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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 17:46
BURKINA : Congolais, voilà l'exemple à suivre

Les Congolais, à l’instar des Burkinabe doivent d'ores et déjà se préparer à dire à Sassou et à son clan : game over…

A lire (RFI)

Burkina Faso: la mobilisation historique de samedi largement commentée dans la capitale

L'opposition a fait une véritable démonstration de force en manifestant samedi 18 janvier dans le calme dans plusieurs villes du pays. Elle dénonce la révision de l'article 37 de la Constitution limitant à deux quinquennats les mandats présidentiels. Elle permettrait au président Compaoré de se présenter pour un troisième mandat en 2015. Une journée d'action très largement commentée à Ouagadougou, ce dimanche.

« Une marée humaine à Ouagadougou », « Une forte mobilisation à Bobo Dioulasso », les titres de la presse en ligne reviennent ce dimanche 19 janvier sur la participation des Burkinabè à cette journée nationale de protestation.

Selon la police, ils étaient 10 000 à descendre dans la rue à Ouagadougou à l’appel de l’opposition politique. Un chiffre critiqué par les organisateurs, qui parlent de l’une des plus grandes manifestations jamais organisées au Burkina Faso. Pour de nombreux observateurs, cette journée marquera l’histoire politique du pays.

« C’est la première fois que je vois une telle mobilisation à Ouagadougou, même l’affaire Norbert Zongo n’a pas mobilisé autant de monde », confie un journaliste. « C’est presque incroyable que la marche se soit déroulée sans incident tellement il y avait du monde », s’étonne un leader de la société civile. Dans un communiqué, le gouvernement burkinabè salue « le sens élevé de la responsabilité de l’opposition et félicite les acteurs pour cette manifestation pacifique ».

Joint par RFI, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, confirme la poursuite des concertations sur la mise en place du Sénat et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Mais sur la question d’une éventuelle modification de l’article 37 de la Constitution, le ministre s’exclame : « Comment peut-on discuter sur l’article 37 alors que personne au gouvernement n’a encore pris de décision. Ni le président Blaise Compaoré, ni le gouvernement n’ont annoncé officiellement que l’article 37 de la Constitution sera modifié ! »

© RFI

Voir quelqes images

(Extrait de mwinda.org)
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Mwindapress - dans Congo-Brazzaville
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:13
(Afrique/Congo-Brazzaville/Gabon) Les présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux Blancs

Les Présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux blanc

Les africains volent leurs maisons pour donner aux blanc, quel malheur pour l’Afrique noir ? Je pleure quand je lis cet article, nous avons quoi dans la tête, l’Afrique noir est – elle modite ? Je ne comprends pas ses idiots, en tout cas ils n’ont rien dans la tête, c’est les malades mentaux.

C`est un monde enchanté où l`on vogue d`une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l`Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d`euros. Un microcosme constellé d`une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d`Hollywood ? Non : chefs d`Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.

Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l`immobilier en France, qu`ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n`est pas une révélation. Mais, cette fois, l`inventaire de ce patrimoine vertigineux n`est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la « Françafrique ». Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l`Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour « recel de détournement d`argent public » déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d`Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l`Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang.

Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé « dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d`Omar Bongo], Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du président du Congo] ou Paris 16e pour Chantal Compaoré [épouse du président burkinabé]« .

La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d`euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.

Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété « est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d`une piscine », précise le procès-verbal.

« Un chef d`Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier et qui a des revenus officiels importants, peut économiser suffisamment d`argent pour acheter plusieurs appartements à Paris, explique Me François Meyer, avocat d`Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix très bas de l`immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans. » L’héritage des Bongo passe à la commande du fils,Ali Bongo Ondimba

Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant – souvent – par le 16e arrondissement parisien, l`enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d`Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères, et d`autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.

En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d`Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires. Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu` »utiliser », selon les policiers, la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de son frère Valentin, jusqu`à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.

Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l`épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l`hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d`euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.

Les mêmes policiers n`ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d`impôt sur la fortune de Chantal, l`épouse de ce dernier, a montré qu`elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d`un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l`OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.

Ainsi, Edgar Nguesso ne possède pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n`apparaît au nom de son oncle, le président du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts à Paris, Nice ou Créteil dont 6 comptes courants.

Dans leur élan, visiblement ébahis par leurs découvertes, les policiers ont étendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n`était pas explicitement visé par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouvé ce qu`ils n`avaient pas obtenu pour les appartements : les chèques et les virements ayant servi aux paiements.

« Le financement de certains véhicules apparaît pour le moins atypique », notent les enquêteurs, maniant l`euphémisme à propos de « ce parc automobile conséquent ». Les deux Ferrari acquises pour près de 400 000 euros par Ali Bongo, la Maybach à 424 477 euros d`Edith Bongo, les trois Bugatti à 1 million d`euros pièce fabriquées spécialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été payés au moyen de chèques tirés par des sociétés au profil opaque.

De même, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, « règle le solde d`achat d`un véhicule Aston Martin type DB9 par un virement émis par Matsip Consulting », une société de droit luxembourgeois aux associés inconnus qui apparaît également comme propriétaire de la Villa Suzette du Vésinet.

Le fils du président de la Guinée équatoriale a, lui, acheté au total en France « une quinzaine de véhicules pour un montant estimé de plus de 5,7 millions d`euros », acquittés là encore par des virements de sociétés intermédiaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a été cité en 2004 dans un rapport du Sénat américain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, à Washington, gérait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat pétrolier et de leur famille.

En fait de « financement atypique », les enquêteurs français se sont vivement intéressés au chèque de 390 795 euros tiré en février 2004 par la « paierie du Gabon en France » pour régler la « Maybach 57″ (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur « bleu Côte d`Azur » destinée à « Madame la Présidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba ». A en croire ce chèque, dont la copie figure au dossier, l`argent public gabonais financerait le véhicule de grand luxe de la première dame du pays, qui n`a pourtant aucune fonction officielle.

Le même compte de la « paierie du Gabon » ouvert à la Banque de France et utilisé pour régler les frais de fonctionnement de l`ambassade à Paris a servi à financer la moitié d`une Mercedes à 75858euros dotée d`un « toit ouvrant panoramique » achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président, qui est aussi sa directrice de cabinet. Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a été acquitté par un chèque signé de Me François Meyer, avocat du président Bongo.

« Cela peut étonner, admet Me Meyer. Mais je peux faire des cadeaux à la fille du président Bongo, que je connais depuis vingt ans. » D`où vient l`argent? Au vu de ce somptueux état des patrimoines, la question de l`origine des fonds s`impose. L`apparente disproportion entre la richesse immobilière accumulée et les revenus publics des propriétaires aurait pu suggérer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions.

Le salaire mensuel officiellement versé par l`Etat gabonais au président Bongo ne se limite-t-il pas à 14 940 euros, selon l`hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du président Sassou Nguesso n`est-il pas de 30 000 euros, comme l`indiquent d`autres sources? Quant à Teodoro Obiang, ministre de l`agriculture et des forêts de son père, ne perçoit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d`après des sources américaines? Des investigations plus approfondies auraient dépassé le cadre de l`enquête préliminaire de police.

Elles supposeraient l`ouverture d`une information judiciaire et la désignation d`un juge d`instruction. Une telle perspective a été écartée par la décision de classement, notifiée le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait être rouvert si les associations parvenaient à déposer une nouvelle plainte, assortie cette fois d`une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement à la désignation d`un juge d`instruction, à condition que les plaignants prouvent leur « intérêt à agir ».

Même si un juge d`instruction était désigné, de sérieux obstacles surgiraient immédiatement sur sa route. Outre l`immunité dont peuvent se prévaloir des chefs d`Etat en exercice – mais pas leurs familles –, la difficulté résiderait dans la mise au jour des opérations à l`origine d`éventuels détournements. Il faudrait enquêter en Afrique, où des infractions auraient été commises, notamment dans les comptes publics. « La preuve que l`argent public a financé des dépenses privées se trouve dans le pays que contrôle précisément… le bénéficiaire », résume un spécialiste du dossier.

Trois des cinq régimes concernés bénéficient du soutien indéfectible de Paris. Cet appui, renouvelé récemment par Nicolas Sarkozy. Françafrique continue encore pour combien de temps ? Qui vivra, verra.

Philippe Bernard
Source : Le Monde

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Philippe Bernard / Le Monde - dans Afrique Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 18:52
(France/Congo) Que cache la visite de Denis Sassou Nguesso à Paris ?

Que cache la visite de Denis Sassou Nguesso à Paris?

Très médiatisé au Congo mais passé sous silence en France, que cache la visite de Denis Sassou Nguesso à Paris?
De Marjorie, Pdg de total aurait-il réussi à convaincre la France que sans sassou s’en fini de total? il est urgent que nos hommes politiques expliquent a la France que le pétrole n’appartient pas a sassou mais au Congo et que dans le cadre d’un partenariat gagnant gagnant, total n’a rien a redouter en sa qualité de partenaire important dans le secteur pétrolier et qu’ils ont plus a perdre en maintenant un homme susceptible d’embraser toute la sous région juste pour échapper a la prison. A moins que Total ne vole le Congo avec l’aval de maître cobra!

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brazzanews - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:47
[Congo-Brazzaville) La dictature sévit : Maître Massango Tiassé interdit de quitter le Congo

MAÎTRE MASSENGO TIASSÉ INTERDIT DE QUITTER LE TERRITOIRE PAR LE GÉNÉRAL PHILIPPE OBARA

Le patron du groupe de presse « Forum Radio Télévision des Droits de l’Homme, l’avocat Maurice Massego Tiassé vient d’être débarqué du vol Air France en partance de Brazzaville pour Paris ce samedi 18 janvier 2014, par le colonel Firmin IBATA, responsable de la police des frontières sous les ordres du patron de la police politique, le général Philippe OBARA .

Il lui a été signifié une interdiction de quitter le territoire congolais jusqu’à nouvel ordre.

Signalons que depuis qu’il a échapper à la mort suite à un empoisenement, Maître Massengo Tiassé doit impérativement suivre un traitement médical spécial à Paris pour sa convalescence.

Suite au déces d’une personne qui lui était chere, Massengo Tiassé avait dû se rendre à Brazzaville malgré son état de santé. Autant dire que cette interdiction du territoire qui vient de lui être signifiée s’apparente à une condamnation à mort !

congo-liberty

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:12
(Congo-Brazzaville) Professeur Claude Maylin : Ce conseiller de Sassou qui a pu dire un mot à propos du débat sur la constitution

Professeur Claude Maylin : Ce conseiller de Sassou qui a pu dire un mot à propos du débat sur la constitution

Conseiller spécial sur les questions de santé du Président Dénis Sassou Nguesso, le Professeur Claude Maylin a été l’invité de l’émission « La Grande Interview » du 3 Janvier, émission au cours de laquelle le Pr. Maylin s’est permis de se prononcer sur certains sujets délicats déterrés par Elie Smith, le présentateur de l’émission ; notamment : La construction d’un grand hôpital à Oyo, le tribalisme au CHU et même le problème qui défraie la chronique, celui de la révision de la constitution.

A propos de l’hôpital d’Oyo, le Professeur a dit avoir été incapable de convaincre le Président de façon que ce grand hôpital de 600 lits soit construit à Brazzaville et n’a toujours pas compris les raisons de ce choix : « Honnêtement, cet hôpital devrait être construit à Brazzaville » a-t-il dit et a poursuivi son allocution en ces termes : « Vu les manquements cruels qu’il y a au CHU, construire un hôpital de cette envergure à Oyo n’était pas une urgence ».

Le professeur Maylin a également reconnu que le nombre de médecins formés par an (estimé à 20) est insuffisant. Ce nombre devrait être revu à la hausse pour avoisiner les 100 ou 150 médecins ; il a maintes fois soulevé ce problème sans suite tout en faisant constater que « Ce n’est pas une affaire d’argent, mais de volonté politique […] D’ailleurs, c’est sans doute l’une des premières décisions que j’aurais pu prendre si on me nommait Ministre de la Santé ». Il a aussi fait constater que parmi les problèmes que comptent le CHU, il y’en a aussi un, qui est sine qua non, mais que, malheureusement, les gens n’y prêtent pas attention : Le manque d’hospitalité. « Lors de ma visite de travail au CHU, j’ai fait un constat insolite mais important : Les agents de ce centre de santé ne savent pas sourire. Ils donnent l’impressions que les patients constituent un mal pour eux ».

« Il est encore plus difficile de gérer un Centre Hospitalier au Congo, que de le gérer en France. Et l’une des raisons cette difficulté réside dans le fait qu’au Congo, des agents sont recrutés sur des bases régionales plutôt que pour leurs compétences », a-t-il déclaré.

Pour clôturer l’émission, le présentateur Elie Smith a voulu connaitre le point du vue du professeur sur la probabilité d’une révision de la constitution en 2016, il a répondu « Personnellement, je suggère au Président de quitter le pouvoir en 2016. C’est la solution idéale s’il souhaiterait sortir par la grande porte ; il sera considéré comme un peace maker […] Qu’il laisse le prochain président revoir cette constitution si des modifications s’imposent »

Le professeur Claude Maylin n’est pas une star de la télé comme certains membres du gouvernement. Son interview du 3 Janvier est la toute première qu’il a eu à accorder à un journaliste depuis qu’il occupe le poste de conseiller spécial du Président ; émission au cours de laquelle il a fait des déclarations qui pourraient lui coûter son poste (connaissant Dénis Sassou Nguesso, LOL).

Voilà ce que Brazza News a pu résumer de cette émission « La Grande Interview » qui est diffusée tous les Vendredis à partir de 20h45 sur MN TV

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SOURCE : http://brazzanews.net/professeur-claude-maylin-ce-conseiller-de-sassou-qui-a-pu-dire-un-mot-a-propos-du-debat-sur-la-constitution/

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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:54
(France/Congo-Brazzaville/Hollande/Sassou Nguesso) : Francois Hollande reçoit en catimini Sassou Nguesso à l'Elysée, le 17 janvier 2014

par minguabiango

Nous l’annoncions déjà il y a quelques semaines, François Hollande a bien reçu ce vendredi 17 janvier 2014 dans les environ de 20h .

C’est un secret de polichinelle, François Hollande n’aime pas s’afficher avec des dictateurs et encore moins avec Sassou Nguesso. Les deux diplomaties avaient convenu d’une visite privée du président autoproclamé de Brazzaville, pour qu’il n’y ait aucune annonce officielle des services de l’Elysée.

Depuis quelques jours, les congolais scrutaient l’agenda officiel de François Hollande, sauf que pour les spécialistes des affaires africaines, le fait que le dictateur congolais attérisse dans le prestigieux hotel parisien le BRISTOL situé à quelques mètres du palais de l’Élysée, ne laissait aucun doute sur l’imminence de la rencontre entre les deux hommes.

Nous ne pouvons que remercier le Président François Hollande, pour avoir reçu Sassou Nguesso en cachette et en catimini, comme lors du sommet de la francophonie à Kinshasa en 2011. C’est encore un camouflet pour notre tyran qui ne fait plus recette à Paris.

Le dictateur congolais n’a eu droit à aucun honneur et les congolais comprennent bien que la France ne veut plus de celui qui a appauvrit , clochardiser et massacrer son propre peuple.

(Extrait de www.congo-liberty.com)

"Entretien avec Denis SASSOU-NGUESSO

Le Président de la République s’est entretenu avec Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo et médiateur de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale pour la crise centrafricaine. Ils ont évoqué la crise en Centrafrique et se sont félicités de l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans ce pays, qui reste toutefois volatile. Le déclenchement de l’opération SANGARIS et le renforcement de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA, sous commandement de l’Union africaine) ont permis une baisse sensible des violences contre les civils.

Au plan politique, les deux Présidents ont pris acte des démissions de Michel DJOTODIA et Nicolas TIANGAYE et appelé à respecter l’esprit et la lettre des différents accords de transition. Le chef de l’Etat a indiqué que la France faisait confiance aux Centrafricains et aux institutions africaines pour choisir une nouvelle équipe de transition. Il a enfin rappelé le souhait de la communauté internationale que cette nouvelle équipe puisse œuvrer au rassemblement des Centrafricains, à l’amélioration de la situation humanitaire et au rétablissement du fonctionnement de l’Etat."

Source: http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/entretien-avec-denis-sassou-nguesso/

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 16:13
(Afrique/Congo-Brazzaville) Comment se débarrasse-t-on d'un dictateur ?

LES DICTATEURS SASSOU ET BOZIZÉ

Pour se débarrasser de son dictateur, la première règle est de ne compter que sur soi-même . Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours . Faites d’abord le boulot, pas de France, ni sur Facebook, sur place, avec courage et l’esprit de sacrifice, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».

En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel , bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale.

Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants . Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes , les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables.

Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook . Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook … C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.

Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…

Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin ) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti.

Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. « Ben Ali dégage! », simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde.

Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats . Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres.

Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.

En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN.

Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur . Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable.

Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime.

Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale . Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices . L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre.

Dixième point . Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.

Une révolte, ce n’est pas si compliqué; mais une révolution c’est une entreprise de longue haleine. Gardez la tête froide.

Kidi Bebey et Alex Ndiaye

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Kidi Bebey et Alex Ndiaye - dans Afrique Afrique centrale Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 11:24
(Congo-Brazzaville] UNE FILLE MINEURE ARBITRAIREMENT INCARCEREE A LA MAISON D’ARRET DE BRAZZAVILLE

FLAGRANTE VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME AU CONGO-BRAZZAVILLE

Le 16 décembre 2013 dernier, le domicile familial du colonel Marcel Ntsourou a été attaqué à l’arme lourde de guerre par les forces gouvernementale de la République du Congo. Quelques heures après cette opération, les autorités congolaises faisaient état d'une perquisition de police, chez monsieur Ntsourou, qui aurait mal tourné.

Sous cet intense bombardement qui a coûté la vie à des dizaines de civiles non-armés, le colonel Marcel Ntsourou a été arrêté, en compagnie de plusieurs membres de sa famille présents à son domicile lors de cette opération.

Parmi les personnes arrêtées, figurent madame Charlotte Ntsourou, l’épouse du colonel, ainsi que mademoiselle Ruth Nguina, nièce de madame Ntsourou, une mineure de 16 ans résidant chez sa tante. Les deux femmes sont actuellement détenues à la maison d’arrêt de Brazzaville, au même titre que les personnes ayant enfreint la loi.

Un différend personnel ayant opposé le colonel Marcel Ntsourou au président de la République, monsieur Denis Sassou Nguesso, celui-ci a, non seulement abusé de son pouvoir en faisant usage des forces armées républicaines pour régler une affaire privée, mais également violé les droits des personnes non-impliquées dans les faits reprochés à monsieur Ntsourou.

En effet, le 28 décembre 2013, le président de la République et deux de ses ministres ont signé un décret rétrogradant le colonel Ntsourou au rang de soldat de deuxième classe, aux motifs suivants :

- Manquement à l’obligation de réserve dans l’expression écrite et orale

- Faute contre l’honneur, la probité ou les devoirs généraux du militaire

- Faute contre la discipline militaire

Madame Ntsourou serait-elle la complice de son époux dans ces accusations ? C’est ce que la justice congolaise devrait prouver, et s’il en était avéré ainsi, il ne sera que juste, que monsieur et madame Ntsourou, tous deux adultes, soient dûment condamnés pour leurs actes.

Par contre, l’arrestation et la détention en milieu carcérale d’une mineure de 16 ans sont tout aussi étonnantes qu’incompréhensibles car nous nous demandons comment le colonel Ntsourou aurait pu impliquer une fille mineure dans les faits qui lui sont reprochés. En nous fiant aux explications que le régime a lui-même annoncées pour justifier l’arrestation, puis l’incarcération du colonel Ntsourou, il est très difficile d'imaginer une quelconque part de responsabilité pénale imputable à cette jeune fille de 16 ans.

Quand bien même cette fille aurait une certaine responsabilité dans cette affaire, la majorité légale en République du Congo étant fixée à 18 ans, les mineurs contrevenants sont supposés être détenus dans des centres spécialisés appliquant le respect des droits et la protection de l’enfance. Cette grave situation pousse la Diaspora Congolaise d’Angleterre à interpeller toutes les ONG qui luttent pour le respect des droits humains en particuliers, et la protection des mineurs en général, car cette incarcération n’est, ni plus ni moins, qu’un abus des droits humains frappant une mineure, une situation qui montre à quel point le Congo foule aux pieds ses propres textes juridiques et les engagements internationaux auxquels il a souscrit.

La nièce de madame Ntsourou se trouve aujourd’hui dans la maison d’arrêt de Brazzaville, exposée à tous les abus possibles et imaginables en milieu carcéral, ce que la Diaspora Congolaise d’Angleterre dénonce très fortement, tout en exigeant du président de la République, monsieur Denis Sassou Nguesso, sans délai et sans condition, la libération ou le transfert immédiat de mademoiselle Ruth Nguina dans un milieu approprié à son cas.

Fait à Londres le 6 janvier 2014


la diaspora congolaise d’Angleterre

(Extrait de : http://parolecitoyenne.blogspot.fr/2014/01/une-fille-mineure-arbitrairement.html?spref=fb)

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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:27
(Congo-Brazzaville] Des nouvelles de la Cour royale

Willy " l'apôtre "

Nous l’avions un peu perdu ce vue celui-là. C’est vrai qu’il commençait à nous manquer, Willy le milliardaire.

Souvenez-vous : la dernière fois, c’était en 2005. Willy Nguesso, neveu de son oncle, le Roi Sassou Nguesso, nous l’avions laissé à Paris dans un article que nous lui consacrions alors, intitulé « La belle vie de Wilfrid Nguesso » (relire ci-dessous). Marié depuis 15 ans à une esthéticienne gabono-canadienne de 36 ans devenue pasteur d’une Eglise du Réveil, il prêche maintenant la Bonne parole, celle du Christ ressuscité. Il laisse entendre avoir changé. Aurait-t-il l'intention de rendre ce qu’il a pu voler au peuple congolais ?

Regarder le témoignage de Willy le milliardaire à l'occasion du dernier Réveillon

Relire ci-dessous notre article

La belle vie de Wilfrid Nguesso

Jeudi 17 mars 2005

Wilfrid Nguesso, " neveu de l'autre " et accessoirement patron d'une société subventionnée par l'Etat, vit bien. Très bien même. Un vrai pacha, membre d'une famille qui a depuis longtemps réalisé le plein emploi pétrolier. Rien à voir en tout cas avec les 75 % de Congolais qui croulent sous le poids de la vie, en attendant la chimérique " Nouvelle Espérance ". En témoigne cet article du " Canard Enchaîné " (16/3). Pauvres Congolais...

L'appartement d'un émule africain de Gaymard

Ce n'est pas tout à fait du Gaymard, mais c'est presque aussi grand : un luxueux appartement de 550 m2 (dont 100 m2 de terrasse), à quelques encablures de l'Arc de Triomphe, abritant un haut personnage de l'Etat. A ceci près qu'il s'agit de l'Etat du Congo et que le propriétaire des lieux est le neveu et proche conseiller de son président, Denis Sassou Nguesso. Selon les chiffres des agences immobilières proches, le logement peut être évalué entre 2,5 et 3 millions d'euros [entre 1,6 à 1,9 milliard de F. CFA soit entre 3,2 à 3,9 millions de dollars Us, ndlr de " Mwinda "].

Depuis que Wilfrid Nguesso et sa famille se sont installés dans cet immeuble cossu de Courbevoie, au pied de la Défense, les voisins ne s'ennuient pas : allées et venues d'ouvriers, percement de murs, vacarme d'outillages en tout genre, livraison de tapis, de bibelots, d'équipements électroniques, de hi-fi, de télés à écran plasma, de tonnes de marbre (destinées à recouvrir le sol), de boiseries précieuses, etc.

C'est que des travaux d'urgence s'imposaient : en prenant possession d'un étage entier, le neveu du président se retrouvait à la tête d'un modeste pied-à-terre comprenant 12 chambres, 7 cuisines et 9 salles de bains. Un dédale de pièces qu'il a bien fallu regrouper et embellir.

Amitiés pétrolières

Mesquins, les copropriétaires ont râlé. Beaucoup de ces aménagements se sont faits au mépris des règles en vigueur dans l'immeuble. De plus, les parties communes de l'étage sont désormais interdites aux habitants. Ces jaloux craignent aussi les risques de légionellose après l'installation, sans autorisation, d'une climatisation géante. Elle rejette sa vapeur dans la cour, où une halte-garderie s'est ouverte... Autre sujet de nervosité : la présence, la nuit, dans le parking, d'un vigile et de son molosse non muselé. Ils veillent sur la demi-douzaine de voitures de luxe garées là par le neveu Nguesso (Porsche, Mercedes, BMW, Jaguar, ainsi qu'une somptueuse Aston Martin DB9).

Si le propriétaire de ces bolides se montre courtois, voire avenant - contrairement à ses " collaborateurs " et gardes du corps -, il fait la sourde oreille face aux plaintes des voisins. Y compris celles des dormeurs réveillés par quelques fêtes nocturnes et tonitruantes. Quant à la police, elle avoue son impuissance : Nguesso bénéficie d'une protection digne d'un diplomate. Ce brave neveu n'a-t-il pas été, en juillet dernier, l'un des principaux organisateurs de la rencontre, à Paris, entre Chirac et Sassou Nguesso ? Lequel entretient des liens privilégiés avec le président français, comme en témoigne la récente affaire Ndengue. Le chef de la police congolaise, impliqué dans le massacre de 353 réfugiés, avait été arrêté, en avril 2004 à Paris, par un juge français. Mais, à la suite d'un coup de fil de Sassou à Chirac, Ndengue s'est vu libérer, en pleine nuit, après que des magistrats, tirés de leur lit, eurent conclu à l' " immunité " de ce chef flic.

En outre, Wilfrid Nguesso joue un rôle important dans le business franco-congolais : il dirige la Société congolaise de transports maritimes, qui a pour partenaires le pétrolier Total ainsi que le groupe Bolloré et quelques autres.

Cela justifie un joli train de vie et certaines libertés prises avec la loi française. Pour un pays bien pourvu en or noir mais classé parmi les plus pauvres du monde (en termes de richesse par habitant) et où l'espérance de vie dépasse à peine 48 ans, la réussite de ce neveu du président est un puissant réconfort.
Jean-François Julliard

© Le Canard Enchaîné du 16 mars 2005.

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Christel le clerc de notaire

Moi Christel Sassou Nguesso, je ne m’interdis pas de succéder un jour à mon père.

PDG de SNPC Distribution, directeur général adjoint chargé de l'aval pétrolier du groupe SNPC et administrateur général de la Congolaise de raffinage (Coraf), formé à l'École militaire préparatoire Général-Leclerc de Brazzaville, j’ai obtenu un diplôme de clerc de notaire et une maîtrise en droit privé en France (dixit « Jeune Afrique »).

Surnommé avec mépris par le reste de la famille " Le Zaïrois ", je réponds ci-dessous aux questions de l’hebdomadaire panafricain.

Jeune Afrique

Est-il légitime ou non qu'un enfant de chef d'État puisse songer à le devenir à son tour ? Jeune Afrique a posé la question à Denis Christel Sassou Nguesso et sa réponse sera sans doute très commentée : "Avant d'être le fils du président Sassou Nguesso, je suis un citoyen congolais, avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits que mes compatriotes. À ce titre, et si un jour je décide de le devenir [chef de l'État, NDLR], ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, je le ferai savoir clairement et publiquement. À ce moment-là, les Congolais qui auront à se prononcer devront comprendre que cette ambition est aussi noble et légitime que celle de tout autre compatriote. Ils ne devront pas la percevoir comme illégitime a priori parce que je m'appelle Sassou Nguesso." Se prépare-t-il donc à succéder à son père ? "À ce jour, cette assertion est inexacte" précise-t-il. Manière de signifier, alors que tout Brazzaville vit dans l'attente fiévreuse d'une (probable) candidature de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle de 2016, que son fils ne s'interdit rien pour après-demain.

Le manteau d'une telle filiation n'est-il pas trop lourd à porter ? "Quand j'observe le parcours de mon père, je ne peux être que très admiratif, répond Denis Christel, alors ce manteau, comme vous dites, j'en suis fier et je m'en accommode parfaitement." Ambitieux ? Assurément. Mais aussi lucide : "Je suis pleinement conscient d'être privilégié et je n'ignore pas que nombreux sont ceux qui aimeraient avoir mon statut. À moi de m'en montrer digne." Reste à savoir ce que les Congolais, eux, en pensent...

© Jeune Afrique

SOURCE : mwinda.org

(Congo-Brazzaville] Des nouvelles de la Cour royale
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Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:03
Willy Nguesso, vrai ou faux repenti ?

Par RIGOBERT OSSEBI

Le Pasteur Willy Nguesso

Willy NGuesso s’affiche dans une vidéo sur les réseaux sociaux et sur YouTube.

Miracle ? Le neveu, qui fut le préféré de l’oncle dictateur, serait-il sorti des ténèbres familiales pour trouver le chemin de la lumière auprès de l’Eglise Source d’eau vive ? On pourrait penser, tellement ses paroles et sa conviction sont fortes, qu’il est tombé sur la tête. Mais ne blasphémons pas, l’heureux, le bienheureux Willy NGuesso aurait eu la révélation de Dieu. Gloire à Dieu ! Hallelujah ! Le neveu aurait tourné le dos aux rites du Tonton-Démon de l’Alima et, pauvre pêcheur dit-il, il a rejoint le Seigneur ! Finis les gris-gris ! Finie la sorcellerie ! Finis les poudres d’ossements d’explorateur et les bouillons d’albinos ! Finis les messes noires et les rituels obscurs dont les parents l’avaient gavé depuis son plus jeune âge !

« Le Wilfrid Nguesso que vous connaissez aujourd’hui, c’est l’œuvre du Seigneur » s’exclame-t-il ! Et il continue : « C’est une personne totalement opposée à ce qu’elle était avant sa conversion ! »

Hallelujah ! Plus rien à voir avec le « gros mou de Willy », tel qu’il était surnommé à Pointe Noire à la fin des années 80 et avant que son oncle n’ait été destitué. Willy Nguesso avait débarqué à Pointe Noire auréolé d’une licence de pilote d’hélicos qu’il avait obtenue grâce aux amis pétroliers. Il abandonna vite cette profession pour tenter de se lancer dans les affaires. En ces années 1988-1989 l’argent était rare. Il loua des bureaux dans la Tour Mayombe avec pour associé Vincent Miclet, un jeune français avec lequel il avait, d’après l’hebdomadaire le Nouvel Observateur du 12 décembre 2013, monté une affaire d’importation d’huile et de tomates. Pour certains leurs activités tournaient davantage au racket des entreprises en place. Miclet servait à ce dernier d’associé et « d’homme de paille » comme Marc Emanuelli est utilisé par Edgar NGuesso pour gérer son pactole et ses affaires pétrolières avec GUNVOR ; à chacun « son petit français ! A la fin des années 90, il avait donné de la gâchette dans Bacongo, avec sa horde de Cobras. Il portait alors un chapeau de cow-boy (le même que son oncle porte à Oyo pour tomber de cheval) et des bottes texanes pour effaroucher les populations civiles, les vieilles mamans et les petites filles à défaut de vrais combattants. Cobras, Ninjas, pour ces derniers les massacres des populations civiles, alors, étaient comme un jeu de « cow-boys et d’indiens » ; les massacrés étaient forcément des « indiens » ! On peut faire le vœu, pour lui, qu’il était auprès de sa belle, Claudia Engonga à Libreville, le jour où au Beach les jeunes rapatriés « avaient disparu » !

Cette dernière, une métisse de père gabonais et de mère canadienne, était justement devenue son épouse le 5 avril 1999, dans une cérémonie fastueuse célébrée à l’hôtel Okoumé Palace de Libreville (au lieu de l’hôtel de ville) par l’ambassadeur du Congo au Gabon, M. Likibi. Aujourd’hui elle est le Pasteur Claudia NGuesso et c’est sûrement grâce à elle que Willy, ex-piranhas de l’Alima, se trouverait sur la voie de la rédemption.

Comme toute la famille NGuesso, à la chute du Tonton en 1992, il avait pris le chemin de l’exil chez le beau-frère Omar Bongo à Libreville. Il tenta de mettre en place son racket des droits maritimes. Tout était prêt, des bureaux luxueusement décorés mais au dernier moment Bongo se ravisa. Il lui a fallu attendre un peu de temps pour qu’il récupère à Pointe Noire, en 1998, la SOCOTRAM une structure qui avait été, avec celle de Trading and Shipping domiciliée au Liechtenstein, destinée à ponctionner l’économie congolaise. Aucune marchandise, même humanitaire, n’échappe à la taxe « Willy NGuesso ». Toutes les denrées exportées, pétrole, bois ; toutes les denrées importées depuis une quinzaine d’années, sans aucune contrepartie, sont venues enrichir l’époux du Pasteur. Chaque année, avec des bureaux à Paris, avenue de Marignan puis rue Marbeuf dans le 8ème arrondissement, près de 15 milliards de FCFA de taxes tombaient dans les poches du neveu. Et comme cela n’était pas suffisant, le généreux dictateur accordait des subventions au racketeur officiel et patenté de l’économie congolaise ; environ 5 à 6 milliards de FCFA chaque année.

Tout le monde a encore en mémoire l’article que le Canard Enchainé avait dédié à Willy NGuesso, le 16 mars 2005. La révélation de son train de vie somptueux l’avait contraint illico à quitter la France pour le Canada, patrie de son épouse Claudia. Il avait laissé la garde de ses biens parisiens à ses Cobras importés en France grâce à la bienveillance de l’ambassade de France à Brazzaville ; ni déclarés, ni payés, il ne pouvaient que se taire. Le Canada est devenu le siège social des affaires Willy et la nouvelle patrie de ses petites économies.

Alors se peut-il, que cet enfant gâté (dit-il par « Dieu ») au prix de la misère congolaise, ait changé ? 200 ou 300 milliards de FCFA d’épargne font de lui un petit malheureux par rapport aux autres enfants et neveux ! Est-ce que cette situation de dénuement familial l’a poussé à se rapprocher du Seigneur en plaidant qu’il n’était qu’un « pauvre NGuesso ! »

Il faut lui donner cette chance de se racheter ! Il faut l’encourager à demander le pardon pour le mal qu’il a pu faire ! Qu’il avoue tous les crimes petits et grands qu’il a pu commettre, et surtout qu’il rende l’argent ! Tout l’argent qu’il a volé ! Ce sera facile pour lui, car comme il le dit si bien dans la vidéo : « Une seule voie pour le salut : c’est le Christ ! Tout le reste, c’est du vent ! »

C’est alors que nous pourrons le croire !

Rigobert OSSEBI

Diffusé le 13 janvier 2014 , par www.congo-liberty.com

Article du Canard Enchainé

L’appartement d’un émule africain de Gaymard

Willy Nguesso, » le neveu de l’autre » et patron d’une société subventionnée par l’Etat, vit bien. Très bien même. Un vrai pacha, dans une famille qui a depuis longtemps réalisé le plein emploi. Rien à voir en tout cas avec les 75 % de Congolais qui croulent sous le poids de la vie. En témoigne cet article du » Canard Enchaîné » (16/3). Pauvres Congolais…

Ce n’est pas tout à fait du Gaymard, mais c’est presque aussi grand : un luxueux appartement de 550 m2 (dont 100 m2 de terrasse), à quelques encablures de l’Arc de Triomphe, abritant un haut personnage de l’Etat. A ceci près qu’il s’agit de l’Etat du Congo et que le propriétaire des lieux est le neveu et proche conseiller de son président, Denis Sassou Nguesso. Selon les chiffres des agences immobilières proches, le logement peut être évalué entre 2,5 et 3 millions d’euros [entre 1,6 à 1,9 milliard de F. CFA soit entre 3,2 à 3,9 millions de dollars Us, (...)].

Depuis que Wilfrid Nguesso et sa famille se sont installés dans cet immeuble cossu de Courbevoie, au pied de la Défense, les voisins ne s’ennuient pas : allées et venues d’ouvriers, percement de murs, vacarme d’outillages en tout genre, livraison de tapis, de bibelots, d’équipements électroniques, de hi-fi, de télés à écran plasma, de tonnes de marbre (destinées à recouvrir le sol), de boiseries précieuses, etc.

C’est que des travaux d’urgence s’imposaient : en prenant possession d’un étage entier, le neveu du président se retrouvait à la tête d’un modeste pied-à-terre comprenant 12 chambres, 7 cuisines et 9 salles de bains. Un dédale de pièces qu’il a bien fallu regrouper et embellir.

Amitiés pétrolières

Mesquins, les copropriétaires ont râlé. Beaucoup de ces aménagements se sont faits au mépris des règles en vigueur dans l’immeuble. De plus, les parties communes de l’étage sont désormais interdites aux habitants. Ces jaloux craignent aussi les risques de légionellose après l’installation, sans autorisation, d’une climatisation géante. Elle rejette sa vapeur dans la cour, où une halte-garderie s’est ouverte… Autre sujet de nervosité : la présence, la nuit, dans le parking, d’un vigile et de son molosse non muselé. Ils veillent sur la demi-douzaine de voitures de luxe garées là par le neveu Nguesso (Porsche, Mercedes, BMW, Jaguar, ainsi qu’une somptueuse Aston Martin DB9).

Si le propriétaire de ces bolides se montre courtois, voire avenant – contrairement à ses » collaborateurs » et gardes du corps -, il fait la sourde oreille face aux plaintes des voisins. Y compris celles des dormeurs réveillés par quelques fêtes nocturnes et tonitruantes. Quant à la police, elle avoue son impuissance : Nguesso bénéficie d’une protection digne d’un diplomate. Ce brave neveu n’a-t-il pas été, en juillet dernier, l’un des principaux organisateurs de la rencontre, à Paris, entre Chirac et Sassou Nguesso ? Lequel entretient des liens privilégiés avec le président français, comme en témoigne la récente affaire Ndengue. Le chef de la police congolaise, impliqué dans le massacre de 353 réfugiés, avait été arrêté, en avril 2004 à Paris, par un juge français. Mais, à la suite d’un coup de fil de Sassou à Chirac, Ndengue s’est vu libérer, en pleine nuit, après que des magistrats, tirés de leur lit, eurent conclu à l’ » immunité » de ce chef flic.

En outre, Wilfrid Nguesso joue un rôle important dans le business franco-congolais : il dirige la Société congolaise de transports maritimes, qui a pour partenaires le pétrolier Total ainsi que le groupe Bolloré et quelques autres.

Cela justifie un joli train de vie et certaines libertés prises avec la loi française. Pour un pays bien pourvu en or noir mais classé parmi les plus pauvres du monde (en termes de richesse par habitant) et où l’espérance de vie dépasse à peine 48 ans, la réussite de ce neveu du président est un puissant réconfort.

Jean-François Julliard

© Le Canard Enchainé du 16 mars 2005.

NDLR – Hervé Gaymard est l’ancien ministre français des Finances. Il a dû démissionner pour avoir occupé un logement de fonction de 600 m2 loué 14 000 euros aux frais de l’Etat.

Pour information une Aston Martin DB9 coûte près de 200 000 euros l’unité, soit plus de 130 millions de FCFA

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Rogobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville