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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 12:41
© Serge Berrebi

 

Éric Denécé est Docteur en Science politique, Directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).  C’est un Chercheur reconnu, spécialiste du renseignement, du terrorisme, des opérations spéciales …  Le 22 décembre dernier, il était l’invité d’Yves Calvi pour son émission « 24 heures en questions » au sujet d’Alep en Syrie. Ses propos sur cette ville martyre étaient édifiants mais, pour les appuyer davantage, il cita l’exemple de la République du Congo, une ancienne colonie de la France : « une guerre civile qui a fait 400 000 morts sur 4 millions d’habitants, 10 % de la population, on n’en parle pas non plus. »

Ces chiffres n’ont pas fait tressaillir l’animateur Yves Calvi, vieux routier de « l’information ». Ces 400.000 morts, comme l’aurait dit Chirac, « lui ont touché une sans faire bouger l’autre » ; l’info a glissé sur son indifférence en direction de la trappe de laquelle elle n’aurait jamais dû sortir … !

Pas sûr que Monsieur Eric Denécé soit invité à nouveau, sur un quelconque plateau de télévision, s’il doit débiter ce genre de révélation gênante. Heureusement que la vidéo a largement fuité sur les réseaux, sans pour autant que ces derniers ne s’émeuvent de nos 400.000 disparus.

Pour ceux qui timidement pensaient que le Congo n’avait eu à déplorer dans les guerres de 97-98 « qu’une » centaine de milliers de morts, voilà qui remettra véritablement les pendules à l’heure ! Les médias français et belges commencent à peine à ouvrir les yeux sur les protections dont Pierre Oba, a pu bénéficier pour passer entre les mailles des filets de leur police. Il est grand temps, sur la base de ce témoignage incontestable, que les devoirs de vérité et de mémoire s’opèrent enfin et que les véritables responsables du déchainement de violences au Congo Brazzaville soient enfin poursuivis… !

Cette révélation fait du Congo Brazzaville l’égal du Rwanda dans l’horreur du génocide et des massacres ; le premier pays était trois fois moins peuplé que le second !

Faut-il croire, si les villes de Pointe Noire et de Brazzaville avaient été complètement détruites, que les médias auraient un peu plus parlé de nos morts ? Rien n’est moins sûr ! Après les explosions du 4 mars 2012, les quelques journalistes peu curieux qui avaient fait le déplacement ont été sciemment tenus éloignés des destructions et des drames humains par la gestapo de Ndenguet-Sassou Nguesso.

Vingt années après, la vérité sur nos 400.000 morts s’offre enfin à nous. Elle doit s’inscrire, comme pour le Rwanda, sur les pages sales de l’inhumanité. Ce sera le devoir de chacun de contribuer à ce que le témoignage de Monsieur Eric Denécé s’amplifie, se répande et ne s’efface plus. L’actuelle guerre du Pool en dépend également. Les mêmes qui sont à la manœuvre aujourd’hui sont les responsables des 400.000 morts des guerres de 1997-1998. Ces guerres actuelles, pareillement à celles passées, n’ont pour seul objectif, toujours avec l’aide de mêmes complices, que la ressource pétrolière et sa dilapidation ; comme cela en a toujours été le cas depuis sa mise en production !

Rigobert OSSEBI

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 22:03
 
Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO. De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation... ?
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05/12/2016 20:15:24: L'AET NGAMA MOUANZA n'y est pas allé de main morte ....

Lettre au Camarade SASSOU-NGUESSO
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Lekufe Moyibi - Le criminel voleur

 

Un pays de nouveau en ruine,
Un nom, NGUESSO, synonyme de vol et de médiocrité,
Une tribu, une ethnie menacées de rejet. Tout ce pouvoir pour ça ?
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Si vous le permettez !

Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO.

De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation ? Ou la fameuse démocratie ? A moins que ce ne fut la paix ?

Savez-vous qu'en seulement 33 ans de vie, il y eut un homme qui marqua à jamais le cours de l'humanité ? Ah si si si, et tout le monde le reconnait, y compris les Maçons.

Mais voyez-vous, Camarade Président du Présidium des Sages du pays, le côté comique de l'histoire que vous laissez à la postérité, ce sont Tous Ceux & Celles que, en bon boulanger, vous avez roulés dans votre farine. Une farine que vous leur promettiez à tous, mais que finalement, sur les 20 récentes années de votre d'exercice du pouvoir, vous n'avez servie qu'à votre Famille, à Quelques-uns bien triés de votre Tribu, à un petit groupe de votre Clan des 1% de la population du pays!

Et pendant ce temps-là, les Masses populaires, qui, sans doute de bonne foi, croyaient en la sincère disposition de l'esprit qui vous animait en 1997, ne sont apparues que comme les dindons de la farce gigantesque que vous leur prépariez en cette année-là. La farce macabre du 05 Juin 1997, ou farce d'une haine tribale sanglante.

Quand l'on repense que ces Masses suppliaient que vous repreniez "votre Pouvoir", que récemment encore, il en est qui juraient toujours par ces slogans incroyables:

-"Lissouba ne voulait pas aller aux élections" ;
- "Nous avons combattu Lissouba pour défendre la démocratie" ;
- "Sous Lissouba, le pays était tribalisé".

Oui, repenser à l'hypocrisie des raisons de la guerre civile du 05 juin 1997, c'est convenir que, d'une certaine façon, Un Peuple donné mérite bel et bien ses Dirigeants. Ou, dans le cas spécifique du Congo, sans doute, apparaissez-vous, sur un plan métaphysique, comme la malédiction infligée aux Congolais pour l'injustice des alliances ethniques de 1992/1997, pour ce choix  insensé, oui a priori insensé, qui conduisit la majorité des enfants de ce pays à rejeter et à humilier le Travailleur de mérite qui fut légitimement choisi en 1992, au profit d'un Homme qui avait déjà  démontré n'être que l'anti-thèse du mérite, la paresse au travail, la négation de l'idée de nation, le paléolithique de la vie en société.

Car, à l'identique de la fin de votre premier cycle politique, 1991/1992, voici qu'aujourd'hui, l'histoire se répète, encore plus honteuse: la ruine et la désolation se répandent dans tous les pans de la société. Et cela c'est votre triste bilan. Un bilan foncièrement familial ou tribal. Pauvre tribu!

Avoir donc détruit la seule vraie démocratie, débutante, et avec elle cette promesse de bâtir la nation et le pays sur des bases équitables et saines, pour finir plus cruel tyran, plus médiocre Gestionnaire de l'Etat qu'en 1991/1992 ? 20 ans de pouvoir familial absolu pour couler dans le marbre, la vérité qui, y compris dans des pays très lointains, veut désormais que votre patronyme, NGUESSO soit synonyme de Vol, de Médiocrité et de Risque pour la vie en société ?
.
Camarade Président du Présidium des Sages du Congo.
Je me plais à vous appeler ainsi, en raison du fait que, les salaires des Agents de l'Etat étant désormais payés au compte-goutte, vous avez trouvé néanmoins la liberté morale, oui morale, de consacrer quelques centaines de millions pour réunir les prétendus Sages des ethnies du pays! Une scène burlesque, vous, entouré de ces personnages sortis d'on ne sait où.

Si donc, vous le permettez toujours,
J'ai lu cet article de la presse canadienne. Et j'ai eu de la peine pour le Serviteur du Nazaréen de 33 ans, que se veut être votre fils né de nouveau. Un fils, décrit, à peu près dans les termes suivants:

"Nous, Gouvernement du Canada, refusons pour la seconde fois, le droit à la Résidence Permanente à ce Monsieur -bien qu'il possède une maison de Maître et des millions d'argent dans les banques de notre pays. Nous le disons clairement et sans détour, nous ne désirons en aucune façon l'avoir pour Concitoyen un jour, ni aujpurd'hui pour hôte de libre séjour. Car, convaincus sommes-nous que, cet individu, qui se dit Serviteur du Dieu des Faibles et des Justes, fait partie d'un -«petit clan familial mafieux » qui exerce une « dictature » et détourne les fonds de son pays pour son bénéfice personnel."

Cela m'a vraiment attristé pour ce Pasteur de Dieu, sans doute un peu sincère dans sa foi!

Oui, par ces considérants détonnants, la Justice canadienne a rejeté la requête de César Wilfrid NGUESSO. Et cette Justice, n'est décidément pas la française, puisque, elle s'étonne du silence du peupe congolais et semble d'ailleurs l'inciter à réagir:

"Le Congo-Brazzaville a délégué à l’entreprise [Socotram, dont ce fils est le Pdg, ndlr] la charge de percevoir des droits de trafic maritime de plusieurs millions par année sur les chargements de pétrole qui quittent le pays. En retour, l’entreprise devait bâtir une flotte maritime nationale, ce qui n’a jamais été accompli. En fait, selon l’enquête, il existe des motifs raisonnables de croire que Socotram « n’existe que pour fournir [à ce fils Nguesso] une source très importante de revenus, au détriment de l’État ».

Donc Willy NGUESSO a empoché des milliards, mais n'a pas pu doter le Congo d'une flotte maritime, pas le moindre bateau de valeur ?

Et cette institution canadienne semble se montrer soucieuse du niveau de connaissances que les Congolais ont des ressources qu'on leur vole, car corrige-t-elle: Non, Willy NGUESSO, ne gagne pas les 50 millions de Franc CFA mensuels que vous pensiez, il en touche plus du triple, soit environ 177 millions par mois! A lui tout seul. Et uniquement officiellement!

Oui, il y a dans l'âme des peuples Nord-Américains, un brin d'humanisme que leur histoire volcanique n'a pas totalement corrompu: ils savent parler vrai, direct et juste. Et je suis resté bouche bée, à voir les Canadiens décrire avec tant de perspicacité votre famille, le nom, NGUESSO.

Mais peut-être, est-ce cela que vous rêviez de laisser à vos enfants, à votre famille, à votre tribu : un nom, NGUESSO, synonyme de rejet, de honte, un nom avec lequel plus personne ne voudra être bientôt associé de près ou de loin ?

En tous les cas, le pays est de nouveau en ruine... Et vous le savez, oui vous savez que, pour cette seconde et ultime fois, le Peuple ne lavera pas les mains du "petit clan famiilal mafieux", que des comptes, individuels ou de groupes, devront être rendus, fut-il au risque de ...

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Ah l'Ami(e)!

Si seulement, on avait laissé Le mythique Professeur accomplir ne fussent-ce que cinq années de travail paisible ! Non, tous étaient, comme qui dirait, enragés...Tous étaient intenables, comme possédés par des Démons ayant un sens de l'ironie hors du commun. D'ailleurs, jusqu'aux Erudits piaffaient d'impatience, ils s'étouffaient de cette haine tribale à voir un homme consciencieux aux manettes de l'Etat.

Finalement, Sassou-Nguesso, n'a peut-être été que le juste salaire du pacte que noua le Peuple congolais avec le Diable en 1992-1997.

Oui, à l'avenir, laissons donc les Ouvriers de mérite oeuvrer. Même en se trompant, ils oeuvreront toujours pour le progrès de l'ensemble de la collectivité.

Merci.
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Le Papou, L'Iconoclaste

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:57

Par Rigobert OSSEBI

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

@ColetteBraeckman @lesoir

Concernant la République du Congo, les grands médias et les grands journalistes demandent à leurs lecteurs de regarder leur doigt plutôt que la cible qu’il désigne ou pas… !

Plus que jamais, l’exercice se révèle difficile.  En effet, comment intervenir sur la RDC, le Burundi, la RCA ou le Gabon, au sujet de dérives politiques, sécuritaires ou financières sans pour autant en épingler l’initiateur, le promoteur ou le responsable : Denis Sassou Nguesso, himself !

Jean Ping est venu cracher son venin familial à Paris, écouté par le gratin de la presse française, sans qu’il soit questionné sur l’inspirateur de la démarche d’Ali Bongo qui est, sans aucun doute possible, le tyran congolais. Curieuse omerta de part et d’autre ! Le fait d’acheter son journal ou de payer sa redevance ne vous permet que d’être abusé doublement ou triplement ; pas d’être informé réellement, au moins s’agissant de la République du Congo-Nguesso.

La Belgique du neveu Charles Michel et son grand quotidien Le Soir,  par la plume et par la voix de la légendaire Colette Braeckman, ne dérogent pas à la règle intangible. Ne s’intéressant qu’à son ancienne colonie, la journaliste révèle des dérives financières compromettantes, portant sur quelques dizaines de millions de dollars pour la famille de Joseph Kabila. « Jean-Jacques Lumumba, un cadre dirigeant de la BGFI (première banque d’Afrique centrale), a claqué la porte de cette banque de Kinshasa, banque proche de la famille du président congolais, après avoir refusé de se rendre complice d’opérations douteuses. Il est allé ensuite livrer de nombreux et très compromettants dossiers au quotidien belge.» reprenait RFI après avoir courageusement qualifié les révélations de « fracassantes ».

Tour de force pour l’une comme pour l’autre ! Aucun d’eux n’a voulu cibler l’établissement bancaire, la BGFI, pour avoir effectivement permis les opérations de corruption. Pourtant, cette banque érigée sur les cendres de la Banque FIBA, a perpétué sur tout le continent africain les mauvaises pratiques de cette dernière.  Nos lecteurs ne l’ignorent pas, et ceux de Madame Braeckamn et de RFI méritaient d’en savoir un peu plus que les quatre initiales d’une banque inconnue. Dans un article publié le 18 avril 2015, nous évoquions le rôle de la banque d’ELF (FIBA) dans les achats d’armes en 1997 :

« « Un rôle d’intermédiaire dans le conflit congolais. Quand le président Lissouba avait besoin d’armes contre les rebelles de Sassou N’Guesso, il s’adressait à la Fiba. »

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Fiba (Banque Française Intercontinentale) était la banque d’Elf. Son président en était Jack Sigolet, alter ego d’André Tarallo pour les affaires congolaises. Pierre Houdray en était le directeur ; tout petit bureau, avenue George V à Paris, mais immenses pouvoirs dans la gestion du sulfureux établissement bancaire.

A l’arrivée de Philippe Jaffret qui remplaçait Le Floch Prigent à la tête d’ELF, la priorité était de mettre la clé de la banque sous la porte.

Pierre Houdray s’occupait déjà de la relever de ses cendres, au Congo et au Gabon, sous le nom de la BGFI pour le compte de Sassou Nguesso et d’Omar Bongo.

Jean-Dominique Okemba, le neveu du dictateur, en est officiellement le Président du Conseil d’administration de la branche congolaise ; en réalité, cet ancien élève d’une petite école de marine de Toulon, qui avait lamentablement échoué à tous ses examens, n’était que la face apparente (ou la marionnette ?) de l’ancien directeur français de la Fiba.

Ainsi donc, en résumé et en conclusion de cet article de Libération, le très stratégique établissement bancaire congolais, BGFI, aurait eu pour principal cadre, dissimulé ou pas, celui qui permettait les achats d’armes, en tous genres, durant la guerre du 5 juin 1997 au travers de la FIBA ; contre les Cobras de Sassou Nguesso ! Houdray n’est pas le seul paradoxe dans les alliances, retournements et complicités dans le domaine des achats d’armes, et de leurs utilisations afin que quelques-uns dominent et écrasent le peuple congolais.

La BGFI profitera-t-elle de l’expérience acquise, sur l’argent et sur le sang des Congolais, par Monsieur Pierre Houdray, pour financer ou acquérir les armes qui nous tueront lors du prochain conflit que le tyran Denis Sassou Nguesso nous prépare ? Cela pourrait bien être possible, à moins que, comme nous le verrons, cela ne passe par le canal d’un échange pétrolier au travers de la SNPC et plus exactement avec Kiki, dit Denis-Christel 1er ! »   

Il serait ingrat et injuste de réduire le rôle de la BGFI à celui d’une banque spécialisée dans l’achat d’armements. Elle a une proximité notoire avec le blanchiment d’argent et la corruption non seulement au Congo, mais dans l’ensemble du continent comme nous venons de le voir avec la RDC. Elle a financé des mouvements de déstabilisation de pays africains comme le Tchad par l’emploi de hauts cadres chèrement payés et déplacés. La BGFI est également partie prenante dans la déconfiture de la compagnie ECair[i], une mésaventure guignolesque pour elle et pour l’Etat congolais d’un milliard de dollars.

Mais de tout cela Madame Braeckman n’en parle pas. Il faut reconnaître que dans une Europe, dont les élites ont été corrompues par Denis Sassou Nguesso ou ses lobbyistes pétroliers, il devient de plus en plus difficile d’exprimer des vérités. Dommage, qu’à la fin d’une brillante carrière, l’on se sente obligée de traverser dans les clous… !

Informer ses lecteurs à moitié, c’est leur mentir !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

[i] Une partie de la flotte, de la compagnie aérienne en faillite, reste stationnée en Belgique

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 21:48
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise

L'ethno-tribalisation clanique de la République du Congo-Brazzaville suit son cours. C'est pourquoi Sassou Nguesso continue la purification ethnique dans la région du Pool. Ce poprom est un véritable génocide ; c'est une vraie épuration, une vraie purification ethnique.

(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 00:07
(Congo) Pour les Nguesso, Patrice Talon lavera plus blanc que blanc. Pas que le coton

kiki futur proprietaire-du congo et patrice Talon le president beninois -

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Par Rigobert OSSEBI

Entre le Bénin de Thomas Yayi Boni et le Congo de Denis Sassou Nguesso, ce fut une longue histoire d’amour.

Avec un Patrice Talon, nouvellement élu, cela semble bien parti pour un tour…

Tout à chacun pouvait s’étonner de la fréquence des visites que le président Yayi Boni rendait à son homologue congolais. Le Béninois en était le flatteur le plus assidu. Les années fastes du pétrole à plus de 100 dollars le baril, permettaient à l’Emir d’Oyo de jouir d’une ribambelle de fidèles courtisans. Chacun d’eux espérait se remplir poches et mallettes. Le tyran mégalomane distribuait sans compter euros et dollars. Seule comptait pour lui la reconnaissance de ses pairs, pas seulement africains ; peu lui importait si son peuple n’avait rien, pas même des miettes.

Contrairement aux calculs des présidents béninois et congolais, ce ne fut pas Lionel Zinsou, dernier Premier Ministre de Thomas Yayi Boni, qui fut élu. Trop proche de la France, l’ancien rédacteur des discours de Laurent Fabius, ancien associé-gérant de la Banque Rothschild et Cie, chouchou de la Gauche française aux affaires a été battu à plat de couture par Patrice Talon, le « candidat de la rupture et de la justice indépendante » avec un score de 65,37% contre 34,63%.

Malgré tous les contentieux graves qui s’étaient accumulés entre Patrice Talon et Thomas Boni Yayi, durant le second mandat de ce dernier, il n’y a pas eu de règlement de compte notoire. L’ex-président va pouvoir profiter du palais qu’il s’est construit au Togo, sûrement grâce à la générosité du malfaiteur congolais. Le Bénin, contrairement à la Côte d’Ivoire, à la Guinée, au Niger, et au Centrafrique, n’a jamais bénéficié de crédit officiel du très riche Congo d’avant la crise aigüe que l’on connait aujourd’hui…

En homme d’affaires avisé, il n’a pas échappé à Patrice Talon la lucrative relation financière, occulte, qui s’est établie entre le Bénin et le Congo. Le clan d’Emmanuel Yoka, l’oncle de Sassou Nguesso, qui en a fait sa base arrière et la dernière banque installée à Cotonou, la BAIC (Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce) ne pouvaient pas ne pas attirer son attention.

Une première visite à Oyo s’était déroulée le 8 août dernier, dans la foulée de l’investiture du président Idriss Deby Itno. Ce premier contact lui avait tellement plu qu’il n’hésita pas un instant à retourner rendre un hommage appuyé à l’usurpateur congolais, le 15 août dernier, pour la célébration de la Fête Nationale à Madingou.

Le « candidat de la rupture » dans son discours, semble-t-il comme son prédécesseur, n’a pas su résister aux charmes sonnants et trébuchants des Nguesso. Il est allé jusqu’à accepter de faire un « selfy » avec Denis Christel Sassou Nguesso, notre grand pilleur des richesses nationales, du pétrole aux mines de fer… Comme pour sceller un pacte…

Financier ou d’amitié ?

Pourquoi pas les deux ?

Ils peuvent être déçus, ceux qui espéraient que le nouveau venu, à la magistrature suprême du Bénin, allait permettre qu’une « justice indépendante » enquête sur la BAIC. L’affaire José Veiga, instruite à Lisbonne, n’atteindra pas Cotonou.

L’instruction menée par la justice portugaise ne connaîtra jamais la véritable origine des fonds qui ont permis la constitution de la Banque Africaine pour l’Industrie et le Commerce à Cotonou et à son véritable rôle dans le blanchiment d’argent, supposé, des Nguesso et de leurs complices vOYOus.

Patrice Talon, en un seul mandat, aura sûrement les moyens de se construire un nouveau palais à côté de celui de Thomas Bony Yayi, au Togo, ou en Espagne à Marbella près de celui de Sassou Nguesso ; mais sûrement pas au Portugal.

Mieux vaut ne pas tenter le diable et les juges de Lisbonne qui, de toutes manières, ne lâcheront pas le morceau !

Rigobert OSSEBI

LIRE LA SUITE : http://congo-liberty.com/?p=16470

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 17:14

Les risques que court le Gabon: « Je vous invite à lire très attentivement cet échange que j'ai eu avec l'un de mes frères »

2016-09-03 07:56:27

Mon très Cher Aîné Serge,

Dah, comme tu le sais, je suis un homme avisé et donc je ne fais jamais rien par hasard.

La politique, si tu veux la faire, il faut voir beaucoup plus loin que la moyenne des personnes. Moi, ton jeune frère, je vois très loin et je suis très bien informé ; ce qui me permet de prendre les décisions en connaissance de cause.

Alors je vais te dire des choses - que tu ignores sans doute - qui éclaireront ta lanterne.

Le principal soutien financier, politique et bientôt probablement militaire de Jean PING s'appelle Denis Sassou Nguesso.

Au plan financier :

Madame Marie Paule PING née MBOUSSOU DIOLA, l’épouse de Franck PING, le fils aîné de Jean PING, et Madame Danièle Sassou Nguesso née MBOUSSOU, l’épouse de Denis Christel Sassou Nguesso, sont deux sœurs de même père et de même mère. Leur mère n’est autre que l’actuelle présidente du Sénat gabonais, madame Lucie Mboussou née Milebou-Aubusson.

Denis Sassou Nguesso qui s’est toujours cru plus malin que tout le monde finance discrètement Jean PING via des sociétés chinoises dirigées par Franck PING. C’est ainsi que l’ogre de l’Alima a octroyé à ce dernier le juteux marché de la construction du fameux Village Olympique de Kintélé ayant servi aux Jeux Africains de 2015 à Brazzaville, pour un montant de 125 millions de dollars US. Naturellement, la facture a bien sûre été réglée par la SNPC de Denis Christel Sassou Nguesso, le mari de la petite sœur de l’épouse du fils PING.

D’autres marchés ont été attribués par l’ogre de l’Alima à la société chinoise représentée par Franck PING, notamment le tronçon de la route de deux voies, longue de 169 km, qui relie Ketta à Sembé. Montant de la facture payée au fils PING : plus de 101 milliards de francs Cfa (dont 56,65% supportés par le Congo et 43,35% par le Fonds africain de développement). Cette route a été inaugurée en grande pompe par l’ogre de l’Alima le 11 février 2016 en pleine campagne présidentielle.

La Synohydro Corporation Limited représentée par le fils PING avait obtenu également le juteux marché de l’extension du Port autonome de Brazzaville.

Tout homme averti sait que l’octroi de tous ces importants contrats à une même et seule société représentée par le beau-frère de Kiki (le petit nom de de Denis Christel Sassou Nguesso dit le pétrolier) n’est ni plus ni moins qu’une manière déguisée pour Denis Sassou Nguesso de soutenir financièrement Jean PING.

Au plan politique :

Tout d’abord il faut savoir que Denis Sassou Nguesso a toujours agi en intelligence avec l’écrivain français Pierre Péan dans la rocambolesque et abracadabrantesque histoire de la filiation d’Ali Bongo, qui serait d'origine biafraise et aurait été adopté par notre défunt frère Omar Bongo Ondimba.

La vérité est que dans cette affaire, le principal informateur de Pierre Péan n’est autre que l’ogre de l’Alima. L’objectif visé était d’empêcher Ali Bongo d’être candidat à cette élection présidentielle du 27 août 2016, conformément à l’article 10 de la Constitution du Gabon. Je précise que Denis Sassou Nguesso et Pierre Péan sont très proches (ainsi que Robert Bourgi qui veut lui aussi à tout prix la tête d’Ali Bongo).

N’ayant pas réussi leur coup de l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo, Denis Sassou Nguesso est passé au plan B, c’est-à-dire obtenir coûte que coûte le ralliement des principaux candidats de l'opposition gabonaise à Jean PING.

Comme à son habitude, il n’avance jamais à découvert, il avance toujours masqué. C’est ainsi que par l’entremise de son vieil ami Zacharie Myboto (qu’il avait d’ailleurs ouvertement soutenu en 2009 contre ce même Ali Bongo), il a fait discrètement pression sur les deux principaux ténors de l’opposition gabonaise, à savoir Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba, pour qu’ils retirent leurs candidatures et appellent à voter Jean PING contre Ali Bongo (dans le même temps, Robert Bourgi et Pierre Péan utilisaient la fille Chantal Myboto épouse Gondjout pour faire également pression sur son père dans ce sens).

Dans cette élection présidentielle gabonaise le calcul politique de Sassou Nguesso était de placer à tout prix Jean PING en face d’Ali Bongo pour une raison évidente : leur lien de famille (PING étant le père des deux enfants de Pascaline Bongo) ferait que tous les déçus d’Ali Bongo au sein de la famille Bongo et dans le Haut-Ogooué voteraient volontiers pour l’ex-beau-frère. Et surtout, ce lien familial pourrait rassurer Ali Bongo qui, avec les conseils de sa sœur Pascaline, accepterait ainsi plus facilement de laisser le pouvoir sans chercher à s’y accrocher en usant de la force.

Mais en bon prince machiavélien, Denis Sassou Nguesso a surtout en tête un autre calcul beaucoup plus subtil et beaucoup plus personnel. S’il cherche à se débarrasser à tout prix d’Ali Bongo (57 ans) et placer Jean PING (73 ans) à la tête du Gabon ce n’est certainement pas pour les beaux yeux de ce dernier et encore moins parce qu’il veut aider le peuple du Gabon à mettre fin au long règne de la dynastie Bongo. Bien au contraire.

En effet, alors que lui-même, Denis Sassou Nguesso, peut désormais se maintenir au pouvoir à vie, après 32 années d'exercice de pouvoir sans partage, et après avoir massacré son propre peuple, comment peut-on comprendre son obsession à vouloir faire en sorte qu'Ali Bongo Ondimba ne soit pas reconduit dans ses fonctions alors qu’il ne règne que depuis 7 ans ? Et quand on sait qu'il envisage de léguer le pouvoir en héritage à son fils Denis Christel Sassou Nguesso, on ne peut pas croire que Denis Sassou Nguesso soit guidé par de bonnes intentions "d'aider" les Gabonais à mettre un terme à l'emprise du clan Bongo sur le Gabon. Un tel argument ne tient pas debout car aucun Gabonais ne peut dire que Jean PING n'est pas un membre à part entière du clan Bongo.

La vérité est que Denis Sassou Nguesso rêve secrètement de voir dans 7 ans (alors que Jean PING aura 80 ans) son petit-fils Omar Denis Bongo ondimba, fruit de l’union de feu Omar Bongo Ondimba et la défunte Edith Lucie Bongo née Sassou Nguesso, diriger le Gabon pendant que son fils Denis Christel Sassou Nguesso, lui, dirigera le Congo.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que pour l’ogre de l’Alima, son vrai problème ce n’est pas d’aider les Gabonais à mettre un terme à l’hégémonie du clan Bongo au Gabon. Son problème c’est qu’il veut continuer à contrôler le Gabon comme il le faisait sous l’ère Omar Bongo par l’entremise de sa défunte fille Edith Lucie. En plus, il considère que son petit-fils Omar-Denis Bongo ondimba, est, selon lui, plus légitime pour diriger le Gabon que ne l’est Ali Bongo qu’il appelle d’ailleurs en privé le Biafrais.

En chassant Ali Bongo Ondimba du pouvoir au Gabon pour le remplacer par Jean PING (qui est lui sera totalement redevable), Denis Sassou Nguesso veut tout simplement couper une branche de la dynastie Bongo, celle représentée par Ali Bongo pour mieux préparer la conquête du pouvoir par l’autre branche du clan, celle de son petit-fils Omar-Denis Bongo-Ondimba, le seul héritier légitime à ses yeux pour régner sur le Gabon. C’est autant dire que les plus « idiots » dans cette affaire ce sont les Gabonais et Jean PING le premier, car il semble ne pas comprendre cette ruse et cette manipulation de l’ogre de l’Alima.

Certes, jusqu’à présent le soutien de Denis Sassou Nguesso à Jean Ping portait essentiellement sur sa participation au financement de la campagne électorale de ce dernier, mais le pire reste à venir.

En effet, selon nos informations, son soutien à Jean Ping pourrait très rapidement se muer en une politique ouvertement interventionniste après le déclenchement de la guerre civile post-électorale qui se profile à l'horizon au Gabon.

En clair, son soutien à Jean Ping n’exclut pas l’appui et l’entraînement de combattants de l'opposition gabonaise dans sa base militaire privée de tsambitso, non loin d’Oyo, au cas où la crise post-électorale actuelle donnerait lieu à une guerre civile au Gabon.

Alors Dah, à présent, je voudrais que tu me dises, après tout ce que je viens de te révéler et que tu ignorais sans doute, quelle est ta position par rapport à tout ce qui se passe au Gabon ?

Pour moi, soutenir aveuglement et sans discernement Jean PING au nom d’une prétendue défense de la démocratie et de l’alternance, c’est faire preuve de naïveté et d’amateurisme politique.

Bienvenu MABILEMONO

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 23:14
(Congo-Brazzaville) Le rêve insolent de Christel Denis Sassou Nguesso : transformer la République en monarchie

Et si la politique congolaise était transformée en une histoire de gènes que d’élection ou de confrontation projet contre-projet ? Non vous ne rêvez pas nous sommes bien au 21e et non au 18e siècle. Le Congo, notre bien commun, regorge d’exemples de filles, fils, neveux et autres parents qui squattent l’échiquier politique congolais. Le cas le plus criard de ses vingt dernières années est sans conteste celui des Nguesso qui s’emploient à vouloir ériger une monarchie au Congo

Le Congo-Brazzaville est en train d’écrire l’une des pages les plus tristes de son histoire politique. Jamais, en 56 ans de pseudo indépendance, une telle domination écrasante d’une famille présidentielle n’a atteint les sommets aussi culminants dans l’appropriation des droits et devoirs d’un peuple logiquement libre et souverain. De mémoire de congolais, aucun président n’a autant favorisé sa famille au point d’en faire les seules ressources capables d’élever le Congo au rang de pays « développé ». Cela aurait été justifié si ces « enfants » étaient animés de bons sentiments patriotiques, humains, aux comportements moraux ou exemplaires. Or cela reste à prouver. Au contraire, tout porte à montrer qu’on nous impose de force de choisir des congolais sur lesquels pèsent de lourds soupçons de délits condamnables par un tribunal judiciaire libre et impartiale. C’est le cas de Christel Denis SASSOU NGUESSO

Cet arriviste propulsé sur la scène politique congolaise, au lendemain du coup d’état tristement sanglant et meurtrier du père, Christel Denis Sassou Nguesso s’est progressivement glissé dans l’acceptation d’une politique des plus obscures, permissives et des plus régressives de l’histoire contemporaine du Congo. Il n’incarne, a lui tout seul, l’absence de vision d’un idéal républicain et de liberté. Tout laisse plutôt à croire qu’il serait vide et limité.

Comme le témoignent plusieurs observateurs congolais, cette génération composée de membres du clan Sassou, outre la pratique du détournement des fonds publics, l’incitation à la guerre civile, l’utilisation abusive du pouvoir, la privation des droits n’a rien d’autre à offrir si ce n’est que l’obscurantisme, la dépravation des mœurs caractérisant ainsi l’étroitesse de leur vision de la chose publique animée au premier plan par les magouilles financières comme le prouve encore une fois les scandales financiers a mis à jour par la presse étrangère (*). L’un des maitres d’œuvre de toutes ces transactions financières maffieuses est sans aucun doute Christel Denis SASSOU NGUESSO.

On croirait que le Congo serait atteint d’un virus politique se transmettant par le sang… Quel est le point commun entre Christel Denis Sassou Nguesso, Jean Marc Thystère Tchicaya et Guy Brice Parfait KOLELAS ?

A part le fait qu’ils sont du genre masculin ayant un caractère différent évidement sauf que les trois ont un autre atome crochu : ils sont tous les trois nés dans la marmite de la politique. Le père de Christel Denis SASSOU NGUESSO est Denis SASSOU NGUESSO, l’actuel dictateur, celui de Jean Marc Thystère Tchicaya est Jean-Pierre Thystère TCHICAYA Baron du PCT (1971 – 1984) et président de l'Assemblée nationale de la République du Congo de 2002 à 2007 et enfin celui Guy Brice Parfait KOLELAS est bien entendu le charismatique opposant Bernard KOLELAS BAKANA maire de Brazzaville et Premier ministre de la République du Congo en 1997.

Seulement, figurez-vous, la comparaison s’arrête là.

kiki le petrolier -le goinfre

Les stratégies néfastes de Christel SASSOU NGUESSO

Le virus transmis par SASSOU NGUESSO à son fils Christel va au-delà de la simple ambition vorace du pouvoir. Avec les Nguesso, on n’hésite pas à pactiser avec le diable pour réussir ou plus exactement pour conserver coute que coute les rênes du pouvoir. Vendre son âme au diable, selon les prix du marché (ici le pétrole congolais) n’est nullement prohibé. C’est même encouragé par d’autres parents familiaux puisqu’ils contribuent à l’exécution du bradage du pétrole congolais.

Aussi, on assiste de façon quotidienne à l’organisation des étourdissantes successions de mariages entre les enfants de l’élite dirigeante ou affilé au Clan pour pérenniser le pouvoir. C’est une des stratégies les plus utilisés au Congo pour consolider des alliances entre régions et surtout pour solliciter le cas échéant le soutien de ces dernières. On a vu comment Christel Denis SASSOU a aidé sa sœur Cendrine SASSOU NGUESSO à mettre le grappin sur Jean-Marc Tchystère TCHICAYA espérant ainsi contrôler Pointe-Noire.

Il y aussi celle utilisée ces dix dernières années de père en fils est de punir et terroriser. La répression militaire injustifiée dans la région du Pool, reste le moyen privilégié pour causer un traumatisme majeur. On a vu l’activisme de Christel Denis SASSOU NGUESSO à travers les Balkans et l’Asie à la recherche des mercenaires et l’armement nécessaire pour mater le POOL. Écraser la révolte des populations du POOL dans le sang est un message fort donné aux autres régions du Congo. Il ne vient pas seulement en aide à son père mais il prépare le terrain pour demain. Ne vous trompez pas sous ses habits blancs se cache un sanguinaire aussi violent et répugnant que son père.

Christel SASSOU NGUESSO essaie de séduire le peuple par la corruption, le clientélisme en multipliant les opérations de séduction du genre : Dons de bourses, opérations de soins gratuites, des dons monstrueux aux officiers de l’armée en passant par la prises en charge des soins de santé a l’étranger des certains faux opposants. A travers la fondation « Perspectives d’Avenir ». Cela se passe par des sociétés écrans ou des agences aides humanitaires qui sont en réalité des officines secrètes de Christel Denis Nguesso travaillant pour redorer son image. Ces officines ont la capacité de sentir ce qu’un auditoire veut entendre, de produire de l’imaginaire en jouant sur les émotions. Tous ces artifices ne sont que des stratagèmes mis en scène en vue d’une séduction politique.

Christel Denis SASSOU NGUESSO a tendance à croire qu’il est investi d’une mission divine. En conséquence, il s’estime à tort non seulement indispensable pour le Congo mais également irremplaçable. Cette logique pousse ce dernier à tout faire pour rendre perpétuel le pouvoir de son père pour mieux le succéder. D’où la longévité du père qui finit par devenir insupportable pour les populations concernées. Il ne voit pas les signes de la dérive autoritaire du pouvoir qu’il convoite.

Le ver est dans le fruit

Le dialogue, même pour autant qu’il ne s’est pas encore tenu, devient ainsi une panacée, une solution miracle. Il ne serait pas un aboutissement ou un sacrement pour désigner une fois de plus des personnages immoraux de la trempe de Christel Denis SASSOU NGUESSO à la tête du pays. Pourtant, les signes des temps décrivent en perspective les méandres d’un long chemin tortueux parsemé de plusieurs embuches sur lequel l’on ne devrait pas marcher de façon hasardeuse de peur de se faire mal ; au pire, de se blesser et perdre le cap.

Kiki le petit monarque

Or, il se trouve que les dictateurs même en gestation lisent mal les signes du temps et finissent généralement dans l’abime. Le peuple congolais est las d’être martyrisé et humilié. Il s’est engagé résolument d’en finir une bonne fois pour toutes avec les dictateurs de père en fils qui disposeraient de leur vie comme bon leur sembleraient. Oubliant que leur chute devient inéluctable et ses jours sont comptés. Christel doit savoir : "le cafard peut se maquiller tout le corps de la cendre, le coq le reconnaitra toujours" proverbe africain

On ne peut rien contre la volonté d’un peuple qui s’affranchit de ses peurs et prend son destin en main. La force d’un peuple qui se révolte, qui avance, qui manifeste, est sans limites.

Christel Denis SASSOU NGUESSO a le choix de continuer à humilier, se moquer du sort du peuple mais il est incontestable que ce choix le conduit à vivre une existence au rabais, une vie qui ressemble de plus en plus à une petite mort. Dans sa petite personne avec des airs d’enfant mal sevrés, il craint à chaque minute du retour du bâton. Il a peur de se voir arrêter et emprisonner. Le temps joue contre sa faveur et se rend compte que la vie ne tient plus à un fil.

Plusieurs dictateurs de pères en fils qui se sont entêtées ont fait l’amère expérience. Aujourd’hui, il se croit au-dessus du peuple, il est le superman congolais en fomentant des arrestations à tour de bras de tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Il se sert sans vergogne des richesses du pays pour les redistribuer à ses proches afin qu’ils l’adoubent.

Soit, cela est vrai peut-être encore aujourd’hui ou il se sent fort indétrônable, il pense contrôler l’armée, il se sent gagner par une sensation de ruse en flattant l’un pour désarmer l’autre, Il se sent d’une intelligence infaillible pour continuer à manier la corruption comme d’une arme redoutable, acheter ici, grâce à l’argent du pétrole, le silence d’une fratrie ou l’adhésion d’une tribu.

Seulement la roue tourne et votre régime de sanguinaire se révèlera n’être bâti que sur du sable mouvant. Toute cette fortune usurpée aux congolais, avec laquelle vous avez construit ce paradis illusoire s’effondrera comme un vulgaire château de cartes. La peur de l’exil qui vous hante depuis le 23 Septembre 2015 ne sera plus un rêve, à moins que le peuple daigne de vous traiter de la même manière qu’il a été traité : C’est-à-dire comme un chien galeux. Votre règne désastreux est à la fin. Quoique vous fassiez, vous et votre clan seront indexés et traînés devant la justice du peuple. Car le ver est déjà dans le fruit.

Par ailleurs, ne nous trompons pas, le ver n’est pas seulement dans le petit cercle restreint clanique de sassou, il est aussi dans tous ceux qui attendent l’occasion pour s’assoir sur le fauteuil tant convoité. Ceux-là qui rampent dans l’obscurité gardent jalousement en eux le seul secret de l’infection. Le peuple doit faire attention à ceux qui développent plusieurs vers et qui n’attendent que le bon moment pour ronger le fruit.

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(*) Le fils du chef de l’Etat congolais est épinglé par une ONG suisse de lutte contre la corruption. Selon cette organisation, Denis-Christel Sassou-Nguesso puiserait dans les revenus pétroliers du Congo, via une société basée à Genève :http://www.rfi.fr/afrique/20150302-scandale-corruption-touche-le-fils-president-congolais

(*) Christel Denis Sassou Nguesso impliqué dans le projet Mbalam-Nabeba : une mine de fer dans les collines boisées de l’ouest du Congo, chevauchant la frontière avec le Cameroun. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/25/a-brazzaville-retribuer-le-fils-sassou-nguesso-pour-obtenir-du-pere-des-permis-miniers_4987640_3212.html

(*) « Panama papers » : comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-comment-le-petrole-congolais-s-evapore-dans-les-paradis-fiscaux_4898082_3212.html

Jean-Claude BERI , contact@dac-presse.com

LIRE LA SUITE :

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/3284-2016-08-31-10-47-46.html

(Congo-Brazzaville) Le rêve insolent de Christel Denis Sassou Nguesso : transformer la République en monarchie
(Congo-Brazzaville) Le rêve insolent de Christel Denis Sassou Nguesso : transformer la République en monarchie
(Congo-Brazzaville) Le rêve insolent de Christel Denis Sassou Nguesso : transformer la République en monarchie
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 19:56
[Congo/Australie] Sundance macabre avec Denis Christel Sassou Nguesso

Le Board de Sundance victime du Crash

Touche pas à l'Article 57

Sundance macabre avec Denis Christel Nguesso

hier · Public

Le Scandale de la corruption des autorités congolaises par l’entreprise Australienne Sundance Resources est sur la table des juges à Perth. Dans cette affaire il est plus que nécessaire que les congolais soient autour de la table pour espérer obtenir la vérité et surtout réparation. Cette affaire de corruption se prolonge par une destruction de l’environnement et une suspicion de meurtre prémédité. Elle nous permet aussi de révéler et de mieux comprendre les circuits de financement frauduleux de l’une des pires dictatures du Continent.

Au Commencement était le Crash

Le Board de Sundance victime du Crash

Aucun survivant. Deux dirigeants de CamIron camerounais manquants mystérieusement du vol. Ce 19 juin 2010 c’est l’ensemble du Board de SUNDANCE qui embarque sur le tarmac de l’aéroport de Yaoundé. Deux avions avaient été affrété, Equaflight appartenant à Serge Mouyi et Cendrine Nguesso et Aero Fret Services de Maurice Nguesso, mais en violation du protocole qui oblige à faire voler séparément le Board. Tout ceci nous interpelle.Pourquoi tous embarquent Sous contraintes ?

Le vol fatal est celui d’AERO SERVICES, la société de maurice Nguesso classée sur liste noire du transport aérien. La Troisième fortune d’Australie Ken Talbot et le dirigeant de SUNDANCE ainsi que leurs collaborateurs y trouveront la mort au dessus de la forêt équatoriale congolaise. Une source nous parle de 15 minutes de silence avant le Crash. Aucune enquête sérieuse sur les raisons techniques du crash n’a été faite. La coïncidence avec l’absence des deux camerounais du board rend la thèse d’un crash prémédité plausible. Enfin, l’avion d’Aero Services venait de Pointe-Noire. Pourquoi faire venir l’avion du Congo et un avion propriété des Nguesso ? Ne pouvait-on pas trouver un avion au Cameroun ? Le passif des Nguesso avec les crash d’avions est lourd. La bombe de l’UTA avait été embarqué à partir de Brazzaville le 19 septembre 1989 sous la présidence… Sassou. Il n’est pas impensable qu’une visite sur les lieux du Board et du Milliardaire Talbot auraient sonné la fin de l’arnaque Congo-Iron. Les gêneurs sont morts, la convention d’exploitation est signée le 28 décembre 2012 de la main du tyran.

Denis Christel Nguesso dance Time of my life

Bruno Ossébi victime de Dénis Christel Nguesso

Au Congo Denis Christel Nguesso installe progressivement son système. Il est fermement décidé à préparer financièrement sa succession à la tête du régime. N’est-il pas déjà soupçonné dans le meurtre par incendie du Journaliste Franco-Congolais Bruno Ossébi avec femme et enfants ? Ce journaliste avait peut être compris avant tout le monde l’ampleur des scandales autour de la prise du contrôle de la SNPC. A Mpila, les gêneurs on les refroidit purement et simplement. Kiki ne souhaite pas être visible et pour cela il place Monsieur Yama Rufin comme ses yeux et ses Oreilles dans Congo Iron. Rufin émarge à 5 000 $ le mois puis à 10 000 $. Son poste est : Chargé des relations avec le gouvernement. Ce fils d’un cuisinier de la présidence à l’époque de Marien Ngouabi est visiblement un intime de Kiki, peut être un copain de jeux d’enfance ? Yama est écarté du poste juste après le crash. Pourquoi?Baya André un mauricien payé 8 millions de CFA (12 300 €) conduit alors les négociations jusqu’à l’obtention du permis d’exploitation et est écarté sous la couverture d’une démission. Il a été remplacé par le Neveu Aimé Emmanuel Yoka fils de l’Ex ministre de la juste, venu de Singapour avec la mission d’écarter les cadres congolais qui pouvaient éclairer et donc ainsi garder la confidentialité nécessaire à la vaste arnaque au gisement fabuleux.

Dirty Mining and I owe it all to you

ComInvest de Pierre Oba détient 13,5% de Congo Iron

Le secteur minier congolais est sous la coupe depuis 2005 du Général Pierre Oba, patron de ComInvest, un homme clé du régime. La délivrance d’un permis minier passe obligatoirement par son bureau. Il est la créature de Sassou, son double et son véritable trésorier. En effet, pour la délivrance d’un permis minier le code minier rend obligatoire de prouver la capacité d’exploitation. C’est pourquoi, le cameroun n’a toujours pas donné de permis d’exploitation alors que le Congo lui a octroyé un permis pour 25 ans à Sundance. Dans le cas Sundance Resources, il y a clairement violation du code Minier. L’exploration terminée, la société était toujours en attente du financement pour l’exploitation. Mr Hanlong lié à la mafia chinoise qui devait, semble t-il racheter Sundance et son permis a été pendu en 2015 pour un scandale de corruption, rackets et meurtres. Un témoin gênant en moins, merci aux autorités judiciaires chinoises, soufflait Mpila.

Sundance Resources est coté en bourse. La corruption permet le blocage juridique avec des permis miniers de complaisance qui font ainsi grimper en bourse l’action Sundance. La Communication autour d’un fabuleux gisement avec des chiffres faux alimente la machine de la spéculation.

Pour assurer cette communication, la belle soeur yoka est mise à la communication.Elle assure la vitrine d’une entreprise crédible Congo Iron et s’inscrit dans la propagande du régime sur la diversification économique et l’émergence à portée d’orteils. Le permis est délivré sans audit externe, sans contre enquête géologique, sans preuve de financement sérieuse. Sur quelle base le Congo aurait eu foi pour délivrer le permis ? Quand l’action faiblit ? On annonce un deuxième gisement miraculeux à Ibanga juste à côté de Nabemba et on renouvelle la violation du code minier, la bourse est rassurée et l’épargne des australiens flouées. C'est une arnaque aux actionnaires avec Talbot et les épargnants australiens comme principales victimes.

“Lé Dia, Lé Noua” : Financement et Gestion de l’Oyocratie.

La logistique au Cameroun et au Congo est confiée à des étrangers. Pour Congo-Iron une Burkinabé-Française. Les postes sensibles sont confiés à des gens clés. Le siège Sundance facture à ses filiales des frais administratifs et de sécurité sans preuve de facture et le gouvernement congolais fait entrer dans une dette. On commande des forage surfacturés avec des compagnies malaisiennes. Un homme clé, Monsieur Patrick Bounda chef du personnel payé plus de 2 millions de CFA pour soudoyer les inspecteurs du travail et ainsi garantir le mauvais traitement des locaux sur des critères ethniques. Le ministre Pierre Oba monnaie les titres miniers, avec l'argent achète les armes qui maintiennent le système. La logistique des “grands chantiers” permet d’acheminer l’armement sous couvert.

La politique de recrutement à partir de la gouvernance de Aimé Emmanuel Yoka a été basé sur des critères ethniques et de clientèles. Le contrôleur géologue du ministère Jean Djoua a été recruté par Congo Iron alors qu'il devait en faire la surveillance pour le compte de l'Etat. Le ministère Pierre Oba reste muet. La pratique est dans ce genre de cas de verser une “dîme” à sa tutelle en guise de reconnaissance de la complaisance accordée. Les bilingues locaux sont moins bien payés que le personnel étranger et une politique de discrimination ethnique et raciale apparaît clairement sur la grille salariale. L’ethnie et la couleur de la peau valent mieux que la compétence.

Encore plus loin, Congo Iron n'est qu'une filiale en réalité de Cam Iron dans les statuts en Australie mais au congo elle apparaît comme société indépendante. Les obligations de formations n'ont pas été respecté pour les congolais. Aucun congolais n'est allé en formation en Australie. Alors que les camerounais ont été formé. Les même acteurs mais avec une autre société exploite des mines d'or quasi illégale de "Samisa" car ils ne détiennent pas les documents réglementaires d'exploitation. Il pollue les sources d’eaux.

Des Mercenaires (anciens légionnaires) assurent la sécurité du site et partout dans les bureaux locaux de Sundance car pour dissuader les curieux, les rapports classaient la zone en Rouge, un niveau élevé de menace d’attaque. Quiconque connaît le Congo sait très bien que la Sangha où se situe le gisement n’est pas une zone à risque et aucune bande armée n’y a jamais opéré.

Sassou père savait et ne pouvait pas ignorer l'ensemble de ses agissements. Le ministre Pierre Oba sincère fait les versements de la corruption et s'occupe des achats d'armes. Les titres miniers du pétrole et des mines achètent les armes sans le contrôle du Trésor public et donc des institutions internationales de contrôle.

Nani é sili té, plus loin ensemble !

Le silence du clan ça s’achète ! Congo Iron oblige à l’ensemble de son personnel d’ouvrir un Compte à la Banque BGFI de Jean Dominique Okemba qui a alors pu s’adonner à son jeu favori qui consiste en des décalages dans les paiements des salaires pour spéculer sur le marché des changes et faire des placements avec l’argent des salariés et ainsi “manger” les intérêts produits. Personne n’a été oublié, toutes les composantes du clan ont mangé.

Sassoufit à l’heure australienne

Manifestation de la diaspora pour dénoncer le scandale Sundance

Le Collectif Sassoufit et l’ensemble des associations de la société civile Congolaise souhaitent se porter partie civile dans le procès SUNDANCE qui s’ouvre à Perth en Australie. En réaction à ce scandale une manifestation à proximité de l’ambassade d’Australie en France aura lieu ce Vendredi 02 septembre de 13h30 à 20h00. La voix des congolais doit être entendu. La corruption de SUNDANCE a aidé à consolider la dictature de Sassou Nguesso. Nous, peuple réclamons de la justice australienne l’émission d’un mandat d'arrêt contre Monsieur Denis Christel Nguesso et l’ensemble des dirigeants de Congo Iron.Nous avons en notre possession des documents authentiques et très compromettants qui sont à mesure d’aider la justice australienne dans son enquête. Ceci pour faire connaître la vérité sur les pratiques de Sundance Resources et du clan Nguesso.

Le Congo sera libre !

La Coordination

LIRE LA SUITE : https://m.facebook.com/notes/touche-pas-%C3%A0-larticle-57/sundance-macabre-avec-denis-christel-nguesso/837390716362933/

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NOTRE COMMENTAIRE : C'est le monde des Pirates, des Vautours et Criminels Mbochis du Congo-Brazzaville (PVC).

Le Board de Sundance du Crashictimes - Ossebi - Organigramme - protagonistes
Le Board de Sundance du Crashictimes - Ossebi - Organigramme - protagonistes
Le Board de Sundance du Crashictimes - Ossebi - Organigramme - protagonistes

Le Board de Sundance du Crashictimes - Ossebi - Organigramme - protagonistes

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 09:29
(Congo-Brazzaville) L'Australien SUNDANCES Ressouces : Un cauchemar de plus pour les Sassou Nguesso !

Christel dit kiki, héritier du Congo-Brazzaville par son dictateur de père Sassou

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Par Rigobert OSSEBI -

Pour son nouveau classement mondial de la perception de la corruption, Transparency International sera dans l’obligation de modifier la position du Congo Brazzaville. Avec l’affaire Asperbras-Veiga au Portugal, en Suisse aussi, et celle de SUNDANCE Resources qui vient de se déclarer en Australie, notre pays partagera sûrement la dernière place avec la Somalie. Et l’on ne voit pas comment il pourrait en être autrement.

Cette dernière affaire SUNDANCE a le grand mérite de confirmer ce que nous savions déjà : le niveau d’intéressement exigé par nos prédateurs se situe au niveau minimum de 30%. Les Nguesso n’ont pas pris le pouvoir pour des clopinettes ! 30% dans les mines, également au minimum pour les nouveaux blocs ou la reconduction de permis dans le pétrole ; 100% dans les forêts dans les mains exclusives de la famille. La déforestation est assurée principalement par des opérateurs malais et chinois. Aucun secteur ne saurait échapper à la razzia ; BTP, Télécoms, Transports et Banques en premiers !

Dans le secteur minier, qui a toujours Pierre Oba à sa tête, l’élément clef a toujours été la délivrance du permis d’exploration. Un inconnu ou pas, de mèche avec l’autorité – le ministre ou mieux encore le président à vie – obtient ni vu, ni connu pour un Franc CFA symbolique le précieux sésame. Aussitôt tamponné et enregistré, le document « valait » des millions de dollars ou d’euros. « Valait » parce que depuis deux années, la chute des matières premières qui n’a pas touché seulement le pétrole, a atteint la quasi-totalité des minerais présents au Congo. Ceux qui ont été cédés l’ont été sûrement à bon compte. Les autres ne valent quasiment plus rien.

Concernant SUNDANCE Resources, l’Australien, l’homme clef a été Olivier Fabrice SIL MABOUANG dans la constitution de COMINVEST (Congo Mining Investments) une société anonyme au capital de dix millions de FCFA créée le 13 octobre 2008 à Brazzaville chez Maître Kymbassa Boussi, Notaire. Curieusement cette création survient 3 jours après que SUNDANCE Resources ait annoncé officiellement à la Bourse australienne qu’elle allait augmenter sa participation dans Congo Iron à 85%. Olivier Fabrice SIL MABOUANG qui était un « émissaire » de SUNDANCE au Congo est devenu en peu de temps le « Représentant » des « décideurs » qu’il avait été chargé de convaincre.

Dans les documents que Congo-Liberty a pu obtenir, les noms de Benoît Christian OKOUNA (domicilié à Brazzaville mais qui, en réalité, vit grand train en Afrique du Sud) et de Corneille OBA apparaissent. Le premier est un faux-nez reconnu du ministre Pierre Oba et le second n’est qu’autre que son fils. Rodrigue Nguesso, fils de Maurice, a été sûrement représenté par Rufin YAMA. Quant à Kiki 1er le prédateur, très en phase avec les ressortissants camerounais, comme nous avons pu le constater avec Yaya MOUSSA, il a confié sa représentation à Olivier Fabrice SIL MABOUANG.

SUNDANCE se retrouvait avec 85% de CONGO-IRON, l’Etat congolais avait lui 10% ; à qui profitent les 5% restants ? A la Reine d’Angleterre ou au président à vie Denis Sassou Nguesso ? La deuxième proposition est sans aucun doute la bonne !

Tous les associés de COMINVEST ont été payés avec des actions SUNDANCE ; de la fausse monnaie ou presque puis les actions ne valent aujourd’hui plus rien. Les actionnaires congolais de COMINVEST s’en sont sûrement débarrassé dès leur attribution, auquel cas ils auraient effectivement perçu une dizaine de millions d’euros.

Ce qu’il y a de très intéressant dans cette affaire de SUNDANCE Resources, c’est que les Australiens ne sont pas des plaisantins. Déjà, il y a deux ou trois ans, le ministre Pierre OBA avait quitté précipitamment l’Australie car la police locale voulait l’interroger sur les disparus du Beach. Aujourd’hui, toutes les personnes citées dans cette affaire, Denis Christel, Rodrigue Nguesso, Pierre OBA, Olivier Fabrice SIL MABOUANG ainsi que tous les autres faux-nez dont les noms figurent sur les statuts de COMINVEST seront interpellés dès qu’ils passeront les frontières d’un pays civilisé ; pour les besoins de l’enquête, avant possible inculpation car ils ont aussi contribué à la ruine des actionnaires investisseurs de SUNDANCE Resources….

La France, bonne fille, fermera peut-être les yeux sur ces mauvais garçons, mais ils ne pourront pas aller plus loin sans se faire coffrer !

Plusieurs projets miniers étaient en cours de développement. Ils sont tous, ou presque, suspendus :

  • DMC Iron Congo, contrôlée depuis mars 2012 par le sud-africain Exxaro, qui développe également le projet Mayoko-Lékoumou
  • Congo Mining, une filiale de l’australien Equatorial Resources, ce dernier est en charge du projet de fer de Mayoko-Moussondji.
  • Projet du fer de Zanaga, mené par Mining Projects Development Congo (MPD Congo), détenue par le suisse Xstrata (51 %) et le sud-africain Zanaga Iron Ore,
  • Avima développé par Avima Fer (ex-Core Mining Congo), dont le capital est détenu par l’australien Core Mining, le russe Severstal (16,5 %) et l’État congolais (25 %)

Tous sont confrontés à la chute du cours du minerai de fer et aux coûts exorbitants de réalisation des infrastructures ferroviaires ou de l’utilisation de celles existantes du CFCO, sous contrôle du groupe Bolloré. La surabondance de l’offre, comme pour le pétrole, ne permettra pas leur développement rentable avant des décennies. Il reste toujours que les permis d’exploitation et d’exploration qu’ils ont obtenus, sans aucun doute possible, ont fait l’objet des mêmes pressions de nos prédateurs cités plus haut ; Nguesso père, fils, neveux et ministre…

Tous constituent de sérieuses bombes à retardement !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Note de Notaire

Note de Notaire

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 20:57
(CONGO-BRAZZAVILLE) A Brazzaville, rétribuer le fils Sassou-Nguesso pour obtenir du père des permis miniers

Le dictateur Sassou et son fils Kiki

Ce 19 juillet 2006, dans une jolie villa de Brazzaville, Denis-Christel Sassou-Nguesso, le fils cadet du président du Congo, fait preuve d’un certain appétit. Il déjeune avec les représentants d’une société minière australienne, Sundance Resources, qui lui présentent le projet Mbalam-Nabeba : une mine de fer dans les collines boisées de l’ouest du Congo, chevauchant la frontière avec le Cameroun.

A table avec ses convives, Denis-Christel réfléchit. Il se sait en position de force car deux entreprises étrangères sont déjà en compétition, qui ont obtenu des permis non exclusifs de prospecter dans la zone convoitée par Sundance. Sans louvoyer, il demande un intéressement dans le projet qui lui est présenté, plus important qu’initialement prévu.

Après ce séjour à Brazzaville des représentants de Sundance, dont deux sont camerounais, un fax interne de l’entreprise australienne suggère la création d’une société au Congo dont 30 % du capital serait entre les mains d’« actionnaires locaux, c’est-à-dire Denis [-Christel] et Rodrigue Nguesso », ce dernier étant le neveu du président. Le signataire du fax, un certain David Porter, semble suggérer que la répartition 70 %-30 % est une bonne affaire : « Ces personnes (…) qui ont un lien de parenté avec le président, ont fait des deals 50-50 avec des compagnies pétrolières étrangères », écrit-il.

En novembre 2006, c’est fait : la société Congo Iron est créée et s’empresse de demander des permis miniers exclusifs près de Nabeba.

La surprise de « Kiki » de voir son nom apparaître dans le projet minier Mbalam-Nabeba est sans doute liée à la façon pour le moins insolite dont cette affaire est en train d’être rendue publique.

David Porter, 67 ans aujourd’hui, géologue de formation, est un vieux routier australien de l’univers minier, dans son pays et en Afrique. C’est lui qui a initié le projet Mbalam-Nabeba en 2005 et a coordonné ensuite les négociations avec les Sassou-Nguesso.

Or c’est Porter lui-même qui a révélé, sans le vouloir, les tractations compromettantes de la compagnie. En conflit avec son ancien employeur, qui refuse de lui payer certains de ses honoraires, il a assigné Sundance en justice dans deux procès en 2007 et 2013. Pour justifier de tout le travail qu’il a accompli, il dépose au tribunal de Perth des piles de documents confidentiels, fax et courriels, sans se douter que leur contenu allait créer un scandale.

Ces documents, que le Monde Afrique a pu consulter, sont explicites. Dans son témoignage écrit, Porter raconte comment, lors d’une visite au Cameroun en juin 2006, il propose au président du comité de direction de Sundance, John Corr, d’envoyer à Brazzaville l’une de ses connaissances, Olivier Fabrice Sil, juriste, employé de la Standard Chartered Bank, « qui a été à l’université avec le fils du président du Congo ». Fabrice Sil a obtenu une maîtrise en droit des affaires à l’Université de Versailles Saint-Quentin et a ensuite travaillé dans plusieurs banques. Porter détaille son plan : « Les partenaires locaux potentiels seraient le fils du président et d’autres membres de sa famille ou des associés proches et ils s’attendraient à une part de 30 % du capital. »

« En leur nom »

Dans la plupart des affaires de corruption, les plus hauts dirigeants des entreprises concernées parviennent à convaincre les enquêteurs qu’ils ignoraient les commissions et pots-de-vin décidés aux échelons inférieurs. Pas cette fois. Les documents déposés au tribunal de Perth montrent que plusieurs membres du conseil d’administration de Sundance de l’époque étaient au courant de la participation des Sassou-Nguesso dans le projet, y compris Alec Pismiris et John Corr, qui n’ont pu être joints par le Monde Afrique.

Lors d’une réunion, le 1er décembre 2006, le conseil d’administration de Sundance décide de racheter une partie des actions de la « partie congolaise » dans Congo Iron pour réduire sa participation à 10 %. Un mois plus tard, Fabrice Sil annonce à quelques collègues de Sundance, dont le PDG, que Rodrigue et Denis-Christel Sassou-Nguesso sont enfin prêts à vendre les parts qu’il « détient en leur nom » dans Congo Iron.

A Perth, le matin du 8 mars 2007, dans son gratte-ciel de verre face à l’océan Indien, le conseil d’administration de Sundance décide que « la partie congolaise » recevra 15 millions d’actions de Sundance en échange des 20 % de Congo Iron que les Sassou-Nguesso ont accepté de vendre, mais avec pour condition « la délivrance de permis exclusifs de recherche ».

En juillet 2007, les permis de recherche tant convoités sont signés par le président Denis Sassou-Nguesso.

Défaut de paiement

Un an après, le 10 octobre 2008, Sundance annonce officiellement à la Bourse australienne qu’elle va augmenter sa participation dans Congo Iron à 85 % et, pour cela, qu’elle attribuera, en trois tranches, 33 millions d’actions de Sundance à une société écran enregistrée au Congo, Congo Mining Investments SA (ComInvest), « représentée » par Fabrice Sil, mais sans spécifier qui en sont les actionnaires. Cette transaction aura une valeur totale de 9,6 millions d’euros.

En 2012, deux mois après le versement de la dernière tranche d’actions, le président Sassou-Nguesso signe un permis d’exploitation qui donne un droit exclusif à Sundance d’extraire le fer des collines de Nabeba. Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde.fr

Par Emmanuel Freudenthal (Nairobi)

Diffusé le 25 août 2016

Autre article sur ce sujet : http://www.abc.net.au/news/2016-08-24/australian-companies-embroiled-in-bribery-scandals/7778324

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Emmanuel Freudenthal (Nairobi) - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Christel-Denis Sassou Nguesso PCT