immondice devant chez moi, à Oyo ou à Mpila ! Il ne faut pas écouter ces teigneux-là, ils n’ont rien d’autre à faire que d’inventer ce qui n’existe pas. Ils me détestent simplement !

NELSON MANDELA

Et si ton peuple te rendait simplement la juste monnaie de la considération que tu as pour lui, tu y as pensé ? Peut-être qu’ils te détestent parce que tu as fait de leur pays ta propriété privée, non ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Mais non, mais non, mais non ! Je travaille avec tout le monde, tous les congolais sont les bienvenus dans mon équipe ! Mais certains ne veulent pas ! Ils sont teigneux, je te dis !

NELSON MANDELA

Alors, tu veux inviter les congolais à travailler avec toi, tant que c’est toi le chef ? Quand je suis sorti de prison, tu étais déjà président, j’ai quitté la présidence de mon pays et depuis il y a eu deux changement à la tête de mon pays, toi, tu es toujours président de ton pays, tu ne penses pas que c’est peut-être cela le problème ?

DENIS SASSOU NGUESSO

J’y ai pensé ! Pour tout te dire, au début, je voulais vraiment mourir président du Congo, mais maintenant, j’ai changé d’avis. Je vais modifier la constitution actuelle, et après, je vais explorer deux options : soit je me fais un dernier petit mandat de 7 ans, et après je quitte juste avant de mourir, soit je me fais remplacer par une personne de mon choix !

NELSON MANDELA

Mais tu ne trouves pas qu’il est peut-être là, ton problème ? Allons pas à pas : tu veux refaire un autre mandat, mais pourquoi faire ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Pour protéger mes biens mal acquis, mes enfants, mes amis et leurs biens mal acquis !

NELSON MANDELA

Et c’est normal, d’après toi ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Quoi ? De protéger mes biens ?

NELSON MANDELA

Tout ton plan ! Ton projet tout entier !

DENIS SASSOU NGUESSO

Bein, il faut dire que je n'ai guère le choix ! Tu as une meilleure idée à me suggérer ?

NELSON MANDELA

Oui, tu te lèves, tu quittes le pouvoir, tu laisses le Congo aux Congolais, tu tournes le dos et tu vas où tu veux !

DENIS SASSOU NGUESSO

Tu crois que c’est facile ? Tu crois que ces teigneux vont me laisser partir comme ça ? Dès que je partirai, la minute d’après, tous les congolais du sud s’attaqueront à mes enfants, mes amis, mes nordistes et nos biens !

NELSON MANDELA

C’est ce que tes « congolais du sud » t’ont dit, ou c’est simplement le prétexte machiavélique que tu utilises pour diviser ton peuple et faire du prosélytisme auprès de tes « nordistes » ?

DENIS SASSOU NGUESSO

C’est un pressentiment !

NELSON MANDELA

Et c’est à cause de ce « pressentiment » que tu détruis ainsi tout un pays ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Tu parles comme les congolais du sud !

NELSON MANDELA

C’est qu’ils ont peut-être raison, tes « congolais du sud ! » Suis mon conseil, quitte le pouvoir et rend le pays aux congolais, qu’ils en fassent ce qu’ils veulent, ne t’en mêle pas !

DENIS SASSOU NGUESSO

Et si un congolais du sud venait à être élu président, tu imagines la catastrophe pour mes nordistes ?

NELSON MANDELA

Ici, dans ce pays qu’est l’Afrique du sud, on disait « un noir au pouvoir, c’est la décimation totale des blancs » ; où en sommes-nous aujourd’hui ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Mais la situation de mon pays est différente ! Les sudistes ont assassiné Marien Ngouabi, le cardinal Emile Biayenda, le président Massamba Débat, etc. Tu vois, ils sont méchants, ces sudistes, je ne peux pas admettre qu’il y en ait un au pouvoir au Congo ; je mettrai mon fils à ma place !

NELSON MANDELA

Tu les as vus lorsqu’ils assassinaient les personnes que tu cites-là ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Bien-sûr !

NELSON MANDELA

Donc, tu étais présent sur les lieux du crime, alors ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Bon, on ne va pas parler de ça, c’est de l’histoire ancienne et…

NELSON MANDELA

Laisse ton peuple choisir librement qui il veut pour président ; un congolais du nord, du centre ou du sud, toi, ne t’en mêle plus ! Et si les congolais refusaient ton fils ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Comment vont-ils refuser ? Je donnerai beaucoup d’argent à tout le monde et ça marchera ! Que s’est-il passé au Gabon voisin ? On va s’en inspirer ! Et si ça ne marchait pas avec mon fils, je pourrais mettre ma fille, mon neveu ou un autre membre de ma famille !

NELSON MANDELA

Et tu veux que les congolais t’applaudissent avec de tels projets dans leur dos ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Je ne fais du mal à personne ! S’ils me fiche la paix, je leur fiche la paix, s’ils m’emmerdent, je les canarde tous !

NELSON MANDELA

Et pourquoi tu es ici au fait ?

DENIS SASSOU NGUESSO

En fait, je ne suis pas venu tout seul, nous sommes venus en délégation !

NELSON MANDELA

En délégation ? Mais avec qui ? Et où sont les autres ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Ils attendent dehors

NELSON MANDELA

D’accord ! Ils venaient juste pour attendre dehors ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Non ! euh.. ! … enfin… oui ! … euh… en fait, nous sommes venus te faire signer un papier !

NELSON MANDELA

Un papier ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Un document, quoi !

NELSON MANDELA

D’accord ! Pourquoi pas ? Si je peux vous rendre un dernier service ! Et c’est quoi ce document ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Une autorisation à prélever tes organes !

NELSON MANDELA

Une quoi ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Une permission pour prélever les organes vitaux qui t’ont permis de vivre aussi longtemps, et d’avoir une telle popularité, de l’intégrité, de la dignité et de la sagesse !

NELSON MANDELA

Ah, si j’avais encore la force de rire ! Et vous voulez faire quoi de mes organes vitaux ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Ne t’inquiète pas de ce que nous allons en faire, mais ils seront très bien utilisés !

NELSON MANDELA

Sans blague ! Et c’est qui ce « NOUS » qui constitue ta délégation ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Moi-même le président du la république du Congo, je suis le chef de la délégation, le président du Gabon, celui du Cameroun, de la Guinée Equatoriale et du Burkina Faso !

NELSON MANDELA

Ah je vois ! Appelez donc Jacob Zuma pour qu’il signe à ma place !

DENIS SASSOU NGUESSO

Lequel des Zuma, celui qui se prend pour le meilleurs des présidents africains ?

NELSON MANDELA

C’est peut-être parce qu’il est meilleur qu’il se prend pour le meilleur, y as-tu pensé ? Qui de vous tous que tu viens de me citer-là peut se comparer à lui ?

DENIS SASSOU NGUESSO

Nous tous !

NELSON MANDELA

Alors, allez demander la permission de prélever mes organes à Zuma ! Excuse-moi, je suis un peu fatigué, il faut que je dorme ; on se reverra et on en reparlera, OK !

DENIS SASSOU NGUESSO

Mais… ne t’endors pas, il faut que tu signes avant… Nelson ! Nelson ! Tu ne peux pas me faire ça, Nelson ! … Zut alors !!!!!

M. L. ANGO

(Extrait de : www.mwinda.org)

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 17:06
[Congo-Brazzaville] Jean-Paul Pigasse, le mercenaire-propagandiste importé, la terreur et les états-généraux, par Robert Ossebi

Il est arrivé à chacun de nous de longer une parcelle, une propriété, derrière les grilles de laquelle un chien aboie systématiquement à notre passage. Il faudrait être insensé pour y répondre de quelque manière que ce soit.

Il en est de même des éditoriaux publiés à la « une » des Dépêches de Brazzaville signés d’un pseudo du même nom. Les titres se composent d’un mot ou deux qui relèvent souvent de la mise en garde et de l’intimidation.

