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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 20:21
(Congo-Brazzaville) 15 août 1960-15 août 2014 : 54 ans de dépendance et de paupérisation

Le Congo, propriété exclusive du dictateur infâme Sassou-Nguesso et de sa famille, s’apprête à célébrer ses 54 ans d’échecs, de dépendance, et de paupérisation.

Le dictateur Sassou-Nguesso prend en otage le peuple congolais depuis 32 ans !

Ne tirant aucun bilan de son incompétence et de son amateurisme, le dictateur Sassou-Nguesso, fidèle à sa stratégie de l’enfumage, a prononcé le 12 août dernier devant ses parlementaires nommés, tel un perroquet, un discours qu’il n’a pas relu. Avec un peu de bon sens, il aurait pu s’abstenir de prononcer de telles âneries.

Le dictateur Sassou-Nguesso accepte de s’humilier pour conserver son pouvoir. C’est sa seule concession envers ses maîtres et ses faiseurs.

Est-il utile d’y revenir ? Non. Ce dictateur dont les turpitudes sont connues de tous, n’a aucun respect pour le peuple congolais.

Le dictateur Sassou-Nguesso est à l’image du virus Ebola: nuisible et mortel.

54 ans devrait être l’âge de la maturité et de la responsabilité. Au lieu de cela, nombreux de nos compatriotes succombent à petit feu, et n’ont connu que guerres civiles successives, famine, pauvreté, et chômage de masse.

Si le dictateur Sassou-Nguesso avait un cerveau bien oxygéné, il aurait, depuis bien des années, porté le débat de la pérennité du FCFA (Franc des colonies françaises d’Afrique) qui est une propriété de la France, et contrôlée par elle.

On pouffe de rire en attendant le dictateur Sassou-Nguesso parler de développement et de croissance au Congo. Un pays ne peut se développer s’il ne dispose de sa propre monnaie. Le FCFA, imprimé à Chamalière près de Clermont-Ferrand ne peut contribuer au développement du Congo, encore moins à celui de l’Afrique francophone. C’est une monnaie coloniale qui n’est pas la nôtre et qui est nuisible. Il n’y a pas de développement sans notre propre argent.

Le dictateur Sassou-Nguesso, prompt à éliminer ses adversaires politiques et à clochardiser son pays, ferait mieux de lire l’excellent ouvrage du professeur Nicolas Agbohou intitulé « Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique ».

Le dictateur Sassou-Nguesso s’assoit sur le Congo comme il s’assoit sur son trône pour ses besoins eschatologiques.

Prototype du système néocolonial, le dictateur Sassou-Nguesso n’est autre que la voie de la France. Incapable de réfléchir par lui même, le dictateur Sassou-Nguesso assène bobards, balivernes et contre-vérités.

Avec le dictateur Sassou-Nguesso, le Congo ne connaît que des échecs successifs: échec du Programme d’Ajustement Structurel; échec du Programme d’Ajustement Structurel renforcé; manque d’eau, d’électricité, démotivation des enseignants… Bref, le dictateur Sassou-Nguesso a saccagé tous les pans entiers du pays.

Le dictateur Sassou-Nguesso a appauvri les congolais. Dans cette atmosphère délétère, les rentrées nettes sont transférées à la BEAC d’Oyo et non au trésor public congolais. Les recettes exceptionnelles dues aux redevances pétrolières, à l’octroi de nouveaux permis d’exploitation disparaissent au profit du dictateur, de sa famille et des intrigants politico-affairistes.

La satisfaction des besoins de base de la population, comme l’alimentation, les soins médicaux, l’école n’est plus possible à cause de la gabegie et des détournements de fonds demeurés impunis.

Le dictateur Sassou-Nguesso encourage le clanisme et l’ethnicisme, au lieu d’encourager le vivre ensemble, et la construction d’une véritable Nation congolaise. Les frustrations sont telles qu’à compétences égales, les chances de réussir ne sont pas toujours les mêmes.

La « municipalisation accélérée » décrétée par le dictateur d’Oyo n’est qu’un leurre. Au moment où la région de la Lékoumou s’apprête à accueillir les festivités des 54 ans de dépendance et de paupérisation, le quotidien des populations de cette contrée est un véritable chemin de croix. L’avenir des enfants de cette localité n’est que chimère et foutaise.

Après avoir distribué quelques billets à ces populations démunies au lieu de résoudre durablement leurs problèmes, le dictateur Sassou-Nguesso se vantera dans ses médias du « bien-être » présumé de la population.

Nous l’avons tous remarqué, le dictateur Sassou-Nguesso et ses acolytes préfèrent des monologues aux débats. La télévision congolaise est leur sanctuaire, les journaleux corrompus et sans formation, leur porte-voix.

Nous devons prendre notre part de responsabilité en nous mobilisons tous pour chasser sans tarder le dictateur Sassou-Nguesso en 2016, responsable à part entière de l’échec multidimensionnel du Congo.

Nous pouvons et devons réussir en convergeant nos expériences et nos talents respectifs.

Le Congo peut et doit retrouver son rayonnement si nous mettons de côté nos égoïsmes et nos égos respectifs.

Le dictateur Sassou-Nguesso sera chassé du pouvoir en 2016 si nous avons confiance en nous. Les félons et la corruption sont les atouts sur lesquels comptent le dictateur Sassou-Nguesso pour perpétuer ses mensonges.

Notre prise de conscience face à nos difficultés nous permettra de juger le dictateur Sassou-Nguesso. Notre détermination sera un sérieux coup de frein à ses railleries.

54 ans après, les congolais sont toujours au point de départ. A défaut de stratégie cohérente, le dictateur Sassou-Nguesso se délecte de nos hésitations.

Toutes les initiatives susceptibles de chasser le tyran Sassou-Nguesso en 2016 sont à encourager. Pour cela, il nous faut au Congo des relais fiables, capables de répercuter la pertinence de notre combat.

Cette mise en scène du dictateur Sassou-Nguesso devant ses pantins de parlementaires est la dernière. Nous devons le chasser pour lui permettre de se décaper davantage sa peau.

« Aussi étroit soit le chemin, nombreux les châtiments infâmes, je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »(Nelson Mandela).

Peuple congolais, goutte à goutte, la goutte d’eau finit toujours par creuser le roc.

Olivier Mouebara

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:53
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso reconnaît ses crimes de génocide contre « les autres »

Au cours de son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville, le chef de l’Etat du Nord Congo, Denis Sassou N’Guesso reconnaît ses crimes de génocide contre les « autres ». Entendre par les « autres » les populations du Sud Congo ce qui signifie qu’à ses yeux ces « autres » ne sont pas des Congolais mais bien des étrangers. Quand on dit que l’Etat du Nord existe depuis longtemps, la preuve irréfragable, irréfutable est là :

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message de Denis Sassou N’Guesso, devant le parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville) L’Etat du SUD CONGO est créé pour se prémunir du génocide en préparation car quand Denis Sassou N’Guesso assume « Nous disons ça suffit ! » C’est une manière d’appeler à l’extermination finale des « autres » vivant au Sud de l’ex-République “unie” du Congo.

Souvenez-vous de son discours de clôture de la Conférence Nationale Souveraine « J’ASSUME TOUT ! » Le résultat d’avoir “tout assumé” se trouve résumé dans cette phrase :

« Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. »

Pour ceux qui n’ont pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, il s’agit des trois quart de million (750 000) de personnes qui manquent à l’appel dans le sud du Congo, d’après l’estimation des Nations Unies.(Cf. programme post-conflit de novembre 1999 signé par Denis Sassou N’Guesso, Pierre Oba, Mathias Dzon entre autres) et des 353 jeunes gens enfermés vivants dans des containers puis jetés dans le fleuve Congo tandis que d’autres seront jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs. C’est le dossier nommé pudiquement « les disparus du Beach ».

Voilà les crimes de génocide que Denis Sassou N’Guesso reconnaît volontiers avoir commis dans son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés pour crime de démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 14 août 2014 – 08:08

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:06
(Congo-Brazzaville) Le paradoxe Sassou Nguesso

Le Serment du 25 octobre 1997

« Devant la Nation et le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté, moi, Denis Sassou Nguesso, Président de la République, je jure solennellement de respecter et de défendre la forme républicaine de l'Etat, de remplir loyalement les hautes fonctions qui viennent de m'être confiées, de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques, de protéger et respecter le bien public, y compris les ressources et les richesses naturelles, de garantir, promouvoir et consolider la paix, de rétablir, renforcer et préserver l'unité nationale, l'intégrité du territoire et l'indépendance nationale ».

Du parcours politique aux « discours démocratiques »

Brazzaville, samedi 25 Octobre 1997, au centre de la scène du Palais des congrès un homme prête serment sur l'Acte fondamental de la transition et devant une Cour Suprême nommée six ans plus tôt par lui même. Son nom, Denis Sassou Nguesso.

Dans son discours d'investiture, il s'engage à respecter la forme républicaine de l'État, les libertés fondamentales et les biens publics.

