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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 16:55
(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !

Claudia dit Coco Sassou et le père Denis -

Pour le centenaire du déclenchement de la guerre 14-18 les manifestations de commémoration se succèdent à travers l’Europe. Le vieux continent avait partiellement commencé à creuser sa tombe, il y a un siècle, en donnant ce signal de départ à son déclin. L’Incroyable boucherie de cette première guerre mondiale et de celle qui l’a suivie ont finalement fait comprendre aux Européens l’importance de la paix et de la vie humaine.

Si la leçon a fini par porter, auprès de ces vieilles puissances il y a peu encore ennemies héréditaires, on ne peut que se demander quand il en sera de même pour nos guerres fratricides ? Quand verrons-nous fleurir une commémoration pour notre guerre du 5 juin 1997, ou pour les explosions du 04 mars 2012 ? Quand les responsables politiques, tous corps et tous bords confondus, viendront-ils enfin se recueillir et demander un pardon, même symbolique, à toutes celles et tous ceux qui ont été les victimes de leurs ambitions contrariées, ou satisfaites, et de leurs désaccords ? Quand un monument même modeste sera-t-il dressé à Brazzaville pour recevoir ces cérémonies ? Pourquoi un mémorial fastueux et clinquant pour l’Explorateur et pas la moindre pierre, pas le moindre bloc de marbre pour les dizaines de milliers de victimes que nous continuons de pleurer ?

Le travail de mémoire et la repentance sont indispensables à la prévention de tout conflit et de toute folie futurs. Il est sûr que le pouvoir politique actuel, comme pour masquer ses propres responsabilités depuis bientôt deux décennies, n’a jamais fait la moindre démarche dans ce sens. Si certains, dans un autre siècle, se disaient prêts à mourir pour l’Alsace et la Lorraine aujourd’hui, chez nous, qui voudrait donner sa vie pour Kiki et pour Coco ?

Le nouveau conflit qu’une seule famille nous prépare, dans l’hypothèse où nous refuserions ses tripatouillage pour rester à la tête de l’État, pourrait être bien plus sanglant que ceux que nous avons déjà connus et bien plus dramatique que la guerre actuelle au Centrafrique.

Dès le 15 octobre 1997, les neveux d’abord, puis les enfants, ont fortement marqué de leur empreinte, et surtout de leur appétit, les décisions qui furent prises. Le pétrole fut alors confié à une potiche, feu le ministre poète Tati Loutard, et tous les autres postes-clés livrés à des gens malléables à souhait. Aujourd’hui plus besoin d’hommes de paille, de marionnette, la prise de pouvoir a été totale et ostentatoirement apparente comme les insolents butins de leurs prédations. Ils ne cachent plus leurs immeubles, leurs hôtels, leurs villas, leurs 4×4 par dizaines et leurs jets-privés !

A peine le calme revenu, les chefs de guerre ou chefs politiques les plus précieux ont été, un à un, mis sur la touche ou froidement éliminés ; de Blaise Adoua à André Okombi Salissa en passant par le Colonel Ntsourou, sans oublier Yves Motando. Même dans la nouvelle garde, ceux au caractère trop affirmé sont sciemment mis de côté. La médiocrité régnante ne saurait s’encombrer de gens valables et courir le danger de les voir s’affirmer.

Notre Monsieur émergence, Alain Akouala bateleur infatigable de ce mirage dont il nous rebat les oreilles avec ses zones spéciales qui finiront toutes comme des éléphants blancs, a vu son nom gommé de la liste des passagers de l’avion présidentiel pour Washington ; tout comme Rodolphe Adada et Isidore Mvouba, relégués au simple rôle de ministre bouche-trou réussissant à chaque fois de justesse l’examen de passage pour rester au gouvernement.

Le Sommet USA Africa de Washington a vu arriver avant toutes les autres délégations celle du Congo Brazzaville, bien plus monarchique que républicaine ; un tyran souverain, précédé ou accompagné d’une représentation presque totalement familiale. Coco (Claudia Lemboumba Sassou Nguesso) s’impose toujours sur le devant de la scène mais sait se montrer encore plus efficace dans les coulisses. Elle a, au moins, l’oreille de son père et n’a eu aucun mal à priver de Washington, et de sommet, Alain Akouala.

Sassou persona non grata obligé de parler à John Kerry à la sauvette dans les couloirs. Pourquoi ?

Une question et son idée même, sont saugrenues ? La domination est telle dans ce milieu familial devenu « mafia » qu’elle s’inscrit totalement dans une relation « dominant-dominé ». Dans le célèbre livre de Primo Levi, « Si c’était un homme » le héros, prisonnier d’un camp de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale victime d’une brimade réagit ainsi : « Warum ? », dis-je dans mon allemand hésitant. « Hier ist kein warum » (Ici, il n’y a pas de pourquoi) »

Alain Akouala sait parfaitement qu’il évolue dans un régime totalitaire et il n’a sûrement pas posé cette question. Il savait que Coco lui aurait répondu : kanga monoko na yo…olinga, olinga té, mwana mokonzi ezali ngaï, traduction française « ta gueule, la fille du président c’est moi, et je décide ! ».

Jusqu’à quand les rares compagnons de route, de ce monarque encore sans couronne, accepteront-ils d’avaler des humiliations successives. Pour Washington, les enfants avaient préféré la politique de la chaise vide dans les rencontres à caractère politique plutôt que d’autoriser la présence d’un étranger dans leurs réunions avec de potentiels investisseurs américains. Cette monarchie de fait qui s’est maintenant instaurée à la tête de l’Etat ne s’encombre pas du moindre principe et de la moindre pudeur. Des rendez-vous avaient été confirmés de longue date, notamment celui de la Table Ronde organisée par le National Endowment for Democracy (NED). Aucun représentant du dictateur n’y était présent, attestant ainsi sa volonté de ne pas discuter avec des opposants véritables qu’il n’ait « fabriqués » ou au moins achetés !

Aujourd’hui le paysage politique est parfaitement dessiné, c’est une famille de prédateurs farouchement décidés à ne rien lâcher de la proie, un pays tout entier, qu’ils tiennent de tous leurs crocs, de toutes leurs griffes. Ils sont aidés de quelques serpillères qui se sont vendues à eux pour des maigres restes de leurs festins.

Alors, il faut se demander, parmi ceux qui restent encore de leur côté, qui sera prêt à sacrifier sa vie, et celle des siens, pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju, Ninelle, Wemba, Christelle, Caroline, Wilfrid, César, Edgar, Maurice, Jean-Dominique, Jean-Jacques et tous les autres……. ?

Ci dessous une vidéo de la délégation tribale : Entre Père, enfants , neveux et vieille maitresse…

http://youtu.be/t7T47-EAMMA

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 21:55
(Congo-Brazzaville) Pourquoi Sassou Nguesso ne veut pas quitter le pouvoir...

