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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:14
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:07
(Congo-Brazzaville) Le hold-up constitutionnel annoncé du dictateur Sassou Nguesso

Sassou Nguesso pensif…bientôt la fin !

Le Congo s’apprête à aborder un virage capital de son histoire politique et constitutionnelle qui s’annonce préoccupant au moment où s’achève théoriquement le mandat « présidentiel » du dictateur Sassou-Nguesso.

Un habitué bien introduit à Mplila et à Oyo, nous confiait à l’issue de l’inutile forum Build Africa suivi de la célébration le 11 février, à Brazzaville du 25ème anniversaire de la signature de l’accord de paix pour l’Afrique australe, que l’autocrate d’Oyo se prépare à rempiler. Coûte que coûte. L’hypothèse de passer la main n’est pas inscrite dans sa psychologie.

Si depuis La Baule le vent de la démocratie avait soufflé en Afrique, aujourd’hui, c’est la mode des tripatouillages constitutionnels, avalisée par certains cercles mafieux français.

Le hold-up constitutionnel annoncé par le dictateur Sassou-Nguesso répond à une demande dont il est le seul à connaître les vraies motivations. Inscrit dans son ADN, la tricherie, pour s’éterniser au pouvoir est son seul dénominateur commun.

S’il est normal de procéder à une révision constitutionnelle, celle que s’apprête à faire subir aux congolais le dictateur Sassou-Nguesso, est tout simplement opportune, et ne repose sur aucune base juridique sérieuse. Elle porte simplement sur la prolongation de son mandat présidentiel.

En droit constitutionnel, deux procédés de modifications constitutionnelles sont possibles: la voie référendaire, et la voie parlementaire.

Minoritaire et largement rejeté par la majorité du pays, le dictateur Sassou-Nguesso choisira, sans aucun doute, la voie parlementaire qui lui permettra de s’accrocher au pouvoir. Ayant nommé lui-même ses parlementaires, la corruption à grande échelle de ces derniers, est du pain béni pour celui qui s’apprête à faire modifier sa propre constitution.

Sassou-Nguesso n’envisage pas une seconde de quitter le pouvoir en 2016, auquel sa constitution de 2002 lui interdit pourtant de se présenter.

Il a commencé par verrouiller l’armée, à intimider l’opposition (plusieurs personnalités sont privées de la liberté d’aller et venir), et se présente comme le parrain sans cagoule du continent en arrosant sans compter, au grand dam de la misère de « son peuple ».

Voulant rester au pouvoir au-delà de 2016 pour un troisième mandat successif, les articles 57, 58 et 185 de sa propre constitution l’empêchent de se représenter pour des raisons liées à l’âge(73 ans en 2016), et pour avoir déjà usurpé deux mandats successifs de 7 ans.

Le peuple congolais n’a plus rien à perdre. Cependant, le dictateur SASSOU-NGUESSO à tout à perdre s’il s’entête à s’accrocher au pouvoir en voulant faire modifier sa constitution.

Sa technique, bien connue, est simple: Il arrose, grâce à la planche à billets et à la manne pétrolière les valets de toutes les régions du Congo qui lui servent de caution morale, et de complices objectifs. Depuis, il multiplie les consultations avec les experts du dimanche en droit constitutionnel pour faire modifier sa constitution à son avantage, en violant(même s’il en a l’habitude) l’article 185 qui interdit toute modification constitutionnelle s’agissant le nombre des mandats.

A défaut d’avoir des idées, les congolais devraient s’inspirer de ce qui se passe au Burkina-Faso. Tout le pays clame en chœur le respect des principes constitutionnels. Acculé devant la pression populaire, et comme toujours, l’Elysée est en quête d’offrir une porte de sortie « honorable » au dictateur Blaise Compaoré. Afin d’épargner le pays du syndrome centrafricain, l’Elysée envisage de le faire parachuter à la tête de la francophonie, en remplacement d’Abdou Diouf.

La peur doit changer de camp. Ce n’est pas au dictateur Sassou-Nguesso de nous imposer un rythme, mais il nous revient de lui imposer notre tempo. Sans stratégie, sans relais, sans leader, sans fric, la chute du dictateur Sassou-Nguesso paraît peu plausible. Seul notre courage serait susceptible de l’évincer.

Le tripatouillage constitutionnel est une technique de monopolisation du pouvoir par tous les dictateurs, et un instrument de pérennisation d’un système politique mafieux, qui renvoie aux calendes grecques les préoccupations populaires.

Si toute constitution est une œuvre humaine, elle est faite pour être adaptée à l’évolution de la société. Ce qui est loin de correspondre aux « aspirations » du dictateur Sassou-Nguesso. A défaut de prôner l’alternance qu’il méconnaît, l’autocrate d’Oyo cherche à manipuler les textes.

Sassou-Nguesso s’apprête à conserver le pouvoir, comme il conserve l’appareil génital de Pierre Anga, après avoir marché et craché sur sa dépouille à Oyo, en disant: « Viens prendre le pouvoir ».

Ce dictateur en voie de disparition est prêt à tout. Réussira-t-il à faire un bras d’honneur à plus de trois millions de congolais?

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:01
Congo-Brazzaville : Un pays des "Biens Mal Acquis" (BMA) qui s'offre le "Forum Forbes Afrique 2013".

La capitale du Congo Brazzaville s’offre son « forum international » le 23 juillet 2013, un forum dénommé « Forbes Afrique » qui sera animé par la journaliste française, Christine Ockrent en présence de personnalités de premier plan comme l’ancien secrétaire général des « Nations Unies », Koffi Annan, l’ancien patron de la « United Bank for African » Toni Elimu, le patron de « Africa Search », Didier Acoutey. Ce « forum » réunira de nombreuses personnalités pour parler de « l'émergence des classes moyennes en Afrique ». Source : « Français de l'étranger ».

