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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 07:14
[Congo-Brazzaville/Afrique] Sassou Nguesso suscite la méfiance

Revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’un putsch sanglant, renversant Pascal Lissouba ainsi que la jeune démocratie en pleine construction, arrachée de haute lutte syndicalo-ouvrière chère à Dieudonné Tsati, doyen rouge, à la conférence nationale souveraine, Denis Sassou Nguesso intrigue pas seulement les populations du Congo-Brazzaville. Mais aussi au delà. Il suffit de jeter un regard sur la liste des chefs d’Etat présents à Edou à l’occasion de la célébration du cinquième anniversaire du décès en 2009 d’Edith Lucie Bongo au Maroc pour lever tout équivoque.

Confiance ne rime pas avec Sassou
En effet, les chefs d’Etat d’Afrique Centrale, armés d’une prudence de sioux, ont brillé par leur absence remarquée. Sa réputation d’homme sans
parole, déstabilisateur des pays voisins (Cf : Quand Sassou Nguesso complotait contre le Président équato-guinéen Théodoro Obiang Nguema in
congo-liberty.com, 9 mars 2014), d’arrogant, de manipulateur, de poseur de chausse-trappes et de tricheur s’étend au-delà des frontières nationales. « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance », écrivait le cardinal de Retz. En d’autres termes, mieux vaut un pari risqué qu’un repli qui laisse décider les autres. Car, in cauda venenum, il vaut mieux apprivoiser un serpent cobra que de placer sa confiance dans le cœur de Sassou Nguesso.

Le naïf colonel téké Marcel Ntsourou vient de l’apprendre à ses dépends. Sa peine de 5 ans de prison avec sursis prononcée à l’issue du procès de l’explosion du 4 mars 2012 a été transformée en prison ferme par la Cour suprême de Brazzaville. Suivant les règles de la procédure, la Cour suprême, plutôt que de « requalifier le sursis en prison ferme » , aurait dû simplement casser la décision et renvoyer l’affaire devant une autre juridiction ou la même composée d’autres magistrats, selon les règles de l’art que n’ignorent pas Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi , les deux plus grands juristes du clan qui se sont comporté comme un « éléphant dans un magasin de porcelaines ». Si la Cour suprême a « révoqué le sursis » comme le soutient Aimé Emmanuel Yokale juriste conseil du clan, , cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n’en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l’arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ? (Cf Yoka et la cour suprême condamnent Ntsourou à la prison ferme, mwinda.org 18 mars 2014). Une décision prononcée par le vice-président de la Cour suprême qui disqualifie définitivement la justice du Congo-Brazzaville. Pour avoir statué en première instance sur le renvoi de l’affaire de l’explosion de la poudrière de Mpila devant la Cour d’appel du tribunal de grande instance de Brazzaville, le président Placide Lenga, malin comme un
vieux singe, a trouvé de bonnes raisons pour se débarrasser de la patate chaude refilant ainsi le « bébé » à son vice-président chargé de la sale besogne. Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka et Bienvenu Okiémi ont sapé ainsi donc les fondements du droit du Congo-Brazzaville.

Lait sur le feu
L’ancien marxiste primitif qui défilait en uniforme militaire vert olive, foulard rouge enroulé au cou et pistolet accroché à la ceinture, est surveillé de près par les chancelleries africaines et occidentales, comme le lait sur le feu. Roulant des mécaniques dans la résolution de la crise centrafricaine dans laquelle il s’est auto-désigné médiateur et faisant pis que pendre aux chefs d’Etat de la sous-région de l’Afrique, Sassou Nguesso est-il un hâbleur (grandes promesses, slogans grandiloquents, piètres résultats) qui s’ obstine à attirer la lumière vers lui ? La manière dont le tsar d’Oyo utilise les deniers de l’Etat
pour soigner son image personnelle à l’international fournit un bel exemple de la façon dont la frontière entre l’intérêt général et abus peut être allégrement franchie. Sassou Nguesso qui vient d’accorder un crédit de 5 milliards de francs CFA à l’équipe de Catherine Samba-Panza en sus de 25 milliards de francs CFA lâchés à Michel Djotodia pour l’entretien des miliciens de la séléka a semé une belle pagaille entre la BEAC, le gouvernement d’André Nzapayéké et la MISCA . Cet imbroglio financier a eu pour source une incompréhension due au fait que, lors de la réunion des donateurs sur la Centrafrique, Sassou Nguesso, qui a pris un melon, avait parlé au nom des 10 pays membres de la Ceeac. Ce dernier avait annoncé au nom de la communauté une contribution de 100 millions de $ à raison de 10 millions de $ apportés par chaque État membre de la Ceeac. Les fonds réunis dans ce cadre seraient destinés à la Mission de soutien en Centrafrique (Misca). C’est précisément cette phrase qui a créé l’imbroglio entre la BEAC, le gouvernement Nzapayéké et la MISCA. A la grande satisfaction de Sassou Nguesso.

« Qui paie commande »
Les chefs d’Etat de la CEAC, au premier rang desquels figure Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, s’écharpent sur le nom du futur patron de la force de l’ONU. Agissant avec la délicatesse de la charge de division blindée, Sassou Nguesso a fait des propositions qui énerve encore plus. Fort de la diplomatie du pétrole inspirée par Vladmir Poutine, Sassou Nguesso, dont le pays dispose de réserves de plus de 3 000 milliards de francs CFA, revendique sans sourciller que le commandement de la force de l’ONU en RCA revienne impérativement à des officiers généraux qui connaissent bien le sol sur lequel ils feront manœuvrer leurs troupes et plus encore le peuple auquel ils devront porter secours, selon le postulat : « qui paie commande ». Pour Sassou Nguesso, qui ne s’embarrasse pas de scrupules, écrasant de son mépris les autres chefs d’Etat d’Afrique Centrale, c’est clair, la direction de la future force d’intervention en Centrafrique doit être confiée à un homme originaire du Bassin du Congo. L’allusion au général makoua du Congo-Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, est à peine dissimulée, conformément à l’offensive de charme dirigée en direction du groupe ethnique akoua,
prélude à la modification de la Constitution de 2002, après l’arrestation/libération du colonel Germain Ickonga Akindou, dilapidateur de près de 490 millions de francs CFA destinés à la construction des soutes militaires. Avec Sassou Nguesso, Aimé Emmanuel Yoka, Bienvenu Okiémi, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir », dans le domaine du droit comme celui des relations internationales, le Congo-Brazzaville a perdu la bataille de la respectabilité après celle de la crédibilité.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Afrique Afrique centrale
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:03
Congo-Brazzaville : Communiqué de l'Opposition congolaise

Meeting du collectif des partis de l’opposition congolaise, ce 23 mars 2014, by Officiel Brazzanews

COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE, SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU 17 AOÜT SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012.

PROPOS LIMINAIRE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU 23 MARS 2014

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, Le Congo vit une crise profonde, multiforme, multidimensionnelle depuis le retour aux affaires du vainqueur de la guerre du 5 juin 1997. En effet, fidèle au dirigisme de l’ère monolithique, faisant fi de la réouverture du Congo à la démocratie, ce grand héritage que le peuple congolais tient de l’historique Conférence Nationale Souveraine de 1991 et, devant l’incapacité à se convertir à la démocratie, Denis Sassou Nguesso a déployé, depuis sa défaite électorale à l’élection présidentiellle de 1992, une stratégie politique en quatre phases, à savoir : 1. La reconquête du pouvoir par la force ; 2. La transformation de la victoire militaire en victoire politique ; 3. La conservation et la consolidation du pouvoir, à tous prix et par tous les moyens ; 4. La monarchisation du pouvoir dans notre pays.

Ce plan machiavélique, comme un rouleau compresseur, a mis à mal notre démocratie, broyant tout sur son passage, notamment le peuple congolais, ses droits et libertés fondamentales, fondement d’une existence décente et paisible. La reconquête du pouvoir par la force a été orchestrée par la guerre du 5 juin 1997 avec son cortège de drames subis par le peuple congolais. La transformation de la victoire militaire en victoire politique s’est opérée par l’adoption, en 2002, d’une Constitution taillée sur mesure et l’organisation, plus tard, d’élections aux résultats tronqués, préconçus et préétablis pour servir le clan et le projet de monarchisation du pouvoir.

La conservation et la consolidation du pouvoir auxquelles nous assistons depuis 2002, s’opèrent par la mise en place d’une stratégie alliant puissance armée et malice politique, stratégie qui se démontre par les faits suivants :  L’achat massif d’armes de guerre et des munitions ;  Le recrutement massif des militaires et paramilitaires congolais et étrangers ;  La fidélisation des soldats de fortune issus des guerres et des rébellions sous régionales à l’instar des milices de Jean Pierre Bemba, des ex FAZ de Mobutu, des compagnons de Munene, des Hutus in interhamwé, des Enyelés, des tchadiens, des angolais, des mercenaires de toutes nationalités, notamment : des ukrainiens, des serbes, des kosovars, des membres des milices hezbollahs libanais, des syriens, des marocains et des iraniens aujourd’hui ;  L’appropriation par le clan au pouvoir des ressources nationales d’origine pétrolière, forestière, minière ainsi que celles des régies financières, appropriation à l’origine des épouvantables scandales économiques, dont le scandale de la tristement célèbre affaire des biens mal acquis ;  L’appauvrissement massif et le chômage de la majorité de la population, pour la dissuader de la contestation politique ;  L’extorsion et l’expropriation des biens privés au mépris des lois et de la protection de libertés publiques ainsi que les droits de propriété ;  La mise en place d’un système de peur, d’intimidation et de chantaage au moyen des services de sécurité, de la propagande, pour annihiler tout risque de contestation ou de manifestations ;  La liquidation extrajudiciaire, les assassinats et les arrestations des éléments les plus engagés.

La monarchisation du pouvoir et les manœuvres organisées en vue de la transmission héréditaire dudit pouvoir sont la preuve même du mépris pour l’alternance politique dans notre pays. En effet, étant donné les milliers de morts occasionnés par l’intolérance politique, les destructions, les spoliations ; étant donné la gravité et la qualification des crimes commis, le pouvoir en place n’a de recours que dans sa transmutation en pouvoir héréditaire. Ce processus prendra, dans un premier temps, l’apparence démocratique pour se muer in fine dans le totalitarisme. Pour ce faire, plusieurs mécanismes sont mis en œuvre dont le plus important est la mise en place d’un système électoral injuste, faux, déséquilibré au moyen d’une commission électorale partisane, d’une loi électorale scélérate, d’un découpage électoral injuste et inégalitaire favorisant les zones prétendument d’influence du pouvoir, d’un avilissement sans façon de la démocratie.

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, La rencontre citoyenne de ce jour porte sur les points suivants :  le Recensement Administratif Spécial ;  la révision constitutionnelle ou le changement de constitution ;  le lobbying politique ;  le refus du dialogue ;  le passage en force. I. DU RECENSEMENT ADMINISTRATIF SPECIAL Au sortir de la rencontre de Dolisie, entre le pouvoir et son opposition choisie, le gouvernement avait crié victoire et demandé aux populations de participer massivement au soi-disant Recensement Administratif Spécial. Le Collectif, à l’époque, avait appelé au boycott de ce simulacre de recensement. Aujourd’hui, c’est le moment de remercier le peuple congolais d’avoir répondu massivement à l’appel de l’Opposition au boycott dudit recensement. Les résultats ont fini par nous donner raison, tel que cela ressort des données suivantes :

 Jusqu’à ce jour, les résultats du Recensement Administratif Spécial dans les départements autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire ne sont pas connus parce qu’en réalité, le recensement n’est pas fait ;  Pour ce qui est des autres départements, les résultats officiels sont contestés par les commissions locales qui ont participé à cette opération, du fait de la manipulation des chiffres par les services du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

A titre illustratif, en 2007, les départements de la partie sud du pays, à savoir : le Kouilou, le Niari, la Lékoumou, la Bouenza et le Pool comptaient 965 287 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) et avaient un corps électoral de 508 455 électeurs. Aujourd’hui, selon le Recensement Administratif Spécial, ces départements se retrouvent avec un corps électoral de 375 506 électeurs, chiffre largement inférieur à celui des départementss de la partie nord du pays, à savoir : les Plateaux, la Cuvette, la Cuvette-ouest, la Sangha et la Likouala), arrêté à 465 041 électeurs alors qu’en 2007, ces départements n’avaient qu’un corps électoral de 328 622 électeurs pour une population définie par le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) à 643 487 habitants.

Par quelle magie, les départements de la partie sud du pays observent-ils un phénomène de baisse préoccupante du corps électoral, passant de 508 455 électeurs en 2007 à 375 506 électeurs en 2013 ? Au regard de ce qui précède, nous pouvons constater que tous les départements de la partie nord du Congo ont vu leurs électeurs majorés tandis que ceux de la partie sud ont vu leurs électeurs minorés. Le gouvernement, dans son ensemble, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation en particulier, peuvent-ils expliquer scientifiquement ce changement abrupt et subit des chiffres, et de la population totale et du corps électoral ? Le point particulier du département de la Likouala est des plus ahurissants. En effet, en 2002, ce département avait un corps électoral le moins élevé avec 39 570 électeurs. En 2013, le gouvernement lui attribue le corps électoral le plus élevé des départements de notre pays, hormis Brazzaville et Pointe-Noire, c’est-à-dire 121 881 électeurs.

Quelle crédibilité peut-on accorder au Recensement Administratif Spécial de 2013 lorsqu’on sait que la Bouenza, qui était le département le plus peuplé du Congo avec 309 000 habitants en 2007, se retrouve en 2013 avec un corps électoral de 112 894 électeurs, nettement inférieur à celui de la Likouala qui affiche 121 881 électeurs pour une population de 154 115 habitants ? Dans le même ordre d’idées, comment peut-on justifier le fait que le seul département de la Cuvette, avec 121 213 électeurs pour une population de 154 115 habitants, ait approximativement le même corps électoral que le corps électoral du Niari (96 231) et du Kouilou (30 217) réunis, soit 126 448 électeurs ? Certains partis politiques, tant de la majorité que ceux qui se proclament de l’opposition modérée, qui avaient cru en la bonne foi du gouvernement, ont fini par être rattrapés par leurs propres illusions et, par conséquent, ils donnent raison aux populations qui ont cru bon de boycotter, une fois de plus, cette opération préélectorale aux résultats préconçus et préétablis. Il est avéré que le manque de volonté du gouvernement d’organiser le recensement est manifeste et il est établi que le ministre MBOULOU est incapable de réaliser une opération transparente de recensement. Le Collectif des Partis de l’Opposition avait déjà, à une certaine époque, exigé la démission dudit ministre pour incompétence. L’exigence demeure.

Le corps électoral issu de ce faux Recensement Administratif Spécial qui va servir de base pour l’organisation des élections locales et sénatoriales que le pouvoir envisage en 2014, est destiné à constituer la base du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2016. Il s’agit en réalité d’un gros complot ourdi contre la démocratie et la République. Tenant compte de la jurisprudence qui avait conduit le gouvernement à invalider, en 1997, les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996, le Collectif exige du président de la République l’invalidation pure et simple des résultats du Recensement Administratif Spécial de 2013. Il dénonce ce système de tricherie à ciel ouvert organisé par le pouvoir à travers son Recensement Administratif Spécial. Il appelle le peuple congolais à poursuivre le boycott de ce recensement, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire où il se poursuit et, à se tenir prêt pour le boycott des élections locales et sénatoriales de cette année.

II. DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE OU DU CHANGEMENT DE CONSTITUTION En 2002, le pouvoir s’est donné une constitution à lui, dans le seul but de pénaliser les autres forces politiques, notamment leurs potentiels candidats aux futures élections présidentielles. Il s’agit :  De l’article 56 qui fixe la limite d’âge à la candidature à l’élection présidentielle à 40 ans minimum et 70 ans maximum ;  De l’article 57 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux seulement ;  Et l’article 185 qui verrouille les possibilités de révision de la Constitution sur le nombre de mandats, le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat. Aujourd’hui, pour le rendez-vous de 2016, le pouvoir se prépare à nous servir un scénario de révision ou de changement de constitution.

Pour le justifier, l’organe de presse « Le Patriote » dont le propriétaire est un dignitaire du pouvoir, écrit dans sa livraison du 03 mars 2013 ce qui suit : « une constitution n’est pas immuable ». De même, Théophile Obenga, conseiller du président de la République, chargé du projet de la construction de l’université Denis Sassou-Ngesso à Kintélé, renchérit en déclarant dans un extrait repris par le journal L’œil neuf n° 10 du 03 mars 2014, nous citons : « La Constitution n’est pas un texte biblique ou sacré, mais selon la nécessité de l’histoire, elle peut être changée» – fin de citation.

Non content d’avoir permanemment violé la Constitution de 2002 pendant tous les deux mandats présidentiels, le pouvoir prépare l’opinion à une énième et gravissime violation de la Constitution, notamment sa révision ou son changement, démontrant par-là le mépris pour le serment prêté solennellement deux fois de suite, le 13 août 2002 et le 14 août 2009, par le chef de l’Etat, le général d’armée Denis Sassou-Nguesso, et illustrant de manière patente le non-respect des engagements pris, phénomène qui a caractérisé et caractérise encore la gouvernance congolaise actuelle.

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise rappelle que la limitation des mandats est un acquis de la Conférence Nationale Souveraine et, il réaffirme que l’article 185 verrouille toutes les possibilités de révision de la Constitution de 2002 sur les aspects qui préoccupent le pouvoir, à savoir qu’on ne peut plus se présenter comme candidat après avoir accompli ses deux mandats successifs aux fonctions de président de la République. Le pouvoir en place et son potentiel et inconstitutionnel candidat à l’élection présidentielle de 2016 devraient le savoir une fois pour toutes. Comme nous venons de le dire plus haut, le pouvoir s’obstine à préparer l’opinion nationale et internationale à la nécessité de réviser ou de changer de constitution. Il y procède par le travail de lobbying politique.

III. DU LOBBYING POLITIQUE Ce travail de lobbying politique est organisé de la manière suivante :

a. Sur le plan national La tâche est répartie entre le président de la République, lui-même, et les autres structures du pouvoir.  Le président de la République s’est investi dans les descentes dans les départements pour se créer un applaudimètre dans sa marche pour un troisième mandat en 2016. Le 08 mars 2014 été réservé aux soi-disants sages du département de la Likouala de l’accueillir en marge des activités organisées par la CEEAC. Du 10 au 14 mars derniers, il s’est installé dans la Cuvette. Au moment où nous tenons notre rencontre citoyenne, il séjourne dans la partie sud du pays, notamment au Niari et dans le Kouilou. Il séjournera prochainement dans la Cuvette-ouest, fort d’avoir créé de nouvelles organisations du genre : Conseil National des sages, Conseil national de la jeunessee, Force montante, Organisation des femmes du Congo.

Tout ce périple aura été effectué pour susciter de la part de ces nouvelles organisations un soutien « populaire » l’appelant à se représenter de nouveau à la future élection présidentielle, soi-disant au nom de la paix dont il est pourtant le principal perturbateur, soit parce qu’il serait la seule planche de salut pour le Congo, soit parcee qu’en dehors de lui, le Congo n’aurait plus d’autres intelligences pour assumer les fonctions présidentielles.  Du côté des autres structures, le PCT et ses démembrements, certains ministres sont aussi à l’œuvre pour la même cause. Devant toute cette agitation, on peut se poser la question de savoir que valent ces nouvelles organisations à côté de la Constitution du 20 janvier 2002 pour l’avènement de laquelle le tissu social congolais a été laborieusement déchiré entre juin et octobre 1997 ?

b. Sur le plan international Le chef de l’Etat met à profit certaines retrouvailles familiales pour inviter ses pairs chefs d’Etat des pays amis, à qui il soumet ses préoccupations de rempiler en 2016. Toutes les manifestations organisées par le pouvoir sont devenues des lieux de corruption. Il en est de même de tous les forums et autres rencontres à caractère international où des dirigeants de plusieurs pays de par le monde viennent émarger au comptoir congolais de la corruption. Les trente mille Euros versés à certaines personnalités étrangères, lors de leur séjour au Congo dans le cadre du Forum Forbes Afrique, tenu à Brazzaville le 23 juillet 2013, en est la parfaite illustration. Voilà, entre autres, les œuvres pour lesquelles le chef de l’Etat congolais reproche à l’Opposition congolaise sa cécité.

Le Collectif des Partis de l’Opposition lance un vibrant appel aux compatriotes qui se prévalent d’être sages dans notre pays, de ne pas tomber dans ce piège largement ouvert, entendu qu’en leur qualité de sage, ils devraient ne pas oublier que la situation nationale n’est favorable ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants qui ne manqueront pas de leur demander des comptes sur le manque d’emploi, le chômage endémique et la pauvreté de la majorité des populations congolaises, etc. Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise lance le même appel à la jeunesse congolaise de veiller à ne plus se laisser divertir par le grand battage médiatique du gouvernement qui visiblement a démontré sa fuite en avant, à travers les slogans du genre « Emergence d’ici à l’an 2025 », « Epargne pour les générations futures » ou « Force montante », etc…, alors que la jeunesse congolaise d’aujourd’hui est flouée dans sa quotidienneté. L’expérience de l’UJSC, après plus de 40 ans d’embrigadement, se solde aujourd’hui par un abrutissement total de plus de deux générations de jeunes Congolais.

IV. DU REFUS DU DIALOGUE Le pouvoir n’a cessé de démontrer son incapacité ou sa mauvaise foi dans le règlement des crises politiques et sociales. Il a pris pour option d’organiser des concertations politiques avec des partenaires choisis et des dialogues sociaux permanents avec des directions syndicales également choisies, aux fins de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les conflits politiques et sociaux trouvent véritablement solution au Congo, dans l’apaisement le plus total. Or, dans la réalité, la crise multidimensionnelle ne fait que s’approfondir. Les échecs des concertations politiques de 2009 à Brazzaville, de 2011 à Ewo et de 2013 à Dolisie sont, dans la présente espèce, l’illustration de la malice du pouvoir et son refus d’apporter les vraies solutions aux vrais problèmes qui se posent au pays, justifiant ainsi la thèse selon laquelle « au mauvais diagnostic correspond une mauvaise thérapie ».

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise est convaincu qu’aujourd’hui, le pouvoir est obligé de se détourner des faux-fuyants tels la tricherie électorale, l’importation d’armes et munitions de destruction massive, le recours au mercenariat, l’entretien des milices et la corruption qui a atteint certains milieux diplomatiques dont le pouvoir tient absolument à émousser la crédibilité et la combativité. Il en est d’autant convaincu que la crise, dans ses toutes ses dimensions, ne fait que s’aggraver et ne peut trouver de solutions que par l’organisation des Etats Généraux de la Nation, ce vrai dialogue sensé réunir autour de la même table toutes les forces vives du pays. Plutôt que d’entendre la voix de la raison et de la sagesse en convoquant les Etats Généraux de la Nation, le pouvoir a opté pour le passage en force qui, en réalité, est une voie suicidaire pour lui, parce qu’il ne s’en sortira pas, et pour le pays qui en sera la principale victime.

Le Collectif dénonce avec force les mesures liberticides et autres atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, notamment : les manœuvres d’intimidation ; les manœuvres d’embrigadement des jeunes, des sages, des femmes et des organisations syndicales ; les assignations à résidence ; les atteintes à la libre circulation des biens et des personnes, notamment le refus opposé à messieurs Massengo Tiassé, Jean Martin Bemba, Guy-Romain Kinfoussia, Mathias Dzon, etc., dont les noms figurent sur une liste gérée avec parcimonie et discrétion aux frontières nationales ; les emprisonnements arbitraires ; les mandats de dépôt sous prétexte de participation à des complots ou coups d’Etat imaginaires ; etc. Enfin, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise invite les démocrates, les patriotes, les intellectuels et le peuple congolais dans son ensemble à dire :

 Non à la tricherie électorale, aux élections locales et sénatoriales de 2014 ;  Non à la corruption ;  Non à la répression ;  Non à la révision ou au changement de constitution ;  Non au troisième mandat pour Denis Sassou-Nguesso en 2016. Le Collectif les invite à se mobiliser massivement et avec courage à nous rejoindre, pour barrer, à travers un large FRONT DE REFUS, la route au passage en force que le pouvoir veut imposer au peuple congolais, conformément aux dispositions du préambule de la Constitution du 20 janvier 2002.

Oui à l’alternance démocratique en 2016 ; Oui au dialogue inclusif ; En avant pour les Etats Généraux de la Nation ! Vive la Démocratie ! Vive le Congo !

Fait à Brazzaville, le 23 mars 2014

Le Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise

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Collectif Opposition congolaise - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 18:41
(Congo-Brazzaville) La nomination mafieuse au Congo : un directeur général dissimulé à la population congolaise

by Officiel Brazzanews

La politique d'apartheid tribalo-clanique suit son cours...

TRIBALISATION DES POSTES DE DIRECTION AU CONGO-BRAZZAVILLE

Une nouvelle direction générale vient rallonger la liste des portefeuilles réservés au clan BOUYA. Après Jean-Jacques Bouya ministre à la présidence des grands travaux , Serge Bernard Bouya au poste de directeur général adjoint du Port Autonome de Pointe-Noire, c’est au tour de leur frère, Eugene Ruffin Bouya, il vient d’être nommé directeur général du guichet unique maritime, par le ministre Adada Rodolphe sans que le conseil des ministres ne donne son avis . Celui qui se fait appeler en milieu restreint le futur président du Congo.
Ces nominations donnent lieu de croire qu’il est héréditaire chez les BOUYA d’avoir des aptitudes à gérer les portefeuilles juteux et facile à dépouiller de l’Etat congolais.