Le 05 Juin 1997, en réaction à une agression dont il dit avoir été victime (alors que seule sa villa aurait été encerclée par dix blindés des forces de sécurité sans qu'aucun tir ou impact de tir n'ait été décelé, comme le rappelle le magazine L’Autre Afrique1, celui qui est désormais Président autoproclamé du Congo Brazzaville se lança dans une guerre qui opposera durant quatre mois et demi, sa milice privée aux forces du Président démocratiquement élu (au moment des faits), mais désormais déchu, Pascal Lissouba. Tout y passera : tirs d'obus, Mig-21, viols de femmes, assassinats d'enfants et d'adultes, destructions des infrastructures de la capitale Brazzaville, etc.

Certains esprits retiendront de cette nuit du 05 Juin 1997, bien qu'accompagnés de dix blindés, que les agents des forces de sécurité ont été dans l'incapacité de procéder à l'interpellation d'un assassin, chez M. Sassou Nguesso, ex-Président devenu simple citoyen au moment des faits, ne détenant aucune arme lourde (?) et qui dormait tranquillement chez lui.

D'autres esprits, quant à eux choisiront, s'ils le souhaitent, de s'interroger sur un phénomène hors du commun qui consiste à partir d'un lit de résidence privée à un siège de Présidence de la République en l'espace de quatre mois et demi, avec au passage plus de 300 000 morts, au total, qui justifient amplement le qualificatif de génocide attribué à la tragédie congolaise de 1997.

Pour notre part, eu égard aux exigences qui sont celles d'un Congo meurtri en ce début du XXIe siècle, nous avons choisi de nous interroger sur le sens et la valeur qu'il convient d'accorder aux promesses faites le 25 Octobre 1997 par le Président autoproclamé du Congo Brazzaville, M. Denis Sassou Nguesso.

M. Denis Sassou Nguesso, tel que le souligne sa biographie bien connue de tous, du moins pour ce qu’il veut qu’on sache, a entamé sa carrière politique, très jeune, sous le Gouvernement Youlou, après avoir suivi une formation d'instituteur, puis par la suite, de militaire dans une école algérienne, dont il sortira sous-officier. Au sortir de cette formation académique, l'homme connaîtra une ascension fulgurante dans les cercles du pouvoir de l'époque au point de jouer un rôle actif, dès 1968. Par exemple, plutôt que de remettre les « auteurs » d’attentats ou de coups d’Etat présumés à la Justice de la République, l’homme Sassou s’illustre dans la répression et l'élimination physique de ces derniers. Pas de témoins, pas de prisonniers, pas de justice. Telle est sa devise. C’est le sort qui fut réservé à Pierre Kinganga en 1970 et à Ange Diawara et compagnons en 1972, etc.,

De mars à avril 1977, suite au décès par coup d'Etat du Président de l'époque, son Excellence Marien Ngouabi, M. Denis Sassou Nguesso qui fut son dernier ministre de la défense assume l'intérim du chef de l'État pendant quinze jours dits « Semaines rouges », avant de confier les rennes du Congo à un autre officier de l'époque, M. Joachim Yhombi. Mais ce fut pour une durée très courte puisque dès le 5 Février 1979, M. Sassou devenu entre temps Colonel s'empare à nouveau du fauteuil Présidentiel, et cela jusqu'en 1992.

Au cours de ces treize années de règne (qui constitue un record de longévité dans l'histoire de la république congolaise), le Congo-Brazzaville, nonobstant d'énormes moyens financiers générés par un secteur pétrolier devenu entre temps la branche motrice de l'Économie, sombrera dans des difficultés dont il ne semble s'être jamais remis. En effet, le système Sassou Nguesso, dès 1979, passera par trois étapes successives, toutes préjudiciables au développement du Congo, à savoir :

Une phase de divination du Chef de l'État

Au cours des premières années de son règne, M. Sassou Nguesso s'attellera à concentrer entre ses mains, à la fois le Pouvoir législatif, le Pouvoir exécutif et le Pouvoir judiciaire, que complètera ensuite le Pouvoir médiatique. Il en découlera un terrorisme d'État tel que le rappelle Albert Bourgi qui, dans une des livraisons du magazine Jeune Afrique, relate la nature policière de l'État congolais de l'époque où le Président Sassou avait droit de vie et de mort sur ses compatriotes.

Il en découla une institutionnalisation de la violence et de l'arbitraire, ainsi que de la présidence à vie (que viendra entraver la conférence nationale de 1991), une accentuation de la tribalisation et de la mercenarisation ensuite des forces de sécurité. « Dans un tel climat, des notions comme « respect des libertés fondamentales » furent réduites à de pures élucubrations ».

Une phase d'appropriation des ressources de l'État congolais

Le système gouvernant le Congo, et incarné par la personne du Président Sassou Nguesso, s'octroya durant cette seconde phase, la plupart des profits dégagés de l'exploitation des ressources du pays, enregistrant sur le compte de l'État le seul passif de ces opérations d'exploitation et de malversation. On assista durant cette période à l'institutionnalisation des détournements non réprimés et orchestrés par une oligarchie au pouvoir, aidée en cela par un secteur privé étranger. Parallèlement, la dette extérieure de l'État congolais s'accentua, puis le pouvoir en place hypothéqua, pour de nombreuses années, les ressources de l'État congolais. Dès lors, une oligarchie d'origine nationale associée à un secteur privé étranger confisqua pour de longues années, la majorité des biens de l'État congolais. En somme, cette phase fut caractérisée par un non respect de l'ensemble des biens publics.

Une phase de tribalisation de la société congolaise

Au cours de cette phase, le Président Sassou Nguesso, s'attela à propulser pratiquement à la tête de tous les secteurs d'activités, bon nombre de ressortissants de la région dont il est originaire, cela au mépris des règles élémentaires de compétence ou encore des exigences de performances relatives à ces fonctions.

Dès lors, les structures concernées furent souvent caractérisées par des dysfonctionnements notoires, au sujet desquels il est permis de penser qu'ils furent fort préjudiciables à l'État congolais, tant sur le plan national qu'international (diplomatie, etc.).

Dans le même temps, des critères officieux (facteurs de discrimination fondés sur l'appartenance ethnique) virent le jour dans l'attribution d'allocation d'études relatives aux formations les plus prestigieuses, cela au nom d'une politique des quotas censée certes servir l'ethnie du président de l'époque (Denis Sassou Nguesso) ; mais il n'est pas certain qu'elle ait contribué à consolider une unité nationale qui aujourd'hui encore fait défaut au Congo.

Sur le plan politique, la prééminence d'un monopartisme à outrance caractérisée par des approches réfractaires à toute aspiration démocratique, eu égard à la répression (voire élimination physique) à laquelle s'exposait tout auteur de contestation ou critique politique relative à l'action du PCT (Parti Congolais du Travail), le parti du Colonel-Président Denis Sassou Nguesso.

Dans ce contexte, la marginalisation d'une grande partie de la population permit aux congolais de découvrir, avant l'heure, la réalité à laquelle renvoie la notion de « Fracture sociale » employée des années plus tard par un candidat à l'élection présidentielle française.

La démocratie dans ce Congo-Brazzaville des années 1979-1992 apparaissait comme une chose dont ne saurait s'accommoder une classe dirigeante ayant opté pour un communisme tropical caduc fondé sur la perversion des règles de la vie publique, et donc sur la négation de la forme républicaine de l'État.

Il semble donc bien, au vu de ce qui précède, que le parcours et la gestion politiques de M. Denis Sassou Nguesso durant ces treize années (1979-1992) soient aux antipodes des promesses « démocratiques » formulées par le nouveau Président autoproclamé au cours de la cérémonie d'investiture du 25 Octobre 1997, tant du point de vue du respect des libertés fondamentales, que de celui du respect des biens publics ou encore de la forme républicaine de l'État.

Mais qu'en est-il de ses actes et de ses discours les plus récents ?

Dès la fin des années quatre vingt dix, dans la foulée du discours fort célèbre du Président français de l'époque, au cours du sommet de la Baule, et suite au déferlement d'une vague de démocratisation insufflée par un vent venue d'Europe de l'Est, le Congo Brazzaville, au même titre que le Bénin ou encore le Gabon connaîtra une conférence nationale, à l'issue de laquelle les représentants du peuple de ce pays parviendront à contraindre le pouvoir en place à instaurer le multipartisme. Un gouvernement de transition fut mis en place, puis par la suite, en 1992, un nouveau Président, Pascal Lissouba dont le passé était bien connu des congolais, et dont malheureusement le règne sera à l'image de celui de son prédécesseur, fut démocratiquement élu.

Cependant, les esprits les plus lucides relevèrent déjà à l'époque le soutien apporté par M. Sassou et son parti, le PCT, à Pascal Lissouba, au second tour des élections susmentionnées : cette attitude du perdant de 1992, fut alors décrite dans certains milieux crédibles, comme étant la première étape d'un retour prochain de M. Sassou Nguesso à la tête du Congo.

En effet, entre 1992 et 1997, bien que le Congo soit parvenu à atteindre un taux de croissance économique avoisinant les 5%, il n'en demeure pas moins que cela n'eut que peu d'incidence sur l'amélioration des conditions de vie d'une population congolaise qui, en plus de sa misère déjà notoire, connaîtra deux guerres qui la marqueront au fer rouge : M. Lissouba, aidé en cela par son prédécesseur dont de nombreux collaborateurs étaient passés du côté du Président démocratiquement élu, afficha durant ses cinq années de règne une inaptitude chronique à administrer de manière efficiente la Cité congolaise, offrant ainsi la possibilité à son allié de 1992, et désormais successeur, M. Sassou Nguesso, de poser dans son livre la question suivante aux congolais : « Êtes vous plus heureux qu'il y a cinq ans ? »

Une question à laquelle il apporta lui-même, ensuite, toujours dans son livre, une réponse négative, se substituant là encore à un peuple congolais qu'il avait déjà privé de parole durant les treize années de son règne antérieur. Paradoxalement, dans un entretien intitulé « j'ai changé », accordé par M. Sassou Nguesso à un magazine dédié à l’Afrique2, l'homme annonça sa conversion aux vertus de la démocratie, durant sa longue traversée du désert - mise à l'écart des affaires -, affirmant notamment que « si la plupart des dirigeants avaient accepté de se remettre à l'école (de la démocratie), en toute modestie, on aurait pu éviter les heurts de ces dernières années. »

A la question de savoir s'il était convaincu de la nécessité de la démocratisation du continent noir, M. Sassou répondit qu'« on ne peut penser que l'Afrique soit inapte à la démocratie, ou qu'elle doive se contenter d'une démocratie de seconde zone. C'est un processus unique de liberté, de participation des peuples à leur propre existence, à la gestion de la cité. »

Hélas, quelques mois plus tard, des faits concrets allaient ensuite apporter la confirmation de l'ampleur du décalage existant entre les discours et le parcours de M. Sassou Nguesso, attestant ainsi que l'homme n'avait malheureusement pas changé.

En effet, au cours du retour au Congo de l'épouse de ce dernier, après de nombreux mois passés en France, les partisans de M. Sassou Nguesso se chargeront d'accueillir celle-ci à l'aéroport avec des chants guerriers3.

Quelques jours plus tard, un climat analogue, renforcé par la présence d'hommes armés, entourera également le retour au bercail du Général Sassou Nguesso. Il s'en suivra une opposition militaire aux institutions établies, laquelle débouchera sur une atroce guerre, opposant la milice de M. Sassou Nguesso aux autorités en place. Bilan : plus de 10 000 morts avec en plus, un environnement, une économie et un peuple brisés pour longtemps.

Ainsi, comme le dit une sagesse africaine, à beau rester dans l'eau le bout de bois n'était pas devenu crocodile.

Armé d'une détermination qui naquit au premier jour de sa défaite de 1992, M. Sassou, nonobstant un séjour prolongé et forcé au pays des Droits de l'Homme, nonobstant des déclarations verbales d'auto-conversion à la démocratie, est parvenu en cette fin d'année 1997, à reconquérir le pouvoir par la seule force des canons (mortiers, kalachnikovs, lance-roquettes, Mig-21, etc.) d'une milice Cobra, de mercenaires de tous genres et de diverses nationalités et de troupes d'invasion venues de pays voisins (armées angolaise, tchadienne, marocaine, gabonaise, etc.).

Le 25 Octobre 1997 dans le même palais des Congrès qui abrita jadis une conférence nationale qui offrit au Congo ses premières élections démocratiques, celui que l'on appelle désormais le Général-Président s'autoproclama Chef de l'État et du gouvernement congolais.

Au lendemain de cette cérémonie d'auto-investiture, et alors même que le Général-Président appelait à la réconciliation nationale, la milice cobra de M. Sassou, aidée de soldats angolais, procédait à l'extermination de plusieurs jeunes résidant dans le quartier Bacongo de Brazzaville, au seul motif de leur origine ethnique et de leur éventuel soutien antérieur à M. Bernard Kolélas, Député-maire de Brazzaville en exil.

Ainsi fut apportée l'ultime démonstration du paradoxe Sassou Nguesso.

Aussi, à l'heure où le nouvel homme fort, filleul de la Françafrique, parle d'instaurer la démocratie au Congo, nos questions premières reviennent-elles, plus que jamais, en guise de conclusion :

- Quelle crédibilité accorder aux promesses « démocratiques » d'un homme dont les discours sont en décalage avec les actes ?

- Quel sens donner aux assertions d'un homme qui affirma lors de la conférence nationale congolaise qu' « il n'est point nécessaire d'enjamber d'autres corps pour aboutir à la démocratie »4, mais qui, hélas, vient de prendre activement part à l'une des guerres les plus meurtrières qu'ait connues le Congo ?

- A quelles réalités peuvent renvoyer des notions comme « respect des libertés fondamentales, respect des biens publics, respect de la forme républicaine de l'État », lorsqu'elles émanent d'un homme dont les canons viennent de contribuer à la négation du Droit à la vie dont est censé jouir tout congolais ; dont les canons viennent de contribuer à la destruction d'édifices publics et privés ; dont le non respect des institutions établies, non respect matérialisé par la détention illégale d'armes de destruction massive, attestent du peu de crédibilité qu'il accorde à la forme républicaine de l'État ?

- Est-il possible qu'un tel homme puisse croire aux vertus de la Démocratie après avoir laissé parler sa foi en celles des canons lors de son accession au Pouvoir ?

Au-delà du fait que ce livre risque d'être perçu comme une forme d'attaque contre le régime du parachuté de Paris au Congo, puisse-t-il, néanmoins, permettre au pouvoir de Brazzaville de réfléchir et contribuer à une vie plus sereine et viable de telle sorte que tous les Citoyens Congolais se sentent sécurisées et que cessent, le climat de complot permanent, la politique de la terre brûlée, les pratiques et crimes crapuleux dits « politiques », comme cela était de règle sous le système de parti unique.

Malheureusement, en Afrique, les Chefs d'État n'apprécient guère ce genre de choses. Pour eux, critiquer et condamner leurs pratiques, méthodes et gestion de la chose publique est un crime de lèse-majesté qui va, en dehors d'autres tracasseries, jusqu'à l'élimination physique de celui qui a osé troubler leur breuvage.

La Nation a besoin de savoir, de connaître la vérité

Tout au long de mon cheminement dans ce livre, je n'ai cessé, au nom du Peuple congolais, et quoi que brièvement - parce que les faits sont connus de tous -, de rappeler à tous ceux et celles qui ont déjà trahi ou à celles et ceux qui, demain, trahiront à leur tour la Mémoire Collective Nationale au nom de leurs « intérêts » égoïstes et particuliers, ce qui doit être fait avant tout autre initiative, si salvatrice soit-elle dans l'intérêt de notre pays.

Des accords divers de paix et/ou de cessation des hostilités, à maintes reprises, ont été signés ici ou là. Il se trouve, aux très grands et profonds regrets du peuple Congolais au nom duquel on les a signés, que ceux-ci n'ont jamais été respectés, appliqués, encore moins suivis d'effet.

Ce qui revient à dire que nous pouvons encore signer, aujourd'hui ou demain, d'autres accords de paix et/ou de gouvernement que ceux-ci, comme d'habitude, ne verront jamais le moindre début d'application. Nous sommes en face d'une certaine race d'individus qui est hors du commun.

Ce n'est pas parce qu'on aura paraphé quelques papiers pour divertir l'opinion internationale que tout ira pour le mieux au Congo.

Ce n'est pas parce qu'on aura pris des lois d'amnistie qui, elles-mêmes sont sélectives, que la paix sera revenue dans le pays.

Après la guerre conventionnelle, l'autre guerre est-elle finie pour autant ? Les armes de la faim, de la soif, de privation de soins médicaux, de privation de la culture et du savoir, sont-elles remisées, enterrées, ont-elles cessées ? Y a-t-on mis fin ? Combien d'enfants suivent un cursus scolaire normal dans les régions sinistrées du Congo ? C'est donc que la guerre continue toujours, sous une autre forme. Celle-là, la communauté internationale ne la voit pas. Elle est incolore et inodore. Les ONG ont beau rédiger leurs rapports en direction de toutes les institutions internationales, on ne verra personne lever son petit doigt, parce que chaque jour qui se lève apporte d'autres priorités. Avant-hier, c'était le Rwanda. Hier, c'était le Kosovo, le Timor Oriental. Aujourd'hui, c'est le Soudan, le Darfour, etc. Et demain ?

Les armes à feu se sont tues au Congo. Le pays n'est donc plus prioritaire. Encore faut-il prouver, démontrer qu'il a jamais été prioritaire. Le droit de véto de quelque pays européen a tout fait pour que le Congo ne devienne jamais une priorité. Au nom du black out colonial.

Le pays regorge de charniers et de fosses communes non identifiés, non répertoriés. Les familles qui ont perdu qui un ou des parents, qui un frère ou une sœur, un cousin, une nièce ou un neveu et autres membres de famille, ont-elles été recensées en vue d'une indemnisation, si modeste soit-elle ? Les sinistrés (survivants) qui ont eu des biens meubles et immeubles détruits ou pillés et qui ont tout perdu (maisons, élevages, commerces, etc.), ont-ils été recensés et indemnisés ?5

Autant de contentieux qui annulent et rendent caducs tous accords de paix, de gouvernement, de réconciliation nationale ou de quelle que nature que ce soit.

Or, en imposant à tout un peuple sa propre volonté, peut-être aussi dictée par des motivations très particulières, celles et ceux qui auront agi dans ce sens n'auront fait que conférer la sacralité de l'impunité.

Les problèmes de la culpabilité ou de l’innocence de l’individu, de la justice rendue à l’accusé et à la victime, est la seule chose qui compte. Tant que la justice ne sera pas passée et le Droit dit, alors rien n'aura été fait pour calmer les esprits.

Nous sommes donc invités à ne pas faire l’impasse sur les victimes et les réparations qui leur sont dues. Les victimes sont souvent l’honneur de la Société. On ne peut donc rendre hommage aux Résistants sans condamner les collaborateurs, c’est-à-dire les bourreaux et les commanditaires.

L’oubli alimente le ressentiment. C’est le contraire du pardon qui ne va pas sans l’aveu, avait déclaré le Cardinal Decourtray à propos de l'affaire Touvier, en France, en avril 1992.

La réparation, morale et matérielle, due aux victimes, réparation dont le possible repentir du coupable ne saurait dispenser, n’a pas eu lieu. C’est un peu comme si les victimes étaient une seconde fois niées dans leurs droits au respect et à la dignité, ou plus simplement encore à la vie.

Nous sommes entrés dans l’Histoire, celle qu’on a l’obligation d’écrire et que l’on doit tout d’abord à ceux qui en furent les acteurs. Car la Nation a besoin de connaître la vérité, sa propre Histoire. Dans le cas où l’impunité survient en hâte, et permet d’esquiver ce travail nécessaire, des pages entières du passé sont arrachées et l’identité est affectée6.

En France, parce que le procès du régime de Vichy n’a pas vraiment eu lieu et que l’on a voulu oublier trop vite cette sombre période, sous prétexte de la réconciliation nationale, la justice a été promue comptable de l’Histoire et l’on a assisté à une dangereuse confusion entre la droite et la mémoire.

« (...) L’amnistie est un rendez-vous manqué de la mémoire nationale » (Henri Rousso, à propos des lois d’amnistie de 1951 en France).

Certes, il faut pardonner. Mais le pardon met à nu l’existence de la souffrance, de l’injustice. Il suppose une relation restaurée, transformée, entre victime et coupable, c’est pourquoi on peut dire que seule la victime est en droit, en position de pardonner.

Le pardon n’excuse rien, il libère la victime de l’obsession, de son tourment et du ressentiment, tandis que le coupable est appelé à se transformer après s’être repenti (s’il en est capable). C’est donc l’offensé qui prononce le pardon.

A ce propos, le Professeur René Rémond écrit d’ailleurs avec justesse :

- « Il n’y a de pardon authentique que dispensé par qui a été offensé ou maltraité et en réponse à un aveu sincère, accompagné d’un vrai repentir (...), sinon c’est confondre miséricorde divine avec le pardon d’homme à homme ».

Tout homme a droit à l’erreur et s’il agit avec intime conviction, sincère, cette attitude diminue sa culpabilité.

Erreur de jugement ou culpabilité de comportement ? Seule la Justice peut répondre, et il est inadmissible de s’y soustraire. Certains actes sont prescrits par le droit et la morale : ainsi la torture et les exécutions sommaires, la discrimination raciale, ethnique, clanique, les prises d’otages, les arrestations arbitraires et les emprisonnements sans jugements. Ce sont là des interdits.

Or, opter pour la sacralisation de l’impunité des tortionnaires, n’est-ce pas banaliser la torture ? En revanche, établir les faits et les responsabilités en toute vérité et justice consiste à semer les graines d’une éducation aux Droits de l’homme qui s’appuie sur la responsabilité individuelle et collective. Cette dernière n’innocentant pas la première.

Une fausse paix qui laisse couver sous la cendre les restes encore vifs d’une idéologie perverse est plus dangereuse que l’affrontement et la contradiction7.

Ce message s’adresse à celles et ceux de l’intérieur comme de l’extérieur du Congo qui, mus par la cupidité séculaire qui les caractérise depuis la nuit des temps, s’arrogent le droit de tout s’approprier.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

(Extrait de La violence politique au Congo-Brazzaville. Devoir de mémoire contre l'impunité, L'Harmattan, Paris, 2008. ISBN : 978-2-296-05216-1)

-------------------------

1Cf. : L’autre Afrique, n° 05, p. 18.

2Cf. : Jeune Afrique, n° 1898, pp. 24-26.

3Jeune Afrique, n° 1890, p. 23.

4Jean-Claude Mayima-Mbemba, assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission Ad'hoc "Assassinats" de la Conférence Nationale Souveraine (25 février-10 juin 1991), ICES, 2004 (épuisé).

5Souvenons-nous qu’à la fin officielle de la guerre en octobre 1997, Sassou Nguesso avait ordonné à ses Cobras (milice privée) : « Je vous laisse carte blanche pendant cinq jours. Puisque je n’ai rien à vous donner, vous faites ce que vous voulez… ». Ce qui fut fait. Tous les quartiers sud de Brazzaville et toutes les régions Sud du pays, particulièrement celle du Pool, furent pillés, vandalisés, saccagés.

6Jean-Claude Mayima-Mbemba, op. cit.

7Jean-Claude Mayima-Mbemba, op. cit.

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Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:57
(Congo-Brazzavill) L'indépendance et la vision prémonitoire du père de la Nation Congolaise : l'Abbé Fulbert Youlou

par minguabiango

Quelques mois après son accession à l’indépendance, le 15 août 1960, le Président de la République du Congo-Brazzaville, l’Abbé Fulbert YOULOU exhortait son peuple au respect de la vie, des institutions et surtout à une prise de conscience sur les devoirs de l’indépendance.

Contrairement au discours utopique de ses adversaires, les socialo-communistes qui croyaient très fort à l’avènement d’une république congolaise populaire et absolument progressiste voire égalitaire, l’Abbé F. YOULOU fit preuve d’une grande sagesse dans l’analyse du fait politique en rapport avec la notion d’indépendance.

« Indépendance, trop souvent encore signifie dans les esprits, mieux-être, confort, facilités, améliorations immédiates et inconditionnelles du niveau de vie ».

Telle était la vision utopique et naïve des adversaires de l’Abbé F.YOULOU pour qui la réalité était toute autre pour concevoir à juste titre l’entrée du Congo-Brazzaville dans le monde de libération des pays Africains dits Indépendants.

En effet, pour le père de la Nation Congolaise, l’Abbé F.YOULOU,

« L’indépendance, l’émancipation consistent, avant tout, pour un pays, à assumer seul toutes les responsabilités qui lui incombent : la paix, l’ordre, l’union, la protection de ceux qui constituent la Nation. Elle exige aussi une ligne de conduite, une politique extérieure, libres de toute ingérence…Nous sommes maîtres de notre sort, de notre devenir, dans un monde en perpétuel bouillonnement, dans un monde où s’affrontent des blocs idéologiques tels qu’ils ne peuvent admettre ni tolérer les faibles, les mous, les hésitants. L’indépendance, dis-je, consiste…à assumer seuls toutes les responsabilités qui nous incombent. Et pour cela nous devons compter sur la volonté du pays tout entier. La foi en lui-même d’un peuple, son enthousiasme ont bien souvent, dans l’histoire, rendu possible un avenir que le monde entier s’accordait à reconnaître comme impossible. » Abbé TSIAKAKA in « L’Abbé Fulbert YOULOU la mémoire oubliée du Congo-Brazzaville » Auteur autoédité 2009 P.152.

Ainsi, pour l’Abbé F.YOULOU, l’indépendance est fondamentalement l’expression d’un peuple uni et averti aspirant, de façon solitaire, à son bien être en réunissant intégralement et ce, par voie de conséquence, toutes les conditions requises tendant pleinement à son émancipation et à son autonomie à savoir : l’unité, la clarification des objectifs à atteindre par la définition d’une ligne de conduite, la paix et l’ordre qui, corrélativement aboutissent à la maîtrise du destin national.

Cependant, dans un monde en perpétuel bouillonnement,dans un monde où s’affrontent des blocs idéologiques tels qu’ils ne peuvent admettre ni tolérer les faibles, les mous, les hésitants, l’accession pleine et entière du Congo-Brazzaville tout comme celle des autres nations africaines à l’indépendance passait inexorablement par une réalité indiscutable et indiscutée de l’union ou unité du peuple Congolais.

Il faut que l’union, selon le Père de la Nation Congolaise, l’Abbé F.YOULOU « …soit réelle, tangible, vécue. Paix, ordre, protection, organisation de la vie publique, telle était notre première tâche… » Abbé TSIAKAKA in « L’Abbé Fulbert YOULOU la mémoire oubliée du Congo-Brazzaville » O.p.cit. ibidem.

S’inspirant d’une pensée de l’artisan de l’unité africaine, le président TSIRANANA, l’Abbé F.YOULOU proclamait aussi à juste titre que « Rien ne sert d’être indépendant si on n’a pas la capacité de former une nation » Abbé Fulbert YOULOU in « J’accuse la Chine » Table Ronde 1966 P.12O.

A cela, le Père de la Nation Congolaise ajoutait avec perspicacité que :

« L’élite africaine doit se mobiliser pour faire échec aux réseaux d’intoxication qui ont parfois leurs sources en Occident. Elle doit se joindre, méprisant l’accusation du néocolonialisme, aux élites occidentales luttant pour la défense d’une civilisation qui nous est commune. Des milliers de jeunes en Europe sont tentés par cet éveil de notre continent. Il faut mobiliser nos ambassades, nos élites pour aller les convaincre que nous ne sommes pas des sauvages, des cannibales, des racistes et que leur foi, leur audace, leur compétence trouveraient, dans nos pays en voie de développement, un terrain à la mesure de leur espoir. » Abbé F.Y. « J’accuse la Chine », Ibidem.

Aussi, vouloir accéder à l’indépendance ne pouvait être pour l’Abbé F.YOULOU une « route droite et unie ; c’est encore une piste sinueuse et accidentée ; il faudra l’aplanir et la niveler ; il y faudra bien du travail, beaucoup de courage et de persévérance. Ne nous précipitons donc pas sans réflexion ; mais ne temporisons pas non plus exagérément. Un programme mûrement pesé doit décider de notre action ». Abbé TSIAKAKA P.134.

C’est dans ce contexte que l’Abbé F.YOULOU exhortait les leaders africains à faire preuve de vigilance donc de sagesse pour ne pas être victimes des manœuvres de subversion du dragon chinois méticuleusement orchestrées sur leur sol.

A ce propos, et en son temps, l’Abbé F.YOULOU, par une sorte de vision prémonitoire ou prophétique, dénonçait déjà l’impérialisme chinois sur le sol africain en des termes que voici :

« J’appelle colonialisme une structure au service d’une puissance étrangère qui impose à l’Afrique un appareil psychologique de conquête lui-même inspiré par des techniciens chinois mis en place par des fonctionnaires envoyés de Pékin et servi par des évolués indigènes éduqués dans des écoles d’administration coloniale de Pékin. Toutes les conditions du colonialisme, telles que l’Afrique les a connues dans le passé, sont à nouveau réunies avec la différence que les capitalistes de la colonisation réalisaient de gigantesques progrès techniques dont se moquent les cadres de la révolution communiste qui visent un asservissement des esprits et des âmes par une oppression scientifiquement étudiée. Ce qui est grave dans la situation que je vais dénoncer, c’est que dans notre lutte passée pour l’indépendance, le monde entier faisait écho à nos aspirations, dépassant parfois nos désirs, alors qu’aujourd’hui l’Afrique africaine se retrouve seule devant la menace raciste d’un déferlement asiatique déjà commencé. » Abbé F.YOULOU « J’accuse la Chine » Op.cit P.20.

TAATA N’DWENGA (Alias MFUMU KUTU)

LE VOYAGE OFFICIEL DE FULBERT YOULOU, 1ER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO AUX ETATS-UNIS D’AMERIQUE (21-24/11/1960)

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Minguabiango - dans Congo-Brazzaville Fulbert Youlou
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:44
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Kabila répond à Sassou Nguesso : "Le Congo-Brazzaville aurait pu être une province de la RDC"

août 12, 2014NegronewsACTUALITÉ0 commentaires

Interpellé sur la proposition de Sassou Nguessou de rebaptiser la RDC ( République Démocratique du Congo) en Zaïre,
« Que la république Démocratique du Congo revienne à son ancienne appellation qui était la République du Zaïre, afin d’éviter la confusion sur le Plan international ».

Le président Joseph kabila a répondu avec ironie que « le Congo Brazzaville aurait pu être une petite province de la RDC avec à sa tete le gouverneur Denis Sassou Nguesso »

Il faut dire que les relations entre les deux pays sont au plus mal ces jours ci.
Notamment depuis le rapatriement forcé de plus de 2000 congolais RDC de Brazzaville vers Kinshasa, et dont les images ont fait le tour du monde.

Une humiliation qui n’a pas du tout plu aux congolais RDC, à l’instar de leur président Joseph Kabila.

Les congolais RDC sont accusés par leurs voisins brazzavilois de salir le nom de leur pays dans le monde. comme le stipule le témoignage de cette dame
« Lorsqu’on parle de la prostitution congolaise en Europe et en Belgique en particulier, je sens visée par mes collègues, alors que je ne suis pas zaïroise »

Un sentiment partagé jusqu’au sommet de l’état, qui aurait selon certaines sources, poussé le président Sassou Nguessou à suggérer que le Congo RDC reprenne son nom Zaïre.

NegroNews

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Negronews Actualites - dans Congo-Brazzaville RDCongo Sassou Nguesso PCT
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:26
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso parle encore et toujours, des larmes, de sang et de guerre dans son discours du 12 août 2014

par Mingua Biango

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti »

Nous n’infligerons pas à nos lecteurs le long tissu de mensonges que Sassou Nguesso a servi aux congolais dans son discours du 12 aout 2014, devant ses parlementaires illégitimes. Néanmoins, afin de comprendre l’état d’esprit du tyran de Brazzaville, spécialiste de la démocratie de l’invective, nous vous proposons l’extrait suivant de son allocution :

[…]

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Il n’y a d’action économique performante, de modernisation conséquente du pays, d’avancée sociale régulière, de politique extérieure efficace que si elles sont soutenues et portées par un Etat organisé et stable. Il n’y a de paix et de sécurité durablement établies que lorsqu’elles sont préservées par un Etat responsable. Il n’y a de démocratie véritable que dans un Etat impartial, l’Etat de droit qui, fort de son autorité, garantit les libertés fondamentales, le droit de suffrage, la séparation et l’équilibre des pouvoirs. C’est cet Etat que nous sommes en train de construire. Un Etat que nous voulons solide, avec suffisamment d’autorité pour dominer les intérêts particuliers et partisans. Un Etat qui soit facteur de progrès.

Un Etat qui assure la permanence de la nation et la nécessaire harmonie des institutions. Parce qu’elles sont la règle commune qui nous permet de vivre ensemble, les institutions doivent, non seulement, fonctionner en symbiose, mais, surtout, elles doivent puiser dans le peuple l’indispensable légitimité afin de s’adapter aux temps et aux opportunités. C’est cette démocratie que nous sommes en train de bâtir. Démocratie que chacun de nous appelle de ses vœux : une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions ; où les grands débats qui déterminent la vie de la nation sont tranchés par le peuple « ALLUSION AU REFERENDUM SUR LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DE 2002. »

Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation. […]

L’INTEGRALITE DES MENSONGES DE SASSOU NGUESSO DU 12 AOUT 2014 (Extrait de congo-liberty)

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Référendum, piège à cons tendu par le dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti » -

Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l’ensemble des citoyens d’un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant « une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre » et dont l’issue varie selon le type de référendum considéré.

Le dictateur Sassou-Nguesso qui n’est pas à une contradiction près, oublie avoir jeté à la poubelle la Constitution du 15 mars 1992, approuvée par référendum avec 96,3% de Oui.

Dictateur-obscur, Sassou-Nguesso voit le piège de sa Constitution de 2002 se refermer sur lui-même !

Pourquoi vouloir organiser un référendum à présent, alors qu’il avait foulé aux pieds la volonté populaire après son coup d’Etat sanglant ?

Nul n’est dupe. Le dictateur Sassou-Nguesso manipule l’opinion, et veut tout simplement s’accrocher au pouvoir et accessoirement à ses apparats.

Lors de son coup d’Etat du 5 février 1979, le dictateur de l’Alima le qualifiait de « riposte résolue de l’ensemble des forces de gauche de notre pays contre le courant droitier », visant à « rompre avec « la politique d’irresponsabilité, de démission nationale, d’obscurantisme et d’aplatissement devant l’impérialisme des éléments de la bourgeoisie bureaucratique ».

Les congolais ne doivent absolument pas tombé dans le piège du référendum tendu par le dictateur Sassou-Nguesso.

Il faut rompre avec cette cohorte d’irresponsables, d’incompétents, de voleurs, de fossoyeurs du Congo, et d’obscurs kleptocrates.

Un dictateur n’organise pas un référendum pour être désavoué. Se déplacer pour aller « voter », c’est apporter de l’eau à son moulin, en acceptant de facto l’accentuation de nos malheurs.

Incapable de donner une perspective aux congolais, le dictateur Sassou-Nguesso a fait de la corruption généralisée et de l’achat des consciences la clef de voûte de son programme économique. Ses obligés sillonnent les régions du pays pour intimider la population, en distillant le message inaudible du référendum.

Cet épouvantable dictateur a commencé à préparer en amont sa tricherie.

Le dictateur Sassou-Nguesso a récemment organisé un recensement administratif tronqué et éhonté. Pour la première fois dans l’histoire du Congo, le Nord serait plus peuplé que le Sud. Même feu Georges Embana, jadis griot du dictateur ne saurait faire un « lisapo » autour de cette mascarade.

Pierre Mabiala, qui avait quintuplé sa première année de droit, assène des balivernes en racontant aux ressortissants démunis du Niari que le dictateur Sassou-Nguesso serait l’un des leurs. Moyennant une maigre enveloppe, Pierre Mabiala s’évertue à acheter les consciences des populations dans le but d’assouvir sa nouvelle vocation de râtelier.

Et que dire de Thierry Moungalla, qui, pendant des années, à travers d’articles assassins, n’y allait pas avec le dos de la cuillère pour torpiller le dictateur Sassou-Nguesso. La soupe dictatoriale est bonne. Elle a dilué son pseudo combat pour la démocratie au pays.

La liste des félons est longue (Okiémy, Koumba, Ellot Mampouya, Parfait Kolélas, Alain Akouala, Munari…).

Une fois encore, notre détermination est totale. Soit le dictateur Sassou-Nguesso dégage le plancher en 2016, soit nous le ferons partir comme les autres dictateurs. Sans trousse de toilette comme fut chassé son frère maçonnique Bozizé.

En 1997, avant son putsch, le nègre du dictateur Sassou-Nguesso écrivait ceci dans son ouvrage Le manguier, le fleuve et la souris: «Lorsqu’on parle de démocratie, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, c’est-à-dire admettre que les peuples, avant de se lancer dans cette aventure, ne sont pas aveugles… Sous couvert de démocratie, beaucoup de ceux qui prétendaient la défendre ou la promouvoir, avaient une fâcheuse tendance à mépriser les peuples et à ne les considérer que comme des masses manœuvrables à merci »(pages 73-74).

Si le dictateur Sassou-Nguesso méprise le peuple congolais, il oublie qu’il n’est guère manœuvrable et manipulable.

Les congolais veulent la démocratie et non la dictature.

Les congolais veulent la démocratie et non la démocrature, c’est-à-dire, la falsification de la démocratie.

Les congolais ont en marre et vous demandent de respecter votre Constitution qui vous interdit de vous représenter en 2016. Le rejet des congolais vis-à-vis de votre dictature est palpable.

Du Nord au Sud, aucun congolais ne réclame l’organisation d’un pseudo référendum, dont le résultat est connu d’avance.

Les congolais vous demandent de respecter votre serment, et non d’utiliser des manœuvres dilatoires.

Les congolais vous demandent d’aller vous occuper de votre pâturage dans votre village natal, et non de découvrir que votre propre Constitution serait devenue subitement inadaptée.

Les congolais vous demandent de répondre de vos crimes économiques et politiques.

Où sont les 353 disparus du Beach? Qui a tué Ngouabi et Katali ? Qui a crevé les yeux de Massambat-Débat avant de l’achever ? Pourquoi les sinistrés de la guerre de 1997 ne sont toujours pas indemnisés ? Et ceux du 4 mars 2012 ?… Telles sont les questions auxquelles vous devez répondre.

Quoi que vous fassiez, votre référendum est un coup d’épée dans l’eau de l’Alima. Les congolais vous envoient paître. Nous n’y participerons pas. Comme votre région est devenue la plus peuplée du Congo, votre référendum aura lieu dans votre contrée.

Nous voulons retrouver notre liberté, nous débarrasser de votre gestion clanique et ethnique du Congo. Le pays va mal, et vous êtes l’homme du passé.

Peuple Congolais, téléma ! Peuple congolais, debout !

Le dictateur Sassou-Nguesso tergiverse. Il est moins serein et moins sûr de lui. Accentuons la pression pour le chasser du pouvoir et du Congo. Il est l’incarnation de tous nos maux et un cancer. Il ne rendra pas son tablier (même maçonnique) de son propre gré. Hanté par ses démons, seul un soulèvement populaire le fera partir.

Mettons ensemble nos forces, nos énergies, notre volonté et notre intelligence pour libérer le Congo. Le dictateur Sassou-Nguesso profite de nos divisions pour se maintenir au pouvoir. Unissons-nous pour rejeter en bloc et en détails son projet de référendum qui n’est qu’un alibi pour conserver un pouvoir usurpé.

2016 est l’occasion rêvée de mettre hors d’état de nuire le dictateur Sassou-Nguesso, son clan, sa famille, sa kyrielle de féticheurs et ses courtisans. Nous devons engager un bras de fer pour lui tordre le bras, et nettoyer le pays au kärcher.

Les congolais doivent se débarrasser de la vermine et de la mauvaise graisse.

Après avoir privatisé au profit de sa famille tous les secteurs économiques et politiques du pays, séquestré toutes les richesses du Congo, la société civile doit veiller de ne pas tomber mains et pieds joints dans le piège à cons du référendum tendu par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso.

Sassou-Nguesso est l’incarnation du Moi surdimensionné, de la violence, des anti-valeurs, et de l’échec du Congo.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 11:11
(Congo-Brazzaville) 11 août 2014 |  Par Jecmaus  LE VOYAGE OFFICIEL DE FULBERT YOULOU, 1ER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO AUX ETATS UNIS D’AMERIQUE (21-24/11/1960)

Les Président Fulbert Youlou du Congo-B et John Kennedy des USA

DECLARATION

du Président de la République du Congo Abbé Fulbert YOULOU à la Presse américaine (08/03/1961).

Entre l’Amérique et nous, il y a toutes les raisons de nous comprendre et de vivre en grande amitié.

Comme nous, l’Amérique a débuté comme colonie, elle a gagné son indépendance avec le concours de la France. Et le Général de Gaulle est pour nous, en dehors d’autres titres à notre reconnaissance, ce que représente la Fayette à vos yeux.

Il est même bien davantage puisqu’il est Président de la Communauté. Il est à la fois la Fayette et Washington. La Communauté groupe 13 Républiques. N’aviez-vous pas aussi 13 étoiles à votre premier drapeau, lorsque furent constitués les Etats Unis d’Amériques ?

L’Amérique était, voici 200 ans, un immense continent à peine peuplé, où aucune richesse n’était mise en valeur. Deux siècles plus tard, l’Afrique fait ses premiers pas dans le même sens que le vôtre. Elle a le même avenir devant elle.

C’est l’union qui a fait vivre votre force. C’est l’union qui fera la force de l’Afrique. Nous devons éviter de nous diviser, comme le firent les Balkans ou l’Amérique Centrale.

La civilisation moderne ne s’accommode pas de petits Etats. L’ère nouvelle est celle des grands ensembles, et tous nos efforts doivent tendre à constituer ces grands ensembles.

Telle était d’ailleurs la pensée de l’Europe lorsqu’elle a créé le Bassin conventionnel du Congo en 1885 à Berlin. La Communauté s’efforce aussi de maintenir un ensemble au sommet. Et elle y parvient jusque dans l’indépendance.

Hier, à Bangui, nous avons décidé en commun, les quatre République de l’Afrique Equatoriale, de resserrer nos liens alors que nous formons déjà une union douanière. Nous nous considérons comme des Républiques sœurs, et il n’y a jamais de graves difficultés entre nous.

John Kennedy with Fulbert Youlou

Plus tard, nous pourrons avoir des rapports plus étroits avec d’autres voisins, notamment sur le plan économique. Car si le Marché Commun apparait nécessaire à l’Europe des Six, il est aussi souhaitable en Afrique pour y permettre l’installation de l’industrie.

Il n’y a pas d’usines là où il n’y a pas assez de débouchés et pas assez de clients. Il faut aussi que les clients aient un pouvoir d’achat et un standing de vie plus élevé. Notre tâche quotidienne doit nous permettre d’y parvenir.

Vous aimez la liberté, la concurrence et vous avez le gout de l’entreprise. Nous avons les mêmes ambitions. Vous êtes en avance sur nous dans le chemin de la vie. A vous de nous aider.

Et puisque vous êtes des hommes pratiques et des businessmen je vais vous dire comment le faire. Vous êtes intéressés à notre pétrole, avec Mobil, et au manganèse, avec US Steel. Venez faire aussi le barrage du Kouilou et transformer Pointe-Noire en ville industrielle. C’est le moment de vous décider. Dites-le de ma part en Amérique.

Le Président Fulbert Youlou flanqué de son Vice-président chargé des affaires étrangères, Stéphane Tchitchelle en concertation avec le Secrétaire générale des Nations Unies Dag Hammarskjöld

Et merci d’avoir entrepris ce voyage, d’être venus comme ambassadeurs de la presse et de l’opinion américaine. C’est parce que nous tenons en haute estime le Président des Etats-Unis, le Général EISENHOWER, que j’avais pensé lui offrir avec Zimbon (NDLR : éléphanteau vivant), un souvenir de l’Afrique.

Si heureux d’avoir pu vous souhaiter la bienvenue à Brazzaville j’espère qu’il me sera donné, à mon tour, de vous rendre votre visite, et d’aller vous voir aux Etats-Unis.

ALLOCUTION

du Président de la République du Congo Abbé Fulbert YOULOU

à son retour de New York (24/11/1960).

Mes amis, je veux tout d’abord vous dire ma joie de me retrouver parmi vous, chez nous, à Brazzaville, après ces quelques jours d’absence.

Nous avons conquis notre indépendance et nous en sommes fiers. Nous sommes aujourd’hui des peuples libres, des peuples responsables de leur destin et, dans quelques jours, nous allons célébrer ensemble les fêtes de notre indépendance.

(NDLR : le 28 novembre, date de la proclamation de la République du Congo)

Mais nous devons tous nous pénétrer de cette vérité que l’indépendance, ce n’est que trop évident, nous fait assumer à nous tous, maintenant, des responsabilités accrues.

Je dis : à nous tous, parce que nous avons tous voulu cette indépendance, parce que notre pays, le Congo, doit résoudre ses problèmes. Ces problèmes, les nôtres, sont graves et nous n’avons pas le temps à perdre.

Comme j’ai déclaré le 18 novembre devant l’Assemblée générale de l’ONU, il y a les problèmes économiques, c’est-à-dire, à la fois ceux qui concernent notre vie quotidienne, comme ceux qui relèvent de l’avenir, et qui peuvent se résumer en un mot : construire et développer l’économie du Congo.

L’ère de l’assistance est terminée. Il faut passer à la coopération. Mais une coopération qui soit une véritable coalition des uns et des autres contre l’iniquité des situations économiques.

Cette coopération doit reposer sur trois principes : elle doit, tout d’abord, être paritaire, c’est-à-dire que nous devons être traités sur un pied d’égalité ; elle doit être globale, c’est-à-dire effectuée à l’échelle des besoins des grands ensembles régionaux ; elle doit, enfin, viser à l’établissement d’une infrastructure de base.

Ensuite, il y a les problèmes économiques.

Au uns comme aux autres, je ferai face, vous le savez. C’est pour cela que vous m’avez investi de votre confiance et j’ai conscience de faire mon devoir.

C’est moi qui ai eu l’honneur de présider à nos destinées en cette période historique. Je vous donne l’assurance que je ne faillirai pas à ma mission. Je me sens assez de force, assez de foi en nous, aussi, pour être capable de la mener à bien jusqu’au bout. Mais j’ai besoin de vous sentir tous unis. J’ai besoin de votre soutien, car, croyez-moi mes frères, la tâche est rude et nous ne sommes pas encore au bout de nos difficultés. Mais cela ne m’effraie pas, puisque vous êtes là, puisque je vois qu’il y a en nous, en vous, assez d’enthousiasme et assez de courage.

Que vous soyez unis et que vous m’aidiez, c’est pour moi, croyez-le, la condition essentielle et aussi un gage de succès.

Mais la grandeur de notre tâche est telle que nous avons besoin aussi de l’aide fraternelle des nations qui sont plus avancées que nous sur la route du progrès. J’ajouterai ceci, qui est essentiel : si les pays industrialisés veulent apporter une contribution décisive aux progrès économiques de notre jeune Etat, c’est à long terme et à un faible taux d’intérêt qu’il leur faut nous prêter.

A côté de cet effort en provenance des organismes financiers internationaux, la République du Congo entend faire appel aux capitaux privés. Il a été décidé d’accorder à ces derniers des garanties solides, de nature à créer entre l’Etat et les entreprises l’indispensable climat de confiance.

La France ne nous a jamais marchandé son aide, mais nos problèmes sont d’une telle ampleur que nous devons faire appel à la solidarité de l’ensemble des nations industrielles. Je crois que nous y parviendrons. Je l’ai dit à l’ONU et j’espère que nous serons entendus.

Mais c’est aujourd’hui, en comparant l’attitude des uns et des autres, que nous constatons à quel point la France était désintéressée.

Nous ne recherchons pas n’importe quelle aide, à n’importe quel prix et croyez-moi, ce n’est pas facile à faire comprendre aux intéressés. Je m’y suis cependant employé et mon effort n’est qu’a son début.

Le monde industriel possède d’immenses moyens de production. Mais, alors que la France partage son pain avec nous depuis des dizaines d’années, d’autres, qui sont plus riches qu’elle, se sont enfermés dans des systèmes économiques égoïstes. A ceux-là, il faut faire comprendre que l’on n’a pas le droit de gaspiller le pain tant que le dernier des hommes ne mangera pas à sa faim.

L’évangile nous enseigne que nous ne sommes que des dépositaires de richesses que nous croyons posséder. Or je demande, la notion de « surplus » n’est-elle pas immorale aux temps que nous vivons ? Est-ce faire preuve de fraternité que de bruler des récoltes pour maintenir les cours internationaux ? Est-ce faire preuve de fraternité que de transformer en baudruche de propagande ce fameux plan d’assistance aux pays sous-développés ? Il s’agit bien d’envoyer à coups de milliards des fusées dans la lune, alors que notre vie quotidienne est encore mal assurée.

Cela, il est de mon devoir de le faire comprendre aux nations qui ne l’ont pas encore compris. J’ai commencé à le faire et je le continue sans relâche.

Au besoin, je me ferai le pèlerin de cette fraternité qu’il nous faut retrouver.

Mais, en attendant de pouvoir mettre en œuvre des vastes plans de développement économique pour lesquels nous avons besoin d’aide, nous allons commencer par faciliter les investissements chez nous. Des mesures sont à l’étude et je veillerai à ce qu’elles aboutissent très vite.

Sur le plan politique, vous savez quelles sont nos préoccupations.

Nos frères d’en face n’ont pas eu la même chance que nous et l’indépendance du Congo ex-belge à plonger ce pays dans le chaos.

Ce qui se passe à Léopoldville et dans tout le territoire nous concerne directement et c’est pourquoi j’ai voulu dire aux Nations-Unies que nous devions bien dresser le constat de la faillite de leur intervention.

Il n’y a, aujourd’hui plus qu’une solution : c’est que ce soient les Africains eux-mêmes qui prennent l’affaire en mains : il n’est pas contestable que les Nations-Unies, au début de leur intervention, ont fait preuve des meilleurs sentiments. Mais, nous sommes bien obligés de juger leur action à ce seul résultat.

Aussi, il ne faut compter que sur nous-mêmes pour débrouiller les fils qui ont été emmêlés depuis cet été. C’est le conseil de famille africain, qui, seul, peut y parvenir.

Le conseil de famille africain, composé de tous les Chefs d’Etats africains de bonne volonté saura, lui, faire cesser le chaos et dresser le programme de restauration congolaise. Mais, pour cela, il faut que l’ONU nous laisse les mains libres.

J’ai développé, le 18 novembre, devant l’Assemblée générale des Nations-Unies, un thème qui est cher à mon pays et qui peut se résumer en quelques mots : « l’Afrique aux Africains ». Cette idée fondamentale, qui est dans la nature même des choses, a pourtant été relevée par l’honorable délégué de l’Inde qui, pour tenter de justifier l’action que mène son pays au Congo ex-belge, a invoqué le principe de l’universalité inscrit dans la charte des Nations-Unies.

Je lui ferai remarquer, en premier lieu, qu’il est assez mal venu de se faire aujourd’hui le champion de l’universalité alors qu’il a voté le 28 septembre dernier, une résolution de l’Assemblée générale extraordinaire qui charge, dans son article 3, les représentants d’Asie et d’Afrique d’une mission de conciliation au Congo.

Conformément à cette résolution, le Canada, l’Irlande, et la Suède, qui sont membres du Comité consultatif, ont été écartés de la mission de conciliation. Ceci m’amène à poser une question : en quoi l’Inde est-elle plus intéressée que le Canada, l’Irlande ou la Suède à la solution du problème congolais ?

En quoi, les pays asiatiques, tout aussi éloignés de l’Afrique que les pays européens ou latino-américains, sont-ils fondés à s’occuper de nos affaires. Je veux bien reconnaitre que le principe d’universalité constitue l’un des fondements de notre organisation. Mais que ceux qui ont été les premiers à l’écarter hier ne l’invoquent pas aujourd’hui.

En second lieu, je rappellerai au distingué représentant de l’Inde que l’article 52 de la charte reconnait l’existence d’accords ou d’organismes régionaux « destinés à régler les affaires qui, touchant au maintien de la paix et de la sécurité internationale, se prêtant à une action de caractère régional ».

Qui plus est, le troisième alinéa de cet article prévoit que le Conseil de sécurité doit « encourager le règlement pacifique des différends d’ordre local par le moyen de ces accords ou de ces organismes régionaux ».

N’est-ce pas là une disposition claire et précise, applicable à tous les continents ? Si l’Afrique, en raison de sa récente évolution politique, n’a pas encore eu le temps de mettre sur pied un tel organisme, d’institutionnaliser ses rapports, elle n’en est pas moins habilitée à tenter de régler les problèmes qui l’intéressent, avant toute intervention extérieure.

C’est pourquoi j’ai proposé la convocation d’une conférence des Chefs d’Etats d’Afrique Noire, chargée de promouvoir un règlement pacifique de la crise que traverse le Congo ex-belge. Nul ne saurait s’opposer à cette initiative qui entre bien dans le cadre de la charte et qui me parait seule de nature à ouvrir la voie à un règlement de l’affaire congolaise.

Je l’ai dit à M. Hammarskjöld. Je me suis entendu avec M. Kasavubu. Nous allons, dès maintenant, réunir les Chefs africains et le Conseil de Famille va prendre ses responsabilités.

Nous ne devons pas nous dissimuler que notre tâche va être rude. Mais je sais que nous réussirons parce que tous les Africains nous soutiendrons et, avec eux, tous les pays non africains raisonnables et sans arrière-pensées.

Je me réjouis d’avoir contribué à asseoir la délégation de M. Kasavubu aux bancs cd l’ONU.

Etroitement unis, nos pays, je l’espère, œuvreront pour le plus grand bien de tout le monde, dans l’ordre et le calme.

Revenant de l’ONU, j’ai tenu à m’arrêter à Paris pour prendre les contacts nécessaires à la coordination du barrage du Kouilou.

Vous savez que le Gouvernement a décidé de tout mettre en œuvre pour faire commencer ces travaux dans le plus bref délai. Comme suite aux négociations que j’ai eues à Brazzaville au sujet du barrage et dont je vous ai déjà entretenus, j’ai rencontré les dirigeants des sociétés Péchiney et Ugine qui représentent les consommateurs futurs du courant.

Cette œuvre immense, d’un intérêt capital, va aussi, dans un très proche avenir, contribuer efficacement à l’élévation du niveau de vie de nos concitoyens, tâche à laquelle mon Gouvernement s’est attelé avec la plus grande énergie.

Conscients des responsabilités qui pèsent sur nos épaules, nous veillerons à ce que, dans cette entreprise, tous nos droits soient respectés. Nous nous emploierons à obtenir en méme temps, les plus grands avantages au bénéfice de nos populations.

Discours restitué par Wilfrid SATHOUD

sathoudwilfrid@yahoo.fr

(Congo-Brazzaville) 11 août 2014 |  Par Jecmaus  LE VOYAGE OFFICIEL DE FULBERT YOULOU, 1ER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO AUX ETATS UNIS D’AMERIQUE (21-24/11/1960)
(Congo-Brazzaville) 11 août 2014 |  Par Jecmaus  LE VOYAGE OFFICIEL DE FULBERT YOULOU, 1ER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO AUX ETATS UNIS D’AMERIQUE (21-24/11/1960)
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Wilfrid Sathoud - dans Congo-Brazzaville
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 13:51
(Congo-Brazzaville) Sassou demande au Cobras vivant à l'étranger de rentrer à Brazzaville

Sassou sait qu'il peut toujours compter sur la fibre de la solidarité ethnique pour faire revenir quelques cobras fanatiques qui croient en la défense d'un pouvoir ethnique ou tribal - même s'ils n'ont pas personnellement grand' chose à y gagner. Les cobras mis au frais à l'étranger sont en effet les plus coriaces, notamment des drogués sans moralité, prêts à tuer sur gages ou sur commande dès que le kani leur en donne l'ordre. Certains se sont illustrés dans le Pool lors de l'opération MOUEBARA où ils ont tiré sur tout ce qui bouge.

Si Denis Sassou Nguesso demande aux plus coriaces de ses cobras de revenir au bercail, ce n'est pas pour rien : c'est en prévision du pire quand il aura annoncé le changement de constitution. Nul ne peut présager de la réaction de cet apathique peuple congolais. Aussi, qui veut la paix prépare la guerre. De même qui veut imposer une injustice ou perpétrer un putsch constitutionnel prépare la matraque. Or, la matraque n'est rien sans le matraqueur, la kalachnikov sans le cobra...

Denis Sassou Nguesso, épargnez-nous de nouveaux troubles, vous qui avez dit qu'il n'y aura plus de violence au Congo. Vous n'avez pas le droit de changer la constitution car aucune disposition dans la constitution du 20 janvier 2002 ne le permet. Seule une révision est possible mais sans concerner les articles qui garantissent l'alternance démocratique. Donc référendum ou pas, il est hors de question de changer de constitution. Rien n'empêche que l'on rajoute des articles qui donnent du pouvoir à l'assemblée ou qui permettent un meilleur partage des pouvoirs. A ce propos, je ne m'en tiendrai qu'aux propos de Parfait Kolélas qui reconnaît que le MCCDI a été berné en matière de partage de pouvoir - donc cet argument qu'on nous sert à toutes les sauces ne tient pas debout. Si Denis Sassou Nguesso veut partager le pouvoir, nul besoin de changer la constitution. Il n'est pas question de nous priver d'alternance démocratique.

Toute tentative dans ce sens prouvera aux yeux du monde entier que Denis Sassou Nguesso est un dictateur - sans scrupules puisqu'il ne respecte même pas sa propre parole donnée lors d'un serment où il a promis de protéger la constitution...

Les anciens cobras qui rentrent au pays finiront par comprendre que les promesses de Denis Sassou Nguesso n'engagent que ceux qui les prennent au sérieux. Ils risquent de se retrouver dans la nature, obligés de mendier auprès du pouvoir des miettes pour leur survie. Un serpent reste un serpent - même dans un corps d'éléphant. L'appât pour vous revenir sera alléchant mais la réalité au pays sera cruel.

SOURCE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/article-nous-sommes-au-courant-que-sassou-demande-aux-anciens-cobras-vivant-a-l-etranger-de-rentrer-a-brazza-124267065.html

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Mouvimat Ibouanga Loundou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:19
(Congo-Brazzaville) A Washington, le lobbying de Sassou a fait flope

Si le périple de Sassou Nguesso aux Etats-Unis à l’occasion du sommet USA/Afrique du 4 au 6 Août 2014 devait être la clé de voûte de lancement du débat sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 au Congo-Brazzaville, c’est raté. Aussi bien sur la visibilité de l’hôte de Mpila à Washington que sur la lisibilité des arguments politiques et des arguties juridiques avancés pour justifier l’éventualité d’un troisième mandat. L’allusion à Jean-Claude Juncker et Angela Merkel a fait pouffer de rire toutes les chancelleries occidentales et africaines de Washington. La délégation du Congo-Brazzaville était dans ses petits souliers à la suite de la sortie hasardeuse de son chef Sassou.

On s’en méfie comme la peste

En effet, si Claudia Sassou, conseiller en communication de son père, dépêchée à Washington plusieurs semaines auparavant, sait se montrer incontournable au Congo-Brazzaville, privant par exemple de voyage de Washington Isidore Mvouba, Rodolphe Adada et Alain Akouala (congo-liberty, 7 Août 2014) , elle a été incapable d’arracher le moindre tête-à-tête avec un officiel américain de premier plan. Et, ceci, en dépit d’un lobbying acharné à coup de millions de dollars. Le carnet d’adresses dans les milieux des démocrates et des républicains de Stéphane Fuchs, patron de Havas worldwide ex EuroRSCG n’y a rien fait. Sassou du Congo-Brazzaville fait peur comme la peste. Aucun homme politique américain ne souhaitait s’afficher avec Sassou. Pas de photo de poignée de mains de Sassou en compagnie de Barak Obama. Pas d’articles évoquant le voyage de Sassou à Washington dans la prestigieuse presse américaine telle The Washington Post, The New York Times, Los Angeles Times…

Pas plus qu’une interview de Sassou dans les médias audiovisuels américains CNN, CBS, Fox news... L’image de Sassou est difficilement vendable. Entre l’incompétence des équipes de Claudia qui a damné le pion à Bienvenu Okiémi et l’intransigeance de Barak Obama et John kerry sur les valeurs démocratiques, la voie devenait étroite pour Sassou. C’était, pour Sassou, passer entre l’écorce et l’arbre. La queue entre les pattes, Sassou s’est fait tout petit, au détour d’un couloir, en tentant de convaincre le secrétaire d’Etat américain John Kerry de la volonté de la population de son maintien au pouvoir.

Echec et mat

L’administration Obama n’ignore rien des pratiques de Sassou : corruption, clientélisme, détournement des deniers publics, manipulation des scrutins électoraux, assassinats politiques.
A l’issue donc du sommet, les USA ont réaffirmé leur volonté aux Chefs d’Etat africains de ne pas cautionner un quelconque changement de constitution. « Vous voulez changer la Constitution ; Moi, c’est vous que je veux qu’on change » a martelé Barack Obama qui est en train d’entamer son dernier mandat. A Washington, c’est échec et mat pour Sassou, l’homme « fort ». « Pas d’Institutions fortes sans hommes forts » a déclaré Blaise Compaoré (NetAfric.net). Sassou a dû boire du petit lait en entendant ça. Des hommes forts à la tête de pays à économies faibles : c’est cette incongruité que Barack Obama veut voir disparaître en Afrique.
Après le flop de Washington, l’équipe clanique de Sassou devrait rentrer à Brazzaville ce samedi 9 août, la queue entre les jambes. Des nguiri de Cfa ont été distribués aux « organisations des masses » pour que le « peuple » lui réserve un triomphal accueil, à sa descente à Maya-Maya. Après le flop de Washington, c’est ce qui s’appelle jouer à « Qui perd, gagne ».

Le camouflet de Washington

Il y a eu l’avant Washington. Il y a l’après Washington. Aucun accueil, fut-il digne de Mobutu, ne peut adoucir la pilule du sommet américain avalée par Sassou. Désormais, Le Congo entame sa dernière ligne droite vers la date butoir de 2016. Sassou a envie de suspendre le vol du temps. Le temps politique lui est compté et, c’est un homme totalement décrédibilisé qui rentre à Brazzaville. Washington a été Waterloo pour le Napoléon d’Oyo. Tous les scénarios sont envisageables. Frustré par le camouflet de Washington, l’homme fort d’Oyo va sortir ses griffes, bête blessée cernée par les chasseurs. « Je ne me laisserai pas faire. Je me battrais jusqu’à la mort. Je vais modifier la Constitution. Advienne que pourra. Au Congo ça sera pire qu’en Centrafrique. Moi vivant, mon successeur enviera le sort que j’avais réservé à Lissouba, etc. etc. » (Brazzanews) aurait-il lâché au conseil de kani avant de se rendre en Amérique d’où, on a tous vu, il va revenir plus diminué que jamais.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilbombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion

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