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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 01:31
Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...

Nous remercions vivement celui ou celle qui apportera ou remettra en mains propres les témoignages ci-après au Président François Hollande et son ministre des Affaires étrangères pour qu'ils prennent conscience du "QUITUS" accordé à M. Sassou Nguesso et du "PERMIS DE TUER" qu'ils lui ont délivré.

Témoignage rapporté par Marie-Louise Abia

Le témoignage bouleversant du professeur Marion Michel Madzimba Ehouango
"Le 21 octobre, alors qu'on nous conduisait à la DGPN , dans le bus, nous étions accompagnés par des " policiers" surexcités qui nous ont assénés de chants folkloriques mbochis ...." Sassou nzambe a tsengué..." . insultant les autres ethnies, molestant certains d'entre nous...
C'est en ce moment que j'ai vraiment pris la mesure de la césure ethnique dans laquelle ce gars a plongé notre pays.....Quant à la mise en scène d'un procureur de la République qui a cherché séance tenante à fabriquer un " flagrant délit" pour nous inculper de " terrorisme"..., je vous laisse imaginer l'atmosphère.

En fait nous nous sommes fait arrêter parce que nous étions intervenus face aux supplétifs de la police qui effectuaient des rafles dans les parcelles à Diata. Arrêtant tout jeune âgés de 15 ans et plus....
Au moins cet incident a fait cesser ce ramassage de jeunes de ce quartier.
Oui...Faisons l'effort de nous affranchir de ce piège. Même au cours des réunions de l'opposition je frémis en écoutant certains propos de gens avec lesquels je crois, pourtant, partager certains idéaux de la démocratie.
Le fait que la police ait encadré (voir même accompagné) des cortèges de carnaval de militants emmaillotés de la mouvance présidentielle dans la partie nord, au moment même où des jeunes opposants étaient tués dans la partie sud de Brazzaville devrait choquer y compris les propres parents du Chef de
l'État.

Je vois bien certains hypocrites me faire le reproche de relater ces faits, mais il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse plutôt qu'un homme du sud. (...) Ayons le courage de dénoncer l'animalité qui semble prendre le contrôle de certains d'entre nous. Si non, ce Congo restera déchiré même après le départ de Sassou.
Ils ne m'ont pas frappé... mais ils ont frappé Bongouandza, Mierassa et Kinfousia... j'aurais aimé qu'ils me frappent aussi. Tellement j'avais ho
nte..."

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2ème Témoignage (réaction) : Marie-Louise Abia, une femme traquée, parce qu'elle ose... briser l'omerta...

Chers amis, cherchez l'erreur: j'ai juste dit tout haut ce que Sassou Nguesso - seul - fait subir aux populations du sud qu'il juge "têtues" d'après ses propres proches. Je n'ai accusé personne d'autre et vous venez impliquer tous les frères et soeurs du Nord-Congo dans ces crimes que commet Sassou Nguesso. Cherchez vraiment l'erreur! ai-je dit que tous les congolais du nord tuent les congolais du sud? Les crimes de Sassou Nguesso seraient-ils endossables par tous les congolais du nord? quand les mercenaires et miliciens de Sassou Nguesso doivent massacrer les congolais, dans quelle partie du Congo commettent-ils ces massacres?

Si nous n'avons même pas l'honnêteté de voir un problème que peut voir un aveugle, c'est que nous faisons bien preuve de naiveté ou d'hypocrisie! Je répète, je persiste et je signe: parce que la plupart des richesses du Congo se trouvent dans la partie sud du Congo, et que les Congolais du sud ont le courage de dire "NON" quand leur souffrance a atteint le comble du paroxysme.

Denis Sassou Ngesso - seul - a planifié l'extermination pure et simple des congolais du sud, c'est une information qui vient de son propre milieu. Tous ceux qui viennent exposer leur naiveté en m'accusant de tous les noms d'oiseaux sont complices de ce génocide. Ne perdez pas votre temps à m'insulter, si vous vous sentez si concernés que cela, allez plutôt vous renseigner pour que vous ne mouriez pas bête!

Marie-Louise ABIA

Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:55
Le Congo-Brazzaville est fermé pour cause "Opération Ville Morte"

CONSIGNES POUR L'OPERATION VILLES MORTES DU LUNDI AU MARDI 2 ET 3 NOVEMBRE 2015

Les lundi 2 et mardi 3 novembre ont été décrétés « JOURNEES VILLES MORTES » par les Démocrates Congolais, afin de défendre la démocratie, protester contre la dictature du régime de Mpila et rendre hommage aux 30 Martyrs de la démocratie abattus lâchement le 20 octobre par les assassins de Mpila.

Devant la folie sanguinaire des miliciens et des mercenaires de Mpila, les Démocrates ont opté pour une « résistance passive et puissante » pour ne pas livrer le peuple aux loups. C'est ainsi que le mot d'ordre de Ville Morte et de grève sur toute l'étendue du territoire national a été lencé pour lundi et mardi.

Le principe n'est pas d'affronter les miliciens de Sassou, mais de paralyser les villes et villages, d'empêcher toute activité économique lundi et mardi.

Au nom de la démocratie, de la Justice, de la Liberté et pour honorer les 30 enfants, jeunes, femmes et hommes assassinés le 20 octobre pour la défense de la LOI, nous vous donnons les sept (7) consignes suivantes :

1 – N'allez pas travailler lundi 2 et mardi 3 novembre 2015. Restez chez vous comme vous l'avez fait le 25 octobre 2015 ;

2 – Diffusez ce mot d'ordre à vos proches, parents, amis et collègues ;

3 – Aux Jeunes courageux qui aspirent à un Congo meilleur, n'affrontez pas en face les miliciens de Sassou, mais faites tout pour empêcher la circulation des véhicules ;

4- Pour empêcher la circulation des véhicules, que chacun puisse mettre sur les avenues et les ruelles en un temps « X » ou une personne va vous arrêter : pneus brûlés, bois, graviers, sables, carcasses, fûts, tôles, briques, etc ;

5 – Trouez les pneus des véhicules et camions qui circuleront ;

6 – Menez les actions dans chaque quartier de chaque ville ;

7 – Soyez malins et ne vous faites pas prendre.

La résistance va continuer jusqu'à la chute de Denis Sassou Nguesso.

A faire circuler aux Congolais et aux démocrates africains résidant aux Congo et à l'étranger. Utilisez tous les moyens possibles pour paralyser Sassou et ses suppôts. Chacun doit contribuer activement à sa façon .

Vive le Congo !

Vive la démocratie !

Honneur à nos martyrs !

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 15:32
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?

par Calixte Baniafouna -

Par la naïveté la plus salvatrice qui soit, certains Congolais ont très vite pris François HOLLANDE pour le président français qui ferait exception dans le soutien indéfectible des dictateurs installés dans les anciennes colonies françaises d’Afrique. Voici arrivé le messie, croyait-on, le « gentil » HOLLANDE face aux « méchants » GISCARD, MITTERRAND, CHIRAC, SARKOZY qui ont tour à tour déroulé le tapis rouge à l’« ami » SASSOU et qui, tour à tour l'ont laissé en place à la fin de leur mandat, perché au piédestal sur lequel ils l’ont trouvé, comme bientôt l’« ami » HOLLANDE l’y laissera d’ailleurs à son tour, mieux perché que jamais !

Il a fallu que l’« ami » SASSOU eût été mis en difficulté face à la colère de plus en plus montante de la majorité de la population de son pays, colère manifestée pour contrer les manœuvres liées au changement de la Constitution qui le maintiendrait au pouvoir pour que l’« ami » HOLLANDE montre à la face du monde son vrai visage en ayant nargué le peuple congolais : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Comme ça fait partie du droit de l’« ami » HOLLANDE de se livrer aux rétropédalages qu’il a pris l’habitude de faire dans bien de domaines se riant ainsi de la responsabilité commune qui implique la girouette politique et le criminel dans l’établissement historique des crimes économiques et humains !

Que reste-t-il donc de ces déclarations faites par l’« ami » HOLLANDE qui ont engagé la France à Kinshasa le 13 octobre 2012 : « La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l’Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d’expression, l’affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants ? » ; à Alger le 20 décembre 2012 : « Je reconnais ici les souffrances que la colonisation française a infligées au peuple… qui a été soumis à un système profondément injuste et brutal ? » ; à Dakar le 30 novembre 2014 : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie… on ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel ? » ; à Cotonou le 2 juillet 2015 : « Je suis attaché à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales et les rythmes de la démocratie… si je suis ici c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner ? »… Que de la poudre aux yeux du monde ! Que des blablas hollandais vite oubliés et jetés dans la poubelle de l’Histoire !

Fini le temps où la honte des affaires sur les Biens mal acquis, les Disparus du Beach, les assassinats individuels et en masse, le non-respect des principes sur les droits de l’Homme et de la démocratie, l’élasticité des mandats à durée indéterminée, la révision des Constitutions en vue de se maintenir au pouvoir … hantait la conscience de l’« ami » HOLLANDE. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE tournait le dos à l’« ami » SASSOU pour lui tendre la main sur le perron de l’Élysée. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE assénait sans réplique la leçon de la démocratie et du respect des constitutions aux « méchants » dont SASSOU était particulièrement pointé sur le viseur du « gentil » enfant.

Il est indéniable que le soutien de HOLLANDE à son « ami » SASSOU pour la tenue d’une mascarade de référendum n’est pas qu’un simple falot portatif d’arrogance du plus fort venu au secours d’un « ami » criminel en difficulté et qui, face aux mécontentements grandissants des Congolais, répondrait à la guerre du pot de fer contre le pot de terre. C’est beaucoup plus profond que cela. L’« ami » HOLLANDE a su choisir le moment qu’il fallait pour lancer son boulet dans le dos des mécontents congolais : l’approche de la date de la tenue du référendum et la montée vertigineuse des mécontentements. Sachant le référendum pipé à l’avance comme tout élu de l’Élysée a toujours su le faire, l’« ami » HOLLANDE a ainsi cherché à marquer les esprits, à décourager et à arrêter net la détermination du peuple congolais qui tient à mettre hors d’état de nuire un homme perçu par lui comme le pire criminel du pays mais qui est accueilli par l’« ami » HOLLANDE comme le bon samaritain, serviteur des intérêts divers depuis 31 ans… et de qui l’Élysée en attend davantage ! L’« ami » HOLLANDE en ayant ainsi choisi ce moment stratégique pour décourager les attentes des Congolais a cru parvenir à porter l’influence de l’Élysée sur les victimes de l’« ami » SASSOU et à freiner leur hardiesse en vue de l’aider à se maintenir au pouvoir. La déception des Congolais est bien évidemment au-delà des espoirs qu’ils ont fondés sur HOLLANDE par qui ils croyaient trouver l’appui qui les aiderait à se débarrasser d’un criminel devenu gênant pour l’avenir de leur pays.

Le rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur l’« ami » SASSOU appelle les Africains en général, les

Congolais en particulier, à en tirer les leçons et à réagir au prix des sacrifices sans lesquels ils seraient repartis pour 100 ans de domination supplémentaires.

La première leçon à tirer résulte de la classique arrogance née du pouvoir colonial et du complexe de supériorité qui en dépend. Des années 1950 aux années 2015, tel devenu un mode du vivre ensemble, considéré comme naturel, tout dirigeant français n’a plus cru que Français et Africains pourraient un jour traiter d’égal à égal : le simple fait même d’y penser serait pire folie. Figée à jamais dans l’esprit et le crâne, la notion de pré carré permet au dirigeant français de se comporter en Maître absolu.

D’où cette sorte de syndrome de Fachoda qui, dans l’imaginaire du dirigeant français, considère la tentative de prise d’indépendance par une ancienne colonie française d’Afrique comme une profonde humiliation infligée par un « assujetti » triomphant, hautain et forcément de mauvaise foi. D’où la théorie des intérêts qui contraint la France via ses multinationales de poursuivre les pillages systématiques des richesses de ses anciennes colonies d’Afrique, d’occulter l’histoire voire de ne pas les compter comme parti pris dans l’Histoire pour faire en sorte que les anciennes colonies d’Afrique soient toujours tenues à la remorque de leur ancien colonisateur. D’où le Permis de Continuer à Tuer (PCT) accordé depuis les années 1970 et réactualisé par l’« ami » HOLLANDE à l’« ami » SASSOU.

Une preuve qu’au-delà du soutien de l’« ami » SASSOU perçu par l’« ami » HOLLANDE comme un simple jeu de rôle et la colère du peuple congolais comme une bouteille d’eau jetée dans la mer, le vrai message que l’« ami » HOLLANDE a voulu adresser au monde est le message de la sauvegarde du pré carré dont il est le garant à un moment donné de l’Histoire de France, et que personne – des tenants de la politique néocoloniale qui lui prêtaient l’intention de chercher à casser la Françafrique ou des Congolais qui ont vite pris pour monnaie comptant ses déclarations sur la démocratie – ne s’attende à ce que par lui s’échappe le pré carré.

La deuxième leçon à tirer du rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur son « ami » SASSOU est la notion de la démocratie. Vue de l’Élysée, la définition de la démocratie varie selon qu’elle s’applique aux Occidentaux ou aux Africains, aux pays africains pétroliers ou aux pays africains non pétroliers, selon les intérêts en présence. La démocratie en Occident est, pour l’Élysée, synonyme d’élections transparentes, de respect des droits de l’Homme, de respect de la Constitution, d’alternance, cependant que la même Élysée considère la démocratie en Afrique comme, certains diraient même un luxe, la capacité de tout dirigeant africain de garantir les intérêts français avec toutes les conséquences que l’on sait : mandats à durée indéterminée, élections truquées, répressions, manque de liberté d’expression, manque d’alternance, etc.

De même, l’Élysée considère que les droits de l’Homme en Occident sont un ensemble des prérogatives dont peut bénéficier n’importe quel individu. Tel n’est pas sa vision des droits de l’Homme quand il s’agit de l’Afrique où l’oppression sans faire des vagues tient lieu des droits de l’Homme et du Citoyen.

Idem pour la Paix, que l’Élysée considère en Occident comme une absence de conflit, de guerre, de violence… La même Élysée ferme les yeux quand – au milieu des affamés, des démunis en eau potable et en électricité, des silencieux forcés par la résignation -, les dictateurs qu’elle installe et soutient en Afrique vantent la paix dans les pays à la tête desquels ils se trouvent.

Il apparaît en définitive que l’« ami » HOLLANDE se pose en Maître pour démontrer aux yeux de la communauté internationale que c’est Lui qui a le contrôle du Congo, même s’il ne le dira jamais qu’il est également comptable des crimes à venir qu’aura forcément commis l’« ami » SASSOU en l’ayant maintenu au pouvoir.

Pas un seul Français pourtant ne pouvait parier un kopeck que la Chine marcherait un jour devant la France. Attention aux leçons de l’Histoire !

Congolais debout !

Par Calixte Baniafouna

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:01
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:23
Congo-Brazza : Le "kuenda vutuka" (va-et-vient) de François Hollande

Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso a pulvérisé les us et coutumes de la diplomatie de l’Hexagone. D’habitude parlant d’une seule voix, à l’occasion du referendum du 25 octobre 2015 du Congo-Brazzaville, L’Elysée et le Quai d’Orsay ont donné l’impression de se livrer à une course à l’échalote, frôlant la cacophonie. C’est le Quai d’Orsay qui annonce les couleurs.

Et, L’Elysée rame derrière. Histoire d’éteindre l’incendie. Pour les populations du Congo-Brazzaville et partant celles de l’Afrique, le mal est fait. Deux lobbies s’affrontent dans ce qui est communément appelé le domaine réservé de l’Elysée : la politique étrangère de la France. Désormais, à la lumière du referendum du Congo-Brazzaville, la politique africaine de la France s’élabore au quai d’Orsay. Laurent Fabius s’est érigé en deus ex machina de la politique africaine de la mère patrie. Laurent Fabius décide, François Hollande exécute.

Ouaga versus Brazza

Le lobby du ministère des affaires étrangères a remporté la bataille. Ce puissant lobby impose ses vues. La diplomatie économique a pris le dessus sur toute autre considération. Business is business. Et, pour le Congo-Brazzaville, la diplomatie du pétrole a fait le reste. Elle a pesé lourd sur la balance. Les raisons du revirement spectaculaire de François Hollande sur le changement de Constitution au Congo-Brazzaville trouvent leur cause de ce côté-là. Denis Sassou Nguesso a joué la carte du pétrole. Blaise Compaoré doit se mordre les doigts. Le sous-sol du Burkina Faso ne regorge pas de matières premières susceptibles d’aiguiser les appétits des grandes puissances.

Le général de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts à défendre » François Hollande s’est rappelé aux bons souvenirs des propos du général. Il a avalé son chapeau. Exit le discours de Dakar du 29 novembre 2014. Exit les grands discours. Exit les bons sentiments. La bourde de François Hollande ? Il n’y en a point. « Brazza n’est pas Ouaga », le compagnon de Julie Gayet n’en pense pas moins. Quitte à faire voler en éclat la belle unanimité qui existait jusque là entre les Etats-Unis et la France contre les changements de Constitution en Afrique. Le « ton pied, mon pied » entre Barak Obama et François Hollande, qui a fait rêver Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa et les populations du Congo-Brazzaville et d’Afrique en soif d’alternance démocratique a fait long feu. François Hollande a déçu de milliers d’africains.

Malentendu

Envisageable il y a seulement quelques mois, l’idée de chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir s’est éloignée à mesure que François Hollande s’alignait sur les positions de Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense et du général Benoît Puga, le chef d’Etat major spécial. L’histoire de François Hollande avec les populations du Congo-Brazzaville restera celle d’un grand malentendu. La France n’est pas toujours ce qu’on croit. Et, la France fut très souvent ce qu’on ne croit pas. La preuve vient d’être administrée par François Hollande au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso a réussi l’exploit de retourner les faiseurs des rois nègres.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:19
(CONGO-BRAZZAVILLE) Sud-Congo : Formation d'un Gouvernement Provisoire de Transition

COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL AU CONGO DU DICTATEUR DENIS SASSOU -

Formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition

« Pour éviter les massacres des populations du Sud Congo et pour les protéger d’un nouveau génocide, contraint par l’intransigeance du dictateur Sassou, j’ai usé du droit inaliénable de l’Etat du Sud Congo de jure qui siège aux Nations Unies et conformément à la Requête déposée aux Nations Unies le 20 Avril 2014, d’informer le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon de la formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition ; de même, j’ai donné instruction à mes Conseils d’ester en justice contre la Sté TOTAL SA pour que les redevances du Congo soient versées dans un compte séquestre jusqu’à ce que la situation revienne sous contrôle pour la sauvegarde des vies et des biens pour la sécurité des populations des Cinq Terres du sud du Congo » (Modeste BOUKADIA, Paris 29 octobre 2015).

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 12:29
Génocide ouvert au Congo-Brazzaville sur les populations du sud

Posted By: sassoufin -

AVERTISSEMENT :

ATTENTION ! ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR. LES IMAGES CI-DESSOUS SONT INSOUTENABLES;

Le sud du Congo, la partie la plus peuplée du pays, est, très certainement, la hantise et l’épine sous le pied de Sassou Nguesso qui a décidé d’exterminer sa population pour soulager sa peine.

Depuis quelques années, un génocide insidieusement planifié se déroule, silencieusement, dans la partie sud de la république du Congo. Plus d’une centaine de miliers des Congolais ont disparus en seulement 7 années, et les Congolais, qui sont tous conscients de la situation, semblent avoir peur de la dénoncer, au risque de s’entendre dire“tribaliste”, l’anesthésie à la mode au Congo.

Cette crainte d’être accusé de “fossoyeur” d’une unite ou d’une cohésion nationale qui n’existe que dans l’illusion des naïfs, ouvre à monsieur Denis sassou nguesso, le boulevard de la permissivité, le droit au massacre silencieux.

Président depuis plus de 30 ans, Denis Sassou Nguesso n’a jamais gagné une seule élection; il ne s’impose que par la violence et par la fraude, ce que lui reprochent la majorité des Congolais du sud qui croupissent dans une misère incommensurable.

Voulant parer à cette pratique qui le ‘humilie à la face du monde entier, il a décidé de réduire la population du sud, par tous les moyens, afin de favoriser la population du nord qu’il a pris en otage; et pour y parvenir, il a secrètement lancé un plan de dépeuplement du sud du congo, comme en témoignent les résultats officiels issus des deux derniers recensements de la population.

Ce plan est connu de tous, certains ressortissants du sud en sont même complices à leur insu, tandis que les populations du nord subissent un intense lavage de cerveau qui les oblige à prendre fait et cause pour celui considèrent comme sauveur des peuples du nord contre on ne sait qui.

Les populations du nord n’ont jamais été inquiétés par leurs frères du sud. Denis Sassou Nguesso a instrumentalisé le tribalisme et le crime polituqe au Congo, crime dont les victimes sont majoritairement du sud. C’est dans cette optique que l’assassinat du Président Marien Ngouabi, né d’un père du sud et du mère du nord, avait froidement et méchamment été attribué aux innocents ressortissants du sud, un prétexte pour assassiner les cadres du sud dont un ancien président de la république et un cardinal. Depuis, la liste des tueries au sud est kilométrique.

Dans un pays, semble-t-il, en paix, sans guerre ni épidemie, des dizaines de milliers de personnes du sud ont purement et simplement disparu.

Uphrem‬ ‪Dave‬ ‪Mafoula‬, opposant politique Congolais disparu

Outre les assassinats publics massifs, ciblés et perpetrés par des agents des forces de l’ordre exclusivement au service du tyran, des enlevements, suivis d’assassinats puis d’enterrements dans le secret le plus total font rage au Congo.

C’est ainsi que les familles peuvent constater, du jour au lendemain, que leurs proches se sont évaporés, volatilisés dans la nature, sans laisser de trace. A cette souffrance se greffe la frustration à elles imposée par les autorités qui leur interdisent de se plaindre, même si la disparition est suspecte, ne peut ni s’expliquer, ni justifier.

Les Congolais ne sont pas des aventuriers qui décideraient de claquer la porte et de disparaître; ils ne sont pas non plus de grands voyageurs, d’abord parce qu’ils n’en ont pas les moyens, ensuite parce que la plupart n’a même pas de carte nationale d’identité.

Il faut aisément comprendre que le seul crime de ces victimes est leur origine: ils sont du sud et Sassou Nguesso n’aime pas les Congolais du sud car ils sont son pire cauchemar.

Tout rassemblement, toute manifestation des Congolais du sud est et sera toujours réprimer dans le sang, avec des arrestations arbitraires, des actes de tortures et de barbarie sur les Congolais originaire du sud.

En moins d’une decennie, en sept ans plus précisément, Sassou Nguesso a réussi à faire disparaître plus de 100 000 Congolais du sud et il continue jusqu’à ce jour.

Ces actes sont l’oeuvre de Denis Sassou Nguesso – tout seul – et, pour se protéger et éviter d’assumer ses responsabilités crminelles, il tente d’obliger la population innocente du nord à être solidaire de ses crimes. Mais que le peuple Congolais tout entier ne se trompe pas, Denis Sassou Nguesso – tout seul – a un sérieux problème contre les Congolais du sud.

Ainsi donc, beaucoup de localités du sud se sont vues vidées de leurs populations, en majorité jeunes, et les résultats officiels des deux derniers recesements ci-dessous en témoignent sans ambiguité:

LIRE L'ARTICLE INTEGRAL ICI : http://www.sassoufin.com/genocide-ouvert-au-congo-brazzaville/

Génocide ouvert au Congo-Brazzaville sur les populations du sud
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:14
(Congo-Brazzaville) Existe-t-il donc des "bonobos" plus nantis sur la terre que ceux du Congo... ?

Auteur: Wallys KIMBATSA



Grands Dieux ! Existe-t-il donc des ‘’bonobos’’ plus nantis sur la terre que ceux du Congo à qui l’on donne ordinairement les beaux noms d’hommes politiques ? Non, pardon, de fous, d'insensés, de sots et d'imbéciles.

D'abord, ils ne craignent point la mort que peut causer un chasseur, ce qui, certes, n'est pas un petit avantage. Avec une assurance injurieuse, ils peuvent traverser de branches en branches le jardin d’Eden d’Oyo pour aller manger leur fruit préféré les ‘’Malombo’’ (Landolphia spp) dans la « forêt pétrolifère » de Nkossa dans la région du kouilou.

Mais en outre, ils ont le droit selon un principe fondamentalement ‘’Otchiombiste’’, d’arrêter et d’emprisonner injustement tous les congolais qui auront le malheur de pousser de près ou de très loin, l’outrecuidance de rechercher la tendresse de la pulpe des ‘’Malombo’’ d’Otchiombé (le chef), Nzambé nsengué (Le dieu sur terre) et pire de vouloir les manger. La place convenable aujourd’hui, l’unique place que ces ‘’bonobos’’ de la politique au Congo ont prévu pour ces congolais aux esprits les plus libres et les moins découragés à s’interroger ou à dénoncer leur gloutonnerie, c.-à-d. les journalistes, les militants des droits de l’homme, les opposants etc. ce sont les prisons.

A cause de ces ‘’Malombo’’ puant le pétrole et paradoxalement délicieux, ils ont aussi, le droit de donner la mort au peuple congolais. Récemment ayant appelé le ‘’prétendu’’ peuple congolais à un ‘’mascarendum’’ (mascarade de référendum) le 25 octobre 2015, ils ont brandi la menace de créer l’irréparable au Congo si un ‘’bonobo mutant’’ ou un ‘’bonobo hybride’’ de la politique congolaise s’en approchait de trop près.

Ils représentent à eux seuls, avec leurs épouses ainsi que leur famille la seule race pure des bonobos capable de manger à vie les fameux ‘’ Malombo’’. Ils sont la justice, le droit et la démocratie (évolutive) au Congo. Ils ne connaissent ni les remords dévorants d'une mauvaise conscience, ni les vaines terreurs qu'inspirent aux autres congolais les fables des enfers, ni les frayeurs que leur causent les spectres et les revenants. Jamais la crainte des maux qui les menacent, jamais la désespérance des biens mal acquis qui peuvent leur arriver, ne saurait troubler un seul instant la tranquillité de leur âme. Ils sont les nombrils de la nation congolaise et eux seuls sont de race pure. Les autres, hybrides, n'ont pas les mêmes droits qu'eux, sont des sous-hommes (des Con-golais).

En un mot, ils ne sont point déchirés par cette foule de soucis qui assiègent sempiternellement le quotidien du vrai peuple Congolais (pas d’eau, pas d’électricité, pas d’hôpitaux, pas de tables blancs etc…) Ils n'ont jamais faim tellement les ‘’ Malombo’’ débordent à Nkossa, ne manquent point d'argent ni de femmes. Ils n'ont ni honte, ni crainte, ni ambition pour le Congo, ni jalousie de la villa du Vésinet dans le collimateur de la justice française, ou de l’hôtel Crillon qu'ils affectionnent, incapables de les construire chez eux, ni tendresse pour le vrai peuple congolais. Et, s’ils sont assez heureux pour approcher de bien près la stupidité des brutes, ils ont même, selon les théologiens de ‘’l’oyocratie,’’ l’avantage d’être impeccables.

Ô toi ! Le plus siphonné des ‘’bonobos’’ de la politique au Congo, toi qui aspires à la sagesse du «Nzobi», pèse un peu, je te prie, toutes les peines, toutes les inquiétudes qui déchirent jour et nuit l’âme du peuple congolais, jette un coup d’œil sur les épines que ce manque de sagesse du « Nzobi» sème sur tous les instants de ta vie, et tu connaîtras enfin de quelle foule de maux je préserve mes favoris ! Toujours gais et contents, (leza lenua) non seulement ils jouent, chantent, rient et s'amusent sans cesse, mais ils répandent encore des pleurs, des cris et des douleurs sur tous ceux des congolais de race hybride qui les environnent parce qu’ils affectionnent le goût du sang, parce qu'ils ont toujours le doigt sur la gâchette prêt à créer l’irréparable au Congo à cause des ‘’Mlombobo’’. Quel drôle de bonobos qui s’adonnent à la chasse des Hommes (des Congolais)!

On dirait que les dieux ne les ont donnés au Congo que pour égayer la tristesse de la vie des Congolais qu'ils rendent trop obscure. C'est pour cela que les Congolais, qui, sur toutes les autres choses, ont des sentiments si différents, s'accordent sur le compte des fous qui nous gouvernent. On les recherche, on les aime, on les caresse, on les entretient, on les nourrit, enfin on leur permet de tout faire et de tout dire impunément sur la télé « Kim Sassoung » à Nkombo.

Toute la nation congolaise est si éloignée de leur nuire, que les chasseurs, les bêtes même les plus féroces, de nos forêts, comme si ils avaient le sentiment naturel de leur innocence, les respectent et ne leur font aucun mal durant leur traversée vers l’eldorado (les Malombo de Nkossa).

On a bien raison de les honorer et de les respecter ainsi, car ils sont consacrés aux dieux des estropiés de l’intellect et surtout à moi.

C’est mon point de vue. Si vous ne l’aimez pas, j’en ai d’autres.

Wallys KIMBATSA

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:06
CONGO-BRAZZAVILLE : L’INJECTION LETALE DE MON-AMIE-LA-FRANCE A LA POPULATION CONGOLAISE

par Marie-Louise Abia·mercredi 28 octobre 2015

Quand un dictateur utilise les Forces Armées Nationale pour réprimer et massacrer les populations civiles inoffensives, Mon-amie-la-France dit que le dictateur a le « DROIT » de…Et elle se tait.

Lorsque ce dictateur :

- prive ses concitoyens de liberté,

- nargue le monde entier,

- organise des simulacres d’élections auxquelles il triomphe à 105%,

Mon-amie-la-France fait semblant de "s'indigner" pendant 3 jours, de « compatir » – du bout des lèvres ou de la plume – à la souffrance de la population opprimée pendant 2 jours, feint de « tambouriner » pendant 2 jours, puis se tait et jubile pendant des siècles pour avoir réussi à berner tout le monde, car, Mon-amie-la-France qui n’a que des intérêts, n’a, en fait pas d’amis du tout.

Les Congolais ne s’en rendaient pas du tout compte car ils aimaient et admiraient, Mon-amie-la-France, ils l’adoraient même ; Mon-amie-la-France était leur modèle, leur référence.

Les Congolais ne savaient pas que Mon-amie-la-France s’incarnait en la personne de Denis Sassou Nguesso, et que le but ultime de Mon-amie-la-France était d’éliminer légalement tous les Congolais qui auront compris que Denis Sassou Nguesso était la France, et que la France était Denis Sassou Nguesso.

Les Congolais sont opprimés et massacrés dans leurs propre pays, malgré le fait que les Congolais que l’on dit « zoba », trop gentils, « trop-bon-trop-couillon » n’ont jamais nui, un seul instant, aux intérêts de Mon-ami-la-France.

Ainsi donc, à travers son incarnation Denis Sassou Nguesso, et avec une fourberie ahurissante, Mon-amie-la-France administre tranquillement l’injection létale aux Congolais, en se servant des fausses institutions qu’elle impose aux Congolais sous-couvert de Denis Sassou Nguesso.

Questions :

- Si l’on se permet de détruire aussi facilement et gratuitement la vie des Congolais pour faire vivre TOTAL, Bolloré et autres, Mon-amie-la-France se rend-elle bien compte que la colère des Congolais peut très vite devenir une longue folie?

- Si les Congolais décidaient enfin de prendre leur propre destin en mains, de se défendre contre Mon-amie-la-France et de s’en prendre violemment aux intérêts de Mon-amie-la-France, les appelleraient-on « TERRORISTES » ? « EXTREMISTES » ? Ou comprendrait-on qu’ils ont, eux aussi le « DROIT » de… ?

- Si les congolais doivent mourir à cause de TOTAL, de Bolloré et autres intérêts de Mon-amie-la-France, alors, tant qu’à faire, les Congolais doivent mourir en vaillants combattants en faisant très bien comprendre à Mon-amie-la-France que LA VIE HUMAINE EST PLUS SACREE QUE TOTAL, Bolloré et autres.

Mon-amie-la-France a vraiment intérêt à comprendre que Sassou Nguesso n’est plus le président des Congolais car les Congolais n’en veulent plus.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 12:17
La nouvelle constitution engage le Congo-Brazzaville dans un suicide collectif

L'AMNISTIE A VIE ! -

Le ridicule ne tue pas pour M. Denis Sassou Nguesso qui vient, une fois de plus, réaffirmer sa barbarie et sa folie meurtrière à la face du monde, avec l’organisation d’un référendum de la honte et de la mort pour toute la nation congolaise. Avec cette nouvelle constitution, plébiscitée par des électeurs fictifs du palais de Mpila – les électeurs congolais ayant majoritairement déserté les bureaux de vote – lors du référendum du 25 octobre dernier, la République du Congo vient d’emprunter la voie de la mort. Et pour cause! On épilogue beaucoup sur l’article 65, qui réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans, et l’article 66 ayant fait sauter le verrou de la limite d’âge pour être candidat aux fonctions de Président de la République. Cela peut se comprendre d’autant plus aisément que ces articles permettent à Denis Sassou Nguesso, l’indispensable « bâtisseur infatigable » des tours d’ivoire sur les berges de l’Alima, de briguer un nouveau mandat, aux termes de son mandat actuel, alors que le peuple congolais dans sa majorité la plus écrasante ne veut plus de lui.

Mais ce qui n’est pas assez souligné dans les différents commentaires et analyses sur cette nouvelle constitution, c’est l’article 96. Cet article constitue en soi un acte de décès, de génocide, de disparition, de chaos, d’enfer… pour la nation congolaise. Il est ainsi libellé : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions. La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi ». Si une telle constitution entre en vigueur, le Congo est mort!

C’est en effet un droit de tuer, de piller, de vandaliser, de violer, bref de détruire la nation qui est accordé au Président de la République, que ça soit monsieur Sassou Nguesso, qui se voit ainsi lavé de tous ses crimes de sang et de pillage des richesses du pays, ou quelqu’un d’autre qui lui succédera. Dans tous les pays modernes, il y a toujours des garde-fous, c’est-à-dire des dispositions légales qui font qu’un président de la république ne puisse se permettre des dérapages susceptibles de lui occasionner des poursuites judiciaires à la fin de son mandat. Or, avec une telle constitution, un président de la République du Congo peut librement brader les richesses du pays ou se les approprier individuellement, disposer de la vie de tout citoyen (surtout de tous ceux qui oseraient s’opposer à sa politique) sans être inquiété par qui ou par quoi que ce soit, surtout qu’il ne peut être extradé ni jugé par une juridiction étrangère, selon l’article 10 de cette même constitution on ne peut plus mortifère.

Comment les cadres du Parti congolais du travail (PCT), qui sont des intellectuels du 21e siècle, peuvent-ils pondre un tel Léviathan pour leur pays? Comment soutenir de telles idées suicidaires pour la nation et avoir une conscience tranquille? En écrivant ces lignes, une image nous revient en mémoire, celle d’un Bernard Tchibambelela, ministre de la pêche et de l’aquaculture, secrétaire général du MCDDI (Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral) – Aile Landry Kolelas inféodée au PCT, qui martelait dans un mégaphone, devant quelques individus venus l’écouter au cours de la campagne électorale pour ce pseudo référendum, à Mbanza-Ndounga (département du Pool): « C’est une très, très, très bonne constitution ».

Oui, en effet, pour faire la politique au Congo-Brazzaville, il faut avoir des « couilles bien suspendues », comme dirait l’autre, c’est-à-dire qu’il faut carrément se dépouiller de son humanité. Sinon, comment comprendre que des hommes civilisés en arrivent à ce genre d’aberrations qui poussent les chevaux du Colorado à se nourrir d’une plante qui les empoisonne? Comment peut-on adopter une telle constitution, alors que l’expérience de la gouvernance politique d’hier et d’aujourd’hui a mis à nu toutes les velléités dictatoriales, kleptocratiques et scélérates des hommes politiques congolais, de quelque que bord que ce soit. L’heure n’est-il pas arrivé de mettre en place des mécanismes légaux qui soient dissuasifs vis-à-vis de telles velléités, plutôt que de nous pondre une foi fondamentale qui les encourage?

L’heure est vraiment grave, car la République du Congo s’enfonce de plus bel dans la barbarie et la folie meurtrière. L’heure est vraiment grave car il s’agit d’une loi fondamentale qui sacralise le vice au lieu de le combattre, qui béatifie les vicieux au lieu de les excommunier.

L’heure est grave, car il s’agit d’une loi fondamentale qui afflige les victimes et console les bourreaux. Il faut vraiment faire feu de tout bois pour que ce référendum soit annulé et que la constitution scélérate n’entre jamais en vigueur. Autrement, Sassou Nguesso aura engagé le peuple congolais dans un suicide collectif; chaque Congolais n’aura plus que ses yeux pour pleurer les victimes des mortiers et des canons, de la soif et de la faim, avant de les emboîter le pas dans la demeure éternelle où il n’y aura plus certainement de pleurs et de grincement de dents.

Mattathias BILELO

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