Ce rédacteur joue le même rôle que l’animal derrière sa grille : la protection inconditionnelle du « Maître », de sa propriété et de son pouvoir !

L’article auquel il convient de réagir et de sortir d’une raisonnable indifférence est celui du 19 juin dernier. Intitulé « Attention », l’avertissement utilise le ton pédagogique d’un professeur d’histoire. Mais le valet du pouvoir qu’il défend, en prétendant nous faire la leçon et en nous promettant une autre apocalypse, connait mal le pays qui l’accueille actuellement et les évènements qui avaient précédé sa venue, sur notre territoire en 1997, dans les bagages sanguinolents du Général putchiste- chef de guerre civile.

L’auteur, pour nous prévenir de la tenue d’états-généraux, nous cite la Terreur qui s’était instaurée après leur déroulement en France en 1788 et 1789. Il ne manque pas alors, dans un raccourci qui lui est propre, d’incriminer la Conférence Nationale Souveraine dans le « chaos … de 1993, 1997, 1998 ».

Si c’est Monsieur Jean Paul Pigasse qui se cache derrière le pseudo « Les Dépêches de Brazzaville », il est peut-être incollable sur l’histoire de France mais sur celle, contemporaine, du Congo c’est un zéro pointé qu’il mérite pour l’avoir trop regardée au travers du prisme déformant de ses intérêts personnels et de ceux du dictateur sanguinaire et kleptocrate dont il est l’encenseur.

Pas une balle ne fut tirée durant la période qui précéda la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, ni pendant, ni après. Pas une tête ne fut tranchée alors, ni après sous le Gouvernement d’Union Nationale et de Transition qui l’avait suivie. Seul l’ego de son employeur actuel fut sacrifié. A longueur de séances, ses victimes ou leurs parents, congolais du Sud comme du Nord, ne cessèrent de le malmener et de délivrer des vérités infamantes. Les élections qui s’étaient déroulées, au terme du mandat d’André Milongo, ont été les seules véritablement tansparentes et honnêtes que le Congo n’ait jamais connues. Ce qui explique le score ridicule, une fois encore pour son ego surdimensionné, que Denis Sassou N’Guesso obtint alors.

Mais pourquoi donc, l’animal derrière ses grilles aboie-t-il si fort et montre-t-il tous ses crocs ? Parce que, observateur averti comme il aime à se qualifier lui-même, il se rend bien compte que plus rien ne tient dans la République dont il a la charge de vanter les mérites. Peut-être lui a-t-on déjà soufflé qu’en 1991, le pouvoir incompétent, prétenduement marxiste, de Sassou N’Guesso, l’illusioniste d’Edou (« Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! »), s’était éffondré sur lui-même, abandonné par tous. Les promesses socialistes, sans cesse répétées, avaient été trahies par des pseudo-amis du Peuple, des bonimenteurs de la pire espèce qui récitaient des discours appris à Moscou ou à Pékin dans le but unique de maintenir un pouvoir totalitaire. Tous ces barons qui se prétendaient « hommes forts » , comme des petits enfants, ne s’éloignaient jamais trop de la robe de Monseigneur Kombo et de sa protection, des fois qu’un Robespierre aurait surgi au Palais des Congrès.

C’était la première faillite de Denis Sassou N’Guesso, et de son petit groupe de complices, qui auraient dû disparaitre définitivement de la scène politique congolaise.

Revenus au pouvoir en 1997 par la Terreur qu’ils ont alors eux-mêmes imposée, le Général putchiste s’est débarrassé peu à peu de ses lieutenants et compagnons de crimes contre l’humanité pour faire toute la place à son abondante progéniture.

Aujourd’hui, c’est un second constat de faillite qu’il sera bientôt possible de dresser. A part la vague promesse de « l’émergence », le vol, les détournements massifs s’amplifient. L’échec est partout. Les réalisations anarchiques sont construites à crédit pendant que sa famille nombreuse de vautours s’accapare au comptant toutes les richesses du pays. Des grèves se déclenchent, d’autres s’annoncent.

L’œil averti et inquiet du propagantiste importé regarde avec effroi les fissures de l’édifice devenir lézardes et s’agrandir en ouvertures béantes. Il a raison de craindre que cette accumulation volée, d’or jaune, d’or vert et d’or noir, mêlée de sang ne s’effondre à tout instant sur lui.

Il serait sage, qu’avec l’expérience de l’âge, il prenne exemple sur Isidore Mvouba qui s’est fait porter pâle à Paris depuis un bon mois pour enfin dormir tranquille (ou presque) ; ou comme ces nombreux Brazzavillois qui déménagent à Pointe Noire discrètement…. Certes, il lui sera difficile de faire défection aussi, d’abandonner un empire construit sur des mensonges répétés ; la chute, souvent brutale, est le propre des pouvoirs tyranniques.

En choisissant pour titre « Attention » l’Editorialiste avait repris l’éternel refrain de la « menace » qu’il convient d’utiliser pour soutenir une dictature. Il ne lui sera pas emprunté et retourné pour cette conclusion. Déjà, le 4 mars 2012 son champion s’était retrouvé seul dans son palais présidentiel, abandonné de tous à la première explosion. Nul besoin de faire rouler des ossements d’ancêtres ou ceux récupérés de Savorgnan de Brazza, avec ou sans la tenue d’états-généraux, la chute prochaine s’est inscrite dans les augures. Jean Dominique Okemba ne saurait l’infirmer….

Vous en doutez ? Le champagne millésimé coulait à flots lors du fastueux anniversaire de Saint Tropez aux Caves du Roy. A toutes les tables des courtisans revenaient sur le même sujet, la même conviction : « Ce pouvoir est en train de tomber, profitons-en pendant qu’il est encore temps ! »

Par Romuald Rigobert OSSEBI

(Extrait de CONGO-LIBERTY.COM)

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 18:17
[Congo-Brazzaville] Au royaume de la débauche: Quand les Kinoises ont le vent en poupe et troublent les autorités de Brazzaville

Au royaume du manger, du boire et de la bai…(Maboba), la femme kinoise est devenue la proie de tous lesdirigeants. Pourquoi ? Explications.

Les kinoises ont manifestement le vent en poupe à Brazzaville où elles font battre la chamade au cœur des autorités du Congo-Brazzaville. On compte sur les doigts d’une main les autorités de Brazzaville qui résistent encore au charme de la vraie kinoise, au teint clair, sourire angélique, charmeuse et au regard séduisant. Rien à voir avec la racaille kinoise qui écume les milieux de Mabouaka (Bacongo), Ngandasoso (Moungali), ex-cinéma Rex (Pointe-Noire)… où la passe se négocie selon les périodes de fortes chaleurs ou fraîches entre 500 et 2000 FCFA voire 5000 FCFA si le prétendant refuse d’utiliser la capote. Aïe ! Celles dont il est question ici sont généralement « importées » de la capitale de la RD-Congo. Pour s’en convaincre, le port fluvial de Brazzaville offre un spectacle hallucinant tous les samedis après-midi à l’arrivée et lundi matin au départ. Ici débarquent des kinoises qui s’engouffrent dans de luxurieuses 4X4 des autorités congolaises de Brazzaville. Direction : les grands hôtels de la place où elles séjournent pour les besoins de la cause. Comme quoi certaines autorités congolaises de Brazzaville sont devenues folles. L’argent du pétrole leur monte à la tête au point de s’offrir quatre voire cinq épouses et de nombreuses conquêtes. Aujourd’hui plusieurs autorités ne manquent pas de s’affirmer hommes valeureux par le nombre de conquêtes de belles femmes. Pire, elles n’hésitent pas à présenter comme un trophée de guerre les femmes mariées qu’elles ont réussi à détourner. On parle même de millions de FCFA pour une partie de plaisir. Une anecdote raconte qu’un fils du Chef de l’Etat, présenté comme dauphin de son père de Président, aurait même proposé des dizaines de millions de FCFA à l’épouse reconnue de son frère consanguin qui se fait appeler : « le fils de l’homme ». Info ou intox ? Toujours est-il qu’ici la femme est réduite au simple rôle de pot de fleur et de petite masseuse qu’on peut, à coups de pétro-CFA, s’envoyer sur un lit picot.

L’histoire de la séduction venue de Kinshasa ressemble à quelques exceptions près à celle de l’invasion de filles rwandaises tutsies en RD-Congo pendant le règne de feu le Maréchal Mobutu Seseseko. Amoureux de la bonne chair, les hauts gradés des ex-FAZ, de la très redoutée DSP ainsi que les autorités politiques zaïroises s’adonnaient à cœur joie à une vie désordonnée et essentiellement basée sur le sexe avec ces belles rwandaises. Parmi elles, plusieurs espionnes, infiltrées par le Rwanda et autres personnes hostiles à Mobutu, auprès des tenants du pouvoir zaïrois. Aujourd’hui, c’est au tour des autorités du Congo-Brazzaville d’emboîter le pas à leurs frères de l’ex-Zaïre. Là où le bât blesse, ministres, autorités militaires sont devenues des proies faciles pour les belles kinoises. Sont-ce elles qui informent les services de la RDC sur tout ce qui se dit, se décide et se fait à Brazzaville

Chaque chef de Brazzaville a sazaïroise

Il est de notoriété publique que même le Chef a des beaux frères kinois. A preuve, un kinois est récemment passé sur une chaîne de radio internationale en modulation de fréquence à Brazzaville pour demander à Denis Sassou-N’guesso de prendre en main les négociations du dialogue inter-congolais entre le gouvernement de la RD-Congo et le mouvementdu M23. Plus de deux fois, il a répété à haute et intelligible voix : « Denis Sassou-Nguesso est notre beau-frère ». C’est un secret de polichinelle que la première dame, congolaise de Brazzaville certes, a des accointances familiales de l’autre côté du fleuve. Est-ce ce qui aurait amené un puissant membre de la famille du Chef de l’Etat à prendre également femme en RD-Congo ? Son épouse, que certains mendiants de la République appellent « la spéciale », en référence à la fonction de son mari, se fait également dénommer dans certaines chansons des artistes kinois :« banque de France ». Cette dame de cœur essuie malheureusement une volée de bois vert de la part de certaines dames congolaises de Brazzaville, qui voient en elle « la courroie de transmission par laquelle passent ses sœurs kinoises pour allumer leurs époux ». La rumeur Brazzavilloise raconte qu’elle aurait été éconduite à la veillée du général Emmanuel Avoukou. Dans les milieux de la famille du défunt, un doigt accusateur reste pointé sur cette dame qui fait tout pour ne pas faire pleurer les femmes, surtout du Congo-Brazzaville. Et pourquoi voit-on son ombre dans la liaison qu’entretenait le général Avoukou avec sa compatriote de la RD-Congo ? Certaines mauvaises langues n’hésitent pas de qualifier ces rapprochements sentimentaux entre belles kinoises et autorités de Brazzaville de « placements de femmes » à des fins sécuritaires, d’espionnage notamment. Simples scènes de jalousie entre femmes ? Toujours est-il qu’en bon stratège du pouvoir, l’époux de la « spéciale » est un homme fluet et sec, qui a une belle famille zaïroise dont certains membres se comportent parfois à Brazzaville en errain conquis. A la moindre incartade avec un beau frère du spécial, vousrisquez de vous retrouver dans un cachot. Ainsi que l’a appris à ses dépens un jeune congolais qui aurait invectivé un kinois : « zaïrois ya pambapamba » (zaïrois de rien du tout).

Un amour effréné pour la kinoise

L’influence de la kinoise à Brazzaville est d’autant plus manifeste que même les ministres ont fini par mordre à l’hameçon. L’un d’entre eux, général de son état, a un amour effréné pour sa kinoise. Chargé de l’économie fluviale, ce ministre par peur d’empoisonnement, spécule-t-on dans son entourage, ferait toutes ses courses à Kinshasa. Même pour un casier de Doppel, sa boisson préférée, un canot rapide fait l’aller-retour entre Brazzaville et Kinshasa, nous confie un élément de sa garde exaspéré par le caractère couilles molles de son chef. Son collègue, général comme lui et qui plus est ministre d’Etat, aurait fait garder une petite kinoise dans une villa à Nkombo. L’argent coulait tellement à flots mais le vieux n’avait pas de répondant pour envoyer la petite au septième ciel, surtout après une longue journée de négociation avec les syndicats, confie sous couvert de l’anonymat un membre de la famille du ministre d’Etat. Conséquence, la petite muluba a dû prendre la poudre d’escampette, et ce malgré le système de sécurité mis en place par le ministre d’Etat. Un autre ministre, général lui aussi, aurait également sa petite kinoise chargée de le « masser » après une longue journée de fouilles dans les mines. Un puissant ministre, pilote de formation, aurait également une passion démesurée pour la kinoise. L’une de ses nombreuses conquêtes kinoises habitait la rue Lékoumou, au Plateau des 15 ans. Il se raconte que ce dernier aime à se faire interviewer par nos consœurs de Kinshasa gracieusement rémunérées pour « services de massage bien appliqués ».

« …Ma richesse estinestimable », aurait déclaré à une petite kinoise, monsieur le ministre qui gère 80% du budget de l’Etat congolais

Récemment dans un célèbre restaurantde la place situé au bord du fleuve Congo, ce ministre serait tombé sans glisser sur le charme d’une petite kinoise, à qui il aurait tout de suite envoyé 500.000 FCFA de crédit de communication téléphonique, tout en faisant dire à la petite, par le biais de son chargé de mission : « Je suis X… ma richesse est inestimable ». Epatée par ce geste trop généreuxde celui qui gère 80% du budget de l’Etat congolais, la petite a vite fait de plaquer son fiancé X, travailleur à la direction générale de la Banque Commerciale Internationale (BCI) et fils d’un sénateur dont les initiales sont N.F.S.E. Cette petite kinoise ferait toutes ses emplettes à Paris pour ne plus être vue par son ex-fiancé.

Un autre ministre et pas des moindres – nous ne souhaitons pas donner la moindre description de lui -, se serait attaché les services d’un kinois qui émargerait à son cabinet comme chargé demissions. Et la vraie mission du collaborateur du ministre consisterait à détecter des petites masseuses kinoises au teint chatoyant dont raffole « le vieux ».

Le comble en l’affaire est que toutes ces kinoises sont mieux informées que quiconque de tout ce qui se dit et sefait dans la République du Maboba (manger, boire et bai…).

SOURCE : http://congosynthese.com/actu.aspx?Id=1110#siWdde9CfxSsY402.01

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:38
[Congo-Brazzaville] NGUESSO, 1979 : "Pendant qu'on serre la ceinture ici, il ne faut pas qu'il y ait gaspillage ailleurs"

NGUESSO, 1979 : "PENDANT QU' ON SERRE LA CEINTURE ICI, IL NE FAUT PAS QU' IL Y' AIT GASPILLAGE AILLEURS"

"La conformité ne suffit, il faut plutôt ramener l'argent du pétrole au pays pour une meilleure redistribution"

De Clement Mierassa

Chers amis,

Peu de temps après que le Président Congolais ait dénoncé dans la cour de l'Elysée ,s'agissant des biens mal acquis,l'ingérence de la France dans les Affaires Congolaises ( Tout en relevant qu'en France, la justice est indépendante;ce qui n'est pas le cas au Congo:se référer en cela à la déclaration du Ministre Charles Zacharie Boawo qui a déclaré ce qui suit:Une justice injuste qui s'attaque machiavéliquement aux innocents, et inversement laissent les vrais coupables libres .Notons que ce constat est cinglant d'autant qu'il est fait par un Membre du Bureau Politique du Pct),voici qu'un scandale à l'échelle internationale est crée par la Première Dame du Congo.

Les Congolais ont suivi le 7 mai dernier avec beaucoup de sympathie et d'admiration les images de la Première Dame du Congo rendant visite aux orphelins et aux personnes du 3ème âge.Elle a d'ailleurs , à l'occasion fait des dons qu'on peut maintenant considérer comme insignifiants au regard des dépenses qu'elle aura par la suite effectuées en France.
Les Congolais étaient loin de s'imaginer qu'après ce geste qui semblait de cœur, que la Première Dame allait s'envoler avec une délégation de 150 personnes pour aller dépenser d'après les estimations en quelques jours la coquette somme de 656 millions de francs cfa, ceci dans un pays où 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, où le smig vanté par le Gouvernement n'est que de 90.000 francs depuis le premier janvier 2013,où les fonctionnaires ont du mal à joindre les deux bouts du mois, où malgré tout un Ministre d’État gagne 15.000.000 francs autant que l'homme le plus puissant du monde à savoir le Président des États-Unis,où un Ministre simple gagne plus que le Président Français, où la situation de l'école est critique, où la santé est dans une situation évanescente,où il n'y a pas d'eau et d'électricité, où le chômage des jeunes est endémique, et autres,
Le Congo est très riche et les congolais sont très pauvres.Ils doivent désormais comprendre pourquoi leurs dirigeants s'évertuent à dire qu'il n'y a pas de crise au Congo, tout marche bien, la démocratie et les Institutions fonctionnent bien.Il faut rappeler au couple Présidentiel une des déclarations du Président Sassou en 1979 à savoir:"Pendant qu'on serre la ceiture ici, il ne faut pas qu'il y'ait gaspillage ailleurs."
Cette façon de faire traduit le mépris que nos dirigeants ont du peuple Congolais et leur manque d'Amour pour le Congo.
J'ai pensé utile pour votre information vous faire parvenir une coupure de presse qui évoque le sujet.


Clement Mierassa


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Congo - Après la conformité du pays à l'ITIE, la société civile veut le bien-être des populations

16 Mai 2013 - 08:45

Avec une population d'environ 3,7 millions d'habitants, la République du Congo, dont l'économie repose essentiellement sur le pétrole, a été déclaré en février dernier pays conforme à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), un progrès qui suscite espoir et revendications.

L'ITIE est une initiative créée en 2002 et adoptée par le G8 d'Evian en 2003 afin d'encourager la transparence des opérations budgétaires des Etats membres et permettre aux citoyens d'accéder à l'information sur les revenus issus de la commercialisation des matières premières. Elle réunit dans une même structure gouvernement, entreprises pétrolières, institutions financières internationales et ONG.

"D'être validé et jugé conforme à l'ITIE signifie qu'on a répondu à vingt et un critères, notamment l'adhésion volontaire qui permet de publier toutes les informations nécessaires liées à la gestion de nos industries, surtout le pétrole qui est la première ressource d'exportation", a précisé Florent Michel Okoko, coordonnateur de l'ITIE-Congo.

La conformité du Congo à l'initiative suscite cependant, au niveau de la société civile congolaise, l'espoir d'une vie meilleure dans un pays où le pétrole ne contribue pas assez à l'amélioration des conditions de vie de la population qui vit (plus de la moitié) dans la pauvreté avec moins d'un dollar par jour.

Deux organisations de la société civile, la Coalition congolaise Publiez ce que vous payez (PWYP) et la Commission diocésaine justice et paix (CJP) qui ont salué la conformité du Congo à l'initiative, invitent en même temps le gouvernement à maintenir les standards de la conformité.

"L'objectif de la conformité n'est pas atteint en soi. Le gouvernement doit rendre obligatoire la redistribution des revenus pétroliers, miniers et gaziers", a déclaré le secrétaire général de la commission diocésaine, Brice Mackosso.

Selon lui, cela permettrait aux congolais de jouir au quotidien des revenus pétroliers par l'accès à l'éducation, à l'eau potable, à l'électricité et à une santé de qualité. Officiellement, le pétrole rapporte chaque année quelque 6 milliards de dollars au Congo.

La dernière enquête démographique, de ménages et de santé (EDS) publiée en 2007 démontre qu'au Congo, les taux d'accès à l'eau sont de 47% en milieu urbain contre 11% en zone rural. Ils sont respectivement de 45% et de 6% en matière d'électricité. Entre 24 et 30% de la population de moins de 30 ans est confronté au chômage, selon les estimations de la Banque mondiale en 2011.

Actuellement, l'ITIE se concentre sur l'industrie pétrolière vu que les mines solides sont encore à l'étape de la recherche et pourrait entrer en phase de production en 2014.

"La période qui a suivi l'entrée à l'ITIE a été difficile: le pétrole est resté un sujet tabou. Le gouvernement semble avoir fourni des efforts parce que depuis 2011 nous avons le contrôle, à 80%, des revenus qui ont été déclarés d'une part par les sociétés pétrolières, et d'autre part ceux que le Trésor public déclare avoir perçus", reconnait Christian Mounzéo de la coalition PWYP.

Par ailleurs, si la conformité du Congo à l'ITIE est saluée, aussi bien par le gouvernement, les institutions financières internationales (FMI et Banque mondiale) que par la société civile congolaise, elle appelle cependant à la bonne gouvernance et à la meilleure gestion des finances publiques.

"La conformité ne suffit, il faut plutôt ramener l'argent du pétrole au pays pour une meilleure redistribution", a déclaré un membre de l'opposition congolaise, Clément Mierassa.

Xinhua


http://www.afreeknews.com/article.php?item_id=3400

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Clément Mierassa - dans Congo-Brazzaville Sassou nguesso PCT clan escroc
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 11:38
[Congo-Brazzaville] L'instrumentalisation de la franc-maçonnerie comme un viol des droits de l'homme...

[Afrique/Congo-Brazzaville] L'instrumentalisation de la franc-maçonnerie comme un viol des droits de l'homme...

Violations des Droits de l'Homme en Afrique et dans le monde

L’instrumentalisation de la franc-maçonnerie comme un viol des droits de l’homme et de l’exercice du droit des peuples africains à disposer d’eux-mêmes.Par Maurice Massengo-Tiassé

Crée le 21/03/2011 à 10:52:55

Mis à jour le 21/03/2011 à 10:52:55

Ali Bongo et Sassou N'Guesso

Les Africains considèrent avec méfiance les Françs-maçons féticheurs, charlatans, vaudous, marabouts, nzobies, inkissi, gri gri et toute la sorcellerie africaine et indienne, devenus des ennemis de leurs nations. Ils sont des violateurs des libertés et des droits fondamentaux ; ces dictateurs à la tête des loges en Afrique ont réussi à piéger la maçonnerie.*
Les partis uniques au pouvoir ayant échoué et perdu leur crédibilité, la franc-maçonnerie est devenue le tremplin pour la conquête et la confiscation du pouvoir. Dans les loges africaines, on vénère les tyrans, devenus grands maîtres et ces derniers rallient certains chefs traditionnels et notables à coup de millions de franc CFA. Certains corps d’Etat civils ou militaires deviennent en majorité maçons pour prouver leur fidélité au Président grand maître.
En réalité ce n’est pas par fidélité mais par peur et ainsi préserver la vie, les acquis matériels et financiers. On comprend mieux dans ce climat, le besoin pressant pour certains cadres et intellectuels de s’aliéner dans cette adhésion contre nature de leurs us et coutumes.

