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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:34
La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan

 

A peine souhaités les meilleurs vœux pour cette année 2017 que la dictature du Congo-Brazzaville nous ramène à la dure réalité de la vie congolaise faite de chaos, de complots, de meurtres, de massacres et de guerre civile. Le répit aura été de courte durée tant le dictateur se rappelle brutalement à nous.

 

Ce début d’année 2017 commence mal. Dans une parodie dont il a le secret, l’État congolais dirigé par une bande d’incapables vient d’inculper Paulin Makaya et ses codétenus d’atteinte à la sécurité de l’état, d’assassinats, de complicité d’évasion, complicité de détention illégale de munitions et d’armes de guerre, alors que ces derniers étaient déjà en détention à la maison d’arrêt de Brazzaville sous la garde des miliciens du pouvoir. Faut-il rappeler que dans un État de droit, la sécurité des biens et des personnes incombe à l’État. Pas besoin d’être un grand juriste pour voir que tout ceci est cousu de fil blanc et constitue une énième mascarade après l’épopée manquée de New York.

L’humiliation infligée à Paulin Makaya menottes aux poignets, acteur politique congolais, exhibé comme un trophée de guerre devant les médias locaux, nous consterne tous en tant que démocrates épris de justice. Je suis meurtri dans ma chair en voyant ces images qui nous déshonorent tous. Cet homme fidèle à ses convictions a su garder le sourire car la cause qu’il défend est juste. Il entend ainsi rappeler à ses tortionnaires qu’ils peuvent emprisonner un homme mais pas ses idées de paix, justice, travail et tolérance que nous continuerons à faire vivre.

Le ton est donné. En cette année 2017, ce pouvoir aux abois hausse le ton afin de nous mettre au pas dans des mises en scène savamment orchestrées par l’aboyeur du pouvoir qui sert subsidiairement de Procureur de la république. Décidément après la diplomatie, un autre corps de l’administration congolaise vient d’être à nouveau ridiculisé aux yeux du monde. Personne d’entre-nous ne sera épargnée car pour les maîtres du Congo le festin n’est pas encore terminé malgré leurs nombreuses déconvenues.

Allons-nous laisser faire ? La trêve des confiseurs n’a pas eu lieu car le Prince tel un métronome nous déroule son rouleau compresseur en se moquant éperdument de nos récriminations. Les entend-il ? Ce régime fait des siennes.

Le temps est arrivé pour trouver les voies et moyens afin de mettre un terme à ce qui est un naufrage collectif. Nous ne pouvons démarrer une nouvelle année sans avoir fait le bilan de nos actions antérieures. Le fait que ce pouvoir soit toujours en place est un échec pour nous. Toutes nos tentatives sont restées vaines. Nos propositions de dialogue inclusif n’ont même pas été relayées par nos hommes d’église qui ont préféré les honneurs de cette dictature à la misère du peuple. N’ont-ils pas reçu en cadeau de ce régime, le baiser de Judas, une somptueuse demeure construite avec l’argent de la corruption qui contribue à appauvrir encore un peu plus les citoyens congolais. C’est le prix de la trahison de nos hommes de Dieu qui se murent depuis lors dans un silence si assourdissant que l’on entendrait une mouche voler. Sous d’autres cieux, ils seraient qualifiés de lâches et de planqués. Même les fidèles ont déserté leurs églises.

En face de nous, en RDC, les évêques qui ont fait le vœu de pauvreté et d’assistance aux plus démunis, ont pris leur responsabilité en tant que citoyens. Ils ont initié un accord entre les hommes politiques. Quant à nos évêques rouges, ils se complaisent dans des célébrations des baptêmes, des mariages et des messes de requiem, seules activités génératrices de ressources nécessaires à leur survie. La foi les a quitté et ils se comportent comme une chorale chantant les louanges et les vertus de l’enfant d’Edou.

Quant à nous autres progressistes engagés dans ce combat citoyen, il nous revient d’avoir une éthique de conviction et de responsabilité. Ceux qui se préparent déjà à se lancer dans les futures batailles législatives pour partager le gâteau avec ceux que nous avons toujours combattus, auront encore une fois de plus trahi le peuple congolais en manque de repère. Gageons que cela ne devienne pas une marque de fabrique de l’opposition congolaise. La situation devient intenable et ne peut plus durer. Le leadership est contextuel et la nature a horreur du vide. En l’absence de certains de nos leaders soit emprisonnés, soit traqués, il nous revient de choisir le meilleur d’entre-nous afin qu’il croise le fer avec cette tyrannie. “ Parfois ce sont les personnes que l’on imagine capables de rien qui font les choses que personne n’aurait imaginé ”.

Congolais brisés, Congolais outragés, Congolais humiliés, Congolais bafoués, Congolais tyrannisés, Congolais martyrisés, mais le Congo sera libéré de ce calvaire. Il ne tient qu’à nous de prendre en main notre destin en changeant notre fusil d’épaule. Le combat a toujours été dur et le restera jusqu’à la victoire finale en sachant que notre dictateur ne nous facilitera pas la tâche. La réconciliation nationale passera obligatoirement par le dialogue inclusif, lieu d’expression de toutes les vérités qui fâchent, afin de construire un pays, le Congo, qui nous appartient tous. Notre rôle est de rassembler les Congolais pour recréer le lien social seul gage de pérennité pour la paix et le développement dans un contexte de justice sociale.

C’est Vauvenargues qui écrivait : “ Le courage est la lumière de l'adversité.” Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Rien ne nous sera donné, ainsi nous devrions aller la chercher cette libération avec nos dents. Le peuple congolais désespère et se désole d’une situation catastrophique devenue endémique. Soyons au rendez-vous que nous impose l’histoire de notre pays. Ne faisons pas partie de ces hommes qui poussés par les événements, ne se hissent pas à leur portée.

Ghandi dans sa lutte contre l’occupant anglais disait : “ Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’hommes d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir. ” N’oublions pas que la désobéissance civile est une voie pacifique de résistance à un ordre injuste qui nous prive de nos droits civiques et sociaux.   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 23:27

Par Rigobert OSSEBI

Rodrigue NGUESSO

En possession de nombreux documents compromettant sur des villas de prestige acquises illicitement par le clan NGuesso aux USA ;  en attendant des poursuites judiciaires à venir de la société civile congolaise qui vient de saisir les autorités américaines, la rédaction de www.congo-liberty.com  a fait le choix de diffuser des informations sur deux (2) villas « Real Estate » de Rodrigue Aymar Ghislain NGUESSO, qui pour gérer ses nombreux Bien Mal Acquis aux USA a créé plusieurs sociétés , dont J & R Purchasing Company et A&E TRANSATLANTIC,  INC..

 Selon les documents (Real Estate Property Taxes)  en notre possession dont nous diffusons ci-dessous deux exemplaires « seulement », Rodrigue NGuesso est entre autres, propriétaire de 2 villas à Miami Beach situées dans le comté de Miami-Dade, dans l’État de Floride, aux États-Unis. Ces 2 propriétés de luxe distantes de 4,5 kilomètres, ne font que 8 minutes en voiture l’une de l’autre.

Rodrigue Nguesso, élevé au biberon du marxisme à Brazzavole possède depuis 2005 , un appartement à Miami sur la lagune acheté à 1 million de dollars, situé au  4775 COLLIN AVENUE # 1202 – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140.

Il vient d’y acquérir en octobre 2016 une somptueuse villa au 5300 PINE TREE Dr – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140 pour la modeste somme de 2,45 millions de dollars. Mais, a-t-il vraiment fait une affaire ?            

Cette résidence construite en 1920, compte 5 chambres et 4 salles-de-bains sur une surface de 355 m2. En 1999, un précédent propriétaire l’avait achetée 250 000 dollars. En 2007, elle avait été cédée contre 1.295 000 dollars avant que la bulle immobilière n’explose avec la crise des « subprimes » et que les prix soient divisés par 2 ou par 3, surtout à Miami. Le marché immobilier a mis une dizaine d’années à retrouver des couleurs mais selon HomeFacts, pas de quoi doubler les prix d’avant la crise. Une juste estimation du bien situe sa véritable valeur à 1.671.000 dollars.         

Nos rois du pétrole, révolutionnaires de façade et capitalistes incompétents, ne sont pas à un million de dollars près. Avec la montée en puissance des nouveaux gisements au Congo, dont celui de l’emblématique Moho Nord, ils auront encore plus d’argent à dépenser au pays de Donald Trump… !

Né en mars 1977, Rodrigue Aymar Ghislain NGUESSO, est le fils de Maurice NGuesso, frère aîné du dictateur Sassou-NGuesso. Ce neveu du tyran, multimillionnaire de son Etat sans jamais avoir travaillé est marié à la charmante  Soraya PEMBE, une Kinoise (RDC) née en 1990, basée à Kinshasa  avec qui, il se la coule douce sur la lagune de Miami Beach. La belle-famille kinoise en profite bien, puisque la belle maman de Rodrigue est l’heureuse propriétaire d’un magasin officiel de la marque ZARA à Kinshasa (RDC). Soraya Pembe et sa mère viennent d’inaugurer un centre commercial avec un magasin qui fait la une s’appelant Lina Pemba by Evalisha (Evalisha est le petit nom d’une autre de ses filles). Bref, ces Kinoises  sont venus s’imposer à Brazzaville .

Un détail super important, le 2ème bureau de Denis Christel Sassou-NGuesso n’est autre que la cousine de Soraya Pembe, la fameuse Nadine BUMBA avec son magasin Rue Faubourg St Honoré payé 4 millions d’euros par Denis Christel dit Kiki le pétrolier. En un mot, les cousins Rodrigue et Kiki se partagent la même famille Kinoise !

Rodrigue NGuesso et son épouse Soraya Pembe sur la baie de Miami Beach

Quelques informations sur les Biens Mal Acquis de Rodrigue NGuesso :

1/ 4775 COLLIN AVENUE # 1202 – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140

Selon les taxes d’habitation de cette propriété, Rodrigue NGuesso dont le Folio Number (numéro fiscal) est 02-3223-018-0490, en est propriétaire depuis 2005, avec un prix d’acquisition d’environ 1 million d’euros.

2/ 5300 PINE TREE Dr – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140 ( 5 chambres ; 4 salles de bain ; 355 m2 ) acquise le 16 octobre 2016 à 2.500.000 deux millions cinq cents milles dollars US.

Par Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT ONU USA
6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 23:00

Publié le 06/01/2017 par congo-liberty.com

Paulin Makaya et ses militants devant le doyen des juges à Brazzaville

Après son faux rendez-vous du 28 décembre 2016 avec le président élu des USA Donald TRUMP et son humiliation mondiale, le dictateur Sassou-NGuesso ordonnait la liquidation pure et simple de ses principaux et véritables opposants (le général Mokoko, Paulin Makaya, Limbongo-NGoka…) injustement embastillés à la maison d’arrêt de Brazzaville.

C’est dans cette optique et dans la pure tradition stalinienne , qu’un  commando d’éléments de la Garde Républicaine attaquait la maison d’arrêt le 29 décembre 2016 , sous prétexte d’une fausse mutinerie, pendant que des membres du parti Uni Pour le Congo (UPC) rendaient visite à leur président Paulin MAKAYA.

Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Marcel Tsourou, Limbongo-NGoka et d’autres détenus politiques ont eu la vie sauve, car s’étant rapidement réfugiés dans leurs cellules. Mais le bilan de l’intervention des miliciens du pouvoir dans ce lieu carcéral se solda par un bilan lourd de trois (3) morts, dont le gendarme et Maréchal de logis Milandou Dandou Cedrick (photo ci-dessous), sauvagement assassiné et accusé d’avoir alerté les détenus du stratagème du pouvoir. Paix à son âme !

Aujourd’hui, cette tragédie prend une nouvelle tournure après les accusations graves prononcer par le pro-cul-rieur André Oko-NGakala à l’encontre de Paulin Makaya et Florent Yimbou Bazolo ; Jean Kevin Makoundou ; François Otsala ; Morizio Ntélambila ; Grâce Odou et Léocia Mpala, tous membres de l’UPC.

Paulin Makaya qui purge déjà une peine de prison de 2 ans, après un procès politique , avec pour chefs d’inculpation, « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, assassinat, complicité d’évasion et complicité de détention illégale d’armes et munitions de guerre » ; accusations farfelues maintenues pour tous les autres prévenus, devant le Doyen des juges le 5 janvier 2016 à Brazzaville.

Dans une autre affaire de violation des droits de l’homme du pouvoir de Sassou-NGuesso, nous apprenons que depuis le 5 janvier 2016, le sergent Jugal Mayngui, sauvagement torturé par des éléments de la force publique a été reconduit à la Direction centrale des renseignements militaires (DCRM) alors que son état de santé reste préoccupant. Cela s’est fait à l’insu de ses parents.

Tant que le régime mortifère de Sassou-NGuesso ne sera pas mis hors d’état de nuire, tout congolais est une victime potentielle du pouvoir de Brazzaville…alors mobilisons-nous !

La Rédaction.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:39

La preuve est faite. Le boucher d’Oyo, Denis Sassou Nguesso reste égal à lui-même : un être dépourvu de toute humanité. Au Congo-Brazzaville, les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool croupissent sous les bombes lâchées par les hélicoptères pilotés par les mercenaires ukrainiens, dans le message à la nation du 31 décembre 2016, Denis Sassou Nguesso n’en a soufflé mot. Du vrai cynisme. A l’égard des populations du Pool qui errent à travers les forêts et qui sont entassées dans les camps de réfugiés, Denis Sassou Nguesso n’a pipé aucune parole de compassion. Alors qu’une partie du territoire est en guerre, Denis Sassou Nguesso choisit délibérément de ne pas évoquer le sujet.

Dans son allocution, le khalife d’Oyo a rendu un hommage appuyé à l’endroit de sa force armée tribale et ses supplétifs étrangers qui bombardent quotidiennement le département du Pool depuis le 4 avril 2016 à la recherche de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi, en déclarant : « Il s’agit des vaillants officiers et des braves soldats de nos forces de défense et de sécurité dont je salue l’esprit de mission, d’abnégation et de sacrifice qu’ils consentent au quotidien pour assurer notre sécurité et notre quiétude collectives. Mes meilleurs sentiments vont à eux » . Comprenez : continuez de massacrer et merci pour les bons et loyaux services. Les miliciens massacreurs des populations du Pool ont été gratifiés de mots de consolation.

Sassou dans le déni

En revanche, Denis Sassou Nguesso n’a eu aucun mot pour les paisibles et innocentes populations du Pool actuellement sous les bombes d’un président autocrate qui est corrupteur, oligarchique, irrespectueuse des plus fondamentaux droits de l’homme, tels le droit à la vie, le droit à l’éducation, le droit au soins de santé, la liberté d’expression et de manifestation. Dans l’imaginaire embrumé de Denis Sassou Nguesso les populations de la région du Pool n’existent pas. D’ailleurs, les deux têtes de l’exécutif avaient déjà annoncé les couleurs en affirmant « qu’il n’y avait pas de crise dans la région du Pool  » pour Denis Sassou Nguesso et « qu’il n’y avait pas de bombardements dans le Pool » pour Clément Mouamba, le premier ministre. Les deux têtes de l’exécutif dirigent le Congo-Brazzaville en faisant abstraction du drame de la région du Pool. Denis Sassou Nguesso ne porte pas le Pool dans son cœur, les populations du Pool le lui rendent bien. La dernières élection présidentielle de mars 2016 en est la parfaite illustration. L’homme d’Edou/Penda a été massivement rejeté par les populations du Pool qui n’ont pas la mémoire courte. Dans cette région du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a mordu la poussière. Ce qui a d’ailleurs provoqué le courroux de Sassou Nguesso. Le locataire de Mpila ne s’en est jamais caché.

Denis Sassou Nguesso dans son gargarisme lexical du 31 décembre 2016 termine par sa surenchère verbale, expression d’une escroquerie habituelle et pathologique d’une « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle. La République, lieu du rassemblement de tous les fils et de toutes les filles de la nation ; havre où sont accueillis, dans la paix, la sécurité, la cohésion, l’unité et la solidarité de tous les citoyens du Congo : les nantis, les pauvres, les vulnérables, les intellectuels, les cadres, les ouvriers, les paysans, les croyants, les athées, les fourvoyés et les égarés  ». Du pur vent. Au train où vont les choses au Congo-Brazzaville, le discours sur la « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle » apparaît pour ce qu’il est depuis l’avènement de Denis Sassou Nguesso au pouvoir : des formules pompeuses et creuses. Ces belles paroles de Denis Sassou Nguesso sont contredites par les faits. Pour preuve. Pour parer aux désagréments causés par la situation qui prévaut dans la région du Pool, un pont aérien a été établi entre Brazzaville et Pointe-Noire et un contournement de l’axe Brazzaville-Kinkala a été mis en place, en lieu et place de l’instauration d’un véritable dialogue, seule issue de sortie de la crise. Les enfants de la région du Pool privés de scolarité n’ont eu droit à aucun mot de solidarité dans les vœux de Denis Sassou Nguesso du 31 décembre 2016. Au Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, tout se passe comme si rien ne se passe dans la région du Pool.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:01

1977-2017 # 40ansSassoufit !

Cardianel Emile BIayenda et le Président NGouabi assassinés en mars 1977

Pour le réveillon de la Saint Sylvestre, Denis Sassou Nguesso a dansé jusqu’au petit matin devant un petit cercle d’intimes médusés. Inconscience, irresponsabilité ?

De retour, sans tambour ni Trumpette, d’un voyage catastrophique aux Etats-Unis, l’usurpateur avait présidé un long conseil des ministres le même 31 décembre. Aucune sanction n’avait été retenue à l’encontre du ministre Moungalla (surnommé Zizi par certains), ni à celle du ministre Ayessa (Beau-Papa). Après cela, alors que nombreux quartiers de Brazzaville ne parvenaient pas à se relever des cruelles inondations qu’ils avaient subies, place était donnée à sa fête du Nouvel An. Nul n’avait pu déceler, dans son comportement, la moindre trace de l’affront qu’il avait essuyé aux Etats-Unis et dont toute l’Afrique s’amusait !

Entré dans la nouvelle année, comme toujours dans le champagne millésimé, Sassou Nguesso ne saurait faire toutefois abstraction de l’importance symbolique de 2017.

Cet an neuf est celui des 40èmes et des 20èmes  commémorations, douloureuses et sanglantes pour la plupart. Elles correspondantes aux périodes les plus sombres de la jeune histoire congolaise : celle des assassinats qui installèrent le CMP (Comité Militaire du Parti) la même année et celles des guerres civiles qui débutèrent le 5 juin 1997 pour se poursuivre en nettoyage ethnique jusqu’en 1998 et qui firent 400.000 victimes.

Déjà, le 1er janvier 2017 correspondait au 40ème anniversaire de la reconnaissance de l’Etat du Vatican par la République Populaire du Congo. Le Cardinal Emile Biayenda, petit soldat du Vatican sacrifié dans la lutte contre le communisme, l’avait obtenue de Marien N’Gouabi qui montrait-là un important signe d’inflexion dans l’orientation marxiste du pays qu’il présidait encore.

Ce signal fort, qui devait renvoyer à leurs chères études les pseudo-marxistes purs et durs, déclenchera une vague d’assassinats, plus cruels les uns que les autres, savamment cachés jusqu’à maintenant par les historiens de l’Afrique et les grands médias internationaux.

40ème commémoration de l’assassinat de Marien N’Gouabi dont il faut appeler au souvenir le 18 mars prochain. 40ème commémoration de l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda le 23 mars ; suivi le 25 mars de l’exécution d’Alphonse Massamba-Débat après sa condamnation par la Cour martiale instituée par le CMP,  aux commandes de l’Etat dès le 19 mars 1977. Des dizaines d’arrestations furent lancées et 10 condamnations à mort furent prononcées sans appel, le 6 février 1978 et exécutées le lendemain.

Massamba Débat

Quatre décennies de justice expéditive et aux ordres d’un même homme, sauf durant une courte parenthèse. Quarante années après, les méthodes n’ont pas changé. La prison de Brazzaville est remplie d’hommes incarcérés sans jugement, au bon vouloir du despote ou de son neveu Jean Dominique Okemba.

Un devoir de mémoire s’impose à tous. Ce retour en arrière est incontournable pour la bonne compréhension des évènements que nous avons connus et que nous subissons encore. Il convient d’en appeler aux témoignages des acteurs survivants de cette époque. Il faut également communiquer sur les documents, anciens ou récents, auxquels il est possible d’avoir accès pour ces commémorations des évènements de 1977 et de 1997.

Sassou Nguesso pourrait être tenté de reproduire ces drames humains silencieux, tus par les grandes puissances et par le Vatican. Il convient à chacun de nous de participer à cet effort de communication, de vérité et de prévention en révélant au monde entier la véritable face de ce pouvoir diabolique et assassin.

2017 ne doit pas être la répétition des boucheries précédentes de 1977 et de 1997, avec les mêmes vingt années d’écart. Ce pouvoir est fini et aucune chance de sursis ne saurait lui être accordée !

2017 Sassou Nguesso ne doit plus commettre de crimes.

2017 Sassou Nguesso doit partir !

2017 #40ansSassoufit !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:27

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Débit de boisson sans clients 1er janvier 2017

Lettre ouverte aux généraux chargés de la Sécurité

Messieurs,

Jean Dominique OKEMBA S.G du Conseil National de Sécurité

Jean Baptiste Gnakalo Commandant de zone militaire de Brazzaville

Victor MOIGNY Commandant de la Gendarmerie

Jean François NDENGUET Directeur Général de la Police Nationale

Vous avez la responsabilité de l’ordre et de la sécurité des congolais et tout particulièrement à Brazzaville. Votre première mission est celle d’assurer la liberté de tous.
Seulement vous avez privé les habitants de Bacongo des fêtes de Noël et du Nouvel An, les seules fêtes que les congolais célèbrent, au prix de nombreux sacrifices pour offrir à la famille un moment de réjouissances. Vous avez changé ce temps de fête en moment de peur et de violence, interdisant les gens à ne pas occuper l’espace public.et orchestrant un cortège incessant de BJ remplis d’hommes armés jusqu’aux dents ?

Est-ce assurer la sécurité en terrorisant les populations ? Les confiner dans les limites de leurs parcelles ? D’où viendraient les ninjas si vous avez occupé tout le Pool et les entrées de Brazzaville ? S’il en fallait c’est donc la preuve que vous les considérer tous comme des ninjas : il en est bien ainsi : les jeunes gens sont raflés, enfermés et libérés sous caution de 30000 à 120000Frs.

Ces malheureux, qui manquent de travail, d’eau et d’électricité, ne demandent qu’à vivre. Vous les avez privés de tout, vous prenez le peu de liberté qui leur reste. La traque de Ntoumi, n’est donc qu’un prétexte pour exterminer les Kongo ?

Bacongo, une prison à ciel ouvert pendant que les quartiers nord fêtent paisiblement.
Vous porterez la responsabilité, de ces drames qui se déroulent sous votre commandement.

Aujourd’hui je dis seulement MERCI mon Général pour le travail que vous faites.

Seven Goma

sevenngoma71@gmail.com

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:19
politique

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

Par Alain Mabanckou

Les dictateurs du Bassin du Congo  sont désormais en quête de légitimité hors de leur espace de prédilection: la France, ou plutôt la françafrique. Denis Sassou-Nguesso, président contesté du Congo-Brazzaville et qui n’a jamais été reçu en France depuis sa 'réélection' en mars 2016, a cru bon d’épater le monde entier en annonçant qu’il était attendu ce 27 décembre par Donald Trump, président récemment élu des Etats-Unis. Un communiqué de la présidence congolaise détaillait que les deux hommes allaient «discuter» de la Libye et de la situation du continent en particulier.

La réponse de l’équipe de transition de Donald Trump fut sèche et sans voie de recours: le nouveau président américain n’a pas prévu de rendez-vous avec Denis Sassou-Nguesso, et un tel rendez-vous n’a même jamais été prévu. Une réponse qui a été fournie pendant que Denis Sassou-Nguesso était sur le sol américain et que la télévision congolaise avait diffusé une photo truquée montrant les deux hommes ensemble. C’est donc l’une des bourdes les plus humiliantes de ce qui reste encore de la «diplomatie africaine».

En réalité, il faudrait lire en filigrane le désir secret des autorités congolaises de s’éloigner de la françafrique en lui opposant une sorte d’Americafrique. Cet épisode de faux rendez-vous avec Trump a montré les ultimes signes de l’essoufflement de ces régimes africains dont les présidents s’accrochent illégitimement au pouvoir par le biais des bidouillages de leur Constitution ou de l’incarcération des principaux leaders de l’opposition. À défaut d’être légitimement élus par leur peuple, ces dinosaures recherchent des selfies ou des accolades publiques avec ceux qui ont été démocratiquement portés au pouvoir.

Le Congo-Brazzaville n’est plus stable depuis le putsch électoral de Denis Sassou-Nguesso – président qui cumule trente-deux ans de pouvoir sans partage. On signale, dans la région du Pool, des bombardements qui se déroulent sous le silence incompréhensible de la presse francophone alors même que les médias anglophones pointent du doigt la barbarie de ces autocrates prêts à tout pour conserver leurs privilèges. 

Le fiasco subi en Amérique par Sassou-Nguesso devrait faire réfléchir les autorités françaises qui parrainent ces roitelets en les recevant à l’Elysée. L’Amérique, de ce fait, a envoyé un signal fort car aucun président français n’avait eu le courage de fermer la porte à une dictature de cette manière.

La France entre en période électorale et aura un nouveau président l’an prochain. Aucun candidat pour l’heure n’a prononcé un vrai discours de rupture sur la culture française de la pérennité de la colonisation en Afrique par le biais de l’allaitement des tyrans. Et ces derniers jouissent d’une impunité qu’ils aimeraient proroger en contestant les accords de la Cour Pénale Internationale.

Nous suivrons de près les propos des différents candidats à la présidence de la France, et nous ne manquerons pas de tenir l’opinion publique au courant, afin que ceux qui votent sachent qu’ils pourraient donner un chèque en blanc à des absolutistes qui se trompent d’époque et ratent chaque jour l’occasion de lâcher le pouvoir. Ils le devraient, pourtant, dans l’intérêt d’un continent qui n’a jamais été aussi souillé, aussi piétiné, et dénigré par des personnages qu'on dirait sortis des romans latino-américains des années 1980.

Alain Mabanckou

© Bibliobs

SOURCE : mwinda.org

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 12:28
INTRO : La débâcle diplomatique et l’humiliation subies le Mardi 27 Décembre 2016 en terre américaine par Sassou Nguesso et toute sa diplomatie sont sans précédent dans les annales de l’histoire de la République du Congo, et ce depuis 1960. Et même, de mémoire d’Africains, aucun chef d’Etat africain en exercice n’a eu une telle humiliation diplomatique depuis 1960, année des pseudo-indépendances...
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Rencontre virtuelle de Trump et Sassou NGuesso (photo truquée Le Président Trump avec ses sept doigts)

Souvenons-nous: Le 13 Décembre 2016, Congo-Liberty publiait un intéressant article sur les relations antérieures entre Sassou et la compagnie Exxon Mobil de Tillerson (lire: REX TILLERSON, FUTUR SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN, LE PIRE ENNEMI DE SASSOU-NGUESSO. Par Rigobert Ossebi.)  Cet article apparemment n’avait pas beaucoup retenu l’attention des internautes. Aujourd’hui, Rigobert Ossebi devrait se frotter les mains pour son texte et la pertinence de ses analyses.

La débâcle diplomatique et l’humiliation subies le Mardi 27 Décembre 2016 en terre américaine par Sassou Nguesso et toute sa diplomatie sont sans précédent dans les annales  de l’histoire de la République du Congo, et ce depuis 1960. Et même, de mémoire d’Africains, aucun chef d’Etat africain en exercice n’a eu une telle humiliation diplomatique depuis 1960, année des pseudo-indépendances. Une débâcle de telle ampleur est à rechercher dans les annales profondes de la diplomatie du monde.

Venons maintenant à quelques vérités sur le “célèbre petit rendez-vous – manqué – du siècle entre le président-élu des USA , Donald Trump  et Denis Sassou Nguesso, le dictateur de Brazzaville”:

Vérité numéro 1: Évidemment, les lobbies (groupe d’intérêts, groupes de pressions) travaillant pour la famille Sassou aux Etats-Unis d’Amérique avaient fait leur “minimum” pour décrocher ce “fameux tête-à-tête Trump-Sassou” auprès de certains collaborateurs de Trump. Au passage, ces lobbyistes ont empoché des millions de dollars (des milliards de francs cfa) venant des caisses de la République du Congo, argent qui devrait servir à améliorer les conditions – toujours et toujours archaïques – des populations congolaises. Aux côtés de ces lobbies, quelques langues secrètes chuchotent que Vladimir Poutine aurait mis son doigt dans cet arrangement …

Vérité numéro 2: Le régime dictatorial de Brazzaville a visiblement un réel problème. Pourquoi: eh ben, au vu de leur précipitation sans commune mesure à vouloir rencontrer Trump. Monsieur Trump n’est pas encore le président en exercice des USA. Et on prétend annoncer que Sassou vient discuter avec Trump des questions relatives à la paix en Libye et aux autres sujets sur l’Afrique et le monde.  Tout simplement curieux, intenable, pathétique, etc … Sassou Nguesso médiateur dans la crise Libyenne, c’est une moquerie ou quoi ! La Lybie a été déstabilisée (et Kadhafi tué) par les amis ou partenaires de Sassou Nguesso: Nicolas Sarkozy de France, Mme Clinton des USA et les autres de la coalition (Grande-Bretagne, Italie, …) Les présidents africains auraient nommé Sassou Nguesso comme président du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye, on espère que ce n’est pas une moquerie de ce syndicat de dictateurs contre les libyens. Allez poser des questions aux libyens (même responsables) combien sont-ils à connaitre Sassou Nguesso!!!. Spéciale Afrique !

Vérité numéro 3: Le président Barack Obama, en fonction jusqu’au 19 Janvier 2017, n’a pas un problème personnel avec monsieur Sassou Nguesso. Mais Obama avait, dès sa prise de fonction en 2008, annoncé les couleurs: il avait dit qu’il ne traiterait pas avec les “soi-disant hommes forts du continent: en clair avec les dictateurs africains”. Et ces dictateurs n’ont jamais porté Obama dans leur cœur, bien que ce dernier, combattu dans son propre pays n’a rien pu faire pour faire partir ne fût-ce qu’un seul de ces dictateurs. On ne lui en voudra pas trop.

Vérité numéro 4: La mégalomanie avec laquelle Sassou passait en revue les troupes à l’aéroport Maya-Maya et l’arrogance avec laquelle il saluait tous ses ministres venus se courber lors de son départ de Brazzaville le Lundi 26 Décembre 2016 (pour les USA) traduisaient à elles seules les éléments d’un pouvoir au fait de sa gloire; un pouvoir ayant apparemment conquis et vaincu le monde entier (par les armes et par la corruption.) Même Trump et son futur ministre des affaires étrangères étaient vaincus (comme l’ont été Chirac, Hollande, Sarkozy!) Evidemment, les assurances des lobbies et des parents installés aux USA (ambassadeurs, courtisans et autres proches) étaient “absolues, nettes, sûres!” Rien n’échoue jamais à monsieur Sassou. Relisez le fameux communiqué du beau-père ministre Ayessa et la suite.

Regardez ensuite les images de son retour à Brazzaville le Vendredi 30 Décembre à 7H30 du matin (sans fanfares!): la victoire du siècle et les joies annoncées en grandes pompes le Lundi et Mardi 26 et 27 se sont transformées en visibles douches froides, en ténèbres à peine dissimulées.

Les sbires de la presse de propagande accusent aujourd’hui pêle-mêle les medias occidentaux, les medias ouest-africains, les diasporas congolaises d’être à l’origine de l’humiliation – sans commune mesure – de leur chef de bandes. (lire ici: (http://www.portail242.info/Congo-Denis-Sassou-N-Guesso-regagne-Brazzaville-apres-un-rendez-vous-non-abouti-avec-Donald-Trump_a2233.html). Ces mêmes sbires insultent même madame Hope Hicks, l’une des porte-parole de monsieur Trump de “naïve et d’innocente.” C’est cette dame qui a annoncé au monde entier le “non-rendez-vous entre Trump et le dictateur du Congo.”

Vérité numéro 5: Sassou Nguesso, en quête perpétuelle de reconnaissance, voulait flanquer au président Obama une humiliation manifeste. En 8 ans de séjour à la Maison Blanche de Washington, Sassou Nguesso n’a jamais réussi à obtenir une invitation personnelle en tant que président reconnu et n’a jamais été reçu en tête-à-tête par le couple Obama. En dehors des réceptions de masse (ONU) ou comme celle de 2014 lors du Sommet Afrique – USA pendant laquelle tous les dictateurs s’empressaient de faire des photos de souvenir avec le président Obama, aucun dictateur africain n’a été reçu avec honneur par le président Obama aux USA.

A écouter la jubilation (faussement dissimulée: 1er président africain à être reçu par Trump!) de Moungalla Thierry, le porte-parole du gouvernement de Brazzaville, le Mardi 27 Décembre matin sur les ondes de Radio France Internationale, on croyait assister à la victoire finale suite à une quête mondiale menée depuis longtemps.

Vérité numéro 6 : Évidemment, le régime dictatorial de Brazzaville aurait été plus à l’aise avec l’élection de madame Clinton comme présidente des USA. Raté ! La famille Sassou Nguesso et les Clinton sont depuis longtemps “liés” ! Pendant le coup d’Etat sanglant de 1997 au Congo, c’est Clinton qui était au pouvoir; il ferma yeux et oreilles aux cris du peuple congolais. Les Nguesso ont donné des tonnes d’argent à la fondation des Clinton. Argent donné, non pas pour des raisons humanitaires comme on pourrait l’imaginer, mais en réalité  pour acheter des faveurs des Clinton (ce que l’on appelle aux USA: le pay-for-play – genre de mafia corruptrice que monsieur Trunp a dénoncé durant sa campagne et promis de démonter durant son règne.) Autrement dit, du blanchiment d’argent pur et simple, au détriment des populations congolaises. A contrario, l’élection de monsieur Trump a visiblement donné quelques sueurs froides à Brazzaville. Malgré le pragmatisme du guerrier Sassou  et celui de monsieur Trump, rien ne semble “réglé” entre les deux hommes, malgré la supposée amitié qui lie les deux à Vladimir Poutine. Rex Tillerson est venu déranger les paisibles sommeils de Brazzaville.

Vérité numéro 7: De la presse internationale francophone basée en France. Toute la matinée du Mardi 27 Décembre, quelques radios et media francophones basées en France ont repris, presqu’à titre de publireportage, l’information de la rencontre du siècle Trump – Sassou. Comme exactement elles avaient fait des publireportages mondiaux sur la visite du ministre congolais des affaires étrangères (Ngakosso) chez Vladimir Poutine en Russie en début de cette année. La vérité est que: on y perd la tête car on est vite amener à soupçonner que tous ces gens reçoivent  des ordres et de l‘argent du pouvoir de Brazzaville pour faire un travail que tout journaliste dûment formé dans un pays libre comme la France devrait dénoncer. Merci à quelques esprits éclairés, surtout de la presse anglophone qui ont dans la recherché de la vérité, d’une façon ou d’une autre, contribué à faire échec à ce scenario des grandes mafias du monde.

Vérité numéro 8: Des auteurs de l’échec de la rencontre du siècle et de  l’humiliation de Sassou Nguesso et de sa diplomatie, on en saura pas trop, on en dira pas trop. En tous cas pas pour l’instant. Mais au moins, on peut, même dans l’ombre, féliciter le travail de tous ces humains qui œuvrent pour le bien des autres humains. Comme on dit, “chaque victoire a plusieurs parents.” Et c’est tant mieux. De l’actuelle ambassadrice au Congo (Stéphanie Sullivan) en passant par tous les militants des bonnes causes humaines et des libertés fondamentales dans tous les pays, qu’ils trouvent ici la reconnaissance du peuple congolais meurtrie depuis des décennies par la cupidité de ses propres enfants. Celui que les sbires, les griots patentés et les “sans-foi-ni-lois” ont crié qu’il est (ou sera) le premier africain à être reçu par Trump comme chef d’Etat a réalisé qu’il n’a pas finalement le contrôle absolu et la main mise sur le monde entier comme ils se le croient, malgré la puissance de la corruption et de l’argent. Ces sbires et griots accusent les diasporas congolaises et les medias ouest-africains et internationaux d’avoir fait échouer les entreprises de leur maître. Pathétique! Pitoyable! En lieu et place de ces accusations, ces griots et sbires feraient mieux de dire a leur chef “d’acheter toutes les diasporas congolaises et tous les medias” comme ils le font déjà avec beaucoup d’occidentaux arpentant les avenues de Brazzaville dans des véhicules aux vitres noires, avec l’argent des congolais dans des valises.

Vérité numéro 9 : Quelque soient les suites de la diplomatie entre Sassou Nguesso et monsieur Trump, cette humiliation ne restera pas sans traces. Le président-élu Trump, qui  très certainement ne connaissait pas l’existence d’un petit pays pétrolier appelé Congo-Brazzaville où règnent toutes les corruptions possibles va apprendre à conjuguer entre ses promesses de “clean up Washington” (nettoyer Washington de ses mafias), la présence de son Secrétaire d’Etat Rex Tillerson et la realpolitik des affaires. Il a sûrement fait la connaissance du Congo grâce à Rex Tillerson ce Mardi 27 Décembre. La cuisante défaite (non méritée) de Tillerson (futur ministre des affaires étrangères des USA) et Exxon Mobil face à Sassou et son clan (en faveur de Elf Aquitaine) dans les années 80-90 au Congo n’est pas quelque chose que l’on efface comme cela, comme si de rien était. Malgré la présence de Poutine. Manifestement, au regard de cet épisode de fin 2016, on a tous compris que Rex Tillerson n’a pas une mémoire courte. Ça prompt !

Vérité numéro 10: Obama n’a pu rien faire pour le continent africain dans sa partie subsaharienne (le débat à ce sujet est plus que profond.) En dehors de Compaoré chassé par le peuple Burkinabé avec le soutien invisible de la France, tous les dictateurs africains sont restés en place durant son règne. En sera-t-il de même pendant tout le règne de monsieur Trump: rien n’est moins sûr. (J’entends déjà certains dire, à la lecture de cette conclusion qui n’en est pas une: vous africains attendez toujours les solutions des autres ! Triste argument car tous ces dictateurs sont là avec la bénédiction des occidentaux.)..

Bien sûr que oui, aucun président américain, anglais, français ou autre ne viendra prendra la place des africains pour réclamer ou établir la démocratie dans leurs pays. Mais nous demandons l’arrét des assistances multiformes aux dictatures quelles qu’elles soient, d’où qu’elles soient.

Justice Makanda

(Extrai de congo-liberty)

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