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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:01
[Afrique/Congo-Brazzaville] CEEAC : L'arrogance financière du dictateur Denis Sassou Nguesso inquiète les autres chefs d'Etat de la région

CEEAC : L'arrogance financière du dictateur Denis Sassou Nguesso inquiète les autres chefs d'Etats de la région

Les choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités, expliquent la politique étrangère d’un État : Depuis plusieurs mois, l’accélération de la crise Centrafricaine a conduit le dictateur Denis Sassou Nguesso à un positionnement stratégique dans la sous-région d’Afrique Centrale, en s’autoproclamant médiateur. Événement :


Le dictateur congolais Denis Sassou N'Guesso, le 16 novembre 2009 à Rome.

D’après nos sources, les choix stratégiques du multimilliardaire général des armées Denis Sassou Nguesso, dans la résolution de cette crise, inquiètent de plus en plus les palais des autres pays membres de la sous-région, qui lui reprocheraient de privilégier la diplomatie de l’arrogance que celle de la négociation.

Les premiers éléments de discorde auraient été observés du côté de Libreville, dont les autorités n’auraient pas apprécié l’auto-proclamation du dictateur Congolais en qualité de médiateur dans la crise Centrafricaine. Les autorités gabonaises qui, à juste titre, avaient jugé légitime de poursuivre la médiation longtemps conduite par feu El Hadj Omar Bongo dans cette vieille crise, auraient vu d’un très mauvais œil les tractations menées par le général des armées Congolais, à la recherche d’un dossier lui permettant de se positionner diplomatiquement.

Il sied de rappeler que le choix de Libreville pour abriter les sommets sur la crise Centrafricaine s’inscrit dans cette politique de continuité de la médiation de son Excellence feu El hadj Omar Bongo.

Cette diplomatie hasardeuse devient de plus en plus inquiétante en juin 2013 lorsque le général multimilliardaire Denis Sassou Nguesso décide d’octroyer une aide de 25 milliards aux nouvelles autorités Centrafricaines. Cet acte unilatéral aurait été considéré, par les autres membres de la « CEEAC », comme une preuve d’irresponsabilité du dictateur Congolais et un manque de respect de sa part, conduisant à affaiblir la « CEEAC ».

Pire, comme pour enfoncer le clou, s’exprimant le 1er février 2014 dernier au nom des dirigeants d’Afrique centrale, au sommet de l’Union Africaine, le général poltron annonce une aide de 50 millions de dollars à lui seul en plus de sa participation aux 50 millions que devraient donner tous les Etats membres de la « CEEAC ». Cette annonce, qui surprend plus d’un diplomate aurait été considérée par les autres chefs d’États de la « CEEAC », comme un affront de la part de leur homologue voulant exposer sa richesse avec arrogance.

Cette diplomatie hasardeuse et arrogante justifierait le fait qu’aucun chef d’État de la « CEEAC » n’a répondu présent à chacun des événements organisés par le dictateur fêtard Congolais depuis plusieurs mois. Le dernier en date est le refus du président Angolais Dos Santos de participer aux festivités du 25ème anniversaire du protocole de Brazzaville, dont l’organisation avait été confiée au couple affairiste Attias.

Conscients des difficultés que rencontre leur chef dans la politique étrangère et du rejet de sa personne par de nombreux palais présidentiels de la sous-région, les valets et griots du dictateur Denis Sassou Nguesso, ont d’ailleurs salué et fêté l’annonce d’une éventuelle rencontre bilatérale entre le pouvoir en sursis de Brazzaville et le pouvoir Angolais, afin d’apaiser les tensions.

Seraient-ils en train de réaliser que leur chef ne devra pas se permettre de fâcher longtemps, l’homme qui l’aura aidé à prendre le pouvoir par les armes en 1997 ? Que ces valets et le général des armées, devenu multimilliardaire grâce à l’argent de notre peuple, le notent bien : « Notre peuple les vaincra tôt ou tard et conquerra sa liberté ».

« RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

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Réseau Nerrati-Press - dans Congo-Brazzaville Afrique
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:40
[Congo-Brazzaville] L'obsession de l'humiliation de Claudia Sassou

Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso et Claudia sassou ont une conception de la morale, de la courtoisie et de la vie commune qui ne s’embarrasse pas des limites dictées par la bienséance. Les événements se succèdent à l’identique. Le désir compulsif « d’humilier les autres » chez les Sassou demeure intacte. L’humiliation agit comme le carburant d’un fantasme politique. Il est vrai que« les chiens ne font pas de chats ». Si Sassou Nguesso piétine ses adversaires politiques (Pierre Anga, Marcel Ntsourou, Alphonse Massamba Débat...), Claudia Sassou, la fille, humilie avec hardiesse les collaborateurs de son pater. Sans que ce dernier ne pipe mot. Tel père, telle fille.

Collimateur
Après Bienvenu Okiémi (bien fait pour lui) que Claudia Sassou a relégué au rang de directeur de cabinet au ministère de la communication, c’est le tour de Basile Ikouébé, le ministre des affaires étrangères d’être passé à la moulinette de l’humiliation. Après avoir participé lui-même à l’opération d’humiliation de Pascal Ngayama. C’est donc en marge du sommet de l’Union Africaine (à Addis-Abeba UA) que Basile Ikouébé a subi les affres de la diabolique Claudia Sassou (Cf Bienvenu Mabilémono). « Bon sang ne saurait mentir » dit un adage bien connu. Le malheureux Basile Ikouébé, qui a essuyé les insolences de Claudia devant des témoins ébahis dans le salon diplomatique officiel du siège éthiopien de l’organisation africaine, n’a pas eu le courage de présenter sa démission au monarque et père de son bourreau. Rien n’arrête Claudia Sassou. Elle éclabouille tout sur son « chemin d’avenir ». Bruno Itoua, ancien tout puissant patron de la SNPC, en a été victime en étant relégué au ministère de la recherche. Une mise au placard en somme.

Pourquoi on en parle ?
Claudia Sassou, la sulfureuse conseillère en communication de Sassou Nguesso cumule : menaces, propos indécents, consommation d’alcool et de stupéfiants, ébriété, liens avec les hordes de musiciens crieurs du Congo démocratique. La jeune femme qui terrorise les membres du gouvernement pèse lourd au propre comme au figuré. « Elle est passée par ici, elle repassera par là [...]. » Comme le furet de la comptine, Claudia Sassou court, court, passe et repasse dans l’actualité la moins glorieuse. Un jour, on l’aperçoit tapant des mains, secouant la tête, esquissant quelques pas de danse ndombolo, pendant que Koffi Olomidé, Fally Ipupa, Werason, JB Mpiana, Roga Roga.. poussent la chansonnette. Plusieurs photos avec des fans mais pas de déclarations intempestives, l’image doit rester muette. Le lendemain, on la perçoit inaugurant un marché dans un quartier de sa circonscription. Car, Claudia Sassou est député de Talangaï. Plusieurs jours plus tard, à l’occasion de la fête des enfants, on la voit sur Télé Congo, distribuant des jouets aux démunis et aux sinistrés de sa circonscription du faubourg de Brazzaville. Quelques mois auparavant, on la découvrait en pleine conversation aux côtés des journalistes auxquels Claudia Sassou livre confidences et réflexions sur les médias au Congo-Brazzaville, conformément au programme de société du « Chemin d’avenir ».

Remake
Les épigones du « Chemin d’avenir » usent et abusent de l’humiliation comme les ouest-africains adorent la cola. « J’humilie, donc je suis ». Jean-François Ndengué, pitbull de Sassou et directeur de la police, a eu à injurier copieusement Claudine Munari Mabondzo, ministre de la consommation et ancienne collaboratrice de Pascal Lissouba, la qualifiant de « putain de la République ». Emilienne Raoul Matingou, en son temps ministre de la santé et fille du chef d’entreprise de Madzia Konda Mambou Pierre Matingou, avait été publiquement narguée par le colonel Ignace Ngakala, incompétent directeur général du CHU de Brazzaville. La ministre Emilienne Raoul fut traitée de tous les noms d’oiseau par un directeur hiérarchiquement inférieur. Le ministre Mfoutou avait subi l’assaut d’un commando mené par Okombi Salissa. Ces agissements n’ont jamais été frappés de sanctions. Les humiliations régulières de Claudia Sassou et des autres éléments du clan claquent sur les membres du gouvernement et les populations du Congo-Brazzaville comme un fouet sur le cul d’un âne récalcitrant.


Benjamin BILOMBOT BITADYS.

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 18:08
Au Congo-Brazzaville, l'eau est partout sauf dans les robinets

par Guy Milex Mbondzi

Des habitants de Mpissa à Brazzaville attendent à côté d’un forage d’eau.

À cause des pannes et de l’insuffisance du réseau de distribution d’eau, une grande partie des habitants de Brazzaville n’ont plus d’autre choix que de s’approvisionner via les puits de certains particuliers. Une situation d’autant plus incompréhensible que le pays est longé par le deuxième fleuve le plus puissant du monde et que ses ressources d’eaux souterraines sont pléthoriques.

Le Congo dispose d’un réseau hydrographique parmi les plus dense au monde et sa pluviométrie est abondante. Toutefois, l’insuffisance des infrastructures de base entraîne de véritables pénuries. Si bien qu’actuellement, seuls 10% des Congolais ont accès à une eau saine en milieu rural et 50% en zone urbaine.

D’après un rapport du Global Water partnership, le pays manque « d’infrastructures de production (usines, stations de pompage…), de traitement (produits chimiques notamment), de stockage (châteaux d’eau), de distribution (canalisations, bornes-fontaines) et de commercialisation (robinetterie) ». Aujourd’hui, l’accès à l’eau se fait essentiellement par des réseaux informels, notamment grâce à des forages privés.

Contributeurs

« Dans les villes, les femmes transportent des bidons sur la tête comme au temps où on vivait dans les villages ! »Notre Observateur Guy Milex Mbondzi, un habitant du quartier de Mpissa à Brazzaville, a pris ces photos, sur lesquelles des habitants attendent, au milieu de dizaines de bidons, devant des forages privés.

Dans certains quartiers, ce sont des pannes qui amènent à ce genre de situation mais dans d’autres comme à Mpissa, Bacongo, c’est notre quotidien. Tout d’abord, la Société nationale de distribution de l’eau [SNDE, qui assure la production, la distribution, le stockage et la commercialisation de l’eau potable au Congo] est une structure vétuste, à peine modernisée depuis qu’elle a été mise en place avant l’indépendance [certains équipements datent de 1954]. Donc même dans les zones couvertes, l’eau a du mal à être acheminée, bien souvent elle est jaunâtre, en partie à cause des canalisations impropres.[Les agents affirment que l’eau est traitée régulièrement, mais peut effectivement subir des altérations dues à la défectuosité du réseau ] Et dans les zones non couvertes, qui sont nombreuses depuis que la démographie de la ville a explosé, l’équipement est quasi-inexistant.

« La compagnie SNDE n’oublie jamais de nous envoyer les factures »

Des efforts ont été faits, comme par exemple la création de la deuxième usine de traitement d’eau de Djiri [La fin des travaux de Djiri II, au nord de Brazzaville, est prévue courant 2014. Selon les plans du gouvernement, avec cette usine, 80 % de l’alimentation en eau potable de la ville devrait être assurée. Le reste devrait être couvert par l’usine réhabilitée de Djoué, construite depuis les années 50.] Mais vu l’ampleur des besoins, nous prenons toutes ces informations avec des pincettes.

La solution temporaire que nous avons trouvée, c’est de s’alimenter via des particuliers, qui ont les moyens de fabriquer des forages. Des revendeurs vont leur acheter des bidons d’eau de 25 litres à 50 francs CFA [0.08euros] et les transportent jusqu’à nos domiciles pour 100 francs CFA [0.16 euros]. C’est très rentable. La fille d’un homme politique s’est mêmes lancée dans ce business dans mon quartier. Le souci, c’est que cette eau n’est même pas potable. Pour trouver une eau propre à la consommation, c’est encore une autre histoire. Il faut passer par les quartiers où il y a des châteaux d’eau.

À Mpissa, il nous est arrivé de passer deux ans sans eau courante. Cette année, on en a eu un peu pendant la saison des pluies, mais depuis octobre, on est a nouveau à sec. Et le pire dans tout cela, c’est que la compagnie SNDE n’oublie jamais de nous envoyer les factures.

Le Congo est pourtant béni des dieux. À l’inverse des pays du Sahel, ici l’eau arrive en cascade, mais pas dans nos robinets. Dans les villes, les femmes transportent des bidons sur la tête comme au temps où on vivait dans les villages, c’est ça le développement ?

Les autorités ont lancé en 2009 une vaste réforme de la gestion de l’eau, notamment en milieu urbain. L’État congolais a fait appel à l’entreprise française Sade, un sous-traitant de Veolia, pour réaliser une partie des travaux de réfection du réseau d’alimentation. En octobre dernier, la fin des travaux avait été annoncée pour début 2014 à Brazzaville et courant 2016 à Pointe-Noire, la deuxième plus grande ville du pays.

Interrogé par FRANCE 24, Nicolas Labarre, le directeur général de l’hydraulique au ministère congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, assure que la nouvelle usine de Djiri II, qui doit alimenter la grande majorité de la capitale sera fonctionnelle à 100% fin mars. « Il faudra continuer à réparer les canalisations à mesure que l’eau recommence à arriver dans les canaux, mais je pense que l’on peut dire que la ville de Brazzaville, incluant le centre et le périurbain, sera arrosée d’ici deux mois. C’est-à-dire que tout le monde aura accès à l’eau de chez soi, où à travers des bornes-fontaines ».

Depuis 2005, les investissements publics dans le secteur de l’eau congolais s’élèvent à plus de 300 milliards de francs CFA, soit un plus de 450 millions d’euros, toujours selon Nicolas Labarre.

Toutes les photos ont été prises par notre Observateur Guy Milex Mbondzi.

SOURCE: http://observers.france24.com/fr/content/20140228-congo-eau-est-partout-sauf-robinets-brazzaville-djiri-II

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Au Congo-Brazzaville, l'eau est partout sauf dans les robinets
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Guy Milex Mbondzi - dans Congo-Brazzaville
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:45
Congo-Brazzaville : Une république débordée

par Dina Mahoungou

femme congolaise désemparée le 4 mars 2012

L’acharnement des médiocres, les astuces des sectateurs, un grand caravansérail, la République du Congo Brazzaville est débordée. Sur quel pied danser ? C’est le grand apprivoisement. L’armée, l’outil de la violence collective, au côté des camelots jusqu’auboutistes qui bradent tout. Le pays est devenu effrayant à cause de cette politique épouvantable menée par des affairistes d’opérations plus que douteuses.

Le grand nerveux est un homme muré avec les moyens expéditifs dont il dispose. Le chef de l’Etat s’en tape des veuves et des orphelins, il a éliminé tous les insurgés. Vider l’homme et le trousser en un tour de main, il réussit sans grand mal, il en a les dispositions.

Ses ennemis sont tous châtiés, il nous fait voir ce que nous avons vu, subi. L’hystérique a tous les droits sur ses sujets.

Le Congo est une contrée qui va se déboiser à vue d’œil, les citoyens ça compte pour des cacahuètes. Au pays, la brutalité est une façon de conjurer l’inéluctable, c’est leur côté patronage aux bourreaux. Nos compères flics, la chicotte qu’ils appliquent sur les gisants avec une moue à la fois sarcastique et méprisante. Ces simplets grincheux, enrhumés de l’esprit terrorisent tout au passage. Les gens s’exilent parce qu’ils ont l’impression de déranger. Les disparus et les déplacés sont livrés aux idées générales.

Pourquoi mourir sans but sur le seuil de chez nous ? Ce retentissement brisant de la colère du peuple sera encore un effet d’impatience ? Question sans convenance, pour leurs libertés les hommes meurent dans la lutte jusqu’à la perte impossible de leurs illusions.

Bien au contraire, la mort de nos martyrs n’a pas fait mourir notre combativité ! Cela ne peut que mal finir pour les établis et les mandrins, le réveil du peuple silencieux.

Nous attendons pour l’aliboron de service son jugement dernier, le jour au-delà des jours, la suite ordinaire des jours tannés par les ans. Nous exigeons les mandements à la place de l’ethnique. Fini le tohu-bohu arbitraire pour embobiner le bas monde par des subterfuges, par une opacité maléfique. Fini les registres de l’occulte.

Dans cette république, rien de défini, rien de déterminé. La veulerie et le je m’enfoutisme sont arrivés à leur apogée, à la distance de l’absolu. Pauvre gavroche ! La vie dure de l’enfant-soldat régulateur d’actions violentes, vautré dans cette crise endémique.

Res publica, un peuple décharné, sous les décombres, défaillant, désapproprié par des détails oiseux, par des troubles sociaux. Un peuple réduit, insatisfait, qu’on écarte de l’identique, une foule hors de toute unité, le mutisme y est en excès.

Une crise de masse, l’absolue présence de l’inertie, tout devient insoutenable, l’espoir même s’y est anéanti, une abdication involontaire.

Le peuple congolais dans toute sa récusation est censuré, le désastre est une rose épanouie en bouton. Sans présomption, nous devons aimer plus ?

Mais d’où vient donc parmi nos hommes politiques ce désir maladif d’offrir le chaos, de faire facilement du mal. Qu’il n’y ait d’autres alternatives de jouir ensemble du bien commun, vivre dans le refus du pathétique n’est pas notre sacerdoce. Avec peur, les villageois cheminent à travers les chemins de brousse.

Ce qui apparait est patent, les Congolais usés attendent stoïquement leurs fins de vie … C’est à Dieu d’y pourvoir.

Nous nous battons chaque jour quoique la vie ne nous accorde aucune attention courtoise contre les bidouilleurs politiques. Les pas mâchonnés de toutes ces années perdues sans rien dire, une malicieuse cruauté, un lyrisme nébuleux. Dans notre propre pays, nous sommes des flâneurs émerveillés, nous avançons cauteleusement vers le chaos, désoeuvrés. Ténébreux, nous rions de nos propres abrutissements avec une oblique distraction. Tout passe, même la douleur.

Denis Sassou N’Guesso, ce soldat téméraire et vulgaire a un appétit d’autruche. Vous lui tendez la main pour un bonjour, vlan ! C’est toute la main qui y passe, peut-être bien tout le corps. Un rabat-joie taraudé par le spectre de l’inquiétude, la contradiction l’agace, le répugne, avec ses haines d’apparitions insidieuses, une intelligence plate, inachevée, peut-être une tare héréditaire ?

Un champion au mépris facile, son côté laborieux, sans panache et toutes ses comédies réjouissantes. Ses courtisans lui chantent ses faits, ses guerres, des exploits. Il regarde les morts éventrés, grouillants d’asticots avec une délectation faussement horrifiée. Son jeu de désir macabre qu’il noie dans son propre naufrage. Tout ce qui attire dans l’abyssal, c’est bien lui.

Le Congo en a gros sur la patate, les errants, les gisants pour qui tout a sombré. Un espace de détresse, une générosité du désastre.

Bornées les classes favorisées, pathétiques de maladresses, raflent tout. Ceux qui vivent dans la facilité de la complaisance doivent se souvenir, l’avènement adviendra ; La parousie ou imposer la juste terreur, c’est selon.

Nous sommes une terre de conflits politiques et nous portons l’héritage de ces conflits.

Les sans-terres contre les intérêts particuliers de l’union sacrée des occupants qui s’appuient sur la logique dominante de la tribu. Ils ne craignent pas Dieu, ils le transgressent, se rebellent et agissent criminellement contre lui.

Quelque chose d’obscène et de déplacé agit en eux, chez les pauvres dans leurs cahutes de terre glaise, de paille et de troncs d’arbres, avec leurs nombreux facteurs de fragilisation et de déclassement sur le terrain scolaire.

Le viol du pacte commun a été commis, les pauvres ne peuvent assoir dans la République la volonté générale contre le bruit de bottes, le piétinement des chenilles des blindés.

Le degré de pouvoir d’exaction est plus grand par lui-même, un pouvoir immense de ceux qui font beaucoup de mal aux citoyens. La toute puissance despotique est sans limites. Les affreux tiennent les hommes autant que possible dans les limites de la frayeur. Le paradoxe est érigé en art de vivre, une seule main et quelques hommes, grisés par une réussite imméritée, règnent sur des millions d’habitants. Ils sont comptables d’un répertoire d’actions violentes commises par leurs bataillons de sécurisation.

Voir une ville qui va à son déclin : Brazzaville(N’guélé), le grand chef est un blaireau qui se raconte des histoires de génies et de fées, c’est une canaille, un homme gommeux et riche qui fait partie de cette aristocratie des gens d’armes, un abusif, un tortionnaire qui s’en fout, son moral est compacté.

Là-bas, les égoïsmes et les intérêts exorbitants se complètent, la fausseté est accomplie, exagérée. La médisance a attaqué les mœurs de cette ville, les masures, les cases y sont mornes. L’odeur des exhalaisons putrides des ruisseaux, la misère croît le long des jours, les pavés sont boueux, un semblant de vie dans ces quartiers hirsutes, congestionnés, tumultueux. Des chats-huants, les maroufles le long des routes, se reposent sur de la paille moisie, un rauque rugissement, un cri de gueule marqué par les gens de l’octroi.

La lumière du jour ajoute de l’éclat sur l’herbe fétide, les eaux usées s’agglutinent, les rigoles éparses dans les faubourgs, le cadastre est absent.

Tout est sombre. La ville est en suspens, la gloutonnerie farouche des prêteurs sur gages appauvrit tous les demandeurs. Tout est sale, on est en vue d’un spectre horrible, comme du végétal, c’est une ville en dormance. Les herbes drues ont pour cet espace des accointances. La nature est dans son rôle, son envoûtement a tout repris. L’église Kizito de Makélékélé ressemble à une vieille abbatiale, l’édifice manque de solidité, les baies et les portails sont usés.

Les tripiers et les tanneurs lavent leurs produits dans des crevasses. Pas d’eau courante, ni d’électricité. On est en pleine débrouille, Dieu merci la nature a bien repris le dessus.

On se raconte les histoires du père fouettard, on en rigole. Le vent aide à respirer, son agrément est unanimement vanté. Brazzaville en masse, c’est un convoi de gagne-petit. Symétriquement aménagée en maisonnettes à tôle ondulée, la petite cité rumine. Tant bien que mal, l’estomac souvent vide, ses habitants survivent. La nuit, on entend le rythme indistinct des cafards, le battement incessant des rats des champs, les souris vadrouillent dans les bas-fonds.

Les files de maisons ressemblent à des campements de chasseurs. Tout est humide dans ce spectacle silencieux, le macadam des avenues est caduc, cette indigence même chez les indigènes est d’une autre époque, d’un âge depuis longtemps révolu. L’abondance de tas de fumiers, les canaux sont bouchés, les chenaux sont envahis et colonisés par des détritus de toutes sortes et surtout par le chaînage des cailloux et les ferrailles, c’est un désir de destruction inavoué.

Les puanteurs dans les rues presque abandonnées, les saletés vomies par les eaux défectueuses forment d’imposants arcs de voûte, le vice est grandiose. L’hygiène et l’agréable, le confort et le propre dans nos quartiers peuvent en être a jamais bannis. La ville produit les ressources d’une haine ingénieuse.

Dans leur mépris hautain, avec cette condescendance amusée, les hommes riches, ballonnés par le contentement de soi, se reposent sur les vanités d’argent. Le bas-peuple a devant lui la spoliation et les tribunaux d’exception. La vie ne fait qu’enlaidir, avilir ceux qui n’auront jamais rien, l’abaissement du citoyen, l’abandon de soi-même, c’est le quotidien.

On a beau cracher son fiel et son dégoût contre les oligarques, rien ne change, c’est du pareil au même. Le peuple a le droit d’être difficile et de placer sa fierté là où d’autres péquenots mettent leur indifférence. Mais à quoi ça sert ? Et la vie continue mon couillon ?

Tous nos rêves républicains ne sont qu’un aspect de nos enchantements mélancoliques. Dire que nos expressions ajustées à l’intention du réel et du courage n’y changent rien. Ce ne sont qu’exaspération et amertume que l’on ressent d’une défaite, les augures et les nécromants poursuivent leurs destins, nous sommes là asphyxiés devant le silence monotone de la répression.

Devant cette grave indécence, ces gargouillements passionnels du jeu du chat et de la souris, vivre aplati dans ces contradictions louches, une humanité tordue, nuiteuse qui se regarde vivre, qui se désennuie et tue le temps.

Les sujets d’inquiétude et d’irritation, leurs préoccupations c’est que les pauvres veulent devenir riches, quel paradoxe ! Les poisseux veulent une vie oisive bourrée de gratitudes, voilà de quoi devenir en attendant le sort : lâche, avide et méchant.

Devant ce bazar pétri d’espérances et de sensibleries, le savent-ils les Congolais que le grand manitou ne s’arrête à aucune considération de pudeur, le visage imperturbable, c’est un escroc qui s’est introduit sous le masque de la dévotion dans une honnête famille pour la brigander.

C’est un faiseur d’histoires, son regard de veau de lune avec un ton prudent, feutré, cafard et baise-cul qui a embrouillé tout le pays dans un aplatissement définitif, le Congo devient son marche pied. Le grand chef vit de rapine ça s’appelle le pouvoir despotique.

Les Congolais sont là, dociles, c’est presque inquiétant ! Ils sont à mi-chemin entre la trahison et le sacrifice, ça tient du miracle qu’ils n’aient pas disparus, cette meute de chiens sans maîtres, des fugitifs hagards. Un défi obscène à la morale, tout le monde veut une petite part du gâteau, du simplet au doctorant, une fascination bestiale pour le bonheur et la joie de vivre.

Tout le monde veut vivre dans la gaieté « un modèle d’intègre clairvoyance ». Remuez les ordures ! Une humiliante discipline s’est imposée au Congolais les plus démunis, la main tendue. La hargne des furieux, le saut dans l’inconnu. Ça soupire de langueur et de gratitude quand les indicateurs et les marloux perçoivent leurs subsides, ils sont de toutes les fêtes, de tous les apparats : c’est leur révolution gueularde et dépoitraillée.

Dans ces lieux de tous les échouages et de ratages, les colères s’évaporent vite quand dans leurs mains les bavards tiennent un peu de monnaie. Le flot des passions humaines se réaniment dans les petites maisons de débauche, même s’ils s’attendent à pis, ils sont insouciants dans leur flânerie active. Dans ce pays immonde rempli de brutes dirigeantes, l’argent rend fou même les déclassés qui végètent dans une sentine, dans des taudis, dans les tanières fétides, ils rêvent de devenir les nouveaux enrichis, des parvenus.

Les déclassés rêvent de beauté, de haut libertinage, de femme de luxe et de paresse. Ceux qui crèvent sur le pavé dès les pâleurs de l’aube ne verront pas le bonheur, tant pis pour eux !

Dans nos quartiers de guenilles, nos maisons ont été saccagées, pillées, la cité ressemble à une vieille bicoque délabrée, c’est la patrie des marginaux, des gens de rabais, des peu aisés, la zone de non-droit, tous les frelons de l’ordre social s’y tapissent, la cour des miracles, la trépidation des coupe-gorge, une croupissure, un amas misérable, malpropre, des semi-ruines, la vraie déconfiture.

Malgré cela, face aux tyrannies et aux injustices, des fortunes brusques s’amassent, un capitanat spontané, inconvenant et proprement révoltant. Le haut vol crée la vanité des vocations et l’arrogance des ethnies dominantes. Les fainéants par paquets subsistent au Congo, ils tuent le temps en intrigant et en médisant les uns contre les autres pour se rapprocher du pouvoir. En spectateur rétif, le chef de la Nation prévaricateur sans vergogne éveille de bien vives rancunes en pressurant la population.

Notre sacrifice est un acte de parole. Nous nous interrogeons !

Qu’on se le dise, le peuple souverain demeure l’épithète officielle de la divinité.

Le fagot de brindilles brûle pour éclairer la nuit, le pays essoré est en train de basculer dans la seigneurie.

Le 1er mars 2014

Dina Mahoungou

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:40
[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?

par Nadine NAGEL

Lorsque l'on contacte des avocats au Congo, ils pensent à vous présenter le montant de leurs honoraires que de réfléchir à leur stratégie d'attaque ou de défense.

Il est vrai que de contacter le neveu du Ministre de la Justice, ne donne que trop peu de liberté à ce représentant de la Justice qui devrait être un homme indépendant, libre et honoré de servir et de représenter cette Grande Dame aveugle qu'est la Justice. Sa balance dans certains pays semble un peu déséquilibrée, ou son bandeau sur les yeux a glissé, pour que ces avocats ne se nourrissent de "m'as-tu-vu" à grand coup de millions de FCFA.

Comment peut-on avoir un État de Droit où les Droits de ce dit État s'achètent... ? Cet État pousse à valider la fausse monnaie ou à accepter la corruption.

Cette liberté a été arrachée à vingt-sept familles de Pointe-Noire, le vingt-huitième ayant été l'anguille dans leur filet.

Pendant ces longs s

Nous avons à leur présenter un document du TGI du mois d’octobre ? 2013, document que je qualifierais d'officiel, exprimant la raison de leur incarcération arbitraire : rébellion !

Si le Congo était un Paradis, il n'y aurait pas de motif de ce type d'action, et même au Paradis, enfin je le présume, les Sages qui y siègent doivent savoir écouter, et rétablir cette douceur de vivre. Démonstration très rapide que le Congo, en l'Etat actuel, est à des années lumières de cet idéal.

Petit aparté, sur ce papier durement tamponné, les 27 embastilles devraient "partiellement" être libres, puisqu'il y a eu d'établir un non-lieu "partiel". Téléphonant à des avocats de ma connaissance exerçant dans différents continents de ce monde, tous, unanimes, m'ont dit que cette notion parcellaire était impossible.

Comme il est impossible que le chef d'accusation, d'autant plus pour le 28ème inculpé "en cavale" soit le chef de la rébellion, lui le président d'un parti politique dûment enregistré par les services du Ministère de l’Intérieur de ce même pays.

Liberté et autonomie se conjuguent un peu comme pour la Nation Congo, les mots Droits et Devoirs, cela est Un et Indivisible. A moins que le nouveau blason du pays devienne l'ancien logo de la société Pathé Marconi, "la voix de son Maître".

Au moins Monsieur Bokassa a été au bout de sa vision de l'Etat, en être l'Empereur. Qu'attendent les dirigeants de ce pays pour proposer cette nouvelle version de la Démocratie !

Un parti né au cœur du pays s'exprime publiquement, dans un pays qui est enregistré comme démocratie et le plus cocasse de l'histoire, c'est que le représentant élu aux hautes fonctions de président de la République du Congo, est le médiateur pour le respect des Droits de l'Homme dans la zone "Afrique subsaharienne". Doit-on offrir un balai ou une pince à épiler pour retirer la paille de l'œil ?

Comment vivre et s'exprimer publiquement lorsque le parti est indépendant des pensées et bourses des dirigeants ? Lorsque la parole est publique elle devient synonyme de rébellion, parce qu'elle est en direct, immédiate et ne peut être censurée, comme pour la presse écrite locale. Est-ce une crise de jalousie ou le désir de tenir entre ses mains du sable fin sans que celui-ci ne vous glisse entre les doigts ?

Chaque grain de ce sable est une Congolaise, un Congolais et le 29ème inculpé en cavale, qui est aussi le président du CDRC, est ce cément qui rassemble, qui unit cette silice, constituant du verre et de la transparence, en un peuple digne et debout sans besoin de tuteur.

« Un Etat de Droit, c’est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l’Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l’arbitraire...» (Pr. René Rémond).

Nadine NAGEL

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NOTRE COMMENTAIRE :

Nous ne sommes pas des Juristes. Mais au regard des documents ci-annexés, nous avouons être dépassés par les événements. A ne rien y comprendre !

1 – Le document est signé par un Greffier, pas par le Juge d’Instruction. Nous sollicitons l’avis des Juristes pour nous dire si cette procédure est légale.

2 – Il est question d’un non-lieu partiel. Nous nous y perdons. Ce que nous savons, c’est qu’il y a non-lieu ou pas et celui-ci est total. Nous n’avons jamais entendu parler de non-lieu partiel. Dans le cas d’espèce, à qui ce non-lieu s’applique-t-il ? Qui sont ces « autres » non désignés nominativement ? Nous sollicitons l’avis des Juristes pour nous éclairer.

3 – Ailleurs, le droit de manifester est garanti par la Loi. Dans la Constitution congolaise de 2002, taillée sur mesure sur Sassou Nguesso, ce droit y est consacré. Récemment, en France, lors des dernières manifestations, des pancartes avec la mention : « HOLLANDE DEMISSION » ont été brandies dans les rues de Paris et ailleurs dans d’autres villes de France.

Au Congo-Brazzaville, la même pancarte portant la mention « GOUVERNEMENT DEMISSION » est un acte de « REBELLION » méritant la prison (sans mandat d’arrêt, sans mandat de dépôt, sans inculpation, sans jugement et donc sans condamnation…).

Au Congo-Brazzaville, lorsqu’il s’agit de ramasser (piller, voler, détourner) de l’argent, des fonds de l’Etat, vous ne trouverez personne d’autre qu’un membre du Clan au pouvoir, le Clan des Nguesso et autres courtisans. Mais quand il s’agit d’assumer des actes de barbarie et de bestialité, on ne trouve plus aucun membre du Clan des Nguesso et courtisans. Pour preuve, cet acte crapuleux de barbarie et de pure bestialité révélant au grand jour les us et coutumes ethno-tribalo-claniques traditionnelles des Nguesso, où la Loi de l’Etat de Droit est foulée aux pieds pour n’appliquer que la loi tribalo-clanique, qu’on a donné à signature à un ressortissant du Sud-Congo, un Greffier d’origine Bémbé. Le Juge d’Instruction qui devait y apposer sa signature s’est dérobé. Il s'est débiné. C’est le Greffier qui saisit le Procureur de la République, pas le Juge d'Instruction.

Voilà le machiavélisme clanique !

[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?
[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?
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Nadine Nagel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:13
[Congo-Brazzaville] Quand "Kiki" deviendra président de la République du Congo

Par Marie-Louise ABIA

kiki le pétrolier

Imaginons un scenario tout simple :

Acculé par les congolais qui lui cassent les oreilles nuit et jours à propos des Etats Généraux de la nation,

Observé par la communauté internationale qu’il s’évertue à séduire en multipliant les engagements dans des affaires qui ne le regardent parfois pas,

Animé par la crainte de devoir finir sa vie en prison ou dans une fosse,

Inquiet d’imaginer ses enfants poursuivis et bannis dans tous les coins du Congo,

Risquant le tout pour le tout, Denis Sassou Nguesso exécute une stratégie incontestable :

Première décision :

Pour montrer aux yeux de la terre entière qu’il est un homme de paix et de dialogue, Sassou Nguesso accepte d’organiser une énième rencontre genre « Ewo » ou « Dolisie », où les participants blablatent à foison, en mangeant et en buvant à gogo. Ils en sortent avec des résolutions que Sassou Nguesso va utiliser comme du papier toilette et pour finir, il leur dit :

« je vous ai donné ce que vous vouliez, alors, j’ai moi aussi le droit de m’octroyer ce que je veux »

Deuxième décision :

Pour protéger sa famille, et rester protégé (lui-même) contre la justice avec les affaires des disparus du Beach, les biens mal acquis, les morts du 4 mars, les morts de chez Thourout, etc., Sassou Nguesso modifie sa constitution ; il y insère un nouveau truc spécial que ses conseillers viennent de lui suggérer : la création du poste du Vice-président de la République.

Troisième décision

Pour assurer ses arrières, il place son fils bien aime « Kiki » au poste de Vice-président de la république du Congo, tandis que lui-même reste président pendant 6 mois. Apres ces 6 mois, il se dit enfin fatigué et malade, il décide de démissionner, puis se retranche à Oyo.

Conséquence :

Son fils « Kiki » est, de facto, le nouveau président de la république du Congo

Nous voilà donc avec notre petit Sassou Nguesso comme président pour plus de trente ( 30 ) ans, comme papa

Dans les coulisses, n’ayant pas d’expérience, Kiki ne dirige pas le pays, mais c’est papa Denis Sassou Nguesso, retiré à Oyo, qui tire toutes les ficelles de la république dans l’ombre. Sassou Nguesso continue ainsi de diriger le Congo par l’entremise de son fils.

Ainsi, Sassou Nguesso devient notre président à vie, et la famille Nguesso s’octroie une immunité à vie, avec la bénédiction et la complicité de certains congolais.

Conséquences :

- Beaucoup plus de disparitions du type « disparus du Beach »

- Beaucoup plus d’intimidations, d’arrestations arbitraires, de tortures, et d’assassinats

- Toujours pas d’eau ni d’électricité

- Pas d’écoles ni d’hôpitaux valables

- GENOCIDE OUVERT DU PEUPLE CONGOLAIS EN TOUTE IMPUNITE

Par Marie-Louise ABIA

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Marie-Louise ABIA - dans Congo-Brazzaville
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 17:56
Afrique/Senegal : Mandat de 5 ans Macky Sall met fin à la polémique

SENENEWS.com | 24/02/2014 à 11:36 - Mis à jour le 24/02/2014 à 12:30

Le groupe consultatif de Paris s’est ouvert ce matin sur une déclaration de taille du Chef de l’Etat Macky Sall. Ce dernier qui prenait en direct sur la RTS la parole lors de cette ouverture a annoncé que comme promis lors de la campagne électorale, qu’il comptait respecter sa promesse de faire cinq ans à la tête de notre pays. En effet le President Macky Sall vient de dire que desormais le Mandat Présidentiel est de 5 ans renouvelable une seule fois comme aux USA et ceci applicable à l’instant même. Ceci met fin à la polémique !

Avec Dakaractu

SOURCE : http://www.senenews.com/2014/02/24/mandat-de-5ans-macky-sall-met-fin-a-la-polemique_75772.html

NOTRE COMMENTAIRE :

Nous espérons que M. Sassou Nguesso, le produit des lobbies mafieux français qui se nourrissent de sang humain, s'inspirera de la décision sage du Président Macky Sall...

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Dakaractu - dans Afrique Congo-Brazzaville
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:59
République du Congo : tortures, persécutions politiques et attaques contre les libertés syndicales

Auteur: OCDH

République du Congo : tortures, persécutions politiques et attaques contre les libertés syndicales

Par OCDH le samedi 8 février 2014,

La FIDH et l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) expriment leurs vives inquiétudes et préoccupations face à la détérioration de la situation des droits humains et des libertés fondamentales en République du Congo, notamment la persistance de la pratique de la torture, la persécution des acteurs politiques et l’instrumentalisation de la justice pour faire taire toute voix contestataires. Dans cette note, nos organisations ont recensé des cas de tortures et de mauvais traitements visant des acteurs politiques (1) ;et reviennent sur deux affaires qui défraient actuellement la chronique : les actes de tortures, d’arrestations illégales et arbitraires des personnes soupçonnées de collaboration ou de connivence avec le colonel Marcel Ntsourou (2) ; et les actes de harcèlement dont sont victimes les leaders syndicaux enseignants par le Gouvernement congolais pour casser leur mouvement de grève (3).

1- Actes de tortures et de répression politique

La pratique de la torture et des traitements dégradants et inhumains perdure en République du Congo, que ce soit à l’encontre de simples individus ou de militants politiques. Deux cas récents démontrent la réalité du phénomène et l’impunité dont jouissent leurs auteurs. Ainsi, selon les informations recueillies, M. Jean EBINA, le président du Parti Congolais Ecologiste et Ethique (PCEE) a été arrêté, le 16 janvier 2014, aux environ de 21 heures, de façon manifestement illégale. Arrêté, sans aucun flagrant délit ni mandat, à quelques mètres de son domicile par une dizaine de policiers affectés au commissariat central de police de la Mfoa, (quartier plateau des 15 ans), il a été sévèrement battu, déshabillé puis conduit au commissariat central de police de la Mfoa à bord d’un véhicule portant les écrits « CCP4 » (commissariat central de police Mougali). « Ce pouvoir n’appartient pas aux téké » lui aurait signifié l’un des policiers pendant qu’il le battait, laissant supposer un caractère politico-ethnique au motif de cette arrestation.

Aucune mention n’a été faite sur la main courante du commissariat permettant de justifier les raisons légales de l’arrestation de M. Jean EBINA. Il a été relâché dans la nuit du 16 au 17 janvier 2014 vers quatre (4) heures du matin après avoir payé une somme 50.000 francs CFA. Ces pratiques sont monnaie courante dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie au Congo. Une enquête devrait être ouverte par les autorités judiciaires sur les motivations de cette arrestation, afin d’identifier les auteurs des mauvais traitements reçus par M. EBINA et que ceux-ci soient poursuivis conformément à la loi. A ce jour, rien n’a été fait.

Le 30 avril 2013, M. Samson Mongoto, individu soupçonné de complicité de vol, a été arrêté par les agents de police en service au commissariat de police du quartier Diata. Pendant sa garde à vue, le 1er mai 2013, il a été victime d’actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants. « Déshabillé, menotté aux mains et aux jambes, j’ai été placé en suspension entre deux supports à l’aide d’une grosse barre de fer passé entre mes jambes puis battu. La torture a duré environs 3 heures dans une pièce inachevée dans l’enceinte même du commissariat» selon la victime. En raison de son état de santé à la suite de ces violences, M. Samson Mongoto a été conduit à l’hôpital de Makélé-kélé où des soins intensifs lui ont été administrés.

L’OCDH, en date du 8 janvier 2014, a rencontré le commissaire de police de quartier Diata et le commissaire central de police de Djoué pour s’informer de la situation. Ces derniers ont refusé de partager les informations sur les faits et les auteurs présumés de ces actes, se réfugiant derrière le droit de réserve auquel ils sont astreints en tant que policiers. Ils ont recommandé à l’OCDH de saisir leur supérieur hiérarchique, le Directeur général adjoint de la police pour obtenir de lui l’autorisation afin que ses subordonnés communiquent sur ce dossier. Par ailleurs, le certificat médical définitif établi par le médecin légiste fait état : « des cicatrices inesthétiques des deux mains, raideurs des mains et des doigts, douleurs quasi-permanentes, perte de l’éminence hypothénar ». A ce jour, aucune enquête ou procédure judiciaire n’a été ouverte pour identifier et traduire en justice les auteurs présumés de ces actes graves.

L’OCDH et la FIDH rappellent que le Congo est partie à la Convention des Nations unies contre la torture en vertu de laquelle, l’État à l’obligation d’enquêter et de sanctionner les agents de l’État responsables d’acte de torture. Par ailleurs, en vertu des dispositions de l’article 2 alinéa 2 de la Convention, aucune circonstance ne peut être invoquée pour justifier la torture, et par conséquent le devoir de réserve invoqué par les agents de l’État ne s’appliquent pas pour les crimes, de surcroît pour les crimes de torture qu’ils ont, au contraire, le devoir de faire cesser et le cas échéant de dénoncer.

2 - L’Affaire du Colonel Marcel Ntsourou

Le 04 mars 2012, un dépôt de munition a explosé à Brazzaville provoquant presque 350 morts, 1200 blessés et de nombreux sinistrés. Le Colonel Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements militaires et secrétaire général adjoint de la sécurité nationale a été accusé d’avoir organisé cette explosion et fit l’objet d’une procédure judiciaire. En juillet 2013, il affirmait dans une interview qu’il était en mesure de prouver l’implication de la haute hiérarchie militaire et du président Denis Sassou Nguesso dans les exécutions et les disparitions de 353 personnes dans l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville en 1999 ; affaire dans laquelle il était cité à comparaître devant le juge d’instruction français.

Le 9 septembre 2013, à l’issu du procès sur l’affaire de l’explosion, il a été condamné à 5 ans de travaux forcés avec sursis et fut placé en résidence surveillée. Le 16 décembre 2013, des affrontements se sont déroulés dans son habitation de Brazzaville entre les Forces Armées Congolaises (FAC) et les éléments de la garde du colonel Ntsourou faisant officiellement entre 20 et 42 morts et des dizaines de blessés. Après s’être rendu aux forces de police, le Colonel Marcel Ntsourou a été placé en détention à la maison d’arrêt. A la suite de ces affrontements, certains de ses proches ont fait l’objet d’arrestation, d’acte de torture et de traitements dégradants et inhumains.

Interview à la radio Forum FM du 28/07/2013 (35 - 45ème minutes) : http://www.frtdh.org/fr/audio/le-colonel-marcelntsourou- se-defend-et-accuse-sassou-de-complot contre-sa-personne-et-les-tekes-264.html

2. Pour l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville, dans laquelle la FIDH et l’OCDH sont parties civiles dans la procédure judiciaire en France, voir : http://www.fidh.org/fr/afrique/Congo,61/Affaire-des-disparus-du-Beach,689/

3. Pour l’ensemble des peines prononcées contre l’ensemble des prévenus, voir http://www.rfi.fr/afrique/20130909-explosionmpila-

Le 21 décembre 2013, M. Bouloukoué Albert Désiré, sergent-chef en service à la Direction générale de renseignement militaire (DCRM), a été convoqué par son chef hiérarchique, le colonel Ntodi. Arrivée à la DCRM, il a été soumis à un long interrogatoire focalisé sur la nature de ses liens avec le colonel Marcel Ntsourou avec qui il a travaillé dans le passé à l’époque où ce dernier était Directeur de renseignements militaires. Bien qu’il ait clamé n’avoir depuis aucun lien avec Marcel Ntsourou, il été placé en garde à vue pendant 8 jours à divers endroits dont les locaux de la gendarmerie nationale. Depuis le 30 décembre 2013, il est en détention à la maison d’arrêt centrale et de correction de Brazzaville.

Le 14 octobre 2013 à Moungali, rue Moundzombo aux environs de 14 heures, M. Destin Mpikinza, commandant des Forces Armées Congolaises et Prudent Kikeni, chauffeur recruté en septembre 2013, tous deux collaborateurs du colonel Marcel Ntsourou ont été pris en chasse par un groupe d’une vingtaine de personnes munies d’armes de guerre (PMK et pistolets) en service au corps de police « Groupement de Répression du Banditisme (GRB) ». Alors que le chauffeur, M. Prudent Kikeni, tentait d’accélérer, il fut atteint d’une balle au flanc. Les deux hommes furent finalement interpellés à bord de leur véhicule (immatriculé 007 FF4 de marque toyota Hilux double cabine).

Menottés, cagoulés puis torturés, ils ont ensuite été conduits à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) où les premiers soins ont été administrés à M. Prudent Kikeni. Les autorités militaires auraient reproché à Prudent Kikeni et Destin Mpikinza de vouloir « fomenter un plan d’achat d’armes de guerre pour semer le chaos et déstabiliser les institutions de la République ». Ils ont été complètement déshabillés puis emmenés à leurs domiciles où des perquisitions ont été réalisées sans mandat. La famille du commandant Destin Mpikinza affirme que tous ses documents (documents de service, son certificat médical, pièces d’identités et autres) ainsi que les pièces d’état civil des de ses enfants ont été emportés. Le fait que ces perquisitions se soient déroulées alors que les deux hommes étaient nus et de surcroît devant leurs familles respectives constitue un traitement dégradant et humiliant.

Pendant les dix (10) jours de leur détention arbitraire à la DGST, ils n’ont pas pu bénéficier des visites de leurs parents, ni de leurs avocats. Le 24 octobre 2013, ils ont été transférés à la maison d’arrêt centrale et de correction de Brazzaville où ils ont finalement pu recevoir la visite de leurs familles et celle, à deux reprises, de leurs avocats. Les proches de Destin Mpikinza qui ont pu le rencontrer en détention affirment que son corps était marqué de blessures et que son visage était enflé.

Le 02 novembre 2013, sans que son avocat ni sa famille n’aient été prévenus et sans avoir été entendu par un juge d’instruction, il a été transféré à bord d’un jet privé à la maison d’arrêt de Ouesso (à environs 850 kms de Brazzaville, au nord-ouest du pays). Cette mesure, réservée aux détenus les plus embarrassants pour les autorités s’apparente à une mesure d’isolement forcée d’autant plus que les instructions en provenance de Brazzaville interdisent à M. Destin Mpikinza de communiquer avec sa famille. Ces mesures traduisent la volonté manifeste des autorités de le garder au secret.

A la maison d’arrêt de Ouesso, M. Destin Mpikinza qui est diabétique est détenu d’après les information recueillies dans une pièce de 3m sur 3m, surchauffée, sans toilettes et il lui est interdit de sortir. Son certificat médical lui interdit de travailler en dehors de Brazzaville et Pointe Noire en raison de la qualité des structures de santé chargées de le suivre. Par conséquent, il est obligé de se traiter seul par injections d’insuline matin et soir. En raison des restrictions qui lui sont imposées, il lui est impossible de faire les contrôles de santé nécessaires auprès de son médecin traitant se trouvant à Brazzaville. Ces mesures d’éloignement et d’isolement semblent être destinées à l’empêcher de bénéficier des services d’un avocat. Elles ne garantissent pas non plus son intégrité physique et le mettent en danger.

M. Prudent Kikeni, auquel l’OCDH a pu rendre visite le 30 décembre 2013, porte sur son corps les marques de sa blessure par balle et des coups qu’il affirme avoir reçus. Il déclare aussi ressentir des douleurs intenses au niveau du cœur et de la clavicule gauche, conséquences, selon lui, des coups portés de la part des policiers. M. Prudent Kikeni, déplore également ses conditions de détention, notamment la qualité de la nourriture.

La FIDH et l’OCDH rappellent aux autorités congolaises que les personnes, quelle que soit la forme de leur détention ou de leur emprisonnement, ne doivent pas être soumise à la torture ni à des peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants ; et doivent être traitées avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine. Conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies contre la torture, aucune circonstance ne peut être invoquée pour justifier la torture ou le traitement cruel, inhumain ou dégradant.

3 - Harcèlement des leaders syndicaux

Les leaders syndicaux enseignants de la Concertation pour la revalorisation de la profession enseignants (CRPE) et de la Coordination syndicale libres des enseignants du Congo (COSYLEC) continuent de faire l’objet de persécution de la part du Gouvernement congolais. Ce dernier a réussi à instrumentaliser et à diviser les syndicalistes afin d’endiguer le mouvement de protestation sociale, et de dissuader d’autres syndicats de se joindre au mouvement de grève.

A la suite de promesses non tenues par les pouvoirs publics, notamment la publication du décret portant relèvement 300 de la valeur du point d’indice des fonctionnaires de l’Etat, la publication du décret portant statut particulier des agents de l’éducation et la publication de l’arrêté fixant les montants et modalité d’attribution des primes et indemnités des agents de l’éducation nationale, les leaders syndicaux de la CRPE et de la COSYLEC ont, le 6 janvier 2014, lancé une fois de plus le mot d’ordre de grève générale qui, depuis lors, a perturbé sérieusement les cours au niveau primaire et secondaire.

Ce même 6 janvier 2014, le Gouvernement a lancé une grande campagne médiatique d’intimidations, accusant les responsables du mouvement de grève d’anarchisme et de vouloir déstabiliser les institutions de la République. Le même jour, une ordonnance judiciaire a été prise par le Président du tribunal de grande instance de Brazzaville interdisant les activités de la CRPE. Depuis, les leaders syndicaux visés font l’objet de visites régulières à leur domicile par les agents de sécurité agissant pourtant sans mandats, ni aucune autre base légale. Ils font depuis lors l’objet de tentatives d’arrestations illégales et de menaces de mort via des appels téléphoniques de la part des agents de la Direction générale de la surveillance du territoire et des Directions départementales de la surveillance du territoire.

Ainsi, le jeudi 9 janvier à 6 heures du matin, les agents de la sécurité d’Etat se sont présentés au domicile de M. Marcelin Ganka, co-président de la CRPE. En l’absence de ce dernier, ils ont arrêté sa femme et son frère cadet et les ont conduits dans les locaux de la Direction Départementale de la Surveillance du Territoire (DDST). Ils ont été relâchés le même jour aux environs de 18 heures après de sévères menaces. La police les a chargé d’un message à transmettre à M. Marcelin Ganka : « dis à ton mari de venir signer la déclaration de cessation d’avis de grève, sinon, nous mettrons la main sur lui ».

Le samedi 11 janvier, aux environs de 6 heures du matin les agents de la DDST se sont rendus au domicile de M. Fidèle Nkouka, également co-président de la CRPE. Ne l’ayant pas trouvé, ils ont arrêté sa femme et leurs quatre enfants, tous mineurs dont un bébé de 6 mois et les ont emmenés dans les locaux de la DDST. Ils n’ont été libérés qu’après plusieurs heures de détention et avoir essuyé des menaces sérieuses.

Le même jour, madame Monique Ngakosso, membre de la COSYLEC et cosignataire de l’avis de grève, a été arrêtée de bonne heure à son domicile par les agents de la sécurité du territoire et conduite à la DDST. Les autorités de la surveillance du territoire reprochent à Mme Julienne Ngakosso d’avoir signé un avis de grève. Elle a passé deux jours à la DDST avant d’être relâchée. Si les leaders syndicaux ne font pas encore l’objet de poursuites judiciaires, l’ordonnance du 6 janvier 2014 les expose cependant, en cas de refus d’obtempérer, à de telles poursuites. Ces leaders syndicaux sont repartis dans la clandestinité comme l’an dernier, alors que la Convention 87 de l’OIT sur la Liberté Syndicale ratifiée par le Congo et dont les dispositions sont reprises dans sa Constitution, précise que « nul ne doit être privé de sa liberté ou faire l’objet de sanction pénale pour le simple fait d’organiser ou de participer à une grève pacifique ».

Le Gouvernement congolais ne doit pas ignorer que « tout individu a droit a la liberté et à la sécurité de sa personne ». Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi. Nos organisations estiment que l’ordonnance judiciaire du 6 janvier 2014 interdisant les activités de la CRPE n’a pour but que d’entraver et dissuader toute contestation syndicale et a été prise sur la base des considérations purement politiques pour étouffer les revendications des enseignants. Au lieu de négocier, le Gouvernement préfère user de la violence.

4 - Liberté de réunion et droits politiques

Le 10 janvier, M. Hilaire Eyima, professeur de français au lycée de la révolution de Brazzaville a été arrêté par les éléments de la DGST, alors qu’il était en train de donner un cours. Il a été conduit à la DGST puis soumis à un interrogatoire. Selon les fiches de renseignements de la DGST, M. Hilaire Eyima aurait présidé une réunion politique regroupant les partisans de M. Okombi Salissa, une ancienne figure du parti au pouvoir, le Parti congolais du travail (PCT), qui a perdu son poste ministériel et a été récemment radié des membres du PCT, et prend depuis lors des positions critiques à l’égard du pouvoir en place. N’ayant pas reconnu ces informations, il a été relâché. Cette arrestation constitue un mauvais signal avant coureur concernant le respect de la liberté de réunion, en particulier concernant les libertés politiques des hommes et femmes politiques considérés comme opposants au régime.

Conclusion et recommandations

A mesure que le contexte politique se dégrade au Congo, on assiste à une détérioration de la situation des droits humains. La communauté internationale doit porter une attention particulière à la situation au Congo afin de prévenir le risque d’une dérive totale qui mettrait en péril les droits et libertés fondamentales dans une région déjà fortement troublée.

Face à cette situation inacceptable qui dénote le mépris des droits humains et accentue l’impunité des auteurs, la FIDH et l’OCDH exhortent le Gouvernement congolais à :

- Compte tenu des irrégularités de procédures de procéder à la libération du commandant Destin Mpikinza ainsi que des autres personne en détention cités dans la présente note de situation ;

- Identifier les commanditaires et les agents ayant perpétré ces tortures et les traduire en justice ;

- Mettre fin aux pratiques d’arrestations et détention arbitraire auxquelles se livrent les agents des forces de l’ordre ;

- Respecter la liberté de réunion et de manifestation pacifique ;

- Mettre en place un Observatoire indépendant du milieu carcéral composé des agents de l’Etat et des ONG des droits humains pour assurer un contrôle en milieu carcéral sur les motifs de placement en détention et ; à veiller à la protection des détenus contre toute forme de traitement cruel, inhumain et dégradant ;

- Faire entendre par un juge indépendant le colonel Marcel Ntsourou sur sa version des faits et des responsabilités dans l’affaire des disparus du Beach ;

- Abroger l’ordonnance judiciaire du 6 janvier 2014 interdisant les activités de la CRPE ;

- Rétablir la confiance avec les leaders syndicaux via des négociations sérieuses et mettre ainsi fin à la persécution contre les syndicalistes ;

- Respecter en toute circonstance, les engagements librement consentis par la République du Congo en matière de protection des droits humains et libertés fondamentales.

Au corps syndical de la magistrature de :

- Prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer l’autorité de la justice. Car, la police et l’armée congolaise s’attribuent plus de pouvoir et sévissent dans l’arbitraire au détriment d’un système judiciaire fort et impartial, garant d’un vrai contrôle démocratique et du respect des droits humains.

Source : http://blog.ocdh.org/post/2014/02/08/R%C3%A9publique-du-Congo-%3A-tortures%2C-pers%C3%A9cutions-politiques-et-attaques-contre-les-libert%C3%A9s-syndicales


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OCDH - dans Congo-Brazzaville
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:03
Congo-Brazzaville : Justice, politique et droits de l'homme en vedette dans la presse

Presse Congolaise. DR.

L’interpellation des autorités judiciaires du Congo à la suite du décès d’un détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville, le prochain mandat de Sassou N’Guesso à la tête du pays et les droits de l’homme, sont en vedette dans les journaux ce mercredi à Brazzaville.

« Le gendarme Eric Souami, inculpé dans l’affaire Jean –Martin Mbemba, est tombé à la maison d’arrêt et décédé à l’hôpital militaire Pierre Mobengo ! », titre l’hebdomadaire ‘’Le manager horizon’’.

« Dans cette affaire Me Mbemba accusé d’avoir voulu organiser un coup d’Etat contre le pouvoir en place (…) tous les incarcéré sont abandonnés par leur président Me Mbemba (…). Le mardi 11 février, le gendarme Eric Souami détenu depuis 10 mois (avril 2013), est mort », rapporte cet hebdomadaire .

La Semaine Africaine, un autre hebdomadaire, relève qu’« Après le décès du maréchal des logis-chef Eric Souami, ses avocats dénoncent une mort suite aux tortures subies à la maison d’arrêt ».

« Eric Régis Souami, ancien officier d’ordonnance de Jean Martin Mbemba, président de la Commission nationale des droits de l’homme, incarcéré à la maison d’arrêt dans une affaire visant Jean Martin Mbemba, est mort à la suite de tortures à la maison d’arrêt », souligne ce journal qui affirme avoir eu l’information de la part des avocats du défunt détenu.

De son côté l’hebdomadaire Talassa titre, à propos des droits de l’homme : « FIDH, OCDH et cie haussent le ton sur les droits humains : tortures, persécutions politiques et attaques contre les libertés syndicales ».

« La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) ont rendu public le 8 février 2014 à Brazzaville, au cours d’une rencontre avec la presse, une note de situation dans laquelle elles expriment leurs vives préoccupations face à la détérioration des droits humains et des libertés fondamentales au Congo », rapporte ce journal.

L’hebdomadaire Manager Horizon réserve sa Une à la politique en s’interrogeant sur l’avenir politique du Congo avec ce titre : « Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou ? ».

« Ministre de Sassou N’Guesso, de 97 à 2013, éminent membre du bureau politique du PCT (Parti congolais du travail, au pouvoir), André Okombi Salissa se positionne comme le recours, l’actuel homme fort du Congo ne pouvant plus se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Est-il celui qui pourrait sauver la majorité présidentielle ? », s’interroge cet hebdomadaire.

De son côté Talassa titre : « Sassou N’Guesso n’a pas le soutien de Paris pour un nouveau mandat. »

SOURCE : afriscoop

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:12
[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda

Par Wilfrid SATHOUD

La maquette du Barrage de Sounda (EDF)

Considéré à l’origine comme fer de lance du développement économique et de l’industrialisation tant de notre pays, que de la sous région et du continent africain en général, par les gouvernants de la première République du Congo, qui eurent le mérite de poser solennellement, en leur temps, les bases de sa réalisation à ce jour inachevé ;

Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda reste une œuvre de plusieurs générations, demeuré longtemps mis en veilleuse et relégué en second plan des priorités de développement des différents gouvernements successifs depuis la chute de l’Abbé Fulbert YOULOU et du régime de la première République du Congo consécutive à la révolution des 13-14 et 15 aout 1963, jusqu’au renouveau démocratique post-conférence nationale souveraine, marqué par l’arrivé au pouvoir du Professeur Pascal LISSOUBA en 1992, ne cesse de faire coulé actuellement tant d’encre et de salive, au point d’interpeller l’attention de nombreux investisseurs, représentants des Ongs, experts et autres acteurs du développement intéressés par l’exploitation des potentialités économiques du continent africain récemment réunis à Brazzaville du 6 au 7 février 2014, dans le cadre du Forum international « Build Africa » sur le développement des infrastructures en Afrique, qui aurait remis de nouveau sur la sellette cet ambitieux projet d’intégration avec effet multiplicateur à grande échelle impactant sur plusieurs pays membres de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale).

Par devoir de mémoire pour la postérité et sur l’optique de faire œuvre utile à l’antériorité, nous revenons à la suite sur l’épopée du projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda.

24 mars 1961 : Cérémonie officielle de lancement des travaux préliminaires de construction du barrage hydroélectrique de Sounda, l’Abbé Fulbert Youlou accompagné des ministres Stéphane Tchitchelle, Germain Bicoumat, Alphonse Massamba-Debat, Victor Sathoud et Issac Ibouanga, en présence de deux hôtes de marques : le représentant du gouvernement Français Pierre Bokanowski et le leader sécessionniste de la province du Katanga (RDC) Moise Tshombé (premier à partir de la droite).

Pour l’histoire, il convient de souligner que c’est depuis l’époque coloniale, après la réalisation des travaux du chemin de fer Congo-océan (construit de 1921 à 1934) pour relier Brazzaville à Pointe-Noire, sur une distance de 512 kilomètre, traversant la forêt du Mayombe avec 11 tunnels et 27 viaduc, en plus du port en eau profonde de Pointe-Noire, de la mise en exploitation du terminal pétrolier de la Pointe-Indienne par la Société des Pétroles de l’Afrique Equatoriale et la construction de la ligne ferroviaire reliant la région de Franceville, dans le Haut-Ogooué à la voie ferrée Congo océan, pour l’évacuation des minerais de manganèse produit par la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) que prendra forme, entre 1956 et 1957, le projet d’érection d’un gigantesque barrage utilisant les énormes potentialités hydroélectriques du fleuve Kouilou-Niari, situé à environ 70Km du port de Pointe-Noire, dans le magnifique site de Sounda, où serait construit un important barrage de retenue des eaux qui conduirait à la formation d’un lac artificiel de 1800 Km2 permettant de produire 7 à 8 milliards de Kwh/an d’énergie électrique à un cout relativement faible (environ 0,40 FCFA le Kwh).

Cette affaire fructueuse intéressait déjà plusieurs groupes d’origines Américaine, Allemande et Française parmi lesquels figurait entre autre les firmes : US Steel, Mobil et Pechiney qui envisageaient de transformer la bauxite de Guinée.

En effet, c’est la production de l’aluminium qui était à la base du dit projet économique far de la première République du Congo et, la production estimative initiale était évaluée à environ 300 000 tonnes, avec possibilité d’obtenir plusieurs dérivés comme tels que : le ferromanganèse, ferro-silicium, silicio-manganèse,, magnésium, carbure de silicium et phosphore pour former à la fois un complexe métallurgique et électrochimique (pate à papier, nitrate d’ammoniac, urée, phosphate d’ammoniac, chlore, soude, etc…), sur un investissement global d’environ 100 milliards pour la réalisation des travaux de construction du barrage et de l’ensemble électrométallurgique qui devait à terme créer plus de 5 000 emplois directes à Pointe-Noire et conduire à une extension considérable des installations du Port de Pointe-Noire, appelé à devenir avec le sud-Gabon le principal centre névralgique d’implantation du capital français et européen en Afrique.

Pour ce faire, le ministre français des travaux publics d’alors, M. Robert Buron affirmait en substance que :

« le Kouilou retient l’attention combinée de l’industrie de l’aluminium, de l’industrie des ferro-alliages, des industries de l’azote et du phosphore, et même dans une certaine mesure des industries nucléaires, puisqu’il n’est pas exclu que la séparation isotopique, à l’échelle européenne soit conduite à chercher une solution de son problème au Congo. »

Vue aériennes du site de Sounda sur le fleuve Kouilou-Niar

Pierre Bokanowski, représentant du gouvernement français, l’Abbé Fulbert Youlou, président de la République du Congo et Germain Bicoumat, ministre congolais des travaux publiques

De son coté, le ministre des travaux publics de la République du Congo, M. Germain BICOUMAT présentant officiellement le site de Sounda révélait entre autre que :

« la découverte du fabuleux site de Sounda remonte depuis les années 1887-1888 par un français, l’ingénieur hydrographe Jacob, au cours des recherches d’itinéraire de la voie-ferrée qui devait relier la cote à Brazzaville. Son étude prévoyait déjà l’établissement d’un barrage devant permettre la navigabilité du fleuve Kouilou.

En 1898, la mission Marchand fit des reconnaissances dans le même but et, en 1952, à la demande du Territoire du Moyen-Congo, un avant projet d’ouvrage hydroélectriques fut établit pour les besoins éventuels de Pointe-Noire.

En 1954, à la suite de l’avant projet EDF décida d’entreprendre l’étude d’un barrage susceptible de fournir la totalité d’énergie evaluée à environ 7 milliards de Kwh/an. A partir de 1957, la route Pointe-Noire/Sounda commence à être réalisée avec quelques travaux préparatoires exécutés sur le site conformément aux études de détails minutieusement élaborées par le laboratoire national de Chatou en France, où la délégation gouvernementale du Congo conduite par le Vice-président de la République, Stéphane TCHITCHELLE découvrait avec émerveillement en Octobre 1960, la maquette du barrage de Sounda fidèlement reproduite avec tout son environnement et l’eau qui bouillonnait jusqu’à la projection cinématographique développant la mise en place, si délicate du batardeau, premier élément de la voute provisoire de retenue d’eau ».

A ce moment, le Congo ayant accédé à la souveraineté, l’Assemblée Nationale légifèrera le 20 Décembre 1960 sur le caractère d’utilité publique des travaux préliminaires d’aménagement du site de Sounda confiés à un consortium Franco-Allemand dans lequel faisait parti la société Forges et Ateliers du Creusot (Usine Schneider) chargé de réaliser les travaux préliminaires d’aménagement et de construction du barrage démarré grâce a un premier financement de la France, interrompu après la révolution.

Les tentatives de relance de ce projet, sur montage financier Sud-Africain, préconisé en son temps par le gouvernement du Président Pascal LISSOUBA s’étant une fois de plus soldés par un échec en 1997, va-t-on enfin espérer voir un jour la réalisation de ce projet ambitieux, afin de pallier au déficit énergétique criard constaté au Congo et dans la sous région ?


Par Wilfrid SATHOUD

sathoudwilfrid@yahoo.fr

[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda
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Wilfrid Sathoud - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT