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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 06:45
(Congo-Brazzaville) Confidentiel: Les dessous de la réunion extraordinaire du Bureau Politique du PCT

par le Camarade M.A. NKAM, membre du Comité Central du PCT



Il s’est tenu le 07 novembre 2014 à Brazzaville dans la salle des banquets du palais des congrès, la réunion extraordinaire du Bureau Politique du PCT.
Ce jour là, tout le Peuple Congolais avait les oreilles et les yeux rivés sur les membres du Bureau Politique et sur tout le PCT.
Le Peuple savait que le PCT, à travers cette réunion voulait précipiter son agenda sur le fameux changement programmé de la Constitution du 20 janvier 2002.
Après moult et sulfureux échanges, le PCT a rendu public un insipide communiqué final évitant pour l’instant, précautionneusement, au Congo le scénario Burkinabé.
Mais, comme un Peuple échaudé craint l’eau froide, cette reculade du PCT n’a pas fait baisser la garde aux Congolais, qui du reste demeurent vigilants et n’ont jamais oublié que le PCT a toujours été et restera un parti comploteur, récupérateur et manipulateur pour se donner le beau rôle le moment venu.
Aussi, le Peuple Congolais a dans son viseur tous les membres du Bureau Politique et du Comité Central du PCT, en toute circonstance de temps et de lieu.

Il est désormais clair que le Bureau Politique du PCT, pris de peur, n’a pas osé affronter la grogne populaire en tranchant le débat en faveur du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Le syndrome du Burkina-Faso et la chute de Blaise COMPAORE, « l’ami intime » du Président SASSOU, règnent dans tous les esprits.

Le Bureau Politique a été informé pendant le déjeuner de la contestation populaire qui se préparait dans les différentes villes du TCHAD.
Le Peuple Congolais félicite le Professeur Charles Zacharie BOWAO que SASSOU a voulu noyer dans l’affaire du 04 Mars, alors que ce sont les entreprises des enfants du Président, KIKI, COCO, KAKA… qui ont perçu par 3 fois l’argent du Trésor Public, sans pour autant déplacer les camps militaires.
Le Professeur BOWAO a mis les deux pieds dans le plat en interpellant la conscience de ses camarades du PCT. Il a demandé avec courage que soit examinée la seule option possible, celle de trouver « une porte de sortie honorable » pour le Président du Comité Central du PCT Denis SASSOU NGUESSO.
Seul à l’avoir soutenu, le Camarade Richard EYENI, bravo à ce doyen qui a demandé que soit considérée la proposition « très pertinente » du vaillant Camarade BOWAO. Le Peuple doit connaître ses grands esprits du PCT !

Les Camarades Pierre NGOLO, Michel NGAKALA, d’habitude très offensifs, ont préféré reculer et botter en touche. Ils ont compris que l’instrumentalisation orchestrée du Conseil National des Sages à la tête duquel ils avaient placé l’oncle du chef, Mr EWENGUE, ne pourra porter ce projet « incivique » de changement constitutionnel.

C’est pour cela que le Peuple demande au PCT de se ressaisir et d’aider le Président SASSOU à quitter le Pouvoir avec Honneur et garanties, pour qu’il bénéficie demain des circonstances atténuantes. Cela lui épargnera le sort des Ben Ali, Laurent Gbagbo, Kadhafi, Moubarack, Campaoré, etc. Le Président SASSOU ne mérite pas cela, à lui de savoir discerner les Signes astraux des Temps. Pour le parti de Compaoré, c’est maintenant l’archevêque de Bobo Diolasso qui plaide pour ses membres, désormais considérés comme des Ebola politiques.

Les Camarades OBAMI ITOU, Rodolphe ADADA, Jean Jacques BOUYA, Jeanne DAMBENDZE, Henri OSSEBI (qui avait pourtant insulté copieusement SASSOU pendant la CNS), Henri DJOMBO, François IBOVI (qui a fuit comme un lâche la réunion), Arlette NONAULT SOUDAN, (qui a abandonné son mari à Paris pour des aventures impudiques à Brazzaville), NZOMBILA…vous et d’autres que nous citerons bientôt, vous avez demandé que l’on change la Constitution de notre Patrie, malgré le SYNDROME BURKINABE ; le Peuple vous a enregistré à travers ses dignes fils qui siègent avec vous à l’intérieur du PCT. On sait bien que ce n’est pas votre intime conviction, mais comme l’homme de Mpila écoute tout, pour ne pas risquer d’être évincé de vos postes respectifs, vous avez choisi de sacrifier le Peuple pour vos intérêts égoïstes, partisans et mesquins.

Le Peuple vous en sait gré et demande à vos proches de prendre toutes les dispositions utiles, afin de vous sauver de ce gouffre où l’histoire de notre Pays vous comptera parmi les fossoyeurs et les indignes fils du Congo.

Quant à ADADA, DJOMBO et NTSIBA qui attendaient la passe du Président SASSOU, au cas où il ne se présente pas ; lui même SASSOU sait ce que chacun de vous pense de lui et vos différents calculs et lâchages à certains moments et à certains endroits, comme aux Nations Unies, dans vos écrits, propos et causeries familiales, pendant lesquelles vous ne cessez de diaboliser l’homme de Mpila que vous espérez pourtant succéder à la Présidence. Les mêmes calculs de succéder au Président SASSOU, sont aussi faits dans les laboratoires d’ONDONGO, BOUYA, NDENGUET et JD OKEMBA comme quoi le Vieillard de Mpila est vraiment lâché. En bon rusé légendaire, le Président SASSOU le sait et feint de ne pas voir, de ne pas savoir. Mais méfiez – vous, l’Astre d’Oyo vous a à l’œil et il aura le dernier mot !

Tout ce beau monde, le Peuple connaît vos somptueuses villas au Congo. Prochainement nous allons publier les photos de ces villas, que nous allons incendier comme à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Blaise n’est pas parti à Yamoussoukro avec tous ses dignitaires ; les autres dignitaires et maîtres-chanteurs se sont volatilisés dans la nature pour échapper au châtiment du Peuple souverain, le même qui leur avait prévenu de ne pas toucher à sa Constitution.

Les camarades membres de la fameuse commission mise en place par le Bureau Politique, soyez lucides, impartiaux, républicains et patriotes. Et, pensez à vos noms de familles qui engagent tous vos proches parents et postérité. Le Peuple connaît tous vos immeubles, vos maîtresses, vos activités économiques…

Camarades COUSSOU-MAVOUNGOU, Ferdinand SABAYE, Charles Zacharie BOWAO, pendant que vous méritez encore que l’on vous appelle camarades, n’oubliez pas que vous êtes des jeunes cadres compétents dans vos domaines respectifs. Vos mains sont encore propres, ne les salissez donc pas à l’autel de l’éphémère et du saut vers l’inconnu. Aujourd’hui au Burkina les jeunes cadres qui se sont laissés embarquer les yeux fermés par Blaise, sont désormais sans repères dans la nature.

SABAYE, le Président SASSOU ne vous a jamais fait Ministre malgré votre fidélité et votre compétence. Il a préféré des « Traîtres » notoires comme les Moungalla, Mabiala, Maboundou, même Kimpouni et autres transfuges. Ce n’est pas le bon moment pour vous d’aller dans un Gouvernement de « suicide collectif ». N’oubliez pas que même le TITANIC avait eu quelques 1500 survivants.

Attention, Le Peuple seul détenteur du Pouvoir vous regardera sans désemparer jusqu’en 2016 ;car l’Histoire du Congo nous enseigne que notre Digne Peule, le Peuple Congolais n’a pas attendu le printemps burkinabé pour prendre conscience , il avait déjà par le passé, chassé , par le biais d’ insurrections YOULOU (1963), MASSAMBA-DEBAT(1968), YHOMBI OPANGAULT(1979) ; et même SASSOU NGUESSO a eu droit à ses frémissements insurrectionnels avec la gigantesque grève des syndicats en 1990 qui engendra la Conférence Nationale Souveraine. Puis ipso facto, son départ en 1992 avec seulement près de 17% de Congolais favorables à lui.

Pierre MABIALA, Bienvenu OKIEMI et Justin KOUMBA, les trois maîtres- chanteurs, n’ont cessé de nous fredonner que le changement de la Constitution dont ils parlent, est une aspiration du Peuple Congolais. Blaise COMPAORE chantait le même refrain jusqu’au jour où il a été chassé par le « même » Peuple Burkinabé. Il n’a même pas osé quitter le Burkina sous les yeux curieux du même Peuple qu’il disait acquis à 100%, à sa modification « incivique » de la Constitution.

Tous les membres du Bureau Politique et même ceux du Comité Central doivent prendre avec « philosophie » les réactions du Peuple lors des obsèques de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA et de Willy MATSANGA.
Comme quoi, on ne peut pas tromper tout le Peuple tout le Temps, et surtout après 32 ans de pouvoir sans partage, dans l’écrasement et l’humiliation du Peuple.

Lorsqu’on a géré 50.000 milliards de F CFA sans résultats probants pour le Bien être des Congolais, quel est ce membre du Bureau Politique qui peut s’engager vers une décision « hasardeuse » et « aventurière » de changer la Constitution pour permettre à un seul individu de gérer 100.000 milliards de FCFA, pour son bonheur personnel et celui de sa seule famille ?

Alors, pendant qu’il est encore temps, pour votre intérêt et celui de votre famille, mettez vous en quarantaine volontaire avant que le virus d’Ebola Politique qui vous guette, ne vous frappe irrémédiablement.

Bravo au Camarade André OKOMBI SALISSA qui était le « premier » poids lourd du PCT, tel un visionnaire, qui avait déjà dit « haut et fort » son opposition de principe au changement de la Constitution, avec entre autre ses célèbres déclarations : « Par la force des idées et le courage d’agir. Dans l’histoire, les idées ont fait trembler des empires. Victor Hugo disait que personne ne peut rien contre une idée dont l’heure est venue. Nous sommes à la fin d’un cycle de l’histoire. Une nouvelle page va s’ouvrir. Ceux qui ne le comprennent pas, ou ne l’acceptent pas, sont dépassés et seront retournés avec la page. Il y a une masse de jeunes qui attend qu’on leur propose un avenir. Ils attendent depuis longtemps, certains sont entrés dans la quarantaine ou la cinquantaine sans n’avoir rien eu. Ceux qui les suivent ont peur de l’avenir parce qu’ils n’ont rien sur quoi s’accrocher. Ils sont tous impatients. », et aussi : « Je crois, cependant, que le débat sur la succession du Président SASSOU NGUESSO est inéluctable, il s’imposera même à ceux qui veulent nier la finitude de l’humain. La Constitution actuelle du Congo fait que le Président SASSOU ne pourra plus se représenter à la fonction suprême de l’Etat. C’est un fait avec lequel notre parti doit faire. Il ne faut pas chercher à tromper l’Histoire. La seule vraie question, de mon point de vue, pour tous ceux qui ont accompagné le Président SASSOU dans sa longue vie politique, est de mettre un cadre pour lui éviter un faux pat sur le dernier virage. Il faille mettre toute notre expérience politique à profit et mobiliser toutes les ressources pour consolider son Legs à la Nation. Vouloir biaiser avec l’évidence de la fin d’un cycle de l’histoire, c’est prendre des risques inutiles, pour lui-même, et pour le Pays. Le Pays est, actuellement, stable, c’est, déjà, un très bel héritage, sur lequel il faut construire. On est, parfois, plus grand par la façon de quitter le pouvoir que par la façon d’y accéder. Mandela avait réussi les deux. C’est un Grand Homme. ». Ces deux déclarations du Camarade André OKOMBI SALISSA qui datent de plus d’une année, touchent le vif du sujet aujourd’hui.

