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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 10:21
(Congo-Brazzaville) Conférence de presse du 1er ministre Pascal Lissouba sur sa politique gouvernementale sous la 2ème République (14 février 1964)

CONFÉRENCE DE PRESSE DU 1er MINISTRE PASCAL LISSOUBA SUR SA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE SOUS LA 2eme RÉPUBLIQUE (14 Février 1964) -

Exposé Liminaire

L’opinion congolaise comme l’opinion internationale consciente nous reproche un mutisme obstiné, donnant libre cours à toutes sortes d’interprétations à l’endroit de nos actions et de notre politique nationale.

Nos détracteurs sont, soit ceux-là, qui entendaient déterminer, et à jamais contrôler la politique congolaise à leur profit, soit les nostalgiques, aujourd’hui habitués par le dément regret de ne pouvoir profiter à loisir des deniers publics.

Décidé à rompre ce mutisme aujourd’hui pour respecter l’opinion congolaise et international, je dois faire remarquer, à ma décharge, et à celle de tous les camarades que le Gouvernement actuel est essentiellement formé de techniciens élevés à l’abri de l’hyperbole diplomatique des discours ou programmes fleuves, voire démagogiques.

Objectifs principaux de l’action gouvernementale

Sans risquer de faire sombrer dans un souverain mépris les problèmes politique général, il me plait de reconnaitre et de proclamer ici que pour le Gouvernement, ceux-ci seront subordonnés aux problèmes économiques et aux orientations que nous entendons imprimer à notre développement économique.

Sans doute cette situation, commode pour nous, techniciens, ne saurais durer indéfiniment ; elle tend précisément à infirmer l’idée selon laquelle, la phase actuellement abordée par le programme récemment défini par le M.N.R., sera une phase intérimaire, c’est-à-dire la phase d’organisation et d’adaptation de nos structures aux processus modernes et scientifiques de développement et de décollage.

Dans d’autres circonstances, un discours comme celui-ci, aurait pu être soit un discours programme, soit un bilan : ces allusions bornent notre propre ambition. En effet :

Outre que le M.N.R. a déjà publié un programme, il me sera difficile d’être plus concis. Je me contenterais de préciser, dans la mesure du possible, les objectifs principaux de l’action gouvernementale.

Abordant le bilan de nos quatre mois d’existence collégiale, à la tête du pays, et sans modestie aucune – si oui, permettez- nous cette coquetterie- l’impression qui prévaut, est celle d’un manque de consistance d’un tel bilan eu égard aux immenses et innombrables problèmes qui restent à résoudre.

Il est vrai également, que nous avons ramené la République sur les rails en la dotant d’institutions nouvelles et définitives, cela sans heurts et sans actes passionnels.

Il est vrai également, qu’au point de vue budgétaire, les mesures rigoureuses prises nous ont permis de résorber un déficit qui, le 16 aout dernier, s’annonçait déjà très important de l’ordre de 300 à 400 millions sino d’avantage.

Enfin, il serait coupable de ma part, de ne pas faire mention de l’existence pour la première fois au Congo, d’un budget d’investissement, qui avec un montant de 1 milliard 200 millions est déjà en avance de près de deux ans sur le plan intérimaire. Il s’agit d’un effort des Congolais eux-mêmes : ce dont ils peuvent légitimement être fiers, à condition de persévérer dans ces conditions.

Un héritage encombrant : le chômage

A côté de ce bilan, trop sommaire présenté certes puisque ni le contenu du budget d’investissement déjà en cours d’exécution, ni les efforts en matière sociale n’ont été mentionnés, se dresse d’insondable de ce qu’il conviendrait de réaliser et dont l’expression littéraire est l’accroissement de la production, l’expansion continue de la productivité agricole, et dont l’expression tangible, à laquelle il faut résolument faire face est, conséquence logique de notre développement économique : le chômage chronique dont reste atteint notre pays.

Le chômage, voilà le mal de notre période, héritage encombrant de notre passé colonial.

Fidèle à une méthode qui se veut scientifique, il me parait utile de soumettre le phénomène à une analyse trop sommaire à mon gré, pour dégager une expression chiffrée et saine de l’ensemble des aspects du problème.

Le taux de croissance de la population congolaise dans son ensemble est estimé à 2% par an ; le taux de croissance de la population congolaise de Brazzaville est de 6,6% par an ; ce taux est de 10% pour Pointe-Noire : telle est l’expression chiffrée de l’exode rurale, de la désertion des campagnes.

Ainsi cette année Brazzaville a enregistré un afflux de plus de 8.000 personnes incontrôlées et incontrôlables, annulant ainsi par avance les efforts faits, ou à faire, par les pouvoirs publics ou privés, pour résorber le chômage,

En outre, les études statistiques montrent que le rythme d’arrivée des immigrants semble s’accélérer au cours de ces dernières années.

Il est à remarquer aussi, pour mieux saisir tous les aspects de ce drame, tout d’abord que 95% des chômeurs ont moins de 30 ans et 61% moins de 19 ans.

Ensuite l’exode rural qui jusqu’en 1951-56 touchait presque exclusivement les hommes, a renversé la tendance depuis 1957 où il est enregistré 84 hommes immigrants pour 100 femmes.

C’est donc un dépeuplement systématique des campagnes qui s’amorce d’autant plus surement que la femme y est l’élément économique le plus actif, puisque pour 100 actifs agricoles de sexe féminin, il n’y a que 46 actifs agricoles de sexe masculin.

S’il m’est permis de risquer une comparaison avec d’autres pays, je rapporterai que ces chiffres sont respectivement de 100 et 118 pour le Sénégal, de 100 et 990 pour le Tanganyika.

A ce déséquilibre qui tend à préserver dans son essence, s’ajoutent des débauches de main-d’œuvre sciemment encouragées par quelques esprits attardés et sous de fallacieux prétextes.

Face à cette situation, deux types de remèdes s’imposent.

Face à cette situation deux types de remèdes s’imposent :

1) des palliatifs : création d’emplois nouveaux dans les milieux urbains ; et politique persuasive auprès des employeurs.

2) Une action qui se voudrait éradicatrice ; il s’agit d’entamer résolument le processus d’un développement économique harmonisé et intégral de l’arrière-pays ayant : pour fondement partout où cela est possible, l’industrialisation et l’expansion continue de la productivité agricole ; pour assise, les régions de programme telles qu’elles sont définies par le plan ; et enfin pour centre, les postes ou centres secondaires qui se verraient dotés de tous équipements jusqu’ici attachés aux villes ou à la vie moderne.

La finalité d’une telle promotion est, on s’en doute, la canalisation des populations vers de nouveaux pôles et une amélioration sensible des conditions de vie.

Pour atteindre ces objectifs : Quels sont les moyens à notre disposition ?

Tout d’abord le Congo doit compter sur lui-même ; l’effort entrepris pour l’amélioration des axes routiers productifs, grâce au crédit consortial, garanti par le budget d’investissement, en est une première manifestation.

Cependant cet effort propre au Congo lui-même pour accroitre la production et la productivité suppose, compte tenu de la situation, son intégration dans un système plus complexe qu’il est possible de schématiser comme suit :

Tout d’abord l’Etat congolais doit pouvoir assurer à toutes entreprises, (publique ou privée) une rentabilité acceptable, donc un développement de ces forces productives. Dans ce but, la collectivité se doit de prendre à charge ou de socialiser les activités routières et portuaires, la production de l’énergie, les transports, la distribution d’eau et permettre ainsi une expansion quasi illimitée dans ces divers domaines.

En outre la situation particulière de certains secteurs primaires et secondaires de l’économie, liée aux données techniques ou sociales, nécessitent pour leur développement optimum, l’association avec l’Etat. Ce sont des sociétés d’économie mixte qui sont à encourager au maximum.

Enfin nous savons que : la structure économique actuelle du Congo, essentiellement dominée par le commerce tenu par le capital privé étranger, a pour seul guide de profit maximum.

Cet impératif limite sérieusement dans l’espace les extensions nécessaires compte tenu des données démographiques, écologiques, ou topographiques.

L’Etat devra nécessairement suppléer le privé dans le domaine précis du secteur tertiaire, c’est-à-dire partout où le capital privé sera ou s’avérera défaillant, notamment dans les régions Nord de notre République.

Cette donnée fondamentale, qui se voudrait originale, appelle, pour une saine appréciation de sa portée, quelques remarques :

Tout d’abord, l’activité du secteur privé, et plus particulièrement celle engagée dans les opérations commerciales, sera limitée dans l’espace et circonscrite dans la partie où la rentabilité est assurée.

Le secteur commercial actuellement hypertrophié est de tout temps, seul bénéficiaire des activités de commercialisation des productions marchandes et des capitaux pourtant limités, investis dans les activités industriels, en effet :

L’essentiel des transferts, véritable hémorragie permanente de l’épargne péniblement accumulée dans notre pays, est précisément constitué par des profits d’origine commerciale ou spéculative.

Dès lors, une intégration de ce secteur dans l’économie nationale et dans le plan intérimaire suppose en toute logique ; non une limitation absolue des transferts, mais une limitation sélective, épargnant les produits des capitaux investis dans les activités productives ou industrielles et frappant les profits d’origine commerciale par l’encouragement à des mesures de reconversion dans les secteurs productifs qui leur seront proposés.

Une autre conséquence de tout ce que qui précède, touche à l’aide bilatérale ou multilatérale.

L’aide, selon l’expression de mon collègue, Ministre du Plan, devra pour nous, cesser d’étre « une prise en charge ». Aussi pour nous conformer à cette optique bien congolaise du développement et de mise en valeur intégrale et planifiée, le recours à l’aide, supposant des subventions à fonds perdus et des priorités déterminées par ceux qui possèdent la puissance économique, devra progressivement, mais sûrement céder le pas aux crédits longs termes, moteurs des nécessaires investissements publics et de créations, ex-nihilo, c’est-à-dire à partir de rien, de secteurs réservés à l’Etat parce que non accessibles au secteur privé, comme il l’a été dit et démontré tout à l’heure.

Telles sont nos conceptions. S’agit-il d’une formule originale de développement économique ou plus modestement d’une voie ? Dans tous les cas et personnellement, je l’aurais voulue aussi éloignée du nationalisme échevelé, qui refuserait de tenir compte des réalités et des compromis nécessaires, que des tentatives de sauvetage d’une conception coloniale ou néocoloniale aujourd’hui irrévocablement condamnée.

Je pense modestement avoir tenu grand compte des réalités concrètes telles qu’elles m’apparaissent dans notre pays et des possibilités de liquidation du retard économique, possibilités que contient en germe cette conception.

Le non alignement, politique extérieure du Gouvernement.

Cette constance référence au concret, aux réalités de notre époque, de notre pays, et à ses intérêts les plus vitaux, caractérisera également la politique extérieure du Gouvernement, telle qu’elle a toujours été énoncée par le Chef de l’Etat.

En effet, notre non alignement, notre neutralité, seront sans faille et sans exclusive sur aucun pays.

Sans doute, des accords nous lient à certains pays amis, comme la France : nous respecterons nos engagements, pour autant que la réciproque soit vraie, et sans aliénation aucune, de nos principes, rappelés ci-dessus, usant de toutes possibilités d’action qui y sont offertes et subordonnant, tout acte, toute prise de position aux intérêts majeurs et bien compris, du Peuple congolais sur le plan Africain, l’Afrique toute entière, en particulier, celle encore privée de son droit légitime et sacré à la liberté de s’exprimer, trouvera en notre Gouvernement un farouche défenseur de sa cause autant que de l’Unité Africaine.

Cette Unité qui trouve ses fondements dans des organisations régionales à base économique, l’U.D.E.-Cameroun, s’épanouit nécessairement dans un cadre continental. Les organisations politiques comme l’U.A.M., échafaudages nécessaires au montage du puissant édifice que doit être l’O.U.A., se doivent d’être retirées dès que cet édifice est construit.

Cette Unité pour rester vivace, doit tendre à l’application intégrale par tous, des résolutions librement adoptées d’un commun accord : aussi, victime nous-mêmes, des accès d’agressivité meurtrière du Portugal à nos diverses frontières ; indigné des détestables et démentielles dispositions à l’apartheid, donc à la haine, de l’Afrique du Sud nous ne nous sentons aucune affinité avec ces deux Gouvernements, malgré les importantes relations économiques qui nous lient et dont la reconversion est à l’étude sinon ébauchée.

Mais je ne puis terminer sans une mention particulière à deux grands pays : la Chine populaire avec qui nous comptons dès que possible normaliser nos rapports, et surtout le Congo-Léopoldville.

Profondément attaché au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque Etat, nous n’aurions bien sûr, risqué aucune mention si ce n’était la pénible obligation où nous nous trouvons de noter avec beaucoup de regrets, la campagne de dénigrement systématique, et de calomnie à l’endroit du Peuple du Congo-Brazzaville.

La dernière trouvaille en date, se trouve être des armes soviétiques en provenance, prétend-on, de Brazzaville, alors qu’il existe à Léopoldville même, de l’avis des observateurs, des stocks importants.

Tout se passe comme s’il existait un groupe d’individus acharné à empêcher l’indispensable collaboration et l’indéfectible coopération entre deux peuples plus que voisins, plus qu’amis, mais frères.

En effet, ces prétendus amis de l’Afrique ne présentent-ils pas le Gouvernement de Brazzaville, dont, je cite les penchants au totalitarisme sont à peine voilés, comme un épouvantail et un ennemi, face à un régime qu’ils viennent dépeindre auprès de nous, comme à destituer ayant institutionnalisé le désordre, l’indiscipline, la corruption, l’incompétence.

Le Gouvernement du Congo-Brazzaville conscient des dangers qui menacent notre indépendance, averti, que, de notre coopération sincère, résultera une cuvette congolaise unie, solidaire et forte, capable de régler elle-même tous ces différends, s’abstient et c’est toujours abstenu des tous actes de nature à entrainer une quelconque suspicion sur la sincérité de ses positions et de ses vues fondées sur une analyse qui se voudra toujours claire et objective.

Brazzaville, le 21 Janvier 1964.

Questions/Réponses

Question : Vous avez parlé des accords qui liaient le Congo avec la France. Parmi ces accords, je cite ceux concernant la présence de l’Armée française au CONGO ; Précisez ce point des accords (A.F.P.)

Réponse : Dans l’intervention liminaire, j’ai précisé que nous n’entendons pas remettre en cause ces accords, tout ou partie des accords. Nous disons clairement que nous entendons utiliser toutes les possibilités que nous offre les accords qu’à signé notre pays avec la France.

Question : Des relations avec la Chine. Est-ce que cette action est dictée par l’attitude du Gouvernement français. (Dipanda)

Réponse : La normalisation de nos accords avec la Chine, d’ailleurs il ne s’agit pas de normaliser, il appartient à la Chine de nous reconnaitre, parce que nous sommes venus après. Il s’agit pour nous de tendre la main, cela en conformité avec notre ligne de conduite qui est pleinement travée et qui se réfère aux intérêts du pays et non par référence à des pays tiers.

Question : Vous avez parlé de nationalisation et création des sociétés d’économies mixtes. Est-ce que vous avez un programme à cet égard ? Précisez les secteurs auxquels s’intéresse le Gouvernement congolais (Radio-Brazzaville).

Réponse : Il s’agit de certains secteurs que le Gouvernement entend contrôler. Ce contrôle est dicté par les impératifs économiques. Le Congo serait le pays qui se voit refuser l’investissement parce que le prix du courant électrique industriel est onéreux. L’intervention de ces mesures est une affaire de programme.

Ce programme est celui qui nous a amené à évoquer, à lever à jamais les interprétations plus ou moins tendancieuses, qui circulent sur ce problème. Il s’agit de prendre une position claire vi à vis des secteurs intéressés et une position sans équivoque, expliquée dans notre introduction liminaire.

Question : Vous avez parlé de la conscience du Gouvernement et des dangers qui menacent notre indépendance. Il s’agit de savoir si cette inquiétude, qui est vraie, dans laquelle se trouve le peuple, n’est pas un danger pour notre indépendance. Qu’on le veuille ou non, tout le monde est inquiet. Et comment remédier à ce danger ? (Semaine Africaine).

Réponse : Cette question m’a habité tout le long de ma réflexion.

Les inquiétudes sont de plusieurs ordres.

D’ordre économique,

D’ordre idéologique,

Et du point de vue social.

De toutes, je crois, la plus importante, la plus meurtrière, semble être l’inquiétude économique, c’est la raison pour laquelle je me suis attardé à l’économique.

Le secteur privé est inquiet, parce que ne sachant pas où le conduisent les nouvelles institutions, Nous. Nous nous sommes longtemps refusés à prendre position parce qu’une prise de position implique une promesse, et nous ne voulons pas de promesses ; Pour lever cette équivoque, nous prenons position. Ainsi le secteur privé saura qu’il lui est réservé une place de choix, dans la mesure où il veut contribuer avec nous, à l’édification de notre pays, par une méthode élégante, qui consiste à réinvestir le surplus économique qu’il aura soutiré.

Je pense que la bonne fois, la raison devraient l’emporter sur les passions ? Nous devons assister à une prise de position franche et nette du secteur privé.

D’autres formes d’inquiétudes : ou une crise de croissance, de liberté, tout est possible, qu’il ne faille pas ici aborder un problème non pas secondaire, pour éclipser le fondamental, c’est-à-dire l’économique.

Question : Problèmes du Congo-Léo – A la base de ces provocations dont nous sommes l’objet, n’existe-t-il pas des puissances qui veulent semer la mésentente entre les deux rives ? (Dipanda).

Réponse : Inutile d’ouvrir une polémique qui risque d’être passionnelle – Tout se passe comme si certains amis s’acharnent à vouloir retarder pour des raisons que j’ignore, une franche et fructueuse collaboration entre les deux rives.

Brazzaville, le 21 Janvier 1964.

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:28
(Congo-Brazzaville) Sassou crée le bazar dans la fratrie des Kolélas

On croyait la sérénité revenue au MCDDI, le parti de Bernard Kolelas, après la répudiation de Hellot Mantsion Mampouya, Mouanga Nkéoua, Hervé Mayika et Sita Bitori. On croyait le calme politique avoir pris le pas sur le flou artistique après l’éclatement du MCDDI en deux entités. On pensait que Guy Parfait Kolelas se servirait du poignard contre Sassou. Erreur. C’était sans compter sur la capacité de nuisance de Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ».

Les frères ennemis

En indexant les talents de « dribleur » de Sassou, Guy Parfait Kolélas a troublé, un moment, l’homme des actions secrètes. Le malheureux a simplement oublié que Sassou, comme un chat, sait retomber sur ses pattes et qu’il détient également la palme d’or de la manipulation et des intrigues politiques au Congo-Brazzaville. Le tsar d’Oyo, tenant en son bec le fromage, a inversé la situation à son avantage. « Vous verrez qu’il va sortir sa botte secrète » prévinrent les spécialistes des rites politiques made in Mpila. En effet Sassou a armé la main de Landry Kolelas pour poignarder dans le dos Guy Parfait Kolelas, son frère aîné. C’est l’histoire de Cain et Abel dans l’Ancien Testament. « Les familles seront divisées, les frères se révolteront contre les frères... » disent les Ecritures. Il semble que la fratrie MCDDI vit aujourd’hui cette parole des Evangiles. On comprend qu’en politique il n’y a pas de frères, il n’y a que des intérêts. Disons qu’il il n’y a que des frères ennemis. Ou encore : il n’y a de pouvoir que fondé sur la fraternité sans amitié. Pire : il n’y a pas de politique assortie de fraternité.


Le plus grand des corrupteurs

Sassou Nguesso est un orfèvre dans l’art de créer des intrigues et de tirer les ficelles sans oublier de jeter des os en pâture à une meute de chiens affamés. Et, quand il s’agit de payer, le budget du Congo-Brazzaville est fait pour cela. Il est suffisamment doté d’espèces sonnantes et trébuchantes pour corrompre ceux qui osent encore lever la tête. « A fouta a tala té » (Il dépense sans calculer). Il calcule d’autant moins que ce n’est pas son argent. C’est le plus grand corrupteur devant l’Eternel que le Congo ait jamais connu. Et, du coup, le plus petit chef d’Etat que l’Etat ait jamais compté depuis 1960, année des Indépendances.


Cheval de Troie

Comme les Grecs, ce Napoléon d’Oyo use de la tactique du cheval de Troie. Pour arriver à ses fins, notre corrupteur historique a placé des anciens du PCT grassement rémunérés dans toutes les formations politiques du Congo-Brazzaville. Guy Parfait Kolélas vient de se rendre compte (à ses dépens) que Bernard Tchibambéléla était le cheval de Troie de Sassou au sein du MCDDI. Pour arroser ses potentiels rivaux, le « dribleur » ne saurait être à court de recettes. Près de 4 000 milliards de francs CFA pour l’exercice budgétaire corrigé 2014 : un vrai pactole. « Venez, j’ai des fruits d’or ! » : Une vraie manne financière qui, comme le miel, attire les abeilles et les mouches.

Alléchés par l’odeur des pétro-cfa, Bernard Tchibambeléla (retenez ce nom) , Noël Loutounou, deux transfuges du PCT, et Landry Kolelas ont succombé à l’appât du gain (Cf, congopage.com, 19 juillet 2014).


Les deux lignes

Deux lignes de fracture politique se font désormais jour au sein du MCDDI. Celle, majoritaire, incarnée par le secrétaire général, Guy Parfait Kolelas, largement soutenue par les militants et les sympathisants farouchement hostiles à la gouvernance de Sassou et à la modification de la Constitution du 20 janvier 2002. En effet les militants, les sympathisants et les organes intermédiaires du MCDDI ont apporté le 19 juillet 2014 un soutien appuyé et sans faille au secrétaire général Guy Parfait Kolelas après la publication de la lettre de Bernard Tchibambeléla, Noël Loutounou et Landry Kolelas (Les dépêches de Brazzaville, 21 juillet 2014).

Et, celle, fragmentaire, représentée par Landry Kolelas lesté des anciens apparatchiks du Pct édictée par Sassou et le PCT qui prônent le statu quo : « bikeno koua ». Les deux frères de lait, qui ont failli en venir aux mains, ne communiquent plus que par missive interposée. Les frères Kolelas s’observent en chiens de faïence. « Je suis venu apporter l’épée et non la paix » peut se vanter Sassou.


Bernard Tchibambeléla l’Hermite

Dans les coulisses, Sassou et le PCT, par le biais de Bernard Tchibambeléla et Noël Loutounou, s’activent en vue de l’arrivée de Landry Kolelas à la tête du MCDDI. Bernard Tchibambeléla n’est pas à son coup d’essai. Déjà Hellot Matson Mampouya goûta à sa duplicité lorsque Guy Brice Kolelas l’expulsa du MCDDI. Bernard Tchibambeléla montra sa capacité de nuisance en rejoignant le MCDDI après avoir fait croire à Hellot Mampouya qu’il était avec lui dans la DRD (Dynamique Républicaine pour le Développement).

De son côté, Guy Parfait Kolelas serait prêt à suspendre du MCDDI Landry Kolelas et ses deux compagnons de fortune. Quelle sera la position du bureau exécutif national (BEN) ? La guerre est engagée entre les deux frères Kolelas. Qui l’emportera ? Eh ben, qui vivra verra. Et celui qui verra n’en croira sûrement pas ses yeux.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Congo-Brazzaville) Sassou crée le bazar dans la fratrie des Kolélas
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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT MCDDI
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:46
(Congo-Brazzaville) Diosso a été une injure de trop faite au Kouilou

COMMUNIQUE TRES IMPORTANT -

DIOSSO A ETE UNE INJURE DE TROP FAITE AU KOUILOU

« Le Kouilou est dans l'Etat du SUD-CONGO »

Denis SASSOU NGUESSO doit savoir qu'il a détruit le Kouilou mais a bâti OYO !

C'est, à cet effet que nous, Honorable Robert POATY PANGOU et Monsieur Alfred MAKOSSO, tous deux Fils du Kouilou et signataires de la requête qui a conduit à la création de l’Etat du SUD-CONGO, invitons tous les enfants du Kouilou de tourner définitivement le dos à l'Ex-République du Congo.

La manœuvre de DIOSSO (capitale du Royaume Loango), le 13 juillet 2014, n'a eu pour objectif réel que de faire rallier le Kouilou à la volonté funeste de Mr Denis SASSOU NGUESSO de modifier ou changer sa constitution de 2002, afin de demeurer à vie à la tête de l’ex-République du Congo.

Cependant, nous saluons, approuvons et encourageons la réaffirmation au cours de cette réunion, de l’unité des composantes ethniques de notre région au regard de nos origines communes kongo, « Bessu bossu bane ba nkake moéke » !

Par ailleurs, nous rappelons à tous les enfants du Kouilou qu'avec la création de l'Etat du SUD-CONGO, le CONGO-Brazzaville n'existe plus !

Ainsi, cette manœuvre de DIOSSO n'a plus aucune raison d'exister. Car, le sort du Kouilou se trouve désormais inscrit dans celui de l’État du SUD-CONGO.

LE CONSTAT EST LA !

En effet, depuis la naissance de la République du Congo en 1960, notre région n’a fait qu’engranger recul sur recul. Ces dernières années ne sauraient démentir l'état actuel du Kouilou.

Poumon économique de l’Ex-République du Congo, le Kouilou, n’a reçu en retour aucune marque de reconnaissance.

Qu'a reçu le Kouilou de l’Ex-République du Congo ? RIEN.

C'est OYO qui est sorti de la vasière et de l'eau.

Le pétrole a été gaspillé pour Imboulou au détriment du barrage de Sounda.

Le pétrole a détruit l'état de santé de toute la population du Kouilou à cause des gaz toxiques libérés.

La population du Kouilou se meurt car, elle n'a rien pour se faire soigner des maladies causées par cette exploitation effrénée du pétrole.

Après la douloureuse expérience que le Kouilou a connue avec l'exploitation de la Potasse de Holle, un autre malheur se prépare à s'abattre sur cette région, à cause de l'épuisement très prochaine du pétrole.

Une fois le pétrole épuisé : seuls les villages, villes et natifs du Kouilou resteront dans le malheur et la misère aggravés par les intoxications.

Non, l’ex-République du Congo, n’a ni apporté et n’allait plus rien apporter comme bien-être à la région du Kouilou.

Vous comprenez que la manœuvre de DIOSSO n'a plus de sens ni d'intérêt dès lors que l'Etat du SUD-CONGO a été créé.

La manœuvre de DIOSSO n'avait qu'un but, à savoir : Valider la destruction lente et soutenue du Kouilou.

C’est l’avenir du Kouilou, de ses générations, que vous aviez voulu compromettre par la manipulation dont vous avez été l'objet.

Les politiques discriminatoires dans la gestion de la région, caractérisées par la marginalisation des populations dans les fonctions politiques, militaires, économiques et socio-culturelles, ont eu un effet destructif au sein de cette population.

Ces mêmes politiques discriminatoires se retrouvent dans la formation et la qualification professionnelle, l’embauche, ce qui entraîne la paupérisation des natifs du Kouilou.

L’UNIQUE SOLUTION PERTINENTE

C’est donc, instruits par cette trajectoire et les perspectives funestes du Kouilou qui se profilent à l’horizon au sein de l’Ex-République du Congo, que nous nous sommes engagés à contribuer à l’émergence d’un nouvel espace, UN NOUVEL ETAT, L’ETAT DU SUD-CONGO !

Le Kouilou fait partie de l'Etat du SUD-CONGO et c'est dans cet Etat, que le Kouilou va faire aboutir les projets laissés par ses Ancêtres, et ceux des générations actuelles et futures.

IL REVIENT AUX FILLES ET FILS DU KOUILOU DE CONSTRUIRE LE KOUILOU.

Vive le Kouilou !

Vive l'Etat du SUD-CONGO !

Fait à Paris, le 21 Juillet 2014

Honorable Robert POATY PANGOU

Monsieur Alfred MAKOSSO

(Congo-Brazzaville) Diosso a été une injure de trop faite au Kouilou
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Robert Poaty-Pangou, Alfred Makosso - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Etat du Sud-Congo
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 20:43
(Congo-Brazzaville) Du Congo faisons un empire

by Officiel Brazzanews -

Chronique politique -

Aujourd’hui, l’heure est aux propositions. Tout le monde veut être bien vu de l’homme de Mpila, Denis Sassou Nguesso. Alors, au lieu de nous disperser sur la question du changement ou non de la Constitution, je propose une idée géniale à mes compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur du Congo.

Ma proposition est meilleure que celle de Pierre Mabiala, l’actuel ministre de la réforme foncière du Gouvernement de Sassou Nguesso, et Martin Koumba, président de l’Assemblée nationale – tous les deux mobilisateurs et financiers des sages du Niari, qui ont imploré notre bienfaiteur de modifier la Constitution du 20 janvier 2002.

Qu’est ce qui peut être si honorable, si gratifiant, pour faire plaisir à l’homme au destin exceptionnel ? Quelle reconnaissance la nation doit-elle témoigner à ce grand- homme qui a apporté la paix au Congo ? L’homme, auteur de multiples érections qui ont tant transformé nos familles et nos villes. Cet homme qui fera du Congo un pays émergent en 2025. Soyons sages : écoutons le colonel Peya, ce chercheur- penseur illustre, qui demain sera certainement décoré par le chef lui-même. Quel honneur ! Non, juste reconnaissance de l’intelligence. Peya, dans son livre « Entre le bon sens et l’alternance absolue ; l’Afrique à la croisée des chemins », incite les africains à réfléchir sur le choix politique à faire : l’alternance à tout prix n’est pas la panacée. Pourquoi le modèle oppressif et autocratique abandonné par de nombreuses sociétés, ne serait-il pas le modèle africain ? PEYA pense que s’il existe un modèle asiatique, il devrait aussi exister un modèle africain, donc un modèle congolais, par extrapolation. Mais moi le modèle congolais, sous le règne de notre bienfaiteur, je le cherche et je ne le trouve pas.

Ah le modèle congolais, c’est le règne de l’impunité, de la dilapidation des deniers publics, de l’occupation illégale du domaine public, de l’enrichissement ex nihilo d’une poignée de privilégiés. D’ailleurs une question me turlupine, que j’aimerais poser au Colonel PEYA : Colonel, en tant que militaire, que pensez-vous d’une armée qui, une fois la guerre finie, arrête des jeunes hommes (350 au total) et va les assassiner (ce qui constitue une violation totale des règles qui régissent les guerres) ? Le colonel Peya devrait s’exprimer sur ce sujet qui le concerne au premier chef en tant qu’officier de cette armée qui protège des criminels de guerre. Et, quand on protège des criminels, on peut aussi être condamné pour complicité dans un modèle autre que celui que vous voulez protéger.Cette armée, c’est celle du modèle africain que les africains devraient sauvegarder? Le modèle africain ou le modèle congolais, c’est celui pour lequel nous invite Jean-Claude Nsilou, président du Rassemblement citoyen (RC), à réfléchir sur l’impunité de nos anciens dirigeants, de leurs familles et amis au moment de leur retraite.

Dormons donc, l’homme au « destin exceptionnel » (cf conférence débat dont le thème était itinéraire d’un homme d’exception organisé par Belinda AYESSA) s’occupe de tout. Suivons les conseils de notre grand professeur Egyptologue qui pense que le Congo a un déficit en hommes capables de le diriger. Je le cite « On se connait tous, supposons qu’en 2016 Sassou rentre chez lui à Oyo et nous laissait le pays, qui va le remplacer ? Quel leader a une assise nationale pour maitriser le pays ? ». Sur les quatre millions de congolais que nous sommes, un seul est à la hauteur pour exercer les fonctions de chef d’Etat. Le pauvre homme qui a sacrifié sa vie pour son pays. Il s’est donné corps et âme pour le bien être du Congo et de son peuple. Vous vous rendez compte ! Trente cinq ans durant sans repos ! Non, je n’ai pas oublié, il y a eu 5 ans de repos entre 1992 et 1997. Vous appelez ça repos quand on y pense tout le temps pour préparer les conditions du retour par tous moyens !

Ma proposition, qui est la meilleure de toute, qui dépasse de loin, de très loin celle de tous ceux qui se limitent seulement à la modification ou au changement de la constitution, c’est de faire du Congo un Empire et notre bienfaiteur Empereur.

Alors pourquoi pas ! Mais Jean-Bedel l’a fait. Il a même été encouragé et soutenu par la France. Celle-ci l’a même aidé financièrement pour organiser la mascarade de son couronnement. Pourquoi toujours les autres et pas nous ?Notre bienfaiteur mérite bien ça. Et, d’alleurs, il s’agirait simplement de rendre officielle une situation que les congolais vivent déjà.

Si ma mémoire est bonne, je pense que le futur empereur a fait un prêt en RCA. Si les centrafricains ne peuvent pas rembourser, ils n’ont qu’à nous donner, en échange, la couronne impériale laissée par Jean-Bedel Bokassa. Ça pourra faire l’affaire pour le couronnement qui aura lieu à Oyo. Car Oyo sera la capitale impériale. La cour impériale existe déjà. Ses courtisans s’étaient réunis le 11 mai 2012, pour apporter leur soutien à l’empereur. Vous vous souvenez, deux mois après les explosions de Mpila (voir vidéo sur le site Zenga-Mambu).

La première Dame, excusez-moi, je voulais écrire l’Impératrice Antoinette, est bien dans son rôle. D’ailleurs, son comportement dénote du caractère impérial de sa personne. Elle a fêté son anniversaire, l’année dernière, à Saint Tropez, meilleure manière de se rapprocher de ses semblables, car cette ville est le lieu où de nombreuses têtes couronnées et personnalités célèbres se retrouvent. Rencontrerait-elle certainement des têtes couronnées qui ont du sang impérial comme elle, l’ancienne roturière anoblie par l’argent du pétrole. Le pétrole extrait dans les profondeurs marines du Kouilou. Le couple impérial passe ses vacances en Espagne, une autre monarchie, où le couple va distribuer quelques euros aux pauvres habitants de ce petit village de Carratraca, une municipalité située dans la province de Malaga. Le mois d’août approche, les habitants doivent certainement s’impatienter à l’idée de revoir leur bienfaiteur. Le même argent que l’impératrice distribue à tour de bras aux membres de la cour impériale et aux artistes de la RDC , dont les compatriotes sont frappés aujourd’hui par l’opération « mbata ya bakolo », pour les inciter à chanter ses louanges. Elle ne s’en cache pas, puisqu’elle le fait devant les caméras. Avec les fonds publics, qu’ils ont privatisés, elle fait des dons, la main sur le cœur, à travers sa fameuse Fondation, CONGO ASSISTANCE.

La famille Impériale est suffisamment grande, comme ça on ne manquera pas d’héritier sur le trône. On sera tranquille pendant plusieurs années. Il faudra prier dieu pour que le destin exceptionnel soit héréditaire. Au moins cela rassurera et dissipera les inquiétudes de notre professeur Egyptologue, car le problème de pénurie d’hommes capables pour diriger le Congo est réglé pendant un bon moment. Le seul souci, vu le nombre de descendants, est qu’il n’y a aucune assurance que chaque héritier pourra avoir une petite province à diriger, en attendant d’hériter de l’empire. Mais il faut se dépêcher de couronner l’empereur, car Robert Poaty Mpangou et Modeste Mboukadia veulent faire sécession en vue de créer un nouvel état qui s’appellerait Etat du sud Congo. Si jamais, leur projet, bien que farfelu, aboutissait; l’empire se verrait amputer d’une partie très importante de sa richesse nationale ; ce qui risquerait de réduire le train de vie de la famille impériale. Aie ! Aie ! Catastrophe ! C’est la partie du Congo où il y a le pétrole, la principale richesse de l’empire.