L’événement, baptisé « Forum Forbes Afrique 2013 » sera organisé le mardi 23 juillet 2013 par le prestigieux « Forbes Magazine », via sa franchise « Forbes Afrique » lancée tout juste il y a un an à Brazzaville en présence de personnalités fortes de la « françafrique » comme Dominique de Villepin et Jean Pierre Raffarin. S’il n’est pas l’initiateur direct de la messe, l’État congolais dirigé par le tout puissant dictateur Denis Sassou Nguesso a dépêché des émissaires dans les pays africains avec des cartons d’invitation adressés au plus haut niveau. Animatrice désignée, la belge Christine Ockrent est la guest star de l’événement qui fait doublon au « New York Forum for Africa » tenu il y a quelques semaines à Libreville. Après Brazzaville à qui le tour ?


CINQ CHEFS D'ÉTAT AFRICAINS ATTENDUS

Au moins cinq chefs d’État africains dont le président Denis Sassou Nguesso du Congo sont annoncés au « Forum Forbes Afrique 2013 », qui s’ouvre demain mardi 23 juillet 2013 à Brazzaville, la capitale congolaise :

- Les présidents Macky sall du Sénégal et Jacob Zuma d'Afrique du sud sont déjà arrivés à Brazzaville ce lundi 22 juillet 2013. Selon le programme du protocole de la présidence congolaise, le président ghanéen John Dramani Mahama est attendu à Brazzaville en début de soirée : Les présidents Joseph Kabila Kabangé de la RD Congo, et son homologue Burkinabè Blaise Compaoré, sont aussi annoncés dans la capitale congolaise.

- D'autres hautes personnalités comme l'ancien secrétaire des « Nations Unies » Kofi Annan, Andrew young, 14ème Ambassadeur des États Unies auprès des « Nations Unies » sont également attendus à ce forum organisé par le Magazine américain « Forbes », à travers son antenne « Forbes Afrique ».

C'est en 2012, que le groupe « Forbes » avait lancé son édition africaine en français « Forbes Afrique », éditée à Brazzaville au Congo, tandis que l'édition africaine en anglaise « Forbes Africa » a été lancée en 2011 à Johannesburg en Afrique du sud. Créée en 1917, la revue américaine « Forbes » est spécialisée dans les informations économiques et le classement des fortunes, rappelle-t-on.


CODE « UMP SOUSCRIPTION COPÉ »

Aucun officiel français ne sera de la partie au « Forum Forbes Afrique 2013 », mais, curieusement, les membres de l'« UMP » s'invitent, en effet, après Rachida Dati c'est au tour de Jean François Copé de se rendre à Brazzaville, ce tricheur sera à Brazzaville, officiellement, pour rencontrer Denis Sassou Nguesso.

Autre fait marquant son déplacement, Jean-François Copé prétend être en possession de plusieurs millions d’euros de promesses de dons, a annoncé le président élu de l’« UMP » lors d’une conférence de presse improvisée. « Nous allons prendre contact avec chacun de ces généreux donateurs qui nous ont écrit et mettre en place un système rapide et transparent de transfert de fonds, très rapidement ». La plupart des propositions émanent de mécènes français domiciliés au Nigeria, en Côte d’Ivoire ainsi que dans d’autres pays d’Afrique selon les premières informations. Jean-François Copé a annoncé qu’il allait se rendre très prochainement dans les pays concernés afin que certaines formalités financières seront très vite réglées.


LE COUPLE KOUCHNER-OCKRENT

Le couple Kouchner-Ockrent n’a pas fini de profiter de la misère des Africains. Et pour cause. Après le rapport d’audit de 24 pages (annexes comprises) facturé 400 000 euros par l’ex-« French doctor » à Omar Bongo du Gabon en août 2004, c’est maintenant au tour de son épouse, (l’ex-journaliste ?) Christine Ockrent d’aller se servir auprès de Denis Sassou N’Guesso sous le couvert du Magazine « Forbes Afrique ». Elle s’était déjà rendue à Brazzaville pour le lancement dudit Magazine, en juillet 2012, et elle va à nouveau s’y rendre, le 23 juillet 2013, cette fois pour y animer la première édition de son « Forum Forbes Afrique » sur « L’émergence des classes en moyennes en Afrique ». Il s’agit en réalité d’une opération de communication destinée à promouvoir l’image d’un vieux dictateur sanguinaire et corrompu qui pille son pays et condamne son peuple à la misère depuis 30 ans, et qui rêve de modifier la Constitution pour rester au pouvoir à vie.


INTERROGATIONS

Combien Mademoiselle Christine Ockrent a-t-elle reçu du dictateur congolais pour accepter de faire ce sale job après le scandale provoqué par les (faux) rapports de Bernard Kouchner sur le système de santé gabonais ? Cette question doit être également posée à l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ainsi qu’à l’ancien Directeur général de l’« Agence française de développement » « Dov Zérah et au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la « Francophonie » Abdou Diouf, qui prendront eux aussi place le 22 juillet 2013 à bord d’un vol spécial affrété par le dictateur congolais, toujours sous le couvert du fameux Magazine « Forbes Afrique ».

Par ailleurs, 70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, un médecin gagne 80 000 francs CFA par mois (moins de 150 euros) et le pays est classé 142ème à l’« Indicateur de développement humain (IDH) » du « PNUD ». Combien de « classes moyennes émergentes » dans ce pays des « Biens Mal Acquis » ?


