Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 23:00
par Theophile Mbemba
 

Modeste Boukadia : Ci-gît le Congo-Brazza

"C'est maintenant que j'ai soif, traversant le désert aride qu'il faut m'apporter à boire, n'attendez pas que j'en sois sorti, cela ne servira plus à rien" (Alain Azria)

Alexandre Soljenitsyne eut son Archipel du Goulag, écrit de 1958 à 1967 pour n'être publié qu'en 1973 à Paris, nous congolais, nous avons désormais et depuis LE 05 octobre 2016, date de sa publication, nôtre "Ci-gît le Congo Brazza - Sassou-N'Guesso m'a tuer" de Modeste BOUKADIA !

Écrit à partir de témoignages des prisonniers et de l'expérience de l'auteur, l'Archipel traite du système carcéral et de travail forcé mis en place en Union Soviétique. Il ne contient ni personnages ni événements inventés. Hommes, lieux et événements y sont douloureusement vrais et réels. Ce que ne renie en rien Modeste BOUKADIA qui nous donne, ici, à lire sur la dévastation du Congo et des congolais par un système inique et parasitaire.

QUI DONC EST MODESTE BOUKADIA ?

Il y eut les Pères Fondateurs de la Nation, il y aura Modeste BOUKADIA, à ne point en douter ! 9 mois, le temps d'un enfant... 9 mois déjà qu'il est embastillé pour une cause qui va au-delà de sa seule personne. Il n'était donc que plus que temps que le temps accouchât du MANUSCRIT, prélude à la naissance de la NATION dans l'UNION en toute conscience.

Son "Ci-gît le Congo Brazza", plus qu'un livre sur des banalités politiques communes comme il s'en écrit tant, est l'acte politique majeur d'un Homme lucide qui donne à voir, à entendre le cœur battant de son Pays mis à l'agonie. Il lève le voile sur ce qui se vit aujourd'hui dans le Pool avec une acuité confondante de la part des acteurs et des événements d'un passé qui, décidément ne passe pas.

L'œuvre de toute une classe politique dont la seule intelligence aura consisté à s'investir à recouvrir la tombe du gisant du purin de sa duplicité en privilégiant la proéminence des ventres sur l'intérêt bien pensé des Peuples !

De cette classe politique qui a conduit le Congo et les Peuples dans ces impasses, à l'instar du Cardinal de Richelieu, cette épitaphe : "Tout le bien qu'ils firent, ils le firent mal. Tout le mal qu'ils firent, ils le firent bien !"

Et si nous sommes tous d'accord sur ce constat, Lui, par la trame des faits avérés montre le cheminement de nos indépendances à d'avant nos indépendances jusqu'à nos indécentes dépendances. Rien n'y est omis, tout est passé au tamis dans la proportion nécessaire qui suffise à faire l'Histoire, et en filigrane pour les plus avisés d'entre nous, saisir l'essence de la naissance du SUD CONGO, car il nous fait parfois accepter de détruire l'ancien monde pour que naisse une nouvelle génération d'Hommes Libres !

"Dans le vocable convenu, on peut dire qu'il s'agit ici du projet de société et du programme de gouvernement qui sont les deux mamelles qui pourront garantir la liberté et le vote dans tout le pays, en vue d'une nouvelle gouvernance. La transition politique qui se profile à l'horizon du Congo-Brazzaville doit s'atteler tant à l'explication qu'à la mise en place de ces deux fondamentaux pour œuvrer à l'unité nationale, favoriser la réconciliation et préserver la république une et indivisible respectant les régions." (Ci-gît le Congo Brazza, Chapitre 7 - page 489, Une vision du futur, Modeste Boukadia)

À commander sur : http://www.auteursdumonde.fr/boutique/index.php?id_product=22&controller=product

 

Repost 0
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 23:00

 

Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit

Ces personnes ont été arrêtés le 11 octobre dans le nord de la capitale congolaise, alors qu’ils prenaient part à l’organisation d’une activité pacifique prévue pour le 14 octobre.

Selon Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit, les cinq activistes, dont une femme et un bébé, sont venus de Bacongo (au Sud de Brazzaville) pour prêter main forte à une équipe qui préparait une réunion pour le 14 Octobre [dans un quartier au nord de la capitale]. Ils étaient censés à mettre des affiches et dans des besoins petits logistiques.

« Il leur est reproché d’être des ninjas. Dans l’imaginaire de ce régime [de Brazzaville], dès qu’on est ressortissant du sud de Brazzaville et spécifiquement lari, on est ninja », déplore-t-il explique à VOA Afrique.

La manifestation programmée s’inscrit dans le cadre de la lutte pour la démocratie et la vérité des urnes car « nous estimons que l’élection a été volée en mars dernier », affirme à VOA Afrique le coordinateur du Collectif Sassoufit.

Pour Andréa Ngombet, ce genre d’arrestations ne semble être qu’une facette d’une certaine politique dont le département du Pool serait victime.

« En regardant les rapports [sur les droits humains] et les témoignages du terrain, depuis toujours, les personnes visées sont en majorité [celles qui vivent] dans les zones de peuplement de l’ethnie larie. Donc par déduction absolument logique, nous insistons que, comme en 1998, il s’agit d’une épuration ciblant le peuple Bakongo », accuse encore Andréa Ngombet Malewa.

Il dénonce aussi les menaces dont seraient victimes les proches des activistes. Son père, Emmanuel Ngombet, a été interpellé le 7 octobre 2016. Il aurait été somme de faire pression sur son fils pour qu’il cesse son activisme contre le pouvoir en place.

Le coordinateur du Collectif Sassoufit estime que le drame du Pool, est le drame du Congo tout entier.

Source : http://www.voaafrique.com/a/congo-arrestation-de-cinq-activistes-a-brazzaville/3547901.html

Repost 0
8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 19:34
(Congo-Brazzaville) Sassou : un demi-siècle de règne bâti sur la félonie et la lâcheté des Congolais

Par Pascal MALANDA

Les gens ignorent qu’ils détiennent le vrai pouvoir

Qu’on l’adore ou qu’on le déteste, on ne peut nier un fait implacable : Sassou connaît les Congolais au plus profond de leur âme. Jadis vaillant et intrépide au point de chasser l’abbé-président Fulbert Youlou trois ans à peine après l’indépendance du pays au cri de “Youlou a tout volé”, le peuple congolais a progressivement été réduit en esclave sur les terres de ses ancêtres. L’artisan de cet esclavage est sans conteste Denis Sassou Nguesso. Après plus de 50 ans passés au sommet de l’Etat dont plus de 32 ans en qualité de président de la république, l’homme a lamentablement échoué à faire du Congo un Etat moderne et prospère, une nation unie et pacifiée. Quel sera son bilan à l’heure (très prochaine) de quitter le pouvoir ? Et comme si ce champ de ruines socio-économique et politique qu’est devenu le Congo n’était pas suffisant, il se murmure que l’homme nous prépare un successeur en la personne de son fils. Il se murmure aussi que de nombreux Congolais se bousculent déjà au portillon pour l’aider à accomplir cette ignoble mission : installer son fils sur son trône. Fier et valeureux peuple congolais, comment sommes-nous tombés aussi bas !?

L’homme avait pourtant toutes les chances et réunissait toute les conditions de faire du Congo, non pas une petite Suisse, mais un grand Singapour. Singapour est une île indépendante depuis août 1965 (5 ans après le Congo). Cité-Etat de 714 km² et peuplée de 5,5 millions d’habitant, Singapour a été dirigé d’une main de fer par Lee Kuan Yew. En 25 ans, de 1965 à 1990, ce dictateur a fait de Singapour (un territoire sans ressources naturelles et 450 fois plus petit que le Congo) un Etat moderne et prospère. Quand il quitte le pouvoir après un règne sans partage, si son bilan est mitigé sur le plan démocratique, il est insolant sur le plan économique et social. Au Congo, malgré 32 ans de règne sans partage, des richesses colossales, deux booms pétroliers qui ont fait surnommer le pays « Koweit africain », Sassou a réussi l’exploit de faire du Congo un Pays Pauvre Très Endetté, miné par les inégalités et déchiré par la haine et des guerres interminables. Comment cela a-t-il pu arriver ?

Une nation moderne se construit grâce à la légalité et à la légitimité du pouvoir, un véritable pacte entre le peuple et ses dirigeants. Aujourd’hui, n’ayant ni légitimité ni légalité, le pouvoir s’enferme dans la brutalité pour inspirer la peur.

Une légitimité introuvable

L’homme du 5 février 1979 aurait pu rassembler les Congolais dans un grand projet national, une vision de grand bâtisseur. Le tombeur de Yhombi Opango emprunte plutôt la voie du clientélisme le plus abject. Il se débarrasse progressivement de ses compagnons de route avec lesquels il a géré le très trouble « après-Ngouabi ». Marien Ngouabi, mort dans des circonstances non encore élucidées à ce jour (malgré la Conférence Nationale Souveraine) a été sans conteste victime d’une grande félonie. Sous le slogan « Bakongo bâ bomi Marien », les vrais bourreaux ont réussi à inverser les rôles. Combien de politiciens de haut rang se sont rendus coupables de cette mascarade par félonie et lâcheté ? Je ne citerai que Ndala Graille et Thystère Tchicaya. Trois ans à peine plus tard, ces deux-derniers seront victimes d’un procès des plus fallacieux. Depuis lors, le pouvoir qui aurait dû se construire une légitimité en reconquérant le cœur des Congolais, a sombré dans une impopularité qui l’a conduit à la chute en 1992. Revenu par la force en 1997 il a récidivé en abusant de la lâcheté de quelques Congolais véreux, essentiellement du Sud du Congo (Mabiala, Koumba, Mvouba etc) qui, au nom d’une prétendue stabilité et continuité de la construction du pays par le bâtisseur infatigable ont justifié l’injustifiable usurpation du pouvoir le 25 octobre 2015.

Illégalité permanente

Le référendum anticonstitutionnel d’octobre 2015 a plongé le pays dans une illégalité patente. Les présidentielles du 20 mars 2016 ont logiquement abouti à une crise post-électorale interminable. Au lieu de se remettre en cause et de chercher des voies de sortie de cette crise par un vrai dialogue inclusif, le pouvoir a choisi la brutalité.

Brutalité endémique

Au Gabon, la crise postélectorale a fait une dizaine de morts ; haut lieu du pouvoir, le parlement a été incendié, mais les leaders de l’opposition sont libres. Le pseudo vainqueur a même invité les opposants à un dialogue et à un gouvernement d’union nationale. Le gouvernement gabonais introduit une plainte contre les opposants à la Cour Pénale Internationale.

En RDC, l’opposition a appelé les populations à descendre dans la rue. Il y a eu mort d’hommes, sièges de partis saccagés, mais les ténors de l’opposition, en commençant par le plus historique d’entre eux (Etienne Tshisekedi) sont libres de leurs mouvements.

Au Congo, pour masquer un hold-up électoral et punir ceux qui ont eu l’affront de ne pas lui donner leur suffrage, le pouvoir a déclenché depuis le 4 avril 2016, une quasi-guerre civile dans la région du Pool. Guerre qui risque de s’étendre à d’autres régions du pays. Entretemps, instrumentalisant la justice avec des procès inventés de toutes pièces à la stalinienne, le pouvoir traque, torture et embastille les opposants à tour de bras. Chose curieuse, la communauté internationale qui fait pression sur le Gabon et décrète des sanctions contre des dirigeants de la RDC pour dix fois moins que ce qui se passe au Congo, reste étrangement silencieuse sur la situation du Congo-Brazzaville où des trains et véhicules sont attaqués, des citoyens tués à bout portant, des milliers de citoyens sont déplacés.

Félonie et lâcheté

« Monsieur le Président, quand on est déclaré élu à l’issue d’un scrutin majeur comme l’élection présidentielle, on devient Président de tous les Congolais. Vous le savez. Je dis bien président de tous les Congolais : ceux que vous aimez et ceux que vous n’aimez pas, les courtisans, les tricheurs, les gangsters, les super intelligents, les boudeur, les voleurs, les menteurs et ceux qui disent la vérité. Vous êtes le président de tous les Congolais »

Quand un qualifié au deuxième tour d’une élection présidentielle s’adresse au vaincu de ces mêmes-élections en ces termes ci-dessus, pour qualifier pareille déclaration, on a le choix entre la félonie et la lâcheté. Trahir ses électeurs et raser les murs, de nombreux politiciens congolais semblent avoir choisi ce chemin tragique. En politique, il faut avoir le courage de ses opinions. Les petits arrangements avec la vérité historique finissent par paver le chemin d’horribles dictatures.

Une sortie honorable est-elle encore possible ?

Depuis le début de cette crise politique artificielle, contre vents et marrées, j’ai adopté une position claire, nette et constante : Un départ négocié de Sassou en échange de son immunité et d’une continuité de l’Etat. Est-ce encore possible aujourd’hui ? Oui. Un vrai dialogue inclusif permettrait d’arrêter la dérive actuelle et sortir de l’impasse par un consensus politique aboutissant à l’alternance démocratique. Pour cela, il nous faut le courage de dire à Sassou ce qu’il ne veut pas entendre : Il peut prendre sa retraite paisiblement, le Congo Eternel ne mourra pas et aucune chasse aux sorcières n’aura lieu. S’il n’y croit pas, je lui lance personnellement un défi : Je peux organiser un mega-meeting de plusieurs centaines de milliers de Congolais à Brazzaville ou Pointe-Noire avec comme slogan « Pour une retraite pacifique de Sassou » Il verra alors que la grande majorité des Congolais n’aspirent qu’à une chose : Qu’il parte en paix, aucun cheveu ne tombera de sa tête. On l’accompagnera en cortège national à Oyo. Il découvrira qu’il y a une vie en dehors de la présidence de la république. Il pourra même prétendre au prix Nobel de la paix en 2017 et bénéficier d’une immunité supplémentaire. Alors il pourra s’adonner à sa passion : résoudre les conflits politico-militaires en Afrique et peut-être ailleurs dans le monde.

En revanche, si Sassou persiste à écouter les gens qui lui cachent le rejet que le peuple a de son trop long et appauvrissant règne, il devra assumer les inéluctables et tragiques conséquences de ce choix. Aucune circonstance atténuante ne lui sera accordée. Pour la petite histoire, il paraît qu’après trois ans de règne, Youlou, le premier président du Congo était accusé d’avoir tout volé. Refusant de reconnaître son impopularité et signer la lettre de démission que lui présentaient les syndicalistes, il avait exigé de constater lui-même si le peuple le rejetait réellement. Il sortit donc de son bureau pour aller au balcon voir le peuple prétendument révolté. A peine sorti de son bureau, il reçut un coup de pancarte d’un manifestant qui lui intima l’ordre de repartir signer sa démission. Ce qu’il fit, non sans avoir maudit le Congo et son peuple. Sassou connaît bien cette histoire, lui qui était peut-être ce 15 août 1963 dans la foule qui avait vomi Youlou au palais présidentiel. Si Youlou, pour 3 ans de règne et quelques miettes volées avait subi cet horrible sort, à quoi s’expose Sassou après 32 ans de règne et un pays au bord de la faillite, ruiné par des détournements odieux ? N’est-il pas alors plus sage de négocier intelligemment son départ ?

La guerre du Pool, la guerre de trop !

La sagesse populaire affirme qu’un voleur chevronné finit parfois en prison pour avoir commis le vol de trop. Et au fond de sa prison, le voleur regrette de ne pas s’être arrêté avant cet acte fatal. Il aurait pu jouir de ses larcins en toute impunité et respectabilité. Mais cleptomanie oblige, il se fait arrêter en flagrant délit et perd tout ce qu’il a accumulé pendant des années.

Depuis sa création, le PCT s’est spécialisé dans les coups tordus plus ou moins bien maquillés. Le Pool est-il en train de devenir le flagrant délit du pouvoir ? Cela y ressemble de plus en plus. Au hold-up électoral, il fallait ajouter une reconnaissance de la victoire par l’opposition. Comme cette reconnaissance tardait à venir, il fallait créer une situation qui allait détourner l’attention du peuple et de la communauté internationale du larcin électoral. Notre félonie et notre lâcheté à tous ont donné au pouvoir l’impression de tout contrôler. Malheureusement, le djinn sorti de sa bouteille depuis six mois devient de plus incontrôlable.

Le Pool ça saoule

Que le Pool soit trahi par ses propres enfants ne fait l’ombre d’aucun doute, vu les déclarations affligeantes de nombreux cadres de cette région que je ne nommerais pas par pudeur et décence. Les élus du Pool, au lieu de demander fermement l’arrêt de cette sale guerre, ne trouvent pas mieux que de dire au gouvernement : « Nous demandons au Président Sassou d’envoyer l’armée dans la région afin d’en déloger Ntoumi car le problème du Pool, c’est lui Ntoumi. » Pour plus de clarté, ils auraient aussi pu ajouter que « Si Ntoumi est le problème, Sassou est la solution »

Mais au-delà des ressortissants du Pool, notre silence à tous devient insupportable. Nous devons d’une seule voix, vive et puissante exiger l’arrêt de cette guerre absurde et fratricide. Le premier intéressé par cet arrêt doit être Sassou. Ne pas le faire rendrait Sassou encore plus détestable par la majorité des Congolais. Et nous (de moins en moins nombreux) qui prônons sa sortie honorable, n’aurons plus aucun argument face à la vindicte populaire. Chaque jour qui passe isole de plus en plus Sassou et le condamne à une fin de règne lamentable. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Que Sassou sache une chose : Le Pool Sassoule !

Pascal MALANDA

Repost 0
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 13:59
[LIVRE] Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer

Livre :

Modeste Boukadia

CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA

Sassou-Nguesso m’a tuer

Constant était à la retraite, sans ressources.

Âgé de 65 ans, il avait vu se succéder tous les chefs d’Etat, avides de son argent ; l’argent de sa terre. Malgré la retraite, sa vie n’était pas un long fleuve tranquille, surtout avec les nombreux rapides du Congo… Il vivait à Bacongo, abandonné par les pouvoirs publics, déserté par la police, qui, de temps à autre, venait exercer son racket. Bien sûr, dans les autres quartiers, c’était peut-être pareil là-bas aussi… En ce matin de main, il se réveilla après une nuit très agitée. Sans eau, harassé par la faim, il s’adossa au pied d’un arbre, à l’ombre, pour aspirer à un peu de repos avant de repartir. Subitement, il remarqua une agitation inhabituelle dans les rues. Qu’y avait-il donc de changé ? Les gens étaient dehors comme tous les jours, mais il lui semblait qu’ils riaient tous, avec un livret vert à la main. Enfin, il en découvrit un sur un étal. Il s’intitulait : Bonne gouvernance pour le Congo-Sangha. Il sourit et son visage s’illumina. Dans son rêve, Constant voyait l’émergence d’une société civile et d’une classe moyenne qui s’adonnaient à l’enthousiasme, qui allait devenir le cadre de vie de la Nation toute entière. Une force novatrice était née, entraînant tout le Congo-Sangha vers des lendemains meilleurs. L’histoire était en marche – comme dit le proverbe arabe : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. » -, pour qu’enfin la devise du gouvernement soit de fait : Unité, Travail, Progrès !

Modeste Boukadia, est marié et père d’un enfant. Acteur engagé depuis 1983, sa vision est de rendre au Congo l’amour qu’il lui a donné en agissant pour, et qu’avec ses citoyens, tous puissent vivre en paix. Son objectif est d’unir tous les Congolais pour le rayonnement de son pays. Homme de communication, il est persuadé que le monde ne se construit pas seul mais toujours en groupe. Il milite pour le dialogue des cultures.

Il a été membre de la Commission économique et sociale de la Conférence Nationale Souveraine (1991), et Vice-président du Bureau de l’organisation du référendum constitutionnel pour que les Congolais résidant à l’étranger puissent voter (1992). Il s’est engagé dans la construction de l’Union Africaine (UA) de 1990 à 1993 et a été candidat aux élections présidentielles de 1997 et 2009.

Editions Auteurs du Monde

ISBN : 979-10-91301-42-8

18 €

Modeste Boukadia_Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer (pdf, 539.6 kB)

REMARQUE :

Modeste BOUKADIA a écrit ce livre avant son incarcération au Congo-Brazzaville pour délit d'opinion et pour avoir fait usage de la liberté d'expression.

Page 4 de la couverture

Page 4 de la couverture

Repost 0
6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:34
(Congo-Brazzaville) Avec le Pool, le Congo en danger ! Comment sortir de la crise ?

Par Jean Luc MALEKAT

Dans quelques jours, cela fera une année que la nouvelle constitution illégale, au travers d’un référendum tronqué et truqué, nous a été imposée. Peu importe que la consultation, qui l’avait précédé, ait été déclarée légitime par Monsieur François Hollande le 21 octobre 2015 et qu’aujourd’hui même la France exhorte le président Joseph Kabila à respecter la sienne.

Quoique que cette constitution ait été taillée aux mesures d’une tyrannie qui veut s’éterniser à la tête de notre pays, aucun des droits qui y sont inscrits n’ont été respectés. Tous les droits élémentaires et libertés sont bafoués sans exception. Les prisons sont remplies d’opposants et de démocrates alors que le pays, son économie et ses finances sont aux mains de délinquants notoires qui, eux, sont en liberté. Il ne se passe pas de semaine que dans la presse internationale, de Suisse, du Brésil, du Portugal ou d’Australie, des scandales financiers écornent les dirigeants des mines, du pétrole ou des finances de notre pays.

Quant à la population, chaque jour lui apporte son lot de désolations liées à une mauvaise conduite de l’Etat depuis deux décennies. La crise que traverse le pays est grave et profonde. Les liquidités et les ressources ont disparu comme les carburants aux stations services. Les entreprises ferment et le chômage frappe plus sévèrement que jamais nos compatriotes. La misère est grande, les populations n’arrivent pas à se nourrir normalement, le système éducatif est désintégré, dans un état de délabrement total, notre système de santé moribond, la mortalité n’épargnant aucune frange de la population.

Le Congo n’est pas seulement en situation de faillite, le Congo a été tué économiquement par une bande de prédateurs sans scrupule, sans foi ni loi, mais qui bénéficient surtout d’une impunité totale. Tout a été bradé, vendu, dépouillé au moins offrant du moment qu’il était du clan ou de la famille.

Ce système n’a fait que perdurer dans l’illusion d’un pseudo bon fonctionnement de l’Etat pour permettre l’enrichissement sans limite de quelques-uns. Il se devait de jeter l’éponge. Au lieu de cela, il s’entête et s’acharne sur de malheureuses populations comme pour y trouver des responsables.

Ce qui se passe dans le Pool, depuis le mois d’avril dernier, relève d’une instrumentalisation diabolique d’un conflit, créé de toutes pièces, afin de masquer l’échec d’un règne, sans partage, qui inéluctablement tire à sa fin. C’est pour masquer l’énormité de la déconfiture d’un pouvoir arrogant que l’on bombarde, que l’on mitraille et que l’on tue nos parents, hommes, femmes et enfants, de cette région ; et que les quelques-uns qui ont tué économiquement notre cher pays, y envoient d’autres jeunes militaires, d’autres parents, pour y donner la mort et peut-être l’y trouver eux-mêmes.

Les Forces Armées Congolaises n’ont jamais été constituées, ni destinées à exercer leurs armes contre des populations civiles ; qui plus est de notre propre territoire et plus encore pour servir les intérêts égoïstes et personnels de quelques-uns ! Nous ne tolérons pas ce déchainement de violences à l’encontre de qui que ce soit. Plus que la violation de la dernière constitution, que nous ne reconnaissons pas, ces pertes humaines, ces populations en fuite, ces villages détruits constituent des crimes contre l’humanité pour lesquels les responsables devront rendre des comptes.

Le secours tant attendu ne viendra pas de l’extérieur. Contrairement aux pays voisins, la situation du Congo n’intéresse personne. L’Union Européenne tend à peser de tout son poids au sujet des élections passées au Gabon et à venir en RDC, ou sur la situation qui prévaut au Burundi.

Nous devons nous-mêmes prendre notre destin en main.

Alors c’est au travers d’un Groupe de contact constitué depuis plus de deux mois en France et dans d’autres pays que, Nous, des Congolais de la société civile et des représentants de différentes composantes de la classe politique, notamment de l’opposition au régime de fait de Brazzaville, réclamons et préconisons l’organisation d’une Conférence Internationale sur le Congo entre les parties prenantes de la crise politique en cours au Congo-Brazzaville, sous l’égide de la Communauté internationale.

  • Pour sortir par le haut de l’impasse dans laquelle le projet de changement de constitution a plongé le pays ;
  • Pour espérer concilier les différentes positions au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • Pour convaincre les différentes parties prenantes et investisseurs du Congo que ce dialogue est inéluctable ;
  • Pour réunir les conditions de mettre un terme au dialogue de sourds qui prévaut (chaque partie prônant son approche), afin qu’il ne donne lieu à une foire d’empoigne et ne se termine en queue de poisson.

L’élaboration des Termes de Référence (TDR) de cette Conférence Internationale sur le Congo se fait dans le cadre d’une démarche de travail collaboratif au sein d’un groupe de réflexion.

Parmi les personnalités de l’opposition intérieure soutenant cette démarche, nous pouvons citer entre autres : Jean Marie Michel MOKOKO, Parfait KOLELAS, OKOMBI SALISSA, Charles Zacharie BOWAO, Clément MIERASSA, Jean ITADI etc…

Le Groupe de contact comprend entre autres des représentants des personnalités ci-dessus cités ainsi que des membres de la société civile.

Cependant il est nécessaire que des conditions préalables à cette Conférence Internationale sur le Congo soient respectées et entre autres il faudrait pour ce dialogue :

  • Qu’il soit inclusif, pas un monologue du pouvoir avec « ses opposants » ;
  • Qu’il se tienne à l’étranger dans un pays ami donnant des gages de neutralité ;
  • Qu’il soit précédé par la libération de tous les détenus politiques ;
  • Qu’il soit mis un terme à la traque et répression des leaders de l’opposition ;
  • Qu’il soit mis fin aux hostilités dans toutes les régions du Congo et en particulier dans le Pool ;
  • Qu’il se fasse sous l’égide de la communauté internationale (ONU, UE, UA, France et USA) réunis en Groupe International de Contact [GIC]) et des Forces Morales (Conseil Œcuménique ou autres);
  • Qu’il soit présidé par un médiateur consensuel et indépendant
  • Que la sécurité des délégués de toutes les parties soient assurées pendant et après la rencontre ;

Pour ce faire, des pressions de toutes sortes sont nécessaires afin de parvenir à cela : Actions diplomatiques, Actions judiciaires, Actions économiques et Financières, Solidarités Panafricaines et mondiales etc…

Souvenons-nous, il y a plus de 25 ans, de la Conférence Nationale Souveraine. C’est le peuple congolais tout entier qui a fait l’autopsie du régime monopartiste et au terme d’une Transition, a mis en place une Constitution votée en 1992 et des élections libres, transparentes et non contestées.

Pourquoi ne pas réessayer cette expérience ?

Jean Luc MALEKAT

Membre du Groupe de Contact

Repost 0
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 12:38
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait

Modeste Boukadia, l'otage de Sassou

----------------------------------------------

Jugement scélérat du gouvernement de la république de Sassou

----------------------------------------------

ARRET D’AVRIL 2014 CONDAMNANT LES MEMBRES DU CDRC

ET SON PRESIDENT MODESTE BOUKADIA

Voici, ci-dessous, l’Arrêt n° 133 du 07 avril 2014 condamnant les membres du Centre des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), dont le président Modeste BOUKADIA à trente (30) ans aux travaux forcés, pour avoir organisé un meeting autorisé et manifesté publiquement pour exprimer leur opinion.

Pendant plus de deux ans, le gouvernement du Congo-Brazzaville, en l’occurrence le ministère de la justice(?) l’a caché, n’a pas voulu le rendre public. Et pour cause !

- Quel est le délit commis ou reproché à un citoyen qui réclame la démission du gouvernement de son pays ?

- Quel est le crime commis ou reproché à un citoyen qui s’oppose au changement de la constitution de son pays ?

Trente ans de travaux forcés contre Modeste BOUKADIA, président du CDRC. Une peine qui n’existe plus dans le Droit congolais sauf au niveau ethno-tribalo-clanique. Une peine qui n’a existé que sous l’ère coloniale. Au Congo-Brazzaville, le premier et le dernier à avoir subi cette peine, avant Modeste BOUKADIA, fut André-Grenard MATSOUA, dans les années 1940.

La question qui nous taraude est celle de savoir si on peut aller directement en Cour d’appel sans que l’affaire ait déjà été jugée par une autre instance comme le Tribunal correctionnel, par exemple ?

On a l’impression qu’au Congo de M. Sassou tout se confond et que les magistrats fabriqués de toutes pièces, à la va-vite et provenant tous d’une même région si ce n’est d’une même ethnie ou tribu passent outre le VRAI DROIT.

Au regard de ce document dit ARRET DE JUSTICE DE LA COUR CRIMINELLE DE POINTE-NOIRE, il y a lieu de croire qu’au Congo-Brazzaville, sous l’ère clanique de M. Sassou Nguesso, le Droit c’est l’application des us et coutumes traditionnelles ethno-tribales claniques des Nguesso.

Au jour d’aujourd’hui, certains détenus arbitraires, condamnés à 2 ans de prison depuis avril 2014, et ils étaient déjà en prison depuis presque un an, sont toujours maintenus arbitrairement en détention malgré le fait d’avoir purgé leur peine d’emprisonnement ferme à eux infligée, arbitrairement.

Nous ne voulons pas faire de commentaires excessifs.

Nous faisons appel au lecteur avisé, et aussi au juriste, de bien vouloir nous éclairer en la matière.

Cependant, nous tenons à dire que ce document a été envoyé à la Commission Nationale des Droit de l’Homme (CNDH) du Congo et au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

Association UNION-CONGO

Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Repost 0
Association Union-Congo - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT Modeste Boukadia CDRC
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 01:19
(Congo-Brazzaville) Appel à l'aide humanitaire d'urgence pour deux prisonniers politiques

L’Association UNION-CONGO a été informée, depuis le 22 août 2016, de la situation des prisonniers politiques en République du Congo (Brazzaville), et porte aujourd’hui à votre connaissance que deux condamnés arbitraires, MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie, membres du CDRC, incarcérés à la prison de Ouesso sont atteints respectivement l’un d’une paralysie faciale et l’autre de douleurs abdominales insupportables avec gonflements de l’abdomen depuis plus de 18 mois, que les autorités de la République du Congo (Brazzaville) ne veulent pas prendre au sérieux et ne font absolument rien pour les faire soigner.

MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie, privés de soins médicaux et dont leurs vies sont très sérieusement menacées, font partie des prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps, non seulement suite à une information interne de l’administration pénitentiaire qui leur demande de préparer leurs affaires pour leur sortie, mais aussi suite à l’Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire - Avis adopté en sa soixante-onzième session, 17 au 21 novembre 2014 - No 22/2014 (République du Congo) du Conseil des droits de l’homme de l'ONU.

Cette paralysie faciale et ces douleurs abdominales avec gonflement de l’abdomen sont-elles dues à un choc émotionnel ou à une pathologie autre ?

Il est bien entendu que MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie figurent dans le Décret, jamais appliqué, pris par le gouvernement de la République du Congo portant libération des prisonniers politiques. Malheureusement, les bénéficiaires de cette mesure n’ont jamais été libérés, même ceux qui, au jour d’aujourd’hui, malgré le fait d’avoir purgé leurs peines d’emprisonnement, sont toujours maintenus en détention.

L’Association UNION-CONGO voudrait par cette occasion vous rappeler également le cas de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, incarcéré depuis le 15 janvier 2016, dont le dossier est suivi par le CICR.

Ceci étant, faut-il attendre le décès de ces deux hommes ou de plusieurs prisonniers politiques pour prendre la mesure de la gravité de la situation que vivent les prisonniers politiques en République du Congo ?

L’Association UNION-CONGO saisit cette occasion pour faire appel à la mobilisation de toutes les organisations humanitaires et de défense des Droits de l’homme, notamment le CICR, HRW, le HCHR, Amnesty International, voire l’UA, etc., afin d’user de leur influence pour, non seulement permettre à MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie d’être soignés dignement, mais faire libérer tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, conformément à l’Avis des Nations Unies ci-dessus référencé.

Strasbourg, le 03 septembre 2016

Jean-Claude MAYIMA

Président de l’Association UNION-CONGO

Email : asso.unioncongo@gmail.com

Appel à l'aide humanitaire d'urgence pour deux prisonniers politiques (pdf, 422.4 kB)

Repost 0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:05
CONGO-BRAZZAVILLE. - NOTE D’INFORMATION : ASSASSINATS EN DOUCEUR DES PRISONNIERS POLITIQUES D’OPINION

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA vient d’apprendre avec indignation le cas d’un membre du CDRC, M. KIMANGOU Joseph, emprisonné à Ouesso depuis le 21 août 2013 et qui est atteint d’une paralysie faciale que les autorités de la République ne semblent pas prendre au sérieux et ne font absolument rien pour le faire soigner.

M. KIMANGOU Joseph, privé de soins médicaux et dont la vie est très sérieusement menacée, fait partie des prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps, mais qui ne l’ont jamais été, malgré l’Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire - Avis adopté en sa soixante-onzième session du 17 au 21 novembre 2014 - No 22/2014 (République du Congo) du Conseil des droits de l’homme.

Cette paralysie faciale est-elle due à un choc émotionnel suite à la fausse promesse de libération ou à une pathologie autre ?

Il est bien entendu que M. KIMANGOU Joseph figure dans le Décret, jamais appliqué, pris par le gouvernement de la République du Congo portant libération des prisonniers politiques. Malheureusement, les bénéficiaires de cette mesure n’ont jamais été libérés, même ceux qui, malgré le fait d’avoir purgé leurs peines d’emprisonnement, sont toujours maintenus en prison. Pourquoi ?

C’est par ces méthodes que s’affirme la pratique de prise d’otages par le gouvernement de la République du Congo (Brazzaville).

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA voudrait par cette occasion rappeler également le cas de tous les autres prisonniers politiques d’opinion, notamment celui de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, incarcéré depuis le 15 janvier 2016, mais que le gouvernement de M. Sassou Nguesso refuse de libérer, malgré la décision des Juges de la Cour d’Appel de Pointe-Noire.

Ceci étant, faut-il attendre le décès de cet homme ou de plusieurs prisonniers politiques pour prendre la mesure de la gravité de la situation que vivent les prisonniers politiques en République du Congo ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA saisit cette occasion pour faire appel à la mobilisation de toutes les organisations humanitaires et de défense des Droits de l’homme, notamment le CICR, HRW, le HCHR, voire l’UA, etc., afin d’user de leur influence pour, non seulement permettre à M. KIMANGOU Joseph d’être soigné dignement, mais faire libérer tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, conformément à l’Avis des Nations Unies ci-dessus référencé.

Paris, le 02 septembre 2016

P. L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Georges-Crépin MASSAKIDY

Repost 0
29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:52
Congo-Brazza : Beaucoup de nos héros, nos pères fondateurs, ceux de l'indépendance...

Modeste BOUKADIA : Otage de Sassou Nguesso pour délit d'opinion

"Humain, trop humain !" -

Sournois en leurs temps, la société congolaise est, aujourd'hui, la résultante de ce mécanisme destructeur dans le délitement total d'un État qui, à peine né, aura vu ses élites s'adonner à son sabordage systématique : Youlou, Massambat-Debat, Ngouabi, Yombi-Opangault, Sassou Nguesso, Lissouba et les différents acteurs qui n'auront tous été que les marionnettes d'un théâtre d'ombres s'animant dans le tréfonds de nos viscérales haines tribales.

Le calcul mesquin de nos opposants politiques et le cynisme de M. Sassou Nguesso auraient-ils eu raison de nos capacités à nous remettre en cause ? De quoi avons-nous donc peur ? Combien de temps encore pour que nos intelligences saisissent le mouvement de l'Histoire ?

"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur" (Winston Churchill).

Dans un semblant de cafouillage, tout le monde attend le moment fatidique, la maigre victoire consolatrice qui viendra de la mort inopiné de M. Sassou Nguesso, oubliant que la grande catastrophe est plutôt devant nous. Toutes ces péripéties que nous avons connues jusqu'à lors convergent vers ce choix cornélien qui est celui de "la possibilité d'un vivre ensemble".

Conjurer ce qui est à l'œuvre demande une nette clairvoyance de la part des femmes et des hommes, "nouveaux". Ces femmes et ces hommes auront à cœur de nous sortir de notre position de spectateurs stériles de nos destins, conscients et confiants dans les batailles qui se mènent aujourd'hui pour des enjeux futurs dans ce monde en perpétuel changement où cependant, l'Afrique et l'Homme Noir n'ont pas encore donné toute la mesure qu'est la leur.

C'est à cela que M. Modeste Boukadia nous aura convié en en appelant à l'Union nationale, postulat premier pour en arriver à l'Unité du Peuple dans la reconnaissance de la diversité qu'est la sienne dans cette nation congolaise née dans la confusion le 28 novembre 1958...

Aujourd'hui, de nos sources, nous savons que le Congo-Brazzaville s'achemine lentement mais sûrement vers la cessation de paiement et la baisse du cours de pétrole n'y est pour pas grand-chose !

Le Congo de l'émergence 2025 dont le seul attribut unanimement reconnu est l'emploi sans discernement de la force sur de paisibles populations, est aujourd'hui confronté à la force du droit, celle issue du dépôt aux Nations Unies de la Requête de l'Etat du Sud-Congo par Modeste BOUKADIA. Le refus, par ailleurs, d'appliquer l'Avis des Nations Unies exigeant la libération de Modeste BOUKADIA et des 14 membres, auront conduit la communauté internationale a faire appliquer par les Institutions Internationales la Loi 196 des Accords de Cotonou.

Ainsi, le Congo aura eu à racler les fonds de tiroirs pour sa fête de Madingou où devait être injectés 450 milliards mais, à quelques jours du défilé, il n'y avait que 96 milliards de disponibles. Depuis, avec les conséquences que l'on sait, on ne parle plus de Madingou, éclipsée par le roi moribond...

C'est de cette bérézina qu'il est question dans le texte ci-contre qui date du mois d'août 2012 et écrit par Modeste Boukadia (https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/240816/congo-brazza-tartufferie-lapres-presidence-sassou-nguesso).

La plus grande lucidité est exigée à la jeunesse congolaise car c'est à elle, loin de la cécité de ceux qui les ont précédé, devront s'atteler, sans complaisance et lecture biaisée de notre histoire, de relever "bâtir de nouveau". La déflagration de la violence sans commune mesure viendra de notre attentisme.

Qui d'autre pour cet ultime et salvateur défi ?

LIRE LA SUITE POUR COMPLETER LA LECTURE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/240816/congo-brazza-tartufferie-lapres-presidence-sassou-nguesso

Theophile Mbemba

Repost 0
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 23:31
(Congo-Brazza) Tartufferie : L'Après-présidence Sassou Nguesso

M. Boukadia, prisonnier d'opinion

Introduction :

Congo-Brazza : Prémonitions historiques du Président Modeste Boukadia.

M. Boukadia, prisonnier d'opinion

Principe universel et ancien, toujours d’actualité, tout « Seigneur » quel qu’il soit, reconnu coupable de félonie s’expose toujours, de par tout le monde, à la perte d'hommage et à la mouvance du fief tenu par lui. La perte d’hommage présidentiel est l’existence de la Recommandation de l’ONU impliquant la mouvance du « fief tenu par Lui » en l’occurrence la souveraineté sur la République Congo pour motif contraire à la Constitution d’obstruction à la candidature de Mr Modeste Boukadia.

En droit de France, la contumace ne s’applique qu’en matière criminelle avérée par un faisceau de considérations réelles et sérieuses concernant un accusé introuvable ayant quitté son domicile légal, et ne répondant pas aux assignations à comparaître, la condamnation étant rendue lors d’un procès en l’absence du quidam considéré en fuite par son absence à comparaître malgré les assignations en bonne et due forme.

Pas d’assignation à comparaître préalable signifiée en bonne et due forme, motif non réel et sérieux hors du champ d’application de la contumace en matière criminelle, jugement rendu publiquement, mais jamais signifié aux condamnés et leurs familles, dont le Président Boukadia qui était dans l’ignorance complète qu’il était incriminé, cela relève de la mascarade politique, de l’arbitraire et du fait du Prince, d’autant que les copies du jugement prononcé publiquement le 8 avril 2014 sont introuvables.

La Cour de Pointe-Noire refusant toujours à remettre copie aux accusés, tant ceux libérés à l’issu du procès que ceux retenus en prison depuis leur condamnation, ni au Président Boukadia condamné par contumace à trente ans de travaux forcés, l’on comprend la parfaite attitude de la Communauté Internationale au vu des travaux de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU considérant le jugement rendu par la Cour d’appel de Pointe-Noire contraire à la Charte des Nations Unies dont le Congo est signataire, recommandant au Président Sassou de prononcer un non-lieu général et d’indemniser les accusés à tort de façon conséquente en dommages et intérêts, nonobstant la raison inhabituelle d’une cour d’appel pour statuer en premier ressort.

Pour informer la Communauté Internationale, que le Président Modeste Boukadia a à cœur de remercier particulièrement de son soutien et de sa reconnaissance, ci-joint publication de deux textes prémonitoires plus que jamais d’actualité : « Message à ma Nation Congo na biso », 3-10-2008 et « L’Après-Présidence Sassou Nguesso » du 14-7-12.

S’interroger d’emblée, dès le 2ème paragraphe, dans le premier document : « Que sommes-nous devenus après la Conférence Nationale Souveraine qui redonna aux Congolaises et aux Congolais l’espoir de lendemains meilleurs et les emblèmes d’une République Une et Indivisible, fondée le 28 Novembre 1958 par nos Pères Fondateurs à Pointe-Noire ? » alors daté du 3 octobre 2008, montre qu’il s’agissait bien alors d’un espoir à faire une République Une et Indivisible et que le CDRC et son Président souhaitaient très sincèrement cet objectif défini à la Conférence de 1991.

Dire dans le corps du même texte : « C’est donc au Peuple Congolais, constitué des tribus et des ethnies nées de nos neuf Belles Dames que sont nos neuf Belles Régions, à relever ce formidable défi de la Démocratie et de la République, Une et Indivisible, car c’est celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité de tous enfin revenues, celles de nos Ancêtres, de nos Pères fondateurs, indispensables pour atténuer le choc de cette crise financière qui ne manquera pas de nous atteindre ! » montre que personne ne peut aujourd’hui reprocher sciemment au CDRC et à son Président une obstruction à ce projet finalement jamais réalisé s’étant avéré avec le temps qu’il s’agissait bien d’une mainmise sciemment organisée du Nord sur le Sud.

Et conclure ce même premier texte par : « Pour retrouver notre Congo et en faire un pays où il fera bon vivre comme le voulaient le Président l’Abbé Fulbert Youlou, le vice-président Jacques Opangault et le premier député Félix Tchicaya, avec une qualité de vie à la hauteur des pays modernes, comme la France, pour mettre en exergue nos Traditions, sachez bien que notre Jeune République dispose des moyens nécessaires ! Vive la République du Congo, Une et Indivisible ! Je vous remercie ! » montre la sincérité du CDRC et de son Président dans l’objectif fixé par la Conférence de 1991 en exhortant Nord et Sud à sa réalisation, ce qui supposait implicitement éthique et honnêteté réciproques, ce qui s’est avéré plus qu’un leurre !

Donc, republier in extenso ce premier texte aujourd’hui montre comment le CDRC et son Président, alors très sincèrement partisans d’une République Une et Indivisible entre le Nord et le Sud, fallait-il encore démontrer avec le temps quel partenaire allait ne pas respecter le contrat républicain ! Quant au texte « L’Après-Présidence Sassou Nguesso » du 14 juillet 2012, en aucun cas il ne fait état de République Une et Indivisible, ni d’Union Nationale, il est simplement d’actualité après la mascarade électorale de mars 2016 en étant prémonitoire de ce qui s'est passé en mars dernier.

Ce fut définitivement acquis pour le CDRC et son Président dès la présidentielle de 2009 que, du fait de la mainmise quasi-totale du Nord sur le Sud à 98%, le contrat républicain entre Nord et Sud était leurre et marché de dupe, et qu’une réduction de voilure tant du Nord et que du Sud s’imposait. D’où les ultimes tentatives après 2012 à demander une ultime Union Nationale entre le Nord et le Sud en vue de réaliser une Unité Nationale encore inexistante à ce jour, sauf pour le Sud Kongo unifié depuis le 28 novembre 1958 alors que le Nord Congo souhaitait lui faire allégeance à Bangui.

C’est tellement vrai et ubuesque qu’au 21 août 2013, voilà aujourd’hui 3 ans très exactement, le Pouvoir à Brazzaville fit arrêter 28 personnes du CDRC à Pointe-Noire au motif d’atteinte à la sureté de l’Etat pour la demande de Gouvernement d’Union Nationale Nord et Sud, condamnant le 9 avril 2014 par contumace sans assignation son Président, Monsieur Modeste Boukadia, à 30 ans de travaux forcés, relâchant 14 personnes et emprisonnant les 14 autres à de lourdes peines de prison allant jusqu’à 7 ans, en notant encore que même ceux condamnés à 2 ans sont toujours en prison.

La publication du texte Message à ma Nation Congo na biso du 3 octobre 2008 n’est pas un changement de politique de la part du CDRC et de son Président Mr Modeste Boukadia actuellement emprisonné à Pointe-Noire sans motif réel et sérieux à son retour au Pays venant de Paris le 15 janvier 2016 se voyant opposer la condamnation par contumace du 9 avril 2014 pour demande d’Union Nationale entre Nord et Sud, condamnation absurde reconnue illicite en raison du manque de motif réel et sérieux au regard du droit international par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU en novembre 2014, et signifiée au Président Sassou Nguesso en décembre 2014 en lui demandant une indemnisation substantielle de tous les intéressés, en notant encore que le Président Mr Modeste Boukadia constatant avec réalisme que tout le commandement civil, militaire et administratif est préempté essentiellement par les ressortissants de la Cuvette, il devient de fait impossible d’édifier une République Une et Indivisible sans une réduction de voilure en deux Etats temporaires selon les bonnes volontés, et en constatant que la République de jure établie le 28 novembre 1958 par le Président Fulbert Youlou n’est jamais que la République du Sud Kongo !

Paris, Terre des Droits de l’Homme, le 21 août 2016

Georges Maltret, Conseiller accrédité près du Président Modeste Boukadia

-----------------------------------------------------------------

Tartufferie : L’Après-Présidence Sassou Nguesso

(Ce texte date de 2012, deux ans avant le dépôt de la Requête aux Nations Unies en 2014)

Une tartufferie, Notre Pays, le Congo na biso, n’en est plus à une près ; mais si c’était le scrutin de trop, une sorte de Bérézina, même s‘il est bien difficile de comparer le président à cet empereur qui alla s’embourber dans les glaces de l’hiver moscovite !

Quel que soit le secret du Prince, dont seul Monsieur Mboulou connaît déjà la teneur des résultats qui seront

Au-delà de notre souveraineté que l’on pourrait opposer, il est clair que les résultats qui sortiront du « chapeau » de Monsieur Mboulou seront purement facultatifs et en aucune façon représentatifs du Peuple du Congo ; bon, ces résultats fabriqués vont être utilisés pour exprimer la légalité et la légitimité de l’Assemblée Nationale vis-àvis des Nations extérieures ; tous ces « admis choisis depuis Ewo » ne peuvent se prévaloir en toute constitutionalité d’être les représentants choisis par le Peuple, mais une caste qui monopolise tous les pouvoirs et les rentrées depuis vingt ans ; ni le Peuple du Congo, ni la Communauté Internationale, n’en sont dupes à ce niveau !

En vertu de la Souveraineté Nationale, qui est d’abord celle du Peuple dans toutes les Nations libres, le Peuple a toujours le droit à tout moment de tourner toute page sombre de son histoire, non pour sanctionner la Présidence actuelle ayant présidé aux destinées de Notre Pays avec les moyens, les instruments et les outils en termes financiers, économiques et humains à sa disposition, mais aussi avec les contraintes internes et externes dont il est le seul à en connaître les vraies teneurs intrinsèques.

L’erreur de Gouvernance qui apparaît la plus regrettable, surtout pour son point de vue, est l’implication par trop importante accordée à sa famille et à son clan à tous les niveaux des leviers politiques et économiques dans les Institutions de l’Etat, ce qui a fortement rétréci son champ de vision et d’action pour unifier et maintenir la concorde dans le Pays en vue d’un avenir partagé, non pour une prédation clanique ! C’est une époque postcoloniale qui se finit, où la politique, c’est de servir les siens ! La véritable rupture entre le Président et ses concitoyens, c’est évidemment cette politique clanique et familiale sur laquelle il s’est adossé au détriment de son Peuple. Indéniable qu’il aurait fait une bonne Présidence s’il s’en était rapproché avec cœur !

Reconquérir le droit à vivre dignement pour tous, en préservant sa famille par une activité licite quelle qu’elle soit, par l’éducation et la formation des générations qui se suivent, est très certainement le point fondamental de l’éthique de tout Peuple. Il nous faut donc ouvrir une ère de création d’entreprise à vocation d’abord interne pour se vendre les uns aux autres ce dont nous avons besoin en le créant d’abord pour nous-mêmes pour l’écouler ensuite sur nous-mêmes, l’export étant à la marge !

Ce sont donc les Hommes et les Femmes les meilleurs à tout point de vue, surtout éthique, qui seront les managers de ces nouvelles entités dynamiques ; c’est eux qui seront responsables de la répartition au mérite, et seulement au mérite, de manière que les revenus soient répartis en fonction de l’activité socialement utile de chacun. Car le revenu des Jeunes et Moins Jeunes, mais aussi des Anciens, n’est que le coût comptabilisé en interne dans les entreprises pour assurer la répartition sur Nous.

L’accès aux soins de santé est primordial dans les conditions de vie ; elle ne doit pas être dépendantes de l’extérieur ; c’est à nous de former les médecins et le personnel hospitalier, même si longtemps l’on sera dépendant de l’extérieur pour le matériel et la technologie ; peu importe, nous disposons de la réserve devise en biens exportés ; il faut une vie sociale à l’instar des pays modernes au lieu de la chape de plomb qui pèse sur tous par les Institutions claniques d’une soi-disant élite bien-née ayant fait main-basse sans vergogne sur le Pays comme relevant de sa propriété propre, sans respect des autres qui y vivent dans le dénuement le plus total pris pour des «chats». La Politique ne doit pas se résumer à la conservation de son pré carré en se payant en devises étrangères à partir du fruit de nos exports ; dans ces conditions, celui qui se paie ainsi devient de fait citoyen du pays client et n’a plus rien à voir avec la nôtre. Ce sont là les limites du jeu implicite qui gouverne la question des Biens Mal Acquis.

Les guerres « contre les civils » ont versé trop de sang ; c’est dans l’apaisement et la tranquillité que le Peuple du Congo doit aborder la transition présidentielle avec un Etat respectueux des Biens Bien Acquis et de la personne humaine ayant bien agi, avec un large esprit façon Charles de Gaulle qui aurait alors mis la France en prison au sortir des trafics en tous genres qui s’opérèrent sous l’occupation étrangère !

C’est avec cette largeur d’esprit que le Peuple du Congo, sans donner de prime à la délinquance, doit revoir la répartition des postes, des biens et des personnes tout en garantissant leur sécurité dans une équitable limite, y compris pour le Président et sa famille, mais aussi pour ses proches amis, généraux et officiers de nos forces armée ; c’est d’un nouveau contrat social de répartition dont il s’agit, en échange d’une activité reconnue pour tous avec un revenu dont la dépense sur nous-mêmes contribuera à la redistribution nouvelle des revenus en circuit presque fermé ; d’où nécessité d’une monnaie spécifique à notre Pays sans décrochage de la zone euro, une loi d’amnistie devra voir le jour pour nos Jeunes contraints par le passé à des actes répréhensibles laissant l’appréciation des commanditaires au coup par coup. C’est là un gage de paix et de liberté car le passé doit nous servir à nous projeter et mettre en place notre marché intérieur comme gage «des lendemains qui chantent».

En politique les pires ennemis pour un avenir serein et prometteur pour investir dans la paix, sont orgueil, rancune et vengeance ; dire que le Président actuel est le seul véritable « Ami » de la France pour préserver les intérêts français est contraire à la volonté du Peuple du Congo. Dans ce Pays, tant en interne qu’en externe, existent des hommes d’honneur qui sont aussi des « Amis » capables de garantir ces intérêts et aussi ceux des autres Pays dans une réciprocité bien comprise non à sens unique.

C’est dans cet état d’esprit que les contrats en cours seront poursuivis voire revus le cas échéant dans certains cas où la loi de la réciprocité est quelque peu mise à mal. C’est la condition sine qua non pour que la signature du Congo soit pérenne sans être remise en cause à l’interne pour cas de déséquilibre patent et d’entente occulte. C’est une condition de paix pour que sur le long terme la garantie soit bien assurée.

Ceux qui promeuvent l’idée que les grands groupes français seraient perdus après l’actuelle Présidence en seront pour leurs frais ; pourquoi licencier nos principaux clients dans la mesure où la loi de l’intérêt réciproque agit ? C’est absurde ! Peut-être s’agit-il de moindres entreprises plus ou moins occultes et licites qui crient au charron et tentent d’affoler les grands de la savane africaine ? Mais le Lion surveille !

Comment ne pas être d’accord avec le Président François Hollande quand il énonce « le changement, c’est maintenant » ; à tout instant la Nature et les Hommes sont à même d’assurer des inflexions, des évolutions voire des changements brusques car personne n’est à l’abri du destin inexorable même si l’on peut l’infléchir quelque peu.

Que tous nous comprennent bien ; notre partenaire historique est la France ; si vous n’êtes pas d’accord, demandez des comptes à la famille Brazza ; mais c’est un peu tard ; nous avons en partage depuis bientôt 130 ans la langue française comme bien de nos voisins ; c’est incontournable, cela va pour longtemps structurer le Continent. Il serait pénalisant pour le Pays qu’on lui imposât l’apprentissage d’une autre langue.

Modeste Boukadia,

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Fait à Paris, le 14 juillet 2012, de la Place de la Concorde

Modeste Boukadia, embastillé par Sassou Nguesso pour délit d'opinion

(Congo-Brazza) Tartufferie : L'Après-présidence Sassou Nguesso
Repost 0