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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 09:42
[Afrique/Françafrique] Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Côte d'Ivoire...

Terrorisme : Arrestation de 5 mauritaniens en Cote d’Ivoire

Publié par Mokhtar Mballo

La police abidjanaise a arrêté 4 mauritaniens au cours de leur route en partance vers le Congo-Brazzaville, quand elle a soupçonné les voyageurs d’être des infiltrés terroristes déguisés en commerçants.

Selon des sources en provenance du Congo, les compatriotes arrêtés détenaient à la fois des passeports mauritaniens et maliens. Ce qui a renforcé les suspicions qui pèsent sur eux, conduisant les policiers ivoiriens à les indexer d’extrémisme et de tentative d’exécution d’actes terroristes à l’intérieur d’Abidjan.

Non loin de ce dossier, la police abidjanaise aurait arrêté également un autre mauritanien résident en Cote d’Ivoire que le groupe interpellé avait chargé de s’occuper de réservations hôtelières.

Les 5 mauritaniens seraient actuellement incarcérés à la prison de la capitale. Selon des sources, l’Ambassade mauritanienne à Abidjan n’a pas remué le doigt dans cette affaire, ni demandé des explications aux autorités ivoiriennes concernées sur les rebondissements de ce dossier qui a conduit à l’emprisonnement de concitoyens expatriés.

Rappelons que le gouvernement britannique avait mis en garde en septembre derniers la Côte d’Ivoire contre les attaques terroristes, soulignant que le pays est dans le viseur des islamistes pour avoir œuvré activement pour que la communauté internationale boute hors du Nord Mali, les Djihadistes qui s’y étaient établis.

Le coup que mijoteraient ces terroristes serait en représailles à la forte implication du président ivoirien, Alassane Ouattara, qui est par ailleurs président en exercice de la Cedeao( Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Les autorités ivoiriennes sont donc prévenues.

mourassiloun

SOURCE :http://www.pointschauds.info/fr/2013/10/28/terrorisme-arrestation-de-5-mauritaniens-en-cote-divoire/

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 07:09
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et ses morts-vivants

SASSOU NGUESSO ET SES MORTS-VIVANTS . Par Olivier Mouebara

Si quelques incrédules doutaient encore du cynisme de l’autocrate d’Oyo, la mort de son ancien Secrétaire Général à la présidence au lendemain du coup d’État de 1997, Gabriel Longombé, illustre depuis toujours l’état d’esprit du dictateur. Ce sanguinaire né, manque cruellement de sentiments. Tel un croque-mort devant une dépouille ! Ce dictateur épouvantable a véritablement un cœur en pierre.

Ses parents d’Oyo affirment que Sassou-Nguesso a déjà pleuré à chaudes larmes sans filet, en public, à trois reprises.

La première fois fut en direct à la télévision congolaise lors du décès du président angolais Antonio Aghotisno Néto.

La deuxième fois fut lors du décès de la maman qui a le même patronyme que moi, sa mère, mama Mouébara, à l’aéroport de Maya-Maya. Même feu Georges Embana n’avait pu retenir ses sanglots en direct au micro de la radio nationale, invitant d’aileurs tous les Congolais à pleurer avec Sassou Nguesso au moment où le cercueil de la génératrice du dictateur débarquait de l’avion,affrété aux frais du contribuable congolais.

La troisième fois » voir la photo ci-dessus » qui a fait le tour du monde, lors du décès de sa fille Édith Bongo au Maroc, devant sa famille médusée et désemparée.

« Il vous arrive aussi de pleurer monsieur le dictateur ? » s’interrogeait un journaliste de la RDC dans un bel article. Ce dictateur « n’est qu’un tigre de papier ».

Alors, que l’on ne s’étonne pas aujourd’hui que Sassou-Nguesso n’ait eu aucune compassion et n’ait versé aucune larme lors du décès de son ancien sherpa, Gabriel Longombé. Il est ainsi fait. En réalité pas tout à fait. « Ses roses ne poussent même pas à l’intérieur ».

Foudroyé par un arrêt cardiaque, l’ancien collaborateur du chef des cobras(qui peinait pour monter dans un avion à cause de son surpoids) a été inhumé dans l’anonymat. Sassou-Nguesso préférant se rendre à Marbella. Il s’était illustré à distribuer l’argent du peuple congolais à une partie de la population de cette contrée espagnole.

Militant actif de l’UJSC à Orléans, Gabriel Longombé y avait obtenu un doctorat en droit maritime avec la mention passable.

De là est née une amitié indéfectible avec Laurent Tengo, l’actuel conseiller juridique du dictateur, qui s’ingénie pour faire modifier la Constitution congolaise. Principalement, les dispositions qui empêchent son Prince-dictateur de se représenter à l’élection présidentielle de 2017. Lié à son compère Laurent Tengo qu’il a rencontré à la Faculté de droit d’Orléans, leur amitié, devenue quasi fraternelle, s’était poursuivie jusqu’à leur intégration à l’université Marien Ngouabi. Encadreurs de travaux dirigés tous les deux en 1988, les premières dissensions entre les deux frères-amis apparurent au moment de la Conférence Nationale Souveraine. Originaire du Kouilou, Laurent Tengo s’était illustré à la tribune, en accusant Sassou-Nguesso de tous les maux. Par solidarité régionale, Gabriel Longombé apportait son quitus au chef des cobras.

Nommé Secrétaire Général de la présidence par Pascal Lissouba, Laurent Tengo n’était guère intervenu pour faire libérer son ami Gabriel Longombé brièvement incarcéré à l’issue de la Conférence Nationale Souveraine.

Renversé en 1997 par le coup d’Etat sanglant orchestré par Sassou-Nguesso, Gabriel Longombé succéda à Laurent Tengo au poste de Secrétaire Général de la présidence.

Diviser pour mieux régner a toujours été la devise de Sassou-Nguesso.

En exil à Saint-Maurice au sein de sa belle-famille, Laurent Tengo a cherché en vain à se faire recruter dans une université parisienne ou de sa proche banlieue.

Titulaire d’une carte de séjour temporaire d’un an, Laurent Tengo s’est marié illico pour régulariser sa situation administrative. Une fois sa famille à l’abri des tracasseries administratives, Laurent Tengo s’est rapproché d’Antoinette Sassou, vilie comme lui, qui a plaidé sa cause et négocié son retour au pays, au près du cobra-royal.

Pilier du régime du dictateur Sassou-Nguesso, ses parents s’inquiètent pour son avenir. Sera t-il aussi foudroyé par une crise cardiaque comme Gabriel Longombé ? Pour ne rien arranger, son nom, ainsi que celui de son ami Benjamin BOUMAKANI, actuel secrétaire général du gouvernement sont cités dans l’épineux dossier des biens mal acquis. Ils seraient à l’origine de la plainte initiale déposée à Paris.

Plus la fin de règne du cobra-royal approche, plus sa démarche devient moins sûre. Des plaques inquiétantes apparaissent sur son visage, et les Congolais comparent sa coiffure à un string. Ces signes somatiques révèlent un stress aigu selon certains observateurs.

Partira-t-il seul ? C’est la question qui tourmente sa kyrielle de conseillers. Les plus lucides ont eu le courage de le déconseiller de s’accrocher au trône. Les jusqu’au-boutistes, au contraire, lui conseillent l’inverse. Toutes les hypothèses sont dans la balance.

C’est pourquoi, de Laurent Tengo, en passant par sa cohorte de conseillers inutiles, tous ont mis leur famille respective à l’abri dans la région parisienne. De quoi ont-ils peur s’ils sont démocrates, ou s’ils pensent servir un homme qui serait en phase avec le respect de la légalité ?

Les Congolais ne tomberont plus pieds et mains liés dans la violence dévastatrice. L’heure des baïonnettes « intelligentes » est révolue.

Si Sassou-Nguesso est arrivé au pouvoir par la force, nous le ferons partir pacifiquement. La violence est l’humus qui lui permet de se maintenir au pouvoir.

A Brazzaville, nos compatriotes ne cessent de dire que « Sassou-Nguesso est comme la mauvaise herbe qui refuse de mourir ».

Nous disons à tous ces pessimistes « qu’en agissant on se trompe parfois, en ne faisant rien on se trompe toujours ». Alors, unissons nos forces et nos intelligences pour faire partir Sassou-Nguesso, cette mauvaise herbe qui pollue le Congo.

Par Olivier Mouébara

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:19
La GLNF doit chasser le dictateur Sassou Nguesso

La GLNF doit chasser le dictateur Sassou Nguesso

La Grande Loge Nationale Française doit chasser le dictateur Sassou Nguesso ! Par RIGOBERT OSSEBI

Pour la Grande Loge nationale française, (GLNF), la page François Stifani a été définitivement tournée.

Par ordonnance n°1541 du 4 décembre 2012, trois jours après son élection, le nouveau Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel, a suspendu François Stifani pour « comportement contraire à l’éthique maçonnique, violation des textes fondateurs, le tout portant gravement atteinte au principes fondamentaux de l’ordre et étant de nature à compromettre le fonctionnement harmonieux de l’association, ainsi qu’à nuire à son image ». Dans le même document, « le Grand Maître :

- Interdit à François Stifani la fréquentation de toute loge, conseil ou assemblée dépendant de la GLNF;

- Interdit à toute loge de le recevoir;

- Ordonne que soient saisies les instances disciplinaires de la GLNF selon les délais et disposition réglementaire de la GLNF. »

Pourtant, la GLNF en a-t-elle terminé avec les mauvaises pratiques et les mauvaises fréquentations que l’on pouvait reprocher à l’ancien Grand Maître ?

Il est impossible de ne pas penser à la mauvaise influence qu’a pu exercer et qu’exerce toujours le dictateur-président congolais Denis Sassou NGuesso sur la GLNF. La Grande Loge Nationale Française est la Loge-mère de toutes les Grandes Loges d’Afrique francophone et donc du Congo Brazzaville dont l’autocrate congolais en est le Grand Maître. Mais, ce dernier vise également le titre de doyen des Grands Maîtres des loges maçonniques de la grande région qui va de Dakar, au Sénégal, à Pointe Noire, en République du Congo, en passant par Ouagadougou au Burkina Faso. Bozizé l’ancien président du Centrafrique avait été initié et intronisé par Denis Sassou NGuesso. (http://www.slateafrique.com/88481/congo-sassou-nguesso-parrain-franc-maconnerie ).

Denis Sassou NGuesso a toujours bénéficié du soutien et de la collaboration pleine et entière des Grands Maitres successifs de la GLNF, Claude Charbonniaud, Jean-Charles Foellner. François Stifani semble être allé beaucoup plus loin dans la fraternité avec le dictateur et cela n’étonnera personne. La GLNF serait-elle encore restée sur cette lancée ?

Il faut rappeler que la GLNF exige de toutes les loges qui lui sont associées le strict respect de la règle en 12 points (voir le site de la GLNF). Ainsi, notamment le point 3 énonce : « 3) La franc-maçonnerie est un Ordre auquel ne peuvent appartenir que les hommes libres et respectables qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité. » Et le point 9, « Les francs-maçons ne doivent admettre dans leurs Loges, que des hommes majeurs de réputation parfaite, gens d’honneurs, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être leurs frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’éternel. »

Denis SASSOU NGUESSO, chef de cruelles guerres civiles et objet de poursuites judiciaires, est curieusement reconnu par la GLNF comme « un homme de réputation parfaite ». Qu’en sera-t-il demain lorsqu’il ne manquera pas d’être cité, très certainement, dans une procédure pour « crime contre l’humanité » ? Ce sera dans un premier temps dans l’affaire des « disparus du Beach » puis, sans aucun doute, dans celle du «des explosions du 4 mars 2012 ».

Pour l’instant aucun éloignement, rupture, mise à l’index n’est à l’ordre du jour. Le portrait de Sassou NGuesso orne toujours, en très bonne place, les bureaux de Grands Maîtres de la GLNF, même dans leurs résidences secondaires. Dernièrement une curieuse et discrète initiative a été prise par ses plus hautes instances :

ENI, le groupe pétrolier italien, a fait une énorme découverte pétrolière dans l’offshore congolais. Un méga gisement, dans le permis Nene Marine situé dans le bloc marine XII (un potentiel de 600 millions de barils d’huile et 20 milliards de m3 de gaz). Le pétrolier italien prévoit un énorme potentiel supplémentaire à cette découverte. De quoi accrocher encore davantage Denis Sassou NGuesso à son pouvoir et aiguiser tous les appétits.

ENI est un acteur majeur en Amont du pétrole dans le Golfe de Guinée et dans l’Aval du « gaz » en Europe. Sur le plan judiciaire, ENI a de sérieux ennuis en Italie avec des pratiques avérées de la corruption notamment en Algérie. Son Directeur Général, Paolo Scaroni, est au centre d’enquêtes menées par le Parquet de Milan. Des rumeurs de son remplacement circulent dans des milieux autorisés.

Curieusement dernièrement, le Conseil d’Administration d’ENI à Milan aurait été approché « discrètement » par de hauts responsables de la GLNF pour lui signaler « qu’elle avait de grands intérêts en Afrique, notamment dans le Golfe de Guinée, et qu’il faudrait veiller à ce que la nomination du successeur de Paolo Scaroni soit respectueuse de ces derniers ».

