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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:05
 
Les "Andzimba" sont les tueurs ethno-tribaux mbochis au service de M. Sassou Nguesso. Ils relèvent d'une société secrète ethno-tribale reposant sur des us et coutumes traditionnelles. Leur rituel est à dominance sacrificielle du sang humain qu'ils boivent...

 

par Nsinda Zâ Kongo

 L’INVASION DE L'ORDRE DES « ANDZIMBA »

 

Invasion "Andzimba" dans le Pool

 

C'était la cinquième femme qui venait d'être dépecée dans la contrée de Mpassa dans la région du Pool. Le manque d'experts en criminologie fut naturellement suppléée par l'intelligence naturelle locale des notables de la contrée. Cette dernière isola en premier la similarité du mode opératoire nonobstant le fait que l'avant dernière victime fut démembrée avec son fils de quatre ans. Un profil fut facilement établi eu égard aux éléments ci-après ; les victimes tuées revenaient toutes de leurs travaux champêtres. L'assaillant avait dû les observer toute la journée s'assurant ainsi que personne n’intervînt lors de l’assaut. Les forfaits étaient perpétrés en fin de journée et à chaque fois la scène de crime se trouvait non loin de la rivière. Les victimes, excepté le bambin, étaient toutes des femmes et avaient toutes subi des sévices sexuels avant d'être morcelées. Toutes, à l'exception des deux premières, avaient essayé en vain de fuir leur assaillant. Les profils établis par les profileurs convergèrent. L'assaillant devait être le même pour toutes les victimes. Ce devait être un homme non marié et surtout n'ayant aucun succès auprès de la gente féminine. Des suspects furent rapidement identifiés et interpellés. Il devait s'agir d'un sacripant. Tous les chenapans de la contrée furent systématiquement entendus, mais tous avaient un alibi solide et crédible. S'agissait-il d'un chenapan venant d'une autre contrée?

Quelques semaines passèrent, le malfrat n'avait toujours pas été appréhendé ni même identifié avec précision. Entre temps, des mesures de sureté et de sécurité furent prises par les chefs coutumiers de la contrée. Le nouvel Etat prônant "la révolution" à tue-tête sur les ondes de la chaine "nationale" de radio débaptisée « La voix de la révolution » brillait par une étonnante indifférence à l’égard de ces forfaits. Il fut demandé aux hommes d'accompagner leurs épouses aux champs. Aux veuves et aux jeunes demoiselles non encore mariées furent recommandées de ne se rendre aux champs qu’escortées. Les mesures de solidarité furent renforcées dans les villages en vue d'assister les femmes seules et les veuves dont la productivité était désormais contingentée à la bonne humeur des voisins enclins à les accompagner aux champs. La disette ne tarda pas à défrayer la chronique.

Un mois plus tard, deux macchabées furent retrouvés au bord de la rivière ; le malfrat avait encore récidivé. Cependant, cette fois, il y avait deux victimes. Il s’agissait de Mâ Bizenga et de Tâ Massamba son époux. La scène de crime laissait entrevoir une rixe entre les malfrats et le vigoureux Massamba. La psychose était à son comble dans la contrée; il y avait plus d'un malfrat et cette horde ne s’en prenait désormais non pas qu’aux femmes, mais aussi aux hommes et même aux hommes les plus vigoureux à l'instar de Tâ Massamba.

Les villageois accoururent voir la carcasse de ce qui restait du bel et vigoureux homme que fut Tâ Massamba. Il fut remarqué que les organes génitaux du macchabée étaient aux abonnés absents. Quels sont ces énergumènes capables d'infliger de telles atrocités à leur semblable sans aucun état-d'âme?

Les profileurs revirent leurs conclusions. En effet pour venir à bout du vigoureux Massamba, il aurait fallu s’y mettre au moins à deux. C’était évident ; la contrée était en proie à une association de malfaiteurs ; des criminels en bande organisée, ce qui disculpa définitivement les sacripants de la contrée sur qui pesèrent de graves présomptions. Cerise sur le gâteau, des crimes similaires se produisirent dans la contrée de Madzia et de Goma. La dépouille d’un pêcheur chevronné y fut découverte. On crut en premier lieu que l’infortuné était victime d’une attaque de crocodile ; cependant, les entailles sur son corps plaidèrent pour un homicide ; un crime prémédité. En outre les organes génitaux sur le corps du pêcheur, de même, ne répondaient pas à l’appel ; tel était la signature des malfrats sur les victimes du genre masculin.

La région ruminait sa peur et sa torpeur. L’indifférence des autorités de l’Etat était plus qu’insolite, plus insolite encore dans la région les organes génitaux étaient sacrés. Ce qui corroborait les dires en coulisses de certains natifs de la région, collaborateurs des nouvelles autorités du pays. « Des outre-venants appartenant à une sorte de secte mystico-guerrière auraient été délibérément largués dans la région pour semer le deuil et la désolation ». La rumeur courait aussi que le président ressortissant du nord aurait perdu son unique frère lors des troubles politique suivis de violences dont les ressortissants du nord avaient été victimes dans La Capitale. Une autre rumeur faisait état de la frustration du régime sur l'affaire Ange Diawara que la population du Pool à hébergé, nourri et protégé. Qu'à cela ne tienne, l'indifférence des autorités était sujette à caution.

Une réunion secrète fut tenue par les différentes chefferies de la région à l’insu des autorités administratives et politiques. Les Mânes "Mbula" et les Tenants "Bisimbi" furent associés à ce conciliabule grâce aux ingrédients ci-après :

- le "luzibu" pour ouvrir "zibula" et faire se rencontrer les sphères des mânes "Mbula Za Kongo" et celles des humains ;

- la cola "kazu" afin de délecter le verbe du palais "kasula mpova" ;

- le vin collecté à partir de la sève de palmes "nsamba" afin de transmettre "sambula" les conclusions édits des mânes aux genres humains ;

- le ntundu pour remercier "tonda" les différentes sphères de la cosmogonie Kongo des conclusions du conciliabule.

Le propos similaire fut tenu au genre humain lors de cette réunion; "pendant que nous dormions, une vipère fut introduite dans notre maisonnée et cette dernière y vomit ses petits qui y prolifèrent en tuant et dépeçant nos enfants. Ils ont appris à se dissimuler dans notre maisonnée comme sait le faire cette engeance vipirine. Mais qu'à cela ne tienne, il ne sied pas que les chefs rassemblés ici crient haro au diable en public, le cas échéant qu'adviendraient de nos concitoyens ? N'avions-nous pas été respectivement intronisés pour ne pas voir le diable ? Nous viendrons à bout de cette engeance vipérine"

Quelques temps après une rumeur parcourut la région annonçant l'arrestation des assaillants et leur extradition à Brazzaville ; la ville capitale via Kinkala la grande ville de la région. Les villageois seraient donc conviés à vaquer de nouveau à leurs occupations en toute quiétude. Les chefs de la contrée n'infirmèrent ni confirmèrent cette rumeur. Nonchalamment les villageois reprirent leurs activités. Secrètement des instructions furent données à certaines catégories professionnelles locales; notamment les "m'songi" ou collecteurs de noix ou de vin de palme. L'ordre de passer plus d'heures sur les palmiers en scrutant le paysage leur fut intimé.

