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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:33
[Congo-Brazzaville] La spirale qui engloutira Sassou

Par Benjamin Bilombot Bitadys -

Par petites touches, par dose homéopathique donc et de manière insidieuse, Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » instillent au sein de l’opinion du Congo-Brazzaville l’idée de la modification de la Constitution de 2002 sculptée pourtant sur mesure afin de permettre au tsar d’Oyo de rempiler après 2016. Sous la dictée de Sassou Nguesso, jouant aux vierges effarouchées, sourire en coin lisible sur la commissure des lèvres, Justin Koumba, Pierre Mabiala et Isidore Mvouba usant et abusant de métaphores sont montés au créneau et passés à l’attaque à Dolisie, martelant et claironnant : « Modification de la Constitution, modification de la Constitution ». Les épigones du « chemin d’avenir », soucieux de conserver les avantages indûment acquis et de pérenniser le système mafieux du PCT, avancent avec leurs gros sabots.


Touche pas à ma Constitution

Reste plus que Parfait Kolelas du MCDDI et Hellot Mampouya de la DRD pour accorder leurs violons, entrer dans la danse et donner le blanc-seing au projet machiavélique de Sassou Nguesso pour boucler la boucle. Ces deux frères siamois, leaders politiques, prônent, en théorie, l’alternance mais espèrent, en pratique, le statu quo. Dans l’esprit du fils biologique et du fils spirituel, « l’alternance, ce n’est ni maintenant ni demain ». Et, pour cause : à l’égard de Sassou Nguesso, Parfait Kolelas et Hellot Mampouya vouent une fidélité sans faille et une loyauté sacrificielle. Les frères siamois, au charisme d’une huître, sont dépourvus de toute ambition présidentielle. En pratique, Denis Sassou Nguesso a pu également apprécier chez Parfait Kolelas et Hellot Mampouya une autre qualité : la docilité. Le journal catholique, La Semaine Africaine, d’ordinaire indulgent, a fait part de ses réserves quant à l’initiative des pieds nickelés du Niari. Jean Paul Pigasse des Dépêches de Brazzaville en appelle, pour sa part et pour le compte de Sassou Nguesso, son maître, à l’introduction d’une dose de « traditionnalité » dans la nouvelle constitution en amenant les anciens, les sages, les chefs traditionnels, les initiés à défendre les principes sur lesquels cette même démocratie se trouve fondée. Toutefois, Barak Obama, par le biais de Russ Feingold, avec sa belle clarté et sa concision, a mis les pieds dans les plats en apportant une sévère mise en garde à la modification des Constitutions en Afrique.


Relations

Longtemps, Denis Sassou Nguesso s’est cru au-dessus du lot, auréolé par de bons indicateurs financiers du Congo-Brazzaville tirés par une meilleure production pétrolière et protégé par la qualité de la relation tissées comme une toile d’araignée avec les firmes multinationales et les dirigeants de l’Hexagone. Surtout ceux de la droite, au premier rang desquels Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Mais, aussi, avec certains chefs d’Etat d’Afrique Centrale tels Omar Bongo du Gabon, José Edouardo Dos Santos de l’Angola et Idriss Déby du Tchad qui l’ont accompagné dans son épopée militaire de reconquête du pouvoir en 1997.


Tocsin

Depuis, la donne a changé. Malgré l’excellence des liens diplomatiques entre Paris, Brazzaville, Luanda, Libreville et Ndjamena, les relations personnelles entre les chefs d’Etat ont subi un coup de froid, en dépit d’éclats de rires sarcastiques qui ont ponctué la récente rencontre le 2 avril 2014 entre François Hollande et Sassou Nguesso à Bruxelles à l’occasion du sommet Union Européenne/Afrique sur la crise de la RCA (Cf Hollande, Sassou : rires à Bruxelles ). Etonnant que François Hollande ne se rende pas compte que dans la crise en Centrafrique, Sassou est à la fois pompier et pyromane. Le Tchadien Idriss Déby soupçonné également de verser l’essence sur le brasier centrafricain vient de décider de retirer ses soldats de la MISCA.

Il n’empêche. L’occasion fait le larron, c ’est le moment pour les populations du Congo-Brazzaville, signataire de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui interdit aux dirigeants africains de modifier les textes fondamentaux aux seules fins de s’éterniser au pouvoir, de s’engouffrer dans la brèche ouverte par les propos du diplomate américain Russ Feingold à l’endroit des leaders politiques de la RDC sonnant le tocsin de la modification de la Constitution, afin de pousser vers la sortie le forcené d’Oyo. L’idée d’organiser un colloque sur l’alternance initiée par Jean-Luc Malekat ancien ministre des finances d’André Milongo est salutaire. Ne dit-on pas : « aide-toi, le ciel t’aidera ? »

On aura compris qu’il ne faut pas compter sur F. Hollande qui applique bien la maxime de de gaulle : « La France n’a pas d’amis ; elle n’a que des intérêts à défendre. » La sommation de l’administration américaine, quoique tardive et empreinte d’une extrême fermeté, du respect de la Constitution aux autorités politique de la République démocratique du Congo (RDC) est aussi valable pour le Congo-Brazzaville et d’autres chefs d’Etats des pays d’Afrique tentés par la modification constitutionnelle. Une modification de la loi organique qui est devenue un véritable fléau en Afrique. Les velléités de la modification de la Constitution de Sassou Nguesso, du PCT et des épigones du « chemin d’avenir » participent à fissurer le Congo-Brazzaville déjà vacillant politiquement depuis le coup de force du 5 juin 1997.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 06:41
(Congo-Brazzaville] Des cadres natifs et résidents à Brazzaville se désolidarisent de l'initiative énoncée à Dolisie

Dans une déclaration publiée à Brazzaville, le 29 mars 2014, et signée en son nom par Daniel Tsoumou Ngouaka, le collectif des cadres et natifs du Niari résidents à Brazzaville s’est désolidarisé de l’initiative énoncée par Justin Koumba et Pierre Mabiala à Dolisie, en appelant le président de la République, au nom des populations du Niari, à changer la constitution du 20 janvier 2002, pour briguer un nouveau mandat présidentiel. Voici l’intégralité de cette déclaration.

«Le président de la République a séjourné à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, le samedi 22 mars 2014, dans lecadre de la mise en oeuvre de son programme de travail de terrain, lequel s’est révélé comme étant une phase de concrétisation de l’agenda caché de la précampagne électorale et le lancement du programme de communication sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

Les cadres et natifs du Niari à Brazzaville retiennent le bienfondé de ce programme de contact du président avec les populations de l’hinterland, pour lui permettre de toucher du doigt les réalités sociales, politiques et économiques vécues par les populations.

Les cadres natifs du Niari constatent, malheureusement, qu’au lieu d’être une occasion positive d’échange du président de la République avec les populations, sur la base de leurs intérêts, cette visite a été utilisée pour obtenir une adhésion fictive au projet de perpétuation d’un système politique fondé sur l’hégémonie politique, la patrimonialisation de l’Etat et le clientélisme, avec pour objectif l’érection d’une république monarchique.

En effet, sous prétexte d’échanges avec les populations, les tenants du pouvoir, membres de la majorité présidentielle, natifs du département du Niari, en l’occurrence Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, et Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et du domaine public, pour ne citer que ceux-là, ont publié, au nom des cadres et sages du Niari, une déclaration par laquelle ils demandent au président de la République de procéder au changement de la Constitution du 20 janvier 2002, pour lui permettre d’être de nouveau candidat en 2016, alors que les populations du Niari, par l’entremise des sages, voulaient présenter leurs doléances au président de la République portant sur les préoccupations socio-économiques du département. En procédant de la sorte, les acteurs de cette déclaration veulent rééditer une démarche obsolète d’un passé à jamais révolu, qui était fondée sur la manipulation des consciences à l’époque du monopartisme, en s’appuyant sur une minorité active acquise au système.

En considération de tout ce qui précède, nous, cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville, rejetons, systématiquement et catégoriquement, l’esprit et la lettre de la déclaration faite par Messieurs Koumba Justin, Mabiala Pierre et autres et demandons au président de la République d’observer les dispositions de la Constitution du 20 janvier 2002 à l’effet de préserver la paix et la stabilité des institutions dans le pays.

Les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville s’engagent à préserver leur dignité, malgré l’exclusion et la haine dont ils sont victimes dans toutes les structures administratives civiles et militaires. Les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville relèvent que par ces actes, le pouvoir, qui professe la paix et l’unité nationale, engage, par ce fait, une mutation vers la logique de déstabilisation, de non paix qu’il affectionne tant.

En conséquence, les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville condamnent, fermement, cette méthode jusqu’au-

boutiste et antidémocratique ».

In la Semaine Africaine N°3380 du 1er Avril 2014

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La Semaine Africaine - dans Congo-Brazzaville
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 06:06
(Congo-Brazzaville) Le Congo de 2015 sera-t-il immergé ou émergé ?

Par DJESS DIA MOUNGOUANSI -

Le propre du système Sassou est de s’approprier des concepts à la mode sans pour autant en donner le contenu adéquat. Non par nigauderie, mais par pure malhonnêteté intellectuelle sur fond d’escroquerie politique. Désormais, c’est le slogan d’ « émergence en 2025 » qui est porté sur les fonts baptismaux.

Rappelons-le, s’il en était encore besoin qu’une émergence devrait avoir avant tout, un soubassement national. Aucun pays au monde n’a réussi un décollage économique sans la prise en compte de ses réalités et la participation de ses citoyens à l’effort national.

Comme le Congo, les pays émergents sont des pays en développement présentant un fort taux de croissance du PIB. Mais la comparaison s’arrête là. D’autres critères, et non des moindres doivent se conjuguer au taux de croissance soutenu pour atteindre cet objectif; il s’agit entre autres, du niveau relativement élevé d’industrialisation et d’exportation de produits industriels, du fort taux d’ouverture à l’extérieur et d’un marché intérieur en expansion. Selon toute vraisemblance, c’est loin d’être le cas du Congo.

Le concept de « pays émergents » est né dans les années 1980 avec le développement des marchés boursiers dans les pays en développement. Le premier à l’utiliser le terme « émergent » est Antoine van Agtmael, économiste néerlandais à la Société financière internationale en 1981 pour parler de pays en développement offrant des opportunités pour les investisseurs.

L’émergence n’est possible qu’avec des hommes.

Dans l’histoire économique, nous avons connu des modèles de croissance largement contredits et remis en cause par des dirigeants, volontaristes, visionnaires, qui comprenaient parfaitement les réalités et les aspirations de leurs Peuples à une période donnée. Or, Sassou n’a qu’une passion : lui-même, et une religion : le pouvoir pour le pouvoir.
Que deviendrait la Chine si Mao Tse Toung n’avait pas initié la révolution culturelle. Il était conscient de l’avantage comparatif indéniable de la Chine, sa population. Mao a eu comme mission d’inculquer les valeurs de travail, de patriotisme, d’efficacité avant l’avènement de la réforme et de l’ouverture du pays initiés par Deng Xiaoping. Ce dernier a fait preuve de souplesse incroyable dans l’entrée de la Chine dans le concert des grandes Nations économiques en utilisant le modèle «un Etat, deux systèmes» : ouverture et réforme tout en faisant de la propriété publique un pilier du système.
Ainsi, la Chine a eu un modèle de développement spécifique bien adapté et bien accepté par les populations. On peut citer, entres autres, Thomas Sankara, Lula du Brésil qui, malgré les difficultés et les erreurs, ont réussi un sursaut national. Evidemment, aucun travail n’est parfait, mais un modèle d’émergence très loin des réalités nationales a plus de chance de virer à la catastrophe.
Il est parfois difficilement admissible que des pays comme la Corée du Sud, la Turquie, la Malaisie qui avaient le même niveau de vie que le Congo se retrouvent dans le cercle des pays émergents. Mieux, nos voisins rwandais ou botswanais nous surclassent par leurs performances économiques. On ne peut pas affirmer que ces pays regorgent de ressources naturelles énormes comme le Congo qui plie littéralement sous les recettes pétrolières exponentielles. Ils n’ont compté que sur la volonté de leurs dirigeants et sur le génie de leurs ressources humaines.
On ne le dira jamais assez, le capital humain reste à n’en point douter, un des facteurs d’émergence les plus décisifs, dont le Congo peut disposer rapidement ; à condition que le pouvoir le promeuve en priorité. Des talents de l’acabit du jeune Vérone MANKOU, expression du génie congolais, devraient être bien encadrés, cajolés ; mais surtout être mis à l’abri des frustrations pour faire en sorte que, son patriotisme et ses potentialités ne soient nullement mis en mal par des politiques désastreuses, inspirées par un tribalisme maladif.