SASSOU NGUESSO ne veut pas rester au pouvoir pour achever ni son oeuvre (inexistante) ni conduire le pays à l'emergence (parcequ'il ne peut rien en 7 ans faire ce qu'il n'a pas pu en plus de 3 decennies), mais plutot pour se garantir une immunité à vie pour échapper ainsi à ses responsabilités concernant les crimes humains et économiques liés à son régime, à l’exemple des dossiers imprescriptibles des 750 000 Congolais du Sud suppliciés, des 353 disparus du Beach, des victimes du 04 mars 2012 et ceux des biens mal acquis.

Oui, il peut dire merci à Paris, et surtout à cette Droite dite républicaine française qui l'a placé là dans des conditions que l'on sait, sur fond de fleuves de larmes et de sang...

C'est pourquoi nous disons, à chacun son Dacko et son Bockassa. Si le président Valéry Giscard d'Estaing a emporté l'ancien président David Dacko dans une soute d'avion en remplacement du président ou empéreur Jean-Bedel Bockassa dont il avait financé les frasques ubuesques, au Congo-Brazzaville, le président Jacques Chirac, quant à lui, a eu à catapulter, par le bout d'un canon français, l'ancien président Sassou Nguesso, qui n'est d'ailleurs jamais arrivé au pouvoir par les urnes, en remplacement de M. Pascal Lissouba, le seul chef de l'Etat élu au suffrage universel après le président Fulbert Youlou...

Il espère, de tous ses voeux, voir revenir la Droite française au pouvoir, parce que celle-ci enterrera tous les dossiers pour lesquels il est poursuivi...

J'ai dit !

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 18:52
Où va le Congo-Brazzaville ?

OU VA LE CONGO ? -

Paris le 30 juillet 2014 -

On pose généralement ce type de question, lorsqu’on s’est trompé de direction. Le Congo-Brazzaville est-il dans la bonne direction ? A cette interrogation pertinente, il y a lieu d’en rajouter deux autres : d’où vient le Congo-Brazzaville et où en est-il ?

Le Congo-Brazzaville était le pays où l’école publique permettait aux enfants, quel que soit leur milieu social, d’accéder à l’instruction et aux méritants d’accéder au sommet de l’Etat. Un pays où l’enseignement supérieur n’avait rien à envier aux standards internationaux. Un pays où le système de santé publique était exemplaire. Les Congolais n’allaient pas mourir à l’étranger. Un pays où les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants étaient honorés dans les délais. Un pays où le pouvoir judiciaire était respecté. Un pays où les médias publics remplissaient leurs missions correctement. Un pays où la culture, les Arts, les lettres, le théâtre, la musique et le sport faisaient référence en Afrique. Un pays où le travail était reconnu et récompensé à sa juste valeur. Un pays où les Congolais avaient en permanence l’eau potable et l’électricité. Un pays qui était en Afrique, à l’avant-garde de la lutte contre le colonialisme, le néocolonialisme, l’Apartheid et l’impérialisme. Enfin, un pays où, pour tous, le rêve était possible, malgré une instabilité politique et en reconnaissant que tout n’était pas toujours parfait.

Cet état des lieux était une réalité à l’époque où, l’Etat congolais avait très peu de ressources financières, ayant comme pour principale matière première le bois, contrairement à la période actuelle où les redevances pétrolières font du pays un petit Emirat-équatorial. Le budget de l’Etat dépasse ces dernières années plus de 4.000 milliards de francs CFA. Il est souvent excédentaire. Il faut ajouter à cela, l’annulation totale en 2010 de la dette extérieure du Congo-Brazzaville, dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Comment expliquer, que dans une période aussi prospère, le peuple congolais s’enlise dans la pauvreté en milieu urbain et la situation est en détresse en milieu rural ? Comment comprendre, que pendant ce temps, le gouvernement prête des milliards de francs CFA à certains Etats africains, sans consulter le Parlement ?

La réponse à toutes ces questions renvoie naturellement à la responsabilité de la classe dirigeante. Ces interrogations ne peuvent absoudre non plus les autres acteurs de la vie politique et la société civile. Chacun a sa part de responsabilité. Or, la réponse à ces interrogations, a toujours été traitée sous l’angle des règlements de compte, de la vengeance voire de la vindicte. C’est-à-dire : il y a d’un côté, le pouvoir en place qui fonctionne souvent en oligarchie et de l’autre, des opposants et des supposés opposants, qui revendiquent la bonne gouvernance et un partage équitable des richesses nationales.

Un constat affligeant a été établi par des observateurs les plus neutres, indiquant que : « Pour ne pas avoir tiré les leçons calamiteuses de l’héritage du parti unique, les dirigeants politiques congolais semblent être en marge des évolutions démocratiques qui se sont produites en Afrique depuis le début des années 1990 ». Les élections ne se déroulent pas dans la transparence et ne reflètent pas la volonté réelle du peuple Congolais. La culture démocratique peine à s’enraciner.

Le débat sur la révision, la modification ou l’abrogation de la constitution du 20 janvier 2002, qui divise la classe politique à l’heure actuelle, apparaît comme la volonté du pouvoir en place, de se maintenir et d’assurer sa pérennité, au lieu de se préoccuper des problèmes cruciaux des Congolais. La décadence du Congo-Brazzaville, qui pourrait emporter le pays tout entier, est visible sur l’état moral et physique d’un peuple désespéré, abîmé et usé par la pauvreté et la misère sociale.

Le débat sur la Constitution du 20 janvier 2002, pose la question élémentaire de la définition de la loi. La loi a un caractère général et impersonnel. La constitution est un rempart contre l’arbitraire. Si cette Constitution est taxée à présent d’anomalie par ceux là même qui l’avaient promulguée et qui exigent sa révision ou son abrogation, c’est sans doute parce qu’elle n’avait pas été élaborée pour l’intérêt général et la stabilité du pays. Dans un Congo qui peine à solder le passif colossal du parti unique, où le pouvoir n’a jamais été octroyé par la loi, sauf en 1992, le débat sur la Constitution du 20 janvier 2002 ne règle rien, mais ajoute une confusion supplémentaire, qui assombri davantage l’avenir d’un pays déjà miné par l’injustice, la violence et la corruption.

Aimé Césaire a dit : « Lorsqu’une civilisation ne parvient plus à résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement, c’est une civilisation décadente ». Par extension, nous pouvons affirmer que : « Lorsqu’un régime politique ne parvient plus à résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement, c’est un régime politique décadent ».

La Constitution du 20 janvier 2002 avait été proposée par le pouvoir, approuvée par référendum et promulguée par le chef de l’Etat, pour permettre aux institutions politiques de fonctionner conformément à la loi. Pourquoi veut-on la réviser ou l’abroger, alors qu’il est prévu dans ses articles, des dispositions claires permettant de régler les questions liées à la limitation des mandants et à la limite d’âge à l’élection présidentielle? Il n y a pas de vide juridique, parce que la loi a tout prévu.

