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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 01:16

ETATS D’AME ET PRISE DE CONSCIENCE

PAR CEUX DE NOS COMPATRIOTES AU NORD DU CONGO ?

par Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

 

Cela fait vingt-quatre ans depuis que le phénomène des milices privées est né au Congo-Brazzaville, sous le régime du président Pascal Lissouba. Nous étions en 1993.

 

Naïveté, mauvaise foi ou volonté délibérée, nous ne le saurons jamais. Les responsables politiques de l’époque étaient tombés dans le traquenard tendu par leur adversaire du Pct, en l’occurrence Denis Sassou Nguesso. S’en suivirent les tragédies successives vécues par les populations au sud Congo et notamment, celle de la région du Pool.

A l’origine, la création des milices privées en raison de la guerre de 1993-1994 provoquée par M. Sassou Nguesso dans sa stratégie de reconquête du pouvoir perdu par en 1992.

Cependant, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il se trouve, malheureusement, des individus sans discernement mus par une haine aveugle, incurable et indécrottable qui ne comprennent pas et n’ont jamais cherché à comprendre comment est né le phénomène des milices privées.

Devant des évidences et la réalité quotidienne, ceux de nos compatriotes au nord du Congo, fer de lance dans la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, s’interrogent et acceptent aujourd’hui sur le fait que l’homme qu’ils avaient soutenu jusqu’ici est dangereux, très dangereux pour l’union des congolais et pour eux-mêmes.

A cet effet, un document/témoignage, sous le titre : Cet homme nous met tous en danger, circule en ce moment dans les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

En s’attaquant et éliminant, l’un après l’autre, tous ceux de son camp avec qui ils ont repris le pouvoir, fut-il par la violence, ils ont donc mis en place la machine à broyer. Cette politique d’élimination des témoins, de peur qu’ils ne parlent et ne témoignent un jour des crimes qu’ils ont commis ensemble, va provoquer le tsunami qui les emportera.

Ce document,  Cet homme nous met tous en danger, sera suivi d’un autre, intitulé : “Lettre ouverte au Général Paul Mbot, un courrier effectivement adressé au Général Paul Mbot, alors directeur général de la police nationale, sous le président Lissouba. Il est, ici aussi, question de création de milices et notamment : reproche lui est fait d’avoir conseillé au président Lissouba et à son ministre de l’intérieur, Martin Mberi, de créer une milice privée, désignée à l’époque sous l’appellation de Réserves ministérielles, les fameux Aubevillois qui deviendront successivement : Zoulous, Mamba, etc. Début du calvaire insurrectionnel que connaissent aujourd’hui les congolais.

C’est donc ainsi que tout le monde a eu sa milice privée : les Ninjas pour Kolelas ; les Condors et Cobras pour Sassou Nguesso ; les Mambas pour Thystère-Tchicaya, etc.

A tous ceux et celles qui, enfin, aujourd’hui, s’aperçoivent qu’il faut changer de trajectoire, de voie, pour la paix et l’UNION NATIONALE, le moment est venu, non pas de tendre la main,  mais de reconnaitre que nous avons tous fait fausse route, certains plus que d’autres.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

-       Auteur,

-       Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise

auprès de l’union Européenne (1994-2005),

-       Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la CNS (1991),

     Président de l’Association UNION-CONGO

 

***

 

DOCUMENT 1

 

Cet homme nous met tous en danger,

document signéBRDiem

Cet homme, celui dont il est ici question n’est autre que Sassou Nguesso Denis.

 

Extrait :« Pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons Mouène, pour d’autres, il est l’os Lekoubèou encore la belle noix de palme Otsouèmbè. Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

 

Avec un recul, je me rends compte que Mouènen’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système, nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.

J’ai approché Mouène après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque, je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé Mouène“. Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite Condors et Cobras. Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.

Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement Mouène avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.

Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga… Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donné conseils ou tenu tête à Mouène.

Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est Mouène ?

La peur de perdre le pouvoir : Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose, Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque.  Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.

Après le retour aux affaires, Mouène a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait  de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre se sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait Mouène. Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette  notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.

Jean Marie  Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. Mouène a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando, un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était, lui, considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue Mongounia a leka te“ (l’ennemi ne passeras), la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer Mouène pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.

Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouène était tranquille.

Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouène, ou du maître moro a nzambéJDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous y a pas de différences. Gaulois Freddy Menga, Seigneur Willy Matsanga et bien d’autres …

Simulacre d’une opposition : Il fallait créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de  Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigués de la politique de Mouène.

La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako Parfait Kolélas, puisque Okombi Salissa échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était un petit incontrôlable. On ne peut pas faire de lui un enfant prodige. Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ses propres enfants, tombera à l’eau.    C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

Un opposant inattendu : L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avons-nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? A toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le Coup KO. Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à Barack Obama Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous-mêmes tué notre stratégie. Mouène  était très en colère.

Changement de stratégie et perte de contrôle : Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent rien. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jetés dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendues préparations de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée s’est vu le retrait de son matériel de travail : son armement. Le vrai problème, c’est que Mouène a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyer la population …

Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés …

Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous.

 

***

 DOCUMENT 2.

RETROSPECTIVE : LA GENESE DES MILICES PRIVEES

LETTRE OUVERTE AU GENERAL PAUL MBOT, Directeur Général de la Police Nationale (publiée dans “Le Combat”, Bulletin d’information et d’opinionde l’Opposition congolaise, Numéro Spécial - Août 1993)

Le document qui suit avait été publié, pour la première fois, dans un Bulletin de l’Opposition, en 1993, dans le but de faire comprendre au Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, le Général Paul MBOT, que le conseil qu’il venait de donner au Président Lissouba était contraire aux dispositions de la Constitution et un crime contre la paix, un crime contre l’humanité.

Après avoir servi “loyalement” le Président Lissouba à la tête de la Police Nationale, après avoir été nommé “loyalement” Préfet de la Région de la Sangha par le même Président Lissouba, le Général Paul MBOT est passé du côté de l’ex-Président Sassou Nguesso qui, actuellement, affronte les milices privées de son protagoniste, créées et formées sur les conseils du même Général Paul Mbot. Ce dernier est donc aujourd’hui, en 1997, obligé de se battre contre sa propre création, ses propres créatures.

Paris le 25 août 1993,

“Mon” Général,

Suite à la lettre commune de Monsieur le Président de la République aux Ministres d’Etat respectivement de la Défense et de l’Intérieur, en date du 3 août 1993, permettez que je me donne la liberté de vous adresser cette lettre que j’ai voulue ouverte afin que l’opinion nationale et internationale le sache également.

“Mon” Général, à la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, dans ma lecture du Rapport de la Commission Ad hoc “Assassinats”, par une improvisation voulue, citant un philosophe de notre temps, Lanza Del Vasto, j’ajoutai en fin de lecture, en guise de conclusion, ceci :

- “Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient”.

Au cours de ce même Grand Forum, citant toujours le même penseur, je disais :

- “Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages”.

Ce furent-là deux avertissements qui s’adressaient non seulement au Peuple Congolais dans son intégrité et toute son intégralité, mais à vous aussi qui en êtes une partie intégrante.

Aujourd’hui, au regard de la situation qui prévaut dans notre pays, je constate avec une stupéfaction et une horreur non feintes, mais très profondément ressenties, que vous êtes devenu (depuis quand cela ?) le Conseiller, l’éminence grise, le cerveau-penseur-auteur d’une stratégie lugubre pour les besoins du pogrom mis en œuvre par un régime qui agit dans l’illégalité la plus totale. D’un côté, l’application des accords de Libreville et, de l’autre, les préparatifs pour un génocide national programmé.

“Mon” Général, me référant donc à la lettre ci-dessus référencée relative au recrutement des éléments devant composer une police parallèle (milice) - les salaires des fonctionnaires déjà existants sont impossibles à payer -, ma stupéfaction et mon horreur sont aussi grandes et profondes que j’ai du mal à croire que vous, l’initiateur, l’instigateur, le meneur en 1973 d’une grève “congolaise” à l’Académie Militaire (Section Police) de Bucarest (Roumanie), où vous étiez en formation, pour revendiquer l’égalité des droits et de traitement, le respect de la dignité humaine et luttiez donc contre l’injustice, la brimade et le mauvais traitement, soyez passé du côté de la barbarie, des bourreaux.

En effet, en ce temps-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, vous n’étiez pas, à ce que je sache, vous et vos quatre autres collègues, menacés de mort. Pourtant, malgré l’absence de cet argument majeur - menace de mort -, vous n’aviez pas hésité de vous révolter, de vous rebeller. Dans votre rébellion, vous vous étiez même convenus de rentrer au bercail, ce quel que soit le résultat des négociations qui furent d’ailleurs bien menées par le très regretté et courageux Ambassadeur, Eugène MANKOU. De vous tous, dans ces turpitudes, un seul avait le sens de l’honneur, de la parole donnée et surtout de celle d’Officier. Ce Congolais dont je tais volontairement le nom - pour des raisons de sécurité - rentra au Congo. Rien pourtant ne l’obligeait à le faire, puisque tout était rentré dans l’ordre. Mais sa conscience, l’honneur d’Officier et le sens de la dignité avaient pris le dessus. Il appliqua, seul, à la lettre, ce que d’un commun accord vous aviez décidé.

En fait, en d’autres temps et dans une Armée digne et respectable, appliquant scrupuleusement les règles disciplinaires qui régissent une Armée Nationale ou une Police Nationale digne du nom, rien qu’à considérer cet acte d’insoumission, vous ne seriez même plus, ni dans l’Armée, ni dans la Police; vous ne seriez même pas nommé “Général” aujourd’hui, car vous auriez été radié du Corps de la Police, voire de l’Armée tout court, pour mutinerie, rébellion et félonie, surtout que cela se passait en terre étrangère où vous aviez souillé l’image et de la Police et de l’Armée, mais aussi et surtout celle de notre pays. C’était de l’indiscipline caractérisée intolérable. Ceci dit, je vous laisse, “mon” Général, la liberté d’expliquer ce fait à tous ceux qui liront la présente Lettre Ouverte.

"Mon" Général, ma stupéfaction et mon horreur sont d’autant plus grandes et profondes, disais-je, que pour un strapontin somme toute éphémère et pour quelques malheureuses miettes - même si, pour acheter votre conscience, on vous donne 10 ou 20 milliards de Francs CFA (pour services rendus), ce sont toujours des miettes -, vous conseillez au Président Lissouba de constituer un Corps Spécial de Police - en somme une milice privée, parallèle, personnelle du Chef de l’Etat - dont vous n’aurez même pas le contrôle, afin de mâter tous ceux et toutes celles qui se battent pour la démocratie, la liberté et la paix dans notre pays, cela ne fait que faire se retourner dans leur tombe tous les martyrs de notre pays, desquels vous vous en foutez d’ailleurs puisque vous en fabriquez d’autres.

"Mon" Général, loin de vouloir faire de cette lettre ouverte un blâme public, mais plutôt un Appel à la prise de conscience patriotique, je voudrais surtout que vous vous rappeliez, à tout moment, de ceci :

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

"Mon" Général, ceci dit, en conseillant au Président Lissouba (Cf. sa Lettre du 03/08/1993 aux Ministres d’Etat de la Défense et de l’Intérieur) de créer un Corps parallèle de la Police (milice privée) qui sera sous les contrôle et ordres exclusifs de M. Jean Da Costa (frère de l’autre ancien Premier Ministre) qui s’était déjà illustré, de triste mémoire, dans les années 1964-1965 et hier maquisard dans le F.L.C. du Cabinda, qui croyez-vous libérer par l’assassinat, le génocide et le pogrom déjà organisés et institutionnalisés ?

En tout état de cause, disait Mô-Tsé, je cite : - “Tuer un homme pour le bien du monde, ce n’est pas faire le bien du monde. S’offrir soi-même en sacrifice pour le monde, voilà qui est bien faire”.

Et Gandhi d’ajouter : - “(...) Il est lâche de tuer les autres. Qui croyons-nous libérer par l’assassinat ?”

Or, "Mon" Général, depuis le 30 novembre 1992 à ce jour, comme en 1965, le Congo ne compte plus ses morts. Plus de 1000 citoyens congolais sont morts, assassinés, partout, sur toute l’étendue du territoire national, en moins d’un an de pouvoir Lissouba. Les uns sont jetés, enfermés vivants ou décapités dans des sacs, dans le fleuve Congo; d’autres sont purement et simplement enterrés vivants ou décapités aussi. Ceci se passe dans les pays du Nibolek et à Brazzaville, sous vos yeux, allant inspecter quotidiennement les victimes, les suppliciés dans les divers centres de tortures, sans doute pour vous assurer de l’efficacité du travail qui y est effectué par les nombreux “Ngayo” qui y opèrent en toute impunité. 

Dans les Services d’Etat, tous les cadres de la Mouvance présidentielle (civils et militaires) se promènent avec des pistolets. Dans le même temps, au lieu d’obliger ces civils partisans de la Mouvance présidentielle à rendre ces armes de guerre qu’ils trimbalent dans les rues jusque dans les bureaux, au vu et au su de tous, vous préférez organiser des razzia sous le prétexte d’aller ramasser les armes de guerre que détiendraient les membres et partisans de l’Opposition. Voilà l’injustice et la ségrégation ethno-tribale. 

Je ne parle même pas des quatorze (14) malheureux citoyens congolais, extraits de votre Commissariat Central et remis à l’un de vos Corps de police : le S.A.S.P.N., aujourd’hui portés disparus (Cf. Documents du Commissariat Central), selon le Rapport d’Activités de la Commission de Médiation et de Négociation menée du 29 au 30 juillet 1993. Vous savez où ils se trouvent, ces 14 disparus de vos geôles. Depuis cette date à ce jour, ce nombre peut être multiplié par 10, 20, 30 voire 100 fois, au train où va la barbarie à visage humain.

Général MBOT, vous savez autant que moi que “plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

"Mon" Général, aujourd’hui vous ressemblez à cet homme qui tombe au pouvoir d’un Mage; car en effet, un homme qui tombe au pouvoir du Mage (pour un strapontin éphémère, un galon et quelques miettes qu’il ramasse sous la table où mange le roi) perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

Je crois, "mon" Général, vous avoir assez dit. Mais en guise de conclusion, pour avoir fait votre choix comme moi aussi j’ai fait le mien depuis plus de 20 ans aujourd’hui, il n’est nullement besoin de vous rappeler les principes qui régissent votre Corps de métier, si ce n’est faire appel à votre conscience d’homme et de citoyen et vous répéter ce qui suit :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander (Ndlr : même si vous en êtes devenu le Conseiller, le Cerveau penseur, l’Eminence grise) si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

C’est pourquoi je dis que la vie et la survie de notre patrie est une perpétuelle bataille, et la guerre patriotique pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix et la liberté le haut devoir du Citoyen, le vrai et digne de foi.

En espérant vous avoir dit tout haut ce que tous les Congolais pensent tout bas - du moins ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme vous et ils sont majoritaires -, je vous prie de recevoir, "mon" Général et cher ami, l’expression de mes sentiments très patriotiques.

Paris, le 25 août 1993

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Chef du Département de la Communication

Coordination Europe de l’Opposition Congolaise

 

***

 Deux documents, l’un récent et anonyme, l’autre plus ancien et "sourcé". A ces deux documents, pour une meilleure compréhension, il nous faudrait peut-être adjoindre un 3ème, plus récent que les deux premiers : l’interview de Claude Ernest Ndalla, Conseiller de Denis Sassou Nguesso, sur une chaine Web de la diaspora congolaise en France. 

L’analyse du document de "Brdiem" et celui de Claude Ernest Ndalla montre une convergence qui ne peut qu’en troubler plus d’un.

Constat non exhaustif :

·         Les batailles dites de libération du pays ont toutes été des guerres tribales menées par des milices ethniques dédiées et formées à dessein

·         Le document de "Brdiem", s’il fait part d’une désillusion, ce n’est pas dans les atrocités commises mais dans le partage du butin de l’après-guerre. Le remord y est absent.

 ·         Dans ce document tout comme dans l’interview de Claude Ernest Ndalla, un président ressortissant du nord du Congo est perçu comme "la caution nationale" à la quiétude, entérinant de ce fait le terrifiant pronostic, pour l’unité d’un pays, que ceux du sud en veulent à ceux du nord. Remarquez que Tony Moudilou, dans la préparation de son coup d’Etat qui avait avorté, en était arrivé à cette conclusion-là aussi, si nous en croyons ce qu’en affirme Jean Marie Michel Mokoko dans la vidéo.

·         Dans les 3 cas donc (celui de Tony Moudilou en plus), Jean Marie Michel Mokoko, homme du nord du Congo et militaire est perçu comme un moyen sans que l’on ne s’interroge sur ce fait-là, précisément.

Questions non exhaustives :

·         Est-ce un énième coup d’Etat qui se joue pour le compte des mêmes ? Quid alors de l’Unité et de l’indivisibilité de la Nation ? Tous Congolais ?

 

Etats d'âme et/ou prise de conscience par ceux de nos compatriotes au Nord du Congo ? (pdf, 546.8 kB)

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:53
 
Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.
 
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Sassou veut simuler un coup d’Etat pour parachever son œuvre d’extermination, d’épuration ethnique dans le Pool et de massacres de tous les prisonniers politiques.

17/04/2017 19:20:02: Charles Zacharie Bowao a écrit : "Le pouvoir voudrait simuler un coup d'État militaire afin d'arrêter les dirigeants de l'Opposition congolaise et procéder à des purges au sein de l'appareil d'État et du PCT. Ceci pour neutraliser tous ceux qui sont opposés à  une dévolution monarchique du pouvoir. Ce serait la dernière étape de conservation clanique du pouvoir, après le coup d'État anticonstitutionnel de 2015 et le hold-up présidentiel de 2016.
Il s'agit d'un scénario turc tropicalisé..."

 

1a-sassou-nguesso-3-copie

Ce coup d’Etat dont les raisons n’existent que dans la tête de Sassou Nguesso et son clan n’a pour but que de parachever leur œuvre d’extermination, d’épuration ethnique entamée dans la région du Pool depuis 1997 à ce jour et justifier le massacre de tous les prisonniers politiques qu’ils n’ont pas envie de juger, car ils ont peur que l’opinion et toute la communauté internationales ne soient mises au courant et n’apprennent les atrocités commises et les méfaits de leur barbarie.

C’est ce qui explique le message ci-dessous qui fait état d’un parachutage des cargaisons d’armes de guerre dans le Pool au profit des Ninjas. Sauf que cette information est totalement fausse. Elle est l’émanation de la manipulation des officines (Services de la désinformation) de Sassou Nguesso lui-même et le PCT. Pour, une fois de plus, justifier l’injustifiable, à savoir : un carnage d’une ampleur sans précédent, jamais égalée.

Non, il n’y a pas eu de largage d’armes et de munitions de guerre dans la région du Pool au profit des ninjas . Cette information sert à justifier les desseins macabres de Sassou Nguesso et son clan, dont voici, ci-après le texte en circulation pour justifier l’injustifiable. Est-ce le remake de décembre 1998 ?

18/04/2017 13:28:27: Alerte! ! ! « Les ninjas ont reçu des renforts en armes conventionnelles venant d'une source que le gouvernement Mouamba n'arrive pas à ficeler. Il est dit que ces armes ont été parachutées par deux avions non identifiés. Les services secrets de Sassou soupçonnent les États-Unis, jusque-là ils n'ont aucune preuve d'inculpation contre Washington. Il se dit aussi dans les couloirs de la Présidence et de l'état-major, que les ninjas se prépareraient à lancer une offensive généralisée sur Brazza et à libérer tous les prisonniers politiques détenus injustement par le tyran Sassou… ».

D'où vous remarquez l'installation des bouchons militaires  dans les grandes artères de la capitale. Ces bouchons n'ont pas été érigés pour traquer les bébés noirs comme veulent nous faire croire les sassouistes. Les bébés noirs existent depuis longtemps et c'est une création de Ndenguet Jean François avec Jean Dominique Okemba. Pourquoi n'y avait-il pas eu des bouchons avant lorsque les bébés noirs terrorisaient la population et pourquoi ces bouchons ne sont érigés que maintenant ? Ndenguet n'a pas besoin des bouchons militaires pour mettre fin au phénomène des « bébés noirs », c'est sa création, il peut les rappeler à l'ordre à tout moment.

Ces bouchons que vous voyez à Brazzaville sont en réalité en rapport avec la fameuse attaque que prépareraient les forces de libération du Congo encore appelée ninjas

Souvenez-vous ! L’information de l’attaque des ninjas en décembre 1998 était partie du Colonel Nkonta pour berner et induire en erreur (manipulation) M. Bernard Kolelas. C’est Madame Nkonta qui convaincra Bernard Kolelas de faire une déclaration depuis les USA. Voilà le prétexte qui permit Sassou Nguesso, à l’époque, d’attaquer la zone sud de Brazzaville et toute la région du Pool. La suite, nous la connaissons tous !

Aujourd’hui, Sassou Nguesso veut répéter le coup de 1998, avec cette affaire de coup d’Etat et des armes et munitions de guerre au profit des ninjas pour justifier l’œuvre d’extermination des populations du sud en général et du Pool en particulier.

Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.

Brazzaville, le 18 avril 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

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POUR COMPLETER LA LECTURE :

18/04/2017 17:09:11: https://www.afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_18_soldats_du_dictateur_tu_s_ce_matin_dans_le_pool

AFFAIRE BOURGI / FILLON

https://www.franceinter.fr/justice/robert-bourgi-francois-fillon-je-ne-lui-ai-jamais-rien-demande

Interview de J.-L. Mélenchon

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/reponse-au-comite-gbagbo-contre-la

Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9391

Gamboma : le Tribunal de Grande Instance en proie aux flammes

http://lesechos-congobrazza.com/faits-divers/2851-gamboma-le-tribunal-de-grande-instance-en-proie-aux-flammes

C’est très fort et pertinent surtout, regardez

https://senepeople.com/2017/04/17/cette-dame-veut-a-certains-chefs-detat-africains-video/

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:24

par Christophe SESSOU 17 avril 2017

 

Adama Barrow Adama Barrow

 

Le président gambien, Adama Barrow était au Congo Brazzaville, ce vendredi 14 avril 2017, dans le cadre d'une visite d'État auprès de son homologue Denis Sassou Nguesso dont il dit vouloir bénéficier de la riche expérience en matière de gouvernance. Mais pour qui connaît la gouvernance au Congo et le signe de démocratie sous lequel le nouveau chef de l' État gambien a été élu, le choix de Brazzaville pourrait se réveler comme celui d'une mauvaise école  de modèle démocratique. Source : beninmondeinfos.com

Le nouveau président gambien, Adama  Barrow a rendu une visite d'État à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Au menu de cette visite de 24 heures, il y a d'une part, le renforcement de l'axe Brazzaville-Banjul.  De l'autre, M. Barrow a voulu tirer un enseignement de l'expérience de son hôte en matière de gouvernance.

"Nous avons des gens qui ont de l'expérience, qui ont été aux affaires depuis longtemps. Tous les jeunes présidents devraient apprendre auprès d'eux", a martelé Adama Barrow avant d'enchaîner : "Le président Sassou Nguesso pourrait être un excellent conseiller".

Certes, la coopération entre un nouveau chef d'État et ses pairs est capitale. Mais s'il faut choisir une adresse en matière de bonne gouvernance, Sassou-Nguesso n'est pas le bon choix. En effet, le chef de l'État congolais s'est illustré par des persécutions d'opposants et une gouvernance économique à polémique. Les massacres de civils en cours dans le département  depuis un an dans le département du Pool est une illustration du non respect de l'État de droit dans ce pays.

Au plan économique, la gestion du président congolais est marquée par l'emprise d'un clan au pouvoir sur les ressources de l'État. Pour ce faire, des proches du président sont dans le viseur de la justice internationale au sujet de l'affaire des biens mal acquis.

Au vu de ces éléments, il serait absurde pour un président venu au pouvoir pour mettre fin à 22 ans de dictature et de mauvaise gouvernance, de chercher des enseignements auprès d'un Denis Sassou-Nguesso. C'est en cela que l'homme du 1er décembre commet sa première erreur. Car comme le dit si bien un proverbe africain « à force de fréquenter  l’hyène, on finit par manger de la chair non cuite ».

Christophe SESSOU / beninmondeinfos.comSource : beninmondeinfos.com

 

SOURCE : http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/6688-gambie-le-premier-faux-pas-d-adama-barrow

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 17:53

Les Biens Mal Acquis (BMA) des Sassou & Nguesso

Liste non-exhaustive des Biens Mal Acquis de la famille Nguesso à Pointe-Noire :

Nul doute qu’il faudra beaucoup d’efforts et de moyens pour parvenir à dresser un véritable inventaire de tous leurs comptes et biens mal acquis ; mais nous y arriverons et cela devra être la priorité absolue de l’équipe qui sera aux affaires à la fin du règne ignoble de Sassou Nguesso et de ses complices.

Voici une première partie, la plus apparente, des inventaires auxquels nous allons procéder dans tout le pays ainsi que dans des pays étrangers.

A Pointe Noire, PLUS DE 50 SOCIETES appartiennent à la famille Nguesso. Il faudra également compter avec les biens qui sont détenus par des partenaires étrangers, comme dans la banque LCB par exemple.

1/ Waitoil’s – Société de location du personnel en mer. Son siège est à Pointe –Noire dans l’immeuble de la CNSS. Elle appartient à Judicaël OKEMBA, fille de Jean-Dominique OKEMBA, Conseiller Spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

2/ Les bureaux de Congo Assistance au quartier REX à Pointe-Noire. Cette somptueuse villa est la propriété de Mme Antoinette SASSOU, épouse du Président SASSOU-NGUESSO.

3/ Domaine de 4800m2 situé au quartier Tchaly à Pointe-Noire vers la Raffinerie. Ce domaine appartient à Jean-Dominique OKEMBA, Conseiller Spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

4/ INTERIM 2000, Société de gestion du personnel vacataire pour le compte des sociétés pétrolières située dans l’immeuble MIAMBANZILA à Pointe-Noire. Elle appartient à Mme Édith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU-NGUESSO.

5/ Au Stade Franco Anselmy à Pointe-Noire, société spécialisée dans la formation sportive. Elle appartient à WAMBA SASSOU, fils du Président SASSOU-NGUESSO. richesse

6/ SOCOFIN-Société congolaise de financement agréée pour les investissements professionnels. Située à coté du Consulat du Bénin en face de Gras Savoye à Pointe-Noire. Cette Société est dirigée par un français, Mr Éric Leclerc. Son capital est détenu à 50% par Jean-Dominique OKEMBA, Conseiller Spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

7/ Projet de construction à Pointe-Noire, d’un immeuble de 12 étages sur un terrain de 550m2 situé à coté du centre médico-social de Total, terrain exproprié à la mairie de Pointe Noire puisque anciens bureaux de la direction départementale de l’enseignement technique au KOUILOU. Ce domaine appartient désormais à Mme OKEMBA (d’origine zaïroise), épouse de Jean-Dominique OKEMBA. Ce domaine est un cadeau d’anniversaire offert par JDO à son épouse. L’immeuble sera construit par SOCOFRAN

8/ Ancien immeuble ATC à Pointe-Noire, en face du Consulat de l’Angola .C’est la propriété de Prisca OKEMBA, fille de Jean-Dominique OKEMBA, Conseiller Spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

9/ SOCOPEC– Société congolaise de pêche à Pointe –Noire. Elle appartient à KIKI Christel SASSOU-NGUESSO, fils du Président SASSOU-NGUESSO, et de Vicky LENDOGO.

10/ FORAID– Services multi métiers dans l’industrie pétrolière, située dans la zone industrielle de Pointe-Noire, appartient à Judicaël OKEMBA, fille de Jean- Dominique OKEMBA, Conseiller Spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO

11/ INTELS CONGO S.A, situé dans l’enceinte du port de Pointe-Noire. Cette Société parapétrolière, appartient à Ninelle SASSOU, fille du Président SASSOU-NGUESSO

12/ SCPE– Société congolaise de production d’électricité, filiale de la SNPC, a pour actionnaires le Président SASSOU-NGUESSO et sa fille SASSOU-NGUESSO. Le PDG est Mr Bruno ITOUA, neveu du Président SASSOU-NGUESSO. À noter que 50% de la consommation d’électricité de la ville de Pointe-Noire est fournie par la SCPE

13/ SOCOMAB-Société congolaise de manutention du bois située à Pointe-Noire. Elle appartient à Mme Antoinette SASSOU, épouse du Président SASSOU-NGUESSO.

14/ AFRILAND First Bank– les gros actionnaires sont le Président SASSOU et sa fille Édith Lucie BONGO.

15/ Domaine de 14.500m2, à Ngoyo (Pointe-Noire), situé non loin de la station PUMA, est la propriété de Mme Antoinette SASSOU, épouse du Président SASSOU-NGUESSO.

16/ OIL TODS AFRICA LIMITED, situé boulevard Loango à Pointe-Noire. Elle appartient à Mr Fabio Ottonello et Mme Sandrine Ottonello SASSOU-NGUESSO, fille du Président SASSOU-NGUESSO.

17/ ZETAH M et P Congo- Société de pétrole. Elle appartient à NGOULONDELE Ninelle, fille du Président SASSOU-NGUESSO.

18/ Immeuble de 7 étages à côté du marché du Plateau à Pointe-Noire, abrite le Centre Commercial du Kouilou, plus 50 logements. Il est géré par NAF-NAF, un libanais. (D’après certaines rumeurs persistantes, ce lieu servirait à la fabrication de fausses monnaies. Le laboratoire de chimie monétaire se situerait dans les étages. Le Centre serait une plaque tournante du blanchiment d’argent sous la protection du colonel ILOBAKIMA Théophile, directeur départemental de la police à Pointe noire). Cet immeuble appartient à Madame Édith Bongo et M. Edgar NGUESSO, fille et neveu du président SASSOU-NGUESSO.

19/ Hôtel Sea-Side à Pointe-Noire, géré par le colonel OBAMBO. Il appartient à Willy NGUESSO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO

20/ WIN, un grand restaurant moderne, au bord de la côte, avec un projet de construction d’un hôtel quatre étoiles, appartient à Fabio Ottonello et Cendrine Ottonello-SASSOU (divorcés maintenant, Cendrine partagerait l’époux d’une de ses sœurs). Le gérant est un italien (ALEXANDRO). Ce restaurant est situé à coté de la résidence du consul de l’Italie à Pointe-Noire

21/ Immeubles dans la propriété privée du Président SASSOU-NGUESSO à Pointe- noire à la côte, reconstruits à très grands frais. Dans ce secteur appelé « Lédza–Légnoua,Atonga ndako », on compte 49 villas et immeubles appartenant à la famille de SASSOU-NGUESSO

22/ Un immeuble à Pointe Noire à côté de Yoka transit. Appartient à Jean Dominique Okemba, alias JDO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO

23/ Une autre somptueuse villa à Pointe-noire, à coté du domaine de Madame BONGO Edith Lucie. Un cadeau d’anniversaire de cette dernière offert à M….

24/ Immeuble de deux étages en construction derrière la résidence privée d’Édith, situé au bord de la côte à Pointe-Noire, appartient à Mme. Dira, mère d’Édith BONGO

25/ Immeuble de quatre étages à Pointe-Noire à coté de la somptueuse villa de Bruno ITOUA, appartient à Jean Dominique OKEMBA, vers la côte , derrière la résidence privée de Monsieur SASSOU-NGUESSO.

26/ Douze (12) Villas de l’ex A.T.C. derrière la gare centrale de Pointe Noire. Elles appartiennent à Joujou SASSOU, fille du Président SASSOU-NGUESSO.

27/ Immeuble à Pointe-Noire abritant les locaux de la S.N.P.C. appartient à Mme BONGO Édith Lucie, fille du Président SASSOU-NGUESSO

28/ Un hôtel appartement situé non loin de la côte (Hôtel Saint Jacques), géré par M. NGOMBE, appartient à Andréa SASSOU, fille du Président SASSOU-NGUESSO

29/ Résidence BAMBINO située non loin de la résidence les BOUGAINVILLIERS géré par ODONGO Gervais, un caporal chef de la Police devenu pour la circonstance opérateur économique. Cet hôtel appartient à Willy NGUESSO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO

30/ Quinze villas dans le quartier Off-shore, propriété de Madame Edith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU-NGUESSO

31/ Nabors Off-shore Americas’ sarl. Installée dans l’enceinte du port de Pointe Noire, appartient à Denis SASSOU Junior, fils du Président SASSOU-NGUESSO

32/ SOCOTRAM – Société Congolaise de transport maritime située dans l’immeuble « les manguiers », appartient à hauteur de 30% à Jean -Dominique OKEMBA, conseiller spécial et neveu du président SASSOU-NGUESSO, représenté au conseil d’administration par son épouse et à Wilfrid Nguesso dit Willy.

33/ 42 anciennes villas du CFCO, situées dans le quartier des travailleurs du CFCO, appartiennent désormais à Mme Antoinette SASSOU, épouse du président SASSOU-NGUESSO. Ces villas sont gérées par Anatole COLLINET MAKOSSO, Magistrat, Directeur de cabinet de Mme Antoinette SASSOU- NGUESSO.

34/ 212 anciennes villas de la CORAF sont également gérées par M. Anatole COLLINET MAKOSSO. Ces villas appartiennent à Mme Antoinette SASSOU épouse du Président SASSOU-NGUESSO.

35/ 82 anciennes villas d’ELF CONGO appartiennent à Mme Édith Lucie BONGO fille du Président SASSOU-NGUESSO.

36/ TOUR MAYOMBE, un immeuble- appartements. Appartient désormais à Mme Édith Lucie BONGO, fille du Président SASSOU-NGUESSO. Cet immeuble est géré Me Vincent Gomez, homme d’affaires et avocat.

37/ Immeuble Ex COMOLOG de 9 étages, géré aussi par Me Vincent Gomez, cet immeuble, situé à côté de la direction départementale des impôts, appartient à Mme Édith Lucie BONGO, fille du président SASSOU-NGUESSO

38/ Six immeubles de quatre étages, ex CPC (Compagnie des Potasses du Congo), appartiennent à Jean-Dominique OKEMBA, conseiller spécial et neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

39/ Domaine de 4000 m2, situé en face de l’hôtel Zamba à Pointe-Noire et géré par M. Franck André, appartient au Colonel des Douanes, Mr ONANGA Alfred, Oncle du Président SASSOU-NGUESSO.

40/ CMS- NOMECO CONGO INC à Pointe Noire. Cette société appartient à Joujou SASSOU, fille du président SASSOU-NGUESSO

41/ Service de l’industrie pétrolière (SIP) basée dans l’enceinte du port de Pointe Noire est géré par M. TALLAL, un libanais, par ailleurs directeur général de l’hôtel olympic palace à Brazzaville (propriété du Président SASSOU et de sa fille Claudia SASSOU , veuve LEMBOUMBA) . La Société-SIP appartient au Président SASSOU NGUESSO .Sachez que Mr TALLAL est le patron des salons de thé : Mandarine à Brazzaville et la Citronnelle à Pointe noire. Cette Société emploie beaucoup d’anciens soldats au même titre que Mr TALLAL, ancien Colonel des services de sécurité du Général AOUN, ancien Président du Liban

42/ Compagnie de forestière équipée de deux gros avions Cargo géré par Mr NATALCO un ex Commandant de l’armée de l’air libanaise. D’après certaines rumeurs rapportées à nos correspondants, ces avions assureraient le transport à Brazzaville de diamants en provenance de WAMBO en Angola via le Cabinda. A Pointe noire, les diamants seraient stockés dans l’immeuble abritant le Centre Commercial du Kouilou (Le Cèdre). Cette compagnie appartient à Mme Edith BONGO, fille du Président SASSOU-NGUESSO. A ce propos sachez que durant l’exclusion du Congo du club de Kimberley, à Brazzaville, le stockage des diamants a été transféré du domicile de Mme Édith BONGO à la résidence privée du Président SASSOU-NGUESSO au sous-sol près de la piscine.

43/ Un immeuble de 4étages, à côté du marché des plateaux à Pointe-Noire, géré par Mr HUSSEIN ,un libanais, appartient Mr AMBENDE ,grand frère du Président SASSOU-NGUESSO.

44/ Résidence LE NIL vers la Foire de POINTE-NOIRE, appartient à Inès NGUESSO, fille de Maurice NGUESSO, grand-frère du Président SASSOU-NGUESSO

45/ Ancien Immeuble CNSS à Pointe noire en face du Supermarché Score. C’est désormais la propriété de Jean Dominique OKEMBA, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

46/ SAI –dépôt pharmaceutique situé à côté de l’hôtel La Colombe à Pointe- noire, appartient à Gaël NGUESSO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

47/ CONGO CRUZ-société de pêche gérée par ARIS (quatre bateaux).Son siège se trouve dans la tour Mayombe. Elle appartient à Maurice NGUESSO, grand frère du Président SASSOU-NGUESSO.

48/ Une villa de grand standing située à côté de la propriété de Mr THYSTERE TCHICAYA en face des bureaux de Yoka transit, appartient à Mme LENDONGO Vicky, mère de KIKI , fils du Président SASSOU-NGUESSO.

49/ Un immeuble situé à côté du Parquet de Pointe- Noire et de la banque Centrale, appartient à MATOUMOUNA MANOU, fille du Colonel MATOUMOUNA et Mme HENRIQUET (nièce du Président SASSOU-NGUESSO). Âgée de 24 ans, Mlle MATOUMOUNA MANOU est la mère du dernier enfant de son grand-oncle : le Président SASSOU-NGUESSO.

50/ SICOM, gérée par un libanais (Mr Safy Daer), appartient à Maurice NGUESSO, grand frère du Président SASSOU-NGUESSO.

51/ Hôtel LAURIA ATLANTIC à Pointe-Noire, situé au grand marché et géré par Mr DEMBO .Appartient à Jean- Dominique OKEMBA, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

52/ Une somptueuse villa située dans le secteur de l’hôtel Zamba à Pointe noire, appartient à Lilie Mapapa, mère de Claudia SASSOU, fille du Président SASSOU-NGUESSO.

53/ Somptueuse villa à Pointe noire à côté de Gras Savoye, appartient à Edgar NGUESSO, neveu du Président SASSOU-NGUESSO.

54/ Domaine avec deux villas dans le quartier off-shore, secteur de la résidence Bougainvilliers, propriété de Mme Olassa, mère de WAMBA SASSOU, fils du Président SASSOU NGUESSO.

57/ M.F& Cie (activités pétrolières) à Pointe-Noire, à côté de la Direction départementale de la police du Kouilou, appartient à Eugène NGUESSO, neveu de Maurice N’GUESSO.

58/ Un immeuble au bord de la côte, dans le secteur du palais présidentiel à Pointe-Noire, appartient à Abel DIRA, oncle d’Édith BONGO...

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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:43

La trahison continue dans le Pool.


Après ce clan arrivé à la politique pour des raisons alimentaires, un certain nombre des ressortissants du Pool attirés par la lumière et l’argent du pouvoir du Timonier congolais ont déserté le camp de la résistance pour aller faire allégeance au dictateur. La malédiction continue.


Tout ceci ne nous étonne pas, tant ce pouvoir cherche à embrigader tous les esprits faibles du Pool sans bagage idéologique. Ainsi, celle qui se faisait passer pour la "maman diaspora", après avoir enfumé tout le monde sur la toile, est devenue une caution de la dictature en allant participer à d’obscures élections législatives à Makélékélé, alors que les corps encore fumants de nos morts du Pool sous les bombes ne sont pas dignement enterrés. La nomination par ce système corrompu en tant que député est le fruit de cette trahison.


Pendant que Claude Ernest Ndalla "Graille" qui pris par le remords, car vaut mieux tard que jamais, nous livre les confessions de ce pouvoir macabre à glacer le sang des plus sensibles d’entre-nous, les jeunes du Pool se livrent au vagabondage politique. Ces prises politiques sont insignifiantes car nous connaissons le pedigree de ces individus. Mais la symbolique est forte et en cela nous devons arrêter l’hémorragie par un travail de mémoire et de conscientisation.


Il est aussi vrai que dans le monde démocratique congolais que nous appelons tous de nos vœux, chacun est libre de ses choix. Mais devant l’horreur, l’effroi, le chaos ambiant, nous devons nous interroger sur notre contribution à faire émerger une société congolaise digne, responsable, dans laquelle la justice prime sur l’injustice, la morale sur l’immoralité, l’honneur sur la prostitution et le travail sur le vol des deniers publics.


Aveuglés par l’argent des Congolais que le Prince d’Edou utilise à sa guise, certains ressortissants du Pool se livrent à une prostitution politique qui n’a d’égale qu’un mauvais film pornographique interdit aux enfants de moins de 18 ans. Il est temps de se ressaisir pour construire un Congo nouveau que nous léguerons en héritage à nos enfants et petits-enfants. La mascarade de Sassou tire à sa fin. Il serait alors irresponsable de monter à bord du Titanic congolais qui tangue et va finir par couler. Ce n’est plus qu’une question de temps.


La honte que suscite mes compatriotes du Pool affiliés au régime dictatorial rejaillit sur moi et en cela m’empêche d’être crédible vis-à-vis des autres congolais. Après avoir trahi les Présidents Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat pour de pathétiques raisons idéologiques, après avoir assisté impuissant aux massacres de nos parents lors des procès machiavéliques organisés par la junte militaire, et au moment où la guerre dans le Pool est prégnante, l’Homme du Pool se distingue par une attitude amnésique attiré par les lambris dorés de la république du Néron d’Oyo au détriment de ceux qu’il est censé défendre les droits. Là où un simple coup d‘œil aurait suffi pour faire le bilan désastreux de ce pouvoir, tels des aveugles, ils avancent pour recevoir le baiser de la mort en feignant d’oublier que cet homme est dangereux et rancunier.


Le Président Fulbert Youlou avait dit à un piètre politique congolais aujourd’hui disparu, qu’il n’allait jamais diriger le Congo. Ce dernier qui n’a pu être Président du Congo est devenu par la force des choses l’incarnation du Pool, par la suite ses enfants et peut être ses petits-fils ou fœtus si nous n’y prenons garde. Cette malédiction s’adressait-elle à toutes les filles et fils du Pool ?


Nous sommes cette génération qui doit relever le défi pour ne plus être des éternels porteurs d’eau. L’Homme du Pool doit se ressaisir pour que la terre de ses ancêtres rougie par le sang de ses martyrs puisse retrouver de la sérénité et de la prospérité. En cela, il a aussi besoin de tous les autres congolais d’autres régions et départements afin de construire la nation congolaise. Nous devons faire l’union pour extirper du Congo ce mal qui nous ronge.


Le Congo se meurt. Les clichés nostalgiques avec les grands de ce monde ne suffisent plus pour faire avancer notre cause. La résignation semble nous gagner et tel un troupeau de moutons nous nous dirigeons tranquillement vers l’abattoir. Par ailleurs, nous savons aussi qu’il y a des Congolais qui résistent avec les moyens qui sont les leurs. En cela, le Pasteur Ntumi est un résistant congolais qui à lui tout seul maintient actuellement allumé le flambeau de la résistance congolaise. Il mérite notre respect à tous. Nous n’oublions pas non plus tous nos morts et ceux qui sont privés de liberté dans les geôles de cette dictature qui plus que jamais nous donnent une leçon de patriotisme à méditer constamment. La patrie sera reconnaissante.


Avons-nous forcément envie de nous libérer de cette terrible répression ou voudrions-nous demeurer des éternels commentateurs de notre propre malheur ? La réponse à cette question conditionnera la suite de notre lutte.


Pendant que d’autres s’égarent, ceux qui sont encore lucides doivent continuer le combat. C’est Dolores Ibárruri Gómez, une femme politique basque-espagnole, connue sous le nom de "La Pasionaria" qui disait : "Mieux vaut mourir debout, que de vivre à genoux" avec le célèbre slogan "¡No pasarán!" ("Ils ne passeront pas").

 

Il est temps de leur barrer la route !

 

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA
 
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:02

FIDH : CONGO : La répression à huit clos se poursuit au Pool et dans le reste du pays LIRE LA SUITE :

12/04/2017

Rapport

République du Congo

(Brazzaville, Paris - 12 avril 2017) Un an après les premiers bombardements dans la zone du Pool au sud de la capitale Brazzaville, le département considéré comme rebelle demeure fermé à tout observateur extérieur et les autorités congolaises ainsi que des groupes armés non identifiés s’y livreraient à des violations massives des droits humains : bombardement de civils, éviction forcée des populations, arrestations arbitraires et actes de torture et traitements inhumains. La FIDH et l’OCDH, qui publient ce jour une note sur la grave détérioration de la situation des droits humains au Congo-Brazzaville, sont également préoccupées par la vague d’arrestations et de détentions arbitraires qui a précédé et suivi l’élection présidentielle de mars 2016 et qui se solde par un nombre record de détenus politiques.

Depuis un an, près de 30 000 personnes au moins auraient été déplacées de force dans le département du Pool et plusieurs dizaines d’individus seraient morts ou portés disparus à la suite de l’intervention des forces armées et de sécurité congolaises ainsi que des éléments armés non identifiés dans la zone. Des centaines de personnes se sont réfugiées dans les familles d’accueil et d’autres dans la brousse et vivent dans une précarité extrême, sans l’assistance des organisations humanitaires empêchées de se rendre sur place. Du côté des détenus politique, près de 130 opposants seraient détenus dans les geôles du régime, parmi lesquels une trentaine de dirigeants de l’opposition. Les prisonniers d’opinion sont détenus dans des conditions parfois inhumaines, avec un accès intermittent à leurs avocats et leurs familles. Le décès en détention le 17 février 2017 dans des circonstances troubles de Marcel Ntsourou, ancien pilier du régime passé dans l’opposition, en est une illustration parfaite. Beaucoup d’autres opposants restent en attente de procès, et plusieurs d’entre eux ont subi des traitements cruels, inhumains ou dégradants ou des actes de torture...

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 23:37
 
Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?
 
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Par Rigobert OSSEBI

Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?

Arrivé très tôt à Paris le mardi 11 avril, il s’est envolé dès le lendemain pour Cuba. De sources proches de l’ancien patron de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), il n’aurait pas eu de rendez-vous important à Bercy ou au siège parisien du FMI. Tout cela étonne les observateurs habituels des tours de passe-passe financiers de notre très chère Françafrique, version gauche totalement décomplexée ; certains affirmant même que le Plan de sauvetage sera annoncé entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque les Français connaîtront les noms des finalistes et qu’ils auront d’autres chats à fouetter.

L’histoire congolaise de la Françafrique nous a déjà habitués à ce genre de planification très favorable aux coups tordus en préparation. Le coup d’Etat du 18 mars 1977 avait été programmé entre les deux tours des élections municipales en France, du 13 et 20 mars, marquées par la prise de la Mairie de Paris par Jacques Chirac : point de départ des assassinats et du pillage TOTAL de notre pays. Il y eut le second coup de Sassou Nguesso qui devait se dérouler le 5 juin 1997, coïncidant également avec une période durant laquelle la France était « aux abonnés absents » : c’était le jour de la passation de service entre Alain Juppé et Lionel Jospin après la dissolution malencontreuse du Parlement par Chirac. Le coup d’Etat se transforma en guerre civile à rallonges avec un bilan humain de 400.000 morts.

Déjà, un signal que l’on voudrait fort a été lancé en direction de l’institution washingtonienne et de sa Directrice générale, Madame Christine Lagarde, qu’il ne faudrait pas accuser encore une fois de négligence. Les voyous en col blanc de Brazzaville sont toujours à la manœuvre, accompagnés d’un bienveillant Représentant Résident du FMI, Oscar Edgardo Melhado Orellan, bien plus discret que ne l’a été Yaya Moussa, devenu l’employé du Al Capone congolais, Denis Christel Sassou Nguesso ; le spécialiste du détournement de cargaisons pétrolières et des préfinancements dont le Trésor congolais ne voit jamais la couleur verte de leurs dollars…

Bis repetita, voilà qu’avec la décision de suspendre la taxation des cargaisons de pétrole par la SOCOTRAM du neveu Willy Nguesso – tous le reste continuant à être taxé -, notre bon Premier ministre Mouamba nous rejoue le coup de la COTRADE ASIA LTD et de la COTRADE SA, sûrement à la supplique timide du FMI de Madame Lagarde après celui de Dominique Strauss Kahn, dont il se gonflait le torse d’en avoir obtenu la fermeture, en échange d’un coup d’éponge de 5 milliards de dollars du programme PPTE. La COTRADE ASIA LTD (Hong Kong), rappelons-le, était une société appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso et calquée sur la COTRADE SA (République du Congo) filiale de la SNPC. Rien ne ressemblant plus à une Cotrade qu’une autre Cotrade, l’héritier du tyran congolais pouvait s’adonner à son jeu favori, celui du bonneteau pétrolier : la carte gagnante se retrouvant toujours couverte par la carte Cotrade dont il était le maître ; le gain n’étant pas un billet de 20 ou de 100 euros mais une cargaison pétrolière qui dépassait les 100 millions de dollars. COTRADE SA a été l’os à ronger que le FMI avait jeté sur l’autel de la transparence.

 

compagnies-cotrade

 

Voilà que le faux-dur Clément Mouamba nous ferait le même coup, avec la SOCOTRAM, et avec Christine Lagarde, pour justifier l’accord d’un Plan de Sauvetage…Avis aux naïfs !

Ainsi le massacre dans le Pool pourra se perpétuer, la famine s’imposera au Congo et particulièrement dans le district de Kibossi, comme les pénuries d’eau potable, d’électricité, de carburant et de gaz en bouteilles s’établiront de manière permanente. Les grèves des uns et des autres ni changeront rien. Devant chaque commissariat de Brazzaville et de Pointe Noire, les engins militaires sud-africains peints à la couleur bleue marine de la Police, avec en tourelle une mitrailleuse lourde ou un jet d’eau anti-émeute, sont toujours prêts à se mettre en action…

C’est dans cet étrange climat de crise absolue que notre Mouamba national s’est rendu ce 12 avril 2017 à Cuba au prétexte d’une visite aux étudiants congolais, nombreux, qui y sont en formation et pour se recueillir sur la tombe de Fidel Castro (?!?).

On veut bien faire semblant de croire à ces motifs énoncés par Télé Congo et se rendre à l’évidence, depuis longtemps acquise, que notre pays et ses dirigeants sont devenus complètement dérangés. Cependant, il est impossible de faire l’injure à ce vieux cadre de la République, Clément Mouamba, d’accepter l’idée qu’il se soit fourvoyé dans pareil voyage et stupide objet de mission sans suspecter une très secrète raison cachée.

Cuba est incontestablement l’endroit où Denis Sassou Nguesso pourrait terminer, en toute sécurité et tranquillité, ses jours. Notre tyran a toujours eu, depuis sa prise de pouvoir, une relation privilégiée avec Cuba et les Cubains, même s’il ne fume pas leurs cigares. L’environnement, la culture, le folklore lui sont très chers et de plus l’ile est très proche du nouveau lieu de résidence favori de ses rejetons : « Miami, Oyoland the place to be ! »

Fermons les yeux et rêvons un peu au scénario d’un Fonds Monétaire International incorruptible qui tiendrait la dragée haute à ce dictateur à bout de souffle et incapable d’extirper son pays du chaos dans lequel il l’a plongé. Le FMI tient l’avenir du Congo entre ses mains. Toute position conciliante ou trop favorable à la tyrannie entacheront durablement ces dernières, encore une fois, du sang des Congolais !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)       

La répression à huit clos se poursuit au Pool et dans le reste du pays        

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 22:40
 
Vision de la Justice et du Pouvoir par Pierre Pongui, directeur de la prison de Pointe-Noire, et de son neveu Pierre Mabiala, ministre de la justice(?) et des droits humains(?) de son état...
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Voici vingt ans que le président Pascal Lissouba a été chassé par un coup d'état. Mais, durant ces cinq années, personne ne savait ce qu’il s’y passait, à part la guerre de 1993-1994 qui lui avait été mise sur son dos par son protagoniste Sassou Nguesso. Une guerre qui s’était arrêtée à Brazzaville.

Personne ne savait ce que ce régime avait fait jusqu’au jour où un natif de la zone Mouyondzi, devenu directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire déclare et revendique ses pratiques et ses méthodes de « fonctionnement » qu’il avoue avoir déjà utilisées sous le régime du président Lissouba, à savoir : torturer et assassiner des prisonniers politiques, etc. 

C'est donc reconnaître qu'il y a bel et bien des détenus /prisonniers politiques.  Pourquoi renier les faits et gestes. Marcel Tsourou en est une preuve.

Aujourd’hui, sous la lumière et les lambris du pouvoir de Denis Sassou que se partagent le PCT et l’UPADS, comme ils auraient pu le faire depuis 1992, le sieur Pierre PONGUI, l’oncle tortionnaire du ministre Pierre MABIALA, se souvenant de toutes ces périodes, s’en vante et s’égosille, heureux du petit strapontin qui lui a été offert car, pour lui, c’est déjà le paradis atteint :

« La maison d’arrêt et le ministère de la Justice sont pour les gens de MAKABANA. C’est nous qui sommes au pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir des Mbochi d’Oyo mais ceux de MAKABANA. Je ne veux voir aucun Mbochi ici parce que c’est notre pouvoir ».

Sur ce, il a viré trois (3) agents de la surveillance de la maison d’arrêt, tous Mbochi dont OBA (Boundji) et très proche de l’ancien directeur Yvon OFOU (Oyo).

Est-ce la raison pour laquelle « le ministère de la justice et la maison d’arrêt » sont gérés comme « on faisait au temps de Lissouba » (dixit Pierre Pongui) ?

Il faut se rappeler que le ministère de Makabana de la justice, des droits humains et des peuples autochtones n’est pas le GARDE DES SCEAUX ! Drôle de ministre de la justice sans être garde des sceaux ! C’est pour cela qu’il est de ceux de Makabana.

Que l’UPADS ne dise plus qu’elle est de l’opposition, tout comme ceux de Makabana qui sont avec Mokoko… Que tous ces gens ne viennent plus tromper et divertir les Congolais. On ne peut être dedans et dehors. 

En tout cas, le subconscient finit toujours par révéler la vérité enfouie. Merci Pierre Pongui. Maintenant, c’est acté que le PCT et l’UPADS gèrent ensemble. On comprend pourquoi Pierre Mabiala, ministre de Makabana de la justice est contre la Justice et qu’il viole les lois parce que ce n’est pas le pouvoir des Mbochi, mais celui de ceux de Makabana qui agissent à leur guise, exactement comme au temps de Lissouba où il n’y avait pas de prisonniers politiques. Et pour cause ! Ils les faisaient disparaître.

Comme ils ont commencé avec le colonel Ntsourou à la maison d’arrêt de Brazzaville, ils ont voulu le faire avec Modeste Boukadia à la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Tout devient clair comme l’eau de roche sur le pourquoi du refus du ministre de Makabana de la justice de l’évacuation sanitaire de Modeste Boukadia.

Comment Pierre Mabiala peut-il nier le détournement des fonds destinés à la cour criminelle prétextant que sa signature a été imitée? Cette information a été diffusée sur "télé-Congo" le 27 mars 2017 à 11h.

Il fallait déjà savoir le jour de ce transfert. Pourquoi se cacher derrière ses exécutants pour à la fois s'enrichir et éviter des procès dont un dossier est vide de preuves. Celui-là même à qui il bloque l'évacuation sanitaire. Trop peureux d'entendre le détenu argumenter sa défense et présenter la vérité.

Pourtant, le jour de son discours d'intronisation à la fonction de ministre de la justice, n'avait-il pas préparé la population à ses actions par le principe "miroir ", à savoir que tout ce qu'il devait redresser des exactions faites, étaient en réalité tout ce qu'il allait mettre en pratique.

Peuvent-ils expliquer le comment et le pourquoi d’une telle haine ? Excès de zèle, lorsque Denis Sassou joue les VRP à l'étranger ? Ou un appétit pantagruélique craignant de voir le terme arriver?

Il faut rappeler que Jean de La Fontaine avait dépeint ces personnages dans la fable "la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf".

Pointe-Noire, le 25 mars 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

 
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