L’observateur averti de la vie politique congolaise et de ses réseaux mafieux, n’est pas dupe et comprendra aisément que cette troisième nomination d’un BOUYA à un poste clé des recettes publiques s’inscrit dans la stratégie du clan au pouvoir à Brazzaville de s’approprier les revenues du Congo à titre privé.

Cette nomination précipitée à huit clos par décret du ministre Rodolphe Adada, officieusement chargé de l’organisation du racket des recettes de l’Etat, hors conseil de ministre contrairement à la procédure en vigueur, montre bien le climat de méfiance qui prévaut entre les différents clans dans la cours royale de Mpila. Après les forces armées pour s’assurer la victoire par la force, MBOCHILISER toutes les entrées de recettes pour s’assurer la loyauté des courtisans pour le hold-up constitutionnel de 2016, soit par la corruption, soit par le sevrage brutal des courtisans au cas où leurs soutien ne serait pas absolu. Tous les ingrédients semblent être réunis pour qu’un SASSOU-NGUESSO succède à un SASSOU-NGUESSO en 2016.

JEFF KITOKO

Lire un autre article : La famille Bouya, au coeur du pouvoir avec une gestion clanique des secteurs stratégiques du Congo

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Jeff Kitiko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 16:42
(Congo-Brazzaville) Chant de l'alentour

Par Dina Mahoungou

CHANT DE L’ALENTOUR

Au doyen Antoine Letembet Ambily « écrivain »

Avez-vous déjà entendu les rires d’un crocodile ?

De vrais rires sanglants, comme ceux-là même répandus dans tout le Congo.

Des rires vastes et glauques ressemblant à un boulet qui dévale une pente. Dans nos pistes en forêt les épines se chevauchent, forment un tapis de plaintes cariées. L’utopie qui s’ankylose dans un monde enterré. Ce sang qui jaillit de nos pieds se surprend à arroser les ravines de la terre ferme. Des lots de sang par petits morceaux ressemblent à une mixture de goyave, de petits blots parasitaires.

En pays Kongo, une fuite imprévue vers rien, un endroit de malheur. Ce sang coagulé sur le sol régule la danse obstinée des fourmis magnans. Il fait trop chaud, nos patriotes demeurent d’éternels réprouvés. Mais tout ceci deviendra poussière demain avant l’aube et c’est le prix à payer.

Tout doit disparaître pour nous maintenir en inanition.

D’ici là, l’an 2016 éclatera en sanglots !

Les chantres du pays-ci perçoivent l’immanence d’un autre début d’enfer … Et pourtant, en France le 4 février 2014, un petit groom est condamné devant la Cour d’assises de Paris pour complicité de génocide. Ᾱ quand les procès des gros requins ? Les réseaux d’influence peut-être ?

Est-ce pour se donner bonne conscience ? Un genre de finauderie.

Au Congo et dans la diaspora, nous sommes des milliers de victimes directes pour venir témoigner à quelque potentiel procès avec des tas de preuves pour les confondre. Pour tout le bon peuple du Congo, toutes ces éventualités sont sereinement attendues.

Les rêves d’aujourd’hui sont faux, sont d’une autre réalité, c’est toujours l’éternelle damnation.

Depuis longtemps que la lumière ne nous éclaire plus, nous sommes bloqués en Kongo dominé. Mais quelle jeunesse réenfourchera nos rêves. La clarté, la clémence se dérobent encore sous nos pas, inaptes à ne plus rendre compte.

De la racine à la splendeur des cimes, on a cadenassé nos solutions. Une prise en charge totalitaire, une vraie razzia de nos émois, à l’énergie et à la poigne.

La belle brocante … Tout est à brader, ici et maintenant.

Tous ces pleurs usés, nos larmes mêlées aux roulis de coups reçus, les tremblades … Voilà ce que nous avons mérité comme récompense.

Ᾱ la va-vite, ceux des nôtres, du moins quelques-uns ont renoncé à la lutte devant une telle réalité crucifiante, les péripéties, le coup du sort, surtout que la faim et le dénuement rendent atrocement lâches et ambigus.

Dans nos carcasses craintives, vautrées, notre dénominateur commun c’est l’échec.

Devant la haine des autres, les gens sont bernés à ce point-là de dinguerie !

Nos frères vendus applaudissent, louangent la dictature avec cet agacement, cette infamie joyeuse que l’on nomme docilité. Les fantoches de la connerie solidaire avec leurs amabilités truquées, des naïvetés qui amusent. Cette pensée parcimonieuse des chevaux légers de la traîtrise. Ce ton de nostalgie et d’amertume, cette maniaquerie cocasse des mouchards qui commence à puantir parmi les nôtres.

Le bal des faux-culs empreint d’onctuosité et de tartufferie, les fausses apparences, une République de guimauve. En attendant, la sentence populaire, la voix de la colère et de la résistance.

Nous, les misérables usés jusqu’à la corde, les gueux nés pauvres, c’est affligeant, nous n’avons pas encore fini ce travail de deuil. C’est pitoyable ce beau Congo prospère qui a basculé dans le baroque le plus suffocant, le plus rudimentaire. Dans l’ondoiement des apparences, les soubresauts épouvantables, une domination devenue silencieuse. La bêtise est étroitement entretissée avec autre chose, instable et décousue, les excès odieux d’une cruauté maladive. Ce pays est un pis aller confortable, la trahison des clercs, une servitude sans défaut, la réalité la plus crasse, les boules puantes, tous ces véreux en cheville avec les truands, tout est de cette eau-là.

Un système en vase clos, collet monté et canaille, un système parallèle opaque qui obéit à ses propres règles, un rien foutrage.

Nous sommes dépouillés de tout, on enrobe les dominés dans les brumes. Tout ce qui nous relie à la honte participe aux états de notre déchéance. Tout vétillant, tout magistral, tout héros triomphant, il surveille tout, avec l’arrogance discontinue du crocodile qui parachève sa mission.

Que deviendrons-nous demain et dans dix ans ? Des demi-sels du quart monde.

Nos armures vétustes ne peuvent plus grand-chose, dans les beaux draps nous sommes …. Belle charge d’annonce.

Et moi qui vous écris tout ça, j’habite cette honte par le vide. On souffre à mort, et pourquoi alors résister ? Disponibles à l’exclusion ! C’est une guérilla ou simple embrouille, on ne sait plus trop.

On s’arcboute aux crocs de l’existence. Les géreurs et les rutilants nous détruisent avec une happée de violence.

Les oppressions émiettées de la solitude et du silence tourbillonnant, nos angoisses déchiquetées qui se tiennent au chaud. Et toutes ces colères absolues, ces indignations à voix multiples se peuplent d’ombres et sentent la mort, ivres de douleurs et de confusions.

Dans cet asservissement achevé, nous sommes comptables d’une défaite ignoble. Retournement victimaire ou invagination tribale ?

Nous savons désormais ce qui anime nos frères, les traîtres utiles !

L’acclamation, la ferveur, l’ultime exaltation, les pleins effets, l’épaillage du rêve, l’aubaine est propice, c’est même à ça qu’on les abuse.

Dans nos peurs unanimes, le chevauchement des transes, c’est triste de vivre en quotidien dominé. C’est vraiment violent. Parmi ces gifles, ces agenouillements, nous sommes tout le temps boytisés, domestiqués, apprivoisés, nous subissons à volonté les certitudes du dominant, son courroux.

Ce chaos qui cisèle l’homme, qui nous renifle et nous entrelace, notre abomination sert toujours à nous éprouver, à préciser notre lieu, un format, un endroit, une atmosphère, un destin. On nous édifie dans la contrainte, on ne nous refuse rien, surtout pas l’ignoble.

Devant la hantise du silence et dans les rues populeuses, les badauds hagards et demi-fous avec un ton de prédication prophétique attendent le retour de Saint-Jean-le-Baptiste.

Un silence naturel et désarmé régit les journées. Tout n’est qu’une collection de sensations, le réel est d’abord quelque chose qui s’observe … Partout des bouches infectes qui nous ont trahies, le temps au Congo noueux et solitaire est une mémoire morte et close, le citoyen est prêt pour toutes les morsures.

Ce serait assez farce d’être heureux … Rien ne va plus.

Un pays cruel tapissé de fantômes, dirigé par des intrigants, artisans de la terreur.

Le Congolais est isolé c’est-à-dire sans importance. Tous ces malheurs nous viennent d’une profanation de trop ?

Tous ces gens dégueulasses qui caftent, unis dans un rassemblement qui n’est qu’un attrape-nigaud et dans cet univers, les crimes sont presque inéluctables. Fausses factures, caisses noires, les belles fraudes en col blanc, premier et deuxième rideau, des institutions opaques, des relais pour opportunistes exigeants.

Les habitants sont soumis au joug auquel on soumet les animaux de labeur. Au présent nous y sommes, étriqués dans les circonstances les moins confortables, les leurres inconsistants, les pilleries, les lois de brigandages, les divisions partisanes, le régime exclusif des tribus.