Pour être sûr de satisfaire la demande sociale et consolider la croissance portée à bout de bras par la valorisation de la rente pétrolière, il faut effectuer une bonne orientation vers le travail et l’amour pour la patrie ; c’est-à-dire moins de politique et plus d’économie et du social.

A ce jour, nul n’est éclairé sur l’hypothétique dynamique du « Chemin d’avenir », ni sur le tonneau des danaïdes des municipalisations accélérées ; le grand marché des opérateurs économiques véreux qui s’en donnent à cœur joie. Il ne suffit pas de s’adresser aux citoyens à travers des débats fastidieux sur les plateaux de télévision ni par des sorties lassantes et communiqués endormants du porte-parole du gouvernement.

Toutes les recettes pétrolières du Congo pourraient être englouties dans des schémas hasardeux, et rien ne permettra de réaliser le plan émergent si la vision, les politiques ne sont pas comprises, partagées.

L’émergence ne sera jamais une réalité au Congo si les décideurs de demain se sauront jamais se départir de l’emprise des consultants étrangers, mais aussi des laudateurs nationaux invétérés tels Théophile Obenga ou des Economistes d’un autre âge comme Louis Bakabadio.

Les consultants internationaux n’ont jamais indiqué le bon chemin aux pays sous-développés. Ils savent pertinemment que l’émergence de ces pays leur est préjudiciable. L’exemple des Brics (Brésil, Russie, Inde, Corée, Afrique du Sud) est assez illustratif de la difficulté des puissances occidentales sur le marché mondial. Elles sont obligées de délocaliser, de fusionner, de négocier des accords commerciaux pour trouver une compétitivité à leurs produits.

La réforme des institutions, préalable à l’émergence économique.

A un évident problème d’incompétence des hommes qui gouvernent le Congo, s’est greffé un autre impedimenta, plus insidieux ; mais plus grave puisqu’il empêche notre pays d’entrer dans la modernité : l’inanité de nos institutions. Notre pays doit donc, sans attendre, repenser un système, doté des institutions plus rassurantes qui permettraient de concilier d’une part ; la diversité ethnique et culturelle, de l’autre, la cohésion et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation.

Même l’alternance, expression de la vitalité d’une démocratie, devient une utopie. Face aux institutions incapables d’assurer une consolidation démocratique, les congolais sont désormais résignés à attendre un coup de main du Seigneur, tel qu’il soit.

Nos compatriotes doivent enfin comprendre, que plus que les milliards du pétrole, c’est la mobilisation des énergies populaires par l’émergence citoyenne à travers une véritable refondation institutionnelle, qui est une condition sine qua non de l’émergence économique.
Un partage efficace du plan émergent est incontournable. Que tous les acteurs de la vie sociale et économique se retrouvent dans cet idéal : l’élève, l’étudiant, le paysan, le marchand ambulant, le maçon, l’ingénieur, l’entrepreneur, le fonctionnaire, l’employé, l’opposant politique, le syndicaliste, l’acteur de la société civile.

Nous avons un système rigide, difficile à améliorer sans heurter les intérêts du clan des prédateurs. Et loin de consolider des perspectives intéressantes pour la jeunesse, le Congo assiste impuissant, à la fuite des cerveaux. Les cadres et intellectuels congolais brillants, compétents et honnêtes ont été laissés au bord de la route, les uns tombant dans les consolations dérisoires de l’alcool, les autres repliés dans celles plus douillettes des organisations internationales, l’errance dans les capitales occidentales, laissant écœurés, le Congo aux arrivistes pressés et affairistes.

Le sacrifice et le travail consentis par le Peuple congolais concerné ; la volonté, la détermination et le comportement patriotique et exemplaire des tenants du régime, telles sont les conditions indispensables à la réussite du Plan Congo Emergent.

A mille lieues d’une quelconque émergence, nous sommes pour l’heure, immergés dans la torpeur et dans la résignation. Si on n’y prend garde, avec Sassou comme commandant du navire Congo, le pays n’avancera jamais, il ne reculera même pas. Car on avance ou on recule en surface, de façon horizontale. Le mouvement du Congo, sous le règne de Sassou Nguesso depuis plus de trois décennies, est vertical, mais dans le mauvais sens : le pays immerge. Inexorablement.

Djess dia Moungouansi. « La plume du Congo-libre »

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Djess Dia Moungouansi - dans Congo-Brazzaville
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 06:49
(Europe/France/Congo-Brazzaville) Hollande, Sassou Nguesso : rires à Bruxelles !

Par RIGOBERT OSSEBI

sassou-hollande-Le Drian le 2 avril 2014 à Bruxelles

Fini le temps où le président français, François Hollande, tournait le dos à Denis Sassou NGuesso pour lui tendre la main sur le perron de l’Elysée, contraint qu’il était de le recevoir en bon dernier de ses homologues africains ! Les gros nuages noirs, des affaires des Biens Mal Acquis et des Disparus du Beach qui pesaient sur leurs rencontres, semblent comme par enchantement avoir disparu. Certains témoins clés, comme Pierre Oba, reviennent même en France sans ressentir la moindre gêne ou inquiétude.

Sassou Hollande perron Elysée

Le 2 avril, lors de l’ouverture du « Sommet Union Européenne Afrique », c’est avec le dictateur congolais, qu’il a semblé avoir la plus grande proximité et sympathie, en compagnie de Jean Yves Le Drian, son ministre de la défense en charge des opérations au Mali et au Centrafrique confirmé dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls. Tous trois, comme de vieux amis, paraissaient avoir le plus grand plaisir à se retrouver ensemble. Finies les poignées de mains forcées et glaciales comme on avait pu en juger lors du Sommet de la Francophonie à Kinshasa.. !

L’actuel locataire de l’Elysée est réputé pour son grand sens de l’humour ; ce qui lui vaut un de ses surnoms « Monsieur petites blagues ! » Mais à voir les mines rieuses et réjouies de ce trio sur une même photo, l’on peut se demander si ce n’est pas l’autocrate sanguinaire de l’Alima, réputé lui aussi pour son humour assez spécial et parfois franchement noir, qui n’aurait pas déclenché cette indéniable hilarité collective.

François Hollande est le 5ème président français que le dictateur congolais est amené à rencontrer dans ses maintenant trente années à la tête du Congo ; Valery Giscard d’Estaing, François Mitterrand, son complice plus qu’homologue Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy l’avaient précédé. Durant ces décennies, l’autocrate de l’Alima s’est constitué un stock de blagues propres à faire rire ou sourire ses homologues démocrates. Celles du piège tendu à Ange Diawara, des assassinats de Marien NGouabi, de Massamba-Débat, de Monseigneur Biayenda et de Kikadidi ont-elles toujours autant de succès ? Il y aurait toujours celles du DC10 d’UTA parti de Brazzaville et d’un autre avion, celui de Michel Baroin…. Sans oublier celles d’Anga et de son bocal de formol ou encore celles des chars qui l’avaient réveillé le matin du 5 juin 1997, prétexte à une guerre civile qui causa près de 100.000 victimes. On ne saurait dire si le dictateur, volontiers escroc également, raconte toujours avec la même gourmandise, à ce dernier arrivé au sommet de l’Etat français, la manière dont il a obtenu indument, il y a à peine trois ans, un effacement de dettes de trois milliards d’euros ou qu’il s’amuse toujours d’avoir fait don à ses rejetons de la quasi-totalité des richesses de son pays… ?

On le voit, ce ne sont pas les sujets de franches rigolades qui manquent dans ces réunions au Sommet alors que le dictateur tend sa main encore chaude de l’incendie qu’il a allumé au Centrafrique. A Bruxelles tous se sont empressés de la serrer, alors qu’ils n’ignorent pas que c’est la même qui verrouille la porte de la prison de Ruth Nguina, 16 ans torturée et violée, la plus jeune prisonnière politique au monde.

En France, un gouvernement vient de tomber au bout de 22 mois pour n’avoir pu répondre à quelques attentes du peuple français. Au Congo, un pays peu peuplé avec d’incontestables atouts, cela fait 360 mois qu’un petit clan mafieux d’incapables notoires s’accapare tous les pouvoirs et prétend y rester indéfiniment. Personne n’y trouverait rien à redire, dit-on, car aucun opposant ou opposition crédible n’a su émerger face à la tyrannie en place.

Certes, tous croyaient en la détermination du candidat François Hollande d’en finir avec le dictateur congolais, mais il a vite fait de tomber dans le piège centrafricain qui lui a été tendu. « Rira bien qui rira le dernier » ne dit-on pas ? Il semblerait bien maintenant que les Congolais aient fait le choix de ne plus être spectateurs de l’un ou de l’autre humoriste.

La dernière blague des « Sages » du Niari n’a pas fonctionné du tout. Les pseudos Sages reculent sous les invectives et les menaces. C’est évident, le Niari fera école, les autres régions s’apprêtent à gronder également. Les Congolais sont lassés par ces trente années bien sonnées, d’injustices, de cruautés et de souffrances. Un mouvement, une figure ne saurait tarder à poindre pour battre l’appel de toutes les forces, de toutes les composantes ; toutes unies, toutes fédérées pour balayer l’imposture tyrannique.

L’éthique, la morale, la probité seraient le ciment retrouvé de la nation congolaise. Tous tendus vers un seul et même objectif, celui du rétablissement d’une démocratie juste et véritable.

Oui ! Rira bien qui rira le dernier !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Biens Mal Acquis: le dictateur Sassou Nguesso courtise l’avocat de François Hollande

(Europe/France/Congo-Brazzaville) Hollande, Sassou Nguesso : rires à Bruxelles !
(Europe/France/Congo-Brazzaville) Hollande, Sassou Nguesso : rires à Bruxelles !
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Rigobert Ossebi - dans Europe Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:10
Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande

L’Afrique, eldorado des avocats français

Pour La Lettre du Continent, publication bimensuelle consacrée à l’espace subsaharien, ils sont les « marabouts blancs en robe noire du village franco-africain » : une escouade d’avocats hexagonaux, parisiens pour la plupart, familiers des discrets allers-retours en classe affaires entre Roissy et Abidjan, Libreville, Brazzaville ou Malabo. C’est à eux que les potentats ivoirien, gabonais, congolais et équato-guinéen ainsi que leurs disciples, alliés d’hier ou opposants d’aujourd’hui, confient la défense de leurs intérêts, dans les prétoires africains et sur les bords de Seine. Voire plus si affinités.

Ces « afro-ténors » du barreau, autant jalousés par leurs pairs que vilipendés par les puristes des droits de l’homme, bichonnent cette clientèle hors norme. Grâce à elle, nos plaideurs tropicalisés tutoient le pouvoir et l’argent, tâtent des secrets d’Etat comme des intrigues de palais, dopent leur aura ou soignent un ego endolori. Et ils aiment ça.