Mais si vous pensez que mon idée est complètement loufoque, c’est à vous de prendre position sur ce qui est en train de se préparer au Congo pour 2016, c’est-à-dire, la structuration d’un pouvoir à vie pour l’homme de Mpila. Ceux qui pensent que le Congo a besoin du sang neuf, qu’on a besoin d’une alternance démocratique pour notre pays, faites le savoir en manifestant votre désapprobation à ce projet.

Gare au silence complice et coupable ! Ne laissez pas le destin de tout un peuple entre les mains d’un seul et même homme, au pouvoir depuis 1979, avec un bilan on ne plus catastrophique, si ce n’est la succession de slogans oiseux (vivre durement aujourd’hui pour vivre mieux demain, l’autosuffisance alimentaire pour l’an 2000, une école un champ, le Congo pays émergent en 2025, nouvelle espérance ou plutôt nouvelle désespérance, Chemin d’avenir et j’en passe). Pendant qu’il distrait le peupleen faisant miroiter un avenir meilleur avec des projets décousus du type municipalisation accélérée, lui-même, sa famille et ses amis, c’est au présent qu’ils baignent dans le bien être.

Pour rendre ce départ possible, il faut se mobiliser. Il faut rejoindre l’ASSOCIATION ASSISES NATIONALES DU CONGO dont l’objectif est d’AGIR ENSEMBLE POUR L’ESSOR DES VALEURS RÉPUBLICAINES, POUR LA PROMOTION DE L’ETAT DE DROIT ET DE LA DEMOCRATIE VERITABLE EN RÉPUBLIQUE DU CONGO, POUR LA PREVENTION ET LA RÉSOLUTION DES CONFLITS.

Le pouvoir a des armes et de l’argent à sa disposition. Nous, nous avons la soif de l’alternance chevillée au corps. Soyons nombreux ! Nous vaincrons !

Sinon ma proposition de faire du Congo un empire que l’on peut juger certainement loufoque aujourd’hui, peut, si l’on ne fait pas barrage au coup d’Etat institutionnel de Sassou et ses sbires, devenir une réalité. Vous savez un proverbe dit que l’appétit vient en mangeant. Comme tout réussit à Sassou, il peut bien prendre ses fantasmes pour réalités et faire du Congo une monarchie et personne l’en empêchera.

TEBOLA BABINS

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Tebola Babins - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 06:52
(Congo-Brazzaville) Querelles intestines au MCDDI : lettre de trois membres du BEN à l’attention du Frère Secrétaire Général Brice Parfait Kolélas

L’épître des "frères" du MCDDI à leur frère Guy Brice Parfait Kolélas

Les dysfonctionnements et autres faiblesses observés dans l’animation de la vie du parti après la disparition du Président Fondateur ont conduit le MCDDI, conformément à ses statuts et règlement intérieur (...) statuer en convention nationale tenue à Kinkala du 22 au 23 décembre 2012.

A l’issue de cette instance nationale, le MCDDI s’est doté d’un Comité Nationale et d’un Bureau Exécutif National (BEN) placés sous votre autorité, assistés de trois secrétaires généraux adjoints, animant chacun un pôle clairement défini.

Les documents juridiques du Parti (statuts et règlement intérieur) donnent le pouvoir au BEN de statuer sur toutes les questions ayant trait à la vie du Parti dans la période post-congrès ou post-convention. Dans le cas contraire toutes décisions prises par le Secrétaire général, seul, sans associer le BEN, n’engage nt nullement les Instances du Parti et, partant, les militants qui attendent de nous l’unité et l’action. ; c’est le principe basique de la démocratie. : le centralisme démocratique et non la pensée unique. Le Secrétaire général est responsable de tels actes et de ses conséquences.

Qu’avons-nous observé ? Vous avez marginalisé le BEN en vous employant de façon unilatérale dans une entreprise pernicieuse à l’unité du parti dont vous seul êtes responsable.

Pour préserver l’unité du parti, nous :

Bernard Tchibambéléla Secrétaire Général Adjoint, Conseiller Politique du Secrétaire Général du MCDDI, Noël Loutoumou Secrétaire général adjoint permanent du parti,

Euloge Landry Kolélas, Secrétaire Général Adjoint chargé des organisations spécialisées et des alliances politiques nationales,

Vous invitons très fraternellement, Monsieur le Secrétaire général, (frère Guy Parfait Kolélas ) à convoquer sans délai le BEN, à revenir au bon sens dans le respect des statuts et des acquis de la deuxième convention nationale, et de retrouver le chemin tracé et légué par le Président Fondateur Bernard Bakana Kolélas qui, dans une constance infaillible ainsi que dans sa dernière volonté, ne cessait de prôner le dialogue au mbongui, la réconciliation, l’unité, la concorde nationale, la paix et le développement du Congo.

En capitalisant la dernière volonté du Président fondateur Bernard Bakana Kolélas, nous, les secrétaires généraux adjoints sus-énumérés, vous invitons, frère Secrétaire Général à retrouver l’ordre statutaire et réglementaire de notre parti.

Nous insistons sur la nécessité de sauvegarder l’alliance avec le PCT, facteur d’unité, de paix et de stabilité politique.

Ainsi nous affirmons notre volonté inlassable de parvenir à redresse la gestion de la l’alliance MCDDI/PCT afin que celle-ci ne dévient pas de sa vocation de socle de l’unité nationale et ne laisse pas compromettre la paix chèrement retrouvée.

Fraternellement

Le Secrétaire Général Adjoint, Conseiller Politique du Secrétaire Général du MCDDI, Bernard Tchibambéléla

Le secrétaire général adjoint permanent du parti, Noël Loutounou

Le Secrétaire Général Adjoint chargé des organisations spécialisées et des alliances politiques nationales Euloge Landry Kolélas.

Commentaire

Ca devient saignant chez les héritiers de Bakana Bernard Kolélas. Si Sassou voulait une preuve supplémentaire d’allégeance de son rival le MCCDI, il est copieusement servi. Mais qu’en pensent les militants, les premiers concernés par ce pacte germano-soviétique ?
Source : congopage.com

(Congo-Brazzaville) Querelles intestines au MCDDI : lettre de trois membres du BEN à l’attention du Frère Secrétaire Général Brice Parfait Kolélas
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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT MCDDI
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso transfère les membres du CDRC de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à Brazzaville

C.D.R.C.


Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Enregistré au Ministère de l’Intérieur sous N°002/MISAT/CAB/DGAT/SAAB du 10 mars 1998 -

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif au transfert des membres du CDRC de la prison de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à celle de Brazzaville. Comme à l’accoutumée, Monsieur SASSOU N’GUESSO qui avait instruit lui-même le Préfet de Pointe-Noire, Monsieur Honoré PACKA, de procéder à l’arrestation du Président Modeste BOUKADIA, n’a pas communiqué les raisons de ce transfert. Nous alertons la presse et les Instances Internationales pour qu’elles veillent et soient garantes de la sécurité de ces hommes dont nous avons perdu la trace.Le transfert concerne les membres du CDRC, arrêtés au nombre de vingt-huit (28) le 21 août 2013 au motif de demande de gouvernement d’union nationale manifestée sur la voie publique et emprisonnés à Pointe-Noire depuis ce jour, jugés le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" et dont il est impossible à ce jour d’obtenir de la part de la Cour Criminelle signification ou copie du jugement qui libère treize (13) des membres et condamne les quinze (15) autres à de lourdes peines de prisons et de travaux forcés, alors que, pour les mêmes raisons de gouvernement d’union nationale, le pouvoir arbitraire du Parti congolais (communiste) du Travail (PCT) et du Gouvernement d’Oyo de Monsieur SASSOU N’GUESSO vient d’organiser le 5 juillet 2014 au Palais des Congrès à Paris au même motif une manifestation pour l’Union Nationale.

Il s’agit de :

- Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Éloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Monsieur BOUKADIA Modeste, Président du CDRC, condamné par contumace à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES.

Le CDRC rappelle, d’après LE DROIT :

- A la communauté internationale, aux États-Unis d’Amérique qui organise le Sommet USA/Afrique les 5 et 6 août 2014 à la Maison Blanche, à l’organisme FORBES qui tient les 24 et 25 juillet 2014 à Brazzaville le troisième Forum économique que ces condamnations sont arbitraires et mettent en exergue le déni pour la démocratie et les droits de l’Homme par Monsieur SASSOU N’GUESSO ;

- Monsieur SASSOU N’GUESSO exerce la tyrannie à l’égard des populations du SUD CONGO qui sont pacifiques et n’aspirent qu’à l’essentiel, le droit à la vie ;

- A l’auto-détermination du Peuple du SUD CONGO pour la sauvegarde du génome Kongo et pour se préserver des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre condamnés par le procès de Nuremberg dont les populations du SUD CONGO sont victimes.

Le CDRC demande sur la base du DROIT :

- Où Monsieur SASSOU N’GUESSO a-t-il décidé d’aller en légitimant les membres du CDRC des prisonniers politiques dont le seul délit est la demande d’un gouvernement d’unité nationale ?

- LA LIBÉRATION DES MEMBRES DU CDRC ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SANS CONDITION et LA REMISE DE CES HOMMES AUX INSTANCES INTERNATIONALES.

Fait à Paris, le 19 juillet 2014

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates
et Républicains du Congo (CDRC)

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CDRC
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:04
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso débloque les fonds pour l’extension du Mausolée Savorgnan de Brazza

Par RIGOBERT OSSEBI -

Chirac-Bongo-Sassou lors de l’inauguration du Mausolée de Brazza, le 3 octobre 2006

Congo Liberty avait publié, le 12 juillet 2014, une alerte citoyenne en direction des législateurs avant la ratification de nouveaux accords en faveur d’ENI. Malgré tous les avertissements de véritables patriotes, le bradage des intérêts nationaux a été ratifié par une Assemblée Nationale qui compte pour moitié des enfants, des frères et des parents du dictateur congolais et de son épouse.

Le plus scandaleux, dans ces accords léonins, est qu’une partie des avantages concédés aux exploitants pétroliers, qui se chiffrent en centaines de milliards de FCFA, auront un effet rétroactif sur plusieurs années…. Malgré le fait, pour certains qu’ils participent au système, les Députés conscients n’ont eu raison des fous qui dirigent notre pays actuellement.

Certes, la corruption ne saurait être exclue de ces accords et l’octroi de pareils avantages : elle en est l’essence, la condition sine qua non. Dans le pétrole, la corruption est un monopole familial. Mais ces concessions déraisonnables sont avant tout des gages que l’autocrate de l’Alima donne à ses amis étrangers au travers du bradage de la richesse de la nation : nul se saurait, mieux que lui, Denis Sassou Nguesso, permettre pareil abandon ! C’est tout le message qu’il s’emploie à faire passer ! Ses meilleurs agents de propagande, les patrons de l’industrie pétrolière au Congo, chèrement payés comme on peut s’en apercevoir, sauront se dépenser sans compter, dans les capitales importantes, pour que le plus grand soutien lui soit, en contrepartie, apporté.

Messieurs Descalzi, nouveau patron d’ENI, et de Margerie ne sauraient donc se montrer ingrats et avares dans leurs appuis. Pour le premier cité, le renvoi d’ascenseur n’a pas tardé : le nouveau Premier Ministre italien, Monsieur Matteo Renzi, sera en visite officielle à Brazzaville le 24 juillet prochain.

Comment cet homme politique jeune et nouveau, qui est appelé à jouer un rôle important en Europe, alors qu’il s’attaque farouchement à la corruption dans son propre pays, peut-il lors de son tout premier déplacement officiel à l’étranger venir saluer celui qui représente et symbolise cette gangrène ? De plus, la compagnie italienne ne s’encombre même plus de précautions et les conflits d’intérêts, de plus en plus nombreux et apparents, contreviennent totalement à la législation italienne.

Mais là encore, dans ces accords injustes, le pire est ailleurs… !

Dans les documents qui nous ont été transmis par un Honorable Député, un vrai, figure un « tableau récapitulatif des bonus et projets sociaux prévus par les accords approuvés par les lois publiées le 13 juin 2014 ». Pour rappel, les « bonus » sont des contreparties financières liés à l’attribution d’un permis d’exploration et de production. Ce sont des sommes relativement importantes. Dans le cas présent, il s’agit de 60, 25 et 20 millions de US dollars (30, 12,5 et 10 milliards de FCFA) qui ont été « officiellement déclarés ». Alors, lorsque l’on apprend que des projets sociaux sont liés à des « avantages pétroliers exceptionnels » on s’imagine immédiatement que les secteurs de la santé, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté pourraient immédiatement en profiter.

Il y a peu, l’organe principal de la propagande du régime, les Dépêches de Brazzaville, reconnaissait un retard dans ces domaines et qu’il fallait s’y consacrer. « Exigence » le mot avait même été employé pour qualifier la tâche qui était à accomplir… !

Mais la cruauté, la mégalomanie, la cupidité de ce pouvoir et de celui qui est à sa tête ne connaissent point de limite. L’argent des pétroliers, petit remerciement en échange d’énormes avantages, n’ira pas aux nécessiteux, aux mal-nourris ou aux mal-soignés ! En voici la destination décidé par l’irresponsable de Mpila :

-Extension du Mausolée Pierre Savorgnan de Bzv (sic)

- Création du Musée de Pointe Noire

- Réhabilitation de la Maison du Gouverneur à Makoua

-Promotion diverses activités culturelles à définir

Curieuse dénomination de « projets sociaux » pour pareille démagogie. C’est à croire que le tyran veut aller plus loin encore dans la provocation et dans le mépris de la population congolaise. Le premier projet, l’extension du Mausolée maudit, ne nécessite pas de précision particulière. Celui de la création du Musée de Pointe Noire permettra de caser une de ses maîtresses, comme il l’a déjà fait pour le Mausolée de Brazzaville. La réhabilitation de Makoua ne sera qu’un geste supplémentaire à l’égard des Sages, qu’il avait humiliés avec l’affaire de Germain Ickonga et dont il a maintenant besoin pour la modification de la Constitution.

Ce pays est sans contestation possible dirigé par des irresponsables et des malades. On pourrait en dire tout autant, de tous les Congolais que nous sommes, qui leur avons finalement permis par notre manque de courage, de volonté et de décision, tout au long de ces trois dernières décennies, d’en terminer avec eux. Nous avons bien les dirigeants que nous méritons et surtout les opposants qui prétendent nous représenter.

Mais le dernier mot reviendra au Peuple. Trop c’est trop, c’est évident : il se soulèvera ! L’extension scandaleuse du Mausolée de la honte ni sera sûrement pas étrangère… !

Rigobert OSSEBI

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso débloque les fonds pour l’extension du Mausolée Savorgnan de Brazza
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:27
CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur

CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur Par sadioK -


600 lits dans le futur centre hospitalier d’Oyo, petite bourgade d’un millier d’habitants qui devient de fait le centre dans un sens ou l’autre du Congo.

600 lits là-bas parce que le chef de l’état, natif de ce lieu, le veut ainsi tandis que la demande la plus forte se trouve naturellement à Brazzaville ou à Pointe Noire.

Le conseiller spécial sur les questions de santé du Président Denis SassouNguesso, le Professeur Claude Maylin qui a été l’invité de l’émission « La Grande Interview » du 3 janvier 2014 d’Elie Smith déclare avoir été incapable de convaincre le Président de façon que ce grand hôpital de 600 lits soit construit non à Oyo mais à Brazzaville.

Ce dernier dit n’avoir jamais compris les raisons de ce choix : « Honnêtement, cet hôpital devait être construit à Brazzaville » a t-il dit et a poursuivi : « Vu les manquements cruels qu’il y a au CHU, construire un hôpital de cet envergure à Oyo n’était pas une urgence ».

En temps normal cette question devrait faire l’objet d’un débat en conseil des ministres mais le natif d’Oyo régente tout, tout seul tel un homme-orchestre, comme si les ministres en charge de tel ou tel domaine ne comptent que pour du beurre.

Ainsi chaque année et plusieurs fois par an pour certains, des cadres supérieurs, des fonctionnaires, des ministres lesquelles bénéficient d’une couverture légale de soins, mais sans budget spécial y afférent, comme aussi des parents et amis, sont évacués à cout de plusieurs millions de francs CFA pour des soins de santé ou visites médicales en France. C’est le Trésor Public qui paye, donc le peuple qui en pâtit.

Le Président lui-même se rend régulièrement en Espagne, à Marbella aux mêmes fins.

Où est donc passée la dynamique de 1989 lorsque Mr Sassou disait dans le discours d’inauguration du CHU rénové et entièrement équipé : « plus aucun congolais n’ira se faire soigner à l’étranger ».

Le budget national de l’an 89 ne valait pas les plus de 4000 milliards actuels !

Qu’est ce qui a changé en 25 ans pour entraîner un tel recul ? La guerre de 1997 et autres crises sociopolitiques ? Oui ! Ici on ne manque pas de justifier tout ce qui ne fonctionne pas par cela….

On s’accroche à cette sombre partie de notre histoire comme une ombre indispensable à justifier les tares préfabriquées….

Des dizaines de millions de FCFA par personne et par trimestre quittent le pays pour l’autre pays, la France, qui a pourtant un système de prise en charge qui met ses habitants, riches ou pauvres, à l’abri des déboires de cette question que connaissent et subissent nos concitoyens.

Le Congo aurait pu pourtant égaler l’hexagone en matière de prise en charge de la santé grâce au petro-CFA qui coule à flot.

Pourquoi ne structure-t-on pas le CHU de Brazzaville comme on a pu le faire avec moins en 1989 ?

A ce propos, le Professeur Maylin a également reconnu que le nombre de médecins formés par an estimé à 20 est insuffisant.

Ce nombre devrait être revu à la hausse pour avoisiner les 100 ou 150 médecins ; il a maintes fois soulevé le problème sans suite, tout en faisant constater que « ce n’est pas une affaire d’argent, mais de volonté politique (…).D’ailleurs, c’est sans doute l’une des premières décisions que j’aurais pu prendre si on me nommait Ministre de la santé ».

L’un des derniers évacués sanitaires congolais en date est Me Jean-Martin MBEMBA, ancien ministre et actuel Président de la Commission des Droits de l’Homme, assigné à résidence de fait depuis plus d’1 an jusqu’à fin juin 2014 pour une supposée affaire de « trafic d’armes aux fins de déstabiliser les institutions de la République».

Jusque là aucune preuve de cette affaire n’a été apportée ; aucune arme du lot de « 300 à 400 armes » prétendument « saisies » chez lui, n’a été brandie par la police de Mr NDENGUET.

Le prétendu financier de l’opération a été mis définitivement en liberté il y a belle lurette, faute de preuves.

Pour la première fois, on est présence d’un « coup d’état » sans armes, ni finances et avec simplement 6 citoyens atrocement torturés et toujours détenus, dont l’un, Eric SOUAMI, y a trouvé la mort.

Convoqué, Jean-Martin MBEMBA a refusé de se présenter aux services de la DST, étant donné les violations flagrantes des règles cardinales du code de procédure pénale en pareilles matière.

La police s’est autosaisie sans un seul acte de procédure émanant ni du parquet, ni d’un juge d’instruction.

Depuis mai 2013, Jean-Martin MBEMBA est donc assigné à résidence de fait, sans aucun acte de poursuite encore moins d’un jugement, comme beaucoup d’autres, tels Guy MAFIMBA ou Mathias DZON.

Entre temps, Jean-Martin MBEMBA n’a pu accomplir aucun déplacement, ni professionnel, ni comme Président de la CNDH.

Malgré une hospitalisation de 10 jours programmée à l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce à PARIS, Jean-Martin MBEMBA n’a même pas été autorisé de s’y rendre.

On a soutenu que c’est l’implication majeure de Me MBEMBA lors de l’introduction dans la Constitution de 2002 des dispositions intangibles dont l’interdiction d’un 3ème mandat présidentiel qui serait le fondement du courroux à son encontre de ceux qui nous gouvernent.

D’autres avancent le fait que Jean-Martin MBEMBA a été celui qui a préparé, étant Ministre de la Justice en mi- mai 1999, le dossier des disparus du Beach.

En effet, saisi par un autre membre du gouvernement de la situation de désarroi dans laquelle se trouvaient les parents des disparus, Jean-Martin MBEMBA avait alors chargé sa directrice des droits de l’homme de recevoir et entendre tous les jours ouvrables et pendant plus de 2 mois tous les parents concernés, en grande majorité des mères et des sœurs des disparus.

358 dossiers de disparus furent constitués et remis personnellement au Procureur de la République et au Doyen des juges d’instruction aux fins d’ouvrir une information, car il y avait disparitions.

Ce sont sur ces bases que fut organisé en mai le procès de 2005, retransmis en direct à la radio et à la télé ; certains de ceux qui ont comparu des semaines durant dans ces circonstances, bien que malheureusement acquittés, n’ont peut-être pas oublié ce qu’ils ont qualifié d’affront personnel.

Sans le dossier constitué au Ministère de la Justice, il y a à penser que l’affaire des disparus du Beach aurait été étouffée comme bien d’autres.

Conséquence directe - aux dires des praticiens- de l’immobilisation forcée pendant plus d’un an de Jean-Martin MBEMBA, sans contrôle médical – d’autant que ce qui lui est reproché a éloigné bien de praticiens-Me MBEMBA a fait une crise aigüe cette mi-juin : principalement une fièvre élevée, mais surtout qui ne baissait pas.

Jean-Martin MBEMBA a été alors conduit par sa famille au centre le plus proche de sa résidence, au centre médico-social de l’Ambassade de France où il est traité en urgence.

Il fut hospitalisé par la suite dans une clinique de Moungali, puis ré-hospitalisé dans la même semaine sous le contrôle d’un médecin franco-béninois qui ne voyait d’autre issue au maintien à la vie de l’avocat que d’être évacué à l’étranger.

En effet, avant que le médecin franco-béninois de Brazzaville ne fasse réadmette Me MBEMBA dans cette clinique, ce dernier était presque inscrit à l’article de la mort.

Un communiqué a attiré l’attention des autorités, mais elles n’ont pas bougé, jugeant que c’est monsieur Jean-Martin MBEMBA qui est malade et non le Président de la CNDH.

Les proches de l’avocat obtiennent difficilement de lui son accord afin que les autorités soient saisies de façon officielle par le bureau de la CNDH, principalement pour qu’on le laisse sortir comme l’exigent les médecins.

Dit-on qu’après quelques « réunions familiales » et au bout de 2 jours, les autorités « autorisent » enfin l’évacuation du « pestiféré » et sa prise en charge légale, puisqu’il en a droit comme Président de la CNDH.

Pour s’enquérir de la situation, le Ministre d’Etat et directeur de cabinet du chef de l’Etat Firmin AYESSA rend visite à Jean-Martin MBEMBA, Président de la CNDH, dans la clinique mentionnée ci-dessus située dans un quartier populaire de la ville.

C’était un lundi et le vendredi qui suit, l’avocat s’envole avec son médecin traitant, un accompagnateur et son épouse pour être hospitalisé à Paris où il sera admis en réanimation.Trois jours où il pouvait enfin respirer sans assistance médicale.

Coût total de l’évacuation : soins en urgence dans le centre médico-social français, hospitalisation et ré-hospitalisation dans la clinique de Brazzaville,4 billets d’avion, oxygène dans l’avion, frais de mission du malade, du médecin ainsi que de l’accompagnateur, ambulance au départ et à l’arrivée, hospitalisation à Paris pendant plus d’une quinzaine de jours,examens et contrôles externes qui vont suivre pendant une durée plus ou moins égale :63 millions de francs CFA soit un peu moins de 100 mille euros.

Son évacuation en juin 2014 a suscité beaucoup de bruit dans le paysage politique congolais, d’abord parce que l’orgueil de l’homme ne lui permettait pas de faire une deuxième demande de sortie de territoire pour raison de santé à ceux la même qui le lui ont refusé l’année dernière.

Par rapport à d’autres évacuations sanitaires, celle du Président de la Cour Suprême par exemple qui est de nouveau reparti en France, ou d’autres citoyens encore qui ne bénéficient pas d’un statut officiel comme Me MBEMBA ou le Président de la Cour Suprême, le coût de l’évacuation de Me MBEMBA ne semble pas être le plus élevé.

On peut citer l’exemple du Président de l’OCDH (Organisation de la Commission des Droits de l’Homme), Roger BOUKA, ou du Président d’un parti comme le MSD, Blanchard OBA, tous deux évacués par avion médicalisé, alors qu’ils n’ont pas de statut spécial. Il est vrai qu’ils ont eux aussi le droit d’être soignés à n’importe quel prix, parce qu’il s’agit de citoyens congolais.

Les autorités ont une épine de moins dans les pieds, car avec la tension de la question du changement ou non de la constitution qui règne, pour eux, il valait mieux ne pas avoir affaire au cadavre et funérailles de Jean-Martin MBEMBA à l’instar d’autres prédécédés de la République qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention de notre confrère dans le magazine « Afrique Education », au point qu’il a tiré dans cette parution : http/www.afriqueeducation.com/index.php?option=com content&view=article&id=325, « sassou aime ses opposants mais une fois morts ».

Maître MBEMBA et d’autres élites et fonctionnaires, par centaines, peuvent avoir des avantages-pièges d’aller se faire soigner dans un contexte où la très grande majorité des congolais ne peut pas rêver de soins tellement la défaillance de structures et de prise en charge de santé à Brazzaville est criante.

En ce moment même, Aurélie 13 ans, vient de rendre l’âme au CHU de Brazzaville après 2 ans d’agonie pour un cancer facial. Ses parents frappent aux portes pour tenter d’avoir de l’aide et pouvoir enterrer la pauvre fille. C’est dire si Aurélie est issue d’une famille totalement démunie….

La fondation EBINA dit avoir fait de son mieux, en vain, par manque de gros moyens, Aurélie s’en est allée sans qu’aucune autorité n’ait eu connaissance ou feint de n’avoir eu connaissance de sa maladie malgré les appels à l’aide lancé par ladite fondation.

Aurélie méritait elle aussi d’être évacuée, au besoin par avion médicalisé : congolaise elle a les mêmes droits et les mêmes égards que monsieur Blanchard OBA ou les parents de hauts fonctionnaires bénéficiant des mêmes avantages.

Mais est-ce la solution de fond ?

Dans tous les cas, Me MBEMBA, les fonctionnaires et autres élites qui bénéficient d’un statut de prise en charge des soins et Aurélie ou ses semblables ne sont-ils pas toutes des victimes de la machine du système ou plus précisément du clan familial qui n’a pas encore décidé de structurer la chose sanitaire pour le bien être de tous les congolais ?

Alors, les ministres de ces différents gouvernements ne sont ils pas responsables dans les différents manquements, dans les différentes structures de l’Etat ?

Se posent éternellement comme questions des congolais médusés…. Pourquoi ces ministres ne démissionnent-ils pas pour souligner qu’ils ne cautionnent pas les actes de leur leader ? QUESTION PERTINENTE ET IMPERTINENTE A LAQUELLE UNE TENTATIVE de réponse pourrait entraîner une autre question : « que changera la démission de quelques ministres si rien ne change ? Car une démission de ministre doit bien servir à quelque chose !

