Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 12:21
(Congo-Brazza) Veut-on encore incendier le Congo en passant par le Pool ?

Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juin 2016, plusieurs éléments armés du contingent de nouvelles recrues de la Présidence de la République ont été à la fois déployés dans les quartiers situés au Sud de Brazzaville, puis dans le Département du Pool.

En effet, à Mpassa-Mines, par exemple, dans le district de Mindouli, près de 200 éléments nouvellement recrutés à la Présidence de la République se sont ajoutés à cinquante éléments des unités spécialisées déjà stationnées dans cette localité.Tandis qu’à Mindouli, une centaine d’entre eux ont pris position… Bref, un peu partout ailleurs, ces nouvelles recrues et plusieurs éléments de l’escadron de la mort de la Présidence de la République ont été mis sur le pied de guerre… Mais, guerre avec qui ?

Selon certaines indiscrétions, ce nouveau redéploiement de ces éléments a pour but d’attaquer le Pasteur Ntumi, qui, de l’avis du pouvoir de Brazzaville, se trouverait caché dans l’une des grottes du Département du Pool. Le Pasteur Ntumi, Guy Brice Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et Jean Marie Michel Mokoko sont accusés par le même pouvoir de Brazzaville d’être au centre des incendies de certains Commissariats dans les quartiers sud de Brazzaville. Ces derniers ont toujours rejeté en bloc toutes ces accusations et réclamé une enquête impartiale. Mais la logique de la force est-elle bonne ?

L’on se souviendra que pendant près de deux mois, plus précisément en avril et mai 2016, les sbires de Jean François Ndengué et d’autres escadrons de la mort ont traqué le Pasteur Ntumi jusqu’au moyen des hélicoptères de combat. Cependant, cette méthode s’est avérée inefficace. Au contraire, elle a eu des conséquences néfastes sur la vie quotidienne des paisibles populations, ainsi que sur celle des élèves et écoliers qui ont dû se déplacer dans les forêts ou s’éloigner en direction des localités plus calmes.

En persistant avec l’usage de la force, il y a un risque d’assister à une escalade de la violence généralisée, aux conséquences imprévisibles, sur toute l’étendue du territoire national. Les Congolais, quels qu’ils soient, en ont mare des politiciens assoiffés du pouvoir et adeptes de la logique de la guerre et du sang à cause de leurs intérêts purement égoïstes.

Il faut tout même noter que les vrais militaires, les républicains ne sont pas concernés par ces opérations. Seuls les nouveaux engagés et les milices gérées par Ndenguet sont concernés par ces opérations.

La guerre et les injustices n’arrangent rien. Les exemples sont légion
En 1993 et 1994, il y a eu la guerre civile au Congo. Du 5 juin au 15 octobre 1997, la guerre a resurgi. Du 18 décembre 1998 au 28 décembre 2009, soit pendant dix ans, le pouvoir de Brazzaville s’était battu avec le Conseil national de la résistance (CNR) du Pasteur Ntumi. Toutes ces guerres civiles inutiles ne s’étaient pas arrêtées par les armes, mais plutôt par des accords de paix, donc autour d’une table de négociation.

Pourquoi donc vouloir passer le temps à s’entre-tuer quand on sait que, in fine, le problème sera résolu par le dialogue ? Le peuple congolais interpelle M. Sassou d’user de toute sa grandeur pour désamorcer une probable guerre civile qui se profile à l’horizon. Le peuple ne veut non plus entendre que derrière ces voyages qui n’apportent rien au Congo qu’il y a eu des troubles ou on a traqué Kolélas et autres, comme ce fut le cas de Mokoko et Cie. Il est bien de tricher avec le statut de l’opposition, tout en refusant de rembourser les dépenses de campagne, mais sachons le que les injustices et les humiliations sont le terreau des soulèvements des peuples.

Le président de la République gagnerait plus en cherchant à régler la crise économique qui secoue le pays avec pour conséquence entre autres le non paiement de l’argent dû aux opérateurs économiques et la question du limogeage de plusieurs Congolais à l’issue des faillites de plusieurs sociétés, au lieu de favoriser la guerre.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

LIRE LA SUITE : http://zenga-mambu.com/2016/07/03/veut-on-encore-incendier-le-congo-en-passant-par-le-pool/

Repost 0
Ghys Fortune Dombe-Bemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Révérend Ntumi
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 17:17
(Congo-Brazzaville) L’ogre de Mpila, Sassou Nguesso, s’en prend maintenant à ses créateurs.

par Rigobert OSSEBI -

« L’appétit vient en mangeant », disait Rabelais dans Gargantua. L’ogre de Mpila et ses rejetons en ont fait leur devise.

Le 14 juillet 2015, au prétexte de son nouveau Code pétrolier, le clan Nguesso s’accaparait 40% des trois licences du Secteur Sud :Tchibouela, Tchendo et Tchibeli-Litanzi, des champs situés en offshore peu profond au sud de la zone dite Pointe Noire Grands Fonds (PNGF) ; Total EP Congo, l’opérateur, conservait 39% et ENI Congo se retrouvait avec 21% d’une production de l’ordre de 20.000 bbl/j.

TOTAL, partenaire historique du Congo et héritier du Parrain ELF, soulignait alors dans sa communication officielle l’importance stratégique de cet accord pour sa filiale « car il reste un potentiel résiduel de production significatif ,car ces actifs sont clefs dans notre portefeuille en raison de leurs fortes interconnexions opérationnelles avec nos autres champs. » L’accord devait être approuvé par le Parlement et publié au Journal Officiel.

Quant aux Nguesso, un pactole de 8.000 bbl/j allait s’ajouter aux très juteux 24.000 bbl/j extraits de Likouala SA, le puits de pétrole familial, opéré par le très bienveillant PERENCO. Même à 50 dollars le baril, il y a là de quoi se mettre 200 à 300 millions de dollars dans la poche chaque année ; rien que pour ces deux petits permis !

Si l’immense majorité des Congolais a le plus grand mal à survivre ces derniers temps, c’est-à-dire à s’assurer un repas quotidien, ces ogres, petits et grands, ne peuvent contenir leurs appétits féroces et leurs besoins financiers. Depuis des semaines, des rumeurs de renégociation circulaient dans les milieux pétroliers bien informés. Denis Sassou Nguesso, à cours d’argent, réclamait des avances au pétrolier français : des montants exorbitants ! Chantage ? Menaces ? TOTAL n’aurait pas cédé et rien n’aurait été publié au Journal Officiel du Congo…

Alors « La Voix de Son Maître » du parent François Soudan a publié l’information exclusive le 27 juin dernier, que TOTAL se retirait de ses permis PNGF au prétexte que « …avec un cours du baril autour de 50 dollars, nous n’avons pas réussi à trouver un modèle économique pour ce projet de taille modeste, qui produit environ 12 500 barils par jour… » Curieusement cette décision n’a été reprise par aucun média important, par aucune agence de presse et encore moins publiée par l’intéressé TOTAL qui a le devoir d’informer ses actionnaires.

En clair TOTAL ne lâche pas le morceau ! Et Denis Sassou Nguesso, qui ne respectait jamais ses accords avec les « petits » commence à en faire de même avec les « puissants » avec tous les risques que cela implique… !

Le temps est à l’orage pas seulement avec le pétrolier français, il se gâte sérieusement avec l’italien également.

TOTAL et ENI sont des sociétés publiques par actions. Ces dernières sont négociées à Paris et New-York pour TOTAL ; Milan et New-York pour ENI.

Lors de la dernière Assemblée Générale d’ENI à Milan, présidée par Monsieur Claudio Descalzi, ce dernier a admis que le permis Marine XII situé au large de Pointe Noire faisait l’objet d’une investigation américaine relevant du Foreign Corrupt Pratices Act (FCPA) contre Och Ziff (société sud-africaine) et qu’ENI y collaborait (comme témoin). Jean-Yves Ollivier, récent récipiendaire de la Légion d’Honneur et généreux mécène de l’Orchestre de Mme Valls, avait servi d’intermédiaire dans la joint-venture et en avait reçu à ce titre 2,4%. Pareille information sous-entend que la très puissante et très crainte SEC (Securities & Exchange Commission) rode autour des dossiers pétroliers congolais.

Il faut rappeler que Claudio Descalzi a succédé à Paolo Scaroni à la tête d’ENI suite à un scandale de corruption dans lequel est impliquée la filiale Saipem avec la société étatique Sonatrach en Algérie. Pour rappel, le Parquet de Milan a demandé des poursuites contre Paolo Scaroni et 7 autres personnes pour cette affaire de pots-de-vin de 198 millions de dollars versés par Saipem. Les largesses de Paolo Scaroni avaient été dénoncées par l’un des bénéficiaires.

Bien entendu, personne ne pourra jamais affirmer que ce genre de pratiques a eu cours au Congo !

En janvier 2015, nous avions affirmé que « Denis Sassou Nguesso arrivé au pouvoir pour le pétrole en partira par le pétrole ». Tous les éléments que nous avions avancés, alors, ont été vérifiés à l’épreuve du temps. La crise est cruelle pour une très grande majorité de Congolais. Les entreprises ferment les unes après les autres. « Papy Gargantua a fait de la résistance » aidé par Paris et par une opposition alors docile qui avait accepté la trêve des Jeux Africains et autres couleuvres.

Complaisance que beaucoup regrettent aujourd’hui ; piégés, embastillés ou en fuite côté congolais. Côté français cela n’est guère mieux avec l’ogre qui se retourne maintenant contre ses créateurs.

Tout cela ne présage rien de bon.

Sauf pour PERENCO, qui en héritant des puits de la brouille (tel que le prédit la « Voix de son Maître) atteindrait 70.000 bbl/j. Mais de bien mauvaises langues ne disent-elles pas que l’ogre de Mpila et son fiston sont de « gentils » associés de cette société dont la famille Perrodo propriétaire est devenue la 11ème fortune de France en 2015… ?

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) L’ogre de Mpila, Sassou Nguesso, s’en prend maintenant à ses créateurs.
Repost 0
Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Perrodo
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 19:58
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala

Le "Cas Modeste Boukadia" ou la forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala, le Garde des Sceaux, ministre de La Justice Clanique du Congo.

Chronique du regard intrigué d'un béotien sur le Pourvoi en Cassation de M. Pierre Mabiala, ministre de son état contre M. Modeste Boukadia, ou l'illusoire et vaine recherche des avancées dans cette nouvelle république née de cette nouvelle constitution de novembre 2015.

On aurait pu en faire une satire et en rire, si nombreux n'étaient pas les congolais qui en souffrent ! "Allons seulement !", telle était leur leitmotiv plein d'entrain nous promettant l'exemplarité : "la nouvelle constitution, voyez-vous, consacrera la séparation des pouvoirs et garantira les libertés individuelles", disaient-ils doctement !

Qu'en-est-il à l'épreuve du "Cas Modeste Boukadia" comme ils affectionnent à le dire ?

Il nous faut nous rendre à cette douloureuse évidence : avoir voulu escamoter le débat mené par M. Modeste Boukadia, celui de revisiter notre Histoire dans ses méandres les plus circonvolus pour en tirer les conclusions qui s'imposent, n'aura pas permis aux citoyens congolais que nous sommes, de se faire une nette idée du gouffre dans lequel nous barbotons et donc, des solutions idoines pour en sortir.

L'ethnie, depuis 1968, est devenue le lieu où se fabrique la politique dite nationale. Et c'est en ce point crucial de l'impunité que butte tout renouvellement de paradigme qui affranchirait le Congo des Demons qui l'ont toujours tiraillé dans la gestion des choses de l'Etat, un État de droit, s'entend.

Dans la pratique du Droit et nonobstant le tout nouveau texte constitutionnel, avec M. Pierre Mabiala, ministre de La Justice, comme avec son prédécesseur d'ailleurs, le citoyen congolais reste assujetti à l'arbitraire ethno-clanique : des aveugles murmurant aux oreilles de sourds sur le chemin à suivre.

Aussi se demande-t-on de qui exactement M. Pierre Mabiala tient ses ordres. Quel plan secret exécute-t-il, et pour le compte desquels il l'anime lorsqu'il influe sur une procédure judiciaire qui n'est pas de son ressort, au poste qu'il occupe !

Bons Seigneurs, accordons-lui la préférence partisane pour celui qui l'a fait prince de nos libertés, M. Denis Sassou Nguesso. Si c'est de lui que vient ce Pourvoi en Cassation, alors il se dédie mais, pourrait-on ajouter, il n'est pas plus à cela près. Si c'est en serviteur zélé de son commanditaire, pour porter cette république qu'on nous aurait vanté, exemplaire, alors ils sont vraiment loin du compte !

Selon les textes qui régissent cette nouvelle république de novembre 2015, M. Modeste Boukadia n'a pas à être embastillé et devrait être libéré immédiatement et sans autre forme de procès ! Agir autrement c'est poussé dans la contradiction, le ridicule en un point inégalé.

L'arrestation de M. Modeste Boukadia, son maintien en prison et maintenant ce Pourvoi en Cassation, focalise un acharnement qui laisse poser la "question prioritaire de constitutionnalité" : Par quoi, par qui donc le citoyen congolais doit-il voir sa liberté garantie ? A ce texte constitutionnel qu'on nous avait fait miroiter comme étant l'aboutissement des intelligences préparées ? Ou est-ce, "passant par dessus la jambe", le citoyen doit-il se remettre à la bonne volonté, fut-elle ministérielle, de M. Pierre Mabiala ?

Qui pour faire respecter les articles 11, 168 et 169 de la constitution de cette nouvelle république ? Celui qui les bafoue sans l'ombre d'un doute ? À se demander si l'Avocat Pierre Mabiala avait lu les textes qui l'ont fait Ministre de la Justice !

"Tous les cadavres dans mon placard ne sont pas les miens", dixit M. Denis Sassou Nguesso, répondant à une forte inquiétude de M. Jacques Chirac sur la versatilité de ses opposants congolais qui disent le sens du vent.

Le compas dans l'œil et la règle en main, nous, nous discernerons avec zèle et justesse, à la mesure de chacun, car "Toute vie étant une vie, tout tort causé à une vie exige réparation [...]" Charte du Manden Nouveau, 1ère proclamation des droits humains, faite en 1222 par Soundjata Keïta.

"La bête est à Dieu, mais la bêtise est à l'homme." De ce fait, il appartient à M. Denis Sassou Nguesso, de voir ce qu'il en est de sa créature car demain, il n'en ira plus seulement du miséreux peuple congolais dans l'état dans lequel il est maintenu mais aussi, de son choix à lui, sur la façon qu'il aimerait être enterré : debout, assis, allongé où éparpillé ...

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
Repost 0
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 07:22
(Congo-Brazzaville) A propos du Général Mokoko...

LU SUR FACEBOOK.
04/07/2016 07:29:17: Tiadi-Moyo Dieng, lui, nous fait profiter de ses fulgurances en écrivant :


J'exige la libération inconditionnelle de Mokoko ainsi que celle d'autres prisonniers politiques. Cependant, je m'opposerai contre sa volonté de présider mon pays.

La publicité de Mokoko associée avec les belles femmes fait penser à la continuité du système de Sassou Nguesso et son clan qui ont corrompu et prostitué la femme Congolaise au lieu de lui donner les moyens d'une réelle indépendance par l'emploi.
Quel type de projet de société et valeurs représentent ces images?
Pourquoi ne l'associe t-on pas avec la pauvreté des Congolais, les problèmes sanitaires, l'éducation, le logement, qui sont des défis importants et immédiats à relever. N'est ce pas un indicateur du statut quo à venir si jamais l'un des artisans de ce système était élu ?
Nous avons besoin de la rupture qui passe par le changement du système et des hommes. Après avoir servi une dictature pendant 32 ans, on est un dictateur, un corrompu.
Que faisait Mokoko au temps chaud ? Un Général digne de ce grade, un démocrate aurait démissionné pour organiser une résistance avec nous. Or, nous avons résisté seuls pendant des décennies de crimes et de pillages économiques durant lesquelles Mokoko a contribué et participé aux crimes. Il est inadmissible qu'il change de camp pour devenir notre leader au moment où le régime chavire et où le sort voudrait qu'il soit à la retraite. Ce revirement relève de l'opportunisme et non de la conviction aux valeurs démocratiques.
Non! A chaque arbre, ses fruits et à chaque régime ses produits : Mokoko qui est l'artisan de la dictature avec Sassou Nguesso est le produit de celle-ci et ne devrait pas se renier. Le Congo ne manque pas de cadres. Il est temps d'établir les responsabilités des uns et des autres dans les crimes contre le peuple et nous n'allons pas accepter de couvrir certains d'une immunité par une élection à quelque niveau que ce soit. Justice d'abord et les acquittés pourront nous rejoindre dans cette nouvelle République que nous voulons un Etat de droit.

NOTRE COMMENTAIRE :

Si nos compatriotes du Nord-Congo en général et de la Cuvette en particulier étaient honnêtes, ils devraient se rendre à l'évidence et reconnaître qu'après 48 ans de pouvoir kouyou/mbochi sans partage et après avoir amené le pays là où il est aujourd'hui et donc fait le constat de l'incompétence et de l'échec cuisant, ils devraient renoncer à cette règle de "conservation du pouvoir du Nord" à tout prix qui a coûté et coûte encore tant de vies humaines immolées sur l'autel de la barbarie et de la bestialité au nom du "POUVOIR DU NORD".

Repost 0
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 23:06
Crise financière au Congo-Brazzaville


BRAZZAVILLE NORD QUI PLEURE PENDANT QUE BRAZZAVILLE SUD QUI RIT.

Les bonnes vibrations de Brazzaville, malgré la crise financière artificiellement créée par Sassou et sa famille, restent les quartiers sud de la capitale congolaise. Ici les gens ne connaissent pas la crise. Et pourquoi la connaîtront-elle aujourd'hui, alors que pendant la période où Sassou et les siens brassaient les milliards de Fcfa, les populations des quartiers sud se contentaient de leurs morceaux de makayabu, de foufou ou nzenga (manioc), de nzenzè, d'oseille, et de ntobabori...? Ici, on se deplace dans des taxis abradacabrants sans assurances, conduits par des debrouillards ayant appris à conduire pendant les guerres que Sassou leur a imposées. Ces taxis s' appellent 100-100. Dans ces quartiers sud, on connait bien le mot que leur a imposé le pouvoir dictatorial de Sassou : PAS, c'est-à-dire Pas d'Argent pour le Sud ( PAS, programme d'ajustement structurel, selon le jargon du FMI). Un petit tour à Bacongo, Makélékélé, Bifouiti, Kisoundi... montre que les meilleures vibrations de Brazzaville by night sont dans les quartiers sud. Normal. Les meilleurs techniciens de surface, cuisiniers, coordonniers, chauffeurs, mécaniciens, charpentiers, artistes peintres, musiciens, filles de snack bar... c'est dans ces quartiers. L'argent issu du secteur informel circule bien, surtout en ces temps où les ressortissants du Pool, la plus dynamique de la diaspora congolaise, venus de Paris et autres pays de l'Europe, sont à Brazzaville.

QUARTIERS NORD, LE PÉTROLE NE COULE PLUS!

Une ambiance qui contraste avec les quartiers nord qui vivent généralement au rythme des pétro dollars de FCFA des Kiki Sassou N'GUESSO, Jean-Jacques Bouya, Ndengué, Jean-Dominique OKEMBA, Lucien Ebatha, Willy Etoka, Claudia Sassou N'GUESSO, Gilbert Ondongo, Firmin Ayessa, Paul Obambi, Evariste Ondongo, Albert Ngondo, Hugues Ngouolonde, Wamba Sassou N'GUESSO, Belinda Ayessa, Innocent Dimi, Serge Bouya, Serge Ikiemi, Wilfried N'GUESSO, Edgar N'GUESSO, Okongo(Som), Norbert Dabira, Nianga Mbouala, Serge Oboa, Jean Claude Gakosso, Jean Baptiste Ondaye, Innocent Peya ( le plus grand écrivain congolais), Henri Djombo, Oko Ngakala, Henri Bouka, Zéphirin Mboulou, Alfred Onanga, Bruno Jean Richard Itoua, Ngakosso, Gilbert Mokoki...

Les snacks bars et autres lieu d'ambiance ferment désormais à 21 h, faute d'argent.
Les deuxièmes et troisièmes maîtresses accumulent, pour certaines, des arriérés de mois de loyer, des voitures que certaines utilisaient sont en vente. Ce n'est que le début, avant le grand tsunami social qui guette Sassou et les siens.

Brazzaville sud résiste donc plus que Brazzaville nord à la crise financière causée artificiellement par Sassou.

YIWIRI éééh!

Elie SMITH

Repost 0
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 20:04
(Congo) Les habitants du village de Sassou-NGuesso ont droit à la santé, mais pas les autres Congolais

Ce mercredi 29 juin dernier, Jacqueline Lydia Mikolo, chargée de la santé et de la population dans le gouvernement illégal de Sassou, était présente à l’aéroport international d’Ollombo pour accueillir les 63 médecins cubains, passagers du vol charter spécial de la compagnie ECair en quasi-faillite, entre La Havane (Cuba) et Ollombo (aéroport international personnel de Sassou Nguesso).

Dernière provocation d’un président non-élu qui se défend d’être tribaliste mais qui réserve le meilleur de la République à son ancien village de pêcheurs, Oyo ; petit trou perdu de la Cuvette dont l’avenir, tout tracé, sera de ressembler à Gbadolite, village natal du Maréchal Mobutu.

Les personnels des Hôpitaux de Brazzaville et de Pointe Noire cumulent 4 mois de retard de salaires. Avec les patients de tout un Congo maltraité par les Nguesso, ils sont humiliés par ce favoritisme mal placé. Les Congolais, des autres régions que la Cuvette, comptent-ils si peu pour que le tyran leur inflige pareil mépris ?

En vérité, les Nguesso sont vomis tout autant à Oyo qu’ils le sont dans le reste du pays. Un fonctionnement acceptable de l’Hôpital d’Oyo sera une ultime tentative de combler le fossé qui s’est creusé entre leur petit clan et la population environnante plutôt favorable aux Ibovi, brimés, authentiques Mbochis d’Oyo.

Alors que le pays est cruellement enfoncé dans une crise multiforme, cette improvisation de dernière minute est absolument mal placée et causera bien plus de plaies qu’elle ne pourra jamais en soigner. Sassou et ses mioches n’aurait jamais dû gérer, et encore, autre chose qu’une épicerie familiale.

Nous avons toujours pensé que ce préfet a été placé à la tête du Congo, il y a une quarantaine d’année par la France. Il est grand temps que cette dernière le rappelle tant ses provocations ne sont plus supportables…

La Rédaction

Diffusé le 02 juin 2016, par www.congo-liberty.com

*******************************************************************************

Congo : ECAir transporte 63 médecins cubains de la Havane à Ollombo

(ECAir) – ECAir, Equatorial Congo Airlines, (www.flyecair.com), la compagnie aérienne nationale de la République du Congo, a assuré un vol charter entre la Havane (Cuba) et Ollombo (République du Congo).

Mercredi 29 juin, 63 médecins cubains sont arrivés en République du Congo, à bord du Mont Nabemba, le Boeing 767 de la compagnie aérienne nationale du Congo. Il s’agit du premier vol charter entre Cuba et la République du Congo, opéré par un avion d’ECAir, mais la compagnie a déjà organisé des vols charters commerciaux. Lire la suite de l’article…

Source : Ecofin

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
congo-liberty - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 21:41
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c'est dans la profondeur du secret de la forêt, à l'abri du premier venu, qu'on le confectionne..." (Proverbe Kongo)

La politique congolaise est un lieu de divertissement pour notre classe politique actuelle. On y bombe son torse ; on y lance des slogans, des mots d'ordre kafkaïens qui profilent la mort des Peuples ; on y fait naître des cultes de la personnalité ; on y invective celui qui n'est pas du système ; on y insulte celui qui n'en sera jamais ; on y discrédite l'homme sincère et honnête ; on y fait naître et galoper les fausses rumeurs dont on se délecte par la confusion entraînée au sein de la population.

Étrange, bien étrange ...

La seule chose qu'on n'y fait pas, c'est d'accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l'action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d'un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d'entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l'éléphant déjà malade.

N'eut-il s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s'y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n'a jamais s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n'est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s'en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l'Unification de la Nation... Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l'Union des Peuples, de l'Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu'ils l'envient plus qu'ils n'aiment la Nation, l'Unité, les Peuples et leurs idéaux d'Union.

Qui est donc Modeste Boukadia ? Qui donc a peur de le voir Libre ?

Peuple congolais, ici, point besoin n'est d'élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l'on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l'apartheid des cultures, n'est qu'une blague, une blague sanglante." C'est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd'hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l'y aient contraint et l'y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n'en est plus là...

Les deux documents ci-contre en sont l'illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l'embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n'ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu'ils l'ont "sous la main", le Parquet n'ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d'ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n'est pas notifié, alors que c'est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n'avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n'est que la manifestation d'une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu'à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
Repost 0
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 19:52
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso

Le paysage politique du Congo-Brazzaville est sorti de la brume. L’exécutif est désormais bicéphale au Congo-Brazzaville. Le choix porté par Denis Sassou Nguesso sur Clément Mouamba comme premier ministre est considéré par certains comme le mariage de la carpe et du lapin. Pour d’autres, au contraire, il correspond à un subtil plan stratégique imaginé par le khalife d’Oyo.

Le bon et le méchant

En vérité, les deux visions se recoupent. Denis Sassou Nguesso, président volcanique, fougueux et téméraire face à Clément Mouamba, premier ministre débonnaire, précautionneux et accommodant. Denis Sassou Nguesso joue la figure du méchant (ce qu’il est fondamentalement) en jetant de l’huile sur le feu, en bombardant les localités de la région du Pool sous prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi et en procédant à l’arrestation des opposants. Le parcours de Denis Sassou Nguesso est jalonné d’actions violentes : assassinats de Marien Ngouabi, du Cardinal Emile Biayenda et du l’ancien président Alphonse Massamba Débat (Cf Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la françafrique, Ed L’Harmattan, 2009).

Franc-maçon, Clément Mouamba apparait comme l’homme du dialogue engageant des pourparlers tous azimuts avec la plate-forme IDC-FROCAD par l’intermédiaire d’Elvis Digne Tsalissan Okombi, lequel exigea ; en son temps, l’éjection du gouvernement de Guy Brice Parfait Kolelas et Claudine Munari Mabondzo. Denis Sassou Nguesso exauça les vœux du patron de l’association « Pona ékolo ». Et, ce fut la délivrance pour les deux mousquetaires.

Petits meurtres

Clément Mouamba souhaite-t-il défendre une improbable voie médiane censée réconcilier deux camps qui se livrent une guerre à mort depuis l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ? Permettez-nous d’en douter ! Clément Mouamba avale couleuvre sur couleuvre sans broncher. Or, qui ne dit mot consent. L’ultime humiliation fut la désignation de son directeur de cabinet par les proches de Denis Sassou Nguesso. Le Premier Ministre n’osa pas quitter le navire. Le poste s’avérant tellement alléchant. De manière insidieuse, Clément Mouamba, bon gré mal gré, tente de rendre les coups. Dans la déclaration de politique générale faite devant les parlementaires, Clément Mouamba a prononcé un réquisitoire implacable contre la gestion sassouiste du pouvoir. Il s’en est suivi une attaque en règle des ministres en poste contre les sortants, une sorte de « petits meurtres » entre ministres. Guerre de tranchée de Pierre Mabiala contre Aimé Emmanuel Yoka, Henri Djombo contre Rigobert Maboundou, Aimé Parfait Nkoussou Mavoungou contre Pierre Mabiala etc… Ancienne élève du CEG de la Paix et du lycée de la Révolution, Rosalie Matondo n’a pas eu l’outrecuidance de descendre en flèche le travail gouvernemental de son prédécesseur Henri Djombo. C’est l’exception qui confirme la règle. Est-ce pour excès de pudeur, de prudence ou pour toute autre considération ? En tout cas Rosalie Matondo n’a pas daigné participer au jeu de massacres entre ministres.

Jeu de rôles

Dès que Clément Mouamba amorce des actions de dialogue en vue de décrisper le climat politique au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso initie aussitôt des actions de sape. Il savonne la planche. Pendant que Clément Mouamba consulte les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et les membres de la société civile, Denis Sassou Nguesso ordonne le bombardement de la région du Pool, l’encerclement des opposants et l’arrestation d’un ancien candidat à la présidentielle. L’un manie le bâton, l’autre la carotte. Pendant que Denis Sassou Nguesso excelle dans la cruauté, Clément Mouamba, lui, joue la carte de la câlinothérapie. Les deux hommes sont dans un jeu de rôle. Errare humanum est, perseverare diabolucum. Le dernier exemple en date de ce jeu est l’incarcération du général Jean-Marie Michel Mokoko, baptisé « Moïse » par ses partisans, après une assignation à domicile de plus de soixante-dix jours sans que Clément Mouamba ne s’insurge contre le traitement infligé au saint-cyrien et ancien chef d’Etat major. Clément Mouamba continue d’encaisser les coups. Le premier ministre Clément Mouamba est-il devenu le souffre-douleur de Denis Sassou Nguesso ? Clément Mouamba découvre-t-il seulement aujourd’hui que la volonté affrichée de dialogue de Denis Sassou Nguesso flétrie au vœu de l’homme d’Edou-Penda est de mourir au pouvoir ?

Si Denis Sassou Nguesso heurte ainsi son Premier Ministre, c’est en connaissance de cause. Le khalife d’Oyo veut amener Clément Mouamba, de gré ou de force, à entrer dans une culture de violence sans laquelle Denis Sassou Nguesso n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. La dernière élection présidentielle en témoigne. Le duo infernal Sassou-Mouamba a perdu tout lien avec le Congo-Brazzaville profond. Denis Sassou Nguesso qui brandit l’étendard de la fermeté a perdu la bataille de l’opinion et de la communication. S’il compte sur l’opération de charme engagée par Clément Mouamba pour se refaire la cerise, c’est raté.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Repost 0
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 00:20
(Congo-Brazzaville) Bruits de couloir au Palais de justice de Pointe-Noire

Dans tous les Palais de justice du monde, là où un homme est incarcéré, jugé ou pas, c’est selon, les indiscrétions et les bruits de couloir sont légion.

Ainsi, au Congo-Brazzaville, le Palais de Justice de Pointe-Noire ne fera pas l’exception concernant le cas du président du CDRC, monsieur Modeste Boukadia, à qui MM. Sassou Nguesso, Emmanuel Yoka, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent la libération.

Nous savons, aujourd’hui, grâce aux bruits de couloir, qu’à l’audience du 20 juin 2016, le Tribunal a décidé la libération conditionnelle de M. Modeste Boukadia.

Mais, à peine le verdict prononcé, la décision prise, le ministre Mabiala a pris son téléphone pour abreuver d’injures et autres insanités, le Procureur général de la République et les autres magistrats, les traitant de tous les noms d’oiseau, leur intimant l’ordre de vite saisir la Cour de cassation pour faire annuler la décision qu’ils venaient eux-mêmes de prendre et signer. Tout cela pour empêcher Modeste Boukadia de recouvrer la liberté. Et quelle liberté lorsqu’on est soumis à un régime de libération conditionnelle ? Une prison à ciel ouvert. En tout cas, M. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice, ne s’est pas privé de les traiter tous de fous, etc.

Depuis ce coup de sang du ministre clanique de l’injustice de M. Sassou, nous avons été informés que les insultes de Mabiala à l'endroit du Procureur général et les menaces proférés à l'endroit des juges qui ont pris la décision de dire le Droit créent un mécontentement général au parquet, même au niveau de certains juges.

Le plus grave, comble de l’imbécilité, de l’idiotie ou de l’incompétence ( ?), vous voyez un ministre de la justice qui traite le Procureur Général de la Cour d'Appel de Pointe-Noire de "fou" !

Question : pourquoi le même Procureur Général a-t-il appelé le ministre pour l'informer de la décision de justice qu'il venait de signer ?

En tout cas, quand tout ceci se saura publiquement, le sinistre Pierre Mabiala ne va quand même pas nier avoir insulté le Procureur général de la République et l’avoir traité de "fou" et nier également avoir menacé les juges ; le Procureur Général ayant pris soin de mettre le téléphone en main libre... Tout le monde s'est délecté du vocabulaire grossier du ministre va-t-en guerre, Pierre Mabiala.

Après Ntumi, Mokoko et le voilà avec le Président BOUKADIA...

Ce qui est désolant, c’est que Pierre Mabiala ne semble pas comprendre le rôle qu’on est en train de lui faire jouer. Quand il l’aura compris, il sera trop tard.

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Bruits de couloir au palais de justice de Pointre-Noire (pdf, 210.1 kB)

------------------------------------------------------

D'autres bruissements entendus dans les couloirs du Palais de la Cour d'Appel de Pointe-Noire, le 20 juin 2016, à l'issue de l'audience qui a ordonné la libération conditionnelle du Président Modeste BOUKADIA. Le Président de la Chambre d'Accusation, après les insultes et les menaces de Pierre Mabiala, a rétorqué : "J'ai reçu d'autres instructions dans ma langue. J'ai appliqué le droit. J'ai fait mon travail. Et je n'ai pas d'ordre à recevoir des politiques. Le Président Modeste Boukadia doit être libéré comme l'indique la loi et les instructions reçues dans ma langue !"

Repost 0
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:28
Et pourquoi pas une Conférence nationale souveraine au Congo Brazzaville ?

par Calixte Baniafouna -

Sur le plan institutionnel, il a piétiné la Constitution pourtant taillée sur mesure par lui-même foulant ainsi aux pieds le serment de fidélité à la République par lequel il a mis en application ladite Constitution pendant deux décennies. Du coup, il a organisé un mono référendum illégal, un changement de Constitution à sa convenance et une élection mascarade. Avec 8% de suffrage exprimé en sa faveur, il s’est autoproclamé gagnant dès le premier tour. Pas d’annonce

publique de l’Élysée, cette fois-ci, pour condamner ou féliciter la manœuvre frauduleuse et le crachat sur la démocratie. Mais le silence vaut soutien, du moins si la maxime latine du Pape Boniface VIII (1235-1303) n’a pas menti : « qui ne dit mot consent ».

Sur le plan politique, il se confronte à trois types d’opposition. Une opposition symbolisant le prolongement de la démocratie défunte des années 1990, qui l’avait chassé du pouvoir. La deuxième opposition a été montée de toutes pièces par lui-même, dès la reprise du pouvoir par la guerre. Une troisième opposition, enfin, est composée d’anciens ministres, frondeurs du pouvoir en place. Les deux deniers types d’opposition sont qualifiés d’« opposition alimentaire » à cause de la méfiance qu’ils suscitent dans l’esprit de la majorité des Congolais, qui les accuse d’affidés du pouvoir en place. Tout membre de l’un des trois types d’opposition qui essaie d’échapper à la stratégie pour tenter de prendre l’Épouvantail Voldemort dans son propre jeu en proposant, par exemple, une stratégie commune qui consisterait à l’évincer, est jeté en prison sans ménagement.

Sur le plan économique, qu’il s’agisse de la hausse du baril de pétrole (dont les Congolais ne voient ni la couleur ni l’usage qu’on en fait) ou de sa baisse dont ils pâtissent sévèrement, leur quotidien couronné de chômage, de manque du bien-être vital (nourriture, eau, électricité), de souffrances, de pauvreté… ne change pas.

Ayant considéré son plan machiavélique réalisé, il s’est souvenu que son maître de l’Élysée, le jour où il lui ordonna d’organiser librement son référendum, sans s’inquiéter de rien ni de personne, lui avait en même temps demandé de dialoguer après coup, et de rassembler par la suite. C’est le sens donné au dialogue auquel il invite aujourd’hui ses affranchis à contribuer.

Et, du coup, la machine de la Françafrique peut se remettre en marche. Un courant d’intellectuels opportunistes saute sur l’appât pour réclamer la tenue du dialogue.

Disciplinés, en ordre non dispersé et en rang serré, opposants alimentaires, intellectuels opportunistes et badauds venus de nulle part et de rien, ex-collaborateurs de l’Épouvantail Voldemort pour la plupart, se sont constitués en diplomates parallèles, certains ayant même obtenu le visa d’aller voir directement le maître à l’Élysée pour lui rassurer qu’ils sont prêts à répondre à l’appel vers un dialogue conduit par la communauté internationale. D’autres vont jusqu’à demander que ce dialogue se fasse en France, comme celui de Marcoussis pour la Côte d’Ivoire, avec l’impartialité française que l’on sait et les résultats sur le terrain connus de tous.

Chacun s’étant fait une idée de ses intérêts égoïstes et individuels, catalogués soigneusement dans une toute petite boîte virtuelle de son crâne, parle au nom du Congo qu’il aimerait tellement plus qu’il ne s’aime soi-même, pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes congolais ; des principes et des valeurs de la démocratie qu’il défendrait pour rien au monde, pour le maître de l’Élysée.

Car pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes, l’Épouvantail Voldemort est tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir. En fait, il effraie le peuple congolais, mais opposants alimentaires et intellectuels opportunistes ne mettent que quelque temps pour s’allier, du moins pour les espèces les plus intelligentes.

Seuls souffrent le Congo et le peuple congolais dans ce jeu d’effrayement par le mannequin dressé au Congo et d’empêchement des oiseaux de dévorer les graines et les fruits pour lesquels il monte la garde.

La mémoire des Congolais est-elle si courte pour oublier que le seul dialogue qui a marché dans ce pays est celui où ni la France ni la communauté internationale ne s’étaient mêlées, je cite la Conférence nationale souveraine de 1991, et que ni l’Épouvantail Voldemort ni son mentor l’Élysée n’aimeraient plus jamais voir revivre au Congo Brazzaville ? Une preuve que le dialogue auquel opposition alimentaire et intellectuels opportunistes nous invitent aujourd’hui, aux ordres de l’Élysée, ne le serait que pour légitimer le règne éternel de l’Épouvantail Voldemort sur le Congo et les Congolais, au profit de son seul clan, de son maître de l’Élysée et, bien évidemment, de l’opposition alimentaire et des intellectuels opportunistes voués à se contenter des miettes.

La passion et la haine des uns, la soif du pouvoir, la corruption et la traîtrise des autres affaiblissent considérablement toute prise d’initiative des patriotes qui oeuvrent dans le sens du développement du pays, de la quiétude du vivre-ensemble, de la redistribution équitable du revenu national et de la construction d’une nation.

Il me semble, en conséquence, et cet avis n’engage que moi, que toute solution initiée depuis le palais de l’Élysée ou celui de Mpila ne le serait que pour légitimer l’éternité de l’Épouvantail Voldemort au pouvoir et d’intégrer dans les rangs les tourterelles au costume de pseudo intellectuels qui s’impatientent d’aller à la mangeoire.

Une solution, l’unique possible et crédible est celle qui consiste à revisiter ce qui n’a pas fonctionné après la Conférence nationale souveraine de 1991, et qui se résumerait à répondre à la question suivante :

- quels politiciens,

- quels intellectuels,

- quelle armée,

- quels patriotes,

- quelle gestion,

- quels partenaires, pour mettre définitivement le Congo Brazzaville sur les rails de la prise de conscience de nouveaux dirigeants et du peuple congolais en vue de l’unité, de la concorde et du développement du pays ?

Toute autre proposition – dialogue, rassemblement, gouvernement d’union nationale ou unité nationale – formulée depuis l’Élysée n’est que la suite logique de flatteries commencées par le référendum télécommandé, et qui se sont poursuivies par le changement éhonté de la Constitution, l’élection présidentielle mascarade, et, bientôt, la mise en place d’un gouvernement d’opportunistes pompeusement appelé gouvernement d’union nationale pour lequel la fameuse opposition alimentaire et les fameux intellectuels opportunistes ont un clin d’œil plus qu’intéressé et pressant… le tout pour accompagner l’éternité au pouvoir de l’Épouvantail Voldemort.

Le peuple congolais et le Congo profond ne sont absolument pour rien dans cette lutte folklorique pour les ambitions personnelles, les honneurs et les petits esprits qui espèrent qu’il suffit de profiter du démasquage de l’Épouvantail ou de l’affaiblissement de Voldemort pour sortir le costume de politiciens ou d’intellectuels en capacité de construire une nation.

De ces opportunistes, le PCT nous en a tellement fournis depuis 1969, venus de tous les coins du Congo, que nous tournons en rond, sommes fatigués et aspirons de façon foncièrement déterminée au changement véritable de notre société.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, victimes de la dépendance ceux-là, à qui l’on a imposé des solutions qu’ils croyaient être salutaires pour leur vivre-ensemble mais qui aujourd’hui les ont rendus irréconciliables, je cite la Côte d’Ivoire, avec le dialogue de Marcoussis ou l’intervention de la fameuse communauté internationale (c’est-à-dire la volonté de l’Élysée dans le placement de ses pions en Afrique)… pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Contrairement à la Côte d’Ivoire qui s’est vu dotée d’un président de la communauté internationale installé au palais par des tanks militaires français, il ne s’agit pas de chasser mais de confirmer un homme de confiance qui a fait ses preuves de fidélité au maître depuis 33 ans au Congo Brazzaville, les résultats étant les mêmes partout.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, démocratiques ceux-là, mais qui se sont senti enchaînés par les contraintes de l’Union européenne, je cite la Grande Bretagne. Ce peuple a fini par dire « NON » et « ÇA SUFFIT », ne déplaise le maître de l’Élysée qui, comme à son habitude et comme il l’a fait pour le Congo Brazzaville, a toujours attendu le dernier moment pour tenter de poignarder dans le dos le peuple en ayant déclaré que si ce peuple britannique votait Brexit, il en mourrait le jour même. Le peuple britannique a voté Brexit et n’en est pas mort. Une nuance et non des moindres : le maître de l’Élysée s’était adressé directement à son larbin congolais pour un référendum qu’il savait gagné d’office sans l’avis du peuple congolais. Il s’est adressé en revanche au peuple britannique pour avoir tenu compte du sérieux des résultats qui sortiraient des urnes transparentes dans tout pays où le peuple est respecté. Eh ben ! il en est lui-même sorti totalement déboussolé aujourd’hui, et ne peut plus que se positionner sur le strapontin européen en train de contempler, prisonnier et impuissant, jusqu’où ira l’Union européenne après la sortie de ce dinosaure qu’est le Royaume Uni.

Une preuve qu’il soit riche ou pauvre, sous l’effet de la démocratie ou de la dictature, aucun peuple privé de souveraineté de décider de son destin ne peut vivre libre comme vient de le prouver le peuple britannique.

Chers compatriotes, résistons, luttons plus que jamais et avec tous les moyens pacifiques à notre portée autres que les armes de guerre et la violence sous toutes ses formes. Le Congo n’est ni un pays cadeau au service d’un pantin, ni un pays à piston des opportunistes sans boussole ni repère. Tenons bon, jusqu’à la défaite totale du larbin corrompu, des traîtres aux aguets, et à la victoire du peuple congolais, seul et unique souverain, et toujours… vainqueur. La victoire de la liberté.

Le temps est venu pour le peuple congolais d’entonner le chant de la victoire. Du « Brexit au Congoexit » de la dictature, il est désormais temps d’importer la démocratie dans notre pays pour, comme l’a dit le peuple britannique, « commencer à rêver » d’un Congo « indépendant ». Il faut, pour cela, la retrouvaille et le rassemblement de vrais patriotes pour mettre en place une stratégie commune.

Debout peuple congolais, arrache ta liberté car personne d’autre que toi-même ne le fera à ta place !

Repost 0
Calixte Baniafouna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CNS

Economie

Catégories