Dans une démocratie, on ne modifie pas la loi avant de régler un litige, au contraire, on applique la loi pour le régler. Quel Congolais, justiciable ou non, peut-il accepter, que la loi soit modifiée avant de départager les parties dans un litige ou un conflit ? Dans ces conditions, à quoi sert la loi et que veut-on régler ? Cela est grave en droit commun et une source d’insécurité et d’instabilité lorsqu’il s’agit de la Constitution sensée régler le fonctionnement de l’Etat et des institutions politiques. C’est un appel d’air aux aventuriers. La création par ci par là, « des comités de sages » exigeant la modification de la constitution pour permettre au président Denis Sassou N’Guesso d’être candidat à sa propre succession en 2016, n’est prévue nulle part dans la constitution. Pourquoi fait-on ce que la loi n’a pas prévu ? Pourquoi ces « sages » n’avaient-ils pas été consultés au moment de l’élaboration de cette constitution ? On semble renouer avec une tradition politique tant décriée, où la conspiration était la méthode de prédilection pour s’emparer du pouvoir politique. Il n’existe pas au Congo-Brazzaville une jurisprudence sur la transmission légale du pouvoir par la loi sauf par un coup d’Etat.

Ce qui parait consternant, c’est qu’en 2016 le Congo-Brazzaville aurait pu expérimenter et corriger pour la première fois de son histoire cette tare, or, la démarche des prétendus « sages » et de certains dirigeants au pouvoir, vise à rendre impossible l’application de la Constitution. C’est comme si, une allergie chronique empêchait certains dirigeants politiques congolais de respecter et d’appliquer les lois. C’est une attaque contre le droit et la démocratie. Comment une Démocratie peut-elle exister, dans un contexte politique où les lois constitutionnelles ne sont jamais appliquées ni respectées ?

Ce constat étant fait, il s’agit de proposer des solutions efficaces et d’agir au plus vite. Plus le temps passe, plus les dégâts de la mauvaise gouvernance produisent des effets irréversibles. D’autre part, il y a lieu d’éviter les erreurs du passé, c’est-à-dire, tout ostracisme et tout manichéisme. Eviter tout jugement hâtif, excessif et sans nuance. Reconnaitre ce qui a été bien fait pour rassembler le plus largement possible le peuple Congolais il serait faux et injuste d’affirmer que le gouvernement n’a rien fait. L’unité nationale demeure le socle fondamental sur lequel doit se fonder toute action politique. Le combat politique doit être centré sur l’application des lois, pour le respect du peuple congolais, la stabilité, la crédibilité et l’honneur du Congo. Le Congo est en retard, il doit s’arrimer au plus vite, à l’élite des pays Africains engagés pour la liberté, la démocratie, le respect et l’application des lois.

Lorsqu’en décembre 2010, les révoltes arabes éclatent et entrainent la chute de certains gouvernements autocratiques, les régimes d’Afrique noire où la démocratie est encore imaginaire, tremblent. Une certaine opposition congolaise réclame d’urgence un dialogue national sans exclusive, pour mettre tous les Congolais sous l’arbre à palabre afin de se pardonner mutuellement et amnistier les bourreaux qui diront la vérité pour déboucher sur la mise en place de nouvelles règles de jeux politiques justes et équitables. Le pouvoir en place réagi et invite tous les acteurs de la vie politique, les confessions religieuses et les associations à une concertation nationale. Une frange radicale de l’opposition refuse et réclame les états généraux de la Nation et qualifie d’escroquerie la proposition du pouvoir. Pendant ce temps, une autre opposition se réuni en congrès à Genève au mois d’avril 2014 pour réclamer le départ sans condition du président Sassou N’Guesso et de son système en 2016. Une autre organise à Paris en juin 2014 les premières assises nationales pour l’alternance démocratique au Congo-Brazzaville.

Dans ce petit pays, où la politique est un exercice national et permanent, le peuple a souvent compris la marche de l’histoire bien avant les dirigeants politiques. Si la révolution socialiste a été un leurre, le parti unique une escroquerie et la démocratie pour l’instant une fiction, c’est parce que certains dirigeants politiques, aux yeux du peuple Congolais ont souvent été des aventuriers et des opportunistes, rarement à la hauteur des enjeux.

Il ne s’agit pas de faire la guerre aux dirigeants politiques en place, mais de les remplacer et de démontrer, que le Congo peut être gouverné autrement, dans l’unité, la justice, la fraternité, la solidarité, la paix et la transparence pour l’intérêt général. Il est impérieux d’enraciner par l’éducation et la culture les fondements de la démocratie, cela prendra beaucoup de temps.Autrement dit, le Congo ne survivra pas aux crises ni aux soubresauts politiques. La culture du Pardon, peut aider à sauver le Congo par la réconciliation.

La priorité maintenant, est de proposer et de mettre en place un programme alternatif de développement économique et social qui apportera des réponses concrètes aux problèmes de la pauvreté et de la misère sociale qui déciment les Congolais. Pour cela, il faut des dirigeants politiques exemplaires, honnêtes et crédibles aux yeux du peuple. Or, sur ce point, plusieurs dirigeants politiques dans la majorité et certains dans l’opposition rasent les murs. Il y a visiblement un vide à combler. Le peuple congolais regorge de talents, de bonnes volontés et de vocations plus que par le passé, qui ne demandent qu’à s’investir et agir, sans rancune et sans vindicte, pour l’intérêt du Congo. L’exemple unique et sans précédent de Nelson Mandela en Afrique du sud, peut servir de modèle dans cette démarche.

Qui est capable aujourd’hui de rassembler l’ensemble du peuple Congolais et de proposer un projet politique viable,garantissant les libertés, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse, l’arrêt de la corruption, de l’impunité, la répartition équitable des efforts et des richesses et surtout une économie diversifiée garantissant le plein emploi, le bien-être social de tous, tout en prévoyant celui des générations futures ?C’est ce que le peuple congolais attend en vain depuis des décennies.

Le Congo-Brazzaville n’est pas encore une démocratie, parce que l’alternance politique n’est pas encore une réalité. Il est dans une impasse politique, entre des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir et déterminés à le conserver et une opposition disparate, sans leader, mal organisée, sans moyens, sans programme, mais déterminée à lutter. Pendant ce temps, le peuple Congolais s’enlise dans la pauvreté et la misère sociale. Ce bras de fer ne permet pas pour l’instant à quiconque, de savoir exactement où va le Congo-Brazzaville, alors que tout le monde sait d’où il vient et où il en est.

Paris, le 30 juillet 2014

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

Diplômé de l’INA de Paris

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:02
(Congo-Brazzaville) C'est la fête...

C’est la fête…

C’est la fête…

Dans les années 1970-1975, un chanteur français, Michel Fugain, prônait le changement à travers une chanson entraînante :

“Tiens tout a changé ce matin
Je n’y comprends rien
C’est la fête, la fête
Jeunes et vieux grands et petits
On est tous amis
C’est la fête, la fête…”

Utopie ou rêve ! Tout dépend du pays.

Le 15 Août est un jour de fête puisqu’il a été déclaré et enregistré comme la journée de la fête nationale au Congo.

Cela devrait être un moment de liasse, de joie. Qu’en sera-t-il ?

