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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:19
COMMUNIQUE DE PRESSE

CONGO-BRAZZAVILLE 

Détournement de fonds au ministère de la Justice

et des Droits humains

 

L’Association Union-Congo vient d’être informée d’un éventuel détournement de fonds publics devant servir à organiser les procès des détenus politiques d’opinion, notamment celui de M. Modeste BOUKADIA, entre autres.

Il s’avère, constate l’Association UNION-CONGO, que ce n’est pas la première fois que le ministère de Pierre MABIALA est victime d’un tel détournement de fonds, selon ses déclarations à Télé-Congo.

L’Association UNION-CONGO est surprise de voir un ministre déclarer publiquement que, dans les deux cas de détournements de fonds, sa signature aurait été volée, imitée.

Le tonitruant ministre de la justice, Pierre MABIALA, reste les bras croisés, ne fait rien et ne lance aucune enquête pour rechercher :

-          Le ou les imitateurs de sa signature ;

-          Le ou les détourneurs, c’est-à-dire les voleurs des fonds publics.-           

« On n’enquête pas sur du néant », avait rétorqué le ministre Pierre MABIALA, s’agissant de la dénonciation du passage à tabac subi par M. Modeste BOUKADIA de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et oncle du ministre Pierre MABIALA.  

Aujourd’hui, il s’agit d’un acte gravissime qui relève du grand banditisme. Le ministre MABIALA est confronté à une situation qui ne repose pas sur du « néant » (sic). Sa mission première aurait été d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire pour mettre la main sur le ou les imitateurs, les usurpateurs de sa signature et le ou les détourneurs des fonds alloués.

Par ailleurs, l’Association UNION-CONGO constate avec un très grand étonnement le silence coupable du non moins tonitruant Procureur-colonel André OKO-NGAKALA qui s’acharne sur les détenus politiques qui n’ont volé aucun centime du budget du Congo et, par conséquent, ne s'alarme pas et n’ouvre aucune enquête sur ces cas flagrants d’abord d’usurpation de signature d’un ministre de la République et, ensuite, de détournements des milliards de Francs CFA dont dépendent la vie des centaines de citoyens Congolais incarcérés illégalement, et jouissant jusqu’ici de la présomption d’innocence, même si dans la justice de M. Sassou, la présomption d’innocence est une expression qui n’existe pas.

A cet effet, au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO fait remarquer que si jusqu’ici rien n’est fait pour retrouver le ou les malfrats, le détournement prétendu de plusieurs milliards au Ministère de la justice, avec la signature du ministre évoquée sur Télé-Congo, n’est donc qu’une mise en scène destinée à laisser croupir des centaines de nos compatriotes en prison, parce que le système et le clan des Sassou & Nguesso n'ont pas envie de les voir en liberté; et tout est donc fait pour les y garder par tous les moyens.

C’est donc un simulacre de détournement de fonds qui n’implique personne d’autre que le ministre lui-même, surtout qu’il ne fait absolument rien pour mettre aux arrêts le ou les malfrats et que son Procureur-tout-terrain est resté muet et curieusement silencieux.

Chose également curieuse, c’est encore devant les journalistes que Pierre Mabiala, ministre de la justice, a dit qu’on avait volé sa signature. Et le journaliste de relever que ce n’est pas la première fois, mais la deuxième fois que ces vols, ces détournements de fonds sont constatés.

 C’est donc aussi la deuxième fois que la signature de Pierre MABIALA est usurpée, imitée, volée.  Et le ministre reste toujours silencieux, inactif. Et la justice ne fait rien. C’est-à-dire que Pierre MABIALA ne fait rien. Pour lui, ce sont donc des faits anodins.

Mais, en dépit de ce qui précède, dans sa couardise, Pierre MABIALA, ministre de la justice, des droits humains, a tout de même le culot d’annoncer publiquement que puisque l’argent a été détourné, il n’y aura plus de procès de session criminelle.

Donc, en clair, ceux qu’ils ont embastillés peuvent encore rester en prison aussi longtemps qu’il le voudra, jusqu’à ce que d’autres fonds soient alloués et qui, comme d’habitude, seront encore, certainement, volés en imitant encore une fois la signature du ministre. Et le ministre MABIALA déclarera à nouveau : « l’argent a été volé, il n’y aura pas de procès », et ainsi de suite.

Il n’y aura pas non plus, jamais, d’enquête. Parce que le Congo est le pays de l’impunité absolue, d’autant que le ministre MABIALA connaît le ou les VOLEURS, si ce n’est lui-même.

Au Congo de M. Sassou Nguesso, on n’arrête donc pas un malfrat, un voleur membre du gouvernement et/ou du clan au pouvoir !

Paris, le 29 mars 2017

Pour l’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville PCT Modeste Boukadia
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:39

Congo-Brazzaville : Disparitions forcées de jeunes adultes enlevés par l’adjudant-chef Romuald Morgan MANOUNOU .

Il y a deux semaines le Ministre de la Justice nous a reçu pour préciser qu’au Congo, il n’y avait pas de cas de violations des droits de l’homme, suite à cette rencontre, pour les besoins de transparence et de vérité, les organisations de la société civile Congolaise œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme et de la démocratie ont décidé de présenter régulièrement les familles apeurées, afin de témoigner de l’exactitude des faits.

Ces organisations ont été saisies par un collectif des Parents, le 03 Mars 2017 au sujet de la Disparation inquiétante de (leurs) enfants.

Il s’agit de :

NIMI – NGOMA – GUEDJ : âge de 20ans

AKONGA – HOSNY – Normand : âge de 23ans

AWAMBI – ELMICH : âge de 23ans

Arrêtés  Courant mois de Février 2017 et détenus dans les geôles du Poste de Police Avancé de CONTRE – RAILS de Poto – Poto 2, relevant du Commissariat de la Coupole, cette opération serait effectuée par les éléments de la Police Nationale. Le Poste de Police Avancé de Contres – Rails est dirigé par l’Adjudant – chef MANOUNOU – ROMUALD – MORGAN.

Ces enfants jusqu’à ce jour, malgré la recherche effrénée des Parents dans tous les lieux de détention appropriés et officiels, aucune trace de leur existence, présence et vie.

Témoignage des parents par leur représentant :

En date du 07/02/2017, quinze (15) jeunes garçons auraient été interpellés par la police et placés en garde à vue au poste de police avancé de contre-rails Poto-poto II, pour délit de droit commun, ce poste dépend du Commissariat de Police de la Coupole et placé sous le commandement de L’Adjudant-Chef MANOUNOU Romuald Morgan.

A on croire, quatre (04) des quinze (15) jeunes garçons, élargis par la police successivement en dates du 20, 22 et 24 Février 2017, huit (08) de leurs amis, avaient été retirés des geôles le20 Février 2017, aux environs de 22 heures, embarqués dans le véhicule de type BJ dudit poste de Police et conduit vers un lieu inconnu sous les ordres de l’Adjudant-chef MANOUNOU Romuald Morgan, actuellement admis au franchissement de l’Ecole Supérieure de Police.

Les recherches effectuées par les parents des huit (08) jeunes disparus, sont restées infructueuses après notre passage dans les différents Commissariats, postes de police, brigades de gendarmerie à la morgue municipale du CHU et à la maison d’arrêt Centrale de Brazzaville.

Arrestations – Tortures – Emprisonnements – Disparitions forcées – Décès ?

Un adage qui dit : « Ils refusent  les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés »

Les droits de l’Homme sont le fondement d’une société garantissant l’égalité, la liberté et la dignité de chaque être humain.

Les Organisations de la société civile  œuvrant dans le domaine de la promotion et la protection des droits de l’homme et de la démocratie sont très préoccupées de la situation des droits en République du Congo. Dans les postes de police et dans des prisons, dans les grandes villes comme dans les villages isolés, les tortionnaires continuent d’infliger à leurs victimes, à l’abri de tout le monde, des souffrances physiques et mentales insoutenables pour punir ou les extorquer des aveux. La torture commence depuis l’interpellation par la force publique à la détention sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés. On constate qu’au Congo la présomption d’innocence n’existe plus.

Recommandations :

Les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des Droits de l’homme et de la démocratie au Congo demande :

A  Direction Générale de la Police de :

Mettre ces délinquants à la disposition du Parquet de Brazzaville  conformément à la disposition de la  législation nationale.

Au Procureur de la République de :

Incarcérer ces délinquants à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville, en attendant leur jugement, afin qu’ils bénéficient des visites de leurs parents, leur donner la possibilité de prendre un conseil pour un procès équitable et transparent.

Fait à Brazzaville, le 25 Mars 2017

Source : # Collectif Sassoufit ; OCDH

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NOTRE COMMENTAIRE :

 

En voici l’explication :

Lu sur Facebook : « Chez nous les problèmes se règlent par le sang ». Cette règle est mbochi.

« NOTRE PAYS NE CONNAÎTRA JAMAIS LE BONHEUR TANT QU’UN PETIT GROUPE D’INDIVIDUS S’OCTROIE LE MONOPOLE DE L’INTELLIGENCE, DE LA PROBITE, DE LA FORCE ET SURTOUT DE LA VICTIMISATION. VOUS AVEZ VOULU LA GUERRE, VOUS AVEZ ETE BATTUS ET VOUS AVEZ PERDU… » (Dixit Patrick Gnoka). Par « VOUS », entendez les KONGO/LARI de la région du Pool.

Le petit Groupe dont parle Patrick Gnoka, ce sont les Kongo/Lari du Pool qu’on doit absolument exterminer, éradiquer à tout prix. C’est dans cette phrase de Patrick Gnoka (Sur Facebook) que se trouve l’explication des massacres et l’acharnement de Sassou Nguesso sur la Région du Pool. Vingt ans (1997_2017) de massacres humains dans le Pool. D’où la barbarie et la folie meurtrière de Sassou dans le Pool. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Quelle est cette dette de sang que les Kongo/Lari n’ont pas encore payée au clan des Sassou & Nguesso ?

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Collectif sassoufit - OCDH - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:09
Congo-Brazzaville : Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire crache le morceau

Discours de Pierre Pongui à l’endroit du personnel de la maison d’arrêt.

 

Voici vingt ans depuis que le président Pascal Lissouba est tombé. Mais, durant les cinq ans qu’il est resté au pouvoir, personne ne savait ce qu’il s’y passait, à part la guerre de 1993-1994 qui lui avait été mise sur le dos par son protagoniste Sassou Nguesso. Une guerre qui, cette fois-là, s’était arrêtée à Brazzaville, quoi que des bébés aient été pilés dans des mortiers dans le district de Mouyondzi, à cette époque.

 

En dehors de ce fait, en tout cas, personne ne sait ce que ce régime, qui n’a duré que cinq ans, a fait, jusqu’au jour où un natif de la zone Mouyondzi, devenu directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, déclare et revendique ses pratiques et ses méthodes de « fonctionnement » qu’il avoue avoir déjà utilisées sous le régime du président Lissouba, à savoir : torturer et assassiner des prisonniers politiques, etc.

Aujourd’hui, sous la lumière et les lambris du pouvoir Sassou que se partagent le PCT et l’UPADS, comme ils auraient pu le faire depuis 1992, le sieur Pierre PONGUI, l’oncle tortionnaire du ministre Pierre MABIALA, se souvenant de toutes ces périodes, s’en vante et s’égosille, heureux du petit strapontin qui lui a été offert car, pour lui, c’est déjà le paradis atteint :

« La maison d’arrêt et le ministère de la Justice sont pour les gens de MAKABANA. C’est nous qui sommes au pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir des Mbochi d’Oyo mais ceux de MAKABANA. Je ne veux voir aucun Mbochi ici parce que c’est notre pouvoir ».

Sur ce, il a viré trois (3) agents de la surveillance de la maison d’arrêt, tous Mbochi dont OBA (Boundji) et très proche de l’ancien directeur Yvon OFOU (Oyo).

Est-ce la raison pour laquelle « le ministère de la justice et la maison d’arrêt » sont gérés comme « on faisait au temps de Lissouba », dixit Pierre Pongui ?

Il faut se rappeler que le ministère de Makabana de la justice, des droits humains et des peuples autochtones n’est pas le GARDE DES SCEAUX. Drôle de ministre de la justice sans être Garde des Sceaux ! C’est pour cela qu’il est de ceux de Makabana. Que l’UPADS ne dise plus qu’elle est de l’opposition, tout comme ceux de Makabana qui sont avec Mokoko… Que tous ces gens ne viennent plus tromper et divertir les Congolais. On ne peut être dedans et dehors.

En tout cas, le subconscient finit toujours par révéler la vérité enfouie. Merci Pierre Pongui. Maintenant, c’est acté que le PCT et l’UPADS gèrent ensemble. On comprend pourquoi Pierre Mabiala, ministre de Makabana de la justice, est contre la Justice et qu’il viole les lois parce que ce n’est pas le pouvoir des Mbochi, mais celui de ceux de Makabana qui agissent à leur guise, exactement comme au temps de Lissouba où il n’y avait pas de prisonniers politiques. Et pour cause ! Ils les faisaient disparaître, de la même manière qu’ils pilaient des bébés dans les mortiers.

Comme ils ont commencé avec le colonel Ntsourou à la maison d’arrêt de Brazzaville, ils ont voulu le faire avec Modeste Boukadia à la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Tout devient clair comme l’eau de roche sur le pourquoi du refus du ministre de Makabana de la justice de l’évacuation sanitaire de Modeste Boukadia.

Peut-il expliquer le comment et le pourquoi d’une telle haine ? Excès de zèle, uniquement ?

Pointe-Noire, le 25 mars 2017

Toko Zaba (pour le compte du Réseau Congo-Mfoa)

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Toko Zaba - dans Congo-Brazzaville PCT
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

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NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:27
 
Attendu de pied ferme à Paris par les congolais de la diaspora, c’est à Brazzaville qu’il a fait son apparition en guest star devant une foule des militants et des sympathisants énamourés. Guy Brice Parfait Kolelas a fait salle comble. Beaucoup plus de monde et beaucoup moins de violence verbale...

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Attendu de pied ferme à Paris par les congolais de la diaspora, c’est à Brazzaville qu’il a fait son apparition en guest star devant une foule des militants et des sympathisans énamourés. Guy Brice Parfait Kolelas a fait salle comble. Beaucoup plus de monde et beaucoup moins de violence verbale . La journée du 19 mars 2017 qui marquait la création officielle de L’UDH Youki a été l’occasion pour Guy Brice Parfait Kolelas de dérouler un discours dont les mots étaient subtilement choisis.

 

Le discours était équilibré, parlant haut et martelant des formules. Histoire de ne fâcher personne. Chacun a eu pour son ego. Chez Guy Brice Parfait Kolelas, il apparait un flou volontaire destiné à rassurer des soutiens disparates. Il a caressé la classe politique du Congo-Brazzaville dans le sens du poil tout en décochant quelques flêches. Guy Brice Parfait Kolelas a tendu la main à l’autre frange de l’opposition qu’il avait quittée avec fracas et appelle désormais à sa refondation. Il martèle l’ancrage de l’UDH Youki à l’opposition. Il plaide pour la libération des prisonniers politiques. Aussi, appelle-t-il à une nouvelle gouvernance électorale. L’UDH Youki de Guy Brice Parfait Kolelas prendra-t-il part aux prochaines échéances électorales ? Un discours convenu sans saillies. Les expressions « guerre du Pool, bombardements des populations du Pool, camps des réfugiés, miliciens Nsiloulou, miliciens cobra, mercenaires étrangers… » ont été expurgées du texte de Guy Brice Parfait Kolelas. Le nom de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi n’a pas été prononcé par le leader de l’UDH Youki. Est-ce la fin de la lune de miel de ces deux enfants terribles du Pool ? Ceux qui ont vu dans la démission de Vivien Manangou comme porte-parole du leader de Youki un signe du divorce entre les militants du UDH et Guy Brice Parfait Kolelas commettent une erreur majeure d’appréciation.

Tout est parfait

Depuis qu’il est à la tête du parti, le MCDDI d’abord et l’UDH Youki ensuite, Guy Brice Parfait Kolelas a appris à encaisser les critiques. As de la «  synthèse  », manager « hésitant », peu pédagogue de son action, voire « traître  » au discours belliqueux ambiant, selon une partie des populations du Congo-Brazzaville qui souhaitent en finir très vite avec Denis Sassou Nguesso, mais attendent que l’estocade soit portée par d’autres. La presse est dure, ses amis sont assassins, mais Guy Brice Parfait Kolelas continue. L’air de n’être jamais atteint de rien. Il n’est pas compris, mais, les résultats politiques viendront, veut-il croire. Il continue donc, à sa façon un peu obscure, mais à sa façon quand même, avec pour boussole cette connaissance aiguë qu’il a du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso. C’est même parce qu’il connaît trop bien les archaïsmes du pouvoir de l’homme d’Edou-Penda que Guy Brice Parfait Kolelas a fréquenté pendant de longues années au gouvernement qu’il espère le faire chuter. Si Guy Brice Parfait Kolelas heurte jusque-là les populations du Congo-Brazzaville, c’était en connaissance de cause, pour les amener à entrer de gré ou de force dans une culture de dialogue. Guy Brice Parfait Kolelas a proposé, au Président de fait, Denis Sassou Nguesso, la mise en place d’une commission « vérité, justice et paix  » qui a prévalu en Afrique du Sud au lendemain de l’abolition du régime de l’apartheid. C’est jeter l’or aux cochons ! Guy Brice Parfait Kolelas invite les populations du Pool de sortir des forêts comme si, lui, leader de l’UDH Youki pouvait garantir leur sécurité. Les populations du Pool se sont-elles retrouvées dans les forêts de leur propre gré ? L’affaire des disparus du Beach ne trouve-t-elle pas sa genèse à l’appel au retour des réfugiés de la RDC voisine lancé par Denis Sassou Nguesso ?

Guy Brice Parfait Kolelas s’est adressé directement à Denis Sassou Nguesso en paraphrasant François Hollande : «  Monsieur le Président, vous êtes le garant de la cohésion nationale, il vous revient l’autorité d’écouter, d’apaiser et de rassembler » .

La réunion des contraires

Les généralités ont leur vertu. Mais elles peuvent aussi servir d’édredon pour éviter de déplaire. Tout comme ce dosage d’apothicaire entre incriminations de la majorité présidentielle et admonestations de l’opposition, pesées au trébuchet en portions rigoureusement égales. Au Congo-Brazzaville où il existe une majorité et une opposition, des victimes et des coupables, la médication servie par le discours de Guy Brices Parfait Kolelas risque d’être nulle par la réunion des contraires. Quand on souffle le chaud et le froid, on devient vite tiède. Guy Brice Parfait Kolelas a cherché à contenter tout le monde. Au risque de ne satisfaire personne. Au finish, tout le monde peut lui tomber dessus. Par pudeur de gazelle, Guy Brice Parfait Kolelas ne nomme pas les choses. Il n’appelle pas un chat,un chat; un rat, un rat.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Pool
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:52

Sans cette phrase assassine : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre...", le Congo-Brazzaville, et notamment la région du Pool massacrée, n'en seraient certainement pas là et ne connaîtraient pas la situation qu'on connaît aujourd'hui.

Certes, Sassou en aurait fait à sa tête. Mais ce soutien macabre du président Hollande a donné le coup de pouce au plan macabre et nauséabond de l'ogre soutenu par la France et ses lobbies militaro-politico-mafieux.

La Constitution de 2002, conçue et taillée sur mesure, ne permettait pas à Sassou Nguesso de changer de constitution, ni de briguer un autre mandat. Mais voici que le président Hollande s'en mêle. Son QUITUS a valu permis de tuer, d'assassiner...

Aujourd'hui, les disparitions forcées ne se comptent plus, les arrestations arbitraires sont devenues quotidiennes, les assassinats dans les prisons et les commissariats et postes de police sont devenus des pratiques courantes. Tous ces faits sont impunis parce que ceux qui les commettent appartiennent soit au Clan au pouvoir, soit sont membres de la tribu au pouvoir.

Le régime de Brazzaville, par la voix de son ministre de la justice et qui se dit être aussi ministres des droits humains, Pierre MABIALA, soutient qu'il n'y a pas de prisonniers politiques au Congo. Pour lui, tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants enlevés et embastillés, car il y a aussi des enfants en prison, sont des prisonniers de droit commun.

Alors, une question :

Qui ont-ils assassinés, qu'ont-ils volé ou détourné ou avec qui se sont-ils bagarrés pour justifier leur état de prisonnier de droit commun ?

M. Pierre MABIALA n'a pas encore ouvert le dossier des "Panama papers". Qu'attend-il pour le faire ?

Le dossier des "Biens Mal Acquis" (BMA) est toujours là. Willy Nguesso vient d'en être mis en examen (inculpé) en France. Qu'attend le gouvernement auquel il appartient pour s'y intéresser ?

Non, il préfère intimider, voire tenter de soudoyer (corrompre) les Responsables des ONG défenseurs des droits de l'homme.

LIRE LA SUITE :

http://www.liberation.fr/planete/2017/03/19/un-an-apres-sa-reelection-contestee-sassou-nguesso-toujours-maitre-du-congo_1556875?xtor=rss-450&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:00

DE OTCHOMBE OU KANI A JESUS ?

Le « Chemin » d’avenir, la « Vérité » et la rigueur, et après ?

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Kiki-Antou-Kani

 

Il y a quelques années, le prestidigitateur en chef promettait l’autosuffisance alimentaire pour l’an 2000, laquelle n’a jamais été qu’un simple slogan pour divertir la galerie…

Mais, cependant, il y a une chose qui passe inaperçue ou à laquelle les Congolais ne prêtent pas attention. Tout récemment, le prestidigitateur en chef annonçait le « Chemin d’avenir », puis « Allons seulement ». Ensuite, vient d’être annoncé au tout début de l’année « la Vérité et la rigueur ».

1) – Le « chemin d’avenir », que nul n’a emprunté, était-ce le grand chamboulement de 2015 ? L’année de la violation de la Constitution taillée sur mesure qui disposait que le Prestidigitateur en chef ne pouvait modifier sa constitution, ne pouvait se représenter pour un troisième mandat et que son âge, soixante-dix ans, ne lui permettait plus de rester à son poste.

Le « Chemin d’avenir », c’était celui des massacres humains au profit du clan, celui du grand nettoyage…, pour « aller seulement » commettre des crimes contre l’humanité.

2) – La « Vérité et la rigueur », est-ce la vérité dans le mensonge, la vérité sur les détournements, les pillages ? La vérité sur les massacres humains ? La vérité sur les paradis fiscaux comme « Panama papers » ?

La rigueur. Rigueur dans le châtiment collectif pour appartenance ethnique ? Rigueur dans le nettoyage et la « solution finale » dans le Pool? Rigueur dans la ségrégation et la discrimination ethniques ?

3)- Et demain, La « Vie » ? Il ne reste que cela pour faire comme Jésus et compléter ce qui manque.

Quand Ponce-Pilate convoqua Jésus, il lui dit : le peuple te présente comme étant le roi des Juifs, des Hébreux. Qui es-tu ? Jésus lui répondit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Quiconque crois en moi aura la vie ». La vie sauve, selon Otchombe, le Kani d'Oyo.

Les Congolais se trouvent dans une situation où un homme veut se faire passer pour Dieu. Après l’autosuffisance alimentaire pour l’an 2000, laquelle n’a jamais été qu’un simple slogan, nous voici devant le même homme que ses inconditionnels présentent déjà comme étant leur « Ndzambe a tsengue », c’est-à-dire : « Dieu sur terre ». Ils disent : "Sassou Ndzambe atsengue" (Sassou est Dieu sur terre).

Or, il se trouve que, comme Jésus, Sassou se présente comme le Dieu des Mbochis sur terre, lequel Sassou voudrait se faire passer pour le « Dieu » de tous les Congolais.

N’a-t-il pas déjà dit, comme Jésus : « Je suis le chemin » (le chemin d’avenir) ?

En début d’année, à l’occasion de son message de nouvel an, n’a-t-il pas parlé de « Vérité et rigueur », comme Jésus ? « Je suis la Vérité ». Quelle vérité ? Quarante ans après, nous dira-t-il :

-     -   qui avait assassiné le président Marien Ngouabi ?

-     -  qui avait assassiné le cardinal Biayenda ?

-     -   où est la tombe du président Massamba-Débat ?

-          Enfin, pourquoi veut-il rayer la région du Pool de la Carte du Congo ?

Demain, ou à la fin de l’année, ou à l’occasion de la commémoration du cinquante-septième anniversaire de l’indépendance du Congo, après toutes ces annonces, nous serons devant un Sassou qui sera maître de la vie de tous les Congolais, parce qu’il sera la « VIE » et quiconque voudra vivre devra passer par lui, aller se prosterner à ses pieds ? Se présentera-t-il cette fois, à l’instar de Jésus, comme étant la « VIE » ? Celui qui dispose du droit de vie et de mort sur tous ? N’a-t-il pas déjà commencé ?

Ne vous étonnez pas si demain il vous annonce qu’il est aussi la « VIE », après avoir annoncé qu’il était le Chemin et la Vérité… Comme Jésus !

Alors, à ses souteneurs, comme MM. Jean-Yves Ollivier ou Jean-Paul Pigasse, par exemple, ces malheureux européens qui vivent du sang des Congolais, de réviser leur copie... ! Au risque d’être accusés de complicité de recels et de crimes contre l’humanité, demain.

Brazzaville, le 21 mars 2017

Toko Banza Makondzo

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PS : Pour des raisons de sécurité, l’auteur nous a demandé de ne publier que son pseudonyme.

 

SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/210317/congo-de-otchombe-ou-kani-jesus

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Toko Banza Makondzo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:44

 

LA CIGALE SASSOU ET LAGARDE (rigolons un peu !)

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19/03/2017 19:23:22: Dr Moka: Un jour si je croise l'abbé Fulbert Youlou, je lui dirai qu'il avait raison en disant : un jour vous applaudirez les fous, vous allez vendre le manioc en morceaux..." car aujourd'hui même deux ndzénga ne suffisent plus à un enfant de 4 ans

Un jour si je croise Alphonse Massamba Débat, je lui dirai que les infrastructures, les bâtiments publiques, les écoles...qu'ils avaient laissés n'existent plus que de nom, faute d'entretien.

Un jour si je croise Marien Ngouabi, je lui dirai que son slogan de : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple" n'est plus qu'un lointain souvenir car actuellement rien n'est pour le peuple à part la souffrance.

Un jour si je croise Joachim Yombi Opango, je lui rappèlerai ses paroles: "vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain" ou encore " il ne faut pas rater le début"...mais les congolais vivent déjà durement et attendent toujours que demain arrive pourtant on n'a pas raté totalement le début.

Un jour si je croise Augustin Poignet, Alfred Raoul, Jean-Pierre Tchistère Tchikaya, André Milongo, je leur dirai au moins ils ont goûté au pouvoir, en dirigeant le pays pendant très peu de temps, car aujourd'hui tout le monde ou presque veut être président.

Un jour si je croise Sassou Ngesso, je lui dirai que les congolais attendent toujours l'autosuffisance alimentaire d'ici l'an 2000 qu'il avait promise car les aliments ne font qu'augmenter. Je lui demanderai aussi si après avoir dit" J'assume" à la fin de la conférence nationale, il s'était lavé les mains avec l'eau du robinet ou avec du champagne? Car les robinets sont toujours secs, l'eau à boire est presque un luxe, heureusement qu'il y a l'eau des pluies

Un jour si je croise Pascal Lissouba, je lui dirai que les congolais attendent toujours que le pays devienne "une petite Suisse", on attend toujours que le caca de moutons soit transformé en goudron, ils attendent aussi d'avoir comme il avait dit " à Nkossa chacun aura sa part " car aujourd'hui, les Congolais attendent toujours..., à part les prédateurs du clan et leurs "amis".

La Cigale Sassou, ayant dansé
Pendant quarante années,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue.
Pas un seul petit tonneau
De pétrole ou de milliard d’euros.
Elle alla crier famine
Chez Lagarde sa voisine,
La priant de lui dresser
Quelque plan de sauvetage pour résister
Jusqu’aux élections nouvelles.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août (2), foi d’animal,
Intérêt et principal.
Lagarde bonne prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous quand le baril était haut ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je dépensais, ne vous déplaise.
Vous dépensiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! effaçons vos dettes maintenant.

Parodie de la fable de La Fontaine ( La cigale et la fourmi)

Par Rigobert Ossebi 

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SASSOU ZOBA !

Un médecin sénégalais a déclaré: «Au Sénégal, la médecine est si avancée que nous avons coupé le foie d’un homme et l’avons mis sur un autre homme, et en six semaines, il cherche du travail.

Le médecin Camerounais  dit: «Ce n’est rien, Au Cameroun , nous prenons une partie d’un cerveau, le mettons dans un autre homme, et en 4 semaines, il cherche du travail.

Le médecin Égyptien dit: «Messieurs, nous prenons un demi-cœur d’un homme, le mettons dans la poitrine d’un autre, et en 2 semaines, il cherche du travail.

Le docteur Congolais rit et dit: «Vous êtes tous derrière nous … Il y a plus de 25 ans au Congo, nous avons pris un homme sans cerveau, sans cœur, sans foi, et fait de lui le président.

Maintenant, tout le pays cherche du travail !

Diffusé le 19 mars 2017, par www.congo-liberty.com

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:30

Par Rigobert OSSEBI

Fonds bleu Duc de Kent – Jean Yves Ollivier Faure Eyadema

Ceux qui s’intéressent à notre pays, ou s’inquiètent pour leur famille, savent bien qu’une crise profonde sévit au Congo. Même si, systématiquement, tout ce qui l’agite réellement n’est pas révélé par les grands médias internationaux ou dénoncé par de grandes institutions ; les crimes de toutes sortes s’y confondent dans l’impunité la plus totale. Rien ou si peu n’échappe à la noirceur du tableau !

Des scandales financiers, se chiffrant en centaines de millions d’Euros, sont révélés quasiment tous les jours et il faudrait un temps infini pour aller au fond de chaque dossier. Signe des temps ou succès à mettre au crédit de nos lanceurs d’alertes : Willy Nguesso, persona non grata au Canada, vient d’être mis en examen par le Parquet de Paris pour « blanchiment de détournements de fonds publics ». Depuis 1998, au travers de sa société SOCOTRAM, il rackette, très officiellement, tout transport aérien ou maritime par une taxation des marchandises, à l’export ou à l’import, dont le pétrole. C’est un merveilleux signal qui vient d’être adressé à tout un clan de prédateurs qui se croyait intouchable ! Et ce n’est que justice que Willy soit le premier ciblé, car il fut également le tout premier grand bénéficiaire de la débauche financière du Congo. En presque 20 années, c’est aisément un total de plus de 500 millions de dollars (+/- 300 milliards de FCFA) qui a été soutiré au travers de son système de taxation incontournable.

En attendant qu’un grand ménage puisse se faire, dans un pays qui a été amené à la cessation de paiement du fait de la prédation des Nguesso, on ne peut qu’observer un Premier ministre, Clément Mouamba, très serein et confiant dans l’obtention d’un plan de sauvetage par le Fonds Monétaire International.

Pourrait-il contredire ce qui précède ? Il n’en a que faire ! Les habituels réseaux internationaux corrompus œuvrent, en coulisses, au secours scélérat. Afin que la pilule passe sans encombre, parce que seulement aider l’Etat voyou du Congo finirait par faire jaser, il a été décidé par les bons samaritains de la finance d’établir un plan de sauvetage régional : celui de la CEMAC et ainsi d’y noyer le requin, plutôt que le poisson, Denis Sassou Nguesso ! Tout ce beau monde marche de concert… Le dictateur congolais, corrupteur notoire, leur a déjà enseigné une belle partition à suivre afin de recevoir leur récompense. Hommes, femmes, politiques du monde entier se sont toujours pressés à sa Cour pour recevoir des bribes, des 30 milliards de dollars qu’il a détournés ces 20 dernières années, en échange de leur silence ; ou pour certains de leur complicité active… !

Dans des affaires comme l’effacement de la dette congolaise, la corruption a été massive. C’est une notoriété brazzavilloise du premier cercle des gens un peu avertis, que l’accès et l’obtention du programme PPTE ont été monnayés au prix fort. Certains ont appelé « rétro-charité » cet échange de bons procédés.

Un petit exemple de rétro-charité, fut lorsque le Représentant Résident du FMI au Sénégal, Alex Ségura, s’était fait pincer à l’aéroport CDG de Paris avec une mallette pleine de billets (au total l’équivalent de 133.000 euros), le 25 septembre 2009. Il avait été blanchi par le Conseil d’administration du FMI, en décembre de la même année, alors que Dominique Strauss Kahn s’apprêtait à faire un cadeau de 5 milliards de dollars à Sassou Nguesso ; avec pour conséquence une débauche économique et financière que cette mauvaise décision déclencha dans notre pays. La reconnaissance du kleptocrate-dictateur, et la rétro-charité sonnante et trébuchante, furent proportionnelle à sa très grande satisfaction. Son Neveu Edgar, Directeur du domaine présidentiel, affirmait même en 2009 à qui voulait l’entendre : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel(s) niveau(x) cela se passe ! (Ndlr : la combine de l’effacement) ». Sûr qu’aujourd’hui, il brûle d’envie d’en dire de même !

Pour bien prouver que ce plan de sauvetage n’a pas lieu d’être et que Sassou Nguesso et sa clique ne manquent pas d’argent, Oyo, la nouvelle capitale congolaise, ces derniers jours a été au centre de trois manifestations majeures, totalement surréalistes, complètement déconnectées de la crise profonde à laquelle la population est confrontée :

  • la présentation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo guidée par le même sulfureux mécène de l’orchestre de Madame Valls,
  • l’inauguration de l’hôpital général d’Oyo (alors que dans le reste du pays les structures hospitalières sont exsangues financièrement et que la plupart des personnels y sont en grève)
  • le Musée de N’Gol’Odoua dédié au KIebe-Kiebe avec une réelle destination comme toujours obscure…parrainée par Jean Paul Pigasse. Une exhibition indécente « au cœur de la végétation pour faire entrer les sculptures Kiebe-Kiebe dans l’histoire de l’humanité» alors que la jeunesse congolaise s’entasse par plus de cent élèves dans des classes sans banc. Humanité très sélective des cautions morales du régime de Brazzavole…

Pour s’y presser, des invités du monde entier sont venus en avions privés, payés pour la plupart par la kleptocratie présidentielle. Il y en avait une multitude sur le tarmac de l’aéroport international et quasiment privé de Denis Sassou Nguesso à Ollombo. Pour couvrir ces évènements  la presse étrangère (Africa24, Les Echos, Paris Match, Jeune Afrique, Forbes Afrique, Télé Congo, Vox Africa, Africa Numéro 1, Canal 2) a été conviée. Elle a été traitée  aux petits oignons pour sa plongée dans les profondeurs de l’Afrique : vols aller-retour en jet-privé et séjour au Palace 5 étoiles de l’Alima, dans cette partie du Congo aseptisée pour l’occasion ; loin des tueries du Pool et des bombardements des populations civiles. Du bon temps assurément, Oyo ne souffre d’aucune pénurie et ne manque ni de caviar, ni de champagne millésimé ; même le Whisky, qui y est servi, est garanti hors d’âge… !

Quant à la Cour habituelle et personnelle du tyran de la Cuvette, elle était presque au complet. Christine Ockrent pour une fois absente, mais Madame et Monsieur Richard Attias, Yamina Benguigui (comme toujours) avaient répondu « présent ». Faure Eyadema n’aurait raté pour rien au monde ce déplacement. Michel Roussin représentait le Groupe Bolloré pour accompagner le dictateur dans sa distraction favorite, le gaspillage de la richesse nationale. En hôte de marque exceptionnel, et au centre de toutes les attentions, se distinguait  le Duc de Kent, cousin de la Reine Elisabeth II, qui est aujourd’hui (et depuis 45 ans, la plus longue période de l’histoire), le Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Sur le plan international, il est, on peut le dire,  le pape de la Franc-maçonnerie. Curieusement, il a effectué cette visite au pandémonium d’Oyo au moment même où le Pape François renonçait à se rendre à Kinshasa et à Brazzaville.

fonds bleu Attias Richard Cecilia

La Fondation Brazzaville parrainait l’évènement du Fonds Bleu toujours dans sa logique, par tous moyens, de soutien inconditionnel à la dictature congolaise ; Denis Sassou Nguesso qui n’a pas su gérer le pétrole congolais, ni la santé de ses citoyens, ni l’avenir de sa jeunesse, veut apparaître comme le sauveur de l’Afrique Centrale et de son environnement. C’est un peu vite oublier que, depuis le retour sanglant du dictateur, la production forestière, presque entièrement dans les seules mains de sa famille, est passée de 500.000m3 par an à plus de 2,5 millions m3, sans compter les coupes clandestines.

Ce Fonds Bleu, comme tous les autres fonds ou structures gérés par Sassou Nguesso, est condamné à la faillite. Ce ne sera certes pas un handicap pour accéder à un plan de sauvetage par le FMI, qui au prétexte de vouloir aider la CEMAC, sauvera la tyrannie congolaise sans avoir exigé la moindre contrepartie de transparence de gestion ou d’avancée démocratique. Les prisonniers politiques et le véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle peuvent bien rester en prison. Les boucheries humaines et abus contre les Droits de l’Homme, récemment dénoncés par le Département d’Etat à Washington, pourront se poursuivre… Grâce à la très trop généreuse bénédiction financière du FMI et de Madame Lagarde.

Un véritable Etat de Droit, demain à la tête du Congo, ne se privera pas d’imposer ses arguments juridiques ou autres au FMI et à son actuelle General Manager, avec toutes ses conséquences pour les uns et pour les autres… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de liberty.com)

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NOTRE COMMENTAIRE :

Le pays est au bord du gouffre pour cause de banqueroute, voilà que les cigales du Congo qui ne tirent aucune leçon de leur goinfrerie, n'arrêtent pas d'organiser des "bamboula" avec tous les truands et escrocs bien connus... Dans le même temps, le FMI prépare des potions amères pour les populations congolaises, comme dans les années 1980...

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:45
 
Sous ce titre se trouve l’histoire vaseuse du Congo politique des derniers jours du Président Marien Ngouabi (président du Congo de 1968 à 1977). Il ne s’agit pas d’un roman. Ce travail est le résultat direct des enquêtes menées dans le cadre de la Conférence Nationale Souveraine (1991), par la Commission « Assassinats ». Le dossier était et est toujours sensible...
 

 

                   Vie politique du Congo

Sous ce titre se trouve l’histoire vaseuse du Congo politique des derniers jours du Président Marien Ngouabi (président du Congo de 1968 à 1977).

Il ne s’agit pas d’un roman. Ce travail est le résultat direct des enquêtes menées dans le cadre de la Conférence Nationale Souveraine (1991), par la Commission « Assassinats ». Le dossier était et est toujours sensible. L'un des enquêteurs, membre et président de la Commission "Assassinats" est mort depuis…

La recherche de la paix avait fait que seuls les travaux de cette commission n’étaient pas passés en plénière, c'est-à-dire que leur Rapport ne fut distribué à aucun des Conférenciers, à l'exception des membres de la ladite Commission et de ceux du présidium qui en détenaient des exemplaires. Bien entendu M. Sassou et ses amis en possèdent par le truchement du présidium.

La lecture de ce document vous en donne la raison. Mais, pour la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie, on peut aujourd’hui prendre connaissance de ces faits, tout en restant prudent si vous êtes au Congo.

Bonne et dramatique lecture. 

Au sortir de son audience avec Ngouabi, Massamba-Débat, l’illuminé est très satisfait. L’entretien a été très serein. Il a averti son hôte du danger qui le guettait et a accompli ainsi son devoir devant Dieu. De plus, il peut désormais mesurer le désastre et l’étendue des problèmes dans le pays et sait que le régime Ngouabi est devant un cul de sac. Le moment venu, il fera appel à lui, ne serait-ce qu’en tant que Premier-Ministre. Dieu qui sait faire les grandes œuvres l’arrangera. Et d’ailleurs, n’avait-il pas commencé comme Premier ministre ? Il s’en réjouit et informe son groupe à qui il demande de persévérer dans la prière.

De son côté, Ngouabi est aussi satisfait. Au moins il a pu sortir des tracas quotidiens et se confier à un homme plus âgé, à un homme ayant l’expérience des affaires, qui a su surmonter les tractations du pouvoir et a eu le courage de partir quand il a compris qu’il aurait été inutile d’insister.

Ngouabi qui s’était mépris instinctivement des intentions de Massamba-Débat à la première lecture de sa lettre comprend alors qu’il s’agit d’un grand homme qui ne veut que son bien et celui de la nation.

Ne l’a-t-il pas informé de ce qui se tramait dans son entourage, chose qu’il suspectait lui-même depuis longtemps ?[1] [1]

Comment a  t-il pu douter de la bonne fois de cet homme ?

Trois jours seulement après cet entretien, Ngouabi reçoit tard dans la nuit un coup de fil du Président Omar Bongo du Gabon (sans doute mis au courant par le S.A.C [2] [2] de Débizet et les réseaux Foccart et Pasqua) qui lui demande de faire très attention. Mais Bongo reste volontiers évasif, sur les dangers contre lesquels il veut prévenir son interlocuteur car il sait que le téléphone n’est pas à l’abri des indiscrétions. Il insiste cependant sur sa mise en garde et conseille la vigilance [3] [3] à son correspondant.

Cette demi-confidence du Président gabonais ébranle de plus belle Ngouabi, qui vit depuis un certain temps des choses étranges dans son palais : son gros chien de garde vient de mourir dans des conditions louches, un gros serpent et un petit animal ont été aperçus dans la cour mais, n’ont pu être retrouvés malgré des recherches minutieuses. Enfin, la foudre s’abat presque régulièrement sur le palais[4][4].

Tout cela entame suffisamment son moral. Ngouabi, franc-maçon et « fétichiste » comme la majorité des chefs d’états africains, qui était même arrivé, poussé par le zèle à affirmer qu’il rêvait les coups d’états,[5][5] y trouve là les signes précurseurs de sa fin prochaine.

            Le grand problème pour lui est de savoir d’où et de qui exactement vient le danger pour qu’il puisse agir. Impossible, car son frère « Sassou », Monsieur le ministre de la défense et de la sécurité ne lui adresse plus de fiches d’informations. Perplexe et convaincu qu’il est victime d’une grande machination dans son entourage, Marien requiert les services du sous-lieutenant Mboro qui semble lui être resté très fidèle et lui demande de surveiller discrètement ses proches parents et collaborateurs.

            L’après-midi du 9 Mars 1997, Marien Ngouabi fait un cauchemar au cour de sa sieste : un commando attente à sa vie et l’échauffourée s’achève par 5 morts. Affolé, il appelle son chef d’état major général et lui ordonne le renforcement de sécurité du Quartier Général édicté depuis le début de l’année à la suite de l’attaque du personnel du réalignement du CFCO par le FLEC. Le même jour, tard dans la soirée, il appelle le président Massamba-Débat et lui expose tout ses problèmes notamment ceux d’ordre spirituels. Après l’avoir écouté tranquillement, Débat lui recommande de se confier à Dieu et promet de l’aider efficacement dans la prière.

            « … Ne vous en faîtes pas Monsieur le Président le bon Dieu vous sortira de ce guêpier. Rappelez moi  dans une semaine nous saurons ce que nous devons faire conclue t-il ».

            Malheureusement ni Massamba-Débat, ni Ngouabi qui tentent de se rapprocher  ne se doutent qu’ils sont placés sur écoute téléphonique et que leur conversation loin d’être secrète a été enregistrée. Pas plus d’ailleurs qu’ils ne savent que Ibara Denis, l’homme que Sassou (ne pouvant cumuler les fonctions) fait nommer à la tête des services spéciaux, et qui a assisté à leur entretien du 3 Mars dernier, en a fait un compte rendu détaillé à son patron  immédiat( Sassou ) et à Yhombi qui fait office de chef de clan kouyou.

            Le 11 mars à 19 heures, Yhombi qui est informé de la conversation téléphonique de Ngouabi et de Débat, convoque d’urgence un « conseil de famille » à son domicile. Y participent tous les grands du nord du pays en dehors des hommes des plateaux dont la position géographique prête souvent à équivoque. Ces derniers issus du royaume Téké et ayant souvent donné des indices de modération, occupent le centre du pays et ont toujours entretenus des rapports pacifique avec les « Bakongo » du Sud du pays.[6][6] : N’assistent donc à la réunion que : Assemekang, Mouassiposso, Anga, Sassou Nguesso, Okoko jacques, Ibara Denis, Ebaka Jean-michel et Engobo Bonaventure …. Pas questions bien entendu d’associer ceux qui sont très proches de Ngouabi : Issambo, Eyabo, Ongouya, Ewoloetc, de peur qu’il n’y est une fuite.

« …Marien nous a trahi, entame Yhombi. Il s’est rapproché de Débat et est capable de le ramener au pouvoir. Enfin, je préfère laisser parler Ibara Denis qui suit toute la situation… ».

Ce dernier prend la parole, commente l’audience que Ngouabi a accordée à Massamba-Débat en insistant sur l’appréciation qu’il a faite de ses collaborateurs, et termine par une diffusion de la conversation téléphonique.

-          Nous pouvons tout perdre, sauf le pouvoir, sursaute Jean Michel Ebaka à la fin du récit.

-          Il faut l’enlever, le faire partir et le tuer, renchérit Anga Pierre.

-          Pas question, tranche Sassou, je ne marcherai avec vous que si vous garantissez la vie sauve à Marien. N’oublions pas qu’il a beaucoup fait pour nous tous.

-          Oui, qu’il ait beaucoup fait pour nous, je n’en disconviens pas. Mais n’empêche que pour moi, mieux vaut perdre un Kouyou que de perdre le pouvoir. Et, c’est clair précise Jacques Okoko.

-          Qu’allons-nous faire demande alors Yhombi ?

-          Va c’est l’affaire des militaires. Réglez nous ce problème. L’essentiel comme l’a dit le jeune Sassou, c’est que Ngouabi reste en vie sinon comment l’expliquerons nous au village. Les gens seront divisés et ça ne nous aidera. J’insiste là-dessus, conclut le vieux Assemekang.

Nos complices se séparent.

De cette réunion, Ngouabi est aussitôt informé par Mboro qui suit effectivement le groupe. Maintenant qu’il connaît les têtes d’affiche du complot que l’on prépare contre lui, il faut qu’il gagne du temps en louvoyant afin de pouvoir refaire son système de sécurité sans attirer l’attention des autres. Il faut donc les rassurer qu’il ne cédera pas le pouvoir à Massamba-Débat.

Le 13 mars, il décide donc de jouer le jeu, et au cours du meeting organisé à l’occasion du treizième anniversaire de l’URFC, il prononce un de ces discours musclés dont il avait seul le secret, dénonce les menaces d’assassinat qui pèsent sur sa personne et incrimine « l’impérialisme français et ses valets locaux » d’en être les promoteurs.

Il informe publiquement le peuple du fond de la lettre de Massamba-Débat, rejette l’hypothèse de sa démission et affirme qu’il ne sera pas question de céder le pouvoir. « … Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté, et son unité qu’en le lavant avec ton sang … (et plus loin), le pouvoir ne se donne pas, le pouvoir s’arrache … », conclue t-il les yeux grandement écarquillés.

Au cours de ce meeting, il y a un fait amusant. Ngouabi qui arrive et salue les officiels, lance à Sassou : « Alors Denis, on se retrouve maintenant chez Yhombi ! ».

Nous voulons mettre en place une association, mon Commandant répond ce dernier pris à contre-pied.

Alors, informez tout le monde, au lieu de le faire en cachette commente Ngouabi avant de s’installer sur son fauteuil. Mboro qui assure la  « couverture » de la manifestation dans le périmètre rapproché du Président, croise le regard de Sassou, sourit et se « grille » par cette maladresse. Il n’échappera pas à la purge.

Le meeting passé, Ngouabi appelle Massamba-Débat dans la soirée, lui explique qu’il est obligé de jouer le double jeu et le rassure du maintien du rendez-vous pris en semaine. A la suite de quoi, notre groupe qui suit attentivement faits et gestes de Ngouabi se réunit encore le 14 mars et décide d’agir.

Un plan est élaboré après maints débats, les uns proposant une action dans le palais, les autres penchant pour son arrestation en dehors de sa résidence.

Il faut le prendre dans sa résidence, devant sa femme et ses enfants. Je connais le terrain et je puis proposer un plan suggère Anga, de plus nous l’avons eu mystiquement ; ce sera facile ajoute t-il.

-          Non, il y aura trop de risques. N’oublions pas qu’il nous le faut vivant précise Sassou.

- Dans ce cas propose Yhombi, je vais l’inviter à inaugurer le tronçon Obouya Owando qui est presque achevé. Il suffira seulement de bien choisir l’équipe qui l’accompagnera. Nous l’arrêterons sans problèmes, et l’assignerons à résidence à Owando, pendant que nous occuperons Brazzaville.

-          Avez vous pensé à la réaction de la population interroge Sassou . Comment serons-nous considérés par nos parents ? Comme des traîtres évidemment. Je crois savoir que Marien a encore sa côte au village. Non, il vaut mieux que ça soit ici et nous l’expliquerons après aux parents. Il suffira alors de dire que Ngouabi s’apprêtait à trahir la révolution, à remettre le pouvoir à Massamba-Débat et que le haut commandement avait été obligé de l’arrêter. Et puis, je m’en doute qu’il puisse accepter la proposition d’aller sur Obouya maintenant qu’il se méfie de nous.

-          Que faire alors Denis, demande Ebaka ?

-          Je ne sais pas encore répond Sassou. Je n’ai pas de plan précis. Ce que je sais, c’est qu’il faut agir vite, en tout cas dans la semaine. Il faut éviter que Marien ne se ressaisisse et ne bouleverse son système de sécurité. La première des choses à faire serait à mon avis de déstabiliser la garde, d’éviter une concentration des troupes autour de Marien, de créer une sorte d’activité de divertissement.

-          On pourrait proposer l’organisation d’un festival sportif à l’occasion de l’anniversaire de son accident d’avion[7][7], avance Engobo Bonaventure. Cela fait exactement un an que le truc a eu lieu et le chef ne se doutera de rien. Bien au contraire il s’en réjouira.

-          Tâchez de le convaincre reprend Sassou, surtout soyez prudent car il ne faut pas qu’il se doute de quelque chose. Par ailleurs, il nous faut discuter avec l’étranger, pour bénéficier de son soutien en cas de besoin. Il nous faut par exemple débloquer la situation avec les pétroliers afin de payer les salaires dès notre prise de pouvoir si l’on veut être accepté par le peuple.

Le grand frère Ebaka ira dans la semaine en France pour cela. Ngouelondelé y a pris déjà des contacts sûrs. Ibara Denis ira dès demain en Côte d’Ivoire, et informera le Président Houphouet Boigny. Inutile cependant de saisir les chefs d’Etats d’Afrique centrale ; ils sont tellement liés et risquent de le prévenir. Le président Bongo a déjà tenté de le faire. Je me chargerai d’informer nos amis de l’Est en passant par les Cubains avec qui j’ai déjà des contacts. Nous agirons à la première occasion. Gardons donc le contact.

-          Dois-je annuler l’inauguration d’Obouya ? demande Yhombi qui n’a plus de contact avec l’armée et accepte donc de se fier à l’action de Sassou qu’il sous-estime. Après tout c’est un cadet, de surcroît moins gradé, il ne peut travailler que pour moi et d’ailleurs qui voudra d’un coureur de jupons à la tête du pays ?

-          Surtout pas, reprend Sassou qui entend être au centre de l’organisation et s’imposer après. Marien risquera de se douter de quelque chose et nous aurons des difficultés à agir. N’oubliez pas qu’il m’a déjà interpellé à propos de notre dernière réunion. J’ai été obligé de répondre que nous entendons former une association. Sans doute il nous fait suivre, et.. je suis même sûr que c’est le lieutenant Mboro qui s’en charge. Enfin… on verra.

La réunion terminée, le groupe s’affaire, Engobo Bonaventure, le chef de la sécurité rapprochée et Mouassiposso le chef du protocole, finissent par convaincre Ngouabi de l’organisation d’un festival sportif, et en confient la responsabilité à Ewolo Oscar le chef de la garde présidentielle. Il s’ouvrira le 16 mars 1977 sous la présidence de Mouassiposso.

Entre temps, Ibara et Ebaka ont voyagé[8][8], Yhombi s’en est allé à Owando pour l’inauguration de son tronçon, et les conjurés guettent l’occasion propice.

Dans la soirée du 16 mars, Ngouabi qui ne cesse d’être inquiet sur sa situation et ne dort presque plus, reprend contact avec Débat comme convenu. Ce dernier lui rend compte de la réponse apportée par le Seigneur sur son cas en ces termes :

      « … Monsieur le Président, le danger qui vous menace est toujours là, présent et se rapproche même. Mais gardez votre foi en Dieu ; il nous aidera. Ce qu’il nous reste à faire, c’est de vous joindre à nous dans la prière. Il vous faut intégrer le cercle afin de vous placer sous la protection de Dieu. Et cela le plus rapidement possible. C’est en tout cas la réponse que nous avons reçu après nos prières…

- Mais doyen, vous savez bien que c’est impossible. Officiellement, je suis marxiste et je ne prie pas. Que diront les autres ? Ce sera l’occasion où jamais pour eux de me débouter du parti et me déposer.  Non, vraiment, je crois que c’est impossible.

- Peut-être, mais c’est la seule solution. Nous aurons beau prié pour vous et c’est d’ailleurs ce que nous n’avons cessé de faire depuis que vous nous l’avez demandé. Mais votre participation personnelle est indispensable. Et puis, il y a une cérémonie d’imposition des mains, une sorte d’exorcisme que nous devons faire sur vous. C’est la voie indiquée par le Seigneur. Comment pourrions-nous le faire si vous n’êtes pas là ?

N’oubliez pas que le Seigneur a dit :

« Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux … et aide toi, le ciel t’aidera

- Oui, je comprend doyen ; je suis en train de voir comment le faire sans attirer l’attention des autres et surtout de la direction du parti. Et, ça se passerait où, quand et à quelle heure ? Peut-être qu’on pourrait alors voir…

- Quand ? En tout cas comme je l’ai dit tout à l’heure, le plus rapidement possible. Disons dès demain ou après-demain. Où ? Chez moi. Ce serait plus prudent et plus sécurisant. A quelle heure ? dans la journée. Ce serait anonyme et les gens éviteront de vous prêter des intentions. La seule chose sur laquelle j’insisterai c’est le temps. Il faut que l’on commence vite.

- Hum ! Bon. Après tout, je n’ai pas le choix. Disons …, vendredi, c’est-à-dire après-demain dans l’après-midi à 15 heures. Est-ce que ça vous va ? … L’ennui, maintenant que j’y pense, c’est que je serai obligé de venir seul. Avec tout ce qui se passe autour de moi, je n’ai plus confiance en personne et d’ici que toute la ville en parle… ; ce ne serait pas étonnant.

    - Ah non ! Il n’est pas question que vous venez seul. Ce serait trop risqué. En tout cas, je ne veux pas partager ce risque avec vous. Il faut être très prudent maintenant. N’oubliez pas que tout en étant fils de Dieu, l’on avait été obligé de protéger Jésus pour éviter qu’on lui tranche la tête par …

Je vous enverrai des frères, les mêmes que ceux qui constituent le groupe pour assurer votre couverture. Ils seront conduit par Kikadidi que vous connaissez très bien et pourront se déguiser en militaires pour qu’ils ne soient pas reconnaissables…

-          Ah ! Akim ! Oui c’est un collègue, même s’il m’en veut un peu de l’avoir sorti de l’armée. Nous en reparlerons d’ailleurs. Qu’ils soient là entre 14 heures et 14 heures 30 minutes. Je donnerai des instruction pour qu’on les laisse passer.

-          Ok, monsieur le Président. Entendu comme ça. Bonne nuit et que la paix du Seigneur soit avec vous. Surtout ne désespérez pas et remettez tout à Dieu.

-          Merci beaucoup doyen. Bonne nuit à vous également… »

Aussitôt la machine de Sassou qui bénéficie de l’écoute téléphonique se met en branle. Il ne faut point autoriser cette rencontre avec Débat et arrêter ce traître de Ngouabi. Mais comment procéder ? Quel type de piège lui tendre ?

Pour répondre à cette embarrassante question, Sassou consulte l’agenda de Ngouabi. Aucune sortie n’est programmée le 17. Par contre, le 18, Ngouabi doit dispenser un cours à l’université[9][9], mais il n’est pas possible d’y opérer. Merde ! Que faire alors ?

A force de creuser. Youpi ! C’est trouvé, le calendrier des opérations militaires annonce pour le 18 un exercice au champ de tir sous la direction du capitaine Motando, ce jeune officier de la Likouala, sorti nouvellement de l’académie militaire soviétique, que Marien se propose de nommer Chef d’état major particulier à la présidence. Il serait en quelque sorte un conseiller militaire du chef de l’Etat et devrait réorganiser sa garde et sa sécurité.

Tenant compte de la sympathie que Ngouabi a pour ce jeune, il se précipitera dès qu’il sera question de lui. On lui dira qu’il a eu un incident au champ de tir et il s’y rendra. Mais comment l’arrêter au champ de tir ? L’endroit est désert et Ngouabi apercevra de loin le comité d’accueil qui sera mis en place pour la circonstance. Il pourra alors rebrousser chemin.

Et si on l’invite dans un domicile ? Oui, mais ce domicile devra être vide si l’on doit éviter les témoins gênants et s’il est vide, Ngouabi risquera aussi de s’en méfier. Quelle impasse ?

Puis soudain, tiens, tiens, tiens. Utiliser le même argument et l’inviter dans un hôtel le «  Mistral » où Lekoundzou directeur de la SICAP [10][10] à Pointe-noire en mission à Brazzaville est  descendu. L’hôtel sera fermé toute la matinée pour des raisons d’Etat afin qu’il n’y est presque pas de monde et utiliserons la chambre numéro 8 de Lekoundzou pour lui tendre un guet-apens.

Dans un hôtel et en plein jour, Marien ne se doutera de rien et tombera dans le panneau. Mais il faut veiller à ce qu’il vienne seul. Il faut donc l’isoler. Assis Engobo Bonaventure s’envole t-il le 17 mars pour Owando, où il doit récupérer l’épave de l’hélicoptère dans lequel Marien Ngouabi avait failli trouver la mort.

Parti en réalité pour informer  Yhombi de l’évolution de la situation et des dernières dispositions arrêtées pour le putsch, Engobo qui rentre de cette prétendue mission [11][11], le lendemain 18 mars au environ de 11 heures, ne fera jamais signe de vie avant 15 heures, c’est-a-dire avant que le crime ne soit consommé. Il sera d’ailleurs promu officier d’ordonnance de Yhombi après le coup d’état. Okemba Maurice, l’officier d’ordonnance de Ngouabi a, lui, sollicité une permission d’absence auprès du président pour aller jouer au ballon militaire et retirer ensuite les examens de son fils au laboratoire national[12][12].

Après ses courses, Okemba qui sera nommé quelque temps après Directeur de la radio puis, Attaché militaire à Moscou, aurait téléphoné à son service pou savoir si le président avait besoin de lui. Et, comme ce n’était pas le cas, il serait allé se reposer chez lui . Le lieutenant Tsangabeka qui avait été désigné pour remplacer Okemba prétendra à son tour être allé prendre son repas au moment où Ngouabi aurait trouvé  la mort .

Mouassiposso, le chef de protocole aurait achevé sa demi-journée et laissé le président à table[13][13]. Enfin, Itoua Ndinga, un autre membre de la sécurité rapprochée de Ngouabi , se serait retrouvé en manœuvre militaire sur la route du Nord dans le cadre d’une formation militaire.

En somme, un véritable vide créé intentionnellement autour de Ngouabi qui  ne s’en inquiète pas outre mesure puisqu’il lui facilite son rendez-vous avec « Akim ».

Ce qui arrange aussi ses protagonistes, décidés à le prendre dans leur filets.

Vendredi 18 mars 1977 à 9 heures, le président Ngouabi est allé donner son cours à la faculté des Sciences de Brazzaville. Il est accompagné de Pereira (un beau frère) qui fait office de chauffeur, et de Tsangabeka, comme aide de camp. Son cours fini, il rejoint directement son bureau. Il est 11 heures passées de quelques minutes ; il signe son courrier et entreprend d’accorder des audiences.

De 11 heures 30 minutes à 12 heures 30 minutes, il reçoit d’abord le commandant Mbia, chef d’état major de l’ armée de terre qu’il a fait prévenir dans la journée[14][14] et qui doit lui rendre compte de l’état d’avancement du document sur la réorganisation de l’armée qu’il lui a demandé de concevoir. Pendant qu’ils discutent, est annoncé le président de l’Assemblée nationale, Alphonse Mouissou-Poaty ; Mbia se retire par courtoisie et Ngouabi accorde une trentaine de minutes à son nouveau visiteur avec qui il traite de l’atmosphère politique qui prévaut dans le pays.

Peu avant 13 heures, Ngouabi reçoit le cardinal Emile Biayenda que Mouassiposso a introduit avant de s’éclipser furtivement. L’archevêque de brazzaville est venu solliciter la restitution au clergé d’une concession appartenant au couvent Jahavouey et expropriée par l’Etat congolais après la nationalisation de l’enseignement en 1964. Cependant, l’entretien ne dure pas car dix minutes après, le président reçoit un coup de fil[15][15], décroche le téléphone et suit son interlocuteur ; son visage s’assombrit et il coupe la communication en disant : « bien j’arrive tout de suite… ».

Marien Ngouabi qui semble abattu par la nouvelle qu’on vient de lui communiquer rejoint le prélat resté assis au salon et s’excuse en ces termes : « Monseigneur, je m’excuse d’être obligé d’interrompre notre entretien. Je vous recontacterai mais vous pouvez être tranquille, votre problème sera réglé. Je suis obligé de partir d’urgence car un de mes collaborateurs a eu un incident au champ de tir où des éléments se sont canardés entre eux. Je dois donc aller m’enquérir sur le terrain… » Le cardinal se lève, remercie sincèrement son hôte et s’en va.

Marien Ngouabi par son secrétariat donne des instructions à propos de l’arrivée d’une 404 blanche. Les visiteurs doivent l’attendre, il demande à Ntsangabeka de décommander le rendez-vous pris avec le docteur Lomina et livre à Ontsou qu’il vient de recevoir un message du ministre de la défense selon lequel le capitaine Motando aurait eu des problèmes avec la troupe au champ de tir et se serait réfugié à l’hôtel Mistral. Conduit par Pereira et couvert par Okamba, un jeune élément de la garde présidentielle qu’il désigne au hasard pour l’accompagner, Marien, ha       billé en abacost de couleur rouge-bordeaux depuis le matin, très inquiet pour Motando, oublie de prendre les précautions d’usage et fonce à l’hôtel Mistral.

Après tout, le message ne vient-il pas de Sassou en qui il a encore un minimum de confiance, même si ce dernier avait eu entre temps le culot de draguer[16][16] sa femme. D’ailleurs, il ne croit pas que Sassou pousserait le bouchon jusqu’à le déposer. Il est beaucoup plus préoccupé par les femmes que par le pouvoir. Yhombi oui, mais pas Sassou ; il est encore trop jeune et le prouve par son comportement.

Le voici à l’hôtel Mistral qui semble désert. Dans la cour, quatre voitures anonymes dont celle de Mouassiposso. Ngouabi ouvre la portière et descend promptement pendant que le chauffeur se gare et attendra là le retour de son chef. Devant le perron apparaît Lekoundzou qui vient à la rencontre du président.

-          Alors Justin, où sont-ils ?

-          Ils sont dans ma chambre chef ! Au premier.

-          Que s’est-il passé ?

-          Je ne sais pas exactement chef !

Les deux hommes discutent, entrent dans l’hôtel et gravissent les marches suivis à cinq mètres du jeune Okamba qui par respect reste à l’écart et ne capte rien de la conversation. Lekoundzou ouvre la porte et invite le président à entrer. Ce dernier qui ne se doute de rien, trop préoccupé par la situation de son poulain Motando franchit ainsi le seuil. Lekoundzou referme la porte derrière lui. Le garde restera dans le couloir.

(Suite voir Deuxième Partie)
 
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Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Marien Ngouabi