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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 19:59

I  –  Par son inertie, ses non-dits et ses dissimulations.

La banque centrale des états de l’Afrique de l’Ouest, est responsable de la polémique qui s’enfle en Afrique et dans le monde sur le franc CFA. Les esprits sont en éveil et les critiques fusent de partout. Les Africains ont le sentiment que la BCEAO gère cette monnaie au profit de la France évidement la paupérisation de nos malheureux pays ne concerne pas la BCEAO.


Ce qui est réconfortant est que le débat sur cette monnaie nous a permis d’identifier tous les agents français incrustés dans la BCEAO, dans les institutions politiques africaines et dans les milieux d’affaires, bref ceux qui auront des bénéfices à faire durer l’asservissement de nos peuples au nom de leurs petits intérêts personnels, particuliers sordides et mesquins.

Ils sont tous aujourd’hui coincés,  car ils ne pourront plus venir demain nous parler d’une dévaluation, la rue africaine dans ce cas réglera définitivement leur sort avec le plus grand des plaisirs. Leur traitrise ne nous étonne plus, c’est leur seconde nature. Ils sont sortis du bois pour intervenir au nom de leur maitre qui les tient en laisse comme des petits toutous afin de mériter ce pourquoi ils sont payés.

Les vendus. Ils tueront leur propre mère pour du CFA, qui ne vaut même pas leurs  excréments de traitres. Observez-les avec leurs molaires en or, leurs cravates en soie pure et leurs boutons de manchettes dorés, ils ne vivent pas dans le même monde que nos populations qui n’ont même pas de l’eau potable au XXIème siècle.

Nous leur disons ici, que dans la vie il y a des décisions qui lorsqu’elles sont prises tardivement,  ne sont plus des solutions car  comme un mutant le problème s’est déplacé  et devient plus difficile à résoudre. Pourquoi après  le transfert du siège de la BCEAO de Paris à Dakar en juin 1978 n’avoir pas envisagé la fabrication des billets du franc CFA à son siège en Afrique ?

Souvenez-vous des nouveaux billets de  CFA en possession des rebelles dès la prise de la ville de Bouaké en 2002 pendant la rébellion ivoirienne qui avait abouti à la partition de la Côte d’Ivoire. Le fait que la France garde 15% des billets pour ses propres besoins est choquant et difficilement acceptable. De telles découvertes sont gênantes pour ceux qui veulent défendre le franc CFA.

Ceux qui comme nous ne supportent plus la main mise de la France sur cette monnaie disent que le coût de la stabilité monétaire que propose la France est totalement exorbitant. Continuer à faire fonctionner nos malheureux pays africains en les privant de la moitié de leurs recettes d’exportation est intenable et insupportable aujourd’hui.

Pourquoi la BCEAO, n’est-elle pas capable de proposer que les 15 milliards d’Euros cumulés depuis des décennies servent de garantie de stabilité permettant ainsi à nos pays de sortir de  ce trou sans fond qu’est ce compte opération qui en réalité profite à la France ? Nous faisons ici le  pari que vous ne trouverez pas à la BCEAO un seul Africain pour porter une telle proposition de bon sens.

II –  Les mensonges de la BCEAO

On nous dit que le franc CFA est une bonne monnaie africaine géré par les africains. Mais alors il ne devait pas avoir des français siégeant dans son conseil avec le droit de vote. Il ne devait même pas aussi avoir un français siégeant dans son comité de politique monétaire. Pourquoi le président de l’UEMOA, désigné par les chefs d’états des pays membres et qui siège dans ce comité a-t-il un simple avis consultatif ?

La BCEAO doit sortir de ses contradictions, des mensonges et de ses différentes dissimulations pour retrouver la confiance des africains qu’elle prétend servir. Pendant plus de soixante ans le franc CFA d’Afrique de l’Ouest n’est pas convertible avec celui d’Afrique centrale pour une monnaie dont la BCEAO continue de nous dire qu’elle est convertible partout dans le monde.

La BCEAO, nous a dit pendant plus de cinquante ans que des négociations sont en cours pour aplanir cette situation qui pénalise le commerce et les échanges directes entre les deux zones monétaires utilisant la même monnaie. Il n’y a aujourd’hui personne à la BCEAO pour nous expliquer le pourquoi d’une négociation de plusieurs décennies sans aucun aboutissement entre deux banques centrales africaines?

Ainsi donc un malien désirant aller faire des achats à Yaoundé ou à Libreville, est obligé de changer à Bamako ses CFA ouest africain en Euro et les rechanger en franc d’Afrique central une fois à destination. On dirait que la BCEAO a du plaisir à multiplier les entraves au commerce et aux échanges entre les deux zones CFA. Quelles confiances pouvons-nous avoir dans une banque centrale qui se comporte plus en censeur au lieu d’être le promoteur passionné d’une coopération économique et financière entre les deux zones CFA.

III –  Le casse des agences BCEAO de Bouaké, Korhogo et Man en Côte d’Ivoire

La BCEAO a gardé un silence assourdissant sur le casse en septembre 2003 de ses propres agences bancaires dans un pays membre de la BCEAO. Aujourd’hui la BCEAO, qui sait porter plainte contre celui qui brule un billet de cinq mille francs n’est même pas capable de nous expliquer qui est derrière ces triples casses bancaires ? Quel en est le montant ? Où est passé cet argent estimé à 16 milliards de francs CFA par la presse de la sous région.

Comment cet argent a-t-il été blanchit pour se retrouver sur des comptes à Ouagadougou, à Bamako et à Dakar ? Une banque centrale peut retrouver facilement l’argent d’un casse en circulation dans son espace monétaire, pourquoi la BCEAO garde telle le silence sur cette importante question dont sa propre crédibilité en dépend ?

Pourquoi la BCEAO n’a-t-elle pas prise des mesures de transfert de fonds avec le soutien des forces ONUCI et Licorne qui étaient dans les zones concernées par la rébellion ivoirienne ? Au regard des faits on a aujourd’hui la triste impression que la BCEAO ne veut pas que le contribuable africain s’empare de ces questionnements liés à la crédibilité de cette banque centrale qui se dit africaine.

Des soldats français en mission de paix furent retrouvés avec une partie de ce casse bancaire,  oh mon Dieu quelle honte ceux qui venaient nous aider n’étaient rien d’autres que des vulgaires gangsters. En entrant dans l’agence de Bouaké après le casse on y découvrait, des lits de camp, des boites de sardines françaises,  des assiettes contenants les restes du derniers repas des gangsters, des  coffres découpés au chalumeau,  des documents de la banque incendiés et le caveau de la  banque grand ouvert comme un boulevard. Du travail de professionnels. Ou en est l’enquête ?

Mais le plus grave est que Sidiki Konaté un cadre de la rébellion, avait déclaré à un hebdomadaire parisien que la rébellion avait demandé à la BCEAO d’ouvrir ses agences car ils n’ont pas pris les armes pour surveiller les banques. Ce courrier n’a jamais reçu de réponse de la part de la BCEAO jusqu’à ce jour. L’ensemble de tous ces faits ne peuvent nous placer dans le camp des francs maçons agents de la France  qui défendent la BCEAO et sa gestion du CFA contre vents et marées.

IV –  La  réforme de la BCEAO ou la mort nous vaincrons

Ceux qui sont pour le maintien de cette monnaie de singe auront du mal à nous convaincre que sans réforme de son fonctionnement cette banque centrale peut évoluer, y a rien à voir circulez. Tout est ici au profit de la France. Des millions d’Africains ne vont donc pas rester les bras croisés dans l’attente d’une France généreuse, qui viendra d’elle-même nous octroyer l’indépendance monétaire. Ne vous trompez pas d’époque. Il faut arracher l’indépendance monétaire par la force. Depuis quand par amitié avec une gazelle la  lionne est-elle devenue herbivore ?

Nous sommes à un carrefour important oùu la Frances doit prendre les devants d’une réforme audacieuse capable de rendre service à tout le monde au risque de voir la fin du franc CFA sans elle. Car l’élan libertaire des nouvelles générations n’acceptera pas  plus longtemps ce marché de dupe que même un chien refusera. Les premières mesures à prendre par le partenaire français du CFA,    est :

A) – de retirer ses deux administrateurs français qui ont le droit de véto dans les prises de décisions de la BCEAO. La politique monétaire doit se décider avec les membres de la zone franc dont la France n’est pas membre.

B) – la fabrication de la monnaie CFA doit se faire en Afrique au siège de la BCEAO à Dakar au Sénégal. Nous savons que la France après impression conserve 15% des billets pour ses propres besoins. Ce genre d’accord n’est plus acceptable. Ces contrats immuables et sans évolution depuis près d’un siècle ne sont plus moralement justifiables.
La France n’est plus membre de la zone franc. Elle ne doit plus se sucrer sur le dos de nos malheureuses populations, par des procédés qui frisent le rackette,  l’escroquerie et la truanderie de type mafieux.  Ce comportement de vampire et de sangsue n’est plus acceptable et ne peut se justifier. C’est honteux de la part de l’ancien colonisateur de s’imposer face aux plus faibles  par des méthodes de gangster.

C) – la zone CFA dispose de près de 15 milliards d’euros dans les comptes opérations du trésor public français. Cet argent peut largement assurer la convertibilité du franc CFA. Nos pays peuvent donc arrêter de verser les 50% de leurs recettes d’exportation dans le trésor d’un autre pays. Cette ligne doit être défendue pendant les négociations si on veut vraiment réformer le CFA.
Le problème est de savoir qui pourra porter une telle exigence de justice dans les relations avec la France ? Les présidents énuques de l’Afrique de l’Ouest, presque tous francs maçons, qui doivent leur légitimité à Paris, vont plutôt se battre au contraire pour une nouvelle dévaluation du franc CFA, pour plaire au coq gaulois.

D) – La BCEAO si elle veut être encore crédible et utile à l’Afrique après avoir si longtemps servit les intérêts de la France, doit travailler aujourd’hui et maintenant pour baiser le taux du crédit dans la zone monétaire CFA. Comment peut-on promouvoir l’innovation, les PME, la production agricole et industrielle avec le crédit à 12 ou 15% dans la zone CFA, alors qu’en zone euro on est à 2 ou 3% dans certains pays ? Nous sommes en face de taux totalement usuraires et difficiles à faire émerger une économie. Il ne faut donc pas s’étonner du niveau de paupérisation de nos malheureux pays africains de la zone CFA.

E) – le franc BCEAO et ses défenseurs ne pourront plus nous dire que c’est une bonne monnaie, elle est solide alors qu’elle n’est même pas convertible au Cameroun, au Tchad ou au Gabon. Nous invitons les chefs d’Etat capables de tels langages à comprendre eux même le mensonge puant qui sort ainsi de leur bouche pour plaire à la France.
Sincèrement est-ce que la négation des évidences en vaut la peine quand tu travailles pour enrichir un maitre qui n’a que le mépris comme récompense envers toi ? La fonction présidentielle donne-t-elle des satisfactions quand elle consiste à mener ton pays à la remorque d’une tierce puissance dont le but est de vampiriser ton propre pays ? Que gagnes-tu dans le renoncement permanent du peu de dignité qui te reste ?

V  –  Comparaison des salaires BCEAO-BCEAC

À travers les réseaux de cooptations maçonniques la France a  complètement  vampirisé les institutions africaines, les hommes mais aussi les deux banques centrales BCEAO et BCEAC. Seule une vraie révolte venant de l’insurrection des esprits et des consciences africaines  pourra restituer à nos pays la souveraineté monétaire nécessaire à l’aggiornamento collectif et à notre émergence économique.

Aux défenseurs du franc CFA, nous disons ici qu’ils se sont donnés beaucoup de mal pour rien.  Ils n’arriveront pas à nous convaincre que notre avenir se trouve dans le CFA, tel qu’il est fabriqué et géré par la France. Aux cadres africains de directions de la BECEAO, nous leur disons ici qu’ils n’ont pas rendu service à nos pays en participant à cette grosse extorsion de fonds au profit de la France.

Le gouverneur de la BCEAO touche 9 millions de F CFA par mois, le vice-gouverneur, le secrétaire général et le directeur général  empochent chacun 5 millions de francs CFA par mois. Les cadres d’encadrement supérieur touchent un million de franc CFA par mois.

En Afrique centrale le Gouverneur de la BCEAC touche 30 millions par mois. Le vice-gouverneur et le secrétaire général empochent 20 millions tous les mois, le directeur général, touche 15 millions tous les mois et les cadres supérieurs touchent 5 millions par mois.

Quand nous parlons de silences coupables des autorités des deux banques centrales, voilà les chiffres devant vous avec à la clé un système de retraite qui les met à l’abri du besoin. Ils n’ont pas les mêmes problèmes que les fonctionnaires de nos pays dont certains attendent  deux ou trois mois d’arriérés de salaires.

Mange et tais-toi, telle est leur devise. Ils n’ont donc pas la même vision que nous de l’avenir commun. Ils doivent défendre la BCEAO dans son fonctionnement actuel en faveur de la France. Voilà pourquoi l’un d’eux devenu chef d’Etat nous a dit qu’il a été gouverneur de la BCEAO, il n’a jamais vu un Blanc dans son bureau.

Voilà des mensonges qui honorent la BCEAO et poussent les citoyens Ouest Africains à être contre cette banque centrale qui organise l’arnaque en faveur de la France. Vous pouvez imaginer d’ici le mépris de l’opinion pour ceux qui disent que le CFA est une bonne monnaie stable qui rend service aux Africains et qu’il faut l’élargir aux autres pays africains.

Postulat de conclusion générale

Nous avons discuté du  CFA avec trois experts européens spécialistes des questions monétaires. Leur diagnostic rejoint nos craintes et nos désarrois d’un CFA inconvertible à New York, à Tokyo, à Londres ou à Moscou. Quelle est la valeur de cette stabilité qui finit par nous étouffer au profit de la France ? Montrez-nous un seul pays au monde qui a réussi à sortir du sous développement avec un tel système monétaire ? Il n’y a que des Africains pour accepter une telle duperie.

L’une des tares de la région CFA et l’un des buts inavoués des pays utilisant cette monnaie est que l’Etat s’est placé depuis longtemps au dessus des citoyens ainsi que de toutes les classes de la société et de n’être responsables et redevables qu’envers eux-mêmes.  L’Etat typique de la zone CFA considère ses administrés comme la principale source de son insécurité.

Ils n’ont pas besoin du peuple pour voter car là où les élections se tiennent, elles ne représentent qu’une formalité, un exercice rituel pour le parti au pouvoir souvent ami de la France.  Les prisons sont bondées de gens simples qui expriment au grand jour leur opposition au pouvoir personnel, au tribalisme, au népotisme, au gaspillage et à la corruption. Bref, des pays goulags où l’avenir ne pousse plus.

Des pays où l’insécurité a pris durablement racine. Le genre de pays où  c’est le chef de l’Etat lui-même qui va en France pour dire aux services français que ses opposants sont des socialo-marxistes, qu’ils sont contre les intérêts de la France en Afrique. Tel est le visage minable du pouvoir personnel et tribal africain qui soutient le franc CFA.

Entre nous, comment voyez-vous l’avenir de l’espace francophone en Afrique avec des gens dont le souci est de servir la France et non leur pays. Du Togo, au Congo Brazzaville, du Gabon au Mali en passant par la Côte d’Ivoire, le Cameroun, sans parler de la Centre Afrique tous ces pays n’offrent pas d’horizon à leurs citoyens.

Que reste t-il à un pouvoir quand il n’a que le meurtre, la violence, la pendaison, l’égorgement et la prison comme réponses aux questions de société ? Le franc Cfa est une impasse, c’est une monnaie de servitude au profit de la France et de ses agents africains qui n’ont que la stabilité monétaire à la bouche.

La réformer ou s’en passer tel doit être le débat aujourd’hui. Le grand poète turque,  NAZIM HIKMET, qui passa dix sept années de sa vie en prison au nom de ses convictions démocratiques, résume mieux notre propos quand il disait : << être esclave, là n’est pas la question. Il s’agit de ne pas se rendre>>.

La souveraineté monétaire est une des conditions essentielles de la maitrise de notre destin. Il faut la conquérir comme les pays de l’Est l’ont fait pour s’affranchir du système oppressif qu’était le communisme. Sur ce point,  cette fois ci c’est à la France sangsue et  profiteuse de céder ou alors nous ferons la nouvelle monnaie sans elle, car ses agents ont échoué à nous convaincre de l’utilité du franc CFA aujourd’hui.

Serge-Nicolas NZI, Chercheur en  communication Lugano (Suisse)
Mail : nicolasnzi@bluewin.ch

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 23:41

La liste des affaires judiciaires concernant la société dirigée par Claudio Descalzi s’est agrandie. Après le Nigeria et l'Algérie, c'est le tour du Congo.

MILAN - Nouvelle enquête pour corruption internationale par Eni. Poursuivi par la magistrature italienne pour ses activités en Algérie (le cas) et le Nigeria (lire les charges), où il est accusé d'avoir payé de riches pots de vin en échange de contrats et de champs de pétrole, le nom d'Eni apparaît dans une nouvelle enquête judiciaire ouverte par le bureau du procureur à Milan. Cette fois, le pays où le crime de corruption internationale aurait été commis est le Congo, qui est gouverné depuis près de 40 ans par l'ancien soldat Denis Sassou Nguesso et où Claudio Descalzi [ Marié à une congolaise Madeleine Ingoba proche de la famille Sassou ] , Directeur Général d'Eni, a grandi professionnellement.

Le 6 juillet, La Brigade financière “la Guardia di Finanza” a notifié à la multinationale ENI une information sur l’ouverture d’une enquête judiciaire pour corruption internationale en vertu de la loi 231 de 2001. Les financiers ont demandé au groupe de documents qui devrait permettre aux magistrats de Milan de savoir les détails des « accords signés par Eni Congo dans les années 2013/2014/2015 avec le Ministère des hydrocarbures Congolais [ André Raphael Loemba, ministre et Directeur des Hydrocarbures Serge Aimé Ndeko, l’homme de Sassou Nguesso au ministère depuis plus de 15 ans qui a la gestion discrétionnaire de la chaîne de corruption en vue de l’octroi des permis d’exploration], visant à l'exploration, le développement et la production de certains permis et la manière dont les entreprises avec lesquelles Eni a conclu un partenariat ont été choisies ".

Juste au cours de la dernière assemblée, l'Association italienne Re: Common a abordé la gestion d'Eni plusieurs questions critiques sur la relation entre le groupe italien et ses partenaires congolais

[ Le Collectif Sassoufit félicite la justice italienne pour cette ouverture d’enquête et appelle la justice française à prendre des mesures similaires sur la société TOTAL.
TOTAL a fait appel le 13, 14 et 15 juillet 2017 au seigneur de guerre Jean-François Ndenguet pour menacer les syndicalistes congolais et obtenir par la terreur la reprise du travail sur ses plateformes. ]

Publié en italien dans La Repubblica

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 23:26
 
Dans l’affaire dite des biens mal acquis Denis Christel Sassou Nguesso est considéré par les juges du pôle financier de Paris comme le parrain de la mafia congolaise. Dans ce dossier des BMA tous les chemins des juges mènent vers Denis Christel Sassou Nguesso.
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Dans l’affaire dite des biens mal acquis Denis Christel Sassou Nguesso est considéré par les juges du pôle financier de Paris comme le parrain de la mafia congolaise. Dans ce dossier des BMA tous les chemins des juges mènent vers Denis Christel Sassou Nguesso.

Nous avons le devoir patriotique de tordre le cou aux mensonges colportés par certains médias à la solde des criminels de Brazzaville.

Monsieur Denis Christel Sassou Nguesso n’est pas un témoin assisté dans cette affaire des biens mal acquis pour la simple raison que Le témoin assisté ne peut être placé sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire, ni faire l'objet d'une ordonnance de renvoi ou de mise en accusation devant le tribunal correctionnel ou la cour d'assises. ... En pratique, le recours au statut de témoin assisté reste juridiquement inoffensif sauf qu’il vous donne le droit d’accès au dossier.

Monsieur DCSN est bel et bien mis en examen et il ne pouvait qu’être mis en examen au regard des charges lourdes retenues contre lui.

DCSN était placé en garde vue.

Fréquemment relayée par les médias dans de multiples affaires, mise en scène au cinéma, la garde à vue n’en demeure pas moins une procédure méconnue pour la majorité d’entre nous, souvent considérée à tort comme symbole de culpabilité d’une personne.

Bien que les dispositions du Code de procédure pénale stipulent les conditions de sa mise en œuvre, il existe peu d’indications pratiques quant à la compréhension et à la maîtrise du déroulé de cette mesure en faveur du mis en cause.

Parce qu’au-delà d’une mesure privative de liberté, monsieur Denis Christel Sassou Nguesso a touché du doigt sa première vraie condition de son existence humaine. Il a mesuré à raison et à une échelle inférieure ce qu’endurent à tort les Jean Marie Michel MOKOKO, Paulin MAKAKA et des centaines de prisonniers politiques au Congo Brazzaville.

L’article 63 du Code de Procédure Pénale consacre la garde à vue comme mesure permettant de restreindre la liberté d’aller et venir d’une personne pour les besoins d’une enquête ou d’une instruction, au sein des locaux des services de police judiciaire.
DCSN a été placé en garde à vue du fait qu’il existe à son encontre plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre une infraction punie par une peine de prison.

Pour DCSN la garde à vue a été vécue comme la fin du monde.

Il a regardé autour de lui et a constaté l’étroitesse de la cellule dans laquelle il était enfermé. Devant lui une porte carcérale condamnée par une serrure imposante et de lourds barreaux. Et il observait ébahi sa cellule chambre. Le long des murs court un banc en béton assez large pour s’allonger. Dans un coin il disposait d’un matelas en mousse de 6 cm d'épaisseur et des couvertures qu’il n’osait toucher car ils avaient l’air de grouiller de vermines.

Il entendait les cris de ses voisins, l’un qui frappe depuis des heures pour aller aux toilettes, l’autre qui avait l’air d’avoir la nausée.

DCSN était enfermé dans une cellule sans le moindre confort : inconfort matériel, odeurs désagréables, températures variables, nuisances sonores, manque de sommeil...
Et durant tout ce temps, les autorités de police judiciaire ont mis à mal, pour les besoins de l’enquête ou de l’instruction, sa dignité, notamment en pratiquant des fouilles corporelles.

Ce qui était éprouvant pour lui c’est que ni lui, ni sa famille, ni même ses avocats ne s’attendaient à l’application des prescriptions de l’article 63 ;138 et suivants du code de procédure pénale afférentes au contrôle judiciaire et la garde à vue.

- Sa famille n’était pas préparée à une telle éventualité étant habituée au confort de l’article 96 de la constitution congolaise

- La garde à vue lui a fait découvrir ce que c’est le manque de sommeil, le manque d’hygiène car il a passé des jours sans se laver et il a mesuré comment sont nourris de nombreux compatriotes affamés par le pouvoir brutal et inhumain des nguesso. Il n’a pas supporté le régime alimentaire aux chiens subi par tout gardé à vue.

-DCSN l’homme qui porte deux chemises neuves par jour a découvert les aspérités de l’accoutrement des congolais galériens de Mikalou, Bacongo, Mbota…il s’est plaint de la pénurie des vêtements confortables et chauds ;

DCSN a été privé de tout vêtement susceptible d’être considéré par les officiers de police judiciaire comme dangereux pour soi ou pour les autres. On lui a retiré ses lacets, ceinture, montre enfin tout son bling bling.

La problématique principale de DCSN c’est qu’en prison, son mentor de papa voleur violeur criminel n’était là pour le sevrer. Dans cet environnement carcéral de cette phase procédurale DCSN était aveugle et sourd.

Et ces conditions ont méthodiquement entamé son état mental occasionnant ainsi le stress et la dépression. Il a été bien cuisiné et immanquablement il est passé à table. DCSN a balancé, il a parlé comme jamais au grand bonheur des juges du Pole financier. DCSN est apparu lors des débats et des auditions complètement perdu, il ne savait plus les contours de sa profession…

A l’issue de sa garde à vue :

Considérant le rapport sur «les enseignements de l’affaire des biens mal acquis et les pièces versées au dossier à l’appui de la plainte des associations Transparency International France et Sherpa».

Conforté par les nombreuses diligences et contributions des pièces envoyées par la diaspora au pôle financier et surtout la curieuse et heureuse collaboration de la DGST ; le parquet dans ses réquisitions demandait que monsieur Denis sassou Nguesso soit placé en détention provisoire.

De même le juge d’instruction au regard de la gravité des charges et des faits estimait que la détention provisoire était indispensable au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, qu'elle constitue l'unique moyen de parvenir à l'un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d'assignation à résidence avec surveillance électronique.

La détention provisoire article 144 du CPP requis par le parquet et le juge de l’instruction permettait de :

1° Conserver les preuves ou les indices matériels qui sont nécessaires à la manifestation de la vérité ;

2° Empêcher une pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ;

3° Empêcher une concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses coauteurs ou complices ;

4° Protéger la personne mise en examen ;

5° Garantir le maintien de la personne mise en examen à la disposition de la justice ;

6° Mettre fin à l'infraction ou prévenir son renouvellement ;

7° Mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l'ordre public provoqué par la gravité de l'infraction, les circonstances de sa commission ou l'importance du préjudice qu'elle a causé. Ce trouble ne peut résulter du seul retentissement médiatique de l'affaire. Toutefois, le présent alinéa n'est pas applicable en matière correctionnelle.

Dès lors la saisine du juge de la liberté de la détention était sollicitée. En effet à l’oxymore de son appellation répond l’ambivalence de l’institution dans le système judiciaire français. Créée par la loi du 15 juin 2000, renforçant la protection de la présomption d’innocence et les droits des victimes. Le juge de la liberté et de la détention est venu remédier à travers la réforme du 15 juin 2000 l’usage excessif de la détention provisoire. Magistrat d’expérience, ayant rang de président, de premier vice-président ou de vice-président, le juge de Nanterre a été saisi dès lors qu’une mesure attentatoire aux libertés individuelles requise contre DCSN se trouvait en jeu.

Ainsi un débat contradictoire a été organisé. Un moment décisif car la décision qui est prise a bien souvent des répercussions sur la peine prononcée par la formation de jugement.

Le débat a été catastrophique pour Denis Christel Sassou Nguesso car sa barrière linguistique était au ras des pâquerettes. Il est apparu que le costume présidentiable taillé par Denis Sassou Nguesso pour son fils est trop large pour ce rejeton. Traumatisé par l’ordonnance du juge de l’instruction qui avait requis sa mise en détention provisoire, DCSN a eu la langue fourchée à maintes reprises….Le comble c’est la présentation de sa carte de résident française alors qu’il est de notoriété internationale que celui-ci travaille et a une résidence fixe au Congo Brazzaville. Et qu’il appert que la présentation de cette carte de séjour ne pouvait constituer une garantie suffisante tout comme ses nombreuses résidences constitutives de biens mal acquis.

Le placement sous contrôle judiciaire demandé par les avocats de DCSN exigeait le dépôt de son passeport au greffe du juge instructeur. Muni de sa carte de séjour, DCSN présentait fièrement son passeport diplomatique en contradiction juridique avec la lettre et l’esprit du contrôle judiciaire d’une part et du droit international régissant le statut des diplomates d’autre part.

Face à cette difficulté, le juge de la liberté et de la détention fut obligé de soumettre Denis Christel Sassou Nguesso à un contrôle judiciare musclé.

Compte tenu de la faiblesse et du trouble consécutif généré par le passeport diplomatique, le juge de la liberté et de la détention a jugé que les conditions traditionnelles du contrôle judiciaire étaient insuffisantes dans ce cas d’espèce et que la prescription d’une assignation à résidence assortie d’une surveillance électronique était indispensable.

Ce contrôle judiciaire a été ordonné sous deux conditions cumulatives à savoir :

- il était nécessaire à l’enquête et prononcé à titre de mesure de sûreté,

- DCSN encourt une peine lourde d’emprisonnement correctionnel.

Ainsi DCSN était soumis à plusieurs obligations énumérées à l'article 138 du Code de procédure pénale à savoir :

- une interdiction de sortir de certaines limites territoriales fixées par le juge,
- une interdiction de s’absenter de son domicile,
- une interdiction de se rendre dans certains lieux fixés par le juge,
- une obligation d’informer le juge de tous ses déplacements,
- une obligation de remettre son passeport,
- une obligation de se rendre de façon périodique au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie proche de son domicile. DCSN pointait au commissariat du ressort territorial de son domicile
- une interdiction de rencontrer certaines personnes déterminées par le juge,
- une obligation de fournir un cautionnement ou constituer des sûretés personnelles ou réelles (hypothèques, cautionnement, gage etc…),
- Une obligation de répondre aux convocations du juge tel est le cas de Edgar Nguesso.

S’agissant du cautionnement pénal, l’article 138, alinéa 2, 11° du Code de procédure pénale dispose que : « le montant et les délais de versement, en une ou plusieurs fois, on été fixés par le juge des libertés et de la détention, compte tenu non pas des ressources, des charges et de la faculté contributive de la personne mise en examen mais au regard des sommes astronomiques gérées criminellement par le mis en cause »

Le quantum de la caution fixé à 10 000 000 d’euros par le juge est la preuve et le miroir de l’ampleur des détournements de fonds auxquels se livre impunément Denis Christel Sassou Nguesso.

Cette caution a été versée au moyen d’une ristourne des chefs d’Etats dictateurs pour sauver mwana Ndeya le désespoir de toute une nation.

A titre de rappel et de comparaison, la caution de l’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss Kahn était de 1 000 000 de dollars…comprenne qui pourra, quelle folie !

Pour votre gouverne, avec cette caution record, le Congo pouvait éponger les neuf mois d’arriérés dus au titre des pensions de nos maltraités « retraités » et payer les bourses des étudiants devenus SDF partout dans le monde.

Enfin une enquête incidente se greffera sur celle des BMA aux conséquences judiciaires incommensurables pour Denis Christel Sassou Nguesso.

Que grand bien vous fasse ce devoir d’information.

Le caractère est la vertu des temps difficiles.

Sylvain SENDA. Chargé du Bras judiciaire et juridique de la diaspora.

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 17:42

Par Rigobert OSSEBI

 

Le tyran Sassou-NGuesso et son fils Kiki le voleur

Dans la famille des usurpateurs, il y eut d’abord le père, Dénis Sassou Nguesso. Le fondateur, maintenant quarante années de pouvoir au compteur… Il fut le premier à faire main-basse sur notre pétrole, la principale richesse du Congo, la sève et le sang des Congolais. Avec la bénédiction des partenaires pétroliers francophones, anglophones et italophones, fort de ce droit satanique qu’il s’était octroyé, il put transmettre cette ressource en toute tranquillité à son rejeton Denis Christel. Ce dernier, Kiki le pétrolier, le maintenant redouté « Chef du Clan des Mapapa » ne s’est jamais embarrassé de principes dans son pompage personnel des recettes pétrolières, dans le piratage des cargaisons de la Cotrade ou dans celles de la SNPC. Plus encore, car cela est bien connu que l’appétit vient en mangeant, Denis Christel ne se gêna pas pour prendre possession de participations dans des champs pétroliers, au travers de sociétés comme Kontinent de Yaya Moussa, ex-Représentant Résident du FMI à Brazzaville spécialisé dans l’établissement de faux-rapports, ou de la plus récente Petro-Congo dite PETCO représentée par un illustre inconnu à Pointe Noire, Meddy Espérance EARE LIPIKA.

Voilà qu’une bonne quinzaine d’années se sont écoulées depuis qu’il a été initié par Bruno Itoua au négoce pétrolier, ne retenant que les pires travers, les détournements… Son enrichissement personnel, insolemment criminel, ne l’a pas encore conduit à la notoriété d’un Teodorin Obiang épinglé par les grands médias internationaux et par différentes cours de justice, mais le jour ne saurait tarder où il devra rendre les comptes, tous les comptes… (En même temps qu’un Edgar Nguesso qui vient juste d’être mise en examen, avec sa mère, à Paris dans l’affaire des Biens Mal Acquis, pour «blanchiment de détournement de fonds publics».)

En attendant, ne sachant où mettre la tête avec ses deux ou trois épouses et ses nombreux « bureaux », n’ayant que très peu de temps pour gérer la « chose publique » qu’est « notre pétrole » devenue « son bien exclusivement privé », Kiki a dû confier l’affaire à une personne capable d’y mettre un peu d’ordre, toujours à son profit exclusif, dans tout le désordre qu’il y avait semé… !

C’est ainsi qu’est apparue Madame Fairouz Garlan ; mystère absolu, dont personne ou presque ne sait qui elle est, ni d’où elle vient ! Google est également totalement ignorant de sa personne ; fait absolument rarissime pour quelqu’une qui accède à une telle responsabilité… Celle de gérer la production pétrolière, les produits raffinés et les participations dans des champs pétroliers d’un pays qui devrait atteindre 500.000 barils/jour vers la fin 2017 ou courant 2018. Des milliards de dollars… !

Pour certains, elle est Française, pour d’autres c’est une Marocaine, voire même une Libanaise. Tous ne savent rien de ses références professionnelles et ceux, qui savent quelque chose sur elle, tremblent de le dire ou même de prononcer son nom. Est-elle un cheval de Troie de TOTAL, d’ENI, de PERENCO ou de TRAFIGURA ? Ce dernier avec Worldwide, sa filiale émiratie, sont mouillés tous deux pour un milliard de dollars de préfinancements très légèrement consentis et dont on ne sait à qui ils ont profité exactement…

Désignée comme l’assistante de Denis Christel Sassou Nguesso, elle est en réalité la véritable patronne, avec ou sans procuration, de la Société Nationale des Pétroles du Congo, la SNPC propriété de Nguesso, et de toutes ses filiales dont la CORAF.

Tout le dernier étage du siège de la SNPC lui a été réservé, pour elle-même et ses collaborateurs, tous étrangers comme elle. Tout, absolument tout, de la gestion de l’entreprise est entre leurs mains et plus particulièrement dans les siennes. Cela ne blague plus dès l’entrée de l’immeuble, les visiteurs occasionnels et les importuns ont été interdits d’accès. En place depuis un peu plus d’une année, nul ne lui conteste ses fonctions, acceptées par tous les partenaires pétroliers et financiers du Congo, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ; quant à l’usurpateur président, Denis Sassou Nguesso, proche du « burn out », il n’a plus le temps ni l’énergie pour se consacrer aux affaires pétrolières… Des milliards de dollars par an à gérer par une inconnue en toute opacité. Le Congo de Messieurs Sassou Nguesso Père, Fils et Neveux est décidément un pays de fous !

Personne n’a été choqué par cette délégation puis cette prise de pouvoir… Il est vrai que les mêmes ne disaient rien lorsque le rythme des cargaisons était soutenu, 8 à 10 par mois, et que le prix du baril dépassait allègrement les 100 dollars ; et qu’une bonne part s’évaporait. C’est maintenant une cheffe de légion étrangère pétrolière qui gère le pétrole congolais en dehors de toute présence nationale et encore moins de tout contrôle de l’opposition (emprisonnée). Madame Fairouz Garlan, si elle a été employée pour nettoyer l’entreprise, ne met pas de gants pour faire le sale boulot : quiconque, parmi les cadres du secteur des hydrocarbures  congolais, s’est approché de l’opposition ou des opposants, est licencié sans ménagement par la nouvelle reine du pétrole congolais !

Comment sommes-nous tombés aussi bas ?

Kiki le pétrolier, qui s’est depuis longtemps approprié notre pétrole, en a écarté aussi tous les cadres nationaux valables et utiles qui pouvaient participer à sa production ou à sa gestion. Ne sont restés à ses côtés que les plus retors et les notoirement corrompus. Calixte Ganongo, son complice de la première heure, à la SNPC, est aujourd’hui ministre des finances du gouvernement fantoche de Clément Mouamba. Son autre complice, dans le secteur privé, Willy Etoka le Golden Boy du pétrole congolais, a été mis sur la touche comme Blaise Elenga. Rien ne filtre de leur contentieux. Le gamin de Ouenzé, marchand de pneus, devenu la 10ème fortune africaine ne pouvait susciter qu’une immense jalousie chez les Nguesso ; peut-être le motif de la rupture. Raoul Ominga, le nouveau Directeur Administratif et Financier de la SNPC, cousin et successeur de Calixte Ganongo, profitera-t-il de cette place à prendre, lui qui sait tant jongler avec les dizaines de millions des cargaisons ? Il est également candidat à la députation dans la nouvelle circonscription d’Oyo, OYO2.

Il ne sera qu’un soldat de plus pour la prise de pouvoir de Denis Christel. On ne sait pas grand-chose de lui également, de sa formation et de ses références, sinon qu’il est un parent de Ganongo. Propulsé par Jean-Jacques Ikama, au début des années 2000, auprès de l’antenne parisienne de la SNPC au 43, Boulevard Friedland près de l’Arc de Triomphe, Raoul Ominga choquait ses collègues, chiquement habillés, par ses tenues vestimentaires négligées digne d’un bon villageois fraîchement débarqué de son village (Tshirt du PSG et « mouchouinia bata » -tongs congolaises-).

Nul doute que pour ce dernier, qui partage – un peu – des pouvoirs exorbitants de Madame Garlan Fairouz, la SNPC restera l’instrument de la conquête du pouvoir suprême pour Kiki. Le pétrole est entre leurs mains obscures. Il ne tient qu’aux Congolais de mettre un terme, finalement, à tous ces  abus !

Rigobert OSSEBI

Extrait de congo-liberty.com

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:47

Denis-Christel et son dictateur de père

S’il est vrai que présidentielle de 2021 au CONGO-Brazzaville n’a toujours pas livré tous ses secrets, le désir de succession de Dénis Christel Sasssou Nguesso à son père apparaît désormais comme inéluctable. Dans ce dossier que nous avons réalisé grâce à nos sources crédibles de Kinshasa à Paris en passant par Brazzaville, Cotonou, Abu Dhabi, Miami, nous vous révélons en exclusivité les manœuvres de celui qu’on surnommé « Kiki le pétrolier ». Une enquête inédite d’un escroc en col blanc.

Un réseau tissé et entretenu depuis la République Démocratique du CONGO

Les différents réseaux de l’autre côté du fleuve CONGO,  d’hommes d’affaires, de proxénètes et de groupuscules mafieux au service de Dénis Christel Sassou Nguesso sont désormais connus. Ces différents réseaux ont initié depuis plusieurs semaines un plan machiavélique destiné à faire voler en éclats d’abord sa propre famille et ensuite toute personne ayant des ambitions autour du père, Dénis Sassou Nguesso.

Nous apprenons ainsi de nos sources crédibles proches de Kiki lui-même, que ce dernier détient désormais d’importantes parts dans plusieurs Médias à Brazzaville comme VOX TV ( dont il est le propriétaire et qu’il a confié à Vérone Mankou), mais aussi en RDC et également des médias européens et panafricains à Paris et Bruxelles. Ces Médias non seulement financés avec l’argent du contribuable congolais, ont clairement reçu pour injonction de déclencher de façon hebdomadaire, tous les dossiers pouvant éliminer ou écarter de potentiels futurs candidats à la succession de son père au sein de sa propre famille. Au niveau de Brazzaville, l’homme aux manettes et qui s’occupe des sales besognes de Kiki s’appelle Aimé Hydevert Mouagni, chef de milices.Ce délinquant notoire, repris de justice, connu par les services de police français qui se proclame féticheur est beaucoup plus connu pour ses talents d’escroquerie, de braquage et de violences inouïes contre les femmes.

Affaiblir, diviser pour régner, anéantir…..plus rien n’arrête Dénis Christel

Des congolais de la RDC parcourent ainsi depuis deux semaines les capitales européennes avec des dossiers explosifs parfois imaginaires contre ses propres frères et plusieurs membres de sa famille. En témoigne les dossiers contre les frères Willy et Edgard Nguesso exposés dans les médias européens depuis quelques semaines. D’abord Radio France Internationale, ensuite les Médias de la RDC, puis la Lettre du Continent dans ses parutions du 29 Mars et du Dimanche 2 Avril dernier ; La Tribune Afrique et VOA.  Le conflit entre la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) de Guy Wilfrid Nguesso avec Total Congo d’une part et la récente publication de plusieurs sites panafricains qui remettaient à jour un ancien document datant de plus de 8 ans de Transparency International sur les activités de Edgard Nguesso à la Réserve de Paris dans le 8è arrondissement d’autre part en sont l’illustration. Mais l’obsession de Kiki le pétrolier pour le fauteuil présidentiel en 2021 n’a pas d’égal. Dans l’entourage du président Sassou Nguesso c’est une purge que le jeune Kiki a lancé. Il veut faire main basse sur La GLC, la Grande loge du Congo, lançant ainsi une guerre sans pitié à l’encontre de Jean Dominique Okemba alias JDO comme révélé dans le N°746 DU 01/02/2017 de la Lettre du Continent. Dans ce combat au sein de cette loge, Dénis Christel fait croire à qui veut l’entendre qu’il aurait reçu l’onction de son père pour écarter Jean Dominique Okemba. Ce qui évidemment relève d’une pure illusion.

Mais ce n’est pas tout, Dénis Christel a considérablement affaibli d’autres poids lourds de la scène politique congolaise qui, selon ses propres dires, devenaient de plus en plus encombrants. Il s’agit d’abord de Gilbert Odongo débarqué du ministère des Finances ( actuel ministre du développement industriel et promotion du secteur privé ) sur insistance de Dénis Christel au profit de son homme de main Calixte Ganongo qui fut nommé en 2010 directeur général adjoint chargé des Finances et de la Comptabilité à la SNPC. Sa nomination a été imposée au président par Dénis Christel.

De son côté Jean Jacques Bouya toujours au gouvernement est aussi dépouillé de tout pouvoir de décision. J-J. Bouya peine à convaincre le Ministre des Finances Calixte Ganongo qui met son veto sur plusieurs dossiers chauds.  Dans ce système de chasse aux sorcières, de bâillonnement,  Rodrigue et Teddy Nguesso sont également en difficulté. C’est Dénis Christel qui, par le biais de son réseau entretenu à Miami par le Gabonais Dominique Sibi, a balancé l’affaire de l’appartement acheté par Rodrigue Nguesso à Miami  pour 2 millions dollars comme révélé dans le N°742 DU 30/11/2016 de la Lettre du Continent. Enfin, Teddy Nguesso vit une situation ubuesque à La SNPC. L’homme est devenu transparent et inexistant au sein de la Société. Il n’a plus aucun pouvoir de décision, son autorité serait désormais fortement contestée au sein de son département, enfonçant encore plus la cohésion familiale.

Mais malheureusement pour Dénis Christel Sassou, son acharnement sur les uns et les autres à coups d’argent crée désormais une guerre au sein de ses nombreux chargés de mission à Paris particulièrement.

On apprend ainsi de source digne de foi que ses émissaires de la RDC qui sillonnent les capitales occidentales pour payer les Médias, les activités et blogueurs seraient en conflit pour le partage du gâteau; les sommes destinées à chaque mission de dénigrement ont toutes été détournées et divisées par 2 ou 3, ce qui a fini par déclencher une guerre entre ses chargés de mission qui menacent depuis quelques jours de tout balancer sur ce mystérieux donneur d’ordre basé à Brazzaville qui leur fait parvenir des enveloppes remplies d’euros.

D. Christel adepte du vaudou » béninois et à la tête d’un système de blanchiment d’argent avec le Bénin et la Guinée Bissau

Pour parvenir à ses fins, Dénis Christel Sassou ne lésine ni sur les moyens financiers ni logistiques. Exemple édifiant, dans la soirée du 26 Mars 2017, Dénis Christel reçoit successivement à l’un de ses domiciles de Brazzaville plusieurs délégations. Mais deux ont particulièrement retenu notre attention. une délégation du Bénin, composée de chefs traditionnels et de prête-noms. Cette rencontre, témoigne une source présente, nous informe que ce genre de réunion serait récurrente et qu’elle prend souvent des heures puisque les rituels s’enchaînent les uns après les autres entre Kiki le Pétrolier et les marabouts béninois.

Notre témoin va plus loin et nous apprend que des bœufs blancs sont régulièrement immolés et enterrés en guise de sacrifice tous les vendredis. Ces marabouts béninois à qui Kiki paie des billets d’avion sur la compagnie Trans Air Benin et TAC, viendraient de la région de l’ancien président du Bénin Boni Yayi, c’est à dire le Nord du Bénin. C’est ce dernier qui par le biais de ses enfants Rachelle et Chabi Yayi, veillerait sur le petit Kiki à travers ce réseau de marabouts.

Pour en revenir à Rachelle Yayi installée aux USA, c’est non seulement la petite amie de Kiki mais aussi et surtout sa communicante attitrée. Rachelle Yayi-Paraïso, fille et ex-secrétaire particulière de l’ancien chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi (2006-2016), soigne officiellement l’image de Denis Christel Sassou Nguesso mais pas que. Plusieurs sociétés écrans et comptes en banques opaques ont été découverts au Bénin à l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon sous le nom de Rachelle Yayi-Paraïso. Le président Talon qui au départ avait menacé vigoureusement de tout révéler s’est finalement ravisé après sa réconciliation avec Boni Yayi, qui est connu pour avoir battu le record de voyages Cotonou – OYO- Brazzaville pour rendre visite au président Dénis Sassou Nguesso. Ces nombreuses visites de Boni Yayi cachait aussi un vaste réseau de blanchiment orchestré par Kiki le Pétrolier et les enfants de l’ancien président béninois. Cependant, il apparaît logique de se poser certaines questions:  Contre qui Dénis Christel veut-il se protéger à travers ses sacrifices de bœufs  ? À qui veut-il nuire ? Le vaudou l’aidera t-il à accéder à la magistrature suprême ? Les questions restent posées et chaque jour qui passe nous rapprochera de la vérité.

La seconde délégation reçue par D. Christel ce fameux 26 Mars est celle de la Guinée Bissau. Avec ce pays Dénis Christel entretien un réseau de blanchiment d’argent spectaculaire. Le petit Kiki prend une bonne partie de la rente du pétrole, les fait transférer  dans les paradis fiscaux, ensuite par le biais de structures opaques d’investissements prêtent ces fonds à la Guinée Bissau avec des taux d’intérêt quasiment nuls, et quelques mois plus tard, l’argent est « remboursé »  tout « propre » aux réseaux mafieux entretenus par le même Christel. Le président congolais Dénis Sassou Nguesso est-il informé de l’existence d’un tel réseau de blanchiment orchestré, entretenu et financé par son fils ? La question mérite qu’on s’y attarde.

Dénis Christel Sasssou, un homme qui manque de sagesse à tous  les étages

Dans sa position actuelle à la SNPC et avec le statut de « Fils de », Dénis Christel fait preuve d’un manque de sagesse aux répercutions parfois inimaginables.

Un éminent professeur agrégé de philosophie au Bond University d’Australie nous analyse à froid l’attitude de Dénis Christel:  » de nos jours, avoir l’âme d’un hériter est une faiblesse, un manque de couille et une incapacité évidente à gérer le pouvoir d’état.  Celui qui se trouve au sommet pense toujours que rien ne pourra entraver son action. Cette faculté de Dénis Christel à vouloir tout contrôler, tout avoir et tout détruire lorsqu’on n’est pas avec lui, est totalement suicidaire. Dénis Christel doit retenir une chose, diviser pour régner est le moyen le plus sûr que tous les hommes de pouvoir ou aspirants au pouvoir ont utilisé pour se  retrouver seuls et haïs. »

Dénis Christel Sassou, un entourage de plus en plus  fissuré

Dénis Christel Sassou qui convoite désormais le fauteuil de Député de Dolisie est certainement assis sur une mine qui ne devrait pas mettre du temps à lui exploser en pleine figure. Dans l’entourage du « petit prince » l’argent apparaît comme la seule motivation prioritaire. Un de ses plus proches collaborateurs qui requiert l’anonymat nous a confié :  » nous sommes bien payés avec le « Petit », nous mettons nos familles à l’abri mais au moment opportun, on ne prendra certainement pas quelqu’un comme lui, un bébé gâté. Il ne sait même pas ce que c’est que la gestion d’un pays. Nous ne sommes ni au Gabon, ni au Togo, encore moins au Maroc. »

Une chose est certaine, à ce jour, nous sommes en droit de confirmer à nos lecteurs qu’ils seront désormais informés des faits et gestes de Dénis Christel Sassou Nguesso, le ressortissant congolais le plus corrompu aux yeux de la Justice Internationale. Que cela soit à son domicile à Brazzaville ou à sa Fondation et à la SNPC, en passant par ses réseaux à Kinshasa, Cotonou, Paris, Miami, Dubai, New York et Bruxelles, nous avons infiltré tout le système et nous allons publier dans notre prochaine parution la liste des membres dudit réseau, photos à l’appui, qui s’occupent des sales besognes de Dénis Christel Sassou.

À bon entendeur !

Presnel Tshibanda

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:46
 
INTRO : A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geun–hye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres...
 
 

Par Rigobert OSSEBI

A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geunhye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres. Au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, c’est l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui a été condamné à 15 ans de prison pour corruption. En France, l’ex-Premier ministre François Fillon a été mis en examen, avec son épouse, pour quelques dizaines de milliers d’euros de salaires obtenus au travers d’emplois fictifs ; et il est empêtré dans les pires difficultés pour deux ou trois costumes, à 10.000 euros, offerts par la Françafrique ou au moins par l’un des ses représentants.

Au Congo, les montants qui ont été détournés sont sans commune mesure. En une quarantaine d’années d’un pouvoir mafieux, il semblerait qu’une bonne trentaine de milliards de dollars ait disparu dans les poches de Denis Sassou Nguesso et de ses proches ; au détriment de quatre millions de Congolais dont la plus grande partie vit maintenant sous le seuil de pauvreté sans mot dire.

Depuis deux générations, ils ont été privés de tout par un petit gang mafieux. Ils ne sont plus payés, rares sont ceux qui ont des revenus, et malgré tout ils continuent à vivre plus mal que bien. Chapeau aux chers parents ! Ils ne laissent rien apparaître de leur colère ni de leurs souffrances et ils encaissent tous les coups ! Il est vrai que leurs représentants sont soit emprisonnés soit muets et qu’aucun d’eux ne les poussent à la révolte ! Demain ne sera pas meilleur et en cela, peut-être, résiderait l’espoir d’un changement. Un beau matin, il se pourrait qu’ils en aient vraiment assez, des uns et des autres, et alors il en sera fini de toutes ces injustices et mauvais traitements. En effet, tous savent fort bien que leurs misères ne sont pas une fatalité mais la conséquence des vols sans limite et d’une prédation permanente depuis 40 années. Oui, Sassou Nguesso a tout volé ! – Pas toujours tout seul !- Et plus encore, il a incroyablement endetté le pays auprès d’autres Etats, institutions publiques et partenaires privés ; tous pour la plupart complices !

Jean-Dominique Okemba et Ndengué François

Sérieux espoir : les médias du monde entier commencent à s’intéresser au cas du « Congo-Brazzavole ». Le nom de Nguesso, de plus en plus difficile à porter, est devenu synonyme de « corruption, de vol et de dictature ». La France n’est plus tout à fait muette et même Le Monde (29/03) commence à faire ses choux-gras de la prédation d’un Willy Nguesso ; on comprend, alors, fort bien que l’histoire tire à sa fin, même si l’on n’apprend pas grand-chose sauf précisions sur le parc automobile familial et sa démesure outrancière : « …pas suffisant pour subvenir à son train de vie sybarite. « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

madame Soudan-Nonault Arlette se prenant pour Marie Antoinette

Toutefois la conclusion de Joan Tilouine, co-auteur de l’article, réjouira les connaisseurs… : « En France, il est le premier membre de la famille présidentielle à être mis en examen dans ce dossier des « biens mal acquis ». D’autres proches du chef d’Etat, comme son fils Denis Christel à qui l’on prête une ambition présidentielle, et ses amis pétroliers corrompus pourraient bien être les suivants. Les réseaux de la Françafrique qui couvraient le « clan Sassou » sont déchiquetés. Seuls face à la justice, les maîtres du Congo-Brazzaville, où plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, pourraient être amenés à se justifier des accusations de crimes économiques qui pèsent sur eux. » 

Denis Christel pourrait bien être laminé par un Jean-Jacques Bouya,  qui sait très bien le rôle qu’il a joué dans le déclenchement des audits d’ECAir, ou par un Edgar Nguesso, revanchard comme son dictateur d’oncle, qui est informé qu’il propose aux médias parisiens, contre paiement consistant, de publier de vieilles casseroles ; comme celles que nous avions diffusées il y a bien longtemps sur sa suite louée à l’année (1 million d’euros) dans un Palace de la Place du Trocadéro, à Paris.

Quant à « ses amis pétroliers corrompus » (de Denis Christel ou pas), alea jacta est, les dés sont jetés… ! Partout dans le monde, les Nguesso « avec leurs amis pétroliers » sont en tête des listes des corrompus et des corrupteurs à surveiller de près. En Suisse, au Portugal, des coups très sérieux leur ont été assénés. Deux ou trois verrous qui les protégeaient dans les affaires pétrolières sont en train de tomber. Notamment, l’Italie qui n’a pas digéré l’arrestation des deux journalistes qui s’étaient rendus à Pointe Noire pour une interview de Fabio Ottonello, l’ex-gendre du kleptocrate en chef, Denis Sassou Nguesso. Après le Nigéria, et les poursuites judiciaires pour corruption contre ENI, les affaires pétrolières congolaises font maintenant la une, ou presque, en Italie. Business Insider un site italien d’informations économiques et financières vient de mettre son nez dans le permis Marine XII dont l’opérateur est ENI, anticipant sûrement de peu le Parquet de Milan… (https://it.businessinsider.com/tangenti-in-congo-del-fondo-och-ziff-le-autorita-usa-chiedono-informazioni-alleni/ )

(Déjà, il y a presque deux ans, Congo-Liberty s’était penché sur cette affaire en reprenant les éléments de l’enquête des journalistes de Bloomberg dont l’article avait été traduit http://congo-liberty.com/?p=11823  L’Intermédiaire qui a aidé un fond spéculatif américain à obtenir le contrat du siècle dans le pétrole au Congo.)

En 2007, le Congo via la SNPC avait attribué à ENI 90% du permis Marine XII sans paiement « officiel » d’un bonus ou de toute autre contrepartie. La SNPC avait gardé seulement 10% à la condition qu’ENI accepte, en cédant 25% des parts, le partenaire qui lui sera désigné ultérieurement. Ce qui fut fait en 2009 avec la présentation de New Age qui appartenait à un groupe d’actionnaires privés incluant le Fond d’investissement Och Ziff, le trader pétrolier Vitol ainsi qu’un groupe de fonds souverains non-déclarés. New Age devint alors l’associé d’ENI ; sans appel d’offres international ni bonus apparents. Ces derniers points seraient au cœur de l’enquête de la très puissante U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), avec d’autant plus d’attention que Marine XII détiendrait près de 6 milliards de barils en réserve (même à 50$ le baril cela est impressionnant).

Selon Business Insider Italie « La vente de 25% à un tiers – a expliqué la direction de la société pétrolière…faisait partie intégrante de l’accord signé par Eni. Le gouvernement congolais nous a informé du nom de ce nouvel actionnaire, New Age, et de respecter les engagements…… Eni n’avait donc aucun droit de choisir ou d’approuver New Age…..

Selon les conclusions de la SEC (qui, dans le document final sur les enquêtes, omet toutefois certains noms, facilement accessibles), Och Ziff aurait conclu la transaction dans Marine XXII malgré « un risque significatif de corruption » et malgré l’opinion contraire de son conseil. Le document de l’autorité américaine parle même d’une conférence téléphonique dans laquelle l’un des avocats d’Och Ziff a fait une dernière tentative désespérée et « il a appelé de ses vacances en Italie pour arrêter » l’opération, mais sans succès. En outre, le super Hedge fund américain n’a même pas pu expliquer le rôle des intermédiaires Walter Hennig et Jean-Yves Olivier, qui ont reçu 18 millions de dollars de la transaction. Eni prétend ne pas avoir été au courant des pratiques de corruption. » (Rires à la Rédaction de Congo-Liberty.)

 « En 2009…. suivant les directives du gouvernement congolais, Eni a effectué la due diligence (analyse financière approfondie) sur New Age, avec le soutien d’une entreprise spécialisée externe, qui n’a pas révélé de problèmes particuliers dans le domaine de la lutte contre la corruption. « 

Entre-temps, l’enquête de la SEC a trouvé le contraire…

Il y aura vraisemblablement d’importantes pénalités qui seront ordonnées par la SEC de New York à l’encontre des actionnaires de New Age et aussi d’ENI dont les actions se négocient à Wall Street. Il se pourrait bien, également, que le Parquet de Milan intervienne dans le dossier à l’encontre des protagonistes italiens. Que les uns et les autres se rassurent. La nouvelle constitution de Monsieur Sassou Nguesso ne prévoit pas de poursuivre, au Congo, ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, ou autres. Par contre, leurs dénonciateurs le seront. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Selon des proches du régime actuellement à l’agonie financièrement : longtemps !

Denis Sassou Nguesso serait très optimiste sur l’accord du FMI pour un plan de sauvetage du Congo corrompu et corrupteur ! Le dictateur dit à qui veut l’entendre : « Christine Lagarde ne peut rien me refuser ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 12:41
© Serge Berrebi

 

Éric Denécé est Docteur en Science politique, Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).  C’est un Chercheur reconnu, spécialiste du renseignement, du terrorisme, des opérations spéciales …  Le 22 décembre dernier, il était l’invité d’Yves Calvi pour son émission « 24 heures en questions » au sujet d’Alep en Syrie. Ses propos sur cette ville martyre étaient édifiants mais, pour les appuyer davantage, il cita l’exemple de la République du Congo, une ancienne colonie de la France : « une guerre civile qui a fait 400 000 morts sur 4 millions d’habitants, 10 % de la population, on n’en parle pas non plus. »

Ces chiffres n’ont pas fait tressaillir l’animateur Yves Calvi, vieux routier de « l’information ». Ces 400.000 morts, comme l’aurait dit Chirac, « lui ont touché une sans faire bouger l’autre » ; l’info a glissé sur son indifférence en direction de la trappe de laquelle elle n’aurait jamais dû sortir … !

Pas sûr que Monsieur Eric Denécé soit invité à nouveau, sur un quelconque plateau de télévision, s’il doit débiter ce genre de révélation gênante. Heureusement que la vidéo a largement fuité sur les réseaux, sans pour autant que ces derniers ne s’émeuvent de nos 400.000 disparus.

Pour ceux qui timidement pensaient que le Congo n’avait eu à déplorer dans les guerres de 97-98 « qu’une » centaine de milliers de morts, voilà qui remettra véritablement les pendules à l’heure ! Les médias français et belges commencent à peine à ouvrir les yeux sur les protections dont Pierre Oba, a pu bénéficier pour passer entre les mailles des filets de leur police. Il est grand temps, sur la base de ce témoignage incontestable, que les devoirs de vérité et de mémoire s’opèrent enfin et que les véritables responsables du déchainement de violences au Congo Brazzaville soient enfin poursuivis… !

Cette révélation fait du Congo Brazzaville l’égal du Rwanda dans l’horreur du génocide et des massacres ; le premier pays était trois fois moins peuplé que le second !

Faut-il croire, si les villes de Pointe Noire et de Brazzaville avaient été complètement détruites, que les médias auraient un peu plus parlé de nos morts ? Rien n’est moins sûr ! Après les explosions du 4 mars 2012, les quelques journalistes peu curieux qui avaient fait le déplacement ont été sciemment tenus éloignés des destructions et des drames humains par la gestapo de Ndenguet-Sassou Nguesso.

Vingt années après, la vérité sur nos 400.000 morts s’offre enfin à nous. Elle doit s’inscrire, comme pour le Rwanda, sur les pages sales de l’inhumanité. Ce sera le devoir de chacun de contribuer à ce que le témoignage de Monsieur Eric Denécé s’amplifie, se répande et ne s’efface plus. L’actuelle guerre du Pool en dépend également. Les mêmes qui sont à la manœuvre aujourd’hui sont les responsables des 400.000 morts des guerres de 1997-1998. Ces guerres actuelles, pareillement à celles passées, n’ont pour seul objectif, toujours avec l’aide de mêmes complices, que la ressource pétrolière et sa dilapidation ; comme cela en a toujours été le cas depuis sa mise en production !

Rigobert OSSEBI

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:57

Par Rigobert OSSEBI

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

@ColetteBraeckman @lesoir

Concernant la République du Congo, les grands médias et les grands journalistes demandent à leurs lecteurs de regarder leur doigt plutôt que la cible qu’il désigne ou pas… !

Plus que jamais, l’exercice se révèle difficile.  En effet, comment intervenir sur la RDC, le Burundi, la RCA ou le Gabon, au sujet de dérives politiques, sécuritaires ou financières sans pour autant en épingler l’initiateur, le promoteur ou le responsable : Denis Sassou Nguesso, himself !

Jean Ping est venu cracher son venin familial à Paris, écouté par le gratin de la presse française, sans qu’il soit questionné sur l’inspirateur de la démarche d’Ali Bongo qui est, sans aucun doute possible, le tyran congolais. Curieuse omerta de part et d’autre ! Le fait d’acheter son journal ou de payer sa redevance ne vous permet que d’être abusé doublement ou triplement ; pas d’être informé réellement, au moins s’agissant de la République du Congo-Nguesso.

La Belgique du neveu Charles Michel et son grand quotidien Le Soir,  par la plume et par la voix de la légendaire Colette Braeckman, ne dérogent pas à la règle intangible. Ne s’intéressant qu’à son ancienne colonie, la journaliste révèle des dérives financières compromettantes, portant sur quelques dizaines de millions de dollars pour la famille de Joseph Kabila. « Jean-Jacques Lumumba, un cadre dirigeant de la BGFI (première banque d’Afrique centrale), a claqué la porte de cette banque de Kinshasa, banque proche de la famille du président congolais, après avoir refusé de se rendre complice d’opérations douteuses. Il est allé ensuite livrer de nombreux et très compromettants dossiers au quotidien belge.» reprenait RFI après avoir courageusement qualifié les révélations de « fracassantes ».

Tour de force pour l’une comme pour l’autre ! Aucun d’eux n’a voulu cibler l’établissement bancaire, la BGFI, pour avoir effectivement permis les opérations de corruption. Pourtant, cette banque érigée sur les cendres de la Banque FIBA, a perpétué sur tout le continent africain les mauvaises pratiques de cette dernière.  Nos lecteurs ne l’ignorent pas, et ceux de Madame Braeckamn et de RFI méritaient d’en savoir un peu plus que les quatre initiales d’une banque inconnue. Dans un article publié le 18 avril 2015, nous évoquions le rôle de la banque d’ELF (FIBA) dans les achats d’armes en 1997 :

« « Un rôle d’intermédiaire dans le conflit congolais. Quand le président Lissouba avait besoin d’armes contre les rebelles de Sassou N’Guesso, il s’adressait à la Fiba. »

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Fiba (Banque Française Intercontinentale) était la banque d’Elf. Son président en était Jack Sigolet, alter ego d’André Tarallo pour les affaires congolaises. Pierre Houdray en était le directeur ; tout petit bureau, avenue George V à Paris, mais immenses pouvoirs dans la gestion du sulfureux établissement bancaire.

A l’arrivée de Philippe Jaffret qui remplaçait Le Floch Prigent à la tête d’ELF, la priorité était de mettre la clé de la banque sous la porte.

Pierre Houdray s’occupait déjà de la relever de ses cendres, au Congo et au Gabon, sous le nom de la BGFI pour le compte de Sassou Nguesso et d’Omar Bongo.

Jean-Dominique Okemba, le neveu du dictateur, en est officiellement le Président du Conseil d’administration de la branche congolaise ; en réalité, cet ancien élève d’une petite école de marine de Toulon, qui avait lamentablement échoué à tous ses examens, n’était que la face apparente (ou la marionnette ?) de l’ancien directeur français de la Fiba.

Ainsi donc, en résumé et en conclusion de cet article de Libération, le très stratégique établissement bancaire congolais, BGFI, aurait eu pour principal cadre, dissimulé ou pas, celui qui permettait les achats d’armes, en tous genres, durant la guerre du 5 juin 1997 au travers de la FIBA ; contre les Cobras de Sassou Nguesso ! Houdray n’est pas le seul paradoxe dans les alliances, retournements et complicités dans le domaine des achats d’armes, et de leurs utilisations afin que quelques-uns dominent et écrasent le peuple congolais.

La BGFI profitera-t-elle de l’expérience acquise, sur l’argent et sur le sang des Congolais, par Monsieur Pierre Houdray, pour financer ou acquérir les armes qui nous tueront lors du prochain conflit que le tyran Denis Sassou Nguesso nous prépare ? Cela pourrait bien être possible, à moins que, comme nous le verrons, cela ne passe par le canal d’un échange pétrolier au travers de la SNPC et plus exactement avec Kiki, dit Denis-Christel 1er ! »   

Il serait ingrat et injuste de réduire le rôle de la BGFI à celui d’une banque spécialisée dans l’achat d’armements. Elle a une proximité notoire avec le blanchiment d’argent et la corruption non seulement au Congo, mais dans l’ensemble du continent comme nous venons de le voir avec la RDC. Elle a financé des mouvements de déstabilisation de pays africains comme le Tchad par l’emploi de hauts cadres chèrement payés et déplacés. La BGFI est également partie prenante dans la déconfiture de la compagnie ECair[i], une mésaventure guignolesque pour elle et pour l’Etat congolais d’un milliard de dollars.

Mais de tout cela Madame Braeckman n’en parle pas. Il faut reconnaître que dans une Europe, dont les élites ont été corrompues par Denis Sassou Nguesso ou ses lobbyistes pétroliers, il devient de plus en plus difficile d’exprimer des vérités. Dommage, qu’à la fin d’une brillante carrière, l’on se sente obligée de traverser dans les clous… !

Informer ses lecteurs à moitié, c’est leur mentir !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

[i] Une partie de la flotte, de la compagnie aérienne en faillite, reste stationnée en Belgique

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 21:48
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise

L'ethno-tribalisation clanique de la République du Congo-Brazzaville suit son cours. C'est pourquoi Sassou Nguesso continue la purification ethnique dans la région du Pool. Ce poprom est un véritable génocide ; c'est une vraie épuration, une vraie purification ethnique.

(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 00:07
(Congo) Pour les Nguesso, Patrice Talon lavera plus blanc que blanc. Pas que le coton

kiki futur proprietaire-du congo et patrice Talon le president beninois -

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Par Rigobert OSSEBI

Entre le Bénin de Thomas Yayi Boni et le Congo de Denis Sassou Nguesso, ce fut une longue histoire d’amour.

Avec un Patrice Talon, nouvellement élu, cela semble bien parti pour un tour…

Tout à chacun pouvait s’étonner de la fréquence des visites que le président Yayi Boni rendait à son homologue congolais. Le Béninois en était le flatteur le plus assidu. Les années fastes du pétrole à plus de 100 dollars le baril, permettaient à l’Emir d’Oyo de jouir d’une ribambelle de fidèles courtisans. Chacun d’eux espérait se remplir poches et mallettes. Le tyran mégalomane distribuait sans compter euros et dollars. Seule comptait pour lui la reconnaissance de ses pairs, pas seulement africains ; peu lui importait si son peuple n’avait rien, pas même des miettes.

Contrairement aux calculs des présidents béninois et congolais, ce ne fut pas Lionel Zinsou, dernier Premier Ministre de Thomas Yayi Boni, qui fut élu. Trop proche de la France, l’ancien rédacteur des discours de Laurent Fabius, ancien associé-gérant de la Banque Rothschild et Cie, chouchou de la Gauche française aux affaires a été battu à plat de couture par Patrice Talon, le « candidat de la rupture et de la justice indépendante » avec un score de 65,37% contre 34,63%.

Malgré tous les contentieux graves qui s’étaient accumulés entre Patrice Talon et Thomas Boni Yayi, durant le second mandat de ce dernier, il n’y a pas eu de règlement de compte notoire. L’ex-président va pouvoir profiter du palais qu’il s’est construit au Togo, sûrement grâce à la générosité du malfaiteur congolais. Le Bénin, contrairement à la Côte d’Ivoire, à la Guinée, au Niger, et au Centrafrique, n’a jamais bénéficié de crédit officiel du très riche Congo d’avant la crise aigüe que l’on connait aujourd’hui…

En homme d’affaires avisé, il n’a pas échappé à Patrice Talon la lucrative relation financière, occulte, qui s’est établie entre le Bénin et le Congo. Le clan d’Emmanuel Yoka, l’oncle de Sassou Nguesso, qui en a fait sa base arrière et la dernière banque installée à Cotonou, la BAIC (Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce) ne pouvaient pas ne pas attirer son attention.

Une première visite à Oyo s’était déroulée le 8 août dernier, dans la foulée de l’investiture du président Idriss Deby Itno. Ce premier contact lui avait tellement plu qu’il n’hésita pas un instant à retourner rendre un hommage appuyé à l’usurpateur congolais, le 15 août dernier, pour la célébration de la Fête Nationale à Madingou.

Le « candidat de la rupture » dans son discours, semble-t-il comme son prédécesseur, n’a pas su résister aux charmes sonnants et trébuchants des Nguesso. Il est allé jusqu’à accepter de faire un « selfy » avec Denis Christel Sassou Nguesso, notre grand pilleur des richesses nationales, du pétrole aux mines de fer… Comme pour sceller un pacte…

Financier ou d’amitié ?

Pourquoi pas les deux ?

Ils peuvent être déçus, ceux qui espéraient que le nouveau venu, à la magistrature suprême du Bénin, allait permettre qu’une « justice indépendante » enquête sur la BAIC. L’affaire José Veiga, instruite à Lisbonne, n’atteindra pas Cotonou.

L’instruction menée par la justice portugaise ne connaîtra jamais la véritable origine des fonds qui ont permis la constitution de la Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce à Cotonou et à son véritable rôle dans le blanchiment d’argent, supposé, des Nguesso et de leurs complices vOYOus.

Patrice Talon, en un seul mandat, aura sûrement les moyens de se construire un nouveau palais à côté de celui de Thomas Bony Yayi, au Togo, ou en Espagne à Marbella près de celui de Sassou Nguesso ; mais sûrement pas au Portugal.

Mieux vaut ne pas tenter le diable et les juges de Lisbonne qui, de toutes manières, ne lâcheront pas le morceau !

Rigobert OSSEBI

LIRE LA SUITE : http://congo-liberty.com/?p=16470

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