Cela faisait environ trois heures que Mâ Mpolo s'activait à labourer le lopin de terre qu'elle avait laissé en jachère pendant deux saisons. Du haut d’un palmier sur lequel Tâ Kulu-Bari s'activait à son tour à arracher la grappe de noix de palmes incrustée sur le flanc du palmier, il remarqua une silhouette à allure insolite qui scrutait les moindres faits et gestes de Mâ Mpolo depuis un bosquet. Du palmier Tâ Kulu-Bari remarqua que la silhouette était dénudée et portait sur le dos une sorte de nasse dans laquelle devait se trouver des fléchettes. Tâ Kulu-Bari suivit scrupuleusement la procédure édictée par le conseil des chefs. Il ne fallait surtout pas interférer mais plutôt déclencher l'alerte. Il hissa du haut du palmier son pantalon noir qu'il déploya comme une bannière. Un autre "m'songi" remarqua le geste de Tâ Kulu-Bari du haut d’un palmier et fit autant. Tous les "m'songi" ayant repéré le geste en firent autant et formèrent une sorte de chaine. Leur message parvint au village qui fit retentir le cor et le gros tam-tam pour alerter les villages alentour. En moins de deux heures les "makesa" de la contrée étaient regroupés et la battue pouvait commencer.

Au bout de deux heures la battue avait pris fin. Au final deux sauvageons furent dénichés au fond d’une tanière par les chiens de la battue. Ce qui ne fut au début qu’une rumeur s’avéra vrai. Les deux sauvageons ne parlaient aucune langue locale. Des natifs de la région ayant travaillé outre-région pouvaient déchiffrer ce qui sortait de la bouche des sauvageons. Ils disaient être de l’ordre des « Anzimba » ; un ordre mystico-guerrier et soutenaient que l'hécatombe est à venir. Des battues furent organisées dans toute la région et plusieurs sauvageons du même acabit furent appréhendés. La psychose dura des années avant que les habitants de la région du Pool reprennent confiance.

"Les faits sont têtus". Ils étaient annoncés même par le biais des ondes de la radio et personne ne fit le rapprochement. Dans les années 80 au tour de midi la Voix de la Révolution Congolaise; l'unique chaîne de radio du pays diffusait une émission intitulée "Madame midi approche". Cette émission était en général suivie d'une berceuse chantée dans un idiome du nord. Le message de cette berceuse était :

- " as-tu vu quelqu'un qui va vers Ngelé?"
- "Alors dis à ce dernier que le malheur approche"

Ngelé n'est pas Brazzaville? L'opération Mouebara est un projet national commun au ressortissants du nord et concocté minutieusement depuis belle lurette. Il sied que le Pool se réveille à nouveau pour extirper définitivement la vipère de la maisonnée.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 23:00
par Theophile Mbemba
 

Modeste Boukadia : Ci-gît le Congo-Brazza

"C'est maintenant que j'ai soif, traversant le désert aride qu'il faut m'apporter à boire, n'attendez pas que j'en sois sorti, cela ne servira plus à rien" (Alain Azria)

Alexandre Soljenitsyne eut son Archipel du Goulag, écrit de 1958 à 1967 pour n'être publié qu'en 1973 à Paris, nous congolais, nous avons désormais et depuis LE 05 octobre 2016, date de sa publication, nôtre "Ci-gît le Congo Brazza - Sassou-N'Guesso m'a tuer" de Modeste BOUKADIA !

Écrit à partir de témoignages des prisonniers et de l'expérience de l'auteur, l'Archipel traite du système carcéral et de travail forcé mis en place en Union Soviétique. Il ne contient ni personnages ni événements inventés. Hommes, lieux et événements y sont douloureusement vrais et réels. Ce que ne renie en rien Modeste BOUKADIA qui nous donne, ici, à lire sur la dévastation du Congo et des congolais par un système inique et parasitaire.

QUI DONC EST MODESTE BOUKADIA ?

Il y eut les Pères Fondateurs de la Nation, il y aura Modeste BOUKADIA, à ne point en douter ! 9 mois, le temps d'un enfant... 9 mois déjà qu'il est embastillé pour une cause qui va au-delà de sa seule personne. Il n'était donc que plus que temps que le temps accouchât du MANUSCRIT, prélude à la naissance de la NATION dans l'UNION en toute conscience.

Son "Ci-gît le Congo Brazza", plus qu'un livre sur des banalités politiques communes comme il s'en écrit tant, est l'acte politique majeur d'un Homme lucide qui donne à voir, à entendre le cœur battant de son Pays mis à l'agonie. Il lève le voile sur ce qui se vit aujourd'hui dans le Pool avec une acuité confondante de la part des acteurs et des événements d'un passé qui, décidément ne passe pas.

L'œuvre de toute une classe politique dont la seule intelligence aura consisté à s'investir à recouvrir la tombe du gisant du purin de sa duplicité en privilégiant la proéminence des ventres sur l'intérêt bien pensé des Peuples !

De cette classe politique qui a conduit le Congo et les Peuples dans ces impasses, à l'instar du Cardinal de Richelieu, cette épitaphe : "Tout le bien qu'ils firent, ils le firent mal. Tout le mal qu'ils firent, ils le firent bien !"

Et si nous sommes tous d'accord sur ce constat, Lui, par la trame des faits avérés montre le cheminement de nos indépendances à d'avant nos indépendances jusqu'à nos indécentes dépendances. Rien n'y est omis, tout est passé au tamis dans la proportion nécessaire qui suffise à faire l'Histoire, et en filigrane pour les plus avisés d'entre nous, saisir l'essence de la naissance du SUD CONGO, car il nous fait parfois accepter de détruire l'ancien monde pour que naisse une nouvelle génération d'Hommes Libres !

"Dans le vocable convenu, on peut dire qu'il s'agit ici du projet de société et du programme de gouvernement qui sont les deux mamelles qui pourront garantir la liberté et le vote dans tout le pays, en vue d'une nouvelle gouvernance. La transition politique qui se profile à l'horizon du Congo-Brazzaville doit s'atteler tant à l'explication qu'à la mise en place de ces deux fondamentaux pour œuvrer à l'unité nationale, favoriser la réconciliation et préserver la république une et indivisible respectant les régions." (Ci-gît le Congo Brazza, Chapitre 7 - page 489, Une vision du futur, Modeste Boukadia)

À commander sur : http://www.auteursdumonde.fr/boutique/index.php?id_product=22&controller=product

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:02

PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL : Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l’Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie

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SOUVENONS NOUS DE TOUTES LES VICTIMES DES VIOLENCES POLITIQUES AU CONGO

LE  PERE GEORGES VANDENBEUSCH L’ANCIEN PRISONNIER ET LE PASTEUR DAVID GOMA CELEBRERONT UN CULTE OECUMENIQUE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES.

Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.? Apocalypse 2:10

PRIONS POUR LA PAIX AU CONGO
PRIONS POUR LES VICTIMES DU POOL

Dimanche 23 octobre 2016 à 14h30 En l?Église Catholique Saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie 10 Rue des Boudoux 92400 Courbevoie
Accès: RER ou Metro:   LA DEFENSE, prendre bus 275 ou 278 Arret: Herold- Mairie de Courbevoie

Diffusé le 17 octobre 2016, par www.congo-liberty.com

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 20:02
 
Après lecture de ce qui suit, y a-t-il génocide et crimes contre l'humanité ou pas? Ces "Opérations" de purification ethniques se poursuivent à ce jour, en 2016, dans la région du Pool. Les éléments contenus dans cette lettre au CMAS en constituent le socle. Les mêmes persécutions décrites dans ces documents sont opérées en ce moment même dans la région du Pool.

 

Trône de sang et purification ethnique Trône de sang et purification ethnique

 

Présidence  de la République du Congo

Cabinet du Chef de l’Etat

Brazzaville le 07 janvier 2000

 

Le Président de la République

N° 019/000/PR-CAB

 

Diffusion strictement limitée aux membres du CMAS

Orientations générale à la réunion du Comité Mixte d’Actions Spéciales

du 07 janvier 2000 à Brazzaville

 

Chers membres du Comité Mixte d’Actions Spéciales,

Comme je le fais traditionnellement depuis octobre 1997, après tous les discours officiels que j’ai tenus ces derniers temps, lesquels comme vous le savez bien, sont destinés aux chancelleries étrangères et au grand public mais non aux hommes du pouvoir que vous êtes, je tiens à réaffirmer devant vous, les grandes orientations qui doivent guider notre action pour cette années 2000.

Celles-ci résultent des engagements que nous avons pris ensemble lors de notre première réunion du 10 novembre 1996 sur la prise du pouvoir, sur les techniques de sa consolidation et les moyens de sa pérennisation. Il vous appartiendra au cours de cette première réunion annuelle d’y réfléchir et d’en déterminer les modalités d’application. Je dois vous rassurer que les accords signés ça et là s’inscrivent dans le cadre des diversions prévues dans notre stratégie, nécessaires pour notre image et ne doivent en aucun cas entamer votre moral. Nous devons continuer de nous appuyer sur la force comme moyen essentiel de la conservation du pouvoir.

Au demeurant, je ne peux manquer de vous rendre un vibrant hommage pour les victoires remportées jusqu’à ce jour. Malgré un environnement caractérisé par un tintamarre médiatique contre régime, vous avez su appliquer le célèbre précepte de Mao Zedong : « Le pouvoir est au bout du fusil ».

Nous n’avons pas droit à l’erreur d’analyse. Quand il s’agit de l’Afrique, les Occidentaux ne respectent que la force tout en prenant le soin de se cacher derrière la reconnaissance des états et non des régimes. Le slogan « Le pouvoir ou la mort » doit être gravé dans la conscience de chacun de nos hommes. Je ne vous rappellerais jamais assez que le retour de la paix signifie la perte de notre pouvoir.

Vous réalisez à présent à quel point l’arsenal militaire de l’Angola nous est précieux. Peu importe que, politiquement, nous ne représenterons que 15% de la population. Le peuple n’est ni plus ni moins qu’un bouclier dont il faut se servir habilement. L’essentiel est d’avoir la force militaire de notre côté. Nos deux ans de règne contre la volonté de la majorité du pays et d’une bonne partie de l’opinion internationale en sont la preuve.

Le maintien de l’étatd e guerre à l’instar de l’Angola, l’extermination progressive des populations qui nous sont hostiles, la répression conséquente de toute velléité d’opposition intérieure, le musellement de la presse nationale, la traque de tous nos opposants partout où ils se trouvent à l’étranger, la déstabilisation des associations et des personnalités étrangères critiquant notre régime, la désinformation de l’opinion nationale et internationale grâce aux puissants moyens de presse dont nous disposons doivent demeurer les principaux axes  de notre politique. L’application rigoureuse de celle-ci est le seul gage de la survie de notre régime.

C’est pourquoi, pour cette première réunion annuelle du Comité Mixte d’Actions Spéciales élargie aux chefs d’antennes territoriales et socioprofessionnelles, je vous invite à réfléchir profondément sur les points suivants :

t  Poursuivre l’opération Mouebara dans les nouvelles conditions des accords de Pointe-Noire et de Brazzaville, parachever impérativement le dépeuplement des 430 000 personne prévu dans sa dernière phase dont l’exécution a été perturbée par les accords précités, car si les résultats sont très satisfaisants dans le Pool, qui aujourd’hui vidé d’environ trois quart de sa population, ils restent cependant très modestes pour les autres régions ciblées, utiliser pour cette mission uniquement des hélicoptères de combat et en faire porter la responsabilité de la provocation aux partisans de l’ancien régime ;

t  Recenser les membres de nos pelotons d’exécution qui menacent de révéler l’existence et l’emplacement des charniers à la presse étrangère et les mettre sous haute surveillance jusqu’à nouvel ordre tout en les tenant suffisamment éloignés des étrangers et de certains mouchards nationaux ;

t  Veiller à ce que les Organisations humanitaires étrangères devant intervenir dans les zones prévues par l’accord de Brazzaville ne tombent sur aucun des 16 charniers dissimulés ; des itinéraires obligatoires devront leur être indiqués et des escortes par nos hommes les plus fidèles devront leur être imposées ;

t  Préparer la tenue d’un séminaire de sensibilisation sur le thème : « Le pouvoir ou la mort » auquel devront participer tous nos hommes  les plus fidèles et aptes à occuper un poste de responsabilité  dans l’Armée, la Police, l’Administration territoriale, la Douane et les Impôts, insister sur l’importance de l’inspiration de cette devise pour notre pouvoir à un moment où les chantres de la démocratisation redoublent d’ardeur à travers le monde ;

t  Prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’aide humanitaire soit prioritairement livrée aux populations favorables au pouvoir et maintenir celles qui nous sont hostiles dans un état de précarité qui les oblige à se soumettre ;

t  Se servir de l’Accord de Brazzaville, notamment en ses articles  5 et 6 pour insérer les Hutus rwandais, les miliciens interhamwés, les anciens membres de la garde présidentielle de feu le Maréchal Mobutu, les tchadiens qui combattent avec nous dans les forces armées congolaises y compris même les angolais et les afro-cubains qui le désireraient ;

t  Interdire strictement la délivrance du passeport national à tout ressortissant du Sud et aux nordistes qui refusent de se rallier afin d’empêcher leur sortie à l’étranger où ils se transforment en témoin à charge contre nous auprès des organisations de défense des droits de l’homme et des tribunaux ;

t  Renforcer les réseaux de l’étranger afin de mieux traquer les opposants et déstabiliser efficacement les organisations hostiles à notre pouvoir ;

t  Organiser l’exécution des détenus politiques se trouvant encore dans nos geôles et en faire porter le chapeau aux éléments incontrôlés ;

t  Réaliser coûte que coûte au cours de l’année un référendum et empêcher par tous les moyens le retour des exilés politiques influents.

Je reste à l’écoute de vos remarques et suggestions.

Le Général d’Armée

Denis SASSOU NGUESSO

Version PDF_Lettre-Programme de Sassou au CMAS pour la purification et l'épuration ethniques dans le Pool et la Bouenza (pdf, 1.5 MB)

__________________________________________

 

Opération Mouebara

 

Présidence de la République                                                      République du Congo

         Unité – Travail – Progrès

Comité Mixte d’Actions Spéciales

N° 023/99/PR/CMAS

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

PLAN D'ACTIVITES DU TRIMESTRE IV

DE L'OPERATION « MOUEBARA »

(01/10 – 31/12/99)

Zones cibles du trimestre :

Pool-Nord,

Bouénza-Nord,

Lékoumou – Niari-Forestier (cf. cartes tactiques jointes au plan)

 

SECRET DEFENSE

 

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

 

 N° D'ORDRE : 01 POOL-NORD

 

ACTIONS :

- Pilonnage de Kibouéndé; -Bombardement de Mayama;

- Empoisonnement des sources d’eau de la zone du Pool-Nord.

 

OBJECTIFS :

- Dépeupler les pays de Mpangala;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans les secteurs des tirs;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur du pilonnage et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies;

- Pousser à l'exil forcé au Gabon et en RDC;

- Terroriser les résistants de l'étranger.

 

NORMES D’APPRECIATION DES OBJECTIFS :

- Passable (25000 tués, 15000 déplacés);

- Bien (30000 tués, 20000 déplacés);

- Excellent (45000 tués, 70000 déplacés).

 

NOTA BENE :

Brûler tout jeune en âge de combattre en provenance des zones àforte résistance.

 

DELAI ou PERIODE :

Mi-octobre début novembre selon conditions météorologiques (absence pluie et brouillard).

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

 2 Mig-21,

4 hélico,

112 bombes,

81  missiles,

37 lance-flammes,

12 canons 122,

20 véhicules 4x4,

280 rockets,

1000 menus,

20 blindés,

5000 grenades.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

468 hommes (344 expatriés, 124 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (108 millions),

internement (160 millions),

Prestations (646 millions),

Imprévus (98 millions) : total = 1016 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Blaise ADOUA.

 

OBSERVATIONS :

- Pilonner et bombarder les lieux à forte concentration humaine (marchés, églises, écoles, terrains de sport, etc).

- Utiliser les signaux externes des ONG humanitaires pour attirer les foules et faire des tirs groupés.

 

N° D'ORDRE 02 BOUENZA-NORD

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Mouyondzi ;

- Bombarder la zone de Mabombo.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

-Dépeupler les plateaux Babémbés ;

-Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement ;

-Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu ;

-Pousser à l'exil forcé vers le Gabon; 

-Terroriser les  résistants de l'étranger.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

22 blindés,

21 véhicules 4x4,

120 bombes,

109 missiles,

300 rockets,

23 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

524 hommes (446 expatriés, 78 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (150 millions),

hébergement (168 millions),

Prestations (699 millions),

Imprévus (106 millions) : total = 1123 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade Longonda Philippe.

 

 OBSERVATIONS :

- Bombarder le marché de Mouyondzi-centre, l'hôpital de Moukala, les champs et le village Louboto proche du barrage Moukoukoulou ;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE) (1).

 

N° D'ORDRE 03

LEKOUMOU-NIARI FORESTIER

 

ACTIONS :

- Bombarder la zone de Sibiti et Zanaga;

- Bombarder la zone de Mossendjo et Mayoko.

 

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

- Dépeupler le Niari forestier et la Lékoumou;

- Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement;

- Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu;

- Pousser à l'exil forcé vers le Gabon;

- Incendier le village natal de Lissouba.

- Mêmes normes que le n°1.

 

DELAI OU PERIODE :

mois de octobre - novembre - décembre.

 

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

13 blindés,

14 véhicules 4x4,

115 bombes,

98 missiles,

271 rockets,

14 lance-flammes.

1 million 7,62.

 

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

415 hommes (346 expatriés, 69 nationaux).

 

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (140 millions),

hébergement (138 millions),

Prestations (662 millions),

Imprévus (95 millions) : total = 1035 millions.

 

RESPONSABLE : Général de brigade ESSONGO B.

 

OBSERVATIONS :

 - Bombarder le marché de Mossendjo-centre, l'hôpital de Makabana, les champs et alentours de MBinda;

- Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE).

 

BILAN PREVISIONNEL POUR LE IVeme trimestre :

Nombre de tués (125.000 hommes),

nombre de fugitifs (275.000 hommes),

nombre de départs en exil forcé (40.000 hommes).

Soit un dépeuplement total de 430.000 hommes. 

 

COUT TOTAL DES OPERATIONS

POUR LE IVème trimestre :

1016.000.000 + 1123.000.000 + 1035.000.000 = 3.174.000.000 F CFA.

 

MODALITES DE DOTATION :

529 millions (1/6 du montant) par quinzaine.

 

Fait à Brazzaville, le 27 Septembre 1999.

 Pour le Comité d'Actions Spéciales,

 Le Général de brigade ESSONGO

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 Commentaire

 

L'opération "Mouebara", du nom de la mère de Sassou Nguesso, était officiellement une opération de manœuvres militaires entre la France, le Gabon, le Tchad et le Congo-Brazzaville, etc...

En fait, avec le recul du temps, il semble qu'il s'agissait donc de la mise à exécution d'un plan macabre d'extermination des populations du sud du Congo-Brazzaville, après les opérations Colombe I et II, Hérode et Hadès.

Il faut noter que toutes les opérations d'extermination ethnique dans toutes les guerres successives du Congo ont été financées par la France, via ELF.

L'on notera également la présence des troupes françaises dans les opérations dites "Colombe I et II".

Des milliards de Francs CFA et des millions de Francs Français (Euro aujourd'hui) sont perpétuellement dilapidés pour l'exécution de programmes d'extermination humaine. La Communauté internationale comprendra-t-elle ? Et jusqu'à quand continuera-t-elle d'accorder des financements sous forme d'aides à un Etat dont les dirigeants kleptocrates, installés par la France, se livrent à des génocides, des crimes contre l'humanité ? Quelques preuves ont été ici fournies.

(Extrait de l’ouvrage de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville – Rapport de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine – 25 Février – 10 juin 1991, Ed. ICES, 2004, épuisé)

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 13:24
Chasse au Bakongo du Pool Chasse au Bakongo du Pool

 

Après avoir mis en scène des funérailles nationales pour des soldats tombés au « front » dans le Pool, suite à la manipulation des tueurs qu’il y a lui-même introduits, histoire de désigner cette région à la vindicte populaire, Sassou a décrété la solution finale contre les paisibles populations de ce département. Un remake de 1977 quand il fit tuer Ngouabi et prononça son oraison funèbre, avant de fabriquer un procès où les suppliciés étaient des gens du Pool.

Monsieur 8 % utilise encore le même scénario.

Les mercenaires qui sillonnent désormais le Pool et la Bouenza ont tous reçu pour ordre d’éliminer tous les jeunes de ces départements désormais qualifiés de terroristes…

La solution finale: "Le Pool doit être rayé de la carte du Congo. Une photo de propagande du pouvoir mettant en scène un "ninja"

Nynja torturé Nynja torturé

 

Lire ci-dessous l'article de Paris Match (13/10)

Congo-Brazzaville: la partie de chasse de Sassou Nguesso 

Après avoir bombardé le Pool pendant six mois, le président Sassou Nguesso intensifie la traque du pasteur Ntumi accusé d'être à la tête d'un "groupe terroriste" 

"Samedi 8 octobre, une trentaine de véhicules blindés et une vingtaine de pick-up ont quitté Brazzaville vers Kinkala, dans la région du Pool. Il y a des centaines de mercenaires."

L’information est livrée par l’un des nombreux opposants au régime qui depuis la forêt communique sur les réseaux sociaux. Les lignes sont parfois coupées. Il lui arrive alors de parcourir plus de 20 kilomètres pour envoyer des messages.

N’en déplaise à celui qui s’est fait réélire en ordonnant un black-out total sur son pays, l’information circule sur le réseau WhatsApp, qui serait plus difficile à surveiller que les portables. Depuis plusieurs mois, nous recevons ainsi des photos et témoignages des vagues de répressions conduisant à l’exode des populations du Pool. De la même façon, nous recevions des photos de victimes des forces de l'ordre tuées dans les rues de Brazzaville. Sujet sur lequel le procureur de la République André Oko Ngakala ne s'est, semble-t-il, pas exprimé.

Surnommé "Monsieur 8%" en référence au score qu’il aurait obtenu selon le décompte mis en place par l’opposition, Denis Sassou-Nguesso n’est pas arrivé à éteindre la contestation provoquée par la crise électorale. 

Lire l'intégalité de l'article 

Tout jeune dans le Pool est désormais qualifié de terroriste et doit être éliminé... 

 

Jeune Lari du Pool Jeune Lari du Pool
 

SOURCE : mwinda.org

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 21:53

Afrique centrale, l'impossible alternance

Dans les neuf pays que compte l’Afrique centrale, six élections présidentielles ont été organisées entre mars et août 2016. Seul le vote en République Centrafricaine s’est déroulé dans des conditions acceptables. Même Sao Tomé et Principe, pourtant montré comme un exemple de démocratie, a connu un scrutin agité avec des accusations de fraude. Au Tchad, au Gabon, au Congo Brazzaville, en Guinée équatoriale les pouvoirs en place depuis des décennies ont été reconduits lors de consultations critiquées. La septième élection de l’année, qui devait se dérouler en République Démocratique du Congo en novembre 2016, n’aura pas lieu. C’est pourtant la première fois que les Congolais auraient eu la possibilité de faire entendre leur voix dans les urnes depuis l’indépendance en 1960. Les citoyens de ces pays n’ont jamais autant aspiré à une véritable démocratie qui mettrait fin à un système de gouvernance gangréné par la corruption et le népotisme et par conséquent à leur misère. Les taux élevés de participation aux divers scrutins attestent de cette envie d’alternance. La volonté populaire d’en finir coûte que coûte avec ces Présidences autocratiques expliquent l’intensité des crises pré ou post électorales. Une nouvelle fois, des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa, nous parviennent des images de cadavres gisant dans le sang. Insoutenable. Une nouvelle fois, une fois de trop…

Kinshasa manifestation du 19 septembre 2016

Congo Brazzaville : quand c’est fini… ça recommence !

L’élection présidentielle au Congo Brazzaville a eu lieu en mars 2016. Après 32 ans au pouvoir, le Président Denis Sassou Nguesso a fait fi du résultat des urnes et est resté accroché à son fauteuil présidentiel. Il a réussi à se maintenir à la tête de l’Etat en utilisant l’armée, la police et des milices et, malgré les exactions commises, il a bénéficié d’un incompréhensible silence diplomatique et médiatique. Dès le 4 avril 2016, le chef de l’Etat congolais a envoyé son armée pilonner le département du Pool, où les populations lui sont majoritairement hostiles. Le bilan est lourd : entre 2 et 3000 décès, des villages entiers, comme celui de Soumouna, ont été détruits, et environ 30 000 personnes ont été déplacées [1], nombre d’entre-elles se sont réfugiées en forêt et y sont restées de longs mois, sans soutien extérieur. Il paraît à peine imaginable qu’au 21ème siècle une région entière vive un pareil huis-clos. Aucune organisation humanitaire n’a eu accès à cette zone, entièrement quadrillée par les militaires, et n’a donc pu apporter ni soins aux blessés ni aide alimentaire aux enfants carencés. Après des mois cachés en brousse, certains habitants avaient commencé à regagner leurs villages, mais le 30 septembre et le 1er octobre, profitant de toute l’attention portée par la communauté internationale aux événements en RDC, le gouvernement de Brazzaville a relancé les opérations militaires dans le Pool. Sous prétexte de rechercher, l’ancien chef Ninja, le pasteur Ntumi, des obus se sont à nouveau abattus dans le district de Goma Tse Tsé, de Kinkala et de Mindouli. Une vingtaine de morts seraient déjà à déplorer côté civils et 17 côté force publique et miliciens. Ces pertes militaires laissent à penser que ce conflit pourrait dégénérer en guerre civile [2]. Une nouvelle fois, la population fuit et le cortège des déplacés défile dans l’indifférence générale. Combien de temps encore les exactions commises par l’armée et les milices du Président congolais pourront-elles être cachées sous le tapis de la « communauté internationale » et des organisations humanitaires ? Combien de temps encore Denis Sassou Nguesso pourra-t-il rester à la tête d’un Etat qui s’enfonce inexorablement dans une profonde crise militaire, politique, économique et sociale ? Si aujourd’hui, le Président congolais est encore en place, après avoir fraudé les élections, bombardé son peuple et emprisonné les opposants, ce n’est pas à cause du seul mutisme des chancelleries, la raison est également à chercher du côté de la faiblesse des partis de l’opposition. Certes, la répression et les arrestations ne rendent pas le travail des opposants aisé, néanmoins, pendant l’élection présidentielle, ils bénéficiaient d’un large soutient populaire qu’ils n’ont pas su faire fructifier. Par ailleurs, comment comprendre qu’ils aient dénoncé si fortement l’emprisonnement de leurs camarades et si faiblement les bombardements du Pool ?

Le cercle vicieux de la « démocratie »

L’impossible alternance en Afrique centrale est aussi à aller chercher du côté de l’asthénie des contestataires. En 1990, lors de son discours de la Baule, François Mitterrand déclare que l’aide de la France sera conditionnée au multipartisme, à la bonne gouvernance, à l’indépendance de la presse et de la magistrature. Message bien compris par les dirigeants de l’époque qui, pour rester dans les clous de cette nouvelle donne et obtenir la « prime à la démocratie », fabriquent de toutes pièces journaux et partis dits d’opposition. Le principal dégât collatéral de ce célèbre discours est la naissance d’une véritable culture de la corruption en politique avec son lot « d’opposants alimentaires », de petites et grandes combines et autres trahisons. Argent et politique est un sujet inépuisable qui n’est, certes, pas un domaine réservé à l’Afrique ; toutefois les conséquences de cette monétisation dans des Etats jeunes aux institutions faibles sont encore plus délétères. Bien entendu, il existe des hommes et des femmes incorruptibles, mais compte tenu des moyens considérables nécessaires pour créer et faire vivre une structure, la place est réservée à quelques privilégiés qui restent souvent très éloignés de la réalité du quotidien de leurs concitoyens et n’ont aucune culture de la contestation par gros temps. La faiblesse des partis d’opposition est également due à la pauvreté du débat politique, à la perte d’idéologie et de conviction, constatés en Occident depuis le milieu des années 90, phénomènes qui n’épargnent malheureusement pas le continent africain.

Du temps au temps…

La République Démocratique du Congo connaît bien ses problèmes avec ses 418 partis politiques dont de nombreux « partis mallettes ». Comme son homologue de l’autre côté du fleuve le Président du Congo Kinshasa ne veut pas partir, il s’est préparé à rester et utilise la police et l’armée pour arriver à ses fins. Lors de la manifestation du 19 septembre 2016, organisée pour dénoncer le report de l’élection présidentielle et partant le non respect de la constitution qui oblige Joseph Kabila à quitter ses fonctions après 15 ans de pouvoir et deux mandats consécutifs, la Garde Républicaine a tiré à balles réelles sur les marcheurs. Selon le ministre de l’Intérieur, il y a eu 17 tués, mais l’UDPS, parti de l’opposition, évoque 80 victimes. Et encore ces chiffres ne prennent pas en compte  les décès liés aux multiples exactions des milices diverses et variées qui sévissent quotidiennement dans le pays. En ne convoquant pas l’élection présidentielle le 27 novembre 2016, la Commission Electorale Nationale Indépendante a entériné le « glissement » voulu par Joseph Kabila. L’alternance ardemment souhaité par tous les Congolais de Kinshasa n’aura pas lieu, tout au moins pas maintenant. Quand se déroulera-t-elle et quel sera le prix à payer par les Congolais puisque les manifestations sont toujours réprimées de la sorte ? Dans ce pays éminemment stratégique, les pays occidentaux ont mis Joseph Kabila en garde bien avant les événements de ces derniers jours en lui demandant de respecter la constitution. Mais le 19 septembre en ne convoquant pas l’élection, le non respect de la constitution a été acté de fait. L’ONU, l’UE, la France et les USA  ont fait part de leurs inquiétudes. Jean Marc Ayrault a déclaré : « La RDC est au bord de la guerre civile ». Les US sont passés à l’acte en prenant de nouvelles sanctions contre un général et l’ancien chef de la police. Mais devant la détermination de Joseph Kabila, que peuvent-ils faire ? La « communauté internationale », en panne de plan B,  compte sur le dialogue, un dialogue pourtant prôné par Joseph Kabila lui-même afin de gagner du temps, jusqu’à quand ?…

Paroles, paroles, paroles…

Au début des années 1990, la mode africaine était aux grandes conférences nationales sensées régler tous les problèmes politiques du pays. La plupart du temps ces grands raouts ont accouché d’une souris, à l’exception de la première grande conférence nationale du Bénin en février 1990. En ce début de 21ème siècle, la tendance est au dialogue et la modernité est encore plus grande si le mot inclusif y est accroché. En RDC, le dialogue qui devrait résoudre les problèmes du pays avec le facilitateur, autre terme très en vogue, Edem Kodjo, désigné par l’Union Africaine, étant dans une impasse, tous cherchent donc des solutions pour contourner l’obstacle. Le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders a une idée. Le 19 septembre, à la sortie de l’Assemblée générale des Nations unies, il a déclaré : « Il faut envisager un nouveau dialogue vraiment inclusif » et de poursuivre ainsi : « On peut imaginer que Kodjo termine son dialogue et qu’il ouvre ensuite la voie à un autre facilitateur qui pourrait, lui, réunir vraiment tous les acteurs de la crise congolaise. Saït Djinnit, l’envoyé spécial des Nations unies, pourrait être cet homme. Il connaît le dossier, les acteurs, il représente les Nations unies et n’a pas été exposé par le précédent dialogue. » Un dialogue pour remplacer le dialogue ? Comme l’exprime succinctement mais très clairement le célèbre gynécologue, Denis Mukwege : « Un dialogue ne peut pas remplacer la constitution ». En RDC, le dialogue est dans l’impasse et l’alternance aussi…

A fronts renversés

Au Gabon aussi l’heure est au dialogue après l’élection présidentielle du 27 août dernier. Ali Bongo au pouvoir depuis 2009, successeur de feu son père, el Hadj Omar Bongo, a gagné ce scrutin à un tour avec 50,66% des voix. Son challenger, Jean Ping, ancien Président de la Commission de l’Union Africaine, ne reconnaît pas cette victoire. Qui a gagné ? Qui a perdu ? Compte tenu du très faible écart de voix, difficile de répondre à cette question qui ressemble à s’y méprendre à celle posée lors de l’élection ivoirienne de 2010. Certes les résultats d’Ali Bongo dans son fief de la région du Haut Ogooué où il a obtenu 95% des voix pour 99% de participation laissent songeur. Les résultats de Jean Ping dans certaines régions et quartiers de Libreville questionnent également. La Cour constitutionnelle a tranché, rejeté une grande partie des recours déposés par l’opposant, et validé la victoire du Président sortant. De son côté, Jean Ping, rejoue à la lettre le scénario Côte d’Ivoire 2010. Tout comme Alassane Ouattara à l’époque, il s’est déclaré vainqueur et a rappelé que le mandat d’Ali Bongo se terminait le 15 octobre. Pour tenter de calmer la crise, ce dernier a proposé un dialogue national tandis que son challenger propose, lui, un dialogue national inclusif… Par ailleurs, l’ancien Président de la Commission de l’Union Africaine appelle à l’ingérence de la communauté internationale mais ne mentionne pas l’ancienne institution pour laquelle il a tant œuvré. Cette attitude tranche avec ses propos tenus dans son excellent ouvrage publié en 2014 ; « Eclipses sur l’Afrique, fallait-il tuer Kadhafi ? ». Dans ce livre, il se posait en défenseur du panafricanisme, de la souveraineté des Etats et pourfendait l’attitude des occidentaux qui n’avaient pas daigné prendre en compte les analyses et les messages de l’Union Africaine lors des conflits de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye. En invoquant désormais l’ingérence extérieure, dans chacune de ses déclarations, en affichant ses soutiens tels que les Présidents Denis Sassou Nguesso et Alassane Ouattara ou Robert Bourgi, figure caricaturale de ce que certains appellent la françafrique, Jean Ping a déjà perdu la bataille de l’opinion publique africaine. Pendant ce temps, Ali Bongo profite de ces erreurs stratégiques pour se draper dans les couleurs du panafricanisme… L’ancien diplomate qu’est Jean Ping convoque également les ONG, telle qu’Amnesty international, et la Cour Pénale Internationale (CPI) pour enquêter sur les événements survenus après la déclaration de la victoire d’Ali Bongo. Ces émeutes auraient provoqué officiellement la mort de trois personnes ; l’opposition, elle, revendique entre 50 et 100 victimes. Mais le Président Gabonais a devancé son opposant en demandant lui-même à la CPI d’ouvrir une enquête pour « incitation à commettre le crime de génocide ». La procureur de cette institution Fatou Bensouda a immédiatement répondu présente.

Au passage, cette nouvelle affaire gabonaise risque de se révéler kafkaïenne pour la justice internationale. En effet, pour monter ses dossiers auprès de la CPI, Jean Ping a choisi comme avocat, Maître Emmanuel Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo à la Haye. Or, l’implication de la Côte d’Ivoire dans le dossier gabonais est patente, des hackers ivoiriens se sont fait arrêtés à Libreville ; Mamadi Diané, proche d’Alassane Ouattara, a fait du lobbying à Washington pour le compte de Jean Ping. Certes, selon ses clients, un avocat peut défendre avec ardeur tout et son contraire : la non ingérence d’un côté et l’ingérence de l’autre. Mais dans le cas présent, la tâche risque de s’avérer très compliquée pour Maître Altit. En effet, prochainement dans le cadre du procès Laurent Gbagbo à la Haye, il va devoir faire subir un contre interrogatoire à un témoin clé du conflit ivoirien de 2011, le Général Mangou, ancien Chef d’Etat Major de Gbagbo mais actuel ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon et qui a apporté son soutien à Jean Ping. Il n’est pas certain que la Cour apprécie ce qui fleure le conflit d’intérêt. Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien, FPI, parti dont le Président n’est autre que Laurent Gbagbo, a salué la victoire d’Ali Bongo dans un communiqué ! Il n’est pas certain que l’ancien Président ivoirien apprécie le choix de son conseil…

Dans cette nouvelle crise postélectorale tout est sans dessus-dessous : le Président sortant fait figure d’antisystème, l’alternance c’est lui, tandis que l’opposant prend le visage de la « communauté internationale » qui, elle, s’est pour l’instant contentée d’acter la victoire d’Ali Bongo. Grande perdante de ce vaudeville à Libreville, la population gabonaise qui ne s’y est pas trompée, le taux de participation a été un des plus faibles d’Afrique centrale avec un petit 60%.

Conclusion

Depuis l'avènement du multipartisme au début des années 1990, presque tous les pays d’Afrique centrale ont conservé les mêmes chefs d’Etat, ou à défaut leurs progénitures, comme au Gabon avec Bongo junior ou en République Démocratique du Congo avec Kabila fils. Deux exceptions cependant, Sao Tomé et Principe et la République Centrafricaine. Mais si ce dernier pays a connu l’alternance, ce n’est pas à cause de l’exemplarité de sa démocratie, mais en raison de coups d’Etats, de conflits meurtriers et de graves crises politiques à répétition.

Si la notion d’alternance est particulièrement peu en vogue dans cette sous-région, en revanche, pour maintenir populations et oppositions sous le boisseau, les répressions en tout genre sont très courues. Outre le maintien de l’ordre violent, souvent à balles réelles, qui s'exerce sur les manifestants à la moindre grève, ou rassemblement non autorisé, les pouvoirs publics ne se privent pas d’autres moyens comme l’arme fiscale, la remise en cause des titres fonciers ou encore les coupures intempestives d’internet et/ou d’accès aux médias étrangers. Ces pratiques quotidiennes ont pour effet de réduire à néant toutes contestations capables d’ébranler la quiétude de ces régimes sur le plan intérieur.

Cependant, rien ne semble définitivement joué au regard des manifestations de plus en plus fréquentes. Comme, par exemple, au Tchad, où la fronde politique larvée après l’élection présidentielle du 10 avril 2010 qui a vu la réélection d’Idriss Déby Itno après 26 ans à la tête de l’Etat, s’est muée en véritable révolte sociale. La situation tchadienne peut se résumer en une phrase : les caisses de l’Etat sont vides, sa dette faramineuse, l’économie tchadienne est atone et le mécontentement est général. Les pays payent généralement très cher les tensions post électorales qui nuisent gravement à l’économie des Etats. Les investisseurs deviennent frileux et boudent ces contrées peu propices à la stabilité et donc aux affaires. A cela, il faut ajouter la baisse des cours des matières premières que subit cette sous-région et ses conséquences sur le niveau de vie des populations. Ces crises politique et économique risquent, à  court terme, d’avoir raison de la paix sociale et la manière forte pourrait ne pas suffire. Toutefois, il faut attendre le 20 décembre, date de la fin constitutionnelle du mandat de Joseph Kabila pour apprécier la situation. L’évolution de l’Afrique centrale se fera en fonction de la RDC et des conséquences des fortes pressions exercées par les Occidentaux sur le pouvoir de Kinshasa.

Les tergiversations actuelles du pouvoir camerounais entre l'organisation anticipée de la présidentielle envisagée pour la fin de cette année et son maintien comme prévu en novembre 2018 tiennent compte de cette nouvelle donne ; car il ne fait plus l'ombre d'un doute que Paul Biya, en dépit de ses 34 ans de pouvoir, aimerait se succéder à lui même.

Les crises sociales sous l'effet conjugué de la baisse des cours des matières premières et des pressions politico économiques de l’UE et des USA pourront elles se traduire par des révoltes susceptibles de forcer les alternances politiques en Afrique Centrale ? Pour cela, il faudrait que la communauté internationale n’applique plus la politique "deux poids deux mesures" en fonction des enjeux stratégiques d’un pays et des intérêts géopolitiques particuliers de chacun de ses Etats. En Afrique francophone, l’opinion publique imagine souvent la main invisible de la France derrière tous ces malheurs, c’est beaucoup prêter à l’ancien colonisateur dont la politique africaine est au mieux illisible voire atone. D’autant que dans ce dossier le gouvernement de François Hollande ne parle pas d’une seule voix, en coulisse, les divergences de vues sont nombreuses entre le Quai d’Orsay, la Défense et Matignon. Les Etats-Unis - qui connaissent les mêmes problèmes entre le Département d’Etat, le Pentagone et la CIA, comme le démontre les derniers événements en Syrie - affichent de plus en plus d’intérêts pour les anciens pays du « pré-carré français ». Les peuples d’Afrique centrale sont donc pris en otage par leurs dirigeants à l’instar de ceux du Congo, de la RDC, du Cameroun, pour ne citer qu’eux, et des intérêts géopolitiques. Sauf changement majeur dans un proche avenir, les images insoutenables devraient continuer à nous parvenir…

[...]

Leslie Varenne
Directrice de l'IVERIS

[i] L'IVERIS suit le dossier du Congo Brazzaville depuis le mois de mars. L'institut a recueilli de nombreux témoignages en provenance de la région du Pool et les a compulsés. En fonction du nombre d'habitants dans les villes et villages de ce département et ceux qui ont eu le plus grand nombre de déplacés, comme Vincza, Mayama, Goma Tsé Tsé, Soumouna, Mbamou Séminaire et Ntsouélé le chiffre de 25000 apparaît comme le plus juste. A cela, il faut ajouter la fuite des habitants des quartiers sud de Brazzaville, Makélékélé, Bacongo et PK Mfilou. De la même manière, les témoignages recueillis au fil des mois nous permettent d'avancer le chiffre de 2000 à 3000 morts dans cette région du Congo Brazzaville.

[2] Dans un communiqué de presse de la plateforme de l'oppostion  Europe FROCAD-IDC- J3M

LIRE LA SUITE : https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/205-afrique_centrale_limpossible_alternance

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:31

Par Rigobert OSSEBI

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Alors que Denis le père, autoproclamé à la présidence usurpée de la République du Congo, massacre dans le Pool, et que le frère Kiki siphonne pétrole et minerais, Coco rackette les entreprises.

Le 5 septembre dernier, toutes les entreprises établies au Congo ont reçu une lettre de la Présidence de la République, du Département de la Communication et des Relations publiques, leur annonçant leur obligation de figurer dans l’Agenda Présidentiel de la « Nouvelle République 2017 ».

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Bien entendu, rien de gratuit !

En même temps que la correspondance, une facture de 5 millions de francs CFA était jointe, ainsi qu’un Rib, pour être payée par virement ; le terme utilisé pour annoncer la facture étant « assujetti » qui signifie : « rendre sujet, soumettre à sa domination ; maintenir sous sa domination ; astreindre, obliger à faire… »  Quant à son paiement, le verbe échoir a été utilisé, signifiant : « qui advient par l’effet d’une loi ou d’une règle non écrite ! »

S’agissant d’une insertion publicitaire, la correspondance ne mentionne rien des éléments techniques nécessaires à son impression ; seule compte, semble-t-il, le virement bancaire !

On imagine aisément l’accueil, d’une pareille imposition d’office, auprès d’entreprises, pour la plupart exsangues, sur le point de mettre la clé sous la porte. Deux cents entreprises, qui s’y soumettraient, cotiseraient alors un bon milliard de francs CFA pour la fille préférée du tyran.

Cette tyrannie familiale, sans pudeur, n’a pour seule force que la faiblesse de l’opposition. Mais à force de tirer sur la corde, elle finira bien un jour par casser !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 23:00

 

Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit

Ces personnes ont été arrêtés le 11 octobre dans le nord de la capitale congolaise, alors qu’ils prenaient part à l’organisation d’une activité pacifique prévue pour le 14 octobre.

Selon Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit, les cinq activistes, dont une femme et un bébé, sont venus de Bacongo (au Sud de Brazzaville) pour prêter main forte à une équipe qui préparait une réunion pour le 14 Octobre [dans un quartier au nord de la capitale]. Ils étaient censés à mettre des affiches et dans des besoins petits logistiques.

« Il leur est reproché d’être des ninjas. Dans l’imaginaire de ce régime [de Brazzaville], dès qu’on est ressortissant du sud de Brazzaville et spécifiquement lari, on est ninja », déplore-t-il explique à VOA Afrique.

La manifestation programmée s’inscrit dans le cadre de la lutte pour la démocratie et la vérité des urnes car « nous estimons que l’élection a été volée en mars dernier », affirme à VOA Afrique le coordinateur du Collectif Sassoufit.

Pour Andréa Ngombet, ce genre d’arrestations ne semble être qu’une facette d’une certaine politique dont le département du Pool serait victime.

« En regardant les rapports [sur les droits humains] et les témoignages du terrain, depuis toujours, les personnes visées sont en majorité [celles qui vivent] dans les zones de peuplement de l’ethnie larie. Donc par déduction absolument logique, nous insistons que, comme en 1998, il s’agit d’une épuration ciblant le peuple Bakongo », accuse encore Andréa Ngombet Malewa.

Il dénonce aussi les menaces dont seraient victimes les proches des activistes. Son père, Emmanuel Ngombet, a été interpellé le 7 octobre 2016. Il aurait été somme de faire pression sur son fils pour qu’il cesse son activisme contre le pouvoir en place.

Le coordinateur du Collectif Sassoufit estime que le drame du Pool, est le drame du Congo tout entier.

Source : http://www.voaafrique.com/a/congo-arrestation-de-cinq-activistes-a-brazzaville/3547901.html

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:08
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso lance un mandat d’arrêt international contre Maître Maurice Massengo Tiassé

Sassou Nguesso – Massengo Tiasse

Le ministre de l’injustice et dernier de sa promotion à l’université Marien NGouabi, Pierre Mabiala, sous l’ordre du tyran Sassou-Nguesso, a ordonné le 12 octobre à Oko-NGakala, pseudo procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville aux fins des poursuites judiciaires contre Maurice Massengo Tiassé.

Pierre Mabiala, après fabrication de preuves contre Me Maurice Massengo Tiassé, premier vice-président de la Commission nationale des droits de l’Homme, un mandat d’arrêt international, pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’association de malfaiteurs, les mêmes chefs d’inculpation que le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Toujours d’après de le ministre de de l’injustice, Massengo-Tiasse serait parmi les complices de Fréderic Bintsamou alias pasteur Ntoumi, chef des miliciens ninjas auteurs d’actes crapuleux, barbares et terroristes dans le département du Pool, à l’origine de plusieurs personnes et de la destruction de biens publics et privés.

Pierre Mabiala a terminé son propos en demandant à la France de livrer Massengo-Tiassé aux autorités congolaises, en rappelant que la République du Congo ayant ratifié les Conventions internationales en matière de droits de l’Homme et signé des accords de coopération judiciaire, nul ne peut, après commission d’une infraction pénale, prétendre échapper à la rigueur de la loi.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:22
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso : le bourreau qui s’incline devant les cercueils de ses victimes du Pool

Lorsque l’on connait l’homme des MASSacres, Denis Sassou_NGuesso, ministre de la Défense, lisant l’oraison funèbre et s’inclinant devant le cercueil du Président Marien NGouabi qu’il venait d’assassiner avec ses camarades du Comité Militaire du parti (CMP) le 18 mars 1977, on ne s’étonne guère qu’il ait présidé, ce mercredi 12 octobre 2016, une cérémonie en hommage à nos 21compatriotes tués dans le Pool. Mais, cet hommage sélectif ne prend pas en compte les centaines d’anonymes victimes massacrées dans la région d’origine d’André Matsoua, de Mama NGunga et de Massamba-Débat.

Quel cynisme lorsque l’on sait que Sassou-NGuesso pour proclamer sa victoire volée de l’élection présidentielle, du 20 mars 2016, a créé de toute pièce une pseudo guérilla dans la région martyre du Pool, dès le 4 avril 2016 ! Cela afin de détourner l’opinion nationale et internationale de son holdup électoral, et continuer son épuration ethnique du peuple Koongo-Lari, auquel il voue une haine viscérale !

Notre rédaction présente ses condoléances les plus sincères aux familles éprouvées, et nous espérons vivement que les véritables responsables de ces massacres dans le Pool, c’est-à-dire les décideurs actuels civils et militaires, répondront de leurs actes devant un tribunal compétent, tôt ou tard.

CONGO-LIBERTY

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NB : La photo du cobra-chef est de nous.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

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