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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 09:48
(Congo-Brazzaville) Opération "Colombe II" : la programmation des épurations ethniques dans le Sud Congo par Sassou Nguesso

Voici un document du régime putschiste de Brazzaville qui porte la signature du chef d'Etat-Major des Forces Armées Congolaises (FAC), le colonel Yves Motandeau-Monghot et le visa du chef des opérations, le colonel Konta, en date du 26 mars 1998, sous le n° 137/MDN/FAC/CMG.

Comme quoi les violations massives et flagrantes des droits de l'homme que commet monsieur Sassou Nguesso, et ne cessent de dénoncer en permanence les démocrates congolais et du monde entier, ne sont pas du tout une machination ou une vue de l'esprit.

MINISTERE DE LA DEFENSE REPUBLIQUE DU CONGO

NATIONALE Unité - Travail - Progrès

FORCES ARMEES CONGOLAISES

ETAT MAJOR GENERAL

N° 0137/MDN/FAC/CMG

Secret confidentiel

OPERATION COLOMBE II (*)

Références

- Instructions verbales du Président de la République, Ministre de la Défense au ministre de l'Intérieur et au Chef d'Etat Major Général des Fac.

Réunion du Commandement de la dernière en date.

I. Situation générale

Depuis la prise de pouvoir par les FDU, les problèmes de sécurité dans le pays restent et demeurent la priorité des priorités. L'insécurité causée par nos propres troupes et celle dont les milices de l'ancien régime sont à l'origine constituent aujourd'hui un réel danger pour le pouvoir, car elles provoquent une instabilité sur le plan politique, économique et social.

L'indiscipline, les pillages, les viols, les braquages, les exactions diverses et l'incapacité au combat actuel sont une série de maux qui minent nos troupes. La présence des milices armées du pouvoir déchu disséminées dans tout le pays reste un danger permanent à enrayer coûte que coûte. Référence ordre d'opération «Colombe».

II. Situation particulière

Malgré les difficultés rencontrées dans son exécution, l'ordre d'opération « Colombe » dans toutes les régions du pays doit se poursuivre. Le Nibolek et le Pool en général et le District de Mouyondzi en particulier dans la région de la Bouenza (voir Carte) sont devenus un bastion du pouvoir déchu à cause de la forte concentration en matériel de guerre et en réserves humaines (Cocoyes, Mambas, Militaires des FAC génocidaires) qui opposent une résistance farouche au nouveau pouvoir.

III. Les forces en présence

a) Nos forces

Pour la conquête de Mouyondzi et l'accomplissement des autres missions y relatives, un G.O. est créé et est constitué des troupes F,A,M,T (1) et autres partisans et amis (voir légende). Il est sous le commandement direct sur le terrain du chef des Opérations des FAC qui a pour différents adjoints les différents chefs de ces différentes troupes.

b) Les troupes ennemies et leurs intentions

(1) - F,A,M,T. : Troupes Françaises, Angolaises, Marocaines et Tchadiennes. Les autres désignés sous le vocable de "partisans et amis" sont les mercenaires, les éléments de l'ancienne DSP de Mobutu et les Hutu rwandais.

L'ennemie disséminé dans tout le pays (au Pool, les milices de Kolélas, au Nord les partisans de Yhombi et dans le Kouilou et le Nibolek, les milices de Lissouba) et en grand nombre aujourd'hui concentré plus précisément dans le district de Mouyondzi s'est constitué en petit groupe une guérilla généralisée à partir de Mouyondzi dont le but final est la reconquête du pouvoir.

IV. Missions de nos troupes

  • Repérer et écraser les différents groupes et plus spécialement ceux de Mouyondzi qui représentent le fer de lance du pouvoir déchu;
  • Occuper tout le district de Mouyondzi afin d'étouffer dans l'œuf tous les espoirs du pouvoir déchu, évitant ainsi à l'adversaire la possibilité de contrôler les positions dans le Nibolek;
  • Elargir à partir de l'occupation de Mouyondzi la présence et l'influence de nos troupes dans le Nibolek afin d'empêcher entre autres une jonction entre les milices de Lissouba et celles de Kolélas dans le Pool en créant des bouchons dans le secteur de Kimbédi, Loutété, Bouansa, Madingou;
  • Procéder au désarmement systématique des milices de Lissouba dans le Nibolek et préparer la prochaine étape à savoir l'invasion totale du Pool par nos troupes occupant Mouyondzi et celles qui partiraient de Brazzaville.

V. Articulation et manœuvre

Le chef des opérations des FAC est le chef de l'opération «Colombe II». Il dispose des troupes F,A,M,T, et autres partisans et amis (voir légende)(1) pour organiser le combat contre Mouyondzi et dans l'accomplissement de ses missions conformément aux ordres verbaux du président de la République, ministre de la Défense, du ministre de l'Intérieur et du chef d'Etat major général des FAC. Il prendra l'initiative sur le terrain et rendra compte personnellement au chef d'Etat major général des FAC qui à son tour rendra compte à l'échelon supérieur.

Un P.C. opérationnel sera installé dans la région de la Bouenza

  1. - La légende mentionnée dans ce document n'est pas reprise ici.

Le Commandant de l'Armée de Terre,

Le Commandant de l'Armée de l'Air,

Le Commandant de la Logistique,

Le Commandant des Transmissions des FAC

Sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l'exécution de cet ordre d'opérations.

Fait à Brazzaville, 26 mars 1998

Le Colonel Yves Motandeau-Monghot

Chef d'Etat Major Général des Forces Armées Congolaises

(*) Nous avons extrait et publié ce document avec l’autorisation de M. Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, auteur du livre « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission Ad’hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (25 février – 10 juin 1991) », Ed. ICES, Corbeil-Essonnes, 2004 (ouvrage épuisé).

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:45
En 2016, une solution existe pour le Congo-Brazzaville

En août 2016, le président Denis Sassou-Nguesso aura épuisé le nombre de mandats et dépassé l’âge légal fixé par la constitution. Il ne peut donc plus être candidat à sa propre succession et devrait quitter le pouvoir, comme l’exige la loi. Or, cela fera 53 ans en 2016 que « le pouvoir est au bout du fusil » au Congo. Voilà pourquoi dans ce pays, aucun président n’a jamais quitté le pouvoir conformément à a loi. En matière d’accès et de sortie du pouvoir, la prédation prime. La démocratie n’a rien changé depuis 1992.

Ce qui est pertinent dans la situation du président Sassou-Nguesso, c’est qu’il dispose d’une constitution qu’il a taillé sur mesure et promulguée. Ce n’est pas une constitution qui lui a été imposée. Le débat actuel sur la réforme des institutions aurait-il lieu si cette constitution n’avait pas limité le nombre de mandats et fixé l’âge limite pour se présenter à l’élection présidentielle ? C’est au nom de cette constitution que le président Denis Sassou-Nguesso a gouverné et engagé le Congo sur le plan international. S’il ne respecte ni n’applique ses propres lois, où va le Congo ? Or, quitter le pouvoir, comme le prévoit la constitution, pour la première fois dans l’histoire du Congo, ne peut qu’être un honneur, une distinction pour le président Sassou-Nguesso, le Congo et l’Afrique…

De soit disant, éminents juristes congolais viennent d’inventer une grotesque théorie affirmant « la fin d’un cycle constitutionnel » au Congo, or, il s’agit plutôt du crépuscule de dirigeants politiques, hostiles au changement, au progrès et au prestige du Congo.

Au Congo-Brazzaville, depuis deux décennies, on est en présence d’une tragique réalité :

-La répartition des richesses nationales n’a jamais été aussi injuste, inégale et aux mains d’un clan, d’une famille et des cercles initiés.

-La pauvreté, l’injustice, la corruption, l’impunité et la violence n’ont jamais été aussi répandues.

Afin d’éviter une possible implosion du pays, il faut penser au peuple congolais et aux plus démunis. C’est le peuple qui a raison, car il subit en permanence la crise. L’histoire de l’humanité nous enseigne, qu’un tel régime politique n’a aucun avenir.

C’est pourquoi en 2016, une solution existe pour le Congo-Brazzaville.

Cette solution exige le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, qui octroie au pouvoir exécutif des prérogatives dignes d’une dictature et n’accorde au parlement aucuns pouvoirs. Le rétablissement de la constitution du 15 mars 1992, qui corrige les abus de la constitution du 20 janvier 2002. Cela aurait pour effet d’éviter un référendum constitutionnel inutile et couteux. La priorité devrait être, sans délais accordée au bien être social du peuple congolais. La constitution du 15 mars 1992 a le mérite d’avoir rassemblé le peuple congolais dans son écrasante majorité et le consensus de la classe politique, autour de la renaissance et du renouveau politique du Congo. Enfin, le président Denis Sassou-Nguesso ne devrait plus se représenter en 2016.

L’espoir en 2016, réside dans l’organisation de nouvelles élections présidentielles puis législatives, après une révision générale du recensement administratif et des listes électorales. Ces élections devraient être contrôlées par les organisations internationales, afin d’en garantir la transparence. Cette solution pourrait éviter au Congo-Brazzaville une crise politique dont il ne pourrait se relever.

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:36
(Congo-Brazzaville) Inflation-Emploi : Sassou s'obstine dans la dénégation de la réalité

Au Congo-Brazzaville, Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » ont adopté la facheuse manie de travestir la réalité économique et sociale. Ils n’acceptent ni le verdict des chiffres sortis des instituts de conjoncture ni celui des urnes proclamés par une institution véritablement indépendante. Dans un exercice de gargarisme lexical, le 12 Août 2014, devant un parterre de parlementaires toute ouïe, Sassou, après le fiasco de Washington, a déroulé un message à la nation truffé de contre-vérités. Parmi celles-ci figurent en bonne place l’inflation et l’emploi. Un discours enjôleur pour les épigones du « chemin d’avenir » et affligeant pour le gros des troupes de la population.