NOTE :

« Forbes Afrique Magazine » sera diffusée dans 23 pays francophones d’Afrique et sur d’autres continents, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, selon son rédacteur en chef Michel Lobé Ewané. Ce « magazine » devrait d’abord être un bimensuel et s’il trouve ses lecteurs devenir mensuel, a expliqué à l’AFP un de ses responsables. En 2011, le groupe « Forbes ». a déjà lancé une édition africaine en anglais, « Forbes Africa ». éditée à Johannesburg en partenariat avec un groupe sud africain.

(Extrait du RÉSEAU NERRATI-PRESS)

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Nerrati-press - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:11
[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso, grand organisateur de spectacles

Il y a belle lurette que Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » ne pensent plus et ne réfléchissent plus aux grands défis du Congo-Brazzaville à l’instar de la santé, l’éducation, l’emploi, le logement, l’assainissement urbain et la protection de l’environnement. Ils chantent l’air du temps. Ils font désormais dans l’événementiel. Celui qui domine dans les sphères dirigeantes de l’heure. Ils viennent de changer de partition. Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » se sont découvert une nouvelle vocation : l’organisation de spectacles à grands renforts de publicité.

Fêtes à gogo au Congo
Non il ne s’agit pas du roman de Jean Bruce « Congo à gogo ». Il s’agit du grotesque « féti na féti », un concept assimilé par les idéologues des loisirs que compte l’entourage de l’ex-marxiste-primitif de L’Alima.

Au Congo-Brazzaville, il ne se passe plus de mois sans que ne soit annoncée la tenue d’un colloque, d’une commémoration, d’une conférence, d’un sommet, d’un symposium ou d’un forum. C’est devenu une véritable passion pour Sassou Nguesso et ses thuriféraires, décidés de prendre leurs compatriotes pour des gogos en organisant des fêtes à...gogo. Ces cérémonies grandiloquentes et budgétivores ont pour objectif de ceindre de lauriers le front du locataire de Mpila et de soigner à l’international son image entachée par la dictature. Tout le monde est gagnant, aussi bien ceux qui organisent à Brazzaville des colloques sans grand intérêt sinon celui d’inviter des personnalités connues (lire l’ article de mwinda.org), ces mêmes invités qui repartent les poches pleines et, enfin, les hôtels des dignitaires du pouvoir qui affichent complet. Il s’agit bel et bien d’une corruption à tour de bras, aux frais de la princesse. En dépit DE la misère galopante au Congo, Sassou a tellement d’argent qu’il ne sait plus quoi en faire... « Ah ces nègres ! » doivent se dire Attias, Durand, Ockrent et compagnie quand ils voient la détresse dans laquelle leur généreux hôte a plongé ses compatriotes.

Les « Blancs » de service
« Plus inattendue, pour les non-initiés, la présence à ces cérémonies orchestrées par Richard Attias et Cécilia Attias ex Sarkozy d’hommes politiques tels Jean-François Copé, Michel Rocard, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin et d’une poignée de vétérans du PAF et de l’arène médiatique hexagonale saisis sur le tard par le virus africain, tels Charles Villeneuve, élevé à la dignité de M. Loyal du Cérémonial Christine Ockrent, Etienne Mougeotte ou Guillaume Durand. Lequel animera avec une éprouvante désinvolture la table ronde des Nobel » (L’Express.fr, 12 février 2014).

Au cours de la grand’messe pour la commémoration du 25è anniversaire de l’accord tripartite Angola-Cuba-Afrique du sud, Sassou Nguesso a annoncé la création d’une fondation pour la paix. Est-ce le prélude d’une retraite politique ou prétexte pour d’autres colloques ou forums à venir ?


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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B. Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 09:25
[Afrique/Congo-Brazzaville/RDCongo] Livre : Blanchissez-moi tous ces nègres

Par Serge Bilé

On a tout dit sur les femmes noires qui se blanchissent la peau, qu’elles sont complexées, masochistes, et surtout inconscientes des dangers que leur font courir ces pratiques : hypertension, stérilité, problèmes osseux, voire cancers. On a tout dit, sauf que les femmes mais aussi les hommes qui se dépigmentent, sont d’abord les victimes d’une addiction orchestrée par des avants fous qui s’ingénièrent, dès le XVIIIe siècle, à « blanchir les nègres » pour de vrai. En France, on les plongeait dans un bain d’acide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate d’argent, alors qu’aux Etats-Unis, on les décapait aux rayons X, provoquant chez les cobayes de graves brûlures et souffrances. Ces expériences ont, au fil des siècles, laissé croire à certains Noirs, déboussolés par l’esclavage, qu’ils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie, en s’induisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes.

Ce livre retrace l’incroyable histoire du blanchiment et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, s’est imposé à des millions de gens, accrocs désormais à une drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie.

Serge Bilé, Blanchissez-moi tous ces nègres, Pascal Galodé éditeurs, Saint-Malo, 2010

ISBN : 978-2-35593-082-9

http://www.pascalgalodeediteurs.com/

[Afrique/Congo-Brazzaville/RDCongo] Livre : Blanchissez-moi tous ces nègres
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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:26
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 19:36
Afrique/Congo-Brazzaville : Pour qui travaillent les dirigeants africains ?

