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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:29
(Congo-Brazzaville) COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA CREATION DE L’ETAT DU SUD CONGO

A ECOUTER : http://www.youtube.com/watch?v=sS1DE_PbiNY -

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif à la création de l’Etat du Sud Congo pour préserver

le génome du Sud Congo de l’extermination programmée

CONSIDERANT :

- Les coups d’Etat à répétition du général Denis Sassou Nguesso ;

- Les résultats du dernier recensement 2013 publiés le 6 mars 2014 par le ministère de l’Intérieur du gouvernement de Monsieur Denis Sassou Nguesso qui mettent en évidence les preuves irréfragables du programme d’extermination du génome du Peuple du Sud Congo ;

- La disparition de 353 jeunes gens triés sur le critère de leur origine ethnique, communément appelé « Affaire des disparus du Beach » dont le dernier rapport des Nations Unies reconnaît et recommande le droit des parents des victimes à connaître la vérité ;

- Le rapport 1995-2000 du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), les projections des Nations Unies et le programme post-conflit pour le développement économique et social du Congo signé en novembre 1999 par le gouvernement de Monsieur Denis Sassou Nguesso qui mettent en évidence la baisse démographique de plus de 25% dans le Sud Congo soit près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » par rapport aux classes d’âge se situant entre 20-40 ans ;

- L’existence de fait de l’Etat du Nord Congo avec son gouvernement clanique, un haut commandement militaire et des hauts fonctionnaires de l’Etat tous originaires Mbochi d’Oyo et du Nord Congo et dont la capitale a été de facto transférée à Oyo qui a maintenu la pauvreté des Congolais ;

- La volonté de Monsieur Sassou Nguesso à poursuivre l’extermination du génome du Peuple du Sud Congo exprimée à Bruxelles le 2 avril 2014 « qu’il devait achever ce travail commencé, mais il ne voyait pas comment débuter un travail et le laisser inachevé. » ;

- La modification ou le changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 ;

- La requête de la déclaration de la République de l’Etat du Sud Congo en date du 14 Avril 2014 remise au Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon, et communiquée à la Communauté Internationale ;

- La réception de la requête par Monsieur Denis Sassou Nguesso, actuel Président de la République du Congo, par les Présidents de l’Assemblée Nationale, du Sénat, de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Economique et Social, ainsi que par Monsieur l’Ambassadeur du Congo en France ;

- Monsieur Denis Sassou Nguesso, qui en a pris acte, formalise ainsi l’existence des deux Etats, Nord Congo et Sud Congo, en entités séparées.

NOUS, PEUPLE DE LA REPUBLIQUE SUD CONGO, tenant compte de la sauvegarde de notre génome et du droit des peuples à l’autodétermination :

- PROCLAMONS solennellement l’existence de l’Etat du Sud Congo souverain sur les terres des cinq (5) régions du sud de l’actuelle République du Congo Brazzaville ;

- APPELONS le Peuple du Sud Congo de l’intérieur au calme le plus absolu ;

- DEMANDONS à la diaspora dispersée de par le monde d’œuvrer à la tâche exaltante de la reconstruction de la Nation du Sud Congo pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération que Nous pensions réalisable en 1960 dans le cadre de la République du Congo ;

- AFFIRMONS que les modalités pratiques seront vues entre l’Etat du Nord Congo et l’Etat du Sud Congo sous l’égide des Nations Unies.

Fait et Scellé à PARIS, Terre de la Patrie des Droits de l’Homme, le 10 Mai 2014.

Pour LE PEUPLE SOUVERAIN DU SUD CONGO. Le Conseil provisoire. Les porte-paroles :

Robert POATY PANGOU Modeste BOUKADIA

Phones : +33662929540 / +33647011908Blog : http://sudcongo.wordpress.com - Email : sudcongo@gmail.com /

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Etat du Sud-Congo - Boukadia - dans Congo-Brazzaville Congo-Régions
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:11
(Congo-Brazzaville) Réponse à Thierry Lézin Moungalla : "Le Congo que j'aime ne vous ressemble pas"

par Jean-Claude Beri -

SASSOU-MOUNGALA : association de malfaiteurs

En ces jours de lutte pour les libertés fondamentales au Congo, qui suscite beaucoup de tensions, les propos du Ministre TLM bafouant la liberté d’expression numérique peut paraître anecdotique. Qui plus est il est Ministre des Postes et télécommunications. Ce qui aurait logiquement fait de lui le « défenseur » de la presse numérique. Au regard des multiples tergiversations, ratés et la lenteur dû principalement à son incohérence politique à l’implantation de la fibre optique dans notre pays, il est facilement compréhensible qu’il soit répulsif à l’importance de l’internet pour le développement. Doit-on rappeler à TLM que les conditions d’accès à internet sont catastrophiques et les coûts des communications restent élevés, pourtant plusieurs milliards y sont déjà engloutis et pour quel résultat ?Resteque la guerre sur internet est déjà déclarée envers tous ceux qui refusent d’accepter la pensée unique menée tambours battant par le clan sassou une sorte de propagande politique mensongère dont TLM s’illustre à travers ce pamphlet résonnant comme un exutoire.

Lorsqu’un ministre du NTIC de la république déclare :

«…. Je voudrais, en deuxième lieu, relever que les sages ne sont pas moins légitimes que les personnes qui animent ce débat sur internet.Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo collectif des Congolais contre le changement de la constitution. En quoi une personne pareille est-elle plus légitime que les sages ou les notables d’un département ? J’aimerai que l’on m’explique la notion de légitimité dans ce cadre. J’ai toujours dit que la constitution n’est pas une bible. Mon pasteur, lorsqu’on lui demande la nature de son ministère, répond simplement que nous appliquons la Bible sans rien ajouter sans rien retirer. Il est le livre de la révélation qui doit être conservé intact. La constitution, par contre, a été conçue par des hommes dans un contexte politique, social et économique précis. Ce qui a été fait par les hommes à cette époque, commandé par une circonstance politique majeure, peut être changé par les mêmes hommes….. » TLM (1)

Ces propos sont d’une mauvaise foi hallucinante et déconcertante.

Serait-ce pas ce même personnage qui a usé de ce même moyen de communication pour s’exprimer il ya pas si longtemps que çà ? N’a-t-il pas usé du même procédé pour vendre ses services douteux au clan sassou ? Si certains ont déjà oublié sa fourberie et sa trahison du journal Mwinda en tout cas pas nous Seulement, à ce moment là internet est un bon outil de communication. Faut-il croire que la fonction du ministre lui aurait fait basculer dans une amnésie intellectuelle grave. Quelle hérésie de la part d’un homme de son rang (pourtant pas con comme beaucoup de ses pairs) que de verser dans un discours comparatif insidieuse, perverse et intellectuellement disgraciant.

Serait-il opportun de rapporter à Mr MOUNGALLA que la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002 ; Titre II : Des droits et des libertés fondamentaux en son article 19 stipule : « Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autremoyen de communication. La liberté de l’information et de la communication est garantie. La censure est prohibée. L’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen à droit à l’information et à la communication.Les activités relatives à ces domaines s’exercent dans le respect de la loi » Ne serait pas là une légitimité ? Par contre peut-il nous indiquer quel article constitutionnel autorise les sages ou notable d’interférer dans le débat constitutionnel ? Leur pouvoir n’étant que consultatif au niveau local (famille, village, district…) et non national leur donnent-t-ils le droit d’être plus légitime que le peuple qui a voté la constitution. Ou encore les sages et les notables se substitueraient-ils au peuple ?

Ce Ministre ignore t-il

  • « qu’internet contribue à une meilleure information des citoyens et à une plus grande transparence de l’action publique, par exemple par la diffusion d’informations administratives par le Net, de données publiques, des programmes politiques des partis…

  • favorise une interaction plus grande entre les gouvernants et les gouvernés. Les courriers électroniques permettent de faire connaître aux élus les attentes et les réactions de leurs administrés. On peut imaginer qu’Internet pourrait être un outil pour participer au processus législatif par les forums ouverts…

  • favorise par certains aspects les actions collectives permettant à des individus isolés, mais partageant les mêmes idées, d’entrer en contact et de se mobiliser.

  • Internet pourrait compléter la démocratie représentative en corrigeant ses insuffisances par une dimension plus participative, sans en altérer les fondements. On pourrait envisager des votes électroniques déjà testés dans certains pays. » (2)

C’est à se demander si c’est ce ministre qui assume réellement les fonctions du Ministre des NTIC ?

Cette manipulation en cours consistant à vouloir sanctifier quelques vieux sages savamment choisis parmi tant d’autres et décrédibiliser les internautes Congolais qui participent au débat politique, surtout lorsqu’on est Ministre des NTIC, c’est faire preuve « aveuglement conceptuel archaïque ». Doit-on rappeler au Ministre que 70% de la population congolaise est composée de jeunes de 20 à 40. Et ce sont ces jeunes qui s’expriment à travers ces réseaux sociaux. Ne pas percevoir l’apport percutant de la jeunesse congolaise dans le développement de la communication à travers les nouveaux outils en vogue relève d’une ignorance indigne d’un ministre des NTIC. Ce n’est pas seulement une insulte envers ces jeunes mais cela va également au delà des partis et associations politiques modernes qui animent leurs débats en utilisant internet.

Votre attitude démontre que vous êtes intellectuellement malhonnête (ou du moins vous jouez bien votre jeu) .Cette intolérance et surtout cette falsification ou caricature des faits et propos auxquels vous prétendez lutter sont la révélation d’un intégrisme intellectuel primaire sous couvert d’un débat constitutionnel.

Que valent MOUNGALLA, MABIALA, MUNARI, KOUMBA…et autres ministres du sud sans SASSOU ? Dans vos contrées vous n’êtes que des pantins qu’on acclame en votre présence mais dès lors que vous avez le dos tournez, les couteaux s’aiguisent ….Je vous laisse imaginer la suite. L’approche de la fin du mandat présidentiel de Sassou fait des sueurs froides à ces Lieutenants fanfarons qui ont vendu leur âme au diable. Ils ont un nouveau rôle à assumer, le camouflage de l’échec politique de Sassou Nguesso et la domination ethnique du clan au pouvoir.

Vous n’êtesqu’une partie intégrante du troupeau de moutons qu’on engraisse qui voudrait nous faire sombrer dans le ravin du politiquement correct. Adeptes du pillage et corruption, de la pensée unique valorisant les idées hégémoniques d’un clan, ces nouveaux aboyeurs érigés en justiciers s’arrêtent sur un mot, une phrase ou un article qu’ils voudraient faire censurer au nom de leur liberté qui consiste à ne pas tout dire… surtout pas la vérité! Ils sont le prolongement et les avaliseurs d’une Justice injuste et d’un Gouvernement qui ne gouverne plus depuis belle lurette. Ces nouveaux dénonciateurs maladifs et répugnants ne sont que des « profiteurs du système » qui n’amènent rien de constructif ou de positif au débat des hommes libres. Ils se complaisent à faire appliquer des lois scélérates votées par des Assemblées aux ordres de leur messie SASSOU qui croit diriger le Congo de mains de maître. Ils veulent nous empêcher d’écrire ou de s’exprimer, nous bâillonner dans notre liberté d’expression et la bafouer en laissant aboyer la meute de chiens de chasse.

Mais nous le savons tous que le pouvoir est source de jalousie, d’inégalités et de grincements de dents. Le pouvoir confère à celui qui le possède un ascendant sur les autres, quelque soit son statut social. Celui qui le possède en perd son esprit critique, sa lucidité et est toujours tenté d’en user et d’en abuser. Ce n’est pas étonnant que les chiens de chasse de sassou divaguent et bavent des inepties incohérentes.

Le pouvoir possède une gigantesque capacité de corruption/perturbation du bon sens et de la clairvoyance commune, surtout après un passage régulier dans les joutes fétichistes de sassou. Il se faufile de manière contagieuse des propos abracadabrantesque pour faire de nous des experts de la manipulation, des agitateurs tribaux, des spécialistes de tourner en rond….

….

Mais ce qu’ils ignorent c’est que leur pouvoir ne pourra jamais sanctionner ou cloisonner notre liberté de penser. A force d’opprimer le peuple, il est sur le point d’exploser devant toutes leurs injustices qui donnent des droits à certains chiens de chasse en quête d’os à broyer en occultant ceux des autres. Après tout, on le dira jamais assez, le vrai pouvoir n’appartient qu’au peuple qui est assez confiant pour mettre ses propres bourreaux en place le moment venu et cela par les voies démocratiques.

En faisant fi d’ignorer que « la démocratie se moque des fausses hiérarchies politiciennes et se soucie de faire accéder à ses valeurs politiques l’ensemble des citoyens.Par son principe d’égalité politique, elle suppose et impose l’indépendance et la liberté de jugement de chaque citoyen. La démocratie invite chaque citoyen à revendiquer et à débattre en politique, c’est-à-dire sur tout ce qui concerne les affaires publiques du peuple des citoyens ou de la Nation.André TOLMERE

Ces délateurs, aboyeurs formatés de la pensée unique, ne l’oublions pas, participent à la destruction de notre Société. Ils voudraient nous voir rejoindre le troupeau destinés au saignement final programmé, tout en ignorant que les moutons, même bien nourries et choyés finissent souvent égorgés ou tombent du haut d’une falaise pour aller s’écraser comme des excréments, quelques mètres plus bas. Notre monde politique regorge des hommes qui se sont fait piéger par les sirènes d’un pouvoir dictatorial.

Certains se font passer pour de gentils moutons bien malléable, obéissant mais ils ne sont que des hordes de rats immondes qui croient briller dans l’ombre des égouts en se nourrissant des résidus des autres et en s’enfermant dans une conception illusionniste de la démocratie , par simple peur de la liberté de vivre au grand jour.

Ne dit-on pas que « quelque soit la quantité de cendre que se couvre le cafard, il sera toujours le festin du coq » sagesse africaine.

Encenser Sassou comme vous voulez, le messie, le seul rempart, le génie, élevé au rang de véritable dieu sur terre , véritable petit juif tous les qualificatifs que vous voulez y passent mais vos cris d’orfraies céderont très vite la place au rutilant bal des vampires auquel s’adonnent tous les aboyeurs constitués en un harem sans foi ni âme, lancés aux trousses des dignes fils du Congo.

Jean-Claude BERI

  1. http://adiac-congo.com/content/thierry-lezin-moungalla-la-constitution-nest-pas-une-bible-13061

  2. http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/internet-bienfait-ou-danger-pour-democratie.html

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Jean-Claude Beri - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:37
(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla

by admin brazzanews -

Parmi les innombrables réponses faites à ce ministre des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies de l’information (sic!) nous avons choisi celle à lui faite par notre compatriote Claude Ludovic Mbany pour sa pertinence et sa clairvoyance.

Claude Ludovic Mbany via CURe

A SON EXCELLENCE M. LE MINISTRE THIERRY MOUNGALLA

Votre Excellence Monsieur le ministre Thierry Moungalla, je prends honneur, pour la première fois, de commenter directement sur votre page, des suites de votre interview qui, après lecture assidue, interpelle mon intellect et mon sens du devoir.
Permettez-moi d’abord de vous remercier de nous donner cette tribune d’échange sympathique pour nous accomplir sur des sujets poignants comme l’éventuel changement constitutionnel, et d’avance merci de subir de façon tout à fait démocratique les sanctions de nos critiques expressives constructives, je l’espère !

Monsieur le ministre, d’emblée m’en vais-je vous dire que je serais le plus explicite possible et irais droit au but !

Mais avant, il est important que vous sachiez, M. le ministre, que j’interviens ici comme simple citoyen, que politiquement je ne me considère pas comme opposant — les conditions d’une opposition saine n’étant pas réunies au Congo pour ainsi dire et ainsi s’afficher — mais comme progressiste.
A ce titre, je vous dis tout simplement ce qu’est ma vision sur la question.

Je souligne dans vos réponses relatives au changement constitutionnel des disparités très alarmantes sur certains points, hélas, que je ne pensais pas que vous aborderiez aussi maladroitement, dans votre position. En effet :

1) Internet :
Vous avez déclaré, je cite « Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo-collectif des Congolais contre le changement de la constitution » fin de citation.

M. le ministre, vous êtes paradoxalement le ministre des postes et télécommunications en l’exercice actuellement. Je soulignais plus haut que je saluais la tribune que vous nous avez donnée, et cette tribune n’est autre que INTERNET pour vous donner différents points de vue, et c’est par ce même moyen que vous nous informez aussi généreusement de votre récente entrevue.

- Dans un sens, mon analyse est telle que, l’internaute qui donne son opinion « contre le changement de la constitution » ne caresse pas le gouvernement dans le sens du poil, avec lui et selon sa conviction et ses raisons, conscientise certaines personnes qui, à leur tour, s’objectent au changement constitutionnel.
Pour vous, selon ma compréhension, cet internaute n’est pas le bienvenu.

- Dans l’autre sens, celui qui draine aussi à sa façon des foules dans le bon sens du changement constitutionnel, celui-là et ses troupes, sont plus que bienvenus.

Dans ces deux cas, ou dans tous les cas de figure, mais privilégions ici les cas de conscience fondée, celui qui est assis en avant de son ordinateur, comme c’est le cas présentement pour moi, certes, n’est pas plus sage que les sages de Sibiti, selon vos mots et j’en conviens, mais est aussi légitime que tout ce qui se fait et/ou se dit localement, ce qui est tout à fait vrai.
Les raisons de ses publications sur le Net sont aussi fondées que la peur de sévices règne au Congo. Peut-être même que cet internaute publie ses articles localement…
Enfin, moralité de ce point de vue, M. le ministre, et pour votre grand savoir, UN INTERNAUTE N’EST JAMAIS SEUL quand il est assis devant son ordinateur. C’est à cet instant précis qu’il est le plus PUBLIC possible et plus PUISSANT que Président, tout dépend de ce qu’il a à véhiculer.

2) Les sages que vous privilégiez :
Alors, que j’essaie de comprendre, …, sont-ils si heureux de recevoir la mission « municipalisation accélérée », des retombées économiques éphémères qu’ils ont perdu tout sens du devoir, ou ont-ils fini par accepter, à l’usure, que l’appartenance du Congo à un seul homme et sa famille est tout à fait normale ?
Ces fameux sages, je me questionne, en quoi sont-ils sages s’ils ne se souviennent de leur propre enseignement, je cite « Mwana moke abeta mbonda, bakolo mpe babinaka » fin de citation ?

3) C’est ce qui m’emmène à mon POINT DE VUE sur l’éventuel changement constitutionnel :

- En 2009, bien que je n’ai pu être au Congo, ma voix s’élevait à qui voulait l’entendre donnant crédit à notre président de la République lors des présidentielles pour la simple raison que nos fameux opposants remerciés et aigris du pouvoir, ceux-là mêmes qui, jadis, ont soutenu ce pouvoir en place, qui s’y sont enrichis, n’avaient aucune crédibilité à mes yeux.
Mais les conséquences de mon choix ont fini par me rattraper avec la consolidation népotique, despotique et tribale du pouvoir aux antipodes de la logique des valeurs fondamentales d’un vrai État de droit, les enjeux ne sont plus les mêmes. Peut-être avoir agit à juste titre pour le pouvoir, cette consolidation, mais la seule et grande victime, c’est le peuple, toujours le peuple, à commencer par « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple », un mensonge à faire vomir, que la classe moyenne disparaît à vue d’œil au Congo, au profit du système érigé.
Et tous les slogans, programmes biennaux, triennaux, quinquennaux et tous les plans d’ajustement structurel (renforcé) que nous avions tant affectionnés, je cite quelques uns :

- Vivre durement aujourd’hui pour vire mieux demain,
- Autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000, …, Que nous attendons toujours à ce jour, …, la pomme de terre, un luxe pour les familles pauvres, …,
… Que du vent M. le ministre, que du vent !

- Je suis d’avis avec vous, heureusement d’ailleurs, que la Constitution n’est pas une Bible, donc oui, est appelée à être modifiée, selon les contextes, comme vous le mentionnez si bien dans votre interview.
Mais, la question est : Quels sont donc ces contextes qui nécessitent ce changement ?

a) si vous me dites que le mandat présidentiel est ramené à 5 ans, ou mieux encore à 4 ans comme nous le soutenons dans nos textes, oui, on discuterait volontiers là dessus,

b) Si vous parliez de changement constitutionnel en faveur du peuple et de la justice, notamment la séparation des 3 pouvoirs et leur impartialité, le sujet est bienvenu,
…,

- Cependant, il saute aux yeux que le changement constitutionnel que vous envisagez ne vise que la modification des 3 articles contrevenant et interdisant un nouveau mandat au président sortant, pour le reconduire au pouvoir, ce qui est irrespectueux de votre propre vertu car, cette même constitution étant vôtre(2002), et NON du peuple(1992), modifiée par les propres soins du président de la République, serait une très grande offense à la nation. Nous l’avoir IMPOSÉE et nous dire, selon vos mots M. le ministre, « qu’elle ne serait plus contextuelle », c’est INSULTER l’intelligence et le sacrifice des Congolaises et des Congolais qui ont déjà payé de leur vie, M. le ministre, puis-je me permettre car, OUI et en effet, aujourd’hui nous avons gagné notre droit, celui de PARLER.

Oui, changement constitutionnel pourrait-t-il avoir, mais certainement pas souhaitable tel que vous l’espérez !

Pourquoi je tiens cette réflexion ?

Comme vous l’ai-je dit plus haut, je ne suis pas opposant, je ne vous parle pas ici en politique, mais en citoyen, et qu’à un moment électoral donné, j’ai accordé un certain crédit à qui de droit.
Mais de nos jours, le président de République DOIT ADMETTRE que le monde a bien changé, et que les enfants d’hier ne le sont plus aujourd’hui !

Les alliés d’hier non plus ne sont plus les mêmes. Les médias ont changé. La mentalité des Congolaises et des Congolais a évolué à l’ère technologique nouvelle, sont au courant de tout, à l’affût de la moindre information, même si nombreux sont encore sédentaires.

J’ai écouté dernièrement le président sur les ondes d’Euronews sur la question de changement constitutionnel, « je n’ai pas encore pris ma décision » a-t-il dit, fin de citation.

A mon sens, selon mes dispositions, le président de République devait tout simplement préparer sa sortie politique dans le calme pour gagner le RESPECT de son peuple, et encourager la jeunesse montante à se préparer pour la relève.

Je m’explique :

- Quel est réellement le bilan du président de la République depuis qu’il est à la tête de l’État ?
En honnête citoyen, je dirais que le président fait des efforts, de son mieux, pour conduire le Congo vers son émergence, je le reconnais.
Mais plus objectivement parlant, si dois-je comparer ses efforts au nombre de temps passé à gérer la chose publique, son bilan est médiocre.
Alors, dites-moi conséquemment, que feriez-vous en 7 ans de plus ?

Oui, je comprends que si changement se faisait, le peuple, à plate couture ne voterait sûrement pas pour vous, mais que vous gagnerez tout de même, connaissant votre expertise dans le domaine.
A peine 342.000 Km2, des riches à bâtir deux fois Dubaï, vous n’y êtes pas arrivés en plus de 30 ans.
Pourquoi diable devrions-nous vous accorder un autre mandat, même si la constitution venait à être changée en votre faveur ?

Tous mes Respects pour le Président de la République car, il est d’abord notre père. Mais nous savons tous ce qui attend notre président et son entourage politique s’il ne parvenait pas à sécuriser son pouvoir, que l’on ne se cache pas de le dire, mais il devait affronter ses propres démons comme tout le monde pour les avoir semés. Ce faisant, en paix sera-t-il avec lui-même, et peut-être le peuple et le nouveau gouvernement consentiraient à protéger leur président, à régler tous les problèmes à l’interne.
Autrement, vaut-il mieux de DÉFIER le peuple à vouloir A TOUT PRIX modifier cette constitution pour ses propres fins ?
Ne voyez-vous donc pas ce qui se prépare à l’horizon ?
Et vous, M. le ministre et tous les autres, quel est l’état de votre conscience, que vous dit-elle ?
Etes-vous VRAIMENT prêts à assumer cette responsabilité le cas échéant d’un débordement populaire irrécupérable ?
Etes-vous prêts à vous salir à ce point les mains, s’il y a lieu, le moment venu ?

Et là, une autre question me brûle les lèvres :

Et si le peuple s’objectait farouchement au changement constitutionnel à l’instar de « Touche pas à ma Constitution », ou comme le mouvement « Y en a marre » du Sénégal contre le président Wade, que fera notre président ?

Éliminera-t-il son peuple ?

Liquidera-t-il les intellectuels du pays simplement parce qu’ils veulent d’un meilleur Congo ?

NON, « Cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré dernièrement, et je l’en remercie !

Je comprendrais qu’il s’en prenne à ses anciens ministres ayant travaillé avec lui et devenus opposants aigris pour ne pas avoir été reconduits ministres, mais PAS à la nouvelle génération de l’âge de ses propres enfants. C’est pour cela que j’insiste et persiste à souligner que NOUS NE SOMMES PLUS LES ENFANTS D’HIER, c’est un fait !

M. le ministre, mon cher ami, je pense que le chef de l’État est fatigué. Il a eu tout le temps nécessaire pour faire ses fautes à lui, et Dieu sait qu’il n’en finit pas d’en faire. Il est temps pour lui de donner la chance à la nouvelle génération de commettre aussi ses fautes, et lui, en grand expérimenté, montre le chemin en acceptant d’être consulté.

Voila M. le ministre Moungalla, mon vieil ami de quartier, ma contribution à ce qui touche la nation, engageant intrinsèquement mon sens patriotique du devoir.

Très cordialement,

Ludovic Mbany

(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla
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Claude Ludovic Mbany - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:53
(Congo-Brazzaville) Comment aider Sassou à vaincre sa schizophrénie du pouvoir ?

Par DJESS DIA MOUNGOUANSI -

« Peuples du monde, unissez-vous, pour abattre les agresseurs et leurs laquais ! Que les peuples n’écoutent que leur courage, qu’ils osent livrer combat, qu’ils bravent les difficultés, qu’ils avancent par vagues successives, et le monde entier leur appartiendra. Les monstres seront anéantis. » Mao Tse-Toung

Suite à la mise en charpie du système M.P.R( Mouvement Populaire de la Révolution) en 1989 par la conjonction d’un bouillonnement social généralisé et d’une extrême pauvreté ; prémices d’une chute imminente de l’édifice, le sulfureux Ministre de la communication de l’ex-Zaïre Dominique Sakombi Inongo ; le Joseph Goebbels de Mobutu, s’amusait à projeter en exclusivité, à l’attention de son chef les images du procès des Ceausescu ( « l’Odieux » et la « Terrible »). Naturellement, le point d’orgue de cet évènement qui fut leur exécution sur un trottoir le 25 décembre 1989, ne pouvait aucunement laisser stoïque, ce cher Président-Fondateur.

Ne privilégiant que leur ventre et leur bas-ventre, les gourous du « Chemin d’Avenir » ont tout bonnement occulté ce qui devrait être leur mission principale. A la faveur d’une croissance exceptionnelle, exclusivement tirée par la valorisation de la rente pétrolière ; ils devraient aider à mettre tous les leviers économiques et institutionnels à la disposition des décideurs afin d’éradiquer la pauvreté et promouvoir la vertu politique, entérinée par une véritable alternance démocratique.

Au moment où l’Oyocratie est en ébullition sur la mise en œuvre des stratégies visant à modifier la constitution de Janvier 2002, elle devrait plutôt s’inspirer de la citation de Kant «détenir le pouvoir corrompt inévitablement le libre jugement de la raison ». Dans la gestion de la cité, il conviendrait de ne jamais utiliser la force comme levier de la gouvernance. Se rappeler chaque fois que seul le peuple avait le pouvoir et que celui-ci était à la fois volage et volatil. Mobutu, Ben Ali, Moubarak et même Kadhafi croyaient bien faire : mais le pouvoir les a rendus aveugles.

Les agents de l’immoralité

A l’approche de l’échéance fatidique de 2016, une nouvelle race de prostitués politiques est née. Ils ont désormais pignon sur rue. Avec des cerveaux totalement lobotomisés, ils se gavent de pétrocfa, et perdent la raison. Poussant très loin les limites de l’ignominie, le piètre Ministre Pierre Mabiala s’est fendu d’une saillie qui donne la nausée : Sassou Nguesso qui sema mort et désolation dans le Niari, dans la Bouenza et dans la Lékoumou, serait de la famille de Lissouba. Pathétique !

Ces agents de m’immoralité, écument toutes les régions du Congo et sur fond d’une géante campagne d’achat de conscience, des hères transformés en pseudo-sages, rivalisent d’imagination dans un exercice avilissant de danse du ventre, pour donner l’impression d’un Sassou aimé, tellement unique au Congo (dixit Théophile Obenga), que les Congolais ne s’imagineraient jamais vivre sans lui (sic). Le Congo serait en péril !!

Nous avons tous en mémoire, le zèle de cette pseudo-élite de cour ( Mabiala et Obenga qui ont servi Lissouba), adepte de la transhumance politique, mais surtout prompte à exceller dans la gymnastique intellectuelle, comme moyen sûr pour se tirer d’affaire quand la météo politique change de camp.

Que devraient-ils dire au satrape d’Oyo ?

Les agents du « Chemin d’avenir », à quelques niveaux qu’ils soient, ont l’obligation de dire la vérité à Sassou. Etes-vous Potemkine, premier Ministre de Catherine II de Russie au 18e siècle, qui fit construire des fausses façades dans les rues des villes que l’impératrice devait traverser pour cacher l’effroyable misère du peuple ? Dans le cas d’espèce, en 32 ans de règne sans partage, Sassou est au fait de l’état du Congo : pas d’eau, pas d’électricité, l’école a été délibérément anéantie, pas d’hôpitaux dignes de ce nom. Le seul hôpital de référence avec 600 lits, a été construit à Oyo ( le Gbadolité du Congo).

Ils ont l’obligation de lui rappeler qu’il était périlleux d’abolir toute bonne tradition instituée par les anciens de cette Nation en construction, et ayant été l’objet d’un consensus pour le bien des administrés( Cf Constitution de 1991). De n’introduire aucune innovation qui puisse porter préjudice aux traditions déjà établies… de ne jamais attribuer l’œuvre de quelqu’un à celui qui n’en est pas l’auteur et ne pas en diminuer les mérites. De ne jamais avoir l’impudence de menacer son peuple, comme il l’a fait récemment à Sibiti ; car tout compte fait, c’est bien lui qui s’apprête à perpétrer une grande violence juridique en voulant coûte que coûte modifier la constitution. De ne jamais écouter ceux qui le conseillent d’avilir les régulateurs sociaux. Bref, de ne pas prêter une oreille attentive à ceux qui, pour pérenniser leurs intérêts bassement matériels, montent au créneau pour la modification de la constitution de 2002.

La Constitution qu’il s’était fait tailler sur mesure, et qui lui a permis de concentrer tous les pouvoirs d’Etat entre ses mains pendant 12 ans, n’est pas aussi obsolète que cela. Ces grands corps que sont les sociétés, disait Descartes, ne sont pas aisés à manœuvrer ou à réformer : toute réforme brutale ou inadaptée pourrait produire le pire.

Il doit éviter, comme lors de l’affaire Ntsourou, de prendre hâtivement une initiative visant à infliger une sanction inutile aux compatriotes, si la possibilité d’agir autrement s’offre à lui. Il ne doit jamais se dire : « Je suis investi, j’ordonne et on m’obéit »; car cela pourrit le cœur, affaiblit la foi et précipite les troubles. Les institutions pérennes étant la base d’un Etat moderne, il doit comprendre qu’il n’est ni le meilleur des congolais, ni l’enfant prodige, ni le messie. Notre pays ne serait pas dans cet état pitoyable s’il était l’homme providentiel du Congo.

Un Président qui n’a pu réaliser ses ambitions pour le pays en trente ans de pouvoir sans partage ne saurait les réaliser en sept ans, voire plus. Ce faisant, la sagesse et le bon sens recommanderaient que l’on laisse sa place à une nouvelle équipe plus inspirée et mieux aguerrie. Le leitmotiv à lui rappeler en toutes circonstances doit être : « 32 ans de pouvoir autocratique c’est trop ! »( Youss BAND). Le grand Mandela Madiba, icône internationale, qui avait toutes les latitudes pour mourir au pouvoir, n’avait fait qu’un seul mandat. Il est mort aimé par tous…

Tout en se débarrassant de toute procrastination, il faut alors oser la remise en cause des idées préconçues, il faut oser faire bouger les lignes, oser réfléchir autrement, oser le développement en donnant du bonheur au peuple congolais qui n’a pas démérité, oser les changements, oser affronter les difficultés, oser le dialogue inclusif, oser proposer, oser dire la vérité, oser dire non aux lobbies, oser relever les défis et enfin oser accepter que le pays appartienne à tous les congolais, et non aux seuls Sassou &Nguesso et autres Mapapa.

Pendant tout son long règne, Sassou n’a poursuivi que ses intérêts personnels, de son clan, de son ethnie. Rien ou presque n’a été entrepris pour redonner à la politique ses lettres de noblesse qui devaient en faire, le lieu d’expression des attentes différentes quant à l’avenir de la cité. Malheureusement, il a tout mis en œuvre pour considérer l’Etat comme un réseau de relations et non pas comme un ensemble de fonctions devant être remplies de manière neutre et objective.

On ne s’offusque même plus du contraste entre les rémunérations et le coût de la vie, entre les salaires effectifs et certaines marques de standing. Comment expliquer en effet, l’étalage des signes les plus ostentatoires de la richesse, villas grandioses au style post-moderne, construites derrière de hauts murs surmontés de barbelés, multiplication de véhicules tout-terrain ?. Ces manifestations d’opulence, jouxtent la misère la plus criante ( développement de la mendicité, ruine des bâtiments publics etc…). L’inflation galopante et le manque de perspective pour les jeunes, expliquent le marasme ambiant, et devraient inciter celui qui a privatisé le Congo à quitter les commandes du navire sans faire de vagues.

Ce qui permettrait de stopper l’effritement du tissu social qui est à la base de la perte des valeurs qui conduisent les congolais, inexorablement vers un matérialisme frénétique dans la recherche du bien-être. C’est un truisme de le dire ; tous les agents du « Chemin d’avenir » s’enivrent impunément des abondantes recettes pétrolières, en plongeant le peuple congolais dans l’indigence, seule l’opulence reste leur seul programme de société.

Le 18 Avril 1980, s’adressant à l’inamovible dictateur Robert Mugabé, le Président de Tanzanie, Julius Nyerere avait déclaré : « Vous héritez d’un bijou, prenez-en bien soin ». Faisant fi de toute objurgation, le peuple congolais( si tant est qu’il en existe un) doit dire à l’unisson à Sassou : « Vous avez suffisamment abîmé ce bijou, remettez-le aux vrais patriotes. Une fois de plus, par son indulgence légendaire, il se pourrait qu’il vous pardonne de l’avoir spolié, abêti, terrorisé, humilié en l’appauvrissant… ». La maturité politique du peuple congolais sera jugée à l’aune de sa capacité à relever ce défi, véritable obstacle à l’instauration d’une véritable démocratie au Congo.

Djess dia Moungouansi : « La plume du Congo-libre ».

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Djess Dia Moungouansi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:39
(Congo-Brazzaville) Un nouveau sacre pour l'inquisiteur "Au grand patriote congolais: Jacques Opangault" In Memoriam

par Dina Mahoungou

La mafia congolaise au sommet de son art. Dans un pays hallucinant, plein de passions, de peurs, de superstitions et, l’expiation par la souffrance. Il y a cette sauvagerie tragique, la plupart des nationaux sont culpabilisés et frustrés devant un parrain maquereau devenu une tradition, prêt à tout pour se succéder à lui-même.

Dans un Congo sans emballage, en désordre, pêle-mêle, nous observons avec un scepticisme croissant les événements qui se nouent autour du concept de l’éventuelle révision de la « Constitution », un lobby dénué d’honnêteté à un point surprenant.

Les défis des conquistadors, l’arrogance des imposteurs sont des jalons trompeurs qui brouillent les perspectives. Le bruit court, l’anecdote fait partie du tableau :

« Ils ont des armes, ils ont des milices privées, l’armée régulière est sous leurs bottes, laissons-les faire … pour éviter la prochaine guerre civile »

Et voilà comment des millions de citoyens renoncent à leur propre liberté. Resterons-nous éternellement dans cette quiétude rehaussée de désirs vagues ?

Quatre généraux fabricateurs dirigent la mafia dans ce pauvre Congo qui ne demande pas d’arrimage. Ce pays est dirigé par des personnes à la moralité criminelle :

Le Général chef de l’Etat

Le Général Ministre Délégué à la Défense

Le Général Directeur général de la Police

Le Général (retraité), néanmoins Préfet et Gouverneur de la ville autonome de Brazzaville.

Leur caractère propre est de briser la souveraineté nationale, de diriger le citoyen dans un cadre où il est enfermé.

Les tyrans ne sont pas obligés de réfléchir, ils aiment les dénouements rapides. Ils s’efforcent de nier qu’un autre chemin puisse exister. Dans un Congo livré à ses propres fureurs, le peuple veut faire surgir un homme nouveau, même si comme on s’en doute le prix de ce choix peut être lourd de conséquences. Tout le petit peuple ne saurait s’incliner trop bas devant une telle abnégation. Leur politique assurément condamnable s’est révélée atroce. La têtutesse déforme l’homme, dans la mesure même où elle l’explique.

Je ne bourdonnerai pas davantage autour de ce que nous subissons depuis déjà trop longtemps. Nous l’allons montrer tout de suite : aux mêmes, les proscriptions, les dégradations, les écrasements, les abandons, les oppressions, les sacrifices, la prison, les pénitences, la torture, les condamnations, le feu, le sang, les massacres, les ruines, les déplacements, les piétés, les confiscations. Un pouvoir séculier avec tant de pertinence et de subtilité vous offre au quotidien les lamentations, les persécutions.

Mais peut-on juger absurde ce qu’on a vécu comme martyre ? Ces turpitudes, ces représailles sous les oripeaux de la vengeance ! Le Congo est à nous, jetons-nous-y ! Telle est leur devise dans le clan et autour de leur chefferie, c’est un acte de conscience primitif, indivisible.

Depuis longtemps, rien ne va plus, un pouvoir politique réduit qui n’existe qu’à titre de forme vide. Ces généraux ont élevé le mal comme une structure empirique et intelligible sous forme de totalité organisée. La cause réside dans la nature même du système et ne peut en être détachée. L’extension des haines permutables c’est-à-dire susceptibles d’entretenir des rapports successifs avec d’autres congénères au sein de la tribu.

C’est un égoïsme planifié, ils veulent jouir sans partager, méconnaissant allègrement le principe de réciprocité. Dans la cour des généraux nommés ci-dessus, l’émancipation de la parentèle, des constructions culturelles arbitraires donc artificielles. Les héritiers du système sont un enjeu social fondamental. Ce sont des produits de transmission, de parenté et de peuplement. Ils s’associent en raison de leur articulation par la commune appartenance. Entre eux doivent impérativement circuler un flux réciproque de biens, de services, d’attentions, d’émotions. Et l’identité de tous est posée comme semblable, puisque les familles et les générations sont fusionnées, c’est une sorte de hiérarchie nobiliaire : un siège, une place à tenir, un rang, des privilèges. Les magouilles se reproduisent sur la base des principes qui les édictent, les génèrent et les structurent. Ᾱ ce jeu de miroirs, ils rusent avec la loi de l’échange par l’alliance et les progénitures.

Ces généraux horribles incarnent et mobilisent le ressentiment. Le fait de l’impunité immunise contre la tentation de confondre le réel et le rationnel. Ces grotesques et leurs suppôts mufles que peuplent les salons du palais sont dans une illusion des perspectives. L’histoire réserve aussi autre chose ?

Ces généraux se libèrent de toutes les règles et les conventions internationales. Le Congo est consubstantiellement démuni de probité et de pureté.

Les généraux savourent la vie avec une promptitude et une astuce joyeuses, terrifient le peuple, comme s’ils n’étaient pas assujettis à des lois. Ils se saoulent d’acquiescements, ces truqueurs de sympathie qui feignent les bons sentiments. Le peuple a toujours en dégoût tout ce qui est gluant, ne s’abaissera jamais devant les généraux qui ont mené une vie intense de méchancetés. Ils ont trouvé dans l’ignominie leur plein accomplissement. Les généraux ont bafoué, combattu, moqué, méprisé l’intelligence tout le long de leur règne. Leur règne est un ex-voto dédié au mensonge, une bourgeoisie préfabriquée qui se paie ses propres privilèges avec les deniers du peuple.

Mais le peuple a toujours en lui les vertus de la controverse et du doute, ainsi que l’art de contredire sans occire.

Une fois de plus le peuple congolais trouve en face de lui des imposteurs qu’il s’est indigné au nom de la culpabilité objective.

Ceux qui ont trahi leurs serments doivent payer le prix fort. Combien de fois ne faudra-t-il répéter que nous sommes le plus grand nombre, la majorité silencieuse ? Tous les rapports que les hommes nouent entre eux dans les révolutions sont triomphants. Notre combat se doit être une volonté commune, l’histoire nous donnera raison.

L’on remarque sur tout le territoire une spirale de violence de racisme, d’autoritarisme et de xénophobie. La fracture sociale est manifeste. Le projet de réussite pour tout individu est aléatoire. Les généraux font fi à la priorité, à l’égalité et à la démocratie, ne songent même pas à repriser le mode de production à la tolérance, c’est la confusion totale. Vivre digne devient hautement problématique dans toutes nos familles névrotiques chargées de charité excessive.

La dynamique d’ensemble démontre un régime d’inégalités, l’objectivité est nulle, la méritocratie est menacée, accéder au moindre emploi le plus banal confère un statut social. En dehors des notables, les classes inférieures sont lâchées par l’Etat, plus de 90 % de la population est en classe défavorisée, le citoyen est discriminé, déconstruit, s’il ne fournit pas les éléments de justification rationnelle à l’ethnie, au parti ou au coptage.

Les bannissements sont dilués dans un phénomène global et transversal. Ᾱ des fins diagnostiques et, ou correctives, les meilleurs cadres supérieurs et officiers supérieurs sont issus de la même région. Outranciers, dédaigneux, les autres tribus subissent une vie de marge dans un processus de solitude durable, le territoire de l’urgence. La tribu est un mythe émergeant, on peut penser que les liens de tyrannie sont durables, voire irréversibles.

En fait, depuis une quarantaine d’années, les mêmes sont au pouvoir en disqualifiant les autres, dans de pires situations. Ᾱ la cité, les délateurs et les badauds tout épouvantés tirent leur légitimité à une subordination au chef, ce sont les mandataires désignés et évalués par la mafia des généraux et compagnie. Les accordements raisonnables sont faits en direction de ceux qui ne parlent et revendiquent rien, leurs tous-dévoués qui sont chauffeurs de taxi, garçons et filles de maîtres (maisons), petits marchands ambulants. Les mouchards patentés contrôlent les différents environnements dans les quartiers afin de contraindre de façon invisible le citoyen lambda à opérer des choix très proches des généraux corrupteurs. Leurs comportements ne sont pas passables d’une réponse judiciaire, que vive le général Président, le balourd du bled, le bedeau du village « Oyo la cité éternelle ». Que vivent les godillots du Président !

Vue la sauvagerie tragique du moment où la plupart des Congolais sont frustrés, on a le dérangeant sentiment que les inégalités sur les classes populaires s’accroissent – séparatisme, sécession, individualisme dissolvant. Un Congo en poussière avec des citoyens désassociés, l’ascension des rentiers d’Etat.

Ultra tribalisme fondé sur un culte obsessionnel du régionalisme et de l’ethnicité, effets délétères d’un fascisme triomphant. Crise multiforme, la déstructuration de l’Ẻtat-providence. La domination des faussaires et des spéculateurs, un luxe tapageur qui fait insulte au vivre ensemble, l’éducation, la santé et l’habitat sont vertigineusement discriminants. Tout le peuple est passé au laminoir puisque soumis aux rudes épreuves dans la salissure d’une calomnie. Les lécheurs, ces vils flatteurs, veillent au grain, peut-être des rastaquouères, des petits parvenus étrangers qui étalent une richesse suspecte à la manière des faucons laniers.

Voltaire publie la lettre à d’Alembert, on y trouve une boutade, une malice implacable :

« Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion ».

Pauvre Congo ! Ne jetez pas les perles aux pourceaux. Nous ne pouvons. Voilà ce qui peut arriver et ce que l’on ne souhaite pas.

Dina Mahoungou

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:22
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et le PCT préparent une nouvelle guerre

par Denis Lekoubet -

Elève congolais tué à Brazzaville le 5 juin 1997

Un grand homme d’Etat disait, je cite : « Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent ».

Si Denis SASSOU-NGUESSO était un homme sage qui pensait à l’intérêt du Congo, il devrait s’inspirer de cet adage. Malheureusement son goût démesuré du pouvoir et la pression de ses griots l’empêchent d’entendre la voix de la raison. Ce qui est très étonnant, tout particulièrement pour un Grand Maître franc-maçon, dont le sens aigu de l’alternance devrait être l’une des principales qualités. Ses frères jugeront !

En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :

Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… Enfin de tout.

Comment peut-il se prévaloir de tout cela ? Comment expliquer ce gros sentiment d’autosatisfaction ?

« Un homme peut-il marcher et se regarder marcher ? »

Il faut être Denis SASSOU-NGUESSO pour répondre à cette question.

Cette attitude démontre que c’est un homme orgueilleux qui ne pense qu’à lui, posture bizarre et surprenante pour un Grand Maître franc-maçon. Comme on ne peut juger un homme qu’à travers ses actes, les agissements de Denis SASSOU-NGUESSO décrédibilisent la franc-maçonnerie congolaise, qui souffre déjà d’une mauvaise image au sein de la population congolaise.

Si SASSOU est vraiment l’homme providentiel que le peuple veut à tout prix garder à la tête du pays ainsi :

Pourquoi a-t-il peur de la transparence ?

Pourquoi est-il obligé de payer, de tricher, de menacer ?

Pourquoi a-t-il peur du libre choix et de la libre expression de la volonté populaire ?

S’il n y a plus de crépitement d’armes, les congolais meurent aujourd’hui plus de maladie et de faim. Le Congo 50 ans après l’indépendance, importe aujourd’hui plus de médecins et de plus en plus de produits alimentaires, alors qu’avec la manne pétrolière de telles pratiques devaient diminuer.

S’il y a moins de médecins, moins de production agricole, moins d’accès à l’eau potable et à l’électricité au Congo-Brazzaville ce n’est pas un problème d’argent, mais une question de manque de volonté politique de vision prospective et de mauvaise gestion. Ce n’est pas non plus du fait de la constitution actuelle.

La paix ce n’est pas seulement par le silence des armes, c’est aussi une question de qualité de la vie sociale et économique du peuple.

- Est ce que les besoins fondamentaux des congolais ne sont pas satisfaits du fait de la constitution actuelle ? Réponse : Non

- Est ce que le niveau de vie des congolais ne s’améliore pas du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Que faisait UDJANI le chef rebelle Enyelé à Owando depuis 2010 ?

La présence depuis de nombreux mois, de cet élément recherché par les autorités de la République Démocratique du Congo, constitue une véritable menace pour la paix en Afrique Centrale, et de déstabilisation des relations entre les deux pays.

Pourquoi Denis SASSOU-NGUESSO ne permet-il pas les débats contradictoires paritaires, projet contre projet, et idées contre idées sur les médias entre l’opposition et la majorité présidentielle ?

Ce qui permettrait à chaque citoyen de se faire son opinion et avoir un choix éclairé.

Les dispositions de la constitution actuelle l’empêchent-ils ? Réponse : NON

La télévision publique est plus un outil de propagande que d’information comme sous le mono, puisque l’opposition n y a presque pas un libre accès. Quand l’opposition y est invitée c’est pour quelques minutes, même la couverture de ses manifestations n’est jamais assurée. Pourquoi la télévision publique ne permet pas l’exercice de l’expression pluraliste, donc de la démocratie congolaise ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’opposition est obligée d’utiliser les réseaux sociaux pour communiquer, alors que l’on sait que le gros de la population n’a pas accès à internet au Congo-Brazzaville.

Pourquoi au Congo l’opposition n’a-t-elle pas le droit : de manifester, d’organiser des débats libres avec la population. Pendant que le PCT et ses acolytes peuvent librement tout faire, et ont accès à tout, les manifestations de l’opposition sont régulièrement interdites sans motifs et souvent au dernier moment.

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir de Denis SASSOU-NGUESSO prive-t-il la diaspora congolaise d’un droit élémentaire dévolue à tout citoyen ? Le droit de vote.

Est-ce du fait de la constitution actuelle que les congolais de la diaspora n’ont pas le droit de vote ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir contrôle-t-il la liberté d’expression ? Par le choix de ses contradicteurs. Est-ce du fait de la constitution de 2002 ? Réponse : NON

Le fait de créer des tensions par des privations, des menaces, des blocages est une menace pour la paix ? Est-ce du fait de l’actuelle constitution ? Réponse : NON

Pourquoi l’essentiel des médias appartiennent-ils aux proches du pouvoir ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi n’y a-t-il pas eu une commission d’enquête sur les évènements du 04 mars 2012 ? Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi après la condamnation de l’état dans le procès des 350 disparus du Beach, aucune enquête administrative n’a été faite pour établir les responsabilités individuelles au niveau de la chaine de commandement ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Au nom de l’unité et de la concorde nationale, ce serait la moindre des choses.

A ce jour les corps de nombreuses victimes sont encore ensevelis sous les décombres des habitations détruites le 04 mars 2012, et n’ont toujours pas été retrouvés faute de moyens d’investigation suffisants et pointus. Ainsi de nombreuses familles n’ont toujours pas fait le deuil de leurs disparus, ni obtenues les réparations. Aucune enquête et investigation sérieuse n’ayant été menées.

Le gouvernement au lieu d’importer des chiens pour ce genre d’exercice ou d’utilité, préfère importer, former du personnel et des chiens d’attaque pour s’en prendre au congolais qui manifesteront contre ses projets, alors que manifester est un droit constitutionnel. Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’importation des armes et du matériel militaires anti-émeutes est devenue la priorité absolue du gouvernement, alors qu’il y a des milliers de congolais qui croupissent sous la misère, de nombreux sinistrés du 04 mars vivent encore dans le dénuement le plus complet, pendant qu’une infime minorité vit sous l’opulence et des facilités déconcertantes.

De grandes messes de promotion et de soutien à Denis SASSOU-NGUESSO, sont organisées çà et là à coup de centaines de millions et de milliards de francs CFA des caisses de l’état. Pendant que les étudiants sont dans des difficultés permanentes, la formation de l’élite devait être une priorité, pour un pays qui aspire à l’émergence. Un détail oublié, l’émergence se fera avec des mercenaires étrangers, voilà pourquoi ils sont de plus en plus nombreux surtout dans la sphère économique.

Autre question pourquoi les grandes réalisations se font-elles sur prêt chinois ?

Alors que chaque année l’exécution du budget de l’état ne dépasse guère les 70%, où va le reste d’argent ?

Qui contrôle réellement les fonds publics ?

Quelle est le rôle de la cour des comptes, qui n’a jamais publié un seul rapport sur la gestion de l’état ? Pourquoi ne l’a-t-elle jamais fait ?

Toutes ces négligences, est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Le bâillonnement de l’opposition, le verrouillage de la presse, la gestion clanique et patrimoniale de l’état, l’inégale répartition et redistribution de la richesse nationale

qui constituent des causes réelles de déstabilisation du pays, donc des menaces réelles pour la paix. Sont-ils le fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

On ne peut pas laisser indéfiniment le pays aux mains d’un petit clan de spoliateurs.

Denis SASSOU-NGUESSO son clan et ses lobbyistes ne l’ignorent pas, voilà pourquoi le boucher de l’Alima et dictateur de Brazzaville :

- Veut faire modifier ou changer la constitution juste pour le goût du pouvoir, pour protéger ses intérêts et ceux de son clan et non pour construire le Congo comme il le prétend. Un homme modeste ne peut prétendre être le seul capable d’édifier un pays. C’est une injure pour les autres congolais, on ne peut susciter l’adhésion par l’injure, le mépris et l’esprit de suffisance comme le fait SASSOU-NGUESSO.

- Accuse l’opposition de menacer la paix, c’est de la diversion, l’histoire du pompier pyromane. Peuple congolais, opinion et institutions internationales Le problème du Congo ce n’est pas la modification ou le changement de constitution Le problème du Congo c’est Denis SASSOU-NGUESSO et son clan. La menace de la paix au Congo c’est Denis SASSOUS-NGUESSO, son clan, et le PCT.

Congolais! Peuples et Francs-maçons à travers la planète !

Mobilisez-vous pour sauver la nation Congolaise, comme vous l’avez fait hier pour Nelson MANDELA et pour d’autres.

Sauver le Congo :

C’est amener la stabilité en Afrique Centrale, avec une démocratie pérenne,

C’est régler la question de l’immigration clandestine en fixant la jeunesse congolaise dans son pays.

C’est développer un marché pour demain, dans le cadre de la mondialisation.

Denis LEKOUBET

(Source : congo-liberty)

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Denis Lekoubet - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 05:56
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso et le pétrolier Total ont-ils mis fin au partage de production ?

Par RIGOBERT OSSEBI -

Christophe de Margerie et Sassou Nguesso

Il ne faut pas croire que seule la compagnie italienne est concernée par des problèmes de corruption. A vouloir toujours gagner plus, les opérateurs pétroliers sont toujours tentés par le « diable Sassou » !

Un grand mérite, que tous nous reconnaissions à Pascal Lissouba, était qu’il avait réussi à imposer les contrats « partage-production ».

Le Congo, grâce à ce type de contrat, pouvait bénéficier des hausses de prix parfois importantes du baril de pétrole et se tailler la part du Roi, celle de l’Etat propriétaire. Un « seuil » était déterminé, c’est-à-dire un prix par baril qui tenait compte du coût de revient de l’extraction et de l’amortissement des investissements. Au-delà, le Congo récupérait environ 2/3 de la production et l’autre 1/3 était réparti entre les partenaires. Ce seuil se situait aux alentours de 35 $ le baril.

Récemment avec TOTAL, Sassou NGuesso a modifié ce type de contrat institué par Pascal Lissouba. Jusqu’à un niveau de prix inférieur à 90 $ par baril, la rétribution de l’Etat souverain se ferait suivant l’ancienne fiscalité (royalties + taxes diverses). Au-delà de 90 $, le partage-production s’effectuerait à nouveau. Ce nouveau mode de calcul est particulièrement avantageux pour le pétrolier et désavantageux pour le Congo.

Les députés congolais qui ont été contraints de ratifier cet accord prennent maintenant le risque de le communiquer à des tiers. Bien qu’appartenant à la majorité présidentielle, beaucoup de députés sont révoltés par ce nouveau cadeau fait par Sassou NGuesso à ses amis pétroliers.

Il est vrai que le dictateur a besoin d’avoir à Paris des amis influents pour le défendre. Qui de mieux que TOTAL pour plaider en faveur de l’indéfendable pyromane de la Centrafrique ? Mais comment croire qu’il s’agit de la seule contrepartie ???

Le jour où Sassou Nguesso tombera, le pétrolier Total devra rendre des comptes pour complicité de pillage généralisé des ressources pétrolières du Congo.

Tout n’est pas parfaitement connu des conditions de cet accord. Cela ne saurait tarder ! S’il apparait que le dictateur a bradé les intérêts de la nation, contrairement à son obligation constitutionnelle de les protéger, il sera évident alors que cela représentera une raison supplémentaire pour le peuple de se soulever… !

CORRUPTION : Les actionnaires d’ENI l’encouragent !

Matteo Renzi, le Premier Ministre réformiste italien, a subi la semaine passée à Milan un très embarrassant revers infligé par les actionnaires présents à l’Assemblée Générale de la société pétrolière ENI.

Le gouvernement italien détient une participation de 30% dans Eni et avait besoin du soutien d’investisseurs institutionnels le jeudi 8 mai 2014 pour atteindre la majorité des deux tiers des membres présents à l’Assemblée Générale des actionnaires pour adopter un nouveau règlement obligeant les administrateurs inculpés – mais pas coupables – de crimes financiers à démissionner.

Contrairement aux attentes, le gouvernement italien a alors subi une cuisante défaite. Environ 80% des actionnaires institutionnels non italiens présents ont voté contre la motion. Un tonnerre d’applaudissements a alors explosé dans la salle lorsque le résultat a été annoncé.

Les actionnaires ne pouvaient donner un signal plus clair pour encourager la déjà très grande capacité de corruption de la société pétrolière italienne. En République du Congo, les liens criminels (la corruption est un crime plus qu’un délit) entre les dirigeants envoyés par Milan, à titre personnel et/ou pour le compte de la société ENI, et la famille au pouvoir s’affichent scandaleusement au grand jour. Aucun domaine n’est épargné : le transport des personnels, la restauration, l’hébergement hôtelier, les locations de villas, d’appartements, de voitures et de jets privés, la location de bateaux « supply », les services de sous-traitance liés à la production etc., etc…

Cependant, si aucun règlement intérieur éthique propre à la société ENI n’a été accepté par la majorité des actionnaires, les employés et cadres coupables de faits de corruption avérée ne pourront en aucun cas échapper à la loi italienne et européenne qui les punit sévèrement. Quant à ce qui pourrait arriver au Congo à la compagnie pétrolière à la chute de leur protégé, le tyran Sassou NGuesso, comment ne pas imaginer qu’une addition très lourde sera présentée….. ? Nul doute que cela fera le plus grand plaisir aux actionnaires !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso et le pétrolier Total ont-ils mis fin au partage de production ?
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Total Eni
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 07:49
Congo-Brazzaville : Opération Mbata ya Bokolo : les non-dits sur l’expulsion des sujets de la RDC « les ex-Faz sur la selette »

by Officiel Brazzanews -

Au-delà d’une simple opération de sécurisation des populations et de lutte contre le grand banditisme entretenu par des « kulunas » qui écument les deux rives du fleuve Congo, l’expulsion des sujets de la RD-Congo serait destinée aux ex-FAZ qui ont prêté main forte à Denis Sassou-N’guesso en 1997. Signes avant coureurs du changement de la constitution ?

Lancée le 3 avril 2014, par le général Jean François Ndengué, l’opération « Mbata Ya Bakolo» (la gifle des aînés), baptisée par les populations de Brazzaville « Opération Mbata ya ba bokilo» (la gifle de la belle famille), continue, malgré gré bon gré, son petit bonhomme de chemin. Enfin ! Les masques commencent à tomber. Il convient de reconnaître que les ex-FAZ (Forces Armées Zaïroises), de feu le maréchal Mobutu, qui avaient trouvé refuge au Congo-Brazzaville, à l’arrivée de l’AFDL de feu Laurent Désiré Kabila, le 17 mai 1997, avaient pris une part active à la guerre du 5 juin 1997 en RC, aux côtés des Forces Armées Angolaises et des combattants de Brazzaville (cobras), la milice de Denis Sassou-N’guesso. Après avoir payé de leur sang pendant cette opération de prise de pouvoir et dans le cadre de la sécurisation du département du Pool et des pays du Niari, acquis a feu Bernard Kolelas et Pascal Lissouba, en 1998, ces supplétifs de la défunte armée zaïroise n’ont pu se faire payer que sur le dos de la bête (le pillage des zones précitées).

DES PROMESSES NON TENUES QUI PEUVENT CONDUIRE A DES REVENDICATIONS

Le défunt colonel Basile Zobi, qui avait en charge la gestion des ex-FAZ et ex-Forces Armées Rwandaises (Hutus), aurait brillé par un « autoritarisme et un gangstérisme » vécu par ces miliciens comme un « esclavagisme ». Dans certains milieux des ex-FAZ on parle des promesses non tenues, notamment, concernant la réinsertion pour certains et des primes non payées, évaluées en millions de Fcfa, pour ceux qui voulaient définitivement quitter le Congo. Abandonnés à leur triste sort, bon nombre d’entre eux, notamment les rwandais ont pu se recaser à travers le petit commerce. En revanche, certains officiers et sous-officiers des ex-FAZ ont préféré quitter le Congo-Brazzaville, d’autres, malheureusement, non !

DES REUNIONS SECRETES

Selon certaines rumeurs, des ex-FAZ en situation de précarité avancée auraient souvent tenu des réunions secrètes à Brazzaville pour fustiger l’ingratitude de leurs frères d’armes. Une rumeur qui se serait invitée dans les réseaux d’informations des faiseurs de fiches qui émargent auprès des services de sécurité à Brazzaville. « Si donc la dangerosité des ex-Forces Armées rwandaises est considérée infime, eu égard au pont diplomatique et politique qui relie Brazzaville à Kigali, il s’est avéré que celle des ex-Forces Armées Zaïroises l’était plus », confie, une source sécuritaire proche du dossier.

DES EX-FAZ QUI POURRAIENT ETRE RECUPERES PAR LES OPPOSANTS RADICAUX

Il se pourrait, spécule un analyste politique, que le changement de la constitution qui pourrait intervenir au cours du premier trimestre de 2015 soit le leitmotiv réel de cette opération « Mbata Ya Ba Bokilo ». Selon certaines indiscrétions, les « sécurocrates » de Brazzaville auraient supposé que ces ex-FAZ, aujourd’hui remontés contre les tenanciers du pouvoir, pourraient être récupérés par les opposants radicaux. Pour cela, une extrapolation aurait même déjà été faite, présentant, tantôt Mathias Dzon, tantôt Clément Mierassa, tantôt Okombi Salissa, comme étant les cerveaux moteurs d’une opération de recrutement de ces ex-FAZ voire d’une certaine racaille qui infeste les milieux congolais de la RDC à Brazzaville. Les proches de ces trois opposants jurent la main sur le cœur que leurs leaders mènent un combat politique propre, et que les « élucubrations des petits faiseurs de fiches de Brazzaville, relèvent du fantasme voire d’une opération visant à les museler pendant leur campagne contre le changement de la constitution ».

Ce serait donc pour des raisons sécuritaires de plus haut niveau, et non seulement à cause des « kulunas », que l’expulsion des sujets de la RDC a été initiée. Pourquoi insinuer un contrôle des étrangers au Congo lorsque des sujets ouest-africains, libanais, centrafricains, camerounais et autres ne font pas l’objet d’une reconduction à la frontière autant que nos voisins de la RDC ? S’interroge un colonel, et pas des moindres, qui a requis l’anonymat. « Il s’agit ni plus ni moins que d’une opération dont le but est le rapatriement des ex-FAZ et de certains congolais de la RDC à l’approche du changement de la Constitution », affirme sans sourciller une source proche du dossier. L’information sur la dangerosité des ex-FAZ et des « kulunas » est d’autant plus prise au sérieux depuis qu’André Okombi Salissa menace de faire son come back à Brazzaville. Les services de sécurité le verraient, tantôt en compagnie d’un officier supérieur des ex-FAZ à Kinshasa, tantôt avec un officier supérieur des Forces Armées Angolaises à Luanda ou encore avec les supplétifs de son ex Front 400. Info ou intox ? Toujours est-il que l’ex-ministre de l’enseignement technique et professionnel de Denis Sassou-N’guesso donnerait, aux dires des fins limiers sécuritaires à Brazzaville, des crises d’urticaire aux « sécurocrates » du pouvoir, lesquels n’hésitent pas à affirmer : « nous avons réussi à régler le cas Ntsourou, il nous reste ce pied nickelé d’Okombi. S’il est un homme, qu’il vienne avec ses zaïrois ».

L’INQUIETUDE EST A SON COMBLE AU HCR, TANDIS QUE KINSHASA REDOUBLE DE VIGILANCE

Est-ce vrai qu’au cours de cette opération, les ex-FAZ ont été véritablement expulsés ? Selon certaines confidences, il se dit, sans preuves, que des ex-FAZ et combattants du MLC de Jean Pierre Mbemba, auraient été manu militari reconduits à la frontière. D’autres, de peur d’être jetés en pâture entre les mains des « kabilistes » à Kinshasa, seraient en cavale, dans les forêts environnantes de la capitale congolaise. Quelques villageois interrogés par nos soins disent ne rien constater d’anormal dans les mouvements des populations, jusqu’aux dernières nouvelles faisant état d’une fusillade entre des sujets RDC et des éléments de la police congolaise à Owando.

Tout au moins, l’inquiétude est à son comble dans les deux représentations du Haut Commissariat des Refugiés (HCR), aussi bien à Brazzaville qu’à Kinshasa. Comment des congolais de la RDC bénéficiant du statut de réfugié politique ont-ils pu être expulsés sans la protection du HCR ? S’interroge-t-on dans les milieux du système des Nations Unies au Congo. Selon une source du HCR à Brazzaville : « ce sont des ex-FAZ qui ne bénéficient plus de ce statut qui ont été vraisemblablement rapatriés ». Une simple esquive ou justification lorsqu’on sait que cette organisation du système des Nations Unies a déjà brillé, par le passé, par une incompétence notoire dans le rapatriement de plus de 300 personnes portées disparues entre le Beach de Kinshasa et leur domicile de Brazzaville ? A Kinshasa, les autorités sont sur le qui-vive. Elles redoublent de vigilance avec l’arrivée des « kulunas » et, surtout, des ex-Faz, auxquels se seraient ajoutés les miliciens du MLC de Jean Pierre Mbemba en provenance de Brazzaville. En effet, pour leur part, les services de sécurité de la RDC soupçonnent Brazzaville « de favoriser l’infiltration des ex-miliciens hostiles au régime de Kinshasa avec pour réelle intention la déstabilisation du régime Kabila à court terme ».

C’est un secret de polichinelle que Kinshasa a toujours pointé un doigt accusateur sur Brazzaville, présentée comme « l’épicentre des comploteurs contre le régime de Joseph Kabila ». Comme si cela ne suffisait pas, à la tension entre Brazzaville et Kinshasa se serait invité le froid entre Brazzaville et Luanda. A en croire la lettre du continent n°681 du 30 avril 2014 : « La visite d’Etat que devait effectuer Denis Sassou-N’guesso en Angola, le 23 avril, a tourné court. Luanda a décidé de la reporter sine die. Quelques jours auparavant, Edouardo Dos Santos, dit Zedu, recevait pourtant le tchadien Idriss Deby en séance de travail. Ce report répondait au mécontentement suscité à Luanda par les expulsions de ressortissants du Congo Kinshasa menées par Brazzaville depuis début avril. Dos Santos et son homologue Joseph Kabila se seraient entretenus sur cette question lors d’un entretien téléphonique ». La tension entre Kinshasa et Brazzaville est d’autant plus agaçante que cette dernière a accepté d’accorder sur son sol, le jour de sa libération, l’asile politique à Jean Pierre Mbemba, l’ancien belligérant de Joseph Kabila. Ce qui ajoute à nouveau aux suspicions.

Ernest KINZON

(Source : brazzanews)

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Ernest kinzon - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 07:32
(Congo-Brazzaville) Les autorités mariées aux Congolaises de la RDC en colère contre Ndenguet et Sassou

by Officiel Brazzanews -

OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO »: LES KINOISERIES DE BRAZZAVILLE LES AUTORITÉS MARIÉES AUX CONGOLAISES DE LA RDC

Selon les ragots de la capitale congolaise, il se dit que, certaines autorités congolaises qui ont pris pour épouses et auraient pour makangous des femmes de la RDC, n’auraient pas le cœur à l’ouvrage depuis que Jean François Ndengue a lancé son opération. Ils ont pour noms : Gilbert Mokoki, Jean Dominique Okemba, Serge Bouya, Jean Jacques Bouya, Florent Ntsiba, Maurice N’guesso, Justin Koumba…

Certains d’entre eux n’auraient plus de sympathie pour Jean François Ndengue. Avec l’arrêt officieux des transactions commerciales entre Kinshasa et Brazzaville, le général Mokoki serait privé de sa bière préférée ¨Doppel¨. Un de ses collègues ministres qui s’est attaché les services d’un conseiller spécial chargé de lui trouver des minettes kinoises (lui-même ressortissant de la RDC), se caresse à présent les pouces au cabinet de ce ministre situé aux abords de l’institut français du Congo. Quant au vieux ¨Momo¨, notre grand frère national, il contemplerait la beauté de « sa » Amida à travers les photos et n’entendrait plus sa voix que par téléphone. Impossible qu’il se rende à Kinshasa et qu’Amida vienne à Brazzaville, au risque de subir le « Mbata Ya Ba Bokilo » ou le « Mbata Ya Mbanda ».

NIGHTS CLUBS ET NGANDA TOURNENT A PERTE

Depuis le début de l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨, les tenanciers des nights clubs et nganda ne sont pas à la fête. Et pour cause, le départ précipité des barmen et barwomen d’origine congolaise de la RDC a laissé un vide que ces derniers n’arrivent pas à combler tout de suite. Certains sont obligés de jouer à la fois le rôle de caissiers et de barman. Or, pour le congolais, un night club sans belles serveuses n’attire point. Conséquence : les recettes de certains nights clubs et nganda de Brazzaville ont sensiblement baissé. Comparativement aux quartiers Sud où la main d’œuvre est abondante et parfois à meilleurs prix, nights clubs, nganda et hôtels situés à Brazzaville Nord, sont à la peine.

REGLEMENTS DE COMPTES ENTRE MBANDA

Une congolaise de Brazzaville qui avait totalement perdu la confiance, l’affection et l’amour de son époux au profit d’une dulcinée kinoise avec laquelle son époux a fait deux enfants, s’est vu ragaillardie par l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨. Profitant de cette opération, elle a, discrètement, monté des policiers pour aller débusquer la cache de sa mbanda (rivale). Pire, elle en a profité pour que cette dernière soit molestée et dessaisie de ses biens avant d’être expulsée manu militari, en compagnie de ses deux enfants, à Kinshasa. Combien de cas de règlements de comptes de ce genre s’invitent-ils sur la table de l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨ ?

UN CONGOLAIS DE BRAZZAVILLE RAPATRIE A KINSHASA PAR ERREUR !

Un jeune congolais de Brazzaville, habitant Bacongo, a été arrêté pendant l’opération, alors qu’il allait acheter du pain dans une boutique du quartier. Pris en sandwiches par des policiers zélés qui l’ont identifié comme un sujet kongo de la RDC, parce qu’il ne parlait que lari, a été expulsé par erreur à Kinshasa. A son arrivée, les autorités de la RDC l’ont, à leur tour, identifié comme un congolais de Brazzaville. Ne connaissant personne dans la capitale de la RDC, une personne de bonne volonté l’a conduit à l’ambassade du Congo-Brazzaville à

Kinshasa où il a été pris en charge, avant d’être renvoyé à Brazzaville par leurs soins. Combien de congolais de Brazzaville sont-ils victimes de ce genre de bavures ?

LES CONGOLAISES DE BRAZZAVILLE REVIENNENT EN FORCE

S’il est des gens qui applaudissent l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨, c’est surtout les femmes du Congo-Brazzaville : « enfin nos maris sont à la maison à l’heure », s’exclament-elles en guise d’autosatisfaction. Selon certaines langues revêches, nos sœurs avaient perdu le terrain face à la concurrence rude que leur avait imposée les kinoises, plus douces, sensuelles, prieuses, travailleuses, compréhensives, moins boudeuses et expérimentées en matière de « massage ». Avec les expulsions volontaires ou forcées de leurs « mbanda » de la RDC, les brazzavilloises jubilent. Les noctambules racontent que le prix d’une passe est passé du simple au double dans les milieux de plaisance. « Vivement que la situation se normalise, sinon, ce sont les congolais de Brazzaville qui iront vivre comme « mario » à Kinshasa », disent certains fêtards de la capitale congolaise.

Manuel OBARA

(Extrait de Brazza-news)

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:52
(Congo-Brazzaville) La traque des Biens Mal Acquis (BMA)

par Véronique Poujol -

La famille Sassou N’Guesso, à la tête du Congo Brazzaville, avait notamment pris le contrôle d’une banque et d’une entreprise de béton. Des documents saisis par la justice montrent comment les actifs en vadrouille au Luxembourg ont été rapatriés. D’autres sont encore bloqués. Entre le Congo et la France, les entités luxembourgeoises apparaissaient un peu partout dans les volumineux dossiers.

(Photo: AfricaNews)

L e 22 novembre 2011, à 9h05, une perquisition est menée au 41, avenue du X Septembre, siège de l’étude d’avocats Lorang & Wingerter, en présence du bâtonnier, du juge d’instruction Christian Scheer et de trois officiers de police judiciaire assistés d’un agent du service des Nouvelles technologies de la PJ. Les enquêteurs emportent avec eux une quantité impressionnante de documents ainsi qu’un disque dur. Ils étaient venus sur commission rogatoire du juge français Roger Le Loire du Tribunal de Grande instance de Paris, enquêtant depuis 2008 sur les «biens mal acquis» des dirigeants du Congo Brazzaville, accusés d’avoir utilisé la place financière de Luxembourg pour dissimuler une partie de leurs richesses. Officiellement, la société luxembourgeoise visée est la SCI St Philibert, domiciliée à l’étude.

Selon l’ordonnance de perquisition et de saisie, il s’agissait «de rechercher et de saisir tous documents et objets sous quelque forme que ce soit en relation avec l’exécution utile de la commission rogatoire internationale (…) et notamment tous les documents commerciaux, comptables, financiers et bancaires faisant un lien avec la famille Sassou N’Guesso». Les pièces saisies concerneront aussi d’autres sociétés que St Philibert, car les enquêteurs identifient «différentes sociétés liées à la famille N’Guesso». Le voile va alors se lever sur une partie de l’empire financier offshore de l’entourage proche du dirigeant congolais, construit à partir de la place financière de Luxembourg.

Les enquêteurs exhumeront, outre des certificats vierges de bénéficiaires économiques, des instructions de paiement à un avocat canadien, un certain Stéphane Saintonge, concernant la Southern Cross Finance (SCF), société que l’on retrouve majoritairement dans le capital de La Congolaise de Banque (ex-Caisse pour l’agriculture, l’industrie et le commerce – Caic), privatisée en 2004. SCF est la seule entité qui présente des liens juridiques directs avec cette banque. Mais, d’après des documents saisis par la justice, d’autres structures luxembourgeoises entrent en jeu: Eurafrique, ancien nom du Groupement financier de développement (GFD), qui avait financé l’achat de la participation de l’établissement de crédit. GFD fut mis en liquidation judiciaire le 8 mars 2010 à la demande du procureur d’État, faute d’adresse connue, mais la faillite fut rabattue quelques mois plus tard après une bataille épique pour payer les impôts en retard et remettre en ordre la comptabilité.

Une troisième société luxembourgeoise, Eurorating (devenue Edmundston Valley), apparaît dans le dossier de La Congolaise de Banque, que la famille N’Guesso contrôlait à 64%, derrière des hommes de paille et une série de montages fiduciaires (apparaissant dans les documents saisis par la justice luxembourgeoise et partiellement transmis à Paris).

On observe qu’un tri sélectif semble avoir été opéré par le juge d’instruction luxembourgeois avant de transmettre les documents en France. Par exemple, des pièces renseignant sur la participation majoritaire dans La Congolaise de Banque et des montages ayant permis au clan d’en prendre le contrôle ne figureraient pas au dossier français sur les biens du Congo Brazzaville, un État qui tire sa richesse de ses réserves pétrolières (4 milliards d’euros par an, selon le président Denis Sassou N’Guesso lui-même).

Amazones de l’Économie et zones d’ombre luxembourgeoises

Les documents trouvés au Luxembourg laissent en tout cas peu de doute sur la proximité de Denis Sassou N’Guesso avec au moins deux sociétés: Edmundston Valley et Edenor, cette dernière étant placée en liquidation judiciaire mais disposant de biens immobiliers en région parisienne, ce que sa liquidatrice, Marthe Feyereisen, a confirmé dans un entretien à paperJam. Différents «contrats de fiducie» datés du 6 juin 2009 fournissent la démonstration noir sur blanc que le président se déclarait lui-même comme le «bénéficiaire économique» de ces deux sociétés et qu’il a donné des procurations à deux de ses filles, Arlette Ninèle Ngouelondélé et Julienne Johnson Sassou N’Guesso Issongo. Toutes les deux font partie de ce que les Congolais de l’opposition ont appelé les «Amazones de l’Économie».

Des perquisitions dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis étaient intervenues à leur domicile parisien en février 2013, selon des informations de médias français.

Les organisations de lutte contre la corruption et les opposants politiques au clan N’Guesso avaient déjà identifié en partie les structures au Grand-Duché, ce qui avait d’ailleurs motivé, après leur plainte à Paris (toujours en cours d’ailleurs), la demande d’entraide du juge Le Loire aux autorités grand-ducales. La perquisition a permis de reconstituer le puzzle, de retrouver en partie l’origine des avoirs, depuis le début des années 2000, lorsqu’un certain Alain Garros, patron de la fiduciaire GT Turner, a mis en place des structures destinées à cacher l’identité de ses bénéficiaires économiques.

Garros (dont le nom est également apparu dans le dossier contre Jean-Pierre Maas, fondateur de PIP, le fabricant de prothèses mammaires à base d’un gel frelaté) s’est suicidé en janvier 2007, laissant derrière lui de nombreux clients «politiquement exposés» ou «sensibles», auxquels il avait servi de prête-nom dans des sociétés qu’il administrait. Une partie du fonds de commerce fut repris par l’un de ses anciens employés, mais beaucoup de structures restèrent «en friche», sans domicile ni comptabilité en ordre de marche. Cela conduira le Parquet luxembourgeois, dans le cadre de son nettoyage des sociétés boîtes aux lettres, à en placer certaines (dont Edenor et Finanzgesellschaft der Sieben Ozeane, celle-ci ayant des participations dans la Compagnie des ciments congolais) en liquidation judiciaire.

Ce fut d’ailleurs le point de départ, avec la nomination d’une liquidatrice, Me Marthe Feyereisen, de l’intérêt que la justice luxembourgeoise marqua pour les montages juridiques réalisés par Alain Garros et pour ses fréquentations dans les cercles de la «Françafrique». Dans une lettre du 2 août 2009 adressée à la liquidatrice, le dirigeant d’IBS Compta, qui avait hérité de certains dossiers chauds à la mort de Garros avec lequel il avait longtemps travaillé, raconte que son ancien patron l’avait «informé dans le temps que le bénéficiaire économique de Finanzgesellschaft lui (avait) été présenté par la Banque générale du Luxembourg en 2001». Il explique aussi avoir servi des postes d’administrateur ad interim, le temps d’une restructuration des sociétés.

Deux morts suspectes

Le Parquet économique et financier s’intéressa lui aussi, en septembre 2009, à la société luxembourgeoise Edenor (en faillite) et à l’une de ses participations, la SCI Le Vesinet-Berteaux, propriétaire d’un manoir en région parisienne, acheté d’abord par le frère du président congolais et repris par le clan à son décès, dans des circonstances qui interpellèrent la justice luxembourgeoise. Une information judiciaire pour faux a été ouverte, des avocats et des anciens comptables ont été inquiétés, mais l’affaire déboucha sur un non-lieu.

Toutefois, la famille N’Guesso n’est pas parvenue à convaincre le Parquet général de revenir sur sa décision de mettre Edenor en liquidation (comme elle le fit pour une autre société). Au tribunal, elle invoqua «le manque de collaboration des actionnaires/bénéficiaires économiques» et le manque d’organisation interne de la société.

Les enquêteurs de la Police judiciaire s’interrogèrent aussi, mais longtemps après les faits, sur les circonstances de la mort de Garros: l’homme, que l’on disait fragilisé psychologiquement après quelques mois de prison en France, s’était défenestré en janvier 2007 de son appartement… au Limpertsberg. Son compagnon, qui avait pris le relais de la fiduciaire, fut retrouvé lui aussi mort dans le même appartement luxembourgeois, six mois plus tard et dans d’énigmatiques circonstances. L’autopsie, ordonnée par le juge d’instruction, conclut à une overdose, mais des doutes ont toujours taraudé les enquêteurs, des années après ce décès. D’autant que, lorsque le cadavre fut découvert, des agents du Service de renseignement de l’État avaient été repérés dans l’appartement, selon des sources proches du dossier. L’enquête fut toutefois refermée, faute d’indications précises sur ces deux morts suspectes à quelques mois d’intervalle.

La signature de Garros, qui était administrateur d’une myriade de sociétés liées au clan N’Guesso, se retrouvait partout: sur les chèques pour racheter, via sociétés-écrans et hommes de paille, la participation dans La Congolaise de Banque lors de sa privatisation; sur l’acquittement de factures de grands couturiers et joailliers parisiens ou encore de décorateurs de luxueuses propriétés en France, où, faut-il le rappeler, Denis Sassou N’Guesso trouva refuge après un passage à vide politique.

Chasse aux actifs

Deux jours après la perquisition du 22 novembre 2011, l’associée de l’étude Lorang & Wingerter, Marie-Béatrice Wingerter de Santeul, adresse un mail à une certaine Nathalie Rondeau. Cette dernière fut, selon de nombreux autres échanges de mails exhumés par la justice, l’intermédiaire entre les avocats au Luxembourg et l’un des fils du président Sassou N’Guesso, Wilfrid, dont le nom et celui de son épouse apparaissent d’ailleurs comme administrateurs de nombreuses entités luxembourgeoises. On retrouve également Nathalie Rondeau, née Huss, comme représentante à Paris de la société de transports congolaise Socotram, laquelle société fut longtemps locataire d’un des appartements de la famille N’Guesso en région parisienne. Dans le courriel, l’avocate l’informe avoir fait l’objet d’une perquisition et lui suggère la domiciliation de St Philibert «dans un espace privatif» loué pour 450 euros par mois. Une lettre annexée au courriel, adressée à Wilfrid N’Guesso et signée Alain Lorang, préconise «de louer un petit local dans un centre d’affaires(…), ce qui protégera les intervenants luxembourgeois de tout risque de perquisition».

Il y a des perles dans les milliers de pages de documents qui n’ont pas pu échapper à la perquisition (c’est à se demander pourquoi la justice luxembourgeoise ne les a pas exploitées), notamment sur la façon dont les «intervenants» avaient permis à GFD de sortir de la liquidation judiciaire et de sauver ainsi son principal actif, La Congolaise de Banque, des griffes d’une liquidatrice ignorant apparemment l’existence de ce bijou dans le portefeuille de la société et ainsi de mettre la main sur un compte en banque bien garni (deux millions d’euros) dans un établissement au Maroc. Ce fut une course-poursuite pour mettre à l’abri GFD et transférer la société au Canada, avec l’aide de l’avocat Saintonge. Il y aurait sans doute matière, pour la justice française ou luxembourgeoise, à s’intéresser à la manière dont les actifs de cette société ont été «extournés», avec l’accord des représentants de ses actionnaires. Des échanges de mails font état de cette volonté de ne pas mentionner la participation bancaire ni le compte en banque au Maroc dans les comptes, lorsqu’il a fallu mettre la comptabilité «dans les clous» et payer les dettes fiscales (105.000 euros) afin de convaincre les autorités d’annuler la faillite. Cette liquidation avait été initiée dans le but de «protéger la place financière» de sociétés qui ne se conformaient pas à la réglementation sur le droit des sociétés.

Comment expliquer l’énergie qui fut déployée par les «intervenants» pour annuler la mise en faillite et transférer des actifs au Canada? Comment justifier, par ailleurs, qu’un cabinet d’avocats à Paris, Livory & Wilner, ait sollicité en mai 2010 un avocat luxembourgeois pour avoir son avis «sur la conformité avec le droit luxembourgeois de la structure de la société La Congolaise de Banque» (l’État congolais avait conservé une participation de 11%), en lui faisant parvenir des documents sur trois sociétés anonymes luxembourgeoises, Southern Cross Finance, GFD et Edmundston Valley? Dans une lettre du 15 juin 2010, l’avocat luxembourgeois conclura sur la base des documents qui lui avaient été transmis – et qui furent saisis par la justice luxembourgeoise – que trois actionnaires prétendument privés de la banque, Hubert Pendino, Bernard Beltrando et Raymond Ibata, «détiennent les actions de la société La Congolaise de Banque à titre fiduciaire, la société Southern Cross Finance a le contrôle sur plus de la majorité des parts sociales de la banque». Le juriste souligne aussi «qu’il serait opportun de procéder à une révision à la fois des contrats fiduciaires de portage et le pacte d’actionnaires afin qu’ils soient plus précis est protègent mieux les intérêts de votre client». «Enfin, s’interroge-t-il, une question primordiale reste sans réponse: qui est le bénéficiaire économique de la société Southern Cross Finance?»

Dans un échange de mails avec Rémy Wilner en avril 2009, sur un dossier relatif à une SCI, l’avocat luxembourgeois réclamait «un dossier transparent et clair» pour accepter des domiciliations: «Il me faut un (…) document montrant que le père a fait donation aux filles. Sans ce document, il faut considérer le père comme bénéficiaire économique et pas les filles.» L’avocat remettra son mandat le 9 janvier 2012.

Groupement financier de développement, La Congolaise de Banque

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SOURCE : http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?page=1

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Véronique Poujol - dans Congo-Brazzaville BMA Sassou Nguesso PCT