Certes, eux savent bien pourquoi les timoniers du défunt « pré carré » francophone d’Afrique leur font les yeux doux. Bien sûr, la langue, l’histoire et la culture communes, la parenté d’institutions et d’outils juridiques amplement calqués sur ceux de l’ancienne puissance coloniale, ne sont pas étrangères à leur pouvoir de séduction. Bien sûr, comme le résume crûment un avocat, « les membres de la nomenklatura trouvent plus chic d’être conseillés par un Français, si possible un bâtonnier ou une star du barreau parisien, que par un Africain, d’autant qu’ils sont tout le temps fourrés à Paris… »

Mais, avant tout, les robes noires sont jaugées à l’aune de leur capacité d’influence, réelle ou supposée, de leur proximité avec les puissants et de l’épaisseur d’un carnet d’adresses bonifié, le cas échéant, par les amitiés franc-maçonnes. « Certains dirigeants africains ont encore du mal à comprendre qu’il n’est pas possible, en France, de museler la presse et de stopper les juges », raille Me Patrick Maisonneuve, hier conseil de l’Etat gabonais.

Son confrère Jean-Paul Benoit, ancien haut fonctionnaire devenu avocat en 2004, peut se prévaloir du profil idéal et d’un CV en or massif – vu de Brazza ou de Malabo : il a servi, en qualité de directeur de cabinet, deux ministres de la Coopération sous l’ère giscardienne et présidé la Maison de l’Afrique ; il est secrétaire national du Parti radical de gauche chargé des affaires internationales et parlementaire européen honoraire. « Certains pensent que je pourrais même les aider à décrocher des subventions à Bruxelles, remarque-t-il. Un avocat, c’est multiservice en Afrique… »

Jean-Pierre Mignard est un des tenor du barreau parisien et ami du président Hollande

Aujourd’hui, ce septuagénaire qui imite à la perfection feu le patriarche gabonais Omar Bongo défend l’Etat ivoirien et un ancien ministre camerounais, en tandem avec Me Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande. Il ne se leurre pas quant aux attentes de ses commanditaires potentiels : « On m’approche pour mes bonnes relations avec le gouvernement actuel, pas parce que je suis le meilleur de Paris. Si j’ai été contacté par la Guinée équatoriale et si Denis Sassou-Nguesso [NDLR : le président congolais] veut me voir, c’est parce que les uns et les autres me croient capable de les tirer du guêpier des BMA… »

BMA. Trois lettres pour un dossier judiciaire, celui des biens mal acquis, qui donne de l’urticaire à l’entourage des chefs d’Etat visés par cette instruction ouverte à Paris en décembre 2010. Denis Sassou-Nguesso, l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang et les héritiers d’Omar Bongo sont suspectés d’avoir puisé dans les deniers de leurs pays respectifs pour amasser, en France, un impressionnant patrimoine mobilier et immobilier.

L’affaire, qui a enflammé la cote des pénalistes français, mobilise aujourd’hui une bonne douzaine d’entre eux. Et aiguise les appétits. Me Francis Szpiner ne s’en cache pas : « Je rentrerais volontiers dans le dossier des BMA », lâche l’ex-conseil de Sa Majesté Impériale Bokassa Ier, empereur centrafricain déchu puis défunt, qui défend désormais le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. Lire la suite…

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande
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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Françafrique
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 16:13
(Congo-Brazzaville) Retour sur la fusillade du 16 décembre 2013 chez Ntsourou : les officiers supérieurs du Commandement indexés

by Officiel Brazzanews -

Conformément au verdict de la Cour criminelle à l’issue du procès sur l’affaire du 4 mars 2012, le colonel Marcel Ntsourou était sorti de prison en septembre 2013. Mais, aussi après, les généraux Philippe Obara et Jean François Ndengué auraient ordonné au lieutenant Ortense Kallé, chef de bureau d’investigation de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et responsable des unités spécialisées de la police de mettre en place un groupe des policiers en civil et en uniforme pour surveiller tous les mouvements du colonel Marcel Ntsourou ainsi que ses visiteurs. Ces troupes étaient stationnées aux deux extrémités de l’ex-immeuble Air France située face de la Maison d’arrêt de Brazzaville et à quelques mètres de son domicile.

Les policiers en civil changeaient régulièrement leurs voitures et roulaient à bord des Djakarta afin de ne perdre aucune trace du colonel Marcel Ntsourou. Les piquets des unités spécialisées étaient quant à eux très visibles et stables. Le colonel Ntsourou de son coté, affichait une attitude imperturbable à leur égard.

Le Guet-apens

Quelques semaines plus tard, les généraux Philippe Obara et Jean-François Ndengue vont changer de stratégie. Ils vont ordonner aux policiers d’enlever systématiquement les gardes, les parents et les visiteurs du colonel Marcel Ntsourou : le cas du commandant Kimpindza , Ngami….. question de pousser le colonel Ntsourou à réagir afin qu’ils trouvent un moyen de le ramener en prison.

Le 15 décembre 2013, des policiers du GRB et une équipe de délinquants, dont Sabin Koukouya de Lékana et Patou Kasis, vont s’entendre avec Kévin Ngami qui logeait de temps à autre à l’hôtel Pama pour tendre une embuscade à l’un des petits du colonel Ntsourou : Minochelot alias Le Blanc. Kévin Ngami appela Le Blanc et lui fit croire qu’il était en possession de l’arrêt de la Cour criminelle relatif au procès du 4 mars.


Il lui fixa rendez-vous à l’hôtel Pama. En venant chercher ledit arrêt, le Blanc a été intercepté par une équipe des civils armés dont Sabin et Patou Kasis, qui ont été par malheur filmés avec les téléphones portables. Ils ont demandé au Blanc de descendre et libérer le taxi. Le Blanc refusa et ouvrit de force la portière du taxi qui l’emmenait à l’hôtel Pama. Le Blanc prit la fuite. Sabin et son équipe se sont mis à sa poursuite.

Ils ouvrirent le feu sur Le Blanc. Le Plateau des 15 ans est alerté. Le Blanc se retrouve en face de deux pick-up du GRB, biens-armés et équipés. Il va ouvrir son sac et dégoupille une grenade pour empêcher son enlèvement. Les policiers prennent la fuite et Le Blanc sera vite secouru par la garde du colonel Ntsourou qui va riposter aux tirs des policiers.

Le soir de ce dimanche 15 décembre 2013, le général Ndenguet déforme les faits. Il fait croire à la population par le truchement des médias qu’il s’agissait des braqueurs qui auraient ouvert le feu sur une patrouille de la police.

Aux environs de 20 heures, le commandement de la force publique est saisi. Il ordonne nuitamment l’encerclement de la résidence du colonel Ntsourou située au centre-ville. Les éléments de la force publique ont reçu des instructions fermes : «Pas d’entrée et pas de sortie au domicile du colonel Marcel Ntsourou». L’infatigable journaliste investigateur de Talassa qui suit plusieurs dossiers sensibles de la République dont, l’affaire du 4 mars 2012, est retenu pendant quelques minutes par les éléments de la Force publique à la sortie de la résidence du colonel Nsourou.

Après plusieurs explications sur le rôle de la presse et du journaliste investigateur qui doit aller vers les sources, notre confrère sera autorisé, avec peine, de rentrer chez lui et interdiction lui est faite de relater tous les événements de ce dimanche noir. Il sied de le dire haut et fort que, nombre des personnes qui étaient chez le rentrer chez elles avaient été sévèrement réprimandées.

En revenant dans les parages le lendemain matin, tout le monde pouvait constater comme le journaliste investigateur de Talassa, que les effectifs de la force publique augmentaient sans répit comme si le Congo était en guerre contre un autre Etat. Il n’y avait pas d’officiers de Police Judiciaire qui auraient été dépêchés soi-disant pour une quelconque perquisition et qui auraient essuyé des tirs. Cette histoire est un véritable mensonge pour légitimer la fusillade que la force publique a orchestrée au domicile du colonel Ntsourou.

En clair, il n’y avait aucun dialogue, ni même un avertissement. La force publique a directement ouvert le feu vers 10 heures 35 mn quand l’hélicoptère des l’armée de l’air a lâché une charge sur le bâtiment qui abrite la paillote où le colonel Ntsourou tenait ses réunions.

Les forces qui étaient sur le terrain le lundi 16 décembre 2013

I – Armée de terre

• 401e bataillon d’infanterie
• 402e bataillon d’infanterie
• Le bataillon d’intervention rapide (BIR)
• Le régiment blindé
• Le groupement para commando (GPC)

II – La présidence de la République

• La garde républicaine (GR)
•La garde de la sécurité présidentielle (DGSP)

III – L’armée de l’air

• Un hélicoptère de guerre

IV – La gendarmerie

• L’escadron mobile

V – La police : Toutes les unités
d’interventi
on

• La police d’action spéciale (PAS)
• Le groupement mobile de la police (GMP)
•UPS
• GRB.

La responsabilité de cette fusillade incombe aux autorités suivantes :

1. Le président de la République, il est le seul à faire mouvoir la force publique au cas où le pays serait en guerre. A cet effet, il signe un ordre stratégique.

2. Le chef d’Etat-major général, il est chargé de toute activité opérationnelle. C’est lui qui signe l’ordre opérationnel.

3. Le commandant de la garde républicaine

4. Le commandant de la sécurité présidentielle

5. Le commandant de la gendarmerie

6. Le chef d’Etat-major de l’armé de terre

7. Le chef d’Etat-major de l’armée de l’air

8. Le directeur général de la police.

SOURCE: ZENGA-MAMBU
Ghys Fortune DOMBE BEMBA

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Ghys Fortuné Dombe Bemba - dans Congo-Brazzaville
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:12
(Congo-Brazzaville) A propos du dernier recensement administratif spécial 2014

Le dernier recensement administratif spécial 2014 tourne au vinaigre. D'aucuns commencent à dénoncer la tricherie. A bien y regarder, les chiffres de ce recensement reflètent la réalité. Cela fait des décennies, depuis 1965 à aujourd'hui 2014, que Sassou Nguesso, ses amis, ses souteneurs et son clan, mettent en place et activent, sans arrêt, des opérations "D'EXTERMINATION ET D'EPURATION ETHNIQUES".

Ce sont des centaines de milliers de nos compatriotes du Sud qui ont été suppliciés, massacrés, jetés dans des tombes et fosses communes anonymes, c’est-à-dire des charniers, quand ils ne sont pas brûlés et/ou jetés vivants dans le Djoué ou le fleuve Congo.

Combien de Congolais du Sud ont été ainsi massacrés au cours des opérations dites "Colombes I et II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara", etc., au cours desquelles un homme, un mercenaire françafricain, a très activement participé ? Cet homme s'appelle JEAN-PAUL PIGASSE. Cet homme-là avait déclaré sur le plateau de la chaîne de télévision LCI, en 2005 : "On aurait pu s'en tirer avec au moins 2000 morts" (sic), comme si à ses yeux, 2000 morts, c'est rien du tout, c'est du pipi de chat. Or, un seul être humain, mort assassiné, est une hécatombe sur le plan de l'humanité.

Depuis des décennies, de 1965 à aujourd'hui en 2014, nous ne cessons de dénoncer que Sassou Nguesso et ses amis sont des génocidaires et des criminels contre l'humanité. Il massacre tellement de Congolais pour ses "intérêts égoïstes personnels avec son clan" et ceux de ses "amis" qui l'y ont installé, que la démographie du Sud-Congo soit en baisse. Aux massacres à grande échelle des populations du Sud-Congo, la démographie de la partie nord du pays connaît un bond. Pour que la partie Nord-Congo soit démographiquement supérieure à celle du Sud-Congo, une enquête internationale (ONU et autres Institutions des Droits de l'Homme) s’impose pour déterminer le chiffre réel des suppliciés, des charniers, afin de savoir combien de Congolais du Sud Sassou Nguesso, son clan et ses "amis" ont massacré depuis 50 ans.

Voici ce que démontrent les chiffres et qui prouvent que malgré l’arrêt officiel de la guerre en 2005, M. Sassou Nguesso a continué à tuer, à massacrer entre 2007 et 2014.

- Si en 2007, la région du Kouilou comptait 45 977 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 30 217 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 15 760 congolais ;

- Si en 2007, la région du Niari comptait 115 635 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 96 231 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 19 404 Congolais ;

- Si en 2007, la région du Pool comptait 118 297 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 92 824 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 25 473 Congolais ;

- Si en 2007, la région de la Bouenza comptait 154 536 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 112 894 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 41 642 Congolais.

Il nous manque les chiffres des régions de la Lékoumou, de Pointe-Noire et de Brazzaville pour compléter ce tableau. Mais, au TOTAL, en l’espace de sept ans, entre 2007 et 2014, le Clan Sassou et ses amis ont massacré (hors Lékoumou, Pointe-Noire et Brazzaville) 102 279 Congolais dans les régions Sud du Congo.

Dans le même temps, pendant que s’opéraient les massacres et les épurations ethniques dans le Sud-Congo, le taux de fécondité des femmes du Nord s’est largement accru, augmentant ainsi la démographie des régions Nord du Congo en l’espace de sept ans.

C’est ainsi que :

- Si en 2014, la région de la Likouala compte 121 881 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 77 057 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 44 824 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Cuvette compte 121 213 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 78 022 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 43 191 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Sangha compte 60 622 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 42 869 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 17 753 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Cuvette-Ouest compte 44 412 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 36 499 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 7 913 Congolais ;

- Si en 2014, la région des Plateaux compte 116 913 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 87 295 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 29 618 Congolais ;

Il nous manque les chiffres des régions de la Lékoumou, de Pointe-Noire et de Brazzaville pour compléter ce tableau. Mais, au TOTAL, en l’espace de sept ans, entre 2007 et 2014, les femmes du Clan Sassou des Nguesso et ses amis ont mis au monde 143 299 Congolais dans les régions Nord du Congo, avec un bonus supplémentaire de 41 020 Congolais de plus que le Sud.

Au regard de ces chiffres, il est établi que le Nord-Congo est à présent démographiquement majoritaire par rapport au Sud-Congo grâce au jeu des massacres et des opérations d’épurations ethniques.

En dehors de cette projection, il n’y a pas d’autres explications.

L’on comprend donc aussi, aisément, pourquoi rien ne marche au Congo-Brazzaville, si les gouvernants actuels, obsédés par le taux démographique élevé des régions sud du Congo, passent leur temps à rattraper ce retard…

©RESEAU CONGO-MFOA

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P.S. : Nous ne remercierons jamais assez les compatriotes qui nous feront parvenir les données démographiques manquantes des régions de Brazzaville, de la Lékoumou et de Pointe-Noire pour nous aider à compléter ces Tableaux.

(Congo-Brazzaville) A propos du dernier recensement administratif spécial 2014
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Reseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 02:52
[Congo-Brazzaville/Centrafrique] Le général J.-M. Michel Mokoko, le chef de la MISCA, a échappé un assassinat

by Officiel Brazzanews -

Le général Jean-Marie Michel Mokoko a échappé à une embuscade tendue par les miliciens déguisés en anti-balaka au quartier PK 12 .
Hier , 27 mars 2014, dans l après-midi, il fallait accélérer le plan de désarment au niveau du pk 12, mais le général a eu une bonne intuition de quitter tôt cet endroit parce que, juste après, il y a eu deux explosions.

Selon nos sources, Sassou a demandé à Mokoko de démissionner à la tête de la MISCA, mais celui-ci refusa. Mokoko est maintenant dans la liste noire de Sassou. Certains anti-Balaka courageux ont été payés pour éliminer le général, mais vont-ils réussir leur mission ?
Lourd bilan après l’attaque de cette nuit à pk12.

Une attaque à la grenade suivie de rafales d’armes par des hommes non identifiés a fait de nombreuses victimes cette nuit à la place mortuaire de Fatima, au quartier pk12.

Le journal Le Pays Centrafrique diffuse des images des victimes, en majorité des femmes et des enfants. Onze corps ont été retrouvés dont un bébé de six mois et deux femmes enceintes. Preuve de la violence de l’attaque, les habitants ont filmé de nombreuses douilles, allumeurs et corps de grenades.

« Sept personnes ont été tuées le jeudi 27 mars 2014 à Fatima par des hommes armés non identifiés, mais professionnels, selon les témoins, car leur opération n'a duré qu’une à deux minutes. Des fusillades à l’arme lourde dans la zonée », précise le Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme.

Source : Alwihda Info

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NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou Nguesso regretterait-il d'avoir placé le général Mokoko à ce niveau ? M. Sassou Nguesso et son Clan auraient-ils que ce dernier ne se laisse pousser des ailes, jusqu'à envisager de lorgner le pouvoir clanique de Sassou, "un pouvoir acquis de haute lutte" (sic) ? Et si l'attentat contre le général Mokoko était un coup de Sassou Nguesso, comme il sait le faire ?

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:32
Congo-Brazzaville : Déclaration de Robert Poaty-Pangou sur l'inévitable création de l'Etat Kongo

POATY PANGOU -

Cet Etat Kongo va être constitué par toutes les régions SUD qui viennent de constater la très grave diminution de sa population.

Ceci va inéluctablement nous épargner des débats inutiles et interminables sur toute modification des quelconques constitutions.

La Démocratie a pris 23 ans de retard depuis le Coup d’Etat du 05 Juin 1997.

« Le résultat du recensement 2013 publié le 06 Mars 2014 par le Régime en place vient de nous donner la preuve de la destruction programmée de la population du SUD ».

La population de toutes les régions du SUD a très fortement diminuée. C’est un constat irréfutable.

D’où l’inévitable raison de la séparation afin que le Peuple de ses régions du SUD se protège lui-même pour éviter d’autres massacres qui risquent d’entrainer sa disparition totale et définitive.

Car les faits de cette disparition programmée sont donnés par le résultat du recensement 2013 publié le 06 Mars 2014 par le Régime en place.

Le Peuple Kongo prend ainsi conscience ce jour car toutes les preuves conduisant à la création de son Etat sont désormais réunies.

Le recensement de 2013 sur la population et dont les résultats ont été publiés le 06 Mars 2013 confirme la preuve du risque réel de la disparition programmée du Peuple Kongo.

Aujourd’hui, la preuve de la raison réelle et profonde mais cachée du Coup d’Etat du 05 Juin 1997 est là et à savoir : tout faire pour rester au Pouvoir et le Conserver au NORD.

C’est ce que Denis SASSOU NGUESSO avait déjà dès 2008 et 2009 dit dans ses interviews accordées à Jeune Afrique au sujet de la modification de la constitution si le Peuple le voulait.

C’est ce que Denis SASSOU NGUESSO et les sages du Nord se disent en Mai 2012 à Oyo.

C’est ce que Théophile OBENGA dit dans ses propos qu’il venait de tenir au sujet de la modification de la constitution de 2002 et sur le fait que Denis SASSOU NGUESSO est irremplaçable.

C’est ce Denis SASSOU NGUESSO est entrain de faire dans ses tournées des régions afin de justifier la modification longtemps planifiée de sa constitution de 2002.

Voilà pourquoi les preuves qui suivent et qui complètent toutes les précédentes sont capitales et irréfutables pour justifier la création de l’Etat Kongo.

En effet :

- La guerre de Février 1959 déclenchée par la mort d’une femme Bembé à Ouenzé Mandzandza.

- Les morts tragiques de POUABOU, MTSOKOTA et MASSOUEME « Par le groupe Noumazalay »

- La mort du Président Marien NGOUABI dont on a fait porter la responsabilité au Peuple Kongo par cette phrase : « Ba kongo ba bomi Marien» suivie de lourde conséquence.

- La mort du Cardinal Emile BIAYENDA enterré vivant

- La mort du Président Alphonse MASSAMBA-DEBAT dont le dépouille est restée introuvable jusqu’à ce jour.

- La disparition des enfants garçons Kongo au Beach de Brazzaville.

A toutes ces tragédies, vient s’ajouter la logique de la conservation du Pouvoir au NORD par le Peuple NGala.

Cette volonté démontre la raison réelle et profonde mais cachée du Coup d’Etat du 05 Juin 1997 qui a entrainé le blocage de la Démocratie à peine réhabilité en Août 1992 après la Conférence Nationale Souveraine de Février 1991.

Toutes ces preuves permettent au Peuple Kongo de faire préparer la création de son Etat afin de faire éviter à ses membres d’autres massacres qui risquent d’entrainer sa disparition totale et définitive.

La création de cet Etat Kongo va être entérinée par un Référendum qu’il va se charger d’organiser après un Recensement total de sa population effective et de sa diaspora y compris.

Le Générale Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO disait « L’heure n’est plus aux discours… ».

Fait à Paris, le mercredi 26 Mars 2014

Honorable Robert POATY PANGOU

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Robert Poaty Pangou - dans Congo-Brazzaville
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:34
[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina

by Officiel Brazzanews

« Mobilisons Nous Autour de RUTH NGUINA et envoyer cet article par mail à l’adresse suivante :
« clement.boursin@acatfrance.fr » , acatfrance (organisme) est capable de faire quelque chose pour RUTH NGUINA » . Cher(e) congolais (e) la situation de RUTH NGUINA vous concerne tous , oui imaginons si c’était ta petite ou ta grande sœur , quelle serait votre réaction face à la souffrance et au sabotage de son avenir ? Tous les 242 de partout dans le monde, mobilisons nous .

Libérons RUTH NGUINA 16 ans prisonnière politique de Sassou NGuesso torturée et violée depuis 16/12/13 . Cette dernière est incarcérée à la maison d’arrêt de Brazzaville(CONGO). Le motif de son incarcération : elle a eu la mal chance d’appartenir à la famille Ntsourou, elle vivait chez le colonel Marcel Ntsourou , présent au domicile de Marcel Ntsourou le16 /12/13 . L’avenir de RUTH NGUINA est entrain d’être broyé, elle ne va plus a l’école, elle ne vit plus comme les autres enfants.

Rétrospective sur les événements qui ont conduit Mr sassou Nguesso a emprisonné une enfant(RUTH NGUINA ) : Colonel Ntsourou Marcel , le mari de sa tante charlotte Ntsourou , ancien secrétaire général adjoint du CNS (Conseil national de sécurité), lundi 16 décembre 2013 alors que RUTH NGUINA s’apprêtait a se rendre à l’école , une opération de police musclée a broyée l’avenir de RUTH NGUINA , une opération de police a leur domicile avec usage d’armes de guerre, le domicile de fonction que le colonel marcel Ntsourou occupait encore , au centre-ville de Brazzaville. Le lundi dans la matinée, la résidence officielle encore occupée par le colonel Ntsourou, vers la maison d’arrêt, au centre-ville de Brazzaville est encerclé ,un hélicoptère de la police survolait la zone, des rafales de coups de feu ont commencé à retentir.

Interviewé(Colonel Marcel Ntsourou) au téléphone par Boniface Vugnon de RFI, le colonel Ntsourou a donné sa version des faits: «Toute l’armée consacrée est en train d’attaquer mon domicile. Depuis hier soir, ils ont concentré des troupes autour de mon domicile,( il sied de rappeler que RUTH NGUINA se trouvait à l’intérieur de la maison , cette dernière vivait chez sa tante , qui est madame Ntsourou). La police est en train d’arrêter, dans la rue, mon personnel, hier, on a sauvé un de justesse. A partir de ce moment-là, ils ont décidé d’attaquer ma maison. Nous sommes en train de subir les tirs des armes lourds. Il s’agit des ordres du président Sassou. Vous savez que depuis un certain moment, il a décidé de me tuer , c’est le bouquet, il attaque ma maison. Nous avons des blessés et des morts. Il faut dire qu’au moment où il parlait, les armes crépitaient autour de lui……
LA suite, le colonel Marcel Ntsourou a été capturé , RUTH NGUINA , âgé de 16 ans qui se trouvait à l’intérieur de la maison fut arrêtée

Si la situation de RUTH NGUINA vous interpelle alors envoyé ce récit par mail à cet organisme acafrance « clement.boursin@acatfrance.fr »
« FREE RUTH NGUINA » « LIBERONS RUTH NGUINA »

Pièces jointes : certificat de scolarité de RUTH NGUINA et permis de communiquer avec son avocat.

[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina
[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina
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