Par Franck Cana

Dans un XXI eme siècle bien engagé, de nombreux pays africains accusent un important retard en ce qui concerne le progrès industriel, la recherche médicale, la sécurité alimentaire, la protection de la population ou encore l'amélioration des conditions de vie de leurs citoyens. Dès lors, d'aucuns estiment que la compréhension des causes de ce retard irrationnel devient un impératif. Cela, dans la mesure ou l'Afrique demeure le continent le plus riche sur la planète en ressources naturelles qui ont par ailleurs permis à l'occident de se développer et maintenir le cap jusqu'à ce jour. Mais, sachant que le résultat est toujours au bout du travail, il serait illusoire de croire que le développement sortira ex nihilo, faisant fi de la bonne volonté. En commençant par celle des dirigeants africains qui laisse encore à désirer.

A l'instar de ce chef d'état qui a fait construire un somptueux établissement scolaire dans le district de Chengduo à Yushu en Chine et que cette dernière a réceptionnée au titre de l'amitié entre son pays sous-développé inscrit au point d'achèvement PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et la Chine. Bien évidemment, tout ceci sans l'accord de ses compatriotes dépourvus d'université de qualité et dont 90 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon les organismes des nations unies. Et, le questionnement sur le travail des dirigeants africains a encore du sens lorsqu'on assiste à des actes que ces derniers posent et que sous d'autres cieux les autorités ne se permettraient de faire. Pour preuve, cet autre chef d'état qui après avoir été fait docteur honoris causa de l'université Lyon III en France offrit à cette dernière un chèque de 300 millions de francs cfa alors qu'au même moment dans son pays les étudiants entamaient leur 6eme mois de grève. Ces derniers réclamant principalement le règlement de leurs arriérés de bourses.

Il est courant de voir certaines autorités africaines se déplacer avec des suites pléthoriques comprenant l'essentiel de leurs familles sans pour autant que ces pérégrinations de prestige ne parviennent à changer la vie de leurs concitoyens. D'autres ont amassé des fortunes, fermé les yeux ou encouragé l'enrichissement illicite des membres de leurs familles et de leurs sbires. Pas étonnant qu'une instruction liée aux biens mal acquis avec l'argent des africains soit toujours en cours en France.

Un rapport publié par l'organisme financier euro-américain Global Financial Integrity (GFI) démontre qu'en 38 ans, 854 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique vers les places financières occidentales par les africains avec l'aide des occidentaux. Les estimations montrent que l'argent détourné entre 1970 et 2008 suffirait à effacer la totalité de la dette extérieure africaine évaluée à près de 260 milliards de dollars, prévoir 600 milliards de dollars pour la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance. Ces milliers de milliards de dollars transférés en occident et qui concourent au développement de ce dernier, précise l'organisme, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale, de la corruption et du blanchiment d'argent.

Paradoxalement, l'Asie a mis 30 ans à se relever du chaos sans avoir à sa disposition les mêmes richesses que celles du continent africain. Sous-développés hier, les pays comme l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud ou la Chine se sont hissés au sommet du développement, améliorant considérablement le niveau de vie de leurs populations. De mémoire, en 1970, le PIB (produit intérieur brut) de la Corée du Sud et de la Corée du Nord réunis était inférieur à celui du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. D'autre part, nous gardons le souvenir de l'aide alimentaire apportée en 1976 par le Zaïre du président Joseph Désiré Mobutu à la Chine de Mao en crise.

Des pays comme le Vietnam, brisé par une longue guerre, ayant pour principale richesse le riz et ses eaux poissonneuses entrent dans l'émergence avec une monnaie 27 fois inférieure au franc cfa des pays d'Afrique francophone qui demeurent dans le sous-développement affirmé. En outre, les institutions financières internationales attestent qu'entre 1974 et 2008, la République du Gabon et le Qatar ont perçu les mêmes sommes d'argent en termes de revenus pétroliers. Qu'ont fait les gabonais qui manquent aujourd'hui de l'essentiel de leur argent ?

Condamnant une sorte d'idiosyncrasie de la classe dirigeante africaine, d'aucuns parmi les économistes considèrent que l'Afrique se dit en situation de dépendance, elle se dit pauvre et très endettée alors que ses autorités continuent d'envoyer les ressources nationales dans les pays qui sont paradoxalement leurs créanciers et d'où sont expulsés des Africains parce que sans-papiers.

A noter également, l'absence notable de réactions des autorités subsahariennes face aux souffrances, humiliations, brimades et tortures infligées aux africains noirs par les maghrébins en Afrique du Nord. Une insupportable absence d'assistance des autorités à leurs ressortissants qui a poussé Fabien Didier Yene, témoin et victime au Maroc de ces crimes et violations des droits de l'homme, à exposer ce « martyre noir africain » dans son ouvrage « Migrant au pied du mur » publié aux éditions Seguier en France.

Quant à la paix, elle demeure aux abonnés absents, périodique ou à la carte pour les états extérieurs à l'Afrique australe. Regroupés au sein de l'Union Africaine, financée à 77% par des fonds occidentaux, les dirigeants africains s'avèrent incapables de faire appliquer leurs propres textes. En effet, les coups d'états se succèdent et donnent toujours lieu à une condamnation de pure forme avant la réintégration des putschistes dans le sérail. Rien que ces dernières années, l'Afrique a connu une myriade de renversements anticonstitutionnels de présidences comme en Centrafrique, en Guinée Bissau, en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, en Libye, en Égypte ou de nouveau en Centrafrique. Actuellement, le chaos en Centrafrique fait des milliers de morts et au Sud Soudan, la tentative de coup d'état de l'ancien vice-président, Riek Machar, contre le président Salva Kiir a déjà fait près de 15.000 morts et 700.000 réfugiés jetés sur les routes et dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés. La République démocratique du Congo agressée par plusieurs états depuis 15 ans à travers plusieurs groupes rebelles ayant causé la perte de plus de 10 millions de congolais, a été abandonnée à son triste sort avec la présence passive de 20.000 casques bleus de l'ONU.

En ce qui concerne le domaine sanitaire, dans de nombreux pays l'état n'est pas encore à même d'assurer les soins de santé primaires aux populations. Les structures sanitaires font toujours défaut au même titre que l'équipement et le personnel formé. A ce sujet, le cancérologue Claude Maylin, conseiller spécial en matière de santé à la présidence de la République du Congo souligne le manque de volonté politique dans ce domaine. Il estime pourtant avoir interpellé les autorités avec insistance pour que le nombre de médecins formés par année puisse passer de 20 à 150 environ pour couvrir les besoins hospitaliers. Sans résultat pour le moment ! « Ce n'est pas une affaire d'argent, mais de volonté politique...D'ailleurs, c'est sans doute l'une des premières décisions que j'aurais prise si on me nommait Ministre de la Santé. »

Qu'à cela ne tienne, désormais l'espoir africain résiderait dans les projets concrets tels celui de la cimenterie du magnat nigérian Aliko Dangoté au Cameroun qui fera baisser le prix du sac de ciment d'environ 3500 à 1000 francs cfa pour les camerounais. Le début de la coopération Sud-Sud entre la Côte-d'Ivoire et la Guinée Équatoriale dans le domaine agricole et celui des hydrocarbures s'annonce également prometteur.

Du coté de la République démocratique du Congo, avec la bancarisation du règlement des salaires des fonctionnaires, le gouvernement du président Joseph Kabila et son premier ministre Augustin Matata Ponyo, vient de réaliser une prouesse. Depuis belle lurette, les congolais se plaignaient d’être rackettés par des agents véreux au moment de la perception à la main de leur paie. Cette pénitence ainsi que la phlébotomie causée aux finances publiques viennent de prendre fin avec la modernisation, par le virement sur le compte bancaire du fonctionnaire, du règlement des salaires de la fonction publique.

Au Congo Brazzaville, les importants revenus pétroliers n'ont pas toujours permis à la population d’être convenablement fournie en électricité, en eau potable, d'avoir droit à une bonne éducation, d'avoir accès aux soins de santé de qualité, ou d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire pourtant jadis promise à grand bruit. De ce fait, pour y parvenir, les regards sont désormais rivés vers la bonne gestion espérée de l'entreprise Congo Iron dirigée par Aimé Emmanuel Yoka Fils. Cette nouvelle entité économique est dorénavant chargée de piloter le projet Mbalam-Nabeba du plus important gisement de fer. Projet qui devrait rapporter à moyen terme pas moins de 4,7 milliards de dollars qui serviront également à l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise, comme l'a laissé entendre son responsable.

Si les attentent demeurent entières du Maghreb à l'Afrique centrale, les pays de l'Afrique australe, regroupés au sein de la SADC, avancent à grand pas vers l'émergence pour y rejoindre l'Afrique du Sud. Les économies telles que celles de l'Angola ou émigrent chaque année des dizaines de milliers de portugais à la recherche d'une vie meilleure, du Mozambique, du Botswana ou de la Zambie sont florissantes. Pour autant, l'idéal serait que le reste de l'Afrique parvienne à offrir a ses fils des infrastructures, l'emploi, la paix et une meilleure répartition de la richesse. Car à ce jour, la croissance à deux chiffres qu'on y trouve, profite uniquement à l'élite, aux grands groupes et aux multinationales.

Franck CANA " Analyste sociopolitique"

cana.franck@orange.fr

Publications :

« L'aube de l'odyssée, » éditions La Bruyère, Paris

« Opération Restore Hope, » éditions La Bruyère, Paris

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 19:31

Afrique/Congo-Brazzaville/Centrafrique : Quel gâchis... pour la RCA

Quel gâchis… pour la RCA !

Nous l’avons prévu et avons espéré que Mama Catherine SAMBA PANZA, la présidente élue par le Parlement de transition de RCA ne franchirait pas le pas. Hélas, il semble que son premier voyage officiel de Présidente de la Républicaine Centrafricaine sera pour Sassou Nguesso. Pour aller recevoir le chèque de contribution de 50 millions d’euros offert par Sassou Nguesso et non par le Congo puisque cette contribution n’a pas été votée par l’Assemblée Nationale qui d’ailleurs a été nommée par lui.

Dommage que Mama Catherine SAMBA PANZA n’a pas compris le jeu de Monsieur Sassou Nguesso pour son pays.

- Premier voyage de BOZIZE après la prise de pouvoir : chez Sassou Nguesso.
Le président BOZIZE avait été mis en place par Sassou Nguesso et Omar Bongo. Le premier voyage de Bozizé fut d’ailleurs d’aller voir son frère Sassou Nguesso. Après lui avoir donné des sous, beaucoup de sous, et voyant que Bozizé devenait un peu trop indépendant, il y a eu la création de la SELEKA pour lui faire comprendre qu’il était sur un siège éjectable.

- Premier voyage après la prise de pouvoir de DJOTODIA : chez Sassou Nguesso.
Puis vint DJOTODIA après la victoire de la SELEKA dont le débarquement de BOZIZE fut scellé à Libreville. Le premier voyage de DJOTODIA fut d’aller remercier Sassou Nguesso à Oyo.

- Premier voyage de Catherine SAMBA PANZA : chez Sassou Nguesso.
Voyant aussi qu’il ne faisait pas trop le jeu de Sassou, la SELEKA a été infiltrée. La suite est connue. DJOTODIA a été débarqué après la convocation du Parlement de transition de RCA au Tchad où il a été sommé de constater la démission de DJOTODIA et d’élire Mama Catherine SAMBA PANZA à la tête de l’Etat de RCA.

Pour son premier voyage, Mama Catherine SAMBA PANZA se rend chez… Sassou Nguesso. Depuis, les violences ont redoublé à Bangui… en s’excusant :

"C’est un Séléka", "il est infiltré !",

exactement ce que disaient les Cobras de Sassou Nguesso dans sa guerre contre les civils du Sud Congo. Les mêmes méthodes, les mêmes slogans et les mêmes excuses.

Avons-nous cru trop rapidement que Mama Catherine SAMBA PANZA pouvait aider la RCA à s’en sortir en lui faisant des éloges…? Parce qu’à chaque fois qu’un Président de la RCA se déplace chez Sassou Nguesso, il se repart avec beaucoup de millions d’euros dans les malettes. Et à chaque fois, les tensions se ravivent de plus belle à Bangui. Aujourd’hui, une partie de la SELEKA se campe au nord du Congo. Pour quelle raison et sur ordre de qui ?

Si on s’en tient à l’adage “jamais deux sans trois”, alors, là c’est un vrai gâchis… Mais une maman a beaucoup de ressources… Aussi, nous continuons d’espérer pour le Peuple de RCA qu’il retrouve la paix, l’unité et surtout la sécurité.

La France hausse le ton

La crise de RCA se radicalise puisque les deux communautés (Chrétiens au Sud et Musulmans au Nord) revendiquent la partition du pays. Il semble que la Seleka dite "originelle" est mise hors de cause sur les violences atroces. C’est la raison pour laquelle la communauté internationale par le biais de l’armée française met pression sur les anti-balaka. Par-là, il faut entendre les hommes de l’ancien président Bozizé qui prennent refuge après leur forfait dans le nord du Congo contrôlé par les miliciens Cobras. D’où la déclaration du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian à Brazzaville sans grande précaution diplomatique : « La ligne de la France en Centrafrique est claire. Sa mission est de faire que la sécurité revienne, que le désarmement (des milices) ait lieu et se fasse de façon impartiale, et que la transition politique puisse se mettre en œuvre pour que ce pays retrouve enfin un minimum de sécurité et des conditions humanitaires acceptables. »

Si la France ne prend pas l’ampleur de cette crise, il y a le risque majeur de l’enlisement… Mais Paris peut-il se le permettre ?

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali à Brazzaville, le 09/02/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

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Paulibe Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Centrafrique
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:18
CONGO-BRAZZAVILLE : PSYCHANALYSE D’UN PRESIDENT EN FIN DE PARCOURS

CONGO-BRAZZAVILLE : PSYCHANALYSE D’UN PRESIDENT EN FIN DE PARCOURS Par N’tekolo Menga

Par N’tekolo Menga

Le sinistre Sassou Nguesso

Sassou Nguesso en vieillissant parle ; il parle beaucoup. En parlant de lui-même, il révèle au monde mais surtout à son peuple sa nature profonde et son véritable trait de caractère. La première piste d’exploration de ce sulfureux personnage tient de la trace indélébile évidente laissée par son contexte de naissance qui procède de la complexité de son univers mental et psychologique. Ainsi, s’est forgé en lui une grille de lecture culturelle en déphasage conceptuel d’avec les paramètres qui fondent les outils d’analyse les plus ordinaires des réalités de notre époque.

Sassou Nuesso est né dans ce qu’il apparaît, selon toute vraisemblance, comme un campement au bord de la forêt du fleuve Alima proche d’un village actuellement appelé Edou, fait de peuples pécheurs-cueilleurs. Et là commence toute l’histoire d’un homme dont le profil psychologique cache mal les peines, les complexes et les frustrations accumulées avec le temps. C’est une des clés pour mieux comprendre les ressorts de son fonctionnement d’adulte porté par une perception de la vie plutôt fondée sur un fort désir de vengeance, d’animosité et de peur viscérale à se regarder soi-même à travers le miroir qui est l’autre à la fois différent et complémentaire, et non une menace qu’il faut à tout prix détruire.

Sassou Nguesso répète à l’envi au premier arrivant sinon au dernier de ses hôtes de passage que lui, enfant, a beaucoup souffert, traversant le fleuve Alima à la nage d’une main tandis que l’autre [main] se chargeait de porter les vêtements et le kit scolaire, avant de parcourir une centaine de kilomètres de distance à pieds nus pour rejoindre son école où il apprend à faire avec la langue du colonisateur blanc ; laquelle langue, pour un ex-colonisé, représentait ou représente encore le premier viol de l’intimité de la personnalité du jeune enfant qui aurait voulu hériter du savoir et de la culture souche de ses parents dont la langue maternelle est la moelle épinière.

S’agissant des parents, un fort soupçon raconte que le père géniteur notamment, est porté disparu. Il serait venu ou du Soudan, peut-être de Dahomey du côté de la Côte d’Ivoire actuelle, ou encore du Benin. Personne, en tout cas officiellement, n’en sait pas davantage. Il ne faut guère espérer que la vérité sur cette zone d’ombre soit connue un jour tant le culte du secret est une des règles d’or de vie de cet homme froid et déformé par son profil de formation de flic à la roumaine.

Ces souvenirs d’une enfance pénible et vécu comme une corvée ne semblent pas avoir été assumés de bon con cœur. Bien au contraire, ils ont visiblement marqué la conscience d’un homme qui en découvrant la vie dans d’autres contrées du Congo de l’AEF où les études l’ont conduit, à savoir Dolisie, à l’époque petite bourgade bien aménagée et florissant d’un tissu commercial tenu essentiellement par des sujets portugais. Et puis, bien sûr Brazzaville, la ville capitale où, comparée à ce qu’étaient les villages le long du littoral du fleuve Alima, la vie et l’organisation administrative coloniale offraient déjà une espèce de confort à ses habitants de race noire quand bien même ils étaient traités avec mépris en vulgaires indigènes.

Le jeune Sassou sorti fraichement des profondeurs de la forêt vierge équatoriale en a sans doute voulu à l’humanité toute entière. Lui que le hasard du destin a laissé éclore dans un environnement de pure nature, hostile et contraignant s’est construit à partir de ce moment-là, le mental du guerrier vengeur. Patiemment, sans annoncer la moindre ambition, il s’est introduit subrepticement dans les cercles du pouvoir par le truchement de l’armée dont la vocation dans une Afrique en recomposition, était de servir de pilier central pour la consolidation des micros Etats en création.

La suite, tout le monde la connaît. Il a sacrifié tout et tout le monde sur son passage : la fraternité, l’amitié, la loyauté, etc… Prêt à tout, ce qui compte pour lui, c’est d’atteindre des buts qu’il s’est fixé. Ni l’instruction reçue, ni le parcours professionnel n’a pas permis de sédimenter une assise intellectuelle de grande valeur humaniste et ouverte à l’échange, à l’empathie, au désintéressement, ou encore façonné une certaine rigueur morale. Il s’est enfermé dans une bulle, cette forme de refus à se construire une identité qui sublime la vertu comme moyen de dépassement de soi.

Au crépuscule de sa vie, avec une longévité au pouvoir sans pareille dans l’histoire post indépendance du Congo-Brazzaville, aucune bribe, pas la moindre trace d’une pensée politique structurée n’a émergé. Mais, prosaïquement, juste un ramassis de généralités.

Il s’est dédoublé mieux démultiplié, certainement volontairement pour voguer d’un personnage à un autre, en fonction des circonstances et des enjeux, des acteurs en présence et des théâtres d’opérations, toujours tourné vers un but : prendre le pouvoir pour conjurer le sort d’un destin qui a mal commencé ; exercer par propulsion répulsive toute autorité dans un élan maniaco-dépressif qui comble une déficience propre à un trouble de personnalité lié à la recherche d’un repère identitaire perdu ou imaginaire.

Sassou Nguesso, à force de démultiplication, a fini par échapper à l’indispensable connexion avec l’essentiel qui est en chacun : l’être intérieur. S’il sait au millimètre près ce qu’il veut (le pouvoir), il ne sait pas ce qu’il aime. Même pas ses enfants. Il n’en a quasiment élevé aucun. En tout cas, pour ce qui concerne ceux et celles de ses enfants qui se réclament de sa descendance directe, pour la plupart reconnus bien longtemps après leur naissance. Il a fait le choix de ne pas aimer, au risque de tomber amoureux et donc de nourrir de la compassion et du ressenti affectif.

Une question pour le moins iconoclaste peut se poser. Sassou est-il de bonne foi ? Allons-y ! Sassou Denis, devenu Sassou Nguesso Denis, du fond de sa personnalité complexe est peut-être de bonne foi lorsqu’il avance qu’il travaille bien, qu’il a tout donné à ce pays, que ce sont les autres (ceux/celles qui le critiquent) qui seraient, de son point de vue, malhonnêtes et donc de mauvaise foi.

Cette approche d’analyse s’appuie sur la rapide démonstration des lointaines origines des ressorts qui ont forgé le socle intérieur de l’homme Sassou Nguesso. Comment comprendre autrement que lui clame à qui veut l’entendre que les routes, les écoles, les hôpitaux, les aéroports, les sociétés (entreprises) et tout ce qui fait le Congo d’aujourd’hui existent bel et bien. Certes de façon insuffisante et souvent en mauvais état de réalisation ou de fonctionnement, mais ça existe. Pour lui, c’est cela son bilan, positif. Ce que lui n’a pas connu dans sa cuvette natale à Edou.

Sassou Nguesso se sent blessé, offusqué et offensé lorsqu’il lui est fait le reproche sur la pénurie d’eau d’électricité, de carburant ou encore l’existence des marres d’eau qui rendent la circulation chaotique sur Brazzaville par exemple après une pluie. Il faut l’entendre rétorquer que les gens (le peuple) n’ont aucune raison de se plaindre d’autant que chez lui (entendez sa résidence de Mpila) aussi des délestages d’électricité sont légions et on trouve des marres d’eau sur toutes les voies de circulation à Mpila y compris devant sa fameuse résidence. Cela est bien vrai !

Ne pas le comprendre, c’est passer à côté d’une dimension primordiale qui met en évidence la psychologie d’un enfant, a la naissance livré aux fourches caudines de la pauvreté et de l’oubli, que l’histoire a hissé à la plus haute marche de l’ascenseur social de son pays pour en faire un Président, hélas dictateur nombriliste de triste mémoire et kleptomane, par correction.

Ironie du sort. L’histoire de Sassou finira là où elle a commencé ; à Edou. En 2016, après son départ, il y a très peu d’alternatives que ce vieil homme fatigué et chargé de lourds contentieux historiques trouve pour sa retraite un accueil délirant à Madingou, à Lékana, à Hinda,… sinon que de se recroqueviller sur son village qu’il a aménagé en conséquence pour y pratiquer , certainement, de l’élevage de bovins et peut-être par reflexe atavique, un peu de pêche. Peut-on supposer…

Juste retour des choses pour une calamité né.