Décryptage :

Denis Sassou NGuesso a propulsé ses enfants et ses neveux dans la sous-traitance pétrolière. Les principaux producteurs-opérateurs au Congo sont TOTAL et ENI. Pour ces derniers peu importe le montant des factures de la sous-traitance « obligée » de la famille présidentielle, il est automatiquement inclus dans le coût de production (« cost oil »). La sous-traitance n’est alors qu’une forme déguisée de la corruption. L’augmenter pour cette raison leur permet d’en faire de même avec leurs propres coûts. Raison pour laquelle le « cost oil » congolais est le plus élevé au monde.

La famille présidentielle contrôle tout ou presque, avec des hommes de paille ou non : les logements, les hôtels, les restaurants, le catering, les véhicules (interdiction pour les compagnies de les acheter donc obligation de les louer), les jets-privés, les travaux publics, certains équipements et jusqu’au choix des partenaires majeurs dans la construction des barges, des « supply » et des FPSO en Corée ou en Chine….

Pour être bien sûr de conserver ce lucratif business, dans les coulisses la candidature d’un Directeur d’ENI, ancien Directeur d’ENI-Congo marié à une Congolaise (que certains, un temps, disaient de la famille de Madame Antoinette Sassou NGuesso), est très discrètement soutenue en exerçant des pressions subtiles.

La démarche de la GLNF entrerait bien alors dans ce sens, représentée par quelques membres influents et acquis au dictateur.

La Grande Loge nationale française, après s’être enfin libérée de la mauvaise influence de François Stifani, gagnerait beaucoup à en faire de même avec le dictateur congolais qui a été en grande partie l’associé ou le responsable des grandes dérives reprochées à l’avocat antibois. Comme la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) avait retiré le 12 septembre 2012 sa reconnaissance à la GLNF, cette dernière devrait en faire de même avec la Grande Loge du Congo Brazzaville.

De son côté Ali Bongo Ondimba, le président du Gabon, pour s’exonérer de la tutelle du très gênant Grand Maître de Brazzaville, et de ses alliés parisiens, a fait commencer la réalisation d’un temple maçonnique pharaonique, pour un montant de 130 millions d’euros, dans les sous-sols de l’hôtel Pozzo di Borgo rue de l’Université à Paris qu’il a récemment acquis.

Aux mêmes motifs que ceux reprochés à François Stifani et aux mêmes conséquences, le nouveau Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel, devrait prendre sans trop attendre l’initiative de rompre avec cette Grande Loge dont les rites initiatiques et l’instrumentalisation politique n’ont rien à voir avec le message d’humanité que la Franc-maçonnerie déclare vouloir apporter.

Par Rigobert OSSEBI

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:36
Congo-Brazzaville : Problèmes d'âge chez les Nguesso

couple sassou-nguesso

Difficile de garder son sérieux et sa sérénité quand on entend les inepties qui se répandent à Brazzaville et dans la diaspora. Ainsi, le président du Congo a retrouvé son Acte de naissance. Lequel ? Le même qui a été établi par l’administrateur l’année de sa naissance, sur la foi du témoignage de la sage-femme ou du personnel de la maternité où il était né ? Celui découvert à Nantes en 2008 par Thystère Tchikaya -lequel doit bien se retourner dans sa tombe- qui indiquait 1938 comme année de naissance? Celui qui a servi à ses nombreux biographes d’écrire des pamphlets à sa gloire? Celui qui ne peut que se juxtaposer avec les événements de la vie ?

Un âge, quelque soit ce qu’on peut en faire, n’a de véritable sens que si les faits de la vie s’y conforment, outre les témoignages des congénères. Démonstration:

Maintenant qu’il se dit que l’enfant Denis a vu le jour en l’an de grâce du Seigneur 1949, cela va laisser pantois même le plus expérimenté des biographes titre comparatif, tout lecteur peut faire l’effort de voir ce qui est dit de ses étapes de vie dans Wikipédia. Si l’on peut expressément omettre les années qu’il a passées à ce que l’on appelle aujourd’hui « l’Ecole des 3 présidents » à Owando – c’est-à-dire Ngouabi, Yhomby, Sassou-, passons directement au parcours effectué à Mbounda, pour la formation d’instituteur, c’est-à-dire de 1956 à 1960. Cela revient à dire qu’il avait exactement 7 ans quand le colonisateur ou ceux qui préparaient les futures élites indigènes, avaient choisi de l’envoyer très loin de sa contrée de naissance. 7 ans pour intégrer un cycle secondaire! A qui avons-nous donc affaire? A un génie? ou à un enfant d’une précocité des plus rares ? Même Pierre Mendès-France, bachelier à 15 ans, et plus jeune avocat de France à 21 ans , pâlirait d’envie devant une telle prouesse. Le brillant instituteur en formation finit Mbounda en 1960, à l’âge (supposé) de 11 ans et ne se dirige pas vers le tableau noir, car certainement trop jeune pour enseigner ses congénères. Il prend donc le chemin de la formation militaire en Algérie, l’année suivante, donc à 12 ans. Là encore on peut estimer que le phénomène d’enfant soldat étant tout récent, il était tout à fait possible d’effectuer cette formation, nécessaire parce que la nation qui vient d’accéder à l’indépendance, cherche à former des cadres pour la défendre. C’est en 1962 (donc à 13 ans si l’on calcule bien) qu’il quitte l’étape française de sa formation, avec le beau grade de sous-lieutenant. A cet âge là les jeunes qui sont actuellement dans les prytanées militaires viennent enfin de boucler leur première année, et passent en classe de 5è! Là s’arrête la comparaison…qui n’est pas sans raison !

La suite, si on bascule vers la vie sentimentale, ne nous concerne pas, car dans ces conditions, la défunte Edith était née quand son papa n’avait que 15 ans. Si elle n’était pas sa fille aînée, il faut donc se demander de qui il s’agit, et à quel âge il l’aurait eu! Précocité quand tu nous tiens! On pourrait donc continuer comme ça à transposer les faits à côté de l’âge pour se demander si certaines choses valent la peine d’être évoquées. Bref, tout ça pour ne pas avoir plus de 70 ans en 2016! Quelle fébrilité !

De l’autre côté, parlons de sa côte. Dans une parution du bi-hebdomadaire La Semaine Africaine au cours du mois de mai 2010, ce journal catholique très sérieux félicitait la première dame, à l’occasion de son 65ème anniversaire. Pour ne pas rester en marge, des courtisans se sont empressés pour renchérir, congratulant ainsi Mère Antou, Ngouli, la très inspirée et généreuse fondatrice de Congo Assistance. Il ne fallait pas rater la belle enveloppe qui allait suivre cette subtile attention. Donc le lecteur averti aura compris en cette circonstance que la première dame serait née en mai 1945, ce qui est facile à situer sur le plan historique, car la période correspondait avec la fin de la seconde guerre mondiale sur le théâtre européen. Alors, d’où vient-il que trois (3) ans plus tard, l’on parle de la célébration, non pas du 68è , mais du 70ème anniversaire, avec tout le faste tropézien qui a fait le buzz tout l’été? Comprenne qui pourra, pour ma part, je constate que chez le couple présidentiel, le calendrier est vraiment à …chronologie variable.

Par SAM BOUSKY

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:01
Angola-Congo : Dos Santos imposera sa loi à Sassou Nguesso

Par Rigobert Ossebi

Le cocktail explosif (Pointe Noire-Rwandais-FLEC) concocté par Denis Sassou NGuesso, sur le fond de ses mauvaises relations avec le pouvoir angolais, vient de lui exploser à la figure…. Cela fait également des années que le président angolais, Edouardo Dos Santos, refuse de le rencontrer.

Les apprentis sorciers ne sont pas toujours les seuls à commettre des erreurs. Parfois les grands maîtres, en sorcellerie ou pas, en font aussi.

Tous les peuples aspirent à la paix. Certains chefs ont fait de la guerre le socle de leur pouvoir, mais il est bien connu que « Qui vit par l’épée périra par l’épée » (Ei qui gladio vixerint, gladio occident). Denis Sassou NGuesso, maintenant, doit craindre plus que jamais ce destin funeste.

« F.L.E.C./POSITION MILITAIRE »

Certains, du « F.L.E.C./position militaire », affirment que l’intrusion d’un bataillon de l’armée angolaise dans la zone de Kimongo remonte déjà à une semaine et que l’ingrat autocrate de l’Alima a d’abord recherché une solution discrète et amicale avec Dos Santos, son bienfaiteur de 1997.

Toujours selon eux, « le F.L.E.C./position militaire » ne peut pas s’aventurer sur le territoire congolais et ne pouvait donc pas donner un motif de poursuite aux forces angolaises. Depuis l’affaire togolaise en 2010, le « F.L.E.C/position militaire » a changé de stratégie, par manque de moyens (leurs financiers français mécontents avaient alors opposé leur veto).

Pointe Noire trop voisine de Cabinda

Après 20 années d’une très sanglante guerre civile, l’Angola, trèsriche et toujours amie du Congo qui avait permis son indépendance, avec force de moyens et d’investissements, ne pense qu’à tourner cette page. La paix est un élément fondamental de progrès et d’attraction pour les partenaires étrangers dont le développement de l’Angola a besoin pour s’imposer, avec ses 2 millions de barils/jour de pétrole (auxquels la province de Cabinda contribue pour moitié) et sa croissance annuelle de près de 10%. L’Angola avance à grand pas dans toutes les directions, jusqu’à investir des milliards de dollars chez son ancienne puissance coloniale, le Portugal, en quasi faillite. Le PIB du pays lusophone est dix fois plus élevé que celui de la République du Congo. Il en est de même pour sa puissance militaire.

Le risque de contamination en Afrique est toujours grand. Aujourd’hui, le Président Dos Santos ne peut apprendre, sans inquiétude, que son homologue congolais est dans une stratégie de conservation du pouvoir qui pourrait le pousser à « mettre le feu » à Pointe Noire. Au-delà des ressentiments qu’Edouardo Dos Santo a pu accumuler à l’encontre de l’ingrat Sassou NGuesso, l’arrivée de près de 1000 combattants Rwandais, génocidaires-patentés cantonnés au camp militaire de Makola non loin de Pointe Noire et de Cabinda, ne pouvait que l’irriter au plus haut point.

Pointe Noire « en feu » livrée aux Rwandais et aux Cobras (même si les biens dissimulés ou pas des NGuesso et de leurs amis seraient épargnés), cela en aucun cas Edouardo Dos Santos ne pourrait l’accepter ! Le risque de contagion au Cabinda serait trop grand ! Après l’exploitation du Coltran dans l’Est-RDC, « l’éponge de pétrole » du Cabinda pourrait aussi exciter l’appétit des Rwandais-génocidaires en recherchant à collaborer, d’une manière ou d’une autre, avec le F.L.E.C..

L’incursion, le 15 octobre dernier, de l’armée angolaise à Kimongo et villages alentours avec la capture des 47 militaires, est un signal « on ne peut plus fort » qu’une limite a été franchie par Denis Sassou-NGuesso.

Il faut absolument noter que la presse angolaise est restée muette sur le sujet et tout particulièrement « Agence Angola Presse ». Preuve que la diplomatie de la canonnière choisie par Luanda se veut discrète et suffisamment impressionnante pour obliger Denis Sassou NGuesso à faire marche arrière.

Le moment est particulièrement bien choisi car Dos Santos peut profiter de l’affaiblissement et du discrédit international de Sassou Nguesso. Lors de l’intronisation officielle d’IBK à Bamako, il y a peu, nombreux ont été les Chefs d’Etats qui s’étaient plaints auprès de François Hollande de l’interventionnisme malsain de leur homologue congolais dans les affaires du Continent. L’Angola pouvait alors agir d’autant plus facilement que tous accueilleraient favorablement un « recadrage » du très orgueilleux et très comploteur président congolais.

Denis Sassou NGuesso est quasiment échec et mât ! Cela explique le silence officiel actuel. La Pravda de Brazzaville n’a pas écrit une ligne à ce sujet. Le dictateur n’a pas dénoncé cette incursion-invasion auprès de l’Union Africaine. Pourquoi ? Ni à l’ONU non plus. Pourquoi ? Il en est réduit à manger son chapeau pendant que les proches se défilent un à un….

Le Congo avec ses généraux d’opérettes déguisés en militaires de Bokassa, n’a pas d’autre possibilité que de capituler. Les Cobras ne sont forts qu’avec les vieillards et les fillettes. Le retrait des Rwandais de la zone donnerait un fort signal à la contestation ponténégrine qui ne manquera pas de prendre le contrôle à court terme de la ville.

Aussi, Sassou NGuesso est aujourd’hui complètement nu ! L’illusion de son pouvoir fort est complètement submergée par l’incompétence et la nullité de tous et de ses proches principalement. Ses soutiens vont le lâcher. Il n’aura d’autre choix qu’à se soumettre à la loi angolaise.

Quelle sera-t-elle ?

Dos Santos ne veut pas que la région retombe dans les conflits et que le développement économique de son pays soit entravé par l’instabilité et par des combats peut être même à l’intérieur de ses frontières ou au moins de celles de sa province de Cabinda.

Le Président angolais va donc veiller à ce que son homologue congolais règle au plus vite les problèmes de son pays « démocratiquement ». Un forum avec l’opposition, des Etat Généraux ? C’est par la discussion que la crise congolaise devra être réglée avant qu’elle n’explose, également donc, au détriment de l’Angola voisin.

Ce ne serait aussi pas par hasard que la date du 15 octobre, date anniversaire de 1997, aura été choisie pour l’incursion angolaise…

Dos Santos envoie ainsi à son ancien ami un message clair : « Je t’ai fait ! Je peux te défaire ! »

Nous serions alors tentés de crier fort, très fort : « Vive l’amitié angolo-congolaise ! »

Par Rigobert OSSEBI

Généraux de Sassou

Angola-Congo : Dos Santos imposera sa loi à Sassou Nguesso
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:31
Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas

Depuis un certain temps, l'actualité congolaise occupe pas mal d'espace mediatique.

