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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:38
(Congo-Brazzaville) En 2016, qui enverra son enfant à la boucherie de Sassou Nguesso et son clan ?

Chers amis,

Le texte ci-après, nous

l’avions écrit et publié en 2009, dans La Lettre du Congo-Mfoa n° 001. Ce texte est encore valable et d’actualité, même aujourd’hui. Ainsi, pour ce faire, nous avons donc remplacé l’année 2009 par celle de 2016, la gravité du danger qui guette la Nation congolaise demeure la

même.

EN 2016, QUI VA ENCORE ENVOYER SON ENFANT A LA BOUCHERIE DE SASSOU NGUESSO ? ET POUR ALLER ASSASSINER QUI ?

Il y a eu 1997, année où le prestidigitateur avait aveuglé et associé nos compatriotes originaires du Nord dans sa guerre contre le Sud.

Dans un discours fleuve prononcé ce 21 mars 1999 au Dispensaire Marien Ngouabi, à Mikalou, Sassou Nguesso lance un vibrant appel aux ethnies et tribus du Nord-Congo de lui donner leurs enfants pour aller faire la guerre à leurs compatriotes du Pool et du Nibolek.

L’appel fut entendu. Ce qui était demandé fut fait. Des bruits de bottes, de canons congolais, angolais, tchadiens et autres supplétifs (mercenaires de diverses nationalités) furent entendus dans toutes les régions sud du Congo. Des massacres humains, massifs, furent commis. Des cris de douleurs, de pleurs furent entendus. Des destructions massives des infrastructures (ponts, écoles, centres médicaux, Eglises, etc.) furent constatées. Des biens meubles et immeubles furent ravagés, pillés, détruits. Des arbres fruitiers furent abattus, coupés à la tronçonneuse. Dans la foulée, les suppliciés du Beach de Brazzaville dit « Disparus du Beach ». De nombreux charniers jusqu‘ici non répertoriés, non recensés ou comptabilisés jonchent le sol congolais. De part et d’autre, les pertes en vies humaines sont incalculables. Ce sang des innocents envoyés à la boucherie de l’’ogre du Congo exige simplement que la lumière soit faite, que la vérité éclate une bonne fois pour toutes.

Aujourd’hui, il est interdit d’en parler, d’évoquer cette folie meurtrière. L’impunité court toujours. Ceux qui, de part et d’autre, ont tout perdu : père, mère, filles, fils, neveux, nièces, cousins, cousines, oncles, tantes, biens, meubles et immeubles sont réduits au silence ou détruits par des individus sans scrupules, sans foi ni loi, par une politique d’intimidation, de menaces de mort, toujours, quand, à coup de centaines de milliers voire de millions de Francs Cfa, on n’achète pas conscience de certains.

Demain, disons dans quelques mois, l’année 2016. Celle-ci, aux dires de certains analystes et observateurs, est une année cruciale. Elle est, aux dires de certains autres, l’année de tous les dangers au Congo-Brazzaville. Déjà, de loin, on semble entendre encore des bruits de bottes et de canons. Le rappel des anciens Cobras bat son plein et il n’est pas anodin. Le Congo risque, encore une fois, d’être à la merci des prédateurs, des vautours, des carnassiers, des charognards, et aussi des croque-morts. Il risque de subir un autre bain de sang, de connaître d’autres fleuves de sang humain. Encore en proie à la violence du même homme, du même clan.

Demain, en l’an 2016, M. Sassou Nguesso et ses inconditionnels vont lancer un nouvel appel aux populations originaires du Nord-Congo pour leur demander de lui donner les vies de leurs enfants pour le bien-être de la kleptocratie clanique parachutée dans notre pays par un ou des Etats tiers qui, pour certains d’entre eux, portent le label de Patrie des Droits de l’homme dont on vient, cette année, de célébrer le soixantième anniversaire (2009).

Chacun d’entre nous voit, vit quotidiennement les réalités de notre pays et le sort qui lui est fait depuis le retour de M. Sassou Nguesso au pouvoir dans les conditions qui ne sont plus à rappeler. L’état global du pays, quant à la gestion de son patrimoine, tant humain, économique, social, financier que culturel, se passe de commentaires. La paupérisation de toute une nation, le recul de plus de cinquante ans du Congo en dix-neuf ans de prise d’otage de notre pays par un clan de moralité peu recommandable, sont là des éléments à ne plus ignorer et qu’on ne devrait plus laisser perdurer.

Par conséquent, depuis quelques temps, des armes de guerre sont acheminées dans le pays par conteneurs et camions entiers.

On ne met pas au monde des enfants pour servir de viande à canon.

On ne fait pas des enfants pour les sacrifier ensuite, afin de satisfaire et garantir la barbarie et la bestialité d’un homme et son clan.

La Jeunesse congolaise n’est pas là pour servir de chair à canon pour le bien-être d’un clan carnivore et budgétivore : la kleptocratie et la criminocratie.

Cependant, la désobéissance civile est nécessaire quand l’injustice devient trop importante et trop flagrante.

Au regard de ce précède, une seule question à tous les Congolais :

Qui va encore envoyer son enfant à la boucherie, se faire massacrer au profit des goinfres de Mpila-Oyo et leur clan ? Et contre qui ?

Chacun de nous, Congolais, se doit de s’interroger et se demander si nos enfants sont justes des moutons à sacrifier sur l’autel des prédateurs. Que chacun d’entre nous y réfléchisse !

Aux partis, aux associations politiques qui se réclament de l’opposition, ainsi qu’à toutes personnes conscientes de la tragédie et du drame qui s’annoncent, de se mobiliser pour éviter l’hécatombe.

Pour ce faire, il suffit de dire : « Non, il n’est pas question cette fois-ci de sacrifier la vie de mon enfant ! ».

Le peuple congolais a besoin de paix, de quiétude, de sérénité, pour se reconstruire.

Afin que l’année 2016 ne ressemble pas aux années 1997 à 2005, et que plus personne s’y égare ou ne se fasse plus berner par des prestidigitateurs et autres bonimenteurs, nous reproduisons ci-dessous le discours prononcé à Mikalou, par Sassou Nguesso, en 1999, à l’adresse de nos compatriotes originaires du Nord du Congo, et qui se sont fait berner.

Au Peuple Congolais d’en prendre conscience, d’y méditer !

« Quand Sassou Nguesso appelait son ethnie à la guerre (*)

Dimanche 21 mars 1999 à 9 h

Dispensaire Marien Ngouabi

Croisement Rue Ossio et av. Talangaï

Quartier Mikalou

Discours de Sassou Nguesso à l'attention des fils et filles du Nord

Je vous remercie d'avoir répondu à mon appel, je suis convaincu que vos chefs de quartier ont fonctionné comme souhaité; mais le moment est très court et le temps presse pour que notre rencontre dure. Alors, je ne vous dirai que l'essentiel de mon message… et je ne parle pas en paraboles. Je sais que vous n'avez pas oublié ce que vous avez vécu en 97 par les bombardements de Lissouba. Vous savez ce que j'ai fait pour terminer cette tragédie, cette barbarie, ces pertes humaines que personne ici ne peut évaluer. Vous avez marché sur des corps. D'aucuns diront que Sassou a terminé la guerre, mais moi je dis que c'est d'abord la détermination du peuple nordiste de vouloir, je dis bien, vouloir finir ces malheurs infligés par Lissouba… Beaucoup de jeunes sont venus du nord pour se joindre aux jeunes brazzavillois nordistes et lutter à mes côtés.

Après 6 mois d'ivresse de paix retrouvée, il fallait bien repartir sur le chemin de la reconstruction. Vous avez certainement constaté comme moi, le pire dans la société de ces jeunes de Talangaï-Mikalou… Des pillages se terminant surtout par des règlements de compte. Le manque de respect généralisé. Je ne pouvais pas laisser évoluer cet esprit de guerre contre nous-même, c'est ainsi que je me suis adressé aux Cobras, car c'est d'eux qu'il s'agit. Vous avez entendu partout leurs tergiversations, certains ont même parlé à la radio RFI pour manifester publiquement leur mauvaise foi. Certains ont dit que je ne fais rien pour les jeunes et pour le peuple nordiste confondu, sans distinction des partis ni des tribus. J'ai aussi entendu dire que « Sassou continue à nous faire tuer chez les Tchek et les Nibolek (1). Que nos enfants sont égarés sous les instructions de Sassou ».

A l'hôpital de Talangaï, vous avez jeté des tracts qui disent que Sassou va fuir en exil et patati patata… Beaucoup de militaires nordistes désobéissent au commandement des Fac, laissant tantôt les autres exécuter des missions contre leurs régions, et vous savez ce que ça nous coûte!… Des troupes souvent exposées, des troupes tombant dans les embuscades des ninjas et des cocoyes, et dans ces genres d'exercices, seuls les chefs de mission ne meurent pas.

A qui est donc la faute si nos jeunes, nos enfants périssent toute fois qu'ils vont au service de la République ? Est-ce qu'il manque d'officiers nordistes ici où nous sommes ? Est-ce que vous savez que le nord a le record en effectif d'officiers ?

***

Sous des acclamations frénétiques et prolongées, la foule applaudit.

***

Silence !

Je vais maintenant vous dire que la paix à laquelle vous croyez n'est que superficielle, votre paix ressemble au repos d'un prisonnier dans sa prison. La guerre que vous avez gagnée vous a seulement écarté du danger, mais ce danger continue à menacer, et aujourd'hui je constate que c'est même pire.

Je vous interpelle tous, pour notre survie, notre futur est noir… S'il m'arrivait de mourir à 11 heures, sachez qu'avant 15 heures, on ne parlera plus du nord tout entier. Tous nos villages seront brûlés, tous nos nordistes de Brazzaville comme ceux de Pointe-Noire mourront dans les 3 heures qui suivront ma mort.

Donnez-moi donc vos enfants, j'ai besoin d'hommes pour assurer votre survie. On ne peut pas toujours compter sur les troupes étrangères, nous devons compter sur nous-mêmes d'abord.

Je lutterai aux côtés de mes enfants comme je l'ai toujours fait depuis juin 97.

Je ne fuirai jamais, je lutterai avec vous jusqu'à ma dernière goutte de sang.

Les jeunes hommes iront dans les casernes, les jeunes filles apprendront les armes ici sur place à Brazzaville.

Je vous exhorte à plus de vigilance et de courage.

Je vous remercie… »

-------------------------------------------------

NOTES :

(*) - L'homme qui se présentait en 1991 et durant tout son exil en France comme un agneau : "J'ai changé" (sic), reprend en 1997 ses habits de fauve, de carnassier et de vampire. Le flot de sang qui baigne le sol congolais n'est plus à démontrer ou à prouver. Maintenant, il revient à ses souteneurs français de la Droite dite républicaine de tirer les leçons de cette affaire, si elle ne veut pas partager les crimes de cet homme nommé SASSOU NGUESSO.

(1) - Ceux que Sassou Nguesso désigne par le vocable de "Tchek", ce sont tous les originaires et ressortissants de la région du Pool : les Kongos; et les "Nibolek", ce sont tous les originaires et ressortissants des régions de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari.

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Il avait dit en quittant le pouvoir en 1992 :

« Je reviendrais au pouvoir même si je ne dois gouverner que trois Congolais »

ALORS PLUS JAMAIS ÇA !

YA MBALA OYO, TO LOBA NA YE (Sassou) PE NA FAMI NA YE TI, TO BOMA LISUSU BA MPANGUI NA BANINGA NA BISO TE. TO BOMANA BISO NA BISO TE. WANA ESILI !!!

SOKI BANGO (Sassou na fami na ye) BA LINGI KO BUNDA, KO KUFA BATO LISUSU, EBONGI BA PEKISA PE BA TINDA BANA NA BANGO MOKO !

NA MBOLA OYO YA 2016, TO KO BUNDA NA NANI ? BANA NA BISO BA ZALI MISUNIA YA MINDUKI TE !

MAKAMBO YA KO KUFA BATO PO NA POUVOIR YA SASSOU NA FAMI NA YE, WANA ESILI. BA KO DZUA BISO LISUSU TE !!!

LELO EBONGI OYO ESILA !

YA SOLO, EKO SILA NA MBALA OYO !

IL FAUT QUE LES PROXENETES FRANÇAIS DE SASSOU & Co LE COMPRENNENT UNE BONNE FOIS POUR TOUTES !

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 01:50
(Congo-Brazzaville) CEVE : Cellule de veille stratégique - Minute politique d'août 2015

CELLULE DE VEILLE STRATEGIQUE (CEVE)

veillestrategique@gmail.com

MINUTE POLITIQUE D’AOÛT 2015

L’analyse politique de la situation actuelle de la République du Congo peut se s’apprécier à travers le prisme du rôle que jouent les différents acteurs autour de la question de l’inéligibilité de Denis Sassou Nguesso due aux articles 57, 58 et 185 de la constitutions du 20 janvier 2002 . Ceux-ci fixent tour à tour l’âge maximum d’un candidat à l’élection présidentiel, limitent le nombre de mandats possibles et protègent les deux premiers contre tout hold-up politique.

  1. 1. L’OPINION GENERALE

Que pensent réellement la majorité du peuple et l’opinion internationale sur la question du changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat?

L’opinion nationale et internationale est totalement opposée à l’idée du changement de la révision de la constitution du 20 janvier 2002.

Les congolais ne sont pas nombreux à vouloir prendre part à un référendum sur cette question qui ne se pose pas.

  1. 2. LES SEGMENTS POLITIQUES

La segmentation du marché des acteurs de la scène politique congolaise laisse apparaître des ensembles aux attentes différentes et opposées:

  1. i. Les [1]gabegistes

Ils regroupent tous ceux qui soutiennent de façon inconditionnelle le chef de l’Etat et sont prêts à tout pour la conservation du pouvoir. Ce sont essentiellement des personnes qui profitent du pouvoir et commettent des crimes en son Nom. La conservation du pouvoir est le seul rempart contre la « justice et vérité ». Ils sont habités par la peur et le passé trouble.

En tête de fil de ce groupe il y a le Président de la République lui-même, entouré des apparatchiks du PCT, mais aussi de quelques opportunistes qui reçoivent des faveurs du pouvoir en contrepartie des bons et loyaux services. On y trouve aussi une jeunesse étourdie par l’appât du gain facile.

Les révisionnistes (cerveaux penseurs des gabegistes) ont développé plusieurs stratégies pour conserver le pouvoir :

  1. Le référendum (la diversion)

Cette stratégie se traduit par des actions de manipulation de l’opinion nationale et internationale par voie de presse officielle. Elle en appelle également à l’achat des consciences, et la corruption de jeunes et des cadres de plusieurs structures politiques. Elle passe aussi par l’exaltation du tribalisme, mais surtout par la corruption des jeunes et cadres de plusieurs formations politiques.

  1. L’élection (respect de la constitution)

Les révisionnistes veulent pouvoir s’appuyer sur la constitution pour atteindre leur fin. En respectant le calendrier électoral tel que prévu par la constitution, ils prendront le peuple au dépourvu. L’opposition n’étant pas prête, les conditions de la tenue de ladite élection n’étant pas réunies, le candidat du pouvoir est certain de sa victoire.

Ils ont utilisé la dispersion dans un premier temps pour mieux encercler les faiseurs d’opinion ou les principaux opposants. La dispersion est une tactique qui consiste à placer insidieusement plusieurs appâts dans le camp adverse pour mieux le domestiquer. Cette forme subtile de l’infiltration a pour objectif d’influencer l’opinion dans la direction de la tenue de l’élection de 2016. Les alliés, anciens alliés, transfuges et mêmes faux opposants vont être mis à contribution pour atteindre cet objectif.

  1. La prolongation du mandat (vacance du pouvoir)

La troisième tendance est celle des tenants de la gabegie actuelle. Ces jusqu’au-boutistes entendent exploiter les opportunités qu’offre la constitution. Celle-ci stipule en son article 70 qu’en cas de vacance de pouvoir, c’est le président du Sénat (qui est de son bord politique) qui assure la continuité de l’Etat. Les jusqu’au-boutistes ont organisé les conditions qui vont justifier le report de l’élection présidentielle de 2016 depuis le début du dernier septennat de Denis Sassou Nguesso, en vue d’une réponse plutôt politique que juridique à leur préoccupation.

Denis Sassou Nguesso n’a pas de successeur putatif à cause de la lucidité d’une jeunesse du PCT qui n’entend pas cautionner ses intentions dynastiques et le maintien du désordre politique actuel. Cette vacance et la volonté de changement du peuple congolais ouvrent la voie vers tous les possibles y compris des crises graves au sein de sa propre famille politique.

  1. ii. Les [2]électoralistes ou fornicateurs

C’est le camp des légalistes (constitutionalistes) qui en appellent au strict respect de la constitution du 20 janvier 2002 et à la tenue des élections en 2016. Ce sont les Partisans de l’alternance démocratique et de la gouvernance électorale. On y retrouve des partis regroupés au sein du FROCAD et de l’I.D.C ainsi que la société civile.

Dans ce camp des électoralistes, on retrouve également les caciques du pouvoir déchu, réunis autour du CAP, y compris une bonne partie du PCT et ses transfuges.

Les électoralistes ont une stratégie : La coopération et l’encerclement pour prendre en étau l’adversaire. Malheureusement, le positionnement et les ambitions personnelles ne permettent pas de passer à la vitesse supérieure.

Ce paradoxe doit interpeller les consciences. Pourquoi en appeler à une élection crédible dans les conditions d’un cafouillis démocratique créé Denis Sassou Nguesso. Ne se trompent-ils pas d’objectif ?

Il est difficile dans ce micmac, un véritable poker politique, de parler de majorité présidentielle ou d’opposition stable ou constante. Les loups se retrouvent dans la bergerie et les brebis dans la tanière. Denis Sassou Nguesso a toujours su tirer les marrons du feu dans pareille situation, d’où la nécessité d’une ligne politique claire. Ces alliances hétérogènes, assimilables à la fornication politique pour les un, la prostitution pour les autres, sont contre nature et contre productives à terme.

iii. Les [3]Républicains

Les Républicains de l’extérieur et les forces vives de l’intérieur ont une autre analyse de la situation créée dans ce pays. Ils prônent l’émergence d’une Nouvelle Génération Politique (NGP) et l’utilisation des compétences des jeunes dans les instances à venir. Les Républicains apportent une nuance à l’approche électoraliste.

Le départ de Denis Sassou Nguesso avant ou après la fin de son mandat est une question qui ne se pose pas pour les Républicains. Mais compte tenu du fait que les conditions actuelles de démocratie et de liberté ne permettent pas la tenue d’une élection présidentielle libre et transparente en 2016, elle devrait être reportée.

Les Républicains souscrivent entièrement à l’alternance démocratique et à la gouvernance électorale, mais voient dans le dialogue le gage d’une démocratie apaisée qui intègre bien la culture bantoue. Ils pensent qu’il est prématuré de parler d’élection avant la tenue d’un dialogue National en vue de la mise en place d’une transition qui va planter les jalons de la démocratie.

Les Républicains favorisent la responsabilisation de la jeunesse qui est l’avenir du Congo. Ils regroupent la jeune classe politique montante dont l’age se situe entre 18 et 50 et certains anciens dont les conseils sont nécessaires pour éclairer l’avenir. Pétris de patriotisme, ils sont épris par la volonté du changement.

  1. 3. LE ROLE DES ACTEURS CLES

Le constitutionnaliste du 20 janvier 2002 bien qu’il concentre entre les mains du Président de la République tous les pouvoirs, a entrebâillé quelques ouvertures sur lesquelles peuvent être fondées des actions pour arrêter toute dérive totalitaire.

i. Les parlementaires

Principalement ceux de l’opposition et certains qui s’affranchissent du joug du pouvoir actuel peuvent :

  • Saisir la cour constitutionnelle sur la constitutionalité du projet de changement de la constitution. D’après l’article 148 de la constitution du 20 janvier 2002, il leur suffit d’être un tiers de chaque chambre. Qu’attendent les députés des partis opposés au changement de la constitution alors ? La cour constitutionnelle ne peut se saisir d’une question qui n’est encore que déclarative au risque de se mêler de politique. Par contre elle peut donner son avis aux députés qui le souhaitent.
  • Fort de l’article 88 de la même constitution, les parlementaires peuvent mettre en accusation le Président de la République pour effraction constitutionnelle notamment des articles 56, 57 et 185 de la constitution, mais aussi pour parjure du serment cité à l’article 69. « La responsabilité du Président de la République est engagé en cas de haute trahison » cf. art. 87. Violer la constitution est un acte de haute trahison.
  • Etant donnée l’inexistence de l’instance assermentée à attraire le Président de la République, l’instance suprême reste le souverain primaire. L’article 3 de la constitution nous rappelle que la souveraineté nationale appartient au peuple. Ils peuvent l’exercer au nom de celui-ci.
  • Le président de la République en refusant de mettre en place la haute cour de justice se protège et protége ses ministres et parlementaire contre toute poursuite pour les faits cités dans l’article 76 de la constitution du 20 janvier 2002.

ii. Le médiateur de la République

Le médiateur de la République est une institution qui peut jouer un rôle important dans la situation actuelle, même si ses avis ne sont pas contraignants pour le président de la République. Les articles 164 et 165 autorisent ceux qui se sentent concernés et lésés par tout changement de la constitution d’inonder le bureau du médiateur des courriers de recours.

Sur cette question les autorités morales du pays, les hommes d’église ont déjà fait connaître leur avis au Président de la république dans une lettre datée du … 2015.

iii. Les hommes politiques

L’instance habilitée à entendre le Président de la République, en l’occurrence la haute cour de justice, sur les faits visés aux articles 38 et 39 de la constitution du 20 janvier 2002, n’a jamais été mise en place. Puisque cette instance est l’émanation du parlement, donc du peuple, le peuple, donc ce cas juge et arbitre, peut s’auto saisir, si ses représentants n’entreprennent aucune démarche dans ce sens.

La saisine du peuple par le peuple et pour le peuple passe par la désobéissance civile. Elle vise à créer une crise pour justifier l’entrée en scène d’autres acteurs. Vox populi, Vox dei !

iv. Les forces publiques

La constitution du 20 janvier 2002 en son 10ème article stipule : « Tout citoyen, tout agent de l ’État est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L’ordre d’un supérieur ou d’une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques.

L’article 171 ajoute que la force publique est apolitique. Elle est soumise aux lois et règlements de la République. Elle est instituée dans l’intérêt général. Nul ne doit l’utiliser à des fins personnelles. L’intérêt général c’est celui du peuple.

CONCLUSION

Le mandat de Denis Sassou Nguesso arrivant à son terme, les congolais lui demandent de respecter la constitution. Dans le cas contraire, ils entreprendront des actions de désobéissance civile comme l’autorise la constitution.

L’avenir est certain et 2016 sera une année très déterminante pour le Congo. Les peuples ont toujours su se donner les moyens de leurs aspirations.

Vox populi, vox dei !

Pour la CEVE

Jean-Bruce PAMBOU MALONDA

[1] Défenseurs de la mal gouvernance

[2] Ceux qui militent d’abord pour la tenue de l’élection présidentielle

[3] Non donné aux nouvelles forces politiques congolaises de l’extérieur.

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Dr Jean-Bruce Pambou Malonda - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 08:34
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou Nguesso a commis un crime contre l'humanité dans le Pool

EXCLU : Lourds soupçons sur des crimes contre l’humanité du Président Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville

mercredi 29 juillet 2015 - 11H18

Opinion Internationale commence la publication de documents, parfois signés de la main du Président de la République M. Denis Sassou-Nguesso, mettant en lumière une politique systématique de maintien au pouvoir coûte que coûte en 1999 – 2000 mais aussi aujourd’hui, quitte à ordonner parfois des crimes qui tombent fort probablement sous la qualification de crimes contre l’humanité.

Les premiers documents – dont nous publions des extraits – portent sur les années 1999 – 2000 : M. Denis Sassou-Nguesso, Président de la République du Congo-Brazzaville, a signé le 27 septembre 1999 un Plan d’activités et le 7 janvier 2000 un courrier officiel ordonnant des crimes systématiques pour, selon ses termes, « continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir »…

Un témoignage accablant décrit les conséquences du plan commandité par l’actuel Président de la République du Congo- Brazzaville.

A la question : « quel avenir voulez-vous pour vos enfants ? », les Congolais sont de plus en plus nombreux à scander : « tout sauf Sassou III ». Et pour cause… M. Denis Sassou-Nguesso a ordonné en 1999 et 2000 des crimes systématiques contre son peuple pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Il pourrait s’y préparer à nouveau en 2015 et 2016. Le peuple congolais le sait. Opinion Internationale commence à en apporter les preuves accablantes…

C’est une constance de quelques chefs d’Etats africains de vouloir s’accrocher au pouvoir quitte à violer ou modifier au forceps la Constitution de leur pays lorsqu’arrive le terme de leur deuxième mandat présidentiel. On l’a vu l’an passé avec Blaise Compaoré au Burkina- Faso, mais le peuple et l’armée en ont décidé autrement… On le voit malheureusement avec le Burundi où Pierre Nkurunziza vient d’être réélu pour un troisième mandat présidentiel controversé et pourtant condamné par de multiples manifestations de rue à Bujumbura et par Barack Obama lui-même lors de sa récente visite au Kenya.

M. Denis Sassou-Nguesso cherche, depuis plusieurs mois, à se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat qui finit en juillet 2016. Il a tenté, ce mois-ci à Sibiti, de lancer un « Dialogue national » qui a avorté aussi vite qu’il s’est ouvert. Il envisage maintenant de convoquer un référendum en octobre prochain pour modifier la Constitution.

Mais, avec M. Denis Sassou-Nguesso, les Congolais et la communauté internationale ont une autre raison que de « simples » considérations constitutionnelles (l’âge, les deux mandats déjà effectués) de ne pas vouloir de Sassou III. En effet, M. Denis Sassou-Nguesso ne peut se représenter l’an prochain pour une autre raison qui nous fait entrer dans une autre dimension : manifestement, – et Opinion Internationale en apporte les preuves écrites et accablantes -,M. Denis Sassou-Nguesso a aussi violé les articles 10 et 11 de sa Constitution qui stipulent :

ARTICLE 10 […] Tout individu, tout agent de l’Etat, toute autorité publique qui se rendrait coupable d’acte de torture ou de traitement cruel et inhumain, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, est puni conformément à la loi.

ARTICLE 11 Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le crime de génocide sont punis dans les conditions déterminées par la loi. Ils sont imprescriptibles. […]

Venons-en aux faits : dans des documents que s’est procurés Opinion Internationale, dont certains sont signés et paraphés de la main du Président de la République, M. Denis Sassou-Nguesso ordonne à ses fidèles de mettre en place une politique cohérente et systématique de crimes de nature diverse pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte… Passage en revue…

Le contexte des documents du jour

Nous sommes en 1999 et 2000. Le Congo sort à peine d’une guerre civile, qui a été ponctuée par un coup d’Etat orchestré par M. Denis Sassou-Nguesso en 1997. Ce dernier avait déjà été Président du Congo entre 1979 et 1992, avant que M. Pascal Lissouba ne soit élu en 1992.

Mais dès 1997, M. Denis Sassou-Nguesso entend bien reprendre le pouvoir et rassemble ses miliciens, les « Cobras », ainsi que des forces angolaises envoyées par M. Dos Santos, pour contrer les « Ninjas » de M. Lissouba. Victorieux de ce premier conflit, M. Denis Sassou-Nguesso s’autoproclame Président en octobre 1997.

A partir de 1998, les miliciens de M. Lissouba, retirés dans les régions du Sud, en particulier dans le Pool et au Niari, mènent une résistance considérable, avec à leur tête le Pasteur Ntumi. Une seconde vague de violences s’organise donc dans ces régions, afin de réprimer une fois pour toutes les voix divergentes et imposer le règne de M. Denis Sassou-Nguesso. C’est dans ce contexte qu’ont été rédigés les documents qui suivent…

Premier document accablant : l’Opération « Mouébara »

Qui est Mouébara ? C’est le nom de la feu-mère de Denis Sassou-Nguesso, Emilienne Mouébara. A quel document M. Sassou-Nguesso ose-t-il associer le nom de sa mère ?

(Extrait de demainlenouveaucongobrazzaville.org)

COMMENTAIRE : Le monde entier sait que, comme les nazis, le régime dictatorial de Denis Sassou Nguesso a programmé un holocauste des populations kongos entre 1999-2000 afin de procéder à un nivellement démographique dans un but électoraliste. Certes, il est possible de comprendre la prudence occidentale face à ce qui est un crime contre l'humanité établie factuellement par les repères démographiques comme le nord désormais plus peuplé que le sud parce qu'on redoute des procès en diffamation - alors que les Nations unies ont autorisé la guerre en Irak sur une base mensongère - mais on ne peut remettre en question des documents signés de la main de Denis Sassou Nguesso et du Général de brigade Essongo.

L'opération Mouébara (1999-2000) a été passée sous silence au niveau international ; on se demande bien pourquoi : mêle l'exploitation éhontée du pétrole congolais à vil prix ne pourrait expliquer cela. Avec les sattelites, les espions, à ne pas en douter, l'Occident peut établir les crimes de Denis Sassou Nguesso. Non, on ne peut parler de soupçon devant des documents qui démontrent d'un côté des ordres de massacres avec objectifs précis signés de la main de Denis Sassou Nguesso, de l'autre un bilan provisionnel d'exécution de dépeuplement signé de la main du Général de Brigade Essongo, l'exécutant.

L'opération Mouébara a bel et bien existé, avec des vidéos de témoignages de la soldatesque assassine et génocidaire de Denis Sassou Nguesso. Ces documents, nous les avons déjà publiés par le passé.

Nous profitons de l'article du site www.opinion-internationale.com pour exiger une enquête internationale afin d'établir le génocide des populations du Pool - ce qui est sans conteste, un crime contre l'humanité imprescriptible. Les documents ci-dessous corroborent les massacres gratuits dans le Pool désormais dépeuplé. La justice internationale doit exiger une enquête. Ceci est bien plus grave que l'affaire en portée et en étendue que l'affaire des disparus du Beach.

Il s'agit désormais d'introduire une plainte à la CPI pour qu'une enquête internationale soit diligentée : il faut interroger les survivants, les soldats, rassembler les documents existants. NOUS SAVONS QU'ILS SONT NOMBREUX A MERITER UNE CELLULE A VIE A LA CPI. Pour une fois, il s'agit de juger et d'emprisonner les vrais coupables de génocide au lieu de se contenter de procès ne visant que la disqualification arbitraire de candidats sérieux aux élections présidentielles comme Laurent Gbagbo ou Jean-Pierre Bemba...

Source : http://www.opinion-internationale.com/2015/07/29/exclu-lourds-soupcons-sur-des-crimes-contre-lhumanite-du-president-sassou-nguesso-au-congo-brazzaville_36379.html

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 19:10
Campagne contre le changement de constitution et la logique de guerre de Sassou Nguesso

Campagne contre le changement de constitution et la logique de guerre de Sassou Nguesso

CAMPAGNE CONTRE LA VIOLATION OU LE CHANGEMENT

DE LA CONSTITUTION PAR SASSOU NGUESSO

ET SA LOGIQUE DE GUERRE

« Quand un homme refuse, il dit : NON ! » (Albert Camus)

« Il n'y a que l'esclave qui dit OUI ! » (André Malraux)

Lorsque vous parlerez de Paris, entendez ceux qui nous ont catapulté Sassou Nguesso par le bout d'un canon, comme David Dacko avait été transporté dans une soute d'avion en Centrafrique. Figurez-vous que ce sont toujours les mêmes qui agissent ainsi. Vous les connaissez. M. Jean-François PROBST, paix à son âme, a laissé un témoignage sur le retour de Sassou Nguesso au pouvoir en 1997 (Lire son livre : Chirac, mon ami de trente ans, Ed. Denoël, Paris). Ils sont ses souteneurs, peu importe le nombre de Congolais que Sassou Nguesso peut ou pourra massacrer. Pourvu que le pétrole continue de couler...

LARGE DIFFUSION SVP !

NE BRISONS PAS LA CHAÎNE !

SOURCE: http://blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/190815/campagne-contre-le-changement-de-constitution-et-la-logique-de-guerre-de-sassou-nguesso

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 19:40
(Congo-Brazzaville) Jeux africains 2015 ou le cynisme diabolique de Denis Sassou Nguesso ?

PEUPLES AFRICAINS : PEUT-ON, DOIT-ON PARTICIPER AUX JEUX AFRICAINS, EN SEPTEMBRE PROCHAIN A BRAZZAVILLE, QUAND ON SAIT QUE LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE DENIS SASSOU NGUESSO S'APPRÊTE A MASSACRER - UNE NOUVELLE FOIS - SON PEUPLE AUSSITÔT APRES CES JEUX ?

Peuples africains, nous savons tous que s'ils ont lieu, les Jeux Africains de septembre 2015 vont bel et bien servir de prestige au vieux dictateur sanguinaire et corrompu Denis Sassou Nguesso qui s'apprête à massacrer - une nouvelle fois - son peuple aussitôt après ces Jeux, pour assouvir son désir le plus ardent, celui de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir à vie et assurer une succession dynastique à son fils contre la volonté du peuple congolais.

Denis Sassou Nguesso veut faire de ces Jeux Africains une vaste opération de propagande et de publicité, en montrant son régime sanguine et corrompu sous un jour ouvert, accueillant, pacifique.

Très friande des manifestations festives et sportives, la dictature sanguinaire de Brazzaville considère ces Jeux Africains 2015 comme une consécration.

Comment Denis Sassou Nguesso a-t-il pu imaginer qu'en l'espace de quelques mois, il pouvait faire la fête et la guerre, se lancer à la fin de décembre 2015 à la conquête d'un troisième mandat inconstitutionnel contre la volonté son peule et convier à Brazzaville en septembre tous les peuples africains à une grande fête sportive ? Telle est la question fondamentale que doivent se poser aujourd'hui tous les Africains.

Le comportement de vieux maître d'Oyo révèle soit une ignorance comp

lète des sentiments actuels des peuples africains qui aspirent à la démocratie, soit une indifférence totale vis-à-vis de ceux-ci.

D'où cette question de bon sens que nous posons à tous les peuples Africains : PEUT-ON, DOIT-ON PARTICIPER AUX JEUX AFRICAINS, EN SEPTEMBRE PROCHAIN A BRAZZAVILLE, QUAND ON SAIT QUE LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE DENIS SASSOU NGUESSO S'APPRÊTE A MASSACRER - UNE NOUVELLE FOIS - SON PEUPLE AUSSITÔT APRES CES JEUX ?

Aussi, nous demandons à tous les pays africains qui font figure de modèles en matière de démocratie sur le continent, notamment l'Afrique du Sud, le Ghana, le Sénégal, le Burkina Faso, le Bénin... de refuser d'envoyer leurs athlètes à Brazzaville pour affirmer leur attachement à la démocratie et au respect de la Constitutions au Congo et partout ailleurs en Afrique.

L'abstention de ces pays symboles de la démocratie en Afrique enlèverait déjà beaucoup d'intérêt à ces Jeux Africains - s'ils ont lieu - et le reste du programme risque de s'effilocher.

Que les dirigeants de ces pays symboles de la démocratie en Afrique ne nous oppose surtout pas l'éternel raisonnement par l'absurde selon lequel "la participation aux Jeux serait (selon eux?) le meilleur moyen de dissuader le vieux tyran sanguinaire congolais de faire la guerre à son peuple après une si belle fête". Ce serait une erreur historique de la part des dirigeants de ces pays qui font la fierté de l'Afrique en matière de démocratie.

Nous ne le dirons jamais assez, l'organisation de ces Jeux Africains juste avant son appel au référendum contre la volonté du peuple congolais est révélatrice du cynisme diabolique de Denis Sassou Nguesso. En effet, voilà donc un vieux dictateur sanguinaire qui a déjà programmé de massacrer son peuple mais qui appelle toute la communauté sportive africaine et internationale à venir en quelque sorte fêter avant l'heure ce massacre programmé. Quel cynisme ?

Naturellement, nous demandons au peuple congolais de boycotter purement et simplement ces Jeux Africains. Nous ne devons pas en effet perdre de vue que ces Jeux ne sont pas ceux des Congolais mais ceux de Denis Sassou Nguesso seul. Car on ne peut pas demander à un peuple de faire la fête avant de le massacrer comme s'apprête à le faire ce CYNIQUE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU.

Comment imaginer un seul instant que les Congolais vont accepter de faire la fête alors même qu'ils sont bien conscients qu'aussitôt après cette fête ils seront massacrés ? Comment un peuple aussi averti que l'est aujourd'hui le peuple congolais ne gâcherait-il pas cette fête empoisonnée ?

Tout Congolais qui se respecte doit donc faire tout ce qui est en son pouvoir pour que ces Jeux Africains voulus et achetés à prix d'or par Denis Sassou Nguesso pour sa propre gloire soient un échec cuisant, ou qu'ils n'aient tout simplement pas lieu.

Ainsi, nous disons : À défaut de la médaille des Jeux, notre Cher pays, le Congo, aura gagné celle de la liberté et la dignité. Dans le monde du 21ème siècle où nous vivons, c'est l'une des plus appréciées par les peuples.

Bienvenu MABILEMONO

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 10:55
(Congo-Brazzaville) Des Libanais avec des passeports diplomatiques Congolais

Des Libanais avec des passeports diplomatiques Congolais

Le passeport diplomatique Congolais est devenu l’apanage des sujets Libanais, de la famille Talal en particulier, qui depuis des années ne cessent d’abuser de l’hospitalité congolaise.

Si au Liban, le congolais et le Noir ne jouissent d’aucune considération, ici par contre ces mêmes Libanais qui maltraitent le Noir chez eux jouissent de tous les honneurs du monde et le plus souvent se font passer pour des blancs bien qu’arabes.

Tout congolais aurait souhaité que l’homme Noir ou l’Africain bénéficie des mêmes avantages dont jouissent les Libanais au Congo, mais hélas cela est une mission impossible.

Tenez par exemple, le Libanais Hodjei après avoir rendu inapte une congolaise, Flore Baros en l’agressant avec une arme électrique, illégalement introduite au Congo s’est déclaré insolvable après avoir été condamné à dédommager sa victime, et continue de vivre paisiblement à Pointe Noire alors que sa victime a toutes les peines du monde pour survivre. L’inverse aurait été impossible

Haidar Talal que certains musiciens se permettent de louer à déjà crée des problèmes au Congo à cause des passeports. Ce Libanais, anciennement chef d’Etat major du Liban est devenu ami personnel de notre chef de l’Etat dans un Congo où il gère plusieurs hôtels de la famille présidentielle, L’Olympic palace entre autre.

Talal se vante d’une profession « insolite »lorsqu’on le lui demande : « Ami personnel du président de la République »!…Ce libanais serait un mercenaire d’origine chiite appartenant au Hezbollah, un mouvement terroriste reconnu comme tel par la communauté internationale dont Israël et les Usa redoutent la capacité nuisible.

Sur ces entrefaites, il n’y a pas si longtemps des Libanais suspects avaient été interpellés par les services de sécurité Israéliens en possession des passeports diplomatiques Congolais.

Acte qui aurait failli crée un incident diplomatique entre le Congo et l’Etat hébreux, et des sources bien introduites soutiennent qu’à son arrivée, le Président Chinois Xi Jinping devait être logé à l’Olympic Palace, mais les services de sécurité Chinois alertés l’ont hébergé finalement au Ledger (ex méridien) à cause de Talal jugé « dangereux ». Aussi paradoxal que cela peut paraitre, c’est à ce même Talal et sa famille que le Congo délivre des passeports diplomatiques !…

A l’époque un officier de la police, haut fonctionnaire au service d’immigration, nommé Baba Mackaire n’aurait il pas été incarcéré pour s’être rendu au Liban avec du matériel nécessaire pour établir des passeports à la famille, aux amis et connaissances de Talal ? On est en droit de s’interroger : Comment un simple étranger peut il avoir plus de pouvoirs que les Congolais dans leur propre pays ?

…Des chiites du Hezbollah auraient trouvé des accointances au Congo ? Tous ces libanais qui nous envahissent n’auraient ils pas un agenda caché ? Déjà, il n’est plus un secret de polichinelle que la plupart d’entre eux opèrent dans le trafic des minerais, et les commerces qu’ils ont ici et là ne sont qu’écrans.

La rédaction

SOURCE : http://www.lolakayacongo.com/2015/08/des-libanais-avec-des-passeports-diplomatiques-congolais/

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 16:35
(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !

(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !

Par Mingwa Biango -

Mingwa Biango -

Beaucoup d’hommes naissent aveugles, et ils ne s’en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux. Jean COCTEAU (La machine infernale)

Eduquer, c’est transmettre des valeurs humaines essentielles à la vie dans la société. Dans toutes les civilisations, la cellule familiale en est la base, en complémentarité avec le système éducatif, par lequel, l’individu acquière l’instruction et les compétences nécessaires pour devenir un bon citoyen et servir correctement sa famille et son pays.

Inscrit dans plusieurs chartes internationales et institué dans la Constitution de plusieurs pays, le DROIT A L’EDUCATION est pour l’UNESCO, « un droit fondamental de l’homme, indispensable à l’exercice de tous les autres droits de l’homme. ». L’instruction promeut la liberté individuelle, et apporte les outils nécessaires pour lutter contre toute forme de totalitarisme. Est-ce le cas au Congo-Brazzaville (y compris les intellectuels) ?

Pour ma part, les us et coutumes bembés sont la base de mon éducation familiale. Elle consacre la recherche permanente du SAVOIR, de la PERSPICACITE, de L’EMULATION du MERITE et surtout, consacre la VERITE. En revanche, elle pourfend la tricherie, le mensonge, le vol… et le meurtre. C’est dans cet esprit que j’ai créé le site participatif www.congo-liberty.com , qui ne sera jamais inféodé à un parti politique, encore moins à une personnalité politique quelle qu’elle soit !

Dans les pays de Mouyondzi, la complaisance, la traitrise et les petits arrangements avec la vérité n’ont pas de place. Nous ne dérogeons pas à la règle même lorsqu’il s’agit des nôtres. Ainsi, je dénonçai la prostitution politique de Me Martin MBERI. J’en fis de même lorsque Christophe MOUNKOUENKE et Pascal TSATY-MABIALA s’acharnèrent sur la dépouille de l’UPADS pour mieux l’affaiblir à la grande satisfaction du tyran SASSOU-NGUESSO. En son temps, nous dénoncions la complicité tacite de TSATY MABIALA, dont la participation aux élections locales de 2014, valida le fichier électoral issu du recensement administratif spécial, dont les résultats principaux, nous enseignent que la partie Nord du pays est dorénavant, démographiquement plus importante que la partie Sud.

Pourquoi devrais-je me taire aujourd’hui et ne pas rappeler que Mme Claudine MUNARI a trahi le Président Pascal LISSOUBA pour se coucher avec le PCT de notre bourreau SASSOU-NGUESSO, juste parce qu’elle est comme moi, originaire de Mouyondzi ?

« Dire NON à la modification de la Constitution aurait-il le pouvoir magique d’absoudre tous les crimes et blanchir toutes les crapules ? »

Pourquoi ne dois-je pas m’interroger sur les réelles motivations politiques de l’actuel patron de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), M. Serge Blanchard OBA, véritable fossoyeur de la SOTELCO créée sur les cendres de l’Office Nationale des Postes et télécommunications (ONPT), dont les travailleurs licenciés attendent toujours leur indemnisation ?

Nos frères et sœurs de l’IDC devraient se battre pour l’essentiel, à savoir, la refonte intégrale du fichier électoral et la gouvernance électorale comme le martèle Mathias Dzon.

Nous raillons tous, le discours sur l’état de la Nation prononcé par Denis Sassou-Nguesso, le 12 aout 2015, pour avoir mis en exergue son bilan calamiteux ; mais, nous n’avons pas le courage de dire que ce bilan est aussi celui de ses ex-ministres Parfait Kolelas et Claudine Munari qui viennent d’être débarqués du Gouvernement. Pourquoi ? Juste parce qu’ils s’opposent à la modification de la Constitution ou parce que natifs de vos régions, vous (tribalistes) les ménagez… ? Pff … !

Si vous voulez applaudir les SOUDARDS et les TONTON MACOUTES, ne comptez pas sur nous !

Les mêmes avec qui nous damnions Mathias DZON parce qu’il fut l’argentier de Sassou-Nguesso, malgré sa franche opposition au dictateur de Brazzaville, trouve étrangement des circonstances atténuantes et sont très indulgents envers les natifs de leurs régions que sont Parfait KOLELAS et Claudine MUNARI. Ils s’étonnent ensuite que le tyran ait encore des partisans dans sa région. Voilà le problème du Congo : notre tribalisme que nous ne voyons que chez les autres. C’est tout simplement de l’obscurantisme. Le fléau incurable du tribalisme est la dynamique des guerres civiles de demain.

Chers frères et sœurs, libérons-nous de notre tribalisme et le Congo se portera mieux !

« Les Ayatollahs de la pensée unique et de l’intolérance sont de retour »

On ne doit plus émettre un doute, une réserve ou critiquer, voilà ce que veulent nous imposer les nouveaux Ayatollahs de la pensée unique et partisans des ministres limogés par leur patron Sassou-Nguesso. Ils le font subtilement, avec la malice du serpent, en véhiculant insidieusement dans l’opinion, qu’il n’est pas l’heure d’émettre des avis contraires à la pensée unique (la leur), et que le faire, c’est conforter, mieux, faire le jeu de Sassou-Nguesso, histoire de vous discréditez.

Pourtant, ces propagandistes et leurs chefs « étaient le POUVOIR », celui du dictateur Denis Sassou-Nguesso, dans lequel ils occupèrent des postes éminents au plus haut sommet de l’Etat, en s’enrichissant illicitement. La seule évocation de Sassou-Nguesso a pour but d’apeurer les esprits les plus faibles et les culpabilisés, pour mieux éteindre leur esprit critique.

Tout le monde use de l’épouvantail Sassou-Nguesso. Il parait qu’au pays, le seul moyen de contraindre les enfants récalcitrants d’aller se coucher le soir, c’est de leur dire, qu’en cas de refus, on appellerait Sassou-Nguesso… J’ai quand même averti ma sœur qui en use à volonté avec son fils, de ne pas en abuser au risque que mon neveu soit traumatisé à vie !

Mais, qui sont-ils ces opposants de la 25eme heure, pour nous dire à quel moment dire, ce que nous voulons dire ? Pourquoi, dois-je m’adapter à leur stratégie politicienne, à leur compromission et alliance contre nature, moi qui suis de la société civile !

Où étaient-ils lorsque Paul-Marie MPOUELE était embastillé ? Nul n’était la mobilisation des Congolais sur les réseaux sociaux et des différents sites internet (Congo-liberty, Mwinda, Brazza-news, Congopage, Zenga-mambu, le lion de Makanda, Patrick Eric Mampouya…), il croupirait peut-être encore en prison, abandonné comme l’est encore le Colonel Marcel TSOUROU.

Lorsque l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) révélait l’assassinat de notre jeune frère Régis BATOLA dans les geôles de leur patron Sassou-Nguesso, a-t-on entendu un homme politique (pouvoir comme opposition) demander justice pour notre compatriote ? Quel homme politique se mobilise pour les victimes des explosions du 4 mars 2012 ?

A-t-on encore le droit de dire que de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) de 1991 a pu se tenir grâce à l’Armée congolaise et à son chef d’état-major, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, et aussi rappeler qu’il initia un coup d’état militaire en janvier 1992, contre le gouvernement de transition d’André Milongo qui avait pour charge de passer le pays d’un régime dictatorial à un régime démocratique ?

Les affaires des disparus du Beach et des Biens Mal Acquis se sont judiciarisées grâce aux associations de la société civile congolaise (Fédération Congolaise de la Diaspora…) et des Congolais eux-mêmes, et non à l’initiative des partis politiques, tous corrompus.

Alors, chers politiciens, vous n’avez aucune leçon à nous donner !

Cette période d’intolérance qui s’ouvre et qui n’est plus propice à la critique des acteurs politiques, me rappelle celle de l’après CNS de 1991, où, l’on ne pouvait pas émettre d’avis contraire à la pensée unique des DIEUX qui régissaient les partis politiques.

Lorsqu’ Abel Matangou, cofondateur du MCDDI, Tête de liste aux élections municipales de son parti à Bacongo, et 1er député de la 2e circonscription de la même commune en 1992, émit des réserves sur l’alliance URD-PCT à son ami et frère Bernard Kolelas, on lui claqua la porte au nez . Il ne fut pas reconduit candidat à la députation lors des élections législatives anticipées de 1993. Blaise Kololo subit le même sort plus tard avec interdiction de mettre les pieds à Bacongo.

Marc Mapingou subit le même sort à l’UPADS, lorsqu’au début du mandat de Pascal Lissouba, il tira l’alarme sur les dérives tribales et le retour en force des anciens apparatchiks du PCT autour du président. Cette intolérance politique que nous dénonçons aujourd’hui, conduisit à l’assassinat de Jean-Royal Kississou-Boma (article en cours de rédaction) en plein meeting de l’UPADS dans son fief de Dolisie et de l’assassinat du chef d’état-major, le colonel Gaspard Loundou dans le Grand-Niari, pourtant favorable au pouvoir en place. Les acteurs civils et militaires de tous ces forfaits sont encore en vie.

Les Congolais sont hostiles à la vérité. La culture politique des politiciens que consacrent aujourd’hui les Congolais est celle du PCT. Les mêmes causes produiront les mêmes effets, car, tous les ingrédients sont réunis : armée tribale, partis politiques ethniques, exaspération des haines ethniques, paupérisation économique et sociale, circulation d’armes de guerre et mercenaires du pouvoir…

« Si les Congolais n’étaient pas tribalistes, le leadership incontestable de l’opposition serait Clément MIERASSA » Sommes-nous à ce point masochistes et incapables de faire le choix d’hommes intègres et constants qui ont un projet national ?

Si le changement politique que nous souhaitons n’est pas systémique ; s’il n’est pas mené par un homme politique constant et intègre comme Clément MIERASSA, dont le leadership serait incontestable aujourd’hui au vu de sa constance politique depuis 1989 : à défaut, ce changement tant attendu ne sera, une fois de plus, qu’une escroquerie politique. Le seul désavantage, de clément MIERASSA, c’est de n’appartenir ni à la région du Pool, ni celles des pays du Niari.

Le changement politique pour sa crédibilité doit être incarné par une personnalité intègre et crédible, comme ce fut le cas dans la période pré-Conférence Nationale et le retour du multipartisme, avec Bernard Kolelas qui combattit le régime communiste du PCT au péril de sa vie.

Bernard Kolelas devant le peloton d’exécution au stade Eboué

« Congo-liberty, le rempart contre la pensée unique et l’obscurantisme »

Ne donnez pas aux chiens les choses sacrées et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne les piétinent et ne se retournent pour vous déchirer. (Matthieu, VII, 6). Notre liberté d’expression et notre indépendance éditoriale sont, Notre Honneur et Notre Dignité. Elles ne sont pas à vendre !

NAPOLEON déclara : « Je redoute plus trois (3) journaux que cent milles (100.000) baïonnettes ». J’espère vivement que demain, avec l’apport de tous, que congo-liberty.com comptera parmi les 3 médias qui empêcheront les politicards et les mafieux de tous poils, de se la couler douce !

Ya ba colère vé (soyons fair play) !

Mingwa BIANGO

minguabiango@gmail.com

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !
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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:05
[Congo-Brazzaville] Sassou : secouer le Pool pour conserver le pouvoir

par Abraham Avellan WASSIAMA

Dans sa splendeur géographique, le Pool abrite les deux capitales les plus proches au monde où se pose simultanément la problématique de l’alternance politique : Kinshasa et Brazzaville.

Qu’il s’agisse du Pool Malébo où veut s’éterniser Kabila ou du Département du Pool rive droite (côté Brazzaville) où s’est fossilisé Sassou-Nguesso, la situation est devenue anxiogène au travers des velléités extraconstitutionnelles des pouvoirs autocratiques en place visant leur conservation respective.

Historiquement, le département du Pool a toujours été à la pointe des revendications des populations du Congo. Le président Pascal Lissouba, en son temps, avait fini par reconnaitre, certes tardivement, le rôle incontournable de ce département.

L’on ne peut gouverner le Congo-Brazzaville sans une attention particulière à ce département qui s’apparente à l’œil du peuple du fait de sa proximité. Ainsi, les différents conflits qui éclatent au Congo-Brazzaville trouvent leur théâtre d’expression dans le Pool.

S’en servir en marchant sur les cadavres de ses habitants est une réalité qui se déroule régulièrement sous nos yeux. Les principaux acteurs devant allumer, consciemment ou inconsciemment, la mèche sont déjà sur les starting-blocks.

A Kinkala, le président Sassou a prévenu de ce qu’il adviendrait si la réforme constitutionnelle qu’il entreprend se heurtait à une quelconque résistance. On se souviendra longtemps de son stupéfiant « gout du sang ».

Malgré des nombreuses années passées au gouvernement, Parfait Kolélas est resté, en fait, indomptable par le pouvoir. Mieux, dans le cadre de l’alliance conclue entre le pouvoir et le MCDDI, il revient au PCT de soutenir cette fois-ci le candidat du MCDDI, argue-t-il. Par conséquent, la réforme constitutionnelle voulue par Sassou constitue une duperie, à ses yeux. Alors, exit Parfait Kolélas du gouvernement.

Mais un Kolélas s’en va, un autre entre au gouvernement et le père Bernard Kolélas se retourne dans sa tombe. Avec la nomination de Landry Kolélas mettant dans sa poche sa sœur, Sassou conserve le label Kolélas et espère récupérer les voix des récalcitrants militants du MCDDI tout en brûlant la maison Kolélas.

En effet, l’implosion d’une famille par des querelles intestines n’a aucune valeur nationale. Cependant, l’explosion que subit cette fratrie à travers le parachutage de Landry Kolélas nuitamment à Brazzaville et son irruption dans l’appareil gouvernemental est un acte politique d’importance.

Il s’agit là de la très connue main noire du pouvoir de Brazzaville qui se lance dans la diversion tout azimut, sur fond de panique. Opposer les frères Kolélas afin de déplacer progressivement de la difficile équation de conservation du pouvoir au-delà des limites autorisées par la loi fondamentale, vers d’autres terrains et notamment celui du Pool via le MCDDI, appelle à la vigilance.

Humilier davantage son défunt rival charismatique en se servant de sa progéniture comme paillasson ne constitue-t-il pas un odieux acte triomphant d’un vainqueur lui-même ko ?

Les frères Kolélas finiront bien, hélas, par se rendre compte que l’on ne mange jamais avec le diable, même avec une longue cuillère, une fois que toute la famille aura été écrasée et expédiée aux enfers. Ce baiser de minuit que Landry Kolélas vient de donner au président congolais aux abois dégage des effluves de lisier mêlées.

Il revient à ce fils Kolélas d’épargner surtout le département du Pool des querelles inutiles, et, au pays tout entier, de lui dispenser toute effusion de sang promise par le Chef de l’état à Kinkala. Quelques fois, il est préférable que les oreilles ne dépassent pas la tête, disaient nos ancêtres.

La relative naïveté, mélangée à l’irresponsabilité ambiante, qui tourbillonne actuellement dans chez les Kolélas, pourrait servir de marchepied à un président capable de récidiver dans l’embrasement du pays.

Ce déchirement, en apparence familial, est une subtile manœuvre de transfert du face à face brûlant au sein du PCT opposant les partisans du maintien de Sassou au pouvoir à ceux qui espèrent son éviction, en conflit ouvert chez les Kolélas et par ricochet au sein du MCDDI.

Cet affrontement interne à la machine dictatorial masqué par le débat sur la réforme constitutionnelle est un poison inoculé dans le pays en vue d’échapper à l’officialisation du bilan calamiteux du pouvoir de Brazzaville et des conséquences politiques et juridiques qui en découleraient.

Ainsi de proche en proche, l’on toucherait le turbulent département du Pool à travers des acteurs préfabriqués, comme par le passé. Puis, une fois la mue de ce pseudo débat en cacophonie assourdissante réalisée, l’on décrètera l’état d’urgence.

Pour l’instant, le cordon sanitaire établi par le MCDDI de parfait Kolélas a résisté en renvoyant hors du champ ce fauteur de trouble à la solde du pouvoir.

Longtemps la dictature brouillait les pistes de ses forfaits en agitant les spécificités ethniques. A l’heure actuelle, il est erroné de voir dans les aspirations des populations du Congo essorées par la misère, l’ombre d’une quelconque démarche tribale.

