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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 13:45
(CONGO-BRAZZAVILLE) APRÈS L’AUTO-COURONNEMENT DU ROI SASSOU 1ER, LE PEUPLE DU CONGO-BRAZZAVILLE N’A PLUS RIEN À PERDRE

Par Alain MIZELLE

Président Youlou assis dans la limousine présidentielle avec JFK lors de la visite d’Etat du 8 Juin 1961 à Washington D.C

À quelques encablures du cimetière de Madibou où repose feu mon grand-père, se trouve le mausolée abritant le sarcophage du premier Président démocratiquement élu du Congo-Brazzaville, le Président Fulbert YOULOU. Dans une autre vie il était homme d’église avant de devenir homme d’état. Non loin de Grand-père, repose également Grand-mère, cousine germaine de feu Président YOULOU et d’elle nous sont restés des souvenirs d’enfance, des anecdotes à propos de son cousin. Un beau jour où elle et ses copines se sont retrouvées en visite au Palais du Peuple après une bonne discussion familiale, elles se sont faites raccompagner par le Président qui leur a dit « de ne pas s’attendre à repartir avec de l’argent parce que tout ce qu’il gère appartient à l’Etat. »

La probité de ce premier gouvernement du Congo et même de celui qui l’a suivi avec le Président Alphonse Massamba DÉBAT, avait fait du Congo un pays respecté et respectable, modèle parmi les anciennes colonies françaises d’Afrique et plaque tournante de l’élite africaine francophone dans cette période postcoloniale. Nos Présidents étaient reçus avec tous les honneurs jusqu’à la maison blanche (Photo ci-dessus: Kennedy Museum, Président Youlou assis dans la limousine présidentielle avec JFK lors de la visite d’Etat du 8 Juin 1961 à Washington D.C.). Mais tel un Martin Luther King de son temps, notre ‘’younga’’ national a également eu son moment «I have a dream» pour le Congo en prédisant non sans remords «que dans l’avenir ce pays sera gouverné par des fous». À peine deux générations plus tard et nous voici dans l’œil du cyclone, avec un fou malade à la gouverne de notre République, prenant en otage tout un peuple meurtri par des guerres successives et tétanisé par la peur que distille avec une ingéniosité macabre un pouvoir en perte de vitesse.

Comment en sommes-nous arrivés là? À un point où les congolais et congolaises sont incapables de se lever pour être comptés contre une dictature poignante qui a mis en place un programme de coupe et de pillage réglés de tout un pays ; incapables de se soulever contre un clan mafieux et ses sbires indigènes et franҫafricains qui ont fini de détruire le tissu économique et social d’un pays de 4 millions d’âmes initialement destiné à être un havre de paix et de prospérité. De mémoire de pétrolier, le Congo 4e producteur de pétrole en Afrique Sub-saharienne et un taux de réserves de pétrole par tête d’habitant parmi les plus élevés au monde n’aurait rien à envier aux émirats du Golfe. Un pays béni de Dieu aux ressources minérales inestimables et aux sols parmi les plus fertiles qui aujourd’hui porte l’opprobre d’un des indices de développement humain les plus exécrables de la planète.

Ce que nous redoutions tous est là : l’auto-couronnement de Sassou 1er roi du Congo-Brazzaville. Ses méthodes d’accession à la royauté n’ont pas changé, dictature, intimidations, exécutions sommaires de manifestants, black-out des médias et proclamations de résultats imaginaires au petit matin. Un pouvoir qui a fini de boire la honte jusqu’à la lie et dont les satrapes mis à contribution d’une idiotie incomparable, sont même incapables de faire de simples calculs pouvant justifier une tricherie éhontée à grande échelle. Que faire face à une telle forfaiture? Si nos parents avaient eu le courage de chasser injustement et livrer à la vindicte populaire un homme intègre et honnête en la personne de Fulbert YOULOU notre premier Chef d’Etat, il nous incombe aujourd’hui à notre génération de nous tenir debout et de nous lever contre ce clan de vrais voleurs indécrottables, assassins et de taire la tyrannie en place à Brazzaville pour l’honneur du Congo. Réparons l’injustice de notre histoire et remettons notre République dans sa droiture !

Comment allons-nous procéder pour nous débarrasser de cette dictature? Eh bien c’est comme on se débarrasse des dictatures, seules les révoltes populaires plus fortes que les canons arrivent à leur bout, par la désobéissance civile oui, mais aussi en se tenant debout et en marchant dans les rues de Brazzaville, Boundji, Pointe Noire, Dolisie, Nkayi, Loudima, Makoua, Mossaka, Owando, Impfondo, Ouesso, Djambala, Kinkala, Boko, Sibiti, Zanaga, Ollombo, Oyo et oui même à Oyo. Les régimes qui dirigent par la peur échouent quand les hommes et des femmes cessent d’avoir peur, notre libération du roi Sassou 1er commencera le jour ou nous cesserons collectivement d’avoir peur. Ne nous trompons pas et regardons la vérité en face, il ya aura des blessés et ceux qui porteront les infirmités et séquelles à vie, d’autres y laisseront leurs vies comme cela a déjà été le cas lors du non-referendum. Mais il y a un prix à payer ! Sommes-nous prêts à le payer? Ceux d’entre-nous de la Diaspora sommes-nous prêts à descendre sur le Congo et être comptés? Contrairement à ce que vous croyez, ce régime tyrannique est aux abois, comme tout régime qui a perdu toute légitimité populaire et qui n’a plus pour seul moyen et levier de gouvernance que la force des armes. Ce régime qui choisit désormais de proclamer ses chiffres imaginaires au petit matin est un régime fini.

Peuple du Congo-Brazzaville, la victoire, notre victoire n’a jamais été aussi proche face à un pouvoir rongé de l’intérieur tel un fruit mûr pourri. La chute du roi Sassou 1er ne saurait tarder. Pour défendre l’honneur de la République et notre honneur collectif bafoué nous n’avons plus rien à perdre. Dans un autre temps, un autre peuple fut assiégé par des tyrans, ce peuple était Israël tel que la bible nous le décrit dans le livre de Deux Rois 7, la cité assiégée de Samarie était soumise à la peur et à la famine comme l’est notre pays aujourd’hui, jusqu’à ce que quatre lépreux bannis en dehors de la cité décident un jour de marcher vers l’armée Syrienne. Ces quatre lépreux avaient pris une décision simple et qui relevait du bon sens : « si nous restons assis ici dans ce désert, nous mourrons, si nous allons vers la cité assiégée où la famine prévaut, nous mourons tout aussi bien alors pourquoi restons nous ici, allons nous jeter vers le camp de l’ennemi. S’ils nous laissent vivre nous vivrons et s’ils nous tuent nous mourrons ».

Le peuple congolais est exactement face au même dilemme : soit nous nous décidons de marcher vers la dictature, d’y faire face et de la conjurer avec tous les risques que cela comporte ; soit nous choisissons de ne rien faire et de rester tétaniser par la peur ! Dans les deux cas le risque de déchéance de notre société et des enfants de nos enfants reste entier. Ou nous succombons sous la répression et les armes de cette dictature, ou nous choisissons la mort à petit feu par la dégradation sociétale collective que nous impose ce roitelet. À vrai dire au point où est arrivé notre économie, la gestion chaotique de la chose publique, la gangrène de la corruption, la non-justice, le chômage des jeunes et la pauvreté dans notre pays y a t-il un congolais digne de ce nom qui daigne encore aujourd’hui penser que nous avons le luxe du choix? Ou nous nous libérons par tous les moyens maintenant, ou soyons prêts a mourir par un supplice de pal en accompagnant Sassou 1er«plus loin ensemble» dans le vol, le pillage des ressources naturelles et deniers publics, le viol des lois et règlements, l’irresponsabilité, la corruption, la gabegie, le népotisme, le clanisme, le clientélisme, l’injustice et les assassinats dans son royaume de l’impunité totale !

En attendant le monde avance, et le Congo cumule tout prêt de 50 ans de retard dans son développement socio-économique et au Canada nous venons d’élire le 23e premier ministre Justin Trudeau, né le 25 Décembre 1971.

Démocrates, républicains, anarchistes, séparatistes Congolais avez-vous le luxe du choix !

Fait à Montréal, Canada, le 25 Mars 2016

Alain MIZELLE

(Extrait de congo-liberty)

(CONGO-BRAZZAVILLE) APRÈS L’AUTO-COURONNEMENT DU ROI SASSOU 1ER, LE PEUPLE DU CONGO-BRAZZAVILLE N’A PLUS RIEN À PERDRE
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Alain Mizelle - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:55
(Congo-Brazzaville) "Cardinal Emile Biayenda Santo subito"

« Cardinal Emile Biayenda Santo subito » Place Saint Pierre à Rome avec la bénédiction du Pape François

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Place St-Pierre à Rome le 23 mars 2016

Congo-Liberty avait mené campagne auprès du Vatican pour que le Pape François n’aille pas bénir le tyran congolais Sassou Nguesso dans un stade (baptisé Saint Denis) chèrement dédié à sa gloire. Nous avions été entendus et avions poursuivi notre appui à nos compatriotes militants de la canonisation du Cardinal Emile Biayenda.

Ce 23 mars 2016, quelques dizaines parmi ces derniers se sont rendus à Rome pour célébrer l’entrée dans la, très symbolique, quarantième année de l’assassinat cruel du Cardinal Emile Biayenda. Ces fidèles se sont présentés, ce jour-là, dans la cour de la Basilique Saint Pierre à l’audience générale accordée par le Pape François. C’est alors que se produisit l’inattendu et le pourtant tant espéré : devant le petit groupe qui avait tendu une banderole « Cardinal Emile Biayenda Santo Subito », le Saint Père s’est arrêté. Son regard parcourut longuement les visages de nos compatriotes, les pancartes qu’ils dressaient et le portrait de notre Cardinal martyrisé. Des instants, une minute ou deux, qui durèrent une éternité, celle dans laquelle l’on voudrait qu’entre enfin notre Cardinal. Alors, visiblement ému le Saint Père accorda sa bénédiction à ces quelques personnes et bien entendu à l’effigie du Cardinal assassiné qui s’offrait à son regard.

Au mois de novembre dernier, à Bangui, le Pape François avait symboliquement ouvert les portes de l’année de la Miséricorde. Tout aussi symboliquement par son attention, son émotion palpable et sa bénédiction, il est possible d’affirmer que le très Saint Père ouvrira, cette année, les portes de la canonisation de notre Cardinal Emile Biayenda en le portant à la lumière pour le sortir enfin des ténèbres dans lesquelles l’a plongé son odieux assassinat.

Déjà, cette récente bénédiction ne pourra qu’aider notre pays à gagner son combat contre le mal absolu qu’est le régime de Denis Sassou Nguesso. Ce dernier, quant à lui totalement dévoué à l’occultisme, l’a toujours craint. C’est ainsi qu’il avait placé cette dernière élection sous le signe de la trilogie cruelle et maléfique des sacrifices qui nous ont été imposés. Ses dates fétiches ont été retenues. Celles qui lui ont toujours porté bonheur et sur lesquelles a reposé son pouvoir ! Le 4 mars, début de la campagne présidentielle, est l’anniversaire qu’il ne commémore jamais des explosions de MPila* ; le 18 mars, fin de la campagne présidentielle, l’assassinat du Président Marien N’Gouabi ; le 22 mars, première annonce de sa victoire, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en l’année 1977.

En cette fin de mois de mars 2016, loin de se satisfaire d’une proclamation officielle, le Peuple congolais tout entier recompte les voix de la victoire qu’on lui a volée. Las de la tyrannie qui lui a été imposée, le pays s’est également trompé dans le décompte des années de la dictature qui veut se maintenir à sa tête. Le règne de cette dernière vient d’entrer aussi dans sa quarantième année ; elle s’annonce toute aussi agitée et imprévisible que peuvent l’être les quarantièmes rugissants.

Ce pouvoir malfaisant et diabolique, appuyé par toutes sortes d’individus congolais et étrangers sans scrupules, a subi sans qu’il le sache véritablement encore, un important revers ce 23 mars 2016, peu avant 10 heures du matin, Place Saint-Pierre à Rome.

La canonisation du Cardinal Emile Biayenda ne le portera pas seul dans la lumière. Le peuple congolais et le Congo y entreront avec lui, avec ses bénédictions dont nous avons tous le plus grand besoin !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Cardinal Emile Biayenda Santo Subito !

Rigobert Ossebi

* Officiellement 300 morts mais en réalité plus de 3000.

NB Photos officielles du Vatican Servizio Fotografico – Ordini <ordini.photo@ossrom.va>

(Extrait de congo-liberty)

Messe en mémoire du cardinal Emile BIAYENDA, le dimanche 3 avril 2016 à Paris (France)

(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
(Congo-Brazzaville) &quot;Cardinal Emile Biayenda Santo subito&quot;
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 15:23
(Congo-Brazzaville) Le général Mokoko sort enfin de sa réserve

La voix grave (celle avec laquelle on joue des tragédies) le général Jean-Marie Michel Mokoko a appelé à la désobéissance civile (ou civique, c’est selon). Très attendu, (Dieu seul sait par quel canal) l’appel a finalement été lancé jeudi 24 mars suite à la publication nocturne des résultats officiels (forfaiture suprême) donnant Sassou gagnant avec 60% de suffrages.

L’heure n’est plus à la rhétorique lénifiante préélectorale qu’on a du reste reproché au candidat Mokoko. Cette fois-ci le ton est dur, ferme. C’est le militaire qui parle, un militaire qui veut faire taire à jamais un autre militaire.

Quid la désobéissance civile ?

De quoi est-il question quand on parle de désobéissance ? Derrière le concept de « désobéissance civile » se profile celui d’insurrection, avant-goût des révolutions comme celle de Tunisie, comme celle du Burkina Faso. Mieux : le général a appelé ses frères d’armes de réitérer l’exploit de 1992 qui déposa Sassou. Si l’armée est mise à contribution, il y a risque d’affrontements ; autant dire que l’heure est grave.
« Le peuple ne doit pas se faire voler sa victoire » a articulé le général avec une tonalité dont les fréquences oscillaient sur les graves. Rien en commun avec l’accent aigu d’un Sassou.

Il y a désobéissance civile quand les populations restent terrées chez elles, prêtes d’en découdre. Des barricades sont dressées, des pneus brûlés. On est a mi-chemin entre ville morte et insurrection populaire. C’est ce qui est arrivé au Burkina-Faso.
Au Congo, à compter de ce 24 mars 2016, on risque de dire « Brazza c’est Ouaga. »

Mokoko a donc opéré le passage à l’acte tant attendu par une population qui n’en finissait pas de ronger son frein.

L’insurrection est d’autant plus probable que les Congolais ont noté avec satisfaction le lâchage (certes encore timide) de Sassou par la Communauté Internationale. Pire, il se murmure que (mythe ou réalité) le Président Eduardo Do Santos compte se mêler de la situation, au profit de l’Opposition ; à l’inverse de ce que fit le voisin angolais en 1997.

Plan B

Soutien externe, vous avez dit « soutien externe » ?

S’agirait-il du fameux plan B dont les partisans critiques de JMM Mokoko attendent avec fièvre dévoilement et déploiement ?
A propos de plan B, on se souviendra du propos du Dr Marcel Guitoukoulou (ami du général Mokoko) qui dit judicieusement qu’un plan ne vaut plus rien si on le dévoile. Il n’y a pas meilleur plan que celui auquel ne s’attend pas l’ennemi.

Alors le général détient-il une botte secrète ? On l’espère âprement.

L’attentisme des quartiers Nord

Les grandes villes se déversent dans la rue : c’est le scénario le plus probable quand la désobéissance civique évolue vers l’insurrection.

Bacongo n’a pas attendu l’appel du général pour marcher dans les artères publiques. Mercredi 23 mars, la résistance avait déjà pris forme dans le fief de Parfait Kolélas.

Reste que la répartition des mouvements sociaux est inégale dans la ville de Brazzaville qualifiée déjà de dichotomique et d’ambiguë par le sociologue Georges Balandier dans les années 1950. L’attitude passive des quartiers Nord de Brazzaville suscite des interrogations. La désobéissance civile doit être universelle sur le plan urbain. Elle ne doit pas être le monopole des quartiers Sud, Bacongo/Makélékélé.

« Poto-Poto, Talangaï, Moungali, Ouénzé attendent qu’on leur tire les marrons du feu » s’indignent les observateurs.

L’attentisme des quartiers Nord fut fatal au peuple de Bacongo le 20 octobre 2015. Les analystes estiment que le pouvoir de Sassou eut la vie sauve à cause du faux bond des périphéries nord.

Une vieille tradition

Or depuis 1963, la Commune de Bacongo a été à l’avant-garde des insurrections. Youlou fut balayé par un furieux vent qui souffla des quartiers Sud. Chasser le tyran est une vieille tradition des Kongo/lari depuis l’époque coloniale. Matsoua, Mabiala-Ma-Nganga sont des modèles historiques de résistance qui, forcément, inspirent le sujet kongo. Il ne demeure pas moins que les quartiers Nord, melting-pot, savent dirent "non" à l’oppresseur. Bacongo doit-il faillir à la tradition sous prétexte que Poto-Poto traîne les pieds ?

Que faire ?

Mokoko doit devoir parler à l’inconscient collectif des Mbochi de Talangaï comme le fait Kolélas avec ses frères du Pool.

Dans le même temps, Mokoko doit s’employer d’internationaliser la crise congolaise en occupant inlassablement réseaux sociaux et autres moyens de communication.

Au moment où nous écrivons ces lignes, l’histoire du Congo est en train de s’écrire quasiment à huis clos, dans l’indifférence de la communauté internationale dont la presse (en particulier JEUNE AFRIQUE) est restée complaisante à l’égard du tyran congolais.
Il aura fallu que trois journalistes (Le Monde et l’AFP) soit molestés pour noter le sursaut de la presse étrangère.

Actions multiformes

Le Dr Marcel Guitoukoulou par exemple passera à Africa 24 samedi 26 mars. en attendant, il est passé ce soir sur Télé-Sud au journal de 19 h.

Une délégation congolaise conduite par le ministre Jean-Luc Malékat s’est rendue à Rome. Le Pape a béni l’effigie du Cardinal Emile Biayenda que les Congolais ont présentée au Souverain Pontife. Le chef des Catholique a Sassou dans son collimateur (ne l’oublions pas). On impute à Sassou la mort du Cardinal Emile Biayenda. Santo Subito pouvait lire le Pape sur la pancarte des Congolais en cette veille de Pâques.

Ce jeudi, 24 mars une conférence de presse a été convoquée sur le parvis du Tribunal de Paris par le représentant officiel du général Mokoko : Marc Mapingou.

Leadership

Mais, les Congolais, las de voir Sassou s’accrocher au pouvoir trouvent que le général n’en fait pas assez, qu’il ne prend pas assez d’initiatives et qu’il répond un peu trop facilement aux injonctions de ses adversaires, en l’occurrence à celles du petit procureur fou nommé Oko Ngakala. Par ailleurs le problème du leadership doit être réglé dans les rangs de l’Opposition. Entre Kolélas et Mokoko on a l’impression que l’Opposition est bicéphale.

Simon Mavoula

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/Le-general-Mokoko-sort-enfin-de-sa-reserve?var_mode=calcul

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Smon Mavoula - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 10:05
Congo-Brazzaville : Lettre ouverte à Monsieur François HOLLANDE, président de la République française sur la forfaiture électorale de Sassou-Nguesso

Hollande-Sassou

Monsieur le Président de la République,

Le Congo Brazzaville vient d’organiser le premier tour d’une élection présidentielle que vous, Monsieur François HOLLANDE, personnellement et individuellement, avez particulièrement souhaitée de tous vos vœux, non pas pour le respect de la démocratie qu’elle susciterait mais pour légitimer un homme au pouvoir depuis plus de trois décennies. Vous en avez vos raisons, que la raison peut ignorer et, comme vous l’avez déclaré au monde entier pour Monsieur Denis SASSOU NGUESSO à l’occasion de l’organisation du référendum illégal qu’il s’était dit être le garant de son éternité au pouvoir, c’est de votre droit de soutenir qui vous voulez, quoi qu’il ait fait contre son peuple, contre les valeurs républicaines françaises, contre la dignité humaine. Le voilà aujourd’hui franchi la dernière pente du défi pour lequel vous, Monsieur François HOLLANDE, pas en tant que chef d’Etat français mais en tant qu’ami de Monsieur SASSOU, vous êtes porté garant pour l’avoir pris pour un démocrate qui avait le droit de « consulter son peuple ». Le même peuple consulté qui l’a vomi et ne veut plus le voir à la tête de leur pays. Vous diriez, Monsieur le Président, qu’être impopulaire, être hué publiquement, n’est pas un critère de lâchement du pouvoir, parce que vous-même le vivez quasi quotidiennement, en tant que le Président le plus impopulaire de la Vè République française. Mais le peuple français qui hue sur vous n’est pas le peuple congolais qui hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO. Parce que quand le peuple français hue sur vous, vous passez votre chemin, toute honte bue. Mais quand le peuple congolais hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO, il tire sur eux avec les armes de guerre, il le tue. C’est là toute la différence, et elle est profonde.

Ce peuple qui affronte la mort depuis que Monsieur SASSOU NGUESSO s’est autoproclamé à la tête de leur pays il y a 33 ans, vient, une fois de plus, de le désavouer par les urnes, aussi opaque ait été l’élection présidentielle,et qu’il vient d’usurper en se proclamant vainqueur. C’est de vous, en qualité de son premier conseiller, qu’il a très certainement reçu l’ordre de se couper du monde (téléphone, Internet, tous les réseaux sociaux, transports aériens coupés), incapable aux Congolais de l’étranger de joindre leurs parents serait-ce pour prendre les nouvelles de leurs maladies et souffrances au quotidien. Monsieur la Président de la République, vos mains, à vous Monsieur François HOLLANDE, sont déjà tachées de sang humain de Monsieur SASSOU NGUESSO à cause de votre visa au référendum pour lequel il s’est encore et toujours permis de tuer les Congolais qui ont cherché à le défier, parmi lesquels des victimes innocentes, comme toujours.

Aujourd’hui désavoué mais autoproclamé, dites-lui, Monsieur le Président, que s’en est fini. Comme on ne lâche pas ses amis, appelez-le à Paris, où il a hypothéqué meubles et immeubles de son misérable peuple, pour y passer le restant de sa vie afin d’épargner un bain de sang supplémentaire, parce que, déclaré vaincu, il n’hésiterait pas d’assassiner encore et encore ! L’ami que vous êtes, diriez tout simplement « avoir pris acte » des résultats de l’élection, et par ricochet, de la destruction des vermines qu’auraient pu être un peuple qui aspire au même droit de vie et de dignité que le peuple français. Vous avez, Monsieur le Président de la République, un rendez-vous avec l’Histoire. Votre ami SASSOU NGUESSO ne peut pas gagner des élections au milieu d’un peuple qu’il bafoue au quotidien. Tout résultat en sa faveur vous est redevable, parce que c’est vous, Monsieur François HOLLANDE, qui l’avez repêché de la révolte populaire qui aurait déjà marqué sa fin en lui ayant ouvert le boulevard d’un référendum illégal et meurtrier. Ces morts là, vous n’en avez jamais parlé et vous n’en parlerez jamais, Monsieur François HOLLANDE. Si vous en attendiez d’autres, encore et encore, il y en aura toujours. Car, vous êtes des amis, Monsieur SASSOU NGUESSO et vous, mais à la différence que si vous avez osé faire tirer sur les agriculteurs qui vous ont humiliés au dernier salon de l’agriculture à Paris, vous ne seriez plus à l’Elysée aujourd’hui, alors que vous soutenez que Monsieur SASSOU NGUESSO reste dans son Palais après qu’il ait tiré sur des mécontents.

Le peuple congolais attend beaucoup non plus de Monsieur SASSOU NGUESSO mais de vous, Monsieur François HOLLANDE, qui vous êtes autoproclamé, pas au nom de la France républicaine mais en votre alliance à deux, mentor de ce tyran aujourd’hui difficile à défendre aux yeux du monde. Vous êtes d’ores et déjà comptable du devenir du peuple congolais face au criminel éhonté qu’est votre ami SASSOU NGUESSO. Honte à vous !.

Avec tous mes respects que je vous dois, Monsieur le Président de la République.

Docteur Dauphinois Paris IX Calixte BANIAFOUNA

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 16:59
Congo-Brazzaville : Sassou serait mis KO dès le 1er tour ?

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Sassou, candidat à sa propre succession. Les premiers résultats des urnes le placent en 4è voire en 5ème position après Mokoko (38%), Koléla (20%), Sassou-Nguesso n’a pu recueillir que 11% des voix arrivant en 4e position après Okombi Salissa. C’est le comble pour un Président sortant qui avait promis l’Apocalypse pour ses adversaires.

Si le dépouillement total confirme ces chiffres, alors Sassou aura été le premier à contredire le théorème des tricheurs selon lequel « En Afrique on n’organise pas les élections pour les perdre. »

Enseignements

Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cette élection d’un genre particulier.
Le premier enseignement : Sassou s’est tiré une balle dans la jambe lorsqu’il a résolu d’anticiper les choses. Prévues pour le mois d’août 2016, contre toute attente, il ramena les élections au mois de mars. Tout s’est passé comme si l’histoire a voulu rendre justice aux Congolais en leur épargnant d’attendre cinq mois supplémentaires alors qu’ils avaient bu la coupe du sassouisme jusqu’à la lie, ce durant plus de trente ans. Les choses se sont précipitées dès que le vieux tyran avait résolu de faire son référendum pour changer la Constitution afin de briguer un 3ème mandat. Si Sassou n’était pas allé vite en besogne, peut-être qu’aurait-il régné jusqu’à la fin du monde.

Deuxième enseignement : en coupant le signal internet, paradoxalement, le dictateur infatigable n’a réussi qu’à braquer le regard de la terre entière sur le Congo.

Troisième enseignement, en craignant que l’Opposition ne proclame de faux résultats, c’est son ministre Zéphyrin Mboulou qui aura le plaisir d’annoncer la victoire du rival de son poulain Sassou. Le comble de l’humiliation pour un homme dont le patron avait promis le KO à ses adversaires.

Troisième enseignement de cette élection : n’ayant pas été prévue pour se dérouler en deux tours, on se retrouve dans le scenario où ce sont deux alliés qui passent le cap du premier tour. Comme si Bayrou et Juppé s’affrontaient au 2è tour en 2017.

La situation est inédite. Que vont faire Mokoko et Kolélas ?
Iront-ils au bout de cette logique absurde ?

Ironie du sort : nous voilà dans une situation où Sassou qui se croyait invincible en est réduit à appeler à voter pour l’un de ses deux heureux adversaires. Bien sûr s’il n’est pas mauvais perdant...

Yi Wiri eeeeeeeee !

Simon Mavoula

Lire la suite : http://www.congopage.com/Sassou-serait-mis-KO-des-le-1er-tour

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Simon Mavoula - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 11:51
(Congo-Brazzaville) Où va Denis Sassou Nguesso cornaqué par Pigasse... ?

par Olivier MOUEBARA -

Sassou Nguesso et J.P Pigasse le 20 mars 2016 à Brazzaville

Où va Denis Nguesso ? Quelle voix entend-il ? Qui a bien pu l’amener à l’impasse dans laquelle il se trouve et dont-il ne pourra sortir qu’en se servant des armes qu’il a accumulées ? Ce n’est sûrement pas son épouse, Antoinette, qui l’aura poussé à se fourvoyer de la sorte. Madame Sassou Nguesso était bien à côté de son président de mari, mais elle avait du mal à dissimuler son inquiétude face à la mascarade d’élection à laquelle elle était contrainte de participer.

Le putschiste récidiviste n’avait pas un sourire franc et détendu en introduisant son bulletin dans l’urne, bien au contraire… Il paraissait inquiet comme toute l’assistance autour de lui. Le seul homme à afficher un visage serein et presque souriant n’était autre que Jean-Paul Pigasse, son conseiller diabolique, l’homme des réseaux, de la presse et de la liaison avec la Françafrique. L’homme des Dépêches de Brazzaville a toujours été, dans son canard, à la pointe de la défense du référendum anticonstitutionnel. Dans cette avant-dernière étape, avant la proclamation du coup KO du premier tour, il ne pouvait être qu’au côté de celui qu’il accompagne depuis le 5 juin 1997.

Pigasse a été de tous les combats qu’il a soutenus au travers de la bien pensante ADIAC ; les fraternels, qui ont poussé les populations dans les forêts, et les politiques qui a réduit les opposants à la merci du tyran qu’il a fait grandir. Pigasse, homme de réseaux, a mis ces derniers à son entière disposition. Ceux qui s’étonnaient du silence des médias français n’y voyaient d’autre intervention que la sienne. Il a construit un empire de presse au Congo. Des proches en faisaient de même grâce à sa proximité avec le dictateur congolais.

On peut bien comprendre que ces jours décisifs, pour le Congo, le sont d’autant plus pour lui. Il a beaucoup trop à perdre et cela explique qu’il soit si près du tyran.

Son choix comptera pour beaucoup dans les heures prochaines. Transition pacifique ou sanglante, lui seul connaît peut-être la suite de notre histoire….

Olivier MOUEBARA

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:05
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO demande aux opérateurs de téléphonie de couper les SMS et INTERNET à partir du 20 mars 2016

On ne change pas les méthodes qui marchent, même lorsqu’elles sont criminelles et mortifères peut-on dire, à la lecture de la circulaire du 18 mars 2016 de M. Raymond Zéphirin MBOULOU, ministre de l’intérieur du dictateur congolais SASSOU-NGUESSO, exigeant aux opérateurs de téléphonie de restreindre les communications électroniques sur tout le territoire congolais.

Tous les signaux des radios étrangères, RFI, BBC…seront également coupés afin que ne soit pas relayée l’information sur les graves violations des droits humains planifiés à partir de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le gouvernement du tyran congolais avait déjà coupé les communications téléphoniques et électroniques pendant la désobéissance civile déclenchée le 20 octobre 2015 par l’opposition ce qui avait permis au pouvoir de Brazzaville de massacrer les manifestants à huis clos.

Toutes ces mesures de la dictature congolaise aux abois ne font que renforcer la détermination du peuple congolais qui n’acceptera pas que Sassou-NGuesso se perpétue au pouvoir au-delà du 20 mars 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 05:48
(Congo-Brazza) L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière...

L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière, le mardi 22 mars 2016, de 19h à 21h à Paris

Messe en mémoire du cardinal Emile BIAYENDA, le dimanche 3 avril 2016 à Paris (France)

(Extrait de congo-liberty)

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SUR LES PAS DU VENERE PASTEUR : ENTRETIEN SPIRITUEL AVEC EMILE CARDINAL BIAYENDA A L’OCCASION DU TRENTE NEUVIEME ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT (22/03/1977-22/03/2016)

Le Congo-Brazzaville est sur le point de vivre un grand événement électoral tenant au choix d’un nouveau président de la République. Compte tenu de l’importance d’un tel événement, TAATA N’DWENGA directeur de publication du journal imaginaire du MUUNTU s’est, une fois de plus, rapproché du Vénéré Pasteur pour obtenir son soutien et ses conseils sur la manière d’être et de faire pour mieux construire le « vivre ensemble » qui, n’est toujours pas visible dans les faits et gestes des hommes politiques en dépit de leur discours sur ce point.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Bonjour ! Comment-allez-vous Mon très cher et vénéré pasteur Emile BIAYENDA ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Mes pensées et surtout mes prières sont tournées vers le Congo-Brazzaville en l’exhortant au courage, et à la confiance pour son avenir d’autant plus que la lumière est proche. A part ça, je vais bien car la paix et la joie du Christ envahissent tout mon être avec les anges et les saints du monde céleste.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Comme vous le savez, vénéré père, les Congolaises et les Congolais implorent souvent votre bonté pour la paix dans leur pays. Aujourd’hui, ils sont sur le point de vivre quelque chose d’événementiel, c’est-à-dire un scrutin pour l’élection d’un président de la république. Que pouvez-vous nous dire à propos d’un tel événement lequel, dans des pays comme le nôtre, peut engendrer de terribles conséquences sur les plans humain et social ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Eh bein ! mon enfant nous devons, pour cela, beaucoup prier notamment], en nous penchant sur l’enseignement du Christ, en examinant son comportement et en réfléchissant sur son agir. Nous demanderons à l’Esprit de « pénétrer nos intelligences, de nous enraciner dans la foi, de nous rendre capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…(du cœur de Jésus, foyer de cet amour) qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Eph 3, 18-19),….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

Avec Jésus, la loi d’amour prend des nouvelles dimensions ; elle s’élargit et s’épure en même temps. Elevé aux dimensions de son propre cœur, l’amour sort des limites claniques, tribales, régionales, voire nationales, et devient universel ; surnaturel sans borne à l’exemple de l’amour de Dieu lui-même. [ Cardinal Emile Biayenda ibidem.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mais vénéré père, beaucoup des nôtres Congolais ou Africains deviennent sceptiques face à l’évolution du monde des inégalités considérant à ce titre les Saintes Ecritures comme étant culturellement trop éloignées de nos réalités. Qu’en pensez-vous ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : N’eut été la concision des limites de notre « relation », nous nous serions longuement attardés sur la symbolique du cœur dans l’Ecriture Sainte et dans la tradition congolaise. Toutefois nous tenons, avant de poursuivre notre réflexion, à souligner qu’à la source de toutes nos actions et de tous nos actes, se trouve le « cœur ». Et sur ce point, la pensée juive et la pensée africaine se rejoignent et se complètent d’une façon très surprenante.

L’Ecriture insiste sur l’importance du cœur dans nos relations avec Dieu et avec les hommes. Plus d’une fois, dans l’Ancien Testament, Yahvé fustige les attitudes inacceptables de son peuple.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous interrompre mon très cher et vénéré cardinal, une idée me vient à l’instant même sur les maux dont souffre le peuple Congolais, en est il en partie lui-même responsable ?

« Parce que ce peuple ne m’approche qu’en parole, qu’il ne me glorifie que des lèvres, tandis que son cœur reste loin de moi, et que sa religion envers moi n’est que commandements humains, leçons apprises ! Eh bien, je vais continuer à lui prodiguer mes prodiges. La sagesse de ses sages tournera court, l’intelligence de ses intelligents s’éclipsera » (Is 29, 13-14).

Par la bouche de Joël et d’Ezéchiel, Yahvé nous livre son plan : déchirer les cœurs des gens de son peuple ; arracher leurs « cœurs de pierre », leurs « cœurs endurcis », et leur donner des « cœurs de chair », capables d’aimer et de réagir comme le sien.

« Je leur donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en eux un esprit nouveau : j’extirperai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils marchent selon mes lois et qu’ils observent mes coutumes et qu’ils les mettent en pratique. Alors, ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Quant à ceux dont le cœur est attaché à leurs idoles et à leurs pratiques abominables, je leur demanderai compte de leur conduite. Oracle de Yahvé » (Ez 11, 19-21). [ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mon très cher et vénéré père pensez-vous vraiment que la tradition juive est identique à la tradition congolaise ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Bien évidemment mon enfant ! d’autant plus que], bon nombre d’expressions bibliques existaient, telles quelles dans nos langues avant que nous ayons eu quelque contact avec l’Evangile. Elles définissent le genre de relations que les hommes peuvent avoir entre eux, et déterminent les différents motifs et mobiles qui peuvent les promouvoir.

Signalons-en quelques-unes, en Kituba, Lari et Lingala, par exemple, que nous essayons de traduire assez fidèlement, bien qu’incomplètement, vu toute leur densité :

« Ku vuanda na m’tima » = « avoir du cœur », signifiera à la fois : être social, affable, accueillant, savoir réagir devant la misère et les soucis des autres, oublier le mal qu’on vous a fait, savoir pardonner, savoir partager, en un mot, vivre la loi de charité telle que la définit Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens…Pour nous, Congolais, « avoir du cœur », c’est jouir d’une bonté et d’une largeur de cœur remarquables. « Avoir un bon cœur » (Ku vuanda na m’tima ya m’bote), c’est avoir ce « cœur nouveau habité par un esprit nouveau » et qui, par décision de Dieu Lui-même et avec son aide, prend la place du « cœur endurci » et insensible.

En revanche, « ne pas avoir du cœur » « lembo ba na m’tima), « un cœur mauvais » (= motema mabé) ou « un cœur dur » (= motema makasi), correspondra au « cœur de pierre » ou au « cœur endurci », pour reprendre les expressions du prophète ; c’est manquer de charité, de tout sentiment humain, de tout sens de l’homme et ignorer ses devoirs vis-à-vis des autres.

Pour nous, Congolais, la valeur d’un individu donné est fonction de la valeur de son cœur….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Merci beaucoup Mon très cher et vénéré cardinal pour votre éternelle intervention qui est pleine de bon sens, de sagesse et surtout d’espoir d’une véritable paix au Congo et par conséquent d’un « vivre ensemble » tant souhaité par les Congolais eux-mêmes.

Propos recueillis par Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU alias TAATA N’DWENGA, coordonnateur général du cercle KI-MBAANZA OU DES AMIS DE LA NATION CONGOLAISE ( A.N.C.)

(EXTRAIT DE CONGO-LIBERTY)

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ACEB-FRANCE - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:38
(Congo-Brazzaville) Elections au Congo : le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

Le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

LIRE LA SUITE :

http://www.mondafrique.com/elections-congo-mercenaire-patrick-klein-secours-de-sassou/

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