Les perquisitions en France des maisons des dignitaires congolais, les interpellations des memes dignitaires dans les dossiers des biens mal acquis et ceux des disparus du beach de Brazzaville, les incendies d'immeubles ici et là comme la presidence de la republique, de la SNE ou celui d'AGIR a Pointe-Noire, font oublier certains autres.

Depuis le 21 aout, des Congolais, membres du CDRC de M. Modeste Boukadia, croupissent en prison, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire. Leur crime? Avoir manisfesté dans la rue et reclamer la demission du gouvernement pour mettre en place un gouvernement d'union nationale. Ces 27 braves compatriotes ont ete enleves a leur domicile respectif, devant famille, femme et enfants ou parents...

On savait que le regime de Brazzaville savait faire dans la violence de toute nature, mais on ignorait qu'il excellait aussi dans les prises d'otages. Aujourd'hui, avec ces compatriotes embastillés arbitrairement, la preuve est faite.

Neanmoins, selon les infos en notre possession, avant de s'envoler pour Ouagadougou, M. Sassou Nguesso avait donné l'ordre à son oncle de ministre de la Justice de relâcher ces malheureux innocents. Mais, il se trouve que l'oncle, M. Emmanuel Yoka, ne l'entend pas de cette oreille. Nos compatriotes ne sont pas encore relâchés. Pourquoi ?

C'est pourquoi nous en appelons à la solidarité de tous les Congolais et disons :

NE LES OUBLIONS PAS !

Cela n'arrive pas qu'aux autres !

ASSO CONGO-MFOA

Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 15:47
Congo-Brazzaville : quelle opposition ?

Congo-Brazzaville : quelle Opposition ?

Drôle d'opposition congolaise !

Elle applaudit des deux mains quand ça l'arrange et quand il y a quelques enveloppes et billets de banque à ramasser. Mais elle crie "au voleur" lorsque le manipulateur des pantins se met à faire valser les marionnettes ! A qui la faute ? Et elle s'étonne que le peuple ne la suive plus.

De quoi se plaignent-ils, ces messieurs de l'opposition ? Rongés par des querelles intestines de leadership, vieux réflexes hérités de leur appartenance au monopartisme, ils n'ont jamais eu le temps de se remettre en question, de se recycler et de s'occuper des vrais problèmes du pays et de la nation. Ils passent leur temps à se soucier d'abord de leurs besaces et à cogiter sur le « comment évincer « X » ou « Y » ? », sur le « pousse-toi que je me place ». Ils sont incapables de se mettre d’accord sur un candidat à présenter et derrière lequel ils se rangeraient tous.

Des individus dits « personnalités politiques congolaises » sont interpellés en France dans les dossiers des « Biens mal acquis » et des Rafles du Beach dit « Disparus du Beach ». A ce jour, personne, aucun membre se revendiquant de l’opposition congolaise n’interpelle le gouvernement, encore moins le parlement.

Des détournements de fonds publics, des viols, des vols, des arrestations arbitraires de membres de partis politiques d’opposition pour crime de lèse-majesté parce qu’ils ont osé manifester, des crimes sont commis dans le pays chaque jour. Aucune interpellation des pouvoirs publics de la part de cette prétendue opposition.

Récemment, une journaliste africaine travaillant pour l’agence Reuters a été molestée à Brazzaville par les « anges de la mort » de M. Ndengue, aucun ténor de l’opposition n’a moufté et n’a interpellé le gouvernement. Il y a quelques jours, le journal en ligne, MEDIAPART, a publié un article incendiaire dans lequel sont dénoncées les turpitudes, les affres, la boulimie, la goinfrerie, la ripaille de M. Sassou Nguesso et son clan, et donc remet en cause la probité morale des femmes et des hommes qui nous « gouvernent ». Là aussi, c’est le silence total. Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent qui permettraient à cette opposition de monter au créneau. Pouvons-nous donc dire qu’au Congo-Brazzaville, il n’y a qu’une opposition circonstancielle, une opposition du ventre, c’est-à-dire alimentaire ?

Cependant, à chaque fois qu'on annonce des prétendues élections, tout le monde se réveille. Même quand ils appellent les populations à l’abstention, ils courent comme des lapins s'inscrire dans les listes ouvertes par les tenants du pouvoir pour mieux les humilier, tout en sachant d'avance qu'ils n'auront aucune chance de figurer parmi "les admis". Il n’y a pas longtemps, ils ont couru à Ewo où ils étaient allés avaliser les listes déjà arrêtées depuis Mpila et qu'on a rendues publiques les 15 juillet et 5 août 2012, lors de la mascarade électorale. Ces messieurs dits de l'opposition, quand se rendront-ils compte que la synarchie se moque d'eux depuis des décennies et qu'elle les fait tourner en bourrique ?

Regardez-les bien, ces gens sans honneur, sans dignité ! Demain, quand les oligarques annonceront des élections municipales, cantonales ou sénatoriales, vous les verrez, toujours les mêmes, se précipiter dans la fosse, encore, têtes baissées et toute honte bue, dans le but d'aller grappiller les quelques miettes qui tombent sous la table où mangent le chef des piranhas et son clan.

Qu'on le veuille ou non, que peut-on attendre des gens qui sortent d'un même moule ? Tous les prétendus chefs de l'opposition sont tous des produits du monopartisme, ils sont tous issus du PCT. Certains d’entre eux n'ont même jamais rendu leur carte d'adhésion au PCT, certainement. Et ils viennent toujours nous divertir, matin, midi et soir. De l'autre, ils appartiennent tous à la GLC, la prétendue loge maçonnique de M. Sassou ; cette loge qui est devenue une secte, avec ses rituels sataniques, dans la mesure où la GLUA a exclu de sa juridiction la GLNF, la maison-mère dont dépend la loge de M. Sassou Nguesso. Ce qui fait que la loge de M. Sassou et ses "obligés" sont devenus une loge sauvage, illégale, donc une secte. C'est la loge des truands, des malfaiteurs, des prédateurs et autres criminels.

Le jour, ils viennent faire du boucan, nous casser les tympans, et la nuit, ils se faufilent et se retrouvent, en sorciers, entre frères en train de se congratuler dans des convents et des agapes où ils font ripaille. De toutes les façons, les vieux démons ont depuis refait surface car, si hier on criait : « le Parti dirige l’Etat », aujourd’hui, plus fort que jamais, le nouveau slogan est : « la Loge dirige l’Etat ». Ainsi, la franc-maçonnerie à la sauce clanique de Sassou Nguesso est devenue le Bureau politique clanique et a remplacé celui du PCT réduit à l’état de coquille vide et gardé ainsi pour la forme.

Aux dernières élections, La Lettre du Congo-Mfoa (LCMF) avait demandé aux populations congolaises de rester chez elles, de ne pas aller voter. Elle avait lancé un mot d'autre : CARTON ROUGE ! Les populations l’avaient écouté. Résultat : 95 % de taux d'abstention. Qu'y a-t-il donc de mieux que cela ?

Peuple congolais, laisse tomber ces gourous, ces truands, ce tabac de la même pipe. Le temps est venu de te trouver d’autres leaders dignes de foi, des leaders qui n’ont jamais fait partie des organisations gravitant autour du PCT. Il y en a encore dans le pays, même s’ils ne sont pas nombreux. En cherchant bien, vous les trouverez. Ils sont à l’intérieur du pays, ils sont aussi au sein de la diaspora congolaise, vivant loin du pays.

L’Equipe du Réseau Asso Congo-Mfoa

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L'Equipe du Réseau Asso Congo-Mfoa - dans Actualite politique Congo-Brazzaville
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 15:38
DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).

Par Rigobert Ossebi

L’interpellation du ministre Pierre Oba et la perquisition à son domicile de Sartrouville ont suscité une incroyable colère de l’autocrate congolais, Denis Sassou NGuesso. Elle n’était pas retombée qu’elle explosa de plus belle, le 11 octobre 2013, lorsque Médiapart publia, de Fabrice Arfi, l’article « A Paris, le shopping de la corruption du clan Sassou NGuesso »

Il commençait ainsi « C’est une promenade policière dans le Paris du luxe qui donne la nausée ».

Il ne saurait en être autrement à la lecture de la folie dépensière et des excès de la famille qui s’est accaparée, pour son usage et son profit personnels, toutes les richesses du Congo.

Aussi clair et « incomplet » que puisse être l’article de Fabrice Arfi, il mérite néanmoins des précisions et un décryptage.

Denis Christel ne lave pas ses chemises

Il n’y a pas là une allusion quelconque à l’hygiène vestimentaire du roi du pétrole congolais.

Halary, situé au 15 avenue Victor Hugo à Paris, a longtemps fabriqué les chemises sur-mesure, très haut de gamme, de Denis Christel Sassou NGuesso. De 500 à près de 1000 euros (300.000 à 600 000 FCFA) la chemise….

Mensuellement, le responsable de l’aval pétrolier se retrouvait avec des factures de 70.000 euros. Ainsi, il pouvait changer de chemise trois fois par jour. La chemise n’était jamais portée qu’une seule fois. « Pourquoi s’encombrer avec du linge sale lorsqu’il est si facile de commander des chemises neuves à près de 1000 euros la pièce et de les jeter comme un kleenex usagé, une fois qu’elles ont été portées… ! » aimait à commenter un de ses proches… ! Un million cinq cent mille francs CFA de chemises sur-mesure jetés à la poubelle chaque jour ! Quarante millions de francs CFA de chemises par mois pour Monsieur Kiki !

La folie des montres

Rares sont les vendeurs de montres à Paris, à Genève ou à Monte-Carlo, qui n’aient pas reçu un jour la visite d’un membre du gang des prédateurs. Les policiers chargés de l’enquête n’ont pas pu consacrer tout le temps nécessaire au recensement de leurs achats. De plus, des mois ou des années après, les commerçants ont peut-être eu tout le loisir d’effacer des ventes réalisées en espèces. Toujours selon des proches de Kiki 1er, ce dernier aurait des collections entières de montres (une bonne centaine) entre 50.000 et 150.000 euros (entre 30 et 100 millions FCFA) la montre et quelques-unes autour et dépassant les 500.000 euros l’unité. Dans la démesure, le vainqueur serait toutefois le responsable des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya avec une pièce exceptionnelle, une montre et son bracelet sertis de diamants dont le prix atteindrait le milliard de FCFA.

Les achats compulsifs d’Antoinette Sassou NGuesso

L’épouse du président n’apparait que très modestement dans le listing produit par Médiapart.

Pourtant la première dame s’est constituée un véritable trésor de guerre en diamants et bijoux de toutes sortes. Juste contrepartie de la bonne centaine d’enfants adultérins que son président de mari a essaimé tout au long de sa trentaine d’années au pouvoir alors qu’elle était toujours à ses côtés.

Autant de parures de bijoux à un million d’euros que d’enfants reconnus ou pas.

Des factures d’achats que les policiers français ou suisses ne trouveront jamais, soit que les acquisitions se sont effectuées auprès du Joaillier brazzavillois de « Madame » ou par l’intermédiaire de courtiers qui se rendent très fréquemment à Brazzaville pour lui présenter leurs collections. Antoinette Sassou NGuesso est une des plus grandes acheteuses de bijoux de la planète…. !

A cela, il faut ajouter deux appartements récemment acquis à Paris et encore en cours de travaux : 400 m2 avenue Victor Hugo et 400 m2 avenue Foch pour son fils Chris Bongo Nouara et pour sa fille Blandine. Pour la Reine mère jet-setteuse tropézienne, un palais au Maroc est également en travaux d’achèvement.

Jean Jacques Bouya en mission « secrète » au Maroc

L’expression la plus employée actuellement dans les sphères du pouvoir est : « ça sent mauvais à Brazzaville ! »Aussi les « barons », par précaution, ont envoyé depuis longtemps leurs épouses et rejetons à l’abri chez le « très critiqué » François Hollande.

Pour le clan présidentiel, il en va tout autrement, la France n’apparait plus comme un pays ami, une terre d’asile ou de refuge. La Russie, la Chine sont bonnes pour les armes et les affaires, mais pour un long séjour ou pour toute une vie d’exil, rien ne vaut un Riad ou un joli palais à Marrakech chez le parent Mohammed VI.

La visite de Jean-Jacques Bouya, le 2 octobre dernier, à Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur marocain, aurait été programmée pour préparer un accord dans ce sens :

«Nous avons été reçus par le ministre de l’Intérieur, parce que nous sommes porteur d’un message à S.M. le Roi du président de la République du Congo», a déclaré Bouya à la presse à l’issue de cette audience.

Alors combien, Jean-Jacques Bouya (le complice du blanchisseur Philippe C.), a-t-il négocié d’appartements à construire par passeports et de cartes de séjour marocains ? La centaine d’enfants du dictateur congolais auxquels il faut ajouter leurs propres enfants et conjoints, cela représente une sacrée colonie !

Laenser_Bouya au Maroc

N.B. Depuis cette visite au ministre de l’Intérieur, ce dernier Mohand Laensar a été nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et remplacé à l’Intérieur par Mohamed Hassad. Mohand Laensar a-t-il été sanctionné pour avoir affiché une trop grande générosité pour l’accueil de « futurs exilés » congolais ?

Les petits fours étaient chauds et le champagne était frais

Ce 24 juillet 2011, à Brazzaville, Rodolphe Adada, encore rassuré la veille par son complice de toujours, le président Denis Sassou NGuesso, vérifiait bien auprès du traiteur que tout serait parfait pour le banquet qu’il allait offrir à ses parents et amis pour célébrer dignement sa nomination à la tête du Parti Congolais du Travail (PCT). Les petits fours achevaient leur cuisson et les bouteilles de champagne millésimé étaient prises dans la glace.

Hélas, pour la caution intelligente du président congolais, toujours présent à ses côtés dans les négociations pointues, l’homme sans lequel Denis Sassou NGuesso serait resté coincé à vie avenue Rapp à Paris, la nuit à défaut d’être bonne conseillère avait permis au clan des neveux et des rejetons, « Mapapa ou pas », de s’y opposer farouchement : Adada, Secrétaire Général du PCT, représentait un réel danger pour la succession et un concurrent sérieux pour un coup d’Etat institutionnel à l’image de celui qu’il avait réalisé lui-même en 1979.

Le dictateur, pour sauver ce qu’il pouvait de sa face, ressortit alors une vague rumeur de corruption d’Adada par Omer Hassan Al-Bashir, le président du Soudan, à l’origine de la démission de ses fonctions de Chef de l’UNAMID à Khartoum le 31 août 2009. Le clan de Boundji, qui ne cessait « d’avaler des couleuvres » (parfois venimeuses comme s’en plaint encore Justin Leckoundzou) vécut alors la nomination de Pierre Ngolo à la tête du PCT comme le pire affront et jura de se venger et de faire valoir, le moment venu, cette « jurisprudence ».

adada au soudan

Les révélations de Médiapart sur les trafics crapuleux de Jean-Jacques Bouya avec son blanchisseur français, Philippe C., installé en Suisse, représentent l’opportunité, tant attendue, d’appliquer la « jurisprudence Adada » que le clan de Boundji serait bien décidé à ne pas laisser passer… !

Par Rigobert OSSEBI

DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 05:18

ECOUTEZ CETTE MUSIQUE ET PEUT-ETRE VOUS COMPRENDREZ D'OU VIENNENT LES ENERGUMENES DE TYPE SASSOU NGUESSO, ENTRE AUTRES :

http://www.youtube.com/watch?v=Ezb2Rg0QIX8&feature=share

C'est très édifiant !

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 16:00
Changer la Constitution du 20 janvier 2002 : Manoeuvre politique

Auteur: Tata BIKOUTA - Le Glaive



Au moment où l’opinion politique nationale alimente, avec une certaine allure, notamment à travers la presse et dans les officines politiques, le débat sur une fausse question, celle de la révision de la constitution en vigueur, je saisis l’occasion d’en faire, en toute citoyenneté, quelques observations à l’intention de la communauté nationale et, pourquoi pas, internationale.

Sans revenir sur les commentaires multiples émanant déjà de nombreux citoyens manifestant un intérêt, certainement patriotique, à cette question de révision de la constitution du 20 janvier 2002, j’ose faire observer en ma qualité de citoyen congolais ce qui suit :
D’abord, remarquons tous que la nation congolaise, sur cette question, se trouve aujourd’hui submergée par deux camps d’intervenants : celui des personnes qui montent au créneau avec la ferme intention de préparer l’opinion tant nationale qu’internationale sur la révision de la constitution afin d’obtenir intelligemment cette révision dans l’unique but de parvenir à la prolongation des mandats présidentiels et celui des personnes qui interviennent pour défendre la pérennité des institutions nationales.

Ensuite, je voudrais aborder ici l’aspect de l’instabilité des institutions, non sans conséquences malheureuses pour la Nation. En effet, le volet quantitatif des constitutions en République du Congo devrait interpeller plus d’un congolais, car de la constitution du 2 mars 1961 (Ière République) à celle (actuelle) du 20 janvier 2002, en passant par de nombreuses autres et Actes fondamentaux, notre pays réalise aujourd’hui un record constitutionnel exorbitant et criard avec à son actif une dizaine de constitutions et Actes fondamentaux (plus de dix) en cinquante-deux (52) ans, soit en moyenne une constitution tous les cinq (5) ans.
On peut, entre autres, citer, après la constitution du 2 mars 1961 qui remplaçait les anciennes lois constitutionnelles ayant régi les institutions congolaises depuis 1958 et qui fut abrogée à la suite d’une insurrection populaire des 13, 14, 15 août 1963 mettant ainsi fin au régime en place depuis 1958, la constitution provisoire du 11 septembre 1963 qui, sous le régime du Mouvement National de la Révolution (M.N.R), est intervenue pour régir ce régime révolutionnaire des évènements d’août 1963 ; la constitution du 8 décembre 1963 (sous le régime du M.N.R, IIème République) qui, votée par le peuple après avis de la Cour suprême, mit fin à la constitution provisoire du 11 septembre 1963 ; l’Acte fondamental du 14 août 1968 (sous le régime du P.C.T) qui, abrogeant partiellement la constitution du 8 décembre 1963, avait été pris à la suite d’un mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968 pour organiser provisoirement les pouvoirs publics ; la constitution du 30 décembre 1969 (sous le régime du P.C.T, IIIème République) qui, non votée par le peuple mais adoptée par le congrès constitutif du P.C.T, est intervenue à la suite de nombreux mouvements enregistrés au sein du parti unique, le M.N.R, et des institutions étatiques, mouvements tels que la dissolution du bureau politique du M.N.R, la destitution sans remplacement du Premier Ministre (le 18 janvier 1968), la dissolution de l’Assemblée Nationale (le 1er août 1968) ; la constitution du 24 juin 1973 (sous le régime du P.C.T) qui, soumise au référendum populaire après avoir été élaborée par le Comité Central du P.C.T est intervenue par le fait que le Comité Central du P.C.T voulait tirer les leçons de deux évènements politiques importants à savoir le putsch militaire du 22 février 1972 organisé par une fraction des membres du Comité Central du P.C.T, ceux qu’on appelait les «M22» et la Conférence Nationale de juillet 1972 ; l’Acte fondamental du 5 avril 1977 (sous le régime du Comité Militaire du Parti) qui avait été pris par le Président du C.M.P pour déterminer l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics jusqu’à la promulgation d’une nouvelle constitution ; l’Acte fondamental du 7 février 1979 (sous le régime du P.C.T) qui avait été pris à la suite de la session extraordinaire du Comité Central du P.C.T du 5 février 1979 renversant le régime institutionnel du C.M.P ; l’Acte du 30 mars 1979 qui, pris au sortir du IIIème congrès extraordinaire du P.C.T, abrogeait à nouveau partiellement la constitution du 24 juin 1973 ; la constitution du 8 juillet 1979 (IVème République) qui avait mis fin à la longue période de transition depuis la constitution du 24 juin 1973. Cette constitution, malgré qu’elle fut adoptée par référendum populaire, avait été élaborée et examinée par les instances du P.C.T, parti unique alors au pouvoir, précisément par son Comité Central et son IIIème congrès extraordinaire tenu en mars 1979. Il faut aussi ne pas ignorer qu’avant la tenue de la Conférence Nationale Souveraine de 1991, la constitution du 8 juillet 1979, sous le règne du P.C.T, parti unique, s’est vue doublement révisée, la première révision étant celle opérée en contradiction des dispositions constitutionnelles en vigueur, par une ordonnance présidentielle à la suite du IIIème congrès ordinaire du P.C.T tenu en août 1984 et la deuxième révision ayant eu lieu à l’issue du congrès ordinaire du P.C.T de 1989 ; la constitution du 15 mars 1992 (Vème République) intervenue par la faveur de la Conférence Nationale Souveraine qui jetait de nouvelles bases de la démocratie avec le système pluripartiste ; l’Acte fondamental du 24 octobre 1997 intervenu à la suite du renversement du régime issu de la Conférence Nationale Souveraine après une période dite de transition et qui consacrait le retour au pouvoir du P.C.T. C’est la constitution du 20 janvier 2002, actuellement en vigueur, qui a abrogé l’Acte fondamental du 24 octobre 1997. Cette constitution, ayant consacré une rupture importante avec l’ordre constitutionnel établi au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, a placé le Congo Brazzaville dans sa VIème République.

Si l’on peut se permettre une petite comparaison avec le cas de la République française, pays encore modèle pour le Congo en matière de mimétisme législatif et institutionnel, je pourrais faire observer, en guise de petite histoire, qu’en deux cent vingt et un (221) ans, soit deux siècles durant, tenez-vous bien, la France n’est aujourd’hui qu’à sa cinquième (Vème) République depuis la proclamation de celle-ci le 22 septembre 1792 avec à la clé la constitution de l’An I en 1793 qui définissait cette République naissante, même si, cette constitution n’ayant jamais été appliquée, il fallu attendre 1848 pour que la France retrouve véritablement un régime républicain. S’agissant de la Vème République française, elle part du 4 octobre 1958, avant même que le Congo n’ait obtenu son indépendance, avec une seule réforme faite en 1962. Saisissez alors cette honteuse réalité qu’en 55 ans, les institutions françaises fonctionnent avec un régime constitutionnel stable connaissant l’alternance de sept (7) présidents de la République l’un après l’autre et sans retour pendant qu’en 52 ans, la République du Congo connaît une dizaine de régimes constitutionnels que je venais supra de citer, avec un passage à la présidence de la République de seulement cinq (5) citoyens principalement, soit en moyenne deux régimes constitutionnels pour un seul Président de la République alors que la moyenne en France, durant la Vème République, est d’un seul, sinon deux régimes constitutionnels pour sept (7) Présidents de la République, depuis Monsieur Charles de Gaulle.
La comparaison, même avec le Congo voisin parmi tant d’autres pays, est aussi bien indiquée.

Pour les Etats Unis d’Amérique, l’exemple ne mérite même pas d’être cité avec une constitution vieille de deux cent (200) ans et l’alternance à la présidence après un ou deux mandats seulement de quatre (4) ans, et les Etats vont bien sinon assez bien.
Sans m’étendre longuement sur l’historique des constitutions au Congo Brazzaville, voilà comment les dirigeants du pays ont infligé des échecs aux régimes constitutionnels et institutionnels préexistants :
Mais quel bilan faire, au bout de dix (10) ans, sur l’applicabilité de la constitution actuelle que d’aucuns voudraient ardemment voir modifier maintenant ou avant trois (3) ans ? Ce bilan ne présente t-il pas à la Nation congolaise toute entière un triste tableau justifié par des violations flagrantes, indignes, délibérées, notoires et même intentionnelles au lieu de ce qui était attendu normalement de cette constitution ?

Mes chers compatriotes vont certainement convenir avec ma modeste personne de ces quelques exemples patents de violation de notre chère constitution :
D’abord, les engagements constitutionnels du peuple congolais contenus dans le préambule de la loi fondamentale qu’est la constitution sont tous violés. De même, de nombreuses autres dispositions de la constitution subissent, au quotidien, les violations éhontées. Pratiquement, dix (10) ans durant, la constitution est foulée aux pieds à quatre-vingt pourcent (80%) à la merci des citoyens actuellement aux affaires, ceux-là même, pour certains, qui ont été les protagonistes de son élaboration.

Face à ces flagrantes violations permanentes de la constitution, le peuple congolais, certainement, avec ma modeste personne, se pose en toute citoyenneté, les questions de savoir :

Où sont et que font le garant et défenseur de la constitution qui est le Président de la République auquel les article 56 et 69 de cette souffrante constitution recommandent certaines lignes de conduite, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H) qui, pourtant institution de la République, manque toujours de siège officiel depuis sa création, le Ministre de la justice et des droits humains ?

Où sont les députés et sénateurs qui représentent les populations avec la charge de contrôler l’action du gouvernant ? Que font-ils réellement ? Applaudir et n’applaudir que l’action aussi bonne que mauvaise du « pouvoir », parce qu’ils en tirent égoïstement profit au détriment de leurs mandants ?

Quant au juge constitutionnel, je n’ose pas le citer pour la simple raison que le droit nous enseigne que le juge ne s’auto saisit pas. Cependant qu’il sache être, au même titre que le Président de la République, le garant de la constitution et, donc, de la légitimité populaire.

Le vrai problème, en fait, est qu’avant trois (3) ans, la Nation congolaise se préoccuperait et ferait mieux de respecter la constitution dans toutes ses dispositions pour constater, par la suite, le résultat d’une application conséquente de cette constitution avant de prétendre à sa révision, comme il n’est de loi immuable au monde, ainsi que d’aucuns le déclarent déjà pour en chercher la justification.

Ma modeste personne ose croire à ce que la Nation congolaise ait l’espérance que, sans byzantinisme, les députés et sénateurs demeureront dignes de ces titres et les magistrats de la cour constitutionnelle intègres, garantissant la paix nationale et la tranquillité des esprits, « chères » au Président de la République, ce grand homme d’Etat qui, aujourd’hui, s’escrime volontairement à s’afficher sur la scène internationale, et que tous nous comprenions que l’instabilité constitutionnelle et institutionnelle est ennemie du développement qui empêcherait ainsi notre cher pays de parvenir à l’émergence à l’horizon 2025.

Pendant que je termine la rédaction de ma réflexion, une pensée touche ma sensibilité : « ceux qui, aujourd’hui, indexent la constitution pour dire qu’elle est mauvaise et qu’on doit la modifier ou la changer s’accusent eux-mêmes trois fois « mauvais » et que ce sont eux qui doivent être changés ».

Tata BIKOUTA

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Tata Bikouta - Le Glaive - dans Congo-Brazzaville Actualité politique

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