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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:23
Congo-Brazza : Le "kuenda vutuka" (va-et-vient) de François Hollande

Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso a pulvérisé les us et coutumes de la diplomatie de l’Hexagone. D’habitude parlant d’une seule voix, à l’occasion du referendum du 25 octobre 2015 du Congo-Brazzaville, L’Elysée et le Quai d’Orsay ont donné l’impression de se livrer à une course à l’échalote, frôlant la cacophonie. C’est le Quai d’Orsay qui annonce les couleurs.

Et, L’Elysée rame derrière. Histoire d’éteindre l’incendie. Pour les populations du Congo-Brazzaville et partant celles de l’Afrique, le mal est fait. Deux lobbies s’affrontent dans ce qui est communément appelé le domaine réservé de l’Elysée : la politique étrangère de la France. Désormais, à la lumière du referendum du Congo-Brazzaville, la politique africaine de la France s’élabore au quai d’Orsay. Laurent Fabius s’est érigé en deus ex machina de la politique africaine de la mère patrie. Laurent Fabius décide, François Hollande exécute.

Ouaga versus Brazza

Le lobby du ministère des affaires étrangères a remporté la bataille. Ce puissant lobby impose ses vues. La diplomatie économique a pris le dessus sur toute autre considération. Business is business. Et, pour le Congo-Brazzaville, la diplomatie du pétrole a fait le reste. Elle a pesé lourd sur la balance. Les raisons du revirement spectaculaire de François Hollande sur le changement de Constitution au Congo-Brazzaville trouvent leur cause de ce côté-là. Denis Sassou Nguesso a joué la carte du pétrole. Blaise Compaoré doit se mordre les doigts. Le sous-sol du Burkina Faso ne regorge pas de matières premières susceptibles d’aiguiser les appétits des grandes puissances.

Le général de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts à défendre » François Hollande s’est rappelé aux bons souvenirs des propos du général. Il a avalé son chapeau. Exit le discours de Dakar du 29 novembre 2014. Exit les grands discours. Exit les bons sentiments. La bourde de François Hollande ? Il n’y en a point. « Brazza n’est pas Ouaga », le compagnon de Julie Gayet n’en pense pas moins. Quitte à faire voler en éclat la belle unanimité qui existait jusque là entre les Etats-Unis et la France contre les changements de Constitution en Afrique. Le « ton pied, mon pied » entre Barak Obama et François Hollande, qui a fait rêver Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa et les populations du Congo-Brazzaville et d’Afrique en soif d’alternance démocratique a fait long feu. François Hollande a déçu de milliers d’africains.

Malentendu

Envisageable il y a seulement quelques mois, l’idée de chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir s’est éloignée à mesure que François Hollande s’alignait sur les positions de Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense et du général Benoît Puga, le chef d’Etat major spécial. L’histoire de François Hollande avec les populations du Congo-Brazzaville restera celle d’un grand malentendu. La France n’est pas toujours ce qu’on croit. Et, la France fut très souvent ce qu’on ne croit pas. La preuve vient d’être administrée par François Hollande au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso a réussi l’exploit de retourner les faiseurs des rois nègres.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:19
(CONGO-BRAZZAVILLE) Sud-Congo : Formation d'un Gouvernement Provisoire de Transition

COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL AU CONGO DU DICTATEUR DENIS SASSOU -

Formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition

« Pour éviter les massacres des populations du Sud Congo et pour les protéger d’un nouveau génocide, contraint par l’intransigeance du dictateur Sassou, j’ai usé du droit inaliénable de l’Etat du Sud Congo de jure qui siège aux Nations Unies et conformément à la Requête déposée aux Nations Unies le 20 Avril 2014, d’informer le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon de la formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition ; de même, j’ai donné instruction à mes Conseils d’ester en justice contre la Sté TOTAL SA pour que les redevances du Congo soient versées dans un compte séquestre jusqu’à ce que la situation revienne sous contrôle pour la sauvegarde des vies et des biens pour la sécurité des populations des Cinq Terres du sud du Congo » (Modeste BOUKADIA, Paris 29 octobre 2015).

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:29
Génocide ouvert au Congo-Brazzaville sur les populations du sud

Posted By: sassoufin -

AVERTISSEMENT :

ATTENTION ! ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR. LES IMAGES CI-DESSOUS SONT INSOUTENABLES;

Le sud du Congo, la partie la plus peuplée du pays, est, très certainement, la hantise et l’épine sous le pied de Sassou Nguesso qui a décidé d’exterminer sa population pour soulager sa peine.

Depuis quelques années, un génocide insidieusement planifié se déroule, silencieusement, dans la partie sud de la république du Congo. Plus d’une centaine de miliers des Congolais ont disparus en seulement 7 années, et les Congolais, qui sont tous conscients de la situation, semblent avoir peur de la dénoncer, au risque de s’entendre dire“tribaliste”, l’anesthésie à la mode au Congo.

Cette crainte d’être accusé de “fossoyeur” d’une unite ou d’une cohésion nationale qui n’existe que dans l’illusion des naïfs, ouvre à monsieur Denis sassou nguesso, le boulevard de la permissivité, le droit au massacre silencieux.

Président depuis plus de 30 ans, Denis Sassou Nguesso n’a jamais gagné une seule élection; il ne s’impose que par la violence et par la fraude, ce que lui reprochent la majorité des Congolais du sud qui croupissent dans une misère incommensurable.

Voulant parer à cette pratique qui le ‘humilie à la face du monde entier, il a décidé de réduire la population du sud, par tous les moyens, afin de favoriser la population du nord qu’il a pris en otage; et pour y parvenir, il a secrètement lancé un plan de dépeuplement du sud du congo, comme en témoignent les résultats officiels issus des deux derniers recensements de la population.

Ce plan est connu de tous, certains ressortissants du sud en sont même complices à leur insu, tandis que les populations du nord subissent un intense lavage de cerveau qui les oblige à prendre fait et cause pour celui considèrent comme sauveur des peuples du nord contre on ne sait qui.

Les populations du nord n’ont jamais été inquiétés par leurs frères du sud. Denis Sassou Nguesso a instrumentalisé le tribalisme et le crime polituqe au Congo, crime dont les victimes sont majoritairement du sud. C’est dans cette optique que l’assassinat du Président Marien Ngouabi, né d’un père du sud et du mère du nord, avait froidement et méchamment été attribué aux innocents ressortissants du sud, un prétexte pour assassiner les cadres du sud dont un ancien président de la république et un cardinal. Depuis, la liste des tueries au sud est kilométrique.

Dans un pays, semble-t-il, en paix, sans guerre ni épidemie, des dizaines de milliers de personnes du sud ont purement et simplement disparu.

Uphrem‬ ‪Dave‬ ‪Mafoula‬, opposant politique Congolais disparu

Outre les assassinats publics massifs, ciblés et perpetrés par des agents des forces de l’ordre exclusivement au service du tyran, des enlevements, suivis d’assassinats puis d’enterrements dans le secret le plus total font rage au Congo.

C’est ainsi que les familles peuvent constater, du jour au lendemain, que leurs proches se sont évaporés, volatilisés dans la nature, sans laisser de trace. A cette souffrance se greffe la frustration à elles imposée par les autorités qui leur interdisent de se plaindre, même si la disparition est suspecte, ne peut ni s’expliquer, ni justifier.

Les Congolais ne sont pas des aventuriers qui décideraient de claquer la porte et de disparaître; ils ne sont pas non plus de grands voyageurs, d’abord parce qu’ils n’en ont pas les moyens, ensuite parce que la plupart n’a même pas de carte nationale d’identité.

Il faut aisément comprendre que le seul crime de ces victimes est leur origine: ils sont du sud et Sassou Nguesso n’aime pas les Congolais du sud car ils sont son pire cauchemar.

Tout rassemblement, toute manifestation des Congolais du sud est et sera toujours réprimer dans le sang, avec des arrestations arbitraires, des actes de tortures et de barbarie sur les Congolais originaire du sud.

En moins d’une decennie, en sept ans plus précisément, Sassou Nguesso a réussi à faire disparaître plus de 100 000 Congolais du sud et il continue jusqu’à ce jour.

Ces actes sont l’oeuvre de Denis Sassou Nguesso – tout seul – et, pour se protéger et éviter d’assumer ses responsabilités crminelles, il tente d’obliger la population innocente du nord à être solidaire de ses crimes. Mais que le peuple Congolais tout entier ne se trompe pas, Denis Sassou Nguesso – tout seul – a un sérieux problème contre les Congolais du sud.

Ainsi donc, beaucoup de localités du sud se sont vues vidées de leurs populations, en majorité jeunes, et les résultats officiels des deux derniers recesements ci-dessous en témoignent sans ambiguité:

LIRE L'ARTICLE INTEGRAL ICI : http://www.sassoufin.com/genocide-ouvert-au-congo-brazzaville/

Génocide ouvert au Congo-Brazzaville sur les populations du sud
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:14
(Congo-Brazzaville) Existe-t-il donc des "bonobos" plus nantis sur la terre que ceux du Congo... ?

Auteur: Wallys KIMBATSA



Grands Dieux ! Existe-t-il donc des ‘’bonobos’’ plus nantis sur la terre que ceux du Congo à qui l’on donne ordinairement les beaux noms d’hommes politiques ? Non, pardon, de fous, d'insensés, de sots et d'imbéciles.

D'abord, ils ne craignent point la mort que peut causer un chasseur, ce qui, certes, n'est pas un petit avantage. Avec une assurance injurieuse, ils peuvent traverser de branches en branches le jardin d’Eden d’Oyo pour aller manger leur fruit préféré les ‘’Malombo’’ (Landolphia spp) dans la « forêt pétrolifère » de Nkossa dans la région du kouilou.

Mais en outre, ils ont le droit selon un principe fondamentalement ‘’Otchiombiste’’, d’arrêter et d’emprisonner injustement tous les congolais qui auront le malheur de pousser de près ou de très loin, l’outrecuidance de rechercher la tendresse de la pulpe des ‘’Malombo’’ d’Otchiombé (le chef), Nzambé nsengué (Le dieu sur terre) et pire de vouloir les manger. La place convenable aujourd’hui, l’unique place que ces ‘’bonobos’’ de la politique au Congo ont prévu pour ces congolais aux esprits les plus libres et les moins découragés à s’interroger ou à dénoncer leur gloutonnerie, c.-à-d. les journalistes, les militants des droits de l’homme, les opposants etc. ce sont les prisons.

A cause de ces ‘’Malombo’’ puant le pétrole et paradoxalement délicieux, ils ont aussi, le droit de donner la mort au peuple congolais. Récemment ayant appelé le ‘’prétendu’’ peuple congolais à un ‘’mascarendum’’ (mascarade de référendum) le 25 octobre 2015, ils ont brandi la menace de créer l’irréparable au Congo si un ‘’bonobo mutant’’ ou un ‘’bonobo hybride’’ de la politique congolaise s’en approchait de trop près.

Ils représentent à eux seuls, avec leurs épouses ainsi que leur famille la seule race pure des bonobos capable de manger à vie les fameux ‘’ Malombo’’. Ils sont la justice, le droit et la démocratie (évolutive) au Congo. Ils ne connaissent ni les remords dévorants d'une mauvaise conscience, ni les vaines terreurs qu'inspirent aux autres congolais les fables des enfers, ni les frayeurs que leur causent les spectres et les revenants. Jamais la crainte des maux qui les menacent, jamais la désespérance des biens mal acquis qui peuvent leur arriver, ne saurait troubler un seul instant la tranquillité de leur âme. Ils sont les nombrils de la nation congolaise et eux seuls sont de race pure. Les autres, hybrides, n'ont pas les mêmes droits qu'eux, sont des sous-hommes (des Con-golais).

En un mot, ils ne sont point déchirés par cette foule de soucis qui assiègent sempiternellement le quotidien du vrai peuple Congolais (pas d’eau, pas d’électricité, pas d’hôpitaux, pas de tables blancs etc…) Ils n'ont jamais faim tellement les ‘’ Malombo’’ débordent à Nkossa, ne manquent point d'argent ni de femmes. Ils n'ont ni honte, ni crainte, ni ambition pour le Congo, ni jalousie de la villa du Vésinet dans le collimateur de la justice française, ou de l’hôtel Crillon qu'ils affectionnent, incapables de les construire chez eux, ni tendresse pour le vrai peuple congolais. Et, s’ils sont assez heureux pour approcher de bien près la stupidité des brutes, ils ont même, selon les théologiens de ‘’l’oyocratie,’’ l’avantage d’être impeccables.

Ô toi ! Le plus siphonné des ‘’bonobos’’ de la politique au Congo, toi qui aspires à la sagesse du «Nzobi», pèse un peu, je te prie, toutes les peines, toutes les inquiétudes qui déchirent jour et nuit l’âme du peuple congolais, jette un coup d’œil sur les épines que ce manque de sagesse du « Nzobi» sème sur tous les instants de ta vie, et tu connaîtras enfin de quelle foule de maux je préserve mes favoris ! Toujours gais et contents, (leza lenua) non seulement ils jouent, chantent, rient et s'amusent sans cesse, mais ils répandent encore des pleurs, des cris et des douleurs sur tous ceux des congolais de race hybride qui les environnent parce qu’ils affectionnent le goût du sang, parce qu'ils ont toujours le doigt sur la gâchette prêt à créer l’irréparable au Congo à cause des ‘’Mlombobo’’. Quel drôle de bonobos qui s’adonnent à la chasse des Hommes (des Congolais)!

On dirait que les dieux ne les ont donnés au Congo que pour égayer la tristesse de la vie des Congolais qu'ils rendent trop obscure. C'est pour cela que les Congolais, qui, sur toutes les autres choses, ont des sentiments si différents, s'accordent sur le compte des fous qui nous gouvernent. On les recherche, on les aime, on les caresse, on les entretient, on les nourrit, enfin on leur permet de tout faire et de tout dire impunément sur la télé « Kim Sassoung » à Nkombo.

Toute la nation congolaise est si éloignée de leur nuire, que les chasseurs, les bêtes même les plus féroces, de nos forêts, comme si ils avaient le sentiment naturel de leur innocence, les respectent et ne leur font aucun mal durant leur traversée vers l’eldorado (les Malombo de Nkossa).

On a bien raison de les honorer et de les respecter ainsi, car ils sont consacrés aux dieux des estropiés de l’intellect et surtout à moi.

C’est mon point de vue. Si vous ne l’aimez pas, j’en ai d’autres.

Wallys KIMBATSA

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:06
CONGO-BRAZZAVILLE : L’INJECTION LETALE DE MON-AMIE-LA-FRANCE A LA POPULATION CONGOLAISE

par Marie-Louise Abia·mercredi 28 octobre 2015

Quand un dictateur utilise les Forces Armées Nationale pour réprimer et massacrer les populations civiles inoffensives, Mon-amie-la-France dit que le dictateur a le « DROIT » de…Et elle se tait.

Lorsque ce dictateur :

- prive ses concitoyens de liberté,

- nargue le monde entier,

- organise des simulacres d’élections auxquelles il triomphe à 105%,

Mon-amie-la-France fait semblant de "s'indigner" pendant 3 jours, de « compatir » – du bout des lèvres ou de la plume – à la souffrance de la population opprimée pendant 2 jours, feint de « tambouriner » pendant 2 jours, puis se tait et jubile pendant des siècles pour avoir réussi à berner tout le monde, car, Mon-amie-la-France qui n’a que des intérêts, n’a, en fait pas d’amis du tout.

Les Congolais ne s’en rendaient pas du tout compte car ils aimaient et admiraient, Mon-amie-la-France, ils l’adoraient même ; Mon-amie-la-France était leur modèle, leur référence.

Les Congolais ne savaient pas que Mon-amie-la-France s’incarnait en la personne de Denis Sassou Nguesso, et que le but ultime de Mon-amie-la-France était d’éliminer légalement tous les Congolais qui auront compris que Denis Sassou Nguesso était la France, et que la France était Denis Sassou Nguesso.

Les Congolais sont opprimés et massacrés dans leurs propre pays, malgré le fait que les Congolais que l’on dit « zoba », trop gentils, « trop-bon-trop-couillon » n’ont jamais nui, un seul instant, aux intérêts de Mon-ami-la-France.

Ainsi donc, à travers son incarnation Denis Sassou Nguesso, et avec une fourberie ahurissante, Mon-amie-la-France administre tranquillement l’injection létale aux Congolais, en se servant des fausses institutions qu’elle impose aux Congolais sous-couvert de Denis Sassou Nguesso.

Questions :

- Si l’on se permet de détruire aussi facilement et gratuitement la vie des Congolais pour faire vivre TOTAL, Bolloré et autres, Mon-amie-la-France se rend-elle bien compte que la colère des Congolais peut très vite devenir une longue folie?

- Si les Congolais décidaient enfin de prendre leur propre destin en mains, de se défendre contre Mon-amie-la-France et de s’en prendre violemment aux intérêts de Mon-amie-la-France, les appelleraient-on « TERRORISTES » ? « EXTREMISTES » ? Ou comprendrait-on qu’ils ont, eux aussi le « DROIT » de… ?

- Si les congolais doivent mourir à cause de TOTAL, de Bolloré et autres intérêts de Mon-amie-la-France, alors, tant qu’à faire, les Congolais doivent mourir en vaillants combattants en faisant très bien comprendre à Mon-amie-la-France que LA VIE HUMAINE EST PLUS SACREE QUE TOTAL, Bolloré et autres.

Mon-amie-la-France a vraiment intérêt à comprendre que Sassou Nguesso n’est plus le président des Congolais car les Congolais n’en veulent plus.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 12:17
La nouvelle constitution engage le Congo-Brazzaville dans un suicide collectif

L'AMNISTIE A VIE ! -

Le ridicule ne tue pas pour M. Denis Sassou Nguesso qui vient, une fois de plus, réaffirmer sa barbarie et sa folie meurtrière à la face du monde, avec l’organisation d’un référendum de la honte et de la mort pour toute la nation congolaise. Avec cette nouvelle constitution, plébiscitée par des électeurs fictifs du palais de Mpila – les électeurs congolais ayant majoritairement déserté les bureaux de vote – lors du référendum du 25 octobre dernier, la République du Congo vient d’emprunter la voie de la mort. Et pour cause! On épilogue beaucoup sur l’article 65, qui réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans, et l’article 66 ayant fait sauter le verrou de la limite d’âge pour être candidat aux fonctions de Président de la République. Cela peut se comprendre d’autant plus aisément que ces articles permettent à Denis Sassou Nguesso, l’indispensable « bâtisseur infatigable » des tours d’ivoire sur les berges de l’Alima, de briguer un nouveau mandat, aux termes de son mandat actuel, alors que le peuple congolais dans sa majorité la plus écrasante ne veut plus de lui.

Mais ce qui n’est pas assez souligné dans les différents commentaires et analyses sur cette nouvelle constitution, c’est l’article 96. Cet article constitue en soi un acte de décès, de génocide, de disparition, de chaos, d’enfer… pour la nation congolaise. Il est ainsi libellé : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions. La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi ». Si une telle constitution entre en vigueur, le Congo est mort!

C’est en effet un droit de tuer, de piller, de vandaliser, de violer, bref de détruire la nation qui est accordé au Président de la République, que ça soit monsieur Sassou Nguesso, qui se voit ainsi lavé de tous ses crimes de sang et de pillage des richesses du pays, ou quelqu’un d’autre qui lui succédera. Dans tous les pays modernes, il y a toujours des garde-fous, c’est-à-dire des dispositions légales qui font qu’un président de la république ne puisse se permettre des dérapages susceptibles de lui occasionner des poursuites judiciaires à la fin de son mandat. Or, avec une telle constitution, un président de la République du Congo peut librement brader les richesses du pays ou se les approprier individuellement, disposer de la vie de tout citoyen (surtout de tous ceux qui oseraient s’opposer à sa politique) sans être inquiété par qui ou par quoi que ce soit, surtout qu’il ne peut être extradé ni jugé par une juridiction étrangère, selon l’article 10 de cette même constitution on ne peut plus mortifère.

Comment les cadres du Parti congolais du travail (PCT), qui sont des intellectuels du 21e siècle, peuvent-ils pondre un tel Léviathan pour leur pays? Comment soutenir de telles idées suicidaires pour la nation et avoir une conscience tranquille? En écrivant ces lignes, une image nous revient en mémoire, celle d’un Bernard Tchibambelela, ministre de la pêche et de l’aquaculture, secrétaire général du MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) – Aile Landry Kolelas inféodée au PCT, qui martelait dans un mégaphone, devant quelques individus venus l’écouter au cours de la campagne électorale pour ce pseudo référendum, à Mbanza-Ndounga (département du Pool): « C’est une très, très, très bonne constitution ».

Oui, en effet, pour faire la politique au Congo-Brazzaville, il faut avoir des « couilles bien suspendues », comme dirait l’autre, c’est-à-dire qu’il faut carrément se dépouiller de son humanité. Sinon, comment comprendre que des hommes civilisés en arrivent à ce genre d’aberrations qui poussent les chevaux du Colorado à se nourrir d’une plante qui les empoisonne? Comment peut-on adopter une telle constitution, alors que l’expérience de la gouvernance politique d’hier et d’aujourd’hui a mis à nu toutes les velléités dictatoriales, kleptocratiques et scélérates des hommes politiques congolais, de quelque que bord que ce soit. L’heure n’est-il pas arrivé de mettre en place des mécanismes légaux qui soient dissuasifs vis-à-vis de telles velléités, plutôt que de nous pondre une foi fondamentale qui les encourage?

L’heure est vraiment grave, car la République du Congo s’enfonce de plus bel dans la barbarie et la folie meurtrière. L’heure est vraiment grave car il s’agit d’une loi fondamentale qui sacralise le vice au lieu de le combattre, qui béatifie les vicieux au lieu de les excommunier.

L’heure est grave, car il s’agit d’une loi fondamentale qui afflige les victimes et console les bourreaux. Il faut vraiment faire feu de tout bois pour que ce référendum soit annulé et que la constitution scélérate n’entre jamais en vigueur. Autrement, Sassou Nguesso aura engagé le peuple congolais dans un suicide collectif; chaque Congolais n’aura plus que ses yeux pour pleurer les victimes des mortiers et des canons, de la soif et de la faim, avant de les emboîter le pas dans la demeure éternelle où il n’y aura plus certainement de pleurs et de grincement de dents.

Mattathias BILELO

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 09:08
Congo-Brazzaville : Conférence de presse du FROCAD-IDC après le référendum

Texte introductif :

Mesdames et messieurs les journalistes,

Notre entretien d’aujourd’hui se focalise autour d’un seul point : le simulacre de référendum du 25 octobre 2015. Ce thème sera subdivisé en cinq (5) sous-thèmes, à savoir :

  • L’axe juridique ;

  • Le déroulement de la campagne référendaire ;

  • Le déroulement du référendum :

  • Les résultats surréalistes proclamés par le ministre de l’intérieur ;

  • La position des Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution et œuvrant pour l’alternance démocratique en 2016.

Mesdames et messieurs les journalistes, distingués invités,

Abusant de l’article 3 alinéa 2 et en violation fragrante des articles 57, 86 et 185 alinéas 1 et 3 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui organise les pouvoirs publics en République du Congo, le président Denis Sassou Nguesso a organisé le 25 octobre 2015 une parodie de référendum, pour faire adopter une nouvelle Constitution qui lui permettra, d’une part, de se maintenir au pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui s’achèvera le 12 août 2016, et d’autre part, de s’octroyer une amnistie totale et à vie ( articles 10 et 96 du texte de la nouvelle Constitution soumis à référendum le 25 octobre 2015) pour tous les crimes de sang et tous les crimes économiques commis pendant ses 32 ans de règne sans partage. Pour bien comprendre les contours de la mascarade de référendum du 25 octobre 2015, il importe d’interroger les bases juridiques sur lesquelles il entend s’appuyer.

  1. L’axe juridique

Comme on le sait, le référendum est un principe de consultation directe, prévu par la Constitution congolaise en son article 3. Cependant les matières soumises à une telle consultation sont délimitées par les articles 86 et 185. La Cour constitutionnelle a été insidieusement saisie sur la capacité du chef de l’Etat à convoquer un référendum pour faire « évoluer les institutions ». Or, la Constitution congolaise ne prévoit qu’une seule façon de son « évolution » : la révision (art. 86) et il n’est pas prévu la possibilité de son abrogation, d’autant plus qu’elle comporte des dispositions intangibles, notamment celles qui concernent le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat, le nombre des mandats présidentiels, ainsi que les droits et devoirs définis dans les titres I et II. L’évolution des institutions évoquée par le président de la République vise à contourner la limitation du nombre des mandats présidentiels afin de lui permettre de briguer illégalement un troisième mandat à l’occasion de de l’élection présidentielle de 2016.

Quant à la procédure engagée par le gouvernement en vue d’aboutir au référendum, elle n’a pas respecté les usages et les dispositions constitutionnelles. Outre le fait que le président de la République s’est bien gardé de poser clairement la question du changement de Constitution, car, la Cour constitutionnelle lui aurait forcement répondu par la négative, les dispositions légales et réglementaires ferment toute possibilité de recours à l’opposition qui ne dispose pas du nombre de parlementaires habilités pour actionner un recours en contentieux devant la Cour constitutionnelle.

Ainsi le gouvernement a abusé de l’avis de la Cour constitutionnelle (qui visait la capacité de convoquer le référendum sur des questions importantes) pour changer l’ordre constitutionnel. Cet abus de pouvoir est d’autant plus patent que le gouvernement s’est bien gardé de transmettre le texte de la nouvelle Constitution à la Cour constitutionnelle pour un contrôle de conformité. De la même façon, la procédure référendaire elle-même, n’a pas été soumise au contrôle de conformité de la Cour constitutionnelle.

La question posée lors du vote référendaire est la suivante : « Voulez-vous, OUI ou NON changer la Constitution du 20 janvier 2002 ? ».

Ainsi, on a formellement demandé au peuple s’il ne voulait plus de la Constitution du 20 janvier 2002, mais sans lui dire s’il votait pour une nouvelle Constitution dont il n’a pas pu prendre connaissance du contenu.

La Constitution que le pouvoir voudrait substituer à celle du 20 janvier 2002, actuellement en vigueur, n’est pas légale, car ne répondant pas aux procédures prévues par les textes en vigueur, mais aussi, parce que n’ayant pas reçu l’aval de la Cour constitutionnelle, et surtout, parce que n’ayant pas fait l’objet du vote référendaire. Une Constitution votée dans de telles conditions peut-elle être considérée comme valable ? Juridiquement NON.

  1. Le déroulement de la campagne référendaire

Une campagne référendaire se déroule en principe, comme toute campagne, électorale selon les procédures édictées conformément à la loi électorale :

  • équité dans la répartition du temps d’antennes dans les médias publics ;

  • libre circulation de tous les acteurs politiques sur toute l’étendue du territoire national ;

  • droit des acteurs politiques de sortir librement du Congo et d’y revenir ;

  • liberté d’expression, de réunion, de cortège et de manifestation ;

  • participation équitable de tous les partis légalement constitués à toutes les phases du processus électoral ;

  • neutralité de l’administration électorale et de la force publique, etc.

A l’opposé de ces principes élémentaires, durant toute la période de la campagne référendaire (du 09 au 23 octobre 2015), les médias publics ont été caporalisés par le gouvernement, le PCT, les partis et associations de la mouvance présidentielle ; les Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution en ont été totalement exclues. Les libertés fondamentales ont été violées en permanence. Dans ce cadre, la force publique a procédé à des arrestations arbitraires de plusieurs militants de l’opposition dans un climat de psychose qui a scindé le pays en deux, notamment dans la ville de Brazzaville où l’on a enregistré plusieurs morts dans la partie Sud, soumise à la répression policière, pendant que la même police encadrait les cortèges des militants du PCT qui sillonnaient la partie Nord de la ville, dans une ambiance festive.

En violation de l’article 21 de la Constitution de 2002, le 17 octobre 2015, le gouvernement a usé de la violence policière pour faire obstruction au meeting de l’opposition à Pointe Noire. La police a tiré à balles réelles, blessant grièvement les militants de l’opposition. Le meeting de l’opposition du 20 octobre a été empêché et réprimé dans le sang. On dénombre à ce jour près de 20 morts et plusieurs dizaines de blessés sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis le 20 octobre, des leaders de l’opposition sont menacés dans leur intégrité physique. En effet, les domiciles des ministres Parfait Kolelas et André Okombi Salissa ont été encerclés par des supplétifs de la police, entravant ainsi leur liberté d’aller et de venir. De même, le 21 octobre 2015, les leaders de l’opposition qui tentaient d’intermédier auprès des supplétifs de la police, afin d’empêcher les arrestations arbitraires des militants de l’opposition à Diata se sont fait molestés et ont été présentés devant le procureur de la République qui les a assignés dans une procédure de fragrant-délit sans preuve.

  1. Le déroulement du référendum

Malgré l’opposition farouche de l’écrasante majorité de population, des Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution et de la communauté internationale, le président Denis Sassou Nguesso s’est obstiné à aller jusqu’au bout de sa logique en organisant le 25 octobre 2015 une parodie de référendum pour changer de Constitution. Cette parodie est l’aboutissement d’une vaste campagne de mystification et de manipulation de l’opinion nationale et internationale. Ainsi, au lieu d’énoncer clairement l’objet de son projet, à savoir, le changement de Constitution, le gouvernement s’est ingénié a parlé « d’évolution des institutions » et ce, pour tromper les consciences insuffisamment averties. Dans le même esprit, il a fait de la paix, l’un des thèmes structurants majeurs de sa campagne, alors que c’est lui qui, en violant la loi suprême, met en péril la paix civile. Il joue au voleur qui crie au voleur.

Ce simulacre du scrutin s’est déroulé dans un état de siège. L’armée et les forces de police ont quadrillé toutes les zones d’habitation. Les populations vivent depuis le 20 octobre sous la menace des armes.

Malheureusement pour lui, la farce référendaire a tourné au fiasco. Il n’a pas déplacé des foules. L’engouement des électeurs escompté par le pouvoir qui a distribué à tout va des billets de banque, n’a pas été au rendez-vous. Les Congolais ont boudé le référendum. Partout, la plupart des bureaux de vote étaient quasiment vides. La participation a été extrêmement faible et n’a pas dépassé les 5%. Le peuple a répondu massivement à l’appel au boycott lancé par l’opposition.

Dans le département du Pool, les bureaux de vote ont fermé à 13 heures au lieu de 18 heures, faute d’électeurs. Pour les mêmes raisons, dans le département des Plateaux, le Préfet a fait fermer les bureaux de vote à 14 heures sur toute l’étendue du département. Dans le Niari, ainsi que le reconnaît le ministre de l’intérieur, le vote n’a pas eu lieu à Mossendjo, Mayoko et Mbinda.

A Brazzaville, en dehors du bureau de vote de l’école des beaux-arts où le chef de l’Etat a déposé son bulletin dans l’urne et où les militaires de la garde républicaine et les éléments des milices privées ont été mobilisé pour faire nombre, la participation était très faible. Ailleurs, à Talangaï notamment, pour faire également nombre, des listes étaient dressées pour recruter des électeurs moyennant 30 000 FCFA (50 euros) par électeur. A Makélékélé, des bureaux de vote clandestin ont été ouverts dans les environs de l’esplanade du stade Massamba Débat, pour faire croire qu’il y a eu vote dans cet arrondissement où des affrontements violents avaient opposé la police aux populations. Les soi-disant électeurs de ces bureaux clandestins étaient des partisans du pouvoir venus des quartiers Talangaï, Nkombo, Massengo, Ndjiri, etc qui ont été transportés dans ces lieux par des véhicules de la police.

Il était par ailleurs proposé la somme de 250 000 FCFA (environ 180 euros) à toute personne qui acceptait d’être assesseur dans un bureau de vote à Bacongo, Makélékélé et Madibou.

A Pointe Noire où la police avait tiré à balles réelles sur la foule lors du meeting de l’opposition le 17 octobre 2015, l’écrasante majorité des électeurs sont restés chez eux. Il en est de même dans le Niari, la Bouenza, la Lékoumou et la Sangha.

Ainsi, sur toute l’étendue du territoire national, la farce référendaire a été boycottée par la très grande majorité des électeurs. Dans une interview à RFI, le lundi 26 octobre 2015, le président de la République a reconnu lui-même qu’il y’avait un fort taux d’abstention.

  1. Les résultats proclamés par le ministre l’intérieur

Bien que le président de la République ait reconnu lui-même un fort taux d’abstention, le ministre de l’intérieur vient sans gêne de déclarer un taux de participation de 72,40% et de 92% de vote positif. Ce qui nous ramène ainsi, loin en arrière à l’époque du monopartisme où le parti unique affectait au vote ses propres résultats fantaisistes et surréalistes. Décidément le pouvoir ne semble pas avoir compris que les temps au Congo ont changé et que nous ne sommes plus en régime de parti unique.

  1. La position des Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution

Le référendum du 25 octobre a été pour le président Denis Sassou Nguesso un cinglant camouflet. Il avait misé sur un plébiscite. Il a essuyé un cinglant rejet. En s’abstenant massivement d’aller voter, le peuple a refusé le référendum plébiscitaire. Pour les Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution, le référendum du 25 octobre n’a été ni juste, ni libre, ni transparente, il est illégal.

Par ces motifs, les Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution déclarent nuls et de nul effet l’objet et les résultats du simulacre référendum. Elles exigent :

  1. L’annulation de ce référendum et le retrait pur et simple du texte de la nouvelle Constitution ;

  2. La libération immédiate de tous les responsables et militants de l’opposition arbitrairement arrêtés pendant la campagne référendaire ;

  3. La levée sans délai des mesures d’assignation à résidence qui frappent les ministres Parfait Kolelas et André Okombi Salissa ;

  4. La tenue rapide d’un vrai dialogue politique inclusif sur la gouvernance électorale comme le demande la communauté internationale ;

  5. L’élaboration urgente et de façon paritaire entre l’opposition et la mouvance présidentielle d’un chronogramme rigoureux de l’ensemble des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales pour les futures échéances, notamment pour l’élection présidentielle de 2016, dans les délais constitutionnels.

Les Forces politiques et sociales opposées au changement de Constitution interpellent la communauté internationale afin d’activer les dispositions contenues dans les instruments internationaux pertinents contre la violation des Constitutions, des droits de l’homme et des valeurs de la démocratie.

Fait à Brazzaville, le 27 octobre 2015

Les Forces sociales opposées au changement de Constitution et œuvrant pour L’alternance démocratique en 2016.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:02
Congo-Brazzaville : François Hollande face à Sassou Nguesso, une relation à replacer dans son contexte géopolitique

Le 21 octobre 2015, en conférence avec le président malien IBK, en difficulté sur l’affaire Tomi, François Hollande a créé la surprise en affirmant : « le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Il ne s’agit pas d’un simple point de vue politique ; d’un point de vue juridique, la réforme de la constitution maquillée en changement de constitution est anti-constitutionnelle et illégale, en plus d’être décidée pour convenance personnelle par un président depuis 31 ans au pouvoir. Soit François Hollande était mal informé ou a commis une erreur, soit il se pliait aux pressions de Sassou Nguesso.

Sa conseillère Afrique, Hélène le Gal, après la mise au point de l’Elysée dans la soirée du 22 octobre, alors que la protestation se répandait, a dans un message très peu formel à ‘Tournons La Page’, orienté vers une espèce d’erreur de communication, une omission, du président, qui n’aurait pas pensé à l’évidence de devoir rappeler son discours de Dakar des 29 et 30 novembre 2014, alors que celui-ci serait encore dans toutes les têtes.

Dans son livre sorti mi-octobre 2015 « Hollande l’Africain »[1], à propos de la lettre de François Hollande à Blaise Compaoré, juste avant sa chute, Christophe Boisbouvier parle de « diplomatie de la loterie » selon Magaye Gaye, de « lettre à double détente », et de « tactique (avec) deux discours en poche ». Sur le Congo Brazzaville, le président français agit face à des pressions contraires et à des contraintes opposées. Le non-choix est patent : serait-ce le début d’une tactique à double détente ? La correction de la communication le lendemain ne le laisse pas penser.

En outre, le changement de point de vue du Parti Socialiste qui, du 24 septembre, passe du « viol à la fois la Charte de la démocratie de l’Union africaine et de la Constitution congolaise » à une « organisation légale d’un tel référendum », semble montrer que l’Elysée insiste pour faire reconnaître un caractère légal à ce qui est anti-constitutionnel. Entre le 22 et le 24 octobre, la mobilisation des congolais dans la rue a baissé, les doutes sont apparus. Ce qui est resté intact c’est un consensus sur le boycott du referendum, pour un peuple, habitué aux mascarades électorales depuis 1997 et donc habitué aux boycotts.

La question du respect des constitutions sur le nombre de mandats présidentielles est très présente en Afrique, à un tel point que Barack Obama appuyé par John Kerry et de très nombreux diplomates américains, a basé toute sa politique africaine, à peu de frais, sur cette question. La liste des pays concernés est connue de longue date et très médiatisée depuis au moins un an. Après le Sénégal, le Burkina Faso, le Togo, en raison de l’Accord politique global de 2006, et le Burundi, il restait, le Congo Brazzaville, et il reste la RDC et le Rwanda.

La diplomatie française est aussi porteuse d’un passif non soldé, puisque les suppressions des limitations de mandats dans les ex-colonies françaises, entre 1997 et 2010 se sont faites pendant une période de soutiens constants de Chirac puis Sarkozy aux dictateurs : Togo en 2002 (Eyadéma), Gabon en 2003 (Omar Bongo), Tchad en 2005 (Idriss Déby), Cameroun en 2008 (Paul Biya), Algérie en 2008 (Abdelaziz Bouteflika), Djibouti en 2010 (Ismaïl Omar Guelleh). Plusieurs peuples sont encore sous le joug d’un dictateur qui a fortement bénéficié d’ingérence et de complaisances françaises, et observent avec attention la position du pouvoir français dans les pays actuellement victimes du même accaparement.

Une à une les grandes institutions internationales ont à partir de mi-2014 multiplié les prises de positions, toujours contre le changement des constitutions, avec plus ou moins de fermeté. Les américains sont les plus présents et les plus fermes. De l’autre côté, l’Onu joue surtout la carte du dialogue et son secrétaire général semble parfois dépendant de la personnalité et des qualités variables de ses envoyés spéciaux régionaux [2]. L’Union européenne (Ue) qui a démarré très tard après une année 2014 marquée par un changement d’exécutif affermit progressivement sa position. L’Union africaine (Ua) oscille entre la détermination de sa présidente de la commission, Nkosazana Dlamini-Zuma, associé à la défense de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et les points de vue divers et variés des chefs d’Etat. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de Michaelle Jean est hésitante, sans doute faute de moyens, en particulier depuis, au Togo en mai 2015, son échec sur la qualité du processus électoral et sa confrontation avec l’ONU et la présidence ivoirienne [3]. Acteur non politique, l’église catholique du pape François, lui-même silencieux, accompagne le débat par des prises de positions régulières décentralisées dans les Conférences épiscopales nationales. Le pouvoir français semblait être dans une position intermédiaire progressiste jusqu’au couac du 21 octobre 2015.

Une liste de citations sur les constitutions et le nombre de mandats met en évidence le côté très décalé et hors du réel de l’intervention du 21 octobre du président François Hollande, dans le contexte géopolitique africain. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius rencontrait le 21 octobre son homologue congolais Jean-Claude Gakosso. Laurent Fabius est parfois considéré comme le ‘gardien du temple’ de la Françafrique socialiste et de ses secrets inavouables [4].Sassou Nguesso en sait beaucoup. Dans le contexte de crise et avec l’historique de la relation France – Congo Brazzaville, accepter de recevoir Jean-Claude Gakosso sans aucune précaution participait d’un choix politique.

En 2015, Faure Gnassingbé avait réussi l’exploit de réaliser en quelques semaines un coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral. L’expression « coup d’Etat constitutionnel », utilisée entre autre par la campagne Tournons la page dans son rapport du 4 avril 2015, ‘En Afrique comme ailleurs, pas de démocratie sans alternance’ [5], s’est imposée en 2015. Les effets des coups d’Etat militaires, les plus dénoncés internationalement, des coups d’Etat électoraux, autre nom pour les présidentielles et législatives avec inversion de résultat, les plus nombreux, et les coups d’Etat constitutionnels se rejoignent pour empêcher et ralentir la démocratisation du continent. Actuellement, la lutte pour le respect des constitutions et l’application des limitations du nombre de mandats, est le seul levier disponible pour les populations et la communauté internationale, pour relancer un processus de démocratisation continental et ainsi « faciliter indirectement, la prévention des crises »[6].

François Hollande et Laurent Fabius, aidés par le traitement étrangement édulcoré de l’information de RFI et de Jeune Afrique[7], ont tiré le débat vers le bas. Suite à la crise du Burundi, la question qui se posait sur le Congo Brazzaville était celle d’une application plus rapide et plus ferme qu’au Burundi de sanctions contre les organisateurs d’un coup d’Etat constitutionnel. Pour éviter le même échec qu’au Burundi dans la défense de la démocratie, des organisations de société civile et politique française et africaine autour de la campagne Tournons la Page et du Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques, à Paris, avaient commencé le 13 octobre 2015 un plaidoyer actif vers l’Elysée et vers l’Union européenne, sur la nécessité de menaces de sanctions rapides contre le régime congolais en raison du coup d’Etat constitutionnel et pas uniquement en raison d’atteintes aux droits humains[8].

Le vendredi 23 octobre, la tentative de lancer un faux débat sur la légalité prouve une volonté élyséenne de résister contre vents et marées à l’évidence et à brouiller le jeu diplomatique international. La communauté internationale est arrivée au jour du referendum sans avoir précisé que le résultat serait d’avance ‘nul et non avenu’. Que ce soit volontaire ou non, le message de François Hollande et la rencontre des ministres des affaires étrangères le 21 octobre à Paris ont eu au moins quatre effets favorables à Sassou Nguesso : installer un doute sur le soutien international à la démocratie dans l’esprit des acteurs démocrates congolais, éviter que la question des sanctions contre le coup d’Etat constitutionnel n’intervienne rapidement dans le débat européen en lien avec les accords de Cotonou alors que se discutait le cas burundais[9], casser un potentiel consensus international avant l’arrivée sur place de l’émissaire de l’ONU Abdoulaye Bathily, empêcher une condamnation internationale univoque et préalable du referendum d’un point de vue qualité du processus électoral.

Si François Hollande ne veut pas que son bilan sur la démocratie en Afrique soit profondément terni, comme il l’a déjà été en 2013 par l’alliance avec Idriss Déby sans garanties sur la démocratie et l’Etat de droit au Tchad, il lui appartient de fournir rapidement une nouvelle preuve de son attachement à la démocratisation du continent africain, en montrant que l’exécutif français a définitivement lâché Sassou Nguesso, quels que puissent être ses arguments. Par défaut, toute nouvelle position française ambigüe qui ne condamnerait pas explicitement la dictature congolaise installée depuis 31 ans serait comprise par les populations africaines en attente de changement comme une continuation du néocolonialisme et de la Françafrique.

Régis Marzin, Paris, 26 octobre 2015

[1] Page 281

[2] Mohamed Ibn Chambas en Afrique de l’Ouest est un soutien de la dictature togolaise depuis 2005, https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop, alors qu’Abdoulaye Bathily en Afrique centrale est connu pour son soutien du respect des limitations de nombre de mandats.

[3] https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop

[4] 14.2.12, Survie, http://survie.org/francafrique/gabon/article/laurent-fabius-prepare-t-il-de

[5] http://tournonslapage.com/wp-content/uploads/2015/01/Rapport-Tournons-la-Page.pdf, La carte des « coups d’Etat constitutionnel » en Afrique, Les recommandations de la campagne « Tournons la page »

[6] 27 octobre 2014, Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique, Paris « Burkina Faso, Afrique : limitation du nombre de mandats présidentiels, aucune exception n’est plus acceptable », https://electionsafrique.wordpress.com/2014/10/27/communique-burkina-faso-afrique-limitation-du-nombre-de-mandats-presidentiels-aucune-exception-nest-plus-acceptable/

[7] « François Soudan, directeur de la rédaction (de JA) est marié à une nièce de Sassou Nguesso, Arlette Soudan-Nonault, membre du bureau politique du parti-État »,http://survie.org/billets-d-afrique/2015/250-octobre-2015-716/article/sassou-franchit-le-pas-5032

[8] 15 octobre 2015, Lettre ouverte à François Hollande « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel,http://tournonslapage.com/republique-du-congo/, 15 octobre 2015, Congo Brazzaville – Coup d’Etat constitutionnel – Lettre ouverte à l’Union européenne du , Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,https://electionsafrique.wordpress.com/2015/10/15/congo-brazzaville-coup-detat-constitutionnel-lettre-ouverte-a-lue/

[9] 26.10.15 : http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2015/10/26-burundi/?utm_source=dsms-auto&utm_medium=email&utm_campaign=Burundi%3a+l%27UE+demande+l%27ouverture+de+consultations+dans+le+cadre+de+l%27article+96+de+l%27accord+de+Cotonou+

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« Paris : Deuxième Forum Économique de la Francophonie : Le business avant la démocratie ?A l’occasion du deuxième Forum Économique de la Francophonie, qui se tiendra à Paris le 27 octobre « Tournons la Page » interpelle l’Organisation Internationale de la Francophonie sur le respect de l’État de droit et des principes démocratiques par les dirigeants d’Afrique francophone.

Organisé par Richard Attias, soutien indéfectible des Présidents Ali Bongo et Denis Sassou N’Guesso, ce forum Économique de la Francophonie, sous l’égide de l’OIF et du Ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, accueillera la Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, le Président François Hollande et plusieurs Chefs d’Etats africains, Macky Sall, Hery Rajaonarimampianina, Faure Gnassingbé et Ali Bongo.

Au cours des derniers mois, plusieurs Chefs d’Etat africains notamment au Togo, au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Cameroun, et récemment en République du Congo, sont soupçonnés d’avoir muselé et réprimé les militants pro-démocrates, truqué les élections, et procédé à des coups de force pour modifier leur Constitution à des fins personnelles en vue de se maintenir au pouvoir.

L’invitation de Faure Gnassingbé et Ali Bongo à ce forum est troublante puisque ces deux chefs d’Etat sont au pouvoir après leur père, suite à la suppression des limitations de mandats, et se maintiennent par des mascarades électorales. Cette invitation est aussi paradoxale face à la situation que vit aujourd’hui le peuple en République du Congo, qui cherche à se libérer, comme précédemment au Burkina Faso, de la confiscation du pouvoir par un Président inamovible. Quitte à organiser un référendum relevant d’une manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle !

Aussi nous espérons vivement que le gouvernement français saisira l’occasion de ce forum pour rappeler les principes qu’il défend sur la qualité des processus démocratiques, le renforcement de l’État de droit, la gouvernance et les droits humains.

Les régimes corrompus génèrent une mauvaise gouvernance et font perdurer des systèmes de prédation et de clientélisme, qui contredisent la stratégie économique de l’OIF en faveur d’une « Francophonie économique au service d’un développement humain durable ». L’Histoire démontre que des processus démocratiques dévoyés appauvrissent les populations des États, malgré les ressources naturelles et minières sur lesquelles ils reposent.

Pour les membres de la campagne internationale « Tournons la page », il n’y aura pas de réel développement économique durable et équitable sans un véritable processus démocratique où les citoyens sont pleinement libres de choisir leur modèle de société et de développement. Lors de notre appel du 15 octobre 2014, nous avions repris dans ses termes le slogan privilégié des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux « L’Afrique – continent de l’avenir ! » Mais l’avenir de qui ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais peut-elle décemment prospérer sans les Africains ? « L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à la condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance ».

Face aux dirigeants africains qui se maintiennent au pouvoir au mépris des droits et de la volonté de changement de leurs peuples rassemblés en mouvements citoyens pacifiques et non-partisans, les organisations africaines et européennes du collectif «Tournons la Page » dénoncent l’accaparement du pouvoir et le dévoiement des processus démocratiques, et demandent :

– à l’OIF et au gouvernement français de prendre position sur les coups d’État constitutionnels en particulier sur la République du Congo,

– à l’OIF de stopper toute coopération qui renforce des régimes non démocratiques comme ceux du Togo et du Gabon,

– à l’OIF d’être attentif à la qualité des processus électoraux en cette période d’élections multiples, en particulier en soutenant les initiatives des démocrates et des sociétés civiles de tous les pays, et notamment du Gabon avant la présidentielle de 2016.

Source: http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-du-26-octobre-2015/

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 15:23
Congo-Brazzaville : Appel au Peuple Kongo des Cinq Terres à l'auto-détermination

DÉCLARATION DE MODESTE BOUKADIA*

«J’appelle le Peuple Kongo des CINQ Terres à l’Auto-Détermination»

Peuple du Congo,

Mes Chers Compatriotes,

Congolaises et Congolais du Nord et du Sud,

Vous n’êtes pas sans savoir que notre pays s’engage dans une crise politique sans précédent dans l’histoire de nos institutions.

En effet, M. Sassou N’Guesso dont vous avez subi la dictature pendant plus de 30 sns veut se maintenir, coûte que coûte, en tant que président auto-proclamé pour un troisième mandant au Congo et cela dans un cadre non constitutionnel.

La Francophonie, la France, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne se sont opposés fermement et officiellement, par la voix de leurs représentants politiques, à ce que M. Sassou N’Guesso modifie la Constitution et ne perpétue un coup d’Etat constitutionnel.

Vous aussi Peuple Congolais, vous vous êtes opposés, le 27 septembre 2015 à ce que M. Sassou N’Guesso se maintienne au pouvoir. La Constitution que lui-même a fait adopter le 20 Janvier 2002 l’empêche de se représenter.

Aussi, en ma qualité de président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, j’attire votre attention sur les pièges du référendum constitutionnel que propose M. Sassou N’Guesso.

Conformément à la Constitution actuelle au Congo, il lui est impossible de convoquer une consultation nationale sur ce thème.
Si M. Sassou N’Guesso s’entêtait à passer outre la Constitution et qu’il organise une consultation nationale portant sur le changement de la constitution alors :
– Premièrement, si la consultation du Peuple congolais est organisé par le régime autocratique en place, le résultat sera en faveur du dictateur auto-proclamé, M. Sassou N’Guesso.
– Deuxièmement, si vous n’allez pas voter mais que vous manifestiez dans la rue, le régime actuel sera plébiscité et il vous reprochera de n’avoir pas été voté en se frottant les mains et validera un 3ème mandat au régime en place.

Nous ne pouvons plus supporter la Présence de M. Sassou N’Guesso à la tête du Pays, dont le régime autocratique est responsable d’un génocide dont le bilan s’élève à plus de 750 000 morts.
C’est la raison pour laquelle, je vous demande de vous mobiliser pour que soit organisé, sous l’égide des Nations-Unies, un Référendum Populaire d’Auto-Détermination pour les CINQ Terres du Sud avec toutes les conséquences que cela implique.

Vive la Démocratie et Vive le Congo !
Paris, France, Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 04 octobre 2015.

*Président du Conseil de l’État du Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

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Sud-Congo _ Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Modeste Boukadia
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:00
Congo-Brazzaville : Les casseroles sanglantes et trébuchantes de Sassou Nguesso

Par Jean-Baptiste Naudet

Compromis dans de nombreuses affaires, l'autocrate de Brazzaville organise aujourd'hui un référendum pour changer la Constitution et se maintenir au pouvoir.

"Le congo n'est pas la propriété de Nguesso" : le 27 septembre 2015, un manifestant de l'opposition à Brazzaville. (AFP / LAUDES MARTIAL MBON)

À lire aussiCongo : "Sassou Nguesso est rattrapé par ses vieux démons"

Lesté de sérieuses casseroles, le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, 71 ans, s'accroche au pouvoir. L'ex-lieutenant parachutiste marxiste, arrivé à la tête du pays en 1979 après un coup d'Etat militaire pro-soviétique, veut faire modifier la Constitution par un référendum, ce dimanche 25 octobre, afin d'effectuer un troisième mandat.

Sassou Nguesso, devenu un autocrate libéral, a dirigé le pays à l'époque du parti unique de 1979, jusqu'aux élections pluralistes de 1992 qu'il a perdues. Il est revenu au pouvoir en 1997 par les armes, à l'issue d'une sanglante guerre civile et de massacres, avec le soutien de la compagnie pétrolière française Elf (aujourd'hui Total) qui exploite l'or noir du pays, comme l'explique Loïk Le Floch-Prigent à Eric Decouty, dans le livre d'entretiens "Affaire Elf, affaire d'État" (Gallimard).

Autant dire que Denis Sassou Nguesso ne recule devant rien pour garder son siège et ses privilèges. Pourtant, son bilan est particulièrement catastrophique dans bien des domaines.

[...]

LIRE L'ARTICLE INTEGRAL : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20151021.OBS8050/congo-les-casseroles-sanglantes-et-trebuchantes-de-sassou-nguesso.html

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