Gourou

Depuis la nuit des temps, les tyrans aiment être flattés et les dictateurs caressés dans le sens du poil. Au Congo-Brazzaville, Sassou, le tsar d’Oyo ne déroge pas à la règle. L’effervescence du palais des Congrès était largement supérieure aux mensonges assenés par le locataire de Mpila. Dans la salle du palais des Congrès, le 12 Août 2014, plus Sassou proférait des mensonges sur le plan économique, plus les parlementaires s’extasiaient. Et, lorsqu’il s’est agi du « sang et des larmes des autres », la salle du Palais des Congrès est entrée en ébullition. Curieux ! On dirait des fidèles entrant en transe devant le prêche d’un gourou des Eglises de réveil. Sur ce registre, Sassou n’avait rien à envier au Pasteur Ntoumi. On aurait cru au « papa pasteur » Sassou délvrant la « bonne nouvelle » à ses ouailles. Mais, les populations du Congo-Brazzaville confrontées aux mauvaises statistiques des indicateurs de l’inflation et de l’emploi ne s’y laissent pas tromper. Le bureau des Assises pour l’Alternance dirigé par Jean-Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani et Bienvenu Mabilémono ainsi que tous ceux, Clément Miérassa, Paul Marie Mpouélé, Guy Romain Kinfoussia, Blanche Resemonde Moutsara, Marion Madzimba Ewango, Hervé Ambroise Malonga, Mathias Dzon, qui oeuvrent sur place au Congo-Brazzaville pour le départ de Sassou en août 2016, ont du pain sur la planche pour rétablir la réalité des chiffres tant le régime de Sassou a fait de la désinformation et de la manipulation une seconde nature érigée en mode de gouvernement. Vaste programme dans un pays où même les parlementaires, bien sûr triés sur le volet, ont perdu toute lucidité. Les nguiris de pétro-CFA, ces espèces sonnantes et trébuchantes, leur ont bandé les yeux et clouer le bec.


Inflation

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’inflation est une perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une hausse généralisée et durable du niveau des prix.
Généralement, pour évaluer le taux d’inflation, on utilise l’indice des prix à la consommation. L’indice des prix à la consommation du Congo-Brazzaville est supérieur à la moyenne de la sous-région de l’Afrique centrale qui est de 4,5 % et de 4,4 % pour la zone UEMOA. Les experts du Comité monétaire et financiers du Congo avaient fait savoir, dans un communiqué publié le 13 mai 2014, que le taux d’inflation du pays pourrait atteindre 11% au cours de l’année 2014. Ces experts s’étaient réunis le 13 mai 2014 à Brazzaville sous la présidence du ministre en charge des finances et du budget, Gilbert Ondongo (congosite.com, 13 mai 2014). Pourquoi Sassou ne se réfère-t-il pas aux statistiques rendues publiques par les experts ? Au titre de l’année 2014 donc, le Congo a globalement affiché de bons indicateurs financiers, excepté pour le taux d’inflation de 11 % qui s’est situé au-dessus des normes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le satisfecit de Sassou en matière d’inflation est exagéré.

Au Congo-Brazzaville, pouvoir faire un ou deux repas quotidiens de sakasaka, de « maboké » ou de koko-manioc est, jour après jour un casse-tête. Pouvoir acquérir un terrain et bâtir une maison en matériaux durables pour les travailleurs qui émargent à la fonction publique, dans les PME/PMI et ceux du système informel, la démarche rend morose étant donné que cet exercice délicat relève parfois de la science-fiction pour la grande majorité à cause de la cherté des produits alimentaires et des matériaux de construction. Sauf, bien sûr, pour les nouveaux riches du « chemin d’avenir » qui tirent leur épingle du jeu et affiche un mode de vie flamboyant. La majorité de la population, quant à elle, tire le diable par la queue et se répand quotidiennement en lamentations larmoyantes.
Les raisons de la hausse des prix des biens agricoles, des matériaux de construction et des biens d’équipement sont connues : insuffisance de l’offre intérieure et augmentation des importations en vue de répondre à la demande nationale. La spéculation foncière et la spéculation immobilière ont anéanti tout espoir des jeunes ménages d’accession à la propriété. Les principales agglomérations urbaines et rurales du Congo-Brazzaville subissent les « coûts élevés » de leurs importations qui prennent une place importante dans leur économie. En effet, la plupart des produits de consommation courante prisés des congolais doivent être importés, ce qui rend leur accès difficile et donc plus cher.


Emploi

« La croissance soutenue a pour effet entre autres, l’amélioration de la situation de l’emploi » dixit Sassou au cours de son allocution. De quel emploi parlent Sassou, ses conseillers et les rédacteurs de son discours ? Des emplois à durée indéterminée (CDI), des emplois à durée déterminée (CDD) ou temporaires ? Combien de sociétés créatrices d’emplois se sont installées au Congo-Brazzaville ces cinq dernières années ? Dans quels secteurs économiques ces supposés emplois ont été créés ? La fonction publique ? La forêt ? Les mines ? Le bâtiment ? L’agro-industrie ? La pêche ? Le pétrole ? Une économie de rente n’est pas créatrice d’emploi. Au Congo-Brazzaville, 89 % du PIB vient du pétrole et seulement 11 % des autres secteurs économiques. Aussi, comment peut-on parler d’amélioration du chômage dans un pays où l’État en tant que principal employeur ne recrute plus sinon les enfants des membres de la nomenklatura.


Grands travaux, grand chômage

La politique des grands travaux engagée par Sassou Nguesso, Jean-Jacques Bouya et les agents du chemin d’avenir dans le cadre de la « municipalisation accélérée », dont les entreprises chinoises du BTP se taillent d’ailleurs la part du lion avec une main-d’œuvre « made in china » et les entreprises de BTP créées de toute pièce par les proches du clan présidentiel, abandonnant des chantiers entiers inachevés sans risques de poursuites judiciaires, ne crée pas assez d’emplois pour endiguer le flot de chômeurs qui courent les rues de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Kinkala, Mbanza Nganga, Mbomo, Sibiti, Djambala, Ouesso, Impfondo et Owando.
Le taux de chômage, parlons-en. Sassou n’est pas à son premier bluff, il est coutumier du fait. C’est un récidiviste du mensonge. En effet, déjà en 2013, les chiffres du chômage de Sassou Nguesso de 6 % ne correspondaient ni à ceux de l’Office national de l’emploi et de la main-d’œuvre (ONEMO) qui tournaient autour de 34,2 % en 2011 pour la tranche d’âge de 25-35 ans, ni à ceux du centre national de la statistique et des études économiques (CNSEE). Et, encore moins à ceux du RDPH fixés à 54 %. En tout état de cause, la vérité du chômage au Congo-Brazzaville oscille entre les deux statistiques (Mwinda.org, « Mur de scepticisme sur le chômage et la pauvreté », 18 septembre 2013) .

Sur un sujet aussi sérieux et aussi préoccupant pour les populations du Congo-Brazzaville, s’adressant devant la représentation nationale, Sassou n’hésite nullement à faire usage des approximations. C’est la preuve du très peu d’intérêt du phénomène de l’emploi dans le cœur de Sassou. Sassou parle d’une progression de l’emploi de 6,5% à 10,3%, mais omet à dessein d’apporter exactement la précision : combien d’emplois avaient été créées et combien ont été détruits. Et puis quelles sont les sources d’information de Sassou, ses conseillers et ses rédacteurs ? Sassou déclame une réduction du taux de chômage ; mais oublie d’indiquer dans quelle proportion. On est parti de quel pourcentage pour arriver au taux de 10% ? Et quelle crédit accorder aux sources de Sassou dans un pays où des statistiques sont fantaisistes au point que la Banque Mondiale a proposé ses services au Congo-Brazzaville dans le domaine de la statistique ? Contrairement aux chiffres de Sassou, le vrai taux de chômage au Congo-Brazzaville oscille entre 42% et 53% selon les données de la BAD et de l’OCDE (Congo-liberty.com, 14 août 2014). Où en est la promesse de Sassou de création de 40 000 emplois par an ?


Retour au village

Toutefois, ce serment de Sassou devant les parlementaires ne devrait pas faire oublier la réalité de l’inflation et de l’emploi du Congo-Brazzaville tenu par une caste de galonnés qui a réussi de faire de ce petit émirat d’Afrique centrale un pays où les populations végètent dans la misère alors que les ressources naturelles de son sous-sol lui réservaient un tout autre destin. Sur le front de l’inflation comme sur celui de l’emploi, plus pessimistes qu’hier, plus sombres qu’avant-hier et plus qu’inquiétantes demain, les politiques économiques conduites par l’administration Sassou renforcent le constat que Sassou, le PCT et les épigones de la « nouvelle espérance » hier et du « chemin d’avenir » aujourd’hui ont clairement et lamentablement échoué. Plutôt que de détourner le regard, de se voiler la face, de falsifier les données économiques, Sassou devrait sortir de sa tour d’ivoire d’affronter la réalité et déployer toutes les énergies pour améliorer les statistiques de l’inflation et de l’emploi. Aussi, plus pragmatiquement, Sassou devrait prendre exemple sur Cincinnatus, ce général romain qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues. Les vaches, les oies, les autruches et les chevaux d’Oyo l’attendent.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Congo-Brazzaville) Inflation-Emploi : Sassou s'obstine dans la dénégation de la réalité
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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 16:10
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville

Message de l’Union diocésaine des religieuses de Pointe-Noire, à l’occasion de la messe pour l’eau -

Mgr Angel Miguel OLAVERRI, Évêque de Pointe-Noire

Prenant conscience de notre rôle dans l’Eglise et dans la société, rôle de communicatrice et de gardienne de la vie, nous, religieuses du diocèse de Pointe-Noire, regroupées dans l’Union Diocésaine des Religieuses (U.d.r), sommes choquées de constater que le quotidien du Ponténégrin est fait, depuis quelques années, de manque d’eau et de bidons jaunes à transporter tous les jours, pour aller à la quête de l’eau qui représente, à nos yeux, la vie. Vivant et voyant cette injustice, nous ne saurions fermer les yeux. C’est pourquoi, faisant référence à la parole de Dieu inscrite dans Jean 4, 7-15, nous voulons rappeler, à tous et particulièrement à nos autorités publiques, que l’eau est source de vie; sans elle, il n’ y a pas de vie possible; sa distribution fait traditionnellement partie des responsabilités d’organismes publics. D’ailleurs, l’eau n’est-elle pas ce qui, au début de la création, existait déjà? (cf. Genèse 1).

L’eau est un droit, car elle est un bien commun et n’est la propriété de personne. Le droit à l’eau, comme tous les droits de l’homme se base sur la dignité humaine et non pas sur des évaluations de type purement quantitatif, qui ne considèrent l’eau que comme un bien économique. Sans eau, la vie est menacée. Le droit à l’eau est un droit universel et inaliénable (cf.Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise n° 485).

Le conseil économique et social des Nations unies, dans son Observation générale n°15 nous rappelle que «le droit à l’eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun».

En 2005, l’enquête menée par l’Union diocésaine des religieuses a montré que l’eau est, réellement, devenue un problème crucial dans la ville de Pointe-Noire: En témoigne, aujourd’hui, la valse des bidons jaunes devenue un phénomène courant dans la ville. Un autre témoignage de l’acuité de la problématique de l’eau est la présence, à Brazzaville et Pointe-Noire, d’une épidémie de choléra qui nous incite à nous engager davantage et à revendiquer notre droit à l’eau.

Comment comprendre que la municipalisation accélérée de 2004 à Pointe-Noire, avec un budget de 44 milliards de francs Cfa n’ait pu résoudre ce problème de l’eau à Pointe-Noire? Comment pouvons-nous admettre qu’avec des revenus pétroliers d’environ 2000 milliards de francs Cfa, en 2006, l’eau continue à demeurer un luxe pour les populations congolaises?

En conséquence, l’U.d.r lance un pressant appel aux pouvoirs publics pour tout mettre en œuvre, afin d’apporter les solutions attendues et résoudre, durablement, les difficultés rencontrées par les populations en matière d’approvisionnement en eau; de même, elle demande aux institutions financières internationales présentes au Congo d’inscrire cette priorité dans les discussions avec le gouvernement.

Merci à Dieu et aussi à ceux qui nous suivent, aujourd’hui, et qui accepteront de s’engager pour que l’eau puisse couler dans les robinets, car tous, nous y avons droit.

Que Dieu, Père de toute création, nous bénisse et nous soutienne.

Union Diocésaine des Religieuses de Pointe-Noire

(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
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Mgr Angel Miguel OLAVERRI - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 15:36
Sassou-Nguesso, le départ c’est maintenant

Par OLIVIER MOUEBARA -

Le dictateur-inculte Sassou-Nguesso a subi un cinglant revers de la part de deux de ses invités majeurs lors de la célébration du 54ème anniversaire du Congo à Sibiti.

En voyant l'état de délabrement avancé de cette localité, le président équato-guinéen Thédoro-Obiam Nguéma s'est épanché devant certains collaborateurs du dictateur congolais en ces termes: "Comment avec autant d'argent, l'intérieur du Congo peut-il dans un état aussi calamiteux, pitoyable et désastreux, alors que tous les équato-guinéens vivant au Gabon sont rentrés, et que notre pays se transforme? Où va l'argent public congolais?".

Le second revers est venu du griot préféré du dictateur Sassou-Nguesso et de sa famille, Koffi Olomidé. Non content d'être allé au bout de son spectacle à Sibiti, ce dernier, dès son retour à Kinshasa, a solennellement demandé sur les antennes d'une chaîne locale de télévision à ses compatriotes d'observer une minute de silence, en mémoire des expulsés de l'opération dite Mbata ya Mokolo.

Quel pied de nez, alors que le dictateur Sassou-Nguesso, son épouse, sa famille et son gouvernement, sont les principaux pourvoyeurs de fonds de Koffi Olomidé, au détriment des musiciens congolais et de la culture congolaise dans son ensemble ?

Cette légèreté du dictateur-fossoyeur renforce notre détermination de mettre un terme à son bail usurpé en 2016.

Selon la propagande de la Pravda(la radio et la télévision congolaises), le Congo du dictateur est le pays des merveilles où tout va bien, et où il fait bon de vivre.

Alors que la contestation est générale dans le pays, le dictateur et ses aficionados ont des œillères. Autistes, ils balaient d'un revers de la main les souffrances de tout un peuple au profit de leurs intérêts privés et mesquins.

Au moment où se dessinent les convergences pour renvoyer le dictateur Sassou-Nguesso dans ses vestiaires d'Oyo ou en exil dans un coin perdu de la planète, il nous faut des solutions alternatives pour redresser le Congo.

Chasser le dictateur n'est pas une fin en soi. Le Congo ne se relèvera pas par la volonté du Saint-Esprit. Nous devons tous nous retrousser les manches pour le remettre à l'endroit.

Aujourd'hui, le Congo est livré à un dictateur, à une bande d'incompétents et d'incapables. Dans une indifférence quasi générale, le Congo-Brazzaville meurt au quotidien, dépecé par une bande de voleurs et de cyniques. Ce qui compte, c'est de pomper le pétrole.

Depuis notre indépendance en 1960, la classe politique congolaise et ses "élites" ont successivement échoué.

Le Congo n'a, depuis plus de trente ans, jamais été gouverné normalement.

Le dictateur Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et ses courtisans ont méthodiquement vidé les caisses. L'entourage du tyran d'Oyo s'est enrichi sans vergogne, au détriment d'une population clochardisée.

Cette descente aux enfers a un prix. En 1976, le revenu par habitant de notre pays s'élevait à 500 dollars par an. Dans les années 1985-1986, en plein boom pétrolier, il s'était stabilisé autour de 1000 dollars. Il avait donc doublé en dix ans. Depuis, la décadence crève les yeux. Aujourd'hui, les congolais ne vivent pas, mais survivent...

Pourtant, statistiquement, chaque congolais dispose de 5 tonnes de pétrole. Où va l'argent de l'or noir, pour reprendre l'indignation et l'étonnement du président Théodoro Obiam Nguéma ?

Tous ceux qui connaissent le Congo du dictateur Sassou-Nguesso sont bien en peine de citer le moindre investissement dans les infrastructures, l'école, la santé, l'université, les routes...

Le Congo aurait pu- aurait dû- être un petit paradis, une petite Suisse. Des années de dictature, d'aveuglement, d'errements, de détournements de fonds le mène à l'abîme. Le dictateur Sassou-Nguesso a lamentablement échoué.

Les "universitaires" et les "intellectuels" se taisent par opportunisme, ou adoptent une attitude partisane.

Le Congo du dictateur Sassou-Nguesso est au degré Zéro de la noblesse politique.

Si nous voulons collectivement sauver ce qui reste encore de notre pays, nous n'avons qu'une solution: faire partir en 2016 le tyran Sassou-Nguesso. Cette bataille doit commencer dès à présent, et sans concessions.

N'ayant aucun sens des responsabilités, le dictateur Sassou-Nguesso ne respecte qu'un serment: l'omerta sur ses multiples assassinats politiques perpétrés depuis plus de trente ans au Congo.

Faire partir le dictateur Sassou-Nguesso en 2016 est un devoir de salubrité publique. Nous unir pour préparer l'avenir des futures générations est une gageure.

Après un audit approfondi de l'état de notre pays, l'accent doit être mis sur l'éducation, la formation et l'information.

L'éducation occupe une place prépondérante dans un pays. "Si vous n'éduquez pas votre enfant vous-même, il cesse d'être votre enfant pour devenir un étranger qui est descendu chez vous", disait Amadou Hampaté Bâ. Nos enfants ne doivent pas recycler les antivaleurs des enfants du dictateur Sassou-Nguesso. Ils doivent être exemplaires en tous points.

Nous relèverons notre pays avec des compatriotes formés qui seront à même de comprendre les mutations à venir.

L'information est le troisième pilier qui nous permettra de discerner le bon grain de l'ivraie. La dictature de Sassou-Nguesso a imposé au pays sa propagande via ses traditionnels perroquets. Le Congo est à l'image de la Corée du Nord. Il y règne une véritable absence de la pensée.

Le départ de cet infâme dictateur est à notre portée. Comme en 1990, le peuple évincera les syndicats des dictateurs indécrottables qui s'accrochent au pouvoir en voulant modifier les règles constitutionnelles préétablies.

Traqués par TRACFIN, le dictateur et ses entourages fourre-tout sont priés de justifier leurs avoirs en Europe et dans certains paradis fiscaux. Pris à la gorge, les parents et les courtisans du dictateur construisent tous azimuts de somptueuses villas au Congo, et n'accepteront sous aucun prétexte de le "défendre", au risque de tout perdre. Son proche entourage s'engraisse certes, mais récuse d'être son bouclier.

Le dictateur est nu, isolé, et sent le vent tourné, malgré sa kyrielle de charlatans. Nous le cueillerons inéluctablement comme une mangue mûre sous son manguier d'Oyo ou de Mpila. A ce moment-là, à l'unisson, le peuple congolais ne boudera pas à son plaisir.

Si Sassou-Nguesso s'en va sans résistance, alors naîtra le Congo nouveau de nos vœux. S'il résiste en voulons passer en force nonobstant le verrouillage de l'armée, qui, comme dans d'autres pays doit sauver les institutions, nous le pointerons et l'abattrons, pour paraphraser Marien Ngouabi.

S'il le faut, nous laverons notre pays avec notre sang pour l'éradiquer du virus Sassou-Nguesso.

Ne laissons pas au dictateur Sassou-Nguesso s'asseoir sur nos institutions en humiliant l'ensemble du pays et ses forces vives. A l'impossible, le peuple congolais n'est tenu.

Olivier Mouebara.

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:59
(Congo-Brazzaville) Mathias Dzon, future 1er ministre de Sassou Nguesso ?

par minguabiango -

Mathias Dzon le 24 aout 2014 à Clichy la Garenne

Mathias DZON, l’ancien argentier du dictateur Sassou Nguesso de 1997 à 2002, et actuel président du FPOC, une plateforme politique qui se réclame de l’opposition, a organisé une rencontre avec ses partisans le dimanche 24 août 2014 à Clichy La Garenne en banlieue parisienne. Signalons néanmoins que plusieurs personnes qui ont assisté à cette réunion se sont senties offensées car passées au détecteur de métaux comme des vulgaires malfrats, comme si le président de l’UPRN craignait pour sa vie à Paris. Paranoïa, excès de zèle ou réelle menace…Dieu seul le sait !

Devant ses militants, le natif de Gamboma a dressé un réquisitoire sans concession de la gabegie financière et de la tyrannie de Sassou Nguesso, qui auraient commencé à partir de 2002, omettant soigneusement la période où il était au gouvernement. On peut donc sous-entendre qu’après la fin de la guerre de 1997 jusqu’en 2002, les finances publiques étaient gérées dans l’orthodoxie et que tous les crimes dont on accuse le pouvoir de Brazzaville sont imaginaires…

Néanmoins, ayons l’honnêteté de reconnaitre que les propos de Dzon Mathias ont le mérite d’être clairs : Non à la modification de la constitution, donc Sassou doit partir en 2016. Non au recensement spécial « truqué » et au découpage actuel des circonscriptions électorales, qui ne respectent pas les normes internationales.

Mais le plus important à retenir, c’est de savoir que celui qui veut être Calife à la place du Calife, fait des propositions pour sortir pacifiquement de la crise politique au Congo-Brazzaville, qui risque d’entrer dans une zone de turbulence, avec le coup d’état constitutionnel en préparation, c’est-à-dire le changement de la constitution de 2002, qui interdit à Sassou Nguesso de briguer un 3e mandat, synonyme d’une présidence à vie, lui dont le mandat prend fin le 14 août 2016 à 14h.

Mathias DZON, candidat malheureux aux législatives de 2012 dans la circonscription de Gamboma, propose un Dialogue National de toutes les forces vives du pays « partis politiques, associations de la société civile, personnalités religieuses, la diaspora et autres … ». Cette palabre nationale devra aboutir à l’élection d’une Assemblée constituante, mais aussi à un gouvernement d’union nationale transitoire, dont le 1er Ministre devra sortir de l’opposition, avec pour charge l’organisation d’élections libres et transparentes. Selon des indiscrétions du dictateur congolais rapportées par Mathias DZON, Sassou Nguesso souhaite que l’enfant de Gam City qu’il est, en soit le 1er Ministre, car, interdiction sera faite à ceux qui animeront les principales institutions transitoires de se porter candidat à l’élection présidentielle !

Le Président de cette période transitoire sera bel et bien M.Denis SASSOU NGUESSO qui transmettra gentiment le flambeau à son successeur le 14 août 2016. Que c’est beau le monde merveilleux et imaginaire de Mickey et Disneyland !

La Rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:08
(Congo-Brazzaville/Guinée) La Guinée et Alpha Condé blaguent avec l’argent congolais et l’envoient à Dubaï !

alpha condé-sassou nguesso -

Comme chaque année après les cérémonies des « municipalisations accélérées », après l’effervescence liée aux décaissements massifs de billets, Brazzaville entre dans sa torpeur administrative estivale. Les mêmes intervenants, publiques ou privés, congolais ou étrangers, tous repus, ivres de leurs richesses, n’ont plus qu’une seule hâte : quitter au plus vite le Congo pour profiter de vacances qu’ils croient bien méritées.

Il est vrai que cela a dû être épuisant d’abuser du « Trésor Public congolais » et de dépenser dans un trou comme Sibiti plus de 450 milliards de FCFA (l’équivalent d’un milliard de dollars). Cette enveloppe représente environ 50% du budget d’investissements de la Ville de Paris pour 2014. Pour quels résultats ? Pour Sibiti et pour le pays, aucun bien entendu ! Certes, avec des coûts de revient multipliés par 10 (comme pour les prétendus 4000 puits à forer par Asperbras) le résultat ne peut être que pitoyable, comme dans toutes les autres régions qui ont bénéficié du programme « municipalisation »…

A tout saigneur tout honneur ! Pardon ! A tout seigneur tout honneur ! Le signal du départ a été donné comme toujours par l’indéboulonnable homme aux incalculables mandats présidentiels (six selon la Constitution de 1992). C’est le premier à s’être extirpé de la puanteur brazzavilloise dans son avion-joujou de président ; direction Marbella, résidence officielle d’été de la dictature congolaise. Il pourra, comme à son habitude, y pratiquer son sport favori, que tout le monde lui connait : « le lancer de billets ! » aux populations européennes ignorantes et reconnaissantes qui le saluent chaleureusement dans la rue. Les drapeaux rouges sont restés dans les placards du PCT. Dans les valises de l’autocrate, on y a mis tout ce qu’il a de plus pimpant et de plus étincelant (bling-bling) pour pouvoir briller auprès de ses amis « jet-setteurs » brigands milliardaires en dollars comme lui, (Russes, Saoudiens, Qataris), qu’il va retrouver chaque été.

Néanmoins, avant son départ, l’immortel Sassou Nguesso a pris soin de jeter quelques billets de banque au général Yhombi Opangault qui est arrivé à Paris le 24 aout 2014, par le vol air France , dans un très piteux état, porté sur le dos de sa femme mama Marie Noëlle, ayant surement économisé sur la course de l’ambulancier. Eh oui, la crise oblige ! Prions pour notre ex-président car le pire est à craindre.

Antoinette, la « maman-Lumandé », a pris un autre jet un peu plus petit, dans une autre direction : celle de l’Afrique du Sud pour goûter à la fraîcheur de l’hiver austral, sûrement loin de sa « Dir-Cab Blandine » et pour mieux s’en reposer.

Les rejetons, nombreux, très nombreux, iront profiter de cette longue récréation dans les meilleurs endroits de la planète bien éloignés d’un pays qui ne les supporte plus, tous autant qu’ils sont. Ils ont carrément tous leur jet-privé qu’ils prennent comment nous prenons notre RER ; mais la comparaison s’arrête là… !

Alors que dans leurs palaces ou dans leurs maisons de rêve, les voyous qui nous gouvernent « se la coulent douce à Miami[i]» ou à Marbella, les débats constitutionnels dans toute l’Afrique font rage et sont une diversion bien utile. Heureusement pour tout ce monde de pilleurs, pour les Congolais et pour tous les autres Africains, chacun y va du commentaire de son article et de la nécessité de le respecter ou de le changer. L’essentiel est pourtant ailleurs !

Le véritable enjeu de l’avenir du Congo et de l’Afrique est la gouvernance, LA BONNE GOUVERNANCE et rien d’autre ! Ceux, et ils sont pléthore, qui ne l’ont pas respectée devraient être automatiquement exclus des débats et bien entendu de toute possibilité de se maintenir au pouvoir d’une manière ou d’une autre.

A chacun des crédits irresponsables, que notre autocrate-monarque Sassou 1er avait accordés à ses amis dictateurs comme lui, nos protestations n’avaient pas suffi à les interdire. Il aurait fallu que les Congolais manifestent dans les rues de Brazzaville, de Pointe Noire et de Paris ; défendre son bien, comme on défend sa vie ! Hélas, ils ne l’ont pas fait, mais cela ne saurait tarder…

Alpha Condé avec la Guinée avait été un des premiers à bénéficier des largesses et de la folie prévaricatrice et corruptrice de Sassou 1er. Rien d’étonnant qu’un mauvais usage ait été fait de nos 56 millions de dollars que « nous » lui avions prêtés en 2011 et qu’il ne nous remboursera jamais ! Depuis ce pays d’Afrique de l’Ouest aurait obtenu de la grande compagnie minière Rio Tinto une avance de 700 millions de dollars dont la population n’a pas vu la couleur.

Il y a quelques jours cependant, un site d’informations sénégalais Seneweb (http://www.seneweb.com/news/Diplomatie/la-douane-met-la-main-sur-les-devises-du_n_133436.htmlb) a révélé qu’un colis, de 4 milliards de FCFA en plusieurs devises (dollars et euros), en transit d’un petit avion privé vers un avion de ligne Emirates à destination de Dubaï, avait été intercepté par la Douane sénégalaise. La présidence à Conakry aurait immédiatement réagi pour qu’il parvienne bien à Dubaï.

La Banque Centrale de la République de Guinée (PCRG) pour se justifier et couvrir l’opération a publié alors un document qui la liait avec le transporteur officiel MSS Security. Curieusement, on découvre, et Congo-Liberty est bien le premier à s’en rendre compte, qu’il ne s’agit pas seulement de 10 millions de dollars, mais au total en réalité de près de 85 millions de dollars…. ($58 millions+€20 millions). Certes, si le transport n’est pas clandestin mais bien officiel, il reste que l’on ne peut que s’étonner du montant et de la destination, Dubaï, qui a été prise par les coupures de banque européennes et américaines.

Chaque coupure, américaine ou européenne, a pour vocation de retourner un jour auprès de la Banque Centrale qui l’a émise (imprimée).

Qu’allaient faire les 85 millions de dollars à Dubaï ? Du tourisme ? Du shopping ?

Tout ce que vous voudrez, mais sûrement pas une transaction officielle ! Pour certains, il s’agissait d’alimenter des comptes chez des correspondants ; pour d’autres des comptes bancaires à New-York.

Alors, pourquoi Dubaï et non pas New-York ou Francfort ? Le ministre des finances guinéen se comporte comme une commerçante analphabète d’un marché de Conakry ou de Brazzaville ; la maman sait compter, mais elle n’y connait rien aux chèques et aux virements ; alors pour elle, seules les bonnes liasses de billets bien gras peuvent être utiles pour s’acquitter d’une dette ou régler un achat ! Mais ce genre de pratique n’a pas cours, ni pour une entreprise et encore moins pour une Banque Centrale ! Les billets de banque auraient dû retourner vers la Réserve Fédérale pour les dollars et vers la BCE (Banque Centrale Européenne) ou au moins vers le compte de la Guinée en euros à la Banque de France.

Autre hypothèse : la Banque Centrale de la République de Guinée blanchirait-elle de l’argent sale (congolais ou guinéen) à Dubaï ?

Conakry, et Monsieur Alpha Condé en premier, sur bien des plans se sont montrés comme des vassaux de l’autocrate-monarque Sassou 1er. Force est de constater que le mépris de l’orthodoxie financière et de la bonne gouvernance, à entendre le mécontentement violent qui gronde à ce sujet chez les Guinéens, est au même niveau en Guinée que celui que l’on déplore au Congo-Brazzaville.

Comme pour les parasites qui nous gouvernent, qui chaque été partent profiter de sites idylliques hors d’Afrique, les sommes colossales générées par l’exploitation minière ou pétrolière, s’évadent en permanence et de la même manière vers leurs paradis (fiscaux) des Virgin Islands, de Singapour, de Hong-Kong, de Macao et de Dubaï !

Mais qu’ils en profitent tant qu’ils le peuvent encore. Les faux débats constitutionnels seront bientôt clos d’une manière ou d’une autre et tous les trésors cachés, congolais et guinéens, seront tous retrouvés… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

[i] Serge Gainsbourg « Le poinçonneur des Lilas »

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Afrique
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:59
(Congo-Brazzaville) L'esprit libre : construire le Sud Congo

L’histoire est toujours le fil conducteur du futur. Celui qui l’ignore est contraint de la revivre. La puissance d’un dictateur ou d’un preneur d’otages s’arrête à la peur qu’il imprime. Nous avons vaincu cette peur depuis les meetings populaires de Brazzaville du 11 mai 2013 et de Pointe-Noire le 29 juin 2013.»

Aux Nôtres…L’Etat du Sud Congo est créé au Nom de tous les nôtres assassinés et aussi de tous les nôtres pris en otage par le régime Sassou et au Nom de la paix pour protéger notre Peuple.

21/08/2013 – 21/08/2014 :

- Au bébé de 8 mois et à sa maman, le plus jeune prisonnier au monde, incarcéré pour crime de porter le même nom que celui du président du CDRC.

- Aux 14 membres du CDRC privés de leur liberté citoyenne pris en otage par l’autocrate Denis Sassou et disséminés dans les geôles du Nord Congo pour avoir exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et brandi des banderoles au cours d’un meeting populaire autorisé « Carton rouge = démission du gouvernement ».

Il s’agit de :

- Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Aux 14 autres membres du CDRC libérés après 8 mois d’emprisonnement.

- A l’ensemble des familles des membres du CDRC incarcérés qui subissent la privation de leur parent au nom de rien sans avoir la possibilité d’aller leur rendre visite.

- Au « trois quart (750 000) de million de personnes qui manquent à l’appel »

- Aux 353 jeunes gens du dossier "disparus du Beach" qui ont été triés pour leur origine Kongo ; certains enfermés vivants dans des containers et jetés dans le fleuve Congo, d’autres jetés dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs.

- Aux 350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC.

Pour toutes ces victimes parce qu’ils sont nés Kongo du Sud Congo, il n’y a eu ni indignation ni condamnation des soi-disant opposants et des Congolais du Nord. Ce silence s’identifie à une approbation.

Rien n’est plus difficile qu’une séparationL’Europe dans sa conquête des nouveaux territoires avait pensé, imaginé, préconisé pendant la Conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885 qu’il fallait pour le Bien des Peuples d’Afrique, constituer des Entités Régionales moyennant des contrats dépassant les limites ancestrales de nos royaumes autochtones. Pour le Congo, il fallait réunir au Peuple Kongo du royaume Kongo restreint depuis la rive droite du fleuve Congo jusqu’à l’Océan, les divers Peuples habitant au-delà de l’Alima. Cela bien avant l’arrivée des Européens. Qui n’aurait pas vu cela d’un bon œil puisque c’était pour le bien de tous sans discrimination ?

C’est ainsi que nos Pères-Fondateurs scellèrent le pacte de la République du Congo Une et Indivisible le 28 Novembre 1958 où chaque individu serait un concitoyen à part entière sans discrimination aucune. L’indivision supposant le respect réciproque.

Entre MSA/UDDIA. Entre Mbochi/Kongo qui se transforme en conflit avec une dizaine de morts et de blessés, cette difficulté de s’entendre entre Mbochi et Kongo est la conséquence immédiate du schisme congénital de la fondation de la République du Congo le 28 novembre 1958 « qui pousse le leader du MSA à soutenir Barthélemy Boganda dans le projet de "République du Centre-Afrique" où serait annexé le nord du Congo. Un projet de consultation par voie référendaire des populations du nord du Moyen-Congo (actuelles régions de la Cuvette, de la Sangha et de la Likouala) avait été envisagée en 1959 pour savoir si elles se maintiendraient ou non au sein de la République du Congo, dans ses limites territoriales confirmées par la Loi-cadre de 1956. Ce projet n’avait pas été conduit à son terme, malgré la préparation par le président de l’Assemblée législative, Christian Jayle, d’un texte dans ce sens. Aussi fallait-il, pour l’abbé Fulbert Youlou, construire un cadre politique capable de générer un certain type de gestion politique fondée sur l’efficacité, et une forme de consensus, qu’il obtiendra d’ailleurs à partir de sa réconciliation avec Jacques Opangault. » (Achille Kissita. Congo : trois décennies pour une démocratie introuvable, Ed. SED, Brazzaville, Congo, 1993).

Rien n’est plus difficile qu’une séparation surtout lorsqu’on a cru pouvoir sceller une merveilleuse histoire en commun dans une République Une et Indivisible en présence de la France qui affichait officiellement sa volonté de nous apporter ses lumières et son progrès. Ainsi le dit le Général de Gaulle, Président de la Communauté Française, dans son Message à l’Abbé Fulbert Youlou, Premier ministre du Gouvernement provisoire du Congo « En complet accord et en pleine amitié avec la République Française, la République du Congo accède à la souveraineté Internationale ce 15 Août 1960. Brazzaville, ville pour toujours illustre dans le monde des peuples libres, hier haut lieu de la France combattante, aujourd’hui centre de développement de tout un peuple, devient la capitale d’un Etat Indépendant. Unis au sein de la communauté, la République Française et la République du Congo poursuivront fraternellement leur vœu. C’est mon vœu le plus ardent. Vive le Congo. Vive la France. » (Lettre du Général de Gaulle à l’Abbé Fulbert Youlou au sujet de l’Indépendance du Congo, 15 août 1960. DAM, Quai d’Orsay-REF/323 QONT 10).

De ce vœu ardent, il nous reste de précieux, bien malgré elle, sa langue devenue aussi l’une des nôtres, si bien adaptée à véhiculer les connaissances et le progrès quels qu’ils soient.

Mais l’assurance de ce vœu n’évacue pas les tensions malgré la réconciliation entre Jacques Opangault et Fulbert Youlou puisque Denis Sassou mènera une guerre contre les civils des régions du Sud Congo en 1998 pour « venger son frère tué dans le conflit de 1959 » dira-t-il. Il ira jusqu’à exiger de l’archevêque de Brazzaville de lui présenter des excuses pour qu’il arrête la guerre contre le Pool et les autres régions du Sud.

Théophile OBENGA, initiateur de la scission, de la partition du Congo« … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Théophile Obenga, Pour le Congo – Brazzaville, Réflexions et Proposition, Ed. L’Harmattan, 2001).

CQFD.

Question pertinente : que Monsieur OBENGA dise qui sont ces trois nations belligérantes dans une République considérée a priori Une et Indivisible ? Et qu’elle est celle ou celles qu’il considère parmi les vainqueurs lesquels se sont rendus génocidaires des Kongo ?

Depuis, la République qu’on croyait Une et Indivisible s’est « nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Le sang et les larmes des autres qui ont trop coulé. » La discrimination a pris le pas sur la concitoyenneté. C’est ainsi qu’il faut interpréter l’implication sous toutes les formes de Denis Sassou dans le jeu centrafricain. Créer la République du Centre-Afrique en incluant le Nord Congo. La volonté de modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 obéit à l’impératif d’avoir la mainmise sur les devises du Sud Congo dont il a besoin pour finaliser la création de la République du Centre-Afrique en facilitant successivement l’arrivée au pouvoir de François Bozizé puis de Michel Djotodia à la condition d’être à son service. D’où la création d’une Banque Centrale à Oyo qui serait la capitale de cette Nouvelle République du Centre-Afrique. C’est ce que dit en substance François Bozizé sur RFI « on confie la médiation au Pompier-pyromane. » La création de l’Etat du Sud Congo est venue contrecarrer son dessein. C’est la raison pour laquelle Denis Christel Sassou, dans sa vidéo projetée lors d’un meeting en salle, traite les Sud Congolais de « vipères qui divisent le pays » et son père Denis Sassou dans son Message du 12 août devant son Parlement réuni en congrès qui acclame fiévreusement, s’adresse aux signataires de la requête qui ont déclaré la création de l’Etat du Sud Congo en ces termes « Evitons d’enfermer le Congo dans le piège des égoïsmes. Plaçons les intérêts supérieurs du peuple et de la nation au-dessus de tout. »

Peut-on le condamner d’avoir rompu l’unité et l’indivision du Congo pour préserver les siens « des autres » ? Quelle réponse adéquate doit-on apporter à la rupture sibylline de cette indivision sous un tel prétexte aussi fallacieux ? Peut-on condamner les signataires de la requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo, seul rempart pour la survie des populations du Sud, de vouloir échapper au génocide ? Vouloir préserver l’essentiel, le droit à la vie pour assurer notre sécurité en tant que les « autres » serait-il un crime ? Doit-on comprendre que les Congolais qui tiennent mordicus au semblant d’une République Une et Indivisible avec sa fausse paix et sa sécurité introuvable cautionnent le génocide commis par Denis Sassou ?

Analyse du Message de Denis SassouDepuis le coup d’Etat du 5 juin 1997 qui lui a permis de reprendre le pouvoir, Denis Sassou a toujours œuvré pour la réalisation de l’Etat du Nord Congo avec l’appui des Plateaux pour la promesse de constituer le Grand Nord. La guerre de 1998 contre les civils avait pour but d’éliminer tous les cadres du Sud Congo pour accélérer la rupture de l’unité et l’indivision, sacrifiant la concitoyenneté au profit de la discrimination.

L’analyse approfondie du Message sur l’état de la soi-disant Nation prononcé par Denis Sassou devant son Parlement réuni en congrès le mardi 12 août 2014, contrairement à ce qu’il pourrait paraître, n’est pas un chapelet de répétitions, comme radoter sur les mêmes promesses, les mêmes réalisations. Bien au contraire, le Message est un discours riche de vérités. Ce Message montre bien les avancées des réalisations. Le plus important est de savoir situer où ces avancées et ces réalisations extraordinaires ont été faites. Si on remplace le Congo par le Nord Congo dans tous ses discours, alors L’Espérance, La Nouvelle Espérance, Le Chemin d’Avenir, et le Message du 12 août 2014, devant le parlement réuni en congrès du PCT, sur l’état de la Nation (Nord Congo) mettent en exergue les étapes accomplies pour L’Emergence 2025 de l’Etat du Nord Congo.

De l’invective et « des autres »

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message de Denis Sassou le 12/08/2014)

Mais qui l’invective, ceux qui font état du génocide des Kongo du Sud Congo, ceux qui font état des disparus du Beach dans les conditions atroces que l’on connaît ? L’Invective étant par définition une suite de paroles injurieuses contre quelqu’un. Où est donc l’injure à partir du moment où la personne qui l’énonce est à la plus haute fonction d’un système ayant conduit à un génocide programmé des populations du Sud Congo en vertu de la Politique Grand Nord de Denis Sassou pour faire main-basse sur l’ensemble du Sud Congo ?

De la confiance

S’agissant de la « confiance dans l’avenir et des sacrifices consentis par tous », dont fait état Denis Sassou dans son Message du 12 août 2014 devant son Parlement, ces propos impliquent, par le « consensus par tous », que tous ses compatriotes à partir de la rive gauche de la Léfini, puisqu’il qualifie ceux de la rive droite des « autres », étaient alors d’accord, ce que nous ne croyons pas, afin de pratiquer le génocide des trois quart de million de Kongo qui manquent à l’appel. C’est l’objet réel de la guerre contre les civils au Sud Congo entre 1997 et 2005 dont fait état Théophile Obenga.

Ces propos marquent, dans l’esprit de Denis Sassou, sa volonté de génocide du Sud Congo en impliquant les siens, car le « par tous » ne peut impliquer le peuple Kongo lui-même, de la Léfini à l’Océan.

Quelle audace à se prévaloir de « ses choix politiques » et de la confiance en eux « par tous », y compris ceux à qui s’appliquait sa « Politique Grand Nord » par son génocide systématique, de sa Guerre contre les Civils, pendant la « transition » 1997 à 2002. Est-ce à dire implicitement maintenant que le « travail » est fait par le génocide de trois quart de million de Kongo, que ceux du Nord doivent avoir « confiance en l’avenir tant les horizons paraissent ouverts et les perspectives prometteuses » ? Tous ces propos sont implicitement caractéristiques de la psychologie profonde de celui qui les prononce devant un tel parterre de la Représentation Nationale aussi contestable soit-elle, non pas par les Hommes, mais par l’adoubement autocratique.

Et quel affront, de la part du génocidaire lui-même à venir dire : « Quel lourd tribut collectivement payé afin que s’ouvre à nous (nord Congo) la voie du renouveau et de la cohésion nationale ». Comment la victime peut aimer de plein gré son bourreau ? Encore un aveu se comprenant bien, en se positionnant du point de vue Grand Nord. Au mieux, ce vœu de « cohésion nationale » ne concerne que ceux du Grand Nord où multiples Peuples coexistent par la force des armes, non par la volonté du cœur, car au sud, de la Léfini à l’Océan, la cohésion nationale est de fait étant tous des Kongo. Ce que comprennent tout à fait tous nos partenaires pour la pérennité du commerce.

D’où l’on déduit encore de ses propos la scission de Monsieur Sassou, sa volonté de construire l’ex-République du Congo en ayant attribué 99% du commandement aux ressortissants du nord et confisqué le produit de la totalité des richesses du sud, pour établir sur le sud une colonisation Mbochi noire substituée à une colonisation blanche. D’où les expressions du type dans les manuels scolaires édités ayant cours au Congo : Oko montre la mer à Taty. Oko, un ressortissant du Nord où il n’y a ni mer ni océan, se permet de montrer à Taty l’océan Atlantique, alors que Taty, ressortissant du Sud a toujours vécu en présence de l’océan. D’où aussi sa partition de l’ex-République imputable à la politique Grand Nord avec crimes avérés de Monsieur Sassou contre l’Humanité par le génocide massif des Kongo.

De la vérité génocidaire à ne pas oublier et à restituer

Monsieur Sassou entend des voix : il faut être bien jeune pour dire, ou faire dire, que « le Congo a toujours été tel qu’il est aujourd’hui » alors que c’est Lui sciemment qui l’a détruit. La vérité est simple, et l’on ne devrait jamais cesser de la restituer : c’est sa Guerre contre les Civils opérée en 1997 contre le Président Lissouba puis, dans le cadre de sa politique « Grand Nord » pendant la transition 1997-2002 pratiquée avec ardeur, folie meurtrière et un génocide de masse contre les Kongo, la cause, lequel implore « sa réconciliation nationale », un génocide qu’il vient qualifier de « tragédie de 1997 » ingénument, après avoir fait détruire et rendu « meurtri et exsangue » le Sud Congo.

C’est cette vérité génocidaire que les Congolais du Sud Congo ne doivent jamais oublier et ne cesseront de restituer, et non pas comme il le dit : la « vérité que l’on (Vous Nord Congo) ne devrait jamais cesser de restituer », car la vérité officielle du point de vue Nord Congo n’est faite que d’omissions et de négationnisme.

Aussi, le Message du 12 août 2014 se traduit aisément du point de vue Nord Congo, partisan que Denis Sassou a toujours été du Nord Congo jamais dans la soi-disant République Une et Indivisible : « redonner confiance et espoir au (Nord) Congo afin qu’il (Nord Congo) redevînt maître de son destin. C’est ce que nous avons fait. Ensemble (Nous, Nord Congo). Grâce à l’effort national (Nord Congo) que nous avons conduit sans relâche, avec patience et abnégation, nous (Nord Congo) avons réuni les conditions les plus favorables du développement de notre pays (Nord Congo ayant asservi le Sud avec commandement à 99% et capture de ses devises) ».

C’est ce que le Peuple Congolais du Sud Congo vous reproche, « avoir substitué la noire à la blanche » et la raison pour laquelle Nous, Congolais du Sud Congo, avons toujours pris votre « Chemin d’Avenir » proclamé en 2009 pour un marché de dupe. Votre ambition affichée « de transformer le Congo, de le moderniser, de l’industrialiser en vue de le conduire avec assurance à la prospérité » n’étant pris que du point de vue Nord Congo en gardant les devises.

De quelle paix, parle-t-on ?

De quelle paix parle-t-il : « La paix est durablement établie. Le spectre de la violence est à jamais éloigné ». N’est-ce pas là le cri de victoire de trop qui montre que la Guerre contre les civils Kongo du Sud Congo était bel et bien entre le Nord et le Sud ? Et de poursuivre en clamant : « Les institutions politiques remplissent convenablement leur office conformément à leurs missions ». De quelles missions secrètes s’agit-il, d’asservir les Kongo du Sud Congo en dirigeant et confisquant tout pour le Nord ? N’est-ce pas reconnaître que toute Institution Politique au Sud est de fait asservie ? On comprend sa congratulation : « nous ne pouvons pas nous empêcher de dire que de grandes avancées ont été accomplies dans l’approche de nos objectifs », tout cela d’un point de vue nordiste destiné à maintenir sa gouvernance sur le Sud.

Prise d’otages politiques entre Etat Nord Congo et Sud Congo

Avec audace risible, l’affirmation autocratique « Notre démocratie s’affermit chaque jour ». De quelle démocratie, celle qui s’avère précaire avec sa prise d’otages politiques qu’il a capturés le 21 août 2013 à Pointe-Noire et jugés pour atteinte à la sûreté de l’Etat le 8 avril 2014 pour demande de démission du gouvernement et instauration d’un gouvernement d’Union Nationale, chef d’accusation connu le 31 mars 2014 avec un jugement du 8 avril 2014 libérant la moitié (14) des accusés, condamnant l’autre moitié (14) autres à de lourdes peines de prison ? Quant à moi-même, condamné par contumace à trente ans (30) de travaux forcés, équivalant dans l’esprit de l’Autocrate à un bannissement à vie de fait pour m’éloigner et me neutraliser. Lui qui vient d’auréoler feu le Président Nelson Mandela contre la colonisation blanche, surtout, en particulier contre le génocide blanc en Afrique du Sud, alors qu’il est lui-même l’auteur d’un génocide opéré par la colonisation Nord Congo sur les Kongo.

Aussi, par ce texte, je tiens à interpeller la Communauté Internationale pour qu’elle se porte garante de la sécurité des Hommes emprisonnés à Pointe-Noire depuis le 21 août 2013, dispersés le 17 juillet 2014 par Monsieur Sassou dans les geôles du Nord Congo par groupe de deux ou trois de qui nous n’avons depuis plus aucune nouvelle. Les Autorités Internationales, tenues informées au jour le jour, suivent la situation, s’agissant d’une prise d’otages politiques entre les Etats Nord Congo et Sud Congo.

Identité sémantique et Relativité politiqueIl est temps d’éclaircir une question d’Identité Sémantique et de Relativité Politique. Par un effet relatif, dire qu’il existe une entité dite Sud Congo implique de facto la reconnaissance de l’existence d’autres entités telles Nord Congo, Ouest Congo, Est Congo, sans être exhaustif, en ajoutant tous les qualificatifs en suffixe ou en préfixe possibles et imaginables, ayant toutes en commun la même racine moderne Congo. Il est très important de faire très attention à cette sémantique qui peut se retourner, car ceux au nord (rive gauche) de la Léfini ne sont pas en droit de porter l’ethnonyme ancestral de Kongo n’étant que Congo, mais seulement que dans le cadre de la République Unie de l’ex-Congo Brazzaville.

Seule l’ex-République Unie du Congo Brazzaville pouvait le faire par un effet même de la République où ceux du Sud concédaient la consonance de l’ethnonyme Kongo en gage de bonne volonté à leur participation associative à la République naissante des Indépendances sous la forme écrite Congo, ayant même consonance que celle de Kongo, mais sans concession de leur ethnonyme Kongo.

D’où la subtilité qui est le fondement même de la différentiation entre Kongo, étant un ethnonyme ancestral, inaliénable et incessible, et le vocable moderne Congo ayant même consonance, n’ayant en fait jamais concédé que la consonance, où Congo est l’usufruit de la consonance Kongo, et Kongo la nue-propriété de l’ethnonyme Kongo.

D’où la subtilité à désigner la République du Sud Congo issue du partage contraint de la République Unie du Congo Brazzaville où les Kongo du Sud Congo apportaient la consonance de Congo à la République sans concession de leur ethnonyme Kongo, d’une part, et d’autre part, le qualificatif Brazzaville, ville Kongo du Sud Congo, siège de la capitale de la République Unie du Congo Brazzaville, pour la différencier de la République Démocratique du Congo, qui est aussi partiellement Kongo vers le Sud.

Disons que, dans le cadre de l’ex-République Unie du Congo Brazzaville, la création de l’Etat du Sud Congo, vue de l’ancienne République dans le cadre moderne Congo, équivaut à la création de l’Etat Sud Kongo, vu des Pays d’ethnonyme ancien Kongo, lequel Etat Sud Kongo alias Sud Congo pour le différencier des autres Kongo des pays amis d’Angola, du Cameroun, du Gabon et de Kinshasa, mais cela vu relativement dans le cadre ancestral de l’aire géographique des Kongo.

Aussi, dans ce poème du Sud Congo = Sud Kongo, il apparaît préférable de garder comme écriture l’ethnonyme Kongo qui fait référence à tous les Kongo ayant l’avantage d’être prononcé Congo dans le cadre du Sud Congo. L’écriture ou l’entendement Kongo/Congo est une diversité qui avait besoin d’être précisée :

Kongo, ô Kongo,
Mon beau Pays tant vénéreras,
Sang pétri de nos Ancêtres,
Ma belle Patrie tant aimeras.

Kongo, ô Kongo,
A ton si Grand Cœur Africa,
A ton Étoile faite de splendeur,
De Nos Ancêtres, guide, restera.

Kongo, ô Kongo,
Sang de tes enfants coulera,
Contre Nous de la tyrannie,
Mais Nkutu Mballa renaîtra.

Kongo, ô Kongo,
Pour ceux jamais ne reverrons,
Larmes d’Ambre, Pleurs Kalunga,
Maux et Malheurs encore souffrons.

Kongo, ô Kongo,
Debout, Enfants de la Patrie,
Soleil Nouveau resplendira,
En avant Kongo, avec Lambi.

Kongo, ô Kongo,
Altruisme de nos Pères, soyons,
Libres et Solidaires, serons,
Kongo et Progrès, bâtissons.
Sous le Drapeau.

Revenons au Message du 12 août 2014Peut-on se glorifier d’un système en déficit ?

Pour revenir à ce discours d’intendance Nord Congo de Monsieur Sassou prononcé devant la dite Représentation Nationale le 12 août 2014, le préambule montre d’énormes insuffisances des connaissances financières internationales. Pour un chef d’Etat, il est impossible de se glorifier, ni d’un système en déficit, ni d’un système en excédent qui appelle nécessairement l’inflation. Et même si partout un système n’est sain par définition que s’il s’équilibre. Mais il n’est pas nécessaire de demander à un général d’avoir des principes profonds sur sa solde, et surtout sur la provenance des moyens financiers qui permettent ses rétributions. Et quant à dire que « la condition sociale s’améliore », d’où vient-on avec un revenu à moins d’un dollar par jour pour plus de la moitié de nos compatriotes, Nord et Sud ?

Il n’est pas non plus nécessaire de souligner qu’entre rentrées et sorties, il existe une infinité de points d’équilibre !

Donc, cette litanie sur les réalisations faites ou en cours n’influe en rien sur la qualité de vie de l’immense majorité des concitoyens. Tous les objectifs des entreprises ont pour but essentiel de vendre en externe sans se soucier du revenu dépensé au Pays. C’est un bât blessant, s’agissant de « communistes disant se soucier du Peuple ». Quand bien même une production se fera au Sud, les devises acquises iront au Nord. Et comme le revenu essentiel provient des ressources pétrolières lesquelles sont exprimées en devises, toute dite croissance ne provient que du marché international. Donc, une croissance exogène aléatoire s’opposant à une croissance endogène, car il est plus aisé pour les tenants du système de toucher une rente plutôt que de créer !

Peut-on encore croire à Denis Sassou ?

Qui peut croire Monsieur Sassou quand il minaude, disant vouloir « une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions » ; quand Monsieur Sassou dit d’un ton patelin : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » ? Qui se nourrit « du sang et des larmes des autres » si ce ne sont ceux qui ont opéré le génocide des Congolais du Sud en tant que Kongo ? Et comment recevoir cette qualification des « autres » si ce n’est pas faire référence aux Kongo, ce qui laisse supposer que Monsieur Sassou les considère de fait comme des étrangers, ce qu’ils sont effectivement vu de son point de vue du Nord Congo !

Evidemment, à vouloir nier la vérité et faire disparaître les témoignages accablants, il s’agit pour lui de gagner du temps à défaut d’en répondre devant l’Eternité. Aussi, chacun comprendra, dans ces conditions, que la solution sage est celle d’aller dans le sens de Monsieur Sassou qui n’a pas hésité à sacrifier la République du Congo par un partage de fait, ne suivant pas l’objectif du Président Marien Ngouabi en 1972 qui assignait au PCT l’objectif d’une République Unie, ce qui supposait de fait un équilibre entre le Sud Congo et le Nord Congo.

L’esprit libre, construire l’avenir, notre futur autrementAussi pour se prémunir d’un nouveau génocide des Congolais du Sud, les Kongo, par l’Etat nordiste de fait siégeant à Oyo, la solution la plus sage pour tous est celle que nous avons préconisée : la création de l’Etat du Sud Congo effectuée par la remise de la requête d’Indépendance aux Nations Unies le 30 avril 2014 qui est irréversible.

Charge aux Citoyens du Nord d’élire, voire de conserver leur Président par la modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 comme le veut Monsieur Sassou ; ce qui lui laisse la possibilité d’échapper aux poursuites internationales en ayant l’immunité présidentielle. Il faut être clair sur cette procédure : le Peuple du Sud Congo (Kouilou, Niari, Bouenza, Lékoumou et Pool) ne doit pas être impliqué dans ce référendum de modification de la Constitution. Le seul référendum où notre Peuple du Sud Congo sera impliqué est celui de l’Autodétermination organisé par les Nations Unies lorsque seront nommés l’Administrateur Judiciaire et le Gouvernement Provisoire de l’Etat du Sud Congo. Tout cela pour libérer enfin les consciences du Sud Congo de cette ère et pour recréer la confiance des Peuples entre eux, et l’esprit libre construire l’avenir, notre futur autrement.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 25 août 2014 – 09:09

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 20:23
(Congo-Brazzaville) L'opposition en question et des hommes qui l'animent

L’OPPOSITION EN QUESTION ET DES HOMMES QUI L’ANIMENT -

D'abord, convenons-en, le Congo actuel est une mosaïque de micro nationalités en quête d'identité nationale. C'est ce Congo-là qui, depuis des décennies, est à la merci des vandales et des prédateurs de tous bords.

Les avanies, les tortures, les oppressions, les guerres, les massacres humains subis par les peuples qui le composent font, qu'aujourd'hui, des voix s'élèvent ici et là pour dénoncer et, par voie de conséquence, chercher à en finir avec la barbarie et la bestialité érigées en loi, mode, doctrine et philosophie de gouvernement. D'où l'amorce en marche de la création de l'ETAT DU SUD-CONGO pour éviter de subir d’autres génocides, d’autres pogroms ou programmes d’épurations ethniques.

Depuis 1963 à aujourd'hui, les mêmes hommes officient aux destinées de ce pays que nous devons certainement tous aimer. Ce sont ces femmes et ces hommes qui, conscients du mal qu'ils font à ce pays, s'accrochent au pouvoir acquis par procuration pour ne pas rendre des comptes à ce peuple meurtri, paupérisé.

Aujourd'hui, certains d'entre eux ont été exclus du cercle de la grande goinfrerie. Ce sont ces hommes-là qui animent ce qui s'appelle Opposition congolaise. Pourtant, à bien y regarder, ce sont également les mêmes, avec leurs écuries, qui ont fait des ravages dans la partie sud du Congo en général et dans la région du Pool en particulier. Parmi eux, entre autres, des hommes comme Okombi-Salissa, Mathias Dzon qui ont procédé aux ratissages de toutes les zones Sud du Congo mètre par mètre (sic).

M. Okombi Salissa, avec sa milice satellite du PCT, le CAD machin, avait été l'un des miliciens Cobras les plus virulents dans les massacres dans le Pool, aux côtés du Colonel Marcel Ntsourou. C’est ce qui a fait qu’il ait été récompensé d’un ministère pour services rendus à la cause tribale… Tandis que M. Mathias DZON, lui, était le Trésorier-Payeur de tous les mercenaires et de toutes les milices communément appelées Cobras, au service de M. Sassou Nguesso. Il avait été gratifié, pour services rendus, du ministère de l’économie et des finances.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il faut être exclu du cercle de la grande goinfrerie pour se découvrir opposant, et ne plus se considérer comme tel une fois qu'on est réintégré dans le cercle.

Ces hommes ont-ils conscience qu'ils ont le sang humain dans les mains et/ou ont-ils peur de leurs crimes, voilà pourquoi ils cherchent à se camoufler derrière le vocable OPPOSITION ?

Ici se pose la question de la dignité et de la crédibilité que seuls les Congolais du Nord et du Sud ont le droit de porter un jugement.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 18:21
(Congo-Brazzaville) Marion Madzimba Ehouango lance un défi aux juristes de Sassou

Écrit par Moleki Nzela -

Marion Michel Madzimba Ehouango est professeur de droit et de science politique à l’université. Plusieurs fois directeur de cabinet dans différents ministères dont celui de la Défense du temps de Lekoundzou, candidat à la présidentielle en 2009 sous les couleurs de l'Association Marien Ngouabi et Ethique, l’universitaire est un pourfendeur de longue date de la constitution du 20 janvier 2002.

« Il faut revenir à la Constitution de 1992 qui a été votée par 98% de la population. Monsieur Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir à l'issue d'un coup d'état, et sa Constitution sur mesure lui donne tous les pouvoirs », déclarait-il il y a quelques années.

Lors de son intervention à l’occasion du Meeting organisé conjointement par la plateforme le Congo et le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, il a lancé un défi aux juristes entourant M. Sassou pour débattre de la Constitution.

Evidemment aucun camarade membre du PCT n’a relevé le défi pour l’instant, tant il est vrai que sur Télé Congo, on préfère le monologue et la propagande du PCT au débat sur cette question renvoyé sur les ondes de RFI. Sans doute le pouvoir répondra-t-il, comme à son habitude par le biais d’une attaque ad hominem de l’opposant, par exemple dans un article d'un journal accrédité au palais.

Lire ci-dessous l'intervention de Marion Michel Madzimba Ehouango lors de ce meeting.

Comment pouvez-vous accepter que tout aille mal parce qu’un homme, son nombre de mandats, son âge l’empêchent d’être candidat en 2016 ? En réalité c’est ça le problème. Tout ce vacarme n’a qu’une seule explication : c’est que cette constitution du 20 janvier 2002, nombreux parmi vous savent que j’avais dit qu’elle était mauvaise, je l’ai écrit plusieurs fois. Mais ceux-là même qui l’ont soutenue, qui vous ont donné des billets de 5 000 F, 10 000 F pour voter cette constitution, aujourd’hui ils reconnaissent qu’elle est mauvaise.

Mais dites donc, mais comment vous pouvez expliquer que ceux qui savaient que cette Constitution était mauvaise, ils l’aient usée et abusée ? Maintenant qu’ils arrivent au terme de leur mandat, en ce qui concerne l’âge et le nombre, on se rend subitement compte que cette constitution elle est mauvaise. Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi on ne respecte pas ce peuple-là ? Ce peuple à qui on a fait croire que sans cette constitution il y aurait la guerre, ce peuple à qui on a fait croire que cette constitution devait nous amener la prospérité parce qu’il fallait qu’un seul individu gère le pays avec sa famille. Et aujourd’hui que cette famille s’est enrichie, que cette famille ne sait plus où mettre son argent on dit bon, on peut vous donner une constitution démocratique, parce que nous nous sommes repus, nous avons suffisamment d’argent, alors on peut vous faire cadeau de la démocratie.

Mais dites donc, moi j’ai soutenu ce régime, j’ai participé à la chute du régime de Lissouba, parce que je croyais que nous étions en train de défendre la démocratie. Mais aujourd’hui, ce qui se passe est beaucoup plus grave que ce qu’a fait Lissouba, parce que Lissouba a fait la guerre, or ce régime a fait la guerre ! Lissouba a seulement tenté de violer la constitution en voulant prolonger son mandat de quelques jours et nous avions dit non à l’époque. Et aujourd’hui, calmement, on va à l’étranger, parce qu’on ne peut pas le dire ici, on va déclarer à l’étranger que l’on doit changer la constitution !

A ce moment-là, je vais parler en spécialiste. Je parle en spécialiste. Cette constitution est mauvaise, soit. Mais cette constitution, en son article 86, permet des correctifs. C’est-à-dire qu’une constitution, aussi mauvaise soit-elle permet des dispositions qui voudraient que, par des lois organiques on la corrige progressivement. Parce que le président de la République a choisi l’exemple du Luxembourg et de l’Allemagne. Mais l’Allemagne a une constitution de 1948 ! Et le dernier aménagement, pas changement mais aménagement, a été fait en 1990. Le Luxembourg a une constitution de 1848 ! 19è siècle ! On ne l’a pas changée. Et on veut nous faire croire que notre constitution, qui n’a que quelques années et qui n’a bénéficié d’aucune loi organique, on dit qu’il faut la changer. Mais on ne doit pas changer !

On ne peut pas changer cette constitution ! Je défie, et c’est là où je lance un défi à tous les juristes qui entourent le président de la République, à tous ceux qui travaillent avec lui, que nous pouvons faire un débat à la télévision, pour que le peuple comprenne qu’ils sont en train de tricher. (En lingala) On vous ment ! On vous fait croire qu’ils travaillent mais qu’ils n’auraient pas encore fini leur travail. Mais nos logements à nous, depuis combien de temps attendent-ils d’être refaits ? Leurs maisons à eux, à plusieurs niveaux, construites en un temps record, croyez-vous qu’il est plus facile de bâtir leurs maisons à eux que d’améliorer nos logements ? Donc, il faut encore leur accorder sept ans supplémentaires ? Ils construisent des immeubles à plusieurs niveaux, avec climatiseurs, Internet. Vous n’en posséderez jamais car vous ne pourrez jamais vous les payer. Pourquoi leur accorder sept ans de plus ?

Je demande aux juristes qui entourent le président Sassou : mais pourquoi est-ce que vous le laissez dire ce genre de choses à l’étranger qui laissent croire qu’il n’y a pas de compétences dans ce pays ?

N’importe quel juriste de première année de droit sait qu’une constitution se modifie ! Toute constitution dispose de mécanismes de son adaptation au contexte. On ne la change pas ! C’est pour cela qu’on parle d’amendements concernant les USA. C’est pourquoi on parle de loi organique. Mais pourquoi vous faites croire au président de la République qu’il doit changer la constitution ? Evidemment, je comprends : parce que la seule disposition qu’il ne peut pas changer c’est concernant le nombre de mandats. Mais alors, le président de la République vient de vous lancer un message subliminal. Quand vous écoutez ce qu’il a dit aux Etats unis, il a cité l’exemple de deux Premiers ministres. Mais peut-être veut-il être simplement Premier ministre ! Les exemples qu’il a choisis, Merkel en Allemagne et Juncker au Luxembourg, mais ce sont des Premiers ministres ! C’est pour ça que leur mandat n’est pas limité ! Parce que le mandat du président en Allemagne est limité à cinq ans ! Quant au Luxembourg, c’est un Duché, un royaume, sauf si l’on veut transformer le Congo en royaume. Mais cela aussi la constitution refuse ! J’attire l’attention des gens du PCT : votre président du comité central vient de vous dire qu’il préférait être Premier ministre pour terminer son travail. Prenez vos responsabilités, présentez-nous un candidat que nous allons battre en 2016 !

(Retranscrit par mwinda)


(Extrait de mwinda.org)

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Moleki Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT