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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:38
Afrique/Congo-Brazzaville : Histoire, économie, politique

1998-2001

C'est depuis 1998 que Modeste Boukadia parle de créer un Gouvernement d'Union National regroupant toutes les tendances politiques du Congo pour que tous travaillent ensemble a l'Unité du Congo. Merci de lire cet article du Monde Diplomatique publie en 2001 expliquant la démarche originale de Modeste Boukadia http://afriquepluriel.ruwenzori.net/congo-d.htm


ARTICLES EXTRAITS DE LA PRESSE INTERNATIONALE

1992
Un des premiers pays d'Afrique à avoir tenu une conférence nationale, le Congo, entame ce mois-ci une nouvelle étape de sa transition démocratique, avec l'élection d'un nouveau président de la République. Mais les illusions des premiers mois ont disparu, laissant libre cours au désenchantement; certains dénoncent déjà la renaissance d'un discours tribaliste et régionaliste. Cette vision ethnique des luttes en cours est-elle pertinente, ou reflète-t-elle la difficulté à rompre avec les vieux schémas issus de la colonisation?

Commencé au début de l'année 1991, avec la tenue d'une conférence nationale souveraine, la première étape de la démocratisation au Congo s'achève ce mois-ci par l'élection du président de la République. En mai, juin et juillet se sont déroulés deux scrutins, l'un municipal, l'autre législatif, qui ont vu s'affirmer des partis et associations politiques à forte coloration ethnique. Les vraies questions liées à l'indépendance économique du pays et à la maîtrise de ses ressources pétrolières sont occultées par une classe politique davantage préoccupée par son destin que de l'avenir d'un Congo parvenu au bord du gouffre avec une dette extérieure avoisinant les 1 500 milliards de francs CFA (1). Si le règne sans partage du Parti congolais du travail (PCT) qui avait été créé en 1969 et avait voulu engager le pays sur la voie du marxisme-léninisme semble s'achever, toutes les hypothèses restent envisageables, d'un nouveau départ à la restauration sous une forme aménagée de l'ancien régime (2).

Le vide politique favorise une présentation simplifiée des luttes en cours: Nordistes et Sudistes s'affronteraient pour le pouvoir. Un même schéma est souvent appliqué aux autres pays du continent: en Centrafrique, les peuples riverains de l'Oubangui s'opposeraient à ceux de la forêt et de la savane, tandis qu'au Rwanda irréductible serait l'antagonisme entre les Tutsi et les Hutu. Aussi séduisante qu'elle soit, cette grille de lecture conduit à masquer les enjeux des conflits. Et d'abord parce que dresser une carte ethnodémographique du Congo relève d'une véritable gageure.

Les spécialistes qui s'y sont employés ont abouti à des résultats sensiblement différents, faute de recourir aux mêmes modalités de classement. Selon qu'on rattache certaines communautés à des ensembles plus vastes ou qu'on les appréhende comme des groupes à part entière, le paysage se modifie profondément. De plus, les observateurs ont souvent eu tendance à voir dans les particularismes tribaux une persistance de comportements hérités de l'époque coloniale et qu'il s'agirait d'éradiquer au nom d'une unité nationale imposée comme un dogme (3).

Ainsi, s'inscrivant dans un courant progressiste à coloration marxiste, les écrivains Henri Lopes, dans Tribaliques (4), et Jean-Baptiste Lati-Loutard, dans Chroniques congolaises (5), dénonçaient les survivances du passé et s'attachaient à définir une personnalité congolaise en prise avec le monde moderne. Au nom d'une "mission historique de la classe ouvrière", les marxistes combattaient des pratiques pourtant inséparables d'une identité culturelle qu'ils déclaraient, à chacun des congrès du PCT, vouloir préserver.

A contre-courant de bien des interprétations, un chercheur, Marie Eliou, montra dès 1977 comment la conception de l'éducation au Congo pouvait constituer un frein à l'affirmation de la conscience nationale (6). Pointant l'inadéquation d'une structure "qui implique l'abandon sinon le mépris de la culture et des valeurs autochtones", Marie Eliou soulignait le paradoxe d'un système dans lequel "la fierté d'être congolais voisine avec une sorte de regret de n'être pas français".

Il ne faut pas non plus oublier que les catégories mêmes d'ethnie et de tribu découlent d'une conception coloniale de l'histoire qui recensait les peuples en les abaissant. Sur les premiers papiers d'identité était mentionnée "la race", ce terme étant employé pour tribu. Chaque monographie établie sur un groupe vérifiait dans l'esprit du colonisateur la supériorité des sociétés étatiques et de l'Etat-nation sur les autres formes d'organisation de la société.

Ces approches renvoyaient aussi à un passé hypothétique dans lequel les ethnies apparaissaient comme des entités figées, jamais comme des groupes sociaux en devenir. Or cette société traditionnelle n'a jamais existé: au contraire, les collectivités précoloniales, affectées par de grandes migrations et un incessant brassage, s'imbriquaient dans une "chaîne de sociétés" et connaissaient un flux continuel d'échanges (7).

Ces réserves ne conduisent pas à nier l'importance de la question ethnique au Congo. Mais l'histoire ne se contente pas de reproduire d'anciennes querelles, et le tribalisme se développe contradictoirement à partir des revendications des populations en butte à la construction d'un Etat centralisateur et niveleur. On peut donc distinguer une conscience ethnique spontanée, liée au sentiment d'appartenir à une communauté linguistique, historique et culturelle, et le nouveau tribalisme politique qui, tout en se drapant dans les plis de la tradition, se nourrit des frustrations engendrées par une modernité économique et sociale renforçant les inégalités entre les individus, les peuples et les régions.

"Un syndicat de dictateurs"

De nombreux intellectuels sont réticents à adopter un vocabulaire qui avalise, sous couvert de scientificité, les clichés les plus éculés de la pensée coloniale. "Dans le discours politique, note l'écrivain Tchichelle Tchivela (8), lorsqu'on parle de tribalisme, c'est généralement pour dénoncer des attitudes jugées rétrogrades et qui tendent à favoriser les seuls membres d'une tribu au détriment des autres ressortissants du pays." Il préfère le terme d'ethnie, "moins péjoratif et moins connoté", mais il estime que les maux du Congo ne sont pas imputables à une rivalité ethnique mais à un régionalisme apparu au lendemain de la seconde guerre mondiale quand ses concitoyens ont obtenu le droit d'élire leurs représentants: "La concurrence entre les divers partis a durablement cristallisé l'opposition entre Nordistes et Sudistes. Les conflits auxquels nous assistons aujourd'hui plongent leurs racines dans ce passé récent." En 1958, le Congo devient autonome au sein de la Communauté française sous la direction de l'abbé Fulbert Youlou, un Lari, avant d'accéder le 15 août 1960 à l'indépendance. De violents affrontements entre ses partisans et ceux de son rival Jacques Opangault en février 1959 laisseront de profondes blessures.

Romancier et dramaturge, Sony Labou Tansi pense pour sa part que tout s'est joué en amont, avec l'intrusion des Européens et de la colonisation. Il récuse la pertinence des frontières qui ont taillé dans le vif des cultures: "L'effondrement du mur de Berlin a réjoui la planète. Mais n'oubliez pas que, en 1885, à Berlin (9), on a érigé d'autres murs, au coeur de l'Afrique." Sony Labou Tansi ne nie pas les responsabilités des régimes dans l'atomisation des peuples: "Ces barrières, les années 60 les ont consolidées. L'ethnisation des nations du Kongo a été favorisée par le manque d'audace de l'Organisation de l'unité africaine, qui s'est comportée comme un syndicat de dirigeants, voire de dictateurs."

Depuis lors, le fleuve Congo - frontière entre le Congo et le Zaïre - sépare des peuples que tout rapproche. En distribuant des cartes d'identité à des communautés qui n'avaient jamais cru changer de contrée en passant d'une rive à l'autre, les pouvoirs successifs ont voulu les enrégimenter, les dresser les unes contre les autres. Pourtant, le chauvinisme entretenu et exploité par les politiques ne doit pas faire illusion. La fibre patriotique peut certes vibrer le temps d'une compétition sportive, les réalités du quotidien tempèrent ces enthousiasmes.

Pour peu qu'il parle le kikongo, un Congolais de la région du Pool - celle de Brazzaville - peut dialoguer avec un ressortissant du nord de l'Angola ou du Bas-Zaïre. Et sur le plateau des Cataractes, là où le tracé de la frontière entre Congo et Zaïre est purement arbitraire, les parents scolarisent moins leurs enfants en fonction de leur nationalité que par rapport à la distance qui sépare l'école du village. De même, au-delà de Mossaka, les pêcheurs du Congo et de l'Oubangui ne se préoccupent pas des limites territoriales.

Quant au spectacle offert par les débarcadères de Kinshasa ou de Brazzaville, il est de nature à relativiser la fierté d'être né sur l'une ou l'autre rive du Congo: des deux côtés, on y entasse sans ménagement, sur des barges antédiluviennes, des grappes humaines vouées aux mêmes vexations. Cette commune infortune, conjuguée à des conditions d'existence similaires, détermine des solidarités bien plus fortes que la raison des gouvernements.

Le rêve de Sony Labou Tansi est au diapason du Congo profond, de la persévérance de peuples qui refusent d'être dessaisis de leur histoire. Il prolonge la vision d'un Congo des deux rives chère à l'écrivain et dramaturge Tchicaya U Tam'si (10). Pour autant, Sony ne prêche aucun séparatisme, ne revendique aucune hégémonie pour les siens. Sa conviction est que, un jour ou l'autre, les Africains sauront inventer des formes nouvelles de communication transcendant les Etats actuels: "Ce que l'économie semble édicter, les hommes sauront demain l'expérimenter."

Le Congo n'est pas une entité incréée; on ne peut renforcer son unité en gommant tout ce que la mémoire collective a conservé depuis des siècles. Malheureusement, l'Etat a avivé les tensions en favorisant l'emploi du lingala (qu'aucun groupe ethnique congolais n'a pour langue maternelle) et du munukutuba (qui est un créole) en leur accordant statut de "langues nationales"; à terme, l'un des deux devrait devenir "langue officielle". C'est surtout au lingala qu'on a, de manière feutrée, donné la primauté: dans la présentation des journaux parlés et télévisés, dans la traduction d'ouvrages français, dans les discours destinés "aux masses", etc. Cette prépondérance a été facilitée par la prégnance de la musique du Congo-Zaïre, diffusée principalement dans cette langue.

Cette volonté de légiférer au détriment des pratiques des populations a été dénoncée encore récemment par la Semaine africaine, l'hebdomadaire publié par la Conférence épiscopale: "N'a-t-on pas un moment, sur l'audiovisuel d'Etat, interdit par exemple la diffusion d'oeuvres musicales composées en langues maternelles? Etait-elle différente, la logique coloniale consistant à dépouiller un groupe humain de sa culture, de sa mémoire, de sa fierté (11)?"

Parce que les différences ne menacent pas forcément la nation, il aurait fallu respecter la part prise par chacun dans l'histoire. Un effort d'objectivité exigerait d'admettre, par exemple, que les Kongo-Lari ont été au premier rang de la lutte contre l'administration coloniale. A bien des égards, on n'a commencé à se sentir congolais (et non plus kongo, vili, bembe, teke ou m'bochi) qu'à partir du moment où cette résistance s'est développée. Cette vitalité du groupe kongo-lari apparaît comme celle d'un rameau ethnique qui a, plus que les autres, su défendre son être communautaire. Mais la peur qu'il inspire - on le soupçonne de visées hégémoniques - est utilisée et manipulée: "Le tribalisme dénoncé au Congo a toujours été le tribalisme de l'autre", note Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, un des principaux animateurs des forces démocratiques. Le sociologue Henri Ossebi ne dit pas autre chose quand il analyse le discours du PCT sur la question: "Le brouillage opère à la fois par défaut et par excès. Dans le premier cas, il prend l'allure d'une dénégation: à aucun moment le discours officiel ne désigne les détenteurs du pouvoir comme acteurs"tribalistes"ou"régionalistes". Ce sont toujours les autres, dans une"langue de bois"qui fonctionne en permanence à l'exclusion et à l'accusation. Dans le second cas, il consiste à voir partout, dans tout conflit ou toute prétention concurrente, la figure de l'"ethnie"ou de la région (12)."

Responsable de la faillite: le régionalisme

Pour vivre ensemble et exorciser tout esprit tribal, il convient de laisser chaque communauté libre de pratiquer sa langue et d'honorer ses traditions. Mais les indépendances ont tourné le dos à ces principes, et les couches dirigeantes ont tenté de consolider la nation en interdisant toute référence à la diversité ethnique. Dans le même temps où elles géraient l'appareil d'Etat et les finances publiques comme ceux d'un "petit village", elles niaient l'être pluriel des populations sous leur autorité.

Comme ailleurs sur le continent, le pouvoir politique au Congo a tenté d'asseoir sa légitimité en recourant au clientélisme. Il a allié un népotisme régional - une place prépondérante réservée aux Nordistes dans l'administration et les entreprises - à une gestion démagogique de l'administration faisant de l'ensemble des fonctionnaires, toutes ethnies confondues, sa base sociale. Ce que les Congolais synthétisent par cette formule: "Payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, c'est assurer la pérennité du gouvernement."

Pour le sociologue Côme Mankassa, ce fonctionnement renvoie à une tare congénitale. Le système lignager imprime encore sa marque sur la vie sociale: quand on est m'bochi comme le président de la République "on a l'impression de gouverner, de participer directement au pouvoir". "Si le Congo est en faillite, ajoute-t-il, il le doit au régionalisme. L'unité nationale doit être regardée non comme une donnée mais comme un devenir."

Avec le début de la démocratisation en 1991, le débat s'est brusquement infléchi. Ayant le sentiment d'être les laissés-pour-compte de la vie politique, certains ont réclamé le pouvoir pour leur région. Ils ont ainsi rejoint les tenants de l'ancien régime, effrayés par la perspective d'une longue traversée du désert, ont dénoncé chez leurs adversaires les plus décidés originaires du Pool une tendance au tribalisme, à l'intégrisme et à l'esprit de revanche. Cette prévention à l'endroit des forces déterminées à rompre avec le passé a incontestablement fait diversion, dissimulant les véritables enjeux du moment, ceux qui touchent à l'indépendance économique du pays.

Notes:
(1) 1 FCFA = 0,02 franc français.
(2) Lire Jean-Michel Devésa, "Dans le jardin privé de la littérature congolaise", le Monde diplomatique, octobre 1991. On y trouvera une liste des plus grands écrivains congolais et de leurs oeuvres.
(3) Sur le débat Etat, nation, ethnies, lire Michel Cahen, "Ce que l'Afrique noire pourrait apprendre à l'Europe", le Monde diplomatique, juillet 1992.
(4) Editions Cle, Yaoundé, 1971.
(5) L'Harmattan (Fonds Oswald), Paris, 1978.
(6) La Formation de la conscience nationale en République populaire du Congo, Anthropos, Paris, 1977.
(7) Jean-Loup Amselle et Elikia M'Bokolo, Au coeur de l'ethnie, ethnies, tribalisme et Etat en Afrique, La Découverte, Paris, 1985.
(8) Auteur de l'Exil ou la Tombe, Présence africaine, Paris, 1986.
(9) C'est au congrès de Berlin, en 1885, que les grandes puissances européennes décidèrent du partage de l'Afrique.
(10) Lire "Les origines sacrées de notre théâtre", le Monde diplomatique, décembre 1987.
(11) I'boto, "Top-média: les intégristes arrivent!", la Semaine africaine, Brazzaville, 13-19 février 1992.
(12) "Etat et ethnie au Congo: nouvelles situations, vieux démons", Revue de l'Institut de sociologie, n° 3-4, 1988, Bruxelles.

Processus démocratique
A l’instar de nombreux pays africains, le Congo connaît à partir de 1990, une vague de mouvement revendiquant la démocratie. Dans cette République populaire qui se réclamait alors de l’idéologie marxiste-léniniste, les bouleversements sur la scène internationale et un contexte économique interne difficile, ont stimulé la multiplication des grèves, des revendications estudiantines ainsi que l’apparition d’une opposition qui réclame une conférence nationale et le départ du Président Denis Sassou Ngesso.

Le comité central du Parti congolais du travail (PCT) se prononce en faveur du multipartisme au début du mois de juillet, mais la révision de la Constitution dans ce sens n’intervient qu’en décembre. Le PCT renonce à l’idéologie marxiste et à son rôle dirigeant. Plusieurs formations politiques sont alors reconnues. Le Président Denis Sassou Nguesso annonce finalement la tenue d’une conférence nationale lors de sa présentation des voeux du nouvel an à la nation.

Le 25 février 1991, la Conférence nationale congolaise s'ouvre à Brazzaville. Elle va durer 3 mois, jusqu'au 10 juin 1991. Elle sera présidée par Monseigneur Ernest Kombo, évêque d'Owando. Elle a pour " mission essentielle de redéfinir les valeurs fondamentales de la nation et de créer les conditions d'un consensus national en vue de l'instauration d'un Etat de Droit ". Cette institution regroupe les membres des partis déclarés, des associations indépendantes, des organisations non gouvernementales et confessionnelles, soit environ 1 200 délégués. La Conférence proclame sa souveraineté et adopte un Acte fondamental suspendant la Constitution de 1979 ainsi qu’une Charte des Droits et Libertés.

La Conférence met en place trois organes : la présidence de la République, assurée par Denis Sassou Nguesso qui reste à son poste mais se voit retirer certaines de ses prérogatives, le gouvernement de transition avec à sa tête le Premier ministre André Milongo, ancien administrateur à la Banque Mondiale, le Conseil supérieur de la République (CSR), présidé par Mgr Kombo et composé de 153 membres, représentants les différents groupes présents lors de la Conférence nationale. Il doit s'assurer de l'exécution des décisions prises pendant la Conférence, suppléer l'absence du Parlement et faire voter les lois.

La transition congolaise est marquée dès le départ par de nombreux ratés tels que l'affrontement, en septembre 1991, entre le gouvernement et la Confédération syndicale congolaise qui s'oppose au plan de restructuration des entreprises et de la fonction publique. Des tentatives de coups d'Etat, contre André Milongo lors de son voyage aux Etats-Unis en décembre 1991 et contre Denis Sassou Ngesso, en janvier 1992 sont à noter. Le mois de janvier 1992 est aussi marqué par un remaniement ministériel dû à une crise politico-militaire. C'est enfin sur fond d'ethno-régionalisme et de relations conflictuelles entre le gouvernement de transition et les groupes pétroliers Elf et Agip que se déroule la transition.

Le 15 mars 1992, un référendum a lieu, aboutissant à l’adoption de la Constitution de la quatrième République avec 96,3 % des suffrages. Les mois d'avril et de mai sont marqués par de nombreuses grèves et un conflit entre le gouvernement et le CSR. En mai, les élections municipales confirment l'effondrement du PCT qui conteste le scrutin face à la montée de nouveaux partis, notamment le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) de Bernard Kolélas et l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de Pascal Lissouba. Le premier tour des élections législatives confirme ces tendances avec toujours les protestations de l’ancien parti unique. Le 19 juillet 1992, c'est le deuxième tour des législatives ; il est couronné par le succès de l’UPADS qui obtient 39 des 125 sièges contre 29 pour le MCDDI et 18 pour le PCT, le reste des sièges revenant à de nombreux autres partis. La contestation est toujours de rigueur. Les élections sénatoriales du 26 juillet confirment la même tendance.

Aux élections des 2 et 16 août 1992, Pascal Lissouba est élu Président de la République avec 61,3 % des voix. Mais même si elle est menée à son terme, la transition démocratique au Congo aura été très mouvementée, tout comme le nouveau mandat de Lissouba sera marqué par de nombreuses crises. Fin octobre, c'est le renversement du gouvernement Bongo-Nouarra, suivi, le 17 novembre par la dissolution de l'Assemblée nationale, dissolution déclarée illégale par l’opposition. En juin 1993, celle-ci boycotte le deuxième tour des législatives, n’ayant pas reconnu les résultats du premier tour tenu le 2 mai. S'en suivent des émeutes et l'annulation de ce tour des élections. En juillet, l'état d'urgence est décrété à la suite des affrontements entre milices, marquant le début du cycle des guerres civiles.

La médiation du Président gabonais Omar Bongo permet d’organiser à nouveau un deuxième tour, encore contesté, conduisant une fois de plus à la reprise des affrontements armés. La fin de l’année 1993 et le début de l’année 1994 sont marqués par la guerre malgré l’arbitrage d’un collège international de juristes sur les élections. L’année 1995 voit de nombreuses dissensions apparaître dans la mouvance présidentielle. L’opposition semble se revigorer. Le gouvernement est ouvert à quelques opposants et les deux parties signent en décembre un pacte de paix prévoyant le désarmement des milices. Mais la stabilité n’est décidément pas au rendez-vous car, dès le début de l’année 1996, des mutineries ont lieu dans l’armée.

Avec le retour de Denis Sassou Ngesso à Brazzaville en janvier 1997 dans la perspective de la présidentielle de juillet, les affrontements se multiplient entre ses milices " Cobras ", les " Ninjas " de Bernard Kolélas, maire de Brazzaville et les " Zoulous " du Président Lissouba. La guerre civile devient générale à partir de juin 1997 lorsque la résidence de Sassou Ngesso est attaquée. Après quatre mois et demi de guerre civile, les forces fidèles à ce dernier prennent Brazzaville en octobre, aidées par le troupes angolaises. L’élection présidentielle prévue pour les mois de juillet et août n’a pu se tenir et le général Sassou Ngesso est investi des charges présidentielles. Un forum tenu en janvier 1998 a fixé la période de transition à trois années au terme desquelles, en l’an 2000, doivent se tenir des élections générales.

La victoire militaire de Sassou Ngesso n’a pas pour autant ramené la stabilité politique. L’opposition se fait entendre de l’extérieur par la voix de l’ancien Président Lissouba, exilé en Grande-Bretagne, et celle de Bernard Kolélas, exilé aux Etats-Unis entre autres. Les milices fidèles à ce dernier mènent une guérilla sur fond ethno-régional dans le Pool, région qui comprend la capitale. En décembre 1998, ils ont tenté de renverser Sassou Ngesso, absent du pays. Cette action s’est soldée par une contre-offensive à l’arme lourde dans les quartiers sud de Brazzaville avec un coût en vies humaines des plus élevés et une exacerbation des tensions ethniques. Le Congo reste un pays dévasté, où la réconciliation sera difficile à obtenir. Le processus de démocratisation est avant tout subordonné à une paix qui n’est pas encore d’actualité, comme on a pu le vérifier encore avec les attaques des " Ninjas " de Bernard Kolélas, suivies d’une contre offensive de l’armée en mai 1999.

JUILLET 1999

Pour sortir de cette tragique impasse par une approche novatrice de la situation, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent. Ainsi, le 19 juin, un colloque organisé par le Club des Amis du Congo-Brazzaville s'est tenu à Paris. Son thème: Le Congo-Brazzaville, enjeux géopolitiques, démocratie et développement. Des universitaires, des politologues, des membres d'association et des Congolais de toutes obédiences ont échangé leurs points de vue, loin de tous les conformismes.
Ouvertement, dans le concert congolais, une autre démarche atypique, celle de Modeste Boukadia-Loutaya, Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (CDRC), une association dont la création remonte au 18 août 1992. Dans la jungle qu'est devenue aujourd'hui la vie politique congolaise, où l'ostracisme a figé les positions, le CDRC se révèle une force de proposition, loin des sentiers battus, faisant preuve d'un effort d'imagination qui va dans le sens d'un renouvellement du discours et de la classe politique. « Sous prétexte de défendre ou de protéger la démocratie et l'unité nationale, la classe politique traditionnelle et partisane entretient sciemment l'insécurité, l'instabilité et la terreur dans le pays par des querelles de personnes. »
Le CDRC pose des questions de fond: le gouvernement actuel issu d'un putsch militaire n'a, à ce jour, aucune légitimité. Comment négocier avec un tel gouvernement ? Faut-il demander au Président renversé et en exil, alors que son mandat officiel a pris fin en août 1997, de restaurer un gouvernement provisoire, avec pour mission d'organiser immédiatement des élections présidentielles ?

Le CDRC propose à la classe politique, aux syndicats, à la société civile, un modus vivendi ou une convention pour un contrat de confiance, qui ne devra ni juger ni condamner, mais doit simplement exprimer la volonté de négociation, de dialogue. Ce contrat ne pourra avoir de signification que si certaines conditions préliminaires sont réalisées.
Créer les conditions de la démocratie et de l'unité nationale
Au plan de la sécurité : signature d'un accord de cessez-le-feu accompagné du retrait de toutes les troupes étrangères et du déploiement d'une force d'interposition internationale de maintien de la paix sous la responsabilité de l'OUA et de l'Onu.

Au plan politique: instauration d'une période de transition de trois ans, nomination d'un Premier ministre civil, chef de gouvernement et constitution d'un Gouvernement de transition dont les missions seront définies par les signataires du modus vivendi. Avec à l'issue de la transition, l'organisation d'élections générales (municipales, législatives, régionales et présidentielles).

Au plan institutionnel: abrogation de l'acte fondamental de 1997 et réhabilitation de la constitution du 15 mars 1992 ; adoption d'une ordonnance constitutionnelle portant création d'un Conseil d'Etat de transition, assumant les fonctions de Président de la République; création d'une commission électorale indépendante et institution d'un organe de régulation de la presse et des médias audiovisuels.

Au plan économique: redéfinition du statut du Trésor public qui doit jouer le rôle d'une banque de la nation et mise sur pied d'une holding financière dans le rôle d'une banque de commerce extérieur pour lancer la politique des grands travaux de reconstruction.
Des propositions qui ont le mérite de la cohérence, même si certaines d'entre elles pêchent par idéalisme. Car il est bien évident que le pouvoir de Sassou Nguesso, engagé dans une fuite en avant éperdue, ne se laissera pas émouvoir par de bons sentiments. Reste donc à trouver les moyens de lui faire entendre raison. C'est là où le rôle de l'opinion internationale devient primordial. .

AOUT 1999

La guerre qui se poursuit au Congo-Brazzaville depuis neuf mois donne lieu aux excès les plus inhumains. Il est patent que toutes les milices qui s'affrontent portent de lourdes responsabilités. Les partisans de l'actuel chef de l'Etat ont, autant que ceux de l'opposition, commis des viols et des pillages, et massacré des milliers de civils. Au point où en est le Congo-Brazzaville, il est plus qu'urgent d'élucider les raisons pour lesquelles la «classe politique» de ce pays s'est muée en une thanatocratie.
D'aucuns prétendent que les événements récents sont les effets d'une longue tradition «tribaliste» : les «Nordistes» et les «Sudistes» (sic) ne pourraient vivre ensemble et seraient condamnés à s'affronter. C'est méconnaître une histoire multiséculaire. Il suffit de lire Georges Balandier, Luc de Heusch ou Jan Vansins pour comprendre que l'Afrique centrale est, depuis près de mille ans, un espace au sein duquel des forces ou des formations de tous types ont pris naissance ou se sont effondrées. Certaines de ces forces ou de ces formations ont érigé les fameux royaumes ou «Etats de la savane». Le royaume du Kongo et le royaume Téké ne sont que quelques exemples de cette dynamique. Dans d'autres cas, des structures d'une autre nature ont vu le jour, entretenant d'autres rapports avec les phénomènes de territorialisation et avec les modèles de l'autorité ou de la cité. Les événements actuels restent marqués par ces processus. Mais l'on ne peut se contenter de renvoyer à ce passé pour comprendre les mutations qui affectent l'Afrique centrale et le Congo-Brazzaville en particulier.

Impact de la colonisation

On a du mal à imaginer ce que la colonisation a pu induire en Afrique. Les systèmes mis en place par les puissances européennes ont accéléré la dégradation, la destruction et la désintégration de véritables structures anthropologiques. Cependant, l'on ne peut imputer à la colonisation seule la responsabilité de tout ce qui advient. D'autres mouvements ont poursuivi une œuvre de déshumanisation dans le cadre des luttes anticoloniales, puis après l'obtention des indépendances. Les factions qui se défient ou se combattent actuellement au Congo-Brazzaville ont longtemps instrumentalisé des rhétoriques simplifiées à l'extrême. Si Bernard Kolebas (principal dirigeant de l'opposition) et ses Ninjas abusent d'une rhétorique messianique excellemment étudiée par Martial Sinda, Denis Sassou Nguesso (l'ex et actuel chef de l'Etat) et ses Cobras ne seraient pas ce qu'ils sont sans cette rhétorique révolutionnaire qui n'a été qu'une arme pour la prise du pouvoir et l'instauration d'un système de terreur.

«Tribalisme» et «révolution»

Pour les aveugles et les demi-savants, le fait que Kolebas soit du Sud et Sassou Nguesso du Nord prouve que le «tribalisme» continue à faire des ravages. Mais ces aveugles et ces demi-savants occulteront, du coup, une autre dimension de l'histoire congolaise. Au Congo-Brazzaville, l'antitribalisme occupe, depuis des décennies, une place de choix. Si longue est la liste des proclamations antitribalistes égrenées par les politiques de ce pays que beaucoup ne parviennent toujours pas à comprendre pourquoi l'Etat-nation n'a pu ni y être consolidé, ni y voir le jour. En fait, la thématique antitribaliste n'a été massivement utilisée, après 1968, que pour contrer un messianisme d'autant plus menaçant qu'il mettait en cause le partage colonial des frontières, et perpétuait un idéal théologico-politique propre aux populations kongo vivant en Angola, dans l'actuelle République démocratique du Congo (RDC) et au Congo-Brazzaville. Mais le projet révolutionnaire, réduit par le Parti congolais du travail (PCT, ex-parti unique) au rang d'un outil démagogique, n'a été qu'un échec. En quelques décennies, ce parti a transformé le Congo en un champ de bataille où des bureaucrates et des militaires incultes et véreux sévissaient sans vergogne.

Le faux espoir de 1992

Après la Conférence nationale, et l'élection de Pascal Lissouba à la présidence, en 1992, certains croyaient qu'un tournant s'était produit. Il a vite fallu déchanter : en 1993-1994, peu après l'élection de Lissouba, ses partisans, grisés par la victoire, se sont empressés d'affronter les partisans de Kobelas dans une nouvelle escalade autodestructrice. Jusqu'en 1997, les milices congolaises se sont acharnées à restaurer des rites sacrificiels datant d'un autre âge. Parallèlement, le déclin de l'Etat a poursuivi son cours. L'«après-culture» (George Steiner) a accru son emprise, métamorphosant implacablement une jeunesse d'autant plus manipulable qu'elle avait, depuis belle lurette, perdu l'essentiel de ses repères.

L'instabilité institutionnelle et les déséquilibres interrégionaux s'aggravant, Sassou Nguesso a su, comme lors de sa première prise de pouvoir en février 1979, tirer profit du déchaînement des énergies guerrières et a passé une alliance avec des puissances farouchement opposées au projet messianique incarné par Kobelas. Ces puissances n'ont fait qu'une bouchée d'un Lissouba dont l'arrogance ou l'inconstance et l'impéritie se paraient d'un sabir technoscientifique. L'histoire congolaise s'étant mise à bégayer, les anciens membres du PCT, revenants skakespearo-wagnériens soutenus par l'armée congolaise, pouvaient s'emparer des principaux rôles d'un drame qui n'a pas encore pris fin.

Si plusieurs organisations des droits de l'homme ont déjà publié des rapports accablants sur les crimes commis dans la capitale congolaise lors de la «guerre des milices» de 1997, seule une commission d'enquête internationale éclairera l'ensemble de la communauté mondiale sur les événements survenus depuis décembre 1998, à Brazzaville dans les quartiers de Bacongo et Makélékélé et dans les régions opposées au retour de Sassou Nguesso au pouvoir.

Dans une série d'interviews accordées dernièrement, l'actuel chef de l'Etat n'a cessé de mettre sur le compte de l'opposition tous les massacres commis au Congo-Brazzaville. Le fait d'exiger qu'une commission d'enquête internationale se rende dans toutes les régions martyrisées par la guerre ne revient nullement à faire le jeu de l'opposition. C'est, au contraire, travailler en vue de la création de nouvelles conditions favorisant le retour des milliers de réfugiés fuyant les combats.

Dialogue et désintégration

Plusieurs dirigeants d'Afrique centrale, réunis à Libreville le 6 août 1999 autour du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo, ont reconnu que les conflits armés qui se poursuivent au Congo-Kinshasa et au Congo-Brazzaville déstabilisent toute la région. Mais l'inaptitude au dialogue perdure à Kinshasa comme à Brazzaville.

A de rares exceptions près, les différentes versions de la «politique» africaine contemporaine n'ont fait que promouvoir un processus de désintégration qui a souvent favorisé l'émergence ou la résurgence des pires figures du nihilisme et du Mal. La question qui se pose désormais à tous les Congolais est celle de savoir si leur pays a été englouti au cours des dernières années, ou si, échappant à des mythes obsolètes et s'émancipant de l'emprise de chefs pour qui l'exercice d'un pouvoir de mort est la seule règle, ils sauront et pourront reconstruire le Congo-Brazzaville.

FEVRIER 2000

Malgré les deux cessez le feu conclus en novembre et décembre 1999 entre l'armée et les milices, le Congo Brazzaville ne parvient pas à sortir du conflit qui l'a ensanglanté à 3 reprises depuis 1993. Le coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Congo, Bill Paton, a dressé lundi 21 février un bilan mitigé de la situation. D'un côté, il a dénoncé le manque d'intérêt de la communauté internationale pour un pays ou des dizaines de milliers de viols ont été commis en 1999 et ou des meurtres sont encore perpétrés et, de l'autre, il a noté avec satisfaction que 400 000 des 800 000 personnes déplacées étaient rentrées chez elles ces dernières semaines. Le président congolais, Nguesso, a pour sa part appelé le mardi 22 février à un dialogue national comprenant ses ennemis Pascal Lissouba et Bernard Kolélas, sans toutefois lever l'ambiguité sur un éventuel retour de ses deux opposants, le premier ayant été condamné par contumace et le second étant poursuivi par la justice de Brazzaville.
La route nationale n°1 n'existe plus. Les ornières ont des dimensions impressionnantes. Le goudron qui affleure par endroits est troué et coupant. Un désastre !! Il faut trois heures pour couvrir les 75 Km qui séparent la capitale de Kinkala, le chef lieu du Pool.
Les villages sont déserts. Les populations actuels ont fui la violence des combats et le comportement odieux des belligérants au fur et à mesure que la guerre approchait, préférant se réfugier dans les forêts que de subir la mitraille et l'arbitraire. Les miliciens de l'ancien président Lissouba, les Cocoyes, et ceux de son premier ministre Bernard Kolélas, les Ninjas, utilisaient les habitants de la région comme bouclier. Les milices du président Nguesso, les Cobras, leurs alliés angolais et les supplétifs zaïrois, rwandais et tchadiens, les considéraient comme complices de leurs ennemis.
Des milliers de familles ont passé plusieurs mois à couvert des arbres, subissant les intempéries, campant sous les pluies tropicales, se nourrissant de feuilles...Ils ont commencé à sortir des forêts en mai, après que Nguesso eut tenu des propos rassurants et que les forces gouvernementales eurent affermi leur emprise sur le sud de la région du Pool.
L'habitat est clairsemé. Les maisons en dur sont occupées par des hommes en uniformes. Les 10 000 habitants de Kinkala ont fui, eux aussi. Peu sont revenus. En fait, la population ne sait pas qui elle doit craindre le plus : Ninjas, Cobras, Angolais...!!
Un congolais témoigne : " Les unités de la Garde républicaine ont trié, interrogés, arrêtés et fait disparaitre systématiquement ceux qui étaient en âge de porter des armes, les accusant d'être des Ninjas. C'était l'époque ou des voyous, incorporés dans la force publique, se comportait comme des sauvages, découpant les corps de leurs victimes et accrochant les membres et les têtes sur les calandres des voitures des Cobras, avant de jeter les restes des corps dans le fleuve".

Source :
Le Monde Diplomatique 1987-1997

SOURCE :http://afriquepluriel.ruwenzori.net/congo-d.htm

http://afriquepluriel.ruwenzori.net/

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier

Afrique/Congo-Brazzaville : Histoire, économie, politique
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 06:27
(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso

SCANDALE au Congo Brazzaville : Un Ministre du Gouvernement Sassou épinglé dans un dossier de corruption dans le dossier Airtel-MBERE

July 14, 2016 kienge 0 Comment Congo-Brazzaville, Justice, Pierre Mabiala -

“Le Ministre de la Justice du Congo Brazzaville, M. Pierre Mabiala vient de se faire prendre en flagrant délit de corruption après avoir été approché par Airtel Congo SA, une compagnie de téléphonie mobile qui excelle dans la fraude, en dissimulant un Acte de Cession des Actions depuis le 04 novembre 2013, au sein duquel des créanciers reconnus sont inscrits”, a confié à la Voix de l’Afrique au Canada, une source brazzavilloise qui préfère garder son anonymat.

Selon cette même source, ” cette affaire à créé une crise ouverte entre le Ministre de la Justice qui viole délibérément la séparation des pouvoirs et le Procureur Général de la Cour Suprême. Cet Acte contient la créance de Monsieur Mbere Daniel à hauteur de 5,4 milliards de Francs CFA, entièrement payée par le Prince Emirati de Abu Dhabi Group qui a vendu Warid Congo SA sa filiale à Airtel Bharti.”

Contactant VAC Radio, la source préfèrant garder son anonymat s’est dite étonnée du fait que le Ministre de la Justice se permet d’écrire aux banques en lieu et place de la juridiction compétente, et aussi du fait que ce dernier bafoue l’exécution légale d’un jugement. Elle s’est également dite scandalisée de remarquer que le Ministre de la Justice ne prend même pas le soin de vérifier les informations apportées par ceux qu’elle qualifie de “racoleurs et d’imposteurs”, puis de foncer comme un taureau dans une procédure où le Procureur de la Cour Suprême a prit plus de 6 mois pour vérifier l’existence matérielle dudit Acte.

Par ailleurs, elle accuse également Airtel Congo SA qui, pour votre information, a contacté le Ministre en question via son avocat Max Bouhoyi, “d’être aussi l’auteur de plusieurs fraudes fiscales, notamment celles qui concernent le paiement au-dessous du montant acté pour le rachat acquisition de Warid Congo par Airtel Congo.”


“Pourtant réclamé, cet Acte reste introuvable, et le Ministre corrompu couvre les contrevenants parce qu’il est maintenant embobiné dans cette affaire à cause de son amour avide d’argent qui lui avait poussé à écrire ce courrier que les banques congolaises exécutent à tort, en marge de la déontologie bancaire et des dispositions OHADA. Les avocats Max Bouhoyi et Éric Yvon Ibouanga sont devenus indésirables auprès du Ministre de la Justice qui leur a demandé ledit acte sans réponse à ce jour“, a-t-il déclaré.

Et il termine en se demandant : ” où est la vraie justice au Congo Brazzaville si un Ministre peut écrire aux banques pour stopper une saisie légale alors qu’il ne peut interférer dans un jugement ?”

Certes, la justice est manipulée dans plusieurs pays d’Afrique, mais il y a encore quelques hommes et femmes de droit qui sont restés honnêtes par amour pour leurs patries, et c’est à ce peu de pourcentages d’hommes et femmes de droit que ce dossier interèssera afin d’être revu et que des questions soient posées au Ministre de la Justice au Congo Brazzaville, M. Pierre Mabiala, pour que justice soit faite.

VAC Radio a tenté de contacter les concernés, sans suite.

Coralie Kienge

VACRadio.com

SOURCE : https://vacradio.com/scandale-au-congo-brazza-un-ministre-du-gouv-sassou-epingle-dans-un-dossier-de-corruption-dans-le-dossier-airtel-mbere/

(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso
(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso
(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso
(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso
(Congo-Brazzaville) La Justice selon la loi tribalo-clanique des Sassou & Nguesso
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 11:25
(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

(NDLR) : "La France a toujours été du côté des dictateurs" (dixit Nicolas Sarkozy)

Bernard Squarcini, l’étrange reconversion de l’espion de Sarkozy -

L’ancien patron de la DCRI et proche de l’ex-président de la République, écarté par la gauche, s’est reconverti dans le privé. Ses réseaux font prospérer ses affaires. Un mélange des genres qui intéresse désormais la justice.

Début avril, un homme s’avance seul sur le tarmac de l’aéroport du Bourget. Visage rond, taille moyenne, allure passe-partout, il a été l’un des piliers de la république sarkozyste. Ancien patron de la toute-puissante Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, 61 ans, monte à bord d’un jet spécialement affrété pour lui par le président congolais, Denis Sassou Nguesso. Le Français est attendu à Brazzaville, où le dictateur africain, au pouvoir depuis 1979, savoure sa réélection, violemment contestée par l’opposition.

Pour comprendre cet étonnant voyage de l’ancien Fouché au Congo, il faut remonter plusieurs semaines en arrière. Bernard Squarcini, qui travaille à son compte depuis que la gauche l’a destitué, obtient un tuyau grâce à ses contacts en Afrique : un « mouvement insurrectionnel » visant à « déstabiliser » Denis Sassou Nguesso serait en préparation. Il connaît le nom des opposants, leurs conseils en France, leur plan d’action.

Ces informations, forcément sensibles, il ne les transmet pas aux services secrets français, mais, de manière singulière, à Jean-Dominique Okemba, le Monsieur Sécurité de Sassou Nguesso, qu’il connaît de longue date. « Les opposants vont lancer des appels à la population pendant l’élection présidentielle », le prévient-il. Est-ce à cause de cette mise en garde que le gouvernement de Brazzaville coupe toutes les liaisons téléphoniques et les échanges internet au moment du scrutin ?

Toujours est-il que le 20 mars, le Congo vote coupé du monde, comme renvoyé au siècle dernier. L’opposition, qui ne reconnaît pas les résultats officiels (60% des votes remportés par Denis Sassou Nguesso), lance un appel à la « désobéissance civile ». Mais la population ne suit pas, terrorisée à cause de la chape de plomb qui s’est abattue sur le pays. On comprend mieux pourquoi, en ce début du mois d’avril, le potentat congolais tient à remercier personnellement l’espion français pour ses conseils avisés.

Comment passe-t-on de Paris à Brazzaville ? De Sarko à Sassou ? Depuis quelques années, l’ancien chef du contre-espionnage semble avoir mis tout son savoir-faire au service d’intérêts privés, parfois étrangers, de grands groupes ou d’Etats, pas toujours parmi les plus démocratiques. […]

Et désormais, c’est à ses activités de consultant privé que la justice s’intéresse. Le vendredi 8 avril, Bernard Squarcini est à peine rentré de Brazzaville que des policiers de l’Office central de Lutte contre la Corruption et les Infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et deux juges d’instruction tapent à sa porte, un mandat de perquisition à la main. Ils interviennent dans le cadre de trois enquêtes différentes. En fouillant son appartement parisien, ses bureaux professionnels et un coffre ouvert dans une banque, les enquêteurs tombent sur une pile de documents « explosifs », selon une source judiciaire encore étonnée de « l’imprudence » de l’ancien chef de la DCRI.

Des rapports classés secret-défense, notamment sur les mouvements islamistes au Moyen-Orient, des notes sur des personnalités politiques de tout bord, des pièces de procédures judiciaires couvertes par le secret de […]

Ses déplacements en Afrique ? Des services rendus à des pays amis de la France, dont on ferait bien de préserver la stabilité. Au demeurant, il n’a pas été payé par l’Etat congolais pour le rapport sur l’opposition que les policiers ont trouvé chez lui. Ces derniers ont beau avoir débarqué pile à son retour de Brazzaville, ils n’ont pas découvert un seul centime en liquide Lire la suite sur le Nouvelobs.fr

Violette Lazard et Caroline Michel Publié le 13 juillet 2016 à 18h38

Source : Le NouvelObs.com

Bernard Squarcini, directeur de la DCRI, Frederic Pechenard, directeur general de la police et Nicolas Sarkozy, president de la republique lors d’une table ronde sur la securite

(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso
(Congo-Brazzaville) Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso
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Violette Lazard et Caroline Michel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Sarkozy Squarcini PCT
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 21:38
(Congo) Nouvelles du CHU de Brazzaville : Est-il mort ?

Il s'agit du Directeur de l'économie et des finances du CHU de Brazzaville. Il semblerait qu'il soit bien mort. Ou, s'il a fait semblant de mourir, alors les siens ont aussi fait semblant de l'enterrer... Au Congo-Brazzaville, dans les années 1980, on disait : "LE PARTI DIRIGE L'ETAT". Aujourd'hui, depuis l'année 2000, on dit : "L'ETHNIE-TRIBU-CLAN DIRIGE L'ETAT".

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Il semblerait qu'il soit bien mort. Ou, s'il a fait semblant de mourir, alors les siens ont aussi fait semblant de l'enterrer... Sa chronique nécrologique :

Je suis de l'ethnie,

J'ai été nommé(e) par l'ethnie,

Moi aussi, je nomme des ressortissants de l'ethnie.

Nous sommes de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO...

Il y a 6 mois, à Brazzaville, Mme Ambiero Alliandzi a été faite Directrice générale du CHU. Le moins plus petit hôpital du pays [pas plus de 300 lits pour 2 millions d'habitants], le pire mouroir d'Afrique. Pas sûr que même le Niger ou la Centrafrique, les deux pays les plus appauvris du continent puissent envier ce CHU.

Madame la DG donc ! Nous pouvons lui trouver des qualités, mais nous nous mentirions de ne pas relever qu'elle doit ce poste à l'ethnie.

Notons cependant qu'elle a eu le courage d'annoncer son intention de mettre hors d'état de nuire à la collectivité ceux qu'elle a désignés par ''opérateurs économiques véreux''. Des personnes qui, souvent - par petits arrangements entre véreux -, obtiennent des marchés de l'hôpital. Et qui ne les accomplissent pas du tout, ou que partiellement, ou avec d'infinies malfaçons, laissant l'hôpital à l'état de champ de ruines permanentes.

Mise au travail, elle n'a pas tardé à débusquer le maestro ; cet homme-orchestre qui est derrière ce que tout(e) Congolais(e) a toujours perçu comme une entreprise gigantesque de détournement de fonds publics. Des crédits normalement destinés aux soins et bien-être des malades, à la rémunération des personnels hospitaliers, etc.

Le nom du coupable : M.OBENDZA, Directeur de l'économie et des finances du CHU.

Débarqué illico, cet homme aurait trouvé la mort, suite à un accident de la circulation. Mort dans les heures, dans les jours immédiats qui ont suivi sa mise à l'écart et, surtout, après le début de l'examen [on ne parle pas d'audit] des comptes qu'il était censé tenir avec professionnalisme.
Ce cadre, spécialiste ''de haut vol'', expert en marchés truqués était aussi de l'ethnie.

Et notre nouvelle patronne du CHU de le remplacer. Quoi de plus normal. Mais parmi les 4 à 5 millions de Congolais(es), entre les 70 à 90 tribus-ethnies qui composent le peuple congolais, Madame la Directrice du CHU n'a trouvé de digne cadre que dans l'ethnie.

Le directeur de l'économie et des finances du CHU de Brazzaville, issu de l'ethnie, a été remplacé par M. EKANDZA, un autre membre de la même ethnie. Tous de l'ethnie de Madame la Directrice générale, elle-même ayant succédé à deux autres DG, MM.NGAKALA et OVOULAKA, toujours de la même tribu-ethnie ou aire géographique.

Ainsi, depuis bientôt 20 ans, les principaux postes du CHU de Brazzaville sont tenus - tel un animal pris dans le filet d'un chasseur - par des membres de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO.

Peut-on établir une relation de cause à effet, entre la tribu-ethnie et l'état lamentable, la réalité mouroir du CHU de Brazzaville ?

[....]
L'Ami(e),
Il y a ce ministre qui passe son temps à entretenir le sentiment tribalo-régionalisme, dans l'esprit des ressortissants de son village. Même pas 6 mois au poste, et il en est déjà à sa 3è réunion tribale, voire plus. Nous en discutions hier, à peine.

Aujourd'hui, nous découvrons le cas de cette dame, nommée, presque en même temps que le premier. Toujours de la même ethnie.
Que c'est à vomir ce tribalo-régionalisme!

On finit par se demander s'il peut sortir de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO des Congolais(es) qui rejetteraient la tare du repli ethnique. Or il en existe. Il doit en exister, forcément ! Il est impossible que la Nature ait fait de toute une ethnie d'irréductibles tribalistes !.

Non, il y a bel et bien parmi l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO, des compatriotes normaux. Et ils doivent même être la majorité. Mais, à l'occasion, ils gardent le silence. Ou qu'ils sont gênés, ou complices, ou coupables par transitivité, par recel. Ils se taisent trop sur cette maladie endémique, partout observée dans le pays, dans le Civil, comme dans les Forces armées :

- Discrimination ethnique dans l'accès aux plus hautes responsabilités ;
- Discrimination ethnique dans l'embauche, promotions & privilèges ;
- Discrimination ethnique dans l'attribution de bourses d'études, stages et formations ;
- Discrimination ethnique dans l'aménagement du territoire national, et dans l'accès aux maigres logements publics.

Ce mal, ethnique, est si profond et systématique que, en dehors de l'ethnie de M.SASSOU-NGESSO, partout dans le pays, nos parents, nos enfants ont le sentiment profond d'endurer un apartheid, de vivre dans une société coupée en deux. Entre, au-dessus, ''la tribu des lions'' [c'est le surnom que se sont donnés des petits-fils de M.SASSOU], des membres de l'ethnie et quelques privilégiés. Et en bas, les autres Congolais(es). Une masse de Congolais délaissés, écrasés de plus par tous les Étrangers du pays.

Or, le Congo appartient -à stricte égalité- à toutes les filles et fils du pays, disparus, vivants et à naître ; de toute ethnie, de toute tribu et de toute famille qui composent sa population, par le sang, par la naissance ou par acquisition de droit.

Nous devons donc agir dans le sens du rétablissement de cette égalité. Le Congo doit revenir à tous ses enfants, sans exclusive.
Ce qui revient à dire que, contrairement à la liberté de faire du tribalisme, et donc de détruire le sentiment national dont ceux [pas tous évidemment] de M.SASSOU ont joui durant les bientôt 20 dernières années, nous ne devons plus laisser aux tribalo-régionalistes cette liberté de s'approprier tout le pays, de monopoliser l’État et ses dépendances, d'exclure le reste du peuple congolais.

Et donc, nous savons qu'il est ouvert le livre-journal du peuple : nous y notons tous les actes de Décision publique, comme ces tribalo-régionalismes ; nous consignons les auteurs nominatifs, avec dates, les interpellations que nous leur adressons, les réponses éventuelles des Responsables concernés, etc.

[...]
Mon Ami(e),
Au jour du peuple, ce livre-ci, également, sera ouvert...

Il y a des personnes qui ne mériteront plus de compter parmi le peuple congolais. Il faudra, sans s'attendrir, les chasser de la communauté nationale, leur retirer la citoyenneté congolaise, à eux comme à leurs enfants, sans droit de revenir même dans leurs villages. Ils n'iront qu'à s'acheter quelque île sur des mers lointaines, et y vivre entre eux.

Cela, sans préjudice de telle ou telle autre sanction, condamnations, etc.

Et nous savons ! Malgré le silence évoqué supra, les tribalo-régionalistes ne sont pas toute l'ethnie, qu'il existe de ceux-ci dans d'autres ethnies du peuple. Tous, sans faiblesse ni pardon, subiront le même sort.

Merci !
Le Papou, L'Iconoclaste.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 23:11
(Congo-Brazzaville) Scandales sur scandales à AERCO

Les Services spéciaux, la Cour des comptes, J.J Bouya, J.L Osso pointés du doigt

Il y a quelques années, notre journal dénonçait farouchement la cession des grands aéroports du Congo (Pointe-Noire, Brazzaville et Ollombo) à des maffieux alors que l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) accomplissait correctement ses missions. A l’époque, certains décideurs comme Jean Jacques Bouya, Jean Louis Osso et autres nous avaient traités de journal hostile à la modernisation du pays. Mais aujourd’hui, le Bureau de contrôle et de supervision de la concession des aéroports (BCS) qui représente l’Etat dans la convention de concession ainsi que plusieurs observateurs conviennent avec nous que la société AERCO (Aéroports du Congo), non seulement n’assure pas correctement le bon fonctionnement des installations aéroportuaires, mais elle est aussi une nébuleuse qui devrait interpeller les responsables des Services spéciaux, de la Cour des comptes et de discipline budgétaire, du Conseil national de sécurité, sans oublier le procureur de la République.

Avril 2011 démarrait le projet occulte AERCO. Le fondement juridique de cette concession repose sur deux décrets, à savoir : le Décret n°2010-523 portant approbation de la Convention de concession des 3 aéroports et le Décret n°2010-523 portant approbation du Cahier de charges – type, applicable à la concession des aérodromes appartenant à l’Etat.

Pire ce module devrait être financé par la Compagnie à l’Etat AERCO comme cela est indiqué dans le cadre de la convention de concession mais curieusement c’est la DGGT qui a payé à la place d’AERCO En guise de rappel, l’Etat a investi au total (pour les 3 aéroports internationaux) 300 milliards de FCFA, excepté le tarmac et parking de Pointe-Noire. Dans cet actionnariat d’AERCO, il y a quatre actionnaires ; à savoir : le concessionnaire AERCO et les soi-disant l’investisseur stratégique (55%), qui sont tous trois majoritaires ; et l’Etat qui n’a que (15%). Ceci sous–entend, logiquement, que ce sont les actionnaires majoritaires qui ont la charge d’investir plus dans les projets en cours. Or, sur le terrain, ce n’est pas le cas ! L’Etat minoritaire, continu à débloquer plus des sous, comme c’est le cas pour le 2e module de l’aérogare de Pointe-Noire (50 milliards de FCFA), inauguré en 2015 par le Chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso mais qui n’est pas fonctionnel jusqu’à ce jour à cause d’un problème d’eau.

« Les bons comptes font les bons amis », mais…

Tout compte fait, en cinq ans d’exploitation des 3 aéroports par AERCO, un seul investissement prioritaire a été exécuté par AERCO et Cie, sur les 11 prévus à l’aéroport de Brazzaville (Maya-Maya) ; un seul aussi a été exécuté sur les 17 programmés à Pointe-Noire. Pour Brazzaville, il s’agit de l’investissement portant sur la construction du mur d’enceinte de sûreté, qui devait mesurer initialement 12 km, mais qui a finalement été réduit à 8km, pour diminuer les couts des travaux ! Pourquoi réduire le coût d’investissement d’AERCO de 12 à 8 Km ?

S’agissant du Deuxième (Plan de régulation économique) qui aurait pu être porté à la connaissance de l’Etat concédant par la société concessionnaire AERCO six mois avant le début d’une nouvelle période de cinq ans 2016-2021), c’est-à-dire avant le 1er septembre 2015, ce plan reste encore dans les tiroirs d’AERCO. Il n’a pas été communiqué depuis l’année dernière. Que se passe-t-il ? Pourquoi tant de mansuétudes à l’égard d’AERCO

A noter que ces projets, exécutés par le groupe Français EGIS, emploient à la fois des expatriés (payés avec des salaires faramineux) et des Congolais (payés à 100.000 FCFA, pour ne pas dire en monnaie de singe). Une véritable politique salariale de deux poids deux mesures !

Berquez et Eric Desmarets, un tandem maffieux

Depuis plusieurs années, M. Alain Berquez, Directeur général d’AERCO, avait mis en place un système maffieux de passation des marchés qui ressemble plutôt à une ristourne avec rétro-commissions à des tierces personnes dont les noms qui reviennent constamment sur les lèvres des Brazzavillois et Ponténegrins sont : Jean Louis Osso, président du Conseil d’administration de plusieurs sociétés et le DGGT Jean Jacques Bouya, qui ont bataillé fort pour l’installation de la société AERCO accusée de n’avoir rien apporté au Congo, même pas une aiguille Alain Berquez un retraité qui s’est fait viré de l’aéroport de Tahiti pour mauvaise gestion, a été pistonné par son ami Christian Rognonne. Ce dernier est bien connu pour des entourloupes insérer dans les contrats bidons qu’il arrive néanmoins à faire signé par certains des dirigeants peu soucieux de l’intérêt national. C’est l’une des causes de leur départ du Gabon.

Le mafieux a réalisé un coup de maître au Congo-Brazzaville, en effet, sans rien investir au Congo même par un franc CFA lui et sa clique d’Egis Airport Opérations ont réussi à trouver au Congo un nid d’argent qui leur permet de manger et boire à l’aise. Et si jamais la situation financière devient difficile au Congo il leur suffit de déposer le bilan en laissant derrière eux les Congolais à leur propre sort !

La compagnie EGIS-Airport rafle la quasi-totalité des marchés surfacturés et préfinancés curieusement à 100% à la commande ; Tenez ! Tout récemment Alain Berquez a attribué un marché de gré à gré portant sur les travaux d’aménagement de la CDOU (Surveillance poste éloigné) d’une fausse valeur de 255. 493. 027 francs CFA à la société EIDGE Airport, alors que le montant réel de la commande Toutes taxes comprises (TTC) ne dépasse pas 75 millions de francs CFA. Pire, M. Berquez a décaissé 100% à la commande à son ami Eric Desmarets.

De même, pour le support informatique, c’est-à-dire l’ensemble des tableaux de signalisation dans les aéroports, 98. 983. 312 francs CFA ont été décaissés au profit d’EIDGE, cependant le montant réel, toutes taxes confondues, n’est que de 30 millions de francs CFA. Là aussi 100% à la commande a été payé à son ami.

Vu que le bilan d’AERCO est mitigé, l’adage conseille « qu’on change une équipe qui perd ». A ce titre, de nombreuses voix souhaitent que l’Etat qui continue à investir sur les 3 aéroports concédés dénonce cet actionnariat. De même, l’Etat devrait se préparer à négocier une modification des termes de la Convention de concession. Mais, avant que cela n’arrive, étant donné que le groupe EGIS est chargé de nommer le Directeur Général d’AERCO, le souhait serait que l’Etat propose un cadre congolais expérimenté du D.G D’AERCO. Puisque, dans le Partenariat Public-Privé

(PPP), l’Etat congolais minoritaire dans l’actionnariat majoritaire par le montant de son investissement.

Berquez qui se croit en territoire conquis, tout récemment a fait voler en éclat les scellés posés par un huissier de justice. Une justice qui l’aurait traduit devant la Cour correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, pour avoir ainsi souillé l’honneur et l’image de marque de l’Aviation civile.

Soulignons qu’en cinq ans de mandat de concession, AERCO en est à son troisième DG expatrié.

On pourrait ajouter à cette longue liste de ceux qui profitent des largesses du système en place, Monsieur Gérard Sarrat, Directeur General de la société ENCO (Energie du Congo) qui, malgré des centaines de millions encaissés est dans l’incapacité de résoudre le problème de climatisation de l’aéroport internationale de Maya-Maya.

Des questions nécessitent des réponses

Comment comprendre que l’Etat du Congo qui a construit des infrastructures de plus de trois cents milliards de francs CFA ne détient que 15% d’actionnariat ? Que CPTS qui a déjà le monopole de l’assistant en escale et qui n’a rien investi détient 25%, la SEGAP des français 51% et Egis Airport Opération 4% ?

Comment à 4% Egis Airport Opération arrive-t-il à avoir le poste de DG de cette société ?

Comment SEGAP qui n’a rien investi arrive-t-il a avoir 51% d’AERCO ? Que dire de CPTS qui a 25% ?

SOPTIMI géré par Gérard Sarrat à 5%, mais le DG de ENCO rafle tous les marchés d’AERCO : Déchetterie de Brazzaville et Pointe-Noire : 1 400 000 millions sans appel d’offre tous les travaux électriques sont réalisés par ENCO.

En définitive, les investissements censés être réalisés par AERCO ne le sont pas ou à minima. EGIS-Airport Opérations doit dire merci papa Louis Osso du Congo Zoba !

Affaire à suivre !

Ghys Fortune Dombe Bemba

(Extrait de zenga-mambu)

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Ghys Fortune Dombe Bemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT AERCO
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 19:08
Thierry Moungalla dernière cartouche à blanc de Denis Sassou Nguesso

Thierry-Moungalla -

Par Rigobert OSSEBI -

Indécent, provocateur et arrogant, Thierry Moungalla assène ses contre-vérités et ses mensonges. Dernière bouée de secours d’un régime plus naufragé qu’à la dérive, en chien de garde fidèle, il montre ses crocs. Seul, de ses aboiements, il espère couvrir tout le mécontentement d’une population qui ne l’écoute plus et ne lui prête aucune attention. L’ancien collaborateur de Mwinda, qui fut un temps le premier site congolais d’opposition sur Internet, défend l’épouse de Monsieur 8% et s’en prend aux « … groupes d’individus ou des officines, qui tentent….de déstabiliser la république du Congo… » Et non sans humour : « … plusieurs détracteurs du pouvoir congolais installés en Europe et ailleurs usent de ce principe du harcèlement judiciaire, pour régler des comptes au gouvernement congolais au lieu de saisir les juridictions congolaises compétentes. » Il est vrai que le Congo est réputé pour sa Justice indépendante et pour son respect des droits humains, privés et publics comme l’attestent ses leaders de l’opposition emprisonnés sans jugement et ses investisseurs spoliés de leurs biens… !

Peu importe si ce ministre de pacotille et de la propagande oublie que partout en Europe les saisies frappent les comptes bancaires des rejetons du tyran et de leurs hommes de paille. Comme en Suisse dernièrement avec les comptes de Willy Etoka. Des fortunes mal-acquises sont saisies ainsi que des cavernes d’Ali Baba dans lesquelles ils ont enfui leurs trésors ; et il ne se passe pas de jour que les enquêteurs de différentes polices interrogent durant de longues heures toute personne qui approcherait ou travaillerait pour ce clan de gangsters mafieux.

Il est aussi comique d’entendre Moungalla, ce dernier des griots de la tyrannie congolaise et de la ligne dure, déclarer : « Etant donné qu’il n’y a pas de crise post-électorale… » écartant toute possibilité de concession et de dialogue. Pendant ce temps-là ou presque, toute la nomenklatura cryptocommuniste congolaise, habillée sur mesures par des grands tailleurs de costards, se retrouvait dans les jardins de l’ambassade des Etats-Unis pour sa fête nationale. Toute ouïe et bien docile, elle buvait les paroles (et le champagne) de Mme Sullivan, l’Ambassadrice, qui ne lançait rien d’autre qu’un appel au dialogue « pacifique et constructif » ; cela sans que quiconque manifeste son désaccord ou ne quitte l’assemblée, au premier rang de laquelle on pouvait remarquer Pierre Ngolo, Secrétaire Général du PCT (qui avait oublié son foulard rouge au vestiaire), quelques M22 et Conseillers de très haut rang de Monsieur 8% ainsi que le 1er Ministre Clément Mouemba.

Une autre célébration, celle de la fête nationale du Venezuela, ce 9 Juillet, organisée dans un hôtel de Brazzaville a connu moins d’affluence. Néanmoins les objectifs de coopération n’étaient pas moins grands dans les déclarations… Ce grand pays d’Amérique du Sud ressemble comme deux gouttes d’eau à la République du Congo.

Comme elle, il est complètement dépendant de sa production pétrolière. Dix fois plus peuplé par une trentaine de millions d’habitants, ses réserves et sa production sont 20 à 30 fois supérieures.

Aujourd’hui, le Venezuela connait des émeutes de la faim et c’est même une terrible crise humanitaire qui s’abat sur ce pays honteusement riche de pétrole et incroyablement corrompu. Que nos lecteurs se rassurent, il ne s’agit pas de ternir la mémoire d’Hugo Chavez qui s’est logée dans l’imaginaire congolais juste à côté de celle de l’illustre Fidel Castro (même si maintenant ses médecins n’exercent plus qu’à Oyo) ; mais les faits bien réels sont là ! Une élite corrompue comme celle que nous connaissons, a détourné des centaines de milliards de dollars ruinant le pays qui dispose pourtant des plus grands réserves de pétrole au monde…

Au Venezuela, il y a une crise entre Parlement élu remporté par l’Opposition, mais dont le gouvernement chaviste a réduit, constitutionnellement, les pouvoirs. Une vraie salade congolaise à la sauce Pigasse/SassouNguesso. Deux pouvoirs qui s’opposent alors que la population n’a plus de quoi se nourrir…

C’est ainsi que l’Union Européenne a annoncé le 7 juillet dernier, l’accord de la majorité parlementaire du Venezuela pour ouvrir un dialogue sous son égide avec le Gouvernement. Les présidents José Luis Zapatero, Leonel Fernandez et Martin Torrijos ont été retenus pour conduire cette avancée.

Jusqu’à quand la pirogue Congo, qui prend l’eau de toutes parts, résistera-t-elle aux appels à la sagesse qui retentissent jusque dans les jardins des ambassades de Brazzaville et surtout dans celle des USA ? N’en déplaise à quelques ayatollahs comme le procureur Oko Ngakala, l’Editorialiste des Dépêches de Brazzaville ou Thierry Moungalla qui ont plus de voix que de réel pouvoir…

Les chiens aboieront et la caravane passera !

Rigobert OSSEBI

(Extrait congo-liberty)

Les officiels de Sassou à l’ambassade des USA à Brazzaville (4 juillet 2016)

Thierry Moungalla dernière cartouche à blanc de Denis Sassou Nguesso
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 19:12
(Afrique/Chine/Congo) Le voile se lève la barbarie des banquets cannibales de la Révolution culturelle.

© Reuters -

Chine: Le voile se lève sur la barbarie des banquets cannibales de la Révolution culturelle. Les nouveaux habits dont se vêt l'Afrique en général, le Congo en particulier, sont couleur rouge-sang ... Une barbarie qui se double d'une autre, brutale.

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Au plus fort de la Révolution culturelle, de macabres "banquets" ont vu des convives dévorer les organes de leurs victimes "contre-révolutionnaires": des scènes d'épouvante éradiquées de la mémoire officielle, un demi-siècle après le déclenchement de cette décennie de tourmente meurtrière.

Lancée le 16 mai 1966 par Mao Tsé-toung pour renverser ses adversaires, la Révolution culturelle a été marquée par une frénésie de violences, plongeant le pays dans le chaos sous couvert de luttes politiques. Des adolescents, les "gardes rouges", ont battu à mort leurs professeurs, des familles se sont entredéchirées, des factions entre-tuées. Mais le régime communiste observe toujours un silence obstiné sur les pires excès commis à l'époque.

A Wuxuan, dans des campagnes isolées de la province du Guangxi (sud-est), la barbarie a atteint des sommets: les coeurs, foies et parties génitales de victimes y ont été découpés et cuits avant d'être consommés par leurs tortionnaires.

Aujourd'hui, la ville offre un tableau paisible: boutiques de yaourts, pêcheurs à l'ombre de pics karstiques verdoyants et bannières rouges à la gloire du Parti. C'est pourtant là que, 50 ans plus tôt, au moins 38 personnes ont été victimes de cannibalisme organisé, a rapporté à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un cadre ayant participé au début des années 1980 à une enquête officielle sur ces évènements. "C'est en exacerbant l'injonction à la lutte des classes qu'on en est arrivé au cannibalisme", explique-t-il. "Les meurtres étaient effroyables, pire que des bêtes".

"Durant cette décennie catastrophique, le Guangxi (...) a été le cadre d'une cruauté et d'une sauvagerie révoltante", a écrit ce retraité du Parti, dans un manuscrit consulté par l'AFP. "Des gens ont été décapités, battus à mort, enterrés vivants, lapidés, noyés, ébouillantés, massacrés en groupe, vidés de leurs entrailles (...) explosés à la dynamite. Toutes les méthodes ont été utilisées".

Fanatisme politique

Contrairement aux scènes de cannibalisme survenues durant les famines du "Grand bond en avant" (1958-62), les violences de Wuxuan étaient motivées par le pur fanatisme. "C'est un cannibalisme causé par des évènements politiques, une haine politique, au nom d'une idéologie et de rituels politiques", explique à l'AFP X.L. Ding, professeur de la Hong Kong University of Science and Technology, expert de la période.

Selon les universitaires, l'horreur a été rendue possible à Wuxuan par l'isolement géographique, la brutalité du chef régional du Parti communiste, la pauvreté et une multiplication des factions.

Les détails connus sont glaçants. En 1968, un professeur de géographie du collège local est battu à mort par ses élèves: son corps est traîné près de la rivière Qian, où un autre professeur est contraint, sous la menace d'une arme, d'en retirer le coeur et le foie. Les organes sont rapportés à l'école où ils sont cuits au barbecue et mangés par les adolescents. L'établissement scolaire a été depuis déplacé et reconstruit.

Interrogés par l'AFP, certains habitants de la vieille ville affirment ne rien savoir ou affichent un silence embarrassé. Un nommé Luo confie toutefois: "Du cannibalisme ? Oui. J'étais là, j'ai vécu cela". Mais il s'empresse d'ajouter que Wuxuan s'est énormément modernisé: ce passé "ne signifie plus rien".

Briser le silence

La rumeur des carnages au Guangxi --150.000 morts, selon certains recoupements-- a poussé les autorités à diligenter une enquête officielle, une quinzaine d'années plus tard. Ses conclusions n'ont jamais été rendues publiques. Mais le journaliste Zheng Yi en a tiré un livre-choc, "Stèles rouges", publié à l'étranger au début des années 1990 --et interdit en Chine.

Plus récemment, le cadre rencontré par l'AFP --l'un des responsables de la commission d'enquête-- a fait paraître un article dans un magazine chinois libéral à faible tirage. Il y détaillait ses découvertes et rappelait qu'au moins une centaine d'individus avaient pris part à des actes de cannibalisme. Mais ses efforts pour toucher l'opinion ont rencontré une vive résistance.

Des officiels régionaux retraités ont aussitôt rédigé une virulente réplique, envoyée aux plus hautes instances communistes. "Ils m'accusaient d'être anti-Parti et antisocialiste", et réclamaient une autocritique, se souvient le cadre.

Zheng Yi, qui avait le premier exposé au grand jour les cas de cannibalisme de Wuxuan et qui vit désormais exilé aux Etats-Unis, s'alarme du silence persistant sur les violences barbares de la Révolution culturelle.

"Comme le gouvernement n'a jamais permis un examen historique en profondeur de la période, il est impossible de dire si des leçons en ont été tirées", a-t-il déclaré à l'AFP.

LIRE LA SUITE :

http://m.levif.be/actualite/international/chine-le-voile-se-leve-la-barbarie-des-banquets-cannibales-de-la-revolution-culturelle-une-facette-occultee-de-l-histoire-officielle/article-normal-499551.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=social&utm_source=Facebook

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 17:56
L'OMERTA tribal au Congo-Brazzaville. Cette évidence que ne veulent voir les Congolais.


Au Congo-BZV le tribalisme règne férocement. Les congolais ont pour ainsi dire peur de le conspuer. Ils craignent les représailles du tribalisme parce que si vous osez comme ici, l'indexer, le tribalisme traitera vos analyses de tribales pour vous dissuader d'aller plus loin.

Maintenant cet apartheid est devenu un déluge et ces parades ne tiennent plus parce que ce qui est honteusement tribal ce n'est pas ce que vous lisez mais plutôt ce que nous voyons depuis trop longtemps...

Que voyons-nous ? Une Armée coiffée de tribalisme, une administration financière parée de tribalisme, le pétrole du Congo est siphonné par le tribalisme, le gouvernement est dirigé par le tribalisme, la justice est empêchée par le tribalisme. Mokoko ? Il expie son sacrilège d'avoir osé briser le pacte tribal.

Alors que ne voulez-vous voir ? Les postes à responsabilités et stratégiques du pays sont tenus par des adeptes de la secte tribale. Les disciples les plus privilégiés sont bien ceux dont les racines boivent à la source d'Oyo, siège de la tribu classe. Le génie maléfique de la secte est elle-même parvenue à créer des leurres qui servent à son camouflage.

Tous ceux qui occupent des strapontins sont donc des mercenaires natifs d'autres tribus, payés grassement pour leurs effets d'optiques.

Ferme-là, tribal va !

Yacinthe NGOUABI

L'OMERTA tribal au Congo-Brazzaville. Cette évidence que ne veulent voir les Congolais.
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Yacinthe Ngouabi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT apartheid
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 00:32
(Afrique/Cameroun/Congo-Brazzaville) La CEMAC exclut le trésor français de ses échanges avec la Chine

09-07-2016 (12h13) -

En 2015, la Chine est devenue le premier investisseur au Cameroun, sur les 5 milliards de dollar d'investissements directs étrangers (IDE) pour la période allant de 2000 à 2014, la Chine seule raflait 67 %. Déjà présente dans les projets d’infrastructures d’envergure du pays selon le magazine Investir au Cameroun, (construction du port en eau profonde de Kribi ; des barrages de Lom Pangar, Memve’élé et Mekin ; pose de la fibre optique ; travaux de construction des autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Nsimalen…), la Chine est devenue un acteur clé pour notre secteur minier avec le cobalt de Kamouna, son entrée dans le projet du fer de Mbalam va marquer un coup d’accélérateur dans les relations entre les deux pays, projet dans lequel l’empire du milieu vient d’injecter 8 milliard de dollar pour le développement des infrastructures.

Premier partenaire économique du Congo Brazzaville, la Chine se renforce de plus en plus dans la sous-région Afrique centrale en tant que premier investisseur, il était temps pour les pays de la CEMAC de trouver une formule devant permettre de se libérer du principe de parité fixe liée à la convertibilité du FCFA à l’Euro.

Le Franc Français qui à l’époque coutait 50 FCFA est depuis 1999 à 656 via l’euro, ce qui boostait le pouvoir d’achat des occidentaux en Afrique. Curieusement, quel que soit la variation en hausse ou en baisse du dollar, la valeur du FCFA ne bougeait pas. Conséquence :

‘’De janvier 1999 à mai 2008, l’euro est passé de 1,17 à 1,59 dollar, ce qui signifie que le franc CFA, monnaie des économies jugées parmi les plus indigentes du monde, s’apprécie par rapport au billet vert. Cela ne manque pas de poser problème, car les prix des principaux produits d’exportation de la zone comme le café, le cacao et le coton sont libellés en dollars, tandis que ceux de leurs plus gros volumes d’importation le sont en euros. Ainsi, se faire payer ses exportations en monnaie faible et régler ses importations en monnaie forte ne peut que donner des balances commerciales chroniquement déficitaires. De surcroit, la convertibilité du franc CFA et le régime de contrôle du mouvement des capitaux mis en place par la France en 1993 favorisent une fuite massive des capitaux en direction de l’Hexagone.’’ Sanou Mbaye, ancien haut fonctionnaire sénégalais de la Banque africaine de développement. Ajouté au pillage de ressources les évasions fiscales, l’Afrique va perdre 600 à 800 milliards d’euro chaque années, 10 fois le montant d’aide publique au développement versée par les pays industrialisés.

Jusqu’ici la chine investissait dans les infrastructures en Afrique centrale en finançant directement les projets auprès d’entreprises chinoises de B&TP,contrairement à l’Afrique Australe et de l’Est les entreprises chinoises de production sont installées.

Il fallait créer un climat saint et propice aux investissements privés dans les deux régions loin du vampirisme du trésor français.Il est tant que les entreprises chinoises viennent démarrer les projets d’usines de fabrication de voitures, bateaux porte conteneurs,de montage d’ordinateurs, etc.

C’est cet accord qui vient d’être signé en Chine par le président Sassou Nguesso et Xi Jinping, dorénavant le franc CFA sera convertible directement en Yuan, les camerounais pourront voyager pour la chine avec le FCFA pareil pour les chinois et le yuan, plus besoin de Paris dans nos échanges, ce qui permettra à notre banque centrale de créer une caisse de compensation pour Yuan.

Ce mécanisme s’appliquera entre les pays d’Afrique centrale et les autres partenaires hors UE, ce qui marque un pas vers l’indépendance monétaire.

Cameroun Liberty (Albin Njilo)

LIRE LA SUITE : La Cemac exclut le trésor français de ses...

http://www.camerounliberty.com/la-cemac-exclut-le-tresor-francais-de-ses-echanges-avec-la-chine/

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 23:32
(Congo-Brazzaville) Pascal Tsaty-Mabiala rend les armes

Pascal Tsaty Mabiala a été débarqué de l’IDC-FROCAD. Ce n’est qu’un début. Le khalife d’Oyo, Denis Sasou Nguesso, donne du tournis à l’Opposition du Congo-Brazzaville. La stratégie d’encerclement élaborée avant les élections, la stratégie de saturation, de contournement et d’évitement des pièges dressés par Sassou ; tout cela est mise à mal à l’épreuve du temps. L’alliance IDC-FROCAD peine à définir une feuille de route post-présidentielle. L’unité affichée de la plate-forme IDC-FOCAD n’aura pas survécu au-delà de la présidentielle. Elle a volé en éclats tant au niveau national qu’international.

Canif

Les tiraillements au sein des Assises Nationales du Congo-Brazzaville pour l’alternance de Jean-Luc Malékat en sont la parfaite illustration. La journée désobéissance civile appelée par Zacharie Bowao, le 1er juillet, a fait flop faute d’avoir associé les autres leaders de l’IDC-FROCAD. En outre la bataille des chiffres entre Mokoko et Kolélas (quant à savoir qui était en tête) avait déjà fissuré le bloc IDC-FROCAD. Les leaders de l’opposition ont vite renoué avec les vieux démons de l’échappée solitaire, assénant ainsi un coup de canif à la charte de la victoire.

Convaincus de la supercherie électorale de Sassou, les militants et les sympathisants de l’alliance IDC-FROCAD, armes aux pieds, étaient décidés et préparés à faire mordre la poussière à l’hydre du PCT, Denis Sassou Nguesso. Mais, c’était sans compter sur la fourberie de Pascal Tsaty Mabiala.

Le premier à avoir enfourché la stratégie du cavalier seul est Pascal Tsaty Mabiala de l’UPADS en prenant acte des résultats validés par la Cour Constitutionnelle et en invitant les militants de l’UPADS à préparer les échéances électorales futures. Alors que les militants de l’UPADS attendaient une mise au point, Pascal Tsaty Mabiala a récidivé en réitérant ses propos. La sentence est tombée. Pascal Tsaty Mabiala a été débarqué de la tête du FROCAD au profit de Claudine Munari Mabondzo. Pascal Tsaty Mabiala doit se reconnaître dans la chanson de Jacques Dutronc sur le retournement de veste : « Je suis pour Mokoko, je suis pour Sassou ; je suis opportuniste »

Liaisons incestueuses

En cause chez ce caméléon du Niari : sa déclaration défaitiste là où les militants de l’UPADS attendaient un message appelant à la lutte contre le pouvoir usurpateur de Sassou Nguesso. Ce n’est pas le genre de la maison UPADS de mener bataille et de porter les combats de l’opposition, elle qui entretient des liaisons incestueuses avec le PCT. Et, ce n’est pas un hasard si le premier ministre de Sassou Nguesso, Clément Mouamba, est issu des rangs du parti des trois palmiers. Les « kouenda-voutouka » entre le PCT et l’UPADS sont légion.

Pure et dure militante des premières heures, Gilda Moutsara qui ne représente qu’elle-même a publié un texte dans lequel elle apporte son soutien à Pascal tsaty Mabiala, ajoutant la division au sein de l’alliance IDC-FROCAD. Diviser pour mieux régner. L’homme d’Edou/Penda doit se frotter les mains. Les nguiri auraient-ils eu raison de notre Rosa Luxembourg de Ouenzé-Brazzaville ?

Youki

Affirmant une chose et son contraire, Guy Brice Parfait Kolelas s’est, quant à lui, illustré dans une séquence de communication désastreuse en respectant les résultats de la Cour Constitutionnelle et en rejetant la légitimité de Sassou Nguesso. Cela lui avait valu des articles incendiaires.

Contrairement à Pascal Tsaty Mabiala qui a campé sur sa position, le leader du « Youki », conscient de sa bourde de communication, est vite revenu sur ses propos en martelant qu’il ne reconnaissait pas la victoire de Denis Sassou Nguesso. C’était le service après la gaffe. Le mal était fait. Les populations du Congo-Brazzaville sont restées sur les premières déclarations de Guy Brice Parfait Kolelas. Les propos sur la convocation d’une commission d’enquête parlementaire sur les bombardements du Pool et le mutisme qui ont suivi ont ajouté la confusion à l’incompréhension.

Lentilles

Le parti du Professeur Pascal Lissouba a baissé les bras face à Denis Sassou Nguesso. L’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala attend les alouettes tombées du ciel toutes rôties. La démocratie n’est pas un long fleuve tranquille. Aucune bataille n’a été remportée sans combattre. Comment expliquer la volte-face de Pascal Tsaty Mabiala ? Corruption ? Naïveté ? Peut-être. Pragmatisme quant au soutien extérieur (Chine, Russie et France) de Denis Sassou Nguesso ? Les militants et les sympathisants de l’UPADS n’en croient pas un mot. Trahison ? Sans nul doute. Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée. Au Congo-Brazzaville, Pascal Tsaty Mabiala de l’UPADS a troqué la bataille de la démocratie contre un plat de lentilles. Entendez quelques sièges de députés et de sénateurs. L’appel du ventre a très bonne audience chez les Mabiala.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT UPADS Tsaty-Mabiala