L’outrecuidance folle des coudoyeurs, des courtisans avec leurs chants guerriers, les grumeaux de rancœur, la rage et le vertige de toutes les confusions.

Les manants du roi indolents, cette canaillerie qui sert la politique du doctrinaire.

Tant d’allégresse dans la méchanceté, ce manque d’ouverture de cœur nous fait tomber dans les répugnances.

Mêlant l’envie à l’ordure, je pense que tous ces politiciens vont au devant des plus amères et des plus inutiles des aventures.

Les petits badauds, ces âmes malléables, les mythomanies qu’ils peuvent susciter, placés aux bons endroits, les meilleurs, pour une vie agréable. Ces batteurs d’estrade aux qualités sordides, ces parasites et militants entretenus, les beaux salauds dorés sur tranche aiment à leur façon le Congo, des citoyens ni bas, ni médiocres ?

Au Congo Brazzaville, le jugement dernier se passera dans la rue.

Dina Mahoungou

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 10:24
(Congo-Brazzaville) Harleston dentist on his Mercy Ship mission to Africa

Published on the 07 March
2014
08:09

Over a two week period, 350 teeth had been extracted from mouths never before checked by a qualified dentist.

Nursing a sore wrist by the end of his mission, experienced Harleston dentist Nick Stolls says his time volunteering for medical charity Mercy Ships has helped give him a new outlook on life.

The charity moors a boat full of volunteer medical professionals off the coast of one of the world’s poorest countries and gives people access to free, vital, healthcare.

Mr Stolls, 56, was most recently in the Republic of Congo in October, on the 16,572 tonne ship called Africa Mercy and is planning to go out again this October, with the country to benefit still to be decided. The ship remains in the Republic of Congo, with other volunteers on board, until June.

Working from a purpose converted clinic in the large city of Pointe Noir in the Republic of Congo, Mr Stolls worked in a team, taking one of eight dental chairs.

He said: “It is an extremely poor country. The need for every type of healthcare is enormous.”

He said his work involved mostly extracting teeth, with some fillings. Some, he said, had never seen a dentist.

In 2012, he visited Guinea, doing similar work.

“In Sierra Leone, for example, there are three dentists for a population of ten million,” said Mr Stolls.

The few hundred people treated by Mr Stolls’ team of course represents a drop in the ocean of healthcare need in the country. Does he not find the situation and need overwhelming? Mr Stolls said: “A guy once told me a story about a young lad who was walking alone on a beach and there had been a huge storm.

“The storm threw hundreds of thousands of starfish up on the beach. He couldn’t possibly save them all, but he put a few back in the sea.

“You won’t make a huge difference to the national health of Congo and Guinea but you can make a difference to some.”

He is lead dentist at the Harleston Dental Practice, in Redenhall Road, and has been practicing there, and in Fressingfield before that, for more than 30 years.

There is no special reason why the father of two grown up children chose to suddenly take up a role with Mercy Ships.

He explained: “I was talking to a guy who was a plastic surgeon at the Norfolk and Norwich University Hospital. I had seen it advertised and you can’t help but think that you have a skill that can be of use.

“I thought: ‘this is something I could try.’

“It is an extremely rewarding experience, but one which you have to prepare yourself for.”

The impact on Mr Stolls has been to make him appreciate what we have and what we take for granted in the economically developed world.

He has seen something as simple as the removal of a cataract giving gift of sight to a child or seeing a toddler have surgery on a cleft lip and palate which would otherwise spell a life of social exclusion that the condition often brings.

He said: “I think it has opened my eyes to the fact that there are people in this world who desperately need support from countries that are more affluent.

“It makes us realise we are lucky to have the health service we have when you do have a problem.

“If you have a health problem and were transported to one of these countries, you would be in a very difficult situation.

“It probably means that I don’t moan as much about the NHS as some other people do.”

To find out more about Mercy Ships UK, and how to help, visit http://www.mercyships.org.uk/.

Lire : http://blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/220314/le-congo-brazzaville-et-monaco-negocient-les-excrements-du-diable

Source : http://www.dissexpress.co.uk/news/latest-news/harleston-dentist-on-his-mercy-ship-mission-to-africa-1-5906474

Nick Stolls at work on the Mercy Ships

(Congo-Brazzaville) Harleston dentist on his Mercy Ship mission to Africa
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Nick Stolls - dans Congo-Brazzaville
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 09:09
(Congo-Brazzaville/Vatican) Quand l'assassin du Cardinal Emile Biayenda se moque du Pape Paul VI

Message de Condoléance de Sassou Nguesso au Pape Paul VI apres l’assassinat du Cardinal Biayenda.

Au Nom du Comité Militaire du Parti, nous avons la profonde douleur de vous faire part de la disparition tragique d’un illustre fils de la famille chrétienne, Son Eminence le cardinal Emile BIAYENDA. Monseigneur BIAYENDA a été enlevé et sommairement exécuté par un groupe de trois personnes appartenant à la famille de feu le Président Marien NGOUABI.

Cet acte odieux a été commis par des individus passionnés qui prétendent avoir agi en signe de vendetta familiale, en prétextant du fait que le Cardinal BIAYENDA a été reçu en audience le 18 mars 1977 par le Président NGOUABI, trente minute avant l’assassinat du Président.

Cette audience ayant été régulièrement programmée le Comité Militaire du parti n’établit aucun lien de cause à effet entre celle-ci et l’assassinat. Aussi le Comité Militaire du Parti ne peut-il que dénoncer et condamner sans équivoque et très énergiquement le crime commis contre une éminente personnalité de la communauté chrétienne.

Les auteurs de cet acte ont été arrêtés et seront châtiés de manière exemplaire. Notre peine est d’autant plus grande que le Président Marien NGOUABI avait toute sa vie durant travaillé dans le sens de l’unité nationale et dans celui des bons rapports entre l’Etat et toutes les confessions religieuses exerçant en République populaire du Congo.

Nous perdons en la personne de son Éminence le Cardinal BIAYENDA un grand patriote, un homme qui a toute sa vie durant prêché l’amour, la tolérance, la fraternité, la concorde et l’unité entre tous les fils de notre pays. Le Comité Militaire du Parti s’associe à ce deuil qui frappe la grande famille ecclésiastique.

Veuillez agréer, Très Saint Père, les assurances de notre haute estime et de notre constante amitié.

A SA SAINTETE LE PAPE PAUL VI

Pour le Comité Militaire du Parti

Le Commandant Denis Sassou Nguesso

SOURCE: ARCHIVE INA

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Brazzanews/INA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 18:13
Le Congo-Brazzaville et Monaco négocient les excréments du diable

Par Rigobert Ossebi

Le Docteur Nick Stolls, d’Harleston Norfolk au Royaume Uni, est un dentiste expérimenté de 56 ans, au Harleston Dental Practice , dans Redenhall Road. Père de deux enfants adultes, il a fait le choix de dédier un peu de son temps au bénévolat pour l’ONG MercyShips. Ces deux semaines passées en Octobre dernier, à Pointe Noire, étaient sa seconde mission en Afrique. Il occupait un des 8 fauteuils que compte le navire hôpital américain. Durant son court séjour, il a extrait 350 dents de bouches qu’aucun dentiste n’avait jamais examinées.

Au terme de sa mission, le verdict du praticien fut sans appel : « le Congo est un des pays les plus pauvres du monde ! C’est un pays extrêmement pauvre. La nécessité pour tous les types de soins de santé y est énorme. » C’est ce que l’on pouvait lire, le 7 mars dernier, sur un site d’informations régionales en Angleterre http://www.dissexpress.co.uk/news/latest-news/harleston-dentist-on-his-mercy-ship-mission-to-africa-1-5906474

Quelques jours plus tôt, le 27 février 2014, lors de la signature du Communiqué conjoint entre le Congo et Monaco à la Chancellerie de Monaco à Paris, Madame Sophie Thevenoux se félicitait de l’accord conclu entre les deux Etats en ces termes : « Dans une Afrique en pleine éclosion économique en général, le Congo est en particulier une terre promise pour tous les investisseurs compte tenu de ses atouts naturels, de sa grande stabilité et de la paix qui y règne. Cette position fait du Congo un nouveau partenaire où nous aurons des tas de choses effectivement à développer… »

Alors qui croire ?

Le Docteur Nick Stolls qui charitablement a apporté des soins à une population congolaise qui n’en reçoit jamais.(« Une goutte dans l’océan des besoins locaux mais qu’il avait été heureux d’apporter »). Ou bien la diplomate d’un paradis fiscal qui est devenu une des plaques tournantes des détournements colossaux qui sont opérés du Congo et qui en assure le blanchiment ? Des employés de banques monégasques se rendent régulièrement, pour certains deux fois par mois, dans cet eldorado du business juteux et du pillage organisé.

Déjà des enfants du dictateur sont résidents monégasques (en bonne et due forme). L’administration du Rocher ne s’était pas inquiétée de la provenance criminelle des fonds dont ils se prévalaient. (Comme chacun sait, tous les rejetons Sassou NGuesso sont visés par l’enquête des Biens Mal Acquis, quelque peu en berne actuellement du fait de l’incendie allumé au Centrafrique par Denis Sassou NGuesso himself.) Elle s’était plus intéressée à la collection de jets privés de ces nouveaux résidents qu’à la misère sanitaire et au manque de soins dont souffre la quasi-totalité de la population. « Business is business » Monaco a raison de vouloir s’attacher la fidélité de ces indécents nouveaux riches, à l’instar d’un rejeton NGuesso qui jetait sur la piste de danse de l’hôtel Sarakawa à Lomé (fin février 2014) des billets de banque pour impressionner sa belle famille togolaise.

Nulle doute que pareille attitude, dans les établissements de nuit de l’avenue Princesse Grâce à Monaco, ne manquera pas de connaître un certain succès. Tout comme les repas à 3000 euros (2 millions de FCFA) que le blanchisseur officiel et marseillais d’Edgar NGuesso s’offre au restaurant Louis XV d’Alain Ducasse à chaque fois qu’il va relever les compteurs dans les établissements bancaires de la place.

L’Administration américaine vient de mettre le nom du dirigeant de la Société Gunvor, Monsieur Timchenko, sur la liste des personnes visées par des sanctions. La société Gunvor est l’objet d’une enquête pour blanchiment et corruption menée par le Procureur de Berne, en Suisse, pour une opération de 2 milliards de dollars avec la République du Congo. Suite à cette enquête la Banque BNP Paribas Genève, qui était la banque historique du Congo pour ses affaires pétrolières, a cessé toute activité avec ce pays on ne peut plus corrompu et corrupteur. Gunvor a une filiale à Pointe Noire au Congo dirigée toujours par un proche marseillais d’Edgar NGuesso.

Le Pape François a dit que « l’argent était l’excrément du diable ». La très catholique Principauté de Monaco, très respectueuse de Rome, concernant les excréments de Denis Sassou NGuesso le satanique dictateur congolais, ne voudra rien faire de plus que de se bander les yeux et de se pincer les narines. Pour se racheter auprès du Ciel, elle a ses bonnes œuvres de la Croix-Rouge et peut-être qu’elle fera un petit geste pour MercyShips pour continuer à soigner les miséreux et misérables congolais.

Rigobert OSSEBI

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:33
(congo-Brazzaville) Sassou Nguesso et ses sorciers blancs neutralisent le Congo

by Officiel Brazzanews

Jean Yves Ollivier, Samy Maroun, Hubert Pandino, Jean Paul Pigasse, Benedicte Aïm, Mr et Mme Maylin… sont les sorciers blancs, conseillers occultes et parfois missi dominici de Denis Sassou-N’guesso. Souvent bien rémunérés en pétro cfa, pétro euros ou pétro dollars, ces sorciers blancs font la pluie et le beau temps à Brazzaville. la Trompette a enquêté.

Depuis son retour aux affaires en 97, Denis Sassou-N’guesso s’appuie désormais sur un lobby blanc pour soigner son image et, surtout, pour son rayonnement diplomatique à l’échelle internationale. Pendant la période de l’apartheid en Afrique du sud, Sassou entretient secrètement des relations avec le français Jean Yves Ollivier. Un homme qui s’est installé officiellement en Afrique du Sud comme businessman. Selon certaines indiscrétions, Jean Yves Ollivier était à l’époque tant réputé dans le trafic d’armes avec certaines rebellions dans la partie australe de l’Afrique, notamment l’UNITA (Angola), de Jonas Savimbi, et la RENAMO (Mozambique), de Alfonso de Lacama. Ses relations avec Denis Sassou-N’guesso se consolident lorsque ce dernier lui confie le rôle officieux de conseiller financier pendant la période post-conflit de 1997. Jean Yves Ollivier vient alors constamment à Brazzaville où il serait souvent vu en compagnie de son « amant », un certain Itouad…

Un combat gaulois entre conseillers occultes du chef…

En sa qualité de conseiller occulte du chef de l’Etat congolais, il lorgne cependant sur le CFCO qu’il entend reprendre dans le cadre d’une restructuration. Pour ce faire, le puissant homme d’affaires français, met en avant Comazar, la compagnie sud africaine de chemin de fer. Il va toutefois se heurter à l’appetit gargantuesque d’un autre français, Pierre Aïm, un juif « français » qui prêtait encore, il y a peu, main forte à Denis Sassou-N’guesso. Dans ce combat gaulois entre conseillers occultes du chef, Pierre Aïm perd la partie et se réfugie à Dakar, auprès du président sénégalais Abdoulaye Wade dont il devient le conseiller occulte. Après plusieurs années d’absence au Congo, surtout après la chute de Wade à la présidentielle de 2012, remplacé par Macky Sall, Pierre Aïm revient à Brazzaville par personne interposée. C’est à son épouse, Bénédicte Aïm (il paraîtrait qu’ils sont en séparation), qu’il confie la mission de revenir tater le terrain de Brazzaville.

Un péché mignon que ce conseiller du chef n’aurait pas dû commettre

Après plusieurs rencontres de Madame Aïm avec le locataire du Palais du Peuple, cette vaillante dame, que l’on dit intelligente et séduisante, mais inexpérimentée et sans emploi en France, se voit confier la charge de créer un journal : « Terre Africa, un quadrichromé bien élaboré mais dont le contenu est loin du goût de la lecture des congolais. Quel gâchis ! », commente, sous couvert d’anonymat, un conseiller proche du chef de l’Etat congolais. Une responsabilité de créer ¨Terre Africa¨ dont se gausserait Maria Maylin, épouse du professeur cancérologue français Maylin, lui-même conseiller aux affaires sociales du chef de l’Etat congolais. S’agissant du professeur Maylin, il paraîtrait que sa dernière sortie médiatique à MNTV, au cours de la Grande Interview de notre confrère Elie Smith, aurait été très mal accueillie par tout le gratin politique au pouvoir à Brazzaville. A commencer, semble-t-il, par son chef lui-même. En effet, le cancérologue français de renommée mondiale a clairement dit qu’il ne conseille pas à Denis Sassou-N’guesso de rempiler à la tête du Congo en 2016. Et qu’il ne comprenait pas la nécessité de créer un grand centre hospitalier à Oyo au détriment du CHU de Brazzaville. C’est le péché mignon que ce conseiller du chef de l’Etat n’aurait pas dû commettre ! Cette sortie médiatique de Maylin lui vaut, d’après ce qui se dit, les inimitiés et le courroux de certains faiseurs de rois à Brazzaville. Ces derniers, spécule-t-on, auraient trouvé là une meilleure occasion de présenter le cancérologue français comme le mouton noir de la cour. Lorsque l’on connaît le rôle majeur et irremplaçable que joue ce professeur de médecine auprès du président de la république, il y a lieu de se demander pourquoi voudrait-on l’éloigner du Congo ? Si nous étions dans un film policier, l’on serait tenté de se demander à qui profite le crime ?

Des sorciers blancs dans la communication

Selon certaines indiscrétions, le journal ¨Terre Africa¨, de Madame Bénédicte Aïm, devrait accompagner les ¨Depêches de Brazzaville¨, de Jean Paul Pigasse, à soutenir la politique du président Sassou. On parle même de la possibilité pour ce bimensuel, imprimé à Paris et vendu au Congo, ayant à sa tête d’autres sorciers blancs à Brazzaville et à Paris, pour soutenir le projet de changement de la Constitution dont rêve le pouvoir de Brazzaville. Quant à Jean Paul Pigasse, l’autre sorcier blanc de la communication, il se bat sur tous les fronts pour s’offrir une place au soleil dans l’entourage immédiat du chef de l’Etat congolais. Cet ancien journaliste de ¨Jeune Afrique¨ n’a pas hésité à faire venir Gérard Bourgoin, alors président de l’équipe française de football Auxerre, pour nouer un partenariat avec le centre de formation de football de Brazzaville. A son actif également, le projet pour le quotidien français ¨Le Monde¨ de créer une édition africaine basée à Brazzaville, quand ce n’est pas la banque Lazar, que dirige un autre Pigasse, d’aider le Congo dans les montages financiers.

Hubert Pandino et Yves Pochet tiennent Sassou sur le plan des affaires

Dans le monde des affaires, Hubert Pandino, PDG de la société SOCOFRAN, et le PDG de la société SGE, Yves Pochet, sont pour l’instant les plus influents. Le premier, surnommé « gouverneur civil de Pointe-Noire », était, il y a peu, celui qui rafflait la mise de tous les grands travaux des BTP au Congo. Très proche de Denis Sassou-N’guesso avec lequel il partage le maniement de la truelle, du compas et de l’équerre, au sein de la grande loge maçonnique du Congo, Hubert Pandino est aussi le président du conseil d’administration de La Congolaise de Banque, en sa qualité d’actionnaire « occulte ? » à hauteur de 64 %.

L’homme est tellement riche, aux dires de ses proches, qu’il oublie de lire entre les lignes les scandales financiers auxquels cette banque, dirigée par son petit Younès El Masloumi, est confrontée : plus de 4 milliards de perte au cours de l’exercice comptable et financier précédent, confirment des experts en économie bancaire. Malheureusement, ce français naturalisé congolais éprouve toutes les peines à s’accomoder des micmacs de la société congolaise basés sur les pots de vin et le sens du partage, affirme un de ses proches qui le taxe de harpagon.

C’est peut-être la raison pour laquelle, spéculent certains analystes, Pandino a perdu du terrain face au PDG de SGE. Qui rafle à présent la portion congrue des marchés de BTP au Congo que Jean Jacques Bouya accepte encore de confier aux français, amis blancs de Sassou. Les entreprises chinoises restent toujours en pôle position dans ce secteur. Bien que le PDG de SOCOFRAN ait construit une superbe villa à Oyo, il n’en demeure pas moins vrai qu’il reste en baisse. Pas Samy Maroun, ce maniaque des transactions pétrolières qui serait constament en liaison avec Christel Denis Sassou-N’guesso…

Source : brazzanews

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Brazzanews - dans Congo-Brazzaville PCT
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:12
(Congo-Brazzaville) La maison d'arrêt de Brazzaville : un enfer carcéral au Congo, mais aussi le temple de grand racket...

La maison d’arrêt de Brazzaville: un enfer carcéral au Congo mais aussi le temple de grand racket des prisonniers, by Officiel Brazzanews

La Maison d’arrêt centrale de Brazzaville (MACB), est un établissement pénitentiaire, le plus grand du Congo, construit pour environ 150 prisonniers. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il héberge à ce jour près de 750 prisonniers à la barbe des autorités politiques, judiciaires et militaires !

Elle comprend 6 quartiers et 28 cellules où s’entassent les détenus parfois au nombre de 65 pour une cellule ! La Maison d’arrêt est surpeuplée au point d’avoir enregistré 5 morts rien qu’en 10 mois ! Le grand danger c’est qu’en cas d’épidemie à la Maison d’Arrêt, les morts se compteront par centaines. En plus, le placement des détenus dans les quartiers ne répond à aucune organisation objective ou à une catégorie. Mais, tout dépend de la somme que vous versez aux gendarmes et aux agents de l’admnistration pénitentiaire.

Pour être admis au VIP il faut débourser la somme de 80.000Frs !

La transformation du quartier des mineurs en quartier VIP date de la période correspondant aux arrestations consécutives à l’affaire du 4 Mars 2012. Pour y être admis, il faut débourser la somme de 80.000Frs au titre du loyer payé aux gendarmes ou agents pénitentiers ! Le placement au quartier fonctionnaire et à la cellule 14 est conditionné par le paiment d’une somme allant de 21.000Frs à 45.000Frs ! Les quartiers défavorisés ne sont pas toujours gratuits ! La somme payée pour le loyer varie de 10.000Frs à 15.000Frs.

Les détenus incapables de verser ces sommes, sont soumis à la brimade et autres traitements dégradants. Par ailleurs, si le gros de l’argent que se font racketter les prisonniers échoue dans les poches des administrateurs pénitentiaires, une partie sert tout de même à l’organisation de la cellule et de la vie carcérale. Bien entendu, à l’approvisionnement en produits de première nécessité.

Les tenanciers de la Maison d’Arrêt

Toujours concernant cette Maison d’Arrêt de Brazzaville, elle est dirigée par un directeur ou régisseur, un certain ¨Ngongniélé Lambert¨, secondé par un surveillant général, Mr Kiba, les deux assistés par des agents de l’administration pénitentiaire dont parmi eux, un surnommé ¨Alino¨. Le veinard qui convoite le poste de chef de détention ! La sécurité est assurée par une dizaine de gendarmes qui se relaient pour une durée de 7 jours. Les visites des détenus qui ne sont pas en régime de confinement se font tous les jours, du lundi au dimanche moyennant la somme de 200Frs par visiteur, payable autant de fois qu’il y accède ! La discipline y est de rigueur, sinon vous êtes isolés pour quelques heures ou des jours au quartier disciplinaire, dénommé « Q.D ».

Les mauvais traitements à la Maison d’Arrêt

En dépit de cette rigueur, la plupart du temps, les détenus sont battus avec une violence inouie par les gendarmes et/ou les agents de l’administration pénitentiaire. Nombreux sont soumis à la torture dans un pays ayant ratiffié les conventions internationales contre cette pratique ; à la privation du sommeil en leur aspergeant de l’eau froide au milieu de la nuit ; à des bains de pluies battantes en pleine nuit… ! Les nouveaux arrivants, jeunes pour la majorité, sont frappés et maltraités avant leur placement en cellule (le phénomène « baptème ») ou bien passent leur première nuit au Quartier Disciplinaire (Q.D). Certains en sortent blessés tandis que d’autres avec des membres fracturés ou foulés. Et pour cause, là-bas, le baptème frise l’inhumain ! A la Maison d’Arrêt de Brazzaville, les mauvais traitements ont lieu au vu et au su de tous les agents et prisonniers. Ils peuvent durer des heures. Tout porte à croire qu’ils ont été officialisés ! Les prisonnières ne sont pas en reste, car, elles subissent aussi les mêmes traitements que les hommes.

Les tortionnaires ¨Longangué¨et ¨Régis Massouendé¨


Le groupe de gendarmes le plus célèbre dans le mauvais traitement des prisonniers est celui du Maréchal de Logis-Chef « Longangué », qui se distingue par une violence et cruauté barbares envers les détenus. Lorsqu’il prend la relève, c’est le traumatisme total et la peur dans le ventre des détenus. Un jour, un détenu dénommé ¨Christian¨, accusé de viol, a essuyé plusieurs coups de fouets au pénis jusqu’à écoulement de sang ! Un autre avait été battu nu, comme un vers sortant de terre, en présence des prisonnières, vu que tout ceci a lieu au quartier femme où se trouve le Q.D. Une Dame nommée Huguette a dernièrement été sévèrement battue, mennottes aux poignets, jusqu’à l’intervention d’un colonel, lui même détenu à la Maison d’Arrêt. Malgré les remarques faites au directeur et au surveillant, aucun changement n’a été constaté. Certains éléments de l’ex-colonel Ntsourou ont passé 20 jours au Q.D sur instruction et sans justification aucune. Ce fameux Q.D. n’a ni électricité, ni douches, ni latrines, ni autres commodités.

Au sortir de là, ils ont tous eu droit aux furoncles, maux d’yeux et autres maladies cutanées. Tandis que d’autres (éléments de Marcel Ntsourou) sont encore au régime de confinement dans une cellule après leur passage devant le procureur de la République, et ce, depuis plus de 2 mois. Leurs visiteurs leur apportent la nourriture, et c’est à ce seul moment où ils reçoivent les provisions, qu’ils voient la lumière du jour ! Pour avoir réclamé des meilleurs conditions de détention, ils ont tous été battus le lundi 20 janvier 2014 à 12h. Il s’agit d’officiers et sous-officiers maltraités par les maréchaux de logis agissant sous les ordres du lieutenant « Regis Massouende ». C’est donc dire que les droits de l’homme ne sont que de bonnes paroles dépourvues de sens pour les autorités de la maison d’Arrêt où les traitements dégradants ont lieu tous les jours : c’est un secret de polichinelle !

La Maison d’Arrêt : un « baisodrôme » géant

Qui plus est, une prostitution déguisée a cours à la maison d’Arrêt de Brazzaville entre détenus femmes et hommes avec la complicité des autorités pénitentiaires, moyennant pourboire ! Les prisonniers qui ne sont pas en manque d’argent n’ont donc aucune peine à vider leur gourme. Le pire, selon nos sources, est que certains matchs sexuels se jouent sans botines, étant donné que la plupart des prisonniers sont sans le sou. S’agissant des conditions de couchage des prisonniers, une partie des lits et des matelas fournis par le Projet d’Actions pour le Renforcement de l’Etat de Droit et des Associations (PAREDA), de l’Union Européenne, aurait pris une autre direction. Conséquence, plusieurs prisonniers dorment encore à même le sol à la Maison d’Arrêt de Brazzaville.

Le grand racket des prisonniers

Par ailleurs, qui l’aurait cru ? La justice congolaise (pas comme celle du Cameroun classée comme la plus corrompue au monde), reste de loin l’une des institutions les plus gangrénées par la corruption. En son sein, le record est battu par le parquet qui ne rate aucune occasion pour se remplir les poches. Un magistrat, aujourd’hui patron de la Maison d’Arrêt, à l’époque fonctionnaire au tribunal de Poto-Poto, s’est illustré par des magouilles de toutes sortes, au point d’être déclaré personna non grata dans ce quartier jusqu’à ce jour. « Il aurait baigné dans la vente des terrains d’autrui », soutiennent ses détracteurs ! Autres faits, il se ferait souvent payer, à coup de millions de Cfa, la libération des prisonniers VIP de la Maison d’Arrêt à savoir, les détourneurs de fonds, les chinois amateurs d’ivoire, faussaires camerounais ou nigérians. A cela, il faut ajouter les libanais présents dans tous les coups fourrés à Brazzaville et qui se font choper par la police.

En fait, de tous les prisonniers, ceux qui sont écroués pour escroquerie et vol d’argent sont les préférés puisqu’ils constituent pour ce magistrat, un pactole. C’est sa chasse gardée ! Le cas du chinois collectionneur et vendeur d’ivoires dont la libération aurait été échangée contre quelques millions de Fcfa. Idem pour la libération du détenu arrêté par Intepol à Kinshasa pour vol de 475 millions de Fcfa au ministère des Eaux et Forêts de Henri Djombo, alors que cette affaire a coûté la liberté à deux officiers accusés à tort, les colonels Bongoye et Okhia. Ledit magistrat aurait en plus bénéficié dans cette transaction, d’une maison à Kinshasa où il s’est rendu dernièrement, le Samedi surpassé.

La légèreté des magistrats congolais est devenue tellement criarde que certains OPJ ne mettent plus les gants pour la dénoncer. Un officier de police exerçant au commissariat central ne s’est pas gêné de déclarer un jour : « pour la libération des malfrats déférés à la Maison d’Arrêt, certains magistrats empochent les sommes dérisoires que les policiers refusent de prendre, comme si ces derniers savent arrêter les bandits et peuvent les appréhender quand ils sont armés » ! Quelle honte ! Tous les prisonniers ou presque sortent de cet établissement pénitentiaire après avoir octroyé des sommes aux magistrats. La chasse aux clients est menée par des démarcheurs, des courtiers, eux-mêmes commis de justice.

Plus triste encore, ces écuries raquettes bien souvent les prisonniers sans suite favorable si ce n’est pour augmenter les mises ! Ainsi un véritable business et chantage a lieu autour du prisonnier à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Mais, que peuvent les pauvres prisonniers étant entendu que la liberté n’a pas de prix ! Pour des cas très graves, les magistrats demandent, avant la libération du prisonnier, la possibilité pour la famille de ce dernier d’offrir à leur enfant un voyage à l’étranger aussitôt mis hors de la Maison d’Arrêt, question de ne pas s’attirer les foudres des plaignants. Tout est donc possible avec les magistrats congolais qui ne refusent rien à qui a les poches bien pleines ! Pourtant, il faut voir comment donnent-ils des leçons aux journalistes convoqués devant leur tribunal.

Daniel Nsion (Brazza-news)

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Daniel Nsion - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:39
(Congo-Brazzaville) APPOLINAIRE NGOLONGOLO : « RÉPONSE À THÉOPHILE OBENGA, HISTORIEN, ÉCRIVAIN, LINGUISTE ET ÉGYPTOLOGUE ».

En affirmant récemment : « qu’il n’y a aucun mal à modifier la Constitution du Congo, et qu’elle est cette Constitution dans ce monde qui n’a jamais été amendée ? » notre éminent égyptologue a ; soit fait une crise d’amnésie, soit il n’a pas cerné le problème fondamental qui mine la vie politique congolaise depuis des décennies et qui empêche le peuple congolais, d’accéder au bien être social. Cela veut dire que notre égyptologue fait partie du problème.


Appolinaire N'Golongolo, Écrivain, journaliste congolais.

Le problème au Congo-Brazzaville remonte à 1963. Depuis cette date, qui correspond à la chute du président Fulbert Youlou, aucune Constitution n’a jamais été appliquée. L’accession au pouvoir se fait par la conspiration et par effraction, sauf en 1992 avec l’élection de Pascal Lissouba à la présidence de la République. Les consultations électorales sont entachées d’irrégularités et de fraudes. La responsabilité de cette situation incombe aux dirigeants politiques du pays, qui n’ont jamais eu le courage ni l’honnêteté intellectuelle, de demander au peuple congolais de se prononcer librement, sans pression sur ses choix politiques. La médiocrité de ces dirigeants politiques est connue du peuple congolais. La sortie pour le moins rocambolesque de notre éminent philosophe ne souscrit-elle pas à cette médiocrité ?

Bien sûr que dans plusieurs pays du monde, les Constitutions sont amendées, mais la question fondamentale qui se pose au Congo, ce n’est pas celle de l’amendement de la Constitution, mais celle de son application, ce qui n’a jamais été le cas depuis des décennies. Quand, la loi aura-t-elle enfin, au Congo, un droit de cité ? Notre écrivain-philosophe semble avoir éludé la question suivante : Pourquoi, quand et comment une Constitution doit-elle être amendée ? On ne modifie pas les règles de jeux pendant le déroulement du jeu, autrement dit, c’est un mépris du peuple congolais et une ignorance totale des principes démocratiques.

Si on se fie aux déclarations de Théophile Obenga, les dirigeants politiques congolais pourraient en 2016 continuer à transgresser les lois. L’enjeu en 2016, c’est la crédibilité du Congo en Afrique et dans le monde. Pour que cette crédibilité soit effective, la classe dirigeante au pouvoir doit cesser d’agir comme dans une jungle. On ne peut pas manipuler la loi fondamentale, qui permet la stabilité, la sécurité, la paix et le progrès économique et social d’un pays, au gré des humeurs, des caprices, des ambitions incontrôlées et des intérêts partisans. Cette manipulation doit cesser, si non le peuple congolais continuera à subir sans fin, le dictat de dirigeants politiques périmés et incompétents.

En s’interrogeant : « Qui va remplacer Sassou et quel leader a une assise nationale pour maîtriser le pays ? » Théophile Obenga s’enlise dans l’amnésie. La stabilité, la crédibilité et le développement économique et social du Congo ne passe pas par un quelconque messie, mais par le vote libre du peuple congolais et par le respect et l’application des lois. Ce n’est pas à Sassou-Nguesso de maîtriser le pays, c’est à la loi de le faire, en toute impartialité comme dans toutes les démocraties du monde. Pour qu’une démocratie soit effective, la primauté doit être accordée au respect et à l’application des lois. Or, notre brillant écrivain-linguiste semble l’ignorer.

Si cette manipulation de la Constitution venait à se produire, elle aurait pour effet, de condamner le Congo à ne jamais monter dans le train du progrès économique et social. Si notre philosophe-linguiste a des lacunes en droit constitutionnel, il a sans doute des compétences en matière d’histoire, pour savoir que le Congo est ravagé, depuis des décennies, par l’injustice, la violence, la corruption et la violation des lois.

L’enjeu, c’est d’épargner à notre pays, l’humiliation chronique de l’autocratie, pour l’introduire enfin dans la modernité. Cela passe impérativement par le respect et l’application des lois mais surtout de la Constitution. Notre peuple a toujours eu la sagesse et l’intelligence qui font défaut aux dirigeants politiques, pour faire une lecture lucide de la situation politique. Après le départ du président Sassou Nguesso en 2016, ce peuple saura élire à la tête du pays, un compatriote compétent et dévoué pour le bien être social de tous. Ces compatriotes éligibles sont nombreux, au Congo et dans le monde. C’est pourquoi, le vide auquel fait allusion notre égyptologue après le départ du président Sassou Nguesso, est une offense au génie créateur de notre peuple.

Le peuple congolais doit parler et s’exprimer librement, parce que la liberté d’expression est un capital que l’on ne doit pas économiser. Comme le disait Horace : « celui qui vit dans la peur ne sera jamais libre ». « Le mot résister doit se conjuguer au présent » comme le disait Lucie Aubrac. Notre éminent linguiste-philosophe-écrivain et les dirigeants politiques qui envisagent de s’éterniser au pouvoir, ne doivent pas oublier, que, si le peuple congolais est traumatisé par les guerres civiles, harcelé par des intimidations, ossifié par la malnutrition et un quotidien semé de privations, les racines de la résistance sont si profondes qu’elles ne cesseront de repousser.

Appolinaire NGOLONGOLO, Journaliste, écrivain.

Source : Nerrati-press

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT