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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:23
Congo-Brazzaville : Les militants de l'UPC exigent la libération de Paulin Makaya

Au Congo-Brazzaville, Paulin Makaya, candidat potentiel à la présidentielle du 20 mars, est en prison, sans jugement, depuis deux mois. Les militants de son parti d’opposition, Unis pour le Congo (UPC), réclament sa libération. Paulin Makaya a été arrêté pour avoir organisé une marche interdite, le 20 octobre dernier, contre le changement de la Constitution, alors qu’il était au départ plaignant dans une autre affaire.

En novembre dernier, Paulin Makaya, leader de l’UPC, avait été interpellé par la police alors qu’il venait expliquer au procureur de la République les raisons de sa plainte contre X, initiée suite à une perquisition menée à son domicile à son insu.

Accusé entre autres d’être un des principaux instigateurs de la marche du 20 octobre contre le référendum, il a été incarcéré à la maison d’arrêt de Brazzaville. Pour Eloi Destaing Sikoula, un de ses compagnons, deux mois de détention sans jugement, c’est trop.

« Il n’y a pas à prendre un leader politique, le garder en prison parce qu’on veut le marchander ! Ce n’est pas possible. Nous avons dit : la démocratie c’est la liberté d’expression. Donc, le oui et le non, ça ne signifie pas que tout le monde doit dire oui, oui », a-t-il déclaré.

A moins de deux mois de l’élection présidentielle, Paulin Makaya nourrissait des ambitions. Les militants de sa formation politique ainsi que ses avocats, convaincus que son dossier est vide, exigent sa libération sans délai.

« Là-bas, il n’a pas sa place. Il a sa place dans la politique parce que le peuple congolais veut l’entendre parler, veut l’entendre et le voir parce que c’est un homme qui a fait la différence entre la politique de chantage, des injures et la politique de propositions », a tenu à préciser Eloi Destaing Sikoula.

Par Radio France Internationale

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 09:26
(Congo-Brazzaville) Avec l'arrestation de Modeste Boukadia, Denis Sassou Nguesso reconnaît l'Etat du Sud-Congo

A malin, malin et demi !

Dans les rues de Brazzaville comme dans tous les cabinets occultes du régime, une seule interrogation : pourquoi est-il rentré ? Ce voyage cache quelque-chose de louche…

La question a de quoi être posée. En effet, les ambassades del'UE et des USA dûment accréditées au Congo avaient informé directement Denis Sassou Nguessode ce voyage avec tous les risques possibles notamment les conséquences liées à une éventuelle arrestation du Président Boukadia lors de son arrivée au Congo. Si cela se faisait, Denis Sassou Nguesso se retrouverait devant un fait accompli : la reconnaissance, par cette arrestation, de la partition du Congo en deux Etats : celui du Nord et celui du Sud.

Modeste Boukadia savait que sa condamnation à 30 ans de travaux forcés dont il n'était pas officiellement informé ne constituait pas un motif légal pour être arrêté. L'Avis N° 22/2014 du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies adopté lors de sa 71ème session du 17 au 21 novembre 2014, à la suite d'un procès où il n’était pas cité à comparaître, l'avait déjà "lavé" des accusations fallacieuses du régime dictatorial de Brazzaville.

Par la suite, la Requête de déclaration de l'Etat du Sud-Congo déposée à l'ONU avec copie aux différents pays (France, USA, Allemagne, Gabon, Angola, RDC, Cameroun, Afrique du Sud, Sénégal, etc.) et aux Institutions Internationales et nationales (UE, UA, Vatican,Parlement Européen, Présidence, Assemblée nationale, Sénat, Cour constitutionel et Conseil économique et social du Congo, etc.) lui donne la légitimité populaire d'Autorité Politique de cet Etat du Congo. Exactement comme le Général de Gaulle qui s'est servi de la même légitimité populaire par rapport à la vaine légalité républicaine de Pétain.

C’est là que l’on voit que le Président BOUKADIA a mis à profit ses relations tissées de longue date chez les gaullistes tels Pierre Mesmer qui l’avait accueilli à la Fondation Charles de Gaulle et son amitié avec Philippe Séguin.

Il lui fallait préparer son retour au pays. Le Général de Gaulle avait la Résistance. Modeste BOUKADIA, lui a misé sur l’État du Sud-Congo. C’est pourquoi, il s’est lancé dans une communication offensive avec les débats organisés à Paris.

Mais encore, il lui fallait un cadre légal sur lequel s’adresser. La décision du président français, M. François Hollande, en reconnaissant la légitimité à Sassou de consulter son peuple par référendum pour le changement de sa Constitution du 20 Janvier 2002, a fourni l'élément qui manquait à la stratégie du Président Boukadia. C'est la raison pour laquelle, il s’est précipité à remercier le Président Hollande de ce soutien officiel inattendu, car reconnaitre que Sassou avait droit d'interroger son Peuple, c’était ipso facto reconnaitre que BOUKADIA pouvait aussi consulter son Peuple pour l’autodétermination du Peuple du sud Congo. Lorsque l'Elysée s'en est rendu compte, il était trop tard. Le mal était fait. Le rétro-pédalage de l'Elyséen'y fit rien.

Fin politicien et tacticien, il ne restait plus qu'au Président Boukadia de préparer son retour au Congo pour "se faire arrêter" par les forces de Denis Sassou Nguessopour faire reconnaître à Denis Sassou Nguesso l’État du Sud Congo.

C'est ce qui s'est passé le vendredi 15 janvier 2016 à sa descente d'avion, à 18h30, où il a été accueilli par pas moins de 1900 militaires, gendarmes, policiers et toutes sortes de services assujettis au régime de Brazzaville qui ont saisi le Drapeau du Sud-Congo et les documents déjà envoyés aux Nations Unies et à toutes les ambassades accréditées au Congo où sont exposées toutes les raisons de la déclaration du Sud Congo de jure qui siège aux Nations Unies. De plus, il avait pris soin d'informer officiellement de son voyage, non seulement l’ONU mais aussi les présidents François Hollande et Barack Obama.

Selon nos informations, le commandant qui a entendu le Président Boukadia,n’a pas abordé le procès d'avril 2014 ni signifié sa condamnation à 30 ans de travaux forcés, mais uniquement sur le Mémorandum en soutien de la Transition vers l’État du Sud-Congo. De plus, ce Commandant lui aurait reproché d'avoir agi de la sorte et d’avoir comme "amis" ces deux présidents, à savoir : les présidents Hollande et Barack Obama.

D'où l'ambarras des officiers généraux du Congo sur la détention sans motif du Président Boukadia qui n’a aucun lien avec sa condamnation. D’où aussi leur inquiétude de ce que Sassou venait de faire : la reconnaissance par cette arrestation de l'Etat du Sud-Congo.

Comment sortir de cette situation que Sassou vient de créer de toute pièce ? Des leçons : le Président Modeste BOUKADIA est bel et bien l’opposant dont il a le plus peur. Selon toujours les mêmes sources, Modeste Boukadia n’est pas malléable, c’est un homme déterminé. Il ne reste plus qu'à Sassou de trouver une issue politique pour éviter le pire...

Ce qui est encore paradoxal, et c’est peut-être écrit dans le Droit congolais, depuis que le Président Modeste Boukadia est détenu à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, il n’a pas encore été présenté ni au Procureur de la République ni à un juge pour lui signifier les motifs de son "séjour" en ce lieu.

D’ailleurs, le Président BOUKADIA a vite fait remarquer au personnel de l'établissement pénitencier en posant cette question simple : "Suis-je détenu ou suis-je invité pour ma sécurité ?"Une question restée sans réponse. Et pour cause !

Ambarras total à tous les étages du système. Certains commencent à pointer le doigt sur les mauvais conseillers qui ont persuadé Denis Sassou Nguesso de procéder ainsi, l’induisant en erreur. D'autres disent à Sassou de se sortir de ce piège en ordonnant un procès en révision en bonne et due forme pour relaxer son « ami », afin d’apaiser le pays pour aller aux élections dans le calme. Il devrait profiter qu’au bout d'une semaine, sans avoir été présenté devant le Procureur de la République ou devant un juge pour donner les instructions pour libérer son « invité » indésirable… qu'il a reçu avec 1900 militaires, gendarmes, policiers et autres agents des services parallèles, sans oublier les 40 blindés et l'hélicoptère au cas il prendrait le fuite...

Cependant certains officiers généraux s’interrogent : « pourquoi Sassou a-t-il permis que ce Monsieur se fasse arrêter alors qu’il a des bras très, très longs et que c’est lui qui avait permis la fin de la guerre de 1997 ? Est-ce que le Président peut-il se permettre d'entrer en conflit ouvert avec lui… ? Ceux qui ont conseillé Sassou n’ont pas vu que le Président BOUKADIA est devenu de la nitroglycérine qui peut tout faire sauter, car ceux qui veulent la fin de Sassou feront une alliance de fortune avec lui. Il faut que le Président laisse son orgueil de côté et agisse en chef d’État. De plus, les deux se connaissent très bien, cela devrait favoriser le dialogue sans que l’un et l’autre ne perde pas la face. Même si ce Monsieur n’est pas gérable, il a tous les atouts majeurs en mains. Sassou doit jouer leurs amis communs pour se sortir de ce guêpier où il s’est mis. »

Quant à la rue, dans les taxis, les bus, dans les marchés tant de Pointe-Noire que de Brazzaville, un seul constat : « venir se faire arrêter cache une anguille sous la roche… ce Monsieur a poussé Otchombe à reconnaître l’État du Sud-Congo qui, par cet acte courageux, devient une réalité que nul ne peut plus ignorer ! En le gardant en prison, il en fait un martyr, et il devient de facto le recours incontournable de tous les Congolais paupérisés qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Il devient leur leader national ».

Et nous ajoutons en disant, dans le cas du président Modeste Boukadia : Hier c’était André Grenard Matsoua aux prises avec la puissance coloniale, qui avait été condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, parce qu’il exigeait l’émancipation des Africains et, aujourd’hui au XXIème siècle, sous un régime politique dit national, c’est au tour de Modeste Boukadia d’être aux prises avec le système Mbochi de Sassou qui l’a condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, comme André Grenard Matsoua, pour avoir dénoncé les dérives et pratiques tribalistes, criminelles, sectaires, discriminatoires et ségrégationnistes du système inhumain du clan mbochi des Nguesso & Co. L’APARTHEID TRIBALO-CLANIQUE.

Comme quoi, « à malin, malin et demi ! » Bravo l'artiste... comme dit le proverbe Congo : « Nzobo yi zakalale mutsila » (littéralement : La civette s’est assise sur sa propre queue).

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 21:01
(Congo-Brazzaville) Le transfèrement de Modeste Boukadia à la maison d'arrêt de Pointe Noire est une seconde bavure judiciaire

Décidément, l’on peut s’interroger sur la réelle compétence professionnelle du corps de notre magistrature judiciaire. Avec une telle prestation à la limite de la médiocrité, il ne me paraît pas excessif d’affirmer que le citoyen congolais est en danger, le Congo est une véritable jungle moderne, chaque millimètre carré de l’aire territoriale est devenue sous SASSOU-NGUESSO une prison à ciel ouvert.

Arrêté à sa descente d’avion à l’Aéroport international de MAYA-MAYA de Brazzaville, Modeste BOUKADIA a été simplement et purement transféré à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire, pour y purger, avons-nous appris, sa peine par contumace.

Après avoir dénoncé le caractère de cette sanction prononcée en dehors et contre la loi, il nous faut désormais relever les deux bévues contenues dans le transfèrement à Pointe-Noire, en totale violation de la règle de procédure sur la purge de la contumace. En condamnant Modeste BOUKADIA à une peine de contumace, il faut le redire, le Juge a ignoré la loi congolaise, la contumace, une procédure dans la procédure, est inconnue dans notre procédure pénale.

Qu’à cela ne tienne ! Modeste BOUKADIA ne peut pas purger la peine prononcée contre lui par contumace, car, il est de principe que, contre les arrêts prononcés par contumace, il existe une procédure spéciale : la purge de la contumace, qui ne saurait être assimilée à l’opposition, la seule voie de recours contre une décision rendue par défaut en matière correctionnelle. En effet, à la différence de l’opposition, la purge de la contumace ne suppose aucune formalité de la part du contumax ; elle résulte du simple fait matériel de la présentation volontaire ou de l’arrestation du contumax avant l’expiration du délai de prescription de la peine ; l’arrêt de condamnation par contumace est alors anéanti de plein droit, sans qu’il soit nécessaire d’exercer une véritable voie de recours. On le sait, dès l’arrestation ou la comparution volontaire du contumax, l’affaire revient pour y être rejugée contradictoirement, avec cette fois la présence de jury. En plus, la purge de la contumace est possible jusqu’à l’expiration du délai de prescription de la peine, alors que les voies de recours véritables ne peuvent être exercées que dans un délai généralement assez bref, au-delà duquel on est déchu du droit de recourir. L’anéantissement de la décision par contumace de suite de la comparution volontaire du contumax ou de son arrestation est totale au point de vue pénal que civil.

Si, les Juges congolais ou ce qui en tient lieu, avaient appliqué la loi en vigueur dans notre pays, la sanction prononcée contre Modeste BOUKADIA l’aurait été par défaut. En effet, aux termes précis et formels de l’article 316 de notre Code de procédure criminelle : « Les accusés qui, régulièrement cités, ne comparaissent pas, sont jugés par défaut.

S'ils se constituent ou s'ils viennent à être arrêtés avant l'expiration des délais de prescription l'arrêt de condamnation est anéanti de plein droit et il est procédé de nouveau contre eux ».

En d’autres termes, Arrêté à son retour volontaire au pays, Modeste BOUKADIA doit être rejugé, la sanction initialement prononcée contre lui est annulée de plein droit. On ne saurait lui appliquer cette peine devenue caduque. Donc, même condamné par défaut, l’acte d’arrestation à son retour, produit un effet extinctif, la décision rendue par défaut est non avenue c'est-à-dire qu'elle disparaît et les choses sont remises dans le pristin état à la décision.

Se pose ensuite la question de la compétence ratione loci de l’autorité judiciaire qui a ordonné ce transfèrement. Ici, nous rappellerons le principe de la compétence du juge du lieu où le prévenu est arrêté, ou le lieu où il est trouvé. Le juge du lieu où le prévenu peut être trouvé est tout aussi compétent que celui du lieu de la commission de l’infraction ; tel est le principe !

Il est vrai que selon le principe, le juge du lieu où le prévenu pourra être trouvé, est investi de la même compétence que le juge du lieu de l’infraction ou celui de la résidence. Le législateur n’a donc établi aucun droit de prévention, aucune cause de préférence. Il suffit donc qu’un prévenu ait été trouvé et arrêté dans un lieu pour qu’il ait pu être compétemment jugé par la juridiction répressive de ce lieu, quoique le fait incriminé eût été commis dans un autre ressort.

Que faut-il entendre par le lieu où le prévenu pourra être trouvé ? Il faut entendre le lieu où le prévenu peut être saisi et mis sous la main de la justice. Ce qui doit ici être retenu, c’est que, c’est donc la capture qui attribue la compétence, parce qu’elle exige des mesures qui rendent nécessaire l’intervention d’un juge.

La compétence du lieu de la capture est motivée sur cet intérêt de la justice criminelle qui veut que, là où se trouve le prévenu, il y ait un juge qui puisse ordonner son arrestation ; il faut relever aussi le fait même de ce prévenu, qui, en se plaçant volontairement sur le territoire de ce juge, semble lui-même lui attribuer compétence pour instruire la prévention sous laquelle il se trouve. En revenant sur le principe selon lequel : le juge du lieu où le prévenu pourra être trouvé, est investi de la même compétence que le juge du lieu de l’infraction ou celui de la résidence, il faut insister sur le fait que seul le juge du lieu de l’arrestation est habilité à ordonner le transfèrement devant le juge du lieu de la commission de l’infraction ; ni la police, ni le Parquet, ni le Garde des Sceaux du lieu d’arrestation ne peuvent valablement, sauf en procédure criminelle mboshi, procéder à ce transfèrement ; il faut l’intervention du juge. Le juge du lieu d’arrestation ne saurait être évincé, c’est à lui et à lui seul qu’il revient de se dessaisir et ordonner le transfèrement. Ainsi donc, arrêté à l’Aéroport de Brazzaville, Modeste BOUKADIA aurait du être présenté au juge de Brazzaville, qui aurait alors compétemment décidé ou non de son transfèrement devant le juge de Pointe-Noire, lieu de commission de l’infraction qui fonde la poursuite. En l’ayant transféré en marge de cette précaution impérative, le système judiciaire du PCT, a une fois encore fait acte de banditisme judiciaire avéré. En tout cas, tout acte portant arrestation de Modeste BOUKADIA et toute ordonnance qui tendrait à déférer Modeste BOUKADIA devant le Juge de Pointe-Noire pour y être jugé de nouveau, émanant de la Cour d’appel de Pointe-Noire, sont irrévocablement inopérants parce que nuls.

Les règles de compétence établies par la loi pour la poursuite des crimes et délits sont fondées sur un intérêt général, elles sont d’ordre public. Notre Droit public est assis sur le principe selon lequel : « nul ne peut être distrait de ses juges naturels ». Cette matière est fondée sur un intérêt public qu’il n’appartient aux parties ni de faire fléchir, ni de discuter. Il suit de là qu’en l’espèce, l’exception d’incompétence de la Cour criminelle de Pointe-Noire peut être invoquée par les Conseils de Modeste BOUKADIA en tout état de cause, si jamais il revenait aux Magistrats du Pouvoir, de se conformer à la procédure pénale en vigueur, en décidant de rejuger le prévenu, qui hélas, plutôt que d’user de leur intime conviction, choisissent de se référer aux ordres reçus de l’Exécutif. Cette affaire de Modeste BOUKADIA, procès politique, quoi qu’on en dise, montre singulièrement que l’espèce qui dirige le pays est démunie de toute culture juridique, ce qui rend la cohabitation impossible.

Daniel NKOUTA

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 01:30
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Communiqué de presse de l'AFSPP-CB relative à l'arrestation du président Modeste Boukadia à Brazzaville

arrestation-boukadia-brazzaville-aeroport -

Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques du Congo-Brazzaville (AFSPP-CB)

45, rue du Mont-Cenis 75018 Paris - +33 (0)1 42 52 64 95

Communiqué de Presse

relative à l'arrestation de M. Modeste BOUKADIA

L’Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques du Congo-Brazzaville (AFSPP-CB) vous informe que Monsieur Modeste Boukadia, Président du Conseil National de l’État du Sud-Congo (CNESC) et du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), a été arrêté et menotté à sa descente d’avion du vol Air France 896, à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, le 15 janvier 2016 à 18 heures 30.

Celui -ci s’est vu opposé sa condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés du 9 avril 2014, condamnation désavouée par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU lors de sa 71ème session du 17 au 21 novembre 2014.

Un dispositif militaire et policier impressionnant, comprenant plus de 1200 soldats en armes, disposait de plus cent véhicules blindés, dispositif sans commune mesure qui incite à l’embrasementdu Congo-Brazzaville et de la Sous Région.

L' Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques du Congo-Brazzaville (AFSPP-CB) demande à la Communauté Internationale de faire respecter l’avis N° 22/2014 du Conseil des Droits de l’Homme de l'ONU qui recommande à la République du Congo-Brazzaville « de procéder sans attendre à la libération de tous les prisonniers politiques du C.D.R.C. détenus et de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice moral et matériel ».

Sachant toute l’importance que vous accordez aux valeurs universelles des Droits de l’Homme et à la promotion de la démocratie, plus particulièrement en Afrique, l’ Association Française de Soutien aux Prisonniers Politiques du Congo-Brazzaville (AFSPP-CB) demande à la Communauté Internationale d'exiger avec force et de Droit la libération immédiate et sans condition du Président, son Excellence Monsieur Modeste Boukadia, en vertu du jugement du 9 avril 2014 nul et non avenu.

Le Président de l' AFSPP-CB

Jean-Pierre Marius Aparicio

E-mail : apariciojpm@yahoo.fr

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 01:17
(Congo-Brazzaville) COMMUNIQUE : Arrestation à Brazzaville de l'opposant Modeste BOUKADIA dès sa descente d'avion

COMMUNIQUE DE PRESSE -

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Il a aussitôt été transféré à la prison de Pointe-Noire pour, disent les autorités de Brazzaville, y effectuer sa peine de 30 ans aux travaux forcés pour laquelle il avait été condamné par contumace en 2014 pour le motif d'avoir demandé, au cours d'un meeting public à Pointe-Noire, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

Pour comprendre l'illégalité et l'illégitimité de cette peine, il faut se référer à l'article du Colonel Daniel Nkouta publié aux adresses suivantes :

- Zenga-Mambu : http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=5835

- Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/060116/congo-brazzaville-la-condamnation-par-contumace-de-m-boukadia-est-une-honteuse-bavure-judiciaire.

Pour les besoins de l'histoire du Congo-Brazzaville, rappelons que le premier à avoir subi cette peine, sous la colonisation, fut André Grenard MATSOUA. Le second, à subir cette lourde peine aujourd'hui, sous l'ère moderne dite démocratique, post indépendance, est donc MODESTE BOUKADIA qui n'a commis aucun crime, sauf celui de lèse-majesté.

Nous en appelons à la solidarité de tous les démocrates de se saisir de cette situation pour mesurer et dénoncer le degré de barbarie du système en place que nul d'ailleurs n'ignore.

Paris, le 16 janvier 2016

Jean-Claude Mayima-Mbemba

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:53
(Congo-Brazzaville) Voeux au Peuple Kongo et au Peuple Nord-Sangha

https://musitsundi.wordpress.com/2016/01/06/modeste-boukadia-voeux-au-peuple-kongo-et-au-peuple-du-nord-sangha/ -

Mes chers Compatriotes du Sud Congo, Peuple du Nord-Sangha,

En ce début d’Année 2016, la coutume veut que l’on présente les Vœux. Je ne vais pas me soustraire à ce rituel mais je les adresserais à tout le Peuple du Congo de vive voix lorsque je serai rentré au pays natal, en qualité d’Autorité Politique du Sud Congo comme spécifié avec les Nations Unies.

Nous avons nos différences, n’en faisons pas des obstacles insurmontables. Aussi, au-delà de tous les dires, j’affirme, ma volonté d’une Union Nationale, entre le Nord et le Sud comme, cela a été voté, au moment de la proclamation de la République du Congo de jure, qui siège aux Nations Unies, le 28 Novembre 1958 dans l’après-midi.

Aujourd’hui, plus que jamais, il est indispensable pour chacun de nous tous, de revenir au carrefour de notre Histoire, l’histoire du Congo scellée par l’UDDIA, le PPC et le MSA au matin du 28 Novembre 1958.

Nous avons le devoir impératif d'OSER, d'EXPERIMENTER, pour une fois de notre histoire, L’UNION NATIONALE : le KONGO-SANGHA, l’union entre le Sud et le Nord. Pour protéger nos Populations des prédateurs avides de sang.

Revenir au carrefour c’est redonner la voix aux sans voix du Nord, pour tourner la page du passé sans le nier, tout en se projetant vers le futur, vers le IIIème millénaire.

Revenir au carrefour, c’est OSER UN MIEUX-VIVRE ENSEMBLE AUTREMENT !

C’est ce défi que Nous, hommes politiques d'avenir, devons relever pour les générations futures. Pour préserver les vies humaines du Nord comme du Sud. Pour le dépassement de chacun de nous.

A l’instar de Fulbert YOULOU, de Jacques OPANGAULT, de Simon-Pierre KIKOUNGHA-NGOT et de Félix TCHICAYA,

J'invite Ceux du Nord et du Sud, qui se reconnaissent dans les idéaux de nos Pères fondateurs à se surpasser pour faire aboutir, enfin, la gouvernance démocratique, sans chasse aux sorcières, où toutes les compétences, de quelque origine que ce soient et sans discrimination aucune, seront sollicitées pour œuvrer au BIEN COMMUN.

Vive l'Etat du Sud Congo de jure,

Vive l'Union Nationale entre Kongo et Sangha !

MEILLEURS VŒUX ET BUANANA 2016 A TOUS !

Modeste BOUKADIA,

Condamné par contumace le 8 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés,

Président du Conseil de l’Etat du Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

France, Terre des droits de l'Homme, Paris le 5 Janvier 2016

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N.B. : Le logo Union Congo, composition des emblèmes distinctifs de nos pères fondateurs, a été dessiné en 1998 par Madame Nadine Nagel pour l’Association "Union Congo" déclarée à la Préfecture de Paris ayant pour objet la mise en œuvre de la véritable Union Nationale en repartant au carrefour de notre Histoire. Ce logo est déposé et protégé. Il ne peut être utilisé sans autorisation expresse.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:51
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"

Le retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC et président du Conseil National de l'Etat du Sud Congo, pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l'Etat du "Sud Congo", fait suite à la promulgation d'une nouvelle constitution par M. Denis Sassou Nguesso, lequel l'avait condamné à 30 ans de travaux forcés pour avoir demandé la mise en place d'un gouvernement d'union...

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-1-retour-au-congo

Le Secrétariat Général des Nations Unies a reçu, depuis le 15 novembre dernier, la demande officielle, fortement argumentée du Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, en qualité d'Autorité politique du « Sud Congo », pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l’État « Sud Congo » qui serait en état de création.

Pour rappel, M. BOUKADIA, lors de sa conférence de presse tenue à Brazzaville, le 3 février 2013, dans les locaux du journal La Semaine Africaine, avait dit, nous citons : « Si Denis Sassou Nguesso modifie et change la Constitution, nous aurons deux Etats, celui du Nord qui est de fait et qui détient 98 % du commandement civil et militaire, et celui du « Sud Congo ». Je ferais ce que je dis », avait-il souligné.

Selon les informations parvenues à notre rédaction, nous croyons savoir que M. BOUKADIA, condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la cour criminelle de Pointe-Noire, le 8 avril 2014, va rentrer au Congo dans les prochains jours, certainement en qualité d'autorité politique du « Sud Congo ».

La promulgation de la constitution du 06 novembre 2015 par le chef de l’État annulerait-elle toutes les condamnations pour délit d'opinion politique ? C'est la question. Cependant à l'ONU, il aurait été spécifié aux militants du CDRC que : si M. BOUKADIA rentre au Congo et que ses griefs lui sont signifiés par le Pouvoir de Brazzaville, celui-ci reconnaîtra ainsi l'existence de fait, de l’État du « Sud Congo », dès lors que les Nations Unies ont été saisies à cet effet. Nous osons espérer que rien de fâcheux ne s'opposera à son retour pour éviter le scénario du Soudan et du Soudan du Sud.

Voici, en exclusivité, la copie de la lettre de M. BOUKADIA à la communauté internationale, en vue du Référendum d'auto-détermination du « Congo du Sud », qui a été adressée à la communauté internationale.

Extrait du journal Emmanuel n° 197/2015 du 15/12/2015

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Excellences,

Je vous prie de trouver ci-joint le dossier complet transmis à Son Excellence le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN Ki-moon, pour lui exprimer la volonté irréversible du Peuple Kongo à se saisir du droit international des Peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir de façon libre et souveraine par l’organisation d’un REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION la forme de son régime politique et de la gouvernance démocratique qu’il entend se donner. C’est la seule solution humaniste pour faire face aux drames qui s’annoncent malheureusement à très court terme au Congo Brazzaville.

Face à la vaine légalité républicaine imposée en 1997 et le 25 octobre 2015 ayant conduit à la discrimination la plus complète, avec 98% du pouvoir civil et militaire aujourd’hui détenu par les seuls ressortissants Mbochi d’Oyo et m’appuyant sur la légitimité populaire tant du Nord de la Léfini et quasi absolue au Sud de ladite République soi-disant Une et Indivisible, je considère que le Peuple du Sud Congo m’a conféré cette légitimité populaire. Et que c’est à ce titre d’Autorité Politique du Sud Congo, non pas en ma qualité de président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo que je prends la décision de rentrer au Congo (Brazzaville) après mûre réflexion bien que condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés au motif de demande d’Union Nationale entre le Nord et le Sud.

Voulant apporter de toutes mes forces la paix, la stabilité et la continuité du Sud Congo fondé par nos Pères fondateurs au matin du 28 novembre 1958, et confirmé par les seuls députés du Sud Congo l’après-midi de ce même jour à Pointe-Noire, je demande un acte simple et équitable : nous rendre notre souveraineté confisquée en 1997, nous rendre nos droits, nous rendre notre liberté et notre autodétermination. Cela pour la sécurité et la paix tant des citoyens du Nord Congo que du Sud Kongo.

Cela au titre que j’incarne légitimement par la volonté populaire du Peuple Kongo, un Peuple meurtri avec 750 000 des siens assassinés sauvagement entre 1997 et 2002 avec la volonté de génocide, pour conquérir et confisqué le Sud Congo. Car je ne veux voir le Peuple Kongo du Sud Congo affronté à mains nues les armées du régime de facto de Brazzaville, ce qui conduirait au massacre final tant souhaité par le clan Mbochi d’Oyo. Ce serait le pire des scénarios.

S'IL VOUS PLAIT, agissez selon le droit international, suivant notre droit souverain !

Je le demande avec insistance, au nom d’un Peuple meurtri, pour que le vecteur de la paix soit et non celui du déchirement d’une nation.

Excellences, je vous prie d'agréer l'expression de mon plus profond respect et de ma gratitude, au nom du Peuple du Sud Kongo et dans le respect de ceux du Nord.

Modeste BOUKADIA,

Alea jacta est, condamné par contumace le 8 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés,

Président du Conseil National de l’Etat du Sud Congo (CNESC)
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
(CDRC)

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-3-retour-au-congo

(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:41

#SudCongo Modeste BOUKADIA félicite le Parlement Régional de Catalogne pour le vote en faveur de l’indépendance

novembre 11, 2015 / Sud Congo

MODESTE BOUKADIA FÉLICITE LE PARLEMENT RÉGIONAL DE CATALOGNE POUR LE VOTE EN FAVEUR DE L’INDÉPENDANCE

Le Parlement régional de Catalogne a voté le 9 novembre 2015 son indépendance. Le processus est maintenant en cours.

Modeste Boukadia se félicite de la possibilité pour le peuple catalan d’obtenir son autodétermination.

La souveraineté des peuples est primordiale.

Ce combat est aussi le nôtre pour le Sud Congo depuis le 20 avril 2014 date du dépôt auprès des Nations Unies de la requête pour la déclaration de l’Etat du Sud Congo.

Encore plus d’actualité avec la décision du Président du Congo Brazzaville Denis Sassou Nguesso de promulguer une nouvelle constitution dont les Congolais ne veulent pas.

« Les progrès de l’Afrique dépendront aussi de la démocratie, parce que les Africains, comme tout le monde, méritent la dignité de pouvoir contrôler leurs propres vies« , a-t-il ajouté, énumérant « les ingrédients d’une vraie démocratie : élections libres et équitables. Liberté d’expression et de la presse. Liberté de réunion.«

« Pour éviter les massacres des populations du Sud Congo et pour les protéger d’un nouveau génocide, contraint par l’intransigeance du dictateur Sassou, j’ai usé du droit inaliénable de l’Etat du Sud Congo qui siège aux Nations Unies et d’informer le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon de la formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition… » le 29 octobre dernier.

Paris, le 11 novembre 2015

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 16:15
(Congo-Brazzaville/Onu/Françafrique) ALERTE ! Sassou Nguesso dit "NON" à l'ONU

Selon nos sources à Brazzaville, vendredi 6 novembre 2015, s'est tenue une réunion préliminaire au siège du PNUD, à Brazzaville, pour préparer le dialogue exigé par l'Opposition et le CDRC de M. Modeste BOUKADIA, en vue de la nomination d’un Médiateur international sous l’égide de l’ONU.

Au cours de la discussion, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU, M. Abdoulaye BATHILY, a donc demandé l'organisation, sans préalable, d'un dialogue inclusif réunissant toutes les forces vives de la nation et le retrait sans conditions de la Constitution que M. Sassou Nguesso a fait adopter par referendum, le 25 octobre dernier, et dont les résultats plus que douteux sont contestés par l'opposition voire certaines instances internationales.

Ce contre quoi les représentants de M. Sassou Nguesso, notamment son Directeur de Cabinet, lui ont répondu : « Vous pouvez repartir d'où vous venez. On peut tout faire, sauf la question de la Constitution... »

Pendant ce temps, comme pour donner un pied de nez à l'ONU, M. Sassou Nguesso promulgue la Constitution contestée. Tandis que, M. Abdoulaye BATHILY, a rejoint le lieu d'où il est venu comme le lui a expressément demandé M. Firmin AYESSA, le Directeur de cabinet de M. Sassou Nguesso.

Après le « Vous dites ONU ? Connais pas ! », du 31 août 2015, du Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits humains, Alphonse Dinar MOBANGA, c’est au tour du Directeur de cabinet de M. Sassou Nguesso de reprendre le flambeau et de narguer tous les membres de l'Organisation supranationale internationale : l'ONU.

Une telle insulte, publique, sans retenue aucune, ne devrait être tolérée encore moins passée sous silence.

C'est on ne peut plus, disons, une expulsion "polie".

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-CONGO

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:46
(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !

Communiqué de presse – Tournons la Page


Le 22 octobre 2015

« Le Président François Hollande plante un couteau dans le dos du peuple congolais »En déclarant ce mercredi 21 octobre que « M. Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple », avalisant ainsi le coup d’État constitutionnel en cours au Congo-Brazzaville, M. François Hollande prend ouvertement le parti d’un dirigeant africain soupçonné d’être un criminel de guerre(1), au moment même où celui-ci fait tirer sur la foule. Le Président français trahit à la fois les valeurs de démocratie et d’État de droit et les espoirs de tous les démocrates congolais qui avaient cru en sa parole et en une possible rupture avec la Françafrique.

En novembre 2014 à Dakar, lors du sommet de la Francophonie, M. François Hollande avait envoyé un avertissement clair aux chefs d’État africains contre toute tentative de manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle(2). M. Denis Sassou N’Guesso, visé, avait quitté prématurément le sommet. Moins d’un an plus tard, le Président français a retourné sa veste. Pour quelles raisons ? Protéger les intérêts de Total et d’autres multinationales françaises au Congo ? Assurer un soutien congolais à la politique étrangère française, par exemple pour la conférence sur le climat ou les implications militaires en Afrique ? Historique du financement des partis politiques français ? Nous ne le saurons peut-être jamais.

Le référendum prévu ce 25 octobre au Congo, dans un pays où les fichiers électoraux sont viciés et où le pouvoir contrôle étroitement le résultat des élections, est l’ultime manipulation du Président congolais pour se maintenir au pouvoir après déjà près de 32 ans de règne (1979-1992 et depuis 1997). Il n’a d’autre objectif que d’ôter de la Constitution les limitations d’âge (art.58) et de mandat (art.57) qui interdisent à M. Denis Sassou N’Guesso de se représenter à la présidentielle de 2016. Or, cette révision viole la Constitution dont l’article 185 interdit toute modification de la limitation de mandats, ainsi que la Charte de la Démocratie de l’Union Africaine et les principes affirmés par l’organisation de la Francophonie.

Ces dernières semaines, le régime a manifesté de plus en plus clairement son intention de passer en force : envoi massif de SMS d’intimidation par certains opérateurs ; suspension ces derniers jours de l’antenne de RFI et des communications par internet et par SMS ; assignations à résidence de plusieurs leaders de l’opposition ; tirs à balles réelles sur un foule de manifestants sans armes. Pour seule réaction, M. François Hollande donne un blanc-seing au musèlement de la démocratie par le Président congolais. Ce n’est pourtant pas la seule réponse possible : la veille, l’Union Européenne devant l’Union africaine, par la voix de Federica Moghereni(3), réclamait le respect des Constitutions, les États-Unis ont condamné le coup d’État constitutionnel en cours, de même que le parti socialiste français(4).

Les organisations de la société civile congolaises(5) et européennes rassemblées dans le collectif « Tournons la page », qui avaient envoyé une lettre ouverte à M. François Hollande , dénoncent son mépris envers le peuple congolais qui se bat pour la démocratie. Elles appellent le gouvernement français à condamner vigoureusement le coup d’État constitutionnel et à suspendre toute coopération avec le Congo-Brazzaville.

1. Opinion internationale, « Lourds soupçons sur des crimes contre l’humanité du Président Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville », 19 juillet 2015 : http://www.opinion-internationale.com/2015/07/29/exclu-lourds-soupcons-sur-des-crimes-contre-lhumanite-du-president-sassou-nguesso-au-congo-brazzaville_36379.html

En 2002, la justice française a acté la possibilité de le qualifier comme tel : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20020703.OBS7243/noir-silence-deby-bongo-et-sassou-nguesso-deboutes.html

2. « Il peut y avoir des révisions de constitution mais quand elle a été adoptée par un peuple avec des règles pour les candidatures, il ne peut pas être question, à quelques jours d’un scrutin, de changer l’ordre constitutionnel.

3. Discours devant l’Union Africaine, le 20 octobre 2015 : « Dans sa Charte pour la démocratie, l’Afrique a fixé une bonne règle : si vous changez une constitution, c’est pour votre successeur, pas pour vous. Nous voulons que voir les pays respecter cette règle, qui est dans votre Charte.», http://www.eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151020_01_en.htm

4. Communiqué de presse, 24 septembre 2015 : « République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution » http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son

5. http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/ 6. 13 octobre 2015, « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel http://tournonslapage.com/republique-du-congo/

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !
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