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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:17
(Congo-Brazza) Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent...

L’ambassadeur des USA, Mme Stéphanie S. Sullivan et le dictateur Sassou Nguesso

Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent un camouflet à Jean-Claude Gakosso, le ministre des Affaires étrangères du sinistre dictateur Sassou Nguesso, le PGCC.

Par Rigobert OSSEBI

Depuis la journée du samedi 14 mai, des rumeurs couraient à Brazzaville que le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso, avait empêché l’Ambassadrice de l’Union Européenne (U.E.), Madame Saskia de Lang, de participer à une réunion du corps diplomatique devant lequel il devait s’exprimer, en son ministère.

Il faut surtout comprendre que les services de ce ministre aient cherché à sauver sa face en diffusant une fausse information sur ce qui s’était réellement produit ce jour-là. L’incident dans l’usage diplomatique n’est pas des moindres et se situerait pas très loin d’une rupture prochaine, pas seulement entre l’Union Européenne et le Congo, mais également entre les Etats-Unis et le Congo, de l’usurpateur Denis Sassou Nguesso.

En effet, alors que le ministre des affaires étrangères de ce dernier tentait maladroitement de vendre un énième programme bidon de « la marche vers le développement…. qui nécessiterait la mobilisation d’appuis multiformes de la part de tous les partenaires au développement du Congo », les ambassadrices de l’Union Européenne, Madame Saskia De Lang, et des Etats Unis, Madame Stéphanie Sullivan, ont toutes deux quitté la salle avant même la fin de la communication d’un Jean-Claude Gakosso tétanisé.

L’affront est de taille. Et ce n’est pas un Denis Sassou NGuesso qui osera convoquer ces ambassadrices-courage pour les rappeler à l’ordre, ou mieux se plaindre auprès du Département d’Etat. Au plus, s’en remettra-t-il au valet Gakosso pour tenter d’essuyer le camouflet, ou encore pour ce qui est de l’Union Européenne, par Milan (ENI) et Rome (l’ami Matteo Renzi) essayera-t-il une intervention auprès de la Commissaire Federica Mogherini.

Toutes les femmes qui sont en poste à Brazzaville ne sont pas tentées de suivre l’exemple docile donné par les Yamina Benguigui (ex-ministre de la francophonie qui passait la moitié de son temps à Brazzaville), Anne Hidalgo (Maire de Paris, admiratrice de la très coûteuse politique de la ville du Dictateur) et Michaelle Jean (Secrétaire Générale de la Francophonie qui brille par son silence dans toutes les langues).

Les Congolais devront beaucoup à ces deux femmes de caractère, que sont ces deux ambassadrices, et qui, depuis des mois, sont toujours aux avant-postes de la résistance aux abus commis par la dictature congolaise.

C’est une belle leçon qu’elles ont infligée à Jean-Claude Gakosso et à son président. Dommage que les ambassadeurs, hommes, présents ne leur aient pas emboîté le pas.

Chapeau bas, Mesdames !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT USA UE UA
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 06:19
Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?

Par Antoine OYABI

Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?
Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?
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Antoine Oyabi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 16:29
(France/Congo-Brazzaville) Du silence de François Hollande sur Sassou-Nguesso

Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, reçu par Francois Hollande à l'Elysée le 7 juillet 2015. (©Nicolas Messyasz/Sipa)

Lettre ouverte à François Hollande, par Alain Mabanckou.

Monsieur le Président,

Les Congolais de l’étranger et ceux qui luttent nuit et jour au pays ont constaté que vous observez un long silence quant à l’issue de l’élection présidentielle truquée qui s’est déroulée en mars dernier au Congo-Brazzaville et qui a injustement porté Denis Sassou-Nguesso au pouvoir. Il exerce un pouvoir sans partage depuis trois décennies avec son clan. La fraude l’aura une fois de plus emporté sur la transparence, et ceci aux yeux des nations prétendument démocratiques comme celle que vous dirigez par la volonté des Français. Le nom de mon pays d’origine est désormais inscrit en rouge sur le tableau noir du déshonneur des républiques bananières, à côté de la Corée du Nord. Pendant ce temps, Sassou-Nguesso et ses hommes de mains multiplient les arrestations arbitraires, allant jusqu’à cerner le domicile de l’opposant Jean-Marie Mokoko sans lui donner la possibilité de se ravitailler.

Faut-il rappeler, Monsieur le Président, que ces tyrans africains ont le plus souvent survécu grâce à la protection de la France, illustrant au passage combien ils ne peuvent vivre et prospérer sans l’assentiment de l’ancienne puissance coloniale? Ils ressemblent de ce fait à des ogres créés de toutes pièces par la France, et leur ultime couronnement passe par la montée des marches de l’Elysée et la poignée de main dont ils bénéficieraient du président de la République française. Cette dernière image, s’il arrivait qu’elle se concrétise sous votre règne, pourrait être celle qui ternirait irrémédiablement l’ensemble de votre quinquennat et ruinerait par voie de conséquence vos ambitions de solliciter un second mandat auprès du peuple français.

Congo. Les casseroles sanglantes et trébuchantes de Sassou Nguesso

Si Denis Sassou-Nguesso peut se réjouir pour l’heure d’avoir bâillonné le peuple congolais, de l’écraser continuellement selon les caprices de son pouvoir militaire, il demeurera à jamais un putschiste à la fois amer et frustré tant que la France ne lui accordera pas les applaudissements qu’il attend d’elle, dans la solitude d’un pouvoir dérobé au peuple devant une communauté internationale indifférente. Et c’est peut-être là que votre silence pourrait être interprété comme un assentiment: «Quand on refuse on dit non», nous rappelle le grand écrivain Ahmadou Kourouma. Vous n’avez pas dit non. Vous n’avez pas dit oui. Certes, j’aurais pu me réjouir de votre position actuelle, mais je crains qu’avec le temps elle ne se transforme en une validation implicite qui engraisserait les ambitions démesurées de cet autocrate au point de lui donner des habits neufs qui lui permettraient d’asseoir ce qu’il appelle de manière éhontée « la nouvelle République ».

Il vous reste donc, Monsieur le Président, à nous démontrer par une attitude claire et sans ambiguïté que la France n’est pas le sponsor officieux de ces personnages qui se trompent de siècle et de temps, et qui sont la cause directe de la régression du continent africain.

Je suis conscient que la France a des intérêts économiques au Congo-Brazzaville et que ceux-ci orientent forcément la politique africaine française. En même temps cette prééminence des intérêts économiques est le siège de l’hypocrisie qui a jusqu’alors pris en otage les peuples de mon continent. Faut-il enfin rappeler que ces mêmes Africains n’avaient pas hésité à sacrifier leur vie pour que la France soit ce qu’elle est aujourd’hui: un pays où seul le peuple et non un seul homme décide du destin de la Nation?

Monsieur le Président, nous autres «Noirs de France», quelles que soient nos origines ou nos nationalités, vous regardons. Et, vous le savez, nous sommes nombreux à voter en France et à contribuer à son destin. Il est évident que cette tragédie qui ennuage le Congo-Brazzaville sera dans nos esprits lorsque nous déposerons nos bulletins dans les urnes pour la prochaine élection présidentielle française. Il est encore temps de rendre au peuple congolais sa dignité, de dire clairement, comme les Américains, que la France ne reconnaît pas le pouvoir de Sassou-Nguesso issu d’un putsch électoral et que le gouvernement de façade qui «dirige» aujourd’hui le Congo est aussi illégitime que la mascarade électorale qui a porté son leader au pouvoir.

Alain Mabanckou

LIRE LA SUITE : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20160510.OBS0114/du-silence-de-francois-hollande-sur-sassou-nguesso.html

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 11:20
(Congo-Brazza) Affairisme au haut commandement militaire : Ollessongo businessman...

Le commandant de zone de Pointe-Noire et du Kouilou, le général Jean Ollessongo Ondaye, est devenu businessman sur le dos déjà courbé des congolais.

Dans la crainte d’une attaque armée d’envergure sur Pointe-Noire, des barrages sauvages ont été installés en toute illégalité tout le long de la Nationale N1. Sur les 169 km de route Pointe-Noire/Dolisie. On recense pas moins de 15 bouchons (barrages).

Ces barrages sont devenus de véritables postes à péage pour les camions qui circulent sur cette voie. Ils sont taxés 5000 FCFA qu’ils sont contraints de payer à chaque barrage. Les plus petits véhicules bénéficient d’un tarif « préférentiel »: 1000 FCFA pour les véhicules de tourisme.

Le 1er bouchon est situé à quelques mètres du péage de Mengo (KOUILOU) et le dernier à l’entrée du péage de Moukondo dans le Niari.

Précision de taille, une grande partie de ces fonds ainsi collectés servent à alimenter la caisse noire du commandant de zone, le général Jean Ollessongo Ondaye.

La conséquence immédiate de ce « business » est la hausse du coût du transport des marchandises sur Brazzaville. Ce qui bien sûr va se répercuter sur le consommateur qui finalement paye en bout de chaîne. Les congolais payent pour engraisser Ollessongo et une poignée de mafieux de l’armée.

Dans le fond la situation sécuritaire créée de toute pièce dans le pool n’est qu’une aubaine pour les chefs militaires pour s’enrichir à nouveau dans ce contexte économique difficile où les caisses de l’Etat se vident petit à petit. Les paisibles population congolaises sont une fois de plus le dindon de la farce. Allons seulement, c’est la rupture!

Edo GANGA

LIRE LA SUITE :

http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-au-haut-commandement-militaire-ollessongo-desormais-businesman/

AUTRES SOURCES :

http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-dans-larmee-lonu-paye-la-note-et-dabira-sen-met-plein-les-poches/

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/080516/congo-brazzaville-un-etat-en-faillite

http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com/2016/05/congo-brazzaville-un-etat-en-faillite.html

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:05
Congo Brazzaville : un Etat en faillite

Incapable de faire face à ses dépenses de fonctionnement, le Congo ne cesse d’emprunter, faisant fi des perspectives négatives quand à la solvabilité du pays. Les agences de notations Fitch et Moody’s ont abaissé en mars la note souveraine de la République du Congo de « Ba3 » à « Ba1 » pour Fitch et de « B+ » à « B » pour Moody’s.

La dette du Congo Brazzaville, qui avait partiellement été effacée grâce à l’approbation en janvier 2010 du dossier relatif à l’allègement de la dette au titre de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), passant de 9,2 milliards de dollars en fin 2004 à 2,4 milliards de dollars après le point d’achèvement, est en 2016 un gouffre abyssal. Les possibilités de remboursement semblent pour l’heure inexistantes dans le contexte actuel de baisse du prix du baril de pétrole de plus de 100$ il y a 3 ans à 28$ à ce jour.

La solution toute trouvée dans une économie de rente comme celle du Congo et qui a fait recette il y a quelques années a été, pour le pouvoir de Brazzaville, de brader et gager le pétrole du pays jusqu’à l’horizon 2020. Grace à ce procédé, près d’un milliard de dollars ont pu être empruntés auprès de différentes banques. Seulement la faiblesse du cours actuel du baril de pétrole ne permettant pas de garantir solidement cet emprunt, le pouvoir a entrepris de gager les droits de douane pour les 10 prochaines années, espérant ainsi rembourser ces emprunts. Non content de sacrifier le sous sol congolais et de mettre une dette sur la tête de 4 millions de congolais et même de ceux qui ne sont pas encore nés, le régime de Sassou a décidé de vendre ses bijoux de famille et de se dépouiller du peu d’orgueil qu’il lui reste.

Le compte bancaire pour les générations futures, promu par le gouvernement à l’époque désormais lointaine du baril de pétrole à plus de 100$ et censé être alimenté par les excédents budgétaires, n’ayant jamais existé, le Congo est définitivement sur la paille !

Le Congo se dirige donc vers une catastrophe financière et budgétaire d’autant plus que les emprunts contractés auront très peu de répercussions directes sur la croissance, la génération de richesse ; les investissements donc et la possibilité de rembourser ces dettes.

Sur ces emprunts contractés par le régime 3000 milliards de FCFA ont été affectés à la défense nationale sur 10 ans, sachant que le pays ne connait aucune menace extérieure et que Sassou se vante d’avoir ramené la paix au Congo depuis son retour sanglant en 1997. Ces 3000 milliards servent donc à financer les différentes campagnes militaires, notamment dans la région du Pool, pour étouffer toute velléité de contestation liée aux résultats du dernier scrutin présidentiel. Scrutin dont le déroulement et les résultats sont fortement contestés par les différents partis d’opposition et par la communauté internationale.

Parmi les créanciers du Congo figure la banque turque Turk Eximbank. 200 millions de dollars, soit près de 12 milliards de francs CFA ont été empruntés à cette banque pour construire la cité du gouvernement à Brazzaville et le site touristique de Kintélé. Des dépenses fastueuses, tout au plus cosmétiques pour flatter l’égo surdimensionné de gouvernants perchés en orbite à mille lieues des réalités des congolais. Réalités liées aux problématiques de développement. L’eau courante potable et l’électricité restent des denrées rares pour les congolais.

A l’allure où évoluent les choses il ne fait l’ombre d’aucun doute que dans un futur proche le Congo frappera à la porte de l’Inde, de l’Afrique du Sud ou du Pakistan pour demander l’aumône, la Chine rechignant à accorder des lignes de crédit supplémentaires. La compagnie d’Etat chinoise de garantie des exportations a refusé de valider une demande de prêt émise en 2015 par la République du Congo et doute, à juste titre, de la solvabilité de Brazzaville.

Aujourd’hui plus aucun gouvernement sérieux ne se bouscule pour prêter au Congo. De même sur le plan politique et diplomatique Denis Sassou Nguesso est évité comme la peste, au point que sa délégation s’est vue refuser des visas pour assister à New York, le 22 avril dernier, à l’ouverture de la cérémonie de signature de l’accord de Paris sur le climat (Cop 21). Accord dont le président congolais a en partie financé les travaux à Paris. Avec les emprunts gagés ?

Edo GANGA

LIRE LA SUITE : http://brazzanews.fr/2016/05/congo-brazzaville-un-etat-en-faillite/

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 15:19
(Congo-Brazzaville) POUR LE POOL, L’ESPERANCE D’UNE REPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE, C’EST DESORMAIS TROP TARD !

par Daniel NKOUTA -

On avait jusqu’ici pu croire que le Nord était uni autour de SASSOU ; voilà que la candidature inattendue de Jean Marie Michel MOKOKO est venue porter un cinglant démenti. Si les Mboshis venaient à trouver un autre fils du Nord, peu importe, c’est désormais avéré, ils renieront SASSOU. Ne dit-on pas que c’est lorsque les vagues se retirent que l’on découvre ceux qui se baignaient nus ? Toutefois, c’est au Pool de payer la facture de ce qui est vécu au septentrion comme un acte de trahison.

En effet, le lundi 4 avril au petit matin, les Congolais ont été réveillés par une fracassante et ubuesque déclaration de Thierry Lézin MOUNGALA, le cornemuseur du Pouvoir, annonçant une infiltration dans Brazzaville sud des prétendus ex-ninjas nsiloulou qui auraient attaqué la position militaire de MAYANGA.

Le lendemain, fort curieusement, NTUMI déclare sur les antennes de RFI, que s’il ne soutenait ni ne condamnait cette infiltration, il comprenait toutefois que la jeunesse empêchée de manifester librement, prenne les armes, car 32 ans de pouvoir c’est trop ! Etc.

Le prétexte attendu par le Pouvoir est désormais là pour justifier l’abattage programmé du troupeau dans la région rebelle. C’est ici que le montage tissé de fil blanc pourtant, dont l’intelligibilité échappe aux Congolais, apparaît avec netteté. Ces Congolais faisant preuve de cécité politique ont alors supposé NTUMI innocent pour accabler le Pouvoir coupable d’avoir organisé un montage. Alors, soi cette bande armée est effectivement composée des jeunes ulcérés par le Pouvoir ainsi que l’affirme NTUMI, l’accusation portée contre le Pouvoir d’avoir organisé un montage s’avère dès lors insensée ; soi, il s’agit bien d’un montage du Pouvoir usant de pseudo-ninjas nsiloulou ; alors pourquoi NTUMI a-t-il parlé d’une jeunesse ulcérée ?

En tout cas, toute cette conception événementielle sous la forme dans laquelle les uns et les autres nous l’ont transmise, suppose un postulat, à savoir : que les deux versions, celle NTUMI et celle d’un montage par le Pouvoir sont concomitamment vraies. Or, la critique intelligente étayée notamment par les faits, n’autorise pas de l’admettre. Les deux versions ne pouvant se justifier concomitamment, une des deux est nécessairement inexacte ; une des deux versions se trouve donc, à cet égard, entièrement controuvée et, quelque désagréable que puisse paraître pour les fanatiques d’un bord comme de l’autre une opération aussi radicale, il ne reste qu’à la supprimer d’un trait de plume.

En effet, la situation du moment permet de penser que cette bande armée est le fait des jeunes qui exprimaient là leur exaspération contre le Pouvoir en place. Mais cette possibilité théorique, outre un certain nombre de difficultés de nature variée, se heurte à un argument décisif : on le sait, ces fameux ninjas infiltrés dans Brazzaville, sont bien des ninjas qui constituaient jusque là, la garde rapprochée de NTUMI, qui ne peut pas les avoir pris pour un groupe de jeunes exprimant leur ras-le-bol. D’autre part, les Brazzavillois ont pu, la veille du meeting de Parfait Brice KOLELAS, voir NTUMI rentrer dans la capitale avec une cohorte prétorienne dans une file de véhicule 4X4, entrée fracassante qui a été suivie de tirs nourris dans le quartier de Moukounzi Ngouaka.

Voici le récit de la vérité nue comme un ver de terre :

Toute honte bue jusqu’à la lie, après une vaste entreprise de tripotage des résultats, il fallait pour le Pouvoir créer une atmosphère d’insécurité au moment de rendre public nuitamment comme dans une République des hiboux, par la Cour constitutionnelle ou ce qui en tient lieu, cette horreur consommée des résultats falsifiés de ce pantomime ridicule, puis enfin la cérémonie de prestation de serment. Comme il est évident que la seule réaction redoutée pour perturber ces deux évènements ne viendrait que des quartiers Sud de Brazzaville ; nonobstant l’impressionnant dispositif militaire déployé dans cette zone de rébellion chronique ; il fallait compléter ce dispositif par l’intervention d’un groupe des ex Ninjas .et cobras rassemblés pour la circonstance. Pour ce faire, après avoir lâché sur le terrain ces éléments minutieusement et préalablement rassemblés par le Pouvoir lui-même, par la voix de Thierry MOUNGALA, le scribe saltimbanque, il fallait mettre la forme en proclamant dans un premier temps, que le Gouvernement de la République n’avait pas encore la preuve que des candidats pour leur soutien soient impliqués dans cette affaire, annonçant par là-même l’ouverture d’une enquête. On peut ab initio lire en filigrane dans cette déclaration, la volonté du Pouvoir d’impliquer coûte que coûte l’opposition ; l’enquête annoncée, en réalité, ne sera que la méthode pour trouver le bouc émissaire. C’est ici que NTUMI, sur ordre du Pouvoir, doit entrer en scène. La déclaration arrangée de NTUMI, sera le timbre qui permettra l’affranchissement de l’opération dite de police. Ce ne fut qu’un montage, car en réalité, produit du Pouvoir en place créé en décembre 1998, depuis sa sortie arrangée de la forêt où il fut en mission de déstabilisation du Pool, NTUMI a infiltré l’opposition au profit du Pouvoir. Personne n’est dupe dans mon terroir en tout cas, la bestialité avec laquelle est menée cette campagne militaire contre un peuple désarmé, déborde amplement le cadre d’une simple opération de police, dans un pays par ailleurs où Police et Armée frisent désormais la confusion qui met en surface l’évidence d’une volonté délibérée de destruction humaine en vue de la conservation d’un pouvoir vomi par la population.

Comment donc espérer l’érection d’une nation congolaise dans cet univers géré par un Pouvoir foncièrement tribalisé, qui s’est employé à acquérir un impressionnant arsenal militaire dans le seul but de placer un groupe ethnique sous pression jusqu’à inanition ? Où se trouvait donc cet arsenal militaire lorsque les troupes angolaises ont franchi nos frontières à Kimongo avec une intention manifestement belliqueuse ? Et oui ; la toile d’araignée est faite pour les mouches ! C’est le lieu d’en appeler une fois pour toutes, avec force, les filles et fils du Pool-koongo, sur cette question récurrente de la construction d’une Nation congolaise. Pour nous autres Koongo, c’est désormais définitivement trop tard ! Il nous faut nous organiser pour sortir de ce bordel ; ce lacis de paramètres culturels qui ne favorisera plus jamais la naissance d’une réelle nation du Nord au Sud. Depuis plusieurs années, j’ai proclamé avec force et vigueur, au point de m’attirer l’antipathie des tribalistes du Nord, que l’histoire a définitivement montré que l’espérance d’une nation congolaise avec les Mboshis, était vaine. J’ai depuis proclamé qu’il nous fallait coûte que coûte revendiquer l’autonomie de notre Région, voire nous battre pour la sécession. Cette approche récemment récupérée par Modeste BOUKADIA qui l’a hélas travestie, et plus récemment par Parfait KOLELAS comme unique programme politique pour sa candidature, a souvent été déclarée dangereuse a-t-on dit pour l’unité nationale. Cela m’a toujours fait sourire, évidemment, tant que ce reproche est venu de ceux-là même qui ne doivent leurs carrières qu’au tribalisme.

Dans mon ouvrage qui vient de paraître chez L’Harmattan : ‘’AUTOUR DE L’ETAT-NATION EN AFRIQUE, LE CAS DU CONGO’’, que je recommande à tous ceux qui hésitent encore ; je dis sans détours, que l’aventure de la construction d’une Nation congolaise composite du Nord au Sud dans sa forme imposée par l’Administration coloniale a duré un demi-siècle. Nous considérons que depuis, les tampons de l’espérance ont heurté le butoir, la situation est extrêmement grave, il y a péril en la demeure, et des mesures urgentes d’une prophylaxie efficace de la pneumocystose sociale s’imposent urgemment pour prévenir l’extension des bactéries pathogènes cancérigènes d’une cohabitation vectrice à la fois de la médiocrité et des pulsions antidémocratiques dont nos camarades Mboshis sont porteurs. Le mental de ces gens se satisfait d'illusions : argent, honneurs, gloire, vanité, auxquelles ils s'agrippent comme un naufragé à sa bouée. Ces hommes sont en fait prisonniers de leurs cautères sur une jambe de bois ; ils ont l'impression que s'ils les lâchent, ils se noieront ; ces bandages illusoires qui s’expriment par la jalousie morbide, la libido imperandi, les instincts guerriers, l’appétit sexuel effréné, et ce sens de l'honneur dont on se drape pour excuser la bestialité et l'agressivité : ma femme, ma maison, mon argent, mon peuple m'appartiennent, j'ai besoin d'eux pour vivre ; je préfère les supprimer plutôt que de les lâcher. Voilà ce qu’ils ruminent au quotidien ! Dans un tel univers, j’affirme avec la force de ma conviction, parce que telle est la réalité, que la Nation ne dépend pas du fait de vivre ensemble, mais elle dépend du sang. C’est en vain que l’on espérerait forger la Nation congolaise par liposuccion du sang pour injecter ensuite un même sang à tous les membres actuels du pays. Non pas seulement que cela est techniquement irréalisable, mais surtout cela conduirait seulement à un mélange de sang qui aurait pour seul mérite d’abaisser irréfutablement le niveau de chaque communauté en présence. Le résultat final d'un tel décapage criminel serait inéluctablement pour les communautés, l’extinction des qualités, autrement dit les énergies civilisatrices qui ont autrefois fait notre fierté et notre histoire, ce qui par ailleurs a déjà été énormément amorcé.

Cinq décennies de tentative de construction d’une Nation congolaise, cinquante six ans de vaine espérance nationale, il nous faut tirer la leçon. S’inspirant d’une pensée du Président malgache TSIRANANA, Fulbert YOULOU avait affirmé de façon prémonitoire : «Rien ne sert d’être indépendant si on n’a pas la capacité de former une nation ». De là s’infère que rien ne sert de poursuivre une tentative de création d’une Nation, dès lors que nos particularismes s’y opposent résolument. L’érection de la démocratie est un vœu pieux ; certaines peuplades de notre pays il faut le dire, n’ont pas la culture juridique, le texte de la Constitution n’a pas à leurs yeux la moindre valeur, sinon un simple vernis exhibitionniste destiné à épater l’opinion internationale, pour se donner l’allure d’Etat.

Pour paraphraser cet illustre personnage Martin Luther KING, je dirais : quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la première Constitution et de l’Hymne national : LA CONGOLAISE, ils espéraient avoir ainsi signé un billet à l'ordre de chaque Congolais.C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Après quatre décennies du power mboshi, il paraît aujourd'hui évident que le Congo notre pays a irrévocablement manqué à cet engagement. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, le pouvoir mboshi a passé aux ressortissants de la partie méridionale un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité de notre pays. Alors notre devoir est d’exiger le paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Ce que je m’apprête à dire, j’en ai pleinement conscience, a les allures d’un tabou brisé, d’un secret de famille pieusement dissimulé que je dévoile. Et pourtant ; ci-gît la réalité : La Nation congolaise dans sa formule actuelle postcoloniale est un réel mythe. La formule de la fusion dans un modèle national coercitif, que favorisa la décolonisation par le jeu des circonstances et des découpages autoritaires au pantographe des intérêts exclusifs de la puissance coloniale, en regroupant mécaniquement sous le même toit national artificiel qui nie les particularismes des communautés ethniques qui par le passé s’étaient peu fréquentées et pour certaines beaucoup combattues dans l’histoire, est l’exclusive cause de nombreuses tensions qui expliquent le délitement du sentiment de cohabitation au sein de cet enclos de 342.000 Km2 que prolonge l’espace de 12 milles marins sur l’Océan, véritable étouffoir de nos valeurs.

Depuis la proclamation de la République du Congo, il y a déjà un demi-siècle, l’on a pu observer que la question de notre existence en tant que Nation est revenue périodiquement avec l’assaut qui accompagne toujours les étapes de toute évolution sociale. Depuis cette date, la réalité congolaise présente un décalage entre une superstructure sociale désagrégée prête à s’effondrer, et une infrastructure bouillonnante qui peine à s’exprimer et s’imposer. La collectivisation forcée des mesures sociales et cette tentative maladroite d’une uniformisation des mœurs, ont standardisé des modes de vie qui ont généré un mode de pensée frelaté, pour affranchir des contraintes traditionnelles conventionnelles gardiennes de la morale. Il en est résulté une expression transfigurée de l’affectivité et de l’intellectualité qui a modifié profondément les pulsions internes du comportement de l’individu, le mauvais ayant littéralement empoisonné le bon. Tout ceci autorise de dire avec fermeté qu’il est donc intellectuellement décent et sociologiquement correct, qu’en prenant pour point de départ le sens originel de la tradition, l’on évitera assurément le risque de se cloîtrer dans une problématique d’inspiration complètement allogène à notre mode de pensée. L’idée nationale congolaise ne se bâtira qu’avec les matériaux disponibles sur le terrain et non par ce verbiage de la scolastique décadente, qui nous suggère depuis 1958, une Nation scoliotique. La problématique spécifique liée au concept de la Nation propre à l’aire culturelle négro-africaine existe ; il faut simplement la dégager sans hypocrisie réciproque et en termes précis, afin de la proposer comme thème pour une réflexion sur l’organisation sociale de notre pays. Espérer une Nation par cette combinaison allergénique d’ethnies différentes, c’est véritablement procéder autrement et courir le risque de proposer un débat autour d’un faux problème se situant très en deçà de l’étiage de l’espérance logique de notre collectivité sociale ; c’est mentir proprement.

Il est une certitude historique que plus une société est constituée de façon illogique et plus obscure,artificielle et incompréhensible est la définition qui sert à la décrire. Pour espérer emberlificoter les faibles d’esprits qui sont encore légion dans le pays, on a jusqu’ici recouru à des chenus Professeurs constitutionnalistes, moins tenus de l’obligation de vérité que forcés de justifier une des plus monstrueuses théories falsificatrices qui, s’abstenant de considérer les faits, s’abritent derrière un fatras de principes moralisants en apparence, par le biais desquels on a généré le monstre le plus informe des temps modernes que l’on nomme par abus de langage ici aussi et depuis quelques années : Nation congolaise, un cheptel humain de communautés ethniques dont les membres disposent des neurones qui ont reçu une orientation culturelle et cultuelle disparates et antagoniques. Sous le fondement de cette théorie absconse que les faits peinent à corroborer pourtant, les propagandistes sans honneur se rendent aux objurgations de ceux qui, sous le visa de la réalité, s’insurgent contre cette prétendue Nation. Ces ahuris qui ont fait un usage frivole du concept de Nation, adorateurs du principe de légitimité, affirment sans honte que ceux qui sont appelés à constituer cette fameuse Nation n’ont pas voix au chapitre. Pour eux,le fait qu'une Nation volontairement confondue avec l’Etat existe sur le papier, suffit à la rendre inviolable et sacrée.Pour sécuriser cette théorie manifestement démentielle, on prône l'adoration servile de ce qu'on appelle l'autorité de l'Etat. Dans la cervelle de ces gens-là, le moyen de vient en un tournemain le but définitif. L'Etat n'est plus fait pour servir ses membres, mais ces derniers ont le devoir impératif d’adorer cette autorité de l'Etat.

Au Congo, cette conception absurde et pernicieuse est violemment défendue par nombre d’intellectuels étourdis qui répandent avec un certain succès auprès des faibles d’esprit, sans y croire eux-mêmes, que la communauté de vie suffit à transformer nos différentes ethnies en Nation congolaise. En réalité, c’est une inconcevable faute de raisonnement que d’espérer faire surgir une Nation de cet infect matériau composite.

Pour ma part, il est vrai, je ne dispose désormais plus d’aucune raison pour croire encore à la possibilité de l’érection d’une Nation congolaise sous la forme héritée du colonialisme. Je me demande combien de crimes faut-il encore, combien de sacrifices humains faut-il encore pour que ceux qui hésitent jusqu’ici de prendre position comprennent qu’il est suicidaire de poursuivre cette aventure de cohabitation ?

Dialogue oui ! Mais uniquement pour examiner ensemble dans la sérénité, sans le bruit des kalachnikovs, comment mettre en place un cadre fédéral. Si cela échoue, alors, allons à la sécession !

A ceux qui ont transformé l’espace dit national en une prison à ciel ouvert interdisant désormais la liberté d’expression ; il faut rappeler que le pouvoir politique, s’il emprunte l’intelligence et la volonté de l’homme, est l’incarnation du milieu social qu’il s’emploie à dominer et dont il résume, en principe, les aspirations. Le pouvoir politique n’existe qu’à travers la reconnaissance dont il jouit de la collectivité sociale et sans laquelle il n’aurait pas d’assise ; il doit donc être consenti. Le défaut d’une atmosphère de confiance dans les rapports de commandement et d’obéissance entre le gouverné et le gouvernant généré par la moindre éclipse autoritaire du gouvernant, entraîne la désagrégation de l’édifice social dont la confiance était l’unique ciment ; le sort des empires qui n’ont pas survécu aux revers des despotes est le témoignage le plus éloquent quant à la certitude qu’il n’y a pas d’ordre politique solide qui défierait l’impérative présence de l’union dans une commune énergie la volonté du gouvernant et la confiance du gouverné. La confiance populaire est l’expression du pactum subjectionis, cette convention tacite de laquelle les sujets reconnaissent l’autorité du prince, à la condition que celui-ci n’en use que dans l’intérêt du bien commun. Il s’infère de ce principe que sans consentement populaire, il n’y a plus que règne de la force, c’est la dictature. Pour user de la sémantique moderne, en élisant le Président de la République, le souverain primaire n’a pas entendu une fois pour toutes faire abandon de ses droits à celui-ci. Il n’a reçu qu’une délégation restreinte dans l’intérêt des commettants que sont les citoyens ; tout abus de sa part dans l’exercice de cette délégation, rompt ipso facto le pactum subjectionis et délie les citoyens du devoir d’obéissance.

Cette cohabitation héritée du colonialisme, avec des cultures qui exhalent des miasmes pestilentiels, saccage d’actes parfaitement conscients le labeur incessant de toute notre civilisation originelle. La décote de nos valeurs culturelles du fait de cette cohabitation allergogène peut occasionner des chocs mortels. Nous n’allons pas continuer à nous abîmer dans cet univers qui a donné depuis longtemps la preuve de sa dangerosité. L’espérance d’une nation congolaise du Nord au Sud est comme le nombre complexe en mathématiques, sa partie réelle est nulle ; cette cohabitation au forceps a rendu impossible la formation d’un vrai égrégore par défaut d’émission de vibrations fortes et surtout identiques car, on le sait, plus grand sera le nombre de personnes qui communieront dans cette pensée commune, plus forte sera l'efficacité de cette entité psychique. Or, dans le cas du Congo, depuis un demi-siècle, notre tentative de formation d’égrégore national se repait de pensées si contradictoires et antagoniques qu’il finit par vampiriser notre santé mentale.

La répugnance ressentie réciproquement entre nos différentes communautés ethniques, comme l'imaginaire, est réelle, chacun de nous en est parfaitement conscient ; on ne le nie jamais efficacement avec de belles paroles ou des déclarations d'intention; les mots n'arrêtent pas un fleuve en cru. Il faut connaître son dégoût, l'admettre et l'analyser pour en trouver la thérapeutique adéquate. Je dis, parce que le moment me semble venu, il y a un moment pour observer, puis un moment pour agir. Aristote disait que le bonheur est le produit de la raison contemplant la vérité. Je crois que c'est beaucoup plus simple que cela ; le bonheur est le produit de l'être débarrassé des scories de la pensée, plongé ici et maintenant dans l'Océan du Réel ; le reste le décorum, n’est qu’un apparat protocolaire. Nos rancœurs désormais trop profondes, après un demi-siècle de tentative de cohabitation entre le Nord et le Sud nous interpellent. Tout ce qui concourt à la destruction les physiciens appellent cela l'entropie, elle est plus rapide et plus intense que ce qui concourt à l'édification de systèmes complexes que les physiciens appellent néguentropie ; et la vie, le bonheur, l'amour sont des systèmes complexes à édifier sur cette terre. Accoucher d'un égrégore malfaisant ne demande nulle connaissance spéciale, et pas beaucoup d'effort, il suffit de haïr fortement, c'est tout, et la haine réciproque entre nos différentes ethnies, hélas, est un des sentiments les plus courants dans notre univers social. La mesure de l’entropie sociale dans notre pays est devenue après cinquante six ans d’expérimentation particulièrement inquiétante ; la cohabitation forcée dans cet univers congolais gangrené par cette colonie d’ectoplasmes qui entourent le dictateur, nous fait sombrer inéluctablement dans l'idolâtrie et la superstition.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:03
(Congo-Brazzaville/ONU) Affairisme dans l’armée : L’ONU paye la note et le général Dabira s'en met plein les poches...

Affairisme dans l’armée de Sassou Nguesso : L’ONU paye la note et le général Dabira s’en met plein les poches. On ne jette pas les Mbochis en prison. C'est pour les autres. Sassou Nguesso ne l'arrêtera pas et ne le mettra pas en prison. Nous aimerions être démentis... -

Dans le cadre du déploiement des contingents congolais en Centrafrique et leur intégration au sein de la Minusca, les pressentis au déploiement suivent une formation dispensée par des instructeurs français et américains au centre d’instruction de Bilolo.

Pendant 6 mois, au cours de cette formation, outre le droit humanitaire, les principes et règles d’engagements des troupes des Nations unies sur les théâtres des opérations, les militaires sont également formés à la guérilla urbaine , la contre insurrection, en combat de ville et techniques d’occupation de terrain.

La dernière vague d’hommes issue de cette formation ne sera pas expédiée en Centrafrique mais plutôt dans la région du Pool. Il se pose ainsi la question de la neutralité des Nations Unies dont les troupes seraient finalement utilisées pour mater les populations innocentes du sud du Congo. Les Nations Unies ainsi abusées par l’Etat congolais seraient bien avisées de mettre un terme à ces sessions de formation.

Au titre de l’appui en équipement, outre les équipements individuels tel les casques de combat, les gilets pare-balles et autres les FAC ont été dotés en véhicules blindés VAB (de fabrication française). Matériel jusqu’ici inexistant dans le catalogue des Forces Armées Congolaises.

Une compensation pour l’envoi par les Nations Unies de militaires congolais en mission à l’étranger se fait par le biais d’un forfait appelé Troop Cost. Il s’agit d’un forfait par homme et par mois de 1101$ versés à posteriori aux pays contributeurs (et non pas aux militaires eux-mêmes). Cette compensation a été relevée, à l’issue de négociations et des recommandations du Senior Advisory Group on rates of reimbursement to troop contributing countries and other related issues ( en octobre 2012) de 6,75%.

En revanche, pour l’indemnisation de certaines capacités telles que les policiers et les observateurs militaires, l’ONU verse directement et mensuellement aux hommes et femmes qu’elle emploie une MSA (Mission Subsistence Allowance) dont le montant varie en fonction des pays où ces capacités sont envoyées.

De plus, l’ONU, qui a fait le choix de ne plus posséder d’équipements militaires en propre, loue du matériel militaire, aux États. En fait, elle rembourse les matériels mis à disposition par les pays contributeurs selon un catalogue précis : le Contingent Owned Equipment (COE). Plus le matériel est lourd, rare et cher (chars, balayeuses de piste d’aviation, génie, radars sophistiqués), plus l’ONU le rembourse à un taux élevé. Ceci permet à certains États qui déploient ce genre de capacités de le faire à moindre frais.

A titre d’information, le coût direct d’un militaire sous la bannière onusienne (casque bleu) est d’environ 20 000$ par an (indemnités, nourriture, logement). Il est sensiblement le même pour les observateurs militaires et les policiers. Si l’on tient compte du coût global de la mission, le «coût global de possession » d’un militaire varie du simple au double selon les missions des Nations Unies. Par exemple, le déploiement d’un soldat de la MINUS revient à 113 000$, celui de l’ONUCI et de la MINUSTAH est estimé à 72 000 $ et celui de la MONUC à 80 000 $. Avec un contingent congolais en Centrafrique évalué à 850 hommes, on peut clairement reconnaitre qu’il s’agit d’un business très lucratif.

L’Etat congolais a un hélicoptère MI 17 déployé sur la base de M’Poko à Bangui, une série de blindé ZBF105, des blindés ACMAT et des VAB en déploiement. Chacun de nous peut donc imaginer la manne qui revient mensuellement au pays. Le Congo sort largement bénéficière l’aventure à Bangui. L’hélicoptère nous a été remboursé 3 fois son prix d’achat. Ce qui nous a permis d’acquérir pour la police un MI 8 pour remplacer les 2 MI-2 Hoplite qui s’étaient écrasés vers Gamboma en 2013.

Les généraux n’étant pas en reste des business générés par les conflits armés au Congo (voir affaire Ollesongo http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-au-haut-commandement-militaire-ollessongo-desormais-businesman/ ) et dans la sous région, les cargos de l’armée sont exploités à titre privé par le Général Dabira. Pour son compte personnel. A cet effet ces cargos ne sont pas peints aux couleurs de l’armée, hormis le Casa c-235. Ce général affairiste qui s’est illustré dans les affaires avec sa chaine de télévision DRTV, détient un certain monopole dans le pays à telle enseigne qu’aucune autre compagnie ne dispose d’autorisation pour exploiter un cargo au cargo au Congo Brazzaville. Les autres compagnies aériennes TAC, Ecair, Aerofret Business, Canadian… ne peuvent s lancer dans cette entreprise à moins de la céder en leasing au général Dabira. La compagnie TAC dispose d’un Boeing 737-500 cloué sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire parce qu’elle refuse de céder son appareil à Dabira and co.

Il est à noter qu’en plus des transports militaires, ces cargos servent aux officiers généraux pour transporter leurs marchandises privées,celles de leurs nombreuses maitresses et les « courses » de leurs enfants faites en Asie plus particulièrement.

Sassou Nguesso, chef des armées qui se présente désormais comme l’apôtre de la rupture, n’ignore rien de l’environnement mafieux qui prospère au sein de ses troupes. Serait-ce le moyen de rémunérer ses fidèles associés (officiers de l’armée) dans l’œuvre criminelle engagée pour se maintenir au pouvoir. Serait-ce une compensation au regard de la baisse des ressources du pays ? Serait-ce un moyen pour le dictateur infatigable de se rémunérer lui-même via cette bande d’officiers voyous infiltrés dans l’armée ? Allons seulement…

Edo GANGA

LIRE LA SUITE : http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-dans-larmee-lonu-paye-la-note-et-dabira-sen-met-plein-les-poches/

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 15:23
(Congo-Brazzaville) Les prophéties de l'Abbé Fulbert Youlou...

Les Président Fulbert Youlou du Congo-B et John Kenedy des USA -

LES PROPHETIES DE L’ABBE FULBERT YOULOU SONT-ELLES EN PHASE DE SE REALISER CONTRE LES ENNEMIS DE LA NATION CONGOLAISE A L’OCCASION DU QUARANTE QUATRIÈME ANNIVERSAIRE DE SA MORT ( 05/05/1972-05/05/2016)

QUI VIVRA, VERRA !

Premier président d’une République congolaise nouvellement indépendante l’année 1960, l’abbé Fulbert YOULOU fut, outre sa qualité d’Homme d’Etat d’une exceptionnelle envergure, un excellent écrivain et surtout un visionnaire dont les analyses revêtaient, quelque peu, une caractéristique prophétique.

En dépit de sa perspicacité et de sa grandeur en tant qu’être humain, l’homme politique qu’il était, fut contraint, à la démission puis forcé à s’exiler en Espagne où il mourut un 5 mai 1972. En 1963, le président-abbé Fulbert YOULOU avait été honni et stigmatisé par les soi-disant révolutionnaires devenus maîtres du Congo-Brazzaville qui y sont toujours avec une gouvernance socio-politique non pourvue de conscience nationale.

Depuis la chute de l’abbé Fulbert YOULOU, le Congo-Brazzaville continue à sombrer dans l’océan des larmes et des douleurs puisque :

« La situation générale se dégrade de jour en jour, l’étiage économique a baissé, le nombre des chômeurs s’est accru. Que se passe-t-il encore ? Dans son ensemble, le pays régresse, la haine des uns contre les autres ayant repris le dessus » Abbé Fulbert YOULOU in « J’accuse la Chine » La Table Ronde 1966 P.207.

En sa qualité d’intellectuel, d’homme politique avisé et d’excellent écrivain , l’abbé Fulbert YOULOU tint un jugement prophétique tant sur le portrait criminel du révolutionnaire socialiste congolais que sur sa chute qui bien évidemment serait fatale, cruelle et donc inévitable.

D’une manière, quelque peu apocalyptique, l’abbé Fulbert YOULOU prédisait très probablement la chute, entre autres, du pouvoir politique actuel congolais en déclarant très judicieusement :

« L’équipe gouvernementale, aujourd’hui en place, exploite la jeunesse à des fins personnelles…Les intentions des responsables congolais n’échappent à personne. C’est si vrai que certains d’entre eux veulent fuir pour éviter le châtiment du peuple. Nous avons dit : à chacun son tour. Nous avons insinué que celui qui se sert de l’épée périra par l’épée, sans miséricorde. Pourquoi ont-ils l’intention de fuir ? C’est parce qu’ils ont la conscience lourde, sachant qu’il est criminel de mobiliser des gosses pour des ambitions personnelles, démesurées et sinistres, surtout lorsqu’il s’agit de gamins parfois de moins de six ans. Ils savent qu’il est aussi criminel d’utiliser de tels enfants pour piller et tuer. C’est parce qu’ils se rendent compte de cela, qu’ils récoltent les fruits de leurs crimes. Et que dire des études qu’ils ont empêché ces enfants de faire normalement ? De tels crimes, évidemment, triturent les consciences, d’où ces tentatives de fuite, d’où ces tentatives de diversions ».Abbé Fulbert YOULOU in « J’accuse la Chine » P.205.

A dire vrai, le père de la Nation Congolaise, de par son analyse, avait parfaitement compris et intégré dans l’exercice de ses prérogatives la notion de droit ou d’Etat de droit laquelle, dans son expression conceptuelle, n’est possible ou réalisable que, si les organes de gestion politique et économique d’un groupe humain, à vocation étatique favorisent toutes les conditions sociales, politiques, morales et spirituelles requises qui en sont la source.

Ainsi, tout système politique, n’importe lequel et quel qu’il soit, qui règne par la terreur et par les assassinats est appelé, de quelle que manière que ce soit, à mourir puisqu’un tel système porte déjà en lui les germes de sa disparition, du fait de la méconnaissance par ledit système, de ce qui constitue l’essence même de l’être à savoir : le mouvement ou la liberté.

Des observateurs sérieux de l’évolution de la société congolaise s’interrogent, en l’espèce, sur la portée prophétique des paroles de l’abbé Fulbert YOULOU. Adolphe TSIAKAKA « L’Abbé Fulbert YOULOU la mémoire oubliée du Congo-Brazzaville » autoédité 2009 P.239.

L’abbé YOULOU a-t-il finalement eu raison de traiter ces révolutionnaires de semeurs d’illusions socialistes qui ont aggravé fatalement et invariablement les maux qu’ils ont prétendu combattre. Le Congo a-t-il été engagé sur une très mauvaise voie ?

La réalité politico-sociale du Congo-Brazzaville actuelle semble avoir été décrite par le président-abbé YOULOU qui, en son temps, la présentait déjà de la manière, la plus prophétique qui soit, à savoir :

« C’est la misère, c’est le désordre qui s’est d’ailleurs déjà installé, c’est l’anarchie qui règne actuellement, c’est le manque d’autorité dont nous avons la preuve tous les jours. Tout cela ne préoccupe nullement ce traître de la nation, l’avenir de ses enfants assuré. » Abbé Fulbert YOULOU « J’accuse la Chine » P.204.

Dans le même ordre d’idées, le président-abbé, à l’effet de soutenir le peuple congolais dans son noble combat pour la liberté ajoutait prophétiquement :

« Mais encore une fois de plus, soyez assurés que de nombreuses sympathies des pays frères d’Afrique et du monde entier vous sont acquises. Vous vaincrez dans cette lutte opiniâtre de libération nationale que vous menez si efficacement.

Qu’on ne vous trompe plus. La victoire est de votre côté. Toutes les démonstrations des dirigeants fascistes à la solde de l’étranger sont vaines et sont d’avance vouées à l’échec.

C’est pourquoi je vous dis : Courage, confiance et persévérance. » Abbé Fulbert YOULOU « J’accuse la Chine » P. 217.

C’est dire que, ni la violation des droits humains les plus fondamentaux qui soient, ni la guerre, ni les bombardements dans les pays sud du Congo-Brazzaville, ni les intimidations de toute sorte, ni la mort ne sauront remettre en cause la marche du Peuple Congolais vers la libération et, comme dirait le prophète abbé YOULOU, père de la nation, le jour est maintenant proche où sous les plis frémissants de notre drapeau tout un peuple triomphant marchera en chantant sur les routes de la prospérité, du progrès et du bonheur.

Que vive la liberté !

Que vivent les idéaux des pères fondateurs de la Nation Congolaise l’abbé Fulbert YOULOU et Jacques OPANGAULT !

RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU

Avocat à la Cour

(Extrait de congo-liberty)

LE VOYAGE OFFICIEL DE FULBERT YOULOU, 1ER PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO AUX ETATS-UNIS D’AMERIQUE (21-24/11/1960)
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Rudy Mbemba - dans Sassou Nguesso PCT Congo-Brazzaville
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:43
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso et ses tueurs à gage

par Edo GANGA, brazzanews.fr -

Ils sont connus des congolais pour avoir servi le dictateur Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ».⎪© Photo brazzanews

Voici la liste des tueurs à gage et escadrons de la mort entretenus et financés par le dictateur Sassou Nguesso et son clan.

Le référendum illégal organisé par le gouvernement congolais pour un changement de constitution permettant à Sassou de se présenter à nouveau aux élections présidentielles après 32 ans cumulés de pouvoir a déclenché une vive opposition de la population qui dénonce un déni de démocratie et un refus de l’alternance.

Le passage en force de Denis Sassou Nguesso qui n’a totalisé que 8% des suffrages exprimés aux élections de mars dernier, arrivant ainsi en 4eposition après les candidats Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est vécu par les congolais comme une trahison. Ces derniers ont massivement manifesté leur désapprobation de ces pratiques soviétiques et des méthodes staliniennes employées par le pouvoir de Brazzaville pour frauder aux élections et réprimer violemment la population.

En plus d’avoir eu droit à l’interruption des communications téléphoniques, SMS et Internet lors du référendum pour le changement de la constitution et le scrutin présidentiel, les personnes qui ont manifesté leur désaccord à ce régime ou qui ont participé activement à la campagne présidentielle des candidats de l’opposition cités ci-dessus se sont vus exposées au système répressif du pouvoir mis en place par Sassou Nguesso et les sécurocrates du régime, à savoir l’amiral Jean Dominique Okemba (dit JDO), conseiller spécial du président et numéro 1 du Conseil National de Sécurité (CNS) ; le général Jean François Ndenguet (directeur général de la Police Nationale) ; le général Philippe Obara de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et tous les membres du CNS. Ces derniers, se servant des moyens de l’Etat, ont mis en place des escadrons de la mort, des unités d’hommes en armes, des milices s’appuyant sur des éléments de la force publique et des civils pour mater toute velléité contestataire et traquer les opposants. Ces unités sont pilotées par des chefs de gang sanguinaire dont Brazza News se propose de dresser le portrait :

1-Romuald Tchikambou alias Romuald MOUBENDA

Romuald MOUNBENDA, ce criminel qui sème la terreur et la désolation dans la ville de Pointe-Noire, est notoirement connu des congolais pour avoir servi Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ». Il est aujourd’hui le chef d’une milice financée directement par Denis Christel Nguesso. MOUBENDA a 300 miliciens sous ses ordres et reçoit directement ses instructions de Jean Dominique OKEMBA, Denis Christel Sassou Nguesso (fils du président) et Edgard Nguesso (directeur du domaine présidentiel et neveu du président).

Les miliciens de Moubenda sont arrivés à Pointe-Noire début mars 2016. Depuis nous enregistrons une centaine de morts et disparus. Il faudrait plus d’un article pour dresser la liste des crimes commis par Moubenda et son « équipe » et qui nous ont été rapportés de mars à ce jour. Le plus récent date du vendredi 22 Avril 2016 où, suite à une affaire somme toute banale, la bande de ce criminel a enlevé et tué à coups de fouet le vigile du bar le « Selfie » à Pointe-Noire. D’après des témoins de la scène un des miliciens de Moubenda qui avait bu un verre au Selfie quelques minutes avant avait oublié son portefeuille contenant 120 000 Frs et deux passeports comprenant des visas ukrainiens. Le milicien est revenu avec sa bande de loubards pour réclamer leur portefeuille et ont kidnappé le vigile pour le conduire en zone militaire où ce dernier a été fouetté jusqu’au sang en dépit des supplications du propriétaire du bar qui leur proposait le double de la somme perdue en échange de la libération de son employé. Le vigile du bar que les habitants du quartier appelaient affectueusement « Jarule 1 mètre 60 » a succombé à ses blessures le jour même.

2-Hydevert Mouagny

Actuel député du PCT à Moungali et milicien Cobra lors des guerres civils de 1997 et 1998, comme son prédécesseur, à la solde de Sassou Nguesso, Mouagny est un assassin connu et reconnu. Cet homme n’a d’ailleurs pas surpris les congolais lorsque le vendredi 25 Mars 2016 il a présenté sa propre milice au journal de 20 heures sur la chaîne nationale Congolaise. Sa milice est financée par Edgard Nguesso.

Hydevert Mouagny n’est plus à présenter. S’abritant sous son parapluie de député et l’immunité qui va avec il a, en Mars 2015, joué un rôle dans le viol de la fille de 14 ans de Paul Marie Mpouelet, l’ancien coordonnateur de la coalition de l’opposition FROCAD, le viol s’étant déroulé dans les locaux de sa permanence au quartier Moungali.

Des sources proches des services de sécurité prétendent que les fausses attaques de Ninjas le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville sont du fait de ses hommes appelés les « caméléons ».

3-Armand Mpan

Un homme très apprécié par les hommes de main de Sassou Nguesso pour son expertise dans l’infiltration des opposants. Il a été vu avec une fausse carte de presse au nom de France 24 et se fait passer pour un journaliste lorsqu’il est en mission à l’extérieur du pays. Sa spécialité étant l’infiltration des milieux opposés à Sassou Nguesso, il a pour mission de récupérer photos et identités pour les transmettre à qui de droit : Jean Dominique OKEMBA et Francois Ndenguet.

Armand Mpan n’est pas seulement spécialiste dans l’infiltration. Il est aussi utilisé comme tueur à gage du régime. Il le dit haut et fort et n’hésite pas à s’en vanter : << J’ai tué le capitaine Justin Mouaka, il a été soupçonné par JDO de préparer un coup >> . Tuer sur la base de suspicions et infiltrer opposants et journalistes, voilà ce à quoi se résume la vie de ce triste personnage dont la maîtresse est une journaliste de la chaîne MNTV. Cette dernière a pour mission de lui fournir des informations circulant dans le milieu journalistique.

4-Jean Paul Obissi

Officiellement en poste à la Direction Générale de la Police Nationale à Brazzaville, Jean Paul Obissi sert dans les rangs officieux de Gordon Sécurity, une milice maquillée en société de sécurité appartenant au général Jean François Ndenguet. Cette milice est composée d’éléments d’ethnie mbochi et de ressortissants d’Afrique de l’ouest, de la RDC et de la République centrafricaine. Les hommes de Gordon Sécurity sont en pointe dans l’intervention armée au Pool où la mort est gratuitement distribuée aux populations de cette région.

5-Sabin Assima

Ce commissaire du poste de police de Moukondo à Brazzaville doit sa nomination aux services macabres rendus au tristement célèbre Jean François Ndenguet. Sabin Assima et Ndenguet, c’est un couple qui marche à la perfection quand il s’agit d’enlever et mater les jeunes militants de l’opposition. Sabin Assima a à son actif l’agression de l’opposant Paulin Makaya, président de l’UPC, le 17 novembre 2014.

Le 10 octobre 2015 il n’hésitait pas à menacer de façon très explicite sur l’esplanade de la CNRTV avant d’asperger les militants du CADD (parti du candidat André Okombi Salissa) de gaz lacrymogène : « j’ai reçu des ordres du général Ndenguet d’abattre les opposants André OKOMBI SALISSA, Oba Blanchard, Guy Brice Parfait Kolelas. Nous avons éliminé Kolelas Père, fait fuir Lissouba. Pour notre pouvoir que vous voulez prendre nous allons vous tuer ».

6-Morgan

Morgan est un autre exécuteur macabre de Ndenguet nommé commissaire au poste de police de Poto Poto Ntinguindi. Il a notamment agressé un journaliste du journal français Le Monde (Christophe Châtelot) ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France Presse le mercredi 23 mars au sortir de la conférence de presse donnée par le candidat Jean Marie Michel Mokoko.

7-Amboulou Ondele alias Zulu Bad (Zouloubad)

Ce énième gros bras de Ndenguet est un ancien milicien cobra (décidemment) recruté à la Police et affecté à Pointe-Noire au sein de la Brigade Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). Il est notoirement connu pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques en marge du meeting de l’opposition (IDC-FROCAD) du 27 septembre à Pointe-Noire. Zouloubad est également connu pour avoir usé de méthodes plus que musclées dans l’exécution de l’opération « Mbata Ya Ba Kolo » où l’expulsion de ressortissants de la RDC a été accompagné de mauvais traitements et d’atteintes flagrantes à la dignité humaine.

Cette brochette d’assassins est loin d’être exhaustive. Ndenguet s’est constitué un vivier de miliciens à qui sont attribuées diverses missions pour intimider et affaiblir l’opposition et éliminer ses représentants les plus zélés.

Edo GANGA, brazzanews.fr

SOURCE :

http://www.africa-info.org/afrique/politique/9236-congo-brazzaville-le-dictateur-sassou-nguesso-et-ses-tueurs-a-gage.html

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 15:46

La fumée blanche est sortie du palais de Mpila et est montée vers le ciel trouble du Congo-Brazzaville post-électoral. Le gouvernement Sassou à la sauce Mouamba a livré son verdict le 30 avril 2016, une semaine après la nomination du prémier ministre et chef du gouvernement. D’autant plus bâtie sur une immense fraude constitutionnelle, l’équipe gouvernementale de la nouvelle République n’a pas fait que des heureux. Si tant est qu’on puisse plaindre une bande d’escrocs, cette équipe a fait aussi des déçus ; les déçus du Chemin d’avenir.

Tonnerre de Brest ! Parmi les recalés figurent en bonne place Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla. Des larmes ont coulé sur leurs joues. Des larmes de déception. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla croyaient, croix de bois, croix de fer, en leur bonne étoile. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla étaient persuadés qu’ils étaient inamovibles (ininguissables diraient les milosiens ) forts de leur amitié avec Sassou Nguesso. C’était mal connaître le cynisme mêlé d’ingratitude de Sassou alias Monsieur 8%. Pire : Mvouba a été débarqué d’un avion Air France en partance pour Paris. Cet ancien Premier ministre de paille a été débarqué par des hommes en armes au service de Sassou son ami de quarante ans.

Muets comme une carpe

Alors que les bombardements de la région du Pool à l’aide d’hélicoptères de combat battent leur plein, ces deux hommes étaient plus préoccupés par leur maintien et leur reconduction au gouvernement que par le sort des habitants de la région surnommée « locomotive » du Congo-Brazzaville (selon la métaphore du chemin de fer de Pascal Lissouba) habitants sur lesquels pleuvent des engins de la mort larguées sur les ordres de Denis Sassou Nguesso. Il est vrai que dans ce Département, Sassou n’a pas dépassé la barre de 1% aux récentes élections. Les deux députés du Pool, l’un de Kindamba et l’autre de Mbanza Ndounga, sont muets comme une carpe. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ne se soucient guère du traitement de leurs administrés de la région du Pool. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla n’entendent rien, ne voient rien et ne disent rien. Motus et bouche cousue. Idem pour le député Mbochi de Vinza, Aimé Emmanuel Yoka, le juriste consul de Denis Sassou Nguesso. Après leur évictions de la mangeoire, les deux députés sont dépités. C’est le moins qu’on puisse dire.

Champ de résistance

Quid le Pool ? Ce n’est pas n’importe quelle région qui souffre le martyr. Il s’agit de la région du Pool, bastion de la résistance aux attaques de tout genre. Cette partie du Congo est comme prédestinée aux douleurs. Ce n’est pas la première fois que la région fait l’objet du courroux du pouvoir. Comme chez les Vendéens du 19ème siècle, l’insurrection chez les Kongo-Lari est un état d’esprit en butte avec l’esprit jacobin. La région du Pool a déjà croisé le fer avec les différentes forces de la colonisation incarnée par les Butaffoco et les armées des régimes militaro-marxistes incarnées par Marien Ngouabi. L’administration française s’est heurtée dans la région du Pool à la résistance menée par Mabiala Ma Nganga, Bouéta Mbongo, Mama Ngounga, Tata Mbiémo, Balou Constant , André Grenard Matsoua. Le lieutenant Ange Diawara et Ikoko ont donné du fil à retordre au régime communiste du commandant Marien Ngouabi, du commandant Joachim Yhombi Opango et du capitaine Denis Sassou Nguesso. Ange Diawara prit le maquis dans la jungle de Monseigneur Roch Auguste Nkounkou à Goma-Tsétsé dans la région du Pool dont les forêts comme à Sherwood servaient de refuge à Robin des Bois. Aujourd’hui, un autre prélat, Mgr Louis Portella Mbuyu y joue avec héroïsme la partition de la théologie de la Libération, comme les hommes d’Eglise de la natale Amérique Latine du Pape François.

Brutus

Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba et Bernard Tchibambeléla natif de Mbanza Ndounga dans la région du Pool, se sont battus comme le diable dans un bénitier en vue de conserver leur beefsteak ministériel.

Cheville ouvrière de la déstabilisation du MCDDI aux côtés de Landry Euloge Kolelas, Bernard Tchibambeléla était à la fois la taupe de Sassou Nguesso au sein du MCDDI et le Brutus de Bernard Kolélas. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool (C’était, plaida-t-il, les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi) lui colle à la peau comme la tunique de Nessus. Par conséquent, les sorts d’Isidore Mvouba et de Bernard Tchibambeléla n’intéressent personne. Aucune larme versée pour ces deux canailles qui, de toute manière, méritent leur châtiment.

Monnaie de singe

La langue mbochi que pratique Isidore Mvouba avec maestria et la traîtrise assumée de Bernard Tchibambeléla , n’ont pas été des éléments suffisants pour que Denis Sassou Nguesso et ses compagnons de la révolution marxiste les reconduisent à un poste ministériel qui, de toute façon, n’a jamais été que décoratif. Combien d’usines installées, combien d’emplois industriels créés et quel est le prix du kilo de poisson ?
Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla entreront dans l’histoire comme les Brutus ayant poignardé les leaders du Pool. Les habitants de la région bombardés avec leur aval (qui ne dit mot consent) auront toujours à leur égard la formule de Jules Auguste César : « Même vous nos fils ! ». Au bout du compte, comme Juda, les Pharisiens de la Cuvette les ont payés en monnaie de singe. A leur mort (c’est une façon de parler) leurs tripes comme celles d’Iscariote seront dévorées par des charognes après s’être pendu dans un champ qui portera les malédictions de la trahison. D’ailleurs avec l’assignation à résidence de Mvouba, le salaire du péché commence à lui être versé.

Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ont perdu leur maroquins ministériels. Ils sont inconsolables. Les habitants du Pool reçoivent des bombes sur la tête. Ils sont meurtris. Qui mérite la compassion ? Dans les deux cas, la réponse est claire.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso Sud-Congo