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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 16:10
(Congo-Brazzaville) Charles Zacharie BOWAO, la diversion de l’inconséquent « chevalier blanc »

Par OLIVIER MOUEBARA -

Charles Bowao, ancien ministre de la défense de Sassou Nguesso

Ministre à la présidence chargé de la coopération, de l’action humanitaire et de la solidarité en 2009, Charles Zacharie Bowao a occupé par la suite, dans le gouvernement du dictateur Sassou-Nguesso, le maroquin de ministre délégué à la défense, jusqu’au 4 mars 2012.

Econduit du gouvernement par le dictateur Sassou-Nguesso, Bowao avait été « inculpé pour maladresse, imprudence, inattention et négligence », par le doyen des juges d’instruction Oko Ngakala, dans le cadre de l’enquête sur les explosions du 4 mars à Mpila, qui avaient fait 300 morts et 2300 blessés.

Membre du PCT, Bowao a joué un rôle majeur auprès du dictateur Sassou-Nguesso dans la guerre civile de 1997, à l’issue de la quelle le tyran de l’Alima est revenu au pouvoir.

Depuis que le départ du dictateur Sassou-Nguesso se précise et que la CPI s’apprête à l’accueillir, les membres du PCT, parti-Etat, ont l’imagination fertile.

Dans une lettre ouverte au dictateur Sassou-Nguesso datée du 20 janvier 2015, Bowao feint de découvrir son maître (Sassou-Nguesso), et le pays qu’il a conduit à la déchéance.

Au fond, que récuse Bowao en tant que membre influent du PCT, et acteur dans les gouvernements successifs du dictateur Sassou-Nguesso ? Rien de concret, sauf se perdre en conjectures.

La révision de la Constitution de fait du dictateur Sassou-Nguesso, est un non sujet pour les congolais.

Encore une fois, cette Constitution n’est pas la nôtre. Elle tombera en désuétude avec le départ du dictateur Sassou-Nguesso le 15 août 2016. Aucun dialogue n’est envisageable avec un dictateur qui piétine son serment . Bowao comme le PCT divertissent les congolais.

Comment peut-il en être autrement quand Bowao ose écrire dans sa lettre ouverte au dictateur Sassou-Nguesso: « Les attentes des populations sont énormes en matière d’approvisionnement en eau potable et en électricité, d’alimentation et de santé publique, d’emploi et d’éducation, d’infrastructures routières et autres… »

Et que dire de l’université Marien-Ngouabi qui l’emploie? Une cabine téléphonique insalubre qui manque de tout. Y étudier relève de l’exploit.

L’inconséquence de Bowao est sans commune mesure.

Au lieu de démissionner( par respect pour nos morts) après les explosions de Mpila, le ministre délégué à la Défense, Charles Zacharie Bowao, a attendu d’être démissionné comme un malpropre par le dictateur Sassou-Nguesso.

Voulant se faire une virginité politique, Bowao est loin d’être un « chevalier blanc ». Toutes ces manoeuvres venant du PCT et de ses membres n’ont qu’un objectif : maintenir le dictateur Sassou-Nguesso au pouvoir au delà de 2016. Cette stratégie de conservation du pouvoir par tous les moyens est dans le droit fil de l’assassinat de Marien Ngouabi, le 18 mars 1977.

Après tant d’années au service du dictateur Sassou-Nguesso, Bowao sort de son profond coma en découvrant… les attentes des populations. Si ce n’est de la diversion, qu’est-ce?

Bowao aurait pu être cohérent en récusant Jean-Jacques Bouya qui a détourné l’argent de la construction du barrage d’Imboulou. Les délestages sont toujours légion au Congo.

Comptable du dénuement du pays, Bowao n’a jamais récusé l’accaparement des richesses nationales par le dictateur Sassou-Nguesso et sa famille. Le Congo commence et s’arrête à OYO. Les nominations à venir dans les différentes chancelleries du Congo à l’étranger sont dévolues aux mbochis. Le tribalisme a atteint son paroxysme et devient insupportable.

Le Congo s’arrête à chaque fête ou cérémonie à la gloire du tyran.

L’année dernière, lors du 10ème anniversaire de la mort d’Ambéndé, frère du dictateur Sassou-Nguesso, tout l’appareil d’Etat s’était déporté à Oyo.

Le plan quinquennal dit de développement économique et social(1982-1986), censé améliorer la vie des congolais, lancé à coup de propagande par le PCT de Bowao, n’avait été qu’une escroquerie. Des milliards volés et partis en toute impunité dans les poches des camarades membres du PCT.

Bowao fut l’inspirateur des COMIPO (commissaires politiques) mis en place par le PCT dans les différentes régions, pour répandre telle une traînée de poudre, la parole du dictateur Sassou-Nguesso.

Ne soyons pas dupes. Bowao est en service commandé par le dictateur Sassou-Nguesso. A lui, la diversion par le biais d’une littérature homéopathique, à Jean Dominique Okémba l’organisation d’un coup d’Etat institutionnel et la filature, et à Antoinette Sassou-Nguesso, la corruption des opposants du Sud du pays.

Seule notre intransigeance fera partir du pouvoir et du Congo le dictateur Sassou-Nguesso vers un exil improbable. L’heure n’est pas aux divisions. Ne prêtons pas l’oreille aux diversions de Bowao et du PCT, qui ont fait de la propagande leur arme de destruction massive.

Le PCT de Bowao et du dictateur Sassou-Nguesso est un parti criminel, et considéré comme tel. Au crime économique et social, s’est ajouté le crime politique. Notre combat, dès 2016, sera celui d’élucider tous ces crimes pour permettre à nos familles de faire enfin leur deuil. La liberté, crédo entre autre de Bruno Ossébi, assassiné en 2011, n’a pas de prix.

Seule la Justice réconciliera les congolais. Pas celle des vainqueurs, mais celle qui sera rendue par des Justes. Pas celle qui a été longtemps instrumentalisée par le PCT et son dictateur en chef Sassou-Nguesso, mais plutôt celle des congolais qui jugera à charge et à décharge.

Bowao, le PCT et le dictateur Sassou-Nguesso doivent comprendre enfin que l’Histoire est irréversible. La dictature de Sassou-Nguesso est une exception, mais ne fera pas l’exception de l’alternance démocratique en Afrique.

Le Congo n’est certes pas le Burkina, mais ce système pernicieux vit ses derniers instants. Il est à bout de souffle. La reculade de Kabila devant la pression populaire, est un signe qui ne trompe pas. Il n’y a pas une Justice pour les aigles, une autre pour les pigeons.

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Déclaration du Ministre de la Défense du CONGO Brazzaville suite aux explosions du 4/03/2012 :

http://youtu.be/ZHPGOEsmvOY

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 20:23
[Congo-Brazzaville] La solitude de Sassou

Ce n’est qu’un début. En dépit des menaces proférées par Jean-Paul Pigasse dans les colonnes des « Dépêches de Brazzaville » du 20 janvier 2015 : « Ceux qui, au sein de l’opposition comme au sein de la majorité présidentielle, se croient assez forts pour faire échouer la réforme des institutions de la République feraient bien d’infléchir leur position avant qu’il ne soit trop tard. Tout indique, en effet, qu’une nouvelle Constitution sera effectivement proposée au peuple congolais dans les mois à venir et que l’agitation dont fait preuve aujourd’hui une partie de la classe politique congolaise ne modifiera pas le cours des évènements », rien n’y fait. Les oukases de Pigasse glissent sur les partis politiques qui ont vaincu leurs inhibitions comme de l’eau sur les plumes du canard.

Bateau ivre

Les rats du « chemin d’avenir », les uns après les autres quittent le navire PCT, ultime geste de survie comme avant le naufrage du bateau. Le camp du non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ne désemplit pas. A Brazzaville, le 20 janvier 2015, la majorité présidentielle lors de sa rencontre n’est pas parvenue à faire le plein des voix pour le changement de Constitution. Contre toute attente pour Sassou, le PCT et les épigones du « Chemin d’avenir », sûrs de leur puissance financière pour arroser les leaders politiques et clouer le bec en espèces sonnantes et trébuchantes de ceux qui oserait encore lever la voix du non, de nombreux partis membres de cette organisation ont refusé de suivre le PCT dans sa folie suicidaire de conserver à tout prix le pouvoir en s’abstenant de signer la déclaration appelant au changement de constitution.

Non

Le MCDDI de Bernard Kolelas A été le premier à donner le la du non. suivis du RDD de Yhombi Opango et de l’Union pour le progrès (UP) de Jean Martin Bemba. D’autres formations de la majorité présidentielle ont emboîté le pas tracé par Brice Parfait Kolelas, « suivez le guide » aurait entonné Koffi Olomidé. le RDPS de Jean-Pierre Thystère Tchicaya, le MDP de Jean Claude Ibovi, le MSD de Serge Blanchard Oba, le Rassemblement citoyen de Jean Claude Nsilou, le PSVR de Michel Mampouya et même la DRD d’Hellot Mampouya, formation politique créée par Sassou en vue d’affaiblir le MCDDI, ont dit non au projet de Sassou et Pierre Ngolo. Le MAR (Mouvement Action Renouveau) de Jean-Baptiste Tati Loutard dirigé par Roland Bouiti viodo a botté en touche. Après deux jours de travaux, le bureau politique du MAR en statuant sur la problématique de la Constitution du 20 janvier 2002, n’a pas été en mesure de déterminer sa position. Il
s’en remet à la base. Toutefois, le MAR ne souhaite en aucun cas, que soient remises en cause la paix, la sécurité et la stabilité du Congo, recouvrées au prix d’immenses sacrifices. Comprenne qui pourra et à qui sait comprendre, peu de mots suffisent. Le message de Noël de l’épiscopat du Congo-Brazzaville est clair, net et précis : non au changement de Constitution. Des personnalités de la majorité présidentielle telles Charles Zacharie Bowao, André Okombi Salissa, Henri Djombo,Camille Bongou, Benoît Moundelé Ngollo sont opposées au changement de Constitution.

Isolé

Sur le plan diplomatique, la France de François Hollande et les Etats-Unis de Barak Obama sont opposés au changement de Constitution ainsi que l’Union Africaine et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les relations de Sassou Nguesso et l’Angola de José Edouardo Dos Santos ne sont pas au beau fixe. Christophe de Marjerie de Total n’est plus, lui qui servait de missi dominici auprès des autorités françaises. Comme dirait Gabriel Garcia Marques, on lit de la solitude dans le regard de L’homme des masses depuis la disparition du patron de Total. L’isolement de Sassou est... total tant sur le plan national qu’international comme lors de la conférence nationale souveraine et la période de transition. Reste au camp du « non » qui accumule les voix mélangeant et additionnant les contraires de maintenir la pression.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 19:55
(Congo-Brazzaville) Le stratège "enfarineur" du ministre de la Justice et des Droits de l'homme du gouvernement congolais

Guy-richard Mpanderson, 22 janvier 2015 -

Modeste BOUKADIA LE STRATÈGE "ENFARINEUR" DU MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L'HOMME DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS :

Comment Modeste BOUKADIA a t-il pu réussir à gagner le bras de fer contre le pouvoir de Brazzaville, dans le dossier de l'arrestation arbitraire des cadres et membres de son parti : Le CDRC ?