Ce département du Pool paie constamment un très lourd tribut. Les guerres et ravages économiques de ces dernières décennies l’ont totalement dévasté. La vie dans Brazzaville s’en ressent terriblement par l’absence des produits locaux, d’où la flambée des prix…

Comme partout au Congo, de Mindouli, de Ngamaba, de Boko, Mayama, Kindamba, Mbandza-Ndounga, Kinkala, Ngabé … l’école, dans ce département, a tellement été saccagée qu’elle en est repartie aux temps antiques.

Endeuillé pour longtemps, ce département reste pourtant digne. Aucun responsable n’a réellement pris le temps de jeter un regard de compassion à ces vaillants habitants multi orphelins comme ceux du Niari… que l’on tente de fourvoyer par des clopinettes du voyeurisme estampillé « municipalisation accélérée ».

En référence à la chanson « sur la route … Mayama », il importe d’arrêter ce robinet de sang qui continue de couler dans le pays et édifier un Congo nouveau mettant en avant les valeurs humaines, l’éducation et la formation des jeunes.

Pendant ce temps, le vieux projet phare du Pool-Malébo notamment celui du pont sur le Congo sensé relier Zanaga, Kivou, Boko, Kisangani, Lubumbashi et Ouesso attend toujours les dignes fils talentueux et avertis des enjeux du développement du pays.

Abraham Avellan WASSIAMA

(Extrait de mwinda-press)

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 05:05
Congo-Brazzaville : Pierre Ngolo au pilori, sauvons André Okombi Salissa

par Diaz Mahindou -




Je croyais avoir vu pire, mais non. Dans le registre de la médiocrité et de la couardise dans toute sa splendeur, je connaissais les Thierry Moungalla, Alain Akouala, Bienvenu Okiemy et quelques autres. Il faut dorénavant compter avec notre Ngolo national. Interrogé par Christophe Boisbouvier sur RFI, Ngolo nous explique sans ambages que : « si on redoute tant Sassou, c’est parce qu’il est le meilleur de tous et être le meilleur n’est pas une faute ». Ne rigolez pas. C’est une belle perle, je vous le concède. Mais franchement, j’étais très loin de m’imaginer que le système sassou pouvait encore nous fabriquer pareil tartuffe. Quelle horreur !

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a amené la culture de la violence et des assassinats politiques sous toutes ses formes au Congo.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il n’est pas capable de fournir eau, électricité, écoles, hôpitaux dignes de ce nom, aux Congolais, alors que le pays n’a jamais été aussi riche.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi l’exploit de faire du Congo, sa propriété privée, celle de sa famille, et du trésor public, son fond de tiroir-caisse.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a laissé ses parents voler l’argent des Congolais, faisant d’eux des riches nababs qui se substituent à l’Etat.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi à diviser les Congolais et à instaurer le tribalisme, comme nul avant lui.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi une première mondiale, personne encore ne l’avait fait avant lui : multiplier les forages d’eau (des solutions de brousse ou de désert) en pleine ville, alors que le fleuve est juste derrière sa maison.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi l’exploit de voler, piller, violer les institutions sans qu’aucun Congolais ne bronche.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a trahi le Congo en daignant même de respecter la constitution sous laquelle il a prêté par deux fois serment.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi à pervertir des élites de ce pays et à nous fabriquer des monstres. Vous en êtes la preuve vivante.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous, en jouant au pompier pyromane comme il l’a toujours
fait, et comme il le fait maintenant envers Okombi Salissa et ses amis.

Voilà le bilan de votre mentor que vous défendez bec et ongle, même quand celui-ci crève les yeux et que vous niez l’évidence. Mais n’en déplaise à vous Mr Ngolo, Sassou se comporte comme un voyou, qui ne respecte ni ses engagements, ni sa parole en violant sa propre constitution. Vous le savez très bien. Et les Congolais veulent vous voir disparaître à jamais, vous avec votre mentor et toute cette élite corrompue et complètement pourrie. Parce que vous nous faites honte.

Je ne suis pas un Okombiste, rassurez-vous. Ma liste de griefs contre lui est longue comme le bras, mais au regard des derniers soubresauts et de l’acharnement dont il est victime, voir le domicile de Mr Okombi Salissa, assiégé par vos hommes de main, est affligeant et tout simplement inacceptable. Cela ne vous grandit pas ni votre mentor. A quoi rime donc votre fameuse démocratie que vous brandissez à tout-va aux Congolais? A chanter les louanges de votre Sassou ?

Si Okombi Salissa est ce mec là, suffisamment couillu, pour nous débarrasser définitivement de Sassou et des Congolais de votre espèce, alors les yeux fermés, sans sourciller, il a tout mon soutien. Et je ne pense pas me tromper en disant que c’est aussi celui des Congolais, pour peu que Mr Okombi ne tombe pas dans votre piège.

A vouloir vous acharner contre Mr Okombi Salissa, vous en faites un héros, d’où sa popularité toujours aussi croissante. Rien que pour ça, les Congolais vous disent mille fois merci.

Les Congolais connaissent vos méthodes et vous voient venir. Avec exactement le même mode opératoire, vous avez eu Marcel Ntsourou, vous savez ? Cet officier qui croupit en taule et dont Sassou, votre mentor s’est copieusement servi avant de le jeter en disgrâce. Ne vous en faites pas, votre tour viendra.

Que Mr Okombi et ses amis ne tombent pas dans votre piège si grotesque. Parce que derrière vos manœuvres, on le sait et on le voit bien, vous voulez coffrer Okombi et sa bande que vous craignez tant, pour croyez vous à tort, instaurer un état d’urgence et ainsi réaliser votre coup d’état constitutionnel.

Mais cette fois-ci, vos carottes sont bien cuites. Les Congolais sont enfin sortis des 40 années de léthargie sassouiste. Conscients que l’histoire est en train de se dérouler, là, sous leurs yeux, Ils ne vous laisseront pas faire.

La plume libre !

Diaz
Mahindou

(Extrait de zenga-mambu)

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 18:27

ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO-BRAZZAVILLELE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le jeudi 30 juillet 2015 à Paris, il a été créé par des citoyens français l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE".

L’Association a pour but de soutenir sous toutes les formes les prisonniers politiques du CDRC de Modeste BOUKADIA, ceux proches du colonel Marcel NTSOUROU et lui-même ainsi que ceux proches de Jean-Martin MBEMBA et tous les autres.

A l’occasion de la Fête de l’Indépendance du 15 Août prochain, l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE" :

  • Dénonce et condamne la mort du maréchal de logis Éric Régis SOUAMI, le 11 février 2014 dans les locaux de la Maison d’Arrêt de Brazzaville, suite aux tortures subies ;
  • Interpelle le gouvernement du Congo de prononcer la libération sans conditions des QUATORZE (14) cadres et membres du CDRC condamnés à CINQ (5) et SEPT (7) de prison fermes ;
  • Dénonce et condamne l’assaut militaire et policier, du 16 décembre 2013, au domicile du colonel Marcel NTSOUROU, assaut s’étant soldé par la mort, sans raison, d’une trentaine des citoyens congolais ;
  • Condamne cette politique, systématique, de prise d’OTAGES POLITIQUES de Monsieur SASSOU N’GUESSO et du Pouvoir congolais ;
  • Rappelle que tous ces citoyens congolais croupissent aujourd'hui en prison, sans soins médicaux et subissent des actes de torture d'une inhumanité avérée ; certains ont même fait l'objet de déportation dans les Commissariats spécifiques à plus de 500 km de Brazzaville ;
  • Exige l’annulation de la condamnation de TRENTE (30) ANS de travaux forcés du président Modeste BOUKADIA assortie d’un NON-LIEU JUDICIAIRE conformément à l’Avis adoptés par le Groupe detravail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session, 17 au 21 novembre 2014 – N°22/2014 (République du Congo);
  • Demande la libération des TRENTE CINQ (35) citoyens congolais, collaborateurs et proches parents du colonel Marcel NTSOUROU et de lui-même ;
  • Exige la libération sans conditions des TROIS (3) citoyens congolais, proches de Jean-Martin MBEMBA et de tous les autres otages politiques qui croupissent dans les Commissariats, les Maisons d’Arrêt et les locaux de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (Renseignements Généraux du Congo).

Fait à Paris, le 10 août 2015

Pour l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE"

Le Président

Jean-Pierre APARICIO

Spécialiste des droits de l’Homme

Contact :

45, rue du Mont-Cenis 75018 Paris

Tél. : +33 (0) 695 001 248

Email : soutienprisonnierspolitiquescb@gmail.com

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