Ici, ceux qui ont démissionné se comptent sur les bouts de deux doigts, des anciens sont soit en exil, soit clochardisés en raison de robinets coupés…. Alors, l’objectif d’une démission si elle doit servir à améliorer ce pourquoi elle a eu lieu n’a jamais été ici atteint.

Non, une démission sous les cieux congolais n’est en rien palliative d’une situation.

Que faut il pour que les congolais d’en haut et d’en bas puissent au même titre être logés à la même enseigne pour les soins dans leur pays et dans leurs hôpitaux ?

Pauvres congolais, élites et pauvres…. Vous êtes à plaindre. C’est en substance les proposdu conseiller à la santé du Président SASSOU qui dit encore : « Il est encore plus difficile de gérer un centre hospitalier au Congo, que de le gérer en France. Et l’une des raisons de cette difficulté réside dans le fait qu’au Congo, des agents sont recrutés sur des bases régionales plutôt que pour leurs compétences », http :// blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/190114/ congo-brazzaville-professeur-claude-maylin-ce-conseiller-de-sassou-qui-pu-dire-un-mot-propos-du-debat-s

SADIO KANTE-MOREL



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CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur
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Sadio-Kante Morel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:51
Congo-Brazzaville : Gilbert Ondongo serait le nouveau propriétaire de l’immeuble l’arc-en-ciel

Scandale Congo Brazzaville: L’opposition exige la démission du Ministre Gilbert Ondongo pour confiscation de biens, abus de pouvoir, et corruption – See more at: http://ivoirebusiness.net/?q=articles/urgent-%E2%80%93-scandale-congo-brazzaville-l%E2%80%99opposition-exige-la-d%C3%A9mission-du-ministre-gilbert#sthash.Jf4ciOQI.3NR4z3E1.dpuf

Véritable pompe à fric du Congo Brazzaville, le Ministre Gilbert Ondongo, ministre d’Etat à la tête de six ministères, est dans le collimateur des opposants au régime du Président Denis Sassou N’guesso et des médias français.
L’opposition congolaise exige ni plus ni moins son départ du gouvernement et l’ouverture d’une enquête sur le rachat de l’immeuble Arc-en-ciel de Brazzaville, propriété de l’ARC (Assurances et Réassurances du Congo). En réalité, les opposants congolais sont excédés par ses scandales de corruption et d’abus de pouvoir à répétition.

Monsieur Gilbert Ondongo est l’actuel ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances, du Plan, du Portefeuille Public, et de l’Intégration du Président Denis Sassou N’guesso. Il est aujourd’hui au cœur d’un énième scandale d’abus de pouvoir, de corruption, et de confiscation de l’immeuble Arc-en-ciel à Brazzaville, pour son propre compte, mais en faisant croire qu’il agit pour le compte de l’Etat. Une entourloupe rondement menée car l’Etat n’a jamais demandé à être propriétaire de cet immeuble appartenant à la société para-étatique ARC (Assurances et réassurances du Congo), sis au rond-point de la Coupole à Brazzaville.

L’opposition congolaise crie au détournement de biens publics et y voit la preuve des abus de pouvoir en tout genre du régime Sassou N’guesso.

L’opposant Jean Luc Maleka, ancien ministre et Coordonnateur des assises de l’alternance démocratique au Congo, exige ni plus ni moins la démission du ministre Ondongo, dans une déclaration transmise par sa chargée de mission Marienta Osseré.
A défaut d’avoir la tête du Roi Sassou N’guesso, l’opposition exige celle du ministre Gilbert Ondongo, Duc et tout puissant Ministre « du Ciel et de la Terre ».

Ces opposants irréductibles à Sassou ont flairé bon le filon. En effet, à la suite d’IvoireBusiness, la presse française s’apprête à faire des gorges chaudes sur cette affaire, et profiter de l’occasion pour rajouter une couche sur l’affaire des biens mal acquis par le Président Sassou.
Les médias français mettront un point d’honneur à vérifier ses théories d’acquisition mafieuses à deux balles, et mettre le nez dans sa gestion décadente des deniers publics, pour se faire une opinion définitive de ce ministre qui commence à devenir gênant pour le Président Denis Sassou N’guesso.

Au moment où celui-ci réfléchit à modifier ou non la Constitution pour rempiler pour un énième mandat à la tête de l’Etat, cette affaire tombe au plus mal.

Ce dernier commençait pourtant à respirer. Ses lieutenants du parti congolais du travail (PCT) viennent pourtant de parader à Paris pour lancer le parti dans l’hexagone, et donner une image rafraîchie du régime. Et voilà la vilaine histoire qui s’invite à table et qui risque d’enrayer la machine.

En cas de grand déballage dans la presse française, le Président Sassou N’guesso, selon des observateurs avertis de la scène politique française, n’aura d’autre choix que de se séparer de son encombrant ministre, fut-il son cousin et fut-il en charge des affaires terrestres et célestes.

Source: ivoirebusiness.net

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ivoirebusiness.net - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:00
(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

Le Congo Brazzaville serait-il devenu une gigantesque prison à ciel ouvert et le Consulat de France en serait-il le gardien, au moins pour les opposants au régime dictatorial, par une politique très restrictive d’attribution de visa ?

Nous sommes bien en 2014 et l’idée que cela soit une initiative du Président François Hollande ne saurait venir à l’esprit de quiconque. L’Ambassadeur Jean-Pierre Vidon a fini par remplacer l’incontournable Jean-François Valette et l’on ne pourrait soupçonner le Quai d’Orsay d’avoir établi ce resserrement inopportun très restrictif particulièrement envers toute personne qui ne serait pas en odeur de sainteté avec le dictateur de Brazzaville.

Lors du déroulement des Assises nationales du Congo-Brazzaville pour l’Alternance Démocratique du 7 au 10 Juin 2014 à Paris, il n’avait pas échappé à bon nombre d’entre nous que l’absence de Paul Marie Mpouele, Secrétaire de la plate-forme citoyenne « Sauvons le Congo », était dû au veto des responsables consulaires de l’ambassade de France à Brazzaville ; ces derniers agissant sous l’autorité de l’Ambassadeur et du Quai d’Orsay.

Maître Hervé Malonga avait peu avant subi la même mesure incompréhensible. Elle n’avait pu être prise que parce qu’elle avait été dictée par le pouvoir de Sassou Nguesso.

L’écho qui avait été apporté alors, à ces refus de visa injustes et injustifiés, laissait penser que les autorités suprêmes françaises qui en prescrivent les conditions d’attribution et qui veillent à leur stricte application, allaient faire en sorte qu’ils ne se renouvellent pas.

Or, force est de constater que bon nombre de personnalités congolaises, qui affichent un profil d’opposant déclaré ou pas, ainsi que des membres de leur famille, se sont vus privés encore très récemment du précieux sésame pour un séjour touristique, familial ou pour toute autre raison en France. Aucun de ces Congolais n’avait pourtant le profil d’un futur résident clandestin. Tous avaient de quoi subvenir très largement à leurs frais de séjour voire de traitement médical et bien plus si nécessaire. Leur seul tort, et point qu’ils avaient tous en commun, est qu’ils ne soutiennent pas ou ne soutiennent plus le régime pervers et corrompu qui perdurent coûte que coûte à Brazzaville.

artistes congolais célébrant la coopération entre la France et le Congo

Les plus fidèles soutiens de cette dictature infâme se situeraient-ils dans l’enceinte consulaire française de Brazzaville, prompte à limiter leur mouvement et complice d’un piège qui pourrait, peut-être, se refermer un jour sur certain d’entre eux ? Ce comportement est d’autant plus incompréhensible qu’aucun opposant n’a jamais exprimé un propos contraire aux bonnes relations que le Congo-Brazzaville, sans Sassou Nguesso, devra entretenir avec la France. Il faut rappeler que ce dernier, perfide allié, s’est bien joué de Monsieur Hollande dans le bourbier centrafricain qu’il avait lui-même conçu. Sassou Nguesso a toujours été le premier à réclamer des aides et des effacements de dettes à la France, et à l’Europe, pour mieux confier de juteux marchés à la Chine.

Pour quelle raison un ou des fonctionnaires français au Congo-Brazzaville se mettraient-ils au « service » de ce dictateur en bout de course ? Une réponse pourrait venir à l’esprit : la corruption ! Une autre réponse diplomatique, afin de corriger le tir rapidement et sauver la face, serait aussi : « un dysfonctionnement regrettable ! »

En aucun cas, alors que le dictateur congolais est devenu plus infréquentable que jamais, on ne voudrait et on ne saurait penser, qu’une complicité s’est établie avec ce dernier pour « contrôler » l’opposition congolaise sur ordre du Quai d’Orsay ou de la Rue du Faubourg Saint Honoré !

La France, disait-on, n’a pas d’amis mais que des intérêts. Ce sont bien ces derniers qui devraient conduire sa diplomatie, au moins consulaire, à se faire à l’idée que la page d’une trentaine d’années de dictature n’est plus très loin de se tourner… Son Excellence M. Jean-Pierre VIDON serait bien inspiré d’entreprendre sans délai le ménage en profondeur qui s’impose.

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?
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