Par N’tekolo Menga

Fait et publié à Brazzaville, Le 09 février 2014.

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N'tekolo Menga - dans Congo-Brazzaville
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 19:45
(Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Est-ce l'énergie et la stratégie du désespoir ?

ALERTE ! BRAZZAVILLE ATTIRE NOTRE ATTENTION : EST-CE L’ENERGIE ET LA STRATEGIE DU DESESPOIR ?

Dans le Préambule de la Constitution du 20 janvier 2002, il est écrit :

« (…) Condamnons le coup d’Etat, l’exercice tyrannique du pouvoir et l’usage de la violence politique sous toutes ses formes, comme moyens d’accession au pouvoir ou de sa conservation… » A chacun des Congolais d’y réfléchir.

L’article 1 de la Constitution, alinéa 1, dispose : « La République du Congo est un Etat souverain, indivisible, laïc, social et démocratique. (…) ».

Les articles 38 et 39 traitent et condamnent tout ce qui relève de la corruption et proclament la haute trahison. La corruption est quotidienne et elle est devenue un sport national, tandis que l’impunité y règne en maître…

L’article 57 limite les mandats du Président de la République qui n’est rééligible qu’une seule fois.

L’article 58 dispose, entre autres, que le Président de la République doit être de bonne moralité.

L’article 185, alinéa 3, dispose : « (…) Le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision ».

Au regard de ces quelques articles contenus dans la Constitution du 20 janvier 2002, élaborée par M. Sassou Nguesso lui-même, il est très regrettable de constater que cette Constitution est violée de A à Z et de fond en comble par son géniteur.

Pour mémoire, le motif officiel évoqué au président Jacques Chirac pour soutenir le coup d’Etat du 5 juin 1997 fut la violation flagrante et répétée de la Constitution du 15 mars 1992 par le président Pascal Lissouba.

A cet effet, ce qui nous interpelle donc ici, ce sont surtout les articles 57, 58 et 185 que le Clan de Mpila-Oyo veut violer par tous les moyens.

En effet, depuis un certain temps, comme s’il s’agissait de l’énergie et de la stratégie du désespoir, le pouvoir clanique de Mpila-Oyo multiplie les initiatives pour contourner lesdits articles ci-dessus mentionnés.

Que se passe-t-il ?

Au départ, il y a eu des rencontres dites « Concertation », notamment celles de Ewo, Dolisie, etc. Ces rencontres dénoncées par l’opposition dite « radicale » et auxquelles avaient pris part d’autres partis et mouvements politiques dits « modérés » n’ont pas produit les résultats escomptés.

Ensuite, les services claniques de Mpila-Oyo, spécialisés dans la manipulation et la diversion ou les lavages de cerveaux, ont lancé l’idée des « Etats généraux ». Certains, qui ne voient pas plus loin que leur nez, ont vite sauté sur l’appât lancé par Mpila à destination des « poissons » qui y ont mordu mordicus, sans même se poser la question de savoir d’où était venue l’idée. Des âmes clairvoyantes ont attiré l’attention de ceux qui y trouvaient déjà une porte de sortie du drame national, alors que ce n’était ni plus ni moins qu’un piège, un leurre. Un de plus.

Aujourd’hui, l’idée a pris de l’eau, elle s’est essoufflée. On n’en parle plus.

Pendant que la galerie s’amusait avec cette idée de la tenue des « Etats généraux », le laboratoire de Mpila réfléchissait et montait une autre stratégie. Celle-ci est, depuis, mise en route sans que, sans doute, personne ne s’en rende compte.

Voici comment ça se passe.

En ce moment précis où tout le monde a les yeux et les oreilles focalisés et dressés sur « l’affaire Ntsourou » et « l’arrestation des officiers et cadres civils Tékés », entre autres, le pouvoir clanique de Mpila-Oyo a mis en route l’organisation des Rencontres avec les « Sages » départementaux (régions) dans tout le pays. Ces rencontres se déroulent sous les yeux des opposants prétendus sans que personne ne lève son petit doigt.

Ceci dit, y a-t-il quelqu’un, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, qui voit ou pense à ce qui se passe et que les prédateurs du Congo manigancent ?

Une simple question : A quoi vont servir et/ou vont aboutir ces réunions dites « Rencontres avec les Sages » des Départements (régions) ?

Selon ce qui filtre du milieu des prédateurs du PCT (Pacte Clanique des Truands et/ou Peloton Clanique des Tueurs) – appelez-le comme vous voulez -, ces rencontres régionales devront aboutir à l’organisation d’une Conférence Nationale, non souveraine, du type de celle de 1972 sous l’égide de feu président Marien Ngouabi. C’est au cours de cette « Conférence nationale » à la sauce Sassou, qui réunira des délégations régionales des « Sages » du Congo et quelques membres dits de la société civile triés sur le volet et acquis à la grande prédation clanique, que sera révisée la Constitution de 2002, ou bien sera purement et simplement adoptée une autre Constitution, hors référendum, pour contourner les articles 57 et 185 de la Constitution actuelle, pourtant taillée sur mesure.

Il est donc fait appel, ici, à tous citoyens Congolais d’ouvrir les yeux, de prêter les oreilles pour suivre la stratégie mise en place par les prédateurs catapultés dans notre pays, en 1997, dans les conditions qui ne sont plus à rappeler, par la Droite Républicaine de la France, avec l’aide logistique de la Société ELF et autres lobbies politico-militaro-industriels mafieux français désignés sous le vocable de FRANÇAFRIQUE.

A. Kéla Ndenzi

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A. Kela Ndenzi - dans Congo-Brazzaville