Notre investigatrice maison, GAGA EWING a pénétré pour vous les arcanes de la stratégie développée par ce félin et gladiateur du droit International, imbu d'une patience qui frise la faiblesse au point de vous endormir, et le gouvernement Congolais en a fait les frais, à n'en point douter.

La publication du document officiel de la commission des droits de l'homme aux Nation Unies, via le Groupe de Travail sur la détention arbitraire, nous permet ce jour de vous dévoiler le stratagème de Modeste BOUKADIA dont la modestie et la feinte de faiblesse simulée, lui ont permis d'ENFARINER le Ministre de la Justice du Congo et partant le Gouvernement de la République. Après cet échec patent, si le Ministre de la Justice du Congo, le bourgeois gentilhomme de Vinza, j'ai cité Aimé Emmanuel YOKA, n'a pas encore démissionné, c'est simplement, qu'il répond être au nombre des parents proches du Président de la République au rang de : ONCLE DU CHEF DE L'ETAT donc, un "INTOUCHABLE" s'il vous plait.

Vous êtes sans savoir qu'au Congo, le limogeage d'un parent de cet acabit, peut entraîner la division de la famille mais encore, la chute de tout un système et le Président SASSOU le sait. Il le sait bien, puisque le limogeage du Capitaine Pierre ANGA du rang des proches du président Marien NGOUABI, avait entraîné sa mort certaine dans des conditions encore non clairement élucidées à ce jour.

Ainsi, nous pouvons toujours attendre la démission du Ministre de la Justice Aimé Emmanuel YOKA, dont la bavure, fruit de l’orgueil et de la haine contre la montée fulgurante de Modeste BOUKADIA au rang des opposants emblématiques au Congo, a fini par mettre le pays presque à genoux face à un homme (pour ne pas dire un parti politique), seul contre un système et ses opposants préfabriqués dans le LABORATOIRE de Mpila à coup de sacs d'argent, pour amuser la galerie, dans le seul et unique but d'empêcher Modeste BOUKADIA d'être candidat à la prochaine élection Présidentielle. Mais c'était sans compter sur la sagesse et les aptitudes en droit international de l'homme : Notre, notre Spartacus National.

Je me souviens encore, "nous confiait GAGA EWING, notre investigatrice maison", des paroles de M. Clément MIERASSA à l'endroit de Modeste BOUKADIA, lorsque ce dernier lui annonçait qu'il s'opposerait au Président SASSOU par la création de l'Etat du "Sud Congo", s'il s'hasardait à modifier la constitution qu'il a lui-même imposée au peuple Congolais par référendum. Monsieur MIERASSA Clément, répondit à Modeste en ces termes: "SI TU LE FAIS, TU ME CROISERAS SUR TON CHEMIN." Fin de citation. Cette conversation téléphonique fut interceptée pour vous en 2013. C'est alors que nous commençâmes à douter de la qualité d'opposant de M. MIERASSA qui vient d'obtenir réparation pour sa maison saccagée à Brazzaville, sans procès s'il vous plait, au point de s’interroger qui a fixé le montant des dommages et intérêts ? Bref ça n'est pas l'objet de notre intervention...

Revenons donc aux faits.

L'avis de l'Assemblée Générale des Nations Unies en faveur de Modeste BOUKADIA symbolise la victoire de la Force du Droit sur le Droit de la force ; c'est la démonstration réelle que Modeste BOUKADIA n'est pas du rang des opposants de pacotille dont les allures et la volonté de résistance flegme si non s’atrophie à la vue du premier billet de Banque, brandi par les hommes de MPILA. Cet avis suivi de fermes recommandations, émis par l'Assemblée Générale des Nations Unies contre le Congo, et en faveur de M. BOUKADIA, vient comme qui dirait couronner notre opinion lorsque nous confirmions dans notre dernière publication que Modeste BOUKADIA, était à ce jour, le seul vrai opposant Congolais de par sa crédibilité et son action en faveur du doit.

Pour preuve, là où certains opposants des années 1990 auraient opposé la force par la création d'une milice armée, Modeste BOUKADIA a opposé la force du droit international. Sa patience et sa détermination aidant, il a réussi à presque ridiculiser le gouvernement de Brazzaville à qui les Nations Unies viennent de donner la recommandation de "LIBÉRER SANS ATTENDRE" ses partisans. Un vrai boulet attaché au pied droit de Denis SASSOU NGUESSO par son sacré oncle et Ministre de la justice.

Comment s'y est-il pris, ce Spartacus du droit international ? GAGA EWING qui a suivi la bête politique depuis Brazzaville, répond à la question :
Tout commence avec l'arrestation de cadres et membres du CDRC le 21 août 2013, au siège du parti à MPAKA "BELLE VIE" à Pointe-Noire. Ce matin là, à 8h00, alors que le Président BOUKADIA assis dans un "TA NA WA", un fauteuil traditionnel en bois suffisamment reposante, était en train de siroter son café matinal, est surpris par un escadron de la Gendarmerie de Pointe-Noire qui, devant lui, procède à l'arrestation de tous les membres du CDRC présents sur les lieux et même des curieux trouvés sur place, sans arrêter la personne pour laquelle ils étaient venus alors qu'elle était bien présente. Mais comment diable ne l'ont-ils pas vu au moment de l'arrestation ? Le mystère reste entier, et personne n'a réussi à résoudre Cet énigme, même pas les hauts officiers Congolais qui avaient la mission de l'arrêter et moins encore le préfet de Pointe-Noire Honoré PAKA qui continua à le rechercher alors que ce dernier se retrouvait déjà en France.

Le même 21 août 2013, le Gouvernement par la voix du Préfet de Pointe-Noire, ordonne la fermeture des frontières du Département et émet un mandat d'arrêt contre Modeste BOUKADIA, pour cause de rébellion et d'incitation à la révolte populaire. Ce dernier, loin d'être effrayé par ces manœuvres d'une autre époque, entra en contact avec certaines autorités militaires en charge de l'opération.

Surpris que l'impétrant objet de la manœuvre, puisse encore les appeler au téléphone, les officiers supérieurs dont je tais volontiers les noms, lui demandèrent de l'attendre sur place, alors qu'ils ordonnèrent l'envoi d'une deuxième patrouille qui ne verra que du feu puisque le président BOUKADIA, conseillé par sa garde rapprochée, avait anticipé la manœuvre en se mettant à l’abri .

Alors que recherché activement, Modeste BOUKADIA résolu de ne pas modifier son programme. Il avait prévu rentrer en France où, il devait rejoindre sa famille. Mais comment sortir du pays alors qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt ? Un petit tour de passe-passe à l'aéroport de Pointe-Noire, et l'homme était passé entre les mailles si petits du filet des sardiniers de la police des frontières de Pointe-Noire. Tandis que le préfet de la ville continuait à impressionner les populations par des discours communistes et belliqueux digne de l'époque de l'Union Soviétique, le Président BOUKADIA était déjà en France, terre des droits de l'homme en train de siroter son café comme à l'accoutumée.
C'est là qu'il commença à déployer son jeu, en commençant par informer les autorités politiques Françaises de l’agression dont il était victime, puis, informé par des sources proches du tribunal de grande instance de Pointe-Noire que le dossier était vide, et que seule une décision politique pouvait autoriser la libération des membres de son parti, Modeste BOUKADIA décida alors d'appeler Michel NGAKALA, membre influent du PCT, parti au pouvoir, dont les dirigeants seraient visiblement les seuls organisateurs du forfait. Michel NGAKALA, lui demandât de saisir le Ministre de la justice par courrier, sollicitant la libération de ses hommes et lui (NGAKALA) devrait se charger de le transmettre en main propre au Ministre de la Justice en personne.

Sans se lasser, Modeste BOUKADIA rédigea une requête en vue de saisir le Ministre de la justice via Michel NGAKALA. Mais, connaissant la ruse des communistes du PCT, le Président BOUKADIA entrepris de faire transmettre la même requête par la voie officielle le 13 septembre 2013, puis ses hommes rencontrèrent le Ministre Aimé Emmanuel YOKA en personne et transmirent la même requête au Ministre de la justice en personne. Nous vous faisons fie des dires du Ministre avant de promettre qu'il devait procéder à leur libération après discussion avec le procureur en charge du dossier à Pointe-Noire, parole de Ministre que nous avions enregistrée pour les besoins de la procédure.

Voulant vérifier si Michel NGAKALA avait transmis la requête en mains propres comme promis, Modeste BOUKADIA se donnât la peine de l'appeler. Ce dernier en lui répondant, commença par l'appeler en usant de l'adjectif petit frère et Modeste BOUKADIA rétorqua, en lui rappelant qu'il n'était pas son petit frère, et qu'il l'appelait en tant que leader d'un parti politique et non pas pour des questions familiales, ce qui naturellement ne pouvait plaire à Michel NGAKALA qui voulait prendre le dessus sur lui. Michel NGAKALA le qualifia par tous les épithètes avant de lui dire que ses hommes avaient voulu organiser une rébellion et donc devraient être juger etc. Modeste BOUKADIA lui dit pour terminer, je comprends que vous ne me laissez pas d'autres choix que d'agir autrement à Michel NGAKALA qui de répondre, « agissez donc autrement puisque vous êtes habitué à agir autrement… » Constatez jusque-là, le mal que le Président BOUKADIA se donne pour tenter de résoudre ce différent à l'amiable.

Puisque, à une saisine officielle, le Ministre de la justice du Congo opposa le silence comme réponse, le président BOUKADIA n'eut d'autre recours que de saisir le 10 octobre 2013, le Président de la République en sa qualité de premier magistrat, en vue de solliciter son arbitrage et partant, la libération de ses hommes. Mais là encore, le Président de la République lui opposa le silence.

Ayant épuisé toute la procédure sur le plan national, le président Modeste BOUKADIA notre Spartacus du droit se tourna vers la justice internationale. C'est ainsi qu'il porta plainte contre le Président de la République et son Ministre de la défense au Tribunal de Grande Instance de Paris et par la suite à la Cour Pénale Internationale. Constatez avec nous que ce félin politique dans sa patience et le strict respect du droit, a bien voulu épuiser toutes les voies de recours avant de saisir les Nations Unies.

Avouons-le tous. C'est la première fois au Congo Brazzaville, qu'un responsable d'un parti politique est allé aussi loin dans un conflit contre l'Etat Congolais. En réalité, le Ministre de la justice YOKA, l'avait sous-estimé, il s'était dit qu'il est comme DZON Mathias ou tout autre opposant qu'on pouvait mettre à genoux jusqu'à le pousser comme une petite fille blessée au genou dans le giron de SASSOU, erreur. Ceux qui connaissent le stratège, notre Spartacus National BOUKADIA Modeste, parlent de lui comme un homme intègre et respectueux du droit, un homme pour qui une promesse politique non tenue, fait de son auteur un parjure. Et le Président SASSOU sait que Modeste BOUKADIA fait toujours ce qu'il dit, nous l'avons appris de source sûre proche du Gouvernement. Mais comment, mais alors comment, s'est-il laissé bercer par le silence hypnotique de l'homme à la moustache Blanche ? SASSOU le stratège aux dires de sa femme, serait-il devenu trop vieux pour mieux cerner certains aspects d'une stratégie politique adverse ? Ou mieux aurait-il enfin rencontré un adversaire à sa taille, lui qui il y a quelque temps dans son OYO natal, déclarait devant ses sujets dans son scaphandre traditionnelle de KANI que celui qui pourrait l'évincer n'était pas encore né ? Dans tous les cas, il n'a rien vu venir et la honte est totale, suite à la première vraie victoire de BOUKADIA contre le pouvoir de SASSOU.

l'analyse du texte tellement simple et limpide des juristes des Nations Unies ne fait pas l'objet des zones d'ombre. Mais pourquoi l'Etat congolais est-il en train d'attendre alors qu'il ne devrait pas ? Les Nations Unies n'ont pas donné qu'un avis, mais aussi des recommandations. Si le Congo ne les observe pas, il se mettra sur le même banc que les terroristes de l'Etat Islamique, et c'est la position de la France lorsqu'elle refuse, de recevoir le représentant du Congo à la marche organisée contre le terrorisme à PARIS.

Cet Avis des Nations Unies, fait de Modeste BOUKADIA, un opposant de taille et le président SASSOU, en refusant la demande de résolution amiable que proposait le Président BOUKADIA au départ de l'affaire, aura lui-même contribué à son adoubement au rang de DIGNE ET INCONTESTABLE VRAI OPPOSANT CONGOLAIS qu'il n'aura pas réussi à corrompre, l'échec est donc patent pour notre Grand Maître et KANI et notre Spartacus, serait-il doublement KANI à sa manière pour échapper aux manœuvres de notre KANI national ? Nous vous laisserons le soin de répondre à cette question après avoir lu avec attention, l'Avis de la commission des droits de l'homme via le Groupe de Travail des Nations Unies.

Telles que vont les choses, l'avenir du Congo futur ne pourrait plus désormais s'écrire sans Modeste BOUKADIA, la diplomatie internationale l'oblige et le Gouvernement du Congo y aura contribué. Cela signifie que si le Président SASSOU devrait passer un accord avec les soi-disant opposants Congolais sans la signature de Modeste BOUKADIA, devant la communauté internationale, ce document comptera pour du beurre. Il faut même craindre que cet Avis des Nations Unies ne vienne pas comme pour annoncer les couleurs en vue d’adoption de sa requête sur la création de l'Etat. Seul le temps dira.

Dans tous les cas, la réaction des autorités Congolaises qui refusent d'obtempérer aux recommandations de l'ONU ne rassure pas quant à l'avenir de notre diplomatie internationale. Et ce manque de respect notoire à l'endroit de la communauté internationale ne pourrait-il pas pousser les Nation Unies à vite examiner la saisine du Président BOUKADIA sur la création de l'Etat le SUD CONGO ?

Le pouvoir de Brazzaville justifie sa peur à l'endroit de Modeste BOUKADIA, en continuant à garder ses hommes dans des geôles non identifiés, alors que les Nations Unies ont ordonné leur libération sans condition au Gouvernement de la République. Voilà un titre qui à la UNE de tous les journaux du Congo pourrait peut-être pousser les iconoclastes du Pouvoir de Brazzaville à changer d'avis.

Alors que, les opposants Congolais devraient se saisir d'une telle violation des droits de l'homme pour se faire entendre, ils préfèrent réfléchir sur la possibilité d'un dialogue ou des états généraux en vue d'un Gouvernement de consensus dans lequel ils se retrouveront pour embellir leur fin de vie. Non, la constitution Congolaise n'a pas prévu de dialogue ou des états généraux en plein mandat du président en exercice et surtout pas quand son mandat touche à sa fin. Cela représenterait sans doute une véritable hérésie politique.

Chers opposants Congolais, votre démarche de dialogue est anticonstitutionnelle, du coup, vous vous placez tout seul du côté des méchants. Il ne nous reste plus alors qu'à trouver notre seul gentil pour faire face au Président SASSOU si par malheur et avec votre aide, celui-ci venait à braver le peuple en modifiant ou en changeant la constitution de la République. Et le Bras très long de Modeste BOUKADIA, nous semble bien assez long et solide pour remuer la communauté internationale comme il l'aura prouvé en obtenant par sa diplomatie souterraine une victoire incontestable mais alors incontestable, contre le malheureux pouvoir de Brazzaville.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 00:27
[Congo-Brazzaville] L'ONU condamne Sassou et son régime pour détention arbitraire



Conseil des droits de l’homme


Groupe de travail sur la détention arbitraire VERSION NON EDITEE

Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,
17 au 21 novembre 2014
No 22/2014 (République du Congo)


Communication adressée au Gouvernement le 28 juillet 2014


Concernant Mbanza Judicaël, Kimangou Joseph, Miakamouna
Nzingoula Sylvain, Bibila Gilbert, Mabiala Mpandzou Paul Mar
ie,
Tsiakala Valentin, Baboyi Antoine, Silaho René, Matimouna
Mouyecket Euloge, Kialounga Pierre Placide, Tandou Jean Claude Davy, Ngoma Sylvain Privat, Banangouna Dominique Mesmin, Loudhet Moussa Landry1.


Le Gouvernement n’a pas répondu à la communication.

L’État est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques par une accession le 5 octobre 1983.

1. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a été créé par la résolution 1991/42 de la Commission des droits de l'homme. Son mandat a été précisé et renouvelé par la Commission dans sa résolution 1997/50. Le Conseil des droits de l’homme a assumé le mandat dans sa décision 2006/102. Le mandat a été prolongé d’une nouvelle période de trois ans par la résolution 15/8 du Conseil, en date du 30 septembre 2010. Le mandat a été prolongé d’une nouvelle période de trois ans par la résolution 24/7 du Conseil, en date du 26 septembre 2013. Conformément à ses méthodes de travail (A/HRC/16/47, annexe), le Groupe de travail a transmis la communication susmentionnée au Gouvernement.

2. Le Groupe de travail considère que la privation de liberté est arbitraire dans les cas suivants:

1 Le Groupe de travail a retenu ici les noms tels que orthographiés dans l’arrêt rendu le 31 mars 2014 par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Pointe-Noire.
GE.14-

a) Lorsqu'il est manifestement impossible d’invoquer un quelconque fondement légal pour justifier la privation de liberté (comme dans le cas où une personne est maintenue en détention après avoir exécuté sa peine ou malgré l’adoption d’une loi d’amnistie qui lui serait applicable) (catégorie I);
b) Lorsque la privation de liberté résulte de l’exercice de droits ou de libertés garantis par les articles 7, 13, 14, 18, 19, 20 et 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et, en ce qui concerne les États parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, par, les articles 12, 18, 19, 21, 22, 25, 26 et 27 de cet instrument
(catégorie II);
c) Lorsque l’inobservation, totale ou partielle, des normes internationales relatives au droit à un procès équitable, établies dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans les instruments internationaux pertinents acceptés par les États intéressés, est d’une gravité telle qu’elle rend la privation de liberté un caractère arbitraire
(catégorie III);
d) Lorsque des demandeurs d’asile, des immigrants ou des réfugiés font l’objet d’une rétention administrative prolongée, sans possibilité de contrôle ou de recours administratif ou juridictionnel (catégorie IV);
e) Lorsque la privation de liberté constitue une violation du droit international pour des raisons de discrimination fondée sur la naissance, l’origine nationale, ethnique ou sociale, la langue, la religion, la situation économique, l’opinion politique ou autre, le sexe, l’orientation sexuelle, le handicap ou toute autre situation, et qui tend ou peut conduire à ignorer le principe de l’égalité des droits de l’homme (catégorie V).
Informations reçues
Communication de la source
3. L
a source relate que le 21 août 2013, une réunion de travail des membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) se tenait à la résidence du viceprésident du parti, M. Miakamouna Nzingoula Sylvain, sis quartier Mpaka « Belle vie » à Pointe Noire. Des agents de police et de gendarmerie de Pointe-Noire auraient surgi à 08h00 et emmené tous ceux présents. Les autres membres et sympathisants ont été arrêtés par ces agents le même jour soit sur la voie publique, soit chez eux et ce sans mandat. Toutes ces personnes ont été placées en détention à la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Ces arrestations feraient suite à une marche de protestation tenue plus tôt le jour même et au cours de laquelle ces personnes auraient brandi des pancartes mentionnant « Carton rouge = démission du gouvernement », ce qui, selon la source, aurait été qualifié de rébellion par l’État congolais et justifierait leur arrestation. Les officiels auraient pourtant déclaré que ces personnes ne seraient pas arrêtées, n’ayant commis ni infraction, ni violation des lois de la République.
4. Dans les différentes pièces du dossier soumis au Groupe de travail, les personnes encore en détention concernées par la plainte sont identifiées comme suit :
(i) M. Mbanza Judicaël, né le 23 août 1984 à Kinkala, est de nationalité congolaise. Il est sans emploi, célibataire et père de sept enfants. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Ngoyo à Pointe-Noire ;

(ii) M. Kimangou Joseph, né le 6 octobre 1963 à Mindouli, est de nationalité congolaise. Il est chauffeur de taxi, célibataire et père de six enfants. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Ngoyo à Pointe-Noire;
(ii) M. Miakamouna Nzingoula Sylvain, né vers 1951 à Kigoma, est de nationalité congolaise. Il est médecin anesthésiste, marié et père de sept enfants. Non soumis aux obligations militaires, il aurait été, par le passé, condamné en justice (un an d’emprisonnement avec sursis). Vice-président du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka « Belle vie » à Pointe-Noire;
(iv) M. Bibila Gilbert, né le 13 février 1958 au village Kivimba, District de Ngoma-Tsé-Tsé, est de nationalité congolaise. Il est enseignant au lycée, célibataire et père de trois enfants. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Secrétaire général du CDRC, il est domicilié au quartier Ngoyo à Pointe-Noire;
(v) M. Mabiala Mpandzou Paul Marie, né le 3 mai 1972 à Massangi dans la Bouenza, est de nationalité congolaise. Il est photographe, célibataire et père de quatre enfants. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(vi) M. Tsiakaka Valentin, né le 14 février 1968 à Vindza, est de nationalité congolaise. Il est chauffeur, célibataire, et père de cinq enfants. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(vii) M. Baboyi Antoine, né le 7 septembre 1960 à Linzolo, est de nationalité congolaise. Il est chauffeur de profession. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(viii) M. Silaho René, né vers 1951 au village Ngampoko, est de nationalité congolaise. Il est retraité. Non soumis aux obligations militaires et se dit n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(ix) M. Matimouna Mouyecket Euloge, né le 17 avril 1984 à Baratier, est de nationalité congolaise. Il est chauffeur de profession. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(x) M. Kialounga Pierre Placide, né le 22 novembre 1966 à Pointe-Noire, est de nationalité congolaise. Il est sans emploi et non soumis aux obligations militaires. Il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(xi) M. Tandou Jean Claude Davy, né le 9 août 1974 à Hamon, est de nationalité congolaise. Il est sans emploi et non soumis aux obligations militaires. Il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(xii) M. Ngoma Sylvain Privat, né le 3 septembre 1984 à Brazzaville, est de nationalité congolaise. Il est chauffeur de profession. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du
CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(xiii) M. Banangouna Dominique Mesmin, né le 31 mars 1976 à Moussana, est de nationalité congolaise. Il est soudeur-peintre. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
(xiv) M. Londhet Moussa Landry, né le 8 juin 1977 à Brazzaville, est de nationalité congolaise. Il est électricien bâtiment. Non soumis aux obligations militaires, il semble n’avoir jamais été condamné ni poursuivi en justice. Membre du CDRC, il est domicilié au quartier Mpaka à Pointe-Noire;
5. La source rapporte que le président du CDRC, M. Modeste Boukadia, aurait téléphoné aux responsables pour connaître la raison de ces arrestations. Les officiels semblaient surpris de cet appel, induisant que la véritable cible des arrestations serait M. Boukadia lui-même, ce qui fut, toujours selon la source, confirmé par l’envoi d’un deuxième escadron pour tenter de l’intercepter et par la fermeture des frontières de PointeNoire. La source informe qu’un mandat d’arrêt vise d’ailleurs le président du CDRC pour chef de rébellion à la suite de meetings populaires tenus à Brazzaville le 11 mai 2013, et à Pointe-Noire le 29 juin 2013, et qui auraient été qualifiés par le Président de la République du Congo comme une « atteinte à la sûreté de l’État, une insurrection et une incitation de la population à la révolte ».
6. La source rapporte que le Procureur de la République du Congo aurait déclaré que le dossier était vide et que seule une décision politique pourrait autoriser la mise en liberté des personnes, la justice n’ayant aucun élément pour justifier leur inculpation. De ce fait, le président du CDRC, M. Boukadia, aurait écrit au Garde des Sceaux de la République du Congo le 13 septembre 2013, afin de faire part des intentions pacifiques du CDRC et de demander la libération immédiate des personnes. Selon la source, cette lettre resta sans réponse. Par ailleurs, selon la source, M. Boukadia aurait adressé la même requête au Président de la République du Congo dans une lettre du 10 octobre 2013, qui resta également sans réponse. La source rapporte que celui-ci aurait pourtant, par l’intermédiaire du Ministre de la justice, promis de libérer ces personnes. La source semble même convaincue que le Président aurait signé un ordre de libération.
7. La source rapporte que les 14 détenus membres et militants du parti sont restés emprisonnés à la maison d’arrêt de Pointe-Noire malgré une telle mesure. La source ajoute que certains d’entre eux sont malades et n’ont pas bénéficié des soins nécessaires.
8. Dans les pièces soumises au Groupe de travail par la source figure une ordonnance rendue le 23 octobre 2013, par le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire inculpant 28 personnes, dont les 14 membres du parti susmentionnés, de rébellion et décidant la transmission des pièces au procureur général près de la Cour d’appel de Pointe-Noire.
9. La source informe que le président du CDRC, M. Boukadia, après avoir porté les faits à l’attention de la France et de l’Union Européenne, aurait, dès le 18 décembre 2013, soumis un dossier contre le Président de la République du Congo, le Garde des Sceaux du Congo et l’État congolais auprès de la Cour Pénale Internationale, et porté plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Paris et le Procureur de la République de Paris. 10. Selon les informations reçues, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de PointeNoire a rendu un arrêt le 31 mars 2014, à l’encontre des mêmes personnes visées par l’ordonnance du 23 octobre 2013. Cet arrêt prononce leur mise en accusation devant la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État (faits prévus par les articles 87 du code pénal, 195 et 198 du code de procédure pénale) et ordonne leur maintien en détention.
11. Cet acte d’accusation précise que suite aux meetings populaires, le CDRC aurait décidé de l’organisation d’une marche. Deux réunions préparatoires à cette marche se seraient tenues le 20 août 2013. Le 21 août 2013, le jour de la marche, les militants auraient arboré des pancartes « Gouvernement d’union nationale » et « Carton rouge = démission du gouvernement ». La force publique serait alors intervenue pour faire respecter l’ordre après que des barricades enflammées aient été posées sur les voies, procédant à l’arrestation de ces personnes et à la saisie de matériel à leur domicile respectif. Cette saisie comprenait un tableau affichant les ambitions du parti, à savoir la mention de la
Constitution d’un futur État du Congo Sud. Ces personnes auraient avoué que le but de la marche était bien la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, raison pour laquelle la chambre d’accusation aurait décidé de les inculper pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État.
12. Selon la source, un procès aurait eu lieu le 7 avril 2014, devant la Cour Criminelle de Pointe-Noire au cours duquel les 14 personnes susmentionnées étaient assistées par des avocats et des organismes de défense des droits de l’homme, sans qu’aucun jugement au premier degré ne soit jamais intervenu. La source rapporte aussi que le Préfet de PointeNoire aurait été convoqué à la barre pour apporter les preuves de l’atteinte à la sûreté de l’État mais qu’il ne s’était pas présenté.
13. Selon les informations reçues, un jugement aurait été rendu le 9 avril 2014, mais il a été impossible d’en obtenir une copie. Ce jugement n’aurait pas été publié et, toujours selon la source, les journaux auraient interdiction de le diffuser, même si certains médias ont pu en faire mention. Selon les informations reçues, sur les 28 personnes visées dans l’acte d’accusation, 13 auraient été libérées et les 14 autres, objet de la présente communication, auraient été condamnées à des peines de détention ferme. Les peines seraient les suivantes : 7 ans pour MM. Miakamouna Nzingoula Sylvain, Mabiala Mpandzou Paul Marie et
Tsiakaka Valentin ; 5 ans pour MM. Mbanza Judicaël, Kimangou Joseph, Bibila Gilbert, Baboyi Antoine, Silaho René, Matimouna Mouyecket Euloge, Kialounga Pierre Placide, Tandou Jean Claude Davy et Banangouna Dominique Mesmin ; et 2 ans pour MM. Londhet Moussa Landry et Ngoma Sylvain Privat.
14. Selon la source, ces 14 personnes auraient finalement été transférées le 18 juillet 2014, de la maison d’arrêt de Pointe-Noire vers Brazzaville dans un lieu inconnu et sans que les raisons d’un tel transfert n’aient été communiquées. Ces personnes seraient depuis lors détenues dans un lieu inconnu jusqu’à ce jour.
15. La source allègue que ces détentions seraient arbitraires en ce qu’elles résulteraient d’une violation des articles 9, 19 et 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et 9, 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques relatifs à la liberté d’opinion, d’expression, le droit de réunion et relevant de fait de la catégorie II des catégories applicables par le Groupe de travail.
16. Selon la source, la détention serait également arbitraire et relèverait de la catégorie
III des catégories applicables par le groupe de travail, les garanties d’un procès équitable n’ayant pas été respectées. Ainsi, l’absence de mandat de dépôt, les délais d’inculpation et de jugement et l’absence de premier degré de juridiction seraient la violation directe des articles 10 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.


Réponse du Gouvernement
17. Dans une lettre datée du 28 juillet 2014, le Groupe de travail a transmis les allégations ci-dessus au Gouvernement congolais et lui a demandé des informations détaillées sur la situation actuelle des 14 personnes dont il est ici question, ainsi qu’une clarification concernant les bases juridiques justifiant leur mise en détention.
18. Le Groupe de travail regrette que, jusqu’à ce jour, le Gouvernement n’ait pas répondu aux allégations qui lui ont été transmises ni demandé de prolongation du délai imparti pour soumettre une réponse, conformément aux paragraphes 15 et 16 des Méthodes de travail.
19. Malgré le défaut de réponse du Gouvernement, le Groupe de travail estime qu’il est en mesure de rendre son avis sur la détention des 14 membres du CDRC, conformément au paragraphe 16 de ses Méthodes de travail, en ne se fondant que sur les informations fournies par la source.


Discussion
20. Au prime abord, le Groupe de travail est d’avis que le regroupement de l’ensemble des dossiers concernant Messieurs Mbanza Judicaël, Kimangou Joseph, Miakamouna Nzingoula Sylvain, Bibila Gilbert, Mabiala Mpandzou Paul Marie, Tsiakaka Valentin, Baboyi Antoine, Silaho René, Matimouna Mouyecket Euloge, Kialounga Pierre Placide, Tandou Jean Claude Davy, Ngoma Sylvain Privat, Banangouna Dominique Mesmin, et Londhet Moussa Landry est justifié en raison de l’identité des faits qui ont conduit à leur détention et leur condamnation, telles que rapportées par la source.
21. L’article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dispose que « nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé », et interdit donc toute arrestation ou détention arbitraire. Cette interdiction constitue une règle fondamentale du droit international coutumier et est reconnue comme une norme impérative du droit international général, ou jus cogens . Cette même norme est inscrite aussi bien à l’article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel la République du Congo est partie, que dans la Constitution de la République du Congo en date du 20 janvier 2002 dans son article 9 .
22. En outre, les articles 19 et 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques garantissent l’exercice du droit à la liberté d’opinion et d’expression ainsi que la liberté de réunion et d’association pacifiques. La diffusion d’informations et d’opinions politiques par les membres d’un parti est au cœur de ces droits et des restrictions ne peuvent être imposées que dans le respect d’une stricte proportionnalité. Ces restrictions doivent de plus être prévues par la loi.
23. Le Comité des droits de l’homme apporte, au paragraphe 25 de son Observation générale n°34 (2011) sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression, un éclairage sur l’application de la règle qui figure à l’article 19 du Pacte susmentionné. En effet, le Comité affirme que « pour être considérée comme une ‘loi’, une norme doit être libellée avec suffisamment de précision pour permettre à un individu d’adapter son comportement en fonction de la règle et elle doit être accessible pour le public ». Les lois doivent énoncer des règles suffisamment précises pour permettre aux personnes chargées de leur application d’établir quelles formes d’expression sont légitimement restreintes et quelles formes d’expression le sont indûment.

24. Le Comité des droits de l’homme indique aussi, au paragraphe 34 de la même Observation générale, que « les restrictions ne doivent pas avoir une portée trop large » et qu’elles doivent être conformes au principe de proportionnalité. En outre, selon le Comité, un État doit, pour justifier une restriction, démontrer « de manière spécifique et individualisée la nature précise de la menace ainsi que la nécessité et la proportionnalité de la mesure particulière prise, en particulier en établissant un lien direct et immédiat entre l’expression et la menace » .
25. Pour sa part, le Groupe de travail a déjà eu à apprécier dans sa jurisprudence antérieure la question des infractions pénales définies de manière trop large .
26. Par ailleurs, le Groupe de travail a indiqué dans sa Délibération n°8 sur la privation de liberté liée à l’utilisation de l’Internet ou résultat de cette utilisation que toute référence vague et générale aux intérêts de sécurité nationale ou d’ordre public non assortie d’explications ou de faits adéquats est insuffisante pour convaincre le Groupe de travail que les restrictions de la liberté d’expression par le biais d’une mesure de privation de liberté étaient nécessaires (E/CN.4/2006/7, para. 43).
27. Selon la source, l’ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire a inculpé les membres du CDRC de rébellion. Or, la rébellion consiste en une opposition violente à une personne dépositaire de l’autorité publique agissant dans l’exercice légitime de ses fonctions. En l’occurrence, le fait que les membres du CDRC aient brandi des pancartes mentionnant « Gouvernement d’union nationale » ou « Carton rouge = démission du gouvernement » ne saurait correspondre à la définition de la rébellion. Il s’agit du simple exercice du droit à la liberté d’expression. L’arrêt rendu par la Cour d’appel de PointeNoire le 31 mars 2014, précise que les membres du CDRC auraient également incité et excité les habitants des quartiers de Ngoyo et de Mpaka à se rebeller contre l’autorité du chef de l’Etat et auraient soutenu, implicitement, l’idéal de la partition du Congo en entités Nord et Sud. Elle ajoute que certains militants et sympathisants du CDRC auraient constitué des barricades avec des pneumatiques enflammées et des épaves de véhicules. Le Groupe de travail considère que ces faits, s’ils étaient avérés, n’atteignent pas le seuil de violence nécessaire pour être considérés comme des actes de rébellion.
28. La Cour d’appel de Pointe-Noire serait allée plus loin que l’ordonnance en invoquant une atteinte à la sûreté intérieure de l’État, conformément aux articles 87 du code pénal et aux articles 195 et 198 du code de procédure pénale. La notion d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État » est vague et imprécise. Elle ne permet pas d’établir quels comportements sont légitimement susceptibles d’être restreints. De plus, malgré les tensions existantes au Congo, le Groupe de travail estime que ces faits ne sont pas suffisants pour constituer objectivement une « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Par ailleurs, la nécessité et la proportionnalité de la détention n’ont pas été démontrées par le Gouvernement et elles ne sauraient être présumées par le Groupe de travail en l’absence de toute preuve rapportée par le Gouvernement, soit directement soit au cours de la procédure judiciaire interne. Le Groupe de travail note que le Préfet de Pointe-Noire, un agent de l’Etat, aurait été convoqué à la barre pour apporter les preuves de l’atteinte à la sûreté de l’Etat, mais qu’il ne serait pas présenté.
29. Le Groupe de travail conclut donc que la privation de liberté des 14 membres du CDRC est contraire aux articles 9, 19 et 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi qu’aux articles 9, 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il faut rappeler, une fois encore, que ces normes à la fois coutumières et conventionnelles s’imposent à la République du Congo.
30. Concernant le droit à un procès équitable, la source a indiqué que les agents de police et de gendarmerie de Pointe-Noire auraient procédé aux arrestations sans mandat tandis que l’ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire inculpant 28 personnes de rébellion, dont les 14 actuellement détenues, n’aurait été rendue que le 23 octobre 2013, c’est-à-dire deux mois après l’arrestation. Le Groupe de travail en déduit une violation de l’article 9 (2) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques selon lequel « tout individu arrêté sera informé, au moment de son arrestation, des raisons de cette arrestation et recevra notification, dans le plus court délai, de toute accusation portée contre lui ».
31. À l’égard des allégations de la source au sujet du délai écoulé entre l’arrestation et le jugement, le Groupe de travail constate qu’un délai de plus de sept mois est contraire aux articles 9 (3) et 14 (3)( c) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui reconnaissent à tout individu arrêté ou détenu pour une infraction pénale le droit d’être traduit dans le plus court délai devant un juge et d’être jugé dans un délai raisonnable.
32. La source a également déclaré avoir été privée de son droit au double degré de juridiction selon lequel après un premier jugement, un appel peut être interjeté. Ce principe est implicitement reconnu à l’article 14 (5) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques selon lequel « toute personne déclarée coupable d’une infraction a le droit de faire examiner par une juridiction supérieure la déclaration de culpabilité et la condamnation, conformément à la loi ». En l’occurrence, la source déclare que le procès aurait eu lieu le 7 avril 2014, devant la Cour Criminelle de Pointe-Noire, formation spécifique de la Cour d’appel, sans qu’aucun jugement au premier degré ne soit intervenu. Le Groupe de travail en conclut une violation de l’article 14 (5) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
33. Le Groupe de travail considère que l’inobservation des normes internationales relatives au droit à un procès équitable est d’une gravité telle qu’elle rend la privation de liberté arbitraire.
34. De plus, la source a précisé que les 14 détenus auraient été transférés le 18 juillet 2014, de la maison d’arrêt de Pointe-Noire vers Brazzaville dans un lieu inconnu et sans que les raisons d’un tel transfert ne soient communiquées. Le Groupe de travail tient à souligner que, conformément au principe 16 de l’Ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988, « la personne détenue ou emprisonnée pourra aviser ou requérir l’autorité compétente d’aviser les membres de sa famille ou, s’il y a lieu, d’autres personnes de son choix (…) de son transfert et du lieu où elle est détenue ».
35. Ce principe est également énoncé à la règle 44 de l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus adopté par le premier Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants, tenu à Genève en 1955 et approuvé par le Conseil économique et social dans ses résolutions 663 C (XXIV) du 31 juillet 1957 et 2076 (LXII) du 13 mai 1977. Le Groupe de travail est d’avis que le transfert des prisonniers violent les normes susmentionnées.
36. D’après les informations rapportées par la source, lors de leur emprisonnement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, certains des 14 détenus auraient été malades et seraient restés sans soin. Toutefois la source n’ayant rapporté aucune preuve d’une telle situation, le
Groupe de travail ne saurait conclure qu’il y a eu une violation des droits des détenus. Mais le Groupe de travail estime qu’il est nécessaire de rappeler à la République du Congo ses obligations en matière de traitement des détenus, conformément aux normes internationales.

Avis et recommandations

37. À la lumière de ce qui précède, le Groupe de travail rend l’avis suivant :
La privation de liberté de Messieurs Mbanza Judicaël, Kimangou Joseph, Miakamouna Nzingoula Sylvain, Bibila Gilbert, Mabiala Mpandzou Paul Marie, Tsiakaka Valentin, Baboyi Antoine, Silaho René, Matimouna Mouyecket Euloge, Kialounga Pierre Placide, Tandou Jean Claude Davy, Ngoma Sylvain Privat, Banangouna Dominique Mesmin, et Londhet Moussa Landry est arbitraire ; elle est contraire aux articles 9, 19 et 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi qu’aux articles 9, 14, 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Par conséquent, elle relève des catégories I, II et III des critères applicables à l’examen des affaires soumises au Groupe de travail.
38. En conséquence, le Groupe de travail prie le Gouvernement de la République du Congo de procéder sans attendre à la libération de ces personnes susmentionnées et de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice matériel et moral subi par ces personnes, en prévoyant une réparation raisonnable et appropriée conformément à l’article 9 (5) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
39. Le Groupe de travail rappelle que le Conseil des droits de l’homme a demandé à tous les États de coopérer avec le Groupe de travail, de tenir compte de ses avis et de prendre des mesures appropriées pour remédier à la situation des personnes privées de leur liberté, ainsi que d’informer le Groupe de travail des mesures qu’ils ont prises . En conséquence, le Groupe de travail requiert la coopération pleine et entière de la République du Congo dans la mise en œuvre de cet avis pour effectivement remédier à une violation du droit international.

[Adopté le 19 novembre 2014]

[Congo-Brazzaville] L'ONU condamne Sassou et son régime pour détention arbitraire
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 07:57
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso arrivé au pouvoir pour le pétrole en partira par le pétrole !

PAR RIGOBERT OSSEBI

Alors que les dernières retouches étaient apportées à cet article, il nous parvenait de Brazzaville l’information suivante : un vol important de dollars en espèces a été commis à Mpila le 14 janvier dernier par les équipes chargées d’en assurer la garde. Les principaux chefs militaires ont été convoqués par leur patron dictateur à Oyo pour lui rendre compte. Ils y sont ce 16 janvier à cet effet. Il serait question de plusieurs dizaines de millions de dollars équivalant à des dizaines de milliards. Si le montant est flou, l’acte est complètement avéré. Sassou Nguesso prend ce vol particulièrement à cœur et au sérieux car il se souvient très bien que ce genre d’affaires avait précédé sa première perte de pouvoir.

« Denis Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir pour le pétrole ; il en partira par le pétrole ! » Celui qui en faisait l’affirmation péremptoire, il y a quelques petites semaines, avait été utilisé par ce dernier comme Conseiller, à de nombreuses reprises, pour des affaires pétrolières. Quasiment jumeau, professionnellement, de feu Christophe de Margerie dont il avait été très proche, il avait formé les plus grands noms du système Sassou dans cette industrie.

« Dans moins de six mois Denis Sassou Nguesso ne sera plus là. Il passera par la trappe de l’histoire, comme Mobutu, Ben Ali, Kadhafi. La chute des prix du pétrole sera également la sienne.. !» Insistait-il.

Le Brent, cours de référence pour la production congolaise, était alors aux alentours de 70 dollars le baril chutant de 120 dollars, prix auquel il tournait depuis quelques années. Aujourd’hui, il est en dessous de 50 dollars. « La Cigale Sassou » avec le « système Sassou » de dépenses et de débauches, qui puisaient sans retenue dans les finances publiques, se prennent une claque monumentale dont ils ne pourront se relever. A 70 dollars le baril, les trois-quarts des recettes pétrolières s’étaient évaporés. A 50 dollars, le quart restant sera rogné dans des proportions encore difficiles à évaluer.

Ces quinze dernières années, près de 40.000 milliards de FCFA de recettes pétrolières ont été encaissées par la République du Congo ; pardon : par DENIS SASSOU NGUESSO ! Les folies dépensières, les voyages, les forums, les jets privés, les prêts qui ne seront jamais remboursés et l’enrichissement de toute sa famille, enfants et nervis nous amèneront bientôt à constater que le pays est une fois encore au bord de la ruine… ! Tout ce qui a été construit, pour le compte de l’Etat, l’a été à crédit. 9 à 10 milliards de dollars seraient dus à la Chine, sans compter les emprunts qu’il va falloir conclure pour terminer les travaux des Jeux Africains et la minable route à trois voies, vendue par Pierre Falcone le marchand d’armes, toujours inachevée. Et malgré ces sommes colossales et montants astronomiques, jamais la pauvreté n’a été aussi grande, la misère et la faim de plus en plus présentes dans la malheureuse population congolaise… !

ENI au secours du dictateur

C’est dans ce contexte d’effondrement des recettes pétrolières qu’ENI, la société pétrolière italienne, avec à sa tête « l’Ingegnere Claudio Descalzi », s’est lancée dans une tentative de sauvetage désespérée d’un régime qu’il sait pourtant perdu.

Juste retour des choses dirions-nous : Sassou Nguesso, encore au faîte de sa puissance avait pesé, du poids de tous ses réseaux maçonniques, diplomatiques et financiers pour son accession au poste d’ « Amministratore Delegato » (Directeur Général) d’ENI. Puis le vieux tyran avait aimé se vanter, alors qu’il recevait à Brazzaville le 1er Ministre italien, Matteo Renzi, qu’il avait connu Descalzi « tout jeune ingénieur » à son arrivée au Congo. Tout au long de sa trajectoire professionnelle, que Sassou avait beaucoup appuyée (Descalzi a épousé une Congolaise – « Mado »), « l’Ingegnere » est devenu un conseiller spécial du dictateur kleptocrate… Avec pour résultat que le tyran, prédateur des recettes pétrolières, est devenu la marionnette du pétrolier italien et que ce dernier aurait beaucoup trop à perdre si elle venait à partir… !

Alors dans le petit cercle fermé des opérateurs pétroliers qui interviennent en Afrique, tous s’étonnent de l’empressement à mettre en production un important gisement, celui de Nené Marine dans le permis Marine XII, alors que les prix du brut s’effondrent complètement. C’est ainsi qu’ENI avait annoncé, le 5 janvier, avoir démarré la production de ce dernier, dans l’offshore du Congo, juste huit mois après l’obtention du permis de production et seize mois après la découverte dans ce champ d’une réserve de 1,5 milliard de barils équivalent pétrole (bep).

Le niveau de production de la première phase est à 7500 bep/jour sur Nené Marine, à une profondeur d’eau de 28 m. Le bloc Marine XII n’est situé qu’à 17 km des côtes du Congo.

Mais la mise en valeur complète du champ se fera à plusieurs étapes et comprendra l’installation des plateformes de production et le forage de plus de 30 puits avec un plateau de plus de 140 000 bep/jour, d’après l’opérateur italien. Selon nos informations, dans moins d’une année tout ce programme sera accompli.

Pour Claudio Descalzi, le CEO du pétro-gazier italien : « un grand pas en avant pour Eni et qui confirme la stratégie de la compagnie de passer au plus vite à l’exploitation des ressources d’exploration »[i]. En réalité, les grands moyens employés par ENI n’ont pour objectif que de compenser, un tant soit peu, la perte de revenus pétroliers de sa marionnette de l’Alima afin de la sauver ! Cette urgence à brader la ressource pétrolière congolaise sur une année, uniquement sur ce seul gisement, se chiffrera pour l’Etat en manque à gagner par rapport à un niveau de prix de 80$, à près d’un milliard de dollars par an ! (550 milliards de FCFA)

Prise de distance de TOTAL

La disparition subite de Christophe de Margerie, dans des circonstances troubles et inquiétantes, a sans aucun doute amené l’équipe, qui assure sa succession, à prendre quelques distances avec le tyran congolais, un des partenaires les plus emblématiques de sa production pétrolière. Si, le 9 janvier 2015, Patrick Pouyanné, qui a été nommé directeur général en octobre 2014, a rendu une première visite au dictateur de Brazzaville, Thierry Desmarest, le Président non exécutif du Groupe s’est bien abstenu de l’accompagner.

Il apparait évident au Congo que le pétrolier français n’a pu résister à la pression corruptrice généralisée dans le pays, ni aux demandes insistantes des rejetons du tyran pour tirer profit des activités de production. D’un certain point de vue : c’est du racket. D’un autre : c’est de la corruption. Toujours est-il que l’on imagine mal le défunt président de TOTAL, voisin de palais présidentiel à Oyo, rester complètement réfractaire à tout coup de canif dans la charte étique à laquelle la société française est tenue dans différents territoires d’Europe et d’Amérique. Une chose est sure : Sassou boira seul son bon whisky sur le bord de l’Alima, pendant que les nouveaux dirigeants de TOTAL tenteront de faire le ménage dans leur filiale congolaise, qu’elle partage maintenant avec le nouvel actionnaire qatari !

Comptes bancaires à Moscou

Le général devenu président n’a jamais eu qu’une formation d’instituteur qui le destinait à enseigner des élèves de cours élémentaire. Rien ne l’a jamais préparé à gérer convenablement un pays et encore moins des sommes colossales engendrées par la 3ème production pétrolière d’Afrique Sub-saharienne. Les arabes du Moyen-Orient ont vite envoyé leurs jeunes dans les meilleures universités américaines et le développement des Emirats que l’on voit actuellement est le fruit de ces formations pointues, à la finance, au management et au business international. Sassou Nguesso, en bon villageois qu’il a toujours été, a jalousement conservé le magot pétrolier pour lui-même et sa famille. Il ne pouvait advenir qu’un échec monumental qu’il fait tout pour dissimuler maintenant.

Beaucoup d’argent a été placé à l’étranger. Même Moscou a été utilisé pour y planquer, pour son compte personnel et celui de Kiki, des centaines de millions de dollars. Ces placements d’argent public détourné, ont finalement été converti dans la monnaie locale : le rouble. C’était avant que Poutine ne se fourvoie en Ukraine, et que la chute du prix du pétrole ne se déclenche. Depuis la monnaie russe a baissé de plus de 50% par rapport au dollar.

Mobutu disparu, son magot s’était également évaporé. De sa villa de Cap Martin qui faisait face à la Principauté de Monaco, il se disait qu’il avait confié sa fortune à des hommes de paille monégasques. Sassou Nguesso en a-t-il fait de même ? Peu importe ! Entre ses placements en roubles et les intermédiaires véreux qu’il a toujours aimé fréquenter, aussi puissants qu’ils soient, il est fort à parier qu’à sa fin le trésor, qu’il a volé aux Congolais, disparaitra avec lui !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

[i] Ce démarrage de la production n’est pas le seul « grand succès » pour le groupe Eni au Congo. Il vient quelques jours après un excellent résultat d’essai de production du puits Minsala Marine 1 qui a montré plus de 5000 barils d’huile légère à une densité de 41° API sur le même bloc Marine XII. Le groupe Eni détient à 65% le bloc Marine XII avec les partenaires de joint-venture New Age (25%) et la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) à 10%.

La Grande Loge Nationale Française doit chasser le dictateur Sassou Nguesso ! Par RIGOBERT OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso PCT Congo-Brazzaville
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 06:47
(Congo-Brazzaville) Brice Parfait Kolelas frappe un grand coup

Les choses sont on ne peut plus claires. Le MCDDI, le parti de Bernard Kolelas, n’accompagnera pas Denis Sassou Nguesso dans sa volonté de mourir au pouvoir. Si, dans leur stratégie politique, Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » avaient misé sur le soutien sans faille du MCDDI dans le projet de changement de la Constitution du 20 janvier 2002, les camarades membres sont dorénavant renvoyés à leurs chères études.

Brice brise l’armure

Les militants et les sympathisans du MCDDI attendait sérieusement depuis plusieurs années du parti de Bernard Kolelas qu’il marque l’histoire politique du Congo-Brazzaville d’une empreinte irrésistible, de quelques actes saillants et faits d’armes héroïques, d’une décision spectaculaire, tels la mobilisation de la population contre l’organisation du référendum. Bref, contre le changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Comme, naguère, en 1989-1990, au lendemain de la chute du Mur de Berlin et du discours de La Baule de François Mitterrand, le Nkoumbi de Total croisa le fer avec déjà Sassou et fut à l’initiative de la conférence nationale souveraine. C’est fait. Depuis le samedi 3 janvier 2015, Brice a brisé l’armure. Trois jours seulement après les conclusions du comité central du PCT appelant au changement de Constitution et le message à la nation du 31 décembre 2014 de Sassou Nguesso, qui était, en définitive qu’Un ramassis de non-dit, de refoulements, d’actes manqués, d’ellipses, de circonvolutions, de broderies.

Sur les traces du père

Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), un des partis de la majorité, a donné le ton par son secrétaire général, Guy Brice Parfait Kolelas. Guy Brice Parfait Kolelas, qui s’exprimait sur les ondes de RFI, le 3 janvier 2015, pense que rien ne justifie actuellement le changement de la constitution parce que le Congo ne traverse pas une crise politique. Bang. C’est sans forfaiture. C’est clair et net. Selon lui, le prochain dialogue, s’il pourrait se tenir, inscrirait à son ordre du jour l’amélioration du processus électoral telle l’adoption du bulletin unique, la révision du fichier électoral et les autres questions liées à la gouvernance publique. Une position qui tranche avec celle prônée par son partenaire de la majorité présidentielle, le PCT, un parti voyou dixit Jean-Claude Beri. Toutefois, la prise de position de Guy Brice Parfait Kolelas est-elle celle du bureau exécutif national (BEN) du MCDDI ? Deux lignes de fracture politique se font jour au sein du MCDDI. Celle, majoritaire, incarnée par le secrétaire général, Guy Parfait Kolelas, accompagné par Abel Mokono, ancien maire de Bacongo et président de la commission des investitures du MCDDI, largement soutenue par les militants et les sympathisants farouchement hostiles à l’alliance PCT/MCDDI, à la gouvernance de Sassou et à la modification de la Constitution du 20 janvier 2002. Et, celle, fragmentaire, représentée par Landry Kolelas lesté des anciens apparatchiks du Pct, Bernard Tchibambélela et Noël Loutounou, édictée par Sassou et le PCT qui prônent le statu quo. Les trois sous-marins du PCT au MCDDI remettront-ils en cause la parole du secrétaire général sur les antennes de RFI le 3 janvier 2015 ?

Guy Brice Parfait Kolelas a montré le « chemin d’avenir » en martelant un non ferme au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Politiquement, stratégiquement et tactiquement, Guy Brice Parfait Kolelas a bien joué et a marqué des points dans son opération de reconquête de l’électorat du MCDDI déboussolé par l’accord PCT/MCDDI signé par Sassou Nguesso et Bernard Kolelas le 24 avril 2007. Dans sa campagne de séduction et de charme, Guy Brice Parfait Kolelas a assené : « Personnellement, je n’ai jamais fait confiance au PCT. Le projet du PCT, c’est de s’accrocher au pouvoir ». Que diable fait-il encore au gouvernement ?

La DRD de Hellot Mampouya, Hervé Mayika, Mouanga Nkéoua et Sita Bitori, le parti d’Alphonse Nsilou, ba malanda ngombé, prendront-ils le contre-pied de Guy Brice Parfait Kolelas ? Le RDD de Joachim Yhombi Opango et le RDPS de Jean-Pierre Thystère Tchicaya emprinteront-ils le chemein balisé par le MCDDI de Guy Brice Parfait Kolelas ? Quid de Wilfrid Kivouvou et Gilda Rosemonde Moutsara de la Conscience libre ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 16:38
(Congo-Brazzaville) Libérez les prisonniers politiques du CDRC - "L'autre politique"

Libérez les prisonniers politiques du CDRC - "L'AUTRE POLITIQUE" -


Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous vous demandons de libérer les membres du CDRC suivants incarcérés depuis le 21 août 2013 :


Paul Marie MABIALA MPANDZOU condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Valentin TSIAKAKA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Judicaël MBANZA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Joseph KIMANGOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Gilbert BIBILA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Antoine MABOYI condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

René SILAHO condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Euloge MATIMOUNA MOUYECKET condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Pierre Placide KIALOUNGOU ou KIALOUNGA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Jean Claude Davy TANDOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Dominique Mesmin BANANGOUNA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Sylvain Privat NGOMA condamné injustement à 2 ans de détention ferme,

Landri LONDHET MOUSSA condamné injustement à 2 ans de détention ferme.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 11:24
UZBECK AU CONGO-BRAZZAVILLE, BILLET D'HUMEUR : LES CONGOLAIS, A QUELLE DISTANCE DE LA REALITE DE LA LIBERTE, MON GENERAL ?

Par Jean-François NKOUKA

Il est impossible de sortir de la boue sans se salir…

Trois groupes distincts se dégagent dans la stratégie de la refondation du Congo, un renouveau que tous, de manière explicite, jugent nécessaire, si ce n'est inéluctable. A quelle fin cependant ? Bien difficile, dans cette nacelle où tous se connaissent et ont des intérêts croisés, de distinguer, pour le béotien lambda, les conservateurs des progressistes, les prestidigitateurs, des clairvoyants !

Trois groupes disais-je… dont l'importance de chacun ne sera pas, ici, mesurée du fait d'avoir été cité en post-, anté-, ou en pré-position.

En premier, nous avons donc le PCT, celui qui, inversement à l'audience dont il jouit auprès des congolais, détient le pouvoir. Se croyant le Congo et représentatif des congolais, assoit « les rois maudits » aux trônes, et se meut en régent du docile peuple, pour dire la volonté de son maître.

Il y a l'opposition, difficile à caractériser tellement s'y trouve tout et tout le monde : anciens idéologues pctistes en banc de rupture ; ceux qui sont revenus des successifs pouvoirs déchus sans y avoir appris ni fait grand-chose ; ceux qui se disent, « enfin notre tour ! » ; ceux qui ne veulent pas du changement de la constitution ; ceux qui ne veulent pas du changement de la Constitution tout de suite ; ceux qui veulent du changement de la Constitution à condition d'être nommés 1er ministre ou ministres ; ceux qui en veulent personnellement à M. Sassou Nguésso ; ceux qui en veulent à M. Sassou Nguésso et à son système ; ceux qui n'en veulent qu'au système, ceux qui n'en veulent ni à M. Sassou Nguésso, ni au système mais ne veulent pas que le paradigme régional de la détention du pouvoir soit bouleversé ; ceux qui veulent pour eux, rien que pour eux et toujours pour eux ! Ceux qui, jeunes, du fait de leur jeunesse même, venus trop tard dans un Congo aussitôt né, aussitôt vieux de haines, de ressentiments, de coups d’État, se croient « autorisés à ... » etc.

Vous l'aurez compris, beaucoup à en dire, mais une opposition protéiforme, cancanière, pleutre, et jusqu'à preuve du contraire, le ventre mou dans cette marche vers la liberté, la saine démocratie…

Puis il y a M. Modeste Boukadia, le Modeste Boukadia d'après avril 2014, celui d'avant les incompréhensibles condamnations pour fait de démocratie… avec une proposition iconoclaste pour certains, salutaire pour d'autres, en tout cas, singulière pour tous : pas moins que cela, il pose la condition lors de sa conférence de presse à Brazzaville dans les locaux du journal La Semaine Africaine le 3 février 2013, si modification de Constitution il y a (https://www.youtube.com/watch?v=UV9b0drHQpI), de demander la reconnaissance internationale à l'auto-détermination de nos compatriotes au sud du Congo, à maintenir la proclamation d'un Etat, celui du Sud Congo. La scission effective en somme… le PCT ayant déjà, longuement, travaillé depuis 1968, à celle sournoise, selon la ligne non pas de l'idéologie politique, mais de l'appartenance exclusive, régionale, sous régionale, ethnique, clanique et familiale ! L'ordre d'importance dans le système étant, souvenez-vous en toujours, inverse à celui cité. On ne peut compter que sur les siens, les congolais ne sont pas des leurs, ils sont autres, ces autres...

Où donc situer notre ligne de renouvellement du Congo ? Bien malin et je souhaite des grappes de plaisir à celui qui saura distinguer un sincère pctiste d'un ancien roublard pctiste ! Est-ce tous contre tous ou tous contre M. Modeste Boukadia ? Je vous laisse éprouver les différentes autres combinaisons qui ne manquent pas de saveur !

Faisons, comme bon nous semble, mais admettons-le néanmoins, notre difficulté à y voir clair ne vient pas de M. Sassou Nguésso et son PCT dont nous connaissons maintenant la volonté affichée de changer la Constitution. Celui-ci et ce Parti, fossoyeurs de l'idée même de l'idée de citoyen de la république, se maquillent en progressiste pour mieux et farouchement conserver le pouvoir et le système qui le sous-tend, celui de la vassalité du peuple, cantonné à la politique de la main tendue !

Non plus, la difficulté ne nous vient pas de M. Modeste Boukadia qui, au-delà des cris d'orfraies que tous poussent pour proclamer que « jamais au grand jamais il n'y a eu des considérations tribales au Congo ! » et que ceux qui le proclament sont, à front renversé, taxés de sécessionnistes ! Mais tous, tels que nous sommes, avec une once d'honnêteté, pas besoin de considérer la question en notre for intérieur, nous savons tous qu'en dépit de ses conclusions qui ne nous agréent guère, son analyse est vraie et pertinente.

Quant à cette partition déjà largement entamée dans les faits, une question me trouble en ma qualité revendiqué de citoyen de l'étendue du Nord Sangha au Sud Congo, comme il lui plait de les dénommer, qu'il daigne me répondre s'il me lit : « A qui déplairait cette scission ? » Pour ma part et en dépit des apparences, souvent trompeuses, je ne pense pas que M. Sassou Nguésso ne finisse par y trouver son compte… A ce jeu nous connaissons les perdants, toutes les régions du Nord, hormis la Cuvette Ouest…

J'en veux donc prodigieusement à cette opposition légale, autoproclamée, ce ventre mou, somnifère du citoyen ! D'où parlent-ils ? De quoi parlent-ils ? De qui parlent-ils ? Voilà bien trois questions que nous ne serions en mesure d'apporter une réponse… Et qui sait, peut-être que personne ne le peut, même pas chacun d'entre eux, car que chacun d'entre eux s'exprime, et c'est une chorale désaccordée, du bruit plutôt que la musique, des problèmes plutôt que des solutions, sans cesse ! Dans le lot, je plains tous ceux qui, « la fleur au fusil », chantent des lendemains meilleurs alors que le marigot est infesté de crocodiles prêts à donner de puissants coups de queue, de crocs pour se remplir la panse, enfin, encore une fois !

Elle me déplait prodigieusement, cette opposition car attentiste, suivant la pente, incapable de faire l'Histoire, attendant des subsides qui tombent de la table, sans efforts : « ah la France est avec nous ! », « ah les Evêques ont parlé pour nous ! », assemblage d'individus égocentrés bavards, dansant au rythme d'un tam-tam dont ils ne connaissent ni ne maîtrise le refrain, et le syncopé !

Rien donc, vous demandez-vous ne trouve grâce à mes yeux ? Rien donc dans cette opposition qui donne matière à s'accrocher ? Hé bien si ! Rassurez-vous, je ne suis pas neurasthénique…

Il y a ces congolaises, ces congolais, jeunes et moins jeunes qui ne se résolvent pas de choisir entre la peste et le choléra ; il y a ce peuple qui, brimé, résilient ne dénit cependant pas le poids de son joug ; il y a cette impétueuse jeunesse, quoi qu'elle n'ait pas forcement raison, pense que demain sera un jour meilleur, et qu'au pouvoir, elle aura une meilleure lecture de la société ; il y a ceux qui, femmes, hommes, jeunes et vieux, malgré le poids de notre « non-histoire » en tant que Peuple, pense qu'il vaille la peine d'enfin commencer à bâtir, comprennent les motivations de M. Modeste Boukadia mais ne se résolvent pas à ces conclusions ; il y a moi, et comme je le suppose, à l'instar de nombreux autres compatriotes, ont une préférence pour le Modeste Boukadia tel que dans l’Interview https://www.youtube.com/watch?v=AQCY1pi0wBk) de 2009 accordée à la Télé WebTV de RDC le 21 mars 2009 depuis sa résidence du Château d’eau à Brazzaville, lors des présidentielles, ou de celui-là lors de son passage dans l'émission télévisée de TPT « Sur la sellette » le 7 décembre 2001 à Pointe-Noire : (https://www.youtube.com/watch?v=shHGmmZmqXA/ ; https://www.youtube.com/watch?v=amWiEOse7z4 et https://www.youtube.com/watch?v=Z1MsimW49M4).

De vraies leçons de patriotisme que, hélas, le vulgaire moque faute de savoir, faute de comprendre, faute de mesure… Que ceux de nos aînés qui savent, qui peuvent, qui doivent, nivellent leurs égos surdimensionnés se rappellent donc à lui, que nos jeunes sachant, avides, liment leurs dents et reconnaissent, il est la distance qui nous sépare de la réalité.

A ceux-ci comme à ceux-là, je demande de bien lire entre les lignes, de ne pas s'arrêter aux apparences, de ne pas commettre la même erreur que nos aînés, que Sassou Nguésso, que ceux de son clan, de réveiller ce Modeste Boukadia là, de le contraindre à revenir sur ce terrain de notre Unité et de notre Indivisibilité à bâtir. Que si ce Modeste Boukadia est mort avec les iniques condamnations d'avril 2014, de chercher, de trouver, et de lui administrer la potion afin qu'il nous revienne, en vie ! Nous avons un Pays à bâtir, un Etat à construire, des Veuves à consoler, des Parents à consolider, des Enfants à éveiller dans la conscience de leur unicité, dans les diverses appartenances que sont les nôtres !

Abyssus abyssum invocat « l'abime appelle l'abime », la justice des faux vainqueurs nous est impossible, la vengeance, même du plus juste d'entre nous, nous est inadmissible, dialoguons ! Dialogues entre le ventre mou de notre opposition et M. Modeste Boukadia, entre M. Modeste Boukadia revenu de ses prétentions séparatistes et les tenants de ce système en place. C'est à ces trois entités, dans leurs maillons les plus forts, qu'il appartient de léguer la paix, en héritage aux générations présentes et à venir, à la manière de De Gaulles et de Konrad Adenauer, de l'Allemagne et de la France, de la légitimité du vainqueur et du sens aigü de la lecture de l'histoire du vaincu.

Une chose, un souvenir qui fait mal, l'exil de toute une classe politique, celle du régime du Président Lissouba, à l'avènement de M. Sassou Nguésso au pouvoir… La faiblesse d'un royaume divisé contre lui-même, obligé d'offrir le flanc à ses prédateurs patentés ! « Ces frères qui étaient demeurés des frères..., même lorsque nous nous combattions » dixit François Mitterrand en présence d'Helmut Kohl. Ainsi ferions-nous, enfin, Peuple !

Par Jean-François NKOUKA

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:42
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !

par congo-liberty.com

La Terre a-t-elle cessé de tourner depuis le 30 octobre pour le Burkina Faso et plus encore depuis le lendemain, l’historique 31 octobre 2014, jour de la chute de Blaise Compaoré ? Le Mouhoun (Volta Noire) s’est-il tout à coup asséché comme les autres Volta, Blanche et Rouge ? Et le soleil s’est-il arrêté de briller sur la déjà malheureuse Afrique ou sur un autre continent ?

Rien de tout cela ! Dès le lendemain, des hommes jeunes et vieux s’affairaient à effacer les stigmates, parfois encore fumants, causés à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso lors de leur soulèvement. Et l’on s’est rendu compte, depuis, que « l’automne africain » avait beaucoup appris des « printemps arabes » et qu’il y a de réelles chances pour qu’il ne suive les mêmes dérives.

Alors une autre question se pose, le peuple congolais pourrait-il être à la hauteur du peuple burkinabé et des soixante ethnies qui le composent ?

A l’aube des indépendances, enviés des autres colonies, nous étions les premiers de la classe tant par les équipements de nos villes et de notre capitale, que par la qualité de la formation de nos cadres et de notre population qui était aussi basée sur un solide socle de valeurs ancestrales. Il est vrai que depuis nous avons accumulé toutes les mauvaises expériences possible et surtout suivi, trop souvent contraints et forcés, les pires dirigeants qui soient…

Ne faut-il pas revenir sur le premier d’entre eux que nous avions chassé au prétexte « qu’il avait tout volé » ? L’histoire serait drôle s’il n’avait pas connu une fin malheureuse et que notre pays ne s’était alors engouffré dans une spirale tragique dont il ne s’est toujours pas affranchi. Et si nous devions aujourd’hui sortir dans la rue comme nos parents et grands-parents l’avaient fait lors des « Trois glorieuses » des 13, 14 , 15 août 1963, nous aurions cinq cents fois plus de raisons de le faire qu’ils n’en avaient alors !

Sassou Nguesso, notre tyran actuel, n’a pas tout volé ! Il nous a simplement tout pris ! Nos richesses, notre passé, notre présent et surtout notre avenir ! Et il ne nous a rien laissé ! Le patrimoine national est devenu son bien personnel. Cette conviction est très fortement ancrée en lui. Il en dispose sans jamais penser devoir en rendre compte à quiconque… Pas même un jour au peuple congolais !

Sassou Nguesso n’est pas le Roi Soleil, il est le prince des Ténèbres, il est « l’Etat » ! Et « l’Etat », c’est « Lui » (comme Louis XIV). Au point qu’il croit pouvoir tout détruire de ce qui a été construit dans notre pays ces dernières années, s’il devait abandonner le pouvoir ou s’il venait à en être chassé…

A la chute de Youlou, sans le pétrole du Kouilou, le déficit commercial n’était que de quatre milliards de FCFA, mais surtout le pays ignorait la pauvreté ! Il faut le marteler et le répéter avec force : toutes les familles congolaises avaient droit à leurs trois repas quotidiens ! La faim n’existait pas !

La misère qui touche bien plus que la moitié de la population, sans que le pays ne produise la moindre goutte de pétrole, nous était alors totalement inconnue. Le Congo à cette époque avait le choix de ses partenaires et il en était apprécié. Son président, l’abbé Fulbert Youlou, avait été accueilli en grandes pompes, le 8 juin 1961, par un très grand président des Etats Unis, John Kennedy et dès son arrivée au Washington National Airport par un très émouvant discours que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien suivant : http://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/Archives/JFKWHA-039-003.aspx

Maintenant, le « grand président congolais » qui se veut croire toujours indispensable à l’avenir et à la paix de notre pays attend toujours que son homologue américain, Barack Obama, daigne lui envoyer une invitation ; ce qu’il ne fera jamais ! Il n’est seulement reçu, qu’en catimini, par un François Hollande qui ne consent pas à descendre la moindre marche du perron de l’Elysée pour le saluer, et qui lui donne le dos en même temps qu’il lui tend la main.. !

Avec toutes les richesses dont le tyran dispose, et dont il s’est accaparé, il a instauré la faim et la pauvreté en système de domination plus que de gouvernance. D’abord au lendemain de guerres civiles qu’il avait déclenchées dès le 5 juin 1997, il s’était servi de la pauvreté qu’il a fabriquée comme d’une vitrine pour obtenir l’effacement de ses dettes, pour l’essentiel qu’il avait contractées lors de sa première magistrature-dictature. Durant près de treize années, alors que la production de pétrole et que son prix ne cessaient de croitre, il a sciemment augmenté la pression à l’appauvrissement et à la famine. Pour moitié trompées et pour une autre moitié complices et corrompues, les institutions internationales finirent par lui concéder en 2010 l’effacement de ses dettes.

Qu’en a-t-il fait ? La pauvreté et la famine ont-elles reculées ? Ont-elles retrouvé le niveau « zéro » que nous connaissions du temps de « Youlou qui a tout volé » ? Bien sûr que non !

Kleptocrate et mégalomane « Sassou qui nous a tout pris et ne nous a rien laissé » est alors tombé dans un autre travers: il s’est alors vu, non plus seulement comme le Roi d’Oyo ou du Congo, mais comme le Roi du Monde en jetant son argent (« Notre Argent ») à toute personnalité étrangère qui venait à se prosterner devant lui, ou pour le moins le saluer. Ainsi nous avons vu défiler la moitié de la planète de pseudo-dirigeants, de politiques véreux, d’ex-ministres et premier-ministres, et également de Prix Nobel pigistes à la présence chèrement taxée par l’entremise d’un Attias et d’une ex-Sarkozy.

Mais ce pouvoir est en réalité creux et vide comme le Palace de l’Alima qu’il s’est construit à Oyo et désert comme son aéroport international quasi-privé d’Ollombo, comme cette capitale politique déjà fantôme qu’une seule vieille maman balaye et qui est reliée au reste du monde par des jets privés que des pillards se sont offerts sur le dos du Trésor congolais. Rien n’est produit en vérité. Tout n’est que mirage et pillage !

Au cœur de cette illusion de prospérité, Edgar Nguesso, neveu aux dents longues et poursuivi dans l’enquête des Biens Mal Acquis, se construit entre Ollombo et Oyo, sur la lagune de l’Alima, un palais de 24.000 m2 pour abriter son ambition démesurée comme la prédation de toute sa famille. C’est l’équivalent en surface de 300 appartements pour cet ancien élève de l’Ecole des Cadets qui n’a jamais brillé par son intelligence ni par ses diplômes… mais qui finira sûrement comme Nicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV (encore), après la fête qu’il avait donnée à Vaux-le-Vicomte !

Le pouvoir de Sassou Nguesso, répétons-le, est aussi vide que les estomacs de la plupart des enfants congolais auxquels pour la fête de Noël des associations ont distribué des jouets. Peut-être ont-ils été acquis grâce aux 30 milliards de FCFA d’allocations annuelles du pétrolier TOTAL ? Cache misère et bonne conscience acquise à minima… !

Depuis ces pseudo « Trois Glorieuses », plus de cinquante années perdues se sont écoulées auxquelles il faudra bien mettre un terme. Cela dépasse le cadre du faux problème constitutionnel, bafoué complètement.

Le véritable bilan du général-instituteur TOTALement incompétent ne réside pas dans des constructions réalisées à crédit par des Chinois, mais bien dans la pauvreté, dans la misère et dans la faim qu’il a imposées à une majorité de Congolais pendant qu’il s’accaparait, avec ses enfants et neveux, les véritables richesses de notre pays.

« Sassou n’a pas tout volé, il nous a tout pris ! Il ne nous a rien laissé ! »

Il est temps pour lui de nous quitter tranquillement et de tourner la page. Il n’est pas indispensable à notre avenir, bien au contraire, ni à notre paix civile car nous n’avons jamais connu de conflit qu’il n’ait au préalable allumé !

Cette page se tournera qu’il le veuille ou non, car l’exaspération est à son comble…. ! Et le fleuve Congo ne cessera de couler, ni la Terre de tourner !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Monseigneur Louis Portella sera t-il assassiné comme le Cardinal Emile Biayenda ?

- (photo : aéroport international du village de Sassou vide toute l’année)

- (Photo : Les présidents John kennedy et Fulbert Youlou)

(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 18:41

Liberez les prisonniers politiques du CDRC,Otages du régime Sassou N’Guesso.

Le 21 août 2013, à l’instigation du régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, les autorités militaires et policières de Pointe-Noire au Congo Brazzaville ont procédé à l’arrestation de plusieurs membres du parti politique du CDRC dont le président est Modeste BOUKADIA.

Ces arrestations suivies d’incarcérations, au nombre de 28 personnes, ont été décidées de façon arbitraire par le régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO au motif que certaines parmi ces 28 personnes manifestaient dans les rues de Pointe-Noire pour réclamer la création d’un gouvernement d’union nationale entre le Nord et Sud Congo, sans le moindre procès.

Pour les personnes qui ne manifestaient pas, elles ont été interpellées à leur domicile.

Il est à noter un fait absolument incroyable : les autorités congolaises, pensant arrêter le Président du CDRC Modeste BOUKADIA ce même jour, ont procédé à l’arrestation et à l’incarcération d’un bébé de 8 mois avec sa mère au seul motif qu’il portait le même nom que celui du président du CDRC. Ce bébé et sa maman n’ont été relâchés qu’au bout d’une semaine !

Le Président du CDRC Modeste BOUKADIA, contraint de s’exiler en France, est intervenu de nombreuses fois, notamment durant le second semestre 2013, pour solliciter les interventions : de l’Elysée et du Quai d’Orsay en France, du Département d’Etat américain, de la Chine, de la Russie, de l’ONU et notamment l’OHCHR, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, du Gabon, du Cameroun, de l’Angola, du Tchad, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, du Bénin, du Burkina Faso et du Vatican en vue de la libération de ces prisonniers politiques.

C’est à la suite des pressions exercées par ces différents pays, notamment celles de la France et de l’Union européenne, que le régime Sassou N’Guesso a daigné organiser un unique procès qui s’est déroulé auprès de la Cour d’Appel de Pointe-Noire le 7 avril 2014, sans procès en première instance ce qui est illégal au regard du droit congolais, avec comme chef d’accusation : « incitation et trouble à l’ordre public. »

L’élève Rodeche Nestide MAYELA, interpellé à son domicile le 21 août 2013, a été libéré avant le procès.

A l’issue de cet unique, inique et cynique procès, pour le même chef d’accusation, 13 personnes ont été libérées et 14 condamnées à des peines de prison allant de 2 ans à 7 ans.

En plus de ces 14 condamnations, le Président du CDRC Monsieur Modeste BOUKADIA, n’ayant reçu ni acte d’accusation ni d’assignation à comparaître, s’est vu condamné à une peine de 30 ans de travaux forcés pour le même motif ! Il est à noter un fait tout à fait remarquable tant il est incroyable : le délibéré du jugement de Modeste BOUKADIA demeure à ce jour introuvable.

Au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous demandons la libération immédiate des cadres et militants du CDRC.

Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous vous demandons de libérer les membres du CDRC suivants incarcérés depuis le 21 août 2013 : (Liberez les prisonniers politiques)

Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Paul Marie MABIALA MPANDZOU condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Valentin TSIAKAKA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Judicaël MBANZA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Joseph KIMANGOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Gilbert BIBILA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Antoine MABOYI condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

René SILAHO condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Euloge MATIMOUNA MOUYECKET condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Pierre Placide KIALOUNGOU ou KIALOUNGA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Jean Claude Davy TANDOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Dominique Mesmin BANANGOUNA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Sylvain Privat NGOMA condamné injustement à 2 ans de détention ferme,

Landri LONDHET MOUSSA condamné injustement à 2 ans de détention ferme.

(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
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(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
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(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
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