Avec un président qui se terre dans son village, qui décide depuis Washington au cours d’une conférence de presse qu’il y aura modification de la constitution par voie référendaire…, qui nomme ses descendants à des postes-clés dans la gouvernance du Congo-Brazzaville, comment va se dérouler cette fête du 15 août ? Qui sera invité, et le must de ce quizz, qui répondra favorablement et sera présent à cette invitation "trappe" ?

Lorsque la vie professionnelle (y compris politique) suit le soleil dans sa course vers l’horizon, le souvenir, l’empreinte que vous laisserez est le fruit de votre travail. Un monarque entend crier à ses oreilles : "A mort le roi ! Vive le roi !". Oui, c’est bien une page qui doit se tourner. Lorsque les clameurs ne font que murmurer, les grondements se préparent. Le rossignol ne tardera pas à chanter le déclin.

Cette digression pour tenter de répondre à cette devinette : quel(s) pays "ami(s)" sera ou seront présent(s) le 15 août au Congo pour célébrer la fête ? Comme tous ceux qui surveillent les humeurs d’Eole, il ne faut pas hisser la grand-voile par vent fluctuant, au risque de dessaler. Mieux vaut pratiquer le cabotage. Mais pour cela, il faut savoir lire une carte maritime et connaître la côte. Sinon le remède est pire que le mal.

Qui osera s’afficher dans cette période de tourmente politique, de récession économique aux côtés de Monsieur Sassou ?

On fête l’indépendance, journée populaire par ces festivités, journée du souvenir et souvent journée chômée. L’année est composée de 52 semaines. Comment vivre et gouverner pendant ces 364 autres jours ? L’union fait la force dit un proverbe.

Cette union, qu’elle soit volontaire, orientée ou programmée entrave cette indépendance au profit d’un marché, d’un respect d’échange ou de paix. C’est ce que Monsieur Étienne de la Boétie dans son discours de la servitude volontaire soufflait dans les consciences. Mieux vaut choisir ses chaînes.

N’est-ce-pas Monsieur Boukadia, qui au nom de la démocratie, de la paix et de l’union nationale, vous avez écopé de 30 ans de travaux forcés, qui vous sont tombés du ciel… eh oui, vous avez choisi le respect de votre prochain, vous suscitez des jalousies et il faut bien tenter de "plomber l’ambiance", sinon on risquerait d’oublier que ce pays est sous l’emprise d’un dictateur depuis 35 ans officiellement, mais comme j’aime ce que l’on appelle "les années de nourrice", ou l’on apprend à tirer les ficelles, je compterais plutôt 45 ans…

Pas trop usé depuis ce temps ! Si cette fatigue se mesure par vos réalisations, vous avez plus tenu dans vos bras le "sceptre" que d’ouvrir vos bras pour recueillir des idées constructives et ainsi maintenir le Congo comme pays phare, à l’époque de Brazzaville-La-Verte, à l’époque de Monsieur l’abbé Fulbert Youlou. Cet homme du Sud qui a investi et misé sur l’avenir, avenir que vous lui avez "écourté", en lui subtilisant tout.

Idem sur le plan des relations internationales. Vous êtes devenu Monsieur le futur ex-président de la République du Congo, un peu comme une gorgone qui rode dans un cercle très fermé, un peu comme un piège, que vous avez élaboré.

Votre nasse est tressée par la corruption de personnalités internationales, de procès, d’une constitution qu’il s’apprête à auto-piétiner, sans raviver des douleurs associées à la disparition d’un quart de la population congolaise. Je ne parle pas des trois quart de million qui « manquent à l’appel » dans le sud du Congo.

La reine de Sabbat et Cléopâtre se lavaient avec du lait d’ânesse, pour préserver leur jeunesse. Le sang que vous avez sur les mains, autre fluide corporel ne présente pas ces mêmes atouts. Dommage ! Pour la jeunesse, il vous reste le botox ou la chirurgie plastique.

La Russie à l’époque où elle était qualifiée de "grande" avait intrinsèquement un vivier de penseurs. Votre regard, Monsieur Sassou est toujours tourné vers l’est.

Est-ce pour observer l’évolution de l’Ukraine et de sa partition ? Votre force est qu’aucun média international ne rapporte vos exactions puisque pour vous tout s’achète, et vous y mettez le prix, comme d’habitude. Mais grâce à vous, en France, Monsieur Sarkozy est entré en disgrâce pour les futures élections présidentielles. Soixante millions pour une conférence ou pour un soutien indirect de la France ? Vous omettez un détail : le respect ne s’achète pas. Il s’acquiert.

Autre camouflet, en dehors de la déclaration de l’Etat Sud Congo, le pays qui tient à cœur à Monsieur Denis Sassou, la R.C.A, ou bien volontiers, il se propose comme médiateur, vient aussi de demander la partition entre le Nord et le Sud. Dans l’astrologie arabe, "Dieu Sauve la Nation" est-il du signe du couteau ? Probablement puisqu’avec un couteau, des blessures surviennent et le sang coule. Mais reprenons le fil de cet exposé, la Fête Nationale du 15 Août, qui n’est pas la fête de l’indépendance – un pays sûrement très riche pour avoir 2 jours de fête ! – aura-t-elle bien lieu ?

Grandes cérémonies ! Probablement comme Denis Sassou sait le faire royalement, en éclaboussant ses concitoyens par des fastes évènementiels ! Est-ce normal lorsque la majorité de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté ? Mais à cela, le président actuel y est peu attentif.

Un président qui parade malgré ses tracas pendant que Mademoiselle Sassou engrange de gros bénéfices lors de ces transactions ? C’est bien cette dame qui négocie avec les investisseurs…

En dehors de cette ombre que la famille présidentielle repousse d’un revers de main, il y a un autre point noir : les prisonniers, ceux qui ont été arbitrairement arrêtés chez eux, parce qu’ils sont membres d’un part politique autre que le PCT. Parce qu’ils sont du sud. Parce qu’ils sont Kongo. Ceux-ci sont "promenés" aux 4 coins du pays, si celui-ci était une figure géométrique, parce qu’ils n’ont pas renié leur appartenance au C.D.R.C. Exactement comme on déportait les Juifs. Heureusement la résistance est une gangrène qui ne se contrôle pas d’une tour de contrôle. Dommage !

Pourquoi maintenir des Hommes emprisonnés (avec un grand H car c’est aussi un échantillon de l’Humanité) depuis presque un an, alors que le tribunal de Pointe-Noire avait rendu un non-lieu, faute de preuve ? Parce que tout simplement, ils sont du sud du Congo. Donc, pas des humains.

Les exhibe-t-il comme un chasseur montre ses trophées ?

Au moins Ben-Hur montait dans son char personnellement et paradait au centre de l’arène. Dommage que le Congo-Brazzaville ne possède pas d’école équestre. À défaut de dresser les Congolaises et les Congolais pour se faire vénérer, il suffirait de dresser la plus belle conquête de l’homme, le cheval !

Sont-ils des appâts de chasse ? Et si tel est le cas, pour attraper qui ? Est-ce pour pousser Modeste Boukadia à la guerre pour qu’il lui ressemble ?

De gros nuages s’amoncèlent, et cette fête risque de prendre l’eau surtout avec l’annonce de la modification de la constitution depuis Washington comme pour défier son propre peuple… Parce qu’il a le soutien de Poutine, mais Monsieur Poutine a fort à faire avec l’Europe malgré les vacances (excuse irréprochable) ; quant aux États-Unis, le président Obama tisse des relations pour qu’une ovation lui soit tirée lors de son départ de la Maison Blanche…

Que restera-t-il sur cette mappemonde ? L’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique ?

Au Moyen-Orient, l’été sera très chaud. Il faut désamorcer cette situation explosive… sinon on risque de s’acheminer vers une plus grande catastrophe que personne ne pourra plus jamais arrêtée.

En Afrique, 2015 et 216, des années très électorales. Chaque candidat va compter ses brebis et ses prédateurs. Les concurrents à la course présidentielle ou celle du Sénat, ont fort à faire pour élaborer leur programme qui les rendra éligible. Donc peu de candidats aux mondanités internationales.

L’Asie et plus précisément la Chine et l’Inde, pays intégrants le "BRIC", émergents grâce à des hommes d’affaires, allant vers l’intérêt de leur pays, servant les leurs. C’est de la logique pure… car l’inverse ruine le pays, par un pillage visible aux yeux de tous.

En politique comme dans les affaires, il n’y a pas d’amis, nom très usité pour les saluer uniquement, mais des partenaires, des relations plus ou moins mondaines, des relais ou des concurrents.

Quels que soient "ces amis", les contacts s’entretiennent et la parole se respecte pour faire perdurer ces relations. Monsieur Esope, prédécesseur de Jean de La Fontaine, lui-même prédécesseur d’un illustre inconnu qui faisait déjà parler les animaux. Comme la morale de la fable de "La belette dans le grenier" est qu’il ne faut pas confondre les affaires des autres avec celles qui nous préoccupent.

Donc, ma préoccupation que je souhaite partager est : est ce que le15 août 2014 sera-t-il fêté ? Ce jour-là est aussi consacré à Marie dans la religion chrétienne. En clair, une journée lumineuse. Le sera-t-elle pour tout le monde ?

Si lors de cette Fête Nationale, les défilés et festoiements se préparent, où auront-ils lieu ?

Je me permets de souligner que Brazzaville est toujours la capitale de notre beau pays qui tombe en lambeaux mais qui se trouve géographiquement dans le Pool qui précisément fait partie de l’Etat du Sud Congo.

Si Monsieur Sassou est logique, c’est à Oyo que cela devrait se faire parce que cette contrée est devenue la capitale de l’Etat du Nord Congo pour confirmer la rupture de l’unité du pays qu’il a engagé avec la partition du pays. Cette hypothèse pourrait mettre à mal les hypothétiques invités.

Ne rien faire ? Après avoir entériné le jugement de Jésus de Nazareth, le condamnant à la crucifixion, Pons Pilate s’en lava les mains. Comment après autant d’années aux commandes du Congo, peut-on rejeter ce que l’on a tant adulé ? Ne rien faire c’est aussi reconnaître que l’on passe le relais, mais à qui ?

Les propositions sont les bienvenues.

Merci de m’avoir suivi dans mes alertes, cris pour un pays que j’aime, pour tous nos enfants qui souhaitaient apprendre à lire et à écrire, et que pour certains, ils sont devenus des enfants soldats, arrachés à leur famille pour apprendre… les armes.

Souhait que chaque famille éparpillée de par le monde puisse se retrouver dans le pays qui est aussi leur berceau.

Espoir pour l’avenir en tirant cette sonnette d’alarme, pour rebâtir tous ensemble, enfin ceux qui voudront. Je ferais partie de ces femmes présentes à la nouvelle naissance du Congo, celui ou tout citoyen a le droit de recevoir instruction, soins, et respect, ou chaque Congolais (femmes et hommes) puisse se nourrir grâce à un travail, se draper dans la dignité, et développer ensemble routes, eaux, énergie pour le confort de nos Anciens, pour le nôtre, et enfin pour celui de nos enfants et celui des générations futures.

Non, ce n’est ni le rêve du Pasteur Martin Luther King ni celui de Mandela, c’est un avenir qui est à notre portée si nous le voulons VRAIMENT.

Je vais, en conclusion, plagier la formule du CDRC "Ensemble, construisons l’avenir". Beau programme, est-ce aussi le vôtre ?

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).

Moungali, le 02 août 2014.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:57
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, le crétin dictateur a étalé son inculture sur les antennes de RFI

Faut-il rire ou pleurer devant l’inculture du dictateur Sassou-Nguesso ? Grassement rémunérés, ses conseillers sont aussi incultes que le dictateur lui-même, en le laissant asséner des âneries sur les antennes de RFI le week-end dernier.

« La culture est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale ».

Le dictateur Sassou-Nguesso s’est lancé dans une comparaison abracadabrantesque pour justifier son tripatouillage constitutionnel qui pointe à l’horizon. Voyant que son ballon d’essai s’est dégonglé en plein vol, il tente de reprendre maladroitement la main.

Si le dictateur Sassou-Nguesso n’avait pas fait l’école buissonnière, il aurait appris que le Luxembourg est une monarchie constitutionnelle dans la tradition européenne.

La base de l’Etat du Luxembourg est démocratique car, en vertu de la Constitution, la nation est la source de la puissance souveraine et c’est devant les représentants de la nation souveraine que le Grand-Duc, prête le serment prévu par la Constitution.

Si le dictateur Sassou-Nguesso consacrait son temps libre à la lecture, il aurait également appris que l’Allemagne est une démocratie parlementaire, fondé sur une séparation souple des pouvoirs; contrairement au régime présidentiel où la séparation des pouvoirs est stricte.

Si le dictateur Sassou-Nguesso s’était procuré le régime politique Allemand pour les Nuls, il aurait appris qu’Angela Merkel avait été élue chancelière après la victoire relative de la droite allemande lors des élections fédérales, le 22 novembre 2005 par les membres du Bundestag, en prenant la tête d’une grande coalition alliant la CDU et le Parti Social-Démocrate.

Angela Merkel est reconduite dans ses fonctions à la suite d’élections libres et démocratiques. Son parti a remporté les élections de 2009 et 2013, ce qui lui permet d’être réélue pour un troisième mandat et de former un nouveau gouvernement de coalition.

Comparer Angela Merkel au dictateur Sassou-Nguesso est une perte de temps. Toutefois, quelques rappels s’imposent:

1) Angela Merkel assume son âge, contrairement au dictateur Sassou-Nguesso(72 ans) qui a tenté en vain de falsifier le sien. La tricherie, même éhontée fait partie de l’ADN du dictateur Sassou-Nguesso.

2) Angela Merkel exerce un troisième mandat à la faveur d’élections libres et démocratiques, alors que le dictateur Sassou-Nguesso n’a jamais remporté d’élections au Congo, même au prix d’une corruption active.

3) L’Allemangne est un pays développé, son budget est excédentaire et à l’équilibre, alors que le Congo du dictateur Sassou-Nguesso fait partie des PPTE (pays pauvre très endetté) et son budget est déficitaire.

4) L’Allemagne est régie par une Constitution appelée Loi fondamentale(Grundgesetz) depuis belle lurette, dont le respect ne souffre d’aucune entorse.

La Constitution du dictateur Sassou-Nguesso date de 2002 seulement, et il l’estime obsolète. Il souhaite la changer ou la modifier par une mascarade qu’il appelle « référendum ».

Le débat actuel au Congo n’est pas de modifier ou de changer de constitution. Le peuple congolais demande ni plus ni moins le départ du dictateur Sassou-Nguesso en 2016. Le reste n’est que diversion et grossière manipulation.

5) Les mains d’Angela Merkel ne sont pas immaculées du sang des innocents, alors que celles du dictateur Sassou-Nguesso dégoulinent de crimes, assassinats, et empoisonnements de tout genre.

6) Angela Merkel travaille pour l’Intérêt général, alors que le dictateur Sassou-Nguesso se préoccupe des intérêts privés de son ethnie, de son clan, de sa famille, de sa région, de ses courtisans… L’Etat congolais est privatisé, les « institutions » ne sont qu’un décorum.

7) L’Allemagne est championne du monde de football, alors que le dictateur Sassou-Nguesso a réussi l’exploit de saborder ce sport populaire. Les mauvaises langues disent que le dictateur Sassou-Nguesso a étouffé dans l’œuf la vulgarisation du football dans le pays à cause de sa démarche en zig-zag. L’unique succès du Congo dans ce domaine remonte à 1972 avec le Club Athlétique Aiglon CARA.

« Un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir ».

Le dictateur Sassou-Nguesso est malhonnête, et il le restera jusqu’à la fin de sa vie. Il lui reste encore quelques mois pour ravaler ses velléités de tricherie.

Qu’il sache que les congolais sont déterminés. Nous irons le chercher même dans un trou dans son village natal.


Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 16:56
(Congo-Brazzaville) Pour un troisième mandat, Sassou se drape dans les habits de Merkel et de Juncker

POUR UN 3ème MANDAT, SASSOU SE DRAPE DANS LES HABITS DE MERKEL ET DE JUNCKER

Le voyage à Washington pour le sommet Etats-Unis/Afrique aura été une formidable aubaine pour Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville de fendre l’armure et se jeter dans l’arêne politique. C’est trop fort pour Sassou, l’homme d’Edou penda. Sa volonté de mourir sur le trône l’emporte sur toute autre considération. Une occasion aussi pour le tsar d’Oyo de se mêler les pinceaux des mécanismes institutionnels confondant ainsi régime présidentiel et régime parlementaire.

Sassou en campagne

Cela ne faisait déjà guère de doute, c’est devenu une certitude : Denis Sassou Nguesso sera bien candidat à sa propre réélection en Août 2016. Bien sûr, Sassou ne l’a pas dit ouvertement ce samedi 2 Août 2014 sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Toutefois, tout dans l’interview de Sassou sur RFI le laissait transparaître et le suggérait. Comme souvent avec Sassou, le subliminal compte autant que l’explicite. Et, le subliminal, ce samedi 2 Août 2014 à Washington sur RFI pouvait se résumer ainsi : « J’y suis, j’y reste ». Désormais, Sassou a les yeux rivés vers Août 2016 et ne se fixe plus d’autres échéances d’importance d’ici là hormis les locales de septembre 2014 gagnées d’avance sur la base d’un recensement tronqué et un fichier électoral biaisé.

Comparaison n’est pas raison

Lorsque Sassou affirme sur RFI : « Je n’engage pas une polémique sur cette question-là. En Allemagne, lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut-être lui en donner un quatrième. Le Premier ministre du Luxembourg [Jean-Claude Juncker, ndlr] est resté très longtemps [à son poste], c’est maintenant seulement qu’il va à la Commission de l’Union européenne. C’est la volonté des peuples. Il faut toujours l’interpréter comme ça et non pas le voir à travers quelques volontés de puissances. »

1. Il faut comprendre qu’il entend encore être là, lui Sassou, après 2016 et que la campagne, c’est maintenant. Pourquoi Sassou se met-il dans les jupons d’Angela Markel et le costume de Jean-Claude Juncker pour justifier son coup de force constitutionnel ? Ignorance, confusion, mauvaise foi ?

2. L’Allemagne est une démocratie parlementaire comme le Luxembourg dont le chef du gouvernement « le chancelier » est le chef de la majorité parlementaire. Elle peut être renverser par son parti comme ça l’a été pour Margaret Thatcher que son propre parti à renverser pour mettre John Major.

Aussi, le chancelier peut être remplacé à la suite d’un renversement de majorité au Bundestag. Dans l’histoire récente de l’Allemagne, il y a eu des chanceliers de l’Union chrétienne-démocrate CDU (Helmut Kohl, Angela Merkel née Angela Dorothea Kasner) et des chanceliers du parti social démocrate d’Allemagne SPD (Willy Brandt, Gerhard Schöder).

La démocratie parlementaire dans son essence ne peut limiter les mandats exécutifs du chef de la majorité qui peut changer. C’est la raison pour laquelle Angela Merkel est à son 3e mandat. A la différence du Congo-Brazzaville qui a été tour à tour depuis son indépendance le 15 Août 1960 un régime présidentiel et un régime semi-présidentiel avec un président élu au suffrage universel lors d’un scrutin uninominal à deux tours pour un mandat successivement de cinq et sept ans renouvelable une fois.

Le peuple a bon dos

Sassou n’en a que cure de la limitation du nombre de mandat. « Mais cela dépend de la volonté populaire. De toute façon, la Constitution, si elle doit être changée, elle ne peut l’être qu’à travers un référendum. Et s’il y a référendum populaire, je ne vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être déçue de la volonté du peuple exprimé par référendum ».

Le peuple est convoqué à toutes les sauces pour assouvir la soif de pouvoir d’un homme : Sassou Nguesso. 2000 frs cfa par personne aux meeting du PCT. Ce sont ces figurants que Sassou appelle « Peuple ». Ce dimanche 3 août le vrai peuple (le Congo profond) s’est réuni au Palais des Congrès à Brazzaville à l’appel des partis de l’Opposition. Capacité de la salle 1500. Or plus de 1000 personnes ont fait le déplacement. Ce peuple-là n’a pas eu besoin de casting comme sait le faire Pierre Ngolo lorsqu’il veut éviter d’être hué et conspué durant ses meetings de propagande sur le Boulevard des Armées.

Depuis Washington où Sassou est en train de délirer devant un certain club de la presse américaine corruptible , il a dû entendre la clameur de la population majoritaire qui dit non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ? En professionnel de la manipulation, du mensonge et de la désinformation, Sassou sait que pour réussir son putsch constitutionnel, il faut trois facteurs : rassembler son camp, affaiblir son opposition et soigner son image à l’international. C’est la stratégie mise en branle par Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » depuis quelques mois. C’est le moment pour l’opposition du Congo-Brazzaville de se réunir autour de Jean Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani, Bienvenu Mabilemono et Noël Magloire Ndoba pour contrer les visées machiavéliques de Sassou.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:25
Congo-Brazzaville : Communiqué de presse relatif à l'interview de Sassou Nguesso à Washington

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 4 Août 2014.

Les propos peu amènes, peu courtois et peu diplomatiques de Monsieur Sassou Nguesso tenus à Washington à l’égard de son hôte démontrent le manque de convenances internationales et le mépris de fait qu’il porte à des personnalités aussi honorables que la Chancelière Madame Angela Merkel et le Président Jean-Claude Junker, en se comparant indûment à eux par son action passée, et auxquels Nous, porte-paroles de l’Etat du Sud Congo nouvellement constitué, présentons toutes nos excuses car personne ne peut être comparé à un génocidaire qu’un autre génocidaire.

Le SUD CONGO, par la voix de ses porte-paroles, tient à réexprimer expressément auprès du Président Barack OBAMA que les propos tenus, et les engagements qui pourraient être pris par Denis SASSOU NGUESSO lors du Forum Etats-Unis/Afrique des 4,5,6 août 2014 à Washington, n’engageaient que l’État Mbochi d’Oyo du Nord Congo, et nullement l’État du SUD CONGO lequel ne reconnaîtra aucun accord qui pourrait être signé par lui, comme Nous avons déjà eu l’occasion de le dire et de l’exprimer au Président Barack OBAMA, dans le sens de son opposition aux mutations hâtives des Constitutions tendant à perdurer les mandats.

- Modeste Boukadia

- Robert Poaty Pangou

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:19
(Congo-Brazzaville) A propos de l'interview de Sassou à RFI

A propos de l’interview de Sassou sur RFI :

« L’essentiel, quand on n’a rien à dire, c’est de le faire savoir ! »

Il est intéressant, qu’en ce qui concerne le Centre Afrique, Monsieur Sassou ait bien voulu « parler avec toutes les parties » en jouant les Messieurs bons offices vis-à-vis des parties qui ne sont pas les siennes. Il est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil de l’autre : que n’en a-t-il pas fait autant à Brazzaville pour son propre pays ?

Et que vaut un accord signé « avec l’un des vice-présidents de l’organisation de la Seleka » seulement quand on sait la façon de Monsieur Sassou d’obtenir un accord, reconnaissant lui-même « qu’il y a quelques divergences au sein de la Seleka » et que nombre de « personnes ne croient pas aux efforts engagés à Brazzaville en vue de permettre la cessation des hostilités et qu’il faut que ces personnes-là aient une alternative » dont lui-même, pompier pyromane d’occasion allumant des contre-feux afin de diversion pour mieux conserver le pouvoir, en faisant fi de ses concitoyens ? Est-ce à lui qu’il songe en écrivant « que ces personnes-là aient une alternative » ?

Aussi voir le Président de la République Nord Congo, Monsieur Sassou, déclarer en conclusion de son interview à RFI le 1er août 2014 : « engager des dialogues (au RCA) en vue de la réconciliation nationale et la mise en place d’institutions définitives à travers des élections », que n’en a-t-il pas fait autant dans feu l’ancienne République du Congo faite de la réunion arbitraire et autoritaire du Sud Congo au Nord Congo ?

Se comparer à la Chancelière Angela Merkel et au Président Jean-Claude Junker ne manque pas d’air de sa part, lui qui a un bilan aussi négatif quant à la qualité de vie de ses concitoyens du Nord après avoir tant spolié ceux du Sud avec un génocide de trois quarts de million de Kongo et un autre en préparation pour conserver sa place, tout cela pour justifier son troisième mandat qu’il prépare en sous-main pour 2016.

Quel cynisme de sa part à évoquer le respect « de la volonté des peuples, sans y voir quelques volontés de puissances » de la part des puissants en place, sous condition de confiance et de transparence, alors que Monsieur Sassou refuse depuis toujours l’établissement d’un recensement général au Congo afin d’éviter de faire apparaître le génocide des Kongo du sud de la période 1997-2002 dite de transition ayant abouti à l’actuelle Constitution de 2002 établie par lui-même, et le limitant à deux mandats.

Effectivement quand Monsieur Sassou déclare sans ambages à RFI aux Etats-Unis, et non à Oyo chez lui : « La question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie, ou pas », faut-il encore qu’il dise aux Congolais du Nord en quoi ce changement ira « dans l’intérêt du pays » et qu’il souligne en quoi la Constitution de 2002 établie par lui-même l’a empêché de réaliser son « Chemin d’Avenir » dans l’intérêt du Pays ? Qui ne voit que le seul intérêt, pour Monsieur Sassou, est d’échapper en 2016 aux poursuites internationales pour crimes contre l’humanité et génocide envers le Sud.

On comprend Monsieur Sassou répondant avec empressement au journaliste de RFI, « Je n’engage pas une polémique sur cette question-là », lequel lui soulignait que « selon le président Barack Obama, quand un homme ou une femme reste troplongtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer, et non pour le bien du pays » et que « La Maison Blanche et le département d’Etat étaient contre l’idée de modifier la Constitution pour prétendre à un mandat supplémentaire », celui-ci lui répondant « quela Constitution actuelle (la sienne même) avait atteint certaines limites » sans dire lesquelles, mais qui ne sont jamais que la limitation actuelle avec deux mandats. Quelle outrecuidance, chez son hôte, que lui dire tout de go son désaccord sur une question de démocratie fondamentale, un piètre visiteur de commerce augurant mal.

Dire sur un ton patelin que cela dépend « de la volonté populaire » et « que ce débat (sur le changement de Constitution) se développe au niveau du peuple parce qu’elle a atteint certaines limites » et que, s’il y a changement, cela ne pourra se faire que « à travers un référendum populaire », et qu’il ne voit pas comment « quelle force de la démocratie pourrait être déçue de la volonté du peuple », c’est quelque part se moquer de tous, car la démocratie suppose des listes fiables pour exprimer la vox populi, listes supposant le recensement général auquel s’oppose Monsieur Sassou depuis toujours pour ne pas faire apparaître son génocide programmé des Kongos.

L’on voit tout son art de la manipulation dans sa réponse en se retranchant derrière le choix populaire sans opter sur la façon préalable de le cerner par le recensement, et qu’il compte sur une très faible participation pour faire passer un vote positif à la façon de sa dernière élection présidentielle, avec une participation entre 5 et 10%, alors que la Constitution de 1992 fut adoptée à 92% avec une participation de 95%.

Cette attitude quelque peu ubuesque, avec déplacement tribal occupant en famille et fanfare, pour des raisons de lobbying, les antichambres trois ou quatre jours avant l'ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, 6 août à Washington, est de toute évidence liée à l’échéance de son 2ème mandat en 2016, visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, clauses inscrites dans sa propre Constitution de 2002, et en butte à la Maison-Blanche ayant clairement affiché son opposition à toute révision de Constitution en ce sens. Tout cela apparaît de fait comme le deal grossier « gagnant-gagnant » comme le suggère Monsieur Sassou lui-même : je te donne, tu me donnes !

Que n’a-t-il fait de partenariats sincères « gagnant-gagnant », d’URSS à la Chine via l’Europe. Pourquoi en ferait-il maintenant ? Et même sait-il vraiment si cela existe, lui qui n’a aucune notion de macroéconomie, si ce n’est la technique des enveloppes et du bâton qu’il manie si bien à l’égard de la majorité ayant moins d’un dollar par jour ?

Qu’on nous explique ce qui changerait dans la vie des Peuples Nord Congo si Monsieur Sassou était réélu avec un référendum de modification de Constitution et une nouvelle élection présidentielle en 2016 avec une participation à moins de 10%, cela indépendamment des clauses nouvelles ou modifiées par le souhait autocrate ?


Constater avec Monsieur Sassou que « l’Afrique est la cinquième roue du carrosse » et s’indigner telle la dame patronnesse « L’Afrique ne va pas continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse » : mais à qui la faute, pas à nos clients, quels qu’ils soient, surtout s’ils vous règlent au cours international où les autres quidams s’en sortent bien, voyez les Pays Arabes du Golfe à faible population autochtone ? La question qui se pose à nous, c’est tout l’art de la réutilisation des devises étrangères non pas pour acheter les consciences et « faire vivre ses proches, ivres de tout les délices de l'univers » tellement ivres qu’ils en perdent le sens de la véritable réalité.

« Pourquoi donc tout à coup la Constitution devient une affaire de vie ou de mort » me demande-t-on ? Oui, elle l’est du point de vue de Monsieur Sassou, car il se sait coupable et qu’il n’a de choix que d’être réélu ou choisir le successeur voire mourir. Oui, « il lui faut trouver ou créer un problème là où il n'en existe pas » voire en « créer là où il est impossible d'en créer ». Que lui reste-t-il, « que le ciel nous tombe sur la tête » tout en se plaignant ne pas encore l’avoir vu chuter pour partir tous ensemble !

« La pertinence de la démarche des signataires de la création de l’Etat Sud Congo » résulte de son « outrecuidance à vouloir un référendum sur l'impensable ». En quoi la Constitution de 2002, rédigée par lui-même, l’aurait-t-elle empêché sur son « Chemin d’Avenir » car il était bien seul habilité à le mener à son terme ce projet ? L’essentiel, quand on n’a jamais rien eu à dire, c’est de le faire savoir pour montrer qu’on existe !

Modeste Boukadia

Paris le 3 août 2014

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Sud-Congo, Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:58
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Voici la vidéo qui dévoile ce que Denis Sassou Nguesso avait comme plan sordide.

Cette vidéo date du Samedi 27 Mars 2010.

Visualisons la et suivons l'intervenant attentivement.

http://www.dailymotion.com/video/xcwavv_robert-poaty-pangou-au-grand-debat_news.

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Robert Poaty Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 11:21
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) A Washington, Sassou ose tous les mensonges en corrompant le National Press Club

Sassou Denis incapable de mettre son oreillette

Le 1er août dernier à Washington DC, Denis Sassou Nguesso a été l’invité « payant » au prix fort, sans aucun doute, du National Press Club (NPC). La soupe lui a été servie sans la moindre vague par le président du Club, Myron Belkind ; un André Ondélé plus petit, plus gros mais tout aussi caressant dans le sens du poil. Pour ceux qui pouvaient croire qu’au pays du Prix Pulitzer tous les journalistes étaient de grands professionnels, le NPC nous oblige à réfléchir au contraire.

L’autocrate de l’Alima a l’habitude de prendre la parole, et seulement, devant des salles qui lui sont complètement acquises. Il ne courait pas le moindre risque d’entendre le plus petit murmure de désapprobation ou de contradiction. Aucun micro ne circulait dans la salle. Les questions uniquement formulées à la tribune par le André Ondélé local avaient été pesées et soupesées afin que l’instit puisse ânonner une fois encore ses mêmes bobards sur la paix qu’il a apportée au Congo et surtout au Centrafrique. Notre dictateur use de méthodes qui ont fait leurs preuves. Hitler ne disait-il pas : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » ? Ce ne sont pas les Disparus du Beach qui pourront venir le démentir… !

Totalement euphorique tant dans le préambule de présentation que dans « l’interview soviétique» bien plus qu’américaine, il s’est complètement lâché dans les affirmations mensongères : la paix, les infrastructures, l’éducation (100% des enfants congolais scolarisés à la charge de l’Etat jusqu’à 16 ans- Part de l’éducation dans le Budget : 25%), la paix encore la paix, au Congo et au Centrafrique (deux pays dans lesquels il a été intimement lié aux déclenchements des conflits).

Finalement, la question tant attendue (par nous) a été posée. Sassou n’exclut pas de rester en fonction lorsque son second mandat de 7 ans en tant que président prendra fin en 2016. «Le peuple devra décider » par référendum s’il faut changer la constitution de son pays pour permettre plus de deux mandats, a-t-dit. «Je vais laisser le débat se poursuivre et voir où cela nous mène. »

Il a dit aussi que les États-Unis et les autres pays avancés ont besoin d’être «plus réalistes» et «humbles» pour juger les pays africains, dont beaucoup ont été indépendants de la domination européenne depuis seulement 50 ans. Il a fait remarquer que son pays compte quelques 150 partis politiques, et qu’il faudra plus de temps pour les institutions politiques et gouvernementales pour arriver à maturité (on croirait entendre Jacques Chirac disant que les Africains n’étaient pas prêts pour la démocratie). Il a cité faussement modeste des « lueurs d’espoir » dans la lutte contre la pauvreté, l’injustice et l’instabilité dans la région, y compris, et encore une fois, les efforts de son pays pour régler les différends internes et régionaux.

Interrogé sur la récente épidémie du virus Ebola en Afrique, Sassou a déclaré que les pays concernés auront des «efforts draconiens» à fournir pour contenir la maladie, mais que « la communauté internationale doit prêter main-forte. » (Alpha Condé pour sa part et pour la Guinée avait annoncé que l’épidémie avait été maîtrisée chez lui. Il n’a pas le sens inné de Denis 1er pour faire payer les Blancs, lui qui préfère voler avec ses enfants l’argent du peuple plutôt que de construire des installations médicales décentes !)

Mais cerise sur le gâteau, après avoir défendu son gouvernement contre les critiques de son bilan en matière de droits, il a pour terminer fait l’éloge de la liberté de la presse (honteusement absente dans la salle du NPC à Washington) en insistant qu’elle était totale et en ajoutant qu’«il y a une abondance de liberté autant que je peux dire. » Les médias fermés récemment ne le contrediront pas tout comme le Colonel Ntsourou et Ruth Nguina… !

Les Congolais sont des ignares, malgré les 25% du budget consacré à l’Education, qui ignorent qu’ils vivent dans un pays, celui de Denis, béni des Dieux. Un vrai paradis pour eux et pour les futurs investisseurs américains !

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT

Economie