Par conséquent, la franc-maçonnerie est défigurée et méconnaissable en Afrique et se transforme en véritable instrument de confiscation du pouvoir politique. Elle devient l’appareil idéologique d’Etat.
La franc-maçonnerie occupe tous les leviers de l’administration, c’est aussi le bras armé de la rédaction et des révisions constitutionnelles dans l’espace géographique de certains Etats Africains. C’est elle enfin qui propose la présidence à vie et la gouvernance dynastique.
Depuis la succession de Joseph Kabila et Faure Essozimna Gnassingbé respectivement à la tête de la RDC (2001) et du Togo (février 2005) nous ne cessons de dénoncer la gouvernance dynastique en cours en Afrique, car celle-ci est source de conflit, de violations des droits de l\'homme et de discrimination entre citoyens.
Le devoir fraternel des maçons détourné de sa vocation première devient le tiroir-caisse du clientélisme des nostalgiques du monopartisme.
Aujourd’hui, les francs-maçons en Afrique sont à l’origine des manipulations constitutionnelles et du règlement de la succession présidentielle et des gouvernements de transition. Le droit du peuple à disposer de lui-même et le droit de choisir son dirigeant sont bafoués et ignorés par les réseaux maçonniques qui organisent savamment des élections validées par des observateurs approuvés par des obédiences. La franc-maçonnerie doit aider au développement, à la construction et non au pillage et à la destruction de l’Afrique.

Par exemple, ces francs-maçons s’ils étaient des bâtisseurs devraient se préoccuper du sort des millions d’enfants africains qui meurent chaque minute faute de soins de santé primaires, de famine, parce que l’agriculture est quasi inexistante ou incapable de nourrir la masse des populations vivant dans l’extrême pauvreté avec moins de 300 francs CFA par jour.

Les françs maçons savent que la pauvreté n’est pas associée à la jouissance des droits de l’homme. La pauvreté est néfaste à la protection des droits de l’homme et constitue un déni des droits de l’homme et la négation du développement.

Comment ceux qui depuis plusieurs siècles ont été préoccupés sans cesse par le bien être des citoyens, par le partage équitable des bienfaits qui découlent du développement économique, social, culturel et politique, le progrès des droits de l’homme et la bonne gouvernance peuvent-ils aujourd’hui soutenir les franc-maçons africains qui encouragent la misère des populations. Peut-on avoir une considération pour ces criminels, délinquants, mafieux attirés par la gouvernance dynastique et la présidence à vie?
L’extrême pauvreté en Afrique au milieu de la prospérité des hommes politiques est moralement inacceptable, politiquement non viable, économiquement stérile et démocratiquement insoutenable.
La pauvreté constitue ainsi une violation des droits de l’homme, parce qu’elle empêche à une personne ou à un peuple, le droit de vivre dignement et de jouir librement des fruits du progrès social.

La démocratie en Afrique ne peut s’épanouir que lorsque les droits de l’homme et le développement seront respectés. Les défenseurs des droits de l’homme devraient se préoccuper des discriminations que créent les francs-maçons Africains qui s’arrogent tous les droits; réduisant les autres, aux citoyens de seconde zone et pratiquant la désinformation qui encouragent la médiocrité des citoyens.
Les francs maçons doivent redorer leur blason en s’éloignant de ces régimes spolieurs et autoritaires et en évitant les dérapages des françs-maçons affairistes constatés dans les loges de référence.

« En 1999, le procureur de la République de Nice avait jeté un pavé dans la mare en révélant les \"magouilles\" de la franc-maçonnerie affairiste qui semble toujours la même (GLNF).
Dès le premier jour, tous ceux qui m\'ont accueilli ici m\'ont spontanément parlé des réseaux francs-maçons. On m\'a dit : vous ne comprendrez rien à cette juridiction ni à cette région si vous ne prenez pas en compte cette réalité. On n\'en parle quotidiennement, sans pour autant m\'en apporter la preuve ou me le démontrer. J\'ai déjà rencontré ces réseaux ailleurs, mais ici, ils semblent vraiment influencer sur le fonctionnement de la justice. Ce n\'est pas la maçonnerie, par ailleurs une philosophie intéressante et respectable ; que je condamne, mais son usage par certains. Ce que l\'on appelle la « maçonnerie d\'affaires ». Les maçons honnêtes sont d\'ailleurs les premiers à en être affectés ». Le Nouvel Observateur, octobre 1999.

C’est le cas d’Alexandre de Yougoslavie, Assistant Grand-Maître de la Grande Loge Nationale de France.
« J\'étais membre de la GLNF depuis 1970, assistant Grand-Maître depuis 1985 et au cours des dernières années, j\'avais vu l\'affairisme gagner progressivement du terrain, au point de commencer à gangréner la GLNF. Il y a un moment où trop, c\'est trop. J\'ai estimé qu\'il était de mon devoir d\'attirer l\'attention du Grand-Maître sur ce qui se passait dans la maison.
Ma démission fut à la fois un refus et un cri d\'alerte: refus de cautionner des activités inacceptables et cri d\'alerte pour les signaler ». (Historia, spécial N° 48, juillet-août 1997).

« L\'affaire des HLM de la Mairie de Paris met en scène d\'autres francs-maçons, dont la plupart n\'appartiennent pas au Grand-Orient mais à la Grande Loge Nationale Française (GLNF), la plus conservatrice des obédiences. Ainsi, l\'intermédiaire Jean-Claude Méry, cet ancien membre du comité central du RPR est le fondateur de la SCPG (Société d\'études et de participations générales), un bureau d\'études virtuelles, mais aux rentrées d\'argent bien palpables. A droite toujours, la chute du maire PR de Cannes, Michel Mouillot, vénérable de la GLNF, met aussi en pleine lumière un maillage de fructueuses amitiés maçonniques.
Les clivages politiques, on le voit, sont moins importants que la fraternité des affaires rondement menées et bien comprises. « Mes hommes connaissaient Méry par le canal maçonnique, a expliqué Gérard Monate au juge Halphen, en charge de l\'affaire des HLM de la Ville de Paris, qui l\'avait consulté pour une « consultation technique ».(Historia, juillet-août 1997).

La fraternité des affaires, de l’impunité et de la conservation du pouvoir par la terreur et la dictature constitue une atteinte aux droits des peuples africains de disposer d’eux-mêmes. Le peuple a le droit de choisir librement ses dirigeants de jouir d’une pleine liberté et de vivre dignement dans une société démocratique et non secrète et criminelle.

Les dirigeants milliardaires sont encouragés par des milieux maçonniques étrangers dans l’art de spolier les peuples d’Afrique. En violant le principe d’humanité suivant : « nul homme ne soit assez riche pour en acheter un autre et nul assez pauvre pour devoir se vendre au premier », les dictateurs et spolieurs françs-maçons devront rendre des comptes tôt ou tard aux Africains étouffés à cause de la non réalisation de leur droit d’exister en tant que citoyens libres et dignes dans une société démocratique.

L’article premier commun aux deux pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels, stipule:
1.Tous les peuples ont le droit de disposer d\'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel.
2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l\'intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance.
3. Les Etats parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d\'administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d\'eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

Hier, les Africains ont combattu le colonialisme et ont résisté, pour obtenir leur indépendance. Demain les africains s’opposeront aux nouveaux fossoyeurs de leur liberté et dignité il s’agit de cette nouvelle race des francs-maçons violateurs des droits de l’homme. Ceux- là même qui ont choisi le système de gouvernance dynastique et se hissent à la tête des loges en devenant des grands maîtres « charlatans », « tueurs », féticheurs », tous ces titres uniquement pour conserver le pouvoir dans le clan, la secte.

Que ces nouveaux grands maîtres admirateurs de la monarchie constitutionnelle et de la gouvernance dynastique se souviennent qu’en janvier 1793 ce sont les conventionnels maçons qui ont voté la mort du Roi Louis XVI.

Nous devons donc dénoncer les agissements de ceux qui prennent les peuples d’Afrique en otage à travers leurs loges. Soyons courageux, soufflons l’air chaud dans cet environnement glacial et autoritaire pour devenir véritablement des Hommes libres et faire tomber toutes ces dictatures qui sont la face obscure des démocraties.
Ne nous voilons plus la face après la chute des régimes autoritaires arabes, le tour reviendra aux dictatures noires africaines. Nous sollicitons Barack OBAMA, premier Président des USA d’ascendance africaine, de soutenir et d’aider les combattants de la liberté et de la démocratie dans le continent noir.

Le moment est venu d’exister comme l’écrit Jean Marc Vésinet « Il n’y a pas de plus belle victoire que celle de l’Homme sur lui-même. Il n’y a pas de plus belle victoire que le souffle d’une fleur de jasmin pour chasser le scélérat. Il n’y a pas de plus absurde victoire que celle d’un monstre parti sans même dire au revoir. En quelques semaines, des décennies d’histoires sombres partent par la petite porte. Pschitt ! La dictature avait-elle le socle si fragile pour céder sous la pression de la rue ? La rue ne savait pas encore, mais la rue avait raison. La fin était proche. Il n’était plus question de continuer à faire semblant. Il n’était plus question de ne plus penser par soi même. » (Franc-maçonnerie magazine, N° 9 mars-avril 2011).

Réunies à Genève, le 16 mars 2011, dans le cadre de la 16ème session du Conseil des droits de l’Homme, les organisations de la société civile et de la diaspora ont analysé sans complaisance, la situation des droits de l’Homme après le cinquantenaire des indépendances des pays africains sur la thématique de la gouvernance, les processus électoraux et la transition.

Ceci est l’intervention du Panéliste Maître Maurice Massengo-Tiassé, Président fondateur du Comité International pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CIRAC) et Président du Réseau Forum Radio Télévision des Droits de l
’Homme.



• Hélène Cuny nous éclaire sur ces dictateurs qui ont piégé la franc-maçonnerie (Franc-maçonnerie magazine,No 3 mars –avril 2010)
Histoire complexe et souvent douloureuse que celle de la franc-maçonnerie en terre noir-africaine. Infiltrée par les réseaux affairistes, inféodée aux dictatures en place, l’institution qui prône l’idéal de fraternité a bien du mal à faire entendre sa voix.
Derrière ce constat affligeant, des maçonnes et maçons africains œuvrent pour que justice et égalité deviennent une réalité. Eclairage sur une franc-maçonnerie source d’incompréhensions.
« Si Dieu tue un riche, il tue un ami ; s’il tue un pauvre, il tue une canaille » proclame le romancier ivoirien Ahmadou Kourouma, dans sa critique des dictatures africaines(1). Goût du pouvoir sans limites, ignorance des populations civiles, culte de l’apparence, sont les attributs de la grande majorité pour ne pas dire de l’intégralité des dirigeants africains passés et présents. Denis Sassou N’Guesso et Pascal Lissouba, au Congo Brazzaville, Omar Bongo et son fils Ali au Gabon, François Bozizé en République Centrafricaine, Idriss Déby au Tchad, tous se sont illustrés dans des guerres fratricides, perpétrant massacres et désolations. Et tous sont francs-maçons, ont vécu le rituel si symbolique du passage sous le bandeau lors de l’initiation, qui doit permettre à l’homme de renaître et devenir meilleur. Le constat est amer et les interrogations multiples. Alors que la maçonnerie occidentale a insufflé démocratie, émancipation des hommes et accroissement des libertés, la maçonnerie africaine, n’aurait-elle engendré que des potentats sanguinaires, trahissant les valeurs de l’institution même qui les a accueillis ? Faut-il parler d’échec et ignorer les maçonnes et maçons africains qui cherchent à instaurer plus d’humanité et de valeurs citoyennes dans leur pays ? Comprendre la maçonnerie africaine, ses particularités, et son imbrication dans le politique, c’est d’abord remonter aux origines de son implantation.

(Extrait de : http://www.frtdh.org/fr/article/la-instrumentalisation-de-la-franc-maconnerie-comme-un-viol-des-droits-de-la-homme-et-de-la-exercice-du-droit--18.html

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Congo-Mfoa - dans Afrique Congo-Brazzaville
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:35
[Congo-Brazzaville] Affaire des disparus du Beach de Brazzaville ou le crépuscule des assassins

AFFAIRE DES DISPARUS DU BEACH DE BRAZZAVILLE OU LE CREPUSCULE DES ASSASSINS

Le 14 avril 2013, les Autorités congolaises annonçaient la mort du général Adoua Blaise au Maroc. Hasard des dates ou signe divin, ce qui est certain, c'est que le bourreau des populations des régions sud du Congo est mort au 14° anniversaire des massacres du Beach de Brazzaville. Mais le 14 avril est aussi la date de la signature de l'accord tripartite HCR, Kinshasa et Brazzaville sur le retour sous l'égide de l'ONU des réfugiés brazzavillois en exil en RD Congo.

Alors que les parents et amis de ce fidèle des fidèles s'attendaient à un deuil national, le corps du héros de la guerre du 5 juin 1997 arrivait au Congo dans un climat de tension qui exprimait la peur du côté pouvoir. Le président congolais, la peur au ventre, avait fait déployer les armes les lus meurtrières dont il venait de doter son armée de répression. Toutes les places fortes de la capitale étaient sous haute surveillance. Des rumeurs attribuaient la mort du général Adoua Blaise et celle de nombreux officiers et autres cobras à un programme d'empoisonnements mis en place par le président congolais via les généraux Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet. C'est certainement pour cette raison que ces deux personnalités étaient absentes à toutes les cérémonies consacrées à la mémoire de celui que l'histoire du Congo retiendra comme l'officier général le plus cruel de tous les temps.

L'indifférence affichée par monsieur Sassou devant le corps de son boucher renforce les rumeurs sur sa volonté de faire taire tous ceux qui étaient mêlés au génocide des populations des régions sud dont les massacres du Beach de Brazzaville.

En effet, depuis la reconnaissance par le président congolais des massacres du Beach de Brazzaville, les morts ne se comptent plus dans les rangs des anciens collaborateurs de l'ex-Commandant de la garde présidentielle. Le dictateur congolais certainement effrayé par la procédure française et d'éventuelles autres poursuites notamment de la part des institutions judiciaires internationales, a décidé de se débarrasser de tous les officiers et autres cobras mêlés à ces terribles assassinats.

Homme de secrets, monsieur Sassou Nguesso dont le parcours politique est jonché de cadavres possède la triste réputation d’un criminel froid. Calculateur et perfide, ses nombreux crimes sont enveloppés dans un brouillard d’où on ne distingue jamais son visage. Même ceux qui croient le connaitre y perdent leur latin et même la vie. C’est par ces pratiques radicales qu’il est parvenu à bout non seulement de ses adversaires, mais aussi à l’élimination physique de tous ceux qui, même amis, pouvaient constituer un obstacle à son ascension. Les parents et amis du président Marien Ngouabi n'en doutent plus. Dans les rangs de ses groupements de la mort, il n’aime ni les bavards, ni ceux qui se plaignent du volume des miettes qu'il veut bien leur donner.

Pour couvrir tous les crimes commandités par lui ou commis pour lui, depuis son retour sanglant au pouvoir, il a imposé une OMERTA à tous ses collaborateurs et hommes de mains. Tous ceux qui violent cette sainte règle quittent le monde de façon foudroyante, quelle que soit la position qu’ils aient tenue dans son système. C’est la raison de l’hécatombe dans les rangs de tous ceux qui l’ont aidé à reconquérir par le feu et le sang le fauteuil présidentiel congolais.

Malheureusement, cette tendance qu'à monsieur Sassou de tout faire en silence et dans l’obscurité ne s’adapte pas à la nature volubile des assassins. Rendus vaniteux par le droit de vie et de mort sur les autres citoyens, ils se donnent du plaisir à raconter leurs macabres exploits.

Le second danger auquel sont exposés ceux qui tuent pour le ‘président’, c’est la manifestation en public de leurs mécontentements. Plusieurs d’entre eux croient avoir été payés en monnaie de singe et ils le proclament. Eux considèrent l’actuel pouvoir comme une société dont ils seraient d’importants actionnaires. Leurs parts devraient donc être aussi importantes que celles des enfants, neveux et affidés dont le niveau d'enrichissement est éclatant.

Selon des amis proches des morts récents, ils aimaient répéter cette phrase qui, certainement, leur aura été fatidique : C’est nous qui avons fait le sale boulot et ce sont les fils, les neveux et des politiques qui se goinfrent…Pendant que nous exposions nos vies, ces individus se cachaient dans leurs palaces… Pour monsieur Sassou, tous ceux qui tiennent un tel langage représentent un grave danger pour son avenir. Ils pourraient un jour témoigner devant des tribunaux ou même adhérer à une révolte contre son pouvoir. Dans le royaume de Sassou, ceux-là ont la vie courte.

Entre mars et avril 2013, deux officiers anciens collaborateur du général Adoua sont morts foudroyés par une crise cardiaque. Le colonel Jean Edouard Taty aurait été terrassé en plein cocktail de prise de commandement et le général Emmanuel Avoukou après un repas bien arrosé. Ces deux officiers détenaient tous les documents relatifs au traitement infligé aux personnes arrêtées au Beach et dans d’autres zones. Ces documents comprenaient : Les listes, les rapports d'interrogatoires, le planning des exécutions, la composition des pelotons d'exécution ainsi que les lieux et les méthodes de destructions des corps ou de preuves.

Curieusement, à l’approche du procès sur les disparus du Beach en juillet 2005, tous ces documents étaient introuvables. Les collaborateurs du général Adoua Blaise avaient ordre de les soustraire à l'attention des magistrats.

Mais, les anciens officiers de la garde présidentielle révoltés par l’inculpation de plusieurs d'entre eux, décidaient de rompre l'OMERTA. Ils estimaient que la reconnaissance par monsieur Sassou des massacres du Beach et l'organisation d'un procès était une trahison. Ce procès ne devrait jamais se tenir car il mettait à découvert tous les assassins.

Depuis, chacun donne sa version des faits. Certains même prennent des contacts avec des milieux extérieurs pour se payer une certaine tranquillité et éviter des poursuites en France par exemple. Pour eux, le commandant en chef devrait assumer car les ordres venaient de lui. Voilà le nœud de l'affaire et la cause principale des arrestations sur toutes les bases, des maladies bizarres et des morts brutales.

L'arrestation du colonel Tsourou Marcel et celle de nombreux autres officiers par rapport aux explosions du 4 mars 2012 intègrent ce programme de neutralisation de ceux qui présentent un danger pour l'avenir de monsieur Sassou. Il faut reconnaître aussi que pour la majorité, ces officiers et autres personnels militaires impliqués appartenaient autrefois à la formation du général Adoua Blaise. Ils avaient pris une part active aux opérations militaires contre les populations civiles dans la partie sud du pays et aux massacres du Beach.

Leur implication supposée dans les explosions des munitions le 4 mars 2012 est une mascarade. Tout comme le sont aussi les nominations récentes des généraux Mokoki et Mondjo au sein du gouvernement ou celles de plusieurs officiers dans des formations à l'intérieur ou à l'étranger. Ces promotions sont empoisonnées. Le pouvoir a voulu tout simplement les écarter de leurs troupes pour les rendre vulnérables. Ils sont une menace pour monsieur Sassou qui voudrait neutraliser tous ceux qui pourraient témoigner contre lui devant des juridictions ou chercher à le renverser pour crime contre l'humanité. Ces officiers sont les seuls à connaître l'ampleur du génocide sur les populations des régions sud et les dessous de l'affaire du Beach.

Ce complot aurait été monté par un noyau politique composé entre autres de Jean Dominique Okemba, Jean François Ndenguet et un certain Ngakala Michel nouvelle éminence grise qui parlerait à l’oreille du président congolais.

Comme le pensait le général Adoua Blaise malgré ses fonctions sensibles, de nombreux officiers congolais sont très critiques vis-à-vis de la classe politique congolaise. Pour eux, les élus actuels tous bords politiques confondus ne sont que des irresponsables et des pantins incapables et corrompus.

Mais les propos sus évoqués ne seraient pas les seuls au passif des assassins. Selon certaines rumeurs, le général Adoua Blaise aurait eu des contacts avec des congolais et des Avocats à l’avant-garde de la procédure française sur l'affaire des disparus du Beach.

Des documents auraient aussi été communiqués au Département d’État américain chargé des droits de l’homme. Des officiers seraient en rapport avec l'ambassade des USA à Brazzaville. Les mêmes officiers auraient pris contacts avec les membres de la délégation de la commission des nations unies sur les personnes déplacées ou portées disparues pendant leur séjour au Congo courant 2011.

Mais les massacres des populations des régions sud du pays et principalement ceux du Beach ne sont pas les seuls à assombrir l’avenir de monsieur Sassou. Des notables Kouyous auraient aussi rédigé un rapport compromettant pour monsieur Sassou sur les massacres des populations du district d’Owando.

En effet, la plainte sur les massacres du Beach de Brazzaville a inspiré des cadres kouyous qui voudraient aussi faire connaître les massacres des populations du district d’Owando à deux reprises.

D'abord le prétendu maquis d’Ikongono qui ne comptait que le capitaine Anga Pierre et sa fille de douze ans. Pour mettre fin à ce maquis amplement sonorisé, un président, général de son état trouvait une solution originale. Il mobilisait une soldatesque nationale renforcée des contingents de mercenaires pour tuer des populations d'un pays dont il prétendait être le chef de l'Etat.

Poursuivis dans les savanes et les forêts, des centaines de paysans de tous les sexes et de tous les âges avaient été assassinés. Comme aux côtés de monsieur Sassou la cruauté confère des promotions, les auteurs des massacres de paysans du district d’Owando sont aujourd’hui riches et bardés de gallons. Ils coulent des jours heureux narguant des parents endeuillés à jamais.

Mais le peuple kouyou qui n’a jamais fait le deuil n’a pas oublié, il attend calmement le verdict populaire.

Toujours à Owando, Monsieur Sassou, candidat aux élections présidentielles, voulait, tel un roi, entrer en conquérant sur un tipoye dans la capitale de la cuvette, fief des kouyous. Le refus des populations avait été réprimé dans le sang.

Contrairement aux massacres des populations des régions sud qui avaient été exécutés sous le sceau du secret, ceux des populations d’Owando fief de Marien Ngouabi et de Yhombi Opango étaient couverts d'une grande publicité à la radio et à la télévision.

Avec le temps, les populations kouyous du district d'Owando avaient compris que cette humiliation du corps du capitaine Anga Pierre et la sauvagerie criminelle dont était victime les populations de ce district par la suite faisaient partie d'un programme macabre pour humilier à jamais les kouyous.

L'explosion de violence autour de l'affaire du tipoye avec son lot de cadavres et l'assassinat lâche et sauvage des soldats appartenant à la garde du général Yhombi à Oyo, venaient comme clôturer ce programme d'asservissement des kouyous.

La publicité autour du maquis d'ikongono et de l'affaire du tipoye dans le district d'Owando permettait à monsieur Sassou d'annoncer au peuple congolais et au monde, la fin du mythe sur la bravoure guerrière des kouyous. Par ces actes dont les victimes étaient exclusivement kouyous, ces derniers passaient sous la tutelle des mbochis.

Mais la neutralisation des kouyous avait commencé dès l'assassinat du Commandant Marien Ngouabi en 1977 et la destitution ignominieuse du général Yhombi, le 5 février 1979. Ensuite, monsieur Sassou enfermera le général Yhombi pendant environ dix ans. C'est le premier homme politique qui aura passé autant de temps en prison.

La neutralisation des kouyous se poursuit avec le passage avec corps et âmes des cadres kouyous dans le camp Sassou. Le RDD ruiné par la santé de son président et les appétits de ses cadres engagés dans une course de fond vers monsieur Sassou bat de l'aile.

Cette domination des mbochis sur les kouyous est aujourd’hui encore vécue comme un drame et une insupportable humiliation par tous les kouyous. L'histoire régionale présentait ces derniers comme des braves, et Marien Ngouabi et Yhombi Opango étaient leurs héros. Pour eux les mbochis sont une tribu hybride au sang mêlé avec les tékés et les pygmées. Faisant référence à l'implication des tékés dans l'assassinat de Marien Ngouabi à la conférence nationale, un certain Jacques Okoko (kouyou), recensait les tékés parmi les races inférieures mais qui avaient eux-aussi, la prétention de s'installer au pouvoir. Voulait-il par là, faire regretter la présence au pouvoir des mbochis porteurs du sang téké? Ce qui est certain c'est que monsieur Okoko avait à cette occasion prouvé son aversion vis-à-vis de monsieur Sassou Nguesso.

Trois faits d'ailleurs pourraient confirmer cette volonté de rabaissement des kouyous par les mbochis :

1° - Pour mettre fin à un maquis constitué du capitaine Pierre Anga et de sa fille de douze ans, Sassou Nguesso mobilisait d'importantes forces militaires constituées d'une soldatesque nationale renforcée des contingents des mercenaires recrutés par la françafrique et le pouvoir gabonais. Comme pour faire d'une pierre deux coups, Sassou faisait assassiner des centaines de kouyous et faisait détruire des villages historiques de cette contrée autrefois célèbres pour la bravoure de ses habitants.

2°- Le corps du capitaine Pierre Anga criblé de balles faisait l'objet d'une exposition macabre. Il était présenté tel un trophée suivi d'une violente campagne médiatique contre les kouyous jugés réfractaires au pouvoir de Sassou. Ils étaient présentés dans les médias comme opposés à l'avènement d'un mbochi au pouvoir.

Depuis, le mépris total de celui qui prétend être le Père de tous les congolais vis-à-vis de la douleur des familles éprouvées ainsi que l'inattention déconcertante de cet homme vis-à-vis de la mémoire de ces victimes innocentes font poser des questions aujourd'hui encore sur la nature réelle de cet homme.

3°- L'assassinat des militaires congolais appartenant à la garde personnelle de l'ex-président Yhombi de la tribu kouyou. Ils étaient partis d’Owando pour Brazzaville via Oyo. C’est dans cette ville qu’ils seront massacrés sauvagement alors qu’ils étaient sur le territoire congolais et n’avaient pas d’armes. Des pratiques d'une barbarie inouïe qui ne trouvent aucune explication politique et humaine.

La famille Sassou gère toutes les richesses du pays. Elle contrôle toutes les entrées et les sorties d'argent. Le pétrole est géré par une société dirigée par l'un de ses fils. Il est aussi transporté et mis en vente par des membres de la famille.

Dans la masse de nos recettes, il dégage la part qu'il veut pour le budget national et confisque à son profit la plus grande part. Le paiement des salaires, des pensions et des bourses est fait selon sa volonté.

Sous son règne, tout est propriété de la famille. Le pays, les populations et les richesses sont ses propriétés. Ainsi, monsieur Sassou, aidé de ses fils et neveux et autres affidés, pillent impunément les richesses nationales.

Les populations sont affamées et abandonnées dans la misère L’Armée est ravalée au rang de milice et dispose pour principales missions, la protection du président, des membres de sa famille et de leur impressionnant patrimoine, fruit du pillage des richesses nationales.

Mais pour de nombreux militaires complices, malgré eux, l’OMERTA est finie. Ils sont décidés à venger leurs collègues empoisonnés sur ordre du président. Désormais le peuple congolais et la communauté internationale doivent savoir tout sur les crimes et les magouilles du dictateur Sassou Nguesso.

Jean Marie MBANTSALI

NOTRE COMMENTAIRE :

Ces crimes ignobles de Sassou Nguesso sont aussi à mettre sur le dos de M. Jacques CHIRAC et de la Droite française (RPR/UMP) agissant au nom de la France (françafrique).

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 11:28
[Congo-Brazzaville] Les raisons du kidnapping de Joe Ebina par la police de Sassou Nguesso

[Congo-Brazzaville] Les raisons du kidnapping de Joe Ebina par la police de Sassou Nguesso

par Olivier Mouébara

JOE EBINA EN PRISON

Hier aux environs de 17h, alors qu’il tenait une réunion avec les sinistrés des explosions de Mpila au quartier Dragage Joe Washington Ebina a été interpellé par la police conduit par un certain capitaine, sous les ordres du général Bouity.
Depuis un certain moment, les autorités cherchaient un moyen pour s’en prendre à Joe Washington Ebina qui a leurs yeux devenait un « élément dangereux » de par sa popularité croissante. Président d’une organisation humanitaire, Joe Ebina dirige aussi le collectif de victimes, sinistrées et disparus du 4 mars 2012, lesquels trouvent en lui une voix fiable pour les défendre face au gouvernement qui joue au double jeu avec eux. C’est dans ce cadre que des réunions permanentes se tiennent pour établir un cahier de charges de revendications, et la réunion d’hier en était une.

Très tôt le matin le lieutenant Blaise Vinga , un sinistré chez qui la réunion devait se tenir est interpellé par la police ,et gardé pendant plusieurs heures au commissariat de la tsieme, où le colonel Bozock lui dissuade d’assister à la dite réunion. Relâché, Blaise Vinga rejoint Joe Ebina dans son bureau où il lui fait le compte rendu de son interpellation. Quelques minutes plus tard vers 15h 50, le porte-parole de la police nationale, le colonel Jean Aive Alakoua se présente dans le bureau de Joe Washington Ebina,et tente de le dissuader de tenir la dite réunion. A ce moment, Jean Aive Alakoua prétexte une récupération politique des actions de Joe par les forces nuisibles, Il dit être dépêché par le DGPN Jean François Ndenget.

Pendant 45 mn Joe Washington Ebina tente de faire voir à Alakoua le bien-fondé de son action pacifique et sociale, et refuse de reculer. Apres le départ d’Alakoua, Joe Ebina réunit son équipe pour prendre une décision finale et la majorité l’emporte.
Jean Aive Alakoua , conscient de la tenue de la réunion à 16h a insisté pour rencontrer Joe à cette même heure pour non seulement l’en dissuader, mais aussi le prévenir des possibles représailles venant d’en haut. C’est un peu vers 17h que la délégation conduite par Joe Ebina arrive à Ouenze au quartier Dragage, dans ce qui reste de la résidence du lieutenant sinistré Blaise Vinga. Juste 5 mn après avoir débuté de la réunion la police envahit les lieux et procède à l’arrestation de Joe Washington Ebina qui obtempère, mais demande aux policiers de le laisser les suivre dans sa propre voiture, chose que les policiers lui concèdent.
Alertés, les proches et amis de Joe Ebina envahissent en masse le commissariat et décident de le libérer de gré ou de force, mais son frère ainé le député José Cyr Ebina qui est arrivé sur les lieux le leur déconseille, et tente de discuter avec le commissaire qui lui rassure que lui ne reçoit que des ordres de Bouity, qui lui les reçoit de Jean François Ndenget. Dans la foulée plusieurs députés se joignent à Cyr Ebina qui demande au peuple de camper devant le commissariat jusqu’à la libération de Joe Ebina.
Après plusieurs coups de fil croisés, il ressort que Jean François Ndenget ait prit délibérément la décision de mettre Joe aux arrêts, pour lui faire payer ses prises de positions dans l’affaire Mao, cette personne vivant avec handicap, morte dans un commissariat de police, après son arrestation commandité par Ndenguet.

Par Olivier Mouébara

Diffusé le 3 mai 2013, par www.congo-liberty.com

SOUS LA PRESSION ET LA MOBILISATION DES PATRIOTES JOE EBINA VIENT D’ETRE LIBERE

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