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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 23:37
 
Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?
 
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Par Rigobert OSSEBI

Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?

Arrivé très tôt à Paris le mardi 11 avril, il s’est envolé dès le lendemain pour Cuba. De sources proches de l’ancien patron de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), il n’aurait pas eu de rendez-vous important à Bercy ou au siège parisien du FMI. Tout cela étonne les observateurs habituels des tours de passe-passe financiers de notre très chère Françafrique, version gauche totalement décomplexée ; certains affirmant même que le Plan de sauvetage sera annoncé entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque les Français connaîtront les noms des finalistes et qu’ils auront d’autres chats à fouetter.

L’histoire congolaise de la Françafrique nous a déjà habitués à ce genre de planification très favorable aux coups tordus en préparation. Le coup d’Etat du 18 mars 1977 avait été programmé entre les deux tours des élections municipales en France, du 13 et 20 mars, marquées par la prise de la Mairie de Paris par Jacques Chirac : point de départ des assassinats et du pillage TOTAL de notre pays. Il y eut le second coup de Sassou Nguesso qui devait se dérouler le 5 juin 1997, coïncidant également avec une période durant laquelle la France était « aux abonnés absents » : c’était le jour de la passation de service entre Alain Juppé et Lionel Jospin après la dissolution malencontreuse du Parlement par Chirac. Le coup d’Etat se transforma en guerre civile à rallonges avec un bilan humain de 400.000 morts.

Déjà, un signal que l’on voudrait fort a été lancé en direction de l’institution washingtonienne et de sa Directrice générale, Madame Christine Lagarde, qu’il ne faudrait pas accuser encore une fois de négligence. Les voyous en col blanc de Brazzaville sont toujours à la manœuvre, accompagnés d’un bienveillant Représentant Résident du FMI, Oscar Edgardo Melhado Orellan, bien plus discret que ne l’a été Yaya Moussa, devenu l’employé du Al Capone congolais, Denis Christel Sassou Nguesso ; le spécialiste du détournement de cargaisons pétrolières et des préfinancements dont le Trésor congolais ne voit jamais la couleur verte de leurs dollars…

Bis repetita, voilà qu’avec la décision de suspendre la taxation des cargaisons de pétrole par la SOCOTRAM du neveu Willy Nguesso – tous le reste continuant à être taxé -, notre bon Premier ministre Mouamba nous rejoue le coup de la COTRADE ASIA LTD et de la COTRADE SA, sûrement à la supplique timide du FMI de Madame Lagarde après celui de Dominique Strauss Kahn, dont il se gonflait le torse d’en avoir obtenu la fermeture, en échange d’un coup d’éponge de 5 milliards de dollars du programme PPTE. La COTRADE ASIA LTD (Hong Kong), rappelons-le, était une société appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso et calquée sur la COTRADE SA (République du Congo) filiale de la SNPC. Rien ne ressemblant plus à une Cotrade qu’une autre Cotrade, l’héritier du tyran congolais pouvait s’adonner à son jeu favori, celui du bonneteau pétrolier : la carte gagnante se retrouvant toujours couverte par la carte Cotrade dont il était le maître ; le gain n’étant pas un billet de 20 ou de 100 euros mais une cargaison pétrolière qui dépassait les 100 millions de dollars. COTRADE SA a été l’os à ronger que le FMI avait jeté sur l’autel de la transparence.

 

compagnies-cotrade

 

Voilà que le faux-dur Clément Mouamba nous ferait le même coup, avec la SOCOTRAM, et avec Christine Lagarde, pour justifier l’accord d’un Plan de Sauvetage…Avis aux naïfs !

Ainsi le massacre dans le Pool pourra se perpétuer, la famine s’imposera au Congo et particulièrement dans le district de Kibossi, comme les pénuries d’eau potable, d’électricité, de carburant et de gaz en bouteilles s’établiront de manière permanente. Les grèves des uns et des autres ni changeront rien. Devant chaque commissariat de Brazzaville et de Pointe Noire, les engins militaires sud-africains peints à la couleur bleue marine de la Police, avec en tourelle une mitrailleuse lourde ou un jet d’eau anti-émeute, sont toujours prêts à se mettre en action…

C’est dans cet étrange climat de crise absolue que notre Mouamba national s’est rendu ce 12 avril 2017 à Cuba au prétexte d’une visite aux étudiants congolais, nombreux, qui y sont en formation et pour se recueillir sur la tombe de Fidel Castro (?!?).

On veut bien faire semblant de croire à ces motifs énoncés par Télé Congo et se rendre à l’évidence, depuis longtemps acquise, que notre pays et ses dirigeants sont devenus complètement dérangés. Cependant, il est impossible de faire l’injure à ce vieux cadre de la République, Clément Mouamba, d’accepter l’idée qu’il se soit fourvoyé dans pareil voyage et stupide objet de mission sans suspecter une très secrète raison cachée.

Cuba est incontestablement l’endroit où Denis Sassou Nguesso pourrait terminer, en toute sécurité et tranquillité, ses jours. Notre tyran a toujours eu, depuis sa prise de pouvoir, une relation privilégiée avec Cuba et les Cubains, même s’il ne fume pas leurs cigares. L’environnement, la culture, le folklore lui sont très chers et de plus l’ile est très proche du nouveau lieu de résidence favori de ses rejetons : « Miami, Oyoland the place to be ! »

Fermons les yeux et rêvons un peu au scénario d’un Fonds Monétaire International incorruptible qui tiendrait la dragée haute à ce dictateur à bout de souffle et incapable d’extirper son pays du chaos dans lequel il l’a plongé. Le FMI tient l’avenir du Congo entre ses mains. Toute position conciliante ou trop favorable à la tyrannie entacheront durablement ces dernières, encore une fois, du sang des Congolais !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)       

La répression à huit clos se poursuit au Pool et dans le reste du pays        

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:16
bras-armés-sassou bras-armés-sassou

 

Le Directeur Général d’Edition et de Publication du Bihebdomadaire Talassa a été enlevé ce matin à 4 heures du matin par dix-sept hommes armés jusqu’aux dents. Il a été malmené quelques part, à la brigade de la gendarmerie de Bacongo puis à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Il est reproché au D.G de Talassa la publication dans sa livraison n°439 du lundi 09 janvier 2017 du message du Pasteur Ntumi aux Congolais ainsi que de l’article sur les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué qui refusent d’aller à la retraite alors que leur âge a sonné.

Sur la diffusion à la page 6 du message du Pasteur Ntumi au Congolais, on colle à Ghys Fortuné Bemba Dombe qu’il serait en complicité avec Frédéric Bintsamou. Alors que ce message a été diffusé par les réseaux sociaux. C’est donc à travers ces médias en ligne que Talassa a reproduit ce message pour informer l’opinion nationale et internationale, qui étaient sûrement déjà informé de ce message puisque les Congolais sont aujourd’hui accrocs au net.

En ce qui concerne les métiers d’informer, l’équilibre de l’information dans un débat contradictoire est une exigence recommandée. Le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) Philippe Mvouo le sait très bien, même s’il est enseignant de profession, mais il est entouré des techniciens. Comment peut-on affirmer que Talassa serait en complicité avec Ntumi par le simple fait qu’il a rendu public ce message ? Ce qui prouve à suffisance que les Jean Dominique Okemba, Ndengué, Monkala Tchoumou, Serge Oboa, etc. roulent le chef de l’Etat dans la farine pour qu’il ne comprenne réellement ce qui ce passe sur la crise miraculeuse du Pool.

En acculant le D.G de Talassa, ils s’accusent comme étant les vrais complices de cette guerre qui ne finit pas.

Le deuxième article, c’est celui intitulé : « Nganongo, Ouosso et Bininga interpellés : Les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué refusent d’aller à la retraite ».

Ceci n’est que la vérité, rien que la vérité. Que ces derniers prouvent et justifient qu’ils sont nés dans les années 1970 pour qu’ils continuent à exercer. Au moment où l’on parle de rupture, rigueur et surtout de la vérité, le Chef de l’Etat devrait faire appliquer ce triptyque à ses collaborateurs immédiats. Le pauvre fonctionnaire est automatiquement mis à la porte de la Fonction publique lorsqu’il totalise ses 60 ou 65 ans. Au nom de quelle loi ces officiers supérieurs et généraux s’accrochent-ils à leurs fonctions ? Si monsieur Denis Sassou Nguesso n’intervient pas lui-même dans cette affaire en demandant à ses officiers d’aller se reposer, son message du 31 décembre 2016 sur la rigueur et la vérité n’aura plus de sens. Car lui-même ne serait donc pas rigoureux et qu’il ne dit pas la vérité.

Pire, dans l’affaire ayant conduit à l’interpellation de Ghys Fortuné, il n’y a pas de plaignants. La loi sur la liberté de presse donne la latitude à une personne qui serait incriminé où diffamé par voie de presse, fasse recours soit devant les tribunaux soit par un droit de réponse. Ce qui n’est pas le cas.

En plus, au terme de la loi n°8 – 2001 sur la liberté de la presse au Congo, aucun journaliste ne peut plus être jeté en prison pour délits de presse.

D’où vient-il que Ndengué et consort puisse procéder à l’arrestation sans condition d’un journaliste qui fouille bien ses informations ?

Et que dit Philippe Mvouo du CSLC sur l’arrestation d’un journaliste dans son pays ? Bien que Philippe Mvouo soit manipulé et téléguidé et instruit par le « Tout Puissant J.F. Ndengué », il était déjà sur la bonne procédure en convocant Ghys Fortuné à une séance de travail ce jeudi 12 janvier 2017 à ses bureaux. Oui, manipulé, téléguidé et instruit et peut-être commandé parce que lundi 10, un jour avant sa convocation signé de son secrétaire administratif Miettet Likibi, il est convoqué d’urgence chez son cadet Ndengué. Oko Ngakala également a reçu des ordres de la part de Ndengé pour donner la forme judiciaire à l’anéantissement de Ghys Fortuné. Il vient même de publier même un communiqué pour concrétiser les ordres reçus du « Tout Puissant général retraité » qui refusent d’aller à la retraite.

Nous suivons, minutes après minutes et heures après heures cette affaire !                                                                

Yombo Lefort

LIRE LA SUITE : http://zenga-mambu.com/2017/01/12/les-deux-principaux-articles-pour-lesquels-ghys-fortune-bemba-dombe-du-journal-talassa-paie-le-lourd-tribut/

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 19:58
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala

Le "Cas Modeste Boukadia" ou la forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala, le Garde des Sceaux, ministre de La Justice Clanique du Congo.

Chronique du regard intrigué d'un béotien sur le Pourvoi en Cassation de M. Pierre Mabiala, ministre de son état contre M. Modeste Boukadia, ou l'illusoire et vaine recherche des avancées dans cette nouvelle république née de cette nouvelle constitution de novembre 2015.

On aurait pu en faire une satire et en rire, si nombreux n'étaient pas les congolais qui en souffrent ! "Allons seulement !", telle était leur leitmotiv plein d'entrain nous promettant l'exemplarité : "la nouvelle constitution, voyez-vous, consacrera la séparation des pouvoirs et garantira les libertés individuelles", disaient-ils doctement !

Qu'en-est-il à l'épreuve du "Cas Modeste Boukadia" comme ils affectionnent à le dire ?

Il nous faut nous rendre à cette douloureuse évidence : avoir voulu escamoter le débat mené par M. Modeste Boukadia, celui de revisiter notre Histoire dans ses méandres les plus circonvolus pour en tirer les conclusions qui s'imposent, n'aura pas permis aux citoyens congolais que nous sommes, de se faire une nette idée du gouffre dans lequel nous barbotons et donc, des solutions idoines pour en sortir.

L'ethnie, depuis 1968, est devenue le lieu où se fabrique la politique dite nationale. Et c'est en ce point crucial de l'impunité que butte tout renouvellement de paradigme qui affranchirait le Congo des Demons qui l'ont toujours tiraillé dans la gestion des choses de l'Etat, un État de droit, s'entend.

Dans la pratique du Droit et nonobstant le tout nouveau texte constitutionnel, avec M. Pierre Mabiala, ministre de La Justice, comme avec son prédécesseur d'ailleurs, le citoyen congolais reste assujetti à l'arbitraire ethno-clanique : des aveugles murmurant aux oreilles de sourds sur le chemin à suivre.

Aussi se demande-t-on de qui exactement M. Pierre Mabiala tient ses ordres. Quel plan secret exécute-t-il, et pour le compte desquels il l'anime lorsqu'il influe sur une procédure judiciaire qui n'est pas de son ressort, au poste qu'il occupe !

Bons Seigneurs, accordons-lui la préférence partisane pour celui qui l'a fait prince de nos libertés, M. Denis Sassou Nguesso. Si c'est de lui que vient ce Pourvoi en Cassation, alors il se dédie mais, pourrait-on ajouter, il n'est pas plus à cela près. Si c'est en serviteur zélé de son commanditaire, pour porter cette république qu'on nous aurait vanté, exemplaire, alors ils sont vraiment loin du compte !

Selon les textes qui régissent cette nouvelle république de novembre 2015, M. Modeste Boukadia n'a pas à être embastillé et devrait être libéré immédiatement et sans autre forme de procès ! Agir autrement c'est poussé dans la contradiction, le ridicule en un point inégalé.

L'arrestation de M. Modeste Boukadia, son maintien en prison et maintenant ce Pourvoi en Cassation, focalise un acharnement qui laisse poser la "question prioritaire de constitutionnalité" : Par quoi, par qui donc le citoyen congolais doit-il voir sa liberté garantie ? A ce texte constitutionnel qu'on nous avait fait miroiter comme étant l'aboutissement des intelligences préparées ? Ou est-ce, "passant par dessus la jambe", le citoyen doit-il se remettre à la bonne volonté, fut-elle ministérielle, de M. Pierre Mabiala ?

Qui pour faire respecter les articles 11, 168 et 169 de la constitution de cette nouvelle république ? Celui qui les bafoue sans l'ombre d'un doute ? À se demander si l'Avocat Pierre Mabiala avait lu les textes qui l'ont fait Ministre de la Justice !

"Tous les cadavres dans mon placard ne sont pas les miens", dixit M. Denis Sassou Nguesso, répondant à une forte inquiétude de M. Jacques Chirac sur la versatilité de ses opposants congolais qui disent le sens du vent.

Le compas dans l'œil et la règle en main, nous, nous discernerons avec zèle et justesse, à la mesure de chacun, car "Toute vie étant une vie, tout tort causé à une vie exige réparation [...]" Charte du Manden Nouveau, 1ère proclamation des droits humains, faite en 1222 par Soundjata Keïta.

"La bête est à Dieu, mais la bêtise est à l'homme." De ce fait, il appartient à M. Denis Sassou Nguesso, de voir ce qu'il en est de sa créature car demain, il n'en ira plus seulement du miséreux peuple congolais dans l'état dans lequel il est maintenu mais aussi, de son choix à lui, sur la façon qu'il aimerait être enterré : debout, assis, allongé où éparpillé ...

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
(Congo-Brazzaville) La forfaiture judiciaire de Pierre Mabiala
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 19:52
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso

Le paysage politique du Congo-Brazzaville est sorti de la brume. L’exécutif est désormais bicéphale au Congo-Brazzaville. Le choix porté par Denis Sassou Nguesso sur Clément Mouamba comme premier ministre est considéré par certains comme le mariage de la carpe et du lapin. Pour d’autres, au contraire, il correspond à un subtil plan stratégique imaginé par le khalife d’Oyo.

Le bon et le méchant

En vérité, les deux visions se recoupent. Denis Sassou Nguesso, président volcanique, fougueux et téméraire face à Clément Mouamba, premier ministre débonnaire, précautionneux et accommodant. Denis Sassou Nguesso joue la figure du méchant (ce qu’il est fondamentalement) en jetant de l’huile sur le feu, en bombardant les localités de la région du Pool sous prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi et en procédant à l’arrestation des opposants. Le parcours de Denis Sassou Nguesso est jalonné d’actions violentes : assassinats de Marien Ngouabi, du Cardinal Emile Biayenda et du l’ancien président Alphonse Massamba Débat (Cf Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la françafrique, Ed L’Harmattan, 2009).

Franc-maçon, Clément Mouamba apparait comme l’homme du dialogue engageant des pourparlers tous azimuts avec la plate-forme IDC-FROCAD par l’intermédiaire d’Elvis Digne Tsalissan Okombi, lequel exigea ; en son temps, l’éjection du gouvernement de Guy Brice Parfait Kolelas et Claudine Munari Mabondzo. Denis Sassou Nguesso exauça les vœux du patron de l’association « Pona ékolo ». Et, ce fut la délivrance pour les deux mousquetaires.

Petits meurtres

Clément Mouamba souhaite-t-il défendre une improbable voie médiane censée réconcilier deux camps qui se livrent une guerre à mort depuis l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ? Permettez-nous d’en douter ! Clément Mouamba avale couleuvre sur couleuvre sans broncher. Or, qui ne dit mot consent. L’ultime humiliation fut la désignation de son directeur de cabinet par les proches de Denis Sassou Nguesso. Le Premier Ministre n’osa pas quitter le navire. Le poste s’avérant tellement alléchant. De manière insidieuse, Clément Mouamba, bon gré mal gré, tente de rendre les coups. Dans la déclaration de politique générale faite devant les parlementaires, Clément Mouamba a prononcé un réquisitoire implacable contre la gestion sassouiste du pouvoir. Il s’en est suivi une attaque en règle des ministres en poste contre les sortants, une sorte de « petits meurtres » entre ministres. Guerre de tranchée de Pierre Mabiala contre Aimé Emmanuel Yoka, Henri Djombo contre Rigobert Maboundou, Aimé Parfait Nkoussou Mavoungou contre Pierre Mabiala etc… Ancienne élève du CEG de la Paix et du lycée de la Révolution, Rosalie Matondo n’a pas eu l’outrecuidance de descendre en flèche le travail gouvernemental de son prédécesseur Henri Djombo. C’est l’exception qui confirme la règle. Est-ce pour excès de pudeur, de prudence ou pour toute autre considération ? En tout cas Rosalie Matondo n’a pas daigné participer au jeu de massacres entre ministres.

Jeu de rôles

Dès que Clément Mouamba amorce des actions de dialogue en vue de décrisper le climat politique au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso initie aussitôt des actions de sape. Il savonne la planche. Pendant que Clément Mouamba consulte les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et les membres de la société civile, Denis Sassou Nguesso ordonne le bombardement de la région du Pool, l’encerclement des opposants et l’arrestation d’un ancien candidat à la présidentielle. L’un manie le bâton, l’autre la carotte. Pendant que Denis Sassou Nguesso excelle dans la cruauté, Clément Mouamba, lui, joue la carte de la câlinothérapie. Les deux hommes sont dans un jeu de rôle. Errare humanum est, perseverare diabolucum. Le dernier exemple en date de ce jeu est l’incarcération du général Jean-Marie Michel Mokoko, baptisé « Moïse » par ses partisans, après une assignation à domicile de plus de soixante-dix jours sans que Clément Mouamba ne s’insurge contre le traitement infligé au saint-cyrien et ancien chef d’Etat major. Clément Mouamba continue d’encaisser les coups. Le premier ministre Clément Mouamba est-il devenu le souffre-douleur de Denis Sassou Nguesso ? Clément Mouamba découvre-t-il seulement aujourd’hui que la volonté affrichée de dialogue de Denis Sassou Nguesso flétrie au vœu de l’homme d’Edou-Penda est de mourir au pouvoir ?

Si Denis Sassou Nguesso heurte ainsi son Premier Ministre, c’est en connaissance de cause. Le khalife d’Oyo veut amener Clément Mouamba, de gré ou de force, à entrer dans une culture de violence sans laquelle Denis Sassou Nguesso n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. La dernière élection présidentielle en témoigne. Le duo infernal Sassou-Mouamba a perdu tout lien avec le Congo-Brazzaville profond. Denis Sassou Nguesso qui brandit l’étendard de la fermeté a perdu la bataille de l’opinion et de la communication. S’il compte sur l’opération de charme engagée par Clément Mouamba pour se refaire la cerise, c’est raté.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:58
(Congo-Brazzaville) LE BANQUEROUTIER CLEMENT MOUAMBA : 1er ministre de pacotille du dictateur Sassou-Nguesso

Par Mingwa BIANGO -

Sassou-Nguesso et Clément Mouamba en juin 2015 à Brazzaville

En nommant 1er ministre son ami, l’économiste Clément MOUAMBA (73 ans), le dictateur et président autoproclamé Sassou-Nguesso, en diabolique marchand d’illusions, tente de recycler perpétuellement ses vieilles chimères en voulant donner de la cohérence à son discours d’investiture du 16 avril 2016. Sans la moindre gêne, il déclarait vouloir mettre tout en œuvre pour lutter contre le chômage, qu’il n’a pu juguler en 32 années de règne sans partage, avec un baril de pétrole à plus de 100 dollars, et qui n’oscille depuis plusieurs mois qu’autour de 30 dollars.

Qui est Clément MOUAMBA ?

Pour les Congolais, Clément MOUAMBA est d’abord un banqueroutier. Directeur Général Président de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), celle qui fut la plus grande banque congolaise sous le précédent règne de Sassou-Nguesso (1979-1991) fit faillite sous l’autorité du nouveau 1er ministre congolais qui cumulait à l’époque le poste de conseiller économique à la présidence. Le début d’autopsie, que fit la Conférence Nationale Souveraine en 1991, de cette institution bancaire mit en exergue la gestion hasardeuse et chaotique de Clément MOUAMBA, qui ne refusait rien à la clientèle du pouvoir de l’époque.

Malgré son passif, tel un phénix, cet ancien apparatchik du parti unique (PCT) rebondit comme ministre des finances du président Pascal LISSOUBA élu démocratiquement le 31 aout 1992 à la stupéfaction générale de ses partisans. Le président Pascal LISSOUBA crut naïvement que Clément MOUAMBA, originaire du département de la Lekoumou, l’un de ses fiefs électoraux, lui apporterait à une période où le pays était en cessation de paiement, la connaissance nécessaire des circuits financiers mafieux de l’ancien régime… en vain ! Ces derniers étaient verrouillés par un certain Loïk Le Flock Prigent, PDG d’ELF Aquitaine… !

Après des bons et loyaux services, Pascal Lissouba néanmoins lui fit bénéficier d’un parachute doré en le mettant à la disposition de la Banque Africaine des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), où il officia comme président de l’Office monétaire d’Afrique centrale (OMAC), et conseiller spécial du Gouverneur de la Banque ; jusqu’à sa retraite.

Trahir Pascal Lissouba pour se réconcilier avec Sassou-Nguesso.

De son exil confortable à Yaoundé, pour revenir en grâce auprès du monarque, Clément MOUAMBA devait donner un signal fort. Il accepta de trahir ceux qu’il avait servis, et l’occasion lui en a été donnée lors du procès qui condamna par contumace, le 28 décembre 2001, le président Pascal Lissouba à 30 ans de travaux forcés pour haute trahison avec une amende de 25 milliards FCFA (37 millions d’euros) dans l’affaire du contrat pétrolier entre le gouvernement congolais avec la société américaine OXY. Dans ce même procès, MM. Benoit Koukébéné et Nguila Moungounga Nkombo respectivement ministre du Pétrole et des finances furent condamnés par contumace à 20 ans de travaux forcés. Le rôle de Clément Mouamba qui était ministre de l’Economie dans le gouvernement qui signa cet accord pétrolier, fut d’accréditer la thèse du pouvoir dans ce procès stalinien, selon laquelle le professeur pascal Lissouba et ses ministres précédemment cités, avaient bien détourné une partie des 150 millions de dollars dudit contrat, malgré ses mises en garde.

Une ordonnance de non-lieu fut prononcée pour disculper Clément Mouamba, ainsi qu’une certaine Madame Claudine Munari à l’époque des faits, ministre et directrice du cabinet du président condamné.

Un pouvoir et son prétendu 1er Ministre dans un cul-de-sac

Clément MOUAMBA, au sortir du prétendu dialogue de Sibiti, aurait eu une once de légitimité en acceptant ce poste. Sassou Nguesso n’avait pas accompli sa forfaiture référendaire, ni son holdup électoral du 20 mars dernier et encore moins ses crimes contre l’humanité en bombardant les populations civiles du Pool, ni les assassinats et les arrestations arbitraires. Alors qu’est-ce qui a bien pu pousser ce retraité paisible à emprunter cette fonction à hauts risques qui vient de lui être offerte ?

Denis Sassou Nguesso, restera un dictateur-président non-reconnu pas la Communauté internationale (la récente réunion de la COP 21 à New-York le 22 avril dernier lui a été interdite). Clément MOUAMBA ne pourra en aucun cas être un 1er Ministre accepté et reconnu par cette même Communauté ; sauf à Pékin, Moscou, NDjamena et Bujumbura. Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. Que l’on ne vienne pas nous faire croire que le nouveau 1er Ministre pourra nettoyer les écuries d’Augias. Il ne pourra même pas s’en approcher et encore moins demander des comptes à un Denis Christel Sassou-Nguesso, ni même à un Willy Etoka ou à un Lucien Ebata.

De plus, dès la nomination de son Gouvernement promulguée, Clément MOUAMBA pourra être tenu responsable des exactions qui seront commises dans le Pool ou dans toute autre partie du territoire congolais. Ces charges n’auront rien à voir avec ce qui pouvait lui être reproché par le passé.

S’il s’était tiré une balle dans la tête, ou dans le pied, cela aurait été d’un même effet que cette acceptation à la Primature de cette présidence fantoche. Ces deux compères semblent bien, tous deux, avoir complètement perdu la raison que normalement leur confère leur même âge !

Clément MOUAMBA contre Tsaty-Mabiala : UPADS contre UPADS.

Bien que le dictateur Sassou-Nguesso ait volé la victoire du peuple en s’autoproclamant président de la République, l’un des enseignements de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 est le rejet total de Pascal Tsaty-Mabiala dans les fiefs électoraux de l’UPADS fondé par Pascal Lissouba.

En effet, les électeurs de ces contrées ont massivement voté pour le Général Mokoko, lassés disent-ils, des trahisons et de l’incapacité notoire à s’entendre des dirigeants politiques qui se réclament du Lissoubisme.

Ayant marginalisé tous les acteurs historiques de l’UPADS avec le soutien de Sassou-Nguesso par le biais de Pascal Ngamassa (cousin de Lissouba), l’actuel secrétaire général de ce parti Tsaty-Mabiala se retrouve seul contre tous, avec pour adversaire toute la nébuleuse du CAP de MM. Itadi, Mounkouenke, Tamba-Tamba, Tsaty-Mboungou… sans oublier l’actuel 1er ministre Clément Mouamba avec qui la rupture de bancs est totale.

TSATY MABIALA piégé par son excès de zèle.

L’excès de zèle de Tsaty-Mabiala l’a conduit à reconnaitre la victoire de Sassou-Nguesso, tout en appelant ses militants à s’armer pour les élections législatives futures ; ce qui a fini par le décrédibiliser. Sauf que le dictateur Sassou-Nguesso à ces prochains scrutins voudra renforcer politiquement son allié Clément Mouamba à qui, il attribuera les postes de députés ; puisque ceux-ci sont nommés et non élus. Il est fort à parier que Tsaty-Mabiala perdra son mandat de député de Loudima aux prochaines législatives, comme ce fut le cas aux dernières pour MM. Mounkoueke et Tamba-Tamba.

Clément Mouamba aura non seulement la main sur les nominations politiques, mais aussi sur celles de l’administration civile et militaire. Entre l’UPADS de Tsaty-Mabiala qui deviendra rapidement une coquille vide, les traitres du Grand Niari et les transfuges de l’UPADS rallieront à la vitesse de l’éclair la galaxie sassouiste de l’actuel 1er ministre.

En 2017, l’UPADS entrera dans sa phase de naufrage définitif…

Pauvre Pascal LISSOUBA !

Pauvre Congo !

Par Mingwa BIANGO

(Extrait de congo-liberty)

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:32
Congo-Brazzaville. Clément Mouamba, Premier ministre, Sassou Nguesso déroule son calendrier

Il faut désormais se rendre à l’évidence. Au Congo-Brazzaville, contre vents et marées, entre deux sorties d’hélicoptères de combat dans la région du Pool pour « casser » du Moukongo, Denis Sassou Nguesso déroule de manière insidieuse et déconcertante son calendrier. Rien ne semble empêcher la réalisation de sa stratégie de conservation du pouvoir par le groupe ethnique Mbochi. Après le référendum du 25 octobre 2015, après la présidentielle anticipée du 20 mars 2016 et après la prestation de serment du 16 avril 2016, l’homme d’Edou/Penda s’est attaqué à la dernière tâche de l’édifice du pouvoir, le dernier étage de la fusée : la nomination du premier ministre. Denis Sassou Nguesso roule les mécaniques. Tout baigne pour le khalife d’Oyo.

Primature

Martin Mbéri avait battu campagne pour Denis Sassou Nguesso dans la région de la Bouenza dans la perspective d’occuper le poste de chef du gouvernement. C’est raté. Martin Mbéri a fantasmé. Denis Sassou Nguesso l’a fait rêver. Il l’a roulé dans la farine comme bien d’autres. Le nom de Guy Brice Parfait Kolelas n’est pas sorti du chapeau au grand dam de ses détracteurs qui attendaient là une occasion en or pour faire le parallèle avec son pater Bernard Kolelas et taper comme un sourd sur le fils du Nkoumbi de Total et ainsi épiloguer sur la malédiction de la famille Kolelas. Clément Mouamba, un cadre de l’UPADS fraîchement débarqué du parti du Professeur, a décroché la timbale.

Outsider

Méprisé par la bande des « quatre » de l’UPADS (Claudine Munari, Martin Mbéri, Nguila Moungounga Nkombo Nguila et Victor Tamba Tamba), Clément Mouamba fut évincé du ministère des finances sans ménagements et remplacé au forceps par Moungounga Nkombo Nguila. L’ancien ministre des finances de Pascal Lissouba a taillé des croupières à l’ancien ministre de l’Intérieur du Professeur Pascal Lissouba. Les deux anciens membres imminents du parti des « maba ma tatu » se sont livrés à une course à l’échalote, chacun, à sa manière et avec son style, multipliant excès de zèle au sein de l’UPADS et gestes d’allégeance à l’endroit de Denis Sassou Nguesso ( consultations de Brazzaville et dialogue de Sibiti). Martin Mbéri s’est agité pour la primature, Clément Mouamba l’a arraché, prenant ainsi une revanche sur la bande des « quatre » de l’UPADS.

Casseroles

Les deux anciens apparatchiks de l’UPADS traînent des casseroles. Martin Mbéri, créateur des milices zoulous, est accusé d’avoir commandité la fusillade de la marche du centre culturel français (CCF) en 1992 . Ancien cadre de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Clément Mouamba est l’homme qui a précipité dans la faillite la Banque commerciale congolaise (BCC), une banque naguère portée par Ange Edouard Poungui, après avoir dirigé la Banque internationale du Congo (BIDC) dont le coup de grâce a été assené par Mathias Dzon.

Enjeux

On prend les mêmes et on recommence. Peut-on tirer du vin dans de vieilles outres ? Clément Mouamba aura-t-il les coudées libres pour s’attaquer au grand chantier de la diversification de l’économie du Congo-Brazzaville malmenée par la chute du prix du baril de pétrole ? Dispose-t-il d’assez d’autorité pour lutter contre la corruption, devenue la marque de fabrique du pouvoir de Denis Sassou Nguesso , Clément Mouamba a-t-il assez d’influence politique face aux faucons du régime (Aimé Emmanuel Yoka, Pierre Oba, Raymond Zéphirin Mboulou, Jean-François Ndengué, Philippe Obara, Michel Ngakala, Jean-Dominique Okemba) pour imposer ses vues ? Quelle est la position de Clément Mouamba sur les bombardements de la région du Pool d’André Grenard Matsoua, Mabiala Ma Nganga, Tata Mbiémo, Mama Ngounga ? Le premier ministre Clément Mouamba autorisera-t-il le déploiement dans la région du Pool d’une commission d’enquête internationale indépendante ? Réussira-t-il à rallier les membres de la plate-forme IDC-FROCAD et Jean Michel Mokoko afin de constituer un gouvernement de transition chargé d’organiser les élections législatives véritablement libres, régulières et transparentes en vue de rassembler et apaiser ? Clément Mouamba utilisera-t-il la vieille ficelle du débauchage des cadres de l’opposition ? Qui mordra à l’hameçon ? L’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala a d’ores et déjà appelé ses militants à se préparer pour les échéances électorales prochaines à l’instar des législatives et des sénatoriales. Qu’en pense le MCDDI de Guy Brice Parfait Kolelas ? Jean-Marie Michel Mokoko, Charles Zacharie Bowao et André Okombi Salissa participeront-ils à ces échéances électorales ?

La Nouvelle République prônée par Denis Sassou Nguesso continue avec les vieilles habitudes. Chasser le naturel, il revient au galop. Le renouveau de la classe politique au Congo-Brazzaville, ce n’est pas pour maintenant.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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REACTION DU Pr MARION MICHEL MANDZIMBA

Clément Mouamba, premier ministre. Une nomination qui ne manquera pas de susciter des remous au sein du PCT et apparentés, mais aussi au sein de l'opposition, si tant est que l'UPADS est encore un parti de l'opposition. Mais bien plus que tout, cette nomination nous permet de savoir si Mr.Sassou et son clan sont prêts à entamer la logique de rupture qu'il a annoncé (en riant....) lors de son discours d'investiture.

Nous le saurons bientôt en analysant la composition du gouvernement, puisqu'il faut bien que cette équipe soit négociée entre le chef du gouvernement et le président de la République qui, lui-même, doit pouvoir arbitrer entre les appétits de son clan et ceux de ses " partenaires" politiques.

Mais il y a plus important. Le premier ministre est nommé dans un contexte bien particulier où l'opposition n'a pas encore reconnue la validité des résultats ayant favorisé celui qui l'a nommé. Des opposants sont en prison ,les principaux challengers de monsieur Sassou sont en résistance surveillée, se considérant plutôt comme ses prisonniers personnels dans un contexte de rapports privés.

Les opérations militaires dans le Département du Pool sont contestées par la communauté internationale qui réclame des éclaircissements....
Le dialogue national inclusif réclamé par la communauté internationale et accepté par l'opposition reposera sur ses responsabilités de chef de gouvernement.

J'ai hâte de voir comment monsieur le premier ministre va s'accommoder d'une administration, surtout celle des régies financières, devenue entretemps la chasse gardée d'un groupe dont les membres,longtemps choyés, se croient devenus intouchables.

Comment monsieur le premier ministre négociera t-il les coudées franches pour rappeler à l'ordre tous ces gens, militaires, magistrats, administrateurs des SAF, etc., qui ont pris la mauvaise habitude de ne respecter qu'un président laxiste, qui a fait reposer tout son pouvoir sur la paresse grassement payée, la corruption et l'impunité ?
Décidément, le "grand Clément" n'est pas à envier....

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Clement Mouamba PCT Sassou Nguesso