Ces réflexions Okombistes prouvent qu’au sein du PCT, il y a aussi des démocrates, il faille pour eux ménager une voie de « Sortie Honorable » à leur Très Cher camarade Président, fidèle continuateur de l’œuvre de l’immortel Marien NGOUABI ; car le Ngouabisme se conjugue avec le Patriotisme, l’attachement à la République et à l’Unité Nationale. Le Ngouabisme est radicalement contre les velléités de Monarchie, chers camarades, faisons Honneur au « Fondateur du PCT », le Président Marien NGOUABI.

SOURCE : http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=4768

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:24
Fin de règne : les escapades du dictateur congolais se terminent sur la tombe de son ancien ennemi et allié Bernard Kolélas

info@mccdcongo.com

Annoncé depuis plusieurs jours à Paris pour un voyage de dernier désespoir diplomatique et de lobbying, le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso dont la chute est plus que jamais éminente, a finalement décidé de mettre fin à son escapade en allant ironiquement se recueillir et déposer une gerbe de fleurs le jeudi 13 novembre 2014 sur la tombe de son ancien ennemi et allié, Bernard Kolélas.

S’il y a l’une des qualités que l’on reconnait du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso, c’est sa capacité de changer, en peu de temps et sans difficulté, d’attitude et de comportement en passant « de bourreau à ami » de ses victimes, comme un batracien qui mue et s’adapte à tout climat. C’est peut-être l’une des raisons l’ayant conduit à se surnommer « Cobra ». Et nombreuses de ses victimes en ont d’ailleurs fait les frais.

En allant ironiquement déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l’homme dont il avait menacé de tirer l’avion qui allait l’embarquer, le dictateur congolais veut montrer au clan de Bernard Kolélas que même mort, ce dernier compte toujours parmi ses faux amis qu’il peut utiliser pour satisfaire ses besoins et ses caprices.

Mais ce que le dictateur congolais oublie c’est que, comme en 1990 lorsque le peuple congolais lui exigeait la conférence nationale souveraine, malgré ses multiples nuits passées sur les tombes de ses victimes, le même peuple lui exigera le départ, malgré ses apparitions qui certainement se multiplieront, sur des tombes de certaines de ses victimes.

Croit-il vraiment que les enfants Kolélas dont le papa avait clairement qualifié son ancien allié de l’URD-PCT de « diable avec sa longue queue », pourraient-ils vraiment oublier toutes les souffrances qu’ils ont vécues en exil avec une maman ne supportant pas les différents et changeants climats du Mali et de la France ?

Les enfants Kolélas qui bien que recevant des miettes tout en étant méprisés pourraient-ils oublier que « leur retour au pays avait été obtenu au prix de leur humiliation par un dictateur inhumain faisant du chantage à leur père qui avait dans ses bras, le corps de la femme de toute sa vie et mère de ses enfants » ? Même s’ils avaient pardonné par manque de choix, ses enfants oublieront-ils, le chantage subit de la part d’un dictateur sans pitié, pour obtenir après un long refus l’établissement d’un passeport congolais permettant ainsi à leur maman chérie (paix à son âme) d’être évacuée du Mali en France pour bénéficier des soins médicaux ?

Denis Sassou Nguesso réalise-t-il que les enfants Kolélas et les militants du Mcddi, sont bien conscients qu’ils auront beaucoup plus à gagner dans un Congo démocratique que dans un Etat policé et dictatorial dont le général d’armées et ses sbires sont les seuls maitres ?

Qu’à cela ne tienne, la fin d’escapade du dictateur Denis Sassou Nguesso sur la tombe de son ancienne victime qui le traitait de « Diable ayant une longue queue » est un signal de plus d’un homme aux abois, faisant désespéramment et par pratiques secto-maléfiques, confiance aux morts.

Que le despote Denis Sassou Nguesso et ses laquais le notent et le comprennent pour toujours : « ni des morts, ni des lobbies françafricains ne pourraient le défaire du piège pacifique et populaire dans lequel il s’est pris ». Et surtout pas la dépouille de Bernard Kolélas.

Puisse la terre être toujours légère à Bernard Kolélas et son âme se reposer en paix, qui ne devrait pas être perturbée par la longue queue du diable.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:40
[Congo-Brazzaville] Que sont les lois sans les moeurs, que sont les moeurs sans les lois ?

par Marcel Abigna -

Cette question lancinante d’Horace est l’une des questions fondamentales que doivent se poser nos élites surtout ceux des partisans du changement de la constitution ; les mœurs de la vie politique congolaise sont les plus rétrogrades quand on analyse en profondeur les travers que les congolais ont connu ; trois guerres civils, plus sept coups d’états, treize constitutions dont six en régimes d’exception, sans parler de crimes économiques ; comme on peut le constater la situation est d’une telle gravité que l’opposition a raison de solliciter auprès du pouvoir la mise à plat de tous ses maux.

C’est pourquoi dans les débats qui secouent notre pays les partisans du changement de la constitution font semblant de ne pas scruter en profondeur les arguments de l’opposition, des Assises Nationales, et ceux de la société civile qui sont d’une pertinence inouïe car ils oublient un peu trop vite notre passé commun, en un mot notre histoire.

A ceux qui ont la mémoire courte Karl Max dans sa grille de lecture nous le rappelle à juste titre que l’on connait les hommes par leurs pratiques sociales et leurs actes ; les vestiges de la culture du parti unique sont encore présents dans nos mémoires et dans nos esprits ; on se rappellera des faux procès contre Tchystère Tchicaya, Yombi Opangault, les tueries sommaires de Kibouala Kaya et bien d’autres, les arrestations arbitraires, les empoisonnements et autres pratiques d’un passé communiste jamais révolu.

Aussi une notre grille de lecture c’est celle des pères de la psychanalyse, qui, dans l’étude de la psychologie des profondeurs arrivent à déceler en nous nos déviances cachées, nos perversions, notre moi ; c’est ainsi que Freud, Nietzche, Karl Yung, nous aident à identifier la part cacher des comportements de nos hommes politiques, une chose est sûre c’est que nous avons identifié en plus de 30 ans de vie politique plusieurs maladies infantiles des hommes politiques congolais : c’est l’instinct de domination, l’instinct de conservation, l’égocentrisme, l’opportunisme, le mensonge, le narcissisme, la manducation, etc…

A la lumière de ces deux grilles on peut observer que les premières républiques postindépendance avaient plus de mérite, de vertu, que celles de l’ère du parti unique. La constance la plus courante des hommes politique congolais c’est celle de la régulation de la vie politique par la violence. Combien des hommes et des femmes sont morts par l’instinct de domination des uns et par l’instinct de la conservation du pouvoir.

L’autre grande faute enracinée dans nos mœurs c’est celle du non-respect de la norme et des règles communément admises; le pouvoir en place ne respecte pas les valeurs et les principes qui régissent toute démocratie ; plus grave les valeurs et les principes que lui-même s’est donné et qui sont contenus dans sa propre constitution à savoir la liberté, l’unité nationale, l’égalité, la justice.

Ces valeurs ne sont pas respectées au Congo ; en témoigne les récentes expéditions punitives contre Tsourou, maitre Malonga, Mpouele, Mankelé, et les membres de l’opposition congolaise dont Clément Miérassa et bien d’autres ; ces méthodes et ces habitudes ont toujours été celles du système en place : la régulation de la vie politique par la violence, le mensonge, la pensée unique, en un mot un système sans fondement moral. Les conséquences d’une telle vie politique sont multiples, c’est ce que l’opposition appelle crise multidimensionnelle.

Commençons par l’une des plaies des mœurs politiques congolaises c’est la politique politicienne dont le trait dominant est la politique d’arrangement, de combinaisons obscures, et autres artifices ; en effet nul n’ignore que hier le socle commun de la vie politique s’articulait autour des idéologies ; l’idéologie d’inspiration communiste, d’inspiration capitaliste, d’inspiration socialiste, d’inspiration social-démocrate ; les uns et les autres se regroupaient et tissaient des alliances en fonction du rapprochement de leurs valeurs ; et les acteurs s’affrontaient et se mouvaient selon qu’ils appartenaient à tel ou tel camp ; aujourd’hui au Congo les affrontement ne s’organisent plus sur les questions d’ordre idéologiques mais sur la question de savoir qui va contrôler au mieux le pouvoir d’Etat pour assouvir ses besoins et ceux de son clan et son groupe ethnique.

Une autre dimension des mœurs politiques congolaises c’est celle de la possession des biens matériels, car depuis l’aube des temps les responsables politiques congolais ont toujours pensé que la vie politique se résumerait pour eux dans l’enrichissement et dans la possession des biens matériels ce dans l’intérêt d’entretenir leur être biologique et de jouir des plaisirs des sens ; vivant dans une telle obsession ils sont sous l’emprise de la manducation c’est-à-dire la gourmandise qui est l’excès du boire et du manger ; or l’excès du boire et du manger ; c’est le sensualisme usurpant la place du spiritualisme ; c’est la chair victorieuse dans sa lutte contre l’esprit ; et pour y parvenir à cette fin les responsables politiques congolais ont pris en otage l’Etat et y ont fait de la fonction politique une fonction d’enrichissement afin de leur garantir le bien être.

Une des plus grandes faiblesses des mœurs politiques congolaises c’est la faiblesse d’ordre éthique, l’un des plus grands philosophes Athéniens Aristote qui a le plus penser la politique définit celle-ci comme une science du comportement dans la cité ; d’où l’importance qu’il a accordé aux vertus qui sont les rayons de lumière qui doivent éclairer ceux qui ont la prétention de pouvoir gouverner les autres. Aristote et son maitre Platon ont d’ailleurs classifié les vertus entre celles qui élèvent l’homme et les qualités qui abaissent l’homme ; au Congo les hommes politiques ont plus brillé par les qualités qui abaissent, telles, la haine, l’orgueil, l’intolérance, l’intempérance, la lâcheté, etc.…on comprend bien pourquoi le Congo est en manque des grands hommes d’Etat.

Soulignons aussi l’autre grand mal qui mine la société congolaise qui est la corruption. Aujourd’hui notre république est parmi la plus corrompue au monde, elle a atteint toutes les couches sociales ; en effet lorsque la république est corrompue, c’est-à-dire altérée, elle est rendue autre, elle n’est plus elle-même, elle est morte. Montesquieu dans l’esprit des lois disait qu’il faut obliger l’homme politique « d’avoir la vertu politique en république car elle concerne ceux qui ont charge l’Etat, pour qu’ils ne se mettent pas à le piller aussi, que les citoyens pour qu’ils ne préfèrent pas à sacrifier la rigueur indispensable au bien commun au profit de leurs commodités personnelles, sinon la république est une dépouille et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques-uns ».

Après les indépendances la morale du pays élevait au pouvoir des hommes éminents surtout des hommes qui gardaient et observaient les mœurs de nos ancêtres et celles reçues de l’ordre colonial qui mettaient l’accent sur certaines vertus civiques telles l’honnêteté, le respect, la sobriété, la loyauté, l’effort dans le travail etc.…

Pour terminer notre propos on peut dire que le maintien de la concorde nationale n’est pas possible sans justice, car la justice est l’une des vertu cardinale de la bonne gouvernance de la république, or s’il n’ y a pas de droit sans justice, le droit n’incarne pas à lui seul la justice, la justice est une vertu publique, elle nécessite des hommes justes pour l’incarner dans leurs mœurs c’est-à-dire dans leurs manières d’êtres ; Machiavel nous montre avec une clairvoyance inouïe le rapport entre république et vertu publique qui rejoint d’ailleurs l’interrogation d’Horace, Machiavel écrit que « de même que les bonnes mœurs, pour se conserver, ont besoin des lois, et les lois, pour être observées, ont besoin des bonnes mœurs ». Les bonnes lois sont insuffisantes seules, il faut des bons gouvernants vertueux qui ont une haute idée du Bien et de l’intérêt général pour qu’ils puissent les observer.

On est en droit de se poser la question de savoir si la république du Congo Brazzaville ne ressemble pas à la république romaine avant sa chute ; c’est ce qui fait dire à Cicéron que les causes principales de la chute de Rome ce sont les vices, l’injustice, la corruption, en un mot l’immoralité des romains.

Le philosophe Sénèque précepteur de Néron n’avait pas tardé de faire ce constat amer sur la république de Rome, il déclare : « ce ne sont point les barbares qui ont détruit l’empire romain, ce sont les vices qui ont vaincu les triomphateurs du monde et tout ce que la vertu avait élevé s’écroula par les excès » ; Juvénal n’est pas en reste quand il déclare que : « l’univers asservi par les romains réclamait des vengeurs ; c’est la corruption, plus formidable que les armes qui s’est chargée de cette exécution. Tous les crimes, toutes les scélératesses ont fondu sur nous depuis que Rome a perdu sa pauvreté ; le luxe et les richesses ont brisé notre puissance »

Ce dont le peuple congolais redoute et reproche au pouvoir c’est de revivre pendant plus de 5 ans dans ce système faite de violence, de la corruption, du mensonge, du manque de liberté, d’intrigue, d’immoralité, d’injustice, de la police politique, d’intolérance, d’arrogance, du manque de respect des autres bref, on connait le lourd tribu que cela nous a couté alors faisons nôtre cette réflexion d’un politique italien du 18è siècle qui disait : « les nations vivent des qualités et des vertus de leurs hommes politiques ; elles meurent de leurs défauts, de leurs fautes, et de leurs crimes ». Que le peuple congolais nous donne ces nouveaux hommes et ces nouvelles femmes imbues des hautes vertus morales et spirituelles pour que le Congo Brazzaville retrouve sa beauté première qui a fait de notre pays le haut lieu de la liberté.

Marcel ABIGNA.

(Source : congo-liberty.com)

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Marcel Abigna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:24
(Congo-Brazzaville) Industrialisation du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan, par Référendum Supranational d’Auto-Détermination


Avant-propos

« Cet article est destiné à la nouvelle génération politique pour qu’elle sache d’où elle vient et où elle doit mener le Congo, héritage de nos Pères-Fondateurs, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle légué le 28 Novembre 1958.

Trop de sang a été versé. Trop de sacrifices ont été consentis pour une “Unité et une Indivisibilité“ introuvables.

Aussi, il est temps de tourner cette page sombre de notre Histoire. Il est temps de CONSTRUIRE l’avenir avec Sérénité, Enthousiasme et Ferveur.

C’est ainsi que nous pourrons rendre HONNEUR à toutes nos Victimes Innocentes. Nos Martyrs.

Rien n’est impossible à l’Homme déterminé.

Mon objectif fondamental dans le combat politique que je mène depuis plus de 30 ANS est L’INDUSTRIALISATION du Congo qui est le Sud Congo par l’instauration de la démocratie et que le Congo, cette République de nos Pères-Fondateurs, devienne une Nation dans tout le sens du terme en tant qu’Etat dans ses dimensions sociales, économiques et politiques en vue de la création du Marché des Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Surtout, n’oubliez pas, n’oubliez jamais que nous sommes tous le produit de notre passé, et je le souhaite, les visionnaires de notre avenir ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 (Salons Hoche, Paris)

Aux populations du Sud Congo : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, se laisser coloniser, accepter la discrimination, être les esclaves... « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Verset du DIKTAT de Théophile OBENGA, 2001).Pourquoi le Référendum d’Auto-détermination ?Permettre aux « AUTRES », Ceux du SUD CONGO, de se prononcer par OUI ou NON s’ils veulent vivre avec Ceux de l’au-delà Nord-Léfini, les Mbochi d’Oyo. Pour ne pas se laisser duper par le faux débat de la modification de la Constitution et d’un Congo qui serait Un et Indivisible, Sassou ou un Autre du Nord, c’est du pareil au même pour le Sud Congo, pour continuer Asservissement et Pauvreté !

Pour un débat serein et constructif :

28 novembre 1958.

La République dite “Une et Indivisible” n’est autre que la République Sud Moyen-Congo, c’est-à-dire les Territoire Sud Moyen Congo transformés en République du Congo Une et Indivisible, en étant jamais que la République Sud Congo, par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 siégeant à Pointe-Noire et que les députés du MSA de Jacques Opangault ont boycottée.

De ce fait l’au-delà Nord-Léfini, désigné sous le vocable Nord Moyen-Congo n’a jamais fait partie de la République Une et Indivisible du Congo parce que ses représentants de l’époque n’ont jamais validé leur adhésion à la République Une et Indivisible du Congo en ayant transféré son siège à Mfoa.

2001.

Sassou insuffle et Théophile Obenga décode les versets de leur DIKTAT aux « AUTRES » : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, accepter la discrimination, la ségrégation, se laisser coloniser, subir l’esclavage pour toujours du pouvoir Mbochi d’Oyo à l’issue des “hostilités criminellesde Denis SASSOU ayant conduit au génocide des Kongo, conséquences de ces termes : « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition » (dixit son livre « Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition » Ed. L’Harmattan, 2001).

14 avril 2014.

Constatant l’état de fait que le Peuple du Congo est ad vitam aeternam dans une prison à ciel ouvert, Neuf (9) Représentants du SUD CONGO signent et scellent à PARIS, Terre de la Patrie des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’Etat du SUD CONGO en vue de protéger le génome des Kongo menacé d’extermination par la politique génocidaire des Mbochi d’Oyo.

30 avril 2014.

Réception par les Nations-Unies (ONU) de la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo, lesquelles par leur accusé prennent acte de l’état de fait en entérinant l’existence de l’Etat Sud Congo dont les Neuf Signataires demandent un Référendum d’Auto-détermination au Nom du droit inaliénable à l’Auto-détermination des Peuples sous l’Egide de l’ONU pour laisser la liberté du choix du Peuple du Sud Congo de se déterminer en son âme et conscience.

12 août 2014.

Denis SASSOU confirme le génocide des Kongo : 750 000 personnes du Sud Congo manquent à l’appel, 353 jeunes gens disparus du Beach,350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC, charniers de Mbanza-Ndounga et de Kibouende entre autres ; Sassou entérine la vassalité des « AUTRES » : sur 54 généraux de l'armée, 90% sont du Nord, dont 65% sont de la Cuvette (une seule région), sur 500 étudiants envoyés à Cuba pour les études de médecine, 400 sont du Nord, sur 84 personnes envoyées à l'étranger pour la gestion du port de Pointe-Noire en 2004, seuls 4 étaient du Sud, des membres du CDRC sont jetés en prison pour avoir exigé un gouvernement d’union nationale, une manière de faire comprendre aux « AUTRES » qu’un esclave n’a rien à exiger, en ces termes : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message sur l’état de la Nation du 12 août 2014, sous-entendu du Nord Congo).

Certains ressortissants du Sud Congo, comme ceux nombreux au Nord du Sud Congo, disent que le Congo est, et doit demeurer, un pays uni et indivisible, alors qu’il n’a jamais été unifié par la simple désertion de ses 22 représentants du Nord Léfini le 28 novembre 1958 pour ne pas élire Fulbert Youlou.

Mais pour autant, en y regardant de plus près, en les écoutant, en les lisant dans leurs libres propos, par un raisonnement inintelligible à leur propre entendement, les uns et les autres ne se reconnaissent plus dans leurs propres régions, leurs tribus et leurs ethnies que dans ce Congo qu'ils proclament, haut et fort, uni et indivisible, ce qui est vrai du point de vue du Sud Congo parce qu’étant originellement que d’obédience Kongo de la Léfini à l’Océan, Sud Congo qui a bien réalisé depuis 1958 sa conversion en République Une et Indivisible, ce qui n’est pas le cas au Nord de la Léfini balkanisé en nombre d’ethnies originelles. En notant que les Mbochi ne se sont installés en Cuvette, près d’Oyo, et vers Ollombo en Plateaux, que vers 1850, venant en migration depuis la Région des Grands Lacs de l’Afrique Orientale. En nous connaissant, nous pourrons bâtir des partenariats viables dans le respect mutuel. Aussi, connaissons mieux nos Sœurs et Frères du Nord pour construire ensemble deux Etats souverains à l’image de la TCHECO-SOLOVAQUIE. C'est un fait indiscutable.

A y regarder de près, la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo du 14 avril 2014 n’est pas une création de l’Etat Sud Congo puisque tout le Sud est de fait transformé en République par ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou et Félix Tchicaya le 28 novembre 1958. C’est de fait le rejet même du Nord Moyen Congo des instances de la République de Fulbert Youlou et Tchicaya, un rejet de la demande pressante qui leur fut faite par le Président Charles de Gaulle en 1958, un rejet motivé par les exactions génocidaires du Nord, la spoliation du Sud, le piratage des devises.

Dans nos publications et dans les débats initiés en d'autres lieux comme sur les réseaux sociaux, nous n’avons de cesse que de rappeler l'Histoire de nos indépendances, la scission de fait opérée le 28 Novembre 1958 par les députés du MSA, députés du Nord Moyen-Congo hostiles à l’unité et l’indivision avec les Kongo du Sud Congo, aujourd'hui si sournoisement chères aux ressortissants Nord du Sud Congo. Nous avons rappelé les exactions sur les Hommes, le cheptel, les arbres fruitiers, l’environnement, la spoliation des richesses, la déshumanisation, la vassalisation culturelle, la domination rampante et effective ; mais aussi les crimes par trop nombreux commis par ceux du Nord sur ceux du Sud par leurs actes de génocide.

C'est ce débat-là, le nôtre, que M. Marion Michel Madzimba Ehouango (professeur de droit dans son état) reprend en ces termes, via BrazzaNews, le 14 octobre à 15:34 analysant la pertinence qu’il pense absurde du référendum du Sud Congo :

"Humm. ... Si Mr. Sassou estime que le peuple peut décider de tout... Pourquoi pas ? Voilà que, le poursuivant dans la philosophie de l'absurde, Modeste Boukadia invite le président à franchir le Rubicon... Dans notre système constitutionnel le recours au référendum est bien encadré. Le seul référendum évoqué est celui concernant la loi organique... La constitution ne prévoit pas le référendum pour abroger le texte fondamental, ni pour diviser le pays... Ceux qui considèrent que le Président de la République a le droit de changer la constitution (parce que "vox populi, vox dei...") doivent également considérer comme possible l'aventure "boukadienne"... Quand on ouvre la boîte de pandore, on doit être capable d'en assumer les conséquences. Moi je voterai contre la partition, tout comme je voterai contre le changement de la Constitution... Heureusement que les deux hypothèses sont, toutes les deux, aussi absurdes que dangereuses. Merci à mon frère Modeste, de toujours nous rappeler cette dangereuse absurdité."

HYPERLINK "https://www.facebook.com/marionmichelm/posts/794343390607971?comment_id=797664726942504¬if_t=like"

« Mon cher frère Marion du Nord Sangha, l’on voit bien les effets de manche de votre rhétorique consistant à asséner une affirmation non démontrée, considérée évidente pour le quidam, à savoir la philosophie de l’absurde comme maître mot caractérisant Sassou et moi-même. De la manière dont vous présentez la situation, il apparaît que vous en être un redoutable adepte. Et puis, mon frère Marion, ce ne n’est pas à Sassou d’estimer ou pas si le Peuple peut décider tout ; c’est toujours Lui en cas de crise qui décide parce qu’il paie le plus souvent le prix du sang ; allez demander à Compaoré ce qu’il en pense, voire à Ben Ali en Tunisie ou à Moubarak en Egypte !

Cela est d’autant plus piquant qu’en mathématique existe la méthode de raisonnement par l’absurde consistant à supposer une affirmation vraie et à montrer qu’on aboutirait à l’absurde par l’existence simultanée impossible du contraire au moyen d’une suite de déductions logiques. Cela ne constitue pas en soi une philosophie, désolé de vous le rappeler, cher frère Marion. Il va vous falloir maintenant bien définir ce que vous entendez par une philosophie absurde dont vous affublez les autres pour tenter de les discréditer et de les ridiculiser, vous présentant en mentor.

Il vous faut répondre explicitement en quoi est absurde le souhait du Référendum de Sassou sur le changement de Sa Constitution qu’il a établie lui-même en 2002 cinq ans après avoir envahi par ses milices cobras tout le Sud Congo, ex-Territoire Sud Moyen Congo muté en République ? Mais il vous faudra alors montrer comment le Nord Moyen-Congo n’a en définitive que jouer le squatter et l’envahisseur du Sud Congo en n’ayant jamais voté ses propres mutations restant en quelque sorte colonie de la France, en étant le seul Pays d’Afrique à ne pas avoir transformé ses Assemblées Territoriales, en ayant mené un génocide programmé le menant au banc du Monde.

Réfléchissez bien, mon cher frère Marion, qui est dans l’absurdité ? De quel côté est la force du raisonnement institutionnel et diplomatique ? Qui s’est mis en difficulté en faisant la politique de l’autruche en acceptant voire en participant de façon active aux génocides programmés ? Sur le plan de la rhétorique historique, notre démarche est fondée, cela d’autant plus à bien y réfléchir que c’est la seule, celle que nous proposons, pour rétablir des rapports distants et courtois. »

Au regard de nombreuses interpellations, nous avons répondu le 20 octobre, 18:12, ce qui suit : « Dans le débat qui a été lancé sur les réseaux sociaux par notre publication du 12 octobre 2014 – Référendum de partition pour le Sud Congo - ressort plusieurs éléments. Il est important que chacun ait en mémoire les propos du conseiller de M. Sassou, Théophile Obenga en 2001, qui traduisent clairement que les « AUTRES » devaient se soumettre, rappelant d'abord ses propos : « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (sic !), alors que les massacres des Civils, Enfants, Femmes, Hommes, perpétrés au Sud Congo, étaient en cours depuis 1997, ce qui n’a rien de prémonitoire puisque Théophile Obenga ne faisait que rapporter l’odieux génocide perpétré selon un strict programme des commandos de la mort.

Il nous faut entendre, quand Théophile Obenga parle, que c’est Denis Sassou lui-même qui va s’exprimant, sinon Théophile Obenga n’aurait pas été autorisé voire contraint de l’écrire. Il nous faut sculpter ces paroles dans le marbre afin que personne ne puisse, plus tard, les contester, tout en remarquant qu’elles n’ont jamais été contestées, bien que très explicites. Que Théophile Obenga puisse ainsi écrire suggère qu’il considérait que le génocide était d’une telle ampleur qu’il n’y aurait plus un Kongo pour le lire et que personne n’irait dénicher ses écrits uniquement à usage interne pour « les Humanistes du Nord Léfini » et la postérité de leurs descendants.

Cela induisait d’emblée une acceptation volontaire de la servitude. C’est écrit. Personne n’avait contesté. Le Nord devenait ipso facto le Mentor incontesté du Sud : “Oko montre l’océan à Taty” (manuel scolaire édité par le PCT). Un nordiste où il n’y a pas l’Océan qui le montre à Taty, né et grandi au bord de l’Océan. Des petites choses simples, mais qui traduisent bien la pensée profonde des envahisseurs nordistes.

Cela étant dit, je m'attarderais ici volontiers à clarifier les positions qui sont les nôtres, à répondre aux interventions me paraissant pertinentes et laissant les invectives à leurs auteurs.

Par volonté délibérée de démocratie, les Neuf Signataires de la Requête d’Indépendance du Sud Congo, faite à l’ONU le 30 avril 2014, laissent le choix à l’ensemble des citoyens du Sud Congo, et seulement à ceux du Sud Congo, afin que chacune et chacun se détermine par OUI ou par Non au moyen d’un Référendum d'Auto-détermination à organiser sous l’Egide de l’ONU sur une question simple style : « Êtes-vous d'accord pour que la république SUD CONGO initiée par Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, le 28 novembre 1958, soit un sujet de droit international ? »,une question analogue que posèrent les Autorités Tatares en organisant le 21 mars 1992 leur propre référendum d’auto-détermination pour se libérer de la tutelle soviétique de Moscou, à savoir :« Êtes-vous d'accord pour que la république tatare soit un sujet de droit international ? »

Le recours à l’ONU est bien entendu le seul gage de confiance pour organiser à la fois le recensement et le déroulement du Référendum d’Auto-détermination dans la transparence.

L’objectif de l’Etat Sud Congo, existant depuis le 28 novembre 1958 par la volonté de ses Pères, Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, est de rappeler son existence depuis cette date et de vivre catégoriquement depuis le 30 avril 2014 sans les Territoires Nord Moyen Congo alias Nord-Léfini (comme je l’avais explicité lors du Meeting du 29 juin 2013 à la Place de la gare de Tié-Tié, Pointe-Noire) qui lui avait été rattaché pour répondre favorablement à la demande faite par le Président Charles de Gaulle à Fulbert Youlou et Félix Tchicaya d’accepter le Nord Moyen-Congo en une même entité internationale sur promesse de devenir un « sujet de droit international » à court terme.

Le motif de ne plus vivre avec les Territoires Moyen Congo, tout en conservant des relations d’amitiés, est clair : permettre l'émergence du Sud Congo marginalisé, spolié, avili, massacré, asservi, avec l'approbation tacite sinon complice des populations du Nord dont une partie n’hésite pas à encourager Sassou par cette phrase qui traduit très clairement leur état d’esprit : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou, tue-les bien ! Extermine-les bien, pour qu’on ne parle plus jamais d’eux ! » Des faits incontestables effectivement par le génocide pratiqué de 1997 à 2005 !

Sur la méconnaissance du Droit International : Dans les quelques interventions pertinentes lues çà et là, il apparaît, par gradation, que la mesure de notre démarche est caricaturée jusque dans ces implications concrètes. Il se fait un amalgame savamment distillé arbitrairement par certains apôtres du droit mettant en parallèle le fait référendaire pour le changement de la Constitution, qui relève du droit interne à chaque Etat, en l’occurrence celui du Nord Congo de Sassou jamais muté en République en étant resté colonie de la France, et le Référendum d'Auto-détermination au Sud Congo muté en République le 28 novembre 1958 ; donc, des confusions patentes entre la constitutionnalité nationale et le droit international entre Etats, entre Nord-Léfini et Sud Congo.

Sur la proclamation de l'Etat du Sud Congo qui existe depuis le 28 novembre 1958 : Le but ultime de l’Etat SUD CONGO est la protection de la vie des « AUTRES » que sont les Nôtres de ces mouvements génocidaires encore en préparation que personne ne conteste. Le Référendum d’Auto-détermination a pour but de prendre l’avis de ses concitoyens du Sud afin de redonner à nos destins la part lui revenant de droit, cela dans la paix avec le consensus de l’ONU.

Sur le référendum d’Auto-détermination au Sud Congoqui n’a pour motif que faire entériner par une majorité du Peuple du Sud Congo de savoir s’il veut continuer de vivre ou non avec les Territoires Nord Léfini imposés par le Président de Gaulle.Il s’agit d’un acte politique fort pour revenir au strict vote du 28 novembre 1958 qui ne concerne que les citoyens du Sud Congo, étendant la citoyenneté à ceux ayant au moins un des parents, père ou mère, ayant la citoyenneté du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan.

Sur le processus référendaire initié par M. Sassou.S'agissant du référendum dont se prévaut le pouvoir Mbochi d’Oyo pour se perpétuer à lui-même et maintenir le SUD CONGO dans l’avilissement qui semble bien convenir à tous ceux de l’au-delà Nord-Léfini, il appartient à la constitution de cette République dite, à tort, “Une et Indivisible”, et à sa classe politique, d'en apprécier l'opportunité par un référendum sur le Nord. Mais Nous, nous n'en sommes plus là !

Au Sud Congo, nos ambitions sont d'un tout autre ordre. D'une toute autre nature. Nous avons à libérer un Peuple, le Peuple du SUD CONGO de la mainmise de prédateurs manipulateurs sans scrupules agissant en colonisateurs nordistes noirs sur le peuple noir Kongo du Sud Congo.

Au Sud Congo, Nous fondant sur l’acte de la Fondation de la République Sud Congo votée par les seuls 23 députés du Sud le 28 novembre 1958 avec la conversion de notre Assemblée Territoriale de Pointe-Noire en Assemblée de la République pour siéger à Mfoa, en l'état actuel, nous relevons de la seule autorité supranationale, les Nations-Unies (ONU), qui supplante de fait cette constitutionnalité interne, et qui n’est que la Constitution de l’envahisseur nordiste mise en place avec une faible participation en 2002, après cinq ans de transition dite flexible, en ayant aboli celle de 1992 votée par 92% des citoyens, et qui nous est imposée par la force de l’étranger nordiste.

Au Sud Congo, Nous refusons l’analyse d’un pays étranger, le Nord-Léfini resté étranger de son fait le 28 novembre 1958 par ses 22 députés MSA, dont Jacques Opangault lui-même, pays étranger qui fait sciemment la sourde oreille sur le droit international parce que tous au Nord savent que le droit est pour le Sud, et qu’ils ont commis l’erreur en 1958, confiant qu’ils étaient d’aller siéger tous à Bangui, mais qui en définitive se heurtèrent à la volonté du Président Charles de Gaulle pour qui, il fallait des Etats à Unir pour faire les Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Opposer constitutionnalité de la modification d’une Constitution par voie référendaire et référendum d’Auto-détermination relevant du droit international, c'est insulter l'intelligence de ses concitoyens que penser que des pays qui sont déjà fondés chacun sur une constitutionnalité n’incluent pas dans leurs textes fondamentaux fédéraux les conditions de leur séparation.

La partition, dans le cas du Sud Congo, résulte de constatations répétées de faits iniques sur un Peuple en danger. Les euphémismes juridiques nationaux, à ce stade, ne sont plus d'aucun recours car obsolètes. Je rappelle qu’il y va de la vie, de la vie des Enfants, des Femmes et des Hommes du Sud Congo vassalisés en esclaves que les cobras traitaient de « serpents ».

Pour ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, se rappeler que tous les députés des entités qui s’unissent à un moment donné en entité Une et Indivisible ont tous alors voté leur Union à l’Unanimité, ce qui n’est pas le cas du 28 novembre 1958 quand les députés Nord Moyen Congo (22 députés du MSA y compris Jacques Opangault) quittèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe Noire l’après-midi pour ne pas muter l’Assemblée Territoriale en Assemblée de la République et se voir imposer Fulbert Youlou par les 23 députés majoritaires du Sud Moyen Congo au nom de la démocratie, le Nord restant alors indéterminé.

Voilà pourquoi, l’on ne peut comparer le référendum de modification de la constitution nordiste imposée par les milices cobra de Sassou qui agit en envahisseur étranger au Sud Congo avec le Référendum d'Auto-détermination du Sud Congo que tous les signataires de la déclaration de la création de l'Etat du Sud CONGO proposent de façon démocratique à leurs concitoyens sous l’égide de l’ONU pour raison de génocide et de maltraitances avérés sans contestes possibles.

Les deux démarches ne sont pas au même niveau institutionnel ; confondre ces deux processus référendaires, que ceux qui nous interpellent à ce propos disent, nous disent, ce qu'ils savent de la répartition des devises entre régions, de la partialité dans les nominations au niveau national ; des exactions meurtrières dans le Sud Congo tout particulièrement dans le Pool depuis 1997 ?

Ceux du Nord, peuvent-ils dire ce qu'ont été leurs actions dans l'Unité et l'Indivisibilité pour arrêter ces mouvements génocidaires des milices cobras de Sassou ? Avaient-ils au moins perçu, entendu, les cris des Enfants, des Femmes et des Hommes que l'on persécutait en leur nom pour asseoir l'autorité, la suprématie du Nord sur le Sud ? Se trouvera-t-il, ne fut-ce qu’un d'entre eux, galvanisé par le pavlovien diptyque Unité-Indivisibilité pour répondre avec courage et avouer le honteux forfait ?

Nous attendons. Comment faire si ce n’est en réinitialisant le système au 28 novembre 1958 avec la création de deux Républiques, celle du Sud existant depuis, celle du Nord restant toujours en l’état de limbe puisque jamais leurs Institutions Territoriales ne se sont mutées !

Pour Nous au Sud Congo, au point de vue juridique existe véritablement une République Une et Indivisible qui est celle que l’on peut nommer de Youlou, de Tchicaya et Tchitchelle, nos Pères Fondateurs, qui ont bien muté le Territoire Sud-Moyen-Congo le 28 novembre 1958 et auxquels leur fut demander par Charles de Gaulle en août 1958 d’intégrer le Nord Moyen-Congo.

Donc, ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, c’est à cette République-là, de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle, qu’ils ont au cœur, et ils ont raison. Pour se libérer de l’envahisseur Mbochi d’Oyo qui a conquis notre pays par les milices cobras de Sassou. C’est pourquoi, il nous faut rejeter cet envahisseur par voie diplomatique en montrant leurs exactions et génocides. Ce sont des arguments juridiques irréfutables pour l’organisation par les Nations-Unies (ONU) d’un Référendum d’Auto-détermination qui ne relève que du droit supranational.

Même la France dans son 1er article stipule que : "la France est une république indivisible...", ce qui ne l'a pas empêchée d''autoriser la Nouvelle Calédonie à organiser un référendum d'auto-détermination par les accords de Nouméa de 1998, référendum prévu entre 2014 et 2018, tout en remarquant que la situation calédonienne est différente du Sud Congo puisque celui-ci est muté en République indépendante depuis le 28 novembre 1958 votée explicitement par tous les députés du Sud Congo et que le Référendum d’Auto-détermination demandé par les Signataires de la Requête à l’ONU le 30 avril 2014 se réduit à faire jouer sa souveraineté pour ne plus vivre avec le Nord Moyen-Congo que le Président Charles de Gaulle avait demandé d’intégrer en 1958 à la République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle. En contrepoint, ce rejet devient in fine paradoxalement la Création de la République Nord-Léfini.

MIEUX ENSEMBLE SI NOUS NOUS SEPARONSDerrière les calculs et les arrière-pensées dominateurs, enfin nous n'entendrons plus : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou tue-les, massacre-les, extermine-les pour qu’on ne parle plus d’eux ! »

Nous ne serons plus partagés et perplexes devant nos filles, nos fils, nos parents qui nous auront trahi pour un Maître sans égards ni considérations pour nous, ces "AUTRES" jusqu'à en être les ultimes bourreaux.

Nous ne nous attristerons plus de l'insalubrité de nos villes capitales, recevant aujourd'hui des subsides avec parcimonie contreparties de soumission et commisération.

Nous n'entendrons plus l'insidieux message de séparation dans le Peuple du Sud : qu'il paraitrait que ceux de la Bouenza s'opposeront à ceux du Pool ; que ceux du Niari en veulent secrètement à ceux de la Bouenza ; que ceux de la Lékoumou auraient fait allégeance à ceux au-delà de la Léfini ; et que le Kouilou deviendrait une principauté. Tout cela ce sont des balivernes au profit des mêmes !

Tout cela est du déjà vu, du déjà connu, par les divisions injectées entre Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat, le parallélisme entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas, la suspicion entre Jean-Pierre Thystère-Tchicaya et Bernard Kolélas, le conflit sans fondement entre les NIBOLEK et les TCHEK à l'actif de Sassou qui tirait les ficelles dans l'ombre. Des schémas éculés. Plus de TCHEK ni de NIBOLEK, plus de contradiction entre Kinkala et Boko. Il n’y a que la République SUD CONGO alias la dite République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle de 1958, de la Conférence Nationale Souveraine donnant la Constitution de 1992 approuvée par 92%.

Enfin, pour que le sujet soit complet, chacun d'entre nos Etats, sans en incriminer l'autre, n'aura qu'à se consacrer à la mise en œuvre de l’épanouissement de nos Etats respectifs par l’industrialisation, du Sud Congo déjà muté en République indépendante et du Nord du Sud Congo, à lui de choisir sa forme !

NOUS « AUTRES » assemblés en République Sud Congo devons être conscients que l’opposition à la modification de la Constitution qui s’exprime ici et là n’est qu’un LEURRE identique au sel que l’on donne aux moutons pour la docilité et suivre le Maître Sassou par le biais d’associations ou de mouvements voire l’opposition dite officielle. Tous sont d’accord sur un fait : le pouvoir restera au Nord coûte que-coûte. Denis Sassou procédera soit par voie de Congrès, soit par voie référendaire à la modification de SA CONSTITUTION, pour mieux coloniser le SUD CONGO. Pour ne pas subir le même sort qu’au Faso, SASSOU nommera à sa place son "homme de paille".

NOUS, FILLES ET FILS KONGO DU SUD CONGO, soyons prêts à exprimer notre volonté, à répondre par le Référendum d’Auto-détermination à organiser sous l’Egide des Nations-Unies pour une partition façon TCHECO-SLOVAQUIE où le Sud Congo ne fait que reprendre sa liberté et son autonomie qu’il avait signifiée le 28 novembre 1958 en votant la République de Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, République qui était d’abord celle de tout le Sud Congo du Peuple Kongo unis derrière ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle auxquels Charles de Gaulle demanda d’accepter le Nord-Léfini que maintenant nous rejetons !

C'est à l'aune de cette probable perte de pouvoir, et d'aisances matérielles pour le Nord-Léfini, auxquels les expose notre Référendum d'Auto-détermination qui a pour effet de les rejeter après les exactions subies par le Sud et les spoliations en tous genres, que nous voyons certains et nombre d’intellectuels du Nord tenir le discours lénifiant et fallacieux d’Unité et d’Indivision. Car ne vous y trompez pas, Peuple du Sud Congo, toute unité et indivisibilité vu de leur point de vue est de maintenir la colonisation Mbochi du Nord sur le Peuple Kongo du Sud Congo, tout en notant bien que c’est la première fois qu’un Peuple Noir va se libérer d’une colonisation Noire !

Nous sommes tous le produit de notre passé, je le souhaite, les visionnaires de notre avenir !

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 06 novembre 2014 – 09:46

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Modeste Boukadia - Sud-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Etat du Sud-Congo Sud-Congo
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 08:23
(Congo-Brazzaville) Scandale ! La presse invitée à ne plus faire de rapprochement avec la crise politique au Burkina Faso

« Le devoir des journalistes est de maintenir l’équilibre social d’un État ». C’est la quintessence de la communication du président du Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc) au Congo Brazza. Pourtant, Philippe Mvouo reproche aux médias congolais de faire des rapprochements qui risquent de plonger le pays dans le chaos. Il n’a pas manqué de rappeler le souvenir de la radio « Mille collines » au Rwanda.

Il a réuni les journalistes, les directeurs généraux et centraux des médias publics et privés ainsi que les associations œuvrant pour les droits de l’Homme et les médias, à qui il a demandé d’arrêter de faire des comparaisons entre la chute du président burkinabé, Blaise Comparoré, et la situation politique au Congo Brazza. Pour lui, les comparaisons sont malvenues, car les pays d’Afrique ne sauraient avoir la même histoire.

« Je suis donc venu vous dire que désormais j’attends de vous, comme le peuple congolais tout entier, que la presse s’affirme comme un puissant moyen de pression dans la défense de la paix et de la démocratie ; j’attends de la presse qu’elle soit un instrument d’information, de formation et d’éducation, j’attends de la presse, dans son ensemble, qu’elle change de comportement ; qu’elle traite l’information selon le code déontologique, selon les règles de l’art qui sont : la véracité, l’intégrité et l’impartialité ; j’attends des journalistes, qu’ils se comportent en citoyens responsables qui proscrivent le mensonge, la calomnie, la manipulation de l’opinion et tout propos qui incite à la haine et à la violence », a dit Philippe Mvouo.

Pourtant, il y a au moins une ressemblance entre le Burkina Faso et le Congo Brazzaville. Ici, le président s’obstinait à changer la constitution pour se maintenir au pouvoir. Là, le président Denis Sassou Nguesso ne s’est pas officielement prononcé, mais des tenors de la majorité plaident pour une révision constitutionnelle afin de permettre au président de se représenter pour un nouveau mandat en 2016.

PS : 12 nov 2014 : dans une première mouture de cette dépêche nous avions, par erreur, attribué cette intervention à la République démocratique du Congo. Nous prions nos lecteurs de nous en excuser. De son côté, le président Joseph Kabila ne s’est pas encore prononcé à ce jour sur ses intentions de révision ou non de la constitution.

Par Agence Ecofin

http://www.agenceecofin.com/regulation/1111-24209-rd-congo-la-presse-invitee-a-ne-plus-faire-de-rapprochement-avec-la-crise-politique-au-burkina-faso

http://letamtam-media.info/2014/11/14/congo-la-presse-invitee-a-ne-plus-faire-de-rapprochement-avec-la-crise-politique-au-burkina-faso/

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Cherie Mboula - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 18:45
(Congo-Brazzaville) Sassou candidat en 2016 ? Pas si vite !

Rien ne dit qu’il va remettre ça en 2016 -

L’homme tergiverse, ne dort presque pas, hésite. Se présentera ? Se présentera pas ? Là est la question. Jusque-ici les « mpilaologues » (pardon pour le néologisme) se perdaient en conjectures quant au sort qui attend le Congo à l’orée 2016. Mais maintenant qu’on peut lire entre les lignes, depuis qu’on peut décoder des attitudes, procéder à des analyses de contenu du discours, tendre l’oreille en direction de Washington, lorgner vers Paris, on peut faire le pronostic qu’il n’y aura peut-être pas rempilage.

Le beau Blaise

Echaudé par la crise burkinabé, Denis Sassou-Nguesso aurait, semble-t-il, changé de fusil d’épaule. Tout porterait à croire que ceux auprès desquels il aurait négocié sa sortie lui auraient assuré que si jamais il donnait la garantie que ni lui ni aucun de ses enfants et parents proches ne présentaient leur candidature pour lui succéder en 2016, il pourrait alors savourer une paisible vie après la longue vie politique qu’il a vécue à la tête de son pays.

On dirait que Sassou commence de moins en moins à croire qu’après lui c’est le déluge.

Le discours à la Nation

Remontons le temps : le 12 août dernier, devant les parlementaires, le thuriféraire Justin koumba prononce une phrase passée inaperçue :« Monsieur le Président, les Congolais vous écoutent. » Le Président de l’Assemblée invitait ainsi le Président de la République d’annoncer aux congolais la révision ou le changement de la Constitution. Justin Koumba qui était dans le secret des Dieux pour avoir déjà parcouru le discours de son chef, pouvait jouer les prophètes. Il savait que le Chef de l’Etat comptait annoncer sa décision de modifier la Constitution. C’était devenu un secret de Polichinelle que Sassou allait remettre ça car il n’avait pas encore fini (selon ses fans) d’exécuter son projet de société.

Le sang des autres

Quelle ne sera pas la surprise de Justin Koumba quand Sassou dans son allocution zappe in extremis cette partie. Au grand déplaisir des thuriféraires dont les regards hagards, s’interrogent sur ce qui ressemble à un changement de cap. Que s’était-il passé ? « Pourquoi la volte-face », se demandaient parents, clients et courtisans ? Ce qui s’est passé, c’est que, arrivé à ce point du discours, Sassou improvisa. « Le sang des autres a assez coulé » dit-il, prenant de court ceux qui étaient au courant du discours d’origine.

Sassou avait-il été touché par le St-Esprit ou, par un froid calcul, avait-il jeté du lest en espérant qu’à sa chute aucun de ses cheveux ne soit arraché par le peuple en colère ? That is the question.

Le conclave du PCT

Annoncée tambours battants par le PCT la fameuse réunion du 8 novembre à l’issue de laquelle le PCT allait donner son sentiment sur le changement ou non de la Constitution a fait languir tout son monde. La montagne a accouché d’une souris. Faute de consensus le débat est renvoyé à la base c’est-à-dire renvoyé sine die car il est de notoriété publique que la base du grand PCT n’est constitué que de figurants payés « per capita ».

La peur aurait changé de camp

Le non-dit du discours de Sassou le 12 novembre 2014 et la révolution au Burkina-Faso ne sont pas étrangers aux tergiversations du PCT après le conclave du 8 novembre. Pour une fois, ironisent les observateurs, « la peur a changé de camp ». C’est que, d’ordinaire loquaces, les cadres du PCT deviennent muets comme des carpes. Peureux, on peut aussi en dire autant du très caïd Jean-François (grand gifleur devant l’Eternel) qui vient de se fabriquer (lui et sa famille) de faux passeports pour parer toute éventualité. Au grand dam de Sassou.

Baroud d’honneur ou aveuglement (on ne sait) nombre de caciques du PCT (parmi lesquels Ngolo, Mounoukou) continuent de clamer que « Le Congo n’est pas le Burkina-Faso ». En clair Sassou « for ever ! »

En réalité le noyau dur du PCT semblerait déjà au parfum : le chef Sassou ne rempilera pas.

Franc-maçonnerie

Le récent rite maçonnique qui a surélevé Sassou en grade serait probablement à mettre au compte d’une volonté de s’assurer une parade protectrice contre toutes poursuites judiciaires à l’inverse de son ex-homologue Laurent Gagbo en train de répondre à la CPI des supposés torts qu’il aurait fait subir à son peuple. L’initiation de Sassou dans la coûteuse loge construite à Brazzaville consisterait, en toute hypothèse, à le doter d’un garant spirituel en plus de la garantie protectrice que lui aurait promis L’Elysée.

Mise en garde épistolaire

François Hollande aurait-il écrit au bout du compte deux lettres dont la seule, rendue publique, est celle adressée à Blaise Compaoré et l’autre (la confidentielle ) celle adressée à Denis Sassou-Guesso ?

La suite, on la connaît : malgré la mise en garde épistolaire, Blaise s’est entêté. Mal lui en a pris. Sassou qui ne supporterait pas d’être humilié (aucun Roi n’aime être mis à nu) aurait alors choisi la voie de la sagesse, la vraie sagesse (pas celle des hurluberlus du Pool et des Pays du Niari). Il aurait pris le parti de partir en douce. Scénario différent de celui du maréchal Mobutu à qui le peuple avait botté le cul.

Le vieux singe

A la question du Lion adressée au Singe, « qui donc t’a rendu si malin ? » Sassou pourrait répondre, comme dans La Fable : « Sire c’est le coup de pied que tu as assené à la hyène »

Dans ce casting de La Fontaine, la hyène c’est Blase Compaoré, le Lion c’est le peuple, le Singe, Sassou.

Thierry Oko & Simon Mavoula

SOURCE : http://www.congopage.com/Sassou-candidat-en-2016-Pas-si-vite

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Thierry Oko & Simon Mavoula - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:50
[Congo-Brazzaville] Bienvenu Okiemy, le baise-couillon du dictateur Sassou-Nguesso

par Olivier Mouebara

Okiemi Bienvenu

Alors que le dictateur Sassou-Nguesso s’active en coulisse pour organiser son exfiltration du Congo au moment opportun, son perroquet, Bienvenu Okiémi a convoqué ses journaleux aux ordres, ce samedi 8 novembre à Brazzaville, pour défendre comme il peut, l’arrestation de Clément Miérassa et d’autres membres de l’opposition et de la société civile.

Piètre ministre de la communication qui a fait du tribalisme et du régionalisme comme critères de recrutement à la radio et à la télévision congolaise, Okiémi s’avère être également un piètre juriste.

Le respect de la procédure est un principe immuable en droit. Comment expliquer la libération de Clément Miérassa, tout en retenant dans les géôles de la sécurité d’Etat ses partisans ? Lorsque les gens sont arrêtées pour les mêmes faits, la procédure ne peut être saucissonnée et ne peut être disjointe. Dès lors s’impose la libération immédiate et sans conditions des colistiers de Clément Miérassa.

A force de vouloir défendre un régime en perdition, Bienvenu Okiémi s’expose au courroux populaire.

Le dictateur Sassou-Nguesso qui perd ses soutiens au fil des jours, n’en a cure de la pomme d’Okiémi qu’il ne prendra pas dans ses bagages le jour de sa fuite.

Alors, que ce baise-couillon d’Okiémi ne vienne pas nous dire demain, comme jadis Jean-Claude Kakou, « qu’il était le perroquet du dictateur Sassou-Nguesso ».

Aussi nul et incompétent soit-il, Bienvenu Okiémi doit comprendre que son protégé-dictateur n’a plus de cartes en mains. Lui qui croyait dicter sa loi, doit se rendre à l’évidence que son acolyte Compaoré a quitté le pouvoir avant la fin de son mandat.

Le propagandiste du pouvoir de Brazzaville dans son délire a parlé d’une altercation entre les membres d’une organisation politique dite « mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel » ».« Cette altercation a conduit à un trouble à l’ordre public, nécessitant l’intervention de la police pour restaurer l’ordre et la sécurité dans ce quartier . Okiemi ajoute « qu’en appelant les étudiants à cette réunion, celle-ci perdait son caractère privé pour devenir une réunion publique et donc devant obéir aux dispositions de la loi , et que l’exiguïté des lieux où se tenait la réunion ne présentait pas de garanties suffisantes pour prétendre contenir le nombre de personnes invitées.

Ce rapt policier a été managé personnellement par le général Jean-François Ndenguet qui séjournait dans le très luxueux HÔTEL METROPOLE de Monte Carlo (Monaco) où il a participé du 3 au 7 novembre 2014 à la 83e Assemblée Générale d’Interpol en tant que directeur de la police du Congo-Brazzaville, et cela, malgré qu’il soit poursuivi pour crime contre l’humanité dans l’affaire des disparus du beach de Brazzaville.

Les congolais sont déterminés. Le dictateur Sassou-Nguesso doit quitter le pouvoir en 2016. Son départ est notre problème immédiat. La mise en scène des pseudo manoeuvres militaires à Loango, ne nous fera pas reculer.

Signataire en 2007 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, celle-ci sanctionne, en son article 23, « tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique ».

Le décalage est frappant entre l’inconséquence d’Okiémi, téléguidé par le dictateur Sassou-Nguesso, et la soif populaire de l’avènement d’une alternance démocratique au Congo.

C’est sur le quotidien des congolais que la paupérisation déchaîne les foules, puisque l’injustice dévore les congolais et les prive à la fois de la démocratie et de la liberté de choisir un président.

« La chute de Compaoré-un des doyens des chefs d’Etat africains, renversé au cri de « Dégage! »- prend à certains égards les traits du printemps arabe, y compris dans la faiblesse endémique des forces d’alternance » écrit Chistian Makarian dans son Editorial « L’Express n°3305 du 5 au 11 novembre ».

Au congo du dictateur Sassou-Nguesso, l’armée répondra sans doute présente. Il est sans doute prématuré d’affirmer qu’une pâge vient de se tourner; mais on peut d’ores et déjà noter que l’Afrique « à l’ancienne » prend la porte de sortie.

A force de corrompre, de manipuler les élections, d’intimider, d’éliminer ou d’écarter les opposants de différentes manières, de modifier la Constitution afin de garder les rênes coûte que coûte, le dictateur Sassou-Nguesso fait désormais figure de satrape sursitaire face aux congolais qui n’en peuvent plus.

Le show bancal d’Okiémi semble minimiser l’avertissement burkinabè, et la fin de règne du dictateur Sassou-Nguesso.

Prêt à tout pour conserver son maroquin, Okiémi vient de faire voler en éclats « son assurance-vie », en acceptant de jouer cette comédie.

Au moment où la dictature de Sassou-Nguesso prend l’eau de toutes parts, le bon sens voudrait qu’Okiémi quitte la scène. Avide, les traits tirés, perdu dans ses « explications », Okiémi joue avec le feu et paraît singulièrement à contre-temps.

Si les populations se mobilisent et aspirent à la liberté et au changement, comment le dictateur Sassou-Nguesso(l’homme du passé) peut-il encore se maintenir raisonnablement au pouvoir?

Ravalé, le projet de modification constitutionnelle concocté par le dictateur Sassou-Nguesso est caduc. Okiémi est le dernier à croire le contraire.

Le dictateur Sassou-Nguesso est en soins intensifs. Demain, il sera en soins palliatifs avant d’être destitué comme un malpropre. Il subira l’humiliation qu’il a fait subir à des milliers des congolais durant des décennies. Il n’y échappera pas. La roue tourne, et l’Histoire est en marche.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

INTERPOL et MONACO réunis dans les flammes de Brazzaville. PAR RIGOBERT OSSEBICongo Brazzaville – Arrestation de responsables politiques : les autorités doivent garantir les droits fondamentaux

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Olivier mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:35
(Burkina Faso/Congo-Brazzaville) Blaise Compaoré a montré le "Chemin d'Avenir" à Sassou

Le Pct et Pierre Ngolo sur une ligne de crête :

La chute de Blaise Compaoré du Burkina Faso le 30 octobre 2014 ne pouvait pas plus mal tomber pour Sassou Nguesso, Pierre Ngolo, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ». Télé Congo a zappé les images des rues de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso en ébullition. En revanche la chute de « Blaise » ne pouvait pas mieux tomber pour les populations du Congo-Brazzaville, de la RD Congo, du Cameroun, du Gabon, du Burundi, du Togo, du Bénin, du Rwanda, de la Guinée Equatoriale et du Tchad en soif d’alternance politique. Elle est tellement tombée à point nommée que le tyran congolais cherche désormais des voies et moyens pour organiser son « exfiltration » (Olivier Mouebara Congo-Liberty, 8 novembre 2014).

Ce phénomène politique (la chute du dictateur burkinabé) s’inscrit dans une tendance globale de sympathie révolutionnaire pacifique et populaire qui a démarré avec "la révolution des roses" en Géorgie en 2003, puis la “révolution orange” en Ukraine fin 2004. Bien entendu tous ont en mémoire les répliques dans des pays arabes en 2011 puis africain en 2014. C’est la victoire de la foule sur un pouvoir et des institutions affaiblies. Les foules ont désormais conscience de faire l’Histoire, ce qui ouvre une page d’’incertitude (Jeune Afrique.com, 7 novembre 2014). Reste que l’histoire aime se répéter. Le vent du sahel n’a jamais été bénéfique aux monarques Bantous. En 1963, l’harmattan qui balaya le régime de Youlou vint de Guinée avec Hamed Sékou Touré. La tempête de sable burkinabé a de fortes chances de venir à bout du plus coriace des Mohicans d’Afrique Centrale.

Malheur

La destitution de Blaise Compaoré par les populations du Burkina Faso, le pays des « Hommes intègres », accueillie par des clameurs de Brazzaville à Yaoundé, de Ndjamena à Kinshasa, de Kigali à Cotonou, de Lomé à Libreville, a pris de court les stratèges du PCT qui avaient fixé au 7 novembre 2014 la date du lancement du débat sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 afin de permettre à Sassou de mourir sur le trône.

Toutefois, à quelque chose, malheur est bon. Les événements du Burkina Faso ont réduit à néant les velléités du PCT, ce parti voyou dixit Jean-Claude Beri, plongeant ainsi les ténors de cette famille politique gourmand dans l’embarras.

La tragédie du Congo-Brazzaville a trop duré. La crise n’est plus une crise du PCT, c’est une crise de la morale, de la gouvernance du Congo-Brazzaville, de la société congolaise, tout simplement. D’où le besoin ardant d’alternance politique.

Rustine

Les membres du PCT, bouchon épinglé sur le revers de la veste, exaltés et soucieux de préserver leurs prébendes, pensent qu’ils peuvent continuer, comme ils le font depuis 1969 à la grande époque de Edouard Noumazalay, Claude Ernest Ndalla Graille, Ange Diawara, Moungounga Nkombo Nguila et Marien Ngouabi à coller des rustines à un pneu trop usé. Cela permet peut-être de prolonger provisoirement le voyage jusqu’en août 2016, date de la fin du deuxième et dernier mandat de Sassou. Mais, cela ne règle pas le problème du Congo-Brazzaville rongé par l’ethnocentrisme, la gabegie, la malversation financière, le clientélisme, la concussion, la corruption, le favoritisme etc... Aussi, cela ne permet guère d’étancher la soif d’alternance politique éprouvée par les populations du Congo-Brazzaville mal logées, mal instruites, mal soignées. Car, il faudra bien que le PCT, le parti au pouvoir et Pierre Ngolo, le secrétaire général se prononce pour ou contre le changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Pendant combien de temps le PCT et Pierre Nvolo vont-ils échapper au piège du changement de la Constitution ? Le PCT, qui a décroché la timbale aux dernières élections locales du 28 septembre 2014, tarde à trancher. Les épigones du « chemin d’avenir » ont décidé de ne pas décider le 7 novembre 2014, conformément au calendrier pécétiste, de discuter de leur avenir. Cette indécision du PCT et de Pierre Ngolo entretient l’ambiguïté et le flou ainsi que l’illusion de la sérénité du pouvoir qui manifeste des signes de nervosité caractérisée par la vague d’arrestations opérées par la horde de policiers de l’adjudant Ata du GRB, de Philippe Obara de la DST et Jean-François Ndengué, le pitbul de Sassou. Pour combien de temps ?

Statu quo

Une épée de sassouclès plane sur le PCT et Pierre Ngolo. Dire non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 équivaut à désavouer Sassou . Se prononcer pour le changement de la Constitution, c’est aller à contre-courant de l’Histoire. Terrible choix cornélien. Etre ou ne pas être contre le chef : tel est le dilemme dans lequel sont englués le PCT et Pierre Ngolo. En définitive, le PCT et Pierre Ngolo sont, comme une noix, pris entre le marteau et l’enclume. Quelle que soit la branche de l’alternative, la noix sera écrasée. Quel D’où la fuite en avant du PCT et de Pierre Ngolo consistant à reporter sine die les conclusions des conciliabules pécétistes. Le PCT ET Pierre Ngolo ont botté en touche, histoire de brouiller la partie. Bien sûr qu’il ne faut rien attendre du PCT et Pierre Ngolo dans le sens du respect de l’ordre constitutionnel. Manifestement, le PCT et Pierre Ngolo cherchent à gagner du temps. Le temps joue contre leur camp. Et, leur camp a trop perdu de temps pour opter pour la voie de la sagesse. Les sages, Dieu sait, combien ils en ont trouvé dans les différentes régions du Congo. L’histoire qu’ils étaient dotés de tout (rapacité, cupidité, concupiscence, félonie) sauf de sagesse.

Le Congo-Brazzaville est une poudrière. Les conditions d’un incendie politique et social sont réunies. Comme Blaise Compaoré qui a lui-même porté l’étincelle ayant embrasé les rues du Burkina Faso, Le PCT et Pierre Ngolo oseront-ils allumer la mèche du changement de la Constitution du 20 janvier 2014 pour mettre le feu aux poudres, ce qui, conséquence logique, emportera Sassou Nguesso ? Le piège du changement de la Constitution du 20 janvier 2002 va-t-il enfin se refermer sur ses initiateurs ? Le pouvoir va-t-il être réduit en cendres comme le centre commercial Casino, ex-Score ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Afrique Sassou nguesso PCT
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 15:15
(Congo-Brazzaville) INTERPOL et MONACO réunis dans les flammes de Brazzaville

(Congo-Brazzaville) INTERPOL et MONACO réunis dans les flammes de Brazzaville

PAR RIGOBERT OSSEBI

Raymond Mboulou Photo officielle 83e AG INTERPOL

La 83ème Assemblée générale d’Interpol s’est déroulée du 03 au 07 novembre 2014, dans la Principauté de Monaco un haut lieu de la sécurité. Curieusement, cette dernière s’est retrouvée au cœur de l’actualité congolaise, un très haut lieu du vol, du racket et de la corruption qui s’y sont institutionnalisés.

Aux premières heures du 06 novembre un incendie a dévasté le plus grand supermarché de la capitale congolaise.

« Les sapeurs-pompiers n’ont pas réussi à circonscrire l’incendie. La preuve, tout a brûlé. Au stade actuel du sinistre, il est difficile de donner une confirmation de l’origine ou de la nature de l’incendie. Nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses. Est-ce que c’est électrique ? Il faut attendre que les enquêtes soient faites et que les spécialistes de ces questions-là regardent afin qu’ils confirment ce qui s’est passé exactement ou bien quelle a été la source de cet incendie » avait aussitôt déclaré à RFI Alphonse Missengui, le directeur général adjoint du supermarché Casino.

Les Dépêches de Brazzaville, «Pravda locale », avançaient « Pourtant, selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’incendie serait provoqué (sic) par un court-circuit électrique suite à un retour de l’électricité » ; comme pour l’incendie, selon la version officielle, à l’origine de la disparition de Bruno Ossebi, de sa compagne et de ses deux filles. En réalité, c’était un attentat au cocktail Molotov ! Il faut rappeler, aussi, que leur maison avait été immédiatement détruite « parce qu’elle présentait un danger pour la population ».

Une journée après l’incendie du supermarché Casino de Brazzaville, alimentées par les sphères du pouvoir, les rumeurs allaient bon train : « les propriétaires (le Libano-Sénégalais Adnan Houdrouge) voulaient toucher l’assurance » pour déplacer leur activité dans un autre centre commercial à côté du Mbamou Palace… » Le PCT, toujours marxiste, est passé maître dans l’art de la diffamation assassine.. !

D’autres, toujours en provenance du système, affirmaient que l’incendie n’était qu’une conséquence de « l’insatisfaction » de services « extérieurs » chargés de veiller à la sécurité de l’établissement, essentiel au bon approvisionnement d’une partie des Brazzavillois, de la classe moyenne et supérieure ainsi que des expatriés.

Mais que l’on ne se fasse pas d’illusion, au Congo de Denis Sassou Nguesso et de Jean-François Ndenguet, pays de tous les crimes, attentats et catastrophes , jamais au grand jamais la vérité n’est parvenue à émerger. Du DC10 d’UTA, aux explosions du 04 mars 2012 en passant par les guerres civiles de 1997-98 quelles équipes de télévision internationales sont elles jamais venues filmer ce qui s’était réellement passé sur le terrain.

Brazzaville est un « no man’s land » de la vérité ! Un territoire interdit ! Sassou Nguesso de tous temps , avec « ses amis de l’ombre » des grandes puissances, a réussi à maintenir secret et chape de plomb sur ce qui se passait réellement dans « son pays ».

Et c’est bien parce que le Congo est « son pays » que tout doit, avec les siens, lui appartenir. Toute activité lucrative, toute entreprise, toute industrie est soumise au racket, à la participation forcée, au vol et à la corruption. Oubliez les classements des « pseudo ONG incorruptibles », le Congo-B s’agissant de la corruption se situe bien parmi les 4 ou 5 pires Etats de la planète.

Dans cet environnement sordide, comment ne pas se poser de questions lorsque le Ministre de l’Intérieur du Congo, Raymond Mboulou, et son Chef de la Police, Jean François Ndenguet, se retrouvent en même temps à Monaco alors que Mercure International, le propriétaire de l’établissement qui a brulé, est également une société monégasque (http://www.mercureinternationalgroup.com/fr/groupe/ ).

Y- aurait-il eu des tentatives d’extorsion de fonds, de racket ou de chantage auxquelles la compagnie monégasque aurait refuser de céder ?

Mercure International est un groupe présent dans toute l’Afrique et sous différentes enseignes. C’est un leader de la distribution. Cependant les marges y sont aussi réduites que les appétits des racketteurs d’Oyo, et complices, sont démesurés et déraisonnables. « Le Général Jean François Ndenguet, comme la plupart des officiers de l’armée et de la police congolaise, est un homme d’affaires qui utilise sa position pour extorquer des hommes d’affaires et des investisseurs. » peut-on lire dans l’implacable réquisitoire que dresse Elie Smith, fin connaisseur à ses dépends et à ceux de sa malheureuse soeur, des méfaits du chef de la Police congolaise ( http://blogs.mediapart.fr/blog/sadio-kante/061114/congo-brazza-jean-francois-ndenguet-le-profil-d-un-policier-voyou-par-elie-smith ).

Les racketteurs éconduits seraient finalement passés à l’acte ?

A Monaco, Jean François Ndenguet avait pris ses quartiers dans le prestigieux palace 5 étoiles Hôtel Métropole et dans une de ses plus belles suites d’exception (http://www.metropole.com/fr/chambres-suites/suites-exception).

Détenteur d’un passeport d’Interpol, les tapis rouges monégasques s’étaient déroulés pour un homme poursuivi en France pour crimes contre l’humanité, dans l’affaire des Disparus du Beach. Le « policier voyou », comme le désigne Elie Smith, ne manque pas de passeports pour qui bon lui semble. Une affaire délicate vient à peine d’être révélée : son maître, le dictateur, aurait intercepté des vrais-faux passeports avec les photos d’Annie son épouse et de ses cinq enfants mais avec un nom de famille moins encombrant que celui de Ndenguet. Nul doute qu’ils auraient été très utiles au moment de la fuite générale ; mais cette idée n’est pas pour plaire à l’autocrate de l’Alima… ! Le fera-t-il payer au Chef de sa Police ?

Incendie accidentel ou « racket » ? La disparition dans les flammes du plus grand supermarché du Congo représente à elle seule plus de pertes matérielles que le Burkina Faso a enregistrées pour sa toute récente révolution. Elle donne, de plus, une résonnance particulière aux menaces que Denis Sassou Nguesso ne cesse de proférer dans le cas où il serait obligé d’abandonner « son pouvoir » : le « bâtisseur infatigable » détruirait alors les hôtels, les aéroports et les routes qu’il a fait construire à crédit pendant que ses rejetons et lui-même dévoraient les finances publiques.

La chute récente des cours du baril de pétrole a asséché encore de plus belle ces dernières. Nombreuses sont les entreprises étrangères qui ont arrêté leurs travaux ou commencé à quitter le pays faute d’avoir été payées. Le mécontentement est général et quasiment tout le monde imagine et espère un Congo débarrassé de la gangrène Sassou & Nguesso, fils et neveux réunis !

Denis Sassou Nguesso s’est mis en tête de prendre désormais Robert Mugabe pour modèle et pour exemple. De son fief d’Oyo, il est certain de pouvoir maitriser les flots du mécontentement des Congolais. L’incendie du Casino de Brazzaville préfigure-t-il un brasier plus grand encore dans lequel le vieux dictateur voudrait jeter le Congo tout entier pour ne pas avoir à quitter « son pouvoir » ?

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:52
(Congo-Brazzaville) Le dictateur Sasou Nguesso osera-t-il proroger sa dat de péremption ?

06 novembre 2014 | Par Olivier Mouebara

Blaise Compaoré a quitté le pouvoir le 30 octobre, le jour où il a convoqué son parlement pour avaliser son tripatouillage constitutionnel.

Sûr de lui lors de sa dernière interview le 24 octobre dernier sur Africa 24, Blaise Compaoré avait minimisé la colère populaire qui couvait dans le pays. Il s’est enfui vers Yamoussokro sous la pression populaire… avant sa date de péremption.

Depuis son exil dans la Côte d’Or, Myriame Sankara a salué le courage du peuple burkinabè en général, et de sa jeunesse en particulier.

Le dictateur Sassou-Nguesso partira du pouvoir le jour où il osera proroger sa date de péremption(août 2016), faisant semblant d’ignorer la colère populaire qui monte dans l’ensemble du pays. Des slogans hostiles à ses manœuvres supposées et/ou réelles de révision constitutionnelle ont été scandés lors des obsèques de Willy Matsanga.

Le Burkina Faso vient de montrer la voie à tous les pays africains qui veulent se débarrasser des dinosaures-dictateurs.

Sassou-Nguesso qui avait prévu de recevoir Blaise Compaoré le 17 novembre à Brazzaville pour soutenir son projet de modification constitutionnelle est sonné. C’est la débandade à Mpila et à Oyo. L’heure est à présent à un plan B.

Pierre Ngollo, valet du dictateur Sassou-Nguesso, installé à la tête du PCT est déboussolé. Son discours initialement prévu le 07 novembre pour promouvoir la modification constitutionnelle est en passe de passer à la trappe.

Lâchés en rase campagne par ses frères maçons, sommés par les États-Unis de quitter le pouvoir, priée (enfin) par la France de respecter la Loi Fondamentale, le dictateur Sassou-Nguesso voit la situation politique du Congo et ses velléités de « mourir » au pouvoir s’écrouler comme ses multiples châteaux.

Nul ne peut résister à la dynamique de l’Histoire. Le Congo n’est pas un vase clos. Le dictateur Sassou-Nguesso sera emporté(quoi qu’il arrive) et quoi qu’il fasse par ce vent de liberté qui vient du Burkina.

Comme en 1990 lors de la vague des conférences nationales initiées par le Bénin, l’Afrique entend faire de l’alternance politique et du respect de ses Constitutions son sacerdoce.

En conflit ouvert avec Ali Bongo, en disgrâce avec Dos Santos, Biya quasiment en fin de vie(82 ans), Kabila sur le départ, guetté par la CPI, indésirable en France, le dictateur Sassou-Nguesso ne sait plus à quel charlatan se vouer.

Le piège qui nous guette est de dormir sur nos lauriers. Le salutaire exemple burkinabè n’est certes pas transposable, mais nous devons nous inspirer de ce bel exemple pour nous opposer au changement de la Constitution.

Si le dictateur Sassou-Nguesso n’avait pas tant de cadavres dans ses placards, il se serait inspiré de Mathieu Kérékou qui vit sa retraite dans son pays, le Bénin. Jarry Rawlings n’a jamais quitté le Ghana après sa retraite présidentielle. Alpha Oumar Konaré est toujours dans son pays, le Mali après avoir résisté à la pression des ses partisans l’encourageant à modifier la Constitution.

Demain naîtra un Congo nouveau, le Congo « dia Ntotéla », c’est-à-dire qui rassemble. Ni haine, ni vengeance, ni chasse à courre, ni règlements de compte. Nous voulons que le peuple soit acteur et prenne son destin en mains.

Le Congo de demain fera du respect de l’équilibre et de l’annualité budgétaire son crédo. Si non, comment expliquer qu’il manque aujourd’hui au gouvernement du dictateur Sassou-Nguesso 15 milliards de FCFA pour payer les fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année ?

Il est temps pour le dictateur Sassou-Nguesso de comprendre qu’il lui est difficile, voire impossible de proroger sa date de péremption.

Certes, il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne le sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège.

Le moment le plus dangereux pour un dictateur en difficulté est d’ordinaire celui où il commence à vaciller, écrivait Alexis de Tocqueville.

Au moment où le dictateur Sassou-Nguesso perd le Nord, la France doit sortir de ses ambiguïtés en affirmant clairement, à l’image des États-Unis son opposition au tripatouillage constitutionnel.

Le vent de liberté et de l’autodétermination des peuples qui vient du Burkina Faso sonne le glas du régime ethnique, clanique, régional et tribaliste prôné par le tyran d’Oyo. Que dire davantage au moment où arrive sa date de péremption? Inutile d’en rajouter.

A visionner et écouter impérativement :

http://youtu.be/_6eXFAKlHqg

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty.com)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT